Le début du premier tome de ce manga paraissait assez encourageant.
En effet, le dessin n'est pas original mais il est plutôt bon et soigné. La narration manque parfois un peu de clarté mais la lecture est suffisamment fluide pour être appréciée. Et l'idée de départ était assez intéressante.
Dans ce monde qui est une version un peu steampunk de l'Europe Victorienne, des personnes plus ou moins mal intentionnées créent leurs propres créatures de Frankenstein sur la base des travaux de Victor Frankenstein. Ces créatures sont parfois monstrueuses parfois très similaires aux humains jusque dans les pensées. Il faut alors imaginer deux jeunes hommes bien décidés à pourchasser ces monstres et leurs créateurs pour venger la mort de leurs parents quand, lors d'un affrontement contre l'un de ces morts-vivants, l'un des deux se fait tuer puis ressusciter sous la forme d'un Frankenstein avec, semble-t-il en tout cas, exactement la même personnalité qu'auparavant. Voilà qui avait de quoi entraîner une possible réflexion sur la mort, la conscience, l'immortalité et la vengeance.
Mais au lieu de ça, le récit perd rapidement toute crédibilité et tourne à la baston un peu débile. Les clichés s'accumulent, tout devient prévisible et parfois même grotesque. Ce qu'on imaginait être une bonne base de réflexion devient une bouffonnerie à base de testostérone et de violence, additionnée de grandiloquence dramatique bidon.
J'aurais bien imaginé le récit se terminer en eau de boudin à la fin de ce premier tome. Mais l'auteur est parti sur une suite qui n'a vraiment rien pour attirer ma curiosité pour le moment...
Le vinaigre, c'est aigre comme le ton de cet album. A aucun moment je n'ai esquissé le moindre sourire ce qui est un comble pour une bd d'humour. Cela manque incontestablement de ce qui fait le talent d'un auteur sans vouloir pousser trop loin ma critique assassine. J'ai du mal à croire que c'est bien le même qui a scénarisé la série culte Le Désespoir du Singe. Il nous reproduit le même mode léger de Ces années-là.
C'est trop bavard, les dialogues submergeant les bulles. Si encore, c'était intéressant ou accrocheur ! Mais, c'est véritablement barbant. Il y a mêmes des cases qu'avec des dialogues lourds. Le thème sur les rapports homme-femme aurait pu donner lieu à des idées intéressantes mais il n'en sera rien. C'est comme ça. Bref, cela tourne réellement au vinaigre !
Une histoire de la marque automobile Citroën en bandes dessinées.
A la lecture de ce récit en deux parties on se demande bien pourquoi le média choisi pour raconter cette histoire s'est porté sur la BD, tant il s'agit plus d'un récit didactique et technique de la marque qu'il aurait mieux valu sortir sous forme d'un long article, éventuellement illustré par Follet comme il l'a si souvent fait.
En fait il y a très peu de dialogues et très souvent des dessins commentés ; à réserver aux passionnés d'automobile.
Raconter un tel récit sous forme de BD n'était à l'évidence pas le bon choix.
On sait d'ailleurs que l'exercice s'est révélé fastidieux pour Follet qui a du s'astreindre à dessiner des automobiles de manière très stricte et précise, ce qui l'a empêché de laisser libre cour à sa virtuosité graphique.
Lorsqu'on connait le talent de Follet qui n'a jamais créé de série, car s'en sentant incapable, pour fonctionner uniquement sur la base de commande, on se dit qu'il s'est de nouveau fourvoyé et qu'il a gâché deux années de sa vie d'artiste. Dommage.
Ce petit album au format à l'italienne et à la couverture souple est entièrement muet. Composé de très peu de pages et de quatre cases par planche, il se lit en moins de 2 minutes. Seul son tirage limité peut dès lors expliquer son prix exorbitant.
Parce que je n'ai franchement pas été convaincu par son contenu.
Le dessin est un peu naïf mais assez plaisant. Ses teintes de gris sont esthétiques. Ce n'est pas formidable mais c'est plutôt joli.
Par contre, l'histoire... En première lecture, c'est bien simple, je n'ai rien compris du tout. J'y ressentais bien une once de poésie mais elle ne me touchait pas.
Finalement, avec la révélation de la dernière page, j'ai relu l'album. Fort de ce que j'ai pris pour un explication, j'ai tenté de comprendre les courts chapitres qui composent cet album en m'imaginant y trouver un jeune homme poursuivi par ses démons intérieurs ou par d'autres démons désireux de l'attirer en enfer, l'aide d'un père protecteur, une mère inaccessible, et différents symboles liés à la vie et à la mort. Mais jamais rien de convaincant. Et je n'ai rien compris au rapport avec les statues qu'on voit de plus en plus sur les dernières pages.
Je ressors donc de cette lecture comme on sort d'une poésie moderne, trop courte et trop absconse pour y comprendre quoi que ce soit et qui ne m'a rien fait ressentir du tout si ce n'est de la perplexité.
Cette BD sert de liens entre les films du scénariste. On le ressent à la lecture car il ne prend pas le temps de présenter les personnages. L'histoire est une suite de délires sans réelles continuité. On passe du coq à l'âne sans logiques du moment que les situations soient trashs.
J'ai souri quelques fois mais je reste sur ma fin, le début me laissait penser à plus de libertés allant d'un Wayne' world à un Jackass. Mais il n'en est rien, "Jay & Motus Bob" manque cruellement d'ambition et de cohérence pour faire une bonne BD.
Le dessin est très bon au niveau du trait et des cadrages mais j'ai trouvé les couleurs hideuses.
Cette BD est clairement dispensable et est à réserver aux fans de cet univers.
Ce petit polard manque cruellement d'originalité, les personnages manquent eux de charisme, et le dessin manque de finesse.
L'ensemble se lit mais il y a beaucoup de BD faisant mieux dans le même genre.
Avec les contraintes de cette collection, il faut oser et offrir le petit plus qui récompense le lecteur.
"Foutue Croisière" m'a paru fade, je l'ai lu sans déplaisir mais sans investissement également, je suis resté au dehors...
L'intrigue est fine et peu surprenante.
Une one shot dispensable à moins d'être un fan de polards.
C'est difficile de définir cette BD muette.
On dirait un presque un ancêtre du flip book.
Même sa couverture est originale car toilée.
Chaque case représente un cadrage du combat. L'accumulation des cases permet de suivre le combat étape par étape jusqu'au KO final d'un des protagonistes.
Le dessin ne dépasse pas le cap de l'esquisse et m'est paru plus artistique que beau...
On est clairement à la limite du 9ème art mais on est toujours dans l'art séquentiel ;)
"Brève cohabitation" n'a rien à voir avec l'univers kafkaïen. Certes l'auteur intègre sans sa fiction des insectes permettant de traiter de certains sujets de façons imagées. L'inconvénient avec ce procédé, c'est le faible poids des arguments car les thèmes abordés ne sont pas ouvertement débattus. Il y a des points intéressants dans ce one shot qui peut s'assimiler à un roman graphique sur bien des points.
Malheureusement, la BD m'est tombée des mains sur le final du long récit principal (les 2 autres sont anecdotiques). L'auteur passe dans l'abstrait lugubre, avec une multiplication de son personnage comme dans 676 apparitions de Killoffer avec le même côté trash.
Le dessin N&B est simpliste, juste moyen, sans plus...
Cette BD se révèle étrange, l'auteur prend de drôle de chemins pour s'exprimer mais il n'arrive pas à faire ressortir correctement les thématiques pour réellement passionner le lecteur.
« Blast ! » voilà un titre qui accroche !
Et puis le personnage central, une vraie tronche de héros malgré lui.
Ajoutez-y le dessin noir et dynamique de Manu Larcenet et on part sur de très bonnes bases…
Mais…
Il y a la lenteur de l’histoire. Ce n’est pas un défaut mais moi ça m’a gêné. Que c’est long à se mettre en place ! Au final on termine ce bouquin en ayant l’impression de ne pas avoir appris grand-chose. D’autant plus que parfois Larcenet retombe dans des redites de ses précédents albums, au niveau des thèmes abordés. Et qu’il en fait même des tonnes… Là aussi ça n’est pas un défaut mais j’aurais aimé découvrir de nouvelles choses, voir l’auteur aborder un tournant. Proposer autre chose...
Il reste des situations millimétrées et vraiment réussies, on se prend au jeu et on prend du plaisir à lire ces scènes où l’histoire nous absorbe. Et après tout c’est bien ça le plus important, se faire capter par l’auteur et son monde. Dans « Blast », cela a fonctionné par intermittence, en ce qui me concerne. Un peu comme une image sur un poste de télévision, troublée par un peu de neige lors de rafales de vents.
Bref…
C’est une lecture qui m’a laissée sur ma faim, mais qui m’a donné envie de lire la suite. Pour voir où on va, dans quelle direction l’auteur va emmener son personnage. Curieux paradoxe qui m’a fait refermer ce livre sans savoir dire si je l’avais apprécié ou non… En attendant la suite !
Sympathique mais sans plus, voila le sentiment qui ressort après lecture de ce gros one shot de 86 pages.
La première partie est assez distrayante, que ce soit la présentation originale des personnages, sous forme d’un mode « pause » présentant une courte biographie de chacun d’entre eux, ou la rencontre avec la charmante et vénale Jo. Le ton se veut léger et amusant.
Malheureusement, la suite tourne autour d’une magouille politico financière pleine d’invraisemblances et de situations peu crédibles. La conclusion est convenue et sans surprise, on a le droit à un bon vieux happy end, version tout le monde il est beau et il est gentil, sauf les méchants hein !
Le dessin est convenable mais ne m’emballe pas plus que ça. Les couleurs me semblent un peu trop vives, rendant l’ensemble un peu fade.
En résumé, un gros one shot, pour une histoire vite lue… et vite oubliée.
Note 2,5.
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Embalming - Une autre histoire de Frankenstein
Le début du premier tome de ce manga paraissait assez encourageant. En effet, le dessin n'est pas original mais il est plutôt bon et soigné. La narration manque parfois un peu de clarté mais la lecture est suffisamment fluide pour être appréciée. Et l'idée de départ était assez intéressante. Dans ce monde qui est une version un peu steampunk de l'Europe Victorienne, des personnes plus ou moins mal intentionnées créent leurs propres créatures de Frankenstein sur la base des travaux de Victor Frankenstein. Ces créatures sont parfois monstrueuses parfois très similaires aux humains jusque dans les pensées. Il faut alors imaginer deux jeunes hommes bien décidés à pourchasser ces monstres et leurs créateurs pour venger la mort de leurs parents quand, lors d'un affrontement contre l'un de ces morts-vivants, l'un des deux se fait tuer puis ressusciter sous la forme d'un Frankenstein avec, semble-t-il en tout cas, exactement la même personnalité qu'auparavant. Voilà qui avait de quoi entraîner une possible réflexion sur la mort, la conscience, l'immortalité et la vengeance. Mais au lieu de ça, le récit perd rapidement toute crédibilité et tourne à la baston un peu débile. Les clichés s'accumulent, tout devient prévisible et parfois même grotesque. Ce qu'on imaginait être une bonne base de réflexion devient une bouffonnerie à base de testostérone et de violence, additionnée de grandiloquence dramatique bidon. J'aurais bien imaginé le récit se terminer en eau de boudin à la fin de ce premier tome. Mais l'auteur est parti sur une suite qui n'a vraiment rien pour attirer ma curiosité pour le moment...
Vinaigre
Le vinaigre, c'est aigre comme le ton de cet album. A aucun moment je n'ai esquissé le moindre sourire ce qui est un comble pour une bd d'humour. Cela manque incontestablement de ce qui fait le talent d'un auteur sans vouloir pousser trop loin ma critique assassine. J'ai du mal à croire que c'est bien le même qui a scénarisé la série culte Le Désespoir du Singe. Il nous reproduit le même mode léger de Ces années-là. C'est trop bavard, les dialogues submergeant les bulles. Si encore, c'était intéressant ou accrocheur ! Mais, c'est véritablement barbant. Il y a mêmes des cases qu'avec des dialogues lourds. Le thème sur les rapports homme-femme aurait pu donner lieu à des idées intéressantes mais il n'en sera rien. C'est comme ça. Bref, cela tourne réellement au vinaigre !
Les Autos de l'Aventure
Une histoire de la marque automobile Citroën en bandes dessinées. A la lecture de ce récit en deux parties on se demande bien pourquoi le média choisi pour raconter cette histoire s'est porté sur la BD, tant il s'agit plus d'un récit didactique et technique de la marque qu'il aurait mieux valu sortir sous forme d'un long article, éventuellement illustré par Follet comme il l'a si souvent fait. En fait il y a très peu de dialogues et très souvent des dessins commentés ; à réserver aux passionnés d'automobile. Raconter un tel récit sous forme de BD n'était à l'évidence pas le bon choix. On sait d'ailleurs que l'exercice s'est révélé fastidieux pour Follet qui a du s'astreindre à dessiner des automobiles de manière très stricte et précise, ce qui l'a empêché de laisser libre cour à sa virtuosité graphique. Lorsqu'on connait le talent de Follet qui n'a jamais créé de série, car s'en sentant incapable, pour fonctionner uniquement sur la base de commande, on se dit qu'il s'est de nouveau fourvoyé et qu'il a gâché deux années de sa vie d'artiste. Dommage.
Intestine
Ce petit album au format à l'italienne et à la couverture souple est entièrement muet. Composé de très peu de pages et de quatre cases par planche, il se lit en moins de 2 minutes. Seul son tirage limité peut dès lors expliquer son prix exorbitant. Parce que je n'ai franchement pas été convaincu par son contenu. Le dessin est un peu naïf mais assez plaisant. Ses teintes de gris sont esthétiques. Ce n'est pas formidable mais c'est plutôt joli. Par contre, l'histoire... En première lecture, c'est bien simple, je n'ai rien compris du tout. J'y ressentais bien une once de poésie mais elle ne me touchait pas. Finalement, avec la révélation de la dernière page, j'ai relu l'album. Fort de ce que j'ai pris pour un explication, j'ai tenté de comprendre les courts chapitres qui composent cet album en m'imaginant y trouver un jeune homme poursuivi par ses démons intérieurs ou par d'autres démons désireux de l'attirer en enfer, l'aide d'un père protecteur, une mère inaccessible, et différents symboles liés à la vie et à la mort. Mais jamais rien de convaincant. Et je n'ai rien compris au rapport avec les statues qu'on voit de plus en plus sur les dernières pages. Je ressors donc de cette lecture comme on sort d'une poésie moderne, trop courte et trop absconse pour y comprendre quoi que ce soit et qui ne m'a rien fait ressentir du tout si ce n'est de la perplexité.
Jay & Motus Bob
Cette BD sert de liens entre les films du scénariste. On le ressent à la lecture car il ne prend pas le temps de présenter les personnages. L'histoire est une suite de délires sans réelles continuité. On passe du coq à l'âne sans logiques du moment que les situations soient trashs. J'ai souri quelques fois mais je reste sur ma fin, le début me laissait penser à plus de libertés allant d'un Wayne' world à un Jackass. Mais il n'en est rien, "Jay & Motus Bob" manque cruellement d'ambition et de cohérence pour faire une bonne BD. Le dessin est très bon au niveau du trait et des cadrages mais j'ai trouvé les couleurs hideuses. Cette BD est clairement dispensable et est à réserver aux fans de cet univers.
Foutue croisière
Ce petit polard manque cruellement d'originalité, les personnages manquent eux de charisme, et le dessin manque de finesse. L'ensemble se lit mais il y a beaucoup de BD faisant mieux dans le même genre. Avec les contraintes de cette collection, il faut oser et offrir le petit plus qui récompense le lecteur. "Foutue Croisière" m'a paru fade, je l'ai lu sans déplaisir mais sans investissement également, je suis resté au dehors... L'intrigue est fine et peu surprenante. Une one shot dispensable à moins d'être un fan de polards.
Boxe
C'est difficile de définir cette BD muette. On dirait un presque un ancêtre du flip book. Même sa couverture est originale car toilée. Chaque case représente un cadrage du combat. L'accumulation des cases permet de suivre le combat étape par étape jusqu'au KO final d'un des protagonistes. Le dessin ne dépasse pas le cap de l'esquisse et m'est paru plus artistique que beau... On est clairement à la limite du 9ème art mais on est toujours dans l'art séquentiel ;)
Brève cohabitation
"Brève cohabitation" n'a rien à voir avec l'univers kafkaïen. Certes l'auteur intègre sans sa fiction des insectes permettant de traiter de certains sujets de façons imagées. L'inconvénient avec ce procédé, c'est le faible poids des arguments car les thèmes abordés ne sont pas ouvertement débattus. Il y a des points intéressants dans ce one shot qui peut s'assimiler à un roman graphique sur bien des points. Malheureusement, la BD m'est tombée des mains sur le final du long récit principal (les 2 autres sont anecdotiques). L'auteur passe dans l'abstrait lugubre, avec une multiplication de son personnage comme dans 676 apparitions de Killoffer avec le même côté trash. Le dessin N&B est simpliste, juste moyen, sans plus... Cette BD se révèle étrange, l'auteur prend de drôle de chemins pour s'exprimer mais il n'arrive pas à faire ressortir correctement les thématiques pour réellement passionner le lecteur.
Blast
« Blast ! » voilà un titre qui accroche ! Et puis le personnage central, une vraie tronche de héros malgré lui. Ajoutez-y le dessin noir et dynamique de Manu Larcenet et on part sur de très bonnes bases… Mais… Il y a la lenteur de l’histoire. Ce n’est pas un défaut mais moi ça m’a gêné. Que c’est long à se mettre en place ! Au final on termine ce bouquin en ayant l’impression de ne pas avoir appris grand-chose. D’autant plus que parfois Larcenet retombe dans des redites de ses précédents albums, au niveau des thèmes abordés. Et qu’il en fait même des tonnes… Là aussi ça n’est pas un défaut mais j’aurais aimé découvrir de nouvelles choses, voir l’auteur aborder un tournant. Proposer autre chose... Il reste des situations millimétrées et vraiment réussies, on se prend au jeu et on prend du plaisir à lire ces scènes où l’histoire nous absorbe. Et après tout c’est bien ça le plus important, se faire capter par l’auteur et son monde. Dans « Blast », cela a fonctionné par intermittence, en ce qui me concerne. Un peu comme une image sur un poste de télévision, troublée par un peu de neige lors de rafales de vents. Bref… C’est une lecture qui m’a laissée sur ma faim, mais qui m’a donné envie de lire la suite. Pour voir où on va, dans quelle direction l’auteur va emmener son personnage. Curieux paradoxe qui m’a fait refermer ce livre sans savoir dire si je l’avais apprécié ou non… En attendant la suite !
Le Téléscope
Sympathique mais sans plus, voila le sentiment qui ressort après lecture de ce gros one shot de 86 pages. La première partie est assez distrayante, que ce soit la présentation originale des personnages, sous forme d’un mode « pause » présentant une courte biographie de chacun d’entre eux, ou la rencontre avec la charmante et vénale Jo. Le ton se veut léger et amusant. Malheureusement, la suite tourne autour d’une magouille politico financière pleine d’invraisemblances et de situations peu crédibles. La conclusion est convenue et sans surprise, on a le droit à un bon vieux happy end, version tout le monde il est beau et il est gentil, sauf les méchants hein ! Le dessin est convenable mais ne m’emballe pas plus que ça. Les couleurs me semblent un peu trop vives, rendant l’ensemble un peu fade. En résumé, un gros one shot, pour une histoire vite lue… et vite oubliée. Note 2,5.