Cette série est très irrégulière. Et si certains tomes scénarisés par Goscinny (et qui se présentent alors sous la forme de recueils de courtes histoires) valent vraiment le détour, d’autres (et, en tous les cas, la grosse majorité de ceux scénarisés par Tabary) ne méritent vraiment pas que l’on s’y attarde.
Dans le meilleur des cas, la série offre des récits distrayants quoique répétitifs. L’humour à plusieurs niveaux de Goscinny est bien présent. La galerie de personnages est incontournable (qui ne connaît Iznogoud ?) et le dessin de Tabary dynamise agréablement l’ensemble dans un style franco-belge efficace à défaut d’être original.
Dans le pire des cas, les albums n’offrent rien sinon une répétition de séquences sans originalité. Les personnages finissent par ne plus être que des caricatures d’eux-mêmes, et, à force de vouloir trop en faire, Tabary exagère dans son style dynamique au point de m’irriter.
La plupart du temps, la série se situe entre ces deux extrêmes mais j’ai toujours trouvé ses moments faibles plus fréquents que ses temps forts.
Par conséquent, je ne conseille pas l’achat, mais emprunter les épisodes scénarisés par Goscinny peut procurer quelques bons moments de lecture.
Le premier tome est plutôt réussi. Les suivants sont franchement dispensables, tant ils tombent dans la redite et la médiocrité.
Et si le premier tome évite le naufrage, c’est principalement grâce à la variété de l’humour proposé. En effet, Salma passe allègrement de l’humour absurde aux jeux de mots, au comique de situation, à l’analyse humoristico-sociétale ou à la réflexion humoristico-écologique. Le premier tome est donc bien diversifié et nous offre les meilleurs moments de la série. Les suivants ne sont souvent que des redites ou des gags de qualité moindre, qui ne méritaient pas un album. Le troisième tome touche même le fond en proposant un running-gag pitoyable, ou encore deux planches de quizz sur cette question essentielle : tel poisson, mollusque ou crustacé existe-t-il réellement ? (et dans la bande on retrouve … l’huitre (houlahhh, difficile comme question !))
D’un point de vue graphique, le trait de Salma est agréable quoiqu’approximatif. Surimi a une bouille assez expressive et figure un personnage original et attachant. Les décors sont suffisamment soigné pour ce genre de concept mais n’offrent qu’exceptionnellement de la richesse en profondeur (peu, voire pas de gags d’arrière-plan).
Le premier tome vaut, à mes yeux, un honnête 3/5 (emprunt conseillé).
Le deuxième offre encore quelques bons moments, mais la majorité des gags est relativement médiocre. 2/5, sans plus.
Le troisième ne parvient pas à redresser la barre. Les gags sont de plus en plus médiocres et l’ensemble atteint péniblement le 2/5 dans mon appréciation personnelle.
Une moyenne de 2/5, donc, malgré un personnage central original et non dépourvu d’un certain charisme.
C'est la couverture où le noir domine qui a attiré mon attention, je me suis demandé ce qu'elle pouvait contenir. C'est du Corbeyran… bon… le problème avec ce scénariste c'est que tous ses scénarios finissent par se ressembler et c'est ici le cas avec une énième histoire fantastique contenant stryges ou autres démons.
L'histoire est assez convenue avec ses meurtres et son enquête pleine de flics, seule l'introduction de Gilles de Rais est originale, mais là, l'auteur nous envoie trois pages narrant son histoire de façon assez monotone alors qu'il aurait pu mettre ça en dessin, d'autant que les quelques cases d'époque que l'on trouve sont excellentes. La lecture est agréable et l'histoire avance sans temps mort mais certaines situations sont assez prévisibles ou tout au moins ne sont pas étonnantes.
Graphiquement j'apprécie beaucoup ce que fait Horne, en dehors de quelques visages qui ont tendance à se ressembler un peu. Son style est ici très réaliste, d'ailleurs je me demande comment il dessine car cela ressemble fort à des photos retouchées mais sans que l'on voit le support photo, sauf sur quelques cases où elles sont volontairement visibles pour donner encore plus de réalisme au récit.
Hum. Ca ressemble beaucoup plus à un défouloir de geeks ou de fanboys qu'à un véritable projet.
Alors certes, il y a du jouissif dans l'accumulation d'injures, de bons mots (et encore, je suis sûr que le scénariste s'est retenu) et dans les scènes de démembrement, mais ça ressemble quand même à une accumulation de clichés et de scènes-choc à la mode zombie... C'est marrant par moments, mais ça s'arrête là. En plus le trip avec Elvis mort-vivant, j'ai déjà vu ça dans un film il y a peu...
Par contre je ne suis pas preneur du dessin. Trop immature à mon goût, irrégulier, les personnages ont des têtes différentes d'une case à l'autre... Ca n'aide pas à faire passer la pilule...
L’occasion d’acheter à petit prix un album de Libon, ça ne se refuse pas. Il faut dire que j’apprécie beaucoup le trait simple et caractéristique de cet auteur, de même que son humour (aaaah, Jacques, quel lézard çui là !).
Bon, l’éditeur aurait dû me rendre plus méfiant. L’humour "Fluide" n’est pas celui que j’apprécie le plus en général. Si j’ai été séduit par les dessins, il n’en a pas été de même par les récits. Ils tombent la plupart du temps à plat. J’ai esquissé un sourire à deux ou trois reprises, certes, mais c’est pas mon trip dans l’ensemble. Je suis totalement hermétique à ce genre de personnage à la Pascal Brutal. Certes, Hector est plus intellectuel mais c’est quand même un gros nul qui se la pète.
Je ne suis pas "bon public" pour ce genre de récit. Sans doute seriez-vous plus sensible que moi à la vie trépidante d’Hector Kanon ?
Très friand de western spaghetti, je me réjouissais de lire celui-ci.
Je suis déçu …
Certes, l’histoire respecte les principes du genre.
Certes, un très gros travail, et de qualité, a été réalisé sur les cadrages et la présentation des planches.
Certes, le personnage de la prostituée est plutôt réussi, tout en restant très conventionnel.
Mais …
- Que cette histoire est prévisible !
- Je sais que le western spaghetti se singularise par un rythme très lent, mais, ici, c’est poussé à l’extrême : 45 pages pour 24 heures durant lesquelles il ne se passe pas grand-chose !
- Je n’ai pas aimé la colorisation, qui me semble peu naturelle.
- Le personnage central est d’une fadeur extrême. C’est assez gênant, même si c’est tout à fait logique à la lecture du scénario.
- La fin se voudrait moralisatrice, mais je n’ai pas compris pourquoi le vainqueur de ce duel estime être le perdant.
Les amateurs du genre trouveront peut-être leur compte. J’en attendais beaucoup plus, sans doute trop …
Bof, bof, bof …
C'est la deuxième BD dessinée par Anne Baltus que je lis dans la foulée, deux jours après Dolorès. Son graphisme est ici assez différent, plus éloigné de la ligne claire et rehaussé par une colorisation visiblement directe.
Ce sont ces couleurs qui m'ont séduit au départ. L'ambiance lumineuse de la piscine avec un bleu très imposant m'a plu, tout comme les belles mosaïques que réalise l'héroïne. Cependant, à y regarder de près, le dessin ne manque pas de défauts. Les personnages sont raides, pas très beaux de visages et les décors sont un peu trop froids. Et même ces couleurs que j'aimais bien au départ bavent un peu et manquent franchement d'harmonie dans leur choix sur certaines planches.
Qu'importerait si le récit était bon. Malheureusement, malgré une narration fluide et une introduction qui m'avait intrigué, le scénario tourne à la romance onirique et un peu ennuyeuse, une histoire d'amour avec un fantôme inaccessible et inintéressant. Si bien qu'au bout de la moitié de l'album, j'ai commencé à décrocher, à suivre les personnages sans m'y attacher et sans trop les comprendre.
Attention, patrimoine !
L'album d'Annie Goetzinger, qui marque le début de sa carrière (et presque celui de son éditeur, Jacques Glénat) a reçu deux prix à Angoulême. Il s'agit de la biographie -partielle- d'une figure majeure de la société parisienne du début du 20ème siècle, j'ai nommé Amélie Elie, alias Casque d'Or. Chanteuse de cabaret, prostituée occasionnelle puis très régulière, elle va vivre au milieu des "Apaches", cette portion de petits délinquants aux moeurs sauvages qui battent le pavé parisien avant la première guerre mondiale... Le récit mené par Goetzinger est agréable, linéaire, facile à suivre, même si à mon goût elle manque de profondeur. Aucun mot sur la théorisation de la prostitution que réalisera Amélie, quasiment rien sur son enfance (elle se mit en ménage à 13 ans avec un ouvrier !), et ses dernières années sont vite passées en revue. Dommage car le personnage est une sorte de symbole d'une certaine société à une époque donnée.
Sur le plan visuel, c'étaient les débuts de l'auteure, avec toute la maladresse et les défauts que cela implique. Son dessin est très influencé par le style "Pilote" des années 60-70, et l'on est parfois à la limite du psychédélique sur certaines planches. La mise en couleurs est abominable pour des yeux de bdphile des années 2000, et la couverture n'incite pas au feuilletage de l'album. Pourtant il suffirait de pas grand-chose pour qu'une réédition ait un public d'estime de nos jours. Une nouvelle colorisation, un toilettage de la maquette, et hop...
Bref, un ouvrage un peu juste sur le plan du sujet, et qui malheureusement accuse son âge.
Je n'attendais pas des merveilles de ce Mirai Nikki quand je l'ai acheté. Seule série avec son premier tome dans l'unique magasin presse-librairie vendant du manga sur mon lieu de vacances, je l'ai choisie plus par défaut qu'autre chose.
Après la lecture des trois premiers tomes, je suis finalement plutôt satisfaite. L'histoire est sympathique, elle me rappelle l'ambiance des animés que je regardais quand j'étais jeune, en bien plus violent par moments tout de même. C'est très caricatural avec des expressions hyper exagérées, des super méchants avec des super pouvoirs même pas crédibles, des gentils qu'on se demande bien pourquoi ils le sont tellement ça parait louche et des scènes de courses au ralenti dignes d'un smash de Jeanne et Serge ou d'une traversée de terrain d'Olive et Tom. Cependant, le côté psychopathe de certains protagonistes en fait une série un peu moins gentillette qu'on ne pourrait l'imaginer au départ. Le personnage de Yuno, amoureuse du héros mais avec un sérieux "grain", promet pour la suite... Le passage éclair d'un tueur sans scrupule en culottes courtes dans le T3 est également assez surprenant.
Le dessin est plus que correct, pas super fouillé mais largement suffisant pour l'histoire. Le scénario est simple : 12 personnes ont en leur possession un journal qui prédit le futur à 90 jours, il ne doit en rester qu'un à la fin du jeu, ce dernier pourra alors prendre la place du Dieu à l'origine de l'aventure. Entre les méchants avides de pouvoir et les gentils qui voudraient mettre un terme au jeu sans perte humaine, la lutte promet d'être acharnée (surtout que la série, non terminée au Japon, en est déjà à 8 tomes...). Ca ne casse pas des briques mais ça se laisse lire, une bonne détente en quelque sorte.
Série à suivre.
Après 4 tomes : force est de constater que je perds tout intérêt pour cette série, il y a quand même bien mieux à lire ! Je n'en conseille plus l'achat et d'ailleurs, je vais moi-même arrêter de la lire, c'est dire...
J'avais connu un Thierry Robin plus inspiré notamment dans les séries Koblenz ou encore Rouge de Chine. C'est vrai qu'on ne reconnait plus la beauté de son graphisme dans ce genre de comics prolongé et en noir et blanc. Le minimalisme est roi. Cela ne m'attire guère.
Le récit est d'ailleurs fort simple : une teigne en veut particulièrement à son voisin qui ressemble d'ailleurs à un morceau de doigt genre le pouce. C'est une succession de gags dont la chute est pratiquement toujours la même tel un effet boomerang. La fin est bien gentille.
C'est l'un des rares titres humoristiques de cette collection Tohu Bohu. Je trouve également que le petit format n'est pas forcément le mieux adapté. Bref, on pourra passer son chemin sur cette teigne qui ne viendra pas hanter vos nuits.
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Iznogoud
Cette série est très irrégulière. Et si certains tomes scénarisés par Goscinny (et qui se présentent alors sous la forme de recueils de courtes histoires) valent vraiment le détour, d’autres (et, en tous les cas, la grosse majorité de ceux scénarisés par Tabary) ne méritent vraiment pas que l’on s’y attarde. Dans le meilleur des cas, la série offre des récits distrayants quoique répétitifs. L’humour à plusieurs niveaux de Goscinny est bien présent. La galerie de personnages est incontournable (qui ne connaît Iznogoud ?) et le dessin de Tabary dynamise agréablement l’ensemble dans un style franco-belge efficace à défaut d’être original. Dans le pire des cas, les albums n’offrent rien sinon une répétition de séquences sans originalité. Les personnages finissent par ne plus être que des caricatures d’eux-mêmes, et, à force de vouloir trop en faire, Tabary exagère dans son style dynamique au point de m’irriter. La plupart du temps, la série se situe entre ces deux extrêmes mais j’ai toujours trouvé ses moments faibles plus fréquents que ses temps forts. Par conséquent, je ne conseille pas l’achat, mais emprunter les épisodes scénarisés par Goscinny peut procurer quelques bons moments de lecture.
Surimi - Une vie de crabe
Le premier tome est plutôt réussi. Les suivants sont franchement dispensables, tant ils tombent dans la redite et la médiocrité. Et si le premier tome évite le naufrage, c’est principalement grâce à la variété de l’humour proposé. En effet, Salma passe allègrement de l’humour absurde aux jeux de mots, au comique de situation, à l’analyse humoristico-sociétale ou à la réflexion humoristico-écologique. Le premier tome est donc bien diversifié et nous offre les meilleurs moments de la série. Les suivants ne sont souvent que des redites ou des gags de qualité moindre, qui ne méritaient pas un album. Le troisième tome touche même le fond en proposant un running-gag pitoyable, ou encore deux planches de quizz sur cette question essentielle : tel poisson, mollusque ou crustacé existe-t-il réellement ? (et dans la bande on retrouve … l’huitre (houlahhh, difficile comme question !)) D’un point de vue graphique, le trait de Salma est agréable quoiqu’approximatif. Surimi a une bouille assez expressive et figure un personnage original et attachant. Les décors sont suffisamment soigné pour ce genre de concept mais n’offrent qu’exceptionnellement de la richesse en profondeur (peu, voire pas de gags d’arrière-plan). Le premier tome vaut, à mes yeux, un honnête 3/5 (emprunt conseillé). Le deuxième offre encore quelques bons moments, mais la majorité des gags est relativement médiocre. 2/5, sans plus. Le troisième ne parvient pas à redresser la barre. Les gags sont de plus en plus médiocres et l’ensemble atteint péniblement le 2/5 dans mon appréciation personnelle. Une moyenne de 2/5, donc, malgré un personnage central original et non dépourvu d’un certain charisme.
Le Saigneur de Tiffauges
C'est la couverture où le noir domine qui a attiré mon attention, je me suis demandé ce qu'elle pouvait contenir. C'est du Corbeyran… bon… le problème avec ce scénariste c'est que tous ses scénarios finissent par se ressembler et c'est ici le cas avec une énième histoire fantastique contenant stryges ou autres démons. L'histoire est assez convenue avec ses meurtres et son enquête pleine de flics, seule l'introduction de Gilles de Rais est originale, mais là, l'auteur nous envoie trois pages narrant son histoire de façon assez monotone alors qu'il aurait pu mettre ça en dessin, d'autant que les quelques cases d'époque que l'on trouve sont excellentes. La lecture est agréable et l'histoire avance sans temps mort mais certaines situations sont assez prévisibles ou tout au moins ne sont pas étonnantes. Graphiquement j'apprécie beaucoup ce que fait Horne, en dehors de quelques visages qui ont tendance à se ressembler un peu. Son style est ici très réaliste, d'ailleurs je me demande comment il dessine car cela ressemble fort à des photos retouchées mais sans que l'on voit le support photo, sauf sur quelques cases où elles sont volontairement visibles pour donner encore plus de réalisme au récit.
Rock a Billy Zombie Superstar
Hum. Ca ressemble beaucoup plus à un défouloir de geeks ou de fanboys qu'à un véritable projet. Alors certes, il y a du jouissif dans l'accumulation d'injures, de bons mots (et encore, je suis sûr que le scénariste s'est retenu) et dans les scènes de démembrement, mais ça ressemble quand même à une accumulation de clichés et de scènes-choc à la mode zombie... C'est marrant par moments, mais ça s'arrête là. En plus le trip avec Elvis mort-vivant, j'ai déjà vu ça dans un film il y a peu... Par contre je ne suis pas preneur du dessin. Trop immature à mon goût, irrégulier, les personnages ont des têtes différentes d'une case à l'autre... Ca n'aide pas à faire passer la pilule...
Hector Kanon
L’occasion d’acheter à petit prix un album de Libon, ça ne se refuse pas. Il faut dire que j’apprécie beaucoup le trait simple et caractéristique de cet auteur, de même que son humour (aaaah, Jacques, quel lézard çui là !). Bon, l’éditeur aurait dû me rendre plus méfiant. L’humour "Fluide" n’est pas celui que j’apprécie le plus en général. Si j’ai été séduit par les dessins, il n’en a pas été de même par les récits. Ils tombent la plupart du temps à plat. J’ai esquissé un sourire à deux ou trois reprises, certes, mais c’est pas mon trip dans l’ensemble. Je suis totalement hermétique à ce genre de personnage à la Pascal Brutal. Certes, Hector est plus intellectuel mais c’est quand même un gros nul qui se la pète. Je ne suis pas "bon public" pour ce genre de récit. Sans doute seriez-vous plus sensible que moi à la vie trépidante d’Hector Kanon ?
Après la nuit
Très friand de western spaghetti, je me réjouissais de lire celui-ci. Je suis déçu … Certes, l’histoire respecte les principes du genre. Certes, un très gros travail, et de qualité, a été réalisé sur les cadrages et la présentation des planches. Certes, le personnage de la prostituée est plutôt réussi, tout en restant très conventionnel. Mais … - Que cette histoire est prévisible ! - Je sais que le western spaghetti se singularise par un rythme très lent, mais, ici, c’est poussé à l’extrême : 45 pages pour 24 heures durant lesquelles il ne se passe pas grand-chose ! - Je n’ai pas aimé la colorisation, qui me semble peu naturelle. - Le personnage central est d’une fadeur extrême. C’est assez gênant, même si c’est tout à fait logique à la lecture du scénario. - La fin se voudrait moralisatrice, mais je n’ai pas compris pourquoi le vainqueur de ce duel estime être le perdant. Les amateurs du genre trouveront peut-être leur compte. J’en attendais beaucoup plus, sans doute trop … Bof, bof, bof …
Calypso
C'est la deuxième BD dessinée par Anne Baltus que je lis dans la foulée, deux jours après Dolorès. Son graphisme est ici assez différent, plus éloigné de la ligne claire et rehaussé par une colorisation visiblement directe. Ce sont ces couleurs qui m'ont séduit au départ. L'ambiance lumineuse de la piscine avec un bleu très imposant m'a plu, tout comme les belles mosaïques que réalise l'héroïne. Cependant, à y regarder de près, le dessin ne manque pas de défauts. Les personnages sont raides, pas très beaux de visages et les décors sont un peu trop froids. Et même ces couleurs que j'aimais bien au départ bavent un peu et manquent franchement d'harmonie dans leur choix sur certaines planches. Qu'importerait si le récit était bon. Malheureusement, malgré une narration fluide et une introduction qui m'avait intrigué, le scénario tourne à la romance onirique et un peu ennuyeuse, une histoire d'amour avec un fantôme inaccessible et inintéressant. Si bien qu'au bout de la moitié de l'album, j'ai commencé à décrocher, à suivre les personnages sans m'y attacher et sans trop les comprendre.
Casque d'Or
Attention, patrimoine ! L'album d'Annie Goetzinger, qui marque le début de sa carrière (et presque celui de son éditeur, Jacques Glénat) a reçu deux prix à Angoulême. Il s'agit de la biographie -partielle- d'une figure majeure de la société parisienne du début du 20ème siècle, j'ai nommé Amélie Elie, alias Casque d'Or. Chanteuse de cabaret, prostituée occasionnelle puis très régulière, elle va vivre au milieu des "Apaches", cette portion de petits délinquants aux moeurs sauvages qui battent le pavé parisien avant la première guerre mondiale... Le récit mené par Goetzinger est agréable, linéaire, facile à suivre, même si à mon goût elle manque de profondeur. Aucun mot sur la théorisation de la prostitution que réalisera Amélie, quasiment rien sur son enfance (elle se mit en ménage à 13 ans avec un ouvrier !), et ses dernières années sont vite passées en revue. Dommage car le personnage est une sorte de symbole d'une certaine société à une époque donnée. Sur le plan visuel, c'étaient les débuts de l'auteure, avec toute la maladresse et les défauts que cela implique. Son dessin est très influencé par le style "Pilote" des années 60-70, et l'on est parfois à la limite du psychédélique sur certaines planches. La mise en couleurs est abominable pour des yeux de bdphile des années 2000, et la couverture n'incite pas au feuilletage de l'album. Pourtant il suffirait de pas grand-chose pour qu'une réédition ait un public d'estime de nos jours. Une nouvelle colorisation, un toilettage de la maquette, et hop... Bref, un ouvrage un peu juste sur le plan du sujet, et qui malheureusement accuse son âge.
Mirai Nikki - Le Journal du futur
Je n'attendais pas des merveilles de ce Mirai Nikki quand je l'ai acheté. Seule série avec son premier tome dans l'unique magasin presse-librairie vendant du manga sur mon lieu de vacances, je l'ai choisie plus par défaut qu'autre chose. Après la lecture des trois premiers tomes, je suis finalement plutôt satisfaite. L'histoire est sympathique, elle me rappelle l'ambiance des animés que je regardais quand j'étais jeune, en bien plus violent par moments tout de même. C'est très caricatural avec des expressions hyper exagérées, des super méchants avec des super pouvoirs même pas crédibles, des gentils qu'on se demande bien pourquoi ils le sont tellement ça parait louche et des scènes de courses au ralenti dignes d'un smash de Jeanne et Serge ou d'une traversée de terrain d'Olive et Tom. Cependant, le côté psychopathe de certains protagonistes en fait une série un peu moins gentillette qu'on ne pourrait l'imaginer au départ. Le personnage de Yuno, amoureuse du héros mais avec un sérieux "grain", promet pour la suite... Le passage éclair d'un tueur sans scrupule en culottes courtes dans le T3 est également assez surprenant. Le dessin est plus que correct, pas super fouillé mais largement suffisant pour l'histoire. Le scénario est simple : 12 personnes ont en leur possession un journal qui prédit le futur à 90 jours, il ne doit en rester qu'un à la fin du jeu, ce dernier pourra alors prendre la place du Dieu à l'origine de l'aventure. Entre les méchants avides de pouvoir et les gentils qui voudraient mettre un terme au jeu sans perte humaine, la lutte promet d'être acharnée (surtout que la série, non terminée au Japon, en est déjà à 8 tomes...). Ca ne casse pas des briques mais ça se laisse lire, une bonne détente en quelque sorte. Série à suivre. Après 4 tomes : force est de constater que je perds tout intérêt pour cette série, il y a quand même bien mieux à lire ! Je n'en conseille plus l'achat et d'ailleurs, je vais moi-même arrêter de la lire, c'est dire...
La Teigne
J'avais connu un Thierry Robin plus inspiré notamment dans les séries Koblenz ou encore Rouge de Chine. C'est vrai qu'on ne reconnait plus la beauté de son graphisme dans ce genre de comics prolongé et en noir et blanc. Le minimalisme est roi. Cela ne m'attire guère. Le récit est d'ailleurs fort simple : une teigne en veut particulièrement à son voisin qui ressemble d'ailleurs à un morceau de doigt genre le pouce. C'est une succession de gags dont la chute est pratiquement toujours la même tel un effet boomerang. La fin est bien gentille. C'est l'un des rares titres humoristiques de cette collection Tohu Bohu. Je trouve également que le petit format n'est pas forcément le mieux adapté. Bref, on pourra passer son chemin sur cette teigne qui ne viendra pas hanter vos nuits.