Je suis très déçu par cette série. Avec une famille de squelettes, les auteurs auraient pu faire des récits extraordinaires remplis d'imagination. Malheureusement, les histoires sont peu palpitantes. Les scénarii peuvent se résumer en deux-trois phrases et les péripéties m'ont donné l'impression de n'être là que pour remplir un grand vide.
Une série jeunesse ratée qui ne plaira sans doute pas aux enfants. Je ne sais pas pour vous, mais moi lorsque j'étais petit, je préférais les histoires qui stimulaient mon imagination comme Johan et Pirlouit ou Spirou et Fantasio. J'en avais rien à cirer des histoires banales comme 'Les Ostings'....
Ca commence moyennement bien. D’entrée j’ai trouvé les dialogues des personnages un peu cucul. Certes, il s’agissait du moyen-âge, mais les Croisés, du moins les nobles et les prêtres, ne s’exprimaient pas de façon aussi naïve. Cela s’améliore par la suite, mais j’ai été vraiment gêné par ce défaut d’écriture pendant ma lecture. Celle-ci n’a pas vraiment été passionnante, le récit se trouvant dans un espèce de faux rythme. Je l’avoue, le destin du prince Edouard, de Bayle de Venise ou de ce templier ne m’ont pas vraiment intéressé.
Si encore le dessin valait le coup… Mais non, vraiment pas. Il est sans génie, malgré des couleurs agréables sur certaines planches. J’ai failli lâcher ma lecture en cours de route, mais j’ai tenu bon, espérant un bon cliffhanger à la fin du premier tome. Eh bien non, là encore c’est raté…
Je suis toujours intéressé par les séries de la collection Vécu parce qu'elles me permettent de découvrir de l'intérieur des épisodes historiques souvent originaux. Là encore, c'est un passage bien particulier de l'Histoire qui nous est présenté dans Les Maraudeurs de la lune rousse puisqu'il s'agit, en marge complète des évènements révolutionnaires parisiens, de mettre en scène les gueux de la Beauce qui, en 1795, sous la pression de la misère et de la faim, vont se regrouper en bandes de brigands connus sous le nom de "Chauffeurs d'Orgères" dont la férocité marquera les mémoires à cette époque.
Dans la théorie, c'est donc une BD qui aurait pu me plaire par son côté instructif. Malheureusement, la narration et le dessin sont médiocres.
Le graphisme fait presque amateur par moment. Les visages sont laids et changeants, les perspectives ratées, les cadrages trop serrés et un peu pénibles. A cela s'ajoute des scènes érotiques assez gratuites qui sentent fort le racolage.
Mais ce qui m'a surtout gâché la lecture, ce sont les dialogues. J'apprécie le soucis de réalisme et, dans une série comme Les Compagnons du Crépuscule, j'avais plutôt bien assimilé l'utilisation du langage d'époque et de ces mots et expressions disparues de nos jours. Mais là, j'ai eu l'impression de devoir déchiffrer les textes. Un mot sur deux est de l'ancien argot régional et ça devient très vite incompréhensible. C'est vraiment exagéré, presque comme si aucun des mots de notre langue moderne n'existait à l'époque. C'est lourd à lire et la plupart du temps je n'avais d'autre choix que d'essayer de deviner ce que les personnages pouvaient bien raconter.
Quand en outre le scénario se révèle d'une grande platitude et sans rythme, cela explique que je n'ai pas apprécié ma lecture.
L'arche aurait pu être une bd agréable qui possédait d'ailleurs certains atouts pour me plaire. On entre dans un monde à mi-chemin entre Blade Runner et Le Cinquième élément pour le décors notamment. Bref, c'est un univers à priori intéressant.
Puis, on va se rendre compte que le traitement est fort banal malgré des rebondissements qui ne tromperont pas le lecteur un peu plus aguerri. Le premier tome qui est pratiquement séparé en deux histoires m'a tout de suite déçu. Je n'avais vraiment pas envie de suivre les aventures d'un ado boutonneux. Et puis, on a du mal à faire le lien. Cela tombe presque comme un cheveu sur une soupe !
Il manque véritablement le piquant qui fait qu'on a l'envie de suivre les destinées des personnages. C'est tellement superficiel bien que situé dans un monde cybernétique. J'ai senti également une absence totale de créativité ce qui est un comble pour de la science-fiction. On est à des années lumières du Cycle de Cyann de Bourgeon par exemple. On pourra passer son chemin car il y a d'autres séries qui valent lecture avant celle-ci.
Je trouve qu’il était intéressant de suivre le parcours de femmes essayant de se réintégrer professionnellement, mais… je suis plutôt déçu de ma lecture.
Sandrine Revel nous brosse le portrait de femmes attachantes… De nombreux passages sont poignants (les personnages doutent beaucoup), simples et justes…
Et puis tant de doute a fini par m’agacer et me convaincre que ces femmes ne sont pas les victimes d’un système pro-testostérone, mais ne sont tout simplement pas taillées pour la carrière de femme d’affaire (ce que l’auteur avoue d’ailleurs en fin de BD). Le problème c’est que cet album vise peut-être trop haut, et tente d’adresser un problème social universel et très important (la place de la femme dans le monde professionnel) en prenant en exemple un petit groupe de femmes très restreint, et finalement (et je m’excuse d’avance) assez molles. Je ne sais finalement pas trop si l’auteur voulait juste faire un mini reportage « au jour le jour », ou viser plus haut… mais en citant des statistiques officielles et autres beaux parleurs, cette BD se positionne sur un créneau un peu casse-gueule.
Parce que les stat balancées en pagaille, sans recul, sans réflexion, c’est facile, et ça ne veut pas dire grand-chose. Désolé d’être aussi bas-du-front, mais j’en connais des mères, qui abandonnent leur carrière parce qu’elles préfèrent rester à la maison pour élever leurs enfants (ce que respecte tout à fait !)
De même la stat sur le pourcentage de femmes artistes (15%, alors que 60% des étudiants en art sont des femmes) me rappelle une conversation que j’ai souvent entre amis : pourquoi tant de femmes étudient-elles les arts, mais aussi peu en font une carrière ? Un vrai machisme dans ce milieu, ou une réalisation que l’art ne peut subvenir aux besoins d’une famille ?
Et quid du fait que « plus de femmes bossent dans la communication et les relations humaines » ? Horrible cantonnement, ou préférence personnelle ? Pourquoi voir le mal de partout ? Et le fait que le chômage touche plus les femmes ? Où est l’analyse de ce fait, qui pourrait s’expliquer de tellement de façons…
Je suis peut-être mal informé et bien naïf… il existe sans doute des inégalités basées sur le sexe (et la race, et le poids etc.), ce qui est bien entendu inacceptable ! Je suis bien sûr POUR l’égalité des chances et de la rémunération à niveau de qualification équivalent. Mais s’il est vrai que notre société bafoue ces droits, cette BD ne m’en convainc pas vraiment.
En conclusion, une BD prometteuse qui selon moi tombe un peu à plat, et mélange des grandes idées idéalistes avec une histoire bien terre-à-terre, une narration décousue et confuse, un dessin ordinaire, et une brochette de femmes certes sympathiques, mais pas forcément représentatives. Le sujet est sérieux, et méritait un traitement plus approfondi.
Projet ambitieux que cet album de Duval. La prodigieuse épopée du Tour de France se proposait en effet d’en résumer l’histoire depuis sa création jusqu’à nos jours, mais en insistant sur les origines.
Enfin, jusqu’à nos jours … jusqu’au début des années 70 pour être plus précis.
Grave problème : l’étendue de la période à couvrir. Cette trop grande période oblige le scénariste à se limiter à quelques anecdotes et lieux communs. Mais, avec le recul, la période alors moderne offre une agréable dimension historique. La dernière partie du récit m’a donc relativement bien plu pour son caractère archéologique.
La majeure partie de l’album se concentre cependant sur les raisons de la création du tour de France, et sur sa période la plus légendaire. C’est parfois instructif, mais pour un amateur de cyclisme, une grosse majorité des informations divulguées est déjà bien connue.
L'ensemble demeure par conséquent trop pauvre et surtout trop schématique pour me convaincre.
Au niveau du dessin, j’ai retrouvé, en compagnie d'Edouard Aidans, une vieille connaissance mais dans un style que je ne lui connaissais pas. C’est en effet Marc Hardy qui s’y colle, mais dans un style réaliste sobre et agréablement lisible. Un travail tout à fait correct même si ses caricatures ne sont pas toujours très ressemblantes.
Finalement, cet album réalisé avec soin m’a déçu du fait qu’il ne m’a pas appris grand-chose sur cette grande institution qu’est le Tour de France. Mais le fait qu’il ait été réalisé il y a près de 40 ans lui apporte une dimension historique amusante.
Bof, mais à lire par les amateurs de moisi (j’en connais).
Une série assez moyenne, à mes yeux, qui, de plus, comprend vraiment trop de tomes. En effet, j’aimais bien les premières histoires d’Eric Castel, même si le personnage était trop propre sur lui pour totalement me convaincre (heureusement, Pablito offrira constamment un agréable contrepoids à cette situation). Mais, passé les quatre, cinq premiers tomes, je me suis complètement lassé de ce joueur de foot trop parfait.
Le dessin de Raymond Reding, par contre, me plait toujours autant. Dans un style réaliste très précis et d’une accessibilité immédiate, il n’est pas sans rappeler Jean Graton, mais avec l’avantage d’offrir des visages plus variés. C’est très classique, très académique, mais ce style m’a toujours plu et me plaira toujours. Par contre, l’artiste n’excelle pas dans le domaine de la caricature. Certains personnages réels sont franchement ratés, selon moi, ce qui est assez regrettable … mais pas dramatique pour autant, la série étant avant tout une fiction.
Décidément, la production de Clamp est bien moyenne. Pour un manga que j'aime, il y en a trois qui sont sans intérêt. 'Kobato' fait partie de ceux que je n'aime pas. L'idée de départ n'est pas inintéressante, mais elle est mal utilisée.
L'humour décalé me fait rire lorsque tous les personnages y participent (Dr Slump est un bon exemple de ce genre d'humour). Ici, c'est uniquement le cas des deux personnages principaux et ça m'a franchement déçu. De plus, le gag du chien mignon qui devient monstrueux lorsqu'il est furieux, ça fait sourire au début, mais ça devient vite lourd et soulant.
Et je ne parle pas du bon sentiment gnan-gnan qu'on retrouve toujours dans les mangas de Clamp...
L'idée est originale.
La couverture propose une photo du quartier : le quai, le musée d'art abstrait, la piscine, les appartements, le bar.
L'ouvrage nous déroule une intrigue à travers cette image unique avec des longs traveling, et fait le focus par endroits sur des situations ou interviennent les personnages.
Mais bof ...
Bof car pour un tel projet on attend évidemment le côté graphique. Et là ça pèche pas mal quand même.
L'idée du traveling passe bien une fois, 2 fois... puis très vite ça devient long, et ce n'est jamais très lisible.
Les personnages sont copiés / collés d'une case à l'autre et je n'ai pas réussi à y voir un concept défendable.
L'intrigue passe bien par contre, mais on n'avait clairement pas besoin de 140 pages pour en venir à bout. Et pour le coup on a à peu près 70 pages de traveling.
Trop de concept tue le concept franchement :(
Tout d’abord, le scénario ne suscite aucune véritable surprise et ne passionne pas du tout. En deux mots, la jolie Molly tente de déjouer un complot et, par ailleurs, éconduit chaque homme qui tombe sous son charme (c’est-à-dire absolument tous les hommes…).
Ensuite, le découpage du récit est vraiment désastreux. Vu le résumé au début de chaque chapitre, j’imagine qu’à l’origine, ‘Molly Manderling’ paraissait périodiquement. En tout cas, le rythme en prend un sacré coup !
Enfin, le trait léger de Micheluzzi est heureusement relativement agréable…
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Les Ostings
Je suis très déçu par cette série. Avec une famille de squelettes, les auteurs auraient pu faire des récits extraordinaires remplis d'imagination. Malheureusement, les histoires sont peu palpitantes. Les scénarii peuvent se résumer en deux-trois phrases et les péripéties m'ont donné l'impression de n'être là que pour remplir un grand vide. Une série jeunesse ratée qui ne plaira sans doute pas aux enfants. Je ne sais pas pour vous, mais moi lorsque j'étais petit, je préférais les histoires qui stimulaient mon imagination comme Johan et Pirlouit ou Spirou et Fantasio. J'en avais rien à cirer des histoires banales comme 'Les Ostings'....
Confessions d'un Templier
Ca commence moyennement bien. D’entrée j’ai trouvé les dialogues des personnages un peu cucul. Certes, il s’agissait du moyen-âge, mais les Croisés, du moins les nobles et les prêtres, ne s’exprimaient pas de façon aussi naïve. Cela s’améliore par la suite, mais j’ai été vraiment gêné par ce défaut d’écriture pendant ma lecture. Celle-ci n’a pas vraiment été passionnante, le récit se trouvant dans un espèce de faux rythme. Je l’avoue, le destin du prince Edouard, de Bayle de Venise ou de ce templier ne m’ont pas vraiment intéressé. Si encore le dessin valait le coup… Mais non, vraiment pas. Il est sans génie, malgré des couleurs agréables sur certaines planches. J’ai failli lâcher ma lecture en cours de route, mais j’ai tenu bon, espérant un bon cliffhanger à la fin du premier tome. Eh bien non, là encore c’est raté…
Les Maraudeurs de la lune rousse
Je suis toujours intéressé par les séries de la collection Vécu parce qu'elles me permettent de découvrir de l'intérieur des épisodes historiques souvent originaux. Là encore, c'est un passage bien particulier de l'Histoire qui nous est présenté dans Les Maraudeurs de la lune rousse puisqu'il s'agit, en marge complète des évènements révolutionnaires parisiens, de mettre en scène les gueux de la Beauce qui, en 1795, sous la pression de la misère et de la faim, vont se regrouper en bandes de brigands connus sous le nom de "Chauffeurs d'Orgères" dont la férocité marquera les mémoires à cette époque. Dans la théorie, c'est donc une BD qui aurait pu me plaire par son côté instructif. Malheureusement, la narration et le dessin sont médiocres. Le graphisme fait presque amateur par moment. Les visages sont laids et changeants, les perspectives ratées, les cadrages trop serrés et un peu pénibles. A cela s'ajoute des scènes érotiques assez gratuites qui sentent fort le racolage. Mais ce qui m'a surtout gâché la lecture, ce sont les dialogues. J'apprécie le soucis de réalisme et, dans une série comme Les Compagnons du Crépuscule, j'avais plutôt bien assimilé l'utilisation du langage d'époque et de ces mots et expressions disparues de nos jours. Mais là, j'ai eu l'impression de devoir déchiffrer les textes. Un mot sur deux est de l'ancien argot régional et ça devient très vite incompréhensible. C'est vraiment exagéré, presque comme si aucun des mots de notre langue moderne n'existait à l'époque. C'est lourd à lire et la plupart du temps je n'avais d'autre choix que d'essayer de deviner ce que les personnages pouvaient bien raconter. Quand en outre le scénario se révèle d'une grande platitude et sans rythme, cela explique que je n'ai pas apprécié ma lecture.
L'Arche
L'arche aurait pu être une bd agréable qui possédait d'ailleurs certains atouts pour me plaire. On entre dans un monde à mi-chemin entre Blade Runner et Le Cinquième élément pour le décors notamment. Bref, c'est un univers à priori intéressant. Puis, on va se rendre compte que le traitement est fort banal malgré des rebondissements qui ne tromperont pas le lecteur un peu plus aguerri. Le premier tome qui est pratiquement séparé en deux histoires m'a tout de suite déçu. Je n'avais vraiment pas envie de suivre les aventures d'un ado boutonneux. Et puis, on a du mal à faire le lien. Cela tombe presque comme un cheveu sur une soupe ! Il manque véritablement le piquant qui fait qu'on a l'envie de suivre les destinées des personnages. C'est tellement superficiel bien que situé dans un monde cybernétique. J'ai senti également une absence totale de créativité ce qui est un comble pour de la science-fiction. On est à des années lumières du Cycle de Cyann de Bourgeon par exemple. On pourra passer son chemin car il y a d'autres séries qui valent lecture avant celle-ci.
Résurgences - Femmes en voie de resociabilisation
Je trouve qu’il était intéressant de suivre le parcours de femmes essayant de se réintégrer professionnellement, mais… je suis plutôt déçu de ma lecture. Sandrine Revel nous brosse le portrait de femmes attachantes… De nombreux passages sont poignants (les personnages doutent beaucoup), simples et justes… Et puis tant de doute a fini par m’agacer et me convaincre que ces femmes ne sont pas les victimes d’un système pro-testostérone, mais ne sont tout simplement pas taillées pour la carrière de femme d’affaire (ce que l’auteur avoue d’ailleurs en fin de BD). Le problème c’est que cet album vise peut-être trop haut, et tente d’adresser un problème social universel et très important (la place de la femme dans le monde professionnel) en prenant en exemple un petit groupe de femmes très restreint, et finalement (et je m’excuse d’avance) assez molles. Je ne sais finalement pas trop si l’auteur voulait juste faire un mini reportage « au jour le jour », ou viser plus haut… mais en citant des statistiques officielles et autres beaux parleurs, cette BD se positionne sur un créneau un peu casse-gueule. Parce que les stat balancées en pagaille, sans recul, sans réflexion, c’est facile, et ça ne veut pas dire grand-chose. Désolé d’être aussi bas-du-front, mais j’en connais des mères, qui abandonnent leur carrière parce qu’elles préfèrent rester à la maison pour élever leurs enfants (ce que respecte tout à fait !) De même la stat sur le pourcentage de femmes artistes (15%, alors que 60% des étudiants en art sont des femmes) me rappelle une conversation que j’ai souvent entre amis : pourquoi tant de femmes étudient-elles les arts, mais aussi peu en font une carrière ? Un vrai machisme dans ce milieu, ou une réalisation que l’art ne peut subvenir aux besoins d’une famille ? Et quid du fait que « plus de femmes bossent dans la communication et les relations humaines » ? Horrible cantonnement, ou préférence personnelle ? Pourquoi voir le mal de partout ? Et le fait que le chômage touche plus les femmes ? Où est l’analyse de ce fait, qui pourrait s’expliquer de tellement de façons… Je suis peut-être mal informé et bien naïf… il existe sans doute des inégalités basées sur le sexe (et la race, et le poids etc.), ce qui est bien entendu inacceptable ! Je suis bien sûr POUR l’égalité des chances et de la rémunération à niveau de qualification équivalent. Mais s’il est vrai que notre société bafoue ces droits, cette BD ne m’en convainc pas vraiment. En conclusion, une BD prometteuse qui selon moi tombe un peu à plat, et mélange des grandes idées idéalistes avec une histoire bien terre-à-terre, une narration décousue et confuse, un dessin ordinaire, et une brochette de femmes certes sympathiques, mais pas forcément représentatives. Le sujet est sérieux, et méritait un traitement plus approfondi.
La Prodigieuse Epopée du Tour de France
Projet ambitieux que cet album de Duval. La prodigieuse épopée du Tour de France se proposait en effet d’en résumer l’histoire depuis sa création jusqu’à nos jours, mais en insistant sur les origines. Enfin, jusqu’à nos jours … jusqu’au début des années 70 pour être plus précis. Grave problème : l’étendue de la période à couvrir. Cette trop grande période oblige le scénariste à se limiter à quelques anecdotes et lieux communs. Mais, avec le recul, la période alors moderne offre une agréable dimension historique. La dernière partie du récit m’a donc relativement bien plu pour son caractère archéologique. La majeure partie de l’album se concentre cependant sur les raisons de la création du tour de France, et sur sa période la plus légendaire. C’est parfois instructif, mais pour un amateur de cyclisme, une grosse majorité des informations divulguées est déjà bien connue. L'ensemble demeure par conséquent trop pauvre et surtout trop schématique pour me convaincre. Au niveau du dessin, j’ai retrouvé, en compagnie d'Edouard Aidans, une vieille connaissance mais dans un style que je ne lui connaissais pas. C’est en effet Marc Hardy qui s’y colle, mais dans un style réaliste sobre et agréablement lisible. Un travail tout à fait correct même si ses caricatures ne sont pas toujours très ressemblantes. Finalement, cet album réalisé avec soin m’a déçu du fait qu’il ne m’a pas appris grand-chose sur cette grande institution qu’est le Tour de France. Mais le fait qu’il ait été réalisé il y a près de 40 ans lui apporte une dimension historique amusante. Bof, mais à lire par les amateurs de moisi (j’en connais).
Eric Castel
Une série assez moyenne, à mes yeux, qui, de plus, comprend vraiment trop de tomes. En effet, j’aimais bien les premières histoires d’Eric Castel, même si le personnage était trop propre sur lui pour totalement me convaincre (heureusement, Pablito offrira constamment un agréable contrepoids à cette situation). Mais, passé les quatre, cinq premiers tomes, je me suis complètement lassé de ce joueur de foot trop parfait. Le dessin de Raymond Reding, par contre, me plait toujours autant. Dans un style réaliste très précis et d’une accessibilité immédiate, il n’est pas sans rappeler Jean Graton, mais avec l’avantage d’offrir des visages plus variés. C’est très classique, très académique, mais ce style m’a toujours plu et me plaira toujours. Par contre, l’artiste n’excelle pas dans le domaine de la caricature. Certains personnages réels sont franchement ratés, selon moi, ce qui est assez regrettable … mais pas dramatique pour autant, la série étant avant tout une fiction.
Kobato
Décidément, la production de Clamp est bien moyenne. Pour un manga que j'aime, il y en a trois qui sont sans intérêt. 'Kobato' fait partie de ceux que je n'aime pas. L'idée de départ n'est pas inintéressante, mais elle est mal utilisée. L'humour décalé me fait rire lorsque tous les personnages y participent (Dr Slump est un bon exemple de ce genre d'humour). Ici, c'est uniquement le cas des deux personnages principaux et ça m'a franchement déçu. De plus, le gag du chien mignon qui devient monstrueux lorsqu'il est furieux, ça fait sourire au début, mais ça devient vite lourd et soulant. Et je ne parle pas du bon sentiment gnan-gnan qu'on retrouve toujours dans les mangas de Clamp...
Travelling square district
L'idée est originale. La couverture propose une photo du quartier : le quai, le musée d'art abstrait, la piscine, les appartements, le bar. L'ouvrage nous déroule une intrigue à travers cette image unique avec des longs traveling, et fait le focus par endroits sur des situations ou interviennent les personnages. Mais bof ... Bof car pour un tel projet on attend évidemment le côté graphique. Et là ça pèche pas mal quand même. L'idée du traveling passe bien une fois, 2 fois... puis très vite ça devient long, et ce n'est jamais très lisible. Les personnages sont copiés / collés d'une case à l'autre et je n'ai pas réussi à y voir un concept défendable. L'intrigue passe bien par contre, mais on n'avait clairement pas besoin de 140 pages pour en venir à bout. Et pour le coup on a à peu près 70 pages de traveling. Trop de concept tue le concept franchement :(
Molly Manderling
Tout d’abord, le scénario ne suscite aucune véritable surprise et ne passionne pas du tout. En deux mots, la jolie Molly tente de déjouer un complot et, par ailleurs, éconduit chaque homme qui tombe sous son charme (c’est-à-dire absolument tous les hommes…). Ensuite, le découpage du récit est vraiment désastreux. Vu le résumé au début de chaque chapitre, j’imagine qu’à l’origine, ‘Molly Manderling’ paraissait périodiquement. En tout cas, le rythme en prend un sacré coup ! Enfin, le trait léger de Micheluzzi est heureusement relativement agréable…