Cette histoire est la conclusion d'un voyage effectué par l'auteur à Sumatra en Indonésie en 2002. Le récit prend place à l'extrémité septentrionale du pays sur l'île de Weh. Il y a certes un parfum du film La Plage de Dany Boyle sur l'exploration d'une île en dehors des circuits touristiques traditionnels.
Le cœur du récit sera la rencontre avec une femme. Une histoire douce-amère pour mieux mettre en abîme ces mêmes sentiments inhérents au voyage.
Le dessin ne sera pas transcendant de même que l'action. On assiste plutôt à une tranche de vie ordinaire ayant effectivement pour cadre une nature extraordinaire. Il y a un esprit très globe-trotters assez sympa. J'aime bien également la couverture. Pour le reste, cela ne tient malheureusement aucune promesse.
N'ayant pas suivi les précédentes aventures de Battaglia, j'ai trouvé que l'auteur nous propulse dans une histoire sans poser véritablement les bases de l'intrigue au départ. On suit ainsi un personnage, qui s'avérera être un vampire, à travers différentes époques de l'Histoire. Fan des récits vampiriques, j'ai été vraiment déçu par le scénario qui, comme le dit Spooky, sonne vraiment très creux. Tout se résume à des affrontements sans intérêt et à des scènes de sexes racoleuses. On suit ainsi le héros sans vraiment savoir où l'auteur veut nous mener...
Au niveau du dessin, c'est plutôt joli malgré un trait un peu épais à mon goût. Il est vrai que le dessin de Leomacs, en noir et blanc, est très largement inspiré des comics avec un trait très incisif. Une mention spéciale à la couverture qui est vraiment très belle.
En bref, une histoire de vampire qui ne marquera pas les esprits.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6/10
NOTE GLOBALE : 8/20
Ce One-Shot n'est pas brillant, mais se laisse lire tout de même. L'intrigue et très classique et les personnages guère attachants. Quant aux combats, ils n'ont aucune originalité. Reste le graphisme de Toriyama, toujours plaisant. Sans doute pas la meilleure période d'inspiration du maître.
Selon moi, un achat à réserver aux fans d'Akira Toriyama exclusivement (dont je fais partie hélas, hala la).
Je reste sur une impression très mitigée. A tous points de vue, la série n’est jamais parvenue à totalement me convaincre mais je l’ai quand même suivie jusqu’à son terme.
Tout d’abord, le dessin m’est apparu trop sombre. L’univers ne favorisait pas sa lisibilité mais même lorsque le scénario l’autorisait, le trait, l’encrage et la colorisation n’ont jamais évolué vers une plus grande clarté. De plus, le dessin est constamment mouvant durant ces trois tomes, mais sans que je ne puisse le trouver en progression. Il s’agit bien plus d’option esthétique que de progrès.
Ensuite, je n’aime pas les séries qui utilisent un personnage réel dans un contexte fantastique. Et c’est le cas ici avec un Alexandre Dumas fils dont je me demande ce qu’il vient faire là.
De plus, le ton employé évolue du drame sombre à plus de légèreté, dans le chef des deux héros, au fur et à mesure que l’intrigue devient de plus en plus … sombre. En fait, les personnages me semblent faire le chemin inverse du scénario, faisant preuve de plus en plus de détachement et d’insouciance au fil d’un récit qui se veut pourtant de plus en plus angoissant.
Enfin, la série recèle pas mal de maladresses. L’ennemie est présentée comme la dernière représentante d’une ancienne race mais sa sœur apparaîtra en cours de récit, et sera évoquée dès le début de celui-ci. D’autre part, il m’a souvent été difficile de suivre le fil de l’intrigue et d’en comprendre les enjeux. J’en cerne bien certains mais d’autres me sont constamment resté hermétiques. La narration est peu claire et je regrette que les auteurs ne nous précisent pas dès le début du récit le contexte historique sur lequel cette fiction se greffe. Un lieu, une date, un petit rappel du contexte politique auraient vraiment été les bienvenus pour débuter cette série.
Et malgré cela, je suis arrivé au bout de ce triptyque. Essentiellement grâce à une après-midi pluvieuse et à la sympathie éprouvée pour les deux personnages principaux. Mais aussi un peu grâce à la manière dont le suspense est maintenu tout le long du récit.
Bof, quand même … et je n’en recommande même pas l’emprunt (même par un après-midi pluvieux).
Après ma lecture de « Les Caméléons », j’avais écrit de Fabrice Le Henanff que, malgré son talent manifeste, son style ne s’accordait pas à la bande dessinée. Que de progrès parcourus depuis lors !
Tout n’est pas encore parfait, mais la lisibilité a été grandement améliorée, et le trait de l’artiste est dorénavant parmi les plus prometteurs que je connaisse. Restent cependant à améliorer trois points. Tout d’abord, certaines planches nécessiteraient bien l’usage d’une lampe de poche pour les éclairer tant elles sont sombres. Cette remarque vaut principalement pour le premier tome, et a été partiellement corrigée dans le deuxième. Ensuite, ce trait est surtout d’une grande beauté lorsqu’il est soigné jusque dans ses moindres détails. Dès que Le Henanff fait montre d’un brin de précipitation, le charme s’évapore, la lisibilité chute et cette fragile beauté devient tout simplement mocheté innommable. Dans le deuxième tome, à l’une ou l’autre reprise, cette situation s’est présentée, principalement dans le soin apporté aux vêtements des protagonistes. Enfin, la disposition de phylactères est encore à travailler tant il m’est fréquemment arrivé de les lire dans le mauvais ordre. Dans une moindre mesure, la construction des planches souffre du même mal, mais j’y ai cependant décelé une certaine logique au fil de ma lecture.
Au niveau du scénario, Henri Fabuel est, lui aussi en progrès. Son intrigue me semble plus intéressante. L’étau se resserre autour de ce tueur en série, et j’ai envie de savoir comment tout cela va finir. Les personnages sont intéressants, tout comme l’époque et le contexte. Par contre, et c’est la grosse faiblesse de cette série, qu’est ce que c’est mal raconté ! Les dialogues sonnent très souvent faux (mais, alors là, quand je dis « faux » ...) et la narration est très maladroite, elle aussi. Placer de temps à autre un « plus tard », un « au même moment » ne ferait pas de tort. Et arrêter de jouer constamment sur des ellipses trop faciles serait une option on ne peut plus judicieuse. Enfin, toutes les transitions sont à travailler. J’ai trop souvent eu du mal à suivre les événements tant cette série saute du coq à l’âne.
A ces conditions, tant scénaristiques qu’esthétiques, la série pourrait franchement devenir intéressante. Mais en attendant, et malgré les progrès réalisés par rapport à leur première œuvre, je ne peux dire que « bof ».
Courage les gars, vous êtes sur la bonne voie mais il reste encore du travail !
Les dessins de cette petite bande dessinée sont sympathiques mais l'histoire est confuse. L'action du lapin n'est pas toujours très claire et il faut vraiment qu'un adulte soit à côté de l'enfant pour lui expliquer ce qu'il se passe dans certaines cases. En plus de cela l'histoire ne nous même pas bien loin. Restent les jolis dessins, mais ce n'est pas suffisant.
Tiens en empruntant cette BD je ne m'étais pas aperçu que ça venait de chez Soleil. Si j'y avais regardé à deux fois, je serais certainement passé à côté. Malgré mes préjugés envers cet éditeur, ce one-shot est singulièrement différent de ce à quoi je m'attendais.
Le scénario est en effet loin de la classique Heroic Fantasy qui compose le gros du catalogue de l'éditeur. On évolue ici dans un registre foncièrement différent, et l'on s'intéresse au sort d'un groupe de six hommes débarqués de force sur la banquise. L'introduction sommairement expédiée, on fait connaissance avec ces anti-héros et la malchance qui viendra les hanter durant leur périple, qui se bornera en réalité à suivre leur disparition les uns après les autres, la cause du décès étant imputée à la chaman locale.
Dans l'ensemble, je trouve que les auteurs n'ont pas fait un grand effort d'imagination. L'histoire n'est pas vraiment prenante - bien qu'elle se laisse lire - puisque le thème du "survivor" est un classique maintes fois exploité. Le fait d'ancrer son récit dans la banquise apporte certes un dépaysement bienvenu, notamment au niveau des lieux visités. L'exploration de la banquise se traduit donc par des paysages d'une blancheur caractérisée, de quelques yourtes et cabanes isolées qui seront la proie de nos bandits de grand chemin.
Sur les personnages non plus, tout n'est pas rose. Le constat serait même noir au niveau de leur conscience puisque tous trainent derrière eux un passé peu glorieux. Composé majoritairement d'hommes virils, ripailleurs et peu courtois, le groupe se révèle être peu intéressant à suivre. Le manque de personnalité et d'interaction entre les personnages rend l'aventure moins plaisante à suivre. Se démarquera uniquement le grand méchant de l'histoire, un mercenaire cruel et fourbe, mais sans pour cela être attachant. Bref, les personnages sont vraiment loupés selon moi.
Quant au dessin, on navigue entre le bon et le moins bon. Le trait de Christophe Gautier est parfois surchargé de coups de crayons, trop hachuré; à d'autres moments il est au contraire suffisamment dosé pour en mettre plein la vue. En revanche, je trouve que les jeux de lumière sont parfaitement réussis, ce qui assure une bonne lisibilité malgré une surabondance de traits.
Somme toute, c'est une BD qui manque d'originalité et de punch. Malgré son nombre conséquent de pages si on le compare à la moyenne (80), il ne se passe au final pas grand chose, et le groupe d'hommes sur lequel on s'attarde n'est pas attachant du tout.
Divertissant mais sans plus.
Note finale: 2.5
En parcourant vite fait les autres avis, je me suis rendu compte que j'ai dû passer à côté de quelque chose. Je me suis focalisé sur le premier degré sans chercher à voir autre chose que l'histoire primaire. Mais les frères Schuiten ne facilitent pas énormément la tâche au lecteur puisque le texte n'a pas une part conséquente dans la réflexion (et je préfère nettement les bavards aux muets).
Dans les deux premières histoires, j'ai eu l'impression, comme le dit Erik, de vivre un rêve éveillé. Cet effet est sans nul doute imputable au splendide graphisme du frère François. Je pourrais rester un bon moment en admiration devant les planches des deux premières histoires.
Malheureusement, les deux autres histoires ne m'ont pas transporté. Vides de sens ; et surtout une déception sur la dernière qui semblait prometteuse. J'ai le sentiment que le seul but de ces histoires consiste à nous faire découvrir des univers aux concepts dépaysants. Mais s'il n'y a pas d'histoire derrière, je ne vois pas d'intérêt.
Avis portant sur le premier tome puisque je ne m'intéresserai pas à la suite:
Tiens c'est ma première histoire de zombie en BD. Déjà pas fan de films d'horreur, c'est avec l'oeil du novice que j'ai découvert 30 jours de nuit sans même savoir de ce qu'il en relevait. Eh bien pas grand chose en réalité.
L'horreur avec cet album, c'est que le scénario n'est pas très travaillé. Beaucoup trop linaire à mon goût. Le plan fomenté par les morts-vivants est assez facile à deviner dès le départ, ce qui évite malgré tout les pitoyables scènes d'appel à l'aide. Quant aux personnages, le seul qui revêt une légère importance à mes yeux est le grand chef des mort-vivants. Après son éclat de colère vers les 2/3 de l'histoire, j'ai cru que l'histoire allait enfin décoller, mais ce n'est au final qu'un soubresaut sans conséquence.
A noter également la fin cucul la praline assez prévisible.
Quant au dessin, il ne laissera personne indifférent. Il sort en effet des schémas classiques et tente avec plus ou moins de succès de nous plonger dans l'horreur. Concernant l'immersion c'est loupé puisque je me suis ennuyé, mais la prouesse technique est réussie. Malgré un départ catastrophique sur les visages des deux policiers, le dessin prend tout son essor et parvient à retranscrire assez bien le sentiment de crasse d'une ville en proie aux morts-vivants.
Bref, à part le dessin, pas grand chose à sauver de ce premier album.
Tiens, une nouvelle déclinaison/parodie des MMORPG… C’est vrai qu’entre Le Donjon de Naheulbeuk, les adaptations officielles de WoW et les plagiats divers et variés, ça manquait… Je ne connais pas la série télévisuelle et internet dont c’est tiré, mais il paraît que c’est pas mal… Concernant cette BD, c’est vrai que quitte à faire du parodique, autant prendre des auteurs de la trempe de Tota et Cardona pour assurer la partie graphique… Le résultat n’est pas déplaisant, même si je les trouve moins « libérés » que sur Sentaï School par exemple… Quant aux « gags », eh bien je ne les trouve ni bons ni mauvais, simplement plats. Dans le même genre, La Quête des réponses a fait mieux il y a longtemps…
On retrouve un peu l'ambiance potache qui règne sur certains jeux, mais ça s'arrête là.
Bon point positif, ça m’a donné envie de me replonger dans Le Seigneur des Anneaux Online, pour vivre des aventures tout aussi palpitantes et rigolotes… Mais je ne replongerai pas.
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Rubiah
Cette histoire est la conclusion d'un voyage effectué par l'auteur à Sumatra en Indonésie en 2002. Le récit prend place à l'extrémité septentrionale du pays sur l'île de Weh. Il y a certes un parfum du film La Plage de Dany Boyle sur l'exploration d'une île en dehors des circuits touristiques traditionnels. Le cœur du récit sera la rencontre avec une femme. Une histoire douce-amère pour mieux mettre en abîme ces mêmes sentiments inhérents au voyage. Le dessin ne sera pas transcendant de même que l'action. On assiste plutôt à une tranche de vie ordinaire ayant effectivement pour cadre une nature extraordinaire. Il y a un esprit très globe-trotters assez sympa. J'aime bien également la couverture. Pour le reste, cela ne tient malheureusement aucune promesse.
Batailles
N'ayant pas suivi les précédentes aventures de Battaglia, j'ai trouvé que l'auteur nous propulse dans une histoire sans poser véritablement les bases de l'intrigue au départ. On suit ainsi un personnage, qui s'avérera être un vampire, à travers différentes époques de l'Histoire. Fan des récits vampiriques, j'ai été vraiment déçu par le scénario qui, comme le dit Spooky, sonne vraiment très creux. Tout se résume à des affrontements sans intérêt et à des scènes de sexes racoleuses. On suit ainsi le héros sans vraiment savoir où l'auteur veut nous mener... Au niveau du dessin, c'est plutôt joli malgré un trait un peu épais à mon goût. Il est vrai que le dessin de Leomacs, en noir et blanc, est très largement inspiré des comics avec un trait très incisif. Une mention spéciale à la couverture qui est vraiment très belle. En bref, une histoire de vampire qui ne marquera pas les esprits. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6/10 NOTE GLOBALE : 8/20
Kajika
Ce One-Shot n'est pas brillant, mais se laisse lire tout de même. L'intrigue et très classique et les personnages guère attachants. Quant aux combats, ils n'ont aucune originalité. Reste le graphisme de Toriyama, toujours plaisant. Sans doute pas la meilleure période d'inspiration du maître. Selon moi, un achat à réserver aux fans d'Akira Toriyama exclusivement (dont je fais partie hélas, hala la).
Les Fées noires
Je reste sur une impression très mitigée. A tous points de vue, la série n’est jamais parvenue à totalement me convaincre mais je l’ai quand même suivie jusqu’à son terme. Tout d’abord, le dessin m’est apparu trop sombre. L’univers ne favorisait pas sa lisibilité mais même lorsque le scénario l’autorisait, le trait, l’encrage et la colorisation n’ont jamais évolué vers une plus grande clarté. De plus, le dessin est constamment mouvant durant ces trois tomes, mais sans que je ne puisse le trouver en progression. Il s’agit bien plus d’option esthétique que de progrès. Ensuite, je n’aime pas les séries qui utilisent un personnage réel dans un contexte fantastique. Et c’est le cas ici avec un Alexandre Dumas fils dont je me demande ce qu’il vient faire là. De plus, le ton employé évolue du drame sombre à plus de légèreté, dans le chef des deux héros, au fur et à mesure que l’intrigue devient de plus en plus … sombre. En fait, les personnages me semblent faire le chemin inverse du scénario, faisant preuve de plus en plus de détachement et d’insouciance au fil d’un récit qui se veut pourtant de plus en plus angoissant. Enfin, la série recèle pas mal de maladresses. L’ennemie est présentée comme la dernière représentante d’une ancienne race mais sa sœur apparaîtra en cours de récit, et sera évoquée dès le début de celui-ci. D’autre part, il m’a souvent été difficile de suivre le fil de l’intrigue et d’en comprendre les enjeux. J’en cerne bien certains mais d’autres me sont constamment resté hermétiques. La narration est peu claire et je regrette que les auteurs ne nous précisent pas dès le début du récit le contexte historique sur lequel cette fiction se greffe. Un lieu, une date, un petit rappel du contexte politique auraient vraiment été les bienvenus pour débuter cette série. Et malgré cela, je suis arrivé au bout de ce triptyque. Essentiellement grâce à une après-midi pluvieuse et à la sympathie éprouvée pour les deux personnages principaux. Mais aussi un peu grâce à la manière dont le suspense est maintenu tout le long du récit. Bof, quand même … et je n’en recommande même pas l’emprunt (même par un après-midi pluvieux).
H.H. Holmes
Après ma lecture de « Les Caméléons », j’avais écrit de Fabrice Le Henanff que, malgré son talent manifeste, son style ne s’accordait pas à la bande dessinée. Que de progrès parcourus depuis lors ! Tout n’est pas encore parfait, mais la lisibilité a été grandement améliorée, et le trait de l’artiste est dorénavant parmi les plus prometteurs que je connaisse. Restent cependant à améliorer trois points. Tout d’abord, certaines planches nécessiteraient bien l’usage d’une lampe de poche pour les éclairer tant elles sont sombres. Cette remarque vaut principalement pour le premier tome, et a été partiellement corrigée dans le deuxième. Ensuite, ce trait est surtout d’une grande beauté lorsqu’il est soigné jusque dans ses moindres détails. Dès que Le Henanff fait montre d’un brin de précipitation, le charme s’évapore, la lisibilité chute et cette fragile beauté devient tout simplement mocheté innommable. Dans le deuxième tome, à l’une ou l’autre reprise, cette situation s’est présentée, principalement dans le soin apporté aux vêtements des protagonistes. Enfin, la disposition de phylactères est encore à travailler tant il m’est fréquemment arrivé de les lire dans le mauvais ordre. Dans une moindre mesure, la construction des planches souffre du même mal, mais j’y ai cependant décelé une certaine logique au fil de ma lecture. Au niveau du scénario, Henri Fabuel est, lui aussi en progrès. Son intrigue me semble plus intéressante. L’étau se resserre autour de ce tueur en série, et j’ai envie de savoir comment tout cela va finir. Les personnages sont intéressants, tout comme l’époque et le contexte. Par contre, et c’est la grosse faiblesse de cette série, qu’est ce que c’est mal raconté ! Les dialogues sonnent très souvent faux (mais, alors là, quand je dis « faux » ...) et la narration est très maladroite, elle aussi. Placer de temps à autre un « plus tard », un « au même moment » ne ferait pas de tort. Et arrêter de jouer constamment sur des ellipses trop faciles serait une option on ne peut plus judicieuse. Enfin, toutes les transitions sont à travailler. J’ai trop souvent eu du mal à suivre les événements tant cette série saute du coq à l’âne. A ces conditions, tant scénaristiques qu’esthétiques, la série pourrait franchement devenir intéressante. Mais en attendant, et malgré les progrès réalisés par rapport à leur première œuvre, je ne peux dire que « bof ». Courage les gars, vous êtes sur la bonne voie mais il reste encore du travail !
Waterloo
Les dessins de cette petite bande dessinée sont sympathiques mais l'histoire est confuse. L'action du lapin n'est pas toujours très claire et il faut vraiment qu'un adulte soit à côté de l'enfant pour lui expliquer ce qu'il se passe dans certaines cases. En plus de cela l'histoire ne nous même pas bien loin. Restent les jolis dessins, mais ce n'est pas suffisant.
Banquise
Tiens en empruntant cette BD je ne m'étais pas aperçu que ça venait de chez Soleil. Si j'y avais regardé à deux fois, je serais certainement passé à côté. Malgré mes préjugés envers cet éditeur, ce one-shot est singulièrement différent de ce à quoi je m'attendais. Le scénario est en effet loin de la classique Heroic Fantasy qui compose le gros du catalogue de l'éditeur. On évolue ici dans un registre foncièrement différent, et l'on s'intéresse au sort d'un groupe de six hommes débarqués de force sur la banquise. L'introduction sommairement expédiée, on fait connaissance avec ces anti-héros et la malchance qui viendra les hanter durant leur périple, qui se bornera en réalité à suivre leur disparition les uns après les autres, la cause du décès étant imputée à la chaman locale. Dans l'ensemble, je trouve que les auteurs n'ont pas fait un grand effort d'imagination. L'histoire n'est pas vraiment prenante - bien qu'elle se laisse lire - puisque le thème du "survivor" est un classique maintes fois exploité. Le fait d'ancrer son récit dans la banquise apporte certes un dépaysement bienvenu, notamment au niveau des lieux visités. L'exploration de la banquise se traduit donc par des paysages d'une blancheur caractérisée, de quelques yourtes et cabanes isolées qui seront la proie de nos bandits de grand chemin. Sur les personnages non plus, tout n'est pas rose. Le constat serait même noir au niveau de leur conscience puisque tous trainent derrière eux un passé peu glorieux. Composé majoritairement d'hommes virils, ripailleurs et peu courtois, le groupe se révèle être peu intéressant à suivre. Le manque de personnalité et d'interaction entre les personnages rend l'aventure moins plaisante à suivre. Se démarquera uniquement le grand méchant de l'histoire, un mercenaire cruel et fourbe, mais sans pour cela être attachant. Bref, les personnages sont vraiment loupés selon moi. Quant au dessin, on navigue entre le bon et le moins bon. Le trait de Christophe Gautier est parfois surchargé de coups de crayons, trop hachuré; à d'autres moments il est au contraire suffisamment dosé pour en mettre plein la vue. En revanche, je trouve que les jeux de lumière sont parfaitement réussis, ce qui assure une bonne lisibilité malgré une surabondance de traits. Somme toute, c'est une BD qui manque d'originalité et de punch. Malgré son nombre conséquent de pages si on le compare à la moyenne (80), il ne se passe au final pas grand chose, et le groupe d'hommes sur lequel on s'attarde n'est pas attachant du tout. Divertissant mais sans plus. Note finale: 2.5
Les Terres creuses - Carapaces
En parcourant vite fait les autres avis, je me suis rendu compte que j'ai dû passer à côté de quelque chose. Je me suis focalisé sur le premier degré sans chercher à voir autre chose que l'histoire primaire. Mais les frères Schuiten ne facilitent pas énormément la tâche au lecteur puisque le texte n'a pas une part conséquente dans la réflexion (et je préfère nettement les bavards aux muets). Dans les deux premières histoires, j'ai eu l'impression, comme le dit Erik, de vivre un rêve éveillé. Cet effet est sans nul doute imputable au splendide graphisme du frère François. Je pourrais rester un bon moment en admiration devant les planches des deux premières histoires. Malheureusement, les deux autres histoires ne m'ont pas transporté. Vides de sens ; et surtout une déception sur la dernière qui semblait prometteuse. J'ai le sentiment que le seul but de ces histoires consiste à nous faire découvrir des univers aux concepts dépaysants. Mais s'il n'y a pas d'histoire derrière, je ne vois pas d'intérêt.
30 jours de nuit
Avis portant sur le premier tome puisque je ne m'intéresserai pas à la suite: Tiens c'est ma première histoire de zombie en BD. Déjà pas fan de films d'horreur, c'est avec l'oeil du novice que j'ai découvert 30 jours de nuit sans même savoir de ce qu'il en relevait. Eh bien pas grand chose en réalité. L'horreur avec cet album, c'est que le scénario n'est pas très travaillé. Beaucoup trop linaire à mon goût. Le plan fomenté par les morts-vivants est assez facile à deviner dès le départ, ce qui évite malgré tout les pitoyables scènes d'appel à l'aide. Quant aux personnages, le seul qui revêt une légère importance à mes yeux est le grand chef des mort-vivants. Après son éclat de colère vers les 2/3 de l'histoire, j'ai cru que l'histoire allait enfin décoller, mais ce n'est au final qu'un soubresaut sans conséquence. A noter également la fin cucul la praline assez prévisible. Quant au dessin, il ne laissera personne indifférent. Il sort en effet des schémas classiques et tente avec plus ou moins de succès de nous plonger dans l'horreur. Concernant l'immersion c'est loupé puisque je me suis ennuyé, mais la prouesse technique est réussie. Malgré un départ catastrophique sur les visages des deux policiers, le dessin prend tout son essor et parvient à retranscrire assez bien le sentiment de crasse d'une ville en proie aux morts-vivants. Bref, à part le dessin, pas grand chose à sauver de ce premier album.
Noob
Tiens, une nouvelle déclinaison/parodie des MMORPG… C’est vrai qu’entre Le Donjon de Naheulbeuk, les adaptations officielles de WoW et les plagiats divers et variés, ça manquait… Je ne connais pas la série télévisuelle et internet dont c’est tiré, mais il paraît que c’est pas mal… Concernant cette BD, c’est vrai que quitte à faire du parodique, autant prendre des auteurs de la trempe de Tota et Cardona pour assurer la partie graphique… Le résultat n’est pas déplaisant, même si je les trouve moins « libérés » que sur Sentaï School par exemple… Quant aux « gags », eh bien je ne les trouve ni bons ni mauvais, simplement plats. Dans le même genre, La Quête des réponses a fait mieux il y a longtemps… On retrouve un peu l'ambiance potache qui règne sur certains jeux, mais ça s'arrête là. Bon point positif, ça m’a donné envie de me replonger dans Le Seigneur des Anneaux Online, pour vivre des aventures tout aussi palpitantes et rigolotes… Mais je ne replongerai pas.