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Couverture de la série La Belette
La Belette

Bof, J'avais lu Silence, du même auteur, qui m'a fait le même effet. On retrouve les mêmes thématiques d'ailleurs, ou plutôt les mêmes obsessions : l'angoisse de la ruralité, ses croyances, sa sorcellerie, ses frustrations aussi même si la sexualité est bien mal traitée ... ... Et surtout son nécessaire rejet des étrangers, excepté les "différents". Ceci explique l'entrée dans le récit d'un enfant autiste... sans qu'on comprenne vraiment le sens du concept. On retrouve aussi les mêmes tronches à tailler au couteau qui, il faut bien l'avouer ne me reviennent pas vraiment. C'est triste sans doute, mais j'ai beaucoup de mal à trouver le dessin expressif. Les visages n'expriment rien au regard du récit. Juste une constante laideur pour les uns et une constante pureté pour les autres. Le plus difficile reste alors de lire tout ce texte, qui reste long mais ne nous dit finalement pas grand chose. Et le récit est parfois très limite : Dès la troisième page on a le droit à un "oulala je la sens vraiment pas cette maison, il me fait peur ce village ... ". Aucune tension donc, ca m'a flingué le premier tiers de l'histoire ... Et la narration ne vaut pas toujours beaucoup mieux. Il faut finalement 6 cases pour faire tomber le curé. Dénouement tellement mal réalisé que ca en devient pathétique. Je suis sévère sans doute, mais vraiment le sortilège n'opère pas.

15/03/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Sudor Sudaca - Sueur de métèques
Sudor Sudaca - Sueur de métèques

Muñoz et Sampayo… Artistes majeurs de la diaspora argentine, à en croire les critiques… En ce qui me concerne, après la lecture de trois de leurs albums, je n’arrive toujours pas à accrocher. Pourtant ici c’est leur identité, ou plutôt la diversité qui fait leur identité (une diversité comparable à celle de la France, d’ailleurs) qui est au centre de ces récits. Tantôt il s'agira de la haine de la classe moyenne argentine, tantôt de la perte des repères de l'exilé, de la difficile question de l'identité déracinée, tantôt de souvenirs d'enfance mêlés à la réalité quotidienne... Las, l’hermétisme des histoires (il y en a même une qui extrêmement plate, ou alors avec un sous-texte très bien caché), allié au dessin toujours difficile à apprécier pour moi de Muñoz rendent l’ensemble vraiment inintéressant. Seule la dernière histoire, plus conséquente, présente un petit intérêt, mais pas vraiment d’un point de vue ethnologique.

15/03/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Les Rêves du fou
Les Rêves du fou

D’emblée l’ouvrage surprend, par ce format A3. De plus la couverture ne comporte pas de titre, il faut l’ouvrir pour le connaître. Chantal Montellier, se basant sur de nombreuses lectures, nous livre donc un récit mettant en scène Serge, sa situation dramatique à l’asile et sa vie intérieure, dans un kaléidoscope sans doute proche de ce que peut percevoir un psychotique. Interventions de sa mère morte, apparitions limites incestueuses de sa sœur strip-teaseuse, communication surréaliste avec les autres patients, interactions avec le personnel soignant, tout y est, dans un foutoir indescriptible. Cependant, à la manière de Montellier, enfin du moins de la façon dont je perçois ses bouquins, cela semble parfois un peu mou au niveau de la narration. A noter toutefois que l’auteure, une nouvelle fois, s’était attaquée à un fait de société intéressant, à savoir l’aliénation aggravée de personnes placées en institution pour justement des problèmes d’aliénation. Mais comme son propos –et ses revendications ?- reste très discret, qu’elle ne se contente que de montrer ou presque, cela tombe un peu à plat. Contrairement à d’autres ouvrages, c’est peu bavard. Et c’est dommage.

15/03/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Fétiches
Fétiches

Comme dans tout album collectif, il y a du bon, du moins bon. Ici les hommages sont diversifiés, de la simple illustration pleine planche au récit court de deux pages. Il y a de belles choses, comme les contributions de Bob et Johan de Moor, collaborateurs d’Hergé, des styles bien dans la ligne claire, comme Deliu ou Narès ; d’autres récits, au style très naïf, sont par contre très passables. Il est dommage que l’ensemble ne soit pas forcément signé, par contre… L'ensemble est à réserver aux tintinophiles...

15/03/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Le Masque de fer (Piffarerio)
Le Masque de fer (Piffarerio)

Voici donc une adaptation du troisième roman d’Alexandre Dumas mettant en scène les trois Mousquetaires, Le Vicomte de Bragelonne. Paolo Piffarerio s’est concentré sur l’histoire du masque de Fer, qui Louis XIV aurait donc fait emprisonner car c’était son frère jumeau. Une thèse connue, et au service de laquelle l’auteur met son dessin historique classique. Hélas, cela ne suffit pas à rendre le récit palpitant. La faute entre autres à une construction des cases un peu déstructurée, chaotique, sans véritable cohérence. C’est dommage, car comme je le disais Piffarerio bénéficie d’un trait d’une grande élégance, dans la mouvance d’un Fred Funcken, et malgré des couleurs criardes et vieillottes, c’est assez joli à regarder. Quant au récit, il se déroule sur un faux rythme qui en fait rapidement perdre l’intérêt.

15/03/2010 (modifier)
Couverture de la série Bouncer
Bouncer

La sortie de chaque nouvel opus du ‘Bouncer’ est un événement. À mon sens, cette série ne mérite pas un tel engouement. Notre joyeux manchot n’a en effet ni le charisme d’un Blueberry, ni la classe d’un Durango… Pour commencer, le dessin de Boucq ne me paraît pas très soigné. Ça ne m’a pas choqué outre mesure dans les deux premiers tomes, mais, par la suite, les visages, par exemple, deviennent souvent monstrueux, surtout pour les femmes, que Boucq a décidément bien du mal à rendre séduisantes… Quant aux décors, la plupart du temps, ils sont corrects, mais j’ai eu l’impression que dès que le dessinateur a l’opportunité de s’en passer, il la saisit. Avec pour conséquence de nombreuses cases sans le moindre décor ! Par ailleurs, les plans sont souvent trop serrés (dans la mesure où l’on ne sait pas dessiner les visages, sans doute serait-il judicieux d’éviter les gros plans sur ceux-ci…) Je termine le tome 7. Je ne prononce donc pas encore pour le troisième cycle. Permettez-moi tout de même de synthétiser l’intrigue, en insistant sur le deuxième cycle qui m’a paru particulièrement affligeant. [SPOILER] Bouncer est le fils d’une féroce prostituée de l’ouest et d’un indien mystique. Il est manchot, mais, puisqu’il a suivi un entraînement avec Crazy Butterfly (quel surnom ridicule !), il est balaise. Il parvient donc à désarmer ses adversaires, sans les blesser, simplement en tirant dans leur arme, comme Lucky Luke ! Il tombe amoureux d’une prostituée, mais elle le quitte, puis elle meurt. Ensuite, il rencontre une femme bourreau, qui pratique apparemment le karaté, et qui de surcroît est sadomaso. Malheureusement pour le Bouncer, elle veut tuer l’assassin de son père, un indien. Or, cet indien n’est autre que le père du Bouncer ! Et – attention au coup de théâtre – ça fait des années que le Bouncer côtoie son père sans le reconnaître. Comment lui en vouloir : l’indien était masqué !?! La femme bourreau, sadomaso, karatéka tue donc le vieil indien. Et c’est désormais le Bouncer qui reprend le flambeau et devient le gardien du territoire sacré, car – j’ai failli oublier de le préciser – la ville est en fait construite sur un ancien village indien qui a été massacré… [/SPOILER] Dans le genre « too much », je ne crois pas que l’on puisse faire pire comme scénario !!! Heureusement que, dans ‘Bouncer’, ça tiraille souvent à tout-va, que c’est plutôt violent et, partant, distrayant. Sans ça, cette série n'aurait vraiment aucun intérêt. (Je le précise quand même : je suis fan de western, à la base…)

15/03/2010 (modifier)
Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série Ultimates
Ultimates

J’avais commencé par bien apprécier le premier tome avec ses focus intéressants sur chacun des protagonistes, notamment les flash-backs sur le passé de Captain America ainsi que les faiblesses des super-héros rendus parfois égotiques, jaloux, colériques, bref plus humains en somme. Cela changeait du super-héros sans faille de comics classique uniquement caractérisé par ses supers pouvoirs. On était en face de personnages un peu plus fouillés et profonds. ----- Attention SPOLIER -------- Le tout servi par un scénario assez prenant d’infiltration extra-terrestre à l’échelle planétaire. Mais tout ceci est gâché par la fin de l’histoire de l’opus 2. Comment l’humanité s’en sort-elle ? Et bien c’est simple, pardi, il fallait y penser, Captain America va dire à Hulk que les extra-terrestres l’ont traité de Tarlouze => Hulk s’énerve et éclate tout les extra-terrestres. Merci pour cette brillante fin de scénario. A ce niveau, ce n’est plus de la facilité scénaristique ni de l’humour, je ne trouve pas de nom... ----- FIN SPOLIER -------- L’humour devrait être utilisé pour agrémenter une histoire et non l’appauvrir comme ici. Bref, encore une fois Millar (comme dans « The Authority ») gâche de bonnes idées et les talents d’un dessinateur émérite par des dialogues et des enchaînements vraiment grossiers et bourrins. Par ailleurs, je note encore une pique à l’égard des français (dans de nombreux comics), dans la bouche de Nick Fury cette fois-ci : Si je me rappelle bien « La France est un pays qui a élevé l’ingratitude au rang de qualité nationale » Sans commentaire. Pour conclure, ayant aimé la lecture du premier tome, celui-ci est crédité d’un 3. Ayant détesté le second qui gâche totalement l’ensemble de l’histoire, celui-ci sera crédité d'un 1 et l'achat global déconseillé.

14/03/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Beautiful Killer
Beautiful Killer

On nous annonçait une plongée dans l'espionnage entre James Bond et Arsène Lupin. Il n'en est absolument rien ! C'est plutôt encore une banale histoire de vengeance sur fond de pilules de rajeunissement. Le récit ne sera pas facile à suivre car on détecte difficilement les flash-backs. Par ailleurs, avec tous ces morts qui reviennent subitement à la vie, il y a de quoi s'y perdre ! On n'arrive pas à s'attacher véritablement à l'héroïne malgré la tragédie qui l'a frappée, à savoir la mort de ses parents et surtout malgré une narration introspective de celle-ci. C'est souvent violent mais le titre ne laissait aucun doute là-dessus. Oui, c'est une sacrée killer mais pas aussi beautiful que cela. Il faut dire que le graphisme laisse vraiment à désirer avec son côté résolument kitsch. L'ensemble n'est pas très réussi mais la lecture se passe plutôt bien. Pour le reste, les amateurs de thriller apprécieront sans doute.

14/03/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Otaku
Otaku

Je n'ai pas trop aimé car j'ai trouvé cela bien fade. Plus encore, je n'ai pas du tout adhéré à la vision de l'auteur. Un jeune couple de japonais assez branchés viennent en France pour nous donner la leçon sur leur art de vivre au milieu d'une société informatique voire cybernétique. J'ai été étonné de voir à quel point notre pays pouvait être perçu aussi misérablement par certains japonais : mauvaise bouffe (sic !), pays sale en comparaison à l'Allemagne, des grèves paralysantes partout et tout le temps etc... Bon, la préférence du vin à la bière est pleinement assumée. Cela m'a attristé plutôt que de me mettre mal à l'aise. Que l'héroïne aime bien se désaper devant tout le monde, toucher à la drogue ou encore s'offrir au premier venu en échange de petites attentions, je veux bien mais qu'elle ne vienne pas nous faire la morale ! Je suis un peu méchant mais c'est ce que j'ai ressenti réellement de cette lecture qui n'apporte pas grand chose au final. Je pensais avoir droit à un récit sur la robotique. Je m'aperçois qu'encore une fois, la couverture est bien trompeuse sur la marchandise.

14/03/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Coincoin l'homme manchot empereur
Coincoin l'homme manchot empereur

Il s'en passe des choses sur la banquise. C'est alors dommage de la quitter pour aller à Palm Beach se dorer la pilule. Le bonheur n'est jamais assez loin. Tout cela avait un côté fort sympa mais tellement décalé. A faire trop dans le particulier, on tombe dans des extrêmes. On a l'impression de suivre un gogol au pays des manchots. Or, même son ami le manchot est plus intelligent que lui. Les dialogues ne seront pas de haute volée. On sort de cette lecture avec une réelle impression de vide. Un bon point cependant pour le dessin dont le trait est plutôt précis et expressif.

13/03/2010 (modifier)