Bof. Enfin, ouaf.
Un petit personnage qui parle tout seul de sa condition de personnage de BD, qui aimerait s'échapper... Ca me dit quelque chose. Ca n'a pas été fait dans Le petit trombone illustré il y a 30 ou 40 ans ? Si hein. La seule "originalité" de cette oeuvre est en effet son format à l'italienne, qui ne se justifie pas vraiment.
Le dessin d'Algozzino est certes sympathique, et Bianco essaie d'en profiter pour le décliner un peu, mais là encore, rien de neuf sous le soleil, à part l'apparition de Titeuf dans les avatars d'Epictète...
Va chercher nonosse.
Cette histoire est mal dessinée et la narration est des plus confuses.
Pourtant je ne lui mets pas la note minimale car il y a une espèce de noirceur dans le récit qui parait réelle. L'histoire est cynique mais réaliste dans son déroulement. Le final rattrape bien l'ensemble.
Il y a bien mieux dans cette collection non formatée.
Je trouve le dessin assez fun et c'est ça qui m'a donné envie de lire cette BD.
Et bien je vais être un peu moins généreux que les avis précédents. C'est vrai que c'est complètement amoral, mais ce sujet ne m'a pas dérangé. Même si elle doit bien caricaturer un type de comportement qui existe, ça reste une BD, je sais faire la part des choses.
Je n'ai donc pas lu cet album en essayant de le voir comme une critique de ce type de comportement malsain, mais juste comme une fiction. Et je n'ai simplement pas trouvé ça passionnant les histoires de dragues et de plan cul de nos 2 adolescentes. C'est trop cliché (même si encore une fois, il doit y avoir un fond de vérité, hélas), je n'ai pas réussi à me plonger dedans, je n'ai pas eu envie de détester ces 2 jeunes filles, et non je n'ai pas trop envie de savoir comment cela va se finir et qui aura le dernier mot, ou enfin le dernier coup de b....
Il aura fallu attendre le 3ème tome avant qu’un avis soit contribuable
Tome 1 :
Tome 2 :
Tome 3 :
Le premier tome part sur des bases classiques et correctes, le groupe la recherche, le bestiaire fabuleux, les mystères, l’organisation louche… Ce tome introductif permet au lecteur une vraie immersion avec son univers et ses problématiques reprenant les clés du succès de Bételgeuse tout en apportant quelques particularités propres.
Le dessin se situe dans la droite veine des séries parentes, les héros toujours vivants reprennent du service et la mode vestimentaire ne change guère. Il parait inutile de revenir en détail sur les défauts et qualités graphiques, ce sont les mêmes que pour Bételgeuse ou Aldébaran. Pour ma part j’admire le bestiaire fantastique inspiré et trouve le reste plat. Le tome 1 trouve une jolie résonance dans le bestiaire et la flore, le tome 2 n’a que la faune et le 3 plus rien du tout.
Le scénario après 3 tomes se trouve considérablement atone. Si le tome introductif pouvait laisser espérer de jolies choses, les invraisemblances et l’enfant extraterrestre m’avaient sérieusement refroidi dans le second. Le troisième est un non événement qui n’apporte presque rien à l’histoire si ce n’est de diminuer le nombre de personnage du groupe. Les individus toujours aussi lisses m’exaspèrent, et ceux qui sont sensés être les poils à gratter apparaissent d’une superficialité si latente que l’excuse de l’immaturité ne tient même pas.
Au final, en l’état cette série n’arrive pas à renouveler les univers d’Aldébaran et Bételgeuse en gardant les mauvais côtés sans arriver à maintenir le lecteur dans une curiosité des univers pourtant parfois créatifs. Le tome 3 est un très mauvais cru, espérons pour la série que cela évolue, sinon la note minimale n’est pas à exclure à l’avenir. Honnêtement on a l’impression qu’après 3 tomes l’histoire n’a pas encore commencé, gageons que l’avenir apportera un peu de rythme, une historie fluide et non forcée et une créativité d’univers renouvelée.
Alexis le Trotteur est un homme qui a réellement existé et qui courait très vite. Évidemment, ses exploits ont été un peu exagérés et c'est un peu difficile de savoir ce qui est vrai ou non, mais ça ne l'empêche pas d'être entré dans le folklore québécois, sans doute à cause de son excentricité (il pensait qu'il était un cheval né sous une forme humaine !).
Dans les années 70 et 80, une bande dessinée sur lui est parue dans le magazine éducatif 'Vidéo-Presse'. Ça ne se base sur aucun fait historique et la bd est purement humoristique. J'ai lu des vieux exemplaires de Vidéo-Presse à la bibliothèque quand j'étais jeune et ça m'a bien fait rire.
Récemment, j'ai acheté, pas cher, un des quatre albums de Alexis le Trotteur et j'étais bien content parce que cela me permettrait de me rafraichir la mémoire et de pouvoir en parler sur BDthèque. Malheureusement, je ne me suis pas amusé en lisant l'album.
C'est typiquement le genre d'humour qui est rigolo lorsqu'on est jeune et qui ne fait plus rire à l'âge adulte. C'est de l'humour dans le genre tarte à la crème qui ne m'amuse plus du tout. Les histoires sont souvent répétitives : en gros, Alexis crée des catastrophes pendant 4 pages. Les récits sont parfaits dans Vidéo-Presse : c'est un petit moment de détente entre deux textes éducatifs, mais en album c'est lassant.
Les seules qualités que j'ai trouvées : le dessin est dynamique et Alexis est un personnage qui reste attachant malgré les défauts de ses aventures.
Il est à noter que les deux auteurs sont italiens. Si je ne me trompe pas, c'était une commande du magazine et non une création personnelle.
Recueil de courtes histoires parues à l’époque dans le journal de Tintin, ce Wen ne me convainc pas plus aujourd’hui qu’hier (enfin, qu’avant-hier, pour être plus exact).
La cause principale de mon rejet vient de la narration lymphatique de Stoquart. Dieu ! Que tout cela est mou ! Pourtant ces histoires fantastiques ne sont pas dépourvues d’une certaine atmosphère, d’une relative poésie, mais le manque de dynamisme est, pour moi, un écueil infranchissable.
En clair, je m’emmerde …
Et le dessin n’est pas de nature à modifier mon appréciation. Non qu’il soit mauvais, mais il est simplement dans l’air du temps … de ce temps-là. De plus, la précision n’est pas son fort, et la colorisation est, elle aussi, d’époque (et clairement, ce n’est pas ce qui se faisait de mieux à l’époque, déjà). Je retiendrai juste quelques créations graphiques réussie et, à nouveau, certains passages « d’ambiance » plutôt pas mal.
Bof, franchement bof …
Une série humoristique de plus, serais-je tenté d’écrire. L’univers du surf offre quelques stéréotypes exploités jusqu’à plus soif par cette série aux gags très convenus. Pour résumer : des spots secrets, des jolies filles (et des plans drague foireux), des techniques de surf plus ou moins efficaces, des gamelles, et un véhicule sympa pour promener le trio central (une vieille 2CV).
Le dessin est sympathique mais David Amorin se contente du minimum, négligeant beaucoup trop ses arrière-plans, souvent à peine ébauchés. Dommage car l’artiste a un agréable coup de crayon, dynamique et expressif.
Les personnages sont très stéréotypés et peu charismatiques. J’ai lu leurs aventures sans ennui réel mais sans passion non plus.
Après deux tomes, je pense que Stephane Margaria a fait le tour de la question.
Le Banquet, Platon... Ces noms éveilleront forcément des échos chez les Hellénistes et les étudiants en lettres classiques ou modernes. Les autres passeront leur chemin...
En effet il s'agit là de l'adaptation de l'un des plus fameux "Dialogues" de Platon. Celui-ci, comme les autres, met en scène Socrate, fameux philosophe d'Athènes et maître à penser du poète. Le cadre est ici la salle à manger d'Agathon, jeune homme riche qui se tourne vers la politique et qui invite de nombreuses personnalités pour des banquets. Couchés sur des lits, parfois à deux ou trois par couche, ceux-ci discutent, entre deux rasades d'alcools ou dégustation de fruits frais, de sujets divers. Ici l'un des leurs propose de disserter sur l'Amour, et de ses différentes formes. Chacun donne donc sa version, avant que l'on en arrive à Socrate, qui comme toujours réussira à faire admettre son point de vue par le dialogue, l'exemple et l'argument.
Ma lecture du Banquet commence à dater, mais je me souviens que c'était assez chiant et difficile à suivre. Il faut dire que dans la discussion l'Amour n'était pas que terrestre, mais aussi en direction des Dieux, ou bien en rapport avec l'homosexualité, des sujets que je ne maîtrisais pas vraiment. Ici l'adaptation me semble assez fidèle, les auteurs (PhilEos étant le pseudo d'un étudiant en Beaux-Arts et d'une helléniste confirmée) essayant de rendre le récit un peu plus vivant par quelques jeux scéniques (les mimiques de Socrate, l'arrivée théâtrale d'Alcibiade, son amant...). L'intérêt du Banquet échappera à 99% des lecteurs, le récit étant d'une chiantitude homérique, et la mise en abyme de celui-ci (machin raconte que truc raconte, ça devient vite lourd).
Le point positif de cet album est le graphisme tout particulier de PhilEos. Pour tout vous dire, je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà vu ça quelque part. Il est difficile à décrire, c'est pourquoi je vous invite à jeter un coup d'oeil sur la planche présente dans la galerie. Notons toutefois un encrage très marqué, qui donne aux personnages une dimension de silhouette plutôt que de volume. C'est assez original, et c'est pourquoi je mets une note de 2/5.
Encore une déception dans la collection Aire Libre. Quoique celle ci semble être généralisée.
Le postulat de départ est assez simple. Trois artistes sont nominés pour une bourse, et se rendent ainsi à Paris pour recevoir leur récompense. Une journaliste les approchera et ce sera alors le moyen de revenir sur le passé des trois artistes. On passera beaucoup plus de temps dans le passé que dans le présent, à explorer les "blessures secrètes" de ces trois artistes reconnus.
D'emblée, le dessin m'a plu. De la peinture assez simple avec un ajout de nuances pour éviter soigneusement les aplats, ça m'a paru sympathique et très lisible. Puis au fil de l'album, cette simplicité devient un peu monotone, et le dessin m'est paru moins esthétique qu'au départ.
Quant à l'histoire, on ne peut pas dire que ce soit très glorieux. En fait il ne se passe rien. C'est plat, vide, et malgré la quantité de texte et de pages, l'intrigue se borne à interviewer les trois artistes à tour de rôle. Le scénario se subdivise en réalité en trois branches qui correspondent au passé des artistes. Si les anecdotes étaient intéressantes ça aurait pu passer, mais l'auteur a voulu montrer dans cet album sa vision de l'Art. Inintéressant au possible puisque le message est, à mon sens, au ras des pâquerettes. Dans le présent, la journaliste ira de part et d'autre dans l'hôtel à seule fin de réaliser son reportage. Passionnant. Quant à la fin de l'histoire, c'est d'une naïveté incroyable. On pourrait même dire qu'il y a tromperie sur la marchandise au vu de tout le foin que nous fait l'auteur pour nous tenir en haleine sur la seule "scène d'action".
Pour revenir sur les personnages, il faut dire qu'ils manquent cruellement de consistance. En tant que points de focalisation du récit, ils sont très chiants. On pourrait même affirmer, avec un irrespect certain, qu'ils disent de la merde. Tout comme les personnages lambda que l'on croise et dont les bulles de pensée n'ont aucun sens excepté hacher le récit.
Bref, à l'instar de Ro, j'ai eu l'impression de lire une BD destinée aux "élites". Bavarde pour rien, personnages faussement intéressants, je n'attendais peut-être rien de cet album mais je n'y ai pas trouvé une once de satisfaction.
Quelle que soit l'origine, j'aime la bd. C'est parfois passionnant de découvrir celle qui vient des auteurs étrangers au continent européen. Tout le monde connait les comics américains ou encore les mangas japonais.
L'auteur Etgar Keret est très populaire dans son pays à savoir Israël. Il est devenu le porte-parole d'une génération désabusée qui refuse l'intégrisme religieux et l'état permanent de guerre. D'ailleurs, de ces nouvelles, se dégage en toile de fond le traumatisme de la guerre du Liban ou encore l'assassinat de Yitshak Rabin.
Pour le reste, on a droit à des scènes un peu contemplatives où il ne se passera pas grand chose. On est franchement à la limite de l'ennui. C'est dommage car il y aurait tant à dire !
J'ai trouvé son autre oeuvre, à savoir Pizzeria Kamikaze, que j'avais avisée, un peu plus inventive.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Épictète
Bof. Enfin, ouaf. Un petit personnage qui parle tout seul de sa condition de personnage de BD, qui aimerait s'échapper... Ca me dit quelque chose. Ca n'a pas été fait dans Le petit trombone illustré il y a 30 ou 40 ans ? Si hein. La seule "originalité" de cette oeuvre est en effet son format à l'italienne, qui ne se justifie pas vraiment. Le dessin d'Algozzino est certes sympathique, et Bianco essaie d'en profiter pour le décliner un peu, mais là encore, rien de neuf sous le soleil, à part l'apparition de Titeuf dans les avatars d'Epictète... Va chercher nonosse.
Puzzle
Cette histoire est mal dessinée et la narration est des plus confuses. Pourtant je ne lui mets pas la note minimale car il y a une espèce de noirceur dans le récit qui parait réelle. L'histoire est cynique mais réaliste dans son déroulement. Le final rattrape bien l'ensemble. Il y a bien mieux dans cette collection non formatée.
Le Sourire de la baby sitter
Je trouve le dessin assez fun et c'est ça qui m'a donné envie de lire cette BD. Et bien je vais être un peu moins généreux que les avis précédents. C'est vrai que c'est complètement amoral, mais ce sujet ne m'a pas dérangé. Même si elle doit bien caricaturer un type de comportement qui existe, ça reste une BD, je sais faire la part des choses. Je n'ai donc pas lu cet album en essayant de le voir comme une critique de ce type de comportement malsain, mais juste comme une fiction. Et je n'ai simplement pas trouvé ça passionnant les histoires de dragues et de plan cul de nos 2 adolescentes. C'est trop cliché (même si encore une fois, il doit y avoir un fond de vérité, hélas), je n'ai pas réussi à me plonger dedans, je n'ai pas eu envie de détester ces 2 jeunes filles, et non je n'ai pas trop envie de savoir comment cela va se finir et qui aura le dernier mot, ou enfin le dernier coup de b....
Antarès
Il aura fallu attendre le 3ème tome avant qu’un avis soit contribuable Tome 1 :
Tome 2 :
Tome 3 :
Le premier tome part sur des bases classiques et correctes, le groupe la recherche, le bestiaire fabuleux, les mystères, l’organisation louche… Ce tome introductif permet au lecteur une vraie immersion avec son univers et ses problématiques reprenant les clés du succès de Bételgeuse tout en apportant quelques particularités propres.
Le dessin se situe dans la droite veine des séries parentes, les héros toujours vivants reprennent du service et la mode vestimentaire ne change guère. Il parait inutile de revenir en détail sur les défauts et qualités graphiques, ce sont les mêmes que pour Bételgeuse ou Aldébaran. Pour ma part j’admire le bestiaire fantastique inspiré et trouve le reste plat. Le tome 1 trouve une jolie résonance dans le bestiaire et la flore, le tome 2 n’a que la faune et le 3 plus rien du tout.
Le scénario après 3 tomes se trouve considérablement atone. Si le tome introductif pouvait laisser espérer de jolies choses, les invraisemblances et l’enfant extraterrestre m’avaient sérieusement refroidi dans le second. Le troisième est un non événement qui n’apporte presque rien à l’histoire si ce n’est de diminuer le nombre de personnage du groupe. Les individus toujours aussi lisses m’exaspèrent, et ceux qui sont sensés être les poils à gratter apparaissent d’une superficialité si latente que l’excuse de l’immaturité ne tient même pas.
Au final, en l’état cette série n’arrive pas à renouveler les univers d’Aldébaran et Bételgeuse en gardant les mauvais côtés sans arriver à maintenir le lecteur dans une curiosité des univers pourtant parfois créatifs. Le tome 3 est un très mauvais cru, espérons pour la série que cela évolue, sinon la note minimale n’est pas à exclure à l’avenir. Honnêtement on a l’impression qu’après 3 tomes l’histoire n’a pas encore commencé, gageons que l’avenir apportera un peu de rythme, une historie fluide et non forcée et une créativité d’univers renouvelée.
Alexis le Trotteur
Alexis le Trotteur est un homme qui a réellement existé et qui courait très vite. Évidemment, ses exploits ont été un peu exagérés et c'est un peu difficile de savoir ce qui est vrai ou non, mais ça ne l'empêche pas d'être entré dans le folklore québécois, sans doute à cause de son excentricité (il pensait qu'il était un cheval né sous une forme humaine !). Dans les années 70 et 80, une bande dessinée sur lui est parue dans le magazine éducatif 'Vidéo-Presse'. Ça ne se base sur aucun fait historique et la bd est purement humoristique. J'ai lu des vieux exemplaires de Vidéo-Presse à la bibliothèque quand j'étais jeune et ça m'a bien fait rire. Récemment, j'ai acheté, pas cher, un des quatre albums de Alexis le Trotteur et j'étais bien content parce que cela me permettrait de me rafraichir la mémoire et de pouvoir en parler sur BDthèque. Malheureusement, je ne me suis pas amusé en lisant l'album. C'est typiquement le genre d'humour qui est rigolo lorsqu'on est jeune et qui ne fait plus rire à l'âge adulte. C'est de l'humour dans le genre tarte à la crème qui ne m'amuse plus du tout. Les histoires sont souvent répétitives : en gros, Alexis crée des catastrophes pendant 4 pages. Les récits sont parfaits dans Vidéo-Presse : c'est un petit moment de détente entre deux textes éducatifs, mais en album c'est lassant. Les seules qualités que j'ai trouvées : le dessin est dynamique et Alexis est un personnage qui reste attachant malgré les défauts de ses aventures. Il est à noter que les deux auteurs sont italiens. Si je ne me trompe pas, c'était une commande du magazine et non une création personnelle.
Wen
Recueil de courtes histoires parues à l’époque dans le journal de Tintin, ce Wen ne me convainc pas plus aujourd’hui qu’hier (enfin, qu’avant-hier, pour être plus exact). La cause principale de mon rejet vient de la narration lymphatique de Stoquart. Dieu ! Que tout cela est mou ! Pourtant ces histoires fantastiques ne sont pas dépourvues d’une certaine atmosphère, d’une relative poésie, mais le manque de dynamisme est, pour moi, un écueil infranchissable. En clair, je m’emmerde … Et le dessin n’est pas de nature à modifier mon appréciation. Non qu’il soit mauvais, mais il est simplement dans l’air du temps … de ce temps-là. De plus, la précision n’est pas son fort, et la colorisation est, elle aussi, d’époque (et clairement, ce n’est pas ce qui se faisait de mieux à l’époque, déjà). Je retiendrai juste quelques créations graphiques réussie et, à nouveau, certains passages « d’ambiance » plutôt pas mal. Bof, franchement bof …
Crazy Trip
Une série humoristique de plus, serais-je tenté d’écrire. L’univers du surf offre quelques stéréotypes exploités jusqu’à plus soif par cette série aux gags très convenus. Pour résumer : des spots secrets, des jolies filles (et des plans drague foireux), des techniques de surf plus ou moins efficaces, des gamelles, et un véhicule sympa pour promener le trio central (une vieille 2CV). Le dessin est sympathique mais David Amorin se contente du minimum, négligeant beaucoup trop ses arrière-plans, souvent à peine ébauchés. Dommage car l’artiste a un agréable coup de crayon, dynamique et expressif. Les personnages sont très stéréotypés et peu charismatiques. J’ai lu leurs aventures sans ennui réel mais sans passion non plus. Après deux tomes, je pense que Stephane Margaria a fait le tour de la question.
Le Banquet de Platon
Le Banquet, Platon... Ces noms éveilleront forcément des échos chez les Hellénistes et les étudiants en lettres classiques ou modernes. Les autres passeront leur chemin... En effet il s'agit là de l'adaptation de l'un des plus fameux "Dialogues" de Platon. Celui-ci, comme les autres, met en scène Socrate, fameux philosophe d'Athènes et maître à penser du poète. Le cadre est ici la salle à manger d'Agathon, jeune homme riche qui se tourne vers la politique et qui invite de nombreuses personnalités pour des banquets. Couchés sur des lits, parfois à deux ou trois par couche, ceux-ci discutent, entre deux rasades d'alcools ou dégustation de fruits frais, de sujets divers. Ici l'un des leurs propose de disserter sur l'Amour, et de ses différentes formes. Chacun donne donc sa version, avant que l'on en arrive à Socrate, qui comme toujours réussira à faire admettre son point de vue par le dialogue, l'exemple et l'argument. Ma lecture du Banquet commence à dater, mais je me souviens que c'était assez chiant et difficile à suivre. Il faut dire que dans la discussion l'Amour n'était pas que terrestre, mais aussi en direction des Dieux, ou bien en rapport avec l'homosexualité, des sujets que je ne maîtrisais pas vraiment. Ici l'adaptation me semble assez fidèle, les auteurs (PhilEos étant le pseudo d'un étudiant en Beaux-Arts et d'une helléniste confirmée) essayant de rendre le récit un peu plus vivant par quelques jeux scéniques (les mimiques de Socrate, l'arrivée théâtrale d'Alcibiade, son amant...). L'intérêt du Banquet échappera à 99% des lecteurs, le récit étant d'une chiantitude homérique, et la mise en abyme de celui-ci (machin raconte que truc raconte, ça devient vite lourd). Le point positif de cet album est le graphisme tout particulier de PhilEos. Pour tout vous dire, je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà vu ça quelque part. Il est difficile à décrire, c'est pourquoi je vous invite à jeter un coup d'oeil sur la planche présente dans la galerie. Notons toutefois un encrage très marqué, qui donne aux personnages une dimension de silhouette plutôt que de volume. C'est assez original, et c'est pourquoi je mets une note de 2/5.
Trois artistes à Paris
Encore une déception dans la collection Aire Libre. Quoique celle ci semble être généralisée. Le postulat de départ est assez simple. Trois artistes sont nominés pour une bourse, et se rendent ainsi à Paris pour recevoir leur récompense. Une journaliste les approchera et ce sera alors le moyen de revenir sur le passé des trois artistes. On passera beaucoup plus de temps dans le passé que dans le présent, à explorer les "blessures secrètes" de ces trois artistes reconnus. D'emblée, le dessin m'a plu. De la peinture assez simple avec un ajout de nuances pour éviter soigneusement les aplats, ça m'a paru sympathique et très lisible. Puis au fil de l'album, cette simplicité devient un peu monotone, et le dessin m'est paru moins esthétique qu'au départ. Quant à l'histoire, on ne peut pas dire que ce soit très glorieux. En fait il ne se passe rien. C'est plat, vide, et malgré la quantité de texte et de pages, l'intrigue se borne à interviewer les trois artistes à tour de rôle. Le scénario se subdivise en réalité en trois branches qui correspondent au passé des artistes. Si les anecdotes étaient intéressantes ça aurait pu passer, mais l'auteur a voulu montrer dans cet album sa vision de l'Art. Inintéressant au possible puisque le message est, à mon sens, au ras des pâquerettes. Dans le présent, la journaliste ira de part et d'autre dans l'hôtel à seule fin de réaliser son reportage. Passionnant. Quant à la fin de l'histoire, c'est d'une naïveté incroyable. On pourrait même dire qu'il y a tromperie sur la marchandise au vu de tout le foin que nous fait l'auteur pour nous tenir en haleine sur la seule "scène d'action". Pour revenir sur les personnages, il faut dire qu'ils manquent cruellement de consistance. En tant que points de focalisation du récit, ils sont très chiants. On pourrait même affirmer, avec un irrespect certain, qu'ils disent de la merde. Tout comme les personnages lambda que l'on croise et dont les bulles de pensée n'ont aucun sens excepté hacher le récit. Bref, à l'instar de Ro, j'ai eu l'impression de lire une BD destinée aux "élites". Bavarde pour rien, personnages faussement intéressants, je n'attendais peut-être rien de cet album mais je n'y ai pas trouvé une once de satisfaction.
La Journée de la Terre
Quelle que soit l'origine, j'aime la bd. C'est parfois passionnant de découvrir celle qui vient des auteurs étrangers au continent européen. Tout le monde connait les comics américains ou encore les mangas japonais. L'auteur Etgar Keret est très populaire dans son pays à savoir Israël. Il est devenu le porte-parole d'une génération désabusée qui refuse l'intégrisme religieux et l'état permanent de guerre. D'ailleurs, de ces nouvelles, se dégage en toile de fond le traumatisme de la guerre du Liban ou encore l'assassinat de Yitshak Rabin. Pour le reste, on a droit à des scènes un peu contemplatives où il ne se passera pas grand chose. On est franchement à la limite de l'ennui. C'est dommage car il y aurait tant à dire ! J'ai trouvé son autre oeuvre, à savoir Pizzeria Kamikaze, que j'avais avisée, un peu plus inventive.