Claire Bretécher fait partie de ces auteures qui illustrèrent avec talent une certaine époque. Malheureusement, avec le recul, ses albums nous paraissent aujourd’hui extrêmement démodés. « Les mères » n’échappe pas au phénomène et cette vision de la grossesse m’est apparue on ne peut plus archaïque.
Cependant, si on se replace dans le contexte de l’époque, les observations sont pertinentes et, parfois, drôles. Mais le style de l’époque est également très bavard et ça, à l’heure actuelle, ça a du mal à passer chez moi. Le deuxième gag, d’ailleurs, qui s’étale sur un nombre incalculable de planches, m’est apparu on ne peut plus soporifique.
Certains gags sont, également, mal construits et je n’en ai pas toujours compris la chute.
Au niveau graphique, le style Bretécher est proche du dessin de presse. C’est vif, spontané, expressif mais ni précis ni toujours très clair.
Bof, quoi. A lire si vous voulez savoir comment hommes et femmes abordaient l’idée de la maternité il y a un demi-siècle.
J’aime énormément Mamette du même auteur et je me suis risqué dans cette série avec un apriori positif.
Malheureusement, j’ai trouvé que cette série, qui s’adresse avant tout à de très jeunes lecteurs, tombe trop souvent dans le gag facile. Le monde des insectes n’est qu’un prétexte à la création de gags qui n’exploitent que peu ou prou les particularités de ce microcosme. Je me demande, d’autre part, ce qu’une chauve-souris vient faire au milieu de tous ces insectes. A titre d’info, une chauve-souris, c’est plus grand qu’une mouche et cela se nourrit … d’insectes.
Au risque d’encore faire mon ancien combattant, je ne peux m’empêcher de penser qu’une œuvre destinée à de jeunes enfants ne doit jamais perdre de vue sa dimension éducative. Et je reste convaincu qu’il y a moyen de combiner humour et apprentissage. Avec son univers peuplé d’insectes, Nob disposait de tous les atouts pour y parvenir. Il s’en passe, tombe dans la facilité, et je ne peux que le regretter.
Restent des gags parfois sympathiques servis par un dessin qui évolue bien au fil des tomes et qui exploite des personnages parfois charismatiques (à défaut de ressembler à des insectes).
Décevant, tant j’avais l’impression qu’il y avait moyen de faire mieux en exploitant d’une manière plus pertinente (et plus réaliste) l’univers évoqué.
J’éprouve souvent des difficultés avec les œuvres traduites, me demandant souvent si ce que je lis est exactement ce que l’auteur a voulu dire. Dans cet album, plus d’une fois, cette impression s’est imposée à moi. Certains dialogues me sont apparus hors sujet, créant chez moi un certain désintérêt, que le récit, en lui-même, n’est pas parvenu à effacer.
Je ne retiendrai de ce récit que trois portraits d’artiste originaux, qui explorent avec un certain talent le mystère qui se cache derrière le génie de la création. Et si les artistes présentés ne sont pas, eux-mêmes, très intéressants (tant ils font montre de suffisance, de mépris et d’égocentrisme), les raisons qui les ont poussés à développer leur art me sont apparues dignes d’intérêt.
Le personnage principal, une journaliste qui réalise un article sur ces artistes, m'a semblé sans aucun charisme. Elle m’irrite par plus d’un côté tant, elle aussi, ramène tout à elle. Tous les personnages (même les secondaires et les anecdotiques) m’ont énervé par leur nombrilisme, ce qui a donné un goût d’absurde à un final qui se veut plus ouvert vers l’autre.
Le dessin de Zarate m’a peu convaincu, lui aussi. Il n’est pas mauvais mais je l’ai trouvé très vide et « fluctuant ». Les personnages se reconnaissent avant tout grâce à leurs coiffures (surtout le pianiste et l’écrivain) et, à l’occasion, il m’a vraiment fallut regarder à deux fois pour comprendre ce qui était dessiné.
Franchement dispensable !
Petite ou grosse déception…, je m'attendais à quelque chose de plus noir,de plus cynique et surtout de beaucoup plus drôle dans l'humour noir. L'auteur y met une scène de cannibalisme pour essayer de taper dans le sadisme le plus total mais elle m'a laissée totalement indifférente, je ne l'ai pas trouvée trash du tout, l'effet est donc raté. Seuls les déboires de la souris sont intéressants et tapent un peu plus dans la méchanceté et la noirceur.
Les aventures de notre chanceux bonhomme ne sont ni très folichonnes ni prenantes et la plupart du temps assez plates. J'ai avancé dans ma lecture juste pour tomber sur les scènes de la souris, mais elles ne sont qu'un complément à l'histoire principale et peu nombreuses, j'ai eu bien peu de choses pour me régaler.
La chute est un peu inattendue mais je suis là encore restée indifférente, d'autant que j'aurais préféré une fin bien corsée en noirceur, ce qui n'est pas le cas du tout, c'est un happy end et c'est décevant.
Le problème avec les BD collectives réside toujours dans la disparité des récits proposés.
Cette disparité est surtout criante au niveau des graphismes, où chacun trouvera à redire mais devrait également trouver un style qui lui plait.
Pour les scenarii, on a souvent du déjà vu, je regrette le manque de développement de certains, en fait ils s'apparentent à des courtes nouvelles.
L'ensemble se lit mais n'apporte pas le plaisir que l'on attend à juste titre.
Plus que dispensable.
Après la lecture du premier tome.
"Le Banni", c'est une espèce de débauche graphique desservant un scénario faible à la narration poussive. Mais le dessin m'a gavé au bout d'un moment. C'est surfait, trop de choses débouchant sur un ensemble indigeste.
L'histoire est curieusement construite, rendant ma lecture presque déplaisante.
Il semblait y avoir beaucoup d'ingrédients pour me plaire dans cette BD mais ma note parle d'elle même, je me suis ennuyé.
Je pense que cette série est surcotée, dès que l'on prend un peu de recul et qu'on analyse ce qu'il reste d'une lecture, le constat est amer.
Après la lecture du premier tome.
De la même collection que Sherlock Holmes et les vampires de Londres, "Mister Hyde contre Frankenstein" offre un intérêt graphique à défaut d'être scénaristique. Ce tome introductif d'un diptyque m'a paru vide. 46 pages pour pas grand chose, il faut espérer que dans le T2 les auteurs auront de la matière à fournir aux lecteurs sinon la série passera rapidement aux oubliettes.
Pour le dessin est très beau, détaillé et colorié sobrement. On retrouve le même style que dans la première série de la collection citée précédemment.
En l'état je suis déçu mais je lirai le second tome car le dessin me plait et que le second tome ne peut qu'être meilleur...
J’ai trouvé par hasard ce tome en septembre 2008, à 2€, chez Cora. C’est un série abandonnée, vu qu’il n’y a eu qu’un tome, et totalement inconnue. Bon, déjà, je ne suis pas fan de la science fiction, sauf pour Akira, Kookaburra ou Yoko Tsuno. Nous sommes en compagnie de Japper Jack, son fils Binoclet, sa fille Tina, le robot Drill et le singe Lordinn, qui atterrissent sur la planète Ka à cause d’un problème de vaisseau. On pourrait s’attendre à une grande saga du genre, mais non. Les dessins sont assez jolis même si ce n’est pas mon style. Le fait que les cases soient si grandes m’a surpris et gêné. Les couleurs sont un peu trop foncées, dans les teintes marron-noir, bref, je suis assez mitigé.
Occupons nous du scénario, maintenant. Bon, c’est un peu banal, et je n’éprouve aucune sympathie pour les personnages. Et la pompe à climat, thème central du tome, n’est présente qu’à la fin ! Non, vraiment, il n’y a rien d’original dans cette série qui a du très mal se vendre pour être abandonnée de la sorte !
A éviter, c’est une série SF sans personnalité.
J’ai remédié avec cette lecture à une carence : celle de n’avoir pas encore avisé cette série pourtant emblématique d’une nouvelle vague de bd science-fiction à atmosphère pesante.
Je n’avais absolument pas d’a priori négatif en commençant cette découverte. Je me suis dit que j’allais m’accrocher car la lecture s’avérait plutôt difficile. Je ne suis pas du genre à abandonner facilement même si le début n’était pas vraiment ce que j’attendais. Non, je suis plutôt du genre à m’infliger les pires tortures de lecture jusqu’au bout pour pouvoir délivrer un avis en toute connaissance de cause et loin du reproche légitime de n’avoir pas terminé ce que j’ai commencé. Je crois que l’œuvre doit être jugée que si on la lit dans son intégralité pour pouvoir donner un avis valable, exception faite des séries à rallonge. C’est la règle : il faut la respecter.
On se voit bombardé dans cette lecture d’une multitude de personnages qu’on va suivre au cours d’une mission périlleuse sur une planète où il fait visiblement très froid. Quelque chose de mystérieux attaque les membres de cet équipage les uns après les autres. Le rythme ainsi que la progression de l’histoire seront très lents. On se dit que les auteurs ont voulu conférer une dimension plutôt psychologique à cette œuvre. Cependant, les dialogues ne sont franchement pas intéressants. Et finalement, il n’y a véritablement aucun personnage attachant. Ils sont froids et inexpressifs à l’image de cette planète glacière désertique. Même les scènes d’actions sont plutôt statiques. Je n’ai rien ressenti de terrifiant. Ce n’est franchement pas ce qu’on pouvait attendre !
Par ailleurs, l’une des trouvailles des auteurs était d’insérer des images venant de la littérature et du cinéma terrien de notre époque. Franchement, c’est comme un cheveu sur la soupe : réellement inopportun car vide de sens… Cela me rappelle ces bandes dessinées vaguement pseudo-intellectuelles. Honnêtement, je ne comprends pas tout le battage qu’il y avait autour de cette série qui ne me marquera pas.
Nous voici en présence d'une BD oubliée très kitsch gentillette à la Tintin.
Alors qu'est-ce que ça vaut ? Le dessin c'est de la ligne claire hyper simple et épuré (jusque-là normal) mais pas vraiment maîtrisé, désuète, kitsch, bien loin d'un Hergé. Les personnages font figés, les perspectives pas toujours respectées, les couleurs pâles, le héros changeant du début jusqu’à la fin de l'album. C'est rempli de défauts, c'est dur de tous les énumérer.
Le scénario est classique, bateau, invraisemblable, pas prenant. La fin est convenue, pas surprenante. Les personnages ne sont en aucun cas sympathiques. Le dessin et le scénario se ressemblent : ils ne sont pas maîtrisés.
Une BD qui se lit avec un profond ennui.
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Les Mères
Claire Bretécher fait partie de ces auteures qui illustrèrent avec talent une certaine époque. Malheureusement, avec le recul, ses albums nous paraissent aujourd’hui extrêmement démodés. « Les mères » n’échappe pas au phénomène et cette vision de la grossesse m’est apparue on ne peut plus archaïque. Cependant, si on se replace dans le contexte de l’époque, les observations sont pertinentes et, parfois, drôles. Mais le style de l’époque est également très bavard et ça, à l’heure actuelle, ça a du mal à passer chez moi. Le deuxième gag, d’ailleurs, qui s’étale sur un nombre incalculable de planches, m’est apparu on ne peut plus soporifique. Certains gags sont, également, mal construits et je n’en ai pas toujours compris la chute. Au niveau graphique, le style Bretécher est proche du dessin de presse. C’est vif, spontané, expressif mais ni précis ni toujours très clair. Bof, quoi. A lire si vous voulez savoir comment hommes et femmes abordaient l’idée de la maternité il y a un demi-siècle.
Bogzzz
J’aime énormément Mamette du même auteur et je me suis risqué dans cette série avec un apriori positif. Malheureusement, j’ai trouvé que cette série, qui s’adresse avant tout à de très jeunes lecteurs, tombe trop souvent dans le gag facile. Le monde des insectes n’est qu’un prétexte à la création de gags qui n’exploitent que peu ou prou les particularités de ce microcosme. Je me demande, d’autre part, ce qu’une chauve-souris vient faire au milieu de tous ces insectes. A titre d’info, une chauve-souris, c’est plus grand qu’une mouche et cela se nourrit … d’insectes. Au risque d’encore faire mon ancien combattant, je ne peux m’empêcher de penser qu’une œuvre destinée à de jeunes enfants ne doit jamais perdre de vue sa dimension éducative. Et je reste convaincu qu’il y a moyen de combiner humour et apprentissage. Avec son univers peuplé d’insectes, Nob disposait de tous les atouts pour y parvenir. Il s’en passe, tombe dans la facilité, et je ne peux que le regretter. Restent des gags parfois sympathiques servis par un dessin qui évolue bien au fil des tomes et qui exploite des personnages parfois charismatiques (à défaut de ressembler à des insectes). Décevant, tant j’avais l’impression qu’il y avait moyen de faire mieux en exploitant d’une manière plus pertinente (et plus réaliste) l’univers évoqué.
Trois artistes à Paris
J’éprouve souvent des difficultés avec les œuvres traduites, me demandant souvent si ce que je lis est exactement ce que l’auteur a voulu dire. Dans cet album, plus d’une fois, cette impression s’est imposée à moi. Certains dialogues me sont apparus hors sujet, créant chez moi un certain désintérêt, que le récit, en lui-même, n’est pas parvenu à effacer. Je ne retiendrai de ce récit que trois portraits d’artiste originaux, qui explorent avec un certain talent le mystère qui se cache derrière le génie de la création. Et si les artistes présentés ne sont pas, eux-mêmes, très intéressants (tant ils font montre de suffisance, de mépris et d’égocentrisme), les raisons qui les ont poussés à développer leur art me sont apparues dignes d’intérêt. Le personnage principal, une journaliste qui réalise un article sur ces artistes, m'a semblé sans aucun charisme. Elle m’irrite par plus d’un côté tant, elle aussi, ramène tout à elle. Tous les personnages (même les secondaires et les anecdotiques) m’ont énervé par leur nombrilisme, ce qui a donné un goût d’absurde à un final qui se veut plus ouvert vers l’autre. Le dessin de Zarate m’a peu convaincu, lui aussi. Il n’est pas mauvais mais je l’ai trouvé très vide et « fluctuant ». Les personnages se reconnaissent avant tout grâce à leurs coiffures (surtout le pianiste et l’écrivain) et, à l’occasion, il m’a vraiment fallut regarder à deux fois pour comprendre ce qui était dessiné. Franchement dispensable !
Le Gros Lot
Petite ou grosse déception…, je m'attendais à quelque chose de plus noir,de plus cynique et surtout de beaucoup plus drôle dans l'humour noir. L'auteur y met une scène de cannibalisme pour essayer de taper dans le sadisme le plus total mais elle m'a laissée totalement indifférente, je ne l'ai pas trouvée trash du tout, l'effet est donc raté. Seuls les déboires de la souris sont intéressants et tapent un peu plus dans la méchanceté et la noirceur. Les aventures de notre chanceux bonhomme ne sont ni très folichonnes ni prenantes et la plupart du temps assez plates. J'ai avancé dans ma lecture juste pour tomber sur les scènes de la souris, mais elles ne sont qu'un complément à l'histoire principale et peu nombreuses, j'ai eu bien peu de choses pour me régaler. La chute est un peu inattendue mais je suis là encore restée indifférente, d'autant que j'aurais préféré une fin bien corsée en noirceur, ce qui n'est pas le cas du tout, c'est un happy end et c'est décevant.
Hanté (Soleil)
Le problème avec les BD collectives réside toujours dans la disparité des récits proposés. Cette disparité est surtout criante au niveau des graphismes, où chacun trouvera à redire mais devrait également trouver un style qui lui plait. Pour les scenarii, on a souvent du déjà vu, je regrette le manque de développement de certains, en fait ils s'apparentent à des courtes nouvelles. L'ensemble se lit mais n'apporte pas le plaisir que l'on attend à juste titre. Plus que dispensable.
Le Banni
Après la lecture du premier tome. "Le Banni", c'est une espèce de débauche graphique desservant un scénario faible à la narration poussive. Mais le dessin m'a gavé au bout d'un moment. C'est surfait, trop de choses débouchant sur un ensemble indigeste. L'histoire est curieusement construite, rendant ma lecture presque déplaisante. Il semblait y avoir beaucoup d'ingrédients pour me plaire dans cette BD mais ma note parle d'elle même, je me suis ennuyé. Je pense que cette série est surcotée, dès que l'on prend un peu de recul et qu'on analyse ce qu'il reste d'une lecture, le constat est amer.
Mister Hyde contre Frankenstein
Après la lecture du premier tome. De la même collection que Sherlock Holmes et les vampires de Londres, "Mister Hyde contre Frankenstein" offre un intérêt graphique à défaut d'être scénaristique. Ce tome introductif d'un diptyque m'a paru vide. 46 pages pour pas grand chose, il faut espérer que dans le T2 les auteurs auront de la matière à fournir aux lecteurs sinon la série passera rapidement aux oubliettes. Pour le dessin est très beau, détaillé et colorié sobrement. On retrouve le même style que dans la première série de la collection citée précédemment. En l'état je suis déçu mais je lirai le second tome car le dessin me plait et que le second tome ne peut qu'être meilleur...
L'Odyssée de Japper Jack
J’ai trouvé par hasard ce tome en septembre 2008, à 2€, chez Cora. C’est un série abandonnée, vu qu’il n’y a eu qu’un tome, et totalement inconnue. Bon, déjà, je ne suis pas fan de la science fiction, sauf pour Akira, Kookaburra ou Yoko Tsuno. Nous sommes en compagnie de Japper Jack, son fils Binoclet, sa fille Tina, le robot Drill et le singe Lordinn, qui atterrissent sur la planète Ka à cause d’un problème de vaisseau. On pourrait s’attendre à une grande saga du genre, mais non. Les dessins sont assez jolis même si ce n’est pas mon style. Le fait que les cases soient si grandes m’a surpris et gêné. Les couleurs sont un peu trop foncées, dans les teintes marron-noir, bref, je suis assez mitigé. Occupons nous du scénario, maintenant. Bon, c’est un peu banal, et je n’éprouve aucune sympathie pour les personnages. Et la pompe à climat, thème central du tome, n’est présente qu’à la fin ! Non, vraiment, il n’y a rien d’original dans cette série qui a du très mal se vendre pour être abandonnée de la sorte ! A éviter, c’est une série SF sans personnalité.
Zéro absolu
J’ai remédié avec cette lecture à une carence : celle de n’avoir pas encore avisé cette série pourtant emblématique d’une nouvelle vague de bd science-fiction à atmosphère pesante. Je n’avais absolument pas d’a priori négatif en commençant cette découverte. Je me suis dit que j’allais m’accrocher car la lecture s’avérait plutôt difficile. Je ne suis pas du genre à abandonner facilement même si le début n’était pas vraiment ce que j’attendais. Non, je suis plutôt du genre à m’infliger les pires tortures de lecture jusqu’au bout pour pouvoir délivrer un avis en toute connaissance de cause et loin du reproche légitime de n’avoir pas terminé ce que j’ai commencé. Je crois que l’œuvre doit être jugée que si on la lit dans son intégralité pour pouvoir donner un avis valable, exception faite des séries à rallonge. C’est la règle : il faut la respecter. On se voit bombardé dans cette lecture d’une multitude de personnages qu’on va suivre au cours d’une mission périlleuse sur une planète où il fait visiblement très froid. Quelque chose de mystérieux attaque les membres de cet équipage les uns après les autres. Le rythme ainsi que la progression de l’histoire seront très lents. On se dit que les auteurs ont voulu conférer une dimension plutôt psychologique à cette œuvre. Cependant, les dialogues ne sont franchement pas intéressants. Et finalement, il n’y a véritablement aucun personnage attachant. Ils sont froids et inexpressifs à l’image de cette planète glacière désertique. Même les scènes d’actions sont plutôt statiques. Je n’ai rien ressenti de terrifiant. Ce n’est franchement pas ce qu’on pouvait attendre ! Par ailleurs, l’une des trouvailles des auteurs était d’insérer des images venant de la littérature et du cinéma terrien de notre époque. Franchement, c’est comme un cheveu sur la soupe : réellement inopportun car vide de sens… Cela me rappelle ces bandes dessinées vaguement pseudo-intellectuelles. Honnêtement, je ne comprends pas tout le battage qu’il y avait autour de cette série qui ne me marquera pas.
Oscar Lombardo et le savon de Marseille
Nous voici en présence d'une BD oubliée très kitsch gentillette à la Tintin. Alors qu'est-ce que ça vaut ? Le dessin c'est de la ligne claire hyper simple et épuré (jusque-là normal) mais pas vraiment maîtrisé, désuète, kitsch, bien loin d'un Hergé. Les personnages font figés, les perspectives pas toujours respectées, les couleurs pâles, le héros changeant du début jusqu’à la fin de l'album. C'est rempli de défauts, c'est dur de tous les énumérer. Le scénario est classique, bateau, invraisemblable, pas prenant. La fin est convenue, pas surprenante. Les personnages ne sont en aucun cas sympathiques. Le dessin et le scénario se ressemblent : ils ne sont pas maîtrisés. Une BD qui se lit avec un profond ennui.