D'emblée je l'avoue, je me suis globalement ennuyé à la lecture de ce recueil. Les histoires présentent peu de rebondissements, et pire que tout la narration est tout sauf fluide, ce qui fait qu'on lâche vite le morceau, quel que soit le récit abordé. Et chacun se termine en eau de boudin...
Dans sa présentation l'éditeur nous dit qu'au travers de ses histoires Miyaya -lui-même est un Rebelle- donne une idée de la jeunesse nipponne des années 60 et 70.
Moi je n'y ai rien vu de particulier... Des gamins qui se foutent en l'air en moto, des politiciens corrompus, un écrivain raté qui devient le nègre d'un politicien -corrompu bien sûr, ou encore des petites frappes qui se font choper pour de l'héroïne... Oh mon dieu, le Japon a découvert la société occidentale et ses vices.
Je sens que je vais avoir droit aux leçons d'histoire et de non-morale de certains...
Bref, mis à part l'intérêt "patrimonial" permis par vertige Graphic (que fait le logo d'Akata en quatrième de couverture ?), je ne suis pas convaincu de l'importance de cette oeuvre...
Je note quand même la minutie et la force du trait de Miyaya, mais je ne suis pas sûr que même à l'époque ce fut si révolutionnaire...
Si l'histoire avait de quoi laisser présager quoi que ce soit (je ne reviendrai pas sur la trame déjà résumée dans les précédent avis) après bientôt 3 ans d'attente, le volume que j'avais acquis va retourner chez mon bouquiniste préféré car lancer une série sans le répondant derrière au niveau production je dis non ! Y en a marre !
Marre des séries pour lesquelles il faut pleurer pour avoir la suite, on ne citera pas Elixirs (qu'on a cru un temps ne jamais sortir le tome 2 celui là), si jamais elles sortent... qui n'a pas attendu la suite de Les Feux d'Askell après les sempiternelles rééditions.
Perso Samuel Beckett j'aime assez mais c'est du théâtre et "En attendant Godo" une pièce, là on nous en fait version BD !
Moralité passez votre chemin !
MAJ après tome 13
Après les succès commerciaux d’une série, la mode est aux « spin off », l’histoire d’un personnage seul. Ici dans le monde de Troy il ne s’agit pas d’un personnage particulier mais des trolls en général.
Côté dessin, on retrouve l’univers de la série mère Lanfeust De Troy pourtant les traits me paraissent légèrement plus brouillons et les couleurs un peu moins travaillées pour aller les unes avec les autres, c'est-à-dire que parfois les planches sont dans un patchwork de couleurs pas toujours très lisible.
Côté scénario, il s’agit d’une vraie série avec une vraie histoire, ce qui est louable pour une série dérivée. Une humaine va être élevée par des trolls, elle-même sera persuadée d'être une troll. L’humour initié sur les trolls dans Lanfeust De Troy va être développé dans l’extrême. Toutefois ici le charme ne prend pas, les humains sont vraiment trop ridicules et les trolls vraiment trop humains. La série avance et tombe dans des histoires des plus abracadabrantesques dont cette dernière sur les jeux olympiques trolls qui sont vraiment un grand n’importe quoi. L’humour qui n’était pas spécialement fin dans "Lanfeust" est ici définitivement trop lourd et surtout souffre de comiques de répétition trop nombreux. Encore les 4 premiers tomes qui forment l’histoire principale sont un minimum construits (et ce sont ces tomes qui permettent d’éviter la note minimale), autant à partir des tomes indépendants on dérape. le tome 13 basé sur une aventure scolaire propret mais complètement vide ne sucite aucun intérêt. Pire que pas aimé : sans intérêt, heureusement qu'il reste un dessin brillant pour taquiner la vue.
Au final, je ne conseille même pas la lecture tant vous serez déçus par ces trolls si vous avez aimé ceux de Lanfeust De Troy. Cette BD est pataude et poussive.
Du Van Hamme en petite forme. Les intrigues politiques ne sont pas inintéressantes, mais globalement je trouve les histoires pathétiques. C'est rempli de scènes d'action sans intérêt où l'on voit l'héroïne et ses alliées s'enfuir des méchants. C'est trop exagéré quoique j'avoue qu'au début, malgré ses défauts, je trouvais que la série était divertissante.
Malheureusement, après trois tomes j'ai commencé à m'ennuyer et à la fin je lisais les tomes uniquement pour voir si on allait voir enfin la poitrine de l'héroïne. J'étais vraiment motivé !
Je n'ai pas été impressionné par ce premier tome. Pour le moment, ce n'est qu'une introduction, mais rien ne me donne envie de lire la suite. J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette histoire de lutte de pouvoir plusieurs fois avec la pauvre héroïne qui sera victime d'un complot. Ça me fait penser, par exemple, au Comte de Monte Cristo.
En plus, les personnages ne sont pas attachants et j'ai eu de la difficulté à retenir qui est qui, ce qui ne m'a pas aidé à apprécier le scénario. Peut-être que la suite va être meilleure et si je tombe sur le deuxième tome à la bibliothèque, je vais sûrement le lire, mais pour l'instant c'est un gros bof.
Avis sur Dickie, le fils d'Hitler
C’est un album qui devait être marrant, ça aurait pu être marrant mais je ne me suis pas marré en lisant « Le Fils d’Hitler »…
L’auteur, Pieter De Poortere, nous invite à suivre les péripéties de Dickie, le fils d’Hitler. Ainsi, le lecteur y verra comment Dickie a été procréé et a vécu. Et en parallèle, le bédéphile suivra le destin d’Hitler de 1914 jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Enfin, bon, c’est bien sûr une parodie que nous propose Pieter De Poortere.
La fameuse question « Faut-il rire de tout ? » me paraît totalement appropriée pour cette bd. A mon avis, je réponds négativement surtout quand il y a des séquences sur la Shoah et quand on voit comment le supposé fils d’Hitler envoie celle qu'il aime secrètement dans les camps de concentration. Pourtant, ça partait plutôt bien cette histoire où j’ai maintes fois souri devant les « bêtises » d’Aldof Hitler mais après, je fus choqué de voir la façon dont l’auteur a traité le drame du peuple juif : c’est un humour qui m’échappe.
L’album est conçu sans texte (sauf quelques phrases), ça se lit vite et sans problème et les personnages sont suffisamment expressifs pour qu’on comprenne ce qui se passe et ce qu’ils ressentent. Après, il faut aimer ce genre de graphisme, je le trouve pas mal sans plus (je n’ai jamais été un grand fan du dessin humoristique sauf quand il s’agit de lire du « Gaston Lagaffe »).
Pas aimé cet album, pas aimé l’humour employé dans cette bd, c’est tout ce que je peux dire sur « Le Fils d’Hitler ». A vous de voir !
The autobiography of a mitroll commence bien. C'est drôle, avec de bonnes répliques, et le dessin, bien qu'il ne soit pas hyper beau, est assez chouette. Première scène avec la mère à l'hôpital. C'est rigolo, insolent. ("Ahh mon père est un nazi !")
Et puis quelques pages plus tard le héros se demande si son père est un troll... Donc comme apparemment il a l'air de prendre très au sérieux cette ascendance, (mais si, il y croit vraiment !) l'histoire est donc de la fantasy. Okay...
Et bien, à ce moment, la sauce n'a pas pris. Le chimiste qui fait ses mélange à coup de machine à laver, le chien qui parle (et c'est même pas disney !), le road movie... ça se lit facilement d'accord, il y a toujours de bonnes vannes et d'absurdes idées complètement tarées mais ça n'a pas donné envie de lire la suite...
Too much ! Je resterai sur la scène avec la mère à l'hôpital !
Bof, voici un shôjo tout ce qu'il y a de plus classique, de plus moyen et de plus ennuyeux à lire... En fait, cette série est un condensé de tous les clichés liés au genre : puérile, basique, banale, simpliste !
L'histoire surfe vaguement sur le succès de Twilight (la série est parue début 2010) : une jeune demoiselle se retrouve obligée de cohabiter avec deux vampires, dont l'un s'est entiché d'elle et veut la prendre pour épouse. Seulement voilà, pour cela, il faut lui sucer le sang, et elle n'apprécie pas. Voilà en gros ce qui se passe pendant un tome... Dans le second, un rival apparaitra.
L'histoire étant classique pour un shôjo, et, n'étant pas le public cible de ce genre de série, vous vous doutez bien que j'ai vite décroché. Le tome 2 relève un peu le niveau car il y a un petit de combat à l'épée, ce qui, en tant que garçon, m'intéresse plus :) !
Le dessin reprend lui aussi les codes classiques d'un shôjo : l'héroïne et ses grands yeux mouillés, pleins de Super-Deformed partout, des trames en veux-tu en voilà, peu de décors, des planches dont la composition des cases est éclatée, des personnages masculins androgynes, une narration ratée... Bref je n'est pas pris mon pied à la lecture de cette série et le dessin est moyen.
Je tiens, pour finir mon avis, à vous préciser qu'à la fin de chaque tome se trouve une "longue-petite" histoire (à peu près 60 pages). Au début je n'ai pas compris pourquoi, puis j'ai réfléchi, et j'ai compris que l'histoire de "Bloody Kiss" étant trop courte pour tenir en 2 tomes mais trop longues pour en faire un one-shot (de toute façon, il aurait mieux valu ne rien publié du tout) : l'éditeur à été obligé de boucher les trous avec, dans le tome 1 : "La sérénade de l'ange" (de Seiko Nakamura dont le nom est à peine indiqué dans le manga : dessin réussi et histoire assez sympa mélangeant bien rock et shôjo) et dans le second tome : "Prière d'un vampire" (première histoire de Kazuko Furumiya l'auteur de ce manga, aussi chiante et ratée que "Bloody Kiss").
Ce subterfuge aurait pu me paraître comme une arnaque si, l'histoire principale ("Bloody Kiss") ne m'avait pas paru aussi dur à lire. Finalement ces petites histoires me faisaient une petite récréation bien sympathique à la fin d'une lecture éprouvante...
"Bloody Kiss", deux volumes à oublier, à part peut-être, pour les fans de shôjos et de vampires (et de Twilight :D ) !!!
J'aime beaucoup les carnets de voyages tels ceux produits par Guy Delisle ou encore Nicolas Wild, auxquels "Ex-Patria" se rapproche.
Dans la BD présente, le pays de destination est le Kazakhstan, ayant anciennement fait partie de l'ex URSS.
Ce récit est à la frontière avec le roman graphique car en parallèle, l'auteur raconte sa relation avec Thida qu'il a suivie. Il n'a pas subi ce voyage car il était déjà un globe trotteur.
C'est agréable à lire mais très anecdotique, on oublie rapidement ce qui vient d'être lu.
Le témoignage est sincère et exhaustif, mais sur la forme on a trop d'éléments mis bout à bout sans réelle continuité.
Le dessin est adapté à l'exercice, il est simple, maitrisé et expressif. Ce style semble être un choix de l'auteur qui semble avoir des capacités plus importantes.
Je regrette l'épilogue indigeste, limite hors de propos. En effet, le roman graphique finit par prendre le dessus à cause de l'actualité du moment.
Nicolas Journoud mélange les thèmes et les propos et se laisse quelque peu déborder par les sujets, la BD vire rapidement au fourre-tout de circonstance.
Note finale : 2.5/5
Acheté par curiosité chez un libraire discount (et donc à très bas prix), je ne m’attendais pas à lire un manhwa sérieux. Pourtant, son titre m’aurait pu m’interpeller un peu pour un occidental : « Pourquoi j’veux manger mon chien ? » ! Oui, pourquoi ?! Bin, parce qu’il parait que bouffer du chien apporte beaucoup de forces et par conséquent de vertus curatives pour ceux qui souffrent de douleurs physiques interminables ( !)…
J’avoue que je m’attendais à lire un manhwa humoristique où des chiens mèneraient la vie difficile à leurs tortionnaires ! Finalement, ce n’est vraiment pas le cas (et c’est hautement dommage !). L’auteur, Ahko, insère dans son récit des scènes où on assistera à la façon dont pense le chien que les différents protagonistes essaient d’attraper, il met aussi quelques séquences où un vieil homme attend son frère depuis plus de quarante ans… euh, franchement, Ahko aurait du laisser tomber ces chapitres car son discours sur les pensées du chien m’est apparu hautement moralisante (et vraiment dégradante envers les animaux) et ceux sur le vieillard complètement hors du sujet !
Il parait qu’en réalisant ce récit, Ahko a voulu nous montrer comment les habitants de Hong Kong menaient leur vie quotidienne. Certes, je ne doute pas que la grosse majorité des chinois n’aient pas une sécurité sociale et par conséquent ont peu de moyens de se soigner correctement mais je ne suis pas du tout convaincu que la meilleure façon de le démontrer était de nous présenter une histoire tournant sur l’abattement d’un chien ! Encore heureux que l’auteur nous ait montré quelques scènes où on découvre comment sont logés les moins bien lotis.
Graphiquement, je ne peux pas dire que ça soit une réussite : les visages des personnages se déforment d’une case à l’autre, parfois il n’y a même pas ils ne sont même pas dessinés ! Et que dire des chiens ? L’auteur a encore beaucoup de boulot pour mieux les représenter ! De plus, les séquences d’action me sont apparues ardues à suivre ! Bon, j’arrête là !
« Pourquoi j’veux manger mon chien » aurait pu être un manhwa intéressant à lire surtout lorsqu’on sait qu’Ahko a voulu en faire un témoignage sur la vie sociale des habitants de Hong-Kong mais c’est –à mon avis- raté à cause d’un graphisme très approximatif et de la présence de séquences inutiles et peu convaincante.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Éveil
D'emblée je l'avoue, je me suis globalement ennuyé à la lecture de ce recueil. Les histoires présentent peu de rebondissements, et pire que tout la narration est tout sauf fluide, ce qui fait qu'on lâche vite le morceau, quel que soit le récit abordé. Et chacun se termine en eau de boudin... Dans sa présentation l'éditeur nous dit qu'au travers de ses histoires Miyaya -lui-même est un Rebelle- donne une idée de la jeunesse nipponne des années 60 et 70. Moi je n'y ai rien vu de particulier... Des gamins qui se foutent en l'air en moto, des politiciens corrompus, un écrivain raté qui devient le nègre d'un politicien -corrompu bien sûr, ou encore des petites frappes qui se font choper pour de l'héroïne... Oh mon dieu, le Japon a découvert la société occidentale et ses vices. Je sens que je vais avoir droit aux leçons d'histoire et de non-morale de certains... Bref, mis à part l'intérêt "patrimonial" permis par vertige Graphic (que fait le logo d'Akata en quatrième de couverture ?), je ne suis pas convaincu de l'importance de cette oeuvre... Je note quand même la minutie et la force du trait de Miyaya, mais je ne suis pas sûr que même à l'époque ce fut si révolutionnaire...
Muo Wang - Les Éveillés
Si l'histoire avait de quoi laisser présager quoi que ce soit (je ne reviendrai pas sur la trame déjà résumée dans les précédent avis) après bientôt 3 ans d'attente, le volume que j'avais acquis va retourner chez mon bouquiniste préféré car lancer une série sans le répondant derrière au niveau production je dis non ! Y en a marre ! Marre des séries pour lesquelles il faut pleurer pour avoir la suite, on ne citera pas Elixirs (qu'on a cru un temps ne jamais sortir le tome 2 celui là), si jamais elles sortent... qui n'a pas attendu la suite de Les Feux d'Askell après les sempiternelles rééditions. Perso Samuel Beckett j'aime assez mais c'est du théâtre et "En attendant Godo" une pièce, là on nous en fait version BD ! Moralité passez votre chemin !
Trolls de Troy
MAJ après tome 13 Après les succès commerciaux d’une série, la mode est aux « spin off », l’histoire d’un personnage seul. Ici dans le monde de Troy il ne s’agit pas d’un personnage particulier mais des trolls en général. Côté dessin, on retrouve l’univers de la série mère Lanfeust De Troy pourtant les traits me paraissent légèrement plus brouillons et les couleurs un peu moins travaillées pour aller les unes avec les autres, c'est-à-dire que parfois les planches sont dans un patchwork de couleurs pas toujours très lisible. Côté scénario, il s’agit d’une vraie série avec une vraie histoire, ce qui est louable pour une série dérivée. Une humaine va être élevée par des trolls, elle-même sera persuadée d'être une troll. L’humour initié sur les trolls dans Lanfeust De Troy va être développé dans l’extrême. Toutefois ici le charme ne prend pas, les humains sont vraiment trop ridicules et les trolls vraiment trop humains. La série avance et tombe dans des histoires des plus abracadabrantesques dont cette dernière sur les jeux olympiques trolls qui sont vraiment un grand n’importe quoi. L’humour qui n’était pas spécialement fin dans "Lanfeust" est ici définitivement trop lourd et surtout souffre de comiques de répétition trop nombreux. Encore les 4 premiers tomes qui forment l’histoire principale sont un minimum construits (et ce sont ces tomes qui permettent d’éviter la note minimale), autant à partir des tomes indépendants on dérape. le tome 13 basé sur une aventure scolaire propret mais complètement vide ne sucite aucun intérêt. Pire que pas aimé : sans intérêt, heureusement qu'il reste un dessin brillant pour taquiner la vue. Au final, je ne conseille même pas la lecture tant vous serez déçus par ces trolls si vous avez aimé ceux de Lanfeust De Troy. Cette BD est pataude et poussive.
Lady S.
Du Van Hamme en petite forme. Les intrigues politiques ne sont pas inintéressantes, mais globalement je trouve les histoires pathétiques. C'est rempli de scènes d'action sans intérêt où l'on voit l'héroïne et ses alliées s'enfuir des méchants. C'est trop exagéré quoique j'avoue qu'au début, malgré ses défauts, je trouvais que la série était divertissante. Malheureusement, après trois tomes j'ai commencé à m'ennuyer et à la fin je lisais les tomes uniquement pour voir si on allait voir enfin la poitrine de l'héroïne. J'étais vraiment motivé !
Rani
Je n'ai pas été impressionné par ce premier tome. Pour le moment, ce n'est qu'une introduction, mais rien ne me donne envie de lire la suite. J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette histoire de lutte de pouvoir plusieurs fois avec la pauvre héroïne qui sera victime d'un complot. Ça me fait penser, par exemple, au Comte de Monte Cristo. En plus, les personnages ne sont pas attachants et j'ai eu de la difficulté à retenir qui est qui, ce qui ne m'a pas aidé à apprécier le scénario. Peut-être que la suite va être meilleure et si je tombe sur le deuxième tome à la bibliothèque, je vais sûrement le lire, mais pour l'instant c'est un gros bof.
Dickie
Avis sur Dickie, le fils d'Hitler C’est un album qui devait être marrant, ça aurait pu être marrant mais je ne me suis pas marré en lisant « Le Fils d’Hitler »… L’auteur, Pieter De Poortere, nous invite à suivre les péripéties de Dickie, le fils d’Hitler. Ainsi, le lecteur y verra comment Dickie a été procréé et a vécu. Et en parallèle, le bédéphile suivra le destin d’Hitler de 1914 jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Enfin, bon, c’est bien sûr une parodie que nous propose Pieter De Poortere. La fameuse question « Faut-il rire de tout ? » me paraît totalement appropriée pour cette bd. A mon avis, je réponds négativement surtout quand il y a des séquences sur la Shoah et quand on voit comment le supposé fils d’Hitler envoie celle qu'il aime secrètement dans les camps de concentration. Pourtant, ça partait plutôt bien cette histoire où j’ai maintes fois souri devant les « bêtises » d’Aldof Hitler mais après, je fus choqué de voir la façon dont l’auteur a traité le drame du peuple juif : c’est un humour qui m’échappe. L’album est conçu sans texte (sauf quelques phrases), ça se lit vite et sans problème et les personnages sont suffisamment expressifs pour qu’on comprenne ce qui se passe et ce qu’ils ressentent. Après, il faut aimer ce genre de graphisme, je le trouve pas mal sans plus (je n’ai jamais été un grand fan du dessin humoristique sauf quand il s’agit de lire du « Gaston Lagaffe »). Pas aimé cet album, pas aimé l’humour employé dans cette bd, c’est tout ce que je peux dire sur « Le Fils d’Hitler ». A vous de voir !
The Autobiography of a Mitroll
The autobiography of a mitroll commence bien. C'est drôle, avec de bonnes répliques, et le dessin, bien qu'il ne soit pas hyper beau, est assez chouette. Première scène avec la mère à l'hôpital. C'est rigolo, insolent. ("Ahh mon père est un nazi !") Et puis quelques pages plus tard le héros se demande si son père est un troll... Donc comme apparemment il a l'air de prendre très au sérieux cette ascendance, (mais si, il y croit vraiment !) l'histoire est donc de la fantasy. Okay... Et bien, à ce moment, la sauce n'a pas pris. Le chimiste qui fait ses mélange à coup de machine à laver, le chien qui parle (et c'est même pas disney !), le road movie... ça se lit facilement d'accord, il y a toujours de bonnes vannes et d'absurdes idées complètement tarées mais ça n'a pas donné envie de lire la suite... Too much ! Je resterai sur la scène avec la mère à l'hôpital !
Bloody Kiss
Bof, voici un shôjo tout ce qu'il y a de plus classique, de plus moyen et de plus ennuyeux à lire... En fait, cette série est un condensé de tous les clichés liés au genre : puérile, basique, banale, simpliste ! L'histoire surfe vaguement sur le succès de Twilight (la série est parue début 2010) : une jeune demoiselle se retrouve obligée de cohabiter avec deux vampires, dont l'un s'est entiché d'elle et veut la prendre pour épouse. Seulement voilà, pour cela, il faut lui sucer le sang, et elle n'apprécie pas. Voilà en gros ce qui se passe pendant un tome... Dans le second, un rival apparaitra. L'histoire étant classique pour un shôjo, et, n'étant pas le public cible de ce genre de série, vous vous doutez bien que j'ai vite décroché. Le tome 2 relève un peu le niveau car il y a un petit de combat à l'épée, ce qui, en tant que garçon, m'intéresse plus :) ! Le dessin reprend lui aussi les codes classiques d'un shôjo : l'héroïne et ses grands yeux mouillés, pleins de Super-Deformed partout, des trames en veux-tu en voilà, peu de décors, des planches dont la composition des cases est éclatée, des personnages masculins androgynes, une narration ratée... Bref je n'est pas pris mon pied à la lecture de cette série et le dessin est moyen. Je tiens, pour finir mon avis, à vous préciser qu'à la fin de chaque tome se trouve une "longue-petite" histoire (à peu près 60 pages). Au début je n'ai pas compris pourquoi, puis j'ai réfléchi, et j'ai compris que l'histoire de "Bloody Kiss" étant trop courte pour tenir en 2 tomes mais trop longues pour en faire un one-shot (de toute façon, il aurait mieux valu ne rien publié du tout) : l'éditeur à été obligé de boucher les trous avec, dans le tome 1 : "La sérénade de l'ange" (de Seiko Nakamura dont le nom est à peine indiqué dans le manga : dessin réussi et histoire assez sympa mélangeant bien rock et shôjo) et dans le second tome : "Prière d'un vampire" (première histoire de Kazuko Furumiya l'auteur de ce manga, aussi chiante et ratée que "Bloody Kiss"). Ce subterfuge aurait pu me paraître comme une arnaque si, l'histoire principale ("Bloody Kiss") ne m'avait pas paru aussi dur à lire. Finalement ces petites histoires me faisaient une petite récréation bien sympathique à la fin d'une lecture éprouvante... "Bloody Kiss", deux volumes à oublier, à part peut-être, pour les fans de shôjos et de vampires (et de Twilight :D ) !!!
Ex-Patria
J'aime beaucoup les carnets de voyages tels ceux produits par Guy Delisle ou encore Nicolas Wild, auxquels "Ex-Patria" se rapproche. Dans la BD présente, le pays de destination est le Kazakhstan, ayant anciennement fait partie de l'ex URSS. Ce récit est à la frontière avec le roman graphique car en parallèle, l'auteur raconte sa relation avec Thida qu'il a suivie. Il n'a pas subi ce voyage car il était déjà un globe trotteur. C'est agréable à lire mais très anecdotique, on oublie rapidement ce qui vient d'être lu. Le témoignage est sincère et exhaustif, mais sur la forme on a trop d'éléments mis bout à bout sans réelle continuité. Le dessin est adapté à l'exercice, il est simple, maitrisé et expressif. Ce style semble être un choix de l'auteur qui semble avoir des capacités plus importantes. Je regrette l'épilogue indigeste, limite hors de propos. En effet, le roman graphique finit par prendre le dessus à cause de l'actualité du moment. Nicolas Journoud mélange les thèmes et les propos et se laisse quelque peu déborder par les sujets, la BD vire rapidement au fourre-tout de circonstance. Note finale : 2.5/5
Pourquoi j'veux manger mon chien
Acheté par curiosité chez un libraire discount (et donc à très bas prix), je ne m’attendais pas à lire un manhwa sérieux. Pourtant, son titre m’aurait pu m’interpeller un peu pour un occidental : « Pourquoi j’veux manger mon chien ? » ! Oui, pourquoi ?! Bin, parce qu’il parait que bouffer du chien apporte beaucoup de forces et par conséquent de vertus curatives pour ceux qui souffrent de douleurs physiques interminables ( !)… J’avoue que je m’attendais à lire un manhwa humoristique où des chiens mèneraient la vie difficile à leurs tortionnaires ! Finalement, ce n’est vraiment pas le cas (et c’est hautement dommage !). L’auteur, Ahko, insère dans son récit des scènes où on assistera à la façon dont pense le chien que les différents protagonistes essaient d’attraper, il met aussi quelques séquences où un vieil homme attend son frère depuis plus de quarante ans… euh, franchement, Ahko aurait du laisser tomber ces chapitres car son discours sur les pensées du chien m’est apparu hautement moralisante (et vraiment dégradante envers les animaux) et ceux sur le vieillard complètement hors du sujet ! Il parait qu’en réalisant ce récit, Ahko a voulu nous montrer comment les habitants de Hong Kong menaient leur vie quotidienne. Certes, je ne doute pas que la grosse majorité des chinois n’aient pas une sécurité sociale et par conséquent ont peu de moyens de se soigner correctement mais je ne suis pas du tout convaincu que la meilleure façon de le démontrer était de nous présenter une histoire tournant sur l’abattement d’un chien ! Encore heureux que l’auteur nous ait montré quelques scènes où on découvre comment sont logés les moins bien lotis. Graphiquement, je ne peux pas dire que ça soit une réussite : les visages des personnages se déforment d’une case à l’autre, parfois il n’y a même pas ils ne sont même pas dessinés ! Et que dire des chiens ? L’auteur a encore beaucoup de boulot pour mieux les représenter ! De plus, les séquences d’action me sont apparues ardues à suivre ! Bon, j’arrête là ! « Pourquoi j’veux manger mon chien » aurait pu être un manhwa intéressant à lire surtout lorsqu’on sait qu’Ahko a voulu en faire un témoignage sur la vie sociale des habitants de Hong-Kong mais c’est –à mon avis- raté à cause d’un graphisme très approximatif et de la présence de séquences inutiles et peu convaincante.