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L'Éveil

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Anthologie sélectionnée par Kazuhiko Miyaya lui-même, L’Éveil laisse entrevoir l’humanité d’un auteur qui sut profiter de la vague du renouveau manga pour produire une œuvre personnelle où s’entremêlent action, réflexion et sociologie.


Akata / Delcourt Seinen

Les quatre nouvelles qui composent ce recueil, placé sous le sceau de la diversité, dévoilent chacune à leur manière des aspects méconnus de la société japonaise, dans son fonctionnement et ses modes de pensée. Cette "anthologie inachevée" de Kazuhiko Miyaya comporte quatre nouvelles de longueurs et de genres très différents : la première est sur un éditeur et nègre vieillissant, la deuxième sur un joueur de base ball pris dans un bras de fer politique, la troisième sur l'amitié entre deux Japonais et un Américain, tous férus de jazz et de poker, et la dernière traite d'une vengeance dans le milieu des motards. Petits drames du quotidien succèdent aux grandes tragédies de l’Histoire, au gré d’une anthologie dévoilant les multiples facettes du talent de Kazuhiko Miyaya.

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Janvier 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Éveil

09/05/2010 | Erik
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Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

D'emblée je l'avoue, je me suis globalement ennuyé à la lecture de ce recueil. Les histoires présentent peu de rebondissements, et pire que tout la narration est tout sauf fluide, ce qui fait qu'on lâche vite le morceau, quel que soit le récit abordé. Et chacun se termine en eau de boudin... Dans sa présentation l'éditeur nous dit qu'au travers de ses histoires Miyaya -lui-même est un Rebelle- donne une idée de la jeunesse nipponne des années 60 et 70. Moi je n'y ai rien vu de particulier... Des gamins qui se foutent en l'air en moto, des politiciens corrompus, un écrivain raté qui devient le nègre d'un politicien -corrompu bien sûr, ou encore des petites frappes qui se font choper pour de l'héroïne... Oh mon dieu, le Japon a découvert la société occidentale et ses vices. Je sens que je vais avoir droit aux leçons d'histoire et de non-morale de certains... Bref, mis à part l'intérêt "patrimonial" permis par vertige Graphic (que fait le logo d'Akata en quatrième de couverture ?), je ne suis pas convaincu de l'importance de cette oeuvre... Je note quand même la minutie et la force du trait de Miyaya, mais je ne suis pas sûr que même à l'époque ce fut si révolutionnaire...

04/08/2010 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
L'avatar du posteur cac

Quel dessin ! On sent toute la maîtrise de son auteur et une précision rarement vue. Dans l'histoire "Super biker", on voit aussi tout son talent pour dessiner des motos. Je ne connaissais pas auparavant Kazuhiko Miyaya ni son œuvre dont cette anthologie semble être le premier opus à paraître en France. Plutôt un bon travail de Vertige Graphic qui collabore ici avec Akata. Ce recueil se compose de 4 nouvelles de tailles disparates. Elles sont parfois un peu confuses, on peut se perdre dans le propos de l'auteur. La première ne m'a pas passionné, j'ai d'ailleurs mis quelques jours à poursuivre cette lecture. Mais la suite est de mon point de vue meilleure. De l'action, du sport et des jeunes un peu paumés sont le lot des 3 dernières nouvelles. Une génération qui vit sans visibilité dans cette fin des années 60 au Japon. Le tout est assez critique sur la société de l'époque. En tout cas je ne doute pas que de telles histoires ont grandement influencé les auteurs contemporains de manga. En conclusion, une bonne surprise.

13/05/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

C'est la première fois que cet auteur ayant une grande réputation sulfureuse au Japon est publié chez nous. L'oeuvre se veut subversive, crue et violente et même touchante. La première, Super biking, propose action et rédemption motorisées sur un fond de réflexion sociale. La seconde, Une paire plus kicker, est un petit thriller donnant tout leur sens aux mots “amitié” et “sacrifice”. La troisième, Lamentations d’un nègre, est une introspection nostalgique. La dernière, Le jour où David s’éveille, est une violente dénonciation politique. À la fois manifeste anti-dictatorial et critique de la politique extérieure parfois ambigüe du Japon. Un long commentaire de Kazuhiko Miyaya permet de replacer chacune de ces nouvelles dans leur contexte de création et de cerner les motivations de l’auteur. Les thèmes sont assez variés et on ne voit pas une réelle lisibilité entre ceux-ci car on se perd dans les méandres de chaque histoire. J'ai eu particulièrement du mal à suivre. J'admets que le dessin est plutôt réussi encore qu'il est affiché sur un papier de mauvaise qualité. Il est vrai que la mayonnaise n'a pas pris du côté de ces nouvelles qui n'ont pas provoqué chez moi l'effet voulu.

09/05/2010 (modifier)