Dès la première case, j'ai été rebuté par le dessin. Il m'a d'autant plus déplu que, du fait des décors identiques, la comparaison avec le style de Tarquin est rapidement faite. Au lieu d'un style semi-réaliste, on est ici dans l'humoristique pur, et pas du meilleur niveau à mon goût. En fait, j'ai trouvé que ce dessin s'apparentait... à celui des jeux humoristiques rapidement torchés dans un magazine comme Pif Gadget. Cela ne convient pas du tout à l'aspect aventurier des récits du monde de Troy : les personnages sont laids, les décors n'ont aucune profondeur, aucune approche de réalisme, bref on n'y croit à aucun moment. Et il ne marche pas non plus pour ce qui concerne l'humour à mes yeux. La narration graphique est assez lourde et peu agréable.
C'est un peu dommage car le scénario de ce one-shot n'est pas si mauvais. Il aurait pu me séduire avec un autre dessin. Certes il y a des clichés lassants qu'on retrouve dans trop de scénarios d'Arleston et quelques gags un peu trop faciles, mais l'idée de base de l'intrigue est amusante, le récit pas si mal mené et il y a quelques moments assez drôles.
Mais dans l'ensemble, il est clair que cette lecture me sortira très vite de la mémoire et que, s'il ne s'était pas agi d'un récit ayant pour cadre le monde de Troy, le dessin de la première page m'aurait fait directement refermer l'album.
Voilà une série qui était pleine de bons présages et de laquelle je sors légèrement déçu après ces 4 tomes.
Les bons présages étaient entre autre apportés par Jean Dufaux dont on connait la quantité et la qualité moyenne constante et élevée de ces réalisations et scénarii.
L'époque abordée, celle des croisades et du pays utilisé, celui de Hierus Halem inhabituelle dans le monde de la BD était aussi très tentante. Je dois dire que dans la restitution des atmosphères, de couleurs, des lieux, des ambiances, on sent encore un fort travail de documentation et de découpage de la part de Dufaux. La qualité de ce point de vue est au rendez vous. J'ai lu dernièrement Murena et j'ai entamé "Voleur d'empire", je m'attendais donc à quelque chose du même acabit.
Là où le scénario m'a plus embarrassé est dans l'ajout d'une pointe de magie religieuse et de superstition que je n'attendais pas. Maintenant si vous êtes prévenus, cela vous sera surement moins gênant ! Pourtant, il est vrai que dans Voleurs d'Empire, pourtant, nous retrouvons aussi cette touche de sorcellerie et de mysticisme au milieu d'un champ historique fort.
De plus, le dessin me chagrine. Le trait souvent très fin de Xavier n'est pas exempt de défauts de proportion, de défaut anatomique et postural. Les visages sont souvent déformés par le manque de précision et il est quelques fois difficile de reconnaitre rapidement la personne représentée. De même le découpage et le story board a mon avis son raté : L’action est mal gérée, aucunement prenante ; Les personnages aucunement charismatiques.
Heureusement, le dessin de Xavier a d'autres qualités (qui ne parviennent pas à gommer les premières…) que je salue allégrement, notamment une qualité dans la mise en scène et dans les plans utilisés. Xavier utilise souvent de grande case afin de nous plonger dans des décors souvent trop épurés mais parfaitement représentatif de l'immensité du paysage, notamment ces étendues de sable dans lesquelles se perdent nos héros.
Chagnaud au couleur agrémente cela de fort belle manière de couleurs chaudes et lumineuses qui rendent là aussi parfaitement hommage à ce pays. Pourtant, la couleur informatique, manque encore une fois souvent de vie et de relief.
Cette BD est donc à visualiser à bout de bras et nous avons alors souvent des tableaux magnifiques.
Le contexte historique est une nouvelle fois fort intéressant, avec une feuille complète d'explication sur les différentes croisades en début de chaque album pour situer le scénario.
Mais le scénario est parfois brouillon, pas suffisamment clair pour moi. Je ne trouve pas la narration très fluide, les dialogues ne sont pas toujours les plus simples à suivre.
Les couleurs des décors sauvent la mise, même si l'informatique tend à donner des remplissages souvent trop lisses.
Je reviens tout de même sur le travail de scénarisation de Dufaux que l'on sent sérieux. Il y a un désir perceptible et agréable de créer des personnages avec du caractère et une vraie profondeur.
Mais malgré cela, les personnages ne sont pas forcément sympathiques et j'ai du mal a trouver quelqu'un à qui m'accrocher. Je lis tout cela avec une certaine distance.
A noter aussi une double double page dans chaque album (oui, 4 pages en juxtaposition dans un dépliant) que je trouve particulièrement inutile à chaque fois, mal exploitée. Sauf à être énervante lorsqu’il faut la déplier. Comme dans le 2ème album, son utilisation n’apporte absolument rien, pas de grande fresque, pas de décors magnifiques offrant une profondeur de champ ou un panorama étourdissant. Des cases comme partout, bien décevantes.
J’ai l’impression au final, d’un scénario aux multiples facettes, aux multiples acteurs qui nous a baladé, qui nous a chahuté à gauche et à droite. Il n’y a finalement pas de vrai héros, personne à qui se raccrocher et qui porterait la série sur ces épaules. Le pouvoir, la puissance, les enjeux, les charmes, la noblesse, l’aura, le charisme sont répartis entre tous les protagonistes. Même le rare Mufti de Hierus Halem prend sa part dans la série. Son charisme puissant prenant le pas sur les autres dés son apparition sur une page.
Du coup, tout est dilué et jamais je n’arrive à être véritablement porté par un fait ou une personne. Même les batailles semblent distantes et inintéressantes.
Je ne pense pas qu’il y ait trop de choses, un mélange trop important des genres ou trop de prétention. Je maintiens surtout que les rôles étaient trop bien répartis.
Comme quoi il y a du bon et du moins bon dans cette série, la fin est encore à double tranchant. Le résultat de la guerre et la réaction de certaines personnes m’a surpris, pourtant, la toute fin m’a déçu n’y trouvant aucun intérêt. Ces becs de feu dont on parle depuis longtemps n’apportent finalement rien et j’ai l’impression que le soufflé s’effondre littéralement. Une fin décevante qui m’a ainsi laissé sur ma faim.
J'aime plutôt bien les récits absurdes d'habitude, j'apprécie assez les oeuvres de Dumontheuil, et je trouve le dessin de cet album de très belle qualité... malheureusement, je me suis ennuyé au long de cette lecture.
L'absurde y est trop "classique" à mon goût, trop kafkaien. Tous les malheurs du monde tombent sur le héros qui souffre du coup d'un complexe de culpabilité. Tout le monde est plus ou moins fou sauf lui et tous les autres se comprennent plus ou moins sauf lui.
Ca pourrait être bien si c'était drôle ou parlant. Mais non, ce n'est pas amusant et au bout d'une dizaine de pages, j'étais lassé. Et pourtant, ça continue sur 70 pages d'un même récit qui s'étire en longueur.
Je n'ai pas détesté, j'ai trouvé le dessin très appréciable, mais je me suis ennuyé donc je ne garderai pas un souvenir ému de cet ouvrage.
Eh bien quelle surprise ! Ca faisait un bon moment que je n'avais pas été confronté à une oeuvre d'une telle envergure. Il me faut m'incliner devant l'exploit qu'a réalisé Mark Millar sur ce premier tome. En effet, je ne pouvais pas passer sous silence l'incommensurable prouesse de l'auteur qui a réussi à aligner autant de clichés à la page.
Moi qui me faisais une joie et une avidité de découvrir enfin les super-héros sans avoir besoin de me farcir une pile de séries, ben c'est loupé. C'est foiré. Déjà ça commence mal : Dès le départ, l'histoire autour du corps de Captain America, qui a tout de même été tué par une bombe atomique, hein. C'est pas de la gnognote ces bestiaux, faut croire, puisqu'on nous bassine encore avec les pensées idéalistes d'un désarmement nucléaire dans la joie et la bonne humeur. Bref, le corps du Captain est extraordinairement retrouvé au moment où l'équipe du SHIELD est formée, et un bon scientifique le "ressuscite" miraculeusement (heureux pléonasme au passage). Notons tout de même qu'après s'être pris une déflagration atomique en plein face, et avoir trainassé un demi siècle dans l'eau (quoiqu'on le retrouve congelé, mais comment cela s'est-il passé? Ca l'aurait envoyé jusque dans l'Arctique cette explosion?), on retrouve ce héros de l'Amérique presque indemne. Seul son costume a légèrement souffert des blessures.
Mais bon, passons sur ce deus ex machina pour ne pas se gâcher le reste de l'aventure. Ah mince, quelle aventure? On suit dans un premier temps la vie totalement insipide des héros, d'une banalité consternante. Et pendant tout ce temps, on ne découvre pratiquement rien sur cette organisation toute puissante qu'est le SHIELD. Juste que c'est une entité super puissante, qui possède des fonds gigantesques. Donc une bonne partie est consacrée à la vie trépidante des héros, et au cliché séculaire de la deuxième vie, où l'homme qui revient à la vie doit découvrir un monde changé.
Dans la deuxième partie, où il commence à y avoir un peu d'action pour remuer enfin ces super-héros flasques, Millar montre également ses limites. Postulat de départ vu et revu maintes fois en SF, mais apparemment pas assez pour le scénariste. Ce sera l'occasion de faire un clin d'oeil très appuyé à Matrix (j'appelle ça un plagiat), et aussi les "incroyables rebondissements" en tous genres où l'on ne peut s'empêcher de trembler devant pour la vie des super-héros, le machiavélisme du plan des ennemis, et de leur morale odieuse. Une phrase m'a particulièrement fait rire quand Millar fait dire aux méchants qu'ils sont les "gendarmes de l'univers" (j'ai failli croire que c'était une critique envers les USA, mais non, j'ai surestimé le talent et l'audace de Millar), et que Mrs Pym s'indigne outrageusement du manque manifeste du respect de la vie d'autrui. Flûte alors, c'est vraiment odieux tout ça. Ca me révulse!
Tout cela est caractéristique du manque d'épaisseur des personnages. Tous sans exception, même si parfois on sent poindre un semblant de psychologie. Ainsi, Thor apparait en altermondialiste bien peu crédible, et son intervention à point nommée ne m'a pas surpris une seule seconde. Deux pages avant je m'étais effectivement dit qu'il apparaitrait pour sauver tout le monde. Idem pour le coup du brave gars des années 40, qui se porte au secours de la femme en détresse. Et il me semble que l'Iron Man d'ici a servi en partie de modèle au second opus dédié à sa personne. Vu la qualité du long métrage, je ne le considère pas comme une référence. Et que dire de Hulk? Je ne connais absolument pas son passé, mais il est présenté comme la caricature à l'extrême de la brute décérébrée. Cela nous offre des répliques d'une subtilité et d'un raffinement bien trop rares...
Pourtant, la mise en scène est pas mal fichue, et malgré quelques facilités dans les scènes d'action, c'est assez dynamique. C'est loin d'être grandiose, mais c'est fluide. Malgré le concept narratif qui m'a déplu, à savoir une alternance systématique entre deux scènes, c'est facile à suivre. C'est d'ailleurs ce qui m' a permis d'aller au bout, et de trouver parfois un peu de plaisir à suivre telle scène mieux que d'autres.
Au final, c'est vraiment une déception. J'attendais vraiment plus de la part de ces Ultimates, qui à en croire certains avis étaient censés mettre à la page ces héros au lourd passé. Seule la fluidité de la narration permet au premier tome de ne pas obtenir la note minimale. Les clichés à répétition et les ficelles abondent beaucoup trop, et la platitude des protagonistes est souvent synonyme d'ennui. Un manque de profondeur également sur l'entité dont on ne connaîtra pas grand chose.
Note finale : 2.5/5
Mouais, bof bof et re-bof…
Je m’attendais à mieux, même si je pense que ce genre de BD doit se trouver un public amateur. Difficile de la rattacher à un style particulier, l’ensemble peut par moment me faire penser à Bezian. Et pourtant, je lui reconnais un solide point positif : la narration. Elle est construite intelligemment et astucieusement : plusieurs protagonistes – jamais les « héros »- s’entrecroisent devant un personnage et racontent l’histoire, du moins de leur point de vue. En cela, la narration se démarque d’une « voix off » classique, et j’ai trouvé ce concept intéressant.
Mais à côté de cela, je n’ai pratiquement jamais accroché au récit que j’ai trouvé lent ; j’ai vraiment eu l’impression que cela manquait de rythme. J’ai donc lu l’ensemble de ce one-shot sans grand intérêt, sans que cela ne me semble mauvais. Concernant la collection KSTR, je dois avouer être déçu ; hormis la correcte (mais pas exceptionnelle) prestation de l’un ou l’autre album, j’ai plus souvent été (très) déçu que ravi ; voilà c’est dit !
Hélas, l’aspect graphique ne m’a certainement pas plus convaincu que le reste. J’ai trouvé cela, selon moi j’insiste, mauvais. Le trait, la colorisation, tout m’a semblé brouillon et hasardeux.
Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas mon genre ! Je n’ai pas trouvé le récit exécrable, mais les goûts et les couleurs ne se dictent pas… Dommage pour le graphisme, car là j’ai franchement été rebuté. Allez, 2/5 pour la narration et le récit, car j’ai quand même lu tout l’album.
C'est le genre de bd qui aurait pu me plaire au premier abord. Les couvertures représentent les 4 puissances divines : l'aigle, le chien, la panthère et le serpent. Elles sont plutôt alléchantes. Visiblement, il n'y aura que 3 tomes à cette saga qui imagine une sombre destinée pour notre planète.
Mais voilà, le scénario qui patauge un peu n'est guère crédible dans cet appel à des divinités animales qui sortent d'on ne sait où. Il y a également un style très mangatisé mais qui ne s'assume pas vraiment. Le melting pot, c'est bien quand il y a une espèce d'harmonisation. Ici, on est en présence d'une désorganisation qui se ressent même dans le dessin. Et dire qu'il y a une sérieuse touche par rapport aux fabuleuses histoires de Miyasaki.
Bien que situé dans le futur, cette histoire s'inscrit plutôt dans une tendance médiévale fantastique. Les plus jeunes seront sans doute emportés par l'ambiance car c'est une bd qui se défend d'une certaine manière. Nul doute que les thématiques sont fort intéressantes comme le point de non-retour atteint par l'homme dans sa soif de conquête et de découverte. La vision apocalyptique offre également une autre perspective de rachat à condition de parvenir à s'entendre. Il manque quand même quelque chose pour convaincre réellement. Quoi ? Un peu plus d'orginalité car c'est du déjà vu.
Speedway me rappelle beaucoup trop Golden Cup qui n'était déjà pas fameux. Le lecteur est plongé dans un véritable marathon de formule A à l'aube de l'année 2659 à l'occasion des 102 èmes olympiades.
Le scénario est vraiment mince malgré les enjeux qu'il semble poser. Nous avons droit à une course futuriste bien réalisée mais fort peu divertissante. Bref, ce premier tome ne m'a pas donné envie. Il est vrai que le héros manque véritablement de charisme ou d'un je ne sais quoi qui ferait qu'on accrocherait.
Que dire encore des flash-backs incessants qui n'apportent rien ? C'est du conventionnel pur, ce qui est quand même assez navrant s'agissant de pure science-fiction. Au final, c'est trop plat pour susciter l'intérêt.
Bof, une petite BD hommage de qualité moyenne. En général j'aime bien les parodies, mais dès qu'il s'agit d'un collectif d'auteurs qui nous pondent un gag par page, j'ai un peu peur.
Disons-le tout net : l'album est très inégal.
Tout d'abord Lucky Luke est parodié soit, en loubard habillé de cuire qui chevauche une Harley ou soit, en femme.
La plupart des gags ne sont pas drôles, et tombent à plat. Le thèmes des chutes est souvent le même (Rocky Luke se tire plus vite que son ombre, Rocky Luke tire (dans tous les sens du terme) plus vite que son ombre ou encore Rocky Luke est plus rapide que son ombre).
Pareil pour les dessins, malgré quelques bons auteur, avec une grande notoriété (Solé, Margerin, Bercovici, Dany ou encore Roba et Tillieux) les autres sont pratiquement inconnus. Bon, je ne vais pas dire que tous les dessins sont ratés, la plupart utilise un style assez Morris/ligne claire (parce qu'il le simplifie drôlement le style de Morris) en y rajoutant leur patte. Il y a vraiment que quelques planches franchement dégueues.
Et puis, les parodies se ressemblent presque toutes (en échange les rôles de Lucky et des Daltons et le tour est joué).
Donc un album assez inégal, les rares gags qui m'ont vraiment plu : Dany, Bercovici (car je n'ai jamais vu une planche de cet auteur aussi soigné, on dirait du Marc Hardy, même si je n'ai rien compris au gag), Margerin (pour un début d'idée drôle), Roba et Tillieux (pour le dessin) et un autre auteur dont le nom m'échappe et qui a fait une parodie de l'album, " La 20ième de cavalerie"...
À oublier !
Le premier tome de ce manga ne m'a clairement pas convaincu.
On y trouve une assemblée de jeunes poseurs, rivalisant de maniérisme en matière de look et de comportement, et qui rivalisent en matière de... meurtre. Ah non, le terme est mauvais car ils se vantent d'être des tueurs, pas des assassins... Pour ce que ça change...
De jeunes éphèbes aux physiques d'androgynes (pour mieux permettre certaines scènes légèrement yaoi), vêtus comme de vraies gothic lolitas, dotés de pouvoirs physiques et d'armes surnaturelles sorties d'on ne sait où, et qui comptabilisent donc soigneusement les centaines voire les milliers de personnes qu'ils ont tués pour savoir qui sera le mieux noté d'entre eux. Malgré ce "métier", il s'avère que ce sont finalement les gentils dans l'affaire puisque ce sont des méchants maffieux, corrompus, pédophiles et autres qu'on les envoie tuer. Ouf, l'honneur est sauf...
Cela ne m'empêche pas de trouver cette thématique et ces protagonistes franchement détestables sur le principe et sur la forme. Tout est dans le graphisme, l'esthétique néo-gothique, les looks cools et les poses grandiloquentes, avec bien sûr la classique histoire de vengeance du héros comme trame de fond...
Alors oui, le dessin est plutôt bon, même si la narration est embrouillée et certaines scènes peu compréhensibles. Et oui, il y a une petite pointe de curiosité dans ma lecture car je m'interroge sur le fonctionnement de cette organisation Tanatos et son étrange Yggdrasil, ainsi que sur les motivations des mystérieux Numbers. Je ne me suis donc pas trop ennuyé au long de ma lecture, d'autant que le rythme est rapide, signe d'un certain manque de densité soit dit en passant. Alors bon, je vérifierai peut-être si la suite gagne en originalité et en profondeur, mais pour le moment, je ne suis pas intéressé.
Je n'ai lu que le premier tome et ça ne m'a pas emballé plus que ça.
On croise un peintre visionnaire c'est le cas de le dire, qui vit à Montmartre et abuse un peu de l'absinthe de temps en temps, voire un peu trop souvent. Je n'ai pas accroché à l'humour, c'est sympathique mais vite oublié. Le dessin pour sa part est agréable. Ce genre de séries pourrait s'apparenter à ce qui se fait dans la collection Poisson Pilote de Dargaud.
Bref pas grand chose de plus à en dire, l'humour un peu décalé pourra plaire plus à d'autres amateurs.
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Légendes de Troy - L'expédition d'Alunÿs
Dès la première case, j'ai été rebuté par le dessin. Il m'a d'autant plus déplu que, du fait des décors identiques, la comparaison avec le style de Tarquin est rapidement faite. Au lieu d'un style semi-réaliste, on est ici dans l'humoristique pur, et pas du meilleur niveau à mon goût. En fait, j'ai trouvé que ce dessin s'apparentait... à celui des jeux humoristiques rapidement torchés dans un magazine comme Pif Gadget. Cela ne convient pas du tout à l'aspect aventurier des récits du monde de Troy : les personnages sont laids, les décors n'ont aucune profondeur, aucune approche de réalisme, bref on n'y croit à aucun moment. Et il ne marche pas non plus pour ce qui concerne l'humour à mes yeux. La narration graphique est assez lourde et peu agréable. C'est un peu dommage car le scénario de ce one-shot n'est pas si mauvais. Il aurait pu me séduire avec un autre dessin. Certes il y a des clichés lassants qu'on retrouve dans trop de scénarios d'Arleston et quelques gags un peu trop faciles, mais l'idée de base de l'intrigue est amusante, le récit pas si mal mené et il y a quelques moments assez drôles. Mais dans l'ensemble, il est clair que cette lecture me sortira très vite de la mémoire et que, s'il ne s'était pas agi d'un récit ayant pour cadre le monde de Troy, le dessin de la première page m'aurait fait directement refermer l'album.
Croisade
Voilà une série qui était pleine de bons présages et de laquelle je sors légèrement déçu après ces 4 tomes. Les bons présages étaient entre autre apportés par Jean Dufaux dont on connait la quantité et la qualité moyenne constante et élevée de ces réalisations et scénarii. L'époque abordée, celle des croisades et du pays utilisé, celui de Hierus Halem inhabituelle dans le monde de la BD était aussi très tentante. Je dois dire que dans la restitution des atmosphères, de couleurs, des lieux, des ambiances, on sent encore un fort travail de documentation et de découpage de la part de Dufaux. La qualité de ce point de vue est au rendez vous. J'ai lu dernièrement Murena et j'ai entamé "Voleur d'empire", je m'attendais donc à quelque chose du même acabit. Là où le scénario m'a plus embarrassé est dans l'ajout d'une pointe de magie religieuse et de superstition que je n'attendais pas. Maintenant si vous êtes prévenus, cela vous sera surement moins gênant ! Pourtant, il est vrai que dans Voleurs d'Empire, pourtant, nous retrouvons aussi cette touche de sorcellerie et de mysticisme au milieu d'un champ historique fort. De plus, le dessin me chagrine. Le trait souvent très fin de Xavier n'est pas exempt de défauts de proportion, de défaut anatomique et postural. Les visages sont souvent déformés par le manque de précision et il est quelques fois difficile de reconnaitre rapidement la personne représentée. De même le découpage et le story board a mon avis son raté : L’action est mal gérée, aucunement prenante ; Les personnages aucunement charismatiques. Heureusement, le dessin de Xavier a d'autres qualités (qui ne parviennent pas à gommer les premières…) que je salue allégrement, notamment une qualité dans la mise en scène et dans les plans utilisés. Xavier utilise souvent de grande case afin de nous plonger dans des décors souvent trop épurés mais parfaitement représentatif de l'immensité du paysage, notamment ces étendues de sable dans lesquelles se perdent nos héros. Chagnaud au couleur agrémente cela de fort belle manière de couleurs chaudes et lumineuses qui rendent là aussi parfaitement hommage à ce pays. Pourtant, la couleur informatique, manque encore une fois souvent de vie et de relief. Cette BD est donc à visualiser à bout de bras et nous avons alors souvent des tableaux magnifiques. Le contexte historique est une nouvelle fois fort intéressant, avec une feuille complète d'explication sur les différentes croisades en début de chaque album pour situer le scénario. Mais le scénario est parfois brouillon, pas suffisamment clair pour moi. Je ne trouve pas la narration très fluide, les dialogues ne sont pas toujours les plus simples à suivre. Les couleurs des décors sauvent la mise, même si l'informatique tend à donner des remplissages souvent trop lisses. Je reviens tout de même sur le travail de scénarisation de Dufaux que l'on sent sérieux. Il y a un désir perceptible et agréable de créer des personnages avec du caractère et une vraie profondeur. Mais malgré cela, les personnages ne sont pas forcément sympathiques et j'ai du mal a trouver quelqu'un à qui m'accrocher. Je lis tout cela avec une certaine distance. A noter aussi une double double page dans chaque album (oui, 4 pages en juxtaposition dans un dépliant) que je trouve particulièrement inutile à chaque fois, mal exploitée. Sauf à être énervante lorsqu’il faut la déplier. Comme dans le 2ème album, son utilisation n’apporte absolument rien, pas de grande fresque, pas de décors magnifiques offrant une profondeur de champ ou un panorama étourdissant. Des cases comme partout, bien décevantes. J’ai l’impression au final, d’un scénario aux multiples facettes, aux multiples acteurs qui nous a baladé, qui nous a chahuté à gauche et à droite. Il n’y a finalement pas de vrai héros, personne à qui se raccrocher et qui porterait la série sur ces épaules. Le pouvoir, la puissance, les enjeux, les charmes, la noblesse, l’aura, le charisme sont répartis entre tous les protagonistes. Même le rare Mufti de Hierus Halem prend sa part dans la série. Son charisme puissant prenant le pas sur les autres dés son apparition sur une page. Du coup, tout est dilué et jamais je n’arrive à être véritablement porté par un fait ou une personne. Même les batailles semblent distantes et inintéressantes. Je ne pense pas qu’il y ait trop de choses, un mélange trop important des genres ou trop de prétention. Je maintiens surtout que les rôles étaient trop bien répartis. Comme quoi il y a du bon et du moins bon dans cette série, la fin est encore à double tranchant. Le résultat de la guerre et la réaction de certaines personnes m’a surpris, pourtant, la toute fin m’a déçu n’y trouvant aucun intérêt. Ces becs de feu dont on parle depuis longtemps n’apportent finalement rien et j’ai l’impression que le soufflé s’effondre littéralement. Une fin décevante qui m’a ainsi laissé sur ma faim.
Malentendus
J'aime plutôt bien les récits absurdes d'habitude, j'apprécie assez les oeuvres de Dumontheuil, et je trouve le dessin de cet album de très belle qualité... malheureusement, je me suis ennuyé au long de cette lecture. L'absurde y est trop "classique" à mon goût, trop kafkaien. Tous les malheurs du monde tombent sur le héros qui souffre du coup d'un complexe de culpabilité. Tout le monde est plus ou moins fou sauf lui et tous les autres se comprennent plus ou moins sauf lui. Ca pourrait être bien si c'était drôle ou parlant. Mais non, ce n'est pas amusant et au bout d'une dizaine de pages, j'étais lassé. Et pourtant, ça continue sur 70 pages d'un même récit qui s'étire en longueur. Je n'ai pas détesté, j'ai trouvé le dessin très appréciable, mais je me suis ennuyé donc je ne garderai pas un souvenir ému de cet ouvrage.
Ultimates
Eh bien quelle surprise ! Ca faisait un bon moment que je n'avais pas été confronté à une oeuvre d'une telle envergure. Il me faut m'incliner devant l'exploit qu'a réalisé Mark Millar sur ce premier tome. En effet, je ne pouvais pas passer sous silence l'incommensurable prouesse de l'auteur qui a réussi à aligner autant de clichés à la page. Moi qui me faisais une joie et une avidité de découvrir enfin les super-héros sans avoir besoin de me farcir une pile de séries, ben c'est loupé. C'est foiré. Déjà ça commence mal : Dès le départ, l'histoire autour du corps de Captain America, qui a tout de même été tué par une bombe atomique, hein. C'est pas de la gnognote ces bestiaux, faut croire, puisqu'on nous bassine encore avec les pensées idéalistes d'un désarmement nucléaire dans la joie et la bonne humeur. Bref, le corps du Captain est extraordinairement retrouvé au moment où l'équipe du SHIELD est formée, et un bon scientifique le "ressuscite" miraculeusement (heureux pléonasme au passage). Notons tout de même qu'après s'être pris une déflagration atomique en plein face, et avoir trainassé un demi siècle dans l'eau (quoiqu'on le retrouve congelé, mais comment cela s'est-il passé? Ca l'aurait envoyé jusque dans l'Arctique cette explosion?), on retrouve ce héros de l'Amérique presque indemne. Seul son costume a légèrement souffert des blessures. Mais bon, passons sur ce deus ex machina pour ne pas se gâcher le reste de l'aventure. Ah mince, quelle aventure? On suit dans un premier temps la vie totalement insipide des héros, d'une banalité consternante. Et pendant tout ce temps, on ne découvre pratiquement rien sur cette organisation toute puissante qu'est le SHIELD. Juste que c'est une entité super puissante, qui possède des fonds gigantesques. Donc une bonne partie est consacrée à la vie trépidante des héros, et au cliché séculaire de la deuxième vie, où l'homme qui revient à la vie doit découvrir un monde changé. Dans la deuxième partie, où il commence à y avoir un peu d'action pour remuer enfin ces super-héros flasques, Millar montre également ses limites. Postulat de départ vu et revu maintes fois en SF, mais apparemment pas assez pour le scénariste. Ce sera l'occasion de faire un clin d'oeil très appuyé à Matrix (j'appelle ça un plagiat), et aussi les "incroyables rebondissements" en tous genres où l'on ne peut s'empêcher de trembler devant pour la vie des super-héros, le machiavélisme du plan des ennemis, et de leur morale odieuse. Une phrase m'a particulièrement fait rire quand Millar fait dire aux méchants qu'ils sont les "gendarmes de l'univers" (j'ai failli croire que c'était une critique envers les USA, mais non, j'ai surestimé le talent et l'audace de Millar), et que Mrs Pym s'indigne outrageusement du manque manifeste du respect de la vie d'autrui. Flûte alors, c'est vraiment odieux tout ça. Ca me révulse! Tout cela est caractéristique du manque d'épaisseur des personnages. Tous sans exception, même si parfois on sent poindre un semblant de psychologie. Ainsi, Thor apparait en altermondialiste bien peu crédible, et son intervention à point nommée ne m'a pas surpris une seule seconde. Deux pages avant je m'étais effectivement dit qu'il apparaitrait pour sauver tout le monde. Idem pour le coup du brave gars des années 40, qui se porte au secours de la femme en détresse. Et il me semble que l'Iron Man d'ici a servi en partie de modèle au second opus dédié à sa personne. Vu la qualité du long métrage, je ne le considère pas comme une référence. Et que dire de Hulk? Je ne connais absolument pas son passé, mais il est présenté comme la caricature à l'extrême de la brute décérébrée. Cela nous offre des répliques d'une subtilité et d'un raffinement bien trop rares... Pourtant, la mise en scène est pas mal fichue, et malgré quelques facilités dans les scènes d'action, c'est assez dynamique. C'est loin d'être grandiose, mais c'est fluide. Malgré le concept narratif qui m'a déplu, à savoir une alternance systématique entre deux scènes, c'est facile à suivre. C'est d'ailleurs ce qui m' a permis d'aller au bout, et de trouver parfois un peu de plaisir à suivre telle scène mieux que d'autres. Au final, c'est vraiment une déception. J'attendais vraiment plus de la part de ces Ultimates, qui à en croire certains avis étaient censés mettre à la page ces héros au lourd passé. Seule la fluidité de la narration permet au premier tome de ne pas obtenir la note minimale. Les clichés à répétition et les ficelles abondent beaucoup trop, et la platitude des protagonistes est souvent synonyme d'ennui. Un manque de profondeur également sur l'entité dont on ne connaîtra pas grand chose. Note finale : 2.5/5
Sextape
Mouais, bof bof et re-bof… Je m’attendais à mieux, même si je pense que ce genre de BD doit se trouver un public amateur. Difficile de la rattacher à un style particulier, l’ensemble peut par moment me faire penser à Bezian. Et pourtant, je lui reconnais un solide point positif : la narration. Elle est construite intelligemment et astucieusement : plusieurs protagonistes – jamais les « héros »- s’entrecroisent devant un personnage et racontent l’histoire, du moins de leur point de vue. En cela, la narration se démarque d’une « voix off » classique, et j’ai trouvé ce concept intéressant. Mais à côté de cela, je n’ai pratiquement jamais accroché au récit que j’ai trouvé lent ; j’ai vraiment eu l’impression que cela manquait de rythme. J’ai donc lu l’ensemble de ce one-shot sans grand intérêt, sans que cela ne me semble mauvais. Concernant la collection KSTR, je dois avouer être déçu ; hormis la correcte (mais pas exceptionnelle) prestation de l’un ou l’autre album, j’ai plus souvent été (très) déçu que ravi ; voilà c’est dit ! Hélas, l’aspect graphique ne m’a certainement pas plus convaincu que le reste. J’ai trouvé cela, selon moi j’insiste, mauvais. Le trait, la colorisation, tout m’a semblé brouillon et hasardeux. Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas mon genre ! Je n’ai pas trouvé le récit exécrable, mais les goûts et les couleurs ne se dictent pas… Dommage pour le graphisme, car là j’ai franchement été rebuté. Allez, 2/5 pour la narration et le récit, car j’ai quand même lu tout l’album.
Beast
C'est le genre de bd qui aurait pu me plaire au premier abord. Les couvertures représentent les 4 puissances divines : l'aigle, le chien, la panthère et le serpent. Elles sont plutôt alléchantes. Visiblement, il n'y aura que 3 tomes à cette saga qui imagine une sombre destinée pour notre planète. Mais voilà, le scénario qui patauge un peu n'est guère crédible dans cet appel à des divinités animales qui sortent d'on ne sait où. Il y a également un style très mangatisé mais qui ne s'assume pas vraiment. Le melting pot, c'est bien quand il y a une espèce d'harmonisation. Ici, on est en présence d'une désorganisation qui se ressent même dans le dessin. Et dire qu'il y a une sérieuse touche par rapport aux fabuleuses histoires de Miyasaki. Bien que situé dans le futur, cette histoire s'inscrit plutôt dans une tendance médiévale fantastique. Les plus jeunes seront sans doute emportés par l'ambiance car c'est une bd qui se défend d'une certaine manière. Nul doute que les thématiques sont fort intéressantes comme le point de non-retour atteint par l'homme dans sa soif de conquête et de découverte. La vision apocalyptique offre également une autre perspective de rachat à condition de parvenir à s'entendre. Il manque quand même quelque chose pour convaincre réellement. Quoi ? Un peu plus d'orginalité car c'est du déjà vu.
Speedway
Speedway me rappelle beaucoup trop Golden Cup qui n'était déjà pas fameux. Le lecteur est plongé dans un véritable marathon de formule A à l'aube de l'année 2659 à l'occasion des 102 èmes olympiades. Le scénario est vraiment mince malgré les enjeux qu'il semble poser. Nous avons droit à une course futuriste bien réalisée mais fort peu divertissante. Bref, ce premier tome ne m'a pas donné envie. Il est vrai que le héros manque véritablement de charisme ou d'un je ne sais quoi qui ferait qu'on accrocherait. Que dire encore des flash-backs incessants qui n'apportent rien ? C'est du conventionnel pur, ce qui est quand même assez navrant s'agissant de pure science-fiction. Au final, c'est trop plat pour susciter l'intérêt.
Rocky Luke - Banlieue west
Bof, une petite BD hommage de qualité moyenne. En général j'aime bien les parodies, mais dès qu'il s'agit d'un collectif d'auteurs qui nous pondent un gag par page, j'ai un peu peur. Disons-le tout net : l'album est très inégal. Tout d'abord Lucky Luke est parodié soit, en loubard habillé de cuire qui chevauche une Harley ou soit, en femme. La plupart des gags ne sont pas drôles, et tombent à plat. Le thèmes des chutes est souvent le même (Rocky Luke se tire plus vite que son ombre, Rocky Luke tire (dans tous les sens du terme) plus vite que son ombre ou encore Rocky Luke est plus rapide que son ombre). Pareil pour les dessins, malgré quelques bons auteur, avec une grande notoriété (Solé, Margerin, Bercovici, Dany ou encore Roba et Tillieux) les autres sont pratiquement inconnus. Bon, je ne vais pas dire que tous les dessins sont ratés, la plupart utilise un style assez Morris/ligne claire (parce qu'il le simplifie drôlement le style de Morris) en y rajoutant leur patte. Il y a vraiment que quelques planches franchement dégueues. Et puis, les parodies se ressemblent presque toutes (en échange les rôles de Lucky et des Daltons et le tour est joué). Donc un album assez inégal, les rares gags qui m'ont vraiment plu : Dany, Bercovici (car je n'ai jamais vu une planche de cet auteur aussi soigné, on dirait du Marc Hardy, même si je n'ai rien compris au gag), Margerin (pour un début d'idée drôle), Roba et Tillieux (pour le dessin) et un autre auteur dont le nom m'échappe et qui a fait une parodie de l'album, " La 20ième de cavalerie"... À oublier !
Number
Le premier tome de ce manga ne m'a clairement pas convaincu. On y trouve une assemblée de jeunes poseurs, rivalisant de maniérisme en matière de look et de comportement, et qui rivalisent en matière de... meurtre. Ah non, le terme est mauvais car ils se vantent d'être des tueurs, pas des assassins... Pour ce que ça change... De jeunes éphèbes aux physiques d'androgynes (pour mieux permettre certaines scènes légèrement yaoi), vêtus comme de vraies gothic lolitas, dotés de pouvoirs physiques et d'armes surnaturelles sorties d'on ne sait où, et qui comptabilisent donc soigneusement les centaines voire les milliers de personnes qu'ils ont tués pour savoir qui sera le mieux noté d'entre eux. Malgré ce "métier", il s'avère que ce sont finalement les gentils dans l'affaire puisque ce sont des méchants maffieux, corrompus, pédophiles et autres qu'on les envoie tuer. Ouf, l'honneur est sauf... Cela ne m'empêche pas de trouver cette thématique et ces protagonistes franchement détestables sur le principe et sur la forme. Tout est dans le graphisme, l'esthétique néo-gothique, les looks cools et les poses grandiloquentes, avec bien sûr la classique histoire de vengeance du héros comme trame de fond... Alors oui, le dessin est plutôt bon, même si la narration est embrouillée et certaines scènes peu compréhensibles. Et oui, il y a une petite pointe de curiosité dans ma lecture car je m'interroge sur le fonctionnement de cette organisation Tanatos et son étrange Yggdrasil, ainsi que sur les motivations des mystérieux Numbers. Je ne me suis donc pas trop ennuyé au long de ma lecture, d'autant que le rythme est rapide, signe d'un certain manque de densité soit dit en passant. Alors bon, je vérifierai peut-être si la suite gagne en originalité et en profondeur, mais pour le moment, je ne suis pas intéressé.
Eugène de Tourcoing-Startrec
Je n'ai lu que le premier tome et ça ne m'a pas emballé plus que ça. On croise un peintre visionnaire c'est le cas de le dire, qui vit à Montmartre et abuse un peu de l'absinthe de temps en temps, voire un peu trop souvent. Je n'ai pas accroché à l'humour, c'est sympathique mais vite oublié. Le dessin pour sa part est agréable. Ce genre de séries pourrait s'apparenter à ce qui se fait dans la collection Poisson Pilote de Dargaud. Bref pas grand chose de plus à en dire, l'humour un peu décalé pourra plaire plus à d'autres amateurs.