Les derniers avis (5270 avis)

Couverture de la série La Vie sexuelle de Tintin
La Vie sexuelle de Tintin

Parmi les nombreuses parodies sexuelles de Tintin (Les aventures de), celle de Jan Bucquoy est particulièrement outrancière et pornographique, on sent qu'il veut choquer, il est dans son rôle de provocateur. Malgré les procès intentés par les ayant droits de Hergé, Bucquoy n'a cessé de récidiver en jouant la provocation à fond. Il faut dire que le caractère falot de Tintin, l'absence de femmes et le côté bon enfant de la bande se prêtent naturellement à la moquerie, c'est un terrain idéal pour les humoristes, mais je n'imaginais pas que Bucquoy verserait dans une telle bassesse, lui que j'avais connu plus pertinent et hyper subversif dans des séries comme Chooz, Stone ou Alain Moreau... c'est ce Bucquoy là que je préfère, pas ce pornographe à deux balles. Le style graphique imite maladroitement la Ligne claire hergéenne et tente de reproduire quelques postures normales de vignettes vues dans les albums Tintin, ça s'approche du pastiche qui dans sa définition est une réalisation "à la manière de", mais la désacralisation du héros de BD est la base de la parodie qui elle, détourne l'oeuvre en la moquant, dans le cas présent très vertement, je dirais même sordidement. J'avoue que ces turpitudes sexuelles ne m'ont guère amusé, la première fois, j'ai un peu souri à 2 ou 3 images, notamment lorsque Tintin s'enfile la Castafiore, mais on imagine mal ces personnages se prêter à des séances copulatoires, et voir le capitaine Haddock coucher avec Tchang, les Dupondt transsexuels, Rastapopoulos en gros pervers, ou une secte puritaine tenter d'interdire les partouzes de Moulinsart, ça m'a laissé totalement indifférent, de plus le scénario est nul, on sent que l'auteur a voulu ridiculiser un maximum de personnages, l'ensemble est donc forcé et ça n'est pas drôle.

05/12/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Martin de Tours
Martin de Tours

C'est plus par esprit de complétion que j'ai lu cet album que par véritable intérêt ; en effet c'est l'un des rares titres de la collection Vécu qui n'était pas encore dans la base de données. Je l'ai attaqué sans aucun a priori, sans même savoir de quoi il parlait réellement. Ainsi ai-je appris qu'il s'agissait de la vie et des aventures d'un moine, ancien tribun romain, qui a par son action évangélisé et fédéré de nombreuses personnes dans la région de Tours, alors qu'il était originaire de Hongrie. Sa vie fut émaillée de hauts faits héroïques ou miraculeux, comme le fait de soumettre un ours qui tenta de les attaquer, un ami et lui, ou alors l'apparition de Jésus en rêve après qu'il ait donné son manteau à un nécessiteux... certainement très intéressant pour une personne travaillant sur le personnage ou s'intéressant aux vies des saints. Sur le plan technique, l'album n'est pas exempt de défauts. Confié à trois jeunes auteurs de la région tourangelle à la fois par l'éditeur historique Glénat et par le quotidien local, l'aspect graphique est assez... calamiteux. Mise en scène, morphologies des personnages, designs architecturaux, on sent qu'il y a beaucoup de progrès à faire. La mise en couleurs, jouant uniquement sur du vert et du brun, n'incite pas à la lecture. En prime le scénario est complètement décousu, sautant de personnages difficilement identifiables à des situations confuses sans cesse sur les deux premiers tiers de l'album. le troisième est plus réussi, sur les deux plans (dessin et scénario), mais il est trop tard pour récupérer l'intérêt largement émoussé par les 30 premières pages. Bref, à éviter sauf si le sujet vous intéresse.

04/12/2019 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 1/5
Couverture de la série Planetary
Planetary

Pour moi avec du Warren Ellis c'est soit excellent, comme avec Black Summer ou No Hero, soit indigeste comme Supergod. Ici on est dans le 2ème cas, la narration est ici fouillis, le découpage pas clair, des brides d'informations arrivent ainsi que des explications pompeuses et incompréhensibles. Ça a été relativement pénible à lire, au point de me demander ce que je faisais là. J'ai lu les tomes 1 à 4 et malgré les commentaires que j'ai lus sur le forum (expliquant que tout s'explique avec les tomes suivants) ça ne prendra pas avec moi, j'arrête là.

24/11/2019 (modifier)
Par Hervé
Note: 1/5
Couverture de la série Penss et les plis du monde
Penss et les plis du monde

Pourtant fortement conseillé par mon libraire, j'ai finalement emprunté ce livre à la médiathèque,et j'ai bien fait... En effet, je pense être passé à côté de quelque chose, tant ce one shot m'a déçu. Je n'ai pas compris l'engouement de certains autour de cette fable écolo qui n'a m'a guère touché. Autant La Saga de Grimr m'avait emballé, autant les aventures de Penss, personnage que je ne trouve pas sympathique, m'ont laissé perplexe. Seules les pages sur le sort que Penss réserve à sa mère, après sa mort, m'ont littéralement étonné voire dérangé. Sinon, le sort de Penss m'a laissé complétement indifférent. Je passe sans doute à côté d'un bon album, mais je n'ai guère trouvé un intérêt dans cette histoire.

22/11/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 1/5
Couverture de la série Xoco
Xoco

Oh le joli foutoir que voilà ! Xoco est pourtant un des gros titres du franco-belge fantastique des divines nineties. Une belle époque où Internet n'existait pas encore sous sa forme actuelle et où on pouvait facilement se perdre parmi les titres de notre librairie sans avoir le nez collé sur son téléphone à savoir si tel ou tel bouquin méritait plus de louanges par sa couverture et son contenu que par son 4ème de couverture. Qu'on apprécie le travail de Ledroit ou pas, j'aurais donc tendance à dire que sa place est dans un musée ! Euh dans une exposition ou par des peintures, aucun doute que l'artiste dispose d'un certain talent. Mais sous un format de bande dessinée, c'est surtout confus et illisible. Difficile dans cette position d'apprécier une histoire policière virant au fantastique d'autant plus que c'est au mieux inintéressant, au pire incompréhensible ou l'inverse au choix. J'avais pourtant déjà "tâté" les scénarios de Mosdi avec L'Ile des morts avec un rendu presque équivalent : on perd le lecteur pour ne plus jamais le retrouver indemne ou endormi. Ici c'est encore bien pire : on ne s'attache à aucun personnage et on garde juste les yeux bien ouverts pour apprécier le travail chiadé de Ledroit car oui, c'est beau. Encore faudrait-il qu'une certaine émotion ou qu'un MacGuffin retienne l'attention mais il ne faut guère plus de quelques pages pour être complètement détaché... Au mieux on continue de lire (en vain) pour retrouver un fil conducteur qui ne viendra jamais, au mieux on feuillette les pages pour y admirer de belles planches. C'est agaçant au possible et me ferait presque réévaluer un Tremen à la hausse mais bon rien n'y fait. Xoco est un immense ratage à tous les niveaux qui ne s'arrangera guère avec un second cycle encore plus ridicule alors que l'histoire semblait bouclée dès le second tome. Je pense préférer m'initier au macramé plutôt que de lire un autre bouquin de Thomas Mosdi. J'y trouverais probablement plus de satisfaction. Quel gachis car Xoco partait sur de très bonnes intentions.

11/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Airpussy
Airpussy

C'est voulu comme poétique mais c'est plutôt érotique de façon quand même assez déplacée. C'est surtout éminemment féministe en donnant tout son sens à la femme et à son seul plaisir. Il faut savoir que les hommes seront humiliés d'une façon qui m'a fort dérangé. Mais bon, c'est voulu. Si cela peut faire du bien, alors pourquoi pas ? Mais bon, on ne peut pas m'obliger à aimer cela. Airpussy se veut allégorique en produisant une sorte de déesse à respecter mais je n'ai pas très bien compris le sens de tout cela. Trop métaphorique ! C'est destiné à un public averti.

10/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série X-Men - L'ère d'Apocalypse
X-Men - L'ère d'Apocalypse

Dieu sait que j'ai aimé les X-Men mais Apocalypse, c'était celui de trop. De même pour cette bd dont le scénario est ennuyeux à mourir. Encore un univers parallèle pour faire varier les péripéties et créer un effet de surprise. Les personnages semblent même dépourvus de charisme ce qui est quand même un comble. Il est vrai qu'il y en a trop. On retrouve d'ailleurs tous les stéréotypes propres aux années 90. Quant au graphisme, j'ai pu relever une certaine irrégularité dans le trait. La colorisation m'a paru assez hideuse. Bref, cela ne sera pas mon titre préféré des X-Men.

10/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Sláine - L'Aventurier
Sláine - L'Aventurier

Je m’attendais sans doute à la lecture de ce titre à une aventure à la Conan le Barbare. Certes, c’est très barbare et ultra violent mais on est loin de la qualité du titre évoqué. N’est pas Conan qui veut. Visiblement, ce barbare solitaire, celte de surcroît, ne possède pas plus de deux neurones au niveau réflexion mais il est très fort physiquement parlant. Je n’ai jamais trop aimé ce genre de héros qui fait fantasmer pas mal de gens en ce bas monde. Je me suis quand même demandé à qui cela peut plaire mais cela existe tout de même. Il est vrai qu’il se sert très souvent de sa hache mais pas pour couper du bois. On aura droit à de la violence et de l’inhumanité dans toute sa splendeur ou devrais-je dire laideur. Rien ni personne, et ni même des monstres démesurés ne résisteront à Slaine. C’est lui le plus fort, point barre. Il est vrai que graphiquement parlant, cela ne casse pas des briques. C’est plutôt assez sombre et très flou. Les images sont presque informatisées dans le rendu. Honnêtement, ce fouillis est laid. Le trait n'a pas de finesse. C’est disgracieux au possible. On est quand même dans l’ordre de ce qu’on peut faire de pire en matière de bande dessinée sans vouloir être offensant et en restant correct. Un comics très bourrin qui ne fera pas forcément du bien. Un album à éviter, vraiment.

07/11/2019 (modifier)
Couverture de la série De mémoire
De mémoire

OK, le découpage est bon et le dessin est agréable. Passe encore le personnage central hypermnésique qui se sert de boîtes à chaussures pour ‘ranger’ tous ses souvenirs depuis sa petite enfance (j’oublierai le fait que manifestement, depuis sa petite enfance, il n’a pas tant de souvenirs que ça au vu du nombre de boîtes qu’il conserve). Mais pour le reste, c’est du grand n’importe quoi : l’enlèvement effectué par des membres de la CIA d’une crétinerie sans fond (tant l’enlèvement que les agents), l’évasion réalisée avec une facilité déconcertante, mais surtout les raisons de cet enlèvement et l’absence de suites données à cette évasion. En fait, on a l’impression que le gars possède un secret qui peut changer la face du monde (quand on apprend enfin ce que c’est, déjà, on se dit « bof bof bof ») mais que, comme il a dit à ses ravisseurs qu’il ne le leur divulguerait pas, ceux-ci se sont dit « ben ok, rentre chez toi, c’est bon ! » C’est … ubuesque. Et je ne crois pas que c’était le but recherché. Du coup, une note sévère pour un album qui m’a fait perdre mon temps.

07/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Dicks
Dicks

Ce comics n'a réellement aucun intérêt scénaristique. C’est même assez vulgaire. En guise de divertissement, on aura droit à des choses très scato pour ne pas dire anti-catho. Peut-on tomber plus bas entre les losers et les alcooliques ? Je ne le pense pas. Je crois que je ne suis pas assez réceptif pour ce genre d’histoire : c’est bien le cas pour autant qu’on puisse avoir un cerveau en bon état de fonctionnement. Grâce et élégance sont totalement absentes. On pourrait également penser que mon avis est typiquement un avis abusif car il fallait réussir à aller jusqu’au bout. Cette lecture fut pénible entre crado et humour potache. Retenter une lecture pourrait même être perçu comme un véritable supplice. Ne surtout pas m’enterrer avec ! Au niveau du graphisme, c'est plutôt un dessin grossier au niveau du trait et assez simpliste avec par exemple des décors vides ainsi que des personnages dont les visages sont aussi moches les uns des autres. Dicks est tout simplement ce qu’on pourrait appeler une œuvre de mauvais goût. Cependant, il faut bien se rendre compte qu’il faut de tout pour faire un monde.

06/11/2019 (modifier)