Les Fils d'El Topo

Note: 3/5
(3/5 pour 4 avis)

Western surréaliste.


Jodorowsky [USA] - Les déserts Nord-Américains

Dans l’Ouest aride, El Topo fut un bandit qui, ouvrant les portes de son cœur, devint un saint à même d’accomplir de grands miracles. De deux femmes différentes, il eut deux fils. Funeste silhouette de cuir noir arpentant le désert, Caïn le maudit s’est juré de tuer ce père à qui il n’a jamais pardonné. Incapable d’accomplir sa soif de vengeance, il décide alors de jeter son dévolu sur son demi-frère Abel. Et dans cet ouest sauvage empreint de mysticisme, ceux qui croiseront sa route en seront les victimes collatérales... (Site de l'éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Juin 2016
Statut histoire Série en cours (prévue en 3 tomes) 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Les Fils d'El Topo
Les notes (4)
Cliquez pour lire les avis

31/12/2016 | Noirdésir
Modifier


Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Heu, quoi , comment dire ? Alors ben c'est l'histoire de ...heu y a un type qui s'appelle El Topo et puis il a deux fils, Caïn et Abel et ils vont... Obélix est tombé dans la marmite de potion magique, Jodorowsky dans celle des champignons magiques. Album inracontable qui est une sorte de synthèse des délires, obsessions de l'auteur. Attention ce type est dans son genre une sorte de génie, il nous a fait quelques scénarios de BD assez jouissifs. Mais là, alors qu'il se recentre sur lui, qu'il lâche la bride de son inconscient ça envoie du lourd. Franchement j'ai rien compris et puis je me suis aperçu qu'il était vain de tenter de comprendre quoi que ce soit à la chose, sur cet album qui me semble bien être le premier tome d'un triptyque abandonné, mieux vaut se laisser porter par le dessin de Ladrönn qui porte en lui un je ne sais quoi de Moebius. C'est beau et joli. Je ne sais pas si même les amateurs de Jodo apprécieront, à tester d'abord en emprunt me semble être la meilleure solution.

17/03/2019 (modifier)
Par jul
Note: 4/5

Pour qui a vu le fameux film de 1970, on est en terrain connu. Rien de nouveau sous le soleil écrasant du désert mexicain. Mais c'est cet univers là qui a posé les bases du cinéma et de la bd à la Jodo. Il est donc logique que l'on soit en terrain connu. Donc pas vraiment de surprise au niveau du scénario. C'est la suite de l’œuvre cinématographique. Les deux personnages principaux ont d’ailleurs la tête de Jodo dans les années 70 (c'est lui El Topo). Western psychedeliquo-mexicain ultra-mystique et violent : 2 bonnes cuillères à soupe de catholicisme latin + une pincée de bouddhisme tibétain + une cuillère à café de mysticisme new-age , et surtout 2 bonnes poignées de champignons hallucinogènes (encore que c'est le 1er album, qui fait surement office d'introduction donc le tout n'est pas encore parti en cacahuète). Ah j'allais oublier quelques cases de sexe trivial à base de pute obèse qui "s'offre" au héros ... avec les mariachis jouant tout autour. Du pur Jodo. Tout ceci pourrait lasser vu que l'on a déjà lu ou vu ça 50 fois chez cet auteur (assez proche du dernier album de Juan Solo) mais pour ma part j'ai encore une fois adoré grâce au superbe dessin de Ladronn. Je ne connaissais pas ce dessinateur et c'est une très belle découverte. Les cases sont grandes et aérées (uniquement 3 bandes à chaque fois pour avoir un rendu plus cinématographique), les dessins sont puissants, on respire... Magnifique ! Donc aucune surprise, mais si vous aimez l'univers de Jodo (ce qui est mon cas), vous pouvez y aller sans problème la tête baissée et les yeux fermés !

03/09/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Je n'avais pas du tout aimé le film El Topo, particulièrement parce que voir les délires de Jodorowsky durant 2 heures cela devient fatiguant et je n'avais même pas compris ce que je regardais. J'étais tout de même curieux de voir ce que donnait cette suite en BD vu que dans ce format c'est moi qui ai le contrôle sur le temps. J'étais surpris d'avoir réussit à comprendre l'histoire. J'ai eu de la difficulté au début à rentrer dans le récit à cause des métaphores et autres symbolismes qui m'ont paru lourds. Puis, petit à petit, j'ai commencé à trouver que ce n'était pas mauvais, notamment à cause du personnage de Cain que je trouve assez attachant. J'ai même trouvé la fin du premier tome émouvante. Pour le moment, l'intrigue ne me passionne pas trop, mais j'ai tout de même envie de lire la suite pour voir ce qui va arriver à Cain et aux autres personnages. Le dessin est pas mal.

27/02/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Jodorowsky explique dans une présentation que cette série est tirée d’un scénario qu’aucun producteur n’a voulu ou pu monter au cinéma. Le scénario aurait été l’occasion de donner une suite à « El Topo », film underground et culte du « cinéma de minuit », de la contre-culture américaine (il date de 1970). Il faut dire qu’on peut comprendre la frilosité des producteurs, car on est ici à des années lumières du blockbuster à la Disney ! En effet, dans un univers western mal identifié, Jodorowsky convoque une grande partie de ses délires mystiques, entrevus dans une bonne partie de sa création : processions chrétiennes, bonzes ou autres moines se retrouvent dans le désert avec un naturel impayable. Pointe ici l’ironie – pour ne pas dire plus, de Jodo face aux Eglises. Aux Eglises « établies », il ajoute des symboles francs-maçons, quelques clins d’œil new-age… Au milieu de cette imagerie improbable, il y a une histoire, difficilement racontable – et d’ailleurs pas forcément claire à appréhender –, celle de Caïn et Abel, fils d’El Topo. Caïn, maudit par son père, que nul ne peut regarder et à qui nul ne parle, et qui erre, cherchant son demi frère Abel pour le tuer et se venger de son père, à l’origine de la malédiction qui le frappe. C’est foutraque, et il faut s’accrocher pour suivre la pensée de Jodorowsky, dans ce qui s’annonce être un triptyque. J’avoue être circonspect quant à la suite ! Reste le dessin de Ladrönn, que je ne connaissais pas, mais qui est vraiment très bon (et beaucoup plus clair que l’intrigue !), voire excellent. Découpage et cadrages sont volontairement « cinématographiques », très bons eux aussi. Jodorowsky a encore su dénicher un très bon illustrateur de ses idées foisonnantes et hallucinantes. Un album inclassable.

31/12/2016 (modifier)