Le moins que l’on puisse dire est que cette série ne m’a pas convaincu.
Pourtant les couvertures donnent envie. Je pensais tomber sur un petit thriller des familles, pas révolutionnaire mais une honnête série B. Une histoire qui se déroulerait dans un cadre réaliste mais avec une petite touche de fantastique, de paranormal qui aurait créé le décalage nécessaire pour qu’à la fois je croie à cette histoire et qu’elle me surprenne.
Sauf qu’ici, tout est énorme, exagéré, grotesque serais-je presque tenté d’écrire. Les ficelles sont beaucoup trop grosses, les personnages ne sont absolument pas crédibles dans leurs réactions. Et au plus on avance, au plus on tombe sur des passages forcés. Alors oui, j’ai lu les trois tomes, j’étais tout de même curieux de voir jusqu’où les auteurs allaient aller et surtout comment ils allaient s’en sortir. Et comme la série se lit vite et qu’elle vide bien le cerveau -parce que si vous vous arrêtez en cours de route pour réfléchir un instant à la séquence que vous venez de lire, vous êtes foutu- elle m’a bien servi de somnifère au cours des deux dernières soirées.
Si je devais analyser les trois tomes, je dirais que le premier est encore « passable » si on oublie le personnage central irritant et pénible au possible (ainsi que quelques incongruités comme celle visible dans la galerie qui voit notre héros en train de parler à sa petite amie sur une case et, une fraction de seconde plus tard, se retrouve dans les toilettes du bus sans même avoir fait signe de se lever). Mais dans le deuxième tome, si les auteurs ajoutent un peu de fesses pour rendre la sauce plus digeste, ils ne savent par moment clairement pas quoi raconter pour remplir leur album. Sur certaines planches, j’ai vraiment eu le sentiment qu’ils se sont dit « crotte, il nous faut encore deux cases. Bon ! On dira que machin tousse, ça peut bien prendre deux cases, non ? » Résultat, un tome rempli de vide avec quelques séquences vraiment risibles dans son final (j’ai bien apprécié le gars qui se protège consciencieusement les mains -un passage étalé sur la moitié d'une planche- et qui, la planche d’après n’a plus aucune protection… et ce sans raison logique bien évidemment). Le troisième tome ne relève pas le niveau. Pour cacher le vide du scénario, on ajoute encore quelques scènes lesbiennes sans autre intérêt que de mettre des filles à poil. Côté cohérence, les auteurs vont provoquer une collision entre deux navires sans que rien ne la justifie (sauf les besoins du concept). Côté psychologie des personnages, c’est un mélange de néant et d’inepties. Et côté suspense, ben si après trois tomes vous n’avez pas compris le concept de « SEUL survivant », je pense que c’est peine perdue…
Et enfin vient la conclusion… qui parvient à la fois à être quasi surréaliste (avec un gaillard sorti de nulle part pour y retourner aussi sec) et à ne rien conclure du tout. Ca, franchement, c’est un bel exploit !
Côté dessin, ce trait aurait pu être simplement passe-partout… sauf qu’une fois qu’une petite difficulté technique se présente, les limites de José Malaga (dessinateur sur les deux derniers tomes) apparaissent clairement. Un simple coup d’œil sur une fille en train de brûler dans le tome deux permet de comprendre ce que je veux dire (la fille, elle brûle pas, sa peau est nickel, sa chevelure ondule soyeusement et les flammes ne semblent que lécher son corps de pin-up standardisée alors qu’elle tombe d’une nacelle). Par ailleurs tous les personnages présentent la même morphologie, on peut facilement s’amuser à coller la tête de l’un sur le corps de l’autre, on voit pas ce que ça change. Jorge Miguel s’en sort mieux sur le tome un mais son style est quand même très passe-partout.
Non, vraiment, à part le côté aguicheur des couvertures, je ne trouve rien à sauver dans cette série.
J’aime bien le trait de Daniel Casanave. Allez comprendre pourquoi mais je trouve qu’il s’en dégage une poésie naïve, une douceur que j’apprécie. Par contre, je sais le gars assez pointu dans ses goûts littéraires, n’hésitant pas à s’aventurer sur des terres qui sont pour moi de réels sables mouvants. Des textes symboliques, des récits abstraits auxquels il me manque les codes pour en comprendre la signification profonde font partie des œuvres qu’il se plait à mettre en image.
Diên Biên Phu fait partie de ces textes auxquels je ne comprends rien. Tiré d’une pièce de théâtre de Noël Tuot, ce récit nous conte les aventures d’un soldat sur le champ de bataille. Tout ici est absurde. On croise un cadavre qui parle ou Louis Pasteur, on évoque Jeanne d’Arc… et je ne trouve aucune cohérence, aucune logique, aucune finalité à cet enchaînement de scènes. Le soldat finit par tuer tous ceux qu’il rencontre car personne ne parvient à ramener à la vie son compagnon d’arme mort sur le champ de bataille. Chaque case est pourvue de textes qui semblent tous dits sur le même ton monocorde, comme si les protagonistes étaient indifférents à leurs propres propos. Il n’y a pas d’émotion, tout semble distant, ouaté, analgésié.
Clairement, je me suis ennuyé. Il reste le dessin de Daniel Casanave mais ici il est insuffisant pour me faire oublier le fait que je n’ai rien compris à la finalité de ce récit.
… en fait, j’ai vraiment eu l’impression de retomber dans mon adolescence, lorsqu’un professeur méritant essayait de m’expliquer l’importance d’Eugène Ionesco alors que le texte qu’il venait de me lire n’avait eu pour seul effet que d’éteindre le dernier neurone vaillant qu’il me restait.
J'ai failli lacher le tome tellement ça m'a paru idiot.
Le scénario est totalement incohérent. Un jeune garçon de 16 ans accro au porno tombe sur son actrice préférée et devient son petit ami parce que...sinon l'histoire s'arrête, cette dernière a acquis le pouvoir de grandir à volonté et un site internet permet de voter pour la prochaine catastrophe.
Les dessins de ce manga sont, au mieux, passables et l'utilisation de 3D pour les décors et les objets ne me plaît pas du tout. Et puis la blonde à gros nibards... "oui mais c'est l'histoire" non, c'est du fan service, elle aurait pû être caissière que ça n'aurait rien changé vu que son métier n'a aucun impact sur le déroulement.
J'avoue ne pas comprendre du tout les avis précédents.
Si vous n'êtes pas amateur de manga, ne lisez surtout pas celui-ci. Si vous l'êtes, vous pouvez probablement vous y risquer, au moins cela ne vous dégoûtera pas de ces derniers.
Ce n'est jamais avec une grande joie que je donne 1 étoile. Cela signifie juste que je n'ai pas aimé mais qu'un autre lecteur peut aimer si cela correspond à ses critères.
J'ai eu l'impression de lire un carnet de croquis commenté sur une petite fille qui a peur d'aller dans sa nouvelle école. Cela a été d'ailleurs réalisé par deux blogueuses brésiliennes qui explorent la psychologie féminine au travers d'une adolescente assez timide. C'est assez mince et pas assez consistant au niveau du scénario.
Graphiquement, c'est fin avec un trait assez gracieux. Il y a également de bonnes trouvailles quant à la mise en page.
Cependant, ce journal intime m'a littéralement ennuyé et je n'en ai rien ressorti. J'en suis réellement désolé.
Jérôme Dubois se met lui-même en scène dans cette première oeuvre étrange racontant un voyage d'études qu'il aurait dû effectuer au Japon mais qu'il a du faire en Corée du Sud.
Mais rien ne va se dérouler comme prévu, la métropole n'est qu'une succession de lignes géométriques toutes identiques et les barrières de la culture et de la communication vont freiner l'ambition du protagoniste français qui ne va rien capter à cet environnement.
Représenté sous le visage d'un personnage ampoulé anonyme, Dubois va purement et simplement rejeter en bloc toute proposition de la Corée, qu'il s'agisse de sorties, de la bouffe ou même des marchés ouverts, il ressent constamment un malaise le rendant au mieux désagréable, au pire dépressif.
On peut comprendre Jimjilbang comme un exercice personnel permettant d'évacuer et d'exorciser la peur de l'auteur d'un pays inconnu où il se sent constamment rejeté. Peu de dialogues d'ailleurs émanent de cet essai constitué principalement d'un trait sommaire et anxiogène en noir et blanc. Il faudra attendre la visite des Jimjilbangs pour trouver enfin une rupture de ton, l'auteur commençant enfin à s'imprégner de l'ambiance coréenne voire carrément de l'apprécier en fin de lecture alors qu'il est temps pour lui de rentrer dans son pays natal.
Le Jimjilbang kézako ? Il s'agit de bains publics ou saunas pouvant permettre aux plus démunis d'y dormir sur place dans des conditions particulières. Le problème de ce récit tient en plusieurs phases : s'il est le penchant bd du fameux film "Lost in Translation" de Sofia Coppola qui parlait également d'une histoire semblable, il n'en possède pas la richesse et l'esprit.
Et à vouloir bien trop en faire et à démonter l'austérité de la Corée, Jérôme Dubois parvient un peu trop à réussir son pari : dresser une image peu attractive d'un pays lointain sous couvert d'un récit loin d'être palpitant et intéressant.
En effet si on y retrouve de temps en temps quelques dessins corrects, le trait trop épuré et géométrique coupe toute émotion lors de la lecture et on se contrefiche assez rapidement des états d'âme de Dubois.
À contrario, lorsque la tête d'ampoule commence à apprécier le pays, c'est pour faire n'importe quel caprice et de façon peu naturelle. Alors si Jimjilbang peut constituer une porte d'entrée dans le monde merveilleux de la bédé pour Jérôme Dubois, c'est tout à son honneur mais il nous excusera d'avoir réussi à nous en écarter et plus encore à nous y ennuyer.
Prison school, une école dans laquelle des gamins pervers se retrouvent et où il n'y a quasiment que des filles et se font punir à coup de fouets et autres dégradations corporelles. Hmm ok. Du soft porn. Autant aller lire un bon hentaï plutôt que ce truc ridicule qui vise sans doute les ados en pleine puberté. Franchement, un tome m'a suffit pour me dire que je ne voulais plus jamais approcher de ça de ma vie.
C'est vraiment affligeant comme manga, un des pires trucs jamais sortis.
Le scénario est totalement incohérent, les dessins sont quelconques, je ne vois vraiment pas une seule raison valable de lire ce truc.
Voilà, vous êtes prévenus.
Incohérent et indigeste. Voilà qui résume bien cette bd, pourtant au sujet d'un des plus emblématiques méchants jamais inventés...
Les dessins quelconques n'aident pas à la lecture de ce comics dans lequel Dark Vador se fait malmener par des sous-fifres et nous avons droit à des flashback de scènes ne s'étant jamais produites.
Je suis un grand fan de Star Wars et de son univers (étendu, n'en déplaise à Disney) et j'ai été très déçu de cette lecture. Il y avait tellement mieux à faire qu'il est clair qu'il s'agit d'un attrape nigauds à la réalisation baclée afin de combler le vide dû à l'abandon de l'univers étendu (maintenant "Légendes" ).
Bref, passez votre chemin, il y a beaucoup de meilleurs comics sur Star Wars comme Legacy ou Jedi ...
Pouark! Mais qu'est-ce que c'est que cette "bd"?
Je l'ai achetée pour une bouchée de pain et n'en attendais donc pas grand chose et j'ai tout de même été déçu.
Commençons par le dessin, figé au possible, tellement caricatural qu'il en devient risible. Le "héros" à gros engin et gros musc', les donzelles à forte poitrine, etc. c'est tout simplement ri-di-cule (et je n'insiste pas trop sur le cule car les fans de cette bd le comprendraient autrement). ????
Passons maintenant au "scénario" qui a sûrement été écrit sur un mouchoir en papier. Rebondissements abracadabrantesques, deus ex machina à tire-larigot, c'en est presque navrant de bêtise.
Non vraiment, à moins de lire ça comme une chronique de la frustration sexuelle, cette "oeuvre" n'a aucun intérêt et ne vaut pas le prix du papier sur lequel elle est imprimée.
Encore une fois, je suis particulièrement déçu et il y a de quoi. Fan des deux films de la saga mais certainement pas de ce comics. Il est vrai que le premier film de Danny Boyle bousculait véritablement les codes du genre zombie tout en maximisant l'effet angoisse. Il est clair qu'avec des zombies qui courent, cela change tout.
En effet, on pouvait voir le présent récit comme un complément à la série originelle avec ce terrible virus qui se propage dans toute l'Angleterre. C'est composé de 4 chapitres qui vont traiter de périodes un peu différentes partant de la genèse à la suite des événements pour terminer peu avant le second film 28 semaines plus tard. La lecture est par conséquent totalement indépendante des deux films.
Pour autant, le résultat n'a été guère convaincant. L'originalité n'a pas été de mise. Même le graphisme m'a paru léger et très inégal selon les dessinateurs. Au final, c'est sans saveur aussi bien sur le fond que sur la forme.
La seule chose que je peux dire en l'état, c'est que je n'ai pas particulièrement aimé ces aventuriers du dimanche. La lecture a été totalement stérile. Ce n'était guère captivant.
Le dessin est franchement très moyen. La colorisation est même assez hideuse. Le vocabulaire employé est même assez exécrable.
A vrai dire, l'auteur voulait que cela soit un hommage aux jeux de rôle en matière d'héroïc fantasy. Absurde et décalage sont au rendez-vous. Cela n'a pas eu l'effet escompté. Certes, c'est une aventure qui ne se prend pas au sérieux...
Une bd un peu sans intérêt comme il en existe d'autres. En plus d'être abandonnée, cette série est d'assez faible niveau.
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Seul survivant
Le moins que l’on puisse dire est que cette série ne m’a pas convaincu. Pourtant les couvertures donnent envie. Je pensais tomber sur un petit thriller des familles, pas révolutionnaire mais une honnête série B. Une histoire qui se déroulerait dans un cadre réaliste mais avec une petite touche de fantastique, de paranormal qui aurait créé le décalage nécessaire pour qu’à la fois je croie à cette histoire et qu’elle me surprenne. Sauf qu’ici, tout est énorme, exagéré, grotesque serais-je presque tenté d’écrire. Les ficelles sont beaucoup trop grosses, les personnages ne sont absolument pas crédibles dans leurs réactions. Et au plus on avance, au plus on tombe sur des passages forcés. Alors oui, j’ai lu les trois tomes, j’étais tout de même curieux de voir jusqu’où les auteurs allaient aller et surtout comment ils allaient s’en sortir. Et comme la série se lit vite et qu’elle vide bien le cerveau -parce que si vous vous arrêtez en cours de route pour réfléchir un instant à la séquence que vous venez de lire, vous êtes foutu- elle m’a bien servi de somnifère au cours des deux dernières soirées. Si je devais analyser les trois tomes, je dirais que le premier est encore « passable » si on oublie le personnage central irritant et pénible au possible (ainsi que quelques incongruités comme celle visible dans la galerie qui voit notre héros en train de parler à sa petite amie sur une case et, une fraction de seconde plus tard, se retrouve dans les toilettes du bus sans même avoir fait signe de se lever). Mais dans le deuxième tome, si les auteurs ajoutent un peu de fesses pour rendre la sauce plus digeste, ils ne savent par moment clairement pas quoi raconter pour remplir leur album. Sur certaines planches, j’ai vraiment eu le sentiment qu’ils se sont dit « crotte, il nous faut encore deux cases. Bon ! On dira que machin tousse, ça peut bien prendre deux cases, non ? » Résultat, un tome rempli de vide avec quelques séquences vraiment risibles dans son final (j’ai bien apprécié le gars qui se protège consciencieusement les mains -un passage étalé sur la moitié d'une planche- et qui, la planche d’après n’a plus aucune protection… et ce sans raison logique bien évidemment). Le troisième tome ne relève pas le niveau. Pour cacher le vide du scénario, on ajoute encore quelques scènes lesbiennes sans autre intérêt que de mettre des filles à poil. Côté cohérence, les auteurs vont provoquer une collision entre deux navires sans que rien ne la justifie (sauf les besoins du concept). Côté psychologie des personnages, c’est un mélange de néant et d’inepties. Et côté suspense, ben si après trois tomes vous n’avez pas compris le concept de « SEUL survivant », je pense que c’est peine perdue… Et enfin vient la conclusion… qui parvient à la fois à être quasi surréaliste (avec un gaillard sorti de nulle part pour y retourner aussi sec) et à ne rien conclure du tout. Ca, franchement, c’est un bel exploit ! Côté dessin, ce trait aurait pu être simplement passe-partout… sauf qu’une fois qu’une petite difficulté technique se présente, les limites de José Malaga (dessinateur sur les deux derniers tomes) apparaissent clairement. Un simple coup d’œil sur une fille en train de brûler dans le tome deux permet de comprendre ce que je veux dire (la fille, elle brûle pas, sa peau est nickel, sa chevelure ondule soyeusement et les flammes ne semblent que lécher son corps de pin-up standardisée alors qu’elle tombe d’une nacelle). Par ailleurs tous les personnages présentent la même morphologie, on peut facilement s’amuser à coller la tête de l’un sur le corps de l’autre, on voit pas ce que ça change. Jorge Miguel s’en sort mieux sur le tome un mais son style est quand même très passe-partout. Non, vraiment, à part le côté aguicheur des couvertures, je ne trouve rien à sauver dans cette série.
Diên Biên Phu (Daniel Casanave)
J’aime bien le trait de Daniel Casanave. Allez comprendre pourquoi mais je trouve qu’il s’en dégage une poésie naïve, une douceur que j’apprécie. Par contre, je sais le gars assez pointu dans ses goûts littéraires, n’hésitant pas à s’aventurer sur des terres qui sont pour moi de réels sables mouvants. Des textes symboliques, des récits abstraits auxquels il me manque les codes pour en comprendre la signification profonde font partie des œuvres qu’il se plait à mettre en image. Diên Biên Phu fait partie de ces textes auxquels je ne comprends rien. Tiré d’une pièce de théâtre de Noël Tuot, ce récit nous conte les aventures d’un soldat sur le champ de bataille. Tout ici est absurde. On croise un cadavre qui parle ou Louis Pasteur, on évoque Jeanne d’Arc… et je ne trouve aucune cohérence, aucune logique, aucune finalité à cet enchaînement de scènes. Le soldat finit par tuer tous ceux qu’il rencontre car personne ne parvient à ramener à la vie son compagnon d’arme mort sur le champ de bataille. Chaque case est pourvue de textes qui semblent tous dits sur le même ton monocorde, comme si les protagonistes étaient indifférents à leurs propres propos. Il n’y a pas d’émotion, tout semble distant, ouaté, analgésié. Clairement, je me suis ennuyé. Il reste le dessin de Daniel Casanave mais ici il est insuffisant pour me faire oublier le fait que je n’ai rien compris à la finalité de ce récit. … en fait, j’ai vraiment eu l’impression de retomber dans mon adolescence, lorsqu’un professeur méritant essayait de m’expliquer l’importance d’Eugène Ionesco alors que le texte qu’il venait de me lire n’avait eu pour seul effet que d’éteindre le dernier neurone vaillant qu’il me restait.
Gigant
J'ai failli lacher le tome tellement ça m'a paru idiot. Le scénario est totalement incohérent. Un jeune garçon de 16 ans accro au porno tombe sur son actrice préférée et devient son petit ami parce que...sinon l'histoire s'arrête, cette dernière a acquis le pouvoir de grandir à volonté et un site internet permet de voter pour la prochaine catastrophe. Les dessins de ce manga sont, au mieux, passables et l'utilisation de 3D pour les décors et les objets ne me plaît pas du tout. Et puis la blonde à gros nibards... "oui mais c'est l'histoire" non, c'est du fan service, elle aurait pû être caissière que ça n'aurait rien changé vu que son métier n'a aucun impact sur le déroulement. J'avoue ne pas comprendre du tout les avis précédents. Si vous n'êtes pas amateur de manga, ne lisez surtout pas celui-ci. Si vous l'êtes, vous pouvez probablement vous y risquer, au moins cela ne vous dégoûtera pas de ces derniers.
Les Secrets de Brune
Ce n'est jamais avec une grande joie que je donne 1 étoile. Cela signifie juste que je n'ai pas aimé mais qu'un autre lecteur peut aimer si cela correspond à ses critères. J'ai eu l'impression de lire un carnet de croquis commenté sur une petite fille qui a peur d'aller dans sa nouvelle école. Cela a été d'ailleurs réalisé par deux blogueuses brésiliennes qui explorent la psychologie féminine au travers d'une adolescente assez timide. C'est assez mince et pas assez consistant au niveau du scénario. Graphiquement, c'est fin avec un trait assez gracieux. Il y a également de bonnes trouvailles quant à la mise en page. Cependant, ce journal intime m'a littéralement ennuyé et je n'en ai rien ressorti. J'en suis réellement désolé.
Jimjilbang
Jérôme Dubois se met lui-même en scène dans cette première oeuvre étrange racontant un voyage d'études qu'il aurait dû effectuer au Japon mais qu'il a du faire en Corée du Sud. Mais rien ne va se dérouler comme prévu, la métropole n'est qu'une succession de lignes géométriques toutes identiques et les barrières de la culture et de la communication vont freiner l'ambition du protagoniste français qui ne va rien capter à cet environnement. Représenté sous le visage d'un personnage ampoulé anonyme, Dubois va purement et simplement rejeter en bloc toute proposition de la Corée, qu'il s'agisse de sorties, de la bouffe ou même des marchés ouverts, il ressent constamment un malaise le rendant au mieux désagréable, au pire dépressif. On peut comprendre Jimjilbang comme un exercice personnel permettant d'évacuer et d'exorciser la peur de l'auteur d'un pays inconnu où il se sent constamment rejeté. Peu de dialogues d'ailleurs émanent de cet essai constitué principalement d'un trait sommaire et anxiogène en noir et blanc. Il faudra attendre la visite des Jimjilbangs pour trouver enfin une rupture de ton, l'auteur commençant enfin à s'imprégner de l'ambiance coréenne voire carrément de l'apprécier en fin de lecture alors qu'il est temps pour lui de rentrer dans son pays natal. Le Jimjilbang kézako ? Il s'agit de bains publics ou saunas pouvant permettre aux plus démunis d'y dormir sur place dans des conditions particulières. Le problème de ce récit tient en plusieurs phases : s'il est le penchant bd du fameux film "Lost in Translation" de Sofia Coppola qui parlait également d'une histoire semblable, il n'en possède pas la richesse et l'esprit. Et à vouloir bien trop en faire et à démonter l'austérité de la Corée, Jérôme Dubois parvient un peu trop à réussir son pari : dresser une image peu attractive d'un pays lointain sous couvert d'un récit loin d'être palpitant et intéressant. En effet si on y retrouve de temps en temps quelques dessins corrects, le trait trop épuré et géométrique coupe toute émotion lors de la lecture et on se contrefiche assez rapidement des états d'âme de Dubois. À contrario, lorsque la tête d'ampoule commence à apprécier le pays, c'est pour faire n'importe quel caprice et de façon peu naturelle. Alors si Jimjilbang peut constituer une porte d'entrée dans le monde merveilleux de la bédé pour Jérôme Dubois, c'est tout à son honneur mais il nous excusera d'avoir réussi à nous en écarter et plus encore à nous y ennuyer.
Prison School
Prison school, une école dans laquelle des gamins pervers se retrouvent et où il n'y a quasiment que des filles et se font punir à coup de fouets et autres dégradations corporelles. Hmm ok. Du soft porn. Autant aller lire un bon hentaï plutôt que ce truc ridicule qui vise sans doute les ados en pleine puberté. Franchement, un tome m'a suffit pour me dire que je ne voulais plus jamais approcher de ça de ma vie. C'est vraiment affligeant comme manga, un des pires trucs jamais sortis. Le scénario est totalement incohérent, les dessins sont quelconques, je ne vois vraiment pas une seule raison valable de lire ce truc. Voilà, vous êtes prévenus.
Star Wars - Dark Vador (2015)
Incohérent et indigeste. Voilà qui résume bien cette bd, pourtant au sujet d'un des plus emblématiques méchants jamais inventés... Les dessins quelconques n'aident pas à la lecture de ce comics dans lequel Dark Vador se fait malmener par des sous-fifres et nous avons droit à des flashback de scènes ne s'étant jamais produites. Je suis un grand fan de Star Wars et de son univers (étendu, n'en déplaise à Disney) et j'ai été très déçu de cette lecture. Il y avait tellement mieux à faire qu'il est clair qu'il s'agit d'un attrape nigauds à la réalisation baclée afin de combler le vide dû à l'abandon de l'univers étendu (maintenant "Légendes" ). Bref, passez votre chemin, il y a beaucoup de meilleurs comics sur Star Wars comme Legacy ou Jedi ...
Den
Pouark! Mais qu'est-ce que c'est que cette "bd"? Je l'ai achetée pour une bouchée de pain et n'en attendais donc pas grand chose et j'ai tout de même été déçu. Commençons par le dessin, figé au possible, tellement caricatural qu'il en devient risible. Le "héros" à gros engin et gros musc', les donzelles à forte poitrine, etc. c'est tout simplement ri-di-cule (et je n'insiste pas trop sur le cule car les fans de cette bd le comprendraient autrement). ???? Passons maintenant au "scénario" qui a sûrement été écrit sur un mouchoir en papier. Rebondissements abracadabrantesques, deus ex machina à tire-larigot, c'en est presque navrant de bêtise. Non vraiment, à moins de lire ça comme une chronique de la frustration sexuelle, cette "oeuvre" n'a aucun intérêt et ne vaut pas le prix du papier sur lequel elle est imprimée.
28 jours plus tard, le contrecoup
Encore une fois, je suis particulièrement déçu et il y a de quoi. Fan des deux films de la saga mais certainement pas de ce comics. Il est vrai que le premier film de Danny Boyle bousculait véritablement les codes du genre zombie tout en maximisant l'effet angoisse. Il est clair qu'avec des zombies qui courent, cela change tout. En effet, on pouvait voir le présent récit comme un complément à la série originelle avec ce terrible virus qui se propage dans toute l'Angleterre. C'est composé de 4 chapitres qui vont traiter de périodes un peu différentes partant de la genèse à la suite des événements pour terminer peu avant le second film 28 semaines plus tard. La lecture est par conséquent totalement indépendante des deux films. Pour autant, le résultat n'a été guère convaincant. L'originalité n'a pas été de mise. Même le graphisme m'a paru léger et très inégal selon les dessinateurs. Au final, c'est sans saveur aussi bien sur le fond que sur la forme.
Les Aventuriers du dimanche
La seule chose que je peux dire en l'état, c'est que je n'ai pas particulièrement aimé ces aventuriers du dimanche. La lecture a été totalement stérile. Ce n'était guère captivant. Le dessin est franchement très moyen. La colorisation est même assez hideuse. Le vocabulaire employé est même assez exécrable. A vrai dire, l'auteur voulait que cela soit un hommage aux jeux de rôle en matière d'héroïc fantasy. Absurde et décalage sont au rendez-vous. Cela n'a pas eu l'effet escompté. Certes, c'est une aventure qui ne se prend pas au sérieux... Une bd un peu sans intérêt comme il en existe d'autres. En plus d'être abandonnée, cette série est d'assez faible niveau.