Bon, deuxième Boilet que je lis, deuxième BD a côté de laquelle j'ai la sensation de passer. Non pas que je trouve que Boilet fait un mauvais travail, mais j'ai surtout l'impression que ce qu'il développe ne me touche pas plus que ça.
Les récits développés sont dans l'ensemble peu intéressants. Je n'attends souvent pas grand chose de récits aussi courts, mais pour le coup ils n'ont pas vraiment beaucoup de développement et j'ai trouvé souvent qu'ils étaient trop courts. Je comprends que ce sont des nouvelles tournant autour de l'érotisme, mais c'est trop peu pour moi.
Niveau dessin ... Je n'aime pas. C'est trop souvent inexpressif, ou les têtes sont étranges ... Je ne sais pas vraiment comment, mais j'aime pas le style qu'il développe, le trait. C'est le deuxième livre de l'auteur que je lis, et je n'ai pas adhéré à nouveau. Il semblerait que ce soit en définitive un problème d'incompatibilité entre lui et moi. J'en essaye encore un et j'arrête !
Hum, je te vois venir, toi lecteur et amateur des beaux albums cartonnés de Fluide Glacial. Tu pensais avoir tout lu de toutes ces histoires courtes que ton magazine préféré compilait dans les années 80. Oh il y en avait bien une que tu zappais régulièrement entre les histoires répugnantes de Foerster ou les Idées Noires de Franquin et c'était généralement celles de Carmen Cru.
Il faut bien dire qu'entre les idioties de Clark Gaybeul ou les sortilèges ratés de Radada, on avait bien de quoi se marrer ou de s'extasier avec ces prépublications noir et blanc sans s'attarder sur cette vieille bonne femme pas très poilante.
Au vu des éloges sur cette Carmen, tu as cru bon de t'offrir les intégrales soigneusement collectées dans ces 2 beaux bouquins tout de rouge habillés. Et passer un bon moment à contempler la méchanceté ordinaire, celle d'une vieille bonne femme aigrie aimant faire chier son entourage du soir au matin.
Et tu t'es planté, royalement. Tu as beau avoir apprécié le dessin du regretté Jean-Marc Lelong, aucune mais strictement aucune de ses histoires ne t'a fait rigoler ou même amuser. Les dialogues sont même pénibles à lire. C'est étonnamment bavard et long. Si long qu'il t'a fallu plusieurs mois avant de revenir et de finir cette pénible lecture. Ok elle est méchante mais elle est surtout redondante, Carmen. Le souci c'est que ça n'évolue pas beaucoup et qu'il n'y pas franchement d'intérêt.
Bref, tu n'aimais pas avant et tu n'aimes toujours pas maintenant. La question qui te préoccupe maintenant est de savoir ce que tu vas faire de ces deux belles intégrales ? Les offrir ? Ce serait cru et pas très galant.
Je suis ressorti énervé de cette lecture, avec l'impression d'avoir perdu une heure de ma vie.
Dès les premières pages, je n'ai pas accroché du tout. La mise en scène m'a rapidement agacé. Le graphisme mêle des effets de flou, de parasitage et de déformation des images, l'ensemble sensé à priori refléter l'état psychologique instable du héros. Le récit est sensé représenter un super-héros dépressif et raconter en parallèle sa vie intime avec sa femme et ses affrontements à l'échelle super-héroïque aux côtés des Néo-Dieux et face aux forces d'Apokolips.
Mais les deux se mélangent de manière bizarre et assez pénible, à la manière de ce chapitre où Mister Miracle et Barda s'infiltrent dans le palais du Très-Haut, en combattant les gardes et en évitant les pièges mortels, tout en maintenant de bout en bout une très ennuyeuse discussion sur la décoration de leur appartement et la place des meubles. Ou encore cet autre paragraphe qui alterne tout du long une page sur le combat apocalyptique du héros dans la guerre des dieux complètement survolé et sans intérêt, et une page sur de tout aussi ennuyeuses discussions de couples dans sa vie intime.
Rien n'est prenant. Tout est superficiel, soit raconté trop vite, soit au contraire approfondi à chaque fois que c'est le plus inintéressant possible.
Et avec toujours ce maniérisme dans le graphisme, comme une recherche manifeste de montrer qu'on peut dessiner différemment un récit de super-héros, en sortant des sentiers battus, sauf que tout cela a été déjà fait il y a des années par exemple par Frank Miller et Bill Sienkiewicz sur Elektra, sans davantage me plaire soit dit en passant.
J'ai continué péniblement ma lecture, espérant à chaque chapitre que l'histoire prenne enfin son envol et cesse de faire autant de simagrées... que je comprenne enfin où l'auteur voulait en venir et si quelque chose allait finalement m'éclairer sur pourquoi il rend son récit aussi brouillon, s'attache à des sujets aussi inintéressants et en parallèle raconte à vitesse grand V une histoire qui bouleverse comme si de rien était une part secondaire de l’univers des super-héros DC Comics. Mais plus je m'approchais de la fin, plus je constatais que cela continuait dans l'exacte même foulée. Tant et si bien que j'ai fini par craquer et à survoler les derniers chapitres pour arriver à une fin en complète queue de poisson qui a achevé de me décevoir. C'est comme un très long film d'art et d'essai hermétique qui ne parle qu'à son auteur et laisse le public lambda sur le carreau.
Je trouve le dessin de faible qualité, un peu semblable à celui que l’on retrouve parfois dans des brochures d’entreprise. C’est propre, très lisible, mais sans âme, sans passion. Les personnages manquent de dynamisme malgré le fait qu'ils semblent bien excités. Les décors sont neutres, présents mais sans intérêt.
Les gags ne m’ont pas fait rire. Soit il s’agit d’idées éculées, soit je les trouvais vraiment idiots, soit je ne voyais pas à quel moment c’était censé être amusant. Je sais qu’ils s’adressent à des enfants de 8, 9 ans maximum mais même pour eux, j’ai trouvé ça très, très, très léger. Qu'il s'agisse de gags en une planche (majoritaires dans ce premier album), en deux ou trois planches, ou d'une histoire courte en cinq planches comme celle qui ponctue ce premier opus, c'est toujours le même constat : un gros manque de rythme et des chutes qui tombent à plat.
L’écriture est assez terne, sans relief, sans pep’s. Le vocabulaire est peu crédible pour un enfant de 10 ans (‘il a un PH d’extraterrestre’ : quel enfant de cet âge va parler du PH de quelqu’un ?), les expressions détournées m'ont parfois consterné ('Cette fois, c'est le goulot qui fait déborder le naze'... bof bof bof).
Bref, j’ai pas aimé.
Il n'y a pas grand chose à dire de La Cendre et le Trognon, mais je me permets quand même. Il est question de personnages urbains transportant toujours de grands sacs. Le style graphique est celui de l'ébauche crayonnée.
L'objectif de la moralité des auteurs est sans doute de nous faire comprendre qu'il faut se débarrasser du fardeau matérialiste que l'on transporte. J'avoue ne pas être totalement en phase.
Le minimalisme du trait totalement épuré font que je n'ai pas trop apprécié cette bd. Cela part dans tous les sens au niveau d'un scénario qui m'est apparu totalement incohérent rendant la lecture assez pénible.
Au final, je n'ai pris aucun plaisir car je n'ai pas accroché. Du coup, ma note est sans appel en reflétant une triste réalité. En espérant que d'autres lecteurs puissent y trouver le cas échéant leur compte...
Ayant lu certains albums des « Winners », une bande de personnes complètement accros au travail, on peut dire que ce monde bureautique ne m’a pas trop intéressé.
Les dessins ne sont pas vraiment moches plutôt colorés mais restent assez simplistes. Mais voilà en lisant je me suis ennuyé on peut dire, les gags sont plats et sans âme. C’est ce genre de séries de bd qui sont là et qui sont vite oubliées et peut marquantes. Je n’ai aimé aucun gag et pourtant je suis pas une difficile loin de là, je ris facilement et très peu de bd m’ennuient mais celle là c’est une exception, un ennui mortel, au moins c’est efficace pour s’endormir le soir.
‘tain ! J’ai rien compris…
Côté positif : j’ai bien aimé le dessin et je trouve le format du livre bien adapté à la richesse de celui-ci.
Côté négatif : tout le reste…
Un scénario abscons auquel je crains n’avoir rien capté.
Une narration lourde et emphatique avec des phrases tellement allongées que j’en avais oublié le début avant même d’en voir la fin trois planches plus loin (et la calligraphie très synthétique n'est pas du genre à m'aider).
Un découpage avec flash-backs, flash-forward, passages dans un univers démoniaque (ça, je n’en suis pas sûr mais il me semble qu’à un moment ça doit être un truc du genre) qui n’aura pas été de nature à m’aider dans la compréhension de l’intrigue.
En fait, je me demande si hormis les auteurs et John Constantine (personnage secondaire de ce récit mais qui semble tirer toutes les ficelles), quelqu’un a compris quoi que ce soit à ce qui arrivait. Le pauvre Batman me semblait encore plus paumé que moi (et sincèrement ce n’est pas peu dire !)
C’est con parce que le livre fait envie. La couverture est soignée, le format plus grand que le format traditionnel des comics est agréable, le dessin est d’une noirceur envoûtante et garde toujours une parfaite lisibilité... Ça aurait pu être chouette (et ce le sera sans doute pour d’autres lecteurs).
Je n’avais peut-être pas les codes (je suis loin d’être un spécialiste des séries de super-héros) ou bien le but des auteurs était véritablement de nous égarer pour nous convier à une ballade graphique dans un Gotham City sombre à souhait. Toujours est-il que moi, quand je ne comprends pas, je n’aime pas !
A noter que cet album est proposé sous trois couvertures différentes (pour le même contenu).
Bon, je vais faire court. Ce genre d’album n’est vraiment pas ma tasse de thé.
Je reconnais volontiers du talent à l’auteur, qui maitrise parfaitement les codes du medium de la BD… mais je ne retire rien de cette lecture. La narration est complètement muette et l’album se lit donc très vite. L’histoire ne raconte pas grand-chose, il n’a aucun scenario, juste une course en avant, aucune émotion (en ce qui me concerne en tout cas). Le dessin est certes joli, mais encore une fois rien d’exceptionnel.
A recommander aux amateurs d’essais graphiques psychédéliques et d’histoires oniriques complétement barges.
Découvert grâce (à cause) de la rubrique « immanquables » du site, mal m’en a pris. Je ne partage absolument pas certains avis élogieux sur cette série. Mon avis porte sur le premier cycle uniquement. Voici pourquoi.
Le dessin m’a réellement rebuté. Les cases de personnages façon « arrêt sur image » à la colorisation saturée ne collent pas vraiment avec cet univers assez mystérieux, ces monstres ne manquant pas d’originalité, cette végétation étonnante.
Finalement la découverte de ce monde a été plutôt plaisante. Mais je n’ai pas accroché à ces personnages et à leurs péripéties, plombé comme Kim et Marc, par un dessin pour lequel il n’a pas été possible de faire abstraction.
Je n’ai pas aimé. Ce n’est pas grave. Les goûts et les couleurs...
Depuis longtemps je fouine dans les vide-greniers et à maintes reprises j'ai aperçu le tome un de cette série. Dernièrement j'ai sauté le pas en tombant sur les deux premiers tomes pour un prix dérisoire.
Alors oui je lis ici ou là que Mr Segrelles est un grand illustrateur, sûrement mais pas un auteur de BD, oui certains ont le droit de trouver que certains de ses paysages sont superbes. Moi ils ne me font pas cet effet, je trouve ça froid et sans âme et que dire du fameux mercenaire ? Une tronche de premier de la classe jamais décoiffé, gaulé comme...je ne parle même pas de son regard (cf la planche du tome 1 dans la galerie, ça doit être ça qu'on appelle un regard de bovin) et les femmes mon dieu, j'en croise tous les jours des comme ça. Nous sommes dans l'archétype de la bombasse sans cervelle à gros poumons. Bon j'arrête là c'est les codes du genre, mais jamais ça ne m'avait déplu à ce point.
Parlons un peu du scénario, si, si il yen a un mais j'ai pas bien vu, sûrement à cause de mes yeux qui étaient trop attirés par les formes de ces dames. C'est limite de la franche rigolade, sans bien sûr oublier les dialogues, je me réfère encore une fois à la galerie et la planche du tome 3 "Pour intégrer notre ordre il faut affronter des épreuves très dures, si dures qu'on risque d'y périr." Merde alors moi qui pensait que ça irait tout seul.
Bon je vais arrêter là mes élucubrations, respectons la charte du site, mais mes achats heureusement dérisoires m’auront permis de découvrir le summum du kitch. Amateurs d'Heroic Fantasy passez votre chemin.
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Bon, deuxième Boilet que je lis, deuxième BD a côté de laquelle j'ai la sensation de passer. Non pas que je trouve que Boilet fait un mauvais travail, mais j'ai surtout l'impression que ce qu'il développe ne me touche pas plus que ça. Les récits développés sont dans l'ensemble peu intéressants. Je n'attends souvent pas grand chose de récits aussi courts, mais pour le coup ils n'ont pas vraiment beaucoup de développement et j'ai trouvé souvent qu'ils étaient trop courts. Je comprends que ce sont des nouvelles tournant autour de l'érotisme, mais c'est trop peu pour moi. Niveau dessin ... Je n'aime pas. C'est trop souvent inexpressif, ou les têtes sont étranges ... Je ne sais pas vraiment comment, mais j'aime pas le style qu'il développe, le trait. C'est le deuxième livre de l'auteur que je lis, et je n'ai pas adhéré à nouveau. Il semblerait que ce soit en définitive un problème d'incompatibilité entre lui et moi. J'en essaye encore un et j'arrête !
Carmen Cru
Hum, je te vois venir, toi lecteur et amateur des beaux albums cartonnés de Fluide Glacial. Tu pensais avoir tout lu de toutes ces histoires courtes que ton magazine préféré compilait dans les années 80. Oh il y en avait bien une que tu zappais régulièrement entre les histoires répugnantes de Foerster ou les Idées Noires de Franquin et c'était généralement celles de Carmen Cru. Il faut bien dire qu'entre les idioties de Clark Gaybeul ou les sortilèges ratés de Radada, on avait bien de quoi se marrer ou de s'extasier avec ces prépublications noir et blanc sans s'attarder sur cette vieille bonne femme pas très poilante. Au vu des éloges sur cette Carmen, tu as cru bon de t'offrir les intégrales soigneusement collectées dans ces 2 beaux bouquins tout de rouge habillés. Et passer un bon moment à contempler la méchanceté ordinaire, celle d'une vieille bonne femme aigrie aimant faire chier son entourage du soir au matin. Et tu t'es planté, royalement. Tu as beau avoir apprécié le dessin du regretté Jean-Marc Lelong, aucune mais strictement aucune de ses histoires ne t'a fait rigoler ou même amuser. Les dialogues sont même pénibles à lire. C'est étonnamment bavard et long. Si long qu'il t'a fallu plusieurs mois avant de revenir et de finir cette pénible lecture. Ok elle est méchante mais elle est surtout redondante, Carmen. Le souci c'est que ça n'évolue pas beaucoup et qu'il n'y pas franchement d'intérêt. Bref, tu n'aimais pas avant et tu n'aimes toujours pas maintenant. La question qui te préoccupe maintenant est de savoir ce que tu vas faire de ces deux belles intégrales ? Les offrir ? Ce serait cru et pas très galant.
Mister Miracle
Je suis ressorti énervé de cette lecture, avec l'impression d'avoir perdu une heure de ma vie. Dès les premières pages, je n'ai pas accroché du tout. La mise en scène m'a rapidement agacé. Le graphisme mêle des effets de flou, de parasitage et de déformation des images, l'ensemble sensé à priori refléter l'état psychologique instable du héros. Le récit est sensé représenter un super-héros dépressif et raconter en parallèle sa vie intime avec sa femme et ses affrontements à l'échelle super-héroïque aux côtés des Néo-Dieux et face aux forces d'Apokolips. Mais les deux se mélangent de manière bizarre et assez pénible, à la manière de ce chapitre où Mister Miracle et Barda s'infiltrent dans le palais du Très-Haut, en combattant les gardes et en évitant les pièges mortels, tout en maintenant de bout en bout une très ennuyeuse discussion sur la décoration de leur appartement et la place des meubles. Ou encore cet autre paragraphe qui alterne tout du long une page sur le combat apocalyptique du héros dans la guerre des dieux complètement survolé et sans intérêt, et une page sur de tout aussi ennuyeuses discussions de couples dans sa vie intime. Rien n'est prenant. Tout est superficiel, soit raconté trop vite, soit au contraire approfondi à chaque fois que c'est le plus inintéressant possible. Et avec toujours ce maniérisme dans le graphisme, comme une recherche manifeste de montrer qu'on peut dessiner différemment un récit de super-héros, en sortant des sentiers battus, sauf que tout cela a été déjà fait il y a des années par exemple par Frank Miller et Bill Sienkiewicz sur Elektra, sans davantage me plaire soit dit en passant. J'ai continué péniblement ma lecture, espérant à chaque chapitre que l'histoire prenne enfin son envol et cesse de faire autant de simagrées... que je comprenne enfin où l'auteur voulait en venir et si quelque chose allait finalement m'éclairer sur pourquoi il rend son récit aussi brouillon, s'attache à des sujets aussi inintéressants et en parallèle raconte à vitesse grand V une histoire qui bouleverse comme si de rien était une part secondaire de l’univers des super-héros DC Comics. Mais plus je m'approchais de la fin, plus je constatais que cela continuait dans l'exacte même foulée. Tant et si bien que j'ai fini par craquer et à survoler les derniers chapitres pour arriver à une fin en complète queue de poisson qui a achevé de me décevoir. C'est comme un très long film d'art et d'essai hermétique qui ne parle qu'à son auteur et laisse le public lambda sur le carreau.
Le Monde selon Kev
Je trouve le dessin de faible qualité, un peu semblable à celui que l’on retrouve parfois dans des brochures d’entreprise. C’est propre, très lisible, mais sans âme, sans passion. Les personnages manquent de dynamisme malgré le fait qu'ils semblent bien excités. Les décors sont neutres, présents mais sans intérêt. Les gags ne m’ont pas fait rire. Soit il s’agit d’idées éculées, soit je les trouvais vraiment idiots, soit je ne voyais pas à quel moment c’était censé être amusant. Je sais qu’ils s’adressent à des enfants de 8, 9 ans maximum mais même pour eux, j’ai trouvé ça très, très, très léger. Qu'il s'agisse de gags en une planche (majoritaires dans ce premier album), en deux ou trois planches, ou d'une histoire courte en cinq planches comme celle qui ponctue ce premier opus, c'est toujours le même constat : un gros manque de rythme et des chutes qui tombent à plat. L’écriture est assez terne, sans relief, sans pep’s. Le vocabulaire est peu crédible pour un enfant de 10 ans (‘il a un PH d’extraterrestre’ : quel enfant de cet âge va parler du PH de quelqu’un ?), les expressions détournées m'ont parfois consterné ('Cette fois, c'est le goulot qui fait déborder le naze'... bof bof bof). Bref, j’ai pas aimé.
La Cendre et le Trognon
Il n'y a pas grand chose à dire de La Cendre et le Trognon, mais je me permets quand même. Il est question de personnages urbains transportant toujours de grands sacs. Le style graphique est celui de l'ébauche crayonnée. L'objectif de la moralité des auteurs est sans doute de nous faire comprendre qu'il faut se débarrasser du fardeau matérialiste que l'on transporte. J'avoue ne pas être totalement en phase. Le minimalisme du trait totalement épuré font que je n'ai pas trop apprécié cette bd. Cela part dans tous les sens au niveau d'un scénario qui m'est apparu totalement incohérent rendant la lecture assez pénible. Au final, je n'ai pris aucun plaisir car je n'ai pas accroché. Du coup, ma note est sans appel en reflétant une triste réalité. En espérant que d'autres lecteurs puissent y trouver le cas échéant leur compte...
Les Winners
Ayant lu certains albums des « Winners », une bande de personnes complètement accros au travail, on peut dire que ce monde bureautique ne m’a pas trop intéressé. Les dessins ne sont pas vraiment moches plutôt colorés mais restent assez simplistes. Mais voilà en lisant je me suis ennuyé on peut dire, les gags sont plats et sans âme. C’est ce genre de séries de bd qui sont là et qui sont vite oubliées et peut marquantes. Je n’ai aimé aucun gag et pourtant je suis pas une difficile loin de là, je ris facilement et très peu de bd m’ennuient mais celle là c’est une exception, un ennui mortel, au moins c’est efficace pour s’endormir le soir.
Batman - Damned
‘tain ! J’ai rien compris… Côté positif : j’ai bien aimé le dessin et je trouve le format du livre bien adapté à la richesse de celui-ci. Côté négatif : tout le reste… Un scénario abscons auquel je crains n’avoir rien capté. Une narration lourde et emphatique avec des phrases tellement allongées que j’en avais oublié le début avant même d’en voir la fin trois planches plus loin (et la calligraphie très synthétique n'est pas du genre à m'aider). Un découpage avec flash-backs, flash-forward, passages dans un univers démoniaque (ça, je n’en suis pas sûr mais il me semble qu’à un moment ça doit être un truc du genre) qui n’aura pas été de nature à m’aider dans la compréhension de l’intrigue. En fait, je me demande si hormis les auteurs et John Constantine (personnage secondaire de ce récit mais qui semble tirer toutes les ficelles), quelqu’un a compris quoi que ce soit à ce qui arrivait. Le pauvre Batman me semblait encore plus paumé que moi (et sincèrement ce n’est pas peu dire !) C’est con parce que le livre fait envie. La couverture est soignée, le format plus grand que le format traditionnel des comics est agréable, le dessin est d’une noirceur envoûtante et garde toujours une parfaite lisibilité... Ça aurait pu être chouette (et ce le sera sans doute pour d’autres lecteurs). Je n’avais peut-être pas les codes (je suis loin d’être un spécialiste des séries de super-héros) ou bien le but des auteurs était véritablement de nous égarer pour nous convier à une ballade graphique dans un Gotham City sombre à souhait. Toujours est-il que moi, quand je ne comprends pas, je n’aime pas ! A noter que cet album est proposé sous trois couvertures différentes (pour le même contenu).
B+F
Bon, je vais faire court. Ce genre d’album n’est vraiment pas ma tasse de thé. Je reconnais volontiers du talent à l’auteur, qui maitrise parfaitement les codes du medium de la BD… mais je ne retire rien de cette lecture. La narration est complètement muette et l’album se lit donc très vite. L’histoire ne raconte pas grand-chose, il n’a aucun scenario, juste une course en avant, aucune émotion (en ce qui me concerne en tout cas). Le dessin est certes joli, mais encore une fois rien d’exceptionnel. A recommander aux amateurs d’essais graphiques psychédéliques et d’histoires oniriques complétement barges.
Aldébaran
Découvert grâce (à cause) de la rubrique « immanquables » du site, mal m’en a pris. Je ne partage absolument pas certains avis élogieux sur cette série. Mon avis porte sur le premier cycle uniquement. Voici pourquoi. Le dessin m’a réellement rebuté. Les cases de personnages façon « arrêt sur image » à la colorisation saturée ne collent pas vraiment avec cet univers assez mystérieux, ces monstres ne manquant pas d’originalité, cette végétation étonnante. Finalement la découverte de ce monde a été plutôt plaisante. Mais je n’ai pas accroché à ces personnages et à leurs péripéties, plombé comme Kim et Marc, par un dessin pour lequel il n’a pas été possible de faire abstraction. Je n’ai pas aimé. Ce n’est pas grave. Les goûts et les couleurs...
Le Mercenaire
Depuis longtemps je fouine dans les vide-greniers et à maintes reprises j'ai aperçu le tome un de cette série. Dernièrement j'ai sauté le pas en tombant sur les deux premiers tomes pour un prix dérisoire. Alors oui je lis ici ou là que Mr Segrelles est un grand illustrateur, sûrement mais pas un auteur de BD, oui certains ont le droit de trouver que certains de ses paysages sont superbes. Moi ils ne me font pas cet effet, je trouve ça froid et sans âme et que dire du fameux mercenaire ? Une tronche de premier de la classe jamais décoiffé, gaulé comme...je ne parle même pas de son regard (cf la planche du tome 1 dans la galerie, ça doit être ça qu'on appelle un regard de bovin) et les femmes mon dieu, j'en croise tous les jours des comme ça. Nous sommes dans l'archétype de la bombasse sans cervelle à gros poumons. Bon j'arrête là c'est les codes du genre, mais jamais ça ne m'avait déplu à ce point. Parlons un peu du scénario, si, si il yen a un mais j'ai pas bien vu, sûrement à cause de mes yeux qui étaient trop attirés par les formes de ces dames. C'est limite de la franche rigolade, sans bien sûr oublier les dialogues, je me réfère encore une fois à la galerie et la planche du tome 3 "Pour intégrer notre ordre il faut affronter des épreuves très dures, si dures qu'on risque d'y périr." Merde alors moi qui pensait que ça irait tout seul. Bon je vais arrêter là mes élucubrations, respectons la charte du site, mais mes achats heureusement dérisoires m’auront permis de découvrir le summum du kitch. Amateurs d'Heroic Fantasy passez votre chemin.