Je me suis franchement ennuyé durant ma lecture de cet album. Je n’ai rien contre les récits symboliques mais ça me saoule grave quand je capte pas ce qu’ils sont sensés symboliser. Je n’ai rien contre les récits fantastiques, tant que j’y découvre une certaine logique et surtout une résonance avec notre propre quotidien. Et là, ben on est en plein dans ce qui m’énerve : l’univers me semble réduit et ennuyeux et je ne comprends pas la finalité du récit.
Par ailleurs, le dessin de Mélissa Morin n’est pas de ceux que j’apprécie particulièrement. Les décors sont extrêmement basiques (une route, quelques roulottes sommairement dessinées, des cratères de temps à autres), les visages et physionomies des personnages sont extrêmement caricaturaux, les perspectives sont très libres, les couleurs sont extrêmement flashy. En fait, tout est simplifié au possible, jusqu’aux visages très régulièrement dépourvus d’yeux et de bouche.
En résumé : le dessin ne m’a pas séduit, l’histoire ne m’a pas passionné du tout et je n’ai pas compris le sens profond de cette aventure sans doute symbolique. Que voulez-vous que je dise d’autre que « je n’ai pas aimé » ?
Alors là, que dire !?
Autant être direct et honnête : on frise ici le ridicule. Je rejoins donc totalement l’avis de Gaendoul. Pourquoi une actrice pornographique, à part pour attirer l’adolescent (l’adulte ?) en rut ? Le scénario est totalement vide et mélange maladroitement les genres SF, érotique et fantastique. Papico est pathétique et niaise… pour rester poli. Les situations ne sont pas crédibles et les rapports entre Rei et son actrice préférée totalement artificiels.
Le dessin est correct sans toutefois redresser la barre. Attribuer à Papico un bonnet G était-il nécessaire ? D ne suffisait-il pas ? Pas pour attirer le chaland visiblement…
La suite se déroulera sans moi… En manga ou non, il y a mille fois mieux et plus profond, avec tout le respect que j’ai pour Papico...
Je pense que je fais définitivement un blocage avec cette oeuvre de Boris Vian. Que ce soit le roman, son adaptation en film ou maintenant cette adaptation en BD, j'ai à chaque fois décroché dès les premiers instants, totalement incapable de rentrer dans l'univers absurde et l'imaginaire débridé de cet auteur.
Et pourtant j'aime l'absurde, j'aime les univers loufoques, mais il y a quelque chose qui ne passe pas ici pour moi, une accumulation je pense. Il n'y a pas un dialogue, une scène, un décor qui ne parte pas dans le farfelu, l'incongru. C'est trop pour être digeste.
Alors comme ici c'est une BD, j'en ai profité pour aller plus loin que les premières pages, sauter directement après au premier tiers, voir si j'accrochais davantage, mais toujours pas moyen de m'intéresser au récit. Pas plus qu'aux deux tiers, ni au final. Je suis resté en permanence à la porte, non affecté par le scénario et son imaginaire et l'émotion qu'il devrait dégager.
Je dois en plus dire que le dessin n'aide pas. Je ne trouve pas son trait mauvais, ça non, j'aime même bien la façon dont il représente les femmes. Mais je le trouve confus. Cela vient d'une part de beaucoup de plans assez serrés, étouffants, et d'autre part d'un encrage uniforme, de la même épaisseur qu'un élément soit au premier plan ou en décor, ce qui détruit l'impression de profondeur, d'autant que les perspectives n'ont rien ici de réalistes. Par conséquent, à plusieurs moments, je n'arrivais pas à déchiffrer ce que je voyais pour de bon. Cela a commencé dès la première page quand je n'ai pas compris du tout ce qu'était la sorte d'engin-perceuse ou je ne sais quoi qui descendait dans la salle de bain du héros ni ce qu'il se passait ensuite chez les voisins. Et cela a continué à bien des moments par la suite. Cela n'arrange rien quand beaucoup de ces éléments sont des inventions de l'imaginaire de l'auteur du roman et qu'au lieu de saisir l'idée, on n'y voit qu'un assemblage de traits peu compréhensibles.
Je sais que l’Écume des jours est un livre qui a charmé nombre de lecteurs et lectrices. Cela me frustre un peu d'y être aussi peu réceptif. Mais peut-être que ceux qui ont aimé ce roman sauront aussi apprécier cette BD davantage que moi...
Le moins que l’on puisse dire est que cette série ne m’a pas convaincu.
Pourtant les couvertures donnent envie. Je pensais tomber sur un petit thriller des familles, pas révolutionnaire mais une honnête série B. Une histoire qui se déroulerait dans un cadre réaliste mais avec une petite touche de fantastique, de paranormal qui aurait créé le décalage nécessaire pour qu’à la fois je croie à cette histoire et qu’elle me surprenne.
Sauf qu’ici, tout est énorme, exagéré, grotesque serais-je presque tenté d’écrire. Les ficelles sont beaucoup trop grosses, les personnages ne sont absolument pas crédibles dans leurs réactions. Et au plus on avance, au plus on tombe sur des passages forcés. Alors oui, j’ai lu les trois tomes, j’étais tout de même curieux de voir jusqu’où les auteurs allaient aller et surtout comment ils allaient s’en sortir. Et comme la série se lit vite et qu’elle vide bien le cerveau -parce que si vous vous arrêtez en cours de route pour réfléchir un instant à la séquence que vous venez de lire, vous êtes foutu- elle m’a bien servi de somnifère au cours des deux dernières soirées.
Si je devais analyser les trois tomes, je dirais que le premier est encore « passable » si on oublie le personnage central irritant et pénible au possible (ainsi que quelques incongruités comme celle visible dans la galerie qui voit notre héros en train de parler à sa petite amie sur une case et, une fraction de seconde plus tard, se retrouve dans les toilettes du bus sans même avoir fait signe de se lever). Mais dans le deuxième tome, si les auteurs ajoutent un peu de fesses pour rendre la sauce plus digeste, ils ne savent par moment clairement pas quoi raconter pour remplir leur album. Sur certaines planches, j’ai vraiment eu le sentiment qu’ils se sont dit « crotte, il nous faut encore deux cases. Bon ! On dira que machin tousse, ça peut bien prendre deux cases, non ? » Résultat, un tome rempli de vide avec quelques séquences vraiment risibles dans son final (j’ai bien apprécié le gars qui se protège consciencieusement les mains -un passage étalé sur la moitié d'une planche- et qui, la planche d’après n’a plus aucune protection… et ce sans raison logique bien évidemment). Le troisième tome ne relève pas le niveau. Pour cacher le vide du scénario, on ajoute encore quelques scènes lesbiennes sans autre intérêt que de mettre des filles à poil. Côté cohérence, les auteurs vont provoquer une collision entre deux navires sans que rien ne la justifie (sauf les besoins du concept). Côté psychologie des personnages, c’est un mélange de néant et d’inepties. Et côté suspense, ben si après trois tomes vous n’avez pas compris le concept de « SEUL survivant », je pense que c’est peine perdue…
Et enfin vient la conclusion… qui parvient à la fois à être quasi surréaliste (avec un gaillard sorti de nulle part pour y retourner aussi sec) et à ne rien conclure du tout. Ca, franchement, c’est un bel exploit !
Côté dessin, ce trait aurait pu être simplement passe-partout… sauf qu’une fois qu’une petite difficulté technique se présente, les limites de José Malaga (dessinateur sur les deux derniers tomes) apparaissent clairement. Un simple coup d’œil sur une fille en train de brûler dans le tome deux permet de comprendre ce que je veux dire (la fille, elle brûle pas, sa peau est nickel, sa chevelure ondule soyeusement et les flammes ne semblent que lécher son corps de pin-up standardisée alors qu’elle tombe d’une nacelle). Par ailleurs tous les personnages présentent la même morphologie, on peut facilement s’amuser à coller la tête de l’un sur le corps de l’autre, on voit pas ce que ça change. Jorge Miguel s’en sort mieux sur le tome un mais son style est quand même très passe-partout.
Non, vraiment, à part le côté aguicheur des couvertures, je ne trouve rien à sauver dans cette série.
J’aime bien le trait de Daniel Casanave. Allez comprendre pourquoi mais je trouve qu’il s’en dégage une poésie naïve, une douceur que j’apprécie. Par contre, je sais le gars assez pointu dans ses goûts littéraires, n’hésitant pas à s’aventurer sur des terres qui sont pour moi de réels sables mouvants. Des textes symboliques, des récits abstraits auxquels il me manque les codes pour en comprendre la signification profonde font partie des œuvres qu’il se plait à mettre en image.
Diên Biên Phu fait partie de ces textes auxquels je ne comprends rien. Tiré d’une pièce de théâtre de Noël Tuot, ce récit nous conte les aventures d’un soldat sur le champ de bataille. Tout ici est absurde. On croise un cadavre qui parle ou Louis Pasteur, on évoque Jeanne d’Arc… et je ne trouve aucune cohérence, aucune logique, aucune finalité à cet enchaînement de scènes. Le soldat finit par tuer tous ceux qu’il rencontre car personne ne parvient à ramener à la vie son compagnon d’arme mort sur le champ de bataille. Chaque case est pourvue de textes qui semblent tous dits sur le même ton monocorde, comme si les protagonistes étaient indifférents à leurs propres propos. Il n’y a pas d’émotion, tout semble distant, ouaté, analgésié.
Clairement, je me suis ennuyé. Il reste le dessin de Daniel Casanave mais ici il est insuffisant pour me faire oublier le fait que je n’ai rien compris à la finalité de ce récit.
… en fait, j’ai vraiment eu l’impression de retomber dans mon adolescence, lorsqu’un professeur méritant essayait de m’expliquer l’importance d’Eugène Ionesco alors que le texte qu’il venait de me lire n’avait eu pour seul effet que d’éteindre le dernier neurone vaillant qu’il me restait.
J'ai failli lacher le tome tellement ça m'a paru idiot.
Le scénario est totalement incohérent. Un jeune garçon de 16 ans accro au porno tombe sur son actrice préférée et devient son petit ami parce que...sinon l'histoire s'arrête, cette dernière a acquis le pouvoir de grandir à volonté et un site internet permet de voter pour la prochaine catastrophe.
Les dessins de ce manga sont, au mieux, passables et l'utilisation de 3D pour les décors et les objets ne me plaît pas du tout. Et puis la blonde à gros nibards... "oui mais c'est l'histoire" non, c'est du fan service, elle aurait pû être caissière que ça n'aurait rien changé vu que son métier n'a aucun impact sur le déroulement.
J'avoue ne pas comprendre du tout les avis précédents.
Si vous n'êtes pas amateur de manga, ne lisez surtout pas celui-ci. Si vous l'êtes, vous pouvez probablement vous y risquer, au moins cela ne vous dégoûtera pas de ces derniers.
Ce n'est jamais avec une grande joie que je donne 1 étoile. Cela signifie juste que je n'ai pas aimé mais qu'un autre lecteur peut aimer si cela correspond à ses critères.
J'ai eu l'impression de lire un carnet de croquis commenté sur une petite fille qui a peur d'aller dans sa nouvelle école. Cela a été d'ailleurs réalisé par deux blogueuses brésiliennes qui explorent la psychologie féminine au travers d'une adolescente assez timide. C'est assez mince et pas assez consistant au niveau du scénario.
Graphiquement, c'est fin avec un trait assez gracieux. Il y a également de bonnes trouvailles quant à la mise en page.
Cependant, ce journal intime m'a littéralement ennuyé et je n'en ai rien ressorti. J'en suis réellement désolé.
Jérôme Dubois se met lui-même en scène dans cette première oeuvre étrange racontant un voyage d'études qu'il aurait dû effectuer au Japon mais qu'il a du faire en Corée du Sud.
Mais rien ne va se dérouler comme prévu, la métropole n'est qu'une succession de lignes géométriques toutes identiques et les barrières de la culture et de la communication vont freiner l'ambition du protagoniste français qui ne va rien capter à cet environnement.
Représenté sous le visage d'un personnage ampoulé anonyme, Dubois va purement et simplement rejeter en bloc toute proposition de la Corée, qu'il s'agisse de sorties, de la bouffe ou même des marchés ouverts, il ressent constamment un malaise le rendant au mieux désagréable, au pire dépressif.
On peut comprendre Jimjilbang comme un exercice personnel permettant d'évacuer et d'exorciser la peur de l'auteur d'un pays inconnu où il se sent constamment rejeté. Peu de dialogues d'ailleurs émanent de cet essai constitué principalement d'un trait sommaire et anxiogène en noir et blanc. Il faudra attendre la visite des Jimjilbangs pour trouver enfin une rupture de ton, l'auteur commençant enfin à s'imprégner de l'ambiance coréenne voire carrément de l'apprécier en fin de lecture alors qu'il est temps pour lui de rentrer dans son pays natal.
Le Jimjilbang kézako ? Il s'agit de bains publics ou saunas pouvant permettre aux plus démunis d'y dormir sur place dans des conditions particulières. Le problème de ce récit tient en plusieurs phases : s'il est le penchant bd du fameux film "Lost in Translation" de Sofia Coppola qui parlait également d'une histoire semblable, il n'en possède pas la richesse et l'esprit.
Et à vouloir bien trop en faire et à démonter l'austérité de la Corée, Jérôme Dubois parvient un peu trop à réussir son pari : dresser une image peu attractive d'un pays lointain sous couvert d'un récit loin d'être palpitant et intéressant.
En effet si on y retrouve de temps en temps quelques dessins corrects, le trait trop épuré et géométrique coupe toute émotion lors de la lecture et on se contrefiche assez rapidement des états d'âme de Dubois.
À contrario, lorsque la tête d'ampoule commence à apprécier le pays, c'est pour faire n'importe quel caprice et de façon peu naturelle. Alors si Jimjilbang peut constituer une porte d'entrée dans le monde merveilleux de la bédé pour Jérôme Dubois, c'est tout à son honneur mais il nous excusera d'avoir réussi à nous en écarter et plus encore à nous y ennuyer.
Prison school, une école dans laquelle des gamins pervers se retrouvent et où il n'y a quasiment que des filles et se font punir à coup de fouets et autres dégradations corporelles. Hmm ok. Du soft porn. Autant aller lire un bon hentaï plutôt que ce truc ridicule qui vise sans doute les ados en pleine puberté. Franchement, un tome m'a suffit pour me dire que je ne voulais plus jamais approcher de ça de ma vie.
C'est vraiment affligeant comme manga, un des pires trucs jamais sortis.
Le scénario est totalement incohérent, les dessins sont quelconques, je ne vois vraiment pas une seule raison valable de lire ce truc.
Voilà, vous êtes prévenus.
Incohérent et indigeste. Voilà qui résume bien cette bd, pourtant au sujet d'un des plus emblématiques méchants jamais inventés...
Les dessins quelconques n'aident pas à la lecture de ce comics dans lequel Dark Vador se fait malmener par des sous-fifres et nous avons droit à des flashback de scènes ne s'étant jamais produites.
Je suis un grand fan de Star Wars et de son univers (étendu, n'en déplaise à Disney) et j'ai été très déçu de cette lecture. Il y avait tellement mieux à faire qu'il est clair qu'il s'agit d'un attrape nigauds à la réalisation baclée afin de combler le vide dû à l'abandon de l'univers étendu (maintenant "Légendes" ).
Bref, passez votre chemin, il y a beaucoup de meilleurs comics sur Star Wars comme Legacy ou Jedi ...
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Céphéide
Je me suis franchement ennuyé durant ma lecture de cet album. Je n’ai rien contre les récits symboliques mais ça me saoule grave quand je capte pas ce qu’ils sont sensés symboliser. Je n’ai rien contre les récits fantastiques, tant que j’y découvre une certaine logique et surtout une résonance avec notre propre quotidien. Et là, ben on est en plein dans ce qui m’énerve : l’univers me semble réduit et ennuyeux et je ne comprends pas la finalité du récit. Par ailleurs, le dessin de Mélissa Morin n’est pas de ceux que j’apprécie particulièrement. Les décors sont extrêmement basiques (une route, quelques roulottes sommairement dessinées, des cratères de temps à autres), les visages et physionomies des personnages sont extrêmement caricaturaux, les perspectives sont très libres, les couleurs sont extrêmement flashy. En fait, tout est simplifié au possible, jusqu’aux visages très régulièrement dépourvus d’yeux et de bouche. En résumé : le dessin ne m’a pas séduit, l’histoire ne m’a pas passionné du tout et je n’ai pas compris le sens profond de cette aventure sans doute symbolique. Que voulez-vous que je dise d’autre que « je n’ai pas aimé » ?
Gigant
Alors là, que dire !? Autant être direct et honnête : on frise ici le ridicule. Je rejoins donc totalement l’avis de Gaendoul. Pourquoi une actrice pornographique, à part pour attirer l’adolescent (l’adulte ?) en rut ? Le scénario est totalement vide et mélange maladroitement les genres SF, érotique et fantastique. Papico est pathétique et niaise… pour rester poli. Les situations ne sont pas crédibles et les rapports entre Rei et son actrice préférée totalement artificiels. Le dessin est correct sans toutefois redresser la barre. Attribuer à Papico un bonnet G était-il nécessaire ? D ne suffisait-il pas ? Pas pour attirer le chaland visiblement… La suite se déroulera sans moi… En manga ou non, il y a mille fois mieux et plus profond, avec tout le respect que j’ai pour Papico...
L'Écume des jours
Je pense que je fais définitivement un blocage avec cette oeuvre de Boris Vian. Que ce soit le roman, son adaptation en film ou maintenant cette adaptation en BD, j'ai à chaque fois décroché dès les premiers instants, totalement incapable de rentrer dans l'univers absurde et l'imaginaire débridé de cet auteur. Et pourtant j'aime l'absurde, j'aime les univers loufoques, mais il y a quelque chose qui ne passe pas ici pour moi, une accumulation je pense. Il n'y a pas un dialogue, une scène, un décor qui ne parte pas dans le farfelu, l'incongru. C'est trop pour être digeste. Alors comme ici c'est une BD, j'en ai profité pour aller plus loin que les premières pages, sauter directement après au premier tiers, voir si j'accrochais davantage, mais toujours pas moyen de m'intéresser au récit. Pas plus qu'aux deux tiers, ni au final. Je suis resté en permanence à la porte, non affecté par le scénario et son imaginaire et l'émotion qu'il devrait dégager. Je dois en plus dire que le dessin n'aide pas. Je ne trouve pas son trait mauvais, ça non, j'aime même bien la façon dont il représente les femmes. Mais je le trouve confus. Cela vient d'une part de beaucoup de plans assez serrés, étouffants, et d'autre part d'un encrage uniforme, de la même épaisseur qu'un élément soit au premier plan ou en décor, ce qui détruit l'impression de profondeur, d'autant que les perspectives n'ont rien ici de réalistes. Par conséquent, à plusieurs moments, je n'arrivais pas à déchiffrer ce que je voyais pour de bon. Cela a commencé dès la première page quand je n'ai pas compris du tout ce qu'était la sorte d'engin-perceuse ou je ne sais quoi qui descendait dans la salle de bain du héros ni ce qu'il se passait ensuite chez les voisins. Et cela a continué à bien des moments par la suite. Cela n'arrange rien quand beaucoup de ces éléments sont des inventions de l'imaginaire de l'auteur du roman et qu'au lieu de saisir l'idée, on n'y voit qu'un assemblage de traits peu compréhensibles. Je sais que l’Écume des jours est un livre qui a charmé nombre de lecteurs et lectrices. Cela me frustre un peu d'y être aussi peu réceptif. Mais peut-être que ceux qui ont aimé ce roman sauront aussi apprécier cette BD davantage que moi...
Seul survivant
Le moins que l’on puisse dire est que cette série ne m’a pas convaincu. Pourtant les couvertures donnent envie. Je pensais tomber sur un petit thriller des familles, pas révolutionnaire mais une honnête série B. Une histoire qui se déroulerait dans un cadre réaliste mais avec une petite touche de fantastique, de paranormal qui aurait créé le décalage nécessaire pour qu’à la fois je croie à cette histoire et qu’elle me surprenne. Sauf qu’ici, tout est énorme, exagéré, grotesque serais-je presque tenté d’écrire. Les ficelles sont beaucoup trop grosses, les personnages ne sont absolument pas crédibles dans leurs réactions. Et au plus on avance, au plus on tombe sur des passages forcés. Alors oui, j’ai lu les trois tomes, j’étais tout de même curieux de voir jusqu’où les auteurs allaient aller et surtout comment ils allaient s’en sortir. Et comme la série se lit vite et qu’elle vide bien le cerveau -parce que si vous vous arrêtez en cours de route pour réfléchir un instant à la séquence que vous venez de lire, vous êtes foutu- elle m’a bien servi de somnifère au cours des deux dernières soirées. Si je devais analyser les trois tomes, je dirais que le premier est encore « passable » si on oublie le personnage central irritant et pénible au possible (ainsi que quelques incongruités comme celle visible dans la galerie qui voit notre héros en train de parler à sa petite amie sur une case et, une fraction de seconde plus tard, se retrouve dans les toilettes du bus sans même avoir fait signe de se lever). Mais dans le deuxième tome, si les auteurs ajoutent un peu de fesses pour rendre la sauce plus digeste, ils ne savent par moment clairement pas quoi raconter pour remplir leur album. Sur certaines planches, j’ai vraiment eu le sentiment qu’ils se sont dit « crotte, il nous faut encore deux cases. Bon ! On dira que machin tousse, ça peut bien prendre deux cases, non ? » Résultat, un tome rempli de vide avec quelques séquences vraiment risibles dans son final (j’ai bien apprécié le gars qui se protège consciencieusement les mains -un passage étalé sur la moitié d'une planche- et qui, la planche d’après n’a plus aucune protection… et ce sans raison logique bien évidemment). Le troisième tome ne relève pas le niveau. Pour cacher le vide du scénario, on ajoute encore quelques scènes lesbiennes sans autre intérêt que de mettre des filles à poil. Côté cohérence, les auteurs vont provoquer une collision entre deux navires sans que rien ne la justifie (sauf les besoins du concept). Côté psychologie des personnages, c’est un mélange de néant et d’inepties. Et côté suspense, ben si après trois tomes vous n’avez pas compris le concept de « SEUL survivant », je pense que c’est peine perdue… Et enfin vient la conclusion… qui parvient à la fois à être quasi surréaliste (avec un gaillard sorti de nulle part pour y retourner aussi sec) et à ne rien conclure du tout. Ca, franchement, c’est un bel exploit ! Côté dessin, ce trait aurait pu être simplement passe-partout… sauf qu’une fois qu’une petite difficulté technique se présente, les limites de José Malaga (dessinateur sur les deux derniers tomes) apparaissent clairement. Un simple coup d’œil sur une fille en train de brûler dans le tome deux permet de comprendre ce que je veux dire (la fille, elle brûle pas, sa peau est nickel, sa chevelure ondule soyeusement et les flammes ne semblent que lécher son corps de pin-up standardisée alors qu’elle tombe d’une nacelle). Par ailleurs tous les personnages présentent la même morphologie, on peut facilement s’amuser à coller la tête de l’un sur le corps de l’autre, on voit pas ce que ça change. Jorge Miguel s’en sort mieux sur le tome un mais son style est quand même très passe-partout. Non, vraiment, à part le côté aguicheur des couvertures, je ne trouve rien à sauver dans cette série.
Diên Biên Phu (Daniel Casanave)
J’aime bien le trait de Daniel Casanave. Allez comprendre pourquoi mais je trouve qu’il s’en dégage une poésie naïve, une douceur que j’apprécie. Par contre, je sais le gars assez pointu dans ses goûts littéraires, n’hésitant pas à s’aventurer sur des terres qui sont pour moi de réels sables mouvants. Des textes symboliques, des récits abstraits auxquels il me manque les codes pour en comprendre la signification profonde font partie des œuvres qu’il se plait à mettre en image. Diên Biên Phu fait partie de ces textes auxquels je ne comprends rien. Tiré d’une pièce de théâtre de Noël Tuot, ce récit nous conte les aventures d’un soldat sur le champ de bataille. Tout ici est absurde. On croise un cadavre qui parle ou Louis Pasteur, on évoque Jeanne d’Arc… et je ne trouve aucune cohérence, aucune logique, aucune finalité à cet enchaînement de scènes. Le soldat finit par tuer tous ceux qu’il rencontre car personne ne parvient à ramener à la vie son compagnon d’arme mort sur le champ de bataille. Chaque case est pourvue de textes qui semblent tous dits sur le même ton monocorde, comme si les protagonistes étaient indifférents à leurs propres propos. Il n’y a pas d’émotion, tout semble distant, ouaté, analgésié. Clairement, je me suis ennuyé. Il reste le dessin de Daniel Casanave mais ici il est insuffisant pour me faire oublier le fait que je n’ai rien compris à la finalité de ce récit. … en fait, j’ai vraiment eu l’impression de retomber dans mon adolescence, lorsqu’un professeur méritant essayait de m’expliquer l’importance d’Eugène Ionesco alors que le texte qu’il venait de me lire n’avait eu pour seul effet que d’éteindre le dernier neurone vaillant qu’il me restait.
Gigant
J'ai failli lacher le tome tellement ça m'a paru idiot. Le scénario est totalement incohérent. Un jeune garçon de 16 ans accro au porno tombe sur son actrice préférée et devient son petit ami parce que...sinon l'histoire s'arrête, cette dernière a acquis le pouvoir de grandir à volonté et un site internet permet de voter pour la prochaine catastrophe. Les dessins de ce manga sont, au mieux, passables et l'utilisation de 3D pour les décors et les objets ne me plaît pas du tout. Et puis la blonde à gros nibards... "oui mais c'est l'histoire" non, c'est du fan service, elle aurait pû être caissière que ça n'aurait rien changé vu que son métier n'a aucun impact sur le déroulement. J'avoue ne pas comprendre du tout les avis précédents. Si vous n'êtes pas amateur de manga, ne lisez surtout pas celui-ci. Si vous l'êtes, vous pouvez probablement vous y risquer, au moins cela ne vous dégoûtera pas de ces derniers.
Les Secrets de Brune
Ce n'est jamais avec une grande joie que je donne 1 étoile. Cela signifie juste que je n'ai pas aimé mais qu'un autre lecteur peut aimer si cela correspond à ses critères. J'ai eu l'impression de lire un carnet de croquis commenté sur une petite fille qui a peur d'aller dans sa nouvelle école. Cela a été d'ailleurs réalisé par deux blogueuses brésiliennes qui explorent la psychologie féminine au travers d'une adolescente assez timide. C'est assez mince et pas assez consistant au niveau du scénario. Graphiquement, c'est fin avec un trait assez gracieux. Il y a également de bonnes trouvailles quant à la mise en page. Cependant, ce journal intime m'a littéralement ennuyé et je n'en ai rien ressorti. J'en suis réellement désolé.
Jimjilbang
Jérôme Dubois se met lui-même en scène dans cette première oeuvre étrange racontant un voyage d'études qu'il aurait dû effectuer au Japon mais qu'il a du faire en Corée du Sud. Mais rien ne va se dérouler comme prévu, la métropole n'est qu'une succession de lignes géométriques toutes identiques et les barrières de la culture et de la communication vont freiner l'ambition du protagoniste français qui ne va rien capter à cet environnement. Représenté sous le visage d'un personnage ampoulé anonyme, Dubois va purement et simplement rejeter en bloc toute proposition de la Corée, qu'il s'agisse de sorties, de la bouffe ou même des marchés ouverts, il ressent constamment un malaise le rendant au mieux désagréable, au pire dépressif. On peut comprendre Jimjilbang comme un exercice personnel permettant d'évacuer et d'exorciser la peur de l'auteur d'un pays inconnu où il se sent constamment rejeté. Peu de dialogues d'ailleurs émanent de cet essai constitué principalement d'un trait sommaire et anxiogène en noir et blanc. Il faudra attendre la visite des Jimjilbangs pour trouver enfin une rupture de ton, l'auteur commençant enfin à s'imprégner de l'ambiance coréenne voire carrément de l'apprécier en fin de lecture alors qu'il est temps pour lui de rentrer dans son pays natal. Le Jimjilbang kézako ? Il s'agit de bains publics ou saunas pouvant permettre aux plus démunis d'y dormir sur place dans des conditions particulières. Le problème de ce récit tient en plusieurs phases : s'il est le penchant bd du fameux film "Lost in Translation" de Sofia Coppola qui parlait également d'une histoire semblable, il n'en possède pas la richesse et l'esprit. Et à vouloir bien trop en faire et à démonter l'austérité de la Corée, Jérôme Dubois parvient un peu trop à réussir son pari : dresser une image peu attractive d'un pays lointain sous couvert d'un récit loin d'être palpitant et intéressant. En effet si on y retrouve de temps en temps quelques dessins corrects, le trait trop épuré et géométrique coupe toute émotion lors de la lecture et on se contrefiche assez rapidement des états d'âme de Dubois. À contrario, lorsque la tête d'ampoule commence à apprécier le pays, c'est pour faire n'importe quel caprice et de façon peu naturelle. Alors si Jimjilbang peut constituer une porte d'entrée dans le monde merveilleux de la bédé pour Jérôme Dubois, c'est tout à son honneur mais il nous excusera d'avoir réussi à nous en écarter et plus encore à nous y ennuyer.
Prison School
Prison school, une école dans laquelle des gamins pervers se retrouvent et où il n'y a quasiment que des filles et se font punir à coup de fouets et autres dégradations corporelles. Hmm ok. Du soft porn. Autant aller lire un bon hentaï plutôt que ce truc ridicule qui vise sans doute les ados en pleine puberté. Franchement, un tome m'a suffit pour me dire que je ne voulais plus jamais approcher de ça de ma vie. C'est vraiment affligeant comme manga, un des pires trucs jamais sortis. Le scénario est totalement incohérent, les dessins sont quelconques, je ne vois vraiment pas une seule raison valable de lire ce truc. Voilà, vous êtes prévenus.
Star Wars - Dark Vador (2015)
Incohérent et indigeste. Voilà qui résume bien cette bd, pourtant au sujet d'un des plus emblématiques méchants jamais inventés... Les dessins quelconques n'aident pas à la lecture de ce comics dans lequel Dark Vador se fait malmener par des sous-fifres et nous avons droit à des flashback de scènes ne s'étant jamais produites. Je suis un grand fan de Star Wars et de son univers (étendu, n'en déplaise à Disney) et j'ai été très déçu de cette lecture. Il y avait tellement mieux à faire qu'il est clair qu'il s'agit d'un attrape nigauds à la réalisation baclée afin de combler le vide dû à l'abandon de l'univers étendu (maintenant "Légendes" ). Bref, passez votre chemin, il y a beaucoup de meilleurs comics sur Star Wars comme Legacy ou Jedi ...