C'est le type de série pour un public assez jeune que je n'apprécie pas trop. Le scénario est un papier coller de Jurassic Park pimenté King Kong.
Je trouve l'humour très bas de gamme avec des situations parsemées d'invraisemblances et de sottises.
Le graphisme avec ces corps ridicules n'est vraiment pas à mon goût. Je passe.
Je confirme que je ne suis pas très fan des séries sans texte. Je dois avouer que je n'ai pas compris grand-chose à la déambulation de ce rongeur.
En quoi cacher une seringue usagée pour piquer une personne est-il drôle ? Où mettre le feu ? C'est trop fort pour moi. Comme le graphisme très géométrique ne me convient guère ainsi qu'une mise en couleur très agressive dans ces rouges et gris, ce ne fut pas une lecture agréable.
Je ne suis vraiment pas sur la même ligne que le jury du Festival de Cognac. Je n'ai vraiment rien apprécié dans cette intrigue animalière très convenue.
Une alliance de circonstance entre un pseudo héros-tueur et ses ennemis de toujours, les rats, pour contrecarrer un président qui a une vague ressemblance avec un candidat à la Présidentielle.
Je n'aime pas le graphisme anguleux et agressif comme la mise en couleur dans des teintes sombres ou vert de gris. Mais le pire est la vulgarité des dialogues et des situations.
Pas du tout ma tasse de thé.
Je ne suis pas autant connaisseur et surtout très fan de l'univers de H.P. Lovecraft que je le suis de celui d'Edgar Poe, pour moi l'horreur de l'indicible et ces créatures de cauchemar, ça ne m'a jamais trop emballé. C'est pourquoi j'avais commencé à lire ce volume il y a 4 ou 5 ans et puis j'avais laissé tomber parce que ça ne me passionnait pas ; faut dire que Alan Moore, je n'en suis absolument pas fan non plus, ce soi-disant génie anglais du scénario m'a souvent déçu dans toutes les approches que j'ai pu faire de ses Bd, la seule qui m'ait vraiment intéressé étant V pour Vendetta que j'avais lue après avoir vu le film.
Donc en reprenant la lecture entière de cet ouvrage, sachant que c'était à la fois signé Moore et que c'était basé sur l'univers de Lovecraft, j'y allais un peu à reculons... j'aurais peut-être mieux fait de ne pas y revenir.
En fait, en s'attaquant à un monument de la littérature fantastique, Alan Moore se livre à une relecture très personnelle du mythe de Cthullhu. Le titre fait évidemment référence au fameux Necronomicon, et Moore semble y faire de nombreuses allusions érudites, mais il ne s'agit pas d'une adaptation fidèle à l'un des récits de Lovecraft, c'est plutôt une réécriture toute personnelle où Moore en profite pour décrire un monde en perdition et une charge carabinée de la société qui selon lui, est peuplée de dégénérés.
Au bout d'un moment, j'en ai eu vite assez, tout ceci est assez révulsant et verse dans un récit foutraque et des plus malsain dans lequel je n'ai pas pu ni voulu rentrer, on dirait que Moore a voulu donner un côté encore plus sombre et surtout très sordide, voire trash à cet univers en insistant sur un aspect cradoque, putride et sexuel des monstres, ce qui donne lieu à des séquences dégoûtantes. Ceci est évidemment accentué par le dessin que j'ai trouvé correct bien que sans génie, mais vraiment, cette lecture me conforte encore une fois de plus dans mon rejet, je refuse tout simplement de considérer Alan Moore comme un scénariste de génie, pour moi, c'est du racolage cradingue et vomitoire, je doute même que ce genre de séquences se retrouvent dans l'oeuvre de Lovecraft avec un degré aussi pervers.
Ça m'arrive d'accentuer le propos dans mes avis, mais là je le pense sincèrement: j'ai rarement trouvé une série aussi ridicule. Il y a en effet de quoi être choqué de sa popularité.
Aucune cohérence dans le scénario, c'est une foire totale. Sauve qui peut, pour moi ça schlingue l'improvisation mal calculée à chaque tome. La relation Silver/Jack/Paris est loupée, purement et simplement. Silver n'a plus la malaria durant 2 tomes et demi, et bien sûr que les auteurs ont oublié le menu détail que c'était un infirme. Tous les mystères sont dévoilés dès le début, jusqu'à ce que cet épilogue arrive, sorti de je ne sais où! Mon dieu quel horreur. Les personnages prétendent avoir une profondeur mais non, pas du tout... il n'y en a même pas un qui sort du lot. Le déroulement s'enchaîne avec une absence totale de cohérence, et puis "Fil d'Ariane [bla bla bla] fil d'Ariane"... Fil d'Ariane mon cul tiens! Je n'ai toujours pas quitté le labyrinthe de la compréhension, sortez-moi de là!
Enfin quoi, rien ne va, non?! Sommes-nous si peu à le penser? Je m'attendais à une série épique, "Long John Silver" on en parle de partout. Ma théorie derrière tous ces avis positifs, c'est qu'il se cache des lecteurs insatisfaits refoulés, qui préfèrent dire que c'est aussi culte qu'Astérix parce-que tout le monde le dit, ou pour la renommée des auteurs, ou parce que y'a écrit "Ile au trésor" en préface, ou que sais-je... Bah non, c'est pas génial du tout, là! Je veux être avis de la semaine! Entendez mon cri! Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Quant au dessin, c'est surtout frustrant. Ça peut plaire, mais globalement je suis pas vraiment emballé. Comme avec ces pirates, j'ai vécu des faux espoirs (surtout au début du tome 2, parce-que j'ai trouvé les premières planches exceptionnelles), sinon des plaisirs fugaces. Dans l'ensemble c'est brouillon et surchargé. La colorisation n'aide pas beaucoup. Par-dessus tout, les échelles de proportion sont parfois ridicules. Qu'est-ce que c'est que ces varans dont celui qui, la tête en feu, parvient à faire brûler la mèche (cf. épilogue). Sans déconner... Ou l'erreur de proportion en plein climax, quand Vivian transperce ce qui ressemble à un géant des cavernes (cf. épilogue). J'ai lu quelques avis, pour la jambe de bois à droite ou à gauche honnêtement j'avais pas fait gaffe, par contre le coup du chapeau vissé à la tête de Long John nageant dans les eaux profondes, on est sur du grand Mendes!
J'accentue à 1 étoile pour l'indignation, et puis je passe à autre chose.
Pour moi c'est une série à mettre aux oubliettes!
Je commence le mois avec un comics, mais qu'ai-je fait ? aïe aïe aïe... dans quoi suis-je tombé ? en voulant remettre un peu le nez dans les comics de super-héros pour voir leur évolution avec des auteurs modernes, j'ai pris une baffe dans la tronche avec cette vision effrayante et nauséabonde, jamais je n'aurais cru que des auteurs modernes oseraient désacraliser et démythifier ainsi un super-héros, et Batman en plus, mon héros de la comic book culture préféré, non c'est pas possible, je pensais vivre un mauvais rêve, et pourtant si c'est bien réel, je suis bien dans une oeuvre iconoclaste. Où est mon Batounet si superbement dessiné ? où est son monde peuplé de vilains ? en lisant ce comics, j'hallucinais, j'avais l'impression d'être tombé dans une dimension parallèle... et surtout ce dessin, ohlala c'est pas possible, mais comment on peut dessiner comme ça ? c'est d'une laideur repoussante, c'est tout déformé, avec des détails sordides, Batman a l'air d'un bouffon en collant-pyjama, il n'y a donc plus aucun respect ?... autant dire que pour moi c'est rédhibitoire, c'est sans appel, je hais ce dessin.
En plus, je n'aime pas le scénario, je n'ai pas envie de voir un Batman futuriste se retrouver dans ce genre de situation, c'est pas une histoire de super-héros, franchement, on pouvait y mettre n'importe quel personnage de redresseur de torts, mais pas Batman, il n'a rien à faire ici, tout ceci est hors de son cadre, pas du tout en relation avec un monde de super-héros, et surtout on ne retrouve rien de l'univers batmanien habituel, donc voila, je n'aime pas qu'on abîme mes héros, et quand je vois ce genre d'interprétation qui sous prétexte de dépoussiérer une vieille franchise, verse dans le n'importe quoi, ça me dérange grandement et ça me hérisse le poil.
J'avais déja eu ce genre de déception sur d'autres comics, notamment sur Batman - L'île de Monsieur Mayhew, sur DareDevil - Guerre et amour ou encore sur Daredevil - L'homme sans peur (cycle de Bendis et Maleev)... et à chaque fois, j'ai été laminé par ces traitements lamentables qui ne correspondent pas à ma vision des super-héros que j'ai connus dans mes jeunes années, avec un dessin "marvelisé" si je peux m'exprimer ainsi, c'est à dire le beau dessin US de la grande époque des Neal Adams, Gene Colan, Steve Ditko, John Buscema ou Jack Kirby...
Bon vous aurez compris que je déteste, c'est de la purge totale !
Je veux bien qu'un auteur s'essaye à une BD sans texte comme un exercice de style mais je trouve qu'utiliser des pictogrammes pour aider à la compréhension détruit l'exercice.
C’est le cas dans cette série (et d'autres) que j'ai trouvé sans intérêt. Un N&B sans grandes recherches, un graphisme minimaliste peu attrayant voire laid et une histoire sans queue ni tête autour d'une bouche à incendie m'ont laissé dans la plus grande perplexité.
L'éditeur présente l'ouvrage comme de "la poésie du silence", j'ai vu le silence mais pas la poésie.
Oups! Pour une désillusion c'est vraiment gagné. Je ne comprends pas qu'un auteur comme Loisel qui vient de terminer ce que je considère comme un chef d'oeuvre avec Peter Pan puisse proposer une série que je trouve aussi médiocre.
L'idée de départ de revisiter la légende du chant des sirènes est bien trouvée et originale mais je la trouve exploitée d'une façon horrible. Le scénario est décousu, long à souhait (une noyade oui, deux ok après cela devient lourd, on a compris!), ennuyeux et mal fichu avec des personnages secondaires qui n'apportent pas grand chose que de la lourdeur à l'histoire.
Les dialogues sont désastreux parfois à la limite de la vulgarité. Le côté polar humoristique tombe vraiment à plat,n'est pas Michel Audiard qui veut.
Quant au graphisme je le trouve laid. Pas de mise en couleur alors que c'est une grande partie du charme des albums de Loisel et un N&B basique sans intérêt.
Mauvaise pioche.
Pas grand chose à sauver de cet album.
Je vais commencer par le positif, cinquante pages d'un joli papier glacé.
Pour le reste, un humour pipi/caca/alcoolo qui ne m'a pas fait sourire. C'est insipide. Heureusement l'album se lit rapidement.
Un dessin tout en rondeur que je n'aime pas. La colorisation est sympathique. Un gros bof.
Que dire d'autre ? L'auteur vit dans la banlieue lilloise.
Bref, je suis creux comme un .... navet.
Quelle déception !
En voyant cette couverture, il était impossible de ne pas penser à un album mythique de la série Michel Vaillant (‘Suspense à Indianapolis’). Je m’attendais donc à trouver dans cette nouvelle série le même état d’esprit que dans la série « Les Aventures de Buck Danny (classic) », à savoir un réel hommage à l’âge d’or d’une série, qui en respecterait les codes tant scénaristiques que graphiques. Malheureusement, ce n’est pas cette voie que les auteurs ont choisie, préférant créer un style hybride qui mêle la réalité historique (en revenant sur une course légendaire ayant vraiment eu lieu) et la fiction (en invitant l’écurie Vaillant à y participer et même à y tenir un rôle essentiel).
Déjà, je ne suis pas fan du concept. Revenir sur un événement historique en y intégrant des personnages de fiction, créer une intrigue policière ne reposant sur aucun fait historique pour expliquer certains faits de course, rayer le nom de participants pour pouvoir intégrer ceux des pilotes de l’écurie Vaillant, tous ces procédés n’ont pour moi rien à voir avec un récit ‘historique’. Or, ‘récit historique’, c’est ce que la présentation de cette nouvelle déclinaison des aventures de Michel Vaillant laisser croire. Résultat, nous sommes devant un récit d’aventure totalement fictif mais qui se superpose sur une course mythique. Les auteurs gardent certains éléments et modifient les autres à leur guise. Et franchement, c’est un procédé que je n’apprécie guère.
Avec Michel Vaillant, Jean Graton avait réussi à nous faire pénétrer dans l’univers du sport automobile grâce à des courses fictives se déroulant sur des circuits réels. C’était de la fiction mais le déroulement des courses était souvent crédible et s’inspirait de faits réels. Suspense à Indianapolis (le tome 11 de la série Michel Vaillant qui a pour cadre le grand prix d’Indianapolis de 1966) nous en apprenait en définitive plus sur l’univers des courses automobiles de l’époque que ce ‘Dans l’enfer d’Indianapolis’ qui se veut historique. Du coup, pour moi, soit les auteurs gardaient la force des récits de l’époque et nous offraient une fiction crédible, soit ils nous offraient un véritable récit historique, dans lesquels Michel Vaillant n’aurait au mieux eu qu’un rôle de spectateur. Mais l’option choisie, elle, ne fonctionne absolument pas avec moi.
Bon, si l’intrigue policière avant encore été palpitante, j’aurais pu trouver une certaine satisfaction à la lecture… mais bordel ! Qu’est-ce que c’est plat, vide, mou ! Et en plus, côté crédibilité, c’est très moyen (même pour une œuvre fictionnelle).
Et le dessin, me direz-vous ? Je devrai vous répondre : potable sans plus. Les différents véhicules sont dans l’ensemble assez bien dessinés, les personnages historiques comme les héros de la série se reconnaissent relativement facilement. Le réemploi de la Vaillante dessinée par Graton à l’époque de ‘Suspense à Indianapolis’ est on ne peut plus adéquat. Par contre, les plans sont souvent beaucoup trop larges, le nombre de cases par planches est minimisé, la piste d’Indianapolis paraît parfois inconcevablement large (ou alors, ce sont les véhicules qui sont trop petits), la méticulosité dans la retranscription des décors n’est pas de mise. Franchement, mes attentes étaient beaucoup plus élevées de ce point de vue également. Ce n’est pas du Michel Vaillant tel qu’il était dessiné à l’époque et ce n’est pas du Michel Vaillant tel qu’il est dessiné aujourd’hui, c’est un style hybride qui hésite entre diverses tendances et ça ne me convainc pas.
Au final, je ne peux pas dire que ce soit mal fait mais rien ne m’a plu, ni l’option ‘historique’ prise, ni le choix de greffer des éléments fictifs sur un fait historique, ni l’intrigue policière mollassonne, ni le découpage trop lâche, ni le dessin qui hésite entre hommage et modernité. Je peux donc dire que je n’ai pas aimé.
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Norton Gutiérrez
C'est le type de série pour un public assez jeune que je n'apprécie pas trop. Le scénario est un papier coller de Jurassic Park pimenté King Kong. Je trouve l'humour très bas de gamme avec des situations parsemées d'invraisemblances et de sottises. Le graphisme avec ces corps ridicules n'est vraiment pas à mon goût. Je passe.
Ratoon
Je confirme que je ne suis pas très fan des séries sans texte. Je dois avouer que je n'ai pas compris grand-chose à la déambulation de ce rongeur. En quoi cacher une seringue usagée pour piquer une personne est-il drôle ? Où mettre le feu ? C'est trop fort pour moi. Comme le graphisme très géométrique ne me convient guère ainsi qu'une mise en couleur très agressive dans ces rouges et gris, ce ne fut pas une lecture agréable.
Du Rififi chez les clébards
Je ne suis vraiment pas sur la même ligne que le jury du Festival de Cognac. Je n'ai vraiment rien apprécié dans cette intrigue animalière très convenue. Une alliance de circonstance entre un pseudo héros-tueur et ses ennemis de toujours, les rats, pour contrecarrer un président qui a une vague ressemblance avec un candidat à la Présidentielle. Je n'aime pas le graphisme anguleux et agressif comme la mise en couleur dans des teintes sombres ou vert de gris. Mais le pire est la vulgarité des dialogues et des situations. Pas du tout ma tasse de thé.
Neonomicon
Je ne suis pas autant connaisseur et surtout très fan de l'univers de H.P. Lovecraft que je le suis de celui d'Edgar Poe, pour moi l'horreur de l'indicible et ces créatures de cauchemar, ça ne m'a jamais trop emballé. C'est pourquoi j'avais commencé à lire ce volume il y a 4 ou 5 ans et puis j'avais laissé tomber parce que ça ne me passionnait pas ; faut dire que Alan Moore, je n'en suis absolument pas fan non plus, ce soi-disant génie anglais du scénario m'a souvent déçu dans toutes les approches que j'ai pu faire de ses Bd, la seule qui m'ait vraiment intéressé étant V pour Vendetta que j'avais lue après avoir vu le film. Donc en reprenant la lecture entière de cet ouvrage, sachant que c'était à la fois signé Moore et que c'était basé sur l'univers de Lovecraft, j'y allais un peu à reculons... j'aurais peut-être mieux fait de ne pas y revenir. En fait, en s'attaquant à un monument de la littérature fantastique, Alan Moore se livre à une relecture très personnelle du mythe de Cthullhu. Le titre fait évidemment référence au fameux Necronomicon, et Moore semble y faire de nombreuses allusions érudites, mais il ne s'agit pas d'une adaptation fidèle à l'un des récits de Lovecraft, c'est plutôt une réécriture toute personnelle où Moore en profite pour décrire un monde en perdition et une charge carabinée de la société qui selon lui, est peuplée de dégénérés. Au bout d'un moment, j'en ai eu vite assez, tout ceci est assez révulsant et verse dans un récit foutraque et des plus malsain dans lequel je n'ai pas pu ni voulu rentrer, on dirait que Moore a voulu donner un côté encore plus sombre et surtout très sordide, voire trash à cet univers en insistant sur un aspect cradoque, putride et sexuel des monstres, ce qui donne lieu à des séquences dégoûtantes. Ceci est évidemment accentué par le dessin que j'ai trouvé correct bien que sans génie, mais vraiment, cette lecture me conforte encore une fois de plus dans mon rejet, je refuse tout simplement de considérer Alan Moore comme un scénariste de génie, pour moi, c'est du racolage cradingue et vomitoire, je doute même que ce genre de séquences se retrouvent dans l'oeuvre de Lovecraft avec un degré aussi pervers.
Long John Silver
Ça m'arrive d'accentuer le propos dans mes avis, mais là je le pense sincèrement: j'ai rarement trouvé une série aussi ridicule. Il y a en effet de quoi être choqué de sa popularité. Aucune cohérence dans le scénario, c'est une foire totale. Sauve qui peut, pour moi ça schlingue l'improvisation mal calculée à chaque tome. La relation Silver/Jack/Paris est loupée, purement et simplement. Silver n'a plus la malaria durant 2 tomes et demi, et bien sûr que les auteurs ont oublié le menu détail que c'était un infirme. Tous les mystères sont dévoilés dès le début, jusqu'à ce que cet épilogue arrive, sorti de je ne sais où! Mon dieu quel horreur. Les personnages prétendent avoir une profondeur mais non, pas du tout... il n'y en a même pas un qui sort du lot. Le déroulement s'enchaîne avec une absence totale de cohérence, et puis "Fil d'Ariane [bla bla bla] fil d'Ariane"... Fil d'Ariane mon cul tiens! Je n'ai toujours pas quitté le labyrinthe de la compréhension, sortez-moi de là! Enfin quoi, rien ne va, non?! Sommes-nous si peu à le penser? Je m'attendais à une série épique, "Long John Silver" on en parle de partout. Ma théorie derrière tous ces avis positifs, c'est qu'il se cache des lecteurs insatisfaits refoulés, qui préfèrent dire que c'est aussi culte qu'Astérix parce-que tout le monde le dit, ou pour la renommée des auteurs, ou parce que y'a écrit "Ile au trésor" en préface, ou que sais-je... Bah non, c'est pas génial du tout, là! Je veux être avis de la semaine! Entendez mon cri! Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh Quant au dessin, c'est surtout frustrant. Ça peut plaire, mais globalement je suis pas vraiment emballé. Comme avec ces pirates, j'ai vécu des faux espoirs (surtout au début du tome 2, parce-que j'ai trouvé les premières planches exceptionnelles), sinon des plaisirs fugaces. Dans l'ensemble c'est brouillon et surchargé. La colorisation n'aide pas beaucoup. Par-dessus tout, les échelles de proportion sont parfois ridicules. Qu'est-ce que c'est que ces varans dont celui qui, la tête en feu, parvient à faire brûler la mèche (cf. épilogue). Sans déconner... Ou l'erreur de proportion en plein climax, quand Vivian transperce ce qui ressemble à un géant des cavernes (cf. épilogue). J'ai lu quelques avis, pour la jambe de bois à droite ou à gauche honnêtement j'avais pas fait gaffe, par contre le coup du chapeau vissé à la tête de Long John nageant dans les eaux profondes, on est sur du grand Mendes! J'accentue à 1 étoile pour l'indignation, et puis je passe à autre chose. Pour moi c'est une série à mettre aux oubliettes!
Batman - Année 100
Je commence le mois avec un comics, mais qu'ai-je fait ? aïe aïe aïe... dans quoi suis-je tombé ? en voulant remettre un peu le nez dans les comics de super-héros pour voir leur évolution avec des auteurs modernes, j'ai pris une baffe dans la tronche avec cette vision effrayante et nauséabonde, jamais je n'aurais cru que des auteurs modernes oseraient désacraliser et démythifier ainsi un super-héros, et Batman en plus, mon héros de la comic book culture préféré, non c'est pas possible, je pensais vivre un mauvais rêve, et pourtant si c'est bien réel, je suis bien dans une oeuvre iconoclaste. Où est mon Batounet si superbement dessiné ? où est son monde peuplé de vilains ? en lisant ce comics, j'hallucinais, j'avais l'impression d'être tombé dans une dimension parallèle... et surtout ce dessin, ohlala c'est pas possible, mais comment on peut dessiner comme ça ? c'est d'une laideur repoussante, c'est tout déformé, avec des détails sordides, Batman a l'air d'un bouffon en collant-pyjama, il n'y a donc plus aucun respect ?... autant dire que pour moi c'est rédhibitoire, c'est sans appel, je hais ce dessin. En plus, je n'aime pas le scénario, je n'ai pas envie de voir un Batman futuriste se retrouver dans ce genre de situation, c'est pas une histoire de super-héros, franchement, on pouvait y mettre n'importe quel personnage de redresseur de torts, mais pas Batman, il n'a rien à faire ici, tout ceci est hors de son cadre, pas du tout en relation avec un monde de super-héros, et surtout on ne retrouve rien de l'univers batmanien habituel, donc voila, je n'aime pas qu'on abîme mes héros, et quand je vois ce genre d'interprétation qui sous prétexte de dépoussiérer une vieille franchise, verse dans le n'importe quoi, ça me dérange grandement et ça me hérisse le poil. J'avais déja eu ce genre de déception sur d'autres comics, notamment sur Batman - L'île de Monsieur Mayhew, sur DareDevil - Guerre et amour ou encore sur Daredevil - L'homme sans peur (cycle de Bendis et Maleev)... et à chaque fois, j'ai été laminé par ces traitements lamentables qui ne correspondent pas à ma vision des super-héros que j'ai connus dans mes jeunes années, avec un dessin "marvelisé" si je peux m'exprimer ainsi, c'est à dire le beau dessin US de la grande époque des Neal Adams, Gene Colan, Steve Ditko, John Buscema ou Jack Kirby... Bon vous aurez compris que je déteste, c'est de la purge totale !
Fire plug kung fu
Je veux bien qu'un auteur s'essaye à une BD sans texte comme un exercice de style mais je trouve qu'utiliser des pictogrammes pour aider à la compréhension détruit l'exercice. C’est le cas dans cette série (et d'autres) que j'ai trouvé sans intérêt. Un N&B sans grandes recherches, un graphisme minimaliste peu attrayant voire laid et une histoire sans queue ni tête autour d'une bouche à incendie m'ont laissé dans la plus grande perplexité. L'éditeur présente l'ouvrage comme de "la poésie du silence", j'ai vu le silence mais pas la poésie.
Fanfreluches pour une sirène
Oups! Pour une désillusion c'est vraiment gagné. Je ne comprends pas qu'un auteur comme Loisel qui vient de terminer ce que je considère comme un chef d'oeuvre avec Peter Pan puisse proposer une série que je trouve aussi médiocre. L'idée de départ de revisiter la légende du chant des sirènes est bien trouvée et originale mais je la trouve exploitée d'une façon horrible. Le scénario est décousu, long à souhait (une noyade oui, deux ok après cela devient lourd, on a compris!), ennuyeux et mal fichu avec des personnages secondaires qui n'apportent pas grand chose que de la lourdeur à l'histoire. Les dialogues sont désastreux parfois à la limite de la vulgarité. Le côté polar humoristique tombe vraiment à plat,n'est pas Michel Audiard qui veut. Quant au graphisme je le trouve laid. Pas de mise en couleur alors que c'est une grande partie du charme des albums de Loisel et un N&B basique sans intérêt. Mauvaise pioche.
Tranches de vie (Effo)
Pas grand chose à sauver de cet album. Je vais commencer par le positif, cinquante pages d'un joli papier glacé. Pour le reste, un humour pipi/caca/alcoolo qui ne m'a pas fait sourire. C'est insipide. Heureusement l'album se lit rapidement. Un dessin tout en rondeur que je n'aime pas. La colorisation est sympathique. Un gros bof. Que dire d'autre ? L'auteur vit dans la banlieue lilloise. Bref, je suis creux comme un .... navet.
Michel Vaillant - Légendes
Quelle déception ! En voyant cette couverture, il était impossible de ne pas penser à un album mythique de la série Michel Vaillant (‘Suspense à Indianapolis’). Je m’attendais donc à trouver dans cette nouvelle série le même état d’esprit que dans la série « Les Aventures de Buck Danny (classic) », à savoir un réel hommage à l’âge d’or d’une série, qui en respecterait les codes tant scénaristiques que graphiques. Malheureusement, ce n’est pas cette voie que les auteurs ont choisie, préférant créer un style hybride qui mêle la réalité historique (en revenant sur une course légendaire ayant vraiment eu lieu) et la fiction (en invitant l’écurie Vaillant à y participer et même à y tenir un rôle essentiel). Déjà, je ne suis pas fan du concept. Revenir sur un événement historique en y intégrant des personnages de fiction, créer une intrigue policière ne reposant sur aucun fait historique pour expliquer certains faits de course, rayer le nom de participants pour pouvoir intégrer ceux des pilotes de l’écurie Vaillant, tous ces procédés n’ont pour moi rien à voir avec un récit ‘historique’. Or, ‘récit historique’, c’est ce que la présentation de cette nouvelle déclinaison des aventures de Michel Vaillant laisser croire. Résultat, nous sommes devant un récit d’aventure totalement fictif mais qui se superpose sur une course mythique. Les auteurs gardent certains éléments et modifient les autres à leur guise. Et franchement, c’est un procédé que je n’apprécie guère. Avec Michel Vaillant, Jean Graton avait réussi à nous faire pénétrer dans l’univers du sport automobile grâce à des courses fictives se déroulant sur des circuits réels. C’était de la fiction mais le déroulement des courses était souvent crédible et s’inspirait de faits réels. Suspense à Indianapolis (le tome 11 de la série Michel Vaillant qui a pour cadre le grand prix d’Indianapolis de 1966) nous en apprenait en définitive plus sur l’univers des courses automobiles de l’époque que ce ‘Dans l’enfer d’Indianapolis’ qui se veut historique. Du coup, pour moi, soit les auteurs gardaient la force des récits de l’époque et nous offraient une fiction crédible, soit ils nous offraient un véritable récit historique, dans lesquels Michel Vaillant n’aurait au mieux eu qu’un rôle de spectateur. Mais l’option choisie, elle, ne fonctionne absolument pas avec moi. Bon, si l’intrigue policière avant encore été palpitante, j’aurais pu trouver une certaine satisfaction à la lecture… mais bordel ! Qu’est-ce que c’est plat, vide, mou ! Et en plus, côté crédibilité, c’est très moyen (même pour une œuvre fictionnelle). Et le dessin, me direz-vous ? Je devrai vous répondre : potable sans plus. Les différents véhicules sont dans l’ensemble assez bien dessinés, les personnages historiques comme les héros de la série se reconnaissent relativement facilement. Le réemploi de la Vaillante dessinée par Graton à l’époque de ‘Suspense à Indianapolis’ est on ne peut plus adéquat. Par contre, les plans sont souvent beaucoup trop larges, le nombre de cases par planches est minimisé, la piste d’Indianapolis paraît parfois inconcevablement large (ou alors, ce sont les véhicules qui sont trop petits), la méticulosité dans la retranscription des décors n’est pas de mise. Franchement, mes attentes étaient beaucoup plus élevées de ce point de vue également. Ce n’est pas du Michel Vaillant tel qu’il était dessiné à l’époque et ce n’est pas du Michel Vaillant tel qu’il est dessiné aujourd’hui, c’est un style hybride qui hésite entre diverses tendances et ça ne me convainc pas. Au final, je ne peux pas dire que ce soit mal fait mais rien ne m’a plu, ni l’option ‘historique’ prise, ni le choix de greffer des éléments fictifs sur un fait historique, ni l’intrigue policière mollassonne, ni le découpage trop lâche, ni le dessin qui hésite entre hommage et modernité. Je peux donc dire que je n’ai pas aimé.