Les derniers avis (5270 avis)

Couverture de la série Rat's
Rat's

Un seul tome me suffira (le 2) pour me rendre compte que je ne suis pas fan de cette série. Cette bataille incessante entre rats et grenouilles ponctuée de dialogues grossiers et vulgaires n'est pas faite pour me plaire. Je n'ai même pas compris les allusions politiques ou sociétales de références. De plus j'ai trouvé les gags (?) répétitifs et le graphisme d'un type que j'apprécie peu. Vraiment pas ma tasse de thé.

02/11/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 1/5
Couverture de la série Le Diable des sept mers
Le Diable des sept mers

Le plaisir de retrouver le dessin d’Hermann a été rapidement gâché par un scénario confus, sans beaucoup d’imagination et finalement, l’album (intégrale) m’est tombé des mains surtout au moment où le fantastique embrouille définitivement l'histoire. Il y a pas mal d’incohérences, de situations pas du tout crédibles et Yves H. (dont j’ai vraiment du mal à apprécier les scénarios) passe à côté du sujet. Les personnages auraient mérité d'être plus approfondis, les caractères plus affirmés et les méchants plus méchants. Certaines scènes se répètent plusieurs fois, comme par exemple l’échouage sur une île déserte. Pour revenir sur le dessin, là c’est une autre histoire. Détaillé, expressif, vivant, aux couleurs superbes, c’est du beau travail malheureusement au service d’un scénario médiocre.

30/10/2022 (modifier)
Par greg
Note: 1/5
Couverture de la série Capitaine Vaudou
Capitaine Vaudou

Cette BD (la BD et non forcément l'auteur) a un énorme problème : elle tire son postulat de théories conspirationnistes révisionnistes d'extrême-droite. C'est assez nauséabond. En effet, le personnage principal, Cormac, nous est présenté comme un irlandais catholique enchaîné à fond de cale qui fut condamné par les anglais à être vendu comme esclave en Virginie en compagnie de plusieurs compagnons d'infortune, dont son frère, et ils seront bientôt rejoints par du "bois d'ébène". Or l'esclavage irlandais est un mythe pseudo-historique propagé depuis les années 90 par des franges de l'extrême-droite américaine et pourtant contredit par les faits avancés par des historiens irlandais. La justice anglaise, même au pire temps de Cromwell, ne prévoyait en aucun cas la mise en esclavage de blancs, aussi papistes fussent-ils ! Il n'y a aucune décision de justice ou de décret allant dans ce sens. La seule réalité est que 30.000 irlandais ont été déportés à la Barbade pour servir de main-d’œuvre coloniale forcée. On est loin d'une traite des blancs. Bref, si l'on passe ce point déjà gravissime, le reste a du mal à tenir debout: on découvre par le biais d'un esclave noir que Cormac a des pouvoirs vaudous dont il ignorait l'existence. On ne saura jamais pourquoi, on doit se contenter du fait que c'est probablement dû au "petit peuple" irlandais (leprechauns et autres). Libéré par des pirates, Cormac va devenir l'un de leurs et devra apprendre à maîtriser ses pouvoirs. Bien sûr il devra faire face à un antagoniste, capitaine ressemblant à barbe-noir et maître vaudou, qui est super-méchant mais on ne sait pas pourquoi non plus. En forme d'aveu, un des personnages dit même "Donc le baron mort lente nous cherche noise, mais du diable si je sais pourquoi". Le récit est parsemé de nombreuses ellipses (un de mes moments préférés, le comparse africain explique "Tu comprends pourquoi je t'ai demandé de ne pas mettre de poudre dans ton arme ?", en référence à une séquence... qui n'existe pas), la chronologie est incertaine (on passe de ce qui est peut-être le présent à des flash-back ?) Il y a aussi un côté grand-guignol avec bien entendu des zombies, des loas (une d'entre elle s'est entichée de Cormac, pareil on ne sait pas pourquoi, faut croire que le catholicisme irlandais donne des capacités insoupçonnées), et puis un improbable Léopard-garou...

29/10/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Interim Agency
Interim Agency

La BD trainait dans un coin de la dernière salle d'attente que j'ai visité. Eh bien je ne lirais pas plus que ce tome qui ne m'est pas resté dans les mains jusqu'au bout. C'est le pire de ce que peut faire l'éditeur : du réchauffé de vieux gags pas drôle bourrés d'expressions faciales éxagérés, ponctués de signe d'exclamation pour BIEN nous faire comprendre la cocasserie des planches, le tout avec des personnages inintéressants sur un métier précis. Ici, les agences d'Interim. Alors, déjà le dessin est franchement passable. C'est limite, niveau trait, et rien ne semble avoir été travaillé. C'est de la production massive à la chaine, sans aucune personnalité. Niveau histoire, c'est le fond des gags en planches, mâtinée de remarques complètement idiotes telles que "tiens, ils sont sacrément bien payés ces intérimaires !". Ah ben oui, c'est bien connu que c'est tellement sympa et bien payé comme emploi que tout le monde veut y aller. J'y étais, je confirme que c'est un ramassis de connerie qui sent la vieille droite réac sur ces gens qui veulent pas faire de vrai boulot comme les autres et sont en plus exigeants sur les salaires ! Salauds de pauvres ! Bref, entre le fond, la forme, l'humour et l'intention, ça plonge à tout les niveaux. Dire que c'est nul est évident, mais j'ajoute que c'est malveillant et insultant sur les pauvres types obligés de se coltiner l'intérim pour pouvoir manger, c'est à dire les appels à 7 h du matin pour une prise de poste dans la journée que tu n'as pas le choix de refuser si tu veux avoir d'autres propositions, des salaires au lance-pierre dans des boulots usant, le tout avec le sourire s'il vous plait. Ce qui m'énerve ici, c'est plus l'impression de faire une BD pour les gens qui bossent dans la boite que vraiment sur l'intérim. Il y aurait eut matière à faire de vrais bons gags sur ce travail journalier usant et imprévisible, mais personne ne s'en est donné l'effort, visiblement. A rejeter, même gratuitement en salle d'attente.

28/10/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Ys
Ys

Ahlala ... j'aime pas faire ça, j'aime pas mettre une note aussi mauvaise à une BD mais quand je n'ai vraiment pas aimé je me dois d'être honnête avec les autres et de le dire. Et là, franchement, ça faisait vraiment longtemps qu'une BD ne m'était pas tombée des mains comme ça ! Donc je dois le dire, vraiment, j'ai pas aimé. Tout d'abord, le dessin de Loïc Sécheresse ne me convient pas. Ce n'est pas une critique, juste un constat. Je le connaissais déjà d'avant, par les blogs-bd qu'il tenait, et déjà là je n'arrivais pas à adhérer à son style. Je ne sais pas trop pourquoi, mais le côté très "souple" dans les personnages, les représentations de personnages qui sont en tout sens, je n'arrive pas à apprécier ce que je vois. C'est un premier blocage mais qui est assez problématique. Pour le reste, je ne suis pas du tout rentré dans cette relecture du mythe de la ville d'Ys. Je ne connais pas la légende d'origine, mais là j'ai trouvé un gloubi-boulga de références orientées dans un sens et un propos auquel je n'adhère pas et qui me semble bien trop simpliste. Déjà, je n'ai pas compris la façon dont plusieurs personnages font de la magie pour représenter leur dieux. C'est inspiré de différentes sources (on voit les idées piochées dans la bible sur les miracles chrétiens) mais du coup, je trouve qu'on rentre plus dans un simple duel de mage qu'une véritable réflexion sur la foi (même si ce n'est pas le propos). D'autre part, le côté anachronique permanent m'agace ! Mais m'agace ! C'est une vieille légende bretonne dans laquelle on vient mettre des trucs comme des boites de nuit (ok, les musiciens sont avec des binious, mais c'est une boite de nuit), ce qui me sort complètement de l'histoire. D'ailleurs le mélange entre premiers chrétiens et religion installés m'irrite aussi : c'est partir de principe de déformation historique pour poser le propos de son histoire. Donc ça n'a aucun fondement historique, d'accord, mais ça brise aussi l'immersion et l'intérêt du message. De fait, à partir du moment où une cathédrale est construite, j'ai su que je n'aimerai pas. Ca mélange les questionnements sur le pouvoir et la religion sans prendre le temps de faire une vraie réflexion sur la place laissée aux femmes dans la période du Haut Moyen-Âge, ou la question de l'appropriation du genre par l’Église dans la suite. Et surtout ... ben je ne vois pas ce que le mythe d'Ys vient faire là. C'est une banale histoire d'obscurantisme religieux face à une volonté d'émancipation. Tellement peu original qu'on le voit recyclé partout et à toute les sauces actuellement. Déjà, ça simplifie tout à l'extrême : j'ai beau être profondément anti-religieux, je sais que ce n'est pas avec l'arrivée du Christianisme ou autre religion monothéiste que les femmes se sont vues confisquer le pouvoir. Pas sur qu'une romaine pouvait avoir plus de pouvoir avant l'arrivée de ces religions. Ensuite, ça oublie les réalités de la question du genre : la politique, les différenciations culturelles, la façon dont se sont construites les représentations etc ... Et enfin, ça fait très manichéen sans aucune nuance. Je ne me suis pas senti attaqué par la BD, je précise. Ce n'est pas un simple coup de gueule parce que la BD aurait mis le doigt là où ça fait mal. C'est juste que je me suis profondément ennuyé en la lisant. J'ai poussé un soupire après un tiers des pages, j'ai survolé des dialogues lorsque je commençais à être lassé de la prose que j'ai trouvé insipide et les dissertations trop simples et faciles. Puis j'ai fini par survoler la BD en générale jusqu'à la fin qui ne m'a pas du tout convaincue. Au final, je ressors de cette BD en n'ayant aucune envie de la relire et je pense que je vais l'oublier soigneusement et passer à autre chose. Niveau réflexion sur la place des femmes dans la société, je trouve qu'on a largement mieux (Peau d'Homme, pour ne citer qu'elle) et que celle-ci ne m'intéresse pas du tout.

27/10/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 1/5
Couverture de la série Troubles fêtes
Troubles fêtes

Le nom de Loisel et la couverture que j’ai trouvée belle m’ont donné envie de lire cet album mais pour finir, je l’ai trouvé décevant. Les textes sont pourtant plutôt bons, les dessins assez beaux mais l’ensemble manque de cohérence et d’homogénéité. Mélanger les techniques graphiques, pourquoi pas, mais ici ça ne fonctionne pas très bien de même que le rapport texte/image qui peine à trouver une bonne dynamique. Une grosse déception, pour moi Loisel est passé à côté.

24/10/2022 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 1/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série 7 secondes
7 secondes

Série vraiment sympa, mais une fois encore : *** Statut histoire : Série abandonnée : (Morvan repousse sans cesse le 5e et dernier tome) *** Donc je vais pousser un coup de gueule, soit la série ne marche pas assez et ne se vend pas, là je peux comprendre. Mais ici, apparemment le scénariste a abandonné la série après 4 tomes (prévu en 5). Le scénariste c'est quand même le gars qui a prévu la chute de l'histoire, et ce plus ou moins au début de son écriture (à moins qu'il soit un mauvais scénariste à la hollywoodienne et qu'il écrive à la va comme je te pousse suivant la météo). Loin de moi cette idée pour MORVAN que j'aime beaucoup. Par respect pour les lecteurs, j'aurais aimé avoir une autre version reprise par le site que : "Morvan repousse..." Parce que "repousse" ça veut dire qu'il reste de l'espoir mais après plus de 15 ans, je pense qu'il n'y en a plus ! Donc gros "coup de gueule"

23/10/2022 (modifier)
Par Isabelle
Note: 1/5
Couverture de la série La Part du ghetto
La Part du ghetto

Bonjour, J'ai pris ce livre dans l'espoir d'y trouver une histoire qui refléterait une réalité... et je vous avoue que je l'ai refermé bien déçue ! Une histoire bourrée de clichés sur la communauté maghrébine (à croire qu'il n'y a qu'eux dans les cités) ! Il n'y a pas une once de vrai dans ce livre qui s'arrête sur des termes très limites et assez vulgaires ! Je regrette de l'avoir lu ! Merci

21/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Droit du sol
Le Droit du sol

Etonnant comme je peux être d'accord sur de nombreux points évoqués par les autres lecteurs, et comment cependant je peux au final être en désaccord total avec le propos de cet album. Si tant est qu'on puisse lui en trouver un, de propos. Avec Les Ignorants, Davodeau mélangeait vin et bande dessinée, une oeuvre plaisante qui nous faisait rêvasser, sans cependant nous apprendre grand chose, ni sur le vin ni sur la bande dessinée. Avec "Le droit du sol", il mélange cette fois randonnée et déchets nucléaires. Et ici, si on peut avoir l'impression d'avoir plus d'informations sur le nucléaire (et non sur la randonnée), avec des intervenants intéressants, que retiens-je au final ? Tout d'abord, que seuls apparaissent des anti-nucléaires, et ensuite que la plupart des arguments tournent autour des attitudes manipulatrices / malhonnêtes / anti-démocratiques entourant le laboratoire de Bure, arguments totalement inutiles et ne faisant que créer ou entretenir un climat de défiance en mélangeant tout et n'importe quoi. On a donc un ouvrage ne présentant qu'un côté de ce qui aurait pu être un débat ou une vision plus globale permettant aux lecteurs d'être mieux informés et de décider ensuite en leur âme et conscience. L'argument "les pro-nucléaires ont déjà trop la parole" est pour moi totalement bidon. Je trouve qu'il existe au contraire une angoisse sur le sujet, largement entretenue par l'absence d'informations factuelles de qualité. Et de plus, si justement le propos était de montrer que le nucléaire et ses déchets était un mal intolérable, il aurait alors été nettement plus malin d'exposer les arguments pro-nucléaire pour les démonter ensuite. Mais ensuite, sur les arguments donnés, on est parfois dans du grand n'importe quoi. Notre bon gouvernement use de méthodes totalitaires en recourant aux gens d'armes pour évacuer le bon peuple des environs de Bure. Ok, peut-être, mais quel est l'intérêt de cet argument par rapport à la problématique du nucléaire et des déchets ? Aucun. On se retrouve donc, si l'on excepte l'intervention fort intéressante de Marc Dufumier, sans beaucoup plus d'informations factuelles à l'arrivée qu'au départ. Or justement, l'angoisse étant une forte inquiétude naissant du sentiment d'une menace omniprésente mais vague, un des seuls moyens de la dissiper est tout d'abord de prendre connaissance de son sujet, quitte à ce que la menace vague devienne une menace précise, et ensuite de prendre des actions pour réduire cette menace. Sur ce point, cet ouvrage n'apporte rien. Même pas un avertissement sérieux. Il ne fait qu'entretenir un malaise, ou éventuellement conforter le lecteur antinucléaire dans ses idées. Et c'est bien ça qui me fait le détester : j'ai l'impression de n'avoir lu "rien". Alors pour l'avertissement sérieux, on pourra se référer à Saison brune. Et pour les informations factuelles (mais par un partisan du nucléaire), à Le Monde sans fin.

20/10/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série C'est la récré !
C'est la récré !

Ne connaissant absolument pas Malik Bentalha, j'ai lu cet album comme une BD d'humour tous publics classique mettant simplement en scène un gamin, ses amis et ses parents, dans une suite de gags en une planche se déroulant en grande partie à l'école ou en famille. Rien d'original sur le fond, déjà vu dans beaucoup d'autres séries humoristiques franco-belges. Ce gentil cancre et son meilleur ami se retrouvent dans des situations banales relativement amusantes, qu'il s'agisse d'essayer de ne pas être les plus nuls de la classe ou du cours de sport, ou de pouvoir jouer et manger autant que possible à la maison plutôt que de faire ses devoirs. Mais il y a deux soucis rédhibitoires dans cette série. Le premier est que le fameux gamin Malik est assez antipathique. Son ami Toufik et les autres protagonistes secondaires sont corrects, mais lui est plutôt pénible et braillard. On ne prend pas plaisir à le suivre comme personnage. Et le deuxième, ce sont les chutes des gags... Elles sont rigoureusement nulles. C'est bien simple, les saynètes et les dialogues des cases précédentes ne cassent pas des briques mais ils attirent malgré tout plus facilement le sourire que les chutes en bas de page qui semblent chercher à tout prix à être moins drôles que le reste. Ces chutes viennent gâcher des situations qui autrement auraient pu être plutôt amusantes. Quant au dessin, je ne reconnais même pas le style de Pacco dont j'aime d'ordinaire la patte quand elle se rapproche de celle de Margaux Motin. Ici le trait est plat et le rendu froid et sans âme. Ça ne pousse pas à la lecture.

13/10/2022 (modifier)