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Peau d'Homme

Note: 3.62/5
(3.62/5 pour 13 avis)

Grand prix RTL de la bande dessinée 2020. Prix Wolinski 2020. Prix Landerneau 2020. Grand Prix de la critique ACBD (Association des critiques et journalistes de bande dessinée) 2021. Angoulême 2021 : Prix du meilleur album Sans contrefaçon, je suis un garçon !


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Angoulême 2021 : les gagnants ! Grand prix RTL de la bande dessinée Grands prix de la Critique ACBD Hubert Italie J'ai changé de sexe Les prix lecteurs BDTheque 2020

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité. La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ? À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Juin 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Peau d'Homme

13/08/2020 | Guillaume.M
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Par Cacal69
Note: 4/5
L'avatar du posteur Cacal69

Que voilà une belle surprise. En empruntant cet album je ne savais pas à quoi m'attendre. Lecture d'une seule traite. Un très joli conte qui nous fait découvrir Bianca une semaine avant son mariage. Mariage arrangé entre deux "bonnes" familles. Plusieurs thèmes sont abordés dont l'identité sexuelle, la condition féminine et la religion. Sujets toujours d'actualité. Bianca séjourne chez sa marraine avant son mariage et celle-ci va lui remettre une "peau d'homme" afin qu'elle puisse connaître la vie et les sensations de l'autre sexe. Elle va ainsi découvrir son futur mari sous des angles surprenant. Hubert fait défiler des personnages truculents, une Bianca assez dévergondée, un Giovanni arrogant et "mignon", Angelo le moine inquisiteur et une pléthore de seconds rôles attachants. Sans oublier le fameux Lorenzo ou plutôt Bianca sous sa peau d'homme. J'ai été embarqué dans cette folle histoire, Hubert distille avec malice les scènes osées et plus conventionnelles. Il trouve un juste équilibre et Il s'en dégage un souffle de liberté. Effectivement on voit de suite où veut en venir l'auteur avec ses gros sabots, mais cela n'a pas gêné ma lecture. Zanzim que je découvre réalise de magnifiques planches, son dessin est lisible et tout en mouvement. Ses scènes d'amour sont réalistes mais sages. Il apporte un ton léger au scénario. Bref, une belle ode à la liberté sexuelle. Forcément, à découvrir. Viva Lorenzo.

17/09/2021 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
L'avatar du posteur Hervé

Fort de ses nombreux prix, je me suis finalement penché sur cette bande dessinée dont tout le monde parle y compris les média. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié le dessin expressif,naïf et simple de Zanzim. Certaines cases, avec le déplacement multiple de personnage m'ont sérieusement fait songer à L'Âge d'or de Pedrosa. D'ailleurs nous restons sur le même genre, celui du conte philosophique avec ici un thème plus appuyé sur la tolérance. C'est amené de façon originale avec cette "peau d'homme" endossée par la très moderne et libérée Bianca, même si parfois j'ai trouvé le message un peu répétitif voire trop appuyé. On comprend dès l'approche de Lorenzo auprès de Giovanni où en veut venir le regretté scénariste,Hubert. Je ne sais pas si cet album méritait le grand schelem au niveau des prix décernés par le monde de la bd, mais pour ma part, j'ai beaucoup aimé cette histoire qui prône une certaine liberté sexuelle sur fond d'obscurantisme clérical, décrit de manière assez caricatural , il faut l'avouer dans cet album. Une histoire plaisante sur fond médiéval mais qui renvoie à notre époque,servie sur près de 160 pages par un dessin expressif, dans un grand format, et qui se lit d'une traite, bref que demander de mieux à une bande dessinée? En outre, gage de réussite, le lecteur ressent une certaine empathie avec Bianca. Très bel album.

17/03/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
L'avatar du posteur Josq

Bon, je me doutais bien que je n'allais pas aimer, vu comme j'apprécie peu ce genre de BD et ce genre de thème habituellement. Mais j'essaye toujours de continuer à sortir de ma zone de confort et à découvrir des BD populaires, histoire de découvrir des genres auxquels je suis moins habitué, et qu'on ne me puisse pas me dire : "tu ne peux pas savoir ce que ça vaut, puisque tu ne l'as pas lu." Au moins, on ne pourra pas prétendre que je n'ai pas fait l'effort... La grande qualité de l'oeuvre est pour moi le dessin de Zanzim, qui a été une découverte. Il est joli, très épuré, et dégage une belle élégance. Il porte l'oeuvre de belle manière, et même si je me suis terriblement ennuyé, le dessin était toujours là pour donner à la bande dessinée une partie de l'âme qui lui manque. Là-dessus, pas grand-chose à redire. En revanche, ce qui me gêne beaucoup, comme toujours dans ce genre d'apologue, c'est la simplification outrancière. On me rétorquera peut-être que ce procédé se justifie par le recours au genre du conte, mais cela me paraît un mauvais argument pour deux raisons : "naïf" ne signifie pas "simpliste", et même si un conte peut s'autoriser une certaine part de naïveté, je n'aime pas quand il en profite pour basculer dans la caricature d'autant que, presque systématiquement - et c'est ma deuxième raison - cela entraîne un propos lacunaire voire souvent faux (volontairement ou non). Ici, comme toujours, donc, le recours au conte permet à Hubert de se lancer dans une série d'approximations historiques et religieuses, le poussant à débiter un paquet de bêtises prouvant qu'il n'a pas pris la peine de se renseigner sur son sujet, ce qui est assez dommage (quand bien même Peau d'homme… (lire plus)

10/03/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Soyons clairs, cette bande dessinée recèle trop de qualités pour que je me limite à ne lui accorder qu’un « pas mal ». Pourtant, j’en attendais plus et, surtout, les deux thématiques principales ne m’ont pas spécialement parlé. Identité sexuelle et féminisme, même si ces deux sujets sont traités avec pertinence et intelligence, ne sont pas des thèmes qui me transportent. Ainsi, ce conte, car il s’agit bel et bien d’un conte qui respecte tous les codes du genre, m’a finalement bien plus accroché grâce au charisme des personnages et à la fluidité de la narration que par les interrogations morales qu’il soulève. Le découpage est bon, les personnages sont attachants, les événements s’enchainent avec logique, le dessin est très lisible, la fin correspond aux attentes et répond au fameux adage « tout est bien qui finit bien » même si, là, on peut remplacer le « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants » par une autre formule un peu moins conventionnelle. J’applaudis particulièrement le fait que malgré l’idée de départ, les auteurs ne tombent jamais dans le piège du vaudeville facile (les scènes d’amour gardent une réelle intensité romantique, par exemple). Je déplore certaines facilités (comme ce méchant de l'histoire si aisément écarté, par exemple) mais ces facilités sont conformes à l'esprit d'un conte médiéval, naturellement naïf. Franchement, techniquement il n’y a rien à redire et le charisme des personnages porte réellement ce récit. Je comprends parfaitement que si les thématiques parlent au lecteur, celui-ci considère cet album comme culte. Et même pour moi, cela reste franchement bien. … mais j’en attendais quand même plus… (oui, je sais, je suis difficile)

03/03/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaendoul

Je suis à peu près du même avis que Pol sur cette BD. L'idée de départ est intéressante, les dessins sont agréables et ont un style particulier qui donne envie de lire l'ensemble mais le récit en lui-même s'essouffle assez rapidement et on se retrouve avec des situations inintéressantes et plutôt ennuyeuses. J'ai trouvé cela très naïf, les personnages sont un peu niais et ont rarement des comportements réellement humains. Bref, c'est intéressant mais à lire plutôt qu'à acheter.

25/02/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
L'avatar du posteur cac

Je viens seulement de voir que c'étaient les mêmes auteurs que La Sirène des pompiers. "Peau d'Homme" est un conte dans l'Italie de la Renaissance où une jeune fille bientôt mariée découvre grâce à sa tante la possibilité de changer de sexe en se glissant dans la peau d'un bel éphèbe. Au départ c'est pour approcher et en savoir plus sur son futur mari auquel elle est fiancée sans même le connaître. Puis elle se prend au jeu de la transformation. Intéressant album qui se lit d'une traite, on y trouve une réflexion sur la condition féminine mais aussi masculine, l'homosexualité, l'amour, la main mise des dévots, et j'en passe, sans que cela soit moralisateur ou féministe même si bien sûr c'est vu à travers notre prisme moderne. J'apprécie beaucoup le dessin et la mise en page. Une belle réussite qui a déjà de multiples récompenses.

17/01/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Un excellent one-shot sur la condition des deux sexes, notamment l'inégalité entre homme et femme et le fait que chaque sexe doit 'jouer' un rôle parce que c'est comme ça et puis c'est tout. On parle aussi d'homosexualité et de l'hypocrisie dans la société. J'ai bien aimé que l'album ne tombe pas dans un féminisme facile qui se résume à 'toutes les femmes sont des victimes et tous les hommes sont des gros méchants'. Les personnages principaux sont humains et complexes, hormis le frère de l'héroïne, devenu prêtre, qui représente le fanatisme religieux. L'héroïne est terriblement attachante. J'ai trouvé que le scénario était prenant et je ne savais jamais où le scénariste allait m'emmener. C'est rempli de rebondissements, de retournements de situation et de réflexions savoureuses et intéressantes. Le dessin est très bon. Je le trouve élégant et dynamique. Un très beau conte.

24/12/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

C'est avec La Sirène des pompiers que j'avais découvert ce duo d'auteurs qui m'avait déjà fort inspiré. J'avais beaucoup apprécié le traitement de leur récit qui mêlait malicieusement l'histoire de l'art et le conte. Le conte, forme narrative qui aura décidément plus qu'inspiré Hubert, que ce soit avec l'excellente série "Les Ogres Dieux" ou encore cet excellent album : "Peau d'Homme". C'est en effet sous la forme d'un conte moderne qu'Hubert et Zanzim nous proposent d'interroger notre société et l'évolution de ses mœurs. Si l'histoire de notre belle Bianca, fille de bonne famille, se déroule à l'époque de la Renaissance italienne, on pourrait la retranscrire dans bien d'autres périodes ou d'autres lieux de notre planète. La condition des femmes, la place de la religion et le statut des hommes y sont tous trois interrogés et passés au grill de nos deux auteurs de façon remarquable et subtile. Le trait et la colorisation de Zanzim font merveille en adoptant un style faussement naïf qui colle parfaitement au ton et à la période qui accueille nos protagonistes. S'il peut surprendre au premier abord, on est rapidement happé par l'histoire et cette narration des plus réussie ; ce graphisme singulier qui évolue d'ailleurs au fil des pages finit alors par s'imposer tout seul et se révéler de toute beauté et même d'une belle inventivité sur certaines planches en pleine page. Encore une fois, Hubert nous éblouit par son talent de conteur émérite, servi dans un écrin des plus réussi par le non moins talentueux Zanzim. Un album qui affiche déjà 4 prix au compteur largement mérités. Bravo !

11/12/2020 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avant de lire cet album. Je suis bien rentré dans l'histoire, en quelques planches à peine l'univers est posé. J'ai trouvé amusante la pirouette qui permet à l'héroïne d'espionner son futur mari. Un délire de l'auteur qui s'annonçait prometteur, une porte ouverte vers plein de situations cocasses. Enfin je l'espérais. Sur la longueur j'ai trouvé que ça s'essoufflait plutôt vite en fait. Il n'y a pas tellement eu les situations délirantes attendues, mais à la place j'ai lu une histoire qui tourne principalement autour d'une relation adultère entre le mari, la femme et le double masculin de la femme. J'ai presque trouvé ça malsain par moment. Pas désagréable à lire comme histoire, sympathique un ou deux chapitres, mais pas plus. Et par contre tout le versant de l'histoire, qui en plus prend de l'ampleur au fur et à mesure qu'on avance dans le récit, et qui met en scène la rébellion contre cette société liberticide et chaste, j'ai pas accroché. Coté dessin, plutôt une bonne surprise : le trait simple se révèle très agréable, les aplats de couleurs, surprenants au début, sont finalement très plaisants. Et surtout les cadrages et la mise en page sont excellents. L'album nous gratifie de quelques grandes cases, pleine planche, splendides. C'est spectaculaire comment ces cases retranscrivent merveilleusement bien une scène entière dans l'espace et le temps, avec une lisibilité irréprochable. Chapeau pour ça. En conclusion, une album pas mal, avec du bon et du moins bon. Mais pas une BD qui me laissera beaucoup de souvenir je pense.

11/12/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue boy

Au moment où je termine mon avis, j'apprends que cet album a raflé trois prix aujourd'hui, du jamais vu ! (Prix RTL, Landerneau et Wolinski) Et ça tombe bien, c'est mon chouchou de l'année ^^ Ce conte fantastique est l’une des dernières œuvres qu’Hubert, disparu en début d’année, nous aura léguée — avec Les Ogres-Dieux (tome 4) et peut-être Le Boiseleur (tome 2). Et qui nous fait d’autant plus regretter sa mort. Car « Peau d’homme » est une merveille d’intelligence, un vrai chef-d’œuvre qui, en situant le récit dans une Italie médiévale, s’avère d’une extrême modernité. En utilisant les ressorts du conte populaire, notamment la fluidité narrative et toute la magie inhérente au genre, Hubert va y intégrer les problématiques les plus contemporaines, et c’est bien là que réside son génie. In fine, cette société médiévale ressemble étrangement à la nôtre, avec deux visions s’opposant radicalement. D’un côté la tradition et les mœurs religieuses rétrogrades, prôné par le frère obscurantiste de Bianca, de l’autre des idées progressistes alliées à un certain hédonisme et au respect de l’identité sexuelle. On ne « divulgâchera » pas le récit, mais Bianca va réussir, grâce à cette incroyable peau d’homme, à s’affranchir des conventions dont son futur mari Giovanni, qui n’est pas celui qu’elle croyait au départ, est resté la victime consentante. C’est en se métamorphosant en « passionaria gay » que Bianca va apprendre à lutter pour la liberté ! Face à son frère fanatisé Angelo dont la morale bigote a soumis les esprits jusqu’aux instances de pouvoir, ses objections, fondées sur une logique imparable que permet son innocence, sont très bien mises en relief et ne font que ridiculiser ce dernier, participant à la jubilation… (lire plus)

30/11/2020 (modifier)