Les derniers avis (5270 avis)

Couverture de la série Clichés d'amour
Clichés d'amour

J'ai eu l'impression que les auteurs nous proposaient une version du cauchemar américain stylé éros-thanatos entre sexe et sang. Des histoires courtes sans dialogue genre cinéma muet avec des plans qui se succèdent sans beaucoup de continuité et de souplesse. Je trouve qu'il y a une trop grande distance entre textes et images . Le tout se veut dérangeant mais je trouve cela plutôt assez intello ennuyeux. Je n'ai pas pu finir l'ouvrage tellement je suis resté à la porte.

01/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Batman - Death Metal
Batman - Death Metal

Une note qui peut paraître assez dure mais qui représente mon plaisir de lecture. Je ne savais vraiment pas où j’allais mettre les pieds, j’ai emprunté les 2 premiers tomes au pifomètre, mal m’en a pris. J’ai pas compris grand-chose de ma lecture pour le dire gentiment, complètement largué le Tom !! Je déconseille fortement au néophyte comme moi. Ma connerie est de n’avoir pas fait attention à une quelconque collection ou chronologie. Batman - Death metal est la conclusion d’une grande saga de Scott Snyder dans l’univers, pour l’apprécier à minima il aurait fallu lire dans l’ordre les séries suivantes : Batman Metal, puis en parallèle No justice/New justice avec Le Batman qui rit, ensuite enchaîner sur Justice League - Doom War et Le Batman qui rit - Les Infectés, ces 2 arcs se réunissant dans Justice League - Doom War Épilogue (vous suivez toujours ?!). Voilà donc le pré requis (que je n’ai pas évidemment) pour savourer la version Death Metal … no comment. Je ne vous raconte pas le joyeux bordel d’être lancé dans cet univers avec 3 lignes de résumé, j’ai passé mon temps à essayer de raccrocher les wagons. Peine perdue, d’autant que comme dit plus haut je ne suis pas un expert de DC, ça m’a saoulé de voir X versions de certains héros, je connais Flash, Superman, Batman … mais pas leurs cinquante avatars des mondes parallèles, en plus d’autres héros mineurs inconnus. Ici c’est la grande réunion de famille. Et une fois que tu as un saisi un peu qui et qui, on la joue DBZ avec des changements de pouvoir, des composites de persos, untel a aspiré machin, bidule a muté … je kiffe pas trop. Voilà pour le fiel. Niveau histoire, vous l’aurez compris, je suis bien incapable de vous la faire claire, en gros le Multivers Noir a envahi le nôtre, on découvre plein de version alternative de Batman ou de héros (et méchant) perverti, au programme : combat, alliance, combat, victoire, défaite, deus ex machina etc … Niveau dessin et couleur, c’est du comics modernes un peu lambda avec de nombreux illustrateurs, pas fou mais pas nul. Les couvertures sont sympas. Il va sans dire que je ne continue pas l’aventure et que je n’ai aucune envie de démarrer la saga dans l’ordre, trop gavé. Cependant pour les « pro » de DC, c’est sans doute à essayer, ça m’a énervé car je n’avais pas les bases mais au final c’est comme un gros cross-over type Marvel (que je maîtrise un peu plus et donc me rebute moins).

28/11/2022 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 1/5
Couverture de la série Futur antérieur
Futur antérieur

Alors là, j'ai rarement été aussi déçu à la lecture d'une BD. Je n'ai pas compris d'où venait le "science fiction" mentionné sur cette fiche... il n'y en a tout simplement pas. Des histoires pas intéressantes et pas assez développées, on est loin ici de BD comme Le Collectionneur ou Sharaz-De. A lire avant d'acheter ! 2/5 parce qu'un point de plus pour le dessin toujours aussi bon mais -1 pour la déception donc 1/5 au final.

21/11/2022 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 1/5
Couverture de la série Chloé - Trop plein d'écume
Chloé - Trop plein d'écume

Ce n'est certainement pas cette bd qui me réconciliera avec la bd érotique/pornographique. C'est totalement stupide, incohérent et ne présente absolument aucun intérêt. L'action est découpée de façon étrange qui rend l'ensemble très pénible à lire, les personnages sont stéréotypés, bref on n'échappe à aucun écueil dans cette bd. A éviter.

15/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Green Class
Green Class

Avis portant sur lecture des 3 premiers albums, sans savoir si ça continuera, et d'ailleurs je n'en ai rien à cirer car cette Bd m'a grandement déçu. Pourtant, ça partait bien, le sujet de base était tentant, mais dès le milieu de ce premier tome, et plus j'avançais dans ma lecture, plus ça a commencé à prendre une direction qui ne me plaisait pas et ça m'a vite ennuyé. Le récit adopte un mode survival dans une ambiance post-apo et glisse un message écologique au passage sur la survie de la nature et des espèces. Si on s'en tient à ça, le sujet pourrait sembler prémonitoire dans notre époque de réchauffement climatique et ça pourrait donner différents niveaux de lecture, mais ceci n'est pas le fond du sujet, ça sert juste de cadre lointain. En fait, le récit se rapproche beaucoup des Bd de zombies, c'est cet aspect qui m'a déplu, parce que les zombies j'en ai ma claque, je m'en suis farci jusqu'à l'overdose en films de série Z durant les années 80, ça explique pourquoi je n'ai pas eu envie de voir la série Walking Dead et encore moins de lire le comics, donc les zombies, je ne peux plus les voir en peinture, et tout ce qui s'y rapporte de près ou de loin m'insupporte. De toute façon, j'ai toujours préféré les créatures lycanthropes. L'aspect épidémique aussi m'a saoulé ; que des humains soient infectés et deviennent des créatures végétales n'est pas un mauvais paramètre en soi, mais on s'est farci 2 ans de pandémie covid, on en est sorti, je n'ai donc pas envie de lire un truc qui me le rappelle. Parmi les autres aspects qui ont accentué mon désintérêt de cette Bd : la bande d'ados en personnages principaux, c'est le club des 5 en mode sales gosses, ils sont carrément insupportables et à baffer, non seulement ils ne prennent que de mauvaises décisions, mais leurs caractères sont hyper cliché et sont loin d'être approfondis. Sans doute que comme c'est une bande qui s'adresse plutôt à un lectorat d'ados qui sont moins sensibles à une psychologie travaillée, les auteurs n'ont pas cherché à les valoriser. En tout cas, ça ne me donnait pas envie de m'y attacher, y'en a pas un pour racheter l'autre, et je me foutais de ce qui pouvait leur arriver. Après, il y a un côté grand guignol dès le tome 2, avec ces géants transformés en arbres et quelques séquences délirantes, ça a achevé le peu d'intérêt que j'avais gardé après le début de la Bd et ça m'en a fait complètement sortir. Sans parler de la révélation du tome 3 avec cette référence lovecraftienne qui fait figure de deus ex-machina, non vraiment, je n'en pouvais plus. Là-dessus, le dessin ne me plait pas, il est disons irrégulier, avec des cases où c'est pas trop mal, des cadrages audacieux, mais sur d'autres pages, c'est carrément vilain, avec des visages déformés ou qui ressemblent à un style manga, bref ça ne me plait pas, ni graphiquement ni scénaristiquement, mais je crois surtout que je ne suis pas la cible visée de ce genre de bande.

14/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Travail, famille et rock'n roll
Travail, famille et rock'n roll

Oula ! Je crois que c’est le premier album de Piotr que j’ai l’occasion de lire, et le moins que je puisse dire, c’est que je ne vais pas en garder un souvenir impérissable ! Le dessin (plusieurs styles cohabitent) et la mise en page sont originaux, surprenants. Mais alors, question de goût ou pas (et je suis plutôt ouvert en ce domaine), j’ai plutôt trouvé ça hideux. Au niveau du dessin, mais aussi de la colorisation, assez agressive. Quant à l’histoire, elle m’a laissé un peu froid, et franchement sur ma faim. Une sorte de petit bonhomme, que l’on suit depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte où, musicien, il côtoie pépés et durs à cuire. Quelques dialogues avec des phylactères, mais l’essentiel est narré par des textes placés sous ce qui fait office de cases. Tout est en très mauvais – vers, ce qui n’aide pas à éclaircir l’ensemble et à le rendre fluide ! Parfois, de façon inexpliquée, des mots sont glissés au milieu des cases. Je ne sais pas où Piotr voulait en venir avec cet album, assez provocant sur la forme. Mais aussi sur certains passages, le héros, Luc, exhibant très souvent dès son plus jeune âge un sexe maousse. Un album déroutant qui, volontairement ou non, est assez agressif et repoussant. En tout cas je n’y ai pas du tout trouvé mon compte. Note réelle 1,5/5.

12/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Là où naît la brume
Là où naît la brume

Comme dans d'autres Bd écrites par Christian Périssin telles Cap Horn ou El Niño, il est question de voyage et d'aventure contemporaine. Ici, il emmène le lecteur à Terre-Neuve, une terre rude et austère pour la quête initiatique d'un homme en quête de repères. Le récit est lent et contemplatif, lié à des souvenirs douloureux ; aussi on peut s'interroger sur l'utilité de la recherche de ce père jadis cruel et brutal. Le passé se dévoile, pénible, mais apparemment, ça permet à Josh le héros de sortir de cette épreuve enrichi et fortifié. Bof, même si je sens que la démarche de base semble intéressante, cette étude psychanalytique avec à son terme une révélation étonnante ne m'a pas du tout passionné ; c'est creux, ennuyeux, il ne se passe rien, le scénario est très minimaliste, il y a des sauts d'une situation à une autre sans trop d'explication, comme si c'était d'énormes ellipses, le héros se traine un vague à l'âme perpétuel, et le dessin grossier et au trait épais ne m'a pas aidé à apprécier plus cette histoire, les personnages sont peu expressifs, les couleurs fades accentuent la mélancolie de l'ensemble, je n'aime pas ce type de récit qui vous fout un cafard pas possible, c'est un album totalement démoralisant.

11/11/2022 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 1/5
Couverture de la série Merlin - Le Prophète
Merlin - Le Prophète

Malgré une couverture et un pitch donnant envie de s'intéresser à cette histoire, impossible d'y parvenir, la faute à un récit qui ne se focalise sur rien en tentant d'expliquer trop de choses et devient totalement indigeste. C'est simple, on a l'impression de lire 12 BD de 3 pages différentes, dans le premier tome. Les premières pages, notamment, ne servent absolument à rien à part rendre le tout encore plus confus. Le dessin n'est pas mauvais mais la colorisation est typique des œuvres publiées chez Soleil et les personnages et décors ne sont pas originaux (comme l'a souligné Erik on peut voir des statues inspirées de celles de l'Argonath). Bref, pas très inspiré. Vraiment pas aimé, je ne compte donc pas lire la suite.

09/11/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série La Vie à 2 Mode d'emploi
La Vie à 2 Mode d'emploi

Comme le dit Mac Arthur, « La vie à 2 » déborde de clichés sexistes assez insupportables (donc en tant que mec, je ne sais pas cuisiner, je porte des vêtements sales, je ne sais pas allumer la machine à laver… bienvenue dans les années 50 !) Mais ce n’est finalement pas ce qui m’a le plus dérangé dans cette BD. Le plus gros souci, c’est l’humour, pas drôle du tout. Mais alors pas du tout. Le premier tome m’est tombé des mains, et je suis stupéfait que 4 tomes soient parus. Affreux affreux.

08/11/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Les Filles de Salem
Les Filles de Salem

A contre-courant de la majorité, j'apporte une note discordante sur un album que je n'ai pas du tout aimé. Et j'en suis assez surpris, mais avec des bonnes raisons. Le gros hic que j'ai eu à la lecture (et qui me l'a ralentie sur plusieurs semaines) c'est d'avoir déjà entendu parler de l'histoire auparavant et d'en voir toutes les libertés que l'auteur à prises avec les faits historiques. Déjà, j'aime pas ça, je n'aime pas la récupération d'un évènement dans un but orienté pour parler de quelque chose de contemporain. C'est une pratique que je n'aime pas, surtout lorsqu'il y a d'énormes biais comme ici. Et ça, c'est le deuxième souci que j'ai eu avec cette histoire : les biais de l'auteur. Je comprends ses volontés et ses idées, mais qu'est-ce que c'est mal amené ! Lourdingue dans le propos, pas fin dans la réalisation, ça m'a sorti complètement de l'histoire. Il faut dire que cette histoire à un propos orienté, mais pas qu'un peu : les blancs sont décrits extrèmement négativement, les femmes sont toutes des victimes, les religieux fanatisés, la plèbe suit comme des moutons les chefs... Pas mal de clichés qui m'insupportent totalement, à la fois parce qu'il y a là des contresens historiques bien réels, mais surtout parce que cela révèle une question d'Histoire fantasmée qui permet de mieux "comprendre" mais en fait surtout justifier des réalités contemporaines. Cette histoire ne s’embarrasse pas de crédibilité historique et c'est bien dommage. Parce que cette crédibilité aurait permis de tempérer sacrément le message de la BD. Par exemple, lors des fameux procès de Salem, des hommes aussi furent jugés et exécutés, certains d'entre eux (et d'entre elles, d'ailleurs) s'enfuirent avant d'être condamnées. Mais surtout, la vision de cette société est dans le courant d'une légende noire du Moyen-Âge, signe d'une méconnaissance du sujet assez handicapante : on est dans un fantasme de colonie américaine sous le joug d'un puritanisme religieux qui emballe une petite communauté. Or Salem était un village, mais les procès débordèrent ce simple cadre. Les protagonistes n'ont que peu de liens entre eux, alors qu'il s'agissait de réseaux de familles et de clientèles bien établies qui structuraient cette société. Il faut ajouter que ces liens expliquent sans doute le massacre que furent ces procès, semblant être une guerre intestine entre deux clans rivaux dont l'un fit tout pour massacrer l'autre avec la complicité d'autorités (notamment le curé). A ce sujet, voir la vidéo sur Salem de Occulture qui explique le conflit entre les familles Porter et Putnam, vidéo intéressante et qui permet de proposer une hypothèse bien plus simple, crédible et documentée sur l'origine de cette folie passagère. Bref, je me suis retrouvé en but avec les intentions de cette BD, trop prévisibles et claires pour m'intéresser, usant de procédés que je n'aime pas et le tout dans des intentions que je n'approuve pas. Car si l'idée est de présenter une oppression de la femme dans ces années-là, le message semble bien plus porté sur notre société actuelle que sur celle de ces années-là. Et justifier par le passé une situation présente me semble assez dangereux. Je suis pratiquement certain que nous n'avons pas la même situation culturelle, sociale et politique. De fait, ça change pas mal la question du patriarcat. A ce sujet, l'exemple de la taverne est assez parlant : deux femmes tiennent une taverne, ce qui est mal vu de l'Eglise et de la population. Pourquoi ? Parce que ce sont des femmes qui agissent seules, semble nous dire la BD. Sans se pencher sur la question de la gestion de l'alcool dans ces sociétés, où la violence était bien plus grande, les accidents nombreux dus à l'alcool et la consommation assez différente de la notre. Lorsque l'Eglise fustige l'alcool dans ses textes, c'est avant tout parce que l'ivresse entraine des violences, des conflits et des morts. Et m'est avis que cette question était plus importante que de savoir que deux femmes seules tenaient une taverne (ce qui me semble déjà assez peu crédible). C'est une façon de récupérer des enjeux et conflits actuels, transposés dans le passé sans tenir compte des écarts que cela peut engendrer. Et puis franchement, ces idées auraient pu passer avec bien d'autres histoires que celles de Salem. Les chasses aux sorcières ne manquent pas dans l'Histoire, en France comme en Espagne, et le cas spécifique de Salem est bien plus connue, documenté et étudié, mais ça ne me semble pas pertinent vis-à-vis du sujet. Surtout, ça renforce les clichés sur les religieux fanatiques (mais adeptes des pratiques crasseuses, bien entendues) qui maintiennent la population dans la peur et l'ignorance. Je ne suis pas adepte de la religion, je suis même plutôt dans une détestation de celle-ci, mais ma haine de ces structures culturelles ne me fait pas fermer les yeux sur des critiques que je trouve inutiles et malvenues. Là, le prêtre fait méchant de série B, monolithique et sans aucune dimension intéressante à comprendre. Critiquer la religion devrait être fait plus finement que juste montrer un méchant pas beau oppresseur et faisant des enfants à des femmes retardées mentalement. C'est trop facile comme attaque, et j'en ai déjà trop vu dans ce genre pour être intéressé. Bref, c'est une BD que je n'ai pas aimé parce qu'elle me semble presque contre-productive sur son sujet. Alors que l'Histoire regorge de moments qui pourraient être étudiés en ce sens, on a ici une déformation d'un évènement pour le faire coller à une pensée et une vision actuelle. Ce qui n'est pas du tout à mon goût et surtout me fait comprendre que même armé de bonnes intentions, on peut faire dire ce qu'on veut à l'Histoire. Ça ne me plait jamais, quelque soit l'idée d'origine. Faire mentir l'Histoire pour servir son propos, c'est vraiment quelque chose que je trouve inquiétant. Je finirai sur un mot que ma copine à eu après avoir lu cette BD : "C'est dans le même courant que le néo-paganisme qui se réapproprie le mythe de la sorcière pour en faire une figure féminine qui lutte contre une oppression patriarcale, sans avoir de lien historique mais qui permet de créer des figures sur lesquelles s'appuyer dans un combat actuel". Mais je ne sais pas si elle aurait été aussi sévère dans sa note.

03/11/2022 (modifier)