Je ne suis jamais rentré dans cette série. Soit je n'ai pas les clés soit je n'ai rien compris. Toujours est-il que j'ai trouvé l'histoire de ce Gaijin au look de Ben Affleck, déprimé et ayant un don de télépathie avec les homards, ennuyeuse à souhait.
Même avec un titre anglais et une histoire japonaise je n'ai rien trouvé qui puisse me sortir de mon indifférence pour cette histoire. Un texte minimaliste, banal et parfois pompeux ne réhausse pas le niveau.
Je trouve que le pire est d'avoir ajouté cette deuxième partie comme une explication de la disparition de Yuki. Cela torpille tout le mystère et les interrogations que la série pouvait espérer faire naître chez le lecteur.
Comme le graphisme n'est pas trop ma tasse de thé avec des cases oranges sans détails ou des extérieurs plus ébauchés que dessinés, je ne retiens rien de cette lecture.
Insupportable tonalité sexiste du début à la fin.
Objectification constante de l’héroïne depuis le début où le gaulois hésite à la violer à la fin où elle décide de s’offrir à lui (???).
Marre des fantasmes de la jolie femme qui s’offre à l’homme grotesque, qui est constamment dépeinte nue ou maigrement habillée, qui accepte de s’offrir à son quasi-violeur. La moitié du temps l’humour est sexuel aux dépens de l’héroïne.
Rien de tout ça n’était nécessaire dans l’histoire de ce livre et pourtant, vous en aurez à la pelle.
En un mot : Abject.
Bavard. Très bavard. Trop bavard.
Je n'ai lu que 3 ou 4 épisodes seulement, et un seul en entier, j'ai laissé tomber les autres tellement j'en pouvais plus, ce qui est rarissime pour moi avec la bande dessinée.
Un des intérêts de la BD est de ne pas tout expliquer par le texte, le dessin est là pour nous aider à comprendre une situation. Dans B&M, tout est décrit dans le moindre détail. Cela m'exaspère. Exemple : Blake (ou Mortimer peu importe) saute dans un trou. Le dessin est clair, on le voit faire hein, y'a pas de problèmes, pas d'ambiguïtés. Mais que voit-on en haut de la vignette en explication ? Je vous le donne en mille ! : "Blake (ou Mortimer, donc) saute dans le trou". Grrrrr !
Les histoires maintenant. J'adhère pas. Elles m'ennuient. Peut-être qu'en les ayant lues au moment de leurs sorties, j'aurais plus apprécié, je ne sais pas... Je n'ai lu que les histoires de Jacobs, peut-être cela s'améliore-t-il avec les autres auteurs, que j'apprécie pour certains (Van Hamme). Peut-être aussi est-ce la conséquence de ce coté bavard mais je n'ai jamais pu accrocher aux scénarios proposés...
Le dessin est pas mal. Dans la veine de ce qui se faisait à l'époque. Sobre. Trop peut-être.
Pour conclure, je répète que mon avis ne se base que sur les 3 ou 4 tomes que j'ai lus. Il n'est, de ce fait, peut être pas tout à fait juste pour l'ensemble de la série. Peut-être que celui-ci évoluera si quelqu'un me fait lire une bonne histoire de B&M.
Il lui faudra trouver de sacrés bons arguments néanmoins...
En temps normal, je mettrais 3 étoiles à cette bd si l'on jugeait le binôme scénario/dessins tels quels.
Mais je lui mets la note minimum en raison d'un problème fondamental : c'est un tome de Spirou sans Spirou.
Comme indiqué par d'autres, Spirou ne sert à rien, il n'apparait presque pas et cette histoire pourrait se dérouler plus ou moins sans lui.
Même destin réservé à Fantasio et à Champignac
Il y a tromperie sur la marchandise : si je lis un Spirou, je veux voir Spirou en action.
Maintenant, penchons-nous sur le reste. Niveau dessins, pas grande-chose à redire : c'est clair, dynamique, en fait le dessinateur pourrait je pense reprendre la série-mère sans que cela ne soit vraiment choquant. Les personnages sont modernisés, bien sûr on est très loin de Franquin, Fournier ou Janry, mais comme ces deux derniers s'inspiraient de Franquin justement, un peu de remise à plat ne fait pas de mal. Donc c'est assez bon en ce qui me concerne.
Le problème tient avant tout au scénario. Nous avons en quelque sorte trois intrigues différentes. D'un côté un mystérieux artiste très côté dont l'identité demeure inconnue : il s'avèrera par la suite qu'il s'agit d'un singe appartenant à Noé, le dresseur de "Bravo les Brothers" et de la série Le Marsupilami (première intrigue). Ce dernier a une fille en pleine crise d'adolescence avec laquelle il est en froid et qui va aller chez Spirou (deuxième intrigue). Enfin, le comte de Champignac découvre une mystérieuse espèce de champignons noirs qui envahissent le monde (troisième intrigue).
La première aurait pu se suffire à elle-seule, et donner corps à une histoire touchante autour du bien-être animal. Il n'en sera rien, on aura droit à quelque chose de basique et mièvre. L'intrigue 1 s'imbriquera dans l'intrigue 2, mais de manière accélérée et basique. Précisons que la fille a une large blessure physique probablement à l'origine de sa brouille avec son père et à propos de laquelle on n'aura jamais d'explication. Bien entendu, elle se raccommodera avec ce dernier sans que l'on ne sache vraiment pourquoi ni comment.
Comme indiqué, Spirou sert de spectateur et semble dépassé face à une ado en colère (heu...), et se met à la peinture (re-heu...). Fantasio idem, assez inutile, aucune fantaisie justement.
Enfin pour la troisième intrigue, c'est encore plus pathétique : déjà elle ne rejoint aucune des autres, elle fait office de corps étrange. Jamais Champignac et Spirou-Fantasio ne partagent de cases ensemble. Il est totalement dépassé face à cette menace champignonesque, et sa seule solution est de vouloir à tout prix alerter les autorités qui s'en fichent, ce qui est une trahison totale du perso. Son moyen de locomotion est tout aussi frappadingue que son attitude, une espèce de voiture Zorglub à pédales et fonctionnant par l'énergie ambiante (on se serait attendu à quelque chose en rapport avec les champignons). Au final cette intrigue sans intérêt se résoudra d'elle-même sans que l'on sache comment, ni même d'où elle venait.
Assez décevant
Cette petite série ne présente presque aucun intérêt. Quand on possède un talent graphique, faut-il avoir quelque chose à raconter, ce qui n'est pas le cas ici.
Un scénario qu'un élève de sixième aurait pu faire (en mieux) qui reprend quelques codes type 007 mais qui est bouclé en un claquement de doigt. Cela fait très vieillot dans l'ambiance et le graphisme.
Des dialogues de bas niveau, des allusions vaseuses à des célébrités ou des films de premier plan. Cela respire la prétention. La seule chose sympa est le graphisme des filles très sexy.
Peut-être une ouverture dans un autre genre que dans l'humour. J'admire ceux qui ont réussi à lire les trois tomes. À éviter.
Je trouve le titre quelque peu trompeur. En effet parmi les cinq histoires proposées, aucune ne m'a fait rêver et si les auteurs font ce type de rêves après avoir lu Le Petit Prince, je leur laisse.
En effet "Dessine moi, un mouton" est probablement l'une des phrases du répertoire littéraire français la plus célèbre. À mon avis, elle aurait facilement sa place à l'entrée de tous les festivals BD du monde entier. Elle montre l'importance d'un dessin dans l'établissement d'un contact qui nous transporte loin de notre solitude ontologique pour nous faire explorer des univers inconnus et beaux même si ils peuvent piquer.
Décrire un Petit Prince violeur, assassin et camé est à l'antithèse de ce que j'attends en ouvrant une BD qui fait référence au "Petit Prince". Il me suffit d'ouvrir le journal TV et je suis bien servi. Pas besoin de créateurs pour cela.
Même la nouvelle de Mathieu Gallie qui s'intercale entre les histoires courtes m'a ennuyé au possible. Il reste quelques illustrations de Loisel... c'est bien peu.
Pour moi, cette série a été une vraie déception car j'aime bien cette collection des Mickey/Glénat. Je ne suis jamais arrivé à comprendre à qui s'adressait cet ouvrage. Le graphisme de Petrossi que je ne goûte guère semble viser des enfants assez jeunes mais le scénario de Dab's avec des marqueurs temporels compliqués (hormis les dinosaures) ne peut pas leur convenir.
Comme pour la plupart des voyages spatio-temporels le scénario est souvent farfelu. Il y a évidemment l'épisode T-rex qui fait bouche trou. L'adjonction de personnages prestigieux mais inconnus des très jeunes (Ronsard, De Vinci, London) m'a ennuyé car ils arrivent comme un cheveu sur la soupe. La facilité scénaristique qui permet à Mickey de voyager est vraiment infantile.
Je ne trouve aucune poésie dans cette série contrairement aux productions de Loisel ou de Cosey, aucune unité dans le récit mais une suite d'épisodes sans cohérence intelligible (au moins pour moi).
Comme la mise en couleur ne rattrape rien, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Un monument de la BD, peut être mais surtout une tané à lire.
Le dessin est franchement oubliable (hormis quelques planches à l'aspect géométrique) mais en 2020 un peu vieillot mais ça, ça aurait pu être pardonnable si le scénario n'allait pas de deus ex machina en deus ex machina dans un délire mystique.
J'ai pris le temps de lire l'intégrale du début à la fin pour ne pas passer à côté de l'œuvre mais rien n'y fait.
L'histoire est un fouillis sans nom, et l'univers soit disant gigantesque n'est pas une excuse ni une explication. Je connais des univers plus riches et largement mieux contés.
Il n'y a aucun enjeu dans l'intrigue, puisque la mort n'est pas définitive (désolé pour le divulgachage), et la fin cousue de fil blanc.
La fin parlons en. L'œuvre suinte le "new age" aussi bien dans le dessin que dans l'intrigue (le retour à la terre nourricière, les alignements de résonance cosmique de l'amour....) ça en devient risible, sauf que l'œuvre ne se veut pas une farce même si beaucoup d'adeptes de l'incal prônent le loufoque (mais ce n'est pas ça "loufoque"). La fin donc est un nouveau deus ex machina, au sens quasi littéral, introduisant un énième paradoxe et faisant voler en éclat définitivement tous les enjeux et rappelant au lecteur qu'il vient de perdre son temps et son argent... Si c'était une volonté de l'auteur, chapeau bas, c'est réussi.
Si vous aimez vraiment la SF façon space opéra qui se prend au sérieux dans le genre de Fondation (livre) , Universal War 1 (BD, pas exempte de défauts), BSG (série), Star Wars même (ou autre...) n'allez pas lire l'incal, ou revoyez vos exigences.
Vous l'aurez compris au commentaire, soit vous aimez, et c'est votre came, soit vous allez passer un mauvais moment et j'espère pour vous que vous avez trouvé les tomes d'occasion.
Perso, on m'avait vendu ça comme mythique, c'était surtout mystique et très décevant.
Je ne peux que souscrire aux avis négatifs.
A l'origine, cette BD est née pour égayer les pages d'une série de fascicules centrés sur la route bleue et vendus en kiosques avec des modèles réduits.
De ce fait, on comprend un peu mieux, avec un cahier des charges assez basique, pourquoi elle a autant de défauts (je vais y venir).
Hélas, la mauvaise idée aura été de vouloir en faire une vraie série qui en est maintenant à son 10ème (et mauvais) tome!
La BD se situe dans les années 50, avec des scénarios qui semblent dater de l'époque en question! Le personnage principal, journaliste-enquêteur, qui passe plus de temps à conduire qu'à se servir de son cerveau (80?s cases nous montrent le ou les protagonistes conduisant, le reste étant souvent dans des bistrots ou relais de la route). Forcément, quand les neurones sont sous-utilisées, cela donne un héros un peu idiot incapable de résoudre des "mystères" relativement simples, avec des adversaires aux motivations totalement grotesques (le premier tome nous met en scène un terrible gang de braqueurs de...camions transporteurs de vin).
J'ai parlé voitures, je précise être un passionné d'automobile, ce pourquoi j'aime assez Mauro Caldi (en tout cas le premier cycle) qui mettait en scène de jolies voitures, mais qui n'étaient qu'un élément accessoire à l'intrigue. Or ici c'est l'inverse: la voiture est le point central d'une intrigue qui n'est qu'un accessoire, réduit à peau de chagrin. Les (mauvaises) séries les aventures de Betsy et les enquêtes auto de Margot de la même maison d'édition souffrent par ailleurs des mêmes tares.
Niveau dessin, je lis ici et là que ce serait un hommage à Tillieux. Sauf que cela s'apparente à du plagiat, le tome 10 repompe même sans vergogne les tomes 3 et 12 de Gil Jourdan, la voiture immergée ainsi que pâtée explosive. La différence avec Tillieux est cependant profonde : Tillieux nous décrivait un univers réaliste disparu, avec une mise en scène quasi cinématographique, et des jeux de couleur restituant l'atmosphère. Ici c'est plat, sans âme. Oh ce n'est pas laid ou mal dessiné, c'est juste que rien ne se dégage des dessins. En plus, Tillieux nous donnait des personnages hauts en couleur (sauf Gil Jourdan lui-même), tandis qu'ici ils sont atones et ont des regards inexpressifs qui ne changent pas! Je ne plaisante pas, la moitié supérieure du visage est quasiment la même sur chaque case, seule la forme de la bouche évolue.
Grand amateur de littérature horrifique et du cinéma de genre, je suis au contraire resté sur ma faim.
Le scénario est au contraire de mon point de vue la grande faiblesse de l'ensemble. D'un côté on a le cliché éternel des adolescents marginalisés (avec un membre de l'équipe qui vient d'intégrer la ville et l'école après un drame familial, dans le genre ça se pose là) qui vont partir enquêter sur d'étranges évènements, de l'autre des monstres, le tout mélangé à des histoires de malformations liées à priori à certaines propriétés d'un nouveau minerai radioactif. Et au centre une vilaine entreprise dirigée par un mégalo qui ne pense qu'à exploiter son prochain, qui cache des choses et qui vraiment un méchant capitaliste cupide...
Hum.
Car c'est bien le problème : au lieu de se concentrer sur une intrigue, on en a deux : l'affaire des employés souffrant de malformations (on ne nous explique jamais vraiment pourquoi cela leur arrive, ni pourquoi ils n'ont jamais cherchés à aller en justice ou prévenir les médiats... Pas crédible pour un sou : les victimes malformées décident toutes de se cacher et couper les ponts avec leurs familles...Bien pratique. L'autre affaire concerne des monstres découverts en creusant des galeries pour extraire le fameux minerai. Il faut préciser que toutes les créatures trouvées après plusieurs mois (voire années) d'exploitation sont toutes inoffensives et d'une seule espèce. Puis tout à coup, dans les 30 dernières pages (sur un ouvrage qui en fait plus de 200), on se retrouve face à une flopée de monstres carnivores divers sortis de nulle part (on a de tout : bipèdes, quadrupèdes, poissons, oiseaux) qui semblaient attendre sagement la fin de la BD pour attaquer les humains.
Au milieu nous avons un trio d'ados marginaux qui tentent de dévoiler la chose, mais personne ne les croit (alors que pourtant ils ont des preuves...) et ils ne servent strictement à rien, ils n'ont AUCUNE espèce d'influence sur les évènements.
Détail étrange les seuls personnages féminins centraux de cette BD sont toutes lesbiennes (en gros trois jeunes ados). Et les hommes qui jouent un rôle tout aussi central (des ados, le directeur de l'usine, un veuf) sont tous célibataires. Cela doit être un effet caché du minerai. Mais en tout cas c'est assez bizarre et limite dérangeant. De la même manière que les seules personnes qu'on voit s'embrasser ou se préparer à avoir du sexe dans cette BD sont les lesbiennes... Comprenons-nous bien, je n'ai pas besoin de scènes nues ou sentimentales, mais on a la curieuse sensation que le but de l'auteure est de faire une forme de prosélytisme qui n'a à mon avis pas sa place dans cette BD et qui fait office de corps étranger.
Bref décevant
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Internal Lobster
Je ne suis jamais rentré dans cette série. Soit je n'ai pas les clés soit je n'ai rien compris. Toujours est-il que j'ai trouvé l'histoire de ce Gaijin au look de Ben Affleck, déprimé et ayant un don de télépathie avec les homards, ennuyeuse à souhait. Même avec un titre anglais et une histoire japonaise je n'ai rien trouvé qui puisse me sortir de mon indifférence pour cette histoire. Un texte minimaliste, banal et parfois pompeux ne réhausse pas le niveau. Je trouve que le pire est d'avoir ajouté cette deuxième partie comme une explication de la disparition de Yuki. Cela torpille tout le mystère et les interrogations que la série pouvait espérer faire naître chez le lecteur. Comme le graphisme n'est pas trop ma tasse de thé avec des cases oranges sans détails ou des extérieurs plus ébauchés que dessinés, je ne retiens rien de cette lecture.
Les Voleurs de Carthage
Insupportable tonalité sexiste du début à la fin. Objectification constante de l’héroïne depuis le début où le gaulois hésite à la violer à la fin où elle décide de s’offrir à lui (???). Marre des fantasmes de la jolie femme qui s’offre à l’homme grotesque, qui est constamment dépeinte nue ou maigrement habillée, qui accepte de s’offrir à son quasi-violeur. La moitié du temps l’humour est sexuel aux dépens de l’héroïne. Rien de tout ça n’était nécessaire dans l’histoire de ce livre et pourtant, vous en aurez à la pelle. En un mot : Abject.
Blake et Mortimer
Bavard. Très bavard. Trop bavard. Je n'ai lu que 3 ou 4 épisodes seulement, et un seul en entier, j'ai laissé tomber les autres tellement j'en pouvais plus, ce qui est rarissime pour moi avec la bande dessinée. Un des intérêts de la BD est de ne pas tout expliquer par le texte, le dessin est là pour nous aider à comprendre une situation. Dans B&M, tout est décrit dans le moindre détail. Cela m'exaspère. Exemple : Blake (ou Mortimer peu importe) saute dans un trou. Le dessin est clair, on le voit faire hein, y'a pas de problèmes, pas d'ambiguïtés. Mais que voit-on en haut de la vignette en explication ? Je vous le donne en mille ! : "Blake (ou Mortimer, donc) saute dans le trou". Grrrrr ! Les histoires maintenant. J'adhère pas. Elles m'ennuient. Peut-être qu'en les ayant lues au moment de leurs sorties, j'aurais plus apprécié, je ne sais pas... Je n'ai lu que les histoires de Jacobs, peut-être cela s'améliore-t-il avec les autres auteurs, que j'apprécie pour certains (Van Hamme). Peut-être aussi est-ce la conséquence de ce coté bavard mais je n'ai jamais pu accrocher aux scénarios proposés... Le dessin est pas mal. Dans la veine de ce qui se faisait à l'époque. Sobre. Trop peut-être. Pour conclure, je répète que mon avis ne se base que sur les 3 ou 4 tomes que j'ai lus. Il n'est, de ce fait, peut être pas tout à fait juste pour l'ensemble de la série. Peut-être que celui-ci évoluera si quelqu'un me fait lire une bonne histoire de B&M. Il lui faudra trouver de sacrés bons arguments néanmoins...
Le Spirou de Frank Pé et Zidrou - La Lumière de Bornéo
En temps normal, je mettrais 3 étoiles à cette bd si l'on jugeait le binôme scénario/dessins tels quels. Mais je lui mets la note minimum en raison d'un problème fondamental : c'est un tome de Spirou sans Spirou. Comme indiqué par d'autres, Spirou ne sert à rien, il n'apparait presque pas et cette histoire pourrait se dérouler plus ou moins sans lui. Même destin réservé à Fantasio et à Champignac Il y a tromperie sur la marchandise : si je lis un Spirou, je veux voir Spirou en action. Maintenant, penchons-nous sur le reste. Niveau dessins, pas grande-chose à redire : c'est clair, dynamique, en fait le dessinateur pourrait je pense reprendre la série-mère sans que cela ne soit vraiment choquant. Les personnages sont modernisés, bien sûr on est très loin de Franquin, Fournier ou Janry, mais comme ces deux derniers s'inspiraient de Franquin justement, un peu de remise à plat ne fait pas de mal. Donc c'est assez bon en ce qui me concerne. Le problème tient avant tout au scénario. Nous avons en quelque sorte trois intrigues différentes. D'un côté un mystérieux artiste très côté dont l'identité demeure inconnue : il s'avèrera par la suite qu'il s'agit d'un singe appartenant à Noé, le dresseur de "Bravo les Brothers" et de la série Le Marsupilami (première intrigue). Ce dernier a une fille en pleine crise d'adolescence avec laquelle il est en froid et qui va aller chez Spirou (deuxième intrigue). Enfin, le comte de Champignac découvre une mystérieuse espèce de champignons noirs qui envahissent le monde (troisième intrigue). La première aurait pu se suffire à elle-seule, et donner corps à une histoire touchante autour du bien-être animal. Il n'en sera rien, on aura droit à quelque chose de basique et mièvre. L'intrigue 1 s'imbriquera dans l'intrigue 2, mais de manière accélérée et basique. Précisons que la fille a une large blessure physique probablement à l'origine de sa brouille avec son père et à propos de laquelle on n'aura jamais d'explication. Bien entendu, elle se raccommodera avec ce dernier sans que l'on ne sache vraiment pourquoi ni comment. Comme indiqué, Spirou sert de spectateur et semble dépassé face à une ado en colère (heu...), et se met à la peinture (re-heu...). Fantasio idem, assez inutile, aucune fantaisie justement. Enfin pour la troisième intrigue, c'est encore plus pathétique : déjà elle ne rejoint aucune des autres, elle fait office de corps étrange. Jamais Champignac et Spirou-Fantasio ne partagent de cases ensemble. Il est totalement dépassé face à cette menace champignonesque, et sa seule solution est de vouloir à tout prix alerter les autorités qui s'en fichent, ce qui est une trahison totale du perso. Son moyen de locomotion est tout aussi frappadingue que son attitude, une espèce de voiture Zorglub à pédales et fonctionnant par l'énergie ambiante (on se serait attendu à quelque chose en rapport avec les champignons). Au final cette intrigue sans intérêt se résoudra d'elle-même sans que l'on sache comment, ni même d'où elle venait. Assez décevant
Interworld - Une aventure d'Harry Curtis, intérimaire de luxe
Cette petite série ne présente presque aucun intérêt. Quand on possède un talent graphique, faut-il avoir quelque chose à raconter, ce qui n'est pas le cas ici. Un scénario qu'un élève de sixième aurait pu faire (en mieux) qui reprend quelques codes type 007 mais qui est bouclé en un claquement de doigt. Cela fait très vieillot dans l'ambiance et le graphisme. Des dialogues de bas niveau, des allusions vaseuses à des célébrités ou des films de premier plan. Cela respire la prétention. La seule chose sympa est le graphisme des filles très sexy. Peut-être une ouverture dans un autre genre que dans l'humour. J'admire ceux qui ont réussi à lire les trois tomes. À éviter.
Les Récits - Les Petits Rêveurs
Je trouve le titre quelque peu trompeur. En effet parmi les cinq histoires proposées, aucune ne m'a fait rêver et si les auteurs font ce type de rêves après avoir lu Le Petit Prince, je leur laisse. En effet "Dessine moi, un mouton" est probablement l'une des phrases du répertoire littéraire français la plus célèbre. À mon avis, elle aurait facilement sa place à l'entrée de tous les festivals BD du monde entier. Elle montre l'importance d'un dessin dans l'établissement d'un contact qui nous transporte loin de notre solitude ontologique pour nous faire explorer des univers inconnus et beaux même si ils peuvent piquer. Décrire un Petit Prince violeur, assassin et camé est à l'antithèse de ce que j'attends en ouvrant une BD qui fait référence au "Petit Prince". Il me suffit d'ouvrir le journal TV et je suis bien servi. Pas besoin de créateurs pour cela. Même la nouvelle de Mathieu Gallie qui s'intercale entre les histoires courtes m'a ennuyé au possible. Il reste quelques illustrations de Loisel... c'est bien peu.
Mickey à travers les siècles (Dab's)
Pour moi, cette série a été une vraie déception car j'aime bien cette collection des Mickey/Glénat. Je ne suis jamais arrivé à comprendre à qui s'adressait cet ouvrage. Le graphisme de Petrossi que je ne goûte guère semble viser des enfants assez jeunes mais le scénario de Dab's avec des marqueurs temporels compliqués (hormis les dinosaures) ne peut pas leur convenir. Comme pour la plupart des voyages spatio-temporels le scénario est souvent farfelu. Il y a évidemment l'épisode T-rex qui fait bouche trou. L'adjonction de personnages prestigieux mais inconnus des très jeunes (Ronsard, De Vinci, London) m'a ennuyé car ils arrivent comme un cheveu sur la soupe. La facilité scénaristique qui permet à Mickey de voyager est vraiment infantile. Je ne trouve aucune poésie dans cette série contrairement aux productions de Loisel ou de Cosey, aucune unité dans le récit mais une suite d'épisodes sans cohérence intelligible (au moins pour moi). Comme la mise en couleur ne rattrape rien, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
L'Incal
Un monument de la BD, peut être mais surtout une tané à lire. Le dessin est franchement oubliable (hormis quelques planches à l'aspect géométrique) mais en 2020 un peu vieillot mais ça, ça aurait pu être pardonnable si le scénario n'allait pas de deus ex machina en deus ex machina dans un délire mystique. J'ai pris le temps de lire l'intégrale du début à la fin pour ne pas passer à côté de l'œuvre mais rien n'y fait. L'histoire est un fouillis sans nom, et l'univers soit disant gigantesque n'est pas une excuse ni une explication. Je connais des univers plus riches et largement mieux contés. Il n'y a aucun enjeu dans l'intrigue, puisque la mort n'est pas définitive (désolé pour le divulgachage), et la fin cousue de fil blanc. La fin parlons en. L'œuvre suinte le "new age" aussi bien dans le dessin que dans l'intrigue (le retour à la terre nourricière, les alignements de résonance cosmique de l'amour....) ça en devient risible, sauf que l'œuvre ne se veut pas une farce même si beaucoup d'adeptes de l'incal prônent le loufoque (mais ce n'est pas ça "loufoque"). La fin donc est un nouveau deus ex machina, au sens quasi littéral, introduisant un énième paradoxe et faisant voler en éclat définitivement tous les enjeux et rappelant au lecteur qu'il vient de perdre son temps et son argent... Si c'était une volonté de l'auteur, chapeau bas, c'est réussi. Si vous aimez vraiment la SF façon space opéra qui se prend au sérieux dans le genre de Fondation (livre) , Universal War 1 (BD, pas exempte de défauts), BSG (série), Star Wars même (ou autre...) n'allez pas lire l'incal, ou revoyez vos exigences. Vous l'aurez compris au commentaire, soit vous aimez, et c'est votre came, soit vous allez passer un mauvais moment et j'espère pour vous que vous avez trouvé les tomes d'occasion. Perso, on m'avait vendu ça comme mythique, c'était surtout mystique et très décevant.
Une Aventure de Jacques Gipar
Je ne peux que souscrire aux avis négatifs. A l'origine, cette BD est née pour égayer les pages d'une série de fascicules centrés sur la route bleue et vendus en kiosques avec des modèles réduits. De ce fait, on comprend un peu mieux, avec un cahier des charges assez basique, pourquoi elle a autant de défauts (je vais y venir). Hélas, la mauvaise idée aura été de vouloir en faire une vraie série qui en est maintenant à son 10ème (et mauvais) tome! La BD se situe dans les années 50, avec des scénarios qui semblent dater de l'époque en question! Le personnage principal, journaliste-enquêteur, qui passe plus de temps à conduire qu'à se servir de son cerveau (80?s cases nous montrent le ou les protagonistes conduisant, le reste étant souvent dans des bistrots ou relais de la route). Forcément, quand les neurones sont sous-utilisées, cela donne un héros un peu idiot incapable de résoudre des "mystères" relativement simples, avec des adversaires aux motivations totalement grotesques (le premier tome nous met en scène un terrible gang de braqueurs de...camions transporteurs de vin). J'ai parlé voitures, je précise être un passionné d'automobile, ce pourquoi j'aime assez Mauro Caldi (en tout cas le premier cycle) qui mettait en scène de jolies voitures, mais qui n'étaient qu'un élément accessoire à l'intrigue. Or ici c'est l'inverse: la voiture est le point central d'une intrigue qui n'est qu'un accessoire, réduit à peau de chagrin. Les (mauvaises) séries les aventures de Betsy et les enquêtes auto de Margot de la même maison d'édition souffrent par ailleurs des mêmes tares. Niveau dessin, je lis ici et là que ce serait un hommage à Tillieux. Sauf que cela s'apparente à du plagiat, le tome 10 repompe même sans vergogne les tomes 3 et 12 de Gil Jourdan, la voiture immergée ainsi que pâtée explosive. La différence avec Tillieux est cependant profonde : Tillieux nous décrivait un univers réaliste disparu, avec une mise en scène quasi cinématographique, et des jeux de couleur restituant l'atmosphère. Ici c'est plat, sans âme. Oh ce n'est pas laid ou mal dessiné, c'est juste que rien ne se dégage des dessins. En plus, Tillieux nous donnait des personnages hauts en couleur (sauf Gil Jourdan lui-même), tandis qu'ici ils sont atones et ont des regards inexpressifs qui ne changent pas! Je ne plaisante pas, la moitié supérieure du visage est quasiment la même sur chaque case, seule la forme de la bouche évolue.
Immonde !
Grand amateur de littérature horrifique et du cinéma de genre, je suis au contraire resté sur ma faim. Le scénario est au contraire de mon point de vue la grande faiblesse de l'ensemble. D'un côté on a le cliché éternel des adolescents marginalisés (avec un membre de l'équipe qui vient d'intégrer la ville et l'école après un drame familial, dans le genre ça se pose là) qui vont partir enquêter sur d'étranges évènements, de l'autre des monstres, le tout mélangé à des histoires de malformations liées à priori à certaines propriétés d'un nouveau minerai radioactif. Et au centre une vilaine entreprise dirigée par un mégalo qui ne pense qu'à exploiter son prochain, qui cache des choses et qui vraiment un méchant capitaliste cupide... Hum. Car c'est bien le problème : au lieu de se concentrer sur une intrigue, on en a deux : l'affaire des employés souffrant de malformations (on ne nous explique jamais vraiment pourquoi cela leur arrive, ni pourquoi ils n'ont jamais cherchés à aller en justice ou prévenir les médiats... Pas crédible pour un sou : les victimes malformées décident toutes de se cacher et couper les ponts avec leurs familles...Bien pratique. L'autre affaire concerne des monstres découverts en creusant des galeries pour extraire le fameux minerai. Il faut préciser que toutes les créatures trouvées après plusieurs mois (voire années) d'exploitation sont toutes inoffensives et d'une seule espèce. Puis tout à coup, dans les 30 dernières pages (sur un ouvrage qui en fait plus de 200), on se retrouve face à une flopée de monstres carnivores divers sortis de nulle part (on a de tout : bipèdes, quadrupèdes, poissons, oiseaux) qui semblaient attendre sagement la fin de la BD pour attaquer les humains. Au milieu nous avons un trio d'ados marginaux qui tentent de dévoiler la chose, mais personne ne les croit (alors que pourtant ils ont des preuves...) et ils ne servent strictement à rien, ils n'ont AUCUNE espèce d'influence sur les évènements. Détail étrange les seuls personnages féminins centraux de cette BD sont toutes lesbiennes (en gros trois jeunes ados). Et les hommes qui jouent un rôle tout aussi central (des ados, le directeur de l'usine, un veuf) sont tous célibataires. Cela doit être un effet caché du minerai. Mais en tout cas c'est assez bizarre et limite dérangeant. De la même manière que les seules personnes qu'on voit s'embrasser ou se préparer à avoir du sexe dans cette BD sont les lesbiennes... Comprenons-nous bien, je n'ai pas besoin de scènes nues ou sentimentales, mais on a la curieuse sensation que le but de l'auteure est de faire une forme de prosélytisme qui n'a à mon avis pas sa place dans cette BD et qui fait office de corps étranger. Bref décevant