Une Aventure de Jacques Gipar

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Jacque Gipar est journaliste chez France-Enquêtes, et qui aime le terrain. Toujours en quête d'un scoop, il sillonne les routes de France et croise sur celles-ci plus d'un dangereux malfrat. Une série qui rend hommage à la bande dessinée des années 60 en général, et à Gil Jourdan en particulier.


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Journalistes Paquet

Jacque Gipar est journaliste chez France-Enquêtes, et qui aime le terrain. Toujours en quête d'un scoop, il sillonne les routes de France et croise sur celles-ci plus d'un dangereux malfrat. Une série qui rend hommage à la bande dessinée des années 60 en général, et à Gil Jourdan en particulier. Particularité de la série : chaque histoire permet aux auteurs de nous présenter une route française mythique.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Avril 2010
Statut histoire Une histoire par tome (courts récits dans le 3ème tome et dans le tome 0) 7 tomes parus
Couverture de la série Une Aventure de Jacques Gipar
Les notes (4)
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26/07/2012 | Mac Arthur
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Par Gaston
Note: 3/5
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2.5 Un autre hommage à Maurice Tillieux et on est loin du génie du maître. Déjà, j'ai un petit problème avec le dessin. J'aime bien les décors, mais je trouve que les personnages manquaient de dynamisme. J'ai souvent eu l'impression qu'ils étaient inexpressifs et lorsqu'ils éprouvaient une forte émotion (du genre rigoler), ça me semblait manquer d'énergie. Quant au scénario, ça se laisse lire du moment qu'on n'est pas allergique à ce genre de récit, mais c'est pas très captivant. La plupart des récits manquent d'imagination et parfois je trouvais que ça manquait de naturel. Je pense que le principal problème est que comme souvent lorsque les auteurs essaient d'imiter un grand auteur reconnu avec un style personnel, ça ne marche pas parce qu'ils ne maîtrisent pas ce qui a fait la renommée de l'auteur en question (par exemple, comparez les rigolos de services chez Tillieux avec celui de la série). Peut-être que j'aurais mieux accroché si les auteurs avaient décidé de suivre une voie plus personnelle au lieu de faire du sous-Gil Jourdan. Bon, cela reste que ce n'est pas terriblement mauvais et que ça m'a fait passer le temps sans m'ennuyer, mais c'est clairement pas un indispensable et je ne pense pas relire un jour.

13/06/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Mon Dieu ! Je suis atterré qu’on fasse encore des bd dignes des années 50. Toute la bd que je déteste dans son expression est ressuscitée parmi les morts. Je ne croyais pas que je reverrai cela de mon vivant. Les miracles négatifs sont toujours possibles. Les dialogues sont d’une platitude toute épreuve. On ne peut pas dire que la finesse sera la marque de fabrique. C’est comme tout d’ailleurs. J’ai bien compris que les voitures et notamment les anciens modèles et autres véhicules aujourd’hui de collection sont les véritables héros. Toutes les scènes sont construites autour d’elles que cela soit une course poursuite ou autre. Du coup, le scénario demeure assez classique et peu emballant. Par contre, j’ai bien aimé le dessin malgré la ligne claire. Je dois bien avouer que c’est de l’excellente ligne claire. Les détails ne sont pas absents des décors méditerranéens. Le charme essentiel va encore aux magnifiques véhicules bien dessinés. Les collectionneurs seront ravis ainsi que les nostalgiques d’une époque aujourd’hui disparue. Comme dit, il en faut pour tous les goûts et je respecte cela.

05/05/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Mac Arthur a parfaitement résumé les atouts et les limites de cette série. Effectivement, les auteurs s'inspirent fortement de Gil Jourdan et font un gros effort pour restituer l'ambiance, les décors, les costumes et jusqu'aux idiomatismes des années 1950. Comme chez Tillieux, on sent chez eux une vraie passion pour l'automobile, les poursuites endiablées et les accidents spectaculaires. Notons tout de même que, pour sa part, Tillieux vivait dans les années 1950 et qu'il dessinait des voitures modernes dans un univers qui lui était contemporain. Néanmoins, les auteurs atteignent leur but et la nostalgie fonctionne. Mais la série pêche, sur deux points. • D'abord au niveau des scénarios… Le coup du journaliste-enquêteur plus malin que toutes les polices n'est pas neuf, mais je n'ai rien contre. En revanche, Jacques Gipar a davantage de chance que de talent ou de jugeote. S'il a comme capacité principale de conduire comme un pilote de rallye, il n'est ni Jules Maigret, ni Lemmy Caution et la manière dont il dénoue les intrigues est rarement convaincante. D'une façon générale, les personnages manquent tous de charisme et de profondeur. Par ailleurs, les dialogues sont plats et tirent souvent à la ligne. Exemple : Gipar arrive à l'hôtel à Saulieu (!), dialogue avec la réceptionniste : « – Bonjour mademoiselle, vous avez une chambre ? – Bonjour Monsieur, bien sûr… Voilà. Ici, vous serez très bien ! – Merci Mademoiselle ! – Ho ! Appelez-moi Julie – Bien ! Merci…, Julie ! »… Hormis le fait que Gipar drague avec la finesse d'un VRP, c'est de la littérature de CM2 ; on est loin d'Audiard ! Autre problème, l'humour est effectivement aux abonnés absents… C'est fort ennuyeux pour une série qui lorgne vers les classiques de la BD franco-belge. • Venons-en au dessin… Pas mauvais, dans le sens où les personnages sont correctement croqués (même s'ils ont un peu tous la même tête inexpressive et qu'on ne les identifie pas spontanément à cause de leur absence de personnalité). L'auteur est bon en ce qui concerne les véhicules (c'est d'ailleurs l'argument n°1 des éditions Paquet et de leur collection “Calandre”), mais ils semblent souvent flotter dans le décor. Quand aux décors, justement, leur rendu est très variable. Peu de plans larges, sauf quand il s'agit de montrer que la série est bien documentée (photos d'époque à l'appui à la fin des albums), le reste du temps, on cadre serré, on limite les détails. Le rendu général manque donc de finesse, comme si les planches étaient prévues pour une publication en petit format et qu'on les avait trop agrandies pour produire les albums. Pour résumer, au bout de six albums, la série n'a pas vraiment trouvé un rythme de croisière (ou alors c'est une croisière en barque), pire, elle s’essouffle. Comparer Les aventures de Jacques Gipar à Gil Jourdan, c'est mettre sur le même plan Le Deuxième Souffle (la version d'origine de Jean-Pierre Melville de 1966, pas le remake merdique de 2007 !) et un épisode de Louis la Brocante. Une série d'albums réalisés consciencieusement et pas plus mauvais que bien d'autres, certes, mais qui n'ont pas grand chose pour sortir du lot. Je leur donne un (petit) trois étoiles. Mais je n'en conseille pas l'achat, sauf aux nostalgiques inconditionnels des Simca.

16/09/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Cette série dispose de plusieurs atouts pour plaire aux amateurs de franco-belge des années 60-70. A commencer par un trait vif et lisible, directement inspiré de l’œuvre de Maurice Tillieux (on est même encore plus proche du Gos période Gil Jourdan). Ensuite, il y a la structure de ces récits : une histoire par tome pour les deux premiers tomes, tandis que le troisième est un recueil de courts récits. Puis vient l’époque illustrée : les années 50. Enfin, le cadre : chaque récit se déroule sur une route française mythique. Tout pour plaire à l’amateur du genre que je suis… et pourtant… Pourtant deux problèmes vont survenir dans ma lecture. D’une part, le manque d’humour. Soit qu’il est oublié, soit qu’il est mal amené, l’humour présent dans cette série est insuffisant à me satisfaire. Problème d’écriture dans les dialogues ? Ellipses malheureuses ? Manque de charisme des seconds rôles ? Un peu de tout cela, alors que la base, elle, est bien là ! Le personnage central se voit en effet affublé d’un compagnon fainéant et voyou (à la manière d’un Libellule pour « Gil Jourdan »), victime toute désignée pour les gags visuels. Mais celui-ci n’est que très peu présent et n’a pas de sens de la répartie. Pour exemple, ce personnage se trouve à un moment obligé de s’expliquer avec la maréchaussée. L’occasion était belle pour une joute verbale mais au lieu de cela, les auteurs optent pour l’ellipse. Nous ne saurons jamais ce qui aura été dit et nous retrouverons ce malheureux personnage au sortir d’un institut psychiatrique, lieu où il fût amené, justement, à cause de ses propos… que nous devons malheureusement nous contenter de supposer très confus. Et à côté de ces personnages, c’est un peu le vide. Les seconds rôles occasionnels, lorsqu’ils ont du charisme, sont souvent bien trop sérieux. Ensuite, il y a les intrigues en elles-mêmes. Bien trop évidentes, bien trop prévisibles, bien trop faciles à résoudre (d’autant plus que le hasard fait souvent bien les choses). Un peu plus de fantaisie et d’originalité à ce point de vue serait vraiment bienvenu. Au final, voilà une série qui dispose d’un véritable potentiel, mais qui ne parvient pas à me convaincre. 3/5 quand même, pour la qualité de son dessin et le soin apporté aux décors (tant au niveau de l’époque que pour les lieux traversés). --------------------------------------------------------------------------------------------------------- Petit ajout après lecture du quatrième tome : Rien de changé sinon que cette enquête policière est moins évidente que les précédentes. Malheureusement, Thierry Dubois est à mes yeux tombé dans l'excès inverse, puisque son coupable me semble dépourvu de toute motivation valable (du moins pour le pousser aux crimes à répétition). Par ailleurs, si les premières histoires permettaient de présenter une route mythique, celle-ci nous propose une voiture tout aussi mythique : une Arronde. Mais, bon, comme pour les tomes précédents, cet élément fait plus partie du décors qu'il ne joue un rôle dans la construction de l'intrigue. Pour la qualité du dessin et le parfum vintage de la série, je demeure à "pas mal" mais cette série devrait encore progresser à plusieurs niveaux (intrigues plus prenantes, humour plus présent, évolution du personnage de Petit Breton qui jusqu'à présent ne sert pas à grand chose, et une utilisation plus marquante du décors pour que celui-ci justifie la présence de la série dans une collection dédiée aux voitures... car se contenter de présenter une route ou une voiture en fin d'album, c'est un peu léger) pour que j'en conseille l'achat. A lire à l'occasion, donc...

26/07/2012 (MAJ le 21/01/2013) (modifier)