DareDevil - Guerre et amour (DareDevil: Love and War)

Note: 2.7/5
(2.7/5 pour 10 avis)

La bien-aimée du Caïd refuse de parler depuis des années. Alors, le roi de la pègre embauche de force un psychologue pour l’aider. Mais l’aveugle cornu en collants rouges veille…


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Sous des dehors bourrus de gros salaud assassin, le Caïd, seigneur du crime, a un cœur. Il est fou amoureux d’une jeune femme, Vanessa. Mais celle-ci est dans un état semi-comateux depuis des années. Pour la guérir de son mutisme prolongé, il va s’attacher les services d’un éminent psychologue. Pour le forcer à travailler pour lui avec toute la passion nécessaire, il fait kidnapper son épouse, une belle aveugle. Mais DareDevil ne l’entend pas de cette oreille (il est aveugle, pas sourd*) et décide de sauver la belle des griffes du Caïd. *J’ai honte.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1989
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série DareDevil - Guerre et amour
Les notes (10)
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06/11/2002 | Cassidy
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L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai encore voulu voir une autre version de mon Daredevil préféré, et encore une fois, rien à faire, pour moi, c'est lamentable. De toute façon avec Miller qui a relancé le personnage dès la fin des années 70, je m'attendais à quelque chose de tordu ou de spécial. L'histoire en elle-même n'est pas le pire, encore que ça soit très noir, très sombre, mais d'aspect confus et à laquelle je n'ai sans doute pas compris grand chose...mais ceci est secondaire quand je vois l'aspect graphique ; ouah, quelle horreur ! le dessin de Sienkiewicz est probablement le plus hideux que j'ai vu sur des versions modernes de super-héros, terriblement brouillon, vitreux, brumeux, brut quoi... et ça ne peut que me révulser quand on a connu comme moi les graphismes à la Gene Colan ou Kirby. Pour un vieux fan comme moi, c'est donc une nouvelle et profonde déception.

14/04/2014 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaendoul

Oula, attention ovni ! Le dessin est très original. Moi je n'y ai pas trop accroché...trop froid, trop anguleux. De plus, la mise en page est un peu étrange et n'aide pas à la compréhension du récit. Ce dernier est d'ailleurs fort confus, on a du mal à comprendre la relation entre les personnages (notamment le caïd et sa ...femme?) et certains personnages n'ont vraiment rien à faire là et prennent de la place pour rien (le psychopathe qui se prend pour un chevalier). Bref, c'est très brouillon, le style graphique est bizarre et le tout est difficilement compréhensible. Je manque sans doute de connaissances de l'univers de Daredevil pour comprendre cette histoire. A réserver aux fans du personnage.

07/09/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5

Je découvre ou plutôt redécouvre Daredevil dans cet album qui m'a emmené loin des sentiers battus et de mes classiques en matière de comics. La plus grosse connaissance que j'ai du casse-cou s'est faite par le biais du film sorti en 2003...C'est dire mon niveau ! autant le dire tout de suite, cet album n'a rien à voir avec ce que j'attendais. Ceci explique aussi surement en partie pourquoi j'ai autant aimé cet album. Etre pris au dépourvu et se faire emporter sans pouvoir lutter est une sensation agréable. le scénario n'a rien de très dynamique ; pas de grande bataille, pas de conflit, pas de bagarre. L'opposition ici se fait à distance entre Daredevil et le caïd. Très peu de dialogues, mais beaucoup de voix-off nous faisant rentrer dans les pensées intimes des personnages. Du coup, les plus sombres pensées peuvent nous être livrées, nous emmenant sur des sentiers glissants, surtout par l'entremise de l'homme de main du caïd, drogué à mort, avec une tête effrayante, son affection pour une femme tourne à l'obsession, et avec Daredevil, il y a de fortes chances que cela soit une obsession mortelle... C'est donc un drame auquel nous avons à faire, un drame plus psychologique que physique. Toute la violence est psychologique, les rares moments "physiques", finalement, deviennent banals et seules les pensées qui nous sont livrées prennent de l'ampleur. Un scénario livré de main de maitre. Ce scénario noir est porté par le dessin et les couleurs magnifiques de Sienkiewicz. Là encore, rien à voir avec les comics des années 70-80 en ligne claire et aux couleurs criardes. ici, le dessin est encore plus sombre, plus torturé que la santé mentale des personnages. D'une parfaite lisibilité malgré le style assez brut, la maitrise de son art est un plaisir pour les yeux. Les 2 auteurs se sont parfaitement trouvés et parfaitement compris. Le travail final, pour ma part aux antipodes de mes connaissances des comics, est une découverte que tout le monde devrait expérimenter.

07/06/2012 (modifier)
Par Ems
Note: 1/5

Je n'ai jamais été fan de Daredevil, je le connais peu d'ailleurs. Ce n'est pas avec ce one shot que mes connaissances vont progresser, ni mon intérêt pour ce héros. Le dessin ne m'a pas plu du tout avec ses couleurs baveuses, la narration est pénible limite prétentieuse. L'histoire est limitée, le scénario m'a paru fait de beaucoup de vides. A ce niveau de rejet, la lecture fut une réelle perte de temps...

05/03/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Au début, je n'aimais pas le dessin que je trouvais moche, mais à la fin je trouvais ce style joli et original. Dommage que je ne peux pas en dire autant du scénario. L'histoire ne contient rien qui m'a captivé. L'idée de départ est bonne, mais elle est développée de façon peu intéressante. Le scénario est aussi un peu confus par moment car on change souvent de point de vue sans être averti. Et puis je ne comprends pas trop pourquoi le Caïd kidnappe la femme du psychologue qu'il a engagé. C'est vraiment n'importe quoi !

12/07/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

J'ai abordé cette histoire en me disant que je l'avais déjà lue... Etrange... Il faut dire que j'étais un "gros" lecteur des productions Marvel dans les années 80. Et Daredevil était l'un de mes personnages favoris. Mais, curieusement, je n'ai pas retrouvé dans cette histoire le parfum que je connaissais dans mes vieux Strange... Peut-être parce que le côté onirique est ici plus accentué, peut-être parce que le dessin de Sienkiewicz n'est pas celui que je préfère, peut-être que cette atmosphère éthérée me semble un peu surannée... Allez savoir. Je ne nie pas le talent graphique de Sienkiewicz, simplement il ne me plaît pas. Je trouve que ça manque de caractère, d'épaisseur... Mais par contre, l'écriture de Frank miller est magnifique ! Quel talent d'écrivain, gâché par une fin que je n'ai pas comprise... Que devient la femme de Fisk ?

21/02/2005 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5

Le dessin de Bill Sienkiewicz est tout simplement superbe. Inventif, troublant, pas toujours super évident à suivre mais tout simplement génial. Il enferme tant de trouvailles graphiques. Il vient justement contrebalancer un scénario un brin trop prévisible et pas spécialement palpitant. En fait ce qui marche le mieux dans cette bd, c'est le caractère étrange, décalé, de chaque séquence et la manière dont elles sont mises en scène, plus que leur véritable contenu dramatique. Le scénario est, dans sa trame principal, plutôt banal, je trouve. En tout cas, on a connu Miller plus original. A lire! Mais à réserver avant tout aux fans des deux auteurs.

12/08/2003 (modifier)
Par Zeitgeist
Note: 5/5

Le Caïd est désespéré : sa femme et amour de sa vie, Vanessa a sombré dans une espèce d'autisme et refuse de lui parler... Il fait venir de Paris un certain Paul Lunda, éminent psychanalyste et sa femme Cheryl qui a comme particularité d'être atteinte de cécité... Pour être sûr que Lunda mette le plus de diligence et d'assiduité possible pour soigner Vanessa, Wilson Fisk fait enlever Cheryl par Victor un junkie complètement disjoncté de la réalité et mythomane à ses heures. C'est là que Daredevil, alors en pleine croisade contre le caïd, vient mettre son grain de sel sous les bons auspices du sieur Turk... La passion selon Frank Miller : Grandeur et décadence de ceux qui en sont victimes, car comme disait Pier Paolo Pasolini la passion n'obtient jamais de pardon... La passion pour laquelle tout être humain est capable des pires atrocités comme des gestes d'un altruisme insoupçonné (très bien évoqué par FM avec le parallèle Victor/Wilson)... Passion pour une femme (Le Caïd, Paul Lunda), pour la drogue (Victor), pour la justice aussi (DD). Même si le protagoniste absolu de ce récit reste le Caïd... Rarement on l'aura vu sous sa carapace de rhinocéros si vulnérable si désespéré, si malheureux aussi et luttant pour conserver toute sa lucidité malgré toute sa tristesse...Et on ne peut qu'éprouver de la sympathie et de la compassion et à l'instar de Daredevil à la fin, prier pour cet homme en dépit de tous les crimes qu'il a pu commettre par le passé... Cette histoire chargée d'émotion est évidemment sublimé par Sienkiewicz qui quand il donne toute la mesure de sa "zampata del genio" montre combien des gens comme Dave McKean, J.J Muth, Scott Hempel, Kent Williams, George Pratt, David Mack et Ashley Woods devraient lui ériger un monument. Chaque planche est un tableau (il faut voir sa représentation du Caïd, époustouflante et encore meilleure que celle de Miller si c'est possible, avec ce gilet-tapisserie) impressionniste au pinceau ou par le biais de simples crayonnées, le tout souligné par une mise en couleur somptueuse avec des tons pastels qui restent littéralement gravés dans vos pupilles... Vraiment Sienkiewicz est sans doute le seul de son école qui arrive à faire des planches d'une beauté trouble (c'est pour cela que parfois je regarde le monde sans mes lunettes) à vous donner les frissons. Il n'utilise pas son trait pour n'illustrer que le sordide, mais arrive à saisir mieux que personne toute la beauté d'un couché de soleil sans tomber dans les clichés... Alors pour tout cela, pour être capables de nous faire rire, pleurer et rêver à partir de deux simples dimensions, pour nous faire parvenir dans une autre dimension à l'atmosphère qui nous permet de voir l'autre côté de la réalité (celle du rêve) qui d'habitude est voilée et opaque, merci Messieurs Miller et Sienkiewicz ...

03/05/2003 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5

Vu que le film avec Ben Affleck est prévu pour bientôt, on risque de voir pas mal de titres basés sur ce personnage débarquer chez nous. Ca commence avec cette réédition d’une BD de 86 (qui a déjà été publiée chez Comics USA sous le même titre, je crois que c’était en 89), signée par deux grands noms du comic. Contrairement à pas mal de comics de cette époque, le dessin n’a pas vieilli. Il faut dire que le style de Sienkiewicz est très spécial et n’a rien à voir avec celui des dessinateur habituels de DareDevil. Ca ne plaira pas à tous le monde… Moi, je trouve ça super classe. Le scénar, par contre… C’est pas que ça ait vieilli, mais disons que ce n’est pas particulièrement palpitant… Il aurait peut-être fallu développer tout ça un peu plus, là c’est un peu court. Pas ennuyeux, pas palpitant ; intéressant pour les fans de Miller et/ou Sienkiewicz et/ou DareDevil, mais sans plus…

06/11/2002 (modifier)
Par Marv'
Note: 4/5

Frank Miller au scénario et Bill Sienkiewicz aux crayons, dès le départ, tout est dit ou presque. La force narrative de Miller alliée au trait somptueux de Sienkiewicz nous mènent tout au long de ce bel album. L'intrigue se noue autour de 3 axes principaux que représentent les 3 personnages centraux : Wilson Fisk, le Caïd maître incontesté de la pègre new-yorkaise, Matt Murdock alias Daredevil son ennemi de toujours et Victor, homme de main du Caïd, accro aux amphétamines. Dans cette histoire, ce sont assurément les bad guys les plus intéressants d'un point de vue psychologique. La souffrance morale du Caïd tranche avec son statut d'impitoyable parrain du crime, quant à Victor, ses excès de drogue le plongent dans un délire effrayant et touchant à la fois. Physiquement à l'opposé l'un de l'autre, Sienkiewicz nous dépeint un Wilson Fisk énorme, rond et très élégant, et un Victor sec, incisif, sauvage. Graphiquement il n'y a rien à redire, le dessin en couleurs directes donne à cette histoire de super-héros un côté plus intimiste que spectaculaire. La narration à la première personne qu'affectionne tout particulièrement Miller, fonctionne encore une fois à merveille. Le Caïd, capable des pires atrocités tant que cela sert ses intérêts agit cette fois par amour, ce qui donne une réelle force dramatique supplémentaire à l'intrigue générale. Victor, sous amphét' se prend d'amour pour celle qu'il a kidnappée pour Fisk, et Daredevil n'est pas insensible non plus aux charmes de la belle otage. Les sentiments sont en fait le moteur des personnages, le coeur de l'histoire. Comment faire une belle histoire d'amours intimistes avec des persos de comics plutôt connus pour leurs collants et leurs aptitudes à se castagner à longueur d'épisodes ? Demandez à Miller et Sienkiewicz, et surtout lisez cette BD, vous serez agréablement surpris !

06/11/2002 (modifier)