Univers déganté, sexe, violence, satanisme. Le tout propulsé dans un opus en 6 tomes avec toujours plus de sang, de sexe et de violence.
Comment dire. Evidemment que je n’ai pas pris l’histoire au premier degré et je dois même avouer que les micro blagues présentes un peu partout sur les planches sont très basiques et parfois drôles. Pourtant franchement ça ne passe pas. Dessin bourré d’erreurs, couleurs criardes, héros dans des positions toujours invraisemblables, scénario répétitif et poussif ; il n’y a finalement rien à tirer de cette BD.
Alors certains diront que c’est pour pré-ado en mal de sexe et de violence pour marquer une insoumission ou voir des bombes sexuelles dans un univers SM. Certes mais dans ce cas il y a d’autres trucs bien mieux…
Je soupire car il n'est pas aisé de qualifier un travail visiblement intense de très mauvais. En fait l'adaptation du roman d'origine à la BD n'a pas réussi, et ma foi c'est excusable.
Le premier défaut qui m'a sauté aux yeux, c'est qu'on se demande tout le temps si on n'a pas raté plusieurs pages. Sans cesse de nouveaux éléments arrivent, qui étaient bien cohérents dans le roman, mais qui sont si surprenants dans la BD qu'on a l'impression d'être projeté un tome plus loin.
La BD ne se suffit donc pas à elle-même. Elle en devient quasiment incompréhensible, une sorte de collage incohérent de vignettes sélectionnées dans le roman. Probablement les scénaristes n'ont pas eu le droit de rechercher leur propre inspiration, leur propre fil conducteur, et ont du accumuler à chaque page les preuves qu'ils ne s'écartaient pas de l'original, et n'en omettaient rien. Alors qu'il aurait fallu évidemment les laisser créer une histoire légèrement retravaillée, mais adaptée au format BD.
Quant au dessin, on y perçoit des mains de professionnels certes, mais surtout on y devine un rythme de travail effréné, le nez dans le guidon, qui n'a pas laissé le temps de bien faire. Il fallait livrer, c'était charrette, et ça se voit.
Au total, un fiasco, certes, mais étant donné les délais de commande et le travail collectif, on peut difficilement estimer que les auteurs sont responsables de quoi que ce soit, et d'ailleurs je pense que le véritable auteur c'est la personne qui a coordonné les efforts dans la maison d'édition. Et cette personne là n'a pas laissé la qualité émerger.
C’est alléché par le nom de Renaud Garreta (dessinateur de Fox One) et la publicité qui vantait le réalisme de cette histoire (en rapport avec l’actualité politico-économique) que j’ai été convaincu par l’achat des deux premiers tomes.
Je n’ai pas trop envie de résumer l’histoire pour la simple raison que celle-ci est assez complexe comme ça puisqu’elle démarre en Tchétchénie pour ensuite se baser dans une république bananière (pour les deux premiers tomes de la série) avec des séquences dans d’autres pays avec d’autres personnages...
Le gros problème de ce début de série est que je me demande encore pourquoi le scénariste, Jean-Claude Bartoll, a ressenti le besoin de nous conter les péripéties de l’héroïne, Najah, en Tchétchénie car la suite de l’histoire n’en fait pas mention… ok, ça nous aide à savoir un peu plus le passé qui est Najah mais était-il indispensable d’en parler ?
Pour le reste, « Insiders » présente beaucoup de défauts aussi bien au niveau de la narration et que dans le scénario en lui-même…
La bd est truffée de nombreux textes en voix off avec plein d’astérisques pour expliquer les termes techniques ou d’actualité que cela en devient rapidement indigeste.
Ensuite, concernant l’héroïne, le lecteur a encore une fois le droit a une superbe nana hyper entraînée capable de se sortir des situations les plus complexes… j’ai eu l’impression de suivre une version féminine de Tom Cruise dans « Mission Impossible ». De plus, que dire des séquences parfaitement inutiles comme celle où elle saute d’une falaise dans le premier tome ?
Au niveau de la narration, l’histoire est parsemée tellement d’allers retours entre les protagonistes qui sont dans des lieux différents qu’il faut très souvent revenir en arrière pour bien saisir la trame de ce récit.
Le dessin de Renaud Garreta n’arrive pas à gommer les faiblesses du scénario, je dirais même que son coup de patte n’est pas à la hauteur de ce qu’il nous avait offert pour sa précédente série « Fox one ».
Quand j’ai feuilleté « Insiders » pour la première fois, je n’ai pas du tout reconnu le style de Renaud Garreta, il faut dire qu’il est complètement différent de ce qu’il avait réalisé pour « Fox one ».
Pour « Insiders », l’auteur nous présente un graphisme basé essentiellement sur l’encrage, le résultat donne un dessin réaliste qui n’a rien à envier à celui de William Vance (XIII, Bruce J. Hawker, etc…). Personnellement, ce n’est pas ce type de dessin que j’apprécie le plus dans la bd.
« Insiders » est une série que je n’ai pas du tout aimée. Le scénario m’est apparu très complexe et la narration m’a semblé très médiocre. L’héroïne est un ersatz féminin de Largo Winch et de XIII, elle est super canon et a des capacités de combats qui me l’ont rapidement rendu antipathique. Quant au dessin de Renaud Garreta, son coup de patte réaliste est très correct mais je ne suis pas vraiment fan de ce genre de style. Une forte déception finalement…
Dépassé. C'est le mot qui caractérise le mieux cette série (qui se limite à cet album faute de succès).
Au niveau du texte, on est devant un scénario d'espionnage portant sur la fin de la Guerre Froide ultra-classique et prévisible, à des dialogues banals et des parenthèses descriptives et pédagogiques qui coupent maladroitement le récit.
En terme d'illustrations, l'anatomie des personnages n'est pas toujours respectée, les scènes d'action sont molles et les décors simplistes.
Agent Spécial est donc littéralement écrasé par les XIII, Bruno Brazil, Largo Winch et autres récits d'espionnage et d'aventure contemporains.
Difficile de croire que cette BD a été édité en 1993 tant elle ferait aisément 20 ans de plus. Il faut évidemment l'éviter.
Ps : je l'avais acheté pour le titre du tome 1: "Le Roumain", or il n'est jamais question de la Roumanie...
C’est à mon maître spirituel, J.P. Van Hamme (bien, J.P.), que je dois la compréhension du mystère ultime de la BD : le blanc...
En effet, tu ne t’en es sans doute pas rendu compte, toi lecteur néophyte, mais il y a du blanc entre les cases, et ça qui fait qu’on y comprend quelque chose, car sinon, ben, les cases elles seraient mélangées, et on saurait plus où ça commence, et où ça finit !
C’est donc mon ami J.P.V.H. qui m’a fourni cette clé précieuse : sans le blanc, y’aurait pas de BD !
Rapaces est justement une des ces Bds essentielles où j’ai pu expérimenter toute la puissance et l’utilité du blanc.
D’abord, vous croyez que l’intérêt se situe dans les cases. Mais non, bêta qu’on est !, hu hu hu, l’intérêt, il est dans le blanc qu’il y a là entre les cases. Et sinon, hein, bande d’idiots, pourquoi le dessinateur il s’ennuierait à laisser du blanc, alors qu’il pourrait utiliser toute la page ?
Sont malins ces créateurs de BD, car les clés, ils te les donnent pas tout de suite. D’abord, ils te font croire qu’il y a quelque chose dans les cases. Ça semble intéressant. C’est le tome 1.
Puis vient le tome 2, et tu commences à prendre conscience que l’intérêt des cases diminue fortement. Et vient le tome 3, et la révélation mystique : bien sûr que non, couillon de geek que je suis, l’intérêt peut pas résider dans les cases, il est dans le blanc !
C’est reposant le blanc, c’est lumineux, c’est vide comme mon cerveau, et comme la direction que prend le scénario. Alors, soudain, le couillon de geek s’élève. Il prend conscience de toute la puissance du vide. Il connaît l’extase.
C’est fort, c’est intense. Et on en revient difficilement.
A 10.000 lieues de ce que furent les Frères Marx...
C'est plat, c'est figé et en plus, il manque des tas de morceaux importants de leurs vies !
Du dessin ou des photos mal décalquées ?
Même pas une bonne bio... Snif !
J'adore le dessin réaliste et sensuel de Ikegami (Sanctuary, Nouvelles de littérature japonaise, Strain, Heat), et j'adore le film de Christophe Gans, reprenant les deux premiers tomes du manga. Mais le manga, même après avoir essayé plusieurs fois de le lire posément (à quelques années d'intervalle, dans deux éditions différentes) m'insupporte : je le trouve vulgaire, bête et insipide.
Le problème vient vraisemblablement du scénariste (déjà auteur du "culte", miteux à mes yeux, Lone Wolf & Cub) qui ne sait vraiment pas raconter ses histoires (elles ont pourtant l'air bien riche, mais la mise en scène pêche vraiment à mes yeux).
J'ai lu cet album par pure curiosité parce que j'en avais entendu parler (et pas en bien) sur le net et je voulais me faire une opinion. Autrement, je ne m'y serais clairement pas intéressé : la satire politique, même réussie, m'indiffère, et les albums de biographie de personnages célèbres, aussi satyriques soient-ils, m'emmerdent profondément. Et quand en plus l'album aborde le sujet de la famille Le Pen dont moins j'en entends parler mieux je me porte, je ne partais vraiment pas conquis.
Mais c'est encore pire que je le craignais.
Franchement, sans détour, j'ai trouvé cet album carrément nul.
Le dessin est déjà plus que médiocre. Il semble chercher à s'apparenter vaguement au style de Charb ou Luz mais je le trouve moche et pénible à lire.
C'est surtout le scénario que je trouve vraiment mauvais : le degré zéro de l'humour. La caricature est tellement appuyée que ce n'en est vraiment plus drôle du tout. L'humour tourne régulièrement autour des bas instincts et des fluides corporels : pipi, caca, bave, prout, baise, beurk ! C'est... affligeant ! Et tellement gratuit... J'ai eu une véritable peine à parcourir les pages de cette BD sans la refermer avec un mélange de dégoût, de colère et de pitié.
A se demander comment un tel truc peut être publié et surtout pourquoi ?
Cet album n'atteint aucun but : ni de faire rire, ni de nous informer, ni de se moquer de la famille Le Pen puisque ce sont plutôt les auteurs qui se ridiculisent en produisant un tel ouvrage.
C'est mauvais, tout simplement mauvais.
Une Xième déception...
Heureusement qu'il ne s'agit que d'un emprunt.
Je me faisais une joie de lire une BD sur laquelle apparaissait le nom de Lovecraft.
Dès la première page, je fus calmé, ça ne passait pas avec le dessin, trop sale à mon goût.
Niveau scénario, ces histoires sont trop courtes et donc insuffisamment développées.
Je n'ai pas pris de plaisir à lire cette oeuvre.
Difficile de mettre autre chose que 1/5 pour l'ensemble car il n'y a rien qui me pousse à aller jusqu'au 2/5.
Un traitement novateur au niveau du dessin qui ne fait que masquer le niveau ras des pâquerettes de l'ouvrage.
Je ne comprends vraiment pas le parcours de Crisse, mais je sais que je n'ai vraiment plus envie de lire ses productions et encore moins de les acheter.
C'est facile de pomper des légendes, faut il encore savoir romancer et apporter de la contenance...
Même le dessin, avec quelques qualités, m'a rebuté.
C'est désespérant, mais si cela plait à d'autres, tant mieux.
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Univers déganté, sexe, violence, satanisme. Le tout propulsé dans un opus en 6 tomes avec toujours plus de sang, de sexe et de violence. Comment dire. Evidemment que je n’ai pas pris l’histoire au premier degré et je dois même avouer que les micro blagues présentes un peu partout sur les planches sont très basiques et parfois drôles. Pourtant franchement ça ne passe pas. Dessin bourré d’erreurs, couleurs criardes, héros dans des positions toujours invraisemblables, scénario répétitif et poussif ; il n’y a finalement rien à tirer de cette BD. Alors certains diront que c’est pour pré-ado en mal de sexe et de violence pour marquer une insoumission ou voir des bombes sexuelles dans un univers SM. Certes mais dans ce cas il y a d’autres trucs bien mieux…
La Compagnie des Glaces
Je soupire car il n'est pas aisé de qualifier un travail visiblement intense de très mauvais. En fait l'adaptation du roman d'origine à la BD n'a pas réussi, et ma foi c'est excusable. Le premier défaut qui m'a sauté aux yeux, c'est qu'on se demande tout le temps si on n'a pas raté plusieurs pages. Sans cesse de nouveaux éléments arrivent, qui étaient bien cohérents dans le roman, mais qui sont si surprenants dans la BD qu'on a l'impression d'être projeté un tome plus loin. La BD ne se suffit donc pas à elle-même. Elle en devient quasiment incompréhensible, une sorte de collage incohérent de vignettes sélectionnées dans le roman. Probablement les scénaristes n'ont pas eu le droit de rechercher leur propre inspiration, leur propre fil conducteur, et ont du accumuler à chaque page les preuves qu'ils ne s'écartaient pas de l'original, et n'en omettaient rien. Alors qu'il aurait fallu évidemment les laisser créer une histoire légèrement retravaillée, mais adaptée au format BD. Quant au dessin, on y perçoit des mains de professionnels certes, mais surtout on y devine un rythme de travail effréné, le nez dans le guidon, qui n'a pas laissé le temps de bien faire. Il fallait livrer, c'était charrette, et ça se voit. Au total, un fiasco, certes, mais étant donné les délais de commande et le travail collectif, on peut difficilement estimer que les auteurs sont responsables de quoi que ce soit, et d'ailleurs je pense que le véritable auteur c'est la personne qui a coordonné les efforts dans la maison d'édition. Et cette personne là n'a pas laissé la qualité émerger.
Insiders
C’est alléché par le nom de Renaud Garreta (dessinateur de Fox One) et la publicité qui vantait le réalisme de cette histoire (en rapport avec l’actualité politico-économique) que j’ai été convaincu par l’achat des deux premiers tomes. Je n’ai pas trop envie de résumer l’histoire pour la simple raison que celle-ci est assez complexe comme ça puisqu’elle démarre en Tchétchénie pour ensuite se baser dans une république bananière (pour les deux premiers tomes de la série) avec des séquences dans d’autres pays avec d’autres personnages... Le gros problème de ce début de série est que je me demande encore pourquoi le scénariste, Jean-Claude Bartoll, a ressenti le besoin de nous conter les péripéties de l’héroïne, Najah, en Tchétchénie car la suite de l’histoire n’en fait pas mention… ok, ça nous aide à savoir un peu plus le passé qui est Najah mais était-il indispensable d’en parler ? Pour le reste, « Insiders » présente beaucoup de défauts aussi bien au niveau de la narration et que dans le scénario en lui-même… La bd est truffée de nombreux textes en voix off avec plein d’astérisques pour expliquer les termes techniques ou d’actualité que cela en devient rapidement indigeste. Ensuite, concernant l’héroïne, le lecteur a encore une fois le droit a une superbe nana hyper entraînée capable de se sortir des situations les plus complexes… j’ai eu l’impression de suivre une version féminine de Tom Cruise dans « Mission Impossible ». De plus, que dire des séquences parfaitement inutiles comme celle où elle saute d’une falaise dans le premier tome ? Au niveau de la narration, l’histoire est parsemée tellement d’allers retours entre les protagonistes qui sont dans des lieux différents qu’il faut très souvent revenir en arrière pour bien saisir la trame de ce récit. Le dessin de Renaud Garreta n’arrive pas à gommer les faiblesses du scénario, je dirais même que son coup de patte n’est pas à la hauteur de ce qu’il nous avait offert pour sa précédente série « Fox one ». Quand j’ai feuilleté « Insiders » pour la première fois, je n’ai pas du tout reconnu le style de Renaud Garreta, il faut dire qu’il est complètement différent de ce qu’il avait réalisé pour « Fox one ». Pour « Insiders », l’auteur nous présente un graphisme basé essentiellement sur l’encrage, le résultat donne un dessin réaliste qui n’a rien à envier à celui de William Vance (XIII, Bruce J. Hawker, etc…). Personnellement, ce n’est pas ce type de dessin que j’apprécie le plus dans la bd. « Insiders » est une série que je n’ai pas du tout aimée. Le scénario m’est apparu très complexe et la narration m’a semblé très médiocre. L’héroïne est un ersatz féminin de Largo Winch et de XIII, elle est super canon et a des capacités de combats qui me l’ont rapidement rendu antipathique. Quant au dessin de Renaud Garreta, son coup de patte réaliste est très correct mais je ne suis pas vraiment fan de ce genre de style. Une forte déception finalement…
Agent spécial
Dépassé. C'est le mot qui caractérise le mieux cette série (qui se limite à cet album faute de succès). Au niveau du texte, on est devant un scénario d'espionnage portant sur la fin de la Guerre Froide ultra-classique et prévisible, à des dialogues banals et des parenthèses descriptives et pédagogiques qui coupent maladroitement le récit. En terme d'illustrations, l'anatomie des personnages n'est pas toujours respectée, les scènes d'action sont molles et les décors simplistes. Agent Spécial est donc littéralement écrasé par les XIII, Bruno Brazil, Largo Winch et autres récits d'espionnage et d'aventure contemporains. Difficile de croire que cette BD a été édité en 1993 tant elle ferait aisément 20 ans de plus. Il faut évidemment l'éviter. Ps : je l'avais acheté pour le titre du tome 1: "Le Roumain", or il n'est jamais question de la Roumanie...
Rapaces
C’est à mon maître spirituel, J.P. Van Hamme (bien, J.P.), que je dois la compréhension du mystère ultime de la BD : le blanc... En effet, tu ne t’en es sans doute pas rendu compte, toi lecteur néophyte, mais il y a du blanc entre les cases, et ça qui fait qu’on y comprend quelque chose, car sinon, ben, les cases elles seraient mélangées, et on saurait plus où ça commence, et où ça finit ! C’est donc mon ami J.P.V.H. qui m’a fourni cette clé précieuse : sans le blanc, y’aurait pas de BD ! Rapaces est justement une des ces Bds essentielles où j’ai pu expérimenter toute la puissance et l’utilité du blanc. D’abord, vous croyez que l’intérêt se situe dans les cases. Mais non, bêta qu’on est !, hu hu hu, l’intérêt, il est dans le blanc qu’il y a là entre les cases. Et sinon, hein, bande d’idiots, pourquoi le dessinateur il s’ennuierait à laisser du blanc, alors qu’il pourrait utiliser toute la page ? Sont malins ces créateurs de BD, car les clés, ils te les donnent pas tout de suite. D’abord, ils te font croire qu’il y a quelque chose dans les cases. Ça semble intéressant. C’est le tome 1. Puis vient le tome 2, et tu commences à prendre conscience que l’intérêt des cases diminue fortement. Et vient le tome 3, et la révélation mystique : bien sûr que non, couillon de geek que je suis, l’intérêt peut pas résider dans les cases, il est dans le blanc ! C’est reposant le blanc, c’est lumineux, c’est vide comme mon cerveau, et comme la direction que prend le scénario. Alors, soudain, le couillon de geek s’élève. Il prend conscience de toute la puissance du vide. Il connaît l’extase. C’est fort, c’est intense. Et on en revient difficilement.
Une nuit chez les Marx
A 10.000 lieues de ce que furent les Frères Marx... C'est plat, c'est figé et en plus, il manque des tas de morceaux importants de leurs vies ! Du dessin ou des photos mal décalquées ? Même pas une bonne bio... Snif !
Crying freeman
J'adore le dessin réaliste et sensuel de Ikegami (Sanctuary, Nouvelles de littérature japonaise, Strain, Heat), et j'adore le film de Christophe Gans, reprenant les deux premiers tomes du manga. Mais le manga, même après avoir essayé plusieurs fois de le lire posément (à quelques années d'intervalle, dans deux éditions différentes) m'insupporte : je le trouve vulgaire, bête et insipide. Le problème vient vraisemblablement du scénariste (déjà auteur du "culte", miteux à mes yeux, Lone Wolf & Cub) qui ne sait vraiment pas raconter ses histoires (elles ont pourtant l'air bien riche, mais la mise en scène pêche vraiment à mes yeux).
Les Malheurs de Marine
J'ai lu cet album par pure curiosité parce que j'en avais entendu parler (et pas en bien) sur le net et je voulais me faire une opinion. Autrement, je ne m'y serais clairement pas intéressé : la satire politique, même réussie, m'indiffère, et les albums de biographie de personnages célèbres, aussi satyriques soient-ils, m'emmerdent profondément. Et quand en plus l'album aborde le sujet de la famille Le Pen dont moins j'en entends parler mieux je me porte, je ne partais vraiment pas conquis. Mais c'est encore pire que je le craignais. Franchement, sans détour, j'ai trouvé cet album carrément nul. Le dessin est déjà plus que médiocre. Il semble chercher à s'apparenter vaguement au style de Charb ou Luz mais je le trouve moche et pénible à lire. C'est surtout le scénario que je trouve vraiment mauvais : le degré zéro de l'humour. La caricature est tellement appuyée que ce n'en est vraiment plus drôle du tout. L'humour tourne régulièrement autour des bas instincts et des fluides corporels : pipi, caca, bave, prout, baise, beurk ! C'est... affligeant ! Et tellement gratuit... J'ai eu une véritable peine à parcourir les pages de cette BD sans la refermer avec un mélange de dégoût, de colère et de pitié. A se demander comment un tel truc peut être publié et surtout pourquoi ? Cet album n'atteint aucun but : ni de faire rire, ni de nous informer, ni de se moquer de la famille Le Pen puisque ce sont plutôt les auteurs qui se ridiculisent en produisant un tel ouvrage. C'est mauvais, tout simplement mauvais.
Les Rats dans les murs
Une Xième déception... Heureusement qu'il ne s'agit que d'un emprunt. Je me faisais une joie de lire une BD sur laquelle apparaissait le nom de Lovecraft. Dès la première page, je fus calmé, ça ne passait pas avec le dessin, trop sale à mon goût. Niveau scénario, ces histoires sont trop courtes et donc insuffisamment développées. Je n'ai pas pris de plaisir à lire cette oeuvre. Difficile de mettre autre chose que 1/5 pour l'ensemble car il n'y a rien qui me pousse à aller jusqu'au 2/5.
Ishanti Danseuse sacrée
Un traitement novateur au niveau du dessin qui ne fait que masquer le niveau ras des pâquerettes de l'ouvrage. Je ne comprends vraiment pas le parcours de Crisse, mais je sais que je n'ai vraiment plus envie de lire ses productions et encore moins de les acheter. C'est facile de pomper des légendes, faut il encore savoir romancer et apporter de la contenance... Même le dessin, avec quelques qualités, m'a rebuté. C'est désespérant, mais si cela plait à d'autres, tant mieux.