Bon, cette BD n’était pas pour moi.
Je n’ai pas su capter l’essence de ce scénario. Surtout, je crois que le dessin, (devrais-je dire le graphisme, puisqu’ici il y a un vrai style et une vraie personnalité ?) et le découpage, la composition n’ont pas réussi à convaincre mes yeux reliés à mon cerveau.
J’ai trouvé le style trop figé, trop carré, j’ai trouvé que les visages manquaient d’expression et que les décors ne parvenaient pas à relever et contrebalancer ces défauts sur les personnages. Pourtant, le style très personnel de Igor et les couleurs de Ottavio Gibertini sont loin d’être mauvais. Un peu à la croisée d’une BD franco-belge et d’un pur comics américain.
D’ailleurs, ce mélange n’est peut-être pas si innocent au vu de l’histoire qui nous narre un moment de vie d’un super héros russe.
Les couleurs malgré tout sont souvent un peu trop psychédéliques pour moi. Mais une fois encore il faut sûrement relier tout cela à l’état d’esprit du héros et relier alors le scénario au dessin.
Mais je dois avouer aussi que le scénario ne m’a pas emballé. Ce super héros qui se tape une déprime, qui semble agir sans motivation, sans vraiment savoir ce qu’il doit faire a déteint sur moi. Moi aussi j’ai lu cet album avec un certain détachement, sans motivation. Le faux rythme utilisé m’a endormi et les dialogues m’ont donné l’impression d’être monocordes, sans intonation pouvant me maintenir en état d’éveil. Moi qui lis souvent dans mon lit avant de m’endormir, j’ai trouvé un livre énervant car sans me tenir éveillé, la lecture est trop frustrante pour réussir à m’endormir. J’ai du me forcer à le lire, le graphisme psychédélique empêche de plonger dans un coma réparateur. Au moins dans un film comme le 5ème élément, le présentateur vedette m’énerve mais avec son rythme effréné, il nous tient réveillés, il ne laisse pas indifférent. Ici, finalement c’est ça le problème supplémentaire. Cette BD n’a su ni me plaire ni me déplaire réellement, je suis passé au dessus comme au dessus d’un nid de coucou planqué dans les sous-bois. Sans le voir, sans émotion, sans même y penser, voire même sans penser…
En écrivant ces lignes, je me rends compte que ce n’est pas tant que je n’ai vraiment pas aimé, c’est surtout qu’il m’a vraiment laissé indifférent en fait. Et comme je le disais c’est ça qui est frustrant et que je n’aime pas.
Décidément, Convard, j'y arrive pas. Je ne suis déjà pas friand d'ésotérisme, de thriller mâtiné de religion etc.... Je me suis plongé dans cette lecture avec ce petit préjugé négatif, accompagné de celui lié aux autres séries de ce scénariste qui m'ont laissé sur ma faim. Malgré tout, les avis positifs lus ici m'ont incité à passer le pas, et puis il est des séries connues et reconnues qu'il convient d'aborder.
Ben là, je suis passé à côté mais complètement.
Déjà c'est moche, horrible même par moment. Alors quand graphiquement on est aussi loin du beau, il faut un scénario très haut de gamme. Mais là aussi, quelle déception. La petite chasse au trésor est montée sans queue ni tête, on ne parvient pas un instant à trouver un intérêt ni une once de suspense, tant c'est mou du genou (un des gros défauts des narrations de Convard) souligné par des personnages au charisme de palourde (bien que la palourde, bien cuisinée, peut avoir un certain charisme, elle). Le rythme est d'une lenteur folle, les personnages restant dans l'ombre, les non dits sont très mal rendus, les réactions des personnages sont inouïes (Mosele sait que Martin le manipule, mais il se laisse faire, mettant gentiment sa vie en danger sans jamais réagir), la bluette de Mosele et de la femme de son ami est pathétique, rien ne sonne juste dans les relations humaines et c'est justement ce que l'on attend. On se retrouve avec les mêmes défauts majeurs que dans Neige ou Finkel, mais avec cette fois, pour ma part, aucune accroche quant au scénar' et des défauts par trop rédhibitoires. Les passages "didactiques" de l'érudit Martin sur l'histoire sont inintéressantes puisqu'on n'arrive pas à accrocher à la trame principale, bref c'est du raté de chez raté. Comme lu dans un avis précédent, même le mystère du tombeau est bien ridicule quand on sait que le triangle est connu depuis fort longtemps.......... Grosse déception.
Ma note est un peu sévère car le dessin mérite beaucoup mieux.
Mais le scénario... La catastrophe. Des dialogues écrits comme une mauvaise traduction de série télé SF des années 80, des personnages taillés au burin, une psychologie proche du néant, de la testostérone en guise de justification pour tout, et comme si ça ne suffisait pas, une très bonne idée de départ qui est démontée morceau par morceau pour ne donner à la fin qu'un atroce fatras pseudo geek qui n'a aucun sens ni aucune direction. Toutes les bonnes idées deviennent des mauvaises idées, ou sont abandonnées en cours de route.
Et l'autosatisfaction complaisante de l'auteur qui dans les bonus de la fin du tome 6 explique son histoire avec le ton du génie créateur, allant jusqu'à se fendre d'un schéma pour nous montrer à quel point c'est dingue tout ce qu'il a inventé... (le voyage dans le temps? woaw...)
J'ai acheté les 6 tomes parce que tout le monde les recommandait. Seul avantage : grâce à son statut culte, c'est une série qui se revend très bien...
Bienvenue dans le monde merveilleux de Manara où les femmes sont toutes merveilleusement calibrées, n’ont aucun défaut physique et sont toutes de sacrées salopes.
Bienvenue dans le monde merveilleux du Déclic, proclamé comme le chef-d'œuvre de Manara où l’histoire a priori affriolante et délicatement scandaleuse (un dispositif permet à un homme d’exciter sa bonne femme bonne au doigt et à l’œil) utilise tous les artifices et situations afin de placer la demoiselle principale dans l’embarras…
Ça pourrait être fantastique mais Manara ne sait faire que du Manara, ah oui le bougre dessine bien et il le sait mais ses dessins sont -inversement aux attentes de son lectorat- complètement inexpressifs au possible et il n’y a rien de fichtrement bandant dans cette imagerie datée d’Epinal tant j’ai la sensation de voir deux mannequins d’une vitrine Tati se grimper dessus !
Un comble pour une œuvre qui se veut sensuelle ! Manara semble toujours osciller entre deux pôles, son œuvre ne va pas assez loin dans le délire ou le désir et c’est un récit plutôt timide tel qu’on pouvait le lire en cachette dans l’Echo des Savanes des années 80 « whouah t’as vu le Manara ? Oh viiiii c’est trop bon ses bd de cul ! »
D'ailleurs là est le problème, voici un auteur reconnu davantage par son nom et sa facilité à dessiner des bombes parfaites que tout le monde en oublie jusqu'au nom de ses propres oeuvres !
Youpi ! Sauf qu’à l’époque actuelle les mœurs ont évolué et que d’autres bds érotiques antérieures n’ont pas si mal vieilli que cela (je pense notamment aux 110 pilules de Magnus paru aussi dans l’Echo).
Le Déclic sent terriblement la naphtaline des années 80 et de l’époque du «ticket chic, ticket choc » avec un scénario dont ne voudrait même plus M6 pour ses téléfilms érotiques.
Et on annonce cette série comme étant le chef d’œuvre de cet auteur ? Ce n’est même pas ça le plus drôle dans tout ça, non le plus drôle c’est que Le Déclic a eu droit à trois suites ou plutôt trois photocopies avec le même calque ou fil narratif !
Nul doute que Manara a son public et que ses dessins peuvent plaire mais il ne m’a pas touché. Le monsieur aurait dû en rester à l’illustration plutôt que de faire gesticuler artificiellement ses personnages… Dommage.
Je n'aime pas la bande dessinée dite commerciale en général, mais il m'arrive parfois d'aimer certaines de ces séries et je trouve que dans ce domaine les séries d'Arleston sont souvent dans le haut du panier. Sa narration et son découpage sont bons et quand il se force un peu il peu créer une bonne histoire.
Ici, j'ai un peu l'impression qu'il se fiche pas mal de la qualité de son scénario. L'histoire ressemble à une version futuriste de Largo Winch avec en prime un combat entre le bien et le mal. Je n'ai pas du tout accroché une seule seconde car rien ne m'a intéressé et le scénario est vraiment trop léger. C'est rempli de scènes d'actions totalement ridicules (notamment le majordome et sa machette) et le scénario est inutilement étiré.
J'ai tenu le coup pendant trois albums et je ne compte pas lire le reste.
Voici une série étrange, cet avis portera sur les tomes 1 à 16.
J’aurais envie d’écrire deux avis, un pour tous les tomes sauf le 10 et un pour le monstre du loch neness tant les impressions post lecture semblent différentes.
Jusqu’au tome 10, le scénario se fait par planche, avec les pies de bas de page qui viennent clôturer le sujet par un jeu de mot plus ou moins tiré par les cheveux. Par la suite l’histoire devient un ensemble formant une grande histoire aux multiples rebondissements (sauf les tomes 11 et 14 dans mes souvenirs). Le ton ne change pas, le lecteur trouvera un curieux mélange de réflexion actuelle avec un côté écolo, un autre sceptique désabusé et un côté moralité éducative pour public jeune… Le vrai problème de la série réside dans ce mélange que je n’ai jamais réussi à saisir. Tantôt trop banale et plate, tantôt hors de propos, tantôt bien vue mais décalée par rapport au reste du récit, bref comme si des paroles de sage sortaient soudain d’une situation de comique de situation banale, comme si un clown de cirque arrosant son voisin se mettait soudain à philosopher avant de retrouver aussi vite la poire de sa fleur mouillante. Le tome 10 en cela me semble vraiment bien, il s’agit du seul ayant un équilibre tout le long du récit constant.
Graphiquement inégales, les planches ne dégagent pas une lisibilité immédiate. Pire, à partir du tome 13, le graphisme semble se détériorer, ce qui m’a fait définitivement décrocher. Certes la colorisation ne plaide pas pour le nuance, mais même le trait parait parfois peu opportun.
Pas aimé du tout, sauf le tome 10 que je trouve au contraire tout à fait sympathique et qui pourrait aller au avec achat ! Sur les autres quelques rares gags me semblent porter, le discours étant toujours pris entre un premier degré sans intérêt, des allusions à une actualité peu pertinente aujourd’hui et une critique sociale trop simpliste pour porter.
L'intérêt de cette série m'échappe complètement. Ou plutôt : il n'y en a pas. Un scénario aussi vide que la sympathie que l'on devrait accorder aux héros de l'histoire.
Servi par un dessin léché typique des éditions soleil, un univers de science de fiction réchauffé et sans trouvailles, l'ennui succèderait à l'inintérêt en moins d'un album si ce n'est une héroïne vaguement sexy (pour les éditions Soleil toujours).
Plus de 15 ans passer son chemin.
C'est plutôt beau, mais la narration est vraiment très très mauvaise.
Une histoire qui aurait mérité d'être racontée en détail sur plusieurs tomes, et non pas d'être bâclée en 50 pages.
Au final, c'est d'un classicisme ennuyeux et vraiment inintéressant en l'état.
Bref, ce que Clamp a parfaitement réussi avec son fabuleux RG Veda, les auteurs l'ont ici tout simplement raté.
Première impression en fermant cette BD que je me suis forcé à terminer : c'est complètement débile !
Pourtant, je ne suis pas le dernier à rechigner face au loufoque et à l'absurde, mais là, j'avoue, je cale...
D'une part, je sors de cette album avec une impression de gros fourre-tout caricatural où on simplifie à l'extrême les caractères et les genres qu'on mélange, le tout posé de façon très rigide par un dessin minimaliste et colorisé en aplat qui m'a laissé complètement de marbre.
Et je ne parle même pas des dialogues insipides et fastidieux qui émaillent un scénario qui tient dans une boîte d'allumette, mais malheureusement, sans la moindre étincelle pour attiser la moindre curiosité chez moi...
Bref, j'ai trouvé ça chiant au possible.
(1.5/5)
Je n'aime pas les chats, ok. Mais je partais sans a priori sur cette nouvelle BD de chez Delcourt.
Premier constat : cela se lit vite, très vite. J'avais pu lire l'album en pré-publication et si ma mémoire est bonne il n'y a quasiment pas de phylactères (si ce n'est aucun).
J'ai trouvé l'ensemble fade, sans saveur. Aucun gag n'a réussi à me décrocher ne serait-ce qu'un sourire... Les gags montrent combien les chats peuvent être stupides ! L'idée de départ n'est pas mauvaise, mais tout cela a déjà été vu des dizaines de fois (ne serait-ce que par cette engouement pour les vidéos -inutiles- de chats sur le net)...
Puis les chutes ne sont pas convaincantes ou alors prévisibles de très loin.
1.5/5 grâce au dessin. J'apprécie la colorisation de l'album et les chats sont bien faits. Certes, ils sont caricaturés et ont des expressions plutôt débiles mais les auteurs ont fait l'effort de varier les races et les couleurs.
L'absence de décors de fond manque et contribue à une lecture encore plus rapide.
Chats Chats Chats, à lire dans un rayon de médiathèque (sans l'emprunter tellement cela se lit vite). J'ai tenté de le faire lire à ma copine qui adooooore les chats : elle n'a pas souri non plus mais a aimé le dessin.
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L'Enfer des Désirs
Bon, cette BD n’était pas pour moi. Je n’ai pas su capter l’essence de ce scénario. Surtout, je crois que le dessin, (devrais-je dire le graphisme, puisqu’ici il y a un vrai style et une vraie personnalité ?) et le découpage, la composition n’ont pas réussi à convaincre mes yeux reliés à mon cerveau. J’ai trouvé le style trop figé, trop carré, j’ai trouvé que les visages manquaient d’expression et que les décors ne parvenaient pas à relever et contrebalancer ces défauts sur les personnages. Pourtant, le style très personnel de Igor et les couleurs de Ottavio Gibertini sont loin d’être mauvais. Un peu à la croisée d’une BD franco-belge et d’un pur comics américain. D’ailleurs, ce mélange n’est peut-être pas si innocent au vu de l’histoire qui nous narre un moment de vie d’un super héros russe. Les couleurs malgré tout sont souvent un peu trop psychédéliques pour moi. Mais une fois encore il faut sûrement relier tout cela à l’état d’esprit du héros et relier alors le scénario au dessin. Mais je dois avouer aussi que le scénario ne m’a pas emballé. Ce super héros qui se tape une déprime, qui semble agir sans motivation, sans vraiment savoir ce qu’il doit faire a déteint sur moi. Moi aussi j’ai lu cet album avec un certain détachement, sans motivation. Le faux rythme utilisé m’a endormi et les dialogues m’ont donné l’impression d’être monocordes, sans intonation pouvant me maintenir en état d’éveil. Moi qui lis souvent dans mon lit avant de m’endormir, j’ai trouvé un livre énervant car sans me tenir éveillé, la lecture est trop frustrante pour réussir à m’endormir. J’ai du me forcer à le lire, le graphisme psychédélique empêche de plonger dans un coma réparateur. Au moins dans un film comme le 5ème élément, le présentateur vedette m’énerve mais avec son rythme effréné, il nous tient réveillés, il ne laisse pas indifférent. Ici, finalement c’est ça le problème supplémentaire. Cette BD n’a su ni me plaire ni me déplaire réellement, je suis passé au dessus comme au dessus d’un nid de coucou planqué dans les sous-bois. Sans le voir, sans émotion, sans même y penser, voire même sans penser… En écrivant ces lignes, je me rends compte que ce n’est pas tant que je n’ai vraiment pas aimé, c’est surtout qu’il m’a vraiment laissé indifférent en fait. Et comme je le disais c’est ça qui est frustrant et que je n’aime pas.
Le Triangle Secret
Décidément, Convard, j'y arrive pas. Je ne suis déjà pas friand d'ésotérisme, de thriller mâtiné de religion etc.... Je me suis plongé dans cette lecture avec ce petit préjugé négatif, accompagné de celui lié aux autres séries de ce scénariste qui m'ont laissé sur ma faim. Malgré tout, les avis positifs lus ici m'ont incité à passer le pas, et puis il est des séries connues et reconnues qu'il convient d'aborder. Ben là, je suis passé à côté mais complètement. Déjà c'est moche, horrible même par moment. Alors quand graphiquement on est aussi loin du beau, il faut un scénario très haut de gamme. Mais là aussi, quelle déception. La petite chasse au trésor est montée sans queue ni tête, on ne parvient pas un instant à trouver un intérêt ni une once de suspense, tant c'est mou du genou (un des gros défauts des narrations de Convard) souligné par des personnages au charisme de palourde (bien que la palourde, bien cuisinée, peut avoir un certain charisme, elle). Le rythme est d'une lenteur folle, les personnages restant dans l'ombre, les non dits sont très mal rendus, les réactions des personnages sont inouïes (Mosele sait que Martin le manipule, mais il se laisse faire, mettant gentiment sa vie en danger sans jamais réagir), la bluette de Mosele et de la femme de son ami est pathétique, rien ne sonne juste dans les relations humaines et c'est justement ce que l'on attend. On se retrouve avec les mêmes défauts majeurs que dans Neige ou Finkel, mais avec cette fois, pour ma part, aucune accroche quant au scénar' et des défauts par trop rédhibitoires. Les passages "didactiques" de l'érudit Martin sur l'histoire sont inintéressantes puisqu'on n'arrive pas à accrocher à la trame principale, bref c'est du raté de chez raté. Comme lu dans un avis précédent, même le mystère du tombeau est bien ridicule quand on sait que le triangle est connu depuis fort longtemps.......... Grosse déception.
Universal War One
Ma note est un peu sévère car le dessin mérite beaucoup mieux. Mais le scénario... La catastrophe. Des dialogues écrits comme une mauvaise traduction de série télé SF des années 80, des personnages taillés au burin, une psychologie proche du néant, de la testostérone en guise de justification pour tout, et comme si ça ne suffisait pas, une très bonne idée de départ qui est démontée morceau par morceau pour ne donner à la fin qu'un atroce fatras pseudo geek qui n'a aucun sens ni aucune direction. Toutes les bonnes idées deviennent des mauvaises idées, ou sont abandonnées en cours de route. Et l'autosatisfaction complaisante de l'auteur qui dans les bonus de la fin du tome 6 explique son histoire avec le ton du génie créateur, allant jusqu'à se fendre d'un schéma pour nous montrer à quel point c'est dingue tout ce qu'il a inventé... (le voyage dans le temps? woaw...) J'ai acheté les 6 tomes parce que tout le monde les recommandait. Seul avantage : grâce à son statut culte, c'est une série qui se revend très bien...
Le Déclic
Bienvenue dans le monde merveilleux de Manara où les femmes sont toutes merveilleusement calibrées, n’ont aucun défaut physique et sont toutes de sacrées salopes. Bienvenue dans le monde merveilleux du Déclic, proclamé comme le chef-d'œuvre de Manara où l’histoire a priori affriolante et délicatement scandaleuse (un dispositif permet à un homme d’exciter sa bonne femme bonne au doigt et à l’œil) utilise tous les artifices et situations afin de placer la demoiselle principale dans l’embarras… Ça pourrait être fantastique mais Manara ne sait faire que du Manara, ah oui le bougre dessine bien et il le sait mais ses dessins sont -inversement aux attentes de son lectorat- complètement inexpressifs au possible et il n’y a rien de fichtrement bandant dans cette imagerie datée d’Epinal tant j’ai la sensation de voir deux mannequins d’une vitrine Tati se grimper dessus ! Un comble pour une œuvre qui se veut sensuelle ! Manara semble toujours osciller entre deux pôles, son œuvre ne va pas assez loin dans le délire ou le désir et c’est un récit plutôt timide tel qu’on pouvait le lire en cachette dans l’Echo des Savanes des années 80 « whouah t’as vu le Manara ? Oh viiiii c’est trop bon ses bd de cul ! » D'ailleurs là est le problème, voici un auteur reconnu davantage par son nom et sa facilité à dessiner des bombes parfaites que tout le monde en oublie jusqu'au nom de ses propres oeuvres ! Youpi ! Sauf qu’à l’époque actuelle les mœurs ont évolué et que d’autres bds érotiques antérieures n’ont pas si mal vieilli que cela (je pense notamment aux 110 pilules de Magnus paru aussi dans l’Echo). Le Déclic sent terriblement la naphtaline des années 80 et de l’époque du «ticket chic, ticket choc » avec un scénario dont ne voudrait même plus M6 pour ses téléfilms érotiques. Et on annonce cette série comme étant le chef d’œuvre de cet auteur ? Ce n’est même pas ça le plus drôle dans tout ça, non le plus drôle c’est que Le Déclic a eu droit à trois suites ou plutôt trois photocopies avec le même calque ou fil narratif ! Nul doute que Manara a son public et que ses dessins peuvent plaire mais il ne m’a pas touché. Le monsieur aurait dû en rester à l’illustration plutôt que de faire gesticuler artificiellement ses personnages… Dommage.
Moréa
Je n'aime pas la bande dessinée dite commerciale en général, mais il m'arrive parfois d'aimer certaines de ces séries et je trouve que dans ce domaine les séries d'Arleston sont souvent dans le haut du panier. Sa narration et son découpage sont bons et quand il se force un peu il peu créer une bonne histoire. Ici, j'ai un peu l'impression qu'il se fiche pas mal de la qualité de son scénario. L'histoire ressemble à une version futuriste de Largo Winch avec en prime un combat entre le bien et le mal. Je n'ai pas du tout accroché une seule seconde car rien ne m'a intéressé et le scénario est vraiment trop léger. C'est rempli de scènes d'actions totalement ridicules (notamment le majordome et sa machette) et le scénario est inutilement étiré. J'ai tenu le coup pendant trois albums et je ne compte pas lire le reste.
La Jungle en folie
Voici une série étrange, cet avis portera sur les tomes 1 à 16. J’aurais envie d’écrire deux avis, un pour tous les tomes sauf le 10 et un pour le monstre du loch neness tant les impressions post lecture semblent différentes. Jusqu’au tome 10, le scénario se fait par planche, avec les pies de bas de page qui viennent clôturer le sujet par un jeu de mot plus ou moins tiré par les cheveux. Par la suite l’histoire devient un ensemble formant une grande histoire aux multiples rebondissements (sauf les tomes 11 et 14 dans mes souvenirs). Le ton ne change pas, le lecteur trouvera un curieux mélange de réflexion actuelle avec un côté écolo, un autre sceptique désabusé et un côté moralité éducative pour public jeune… Le vrai problème de la série réside dans ce mélange que je n’ai jamais réussi à saisir. Tantôt trop banale et plate, tantôt hors de propos, tantôt bien vue mais décalée par rapport au reste du récit, bref comme si des paroles de sage sortaient soudain d’une situation de comique de situation banale, comme si un clown de cirque arrosant son voisin se mettait soudain à philosopher avant de retrouver aussi vite la poire de sa fleur mouillante. Le tome 10 en cela me semble vraiment bien, il s’agit du seul ayant un équilibre tout le long du récit constant. Graphiquement inégales, les planches ne dégagent pas une lisibilité immédiate. Pire, à partir du tome 13, le graphisme semble se détériorer, ce qui m’a fait définitivement décrocher. Certes la colorisation ne plaide pas pour le nuance, mais même le trait parait parfois peu opportun. Pas aimé du tout, sauf le tome 10 que je trouve au contraire tout à fait sympathique et qui pourrait aller au
avec achat ! Sur les autres quelques rares gags me semblent porter, le discours étant toujours pris entre un premier degré sans intérêt, des allusions à une actualité peu pertinente aujourd’hui et une critique sociale trop simpliste pour porter.
Sky-Doll
L'intérêt de cette série m'échappe complètement. Ou plutôt : il n'y en a pas. Un scénario aussi vide que la sympathie que l'on devrait accorder aux héros de l'histoire. Servi par un dessin léché typique des éditions soleil, un univers de science de fiction réchauffé et sans trouvailles, l'ennui succèderait à l'inintérêt en moins d'un album si ce n'est une héroïne vaguement sexy (pour les éditions Soleil toujours). Plus de 15 ans passer son chemin.
Nüwa
C'est plutôt beau, mais la narration est vraiment très très mauvaise. Une histoire qui aurait mérité d'être racontée en détail sur plusieurs tomes, et non pas d'être bâclée en 50 pages. Au final, c'est d'un classicisme ennuyeux et vraiment inintéressant en l'état. Bref, ce que Clamp a parfaitement réussi avec son fabuleux RG Veda, les auteurs l'ont ici tout simplement raté.
Le Dernier Mousquetaire
Première impression en fermant cette BD que je me suis forcé à terminer : c'est complètement débile ! Pourtant, je ne suis pas le dernier à rechigner face au loufoque et à l'absurde, mais là, j'avoue, je cale... D'une part, je sors de cette album avec une impression de gros fourre-tout caricatural où on simplifie à l'extrême les caractères et les genres qu'on mélange, le tout posé de façon très rigide par un dessin minimaliste et colorisé en aplat qui m'a laissé complètement de marbre. Et je ne parle même pas des dialogues insipides et fastidieux qui émaillent un scénario qui tient dans une boîte d'allumette, mais malheureusement, sans la moindre étincelle pour attiser la moindre curiosité chez moi... Bref, j'ai trouvé ça chiant au possible.
Chats Chats Chats
(1.5/5) Je n'aime pas les chats, ok. Mais je partais sans a priori sur cette nouvelle BD de chez Delcourt. Premier constat : cela se lit vite, très vite. J'avais pu lire l'album en pré-publication et si ma mémoire est bonne il n'y a quasiment pas de phylactères (si ce n'est aucun). J'ai trouvé l'ensemble fade, sans saveur. Aucun gag n'a réussi à me décrocher ne serait-ce qu'un sourire... Les gags montrent combien les chats peuvent être stupides ! L'idée de départ n'est pas mauvaise, mais tout cela a déjà été vu des dizaines de fois (ne serait-ce que par cette engouement pour les vidéos -inutiles- de chats sur le net)... Puis les chutes ne sont pas convaincantes ou alors prévisibles de très loin. 1.5/5 grâce au dessin. J'apprécie la colorisation de l'album et les chats sont bien faits. Certes, ils sont caricaturés et ont des expressions plutôt débiles mais les auteurs ont fait l'effort de varier les races et les couleurs. L'absence de décors de fond manque et contribue à une lecture encore plus rapide. Chats Chats Chats, à lire dans un rayon de médiathèque (sans l'emprunter tellement cela se lit vite). J'ai tenté de le faire lire à ma copine qui adooooore les chats : elle n'a pas souri non plus mais a aimé le dessin.