Super Coincoin

Note: 2/5
(2/5 pour 3 avis)

La journée, Thibaud Quouac, canard de son état, est le patron d’une petite start-up. Mais dès qu'il s’endort, il se dédouble en Super Coincoin, un canard baraqué et masqué, qui se pique de faire régner l’ordre et la justice sur la ville.


La Boite à Bulles Les canards Super-héros

La journée, Thibaud Quouac, canard de son état, est le patron d’une petite start-up qui a pas mal de succès grâce à « Pops mag online », son magasine online qui surfe sur la vague people. Il a trois employés, Églantine Houris, une souris bosseuse, Émilie Rounad, une renarde un peu pin-up et Olivier Dapant, un Panda sans manières au caractère cynique. Mais dès que Thibaud s’endort, il se dédouble en Super Coincoin, un canard baraqué et masqué, qui se pique de faire régner l’ordre et la justice sur la ville. Mais qui parfois, pris de bouffées de violence, commet plus de dégâts qu’il n’en évite. Le corps de Thibaud, lui, reste endormi… Vincent Rioult réussit un heureux mélange entre les grands standards du comics américain – le super héros aux cas de conscience – et la BD à la francobelge, des personnages animaliers particulièrement humains, un cadre de vie résolument européen. Un album qui devrait combler tant les fans de comics que les amateurs de ce qu’il est convenu d’appeler La Nouvelle BD.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2005
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Plus de 3 ans
Couverture de la série Super Coincoin
Les notes (3)
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28/04/2006 | Ro
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Fan absolu de Larcenet, j’ai cru en lisant cet album avoir affaire à ce genre de réflexion humoristique. La déception fut grande. Si traiter de la skyzophrénie peut paraitre très délicat, divers albums ont pu relever le challenge avec succès. Hélas ici le discours tourne autour d’une violence allant crescendo. Si l’on se rend vite compte que l’on est loin de la BD d’humour, j’ai tout de même cherché longtemps à identifier ce que cela pouvait être. Les premières planches avaient bien lancé le sujet avec une présentation efficace des personnages et une mise en situation décalée intéressante. Mais le glauque dans lequel le récit s’enlise ensuite ne m’a pas convaincu. Notre héros se retrouve embarqué dans des situations de plus en plus instables avec une récurrence et un systématisme sadique que l’on sent un côté artificiel à ces mises en situation. Le graphisme n’aide pas à trouver une ligne directrice claire, le trait me semble confus et la mise en couleur ne rend pas la lecture facile. A vrai dire j’ai eu de vrai souci de lisibilité par un jeu trop archaïque de colorisation. Si la technicité de plans fait parfois aussi défaut, c’est tout le travail graphique qui me semble impropre à transmettre un message que je seul scénario n’arrive pas à me faire comprendre. Cet album ne m’a pas plu, un scénario qui se mord la queue et un graphisme narratif non percutant ont tué les quelques planches de mise en situation bien senties. Et pourtant dans le récit quelques éclairs sur des cases isolées apparaissent sur la condition de super héros, mais cela est trop fugace pour devenir le sujet à part entière. Dommage

04/11/2011 (modifier)
Par potzi
Note: 3/5

Une bd sympathique sur les aventures d'un super héros qui se cherche et n'a pas toujours de super solutions. Certes on peut trouver l'histoire noire et glauque mais je trouve surtout qu'elle permet d'aborder un autre côté de la vie d'un super héros. Cette vision peut sembler beaucoup trop irréaliste et trop poussée pour certains mais elle est exactement l'inverse de la vue habituelle des supers héros. J'apprécie particulièrement le mélange entre super héros et super zéros. Le dessin va très bien avec l'histoire bien que certains risquent de ne pas apprécier. Les sensations ressenties par super Coincoin sont très bien retranscrites et mises en valeur par un dessin simple et coloré. De plus le tome 2 offre quelques planches supplémentaires assez drôles. Vincent Rioult nous livre là une BD à part sur un thème à la mode. Un auteur intéressant mais, dommage que son site ne soit pas mis à jour régulièrement (c'est vrai qu'au moins il en a fait un). De plus l'auteur prend le temps de répondre aux mails envoyés par ses lecteurs : J'espère ne pas trop décevoir votre lecture en vous disant que c'est bien la fin avec le tome 2. Du moins, c'est une fin ouverte, laissant en suspens quelques questions mais donnant assez d'informations sur le personnage et son destin pour ne pas finir en "queue de poisson". Et si un jour l'envie, le temps et (malheureusement aussi) l'argent se présentent, je me relancerai dans l'aventure. Mon éditeur et moi sommes déjà d'accord là-dessus. Pour l'instant, il faut bien avouer que "Super Coincoin" n'a pas trouvé un public assez large pour continuer sur ma seule envie (qui en avait pris un p'tit coup sur la caboche, je l'admets).

16/05/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Ayant feuilleté Super Coin Coin et avec un tel titre, je m'attendais à une BD à base de super-héros et d'humour, quelque chose de frais et léger. Là a été mon erreur, je pense, car cette série est nettement plus noire et glauque que je m'y attendais. Globalement, je n'ai pas apprécié cette BD tant au niveau du dessin que du scénario. Peut-être une histoire de goût personnel. Au niveau graphique, je trouve le dessin moyen mais aussi inégal. Globalement le style est assez agréable et la lecture plaisante. Mais la plupart des planches et des cases ont un petit arrière-goût d'amateurisme dans les personnages et décors. Cela se caractérise à mes yeux par un manque de profondeur, de perspective, mais aussi des compositions et positionnement des personnages et objets de décor assez médiocres. En outre, même si j'apprécie l'encrage fort et contrasté du personnage Super Coin Coin lui-même, les autres personnages et décors bénéficient pour leur part d'un encrage un peu différent, plus hésitant, presque brouillon. Cela retire une part d'esthétisme aux planches à mes yeux. Et pour finir, je n'aime pas les couleurs. Le tome 1 permet de voir un dessin de Vincent Rioult en noir et blanc, et sincèrement je trouve que son dessin s'accomode bien mieux ainsi qu'avec les couleurs assez criardes de Super Coin Coin. Concernant le scénario, j'aime bien l'idée de départ d'un petit patron de start-up qui se réincarne en super-héros tout en muscle quand il s'endort. Cela donne lieu à certaines planches assez amusantes comme par exemple celle où, allongé devant sa télé, Thibaud s'endort par intermittence, laissant apparaitre par intermittence un Super Coin Coin qui regarde la télé. Car oui, c'est la partie humoristique de cette BD qui m'a le plus accroché. Hélas, l'humour est trop peu présent pour moi et laisse dès le départ la place à la tragédie, à une intrigue noire et glauque. Dans le premier tome, l'auteur base son récit sur les drames causés par un Super Coin Coin trop extrême, trop violent. Passée une découverte un peu trop rapide par Thibaud du fait qu'il peut se transformer en super-héros dans son sommeil, tout est ensuite basé sur son dégoût d'incarner un être en réalité meurtrier. La violence me parait exagérée pour accentuer l'aspect ambigüe du super-héros, comme une tentative artificielle de ne surtout pas faire de la BD légère mais au contraire une BD "pour faire réfléchir le lecteur". Mais le récit peine à me faire ressentir cet aspect dramatique. Le tome 2 repart sur la même veine tragédique, oubliant presque totalement l'aspect humoristique du récit. Ce seront des tortures psychologiques du super-héros qui ne différencie plus la réalité de son rêve. Ce seront des noires chimères qui feront causer à Super Coin Coin de nouveaux drames dans son entourage. Une nouvelle donne apparaitra avec l'explication des origines de Super Coin Coin, mais encore une fois le tout est traité sur le ton dramatique avec un héros torturé de manière trop artificielle à mes yeux. Au final, une série de super-héros tourmenté dont les aventures sont bien trop restreintes pour captiver et dont l'aspect tragédique me semble artificiel et inutilement accentué. Il faut aimer ce genre de récit noir et légèrement ambigüe.

28/04/2006 (modifier)