La série Sept ne brille pas par sa qualité et cet opus le confirme encore davantage.
Les dessins sont tout juste moyens, l'intrigue est ennuyeuse et acadabrantesque, les personnages lisses et peu intéressants.
Ca sent vraiment l'album élaboré à la va-vite dans une optique purement commerciale.
A vraiment éviter.
Cet album sent à plein nez l'ouvrage de commande, et le résultat n'est pas bien glorieux. Visiblement commandité par la ville d'Issy les Moulineaux, en banlieue parisienne, il a pour vocation de nous faire voyager dans l'histoire de la ville ; de la fin de l'époque gallo-romaine, au 6ème siècle, à notre époque et même dans le futur.
Hélas, le scénario se révèle très vite insipide ; le jeune héros est fade au possible, et son complice, un criquet géant en costume et parlant, est à baffer. Pourquoi un criquet ? Parce que c'est l'emblème de la ville... Je ne sais pas quelle est réellement la part de création de Christian Godard dans ce scénario, mais il n'a pas dû beaucoup le travailler pour livrer une histoire aussi inintéressante. Bien sûr, il y a quand même des informations, comme la façon dont le terrain a été cédé à une abbaye, puis un petit seigneur, mais c'est amené de façon tellement maladroite que c'en est navrant. Et ce n'est pas le dessin de Jeff, assez loin du niveau professionnel, qui va relever le niveau...
C'est tellement mauvais qu'il est même incompréhensible qu'une maison d'édition comme Glénat ait pu accepter de le publier...
J'ai pas trop compris le message de cette BD...
Déjà, j'ai du mal à faire le lien entre la couverture (dessin et titre) et le contenu...
JC Claeys nous raconte l'histoire de Caslon, dessinateur un peu cinglé qui emploie la manière radicale pour régler ses comptes avec ses détracteurs au sein du milieu de la BD. A priori, aucun personnage n'est réel, ou alors les noms ont été modifiés. Claeys voulait-il critiquer lui même ce milieu là?...pourtant il déclare ouvertement dans un encart page 36 qu'il tient "à se démarquer totalement de Jérôme Caslon"
Peut être cette histoire est-elle à prendre au douzième degré ? En tout cas ça n'a pas pris avec moi...
Le dessin est du même acabit que dans Paris-Fripon, du noir et blanc, du contraste appuyé, avec parfois des cases peu lisibles. C'est du roman-photo, ou plus précisément, presque un roman illustré. Pas de dynamique, pas de rythme.
Autres similitudes avec le polar sus-cité, la réapparition du personnage de Paquita Berlioz, cette fois en tant que rédactrice en chef d'un magazine de BD, et la ressemblance physique entre Caslon et son ennemi Sombreuse (comme celle entre Falconetti et Rémuzat dans Paris-Fripon)...pas très original tout ça...
La narration est le plus souvent de bonne qualité, presque poétique. Ca aurait pu être le point fort de cet album...
...si elle n'était pas gâchée par de copieuses fautes d'orthographe et quelques phrases mal tournées (liste non exhaustive):
-"les commerciaux allaient triompher, enfin débarrasser de cette plaie avec laquelle ils devaient pactiser"
-"je me vis reléguer au rayon des ustensiles devenus inutiles"
-"un homme endurci par les vivissitudes de l'existence peut supporter à peu près n'importe quoi" (sans doute la "perle" de l'album !)
-"aussi (...) me levais-je sans hésitations"
-..et encore 2-3 autres trucs du genre.
L'histoire est entrecoupée de scènes qui n'ont pas d'intérêt (passage d'un film d'horreur, réminiscence d'une ancienne conquête amoureuse)...Possiblement pour rajouter une dimension de folie à ce personnage schizophrène.
En conclusion, j'ai pas compris où on voulait me mener, et en plus, je me suis fait chier.
(74)
Pour ma part j'ai commencé la série dès le premier tome, ça avait l'air pas mal en le feuilletant. Et en effet j'ai bien accroché, le dessin n'était pas mauvais et l'histoire avait du potentiel pour un dérivé vers la SF. Malgré des personnages assez fades et une narration poussive, je me suis dit que ce n'était que le lancement, à voir.
2e tome, les personnages n'ont pas pris en complexité, l'histoire commence à devenir intéressante avec une intrigue qui s'étoffe et une narration plus rythmée.
3e tome, c'est le début de la fin. Il y a trop de facilités. Des personnages manichéens, des facilités dans la narration, pas de vraies personnalités pour les personnages, des défis sans envergure. A ce stade rien ne me donnait plus envie d'acheter le suivant.
4e tome, là on tombe dans des anachronismes délirants avec des "adultes" qui se font mener, depuis le début, par le bout du nez par une enfant dont ils ne savent rien.
Aucun réalisme, aucune crédibilité, bon pour un enfant de 10 ans.
Mais cela reste mon avis personnel.
Trondheim propose souvent des albums conceptuels, au principe fort et déroule l’exercice jusqu’à l’absurde. Ici le lecteur suivra l’itinéraire d’une mouche au cœur d’un quotidien ménager basique d’un pays dit industrialisé.
Le dessin minimaliste présente des « personnages » très imagés au sein d’un environnement basique et sommaire réaliste. Les dégradés de gris permettent d’éviter un graphisme trop minimaliste et de rendre certaines perspectives.
Mais là franchement je n’accroche pas, la narration m’ennuie au plus haut point. Alors certes l’exercice me semble très bien fait, on peut envisager prendre du plaisir à suivre le dangereux parcours de notre mouche découvrant l’environnement hostile des humains, le rythme narratif allant pourrait éviter l’ennui. Mais je n’ai jamais réussi à rentrer dans ce petit délire petit format. Quand je vois l’Eo cotée, je me dis que je passe certainement à côté de quelque chose, à moins que ce ne soit que la signature Trondheim qui veuille ça…
Trondheim a fait tellement plus drôle, tellement plus inventif et intéressant que cette production me semble à oublier.
Encore une nouvelle série dans le monde de Troy !
Dans le fond, que l'on enrichisse un univers d'une ou plusieurs autres séries ne me dérange pas... du moment que la qualité soit au rendez-vous. Or c'est bien là le problème.
Absolument tout est baclé (et le mot est faible) dans cette BD à part la couverture. Je n'ai jamais lu une BD d'un tel niveau de médiocrité et je pèse mes mots.
Soleil prend vraiment les fans de lanfeust pour des vaches à lait.
A éviter évidemment !
En fait, j'ai trouvé cela bien au début, moyen au troisième tome et carrément mauvais sur la fin du quatrième... Outre une invraisemblance manifeste, c'est dans le pseudo sentimentalisme que cette série à fini par me gonfler. Pourtant, j'aime bien le dessin mais là, trop, c'est trop:
- "Mon Dieu, c'est affreux, mon meilleur ami pour toute la vie, que nous connaissons depuis deux jours, se fait torturer! Non, je ne peux pas supporter cela, pas lui, pas mon meilleur ami pour toute la vie! Je vais laisser le très méchant médecin pervers me violer, pour sauver mon ami!"
L'amitié qui les unit est plus forte que toute la haine du monde entier...
- "Ouais c'est vrai d'abord, si on est tous dans une maison de correction, c'est par erreur...".
J'exagère un peu, certes, mais l'idée y est...
Vous l'aurez compris, c'est pas ma came. Dommage cet aspect larmoyant, cela aurait pu être chouette.
Au secours…
Se basant sur les « classiques » déjà entrevus dans le film "Le diable s’habille en Prada", le récit nous entraîne dans le quotidien d’une jeune fille, plutôt maladroite et sans confiance, dans un univers hostile de la mode. Pfff, rien qu’à lire la première page on a tout compris, il n’y aura aucune surprise. Ah si cette dernière page ridicule où la mère de l’héroïne virera sa fille de chez elle, histoire qu’elle se retrouve totalement à la rue avec comme seul espoir sa copine geek en fin de tome pour la métamorphose attendue en tome 2...
Si le scénario ne prenait pas le lecteur pour un génie littéraire, le dessin doit certainement viser un public daltonien schizophrène. Comment juxtaposer de tels tons sans susciter un stimulus épileptique ? Outre une inspiration manga passablement énervante et infantilisante (ces yeux et ces fronts, ce n’est pas possible), le trait me semble incroyablement figé et banal.
Vous l’aurez compris cet album recèle tous les ingrédients pour la note absolue, le néant ultime, vide scénaristique associé à une narration poussive et scolaire le tout englobé dans un gloubi-boulga graphique peu avenant. Reste le caractère de la meilleure copine, la seule qui semble avoir un peu de réalité dedans, c’est peu pour sauver l’in-notable.
Une bande dessinée presque entièrement en voix off (travers fréquent des adaptations de livres), avec des phrases forcées de polardeux qui voudrait qu'on le prenne au sérieux (probablement le texte original de Pagan, on y sent une prétention qui colle bien à ce qu'on repère de lui dans ses interviews). Les clichés, même s'ils sont réalistes, n'en sont pas pour autant intéressants. Redire pour la énième fois que les flics fument trop, boivent trop, ont un métier sordide et une tendance à l'auto-destruction n'apporte pas grand chose.
Et le scénario est à peu près incompréhensible. La faute au format BD qui a compressé l'histoire à outrance? Les enjeux sont flous, les causes et les conséquences sont effacées, on a juste une succession de saynètes déprimantes et de considérations stéréotypées.
Étonnant même que cet album ait eu un prix à Cognac!
Je n'ai pas apprécié le dessin qui me semble trop imprécis et un peu ciselé. La colorisation n'a pas réussi à me faire avaler la pillule. Quant au scénario morbide à souhait, il m'a paru tellement prévisible qu'il n'arrive pas à compenser les lacunes observées.
Je souffre certainement d'un blocage lié en partie à mes trop nombreuses lectures. Il me faut de l'originalité pour me convaincre. Avec le temps, je suis devenu beaucoup plus exigeant...
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Sept prisonniers
La série Sept ne brille pas par sa qualité et cet opus le confirme encore davantage. Les dessins sont tout juste moyens, l'intrigue est ennuyeuse et acadabrantesque, les personnages lisses et peu intéressants. Ca sent vraiment l'album élaboré à la va-vite dans une optique purement commerciale. A vraiment éviter.
Les Aventuriers du Cyberp@ssé
Cet album sent à plein nez l'ouvrage de commande, et le résultat n'est pas bien glorieux. Visiblement commandité par la ville d'Issy les Moulineaux, en banlieue parisienne, il a pour vocation de nous faire voyager dans l'histoire de la ville ; de la fin de l'époque gallo-romaine, au 6ème siècle, à notre époque et même dans le futur. Hélas, le scénario se révèle très vite insipide ; le jeune héros est fade au possible, et son complice, un criquet géant en costume et parlant, est à baffer. Pourquoi un criquet ? Parce que c'est l'emblème de la ville... Je ne sais pas quelle est réellement la part de création de Christian Godard dans ce scénario, mais il n'a pas dû beaucoup le travailler pour livrer une histoire aussi inintéressante. Bien sûr, il y a quand même des informations, comme la façon dont le terrain a été cédé à une abbaye, puis un petit seigneur, mais c'est amené de façon tellement maladroite que c'en est navrant. Et ce n'est pas le dessin de Jeff, assez loin du niveau professionnel, qui va relever le niveau... C'est tellement mauvais qu'il est même incompréhensible qu'une maison d'édition comme Glénat ait pu accepter de le publier...
L'Été noir
J'ai pas trop compris le message de cette BD... Déjà, j'ai du mal à faire le lien entre la couverture (dessin et titre) et le contenu... JC Claeys nous raconte l'histoire de Caslon, dessinateur un peu cinglé qui emploie la manière radicale pour régler ses comptes avec ses détracteurs au sein du milieu de la BD. A priori, aucun personnage n'est réel, ou alors les noms ont été modifiés. Claeys voulait-il critiquer lui même ce milieu là?...pourtant il déclare ouvertement dans un encart page 36 qu'il tient "à se démarquer totalement de Jérôme Caslon" Peut être cette histoire est-elle à prendre au douzième degré ? En tout cas ça n'a pas pris avec moi... Le dessin est du même acabit que dans Paris-Fripon, du noir et blanc, du contraste appuyé, avec parfois des cases peu lisibles. C'est du roman-photo, ou plus précisément, presque un roman illustré. Pas de dynamique, pas de rythme. Autres similitudes avec le polar sus-cité, la réapparition du personnage de Paquita Berlioz, cette fois en tant que rédactrice en chef d'un magazine de BD, et la ressemblance physique entre Caslon et son ennemi Sombreuse (comme celle entre Falconetti et Rémuzat dans Paris-Fripon)...pas très original tout ça... La narration est le plus souvent de bonne qualité, presque poétique. Ca aurait pu être le point fort de cet album... ...si elle n'était pas gâchée par de copieuses fautes d'orthographe et quelques phrases mal tournées (liste non exhaustive): -"les commerciaux allaient triompher, enfin débarrasser de cette plaie avec laquelle ils devaient pactiser" -"je me vis reléguer au rayon des ustensiles devenus inutiles" -"un homme endurci par les vivissitudes de l'existence peut supporter à peu près n'importe quoi" (sans doute la "perle" de l'album !) -"aussi (...) me levais-je sans hésitations" -..et encore 2-3 autres trucs du genre. L'histoire est entrecoupée de scènes qui n'ont pas d'intérêt (passage d'un film d'horreur, réminiscence d'une ancienne conquête amoureuse)...Possiblement pour rajouter une dimension de folie à ce personnage schizophrène. En conclusion, j'ai pas compris où on voulait me mener, et en plus, je me suis fait chier. (74)
Arctica
Pour ma part j'ai commencé la série dès le premier tome, ça avait l'air pas mal en le feuilletant. Et en effet j'ai bien accroché, le dessin n'était pas mauvais et l'histoire avait du potentiel pour un dérivé vers la SF. Malgré des personnages assez fades et une narration poussive, je me suis dit que ce n'était que le lancement, à voir. 2e tome, les personnages n'ont pas pris en complexité, l'histoire commence à devenir intéressante avec une intrigue qui s'étoffe et une narration plus rythmée. 3e tome, c'est le début de la fin. Il y a trop de facilités. Des personnages manichéens, des facilités dans la narration, pas de vraies personnalités pour les personnages, des défis sans envergure. A ce stade rien ne me donnait plus envie d'acheter le suivant. 4e tome, là on tombe dans des anachronismes délirants avec des "adultes" qui se font mener, depuis le début, par le bout du nez par une enfant dont ils ne savent rien. Aucun réalisme, aucune crédibilité, bon pour un enfant de 10 ans. Mais cela reste mon avis personnel.
La Mouche
Trondheim propose souvent des albums conceptuels, au principe fort et déroule l’exercice jusqu’à l’absurde. Ici le lecteur suivra l’itinéraire d’une mouche au cœur d’un quotidien ménager basique d’un pays dit industrialisé. Le dessin minimaliste présente des « personnages » très imagés au sein d’un environnement basique et sommaire réaliste. Les dégradés de gris permettent d’éviter un graphisme trop minimaliste et de rendre certaines perspectives. Mais là franchement je n’accroche pas, la narration m’ennuie au plus haut point. Alors certes l’exercice me semble très bien fait, on peut envisager prendre du plaisir à suivre le dangereux parcours de notre mouche découvrant l’environnement hostile des humains, le rythme narratif allant pourrait éviter l’ennui. Mais je n’ai jamais réussi à rentrer dans ce petit délire petit format. Quand je vois l’Eo cotée, je me dis que je passe certainement à côté de quelque chose, à moins que ce ne soit que la signature Trondheim qui veuille ça… Trondheim a fait tellement plus drôle, tellement plus inventif et intéressant que cette production me semble à oublier.
Cixi de Troy
Encore une nouvelle série dans le monde de Troy ! Dans le fond, que l'on enrichisse un univers d'une ou plusieurs autres séries ne me dérange pas... du moment que la qualité soit au rendez-vous. Or c'est bien là le problème. Absolument tout est baclé (et le mot est faible) dans cette BD à part la couverture. Je n'ai jamais lu une BD d'un tel niveau de médiocrité et je pèse mes mots. Soleil prend vraiment les fans de lanfeust pour des vaches à lait. A éviter évidemment !
Rainbow
En fait, j'ai trouvé cela bien au début, moyen au troisième tome et carrément mauvais sur la fin du quatrième... Outre une invraisemblance manifeste, c'est dans le pseudo sentimentalisme que cette série à fini par me gonfler. Pourtant, j'aime bien le dessin mais là, trop, c'est trop: - "Mon Dieu, c'est affreux, mon meilleur ami pour toute la vie, que nous connaissons depuis deux jours, se fait torturer! Non, je ne peux pas supporter cela, pas lui, pas mon meilleur ami pour toute la vie! Je vais laisser le très méchant médecin pervers me violer, pour sauver mon ami!" L'amitié qui les unit est plus forte que toute la haine du monde entier... - "Ouais c'est vrai d'abord, si on est tous dans une maison de correction, c'est par erreur...". J'exagère un peu, certes, mais l'idée y est... Vous l'aurez compris, c'est pas ma came. Dommage cet aspect larmoyant, cela aurait pu être chouette.
Sacha Fashion Couture
Au secours… Se basant sur les « classiques » déjà entrevus dans le film "Le diable s’habille en Prada", le récit nous entraîne dans le quotidien d’une jeune fille, plutôt maladroite et sans confiance, dans un univers hostile de la mode. Pfff, rien qu’à lire la première page on a tout compris, il n’y aura aucune surprise. Ah si cette dernière page ridicule où la mère de l’héroïne virera sa fille de chez elle, histoire qu’elle se retrouve totalement à la rue avec comme seul espoir sa copine geek en fin de tome pour la métamorphose attendue en tome 2... Si le scénario ne prenait pas le lecteur pour un génie littéraire, le dessin doit certainement viser un public daltonien schizophrène. Comment juxtaposer de tels tons sans susciter un stimulus épileptique ? Outre une inspiration manga passablement énervante et infantilisante (ces yeux et ces fronts, ce n’est pas possible), le trait me semble incroyablement figé et banal. Vous l’aurez compris cet album recèle tous les ingrédients pour la note absolue, le néant ultime, vide scénaristique associé à une narration poussive et scolaire le tout englobé dans un gloubi-boulga graphique peu avenant. Reste le caractère de la meilleure copine, la seule qui semble avoir un peu de réalité dedans, c’est peu pour sauver l’in-notable.
Dernière station avant l'autoroute
Une bande dessinée presque entièrement en voix off (travers fréquent des adaptations de livres), avec des phrases forcées de polardeux qui voudrait qu'on le prenne au sérieux (probablement le texte original de Pagan, on y sent une prétention qui colle bien à ce qu'on repère de lui dans ses interviews). Les clichés, même s'ils sont réalistes, n'en sont pas pour autant intéressants. Redire pour la énième fois que les flics fument trop, boivent trop, ont un métier sordide et une tendance à l'auto-destruction n'apporte pas grand chose. Et le scénario est à peu près incompréhensible. La faute au format BD qui a compressé l'histoire à outrance? Les enjeux sont flous, les causes et les conséquences sont effacées, on a juste une succession de saynètes déprimantes et de considérations stéréotypées. Étonnant même que cet album ait eu un prix à Cognac!
L'Anatomiste
Je n'ai pas apprécié le dessin qui me semble trop imprécis et un peu ciselé. La colorisation n'a pas réussi à me faire avaler la pillule. Quant au scénario morbide à souhait, il m'a paru tellement prévisible qu'il n'arrive pas à compenser les lacunes observées. Je souffre certainement d'un blocage lié en partie à mes trop nombreuses lectures. Il me faut de l'originalité pour me convaincre. Avec le temps, je suis devenu beaucoup plus exigeant...