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Paris-Fripon

Note: 2.33/5
(2.33/5 pour 3 avis)

Un polar bien noir se déroulant dans l'univers d'un cabaret parisien.


Paris Serial killers

Un détective privé est chargé d'enquêter sur une affaire de maitre chanteur pour une jeune artiste: Chantal Vinci. Au même moment, un tueur sadique, surnommé "le crapaud", s'acharne sur les filles d'un cabaret parisien: le "Paris-Fripon". On découvrira le rôle que jouent de nombreux autres personnages dans cette histoire, notamment: Paquita Berlioz, agent artistique; François-Xavier Aubanel, politicien véreux, son garde de corps, Noël Rémuzat; et Etienne Falconetti, policier déchu.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 1984
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Paris-Fripon
Les notes (3)
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L'avatar du posteur Noirdésir

On a là un album qui se laisse lire, mais que je n’ai pas trouvé transcendant. Le côté graphique, avec un dessin très proche de la photographie – ou alors qui utilise des photos, je ne sais pas trop, n’est pas désagréable (même s'il n'est pas forcément ma tasse de thé). Il utilise le Noir et Blanc, pour le coup tout à fait adapté à l’ambiance générale. Mais parfois c’est vraiment trop sombre et la scène est alors presque « illisible ». Il faut dire que l’ambiance est ici presque plus importante que l’histoire elle-même, que j’ai trouvée elle un peu quelconque, avec une intrigue squelettique. On est dans un genre polar noir, poisseux, avec plusieurs touches érotiques. Mais voilà, j’ai déjà oublié une bonne partie de l’intrigue alors que je l’ai lue récemment. Un achat – si ce n’est une lecture – dispensable, ou alors il faut se contenter d’un emprunt.

29/11/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J.C. Claeys est un auteur qui a été très en vogue au tout début des années 80, très courtisé par les Editions Néo pour illustrer les couvertures de romans policiers de leur belle collection Miroir Obscur. Son apport à la BD fut assez bref, et s'est réduit à 4 ou 5 gros albums parus chez Casterman ou Albin Michel, et dont le plus célèbre reste Magnum Song. Fasciné par le roman noir et par le ciné américain des années 40 et 50, il use d'une technique consistant à reproduire avec habileté et dans un style hyperréaliste des photos qu'il détourne de leur sens initial. Dans "Paris-Fripon", il entraine le lecteur dans un Paris secret à travers les méandres d'un thriller en noir et blanc qui se veut haletant et trouble, et où l'érotisme est au rendez-vous. Le résultat m'a beaucoup moins enthousiasmé que Magnum Song, c'est sans doute dû à la faiblesse du scénario, et puis j'ai trouvé sa technique un peu moins réussie sur certaines anatomies, et la plupart des cases sont très sombres, on voit mal certains détails. Mis à part ces réserves, l'ensemble reste efficace et surprenant ; un petit 3/5.

21/07/2014 (modifier)

Je ne connaissais pas du tout l'auteur et j'ai acheté cette série d'occasion, complètement au hasard. Côté dessin, on peut dire que Claeys est très doué. C'est en effet très réaliste...et même un peu trop, car les cases ressemblent vraiment à des photographies. Elles sont adynamiques, figées, ce qui renforce l'impression de lire un roman-photo plutôt qu'une bande dessinée. C'est un polar en noir et blanc. Parfois, les contrastes sont très appuyés, trop à mon goût, si bien que la lisibilité peut faire défaut. Il y a très peu de dialogues, et beaucoup de narration. Si cette dernière est de qualité, les premiers sont assez moyens, parfois très peu naturels. C'est quand même dommage que le peu de fois où un personnage parle, on ne soit que peu contenté... J'en viens au point le plus critique, à savoir, le scénario. Après avoir fini ma lecture, j'ai essayé de me faire un résumé...sans succès. Il a fallu que je refeuillete plusieurs fois l'ouvrage pour que je comprenne bien ce que je venais de lire ! L'histoire est en effet compliquée, en partie à cause du grand nombre de personnages qui entre en scène. Je ne suis pas totalement fermé aux histoires alambiquées qui nécessitent une relecture, mais là, c'est vraiment poussé à outrance. Pourtant, le déroulement de cette histoire est très lent, il n'y a même aucun rythme. Les différentes scènes se succèdent sans enchainement logique, ni même aucune transition. Enfin, pour parfaire le tout, ce scénario est parfois peu crédible, comme notamment lorsque notre détective privé est manqué par un malfrat qui lui vide son chargeur presque à bout portant ! Au final, cette lecture ne m'a absolument pas diverti. J'ai eu du mal à saisir ce que je lisais et le graphisme trop sombre et trop figé m'a ennuyé. (72)

19/10/2011 (modifier)