Une chronique amusante des années 50-60, vu par des enfants d’un village peuplé de gens assez modestes, pour la plupart immigrés italiens, polonais, ou autres. Cette série est relativement courte 4 tomes et on peut noter une vraie progression dans la dramaturgie. Même si l’on rit beaucoup, il y a de vrais moments de nostalgie et d’émotion.
Baru a un dessin très expressif où les personnages ont de vrais gueules.
Il fait un hommage appuyé au film la guerre des boutons ; les enfants ont la même gouaille et s'inventent des "guerres éternelles" entre les par-en-bas et les par-en-haut.
Baru insiste sur les luttes de classe propres à cette époque : prolétaire contre nantis... ; sans négliger non plus la grande histoire, l’influence du communisme dans ces quartiers populaires, le début de la guerre d’Algérie, le Spoutnik (aussi)…
Mais cette série est surtout intéressante car on retrouve l'atmosphère de l'époque, les vieilles cours d'école, les matchs de foot interminables, les bagarres entre gamins ; bref un parfum d'après-guerre que Baru a su parfaitement rendre.
Note approximative : 2.5/5
Conscient que cette série méprisée des "vrais amateurs de BD" était malgré tout l'un des succès commerciaux du moment, je me suis décidé à la lire.
Son dessin est très correct. Dans un style franco-belge assez moderne, il présente des planches ma foi agréables. Je note d'ailleurs avec le sourire que le Toto du premier tome a un air physiquement très proche de Calvin et Hobbes tandis qu'il ressemblera davantage au Petit Spirou dans les tomes suivants.
Chaque album présente un gag par planche, chaque gag étant théoriquement issu d'une blague de Toto. Contrairement aux blagues sur Les Blondes, qui me font plutôt rire mais que je connaissais déjà toutes, je ne connaissais pas ces blagues là, sans doute parce que ce sont des histoires drôles plutôt enfantines qui ne feraient autrement pas rire un adulte. C'est donc de l'humour assez basique, le genre de blagues dont on pouffe parfois un peu mais pour lesquelles on se dit aussitôt après que c'est nul. Oui, c'est assez nul, mais comme peuvent l'être des blagues qui font rire les petits. Et en tant qu'adulte, même si on reste froid devant beaucoup de planches, certaines m'ont quand même fait sourire, voire pouffer un peu.
C'est donc une BD d'humour que je pense destinée à un lectorat enfantin, mais pour un tel public, j'estime que ce n'est finalement pas une aussi mauvaise série que je le craignais en à-priori.
(Je n'ai lu que les deux premiers tomes "Rhapsodie hongroise" et "La porte d'Orient".)
"Max Fridman" est une série beaucoup trop classique à mon goût: non seulement le dessin est ultra-réaliste (et ce n'est agréable à l'oeil uniquement pendant les scènes de nu, il faut le reconnaître), mais en plus les histoires manquent cruellement de fantaisie et d'originalité. Tous les détails sont respectés à la lettre, et cela en fait une bd historique (genre auquel je n'accroche pas du tout, mais c'est personnel).
En plus de cela, le héros est mou, et on ne parvient pas à voir des émotions ou des sentiments sur son visage, ce qui dynamiserait le récit (et il est barbu, ce qui n'arrange rien). Tout cela fait que l'histoire ne décolle pas, et je n'ai pas réussi à lire les albums d'une seule traite.
Malgré tout, j'ai appris pas mal de choses (malgré moi) sur l'histoire d'avant-guerre, et c'est pour cette raison que je ne mets pas 1/5 à cette série.
Une salle d'attente de médecin m'a permis de découvrir cette série issue d'un dessin animé à la musique légendaire pour les gens de mon époque : "qui qui qui sont les Snorky ? qui qui qui spooky..."
Bon, c'est pas terrible quand même. C'est une BD manifestement destinée à la jeunesse mais sans avoir le charme ni l'intelligence d'autres BDs pour jeune public.
Le dessin est dans un style franco-belge à mi-chemin entre Peyo et Seron mais franchement moyen au niveau technique. Il est épuré, assez simplifié par moment, présentant quelques erreurs manifestes à d'autres moments. Quant aux visages, ils ont des expressions également simplifiées et répétitives qui collent souvent assez peu avec la situation ou ce que les personnages devraient vraiment exprimer. Même les couleurs sont simplifiées, avec des aplats sans beauté. Bref, c'est graphiquement médiocre.
Quant aux histoires, elles sont assez naïves, pour un public jeune donc. Elles présentent quelques tentatives d'humour mais trop bas de plafond, ou peut-être trop enfantin pour m'avoir fait ne serait-ce que sourire.
Sans interêt donc, et tout juste moyen pour un lectorat enfantin.
C'est la première série de Donjon que je lis, et comme souvent lorsqu'on s'attaque à une série "culte", je suis un peu déçu.
Tout d'abord par le dessin, mais bon, je connaissais déjà le trait de Trondheim, donc je ne suis pas très surpris. Sans que cet aspect prenne le dessus sur le coté humoristique de la bd, j'aurais aimé un dessin un peu plus complexe, fouillé...
Mais surtout, même si certains gags sont très réussis, je trouve que les histoires se mordent la queue et que l'humour est un peu répétitif, utilisant souvent le contre pied.
Bon, ça reste une bonne série qui mérite qu'on s'y intéresse. Je vais d'ailleurs essayer rapidement de lire une autre série du "groupe" Donjon.
Je trouve que les commentaires sont injustes. Il faut prendre cette série pour ce qu'elle est : un immense crescendo. Il est rare de trouver une BD aussi cohérente dans sa progression. Je ne puis rester insensible devant ce mythe que nous propose Froideval.
Alors bien sûr, on peut trouver que la psycho est un peu réduite. Mais est-ce que l'on approfondit la psychologie d'un héros dans une légende ? Les personnages sont entiers, comme dans toute légende. Ici, point de questions métaphysiques (voir pour cela le chat du rabbin ;-). Et c'est un réel plaisir de voir un pan d'histoire se construire (rien à voir avec Lanfeust qui court après les cafards en comparaison).
Comme défauts, on peut citer un temps de creux sur le dessin avec Pontet, mais il s'est très bien rattrapé depuis. Il y a également cet humour parfois un peu lourd de Froideval, mais je lui pardonne bien volontiers.
Connaissez-vous une série qui consacre un tome à une bataille ? Et bien vous avez trouvé maintenant (T10). Cet exemple illustre très bien l'esprit de la Lune Noire : une série au caractère entier, grandiose. On aime ou on n'aime pas (cf. la répartition des notes).
NON, NON, NON et encore NON. Le remake de Jésus sauvant le monde, je n'accroche pas. Le dessin est bien sans plus. Mais comment rentrer dans un tel scénario lorsqu'on se dit en permanence qu'on a déjà vu tout ça quelque part ? Et puis pour le tout petit sauvant le monde, j'ai déjà donné.
Je commence à m'habituer aux séries "hommage/référence/clin d'oeil" qu'Alan Moore voue aux grands classiques américains : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour les héros d'aventures du 19e siècle, Suprême pour les super-héros classiques, Jonni Future sur les récits de science-fiction aventuresques, et autres Promethea. Tom Strong, pour sa part, est un hommage aux vieux comics d'aventure/action, mélange de Superman, Batman, Tarzan et surtout de Doc Savage (personnage que je ne connaissais pas vraiment en réalité).
Je ne sais jamais trop comment aborder ces récits qui sont à prendre à la fois au premier degré car l'aventure et l'action y sont mises en avant, mais aussi au second degré par l'afflux de clins d'oeil, d'humour, de dialogues et de situations désuettes voire naïves pour un lecteur moderne.
Au second degré, c'est sympa, ça se lit avec le sourire car l'humour est assez présent. Mais n'étant pas un amateur des comics d'action à l'ancienne (et ignorant Doc Savage), je ne suis pas sensible aux références et à l'hommage ainsi rendu.
Au premier degré, c'est idem : c'est sympa, ça se lit bien. L'aspect un peu naïf, voire convenu, m'empêche cependant d'être vraiment captivé car tout est assez prévisible, sciemment téléphoné.
Mais l'ambiance est bonne, les récits plaisants, la narration excellente et originale par moment. C'est de la bonne BD de divertissement doté d'un dessin très correct même si assez banal.
Je ne suis donc pas mécontent de mon achat mais ce n'est pas un indispensable à mes yeux, même pour quelqu'un qui aime beaucoup Alan Moore comme moi.
Je connaissais Spawn de nom, j'avais acheté les deux premières saisons de la série TV. Mais cette édition intégrale (enfin presque, vu l'absence de deux épisodes) a vraiment été pour moi une réelle bonne surprise. Dessin de bonne qualité, reliure solide (comme toujours chez Delcourt). L'histoire est sombre à souhait, le personnage est torturé par ses sentiments et son pacte...
Bref un super moment de lecture. Vivement le tome 2.
J'ai acheté cet album par pure curiosité et ma foi, je n'ai pas été déçu. Les planches sont belles, la mise en couleur est soignée et souligne avec force l'action et le climat de l'histoire. Quant à l'histoire proprement dite, elle est intéressante. Elle développe des thèmes simples et les aborde de manière à ne jamais lasser le lecteur (en tous les cas le lecteur que je suis). Maintenant, en refermant l'album, j'ai eu vraiment l'impression (une nouvelle fois avec les one shoot de la collection air libre), que l'ensemble aurait mérité plus de profondeur. J'aurais aimé voir l'auteur s'appesantir davantage sur la psychologie des personnages principaux et sur leurs motivations et quêtes personnelles. Là, les choses vont trop vite. C'est véritablement raconté avec un lance pierre. C'est sans doute normal pour une histoire qui se passe à la préhistoire, mais ça m'a fortement gêné.
Je finis ce post par mon éternelle touche positive. Cette bd mérite vraiment le détour, ne serait ce que pour le graphisme et la mise en couleur soignés.
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Les Années Spoutnik
Une chronique amusante des années 50-60, vu par des enfants d’un village peuplé de gens assez modestes, pour la plupart immigrés italiens, polonais, ou autres. Cette série est relativement courte 4 tomes et on peut noter une vraie progression dans la dramaturgie. Même si l’on rit beaucoup, il y a de vrais moments de nostalgie et d’émotion. Baru a un dessin très expressif où les personnages ont de vrais gueules. Il fait un hommage appuyé au film la guerre des boutons ; les enfants ont la même gouaille et s'inventent des "guerres éternelles" entre les par-en-bas et les par-en-haut. Baru insiste sur les luttes de classe propres à cette époque : prolétaire contre nantis... ; sans négliger non plus la grande histoire, l’influence du communisme dans ces quartiers populaires, le début de la guerre d’Algérie, le Spoutnik (aussi)… Mais cette série est surtout intéressante car on retrouve l'atmosphère de l'époque, les vieilles cours d'école, les matchs de foot interminables, les bagarres entre gamins ; bref un parfum d'après-guerre que Baru a su parfaitement rendre.
Les Blagues de Toto
Note approximative : 2.5/5 Conscient que cette série méprisée des "vrais amateurs de BD" était malgré tout l'un des succès commerciaux du moment, je me suis décidé à la lire. Son dessin est très correct. Dans un style franco-belge assez moderne, il présente des planches ma foi agréables. Je note d'ailleurs avec le sourire que le Toto du premier tome a un air physiquement très proche de Calvin et Hobbes tandis qu'il ressemblera davantage au Petit Spirou dans les tomes suivants. Chaque album présente un gag par planche, chaque gag étant théoriquement issu d'une blague de Toto. Contrairement aux blagues sur Les Blondes, qui me font plutôt rire mais que je connaissais déjà toutes, je ne connaissais pas ces blagues là, sans doute parce que ce sont des histoires drôles plutôt enfantines qui ne feraient autrement pas rire un adulte. C'est donc de l'humour assez basique, le genre de blagues dont on pouffe parfois un peu mais pour lesquelles on se dit aussitôt après que c'est nul. Oui, c'est assez nul, mais comme peuvent l'être des blagues qui font rire les petits. Et en tant qu'adulte, même si on reste froid devant beaucoup de planches, certaines m'ont quand même fait sourire, voire pouffer un peu. C'est donc une BD d'humour que je pense destinée à un lectorat enfantin, mais pour un tel public, j'estime que ce n'est finalement pas une aussi mauvaise série que je le craignais en à-priori.
Max Fridman
(Je n'ai lu que les deux premiers tomes "Rhapsodie hongroise" et "La porte d'Orient".) "Max Fridman" est une série beaucoup trop classique à mon goût: non seulement le dessin est ultra-réaliste (et ce n'est agréable à l'oeil uniquement pendant les scènes de nu, il faut le reconnaître), mais en plus les histoires manquent cruellement de fantaisie et d'originalité. Tous les détails sont respectés à la lettre, et cela en fait une bd historique (genre auquel je n'accroche pas du tout, mais c'est personnel). En plus de cela, le héros est mou, et on ne parvient pas à voir des émotions ou des sentiments sur son visage, ce qui dynamiserait le récit (et il est barbu, ce qui n'arrange rien). Tout cela fait que l'histoire ne décolle pas, et je n'ai pas réussi à lire les albums d'une seule traite. Malgré tout, j'ai appris pas mal de choses (malgré moi) sur l'histoire d'avant-guerre, et c'est pour cette raison que je ne mets pas 1/5 à cette série.
Les Snorky
Une salle d'attente de médecin m'a permis de découvrir cette série issue d'un dessin animé à la musique légendaire pour les gens de mon époque : "qui qui qui sont les Snorky ? qui qui qui spooky..." Bon, c'est pas terrible quand même. C'est une BD manifestement destinée à la jeunesse mais sans avoir le charme ni l'intelligence d'autres BDs pour jeune public. Le dessin est dans un style franco-belge à mi-chemin entre Peyo et Seron mais franchement moyen au niveau technique. Il est épuré, assez simplifié par moment, présentant quelques erreurs manifestes à d'autres moments. Quant aux visages, ils ont des expressions également simplifiées et répétitives qui collent souvent assez peu avec la situation ou ce que les personnages devraient vraiment exprimer. Même les couleurs sont simplifiées, avec des aplats sans beauté. Bref, c'est graphiquement médiocre. Quant aux histoires, elles sont assez naïves, pour un public jeune donc. Elles présentent quelques tentatives d'humour mais trop bas de plafond, ou peut-être trop enfantin pour m'avoir fait ne serait-ce que sourire. Sans interêt donc, et tout juste moyen pour un lectorat enfantin.
Donjon Zenith
C'est la première série de Donjon que je lis, et comme souvent lorsqu'on s'attaque à une série "culte", je suis un peu déçu. Tout d'abord par le dessin, mais bon, je connaissais déjà le trait de Trondheim, donc je ne suis pas très surpris. Sans que cet aspect prenne le dessus sur le coté humoristique de la bd, j'aurais aimé un dessin un peu plus complexe, fouillé... Mais surtout, même si certains gags sont très réussis, je trouve que les histoires se mordent la queue et que l'humour est un peu répétitif, utilisant souvent le contre pied. Bon, ça reste une bonne série qui mérite qu'on s'y intéresse. Je vais d'ailleurs essayer rapidement de lire une autre série du "groupe" Donjon.
Chroniques de la lune noire
Je trouve que les commentaires sont injustes. Il faut prendre cette série pour ce qu'elle est : un immense crescendo. Il est rare de trouver une BD aussi cohérente dans sa progression. Je ne puis rester insensible devant ce mythe que nous propose Froideval. Alors bien sûr, on peut trouver que la psycho est un peu réduite. Mais est-ce que l'on approfondit la psychologie d'un héros dans une légende ? Les personnages sont entiers, comme dans toute légende. Ici, point de questions métaphysiques (voir pour cela le chat du rabbin ;-). Et c'est un réel plaisir de voir un pan d'histoire se construire (rien à voir avec Lanfeust qui court après les cafards en comparaison). Comme défauts, on peut citer un temps de creux sur le dessin avec Pontet, mais il s'est très bien rattrapé depuis. Il y a également cet humour parfois un peu lourd de Froideval, mais je lui pardonne bien volontiers. Connaissez-vous une série qui consacre un tome à une bataille ? Et bien vous avez trouvé maintenant (T10). Cet exemple illustre très bien l'esprit de la Lune Noire : une série au caractère entier, grandiose. On aime ou on n'aime pas (cf. la répartition des notes).
Le Grand Pouvoir du Chninkel
NON, NON, NON et encore NON. Le remake de Jésus sauvant le monde, je n'accroche pas. Le dessin est bien sans plus. Mais comment rentrer dans un tel scénario lorsqu'on se dit en permanence qu'on a déjà vu tout ça quelque part ? Et puis pour le tout petit sauvant le monde, j'ai déjà donné.
Tom Strong
Je commence à m'habituer aux séries "hommage/référence/clin d'oeil" qu'Alan Moore voue aux grands classiques américains : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour les héros d'aventures du 19e siècle, Suprême pour les super-héros classiques, Jonni Future sur les récits de science-fiction aventuresques, et autres Promethea. Tom Strong, pour sa part, est un hommage aux vieux comics d'aventure/action, mélange de Superman, Batman, Tarzan et surtout de Doc Savage (personnage que je ne connaissais pas vraiment en réalité). Je ne sais jamais trop comment aborder ces récits qui sont à prendre à la fois au premier degré car l'aventure et l'action y sont mises en avant, mais aussi au second degré par l'afflux de clins d'oeil, d'humour, de dialogues et de situations désuettes voire naïves pour un lecteur moderne. Au second degré, c'est sympa, ça se lit avec le sourire car l'humour est assez présent. Mais n'étant pas un amateur des comics d'action à l'ancienne (et ignorant Doc Savage), je ne suis pas sensible aux références et à l'hommage ainsi rendu. Au premier degré, c'est idem : c'est sympa, ça se lit bien. L'aspect un peu naïf, voire convenu, m'empêche cependant d'être vraiment captivé car tout est assez prévisible, sciemment téléphoné. Mais l'ambiance est bonne, les récits plaisants, la narration excellente et originale par moment. C'est de la bonne BD de divertissement doté d'un dessin très correct même si assez banal. Je ne suis donc pas mécontent de mon achat mais ce n'est pas un indispensable à mes yeux, même pour quelqu'un qui aime beaucoup Alan Moore comme moi.
Spawn
Je connaissais Spawn de nom, j'avais acheté les deux premières saisons de la série TV. Mais cette édition intégrale (enfin presque, vu l'absence de deux épisodes) a vraiment été pour moi une réelle bonne surprise. Dessin de bonne qualité, reliure solide (comme toujours chez Delcourt). L'histoire est sombre à souhait, le personnage est torturé par ses sentiments et son pacte... Bref un super moment de lecture. Vivement le tome 2.
Les Chasseurs de l'aube
J'ai acheté cet album par pure curiosité et ma foi, je n'ai pas été déçu. Les planches sont belles, la mise en couleur est soignée et souligne avec force l'action et le climat de l'histoire. Quant à l'histoire proprement dite, elle est intéressante. Elle développe des thèmes simples et les aborde de manière à ne jamais lasser le lecteur (en tous les cas le lecteur que je suis). Maintenant, en refermant l'album, j'ai eu vraiment l'impression (une nouvelle fois avec les one shoot de la collection air libre), que l'ensemble aurait mérité plus de profondeur. J'aurais aimé voir l'auteur s'appesantir davantage sur la psychologie des personnages principaux et sur leurs motivations et quêtes personnelles. Là, les choses vont trop vite. C'est véritablement raconté avec un lance pierre. C'est sans doute normal pour une histoire qui se passe à la préhistoire, mais ça m'a fortement gêné. Je finis ce post par mon éternelle touche positive. Cette bd mérite vraiment le détour, ne serait ce que pour le graphisme et la mise en couleur soignés.