Mouaif... Dessins moyens et caricaturés à l'extrême, famille pas du tout réaliste (ce n'est pas le but mais là ça foire vraiment), et toujours cette même répétition des gags sur la télé:Raymond veut y passer, Raymond se fait piéger comme l'imbécile qu'il est, la mère est désespérée, la gamine veut devenir une star et le fils a des super mauvaises notes, qui font qu'il pourra faire de la télé (moralité franchement douteuse, je trouve...) Alors, me direz vous, pourquoi, pas 1/5? Eh ben parce que parfois il y a deux ou trois gags qui m'ont fait rire et trois quatre sourires. C'est tout.
Comme je l'ai déjà dit, j'aime beaucoup les mangas de Yuu Watase, et celui-ci est le deuxième que j'ai lu. J'ai trouvé l'histoire intéressante, d'ailleurs, nous retrouvons le pouvoir des mots dans la vie réelle: alors que les insultes nous détruisent les encouragements nous font avancer. C'est comme cela que je perçois le lotis. Le dessin est très épuré, bien plus que dans les précédents mangas de Watase. Par contre, les éditions Glénat fournissent effectivement du papier de très bonne qualité mais... QU'EST-CE QUE C'EST CHER!!! Je préfère encore Tonkam. Sinon, c'est vrai que c'est rare de voir un manga en 7 tomes, d'habitude, il y en a beaucoup plus. A lire donc. Cela plaira encore plus aux adolescentes (je parle en connaissance de cause^^!!).
Je suis tout à fait de l'avis des autres internautes. Cette BD est sans prétention, l'histoire est très simple, sans nymphes célestes, livres magiques et héros torturés, mais est tout de même très agréable à lire. Ici, c'est la personnalité des personnages qui est mise en avant. Comme elles sont complètement opposées, il y a de nombreuses scènes très drôles... L'humour est omniprésent, c'est une BD remplie de fraîcheur et dotée d'un graphisme très mignon, dans le plus pur style Watase, avec tout plein de chibis^^... Le seul problème est que Tonkam augmente de plus en plus ses prix: D’abord 5€, puis 5.25€, pour arriver à 5.75€, je trouve que c'est une trop grosse augmentation!! Ils ne comprendront donc jamais la souffrance des porte-monnaies^^!?!?
Je suis définitivement fan des oeuvres de Yuu Watase... Ayashi ne Ceres n'échappe pas à la règle!! Les graphismes sont toujours très beaux, et ici, c'est la galerie des personnages entourant les deux héros (Aya et Toya) qui est la plus intéressante!! Je suis fan de madame Kyou et de sa conduite en voiture^^, ainsi que de Chidori, très drôle, et Shuro, personnage à la psychologie assez torturée...
Voilà, voilà, j'en ai assez dit. Ah si:attention, l'ambiance est tout de même TRES TRES glauque, il faut pas trop être sensible (enfin, je crois...)
Les Editions Kami (Groupe Tournon, qui édite également Carabas et Semic) nous proposent de découvrir dans ce recueil de grands noms du manga et de la japanime, pour la plupart encore inconnus en Europe. Il y a par exemple l'auteur de "MPD Psycho" parmi eux.
Visuellement, c'est un bel objet, léché, soigné, mais aussi très diversifié dans le choix des auteurs et des styles. Cela va du style "mignon" aux shônen purs et durs. La plupart des histoires sont en couleurs, mais d'autres en noir et blanc. On a des extraits de mangas en cours, ou des récits courts, quelques illustrations... Un appât pour attirer un nouveau public vers de nouveaux noms, mais un appât qui, malgré le fait qu'il brille de mille feux, se révèle n'avoir pas beaucoup de goût. La plupart des histoires sont creuses, et ce n'est pas dû à leur brièveté ou à leur côté "extrait". Non, la plupart du temps, c'est un peu idiot, ça ne mène pas vraiment quelque part...
Ce recueil, finalement, est à regarder, pas à lire...
A propos du tome 1 :
C'est en me promenant dans les allées de mon magasin favori que j'ai vu cette bd. Je la prends. Je l'ouvre, et là... ben non, pas le choc.
Le dessin peut être qualifié de semi-réaliste, mais il reste pourtant déroutant. Je m'explique. Les décors sont très soignés, bien réalisés et contribuent grandement à l'ambiance de polar; le choix des couleurs contribue également beaucoup à cette ambiance. Tout cela est bien fait, bien maîtrisé même si tout n'est pas parfait. La sensation de "déroutement" provient des personnages, sur les premières planches les têtes sont très semblables et il n'est pas possible de déterminer au premier coup d’œil l'origine (ou mélange d'origine) des personnages. Personnellement, je trouve cela gênant. Mais les choses s'améliorent, à ce niveau, au fil de l'album, même s'il reste par moment difficile de reconnaître les personnages lorsqu'ils sont de profil.
Cela gêne un peu la lecture, mais pas plus que cela.
Le scénario de ce premier opus est bien mené, intelligent. On sent que Michel Koeniguer sait précisément où il va et comment il va s'y rendre. Cela change de nombres de premiers albums d'auteur qui sont sortis ces derniers mois (je vous laisse le soin de citer des noms). L'histoire est parsemée de flash-back destinés à nous faire comprendre le personnage principal. Ils tombent toujours à point, ne sont jamais inutiles, et ne ralentissent jamais le rythme de l'ensemble.
En résumé, un bon premier volume pour un nouvel auteur pour qui le plus dur reste à faire... confirmer en s'améliorant... mais il a le talent pour y arriver, cela se sent.
Un petit bémol pour finir, je peux toujours me tromper, l'auteur peut toujours nous surprendre par la suite, mais l'histoire est presque trop bien résumée par les trois phrases suivantes :
"-Ne fait pas l'idiot, tu n'es pas sur ma liste!
Rien ne t'y oblige...
-Ce que je suis... m'y oblige!"
De toute façon, cela reste à vous de voir !
A propos du tome 3 :
Voici la fin de la trilogie "Bushido", qui est la première production BD de Michel Koeniguer.
Nous nous retrouvons en pleine vendetta entre John Masanori et Sato. C'est une bd d'action et cela se sent à la lecture. Cela va vite, très vite, mais c'est une BD agréable à lire.
Bien sûr, elle est pleine de bruits (des coups de feu surtout) et de fureur (des coups de colère).
Au niveau graphique, MichelK a fait de gros progrès, cela se voit. Les types (exemple, type asiatique) sont plus affirmés, plus précis, les personnages moins "massifs" s'intégrent mieux dans les décors. Mais, à mon avis, MichelK gagnerait énormément à réaliser une BD en noir et blanc. Car son trait souffre énormément des aplats nécessaires à la colorisation informatique (je dis cela après avoir vu des planches originales) et ils le rendent nettement moins vivant.
Côté scénario, on ne trouve, en définitive aucune surprise et pourtant. A la fin du premier tome, je me suis dit : "Est-ce qu'il va oser?". Et bien oui, il a osé! Osé quoi me demanderez-vous?
Je ne parlerai pas même sous la torture, vous n'avez qu'à lire l'album!
En fait il a simplement oser appliquer à la lettre ce que le départ de son scénario impliquait, tout en respectant en plus le titre son album... ça y est, j'en ai trop dit.
En résumé, ces trois tomes ne sont peut-être pas indispensables à tous les BDphiles, mais si vous êtes amateur d'action en BD, franchement vous auriez tort de passer à côté. Ne boudez pas votre plaisir, bien que de toute façon, cela reste à vous de voir ...
Voilà ce que j'appelle une excellente surprise ! Et pour un premier essai dans l'univers impitoyable de la bande dessinée, Reutimann et Gabus ont réussi ma foi un fort bel essai (dans le sens rugbystique du terme) qu'il va leur falloir transformer dans le prochain album, mais je suis confiant ! Pourquoi ?
Reprenons depuis le début : Valbert et ses amis sont de joyeux libertaires libertins et anarchistes dans une dictature imaginaire. Les villes de ce royaume se trouvent toutes sur des promontoires rocheux, reliés par des ponts au reste du royaume. Valbert, lui, vit dans une ancienne carrière qu'il a aménagée pour ses besoins courants.
Au début de cette histoire, Valbert et ses amis ne sont guère plus que des anarchistes de tavernes. Autrement dit, ils restent inoffensifs, ils sont le poil à gratter des gouvernants, mais cela ne va pas plus loin. Pourtant les choses s'emballeront suite à la rencontre... mouvementée... que Valbert fera avec un jeune orphelin. A partir de là, tout s'accélérera.
Tout l'intérêt de cette histoire est là, dans la transformation d'un anarchiste bon vivant en révolutionnaire. Car c'est bien vers une révolution que nous dirigent les auteurs, avec un certain talent.
Je n'ai aucune certitude mais vu l'ambiance générale, les paysages, cette histoire pourrait tout à fait se situer dans l'arrière-pays niçois. Et cela m'amène à faire un parallèle avec une autre oeuvre que j'aime beaucoup qui est le Lalin de Baudoin. Ce côté de générosité un peu folle, ce sens de l'honneur si particulier de Valbert me font tendre vers cette autre histoire de révolution, réelle celle-là.
D'ailleurs, le dessin de Reutimann me semble être l'enfant illégitime qu'aurait pu avoir... Baudoin avec... les images d'Epinal ! Je sais, la comparaison est osée et j'ai un peu tendance à m'emballer, mais lorsque l'on aime, on perd vite le sens de la mesure. Et j'aime vraiment beaucoup ce que j'ai découvert là !
Si ces quelques lignes ne vous convainquent pas, je vous encourage à lire le 4ème de couverture. Vous y trouverez un texte de présentation de l'album prévu initialement en préface et signé Jean-Luc Bideau. Peut-être connaissez-vous ce comédien truculent ? Alors si vous ne suivez pas mes mots, suivez les siens ! Mais de toute façon, cela reste à vous de voir.
Mais entre nous, si vous passez à côté de cet album... vous le regretterez !
Lors du départ de la collection Sakka de Casterman quelques titres m'avait intrigué. Parmi eux, ce trouvait La musique de Marie. J'étais intrigué par ce titre. La couverture avait achevé de me convaincre.
Le premier tome m'avait laissé dubitatif quant à la qualité de l'histoire. Il nous raconte l'enfance de deux jeunes adultes, Phiphy et Kaï, dans un univers très... onirique, "myazakien" par moment (période "le château dans le ciel"). On y apprend que la technologie n'arrive pas à dépasser un certain stade, comment, pourquoi, personne ne peut répondre. Sauf peut-être Kaï, qui avait disparu quinze jour l'été de ses dix ans et que l'on retrouva sur la plage.
Depuis Kaï entend ce qu'il appelle la musique de Marie.
Marie ressemble à un gigantesque automate dans le ciel et elle diffuserait une musique vers le sol, comment, pourquoi ? Toutes les réponses se trouvent dans le tome 2.
Dans ce second volume, nous obtenons presque toutes les réponses à nos questions, du moins sur les pourquoi... mais Furuya nous conduit dans une véritable réflexion sur la nature même de l'humanité, réflexion que l'on peut accepter au rejeter, à chacun de voir... Mais ce qui m'étonne le plus dans cette réflexion, c'est de voir à quel point elle rejoint celle chrétienne (pas de l'église catholique) de l'homme, sa position dans l'univers et son comportement dans l'univers. Mais les questions que posent l'auteur vont plus loin que cela, mais que cela soit vous qui les découvriez, je m'arrête là.
En résumé, si le premier tome m'avait semblé léger (pour le contenu) le deuxième équilibre le tout et donne sens à l'ensemble. J'aime beaucoup car l'ambiance est très contemplative, proche de celle de Planètes (autre manga à découvrir impérativement).
Après la trilogie Bushido et ses péripéties, Michel Koeniguer nous livre ici une suite qui n'en est pas vraiment une. Certains personnages sont repris de la série "mère" (Frankie Lambretta, Jablonsky, Don Borelli (dans son cercueil)), mais ils sont très largement minoritaires et cèdent le devant de la scène à de nouveaux personnages.
Lorsque l'on ouvre cet album, le premier réflexe est de se demander si c'est bien le même dessinateur que Bushido. Réflexe normal, car Koeniguer avait dû adapter son dessin aux exigences de "Pointe Noire" et il avait conservé ce style pour l'ensemble du cycle dans un souci de cohérence. Pourtant la patte est là, c'est bien du Koeniguer. Et de toute façon, si l'on regarde les flashbacks de l'album "Les derniers seigneurs", on peut se rendre compte que c'est bien la même personne qui dessine. Koeniguer est donc revenu à ses premières amours en matière de dessin.
Le résultat ? Il est tout de suite beaucoup plus à l'aise avec ses personnages, qui restent bien maîtrisés tout au long de l'album. En fait le trait de Koeniguer s'est amélioré et cela se voit. Le changement de coloriste a également porté ses fruits, car le trait est mieux respecté et l'atmosphère est très bien entretenue par des teintes chaudes, qui me replonge avec nostalgie dans mes années "Starsky & Hutch"...
Et puisque j'en parle, voilà une orientation de départ du scénario, mais avec une nuance... les héros sont plus... trash, au-delà des limites de la loi. Après on peut reprocher des rôles "convenus", on peut arguer d'une trame par trop classique. Et alors ? En achetant cet album, on ne doit pas s'attendre à vivre une révolution du polar en bande dessinée, oh non, mais passer un excellent moment avec ces flics pas si immoraux que ça, cela oui !
Pour résumer, j'ai bien aimé, j'ai eu du plaisir à la lecture et à la relecture, donc... c'est bon. Mais de toute façon, cela reste à vous de voir...
Après (et en parallèle de) sa très bonne et très intéressante série Candélabres, Algésiras s'attaque ici a un très gros morceau, la trilogie protéiforme de Pierre Bordage : "Les guerriers du silence". Sachant que c'est Delcourt qui a contacté la scénariste pour ce projet, il fallait quand même un sacré courage (ou une bonne confiance en soi) pour relever ce défi. Défi très bien relevé cela dit, malgré plusieurs petites imperfections...
Commençons par le dessin : il s'agit du premier album de Philippe Ogaki est malgré toutes ses qualités, cela se voit... Surtout, ne me comprenez pas mal, le dessin est très bon, mais visiblement, Ogaki a du mal avec certains personnages, qu'il n'a pas encore totalement "dans le crayon" (si vous voyez ce que je veux dire). Quelques perspectives "spéciales", des visages difficilement reconnaissables sous certains angles... mais que des défauts appelés à disparaître s'il confirme les qualités que l'ont peut déjà percevoir nettement.
Le scénario ensuite : je précise tout de suite que je suis un lecteur de Pierre Bordage et que je connaissais déjà les livres avant d'ouvrir la BD...
Du point de vue du lecteur des romans, l'adaptation est bonne, les personnages que nous rencontrons sont fidèlement retranscrits, nous les retrouvons tels que nous les connaissons, moyennant des distorsions inévitables (bien que minimes dans mon cas) dues à Algésiras et à sa propre perception de l'histoire.
Du point de vue de quelqu'un qui ne connaît pas l'histoire maintenant... (exercice de style, je ne prétends pas avoir la science infuse...) : si l'introduction est on ne peut plus classique, le rythme de l'histoire va très vite s'emballer et partir dans presque tous les sens. Au vu de la quantité des personnages introduits dans ce premier tome, il faut accepter beaucoup de choses sans forcément les comprendre pour le moment. Et la vitesse à laquelle l'histoire démarre laisse également une impression de Stacatto qui peut être désagréable. Stacatto dû aux raccourcis inévitables empruntés par Algésiras.
Au final, un bon album de science-fiction, qui plaira surtout aux fans du genre, même si les autres, à moins d'être imperméables à ce genre en général, pourront également y trouver leur bonheur. Quant aux lecteurs de Bordage, ils ne seront pas déçus par la qualité de la transcription d'Algésiras... même si... ;op Et puis de toute façon, c'est vous qui voyez !
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Les Zappeurs
Mouaif... Dessins moyens et caricaturés à l'extrême, famille pas du tout réaliste (ce n'est pas le but mais là ça foire vraiment), et toujours cette même répétition des gags sur la télé:Raymond veut y passer, Raymond se fait piéger comme l'imbécile qu'il est, la mère est désespérée, la gamine veut devenir une star et le fils a des super mauvaises notes, qui font qu'il pourra faire de la télé (moralité franchement douteuse, je trouve...) Alors, me direz vous, pourquoi, pas 1/5? Eh ben parce que parfois il y a deux ou trois gags qui m'ont fait rire et trois quatre sourires. C'est tout.
Alice 19th
Comme je l'ai déjà dit, j'aime beaucoup les mangas de Yuu Watase, et celui-ci est le deuxième que j'ai lu. J'ai trouvé l'histoire intéressante, d'ailleurs, nous retrouvons le pouvoir des mots dans la vie réelle: alors que les insultes nous détruisent les encouragements nous font avancer. C'est comme cela que je perçois le lotis. Le dessin est très épuré, bien plus que dans les précédents mangas de Watase. Par contre, les éditions Glénat fournissent effectivement du papier de très bonne qualité mais... QU'EST-CE QUE C'EST CHER!!! Je préfère encore Tonkam. Sinon, c'est vrai que c'est rare de voir un manga en 7 tomes, d'habitude, il y en a beaucoup plus. A lire donc. Cela plaira encore plus aux adolescentes (je parle en connaissance de cause^^!!).
Imadoki
Je suis tout à fait de l'avis des autres internautes. Cette BD est sans prétention, l'histoire est très simple, sans nymphes célestes, livres magiques et héros torturés, mais est tout de même très agréable à lire. Ici, c'est la personnalité des personnages qui est mise en avant. Comme elles sont complètement opposées, il y a de nombreuses scènes très drôles... L'humour est omniprésent, c'est une BD remplie de fraîcheur et dotée d'un graphisme très mignon, dans le plus pur style Watase, avec tout plein de chibis^^... Le seul problème est que Tonkam augmente de plus en plus ses prix: D’abord 5€, puis 5.25€, pour arriver à 5.75€, je trouve que c'est une trop grosse augmentation!! Ils ne comprendront donc jamais la souffrance des porte-monnaies^^!?!?
Ayashi No Ceres
Je suis définitivement fan des oeuvres de Yuu Watase... Ayashi ne Ceres n'échappe pas à la règle!! Les graphismes sont toujours très beaux, et ici, c'est la galerie des personnages entourant les deux héros (Aya et Toya) qui est la plus intéressante!! Je suis fan de madame Kyou et de sa conduite en voiture^^, ainsi que de Chidori, très drôle, et Shuro, personnage à la psychologie assez torturée... Voilà, voilà, j'en ai assez dit. Ah si:attention, l'ambiance est tout de même TRES TRES glauque, il faut pas trop être sensible (enfin, je crois...)
Robot
Les Editions Kami (Groupe Tournon, qui édite également Carabas et Semic) nous proposent de découvrir dans ce recueil de grands noms du manga et de la japanime, pour la plupart encore inconnus en Europe. Il y a par exemple l'auteur de "MPD Psycho" parmi eux. Visuellement, c'est un bel objet, léché, soigné, mais aussi très diversifié dans le choix des auteurs et des styles. Cela va du style "mignon" aux shônen purs et durs. La plupart des histoires sont en couleurs, mais d'autres en noir et blanc. On a des extraits de mangas en cours, ou des récits courts, quelques illustrations... Un appât pour attirer un nouveau public vers de nouveaux noms, mais un appât qui, malgré le fait qu'il brille de mille feux, se révèle n'avoir pas beaucoup de goût. La plupart des histoires sont creuses, et ce n'est pas dû à leur brièveté ou à leur côté "extrait". Non, la plupart du temps, c'est un peu idiot, ça ne mène pas vraiment quelque part... Ce recueil, finalement, est à regarder, pas à lire...
Bushido
A propos du tome 1 : C'est en me promenant dans les allées de mon magasin favori que j'ai vu cette bd. Je la prends. Je l'ouvre, et là... ben non, pas le choc. Le dessin peut être qualifié de semi-réaliste, mais il reste pourtant déroutant. Je m'explique. Les décors sont très soignés, bien réalisés et contribuent grandement à l'ambiance de polar; le choix des couleurs contribue également beaucoup à cette ambiance. Tout cela est bien fait, bien maîtrisé même si tout n'est pas parfait. La sensation de "déroutement" provient des personnages, sur les premières planches les têtes sont très semblables et il n'est pas possible de déterminer au premier coup d’œil l'origine (ou mélange d'origine) des personnages. Personnellement, je trouve cela gênant. Mais les choses s'améliorent, à ce niveau, au fil de l'album, même s'il reste par moment difficile de reconnaître les personnages lorsqu'ils sont de profil. Cela gêne un peu la lecture, mais pas plus que cela. Le scénario de ce premier opus est bien mené, intelligent. On sent que Michel Koeniguer sait précisément où il va et comment il va s'y rendre. Cela change de nombres de premiers albums d'auteur qui sont sortis ces derniers mois (je vous laisse le soin de citer des noms). L'histoire est parsemée de flash-back destinés à nous faire comprendre le personnage principal. Ils tombent toujours à point, ne sont jamais inutiles, et ne ralentissent jamais le rythme de l'ensemble. En résumé, un bon premier volume pour un nouvel auteur pour qui le plus dur reste à faire... confirmer en s'améliorant... mais il a le talent pour y arriver, cela se sent. Un petit bémol pour finir, je peux toujours me tromper, l'auteur peut toujours nous surprendre par la suite, mais l'histoire est presque trop bien résumée par les trois phrases suivantes : "-Ne fait pas l'idiot, tu n'es pas sur ma liste! Rien ne t'y oblige... -Ce que je suis... m'y oblige!" De toute façon, cela reste à vous de voir ! A propos du tome 3 : Voici la fin de la trilogie "Bushido", qui est la première production BD de Michel Koeniguer. Nous nous retrouvons en pleine vendetta entre John Masanori et Sato. C'est une bd d'action et cela se sent à la lecture. Cela va vite, très vite, mais c'est une BD agréable à lire. Bien sûr, elle est pleine de bruits (des coups de feu surtout) et de fureur (des coups de colère). Au niveau graphique, MichelK a fait de gros progrès, cela se voit. Les types (exemple, type asiatique) sont plus affirmés, plus précis, les personnages moins "massifs" s'intégrent mieux dans les décors. Mais, à mon avis, MichelK gagnerait énormément à réaliser une BD en noir et blanc. Car son trait souffre énormément des aplats nécessaires à la colorisation informatique (je dis cela après avoir vu des planches originales) et ils le rendent nettement moins vivant. Côté scénario, on ne trouve, en définitive aucune surprise et pourtant. A la fin du premier tome, je me suis dit : "Est-ce qu'il va oser?". Et bien oui, il a osé! Osé quoi me demanderez-vous? Je ne parlerai pas même sous la torture, vous n'avez qu'à lire l'album! En fait il a simplement oser appliquer à la lettre ce que le départ de son scénario impliquait, tout en respectant en plus le titre son album... ça y est, j'en ai trop dit. En résumé, ces trois tomes ne sont peut-être pas indispensables à tous les BDphiles, mais si vous êtes amateur d'action en BD, franchement vous auriez tort de passer à côté. Ne boudez pas votre plaisir, bien que de toute façon, cela reste à vous de voir ...
Valbert
Voilà ce que j'appelle une excellente surprise ! Et pour un premier essai dans l'univers impitoyable de la bande dessinée, Reutimann et Gabus ont réussi ma foi un fort bel essai (dans le sens rugbystique du terme) qu'il va leur falloir transformer dans le prochain album, mais je suis confiant ! Pourquoi ? Reprenons depuis le début : Valbert et ses amis sont de joyeux libertaires libertins et anarchistes dans une dictature imaginaire. Les villes de ce royaume se trouvent toutes sur des promontoires rocheux, reliés par des ponts au reste du royaume. Valbert, lui, vit dans une ancienne carrière qu'il a aménagée pour ses besoins courants. Au début de cette histoire, Valbert et ses amis ne sont guère plus que des anarchistes de tavernes. Autrement dit, ils restent inoffensifs, ils sont le poil à gratter des gouvernants, mais cela ne va pas plus loin. Pourtant les choses s'emballeront suite à la rencontre... mouvementée... que Valbert fera avec un jeune orphelin. A partir de là, tout s'accélérera. Tout l'intérêt de cette histoire est là, dans la transformation d'un anarchiste bon vivant en révolutionnaire. Car c'est bien vers une révolution que nous dirigent les auteurs, avec un certain talent. Je n'ai aucune certitude mais vu l'ambiance générale, les paysages, cette histoire pourrait tout à fait se situer dans l'arrière-pays niçois. Et cela m'amène à faire un parallèle avec une autre oeuvre que j'aime beaucoup qui est le Lalin de Baudoin. Ce côté de générosité un peu folle, ce sens de l'honneur si particulier de Valbert me font tendre vers cette autre histoire de révolution, réelle celle-là. D'ailleurs, le dessin de Reutimann me semble être l'enfant illégitime qu'aurait pu avoir... Baudoin avec... les images d'Epinal ! Je sais, la comparaison est osée et j'ai un peu tendance à m'emballer, mais lorsque l'on aime, on perd vite le sens de la mesure. Et j'aime vraiment beaucoup ce que j'ai découvert là ! Si ces quelques lignes ne vous convainquent pas, je vous encourage à lire le 4ème de couverture. Vous y trouverez un texte de présentation de l'album prévu initialement en préface et signé Jean-Luc Bideau. Peut-être connaissez-vous ce comédien truculent ? Alors si vous ne suivez pas mes mots, suivez les siens ! Mais de toute façon, cela reste à vous de voir. Mais entre nous, si vous passez à côté de cet album... vous le regretterez !
La Musique de Marie
Lors du départ de la collection Sakka de Casterman quelques titres m'avait intrigué. Parmi eux, ce trouvait La musique de Marie. J'étais intrigué par ce titre. La couverture avait achevé de me convaincre. Le premier tome m'avait laissé dubitatif quant à la qualité de l'histoire. Il nous raconte l'enfance de deux jeunes adultes, Phiphy et Kaï, dans un univers très... onirique, "myazakien" par moment (période "le château dans le ciel"). On y apprend que la technologie n'arrive pas à dépasser un certain stade, comment, pourquoi, personne ne peut répondre. Sauf peut-être Kaï, qui avait disparu quinze jour l'été de ses dix ans et que l'on retrouva sur la plage. Depuis Kaï entend ce qu'il appelle la musique de Marie. Marie ressemble à un gigantesque automate dans le ciel et elle diffuserait une musique vers le sol, comment, pourquoi ? Toutes les réponses se trouvent dans le tome 2. Dans ce second volume, nous obtenons presque toutes les réponses à nos questions, du moins sur les pourquoi... mais Furuya nous conduit dans une véritable réflexion sur la nature même de l'humanité, réflexion que l'on peut accepter au rejeter, à chacun de voir... Mais ce qui m'étonne le plus dans cette réflexion, c'est de voir à quel point elle rejoint celle chrétienne (pas de l'église catholique) de l'homme, sa position dans l'univers et son comportement dans l'univers. Mais les questions que posent l'auteur vont plus loin que cela, mais que cela soit vous qui les découvriez, je m'arrête là. En résumé, si le premier tome m'avait semblé léger (pour le contenu) le deuxième équilibre le tout et donne sens à l'ensemble. J'aime beaucoup car l'ambiance est très contemplative, proche de celle de Planètes (autre manga à découvrir impérativement).
Brooklyn 62nd
Après la trilogie Bushido et ses péripéties, Michel Koeniguer nous livre ici une suite qui n'en est pas vraiment une. Certains personnages sont repris de la série "mère" (Frankie Lambretta, Jablonsky, Don Borelli (dans son cercueil)), mais ils sont très largement minoritaires et cèdent le devant de la scène à de nouveaux personnages. Lorsque l'on ouvre cet album, le premier réflexe est de se demander si c'est bien le même dessinateur que Bushido. Réflexe normal, car Koeniguer avait dû adapter son dessin aux exigences de "Pointe Noire" et il avait conservé ce style pour l'ensemble du cycle dans un souci de cohérence. Pourtant la patte est là, c'est bien du Koeniguer. Et de toute façon, si l'on regarde les flashbacks de l'album "Les derniers seigneurs", on peut se rendre compte que c'est bien la même personne qui dessine. Koeniguer est donc revenu à ses premières amours en matière de dessin. Le résultat ? Il est tout de suite beaucoup plus à l'aise avec ses personnages, qui restent bien maîtrisés tout au long de l'album. En fait le trait de Koeniguer s'est amélioré et cela se voit. Le changement de coloriste a également porté ses fruits, car le trait est mieux respecté et l'atmosphère est très bien entretenue par des teintes chaudes, qui me replonge avec nostalgie dans mes années "Starsky & Hutch"... Et puisque j'en parle, voilà une orientation de départ du scénario, mais avec une nuance... les héros sont plus... trash, au-delà des limites de la loi. Après on peut reprocher des rôles "convenus", on peut arguer d'une trame par trop classique. Et alors ? En achetant cet album, on ne doit pas s'attendre à vivre une révolution du polar en bande dessinée, oh non, mais passer un excellent moment avec ces flics pas si immoraux que ça, cela oui ! Pour résumer, j'ai bien aimé, j'ai eu du plaisir à la lecture et à la relecture, donc... c'est bon. Mais de toute façon, cela reste à vous de voir...
Les Guerriers du Silence
Après (et en parallèle de) sa très bonne et très intéressante série Candélabres, Algésiras s'attaque ici a un très gros morceau, la trilogie protéiforme de Pierre Bordage : "Les guerriers du silence". Sachant que c'est Delcourt qui a contacté la scénariste pour ce projet, il fallait quand même un sacré courage (ou une bonne confiance en soi) pour relever ce défi. Défi très bien relevé cela dit, malgré plusieurs petites imperfections... Commençons par le dessin : il s'agit du premier album de Philippe Ogaki est malgré toutes ses qualités, cela se voit... Surtout, ne me comprenez pas mal, le dessin est très bon, mais visiblement, Ogaki a du mal avec certains personnages, qu'il n'a pas encore totalement "dans le crayon" (si vous voyez ce que je veux dire). Quelques perspectives "spéciales", des visages difficilement reconnaissables sous certains angles... mais que des défauts appelés à disparaître s'il confirme les qualités que l'ont peut déjà percevoir nettement. Le scénario ensuite : je précise tout de suite que je suis un lecteur de Pierre Bordage et que je connaissais déjà les livres avant d'ouvrir la BD... Du point de vue du lecteur des romans, l'adaptation est bonne, les personnages que nous rencontrons sont fidèlement retranscrits, nous les retrouvons tels que nous les connaissons, moyennant des distorsions inévitables (bien que minimes dans mon cas) dues à Algésiras et à sa propre perception de l'histoire. Du point de vue de quelqu'un qui ne connaît pas l'histoire maintenant... (exercice de style, je ne prétends pas avoir la science infuse...) : si l'introduction est on ne peut plus classique, le rythme de l'histoire va très vite s'emballer et partir dans presque tous les sens. Au vu de la quantité des personnages introduits dans ce premier tome, il faut accepter beaucoup de choses sans forcément les comprendre pour le moment. Et la vitesse à laquelle l'histoire démarre laisse également une impression de Stacatto qui peut être désagréable. Stacatto dû aux raccourcis inévitables empruntés par Algésiras. Au final, un bon album de science-fiction, qui plaira surtout aux fans du genre, même si les autres, à moins d'être imperméables à ce genre en général, pourront également y trouver leur bonheur. Quant aux lecteurs de Bordage, ils ne seront pas déçus par la qualité de la transcription d'Algésiras... même si... ;op Et puis de toute façon, c'est vous qui voyez !