Ma première rencontre avec Ledroit: autant le dire tout de suite, un choc visuel pour un habitué de Tintin, Gaston voire Thorgal. Les temps ont bien changé depuis, je vous rassure ;-)
Ledroit a réalisé de très belles planches pour cette série en trois albums. Les créations graphiques (le masque du bourreau, T3) sont des plus étonnantes: un univers à découvrir même si parfois le découpage est exagéré et peut lasser… Le scénario quant à lui tourne autour de la réincarnation et de la vengeance, il m’a dans l’ensemble séduit. (A déconseiller aux âmes sensibles cependant)
Indispensable pour les fans de Ledroit, Sha n’est certes pas la meilleure série de ma BDthèque mais je ne regrette pas d’en avoir fait l’acquisition!
Meurtre au Vatican... C'est un cardinal haut placé qui est retrouvé mort, défenestré et empalé sur une grille... Un inspecteur de Scotland Yard est dépêché sur place pour enquêter.
Ce point de départ n'a pas grand-chose d'original ; mais le traitement qu'en fait le scénariste l'est beaucoup plus. Car l'inspecteur Northern est confronté à l'opacité de l'Eglise, au poids du secret, au labyrinthe des rumeurs... Un récit tortueux aidé par le graphisme et les cadrages originaux d'Humberto Ramos, dessinateur révolutionnaire Outre-Atlantique.
Une histoire qui accroche donc le lecteur, qui aimerait en connaître le fin mot.
Après la lecture du tome 2 :
Déception avec ce tome 2 conclusif. Presque sur tous les plans d'ailleurs. Oh bien sûr, le dessin d'Humberto Ramos reste beau, dynamique, inventif, tout ce que vous voulez. Mais avec une histoire qui perd son âme, à quoi bon ? On a l'impression que l'action avance finalement très peu dans cet album. Il y a beaucoup de discussions, dont certaines auraient pu être évitées. Le héros garde son côté cynique et dédaigneux, ce qui en fait tout de même un personnage intéressant. Mais le Deus Ex Machina qui sert de conclusion relève de la supercherie. Au thriller nerveux et prenant du premier tome succède une abracadabrantesque pantalonnade fantastico-mystique au curieux goût de tromperie.
Au final l'intérêt de la série réside en ses personnages et en son dessin. ne vous attachez pas à l'histoire, elle n'en vaut pas la peine.
Edmond Baudoin semble avoir fait de lui-même le sujet de la plupart de ses histoires. Il est adolescent, un étudiant, un homme. Il rencontre une femme, qui va lui apprendre des choses. Malgré sa timidité, il finira par coucher avec. Ou alors il a déjà couché avec... Moi, ma bite et leurs culs... Ca en devient lassant. Dans cet album, il ne se passe à peu près rien d'autre que ce que je décris ci-dessus, et quelques discussions futiles à ce sujet.
Le style de Baudoin est plus pictural qu'illustratif, à tel point qu'on a l'impression d'être dans une galerie chicos du 6ème arrondissement de Paris, pas dans une BD. Il y a des amateurs, mais je ne suis pas du nombre.
Cet album est un objet étrange, aux couleurs éclatantes et au scénario improbable, comme souvent avec Jean-Pierre Duffour.
Ici, le point de départ est une variation sur le thème du déluge et de l'arche de Noé, mais rapidement, on se retrouve dans un schéma habituel de course poursuite entre, pour l'occasion, le dévoreur d'ombres et le Golem africain, bientôt suivis par une bande de pirates, un chat qui parle et dont la copine est une sirène.
Tout ce petit monde est embarqué dans une aventure rocambolesque, dans laquelle Jean-Pierre Duffour donne libre cours à sa fantaisie.
Bon, ce n'est pas palpitant et les personnages n'ont guère de consistance, mais ça se lit avec plaisir, pour peu que l'on accepte d'entrer dans cet univers si particulier où l'absurde côtoie avec malice le fantastique.
Le dessin, faussement naïf, aux traits un peu tremblés, servi par une somptueuse palette, y est aussi pour beaucoup. Bref un bel objet, à réserver toutefois aux amateurs d'histoires insolites. Merci Spooky, et merci Pierig ;)
Voila une bd franchement drôle, très "conne" dans le bon sens du terme, on se languit de la suite. Le sujet sensible est traité avec beaucoup d'humour, un peu trash, à lire !
Tout le monde connaît Morvan pour Sillage et maintenant Spirou et Fantasio. Et pourtant, à mon avis, son meilleur scénario se situe là ! Ce n'est pourtant pas chez Soleil qu'il est le plus présent, mais cet ovni d'héroic-fantasy sans en être, est de très bonne facture. Les dessinateurs ; Bessadi et Trannoy pour les 2 premiers, puis Bessadi tout seul sur le 3, s'avèrent aussi de grands virtuoses de la narration. On peu regretter un rythme de sortie un peu lent (environ 2 ans entre chaque album), mais si cela est la condition pour la qualité de ces albums, on fera avec !
Une très bonne série d'humour, comme il en manque de plus en plus cruellement dans l'univers de la bd. A l'heure où la tendance est à la bd d'auteur d'un coté, ou a l'héroicofantasy/sciençofiction, de l'autre, la bd d'humour, dite "gros nez" est en perte de vitesse. Heureusement, une bande d'irréductibles, dont font partie les Léturgie (Spoon and White, Polstar, Lucky Luke...), ont embarqué un "jeune" auteur qu'est Dimartino dans leur aventure. Vous retrouverez ici une narration digne des Franquin, Peyo, Uderzo, et autres grands classiques franco-belges, sur une histoire déjantée parodiant les séries Z américaines, ou l'on retrouve des bandes de jeunes faisant la fête, aux prises avec des monstres venus d'Outre Tombe ! Si vous aimez Spoon & White, vous devriez accrocher.
T1-T4
Visuellement c’est vraiment superbe, le dessin de Bisley est d’une qualité très rare pour cette saga celte revue à la sauce heroic fantasy. Mais le scénario est bien moins superficiel qu’on pourrait le croire à la vue de cette esthétique si alléchante. Il faut dire que ce n’est pas dans les habitudes de Mills. Son héros Slaine est une sorte d’incongruité, un roi barbare (qui porte bien son nom) avec des idées du 3ème millénaire APJC. Et de tout cela se dégagent des petites morales écologistes et féministes ; ou une tentative de faire réfléchir les hommes et de considérer les choses autrement. Il y a aussi une tentative d’humour, mais on ne peut pourtant pas dire qu’on se fende la poire, et cette série ne pourra jamais être classée dans la catégorie humour.
Mais elle est tout de même à lire, rien que pour le plaisir des yeux.
T5-T7
Slaine voyage dans l’espace et le temps pour se faire le héros de différentes causes celtes et continuer ses aventures ; sans se départir de son regard féministe, écologiste et critique envers les religions du livre (habilement comparées à celles qui les ont précédé).
Au dessin, les successeurs de Simon Bisley reprennent le même style graphique, et nous gratifient même de quelques cases vraiment superbes à la perspective saisissante.
Difficile de noter ou même de parler de Cages, ouvrage que j’hésite même à appeler « bande-dessiné », tant on est à des années-lumières de la production grand-public. Pendant 500 pages Dave McKean philosophe sur l’art, son rôle dans la société, sa difficulté, mais aussi sur l’amour, la vie, la mort, la religion…
Et le pire c’est que je n’ai jamais trouvé ça ennuyeux ou prétentieux. Certes certains passages sont un peu plus longuets que d’autres, mais l’ensemble reste très agréable à suivre, et certains chapitres m’ont, je pense, marqué à vie. Je pense par exemple au passage qui raconte la performance sur scène du musicien (« The angel ») le jour où il avait perdu un proche… ou la tirade d’un mari en colère et désespéré par le traumatisme religieux qu’a subi sa femme… ou encore la conversation finale sur la vie, la mort, et ce qui rend cette dernière supportable. Que de moments forts que je me vois relire régulièrement.
Quant au graphisme, il est tout simplement époustouflant. Si vous avez l’occasion de feuilleter Cages dans une boutique, vous découvrirez une variété de styles graphiques incroyable, du dessin en bichromie au dessin photo-réaliste, en passant par de la peinture couleur ou des pages de roman-photos. Le mélange est osé mais jamais indigeste, et l’ensemble est vraiment d’une incroyable beauté.
Une œuvre majeur de la BD (ou devrais-je dire de l’art en général), et que, même si je suis bien conscient que l’on perçoit tous une œuvre d’art différemment, vous vous devez d’avoir lu si vos papilles artistiques sont en manque d’émotions.
Vu qu'il n'y a aucun synopsis, j'ai choisi d'acheter le volume 1 de cette BD car le dessin et les couleurs me plaisaient bien (hormis les visages qui ressemblent un peu à des marionnettes des guignols). Et l'environnement mythologique semblait sympathique.
Malheureusement j'ai compris à la lecture pourquoi le synopsis était absent... Pas facile de résumer une histoire aussi décousue. Nous avons une héroïne et quelques poncifs mythologiques, un soupçon de "Jason et les argonautes" (bonjour l'originalité) et c'est tout. Difficile de prétendre qu'il y a plus d'histoire ! En fait le scénario se résume surtout à : "je montre les fesses de l'héroïne puis ses seins ou ses seins puis ses fesses?"
Comme un exemple vaut souvent mieux qu'un long discours, je me permet une citation (page 20, dernière case) :
"...Au premier signe d'une colère de Poséidon on te balancera par dessus bord! Et connaissant le bougre, il ne restera pas insensible à ce qui se cache entre deux cuisses aussi vives !!!"
Je crois que ça résume bien ce que je disais plus haut non ? (°.°)
Bref, ma lecture de cette série s'arrête au 1er tome, c'est bien suffisant ! Et sauf à être fan de l'auteur, je n'en conseille pas l'achat.
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Sha
Ma première rencontre avec Ledroit: autant le dire tout de suite, un choc visuel pour un habitué de Tintin, Gaston voire Thorgal. Les temps ont bien changé depuis, je vous rassure ;-) Ledroit a réalisé de très belles planches pour cette série en trois albums. Les créations graphiques (le masque du bourreau, T3) sont des plus étonnantes: un univers à découvrir même si parfois le découpage est exagéré et peut lasser… Le scénario quant à lui tourne autour de la réincarnation et de la vengeance, il m’a dans l’ensemble séduit. (A déconseiller aux âmes sensibles cependant) Indispensable pour les fans de Ledroit, Sha n’est certes pas la meilleure série de ma BDthèque mais je ne regrette pas d’en avoir fait l’acquisition!
Révélations
Meurtre au Vatican... C'est un cardinal haut placé qui est retrouvé mort, défenestré et empalé sur une grille... Un inspecteur de Scotland Yard est dépêché sur place pour enquêter. Ce point de départ n'a pas grand-chose d'original ; mais le traitement qu'en fait le scénariste l'est beaucoup plus. Car l'inspecteur Northern est confronté à l'opacité de l'Eglise, au poids du secret, au labyrinthe des rumeurs... Un récit tortueux aidé par le graphisme et les cadrages originaux d'Humberto Ramos, dessinateur révolutionnaire Outre-Atlantique. Une histoire qui accroche donc le lecteur, qui aimerait en connaître le fin mot. Après la lecture du tome 2 : Déception avec ce tome 2 conclusif. Presque sur tous les plans d'ailleurs. Oh bien sûr, le dessin d'Humberto Ramos reste beau, dynamique, inventif, tout ce que vous voulez. Mais avec une histoire qui perd son âme, à quoi bon ? On a l'impression que l'action avance finalement très peu dans cet album. Il y a beaucoup de discussions, dont certaines auraient pu être évitées. Le héros garde son côté cynique et dédaigneux, ce qui en fait tout de même un personnage intéressant. Mais le Deus Ex Machina qui sert de conclusion relève de la supercherie. Au thriller nerveux et prenant du premier tome succède une abracadabrantesque pantalonnade fantastico-mystique au curieux goût de tromperie. Au final l'intérêt de la série réside en ses personnages et en son dessin. ne vous attachez pas à l'histoire, elle n'en vaut pas la peine.
Chroniques de l'éphémère
Edmond Baudoin semble avoir fait de lui-même le sujet de la plupart de ses histoires. Il est adolescent, un étudiant, un homme. Il rencontre une femme, qui va lui apprendre des choses. Malgré sa timidité, il finira par coucher avec. Ou alors il a déjà couché avec... Moi, ma bite et leurs culs... Ca en devient lassant. Dans cet album, il ne se passe à peu près rien d'autre que ce que je décris ci-dessus, et quelques discussions futiles à ce sujet. Le style de Baudoin est plus pictural qu'illustratif, à tel point qu'on a l'impression d'être dans une galerie chicos du 6ème arrondissement de Paris, pas dans une BD. Il y a des amateurs, mais je ne suis pas du nombre.
La Vengeance du Golem Africain
Cet album est un objet étrange, aux couleurs éclatantes et au scénario improbable, comme souvent avec Jean-Pierre Duffour. Ici, le point de départ est une variation sur le thème du déluge et de l'arche de Noé, mais rapidement, on se retrouve dans un schéma habituel de course poursuite entre, pour l'occasion, le dévoreur d'ombres et le Golem africain, bientôt suivis par une bande de pirates, un chat qui parle et dont la copine est une sirène. Tout ce petit monde est embarqué dans une aventure rocambolesque, dans laquelle Jean-Pierre Duffour donne libre cours à sa fantaisie. Bon, ce n'est pas palpitant et les personnages n'ont guère de consistance, mais ça se lit avec plaisir, pour peu que l'on accepte d'entrer dans cet univers si particulier où l'absurde côtoie avec malice le fantastique. Le dessin, faussement naïf, aux traits un peu tremblés, servi par une somptueuse palette, y est aussi pour beaucoup. Bref un bel objet, à réserver toutefois aux amateurs d'histoires insolites. Merci Spooky, et merci Pierig ;)
Les Couzes
Voila une bd franchement drôle, très "conne" dans le bon sens du terme, on se languit de la suite. Le sujet sensible est traité avec beaucoup d'humour, un peu trash, à lire !
Zorn & Dirna
Tout le monde connaît Morvan pour Sillage et maintenant Spirou et Fantasio. Et pourtant, à mon avis, son meilleur scénario se situe là ! Ce n'est pourtant pas chez Soleil qu'il est le plus présent, mais cet ovni d'héroic-fantasy sans en être, est de très bonne facture. Les dessinateurs ; Bessadi et Trannoy pour les 2 premiers, puis Bessadi tout seul sur le 3, s'avèrent aussi de grands virtuoses de la narration. On peu regretter un rythme de sortie un peu lent (environ 2 ans entre chaque album), mais si cela est la condition pour la qualité de ces albums, on fera avec !
Outre Tombe
Une très bonne série d'humour, comme il en manque de plus en plus cruellement dans l'univers de la bd. A l'heure où la tendance est à la bd d'auteur d'un coté, ou a l'héroicofantasy/sciençofiction, de l'autre, la bd d'humour, dite "gros nez" est en perte de vitesse. Heureusement, une bande d'irréductibles, dont font partie les Léturgie (Spoon and White, Polstar, Lucky Luke...), ont embarqué un "jeune" auteur qu'est Dimartino dans leur aventure. Vous retrouverez ici une narration digne des Franquin, Peyo, Uderzo, et autres grands classiques franco-belges, sur une histoire déjantée parodiant les séries Z américaines, ou l'on retrouve des bandes de jeunes faisant la fête, aux prises avec des monstres venus d'Outre Tombe ! Si vous aimez Spoon & White, vous devriez accrocher.
Sláine
T1-T4 Visuellement c’est vraiment superbe, le dessin de Bisley est d’une qualité très rare pour cette saga celte revue à la sauce heroic fantasy. Mais le scénario est bien moins superficiel qu’on pourrait le croire à la vue de cette esthétique si alléchante. Il faut dire que ce n’est pas dans les habitudes de Mills. Son héros Slaine est une sorte d’incongruité, un roi barbare (qui porte bien son nom) avec des idées du 3ème millénaire APJC. Et de tout cela se dégagent des petites morales écologistes et féministes ; ou une tentative de faire réfléchir les hommes et de considérer les choses autrement. Il y a aussi une tentative d’humour, mais on ne peut pourtant pas dire qu’on se fende la poire, et cette série ne pourra jamais être classée dans la catégorie humour. Mais elle est tout de même à lire, rien que pour le plaisir des yeux. T5-T7 Slaine voyage dans l’espace et le temps pour se faire le héros de différentes causes celtes et continuer ses aventures ; sans se départir de son regard féministe, écologiste et critique envers les religions du livre (habilement comparées à celles qui les ont précédé). Au dessin, les successeurs de Simon Bisley reprennent le même style graphique, et nous gratifient même de quelques cases vraiment superbes à la perspective saisissante.
Cages
Difficile de noter ou même de parler de Cages, ouvrage que j’hésite même à appeler « bande-dessiné », tant on est à des années-lumières de la production grand-public. Pendant 500 pages Dave McKean philosophe sur l’art, son rôle dans la société, sa difficulté, mais aussi sur l’amour, la vie, la mort, la religion… Et le pire c’est que je n’ai jamais trouvé ça ennuyeux ou prétentieux. Certes certains passages sont un peu plus longuets que d’autres, mais l’ensemble reste très agréable à suivre, et certains chapitres m’ont, je pense, marqué à vie. Je pense par exemple au passage qui raconte la performance sur scène du musicien (« The angel ») le jour où il avait perdu un proche… ou la tirade d’un mari en colère et désespéré par le traumatisme religieux qu’a subi sa femme… ou encore la conversation finale sur la vie, la mort, et ce qui rend cette dernière supportable. Que de moments forts que je me vois relire régulièrement. Quant au graphisme, il est tout simplement époustouflant. Si vous avez l’occasion de feuilleter Cages dans une boutique, vous découvrirez une variété de styles graphiques incroyable, du dessin en bichromie au dessin photo-réaliste, en passant par de la peinture couleur ou des pages de roman-photos. Le mélange est osé mais jamais indigeste, et l’ensemble est vraiment d’une incroyable beauté. Une œuvre majeur de la BD (ou devrais-je dire de l’art en général), et que, même si je suis bien conscient que l’on perçoit tous une œuvre d’art différemment, vous vous devez d’avoir lu si vos papilles artistiques sont en manque d’émotions.
Atalante - La Légende
Vu qu'il n'y a aucun synopsis, j'ai choisi d'acheter le volume 1 de cette BD car le dessin et les couleurs me plaisaient bien (hormis les visages qui ressemblent un peu à des marionnettes des guignols). Et l'environnement mythologique semblait sympathique. Malheureusement j'ai compris à la lecture pourquoi le synopsis était absent... Pas facile de résumer une histoire aussi décousue. Nous avons une héroïne et quelques poncifs mythologiques, un soupçon de "Jason et les argonautes" (bonjour l'originalité) et c'est tout. Difficile de prétendre qu'il y a plus d'histoire ! En fait le scénario se résume surtout à : "je montre les fesses de l'héroïne puis ses seins ou ses seins puis ses fesses?" Comme un exemple vaut souvent mieux qu'un long discours, je me permet une citation (page 20, dernière case) : "...Au premier signe d'une colère de Poséidon on te balancera par dessus bord! Et connaissant le bougre, il ne restera pas insensible à ce qui se cache entre deux cuisses aussi vives !!!" Je crois que ça résume bien ce que je disais plus haut non ? (°.°) Bref, ma lecture de cette série s'arrête au 1er tome, c'est bien suffisant ! Et sauf à être fan de l'auteur, je n'en conseille pas l'achat.