Les derniers avis (114679 avis)

Par Zånn
Note: 4/5
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
La Vengeance du Comte Skarbek

Si vous pensez que l'art du XXIeme siècle se résume, en peinture, à l'art abstrait, et bien vous vous trompez. La relève se trouve dans la Bande dessinée, Skarbek en est la preuve. Les dessins sont véritablement époustouflants. Quant au scénario, il tient vraiment bien la route. L'intrigue est mise en place lors du premier tome, tandis que le second opus est une succession de rebondissements et révélations étonnantes. C'est peut-être pour ce dernier point d'ailleurs, que je n'attribue pas la note maximale. En effet, même si tout est bien ficelé, les retournements de situation, alambiqués (mais sans être tirés par les cheveux), sont récurrents et perdent un brin d'intensité au fil de la lecture, pour une fin qui n'est pas si surprenante. Mais, je ne vais pas rester sur une impression négative, tellement cette BD recèle de qualités ! A déguster sans modération.

21/05/2006 (modifier)
Par Zånn
Note: 5/5
Couverture de la série Spoogue
Spoogue

Spoogue ou quand Burton se lance dans la BD. En somme, un univers sombre, morbide et drôle. La trame est parfaitement menée de bout en bout, avec une fin inattendue et jouissive. Cette série sort complètement des clichés habituels, ce qui est fort plaisant. Spoogue et sa bande de bras cassés (c'est le cas de le dire) se révèlent être fort attachants à travers leurs turpitudes. Sensations garanties avec cet anti-conte de fées !

21/05/2006 (modifier)
Par Zånn
Note: 3/5
Couverture de la série La Maison aux 100 portes
La Maison aux 100 portes

C'est qu'on l'attendait, la nouvelle série de notre Isabelle. Je rejoins mes prédécesseurs, quant à la note attribuée. C'est frais, prometteur, agréable. Le dessin est toujours aussi soigné et plaisant mais la colorisation... argh, c'est là où ça coince. Pourquoi diable avoir opté pour une couleur "artificielle", travaillée à l'ordinateur alors que les aquarelles de la Dame recèlent de tant de charme et de délicatesse ? On passe ici à côté du chef d'oeuvre. Bref, affaire à suivre !

21/05/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Période Glaciaire
Période Glaciaire

Eh bien moi je le trouve original et intéressant cet album. Le Louvre est une institution que l'on imagine pesante, engoncée dans un mépris crasse envers les arts mineurs. Cet album prouve le contraire, même s'il s'agit d'une oeuvre de commande, grâce au talent de conteur de Nicolas de Crécy. Ainsi, je me suis demandé comment il allait amener la découverte du musée, et la façon dont les choses vont se dérouler une fois dedans. C'est plutôt bien amené, l'idée de faire parler les oeuvres d'art n'est certes pas neuve, mais elle échappe -selon moi- à pas mal de clichés. Alors bien sûr, on peut râler sur les pages constituées par des oeuvres d'art, mais leur présence se justifie à mes yeux. Bien sûr, le but de l'album est d'amener les gens à s'intéresser aux beaux-arts, et par là à venir au Musée du Louvre, mais il ne s'agit pas d'une tromperie... Ceci dit, cet album tient une place un peu particulière dans le paysage BD...

21/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)
Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)

J'adore le dessin de Clarke : les bouilles de ses personnages sont formidables notamment quand il s'agit de gags absurdes. C'est pourquoi j'ai toujours cherché avec envie la véritable BD où cet excellent dessin servirait un vraiment bon humour pour former une BD formidable. Et en fait, cette BD existait (presque) déjà depuis des années : c'est Durant les travaux l'exposition continue dont le premier tome, le meilleur à mes yeux, date de 1998. Tomes 1 et 2 : Ces deux tomes fonctionnent plus ou moins par paire car les gags du tome 2 répondent en écho à ceux du tome 1 : chaque page de gag du second tome reprend le même contexte et plus ou moins les mêmes personnages que la même page du premier tome. Ce sont des gags usant pour la plupart de l'humour absurde, parfois un petit peu noir. Et sincèrement, je les trouve excellents dans leur ensemble. Bien sûr, certains sont moins bons que les autres, n'attirant que le sourire pour moi (par exemple ceux assez répétitifs sur le savant Jenkins ou l'amnésique qui se réveille, quoique certains d'entre eux soient hilarants), mais c'est déjà un très bon minimum. Quant aux meilleurs, presque la moitié des gags du premier tome et plus d'un tiers de ceux du second tome, ils m'ont littéralement fait éclater de rire à chaque page. Très bien construits, originaux et percutants : j'adore. Tome 3 : Note approximative : 2.5/5 Le troisième tome change de structure, utilisant une thématique unique pour tous les gags : ici, le thème du surnaturel. Les gags sont plus bavards, les chutes nettement plus plates voire un peu lourdingues certaines fois. J'ai quand même bien ri à un certain nombre de gags mais le niveau est nettement un cran en dessous des premiers albums à mes yeux. Mon conseil, si vous avez aimé les 2 premiers tomes, serait vraiment de ne pas gâcher votre bonne opinion sur la série : vous pouvez vous passer de la lecture de cet album. Tome 4 : Note approximative : 2.5/5 Si je suis plus indulgent avec cet album là, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat. Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke. Le thème traité de la naissance et de la maternité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD. Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant. Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas... Tome 5 : Note approximative : 3.5/5 Le cinquième tome reprend la même structure que les 2 premiers de la série. On retrouve le même type de gags avec les personnages récurrents du savant Jenkins, des explorateurs dans la jungle ou de l'amnésique qui se réveille. L'humour de Clarke et sa mise en page est toujours très efficace et le rire vient facilement. Il faut cependant admettre qu'à force de gags sur des sujets similaires depuis le début de la série, l'humour s'essouffle un peu. Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal mais ce sont malgré tous des albums que je lis avec un réel plaisir.

20/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Les oreilles rouges
Les oreilles rouges

Ce pauvre gosse qui n'a pas le droit de se branler tranquillement sans se ramasser des beignes monstrueuses de la part de ses parents. Ca me fait pleurer de rire à chaque lecture. Je sais, c'est un peu gras, mais en même temps c'est tellement vrai. Tout mec normalement constitué devrait apprécier cet album.

20/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Jeanine
Jeanine

Ah Jeanine !!! C'est pas la meilleure mère que l'on puisse souhaiter... mais c'est sûrement la plus jolie. J'adore le dessin nerveux de Reiser. En 3 gribouillis, la scène est posée. Encore quelques traits et les persos s'animent. C'est vivant. Cette album est truffé de scènes inoubliables : le gosse qui souffle sur les doigts de pieds vernis de sa mère et se prend une beigne parce qu'il mate sa culotte, les piles de vaisselles qui s'entassent inexorablement, les amants renvoyés à leur médiocrité solitaire... Jeanine est un peu ce que les mamans doivent secrètement phantasmer mais que leur morale interdit : imaginer de ne plus jamais toucher au ménage, de rester libre et disposer des hommes comme d'objets, d'être malgré tout entourée de ses enfants et en être aimée et admirée passionnément... Je pense qu'il y a derrière un premier niveau de lecture de BD rigolote/provocante, une sensibilité et une justesse propres à Reiser. Je suis surpris des mauvaises appréciations de cette BD. Il est vrai que l'ensemble paraît choquant et irrespectueux mais à chaque lecture, je ressent toujours très fort cette sensibilité sur la vie, ce désir d'échapper à la médiocrité. Bon, j'arrête là en espérant ne pas être le seul ici qui croit encore aux Jeanines cachées au fond de chaque femme.

20/05/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Chinh Tri
Chinh Tri

D'entrée, l'ambition est posée. "Chinh Tri" signifie "politique" en indochinois. Clément Baloup, dont le père en est originaire, explore par le biais de la bande dessinée toutes sortes de voies relatives à ses origines. Ici il s'agit donc des jeunes originaires de ces colonies, et qui essaient d'exister en tant que tels dans la métropole. Un sujet plutôt vaste, surtout à l'heure où le rôle colonial de notre pays soulève de nombreuses questions (et quelques scandales) dans l'opinion publique. Un sujet traité de façon intimiste par Baloup, qui colle aux basques de quelques-uns de ces "enfants des colonies". Il s'adjoint la patte de Mathieu Jiro, dont le trait réaliste est magnifié par des couleurs chaudes, limite criardes, pour nous donner sa vision de l'intérieur. Le résultat ? Un album un peu... mou, qui n'offre au final pas beaucoup d'intérêt, sinon pour nous montrer les divergences d'opinion qui divisaient alors les jeunes "révolutionnaires"... Peut-être cela prendra-t-il tout son sens dans la suite de la série. Si elle est toujours dessinée par Mathieu Jiro, nul doute qu'elle sera jolie à regarder...

20/05/2006 (modifier)
Par watchoom
Note: 3/5
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

Thorgal est sans conteste l'un des titres les plus lucratifs de la Bd d'aujourd'hui. Si chaque album qui sort devient un Best-Seller, c'est qu'il y'a sans doute une raison à ça. Derrière Thorgal, c'est avant tout le dessin de Rosinski qui fait la magie de la série. Même si certains trouvent son trait moche et approximatif, le plaisir de découvrir des paysages merveilleux du grand nord scandinave est réel. Le scénario de Van Hamme est souvent béton, et permet une lecture plaisante et fluide de chaque tome, même si elle très rapide à chaque fois (compter moins de 1/2 heure pour lire un Thorgal ). Thorgal c'est ça, c'est à dire un plaisir instantané à lire un album que l'on aura peut être oublié quelques jours après. La série est donc décomposée en plusieurs cycles de qualités très hétérogènes. Certains sont naïfs et typés (voire stéréotypés) heroïc-fantasy bas de gamme avec des couleurs affreuses (les premiers tomes). D'autres sont littéralement magiques et passionnants (le cycle de Qà) et certains sont très très médiocres (les derniers albums). Je ne fais pas le décompte en mettant une note à chaque cycle (cela a déjà été fait). Certains albums sont monumentaux et devraient faire partie de toute les bdtheques alors que d'autres sont ignobles. La note de 3/5 représente finalement assez bien une série dont la qualité s'est décantée au fil des albums. Je pense qu'il est grand temps d'arrêter, courage il en reste plus que deux pour finir avec un 30éme tome, pile pour les 30 ans de la série. Tout comme Astérix, Thorgal a maintenant tellement de fans qu'il suffit de servir la soupe pour pouvoir récolter beaucoup d'argent. Je respecte énormément les fans qui achètent encore les albums, je les comprends moi je continue d'acheter tous les Astérix. A noter que Le lombard a édité une superbe intégrale à un prix honnête des 5 tomes du cycle de Qà.

20/05/2006 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série Orbital
Orbital

Dans la série “Pourquoi tant d’amour ?”, j’avoue que l’enthousiasme débordant suscité par le 1er tome de cette nouvelle série me laisse perplexe. En effet, j’ai du mal à voir là-dedans autre chose qu’une maladroite repompe des plus mauvais Star Wars, bien dessinée certes mais médiocrement écrite et mise en scène. Pourtant, je ne partais pas dans l’optique de “casser la BD que tout le monde a aimée” ; après tous ces avis favorables sur BDT, je pensais vraiment lire un truc sympa, je n’avais aucun a priori négatif. Même si la BD n’avait été que pas mal, je n’aurais pas été particulièrement déçu. Mais là sincèrement je n’ai pas accroché du tout, du tout ! Soit, donc, une histoire bavarde, qui accumule les scènes d’exposition sans faire progresser une intrigue elle-même bâtie sur un enjeu dramatique assez peu passionnant de prime abord (même si on se doute que ça va amener vers quelque chose de moins trivial dans le tome 2) : un désaccord entre humains et aliens sur des droits d’exploitation de minerai qui conduit à l’envoi de deux diplomates également guerriers pour résoudre le conflit, un point de départ qui personnellement me rappelle le soporifique prologue de La Menace Fantôme. Le dessin joue d’ailleurs le même rôle envahissant que les effets numériques dans les prequels de Star Wars : une accumulation de décors futuristes, vaisseaux, droïdes, aliens divers et variés, qui servent de poudre aux yeux tandis que se déroule une trame faiblarde, aux dialogues relativement plats. On avait vraiment besoin d’une intro de 7 pages, qui ne raconte rien d’autre ou presque, pour apprendre que les parents du héros étaient morts dans un attentat ? On avait vraiment besoin d’une planche entière consacrée à cette action fascinante : un droïde apporte des plateaux-repas aux convives ? Non, pas vraiment, c’était juste l’occasion de dessiner de nouveaux uniformes, bâtiments, robots, explosions, etc. On est dans de la Lucasserie pur jus, là ! Je pourrais aussi m’étendre sur les problèmes de crédibilité de cet univers et de cette histoire, où deux jeunes recrues sont envoyées sur une mission importante à peine sortis de leur toute première séance d’entraînement (avortée, de surcroît), où l’on nous vante les mérites de cette espèce d’ONU interplanétaire pacifiste où seuls les humains seraient les méchants belliqueux, mais où les diplomates sont néanmoins formés à être de super-guerriers juste au cas où, parce que quand même, les Jedi dans Star Wars c'est trop la classe. Alors, évidemment c’est un premier album, donc les maladresses sont excusables ; de là à les balayer d’un revers de la main et à coller 4/5, il y a un pas que je ne franchirai pas. A la lecture de cet album, tout comme lorsque j’ai découvert l’Episode I de Star Wars, à chaque nouvelle scène, j’espérais que ça décolle enfin, j’espérais être entraîné dans une aventure épique, et tout ce que j’avais en tournant la page, c’étaient de nouveaux effets spéciaux. Alors oui, Orbital est beau, mais Orbital est chiant et mal écrit, et à mes yeux, même dans une BD l’écriture reste plus importante que l’image. Bref, pour le moment c’est pour moi la déception de l’année… On verra ce que donne la suite l’an prochain.

20/05/2006 (modifier)