Un livre sur l’enfance et l’adolescence, sur les doutes, les angoisses et la difficulté de devenir adulte, les premiers amours, les premières désillusions et les trahisons aux promesses qu’on s’était faites. Sujet brillamment traité, construction impeccable, dessins superbes, avec quelques allégories inoubliables. « Blankets » est déjà devenu un album culte, un classique à ne pas manquer.
Ayant aimé la série Germain et nous durant mon adolescence et après, j'étais heureux de retrouver ces personnages (ou presque) tels qu'ils auraient évolué, étant devenus adultes et parents d'enfants à leur tour adolescents.
Visuellement, le dessin est strictement le même que pour Germain et nous. Le trait de Janin est souple et sympathique, j'aime bien. Les couleurs, par contre, sont désormais informatisées et je ne les trouve pas excellentes même si elles ne gachent pas les planches.
Quant à ces gags en une planche qui nous sont offerts, ils sont pas mal. Le sourire est facile même si le vrai rire franc est rare. D'une thématique d'adolescents rock et devant supporter des parents ex-soixante-huitards dans Germain et nous, nous passons à une thématique d'adolescents accrocs au net et aux jeux vidéos et des parents divorcés avec familles recomposés. Les thèmes ont changé et je dois dire que, nostalgie oblige, je préférais avant. Là, je trouve les personnages moins attachants, les gags moins percutants et moins touchants.
Néanmoins, une lecture agréable.
Je ne connaissais pas les liens audios et les jeux de rôle au moment où j'ai acheté cette BD. J'ai donc lu cela sans préjugé, pages après pages et j'ai trouvé cela bien agréable. Ce n'est pas mon style habituel, mais l'originalité de l'histoire et des personnages m'ont séduit.
Les personnages sortent des stéréotypes tout en y étant enfermés, ils sont très drôles et pleins de surprise. Le scénario est excellent, bien que la fin soit un peu rapide à mon goût. J'ai été complètement bluffé en tout cas et c'est très agréable. Les méchants me font bien marrer aussi parce qu'ils n'ont rien de bien vilain !
Bref, c'est drôle, gentil, ce n'est pas de la grande BD culte, mais c'est très agréable d'avoir en permanence le sourire aux lèvres.
Franchement une BD qui ne paie pas de mine mais qui m'a bien fait rigoler.
Le dessin me fait beaucoup penser à de l'underground américain : j'ai même été jusqu'à vérifier l'origine de l'auteur pour savoir si c'était un comics traduit en Français ou pas. Et non, Nix est un auteur belge. Les décors épurés et les personnages de Kinky & Cosy me font pourtant assez penser à ceux de strips US.
Quant à l'humour, c'est de l'absurde, du délirant, un peu de politiquement incorrect et une bonne dose d'humour noir mélangé pour donner un grand cocktail qui me fait éclater de rire presque à chaque fois. Comme partout, certains strips sont un peu moins drôles, mais dans la grande majorité, j'ai vraiment ri. Kinky, Cosy, leur père, l'agent Lex, ils ont tous leur part de folie et en même temps d'acidité qui me fait bien délirer.
J'aime.
Pfff... étourdissant, enivrant, grisant, ...
Ce n'est peut-être pas le meilleur de Tanigushi, mais il en vaut réellement le détour. Quel travail incroyable derrière toutes ses planches, les illustrations des différentes montagnes, les plans jusque dans les détails sont époustouflants. Et que dire des portraits en début de chapitre, je voudrais les agrandir en poster pour en tapisser mes murs.
Le scénario est réellement bien construit, tout en finesse. Le lecteur avance petit à petit un peu comme si on accompagnait les personnages dans leur quête, que leurs émotions devenaient perceptibles.
Bref... je ne pourrais pas imaginer une étagère de ma bibliothèque sans cette série culte !
Note approximative : 2.5/5
Ben mince, je pensais avoir des goûts assez proches de ceux de Spooky mais pour le coup, je n'ai vraiment pas autant apprécié cette BD que lui.
Avant de la lire, je savais de quoi il s'agissait : une Bd d'humour sur un petit looser tout moche et obsédé qui réussit en tant qu'animateur radio. Je trouvais le sujet pas tellement original car les histoires de loosers, ça court un peu le monde de la Bd depuis quelques années, mais avec l'histoire d'animation radio et le fait que Victor Lalouz soit suffisamment un battant pour se frayer un chemin dans le monde de la radio, n'hésitant pas à magouiller et mentir, je me disais que des choses sympas pouvaient en sortir.
Mais j'ai pas franchement aimé.
Le personnage d'obsédé frustré et looser m'a trop rappelé Les pauvres aventures de Jérémie de Riad Sattouf dont le héros et son univers m'avaient singulièrement énervé. Ici, le petit Victor est un peu moins naze mais je n'accroche pas du tout pour autant. Aucun gag ou presque ne m'a surpris ni amusé. Ca se laisse lire car il y a une continuité dans l'histoire et on se demande jusqu'où il ira dans le monde de la radio, mais pour le côté humour, ben je n'ai pas ri. Ce n'est pas mon type d'univers, pas mon type de personnage.
Quant au dessin, il est très moyen. Et surtout, la gueule de Victor lui-même m'exaspère très vite, ce qui est gênant vu qu'il est présent à chaque case.
Bref, ce n'est pas vraiment une mauvaise BD d'humour mais c'est juste que je n'ai pas accroché et quand on ne rit pas sur une bd humoristique, il me semble que c'est un échec.
Les dessins sont vraiment supers, autant les personnages que les paysages. Les couleurs choisies sont parfaitement adaptées et il n'y a rien à redire sur la qualité graphique de la bd. Si il arrive qu'une bonne histoire rattrape des dessins un peu moyens, et bien l'inverse n'est pas forcément vrai. En tout cas pas ici.
En effet l'histoire est loin d'être extraordinaire, pas ennuyeuse non, mais pas passionnante non plus. Elle n'est pas particulièrement originale : une méchante sorcière qui conseille un méchant dictateur qui veut toujours plus de pouvoir, son fils lui aussi très très méchant va croiser la route du gentil héros qui a perdu son père mort pendant une guerre, vole au secours d'une jolie jeune fille en danger,... rien de révolutionnaire dans tout ça.
Cette BD se laisse bien lire quand même mais elle ne me laissera pas un grand souvenir.
"Joe Bar Team", à donf, à donf, à donf…
Cette série a été créée par Bar2, l’auteur du tome 1 ; et reprise par Fane0 pour tous les autres albums.
Cette bd transpire l’esprit motard. D’ailleurs tout motard qui se respecte à le T-shirt Joe Bar Team, le porte clef Joe Bar Team, … Le scénario raconte les péripéties d’un petit groupe de motards un peu beaufs, accros du bitume, de la vitesse et du freinage de dernière seconde. Je trouve les gags du premier tome vraiment excellents même si ils ne font pas dans la dentelle, les suivants sont moins bons selon moi (même si ils se laissent lire) et puis on a vite fait le tour.
Les dessins sont assez fouillis mais ils ont l’avantage d’être très dynamiques. Ils jouent à fond la caricature, en revanche les motos sont bien foutues et les amateurs identifieront aisément la marque et le modèle de chaque bécane.
Les couleurs (Studio Leonard / Fournier / Authenay), rien à redire, c’est du classique sans surprise.
Lisez le tome 1 pour voir, si ça ne vous cause pas, pas la peine de passer aux autres.
"Léonard", le genie déjanté…
De Groot nous conte les mésaventures humoristiques de Léonard de Vinci et de son disciple souffre douleur, le tout sous forme de gags. Passé quelque tomes, on retrouve vite toujours la même trame narrative : Léonard qui réveille par tous les moyens son paresseux de disciple pour que celui-ci teste la dernière de ses inventions à ses risques et périls ; et il n’en sort jamais indemne. C’est donc très très répétitif, mais c’est la marque de fabrique de la série. L’originalité pointe tout de même le bout de son nez en ce qui concerne les inventions loufoques du génie qui joue souvent sur l’anachronisme. Passé ce premier degré de lecture, on peut aussi suivre les actions et les dialogues décalés et ironiques du chat, de la souris et du crâne. Les gags de cette série sont souvent développés sur trois quatre planches, ce que je trouve bien souvent plus agréable en terme de rythme que les gags en une page. Quelques albums forment même une histoire complète.
Les dessins de Turk sont simples, tout en rondeurs. Assez classiques pour ce genre de BD. Pas de quoi casser trois pattes à un canard mais très efficace.
Les couleurs sont tout ce qu’il y a de plus classiques. Je ne sais de qui elles sont, mais ça sent bien le travail de studio…
Je conseille cette série pour les plus jeunes d’entre nous car elle a fait mon bonheur à une certaine époque même si maintenant je n’y trouve plus vraiment mon compte.
Une petite découverte. Le graphisme de Dave est le fruit d'un métissage quelque peu inédit, à mi-chemin entre les classiques américains tels que Milton Caniff et certains franco-belges comme Chaland ou même le Peeters de Lupus, c'est un style à la fois nerveux et plutôt élégant qui nous est présenté. Concernant l'histoire, les deux héros sont un peu comme un vieux couple, ils se chamaillent, mais sont également intrépides, même si Amélie manque un peu d'épaisseur. Les péripéties s'enchaînent de façon un peu caricaturale et artificielle, mais c'était la tradition dans les pulps des années 1950. Au final, ca se lit bien, mais pas trop non plus.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Blankets - Manteau de neige
Un livre sur l’enfance et l’adolescence, sur les doutes, les angoisses et la difficulté de devenir adulte, les premiers amours, les premières désillusions et les trahisons aux promesses qu’on s’était faites. Sujet brillamment traité, construction impeccable, dessins superbes, avec quelques allégories inoubliables. « Blankets » est déjà devenu un album culte, un classique à ne pas manquer.
Que du bonheur !
Ayant aimé la série Germain et nous durant mon adolescence et après, j'étais heureux de retrouver ces personnages (ou presque) tels qu'ils auraient évolué, étant devenus adultes et parents d'enfants à leur tour adolescents. Visuellement, le dessin est strictement le même que pour Germain et nous. Le trait de Janin est souple et sympathique, j'aime bien. Les couleurs, par contre, sont désormais informatisées et je ne les trouve pas excellentes même si elles ne gachent pas les planches. Quant à ces gags en une planche qui nous sont offerts, ils sont pas mal. Le sourire est facile même si le vrai rire franc est rare. D'une thématique d'adolescents rock et devant supporter des parents ex-soixante-huitards dans Germain et nous, nous passons à une thématique d'adolescents accrocs au net et aux jeux vidéos et des parents divorcés avec familles recomposés. Les thèmes ont changé et je dois dire que, nostalgie oblige, je préférais avant. Là, je trouve les personnages moins attachants, les gags moins percutants et moins touchants. Néanmoins, une lecture agréable.
Le Donjon de Naheulbeuk
Je ne connaissais pas les liens audios et les jeux de rôle au moment où j'ai acheté cette BD. J'ai donc lu cela sans préjugé, pages après pages et j'ai trouvé cela bien agréable. Ce n'est pas mon style habituel, mais l'originalité de l'histoire et des personnages m'ont séduit. Les personnages sortent des stéréotypes tout en y étant enfermés, ils sont très drôles et pleins de surprise. Le scénario est excellent, bien que la fin soit un peu rapide à mon goût. J'ai été complètement bluffé en tout cas et c'est très agréable. Les méchants me font bien marrer aussi parce qu'ils n'ont rien de bien vilain ! Bref, c'est drôle, gentil, ce n'est pas de la grande BD culte, mais c'est très agréable d'avoir en permanence le sourire aux lèvres.
Kinky & Cosy
Franchement une BD qui ne paie pas de mine mais qui m'a bien fait rigoler. Le dessin me fait beaucoup penser à de l'underground américain : j'ai même été jusqu'à vérifier l'origine de l'auteur pour savoir si c'était un comics traduit en Français ou pas. Et non, Nix est un auteur belge. Les décors épurés et les personnages de Kinky & Cosy me font pourtant assez penser à ceux de strips US. Quant à l'humour, c'est de l'absurde, du délirant, un peu de politiquement incorrect et une bonne dose d'humour noir mélangé pour donner un grand cocktail qui me fait éclater de rire presque à chaque fois. Comme partout, certains strips sont un peu moins drôles, mais dans la grande majorité, j'ai vraiment ri. Kinky, Cosy, leur père, l'agent Lex, ils ont tous leur part de folie et en même temps d'acidité qui me fait bien délirer. J'aime.
Le Sommet des dieux
Pfff... étourdissant, enivrant, grisant, ... Ce n'est peut-être pas le meilleur de Tanigushi, mais il en vaut réellement le détour. Quel travail incroyable derrière toutes ses planches, les illustrations des différentes montagnes, les plans jusque dans les détails sont époustouflants. Et que dire des portraits en début de chapitre, je voudrais les agrandir en poster pour en tapisser mes murs. Le scénario est réellement bien construit, tout en finesse. Le lecteur avance petit à petit un peu comme si on accompagnait les personnages dans leur quête, que leurs émotions devenaient perceptibles. Bref... je ne pourrais pas imaginer une étagère de ma bibliothèque sans cette série culte !
Victor Lalouz
Note approximative : 2.5/5 Ben mince, je pensais avoir des goûts assez proches de ceux de Spooky mais pour le coup, je n'ai vraiment pas autant apprécié cette BD que lui. Avant de la lire, je savais de quoi il s'agissait : une Bd d'humour sur un petit looser tout moche et obsédé qui réussit en tant qu'animateur radio. Je trouvais le sujet pas tellement original car les histoires de loosers, ça court un peu le monde de la Bd depuis quelques années, mais avec l'histoire d'animation radio et le fait que Victor Lalouz soit suffisamment un battant pour se frayer un chemin dans le monde de la radio, n'hésitant pas à magouiller et mentir, je me disais que des choses sympas pouvaient en sortir. Mais j'ai pas franchement aimé. Le personnage d'obsédé frustré et looser m'a trop rappelé Les pauvres aventures de Jérémie de Riad Sattouf dont le héros et son univers m'avaient singulièrement énervé. Ici, le petit Victor est un peu moins naze mais je n'accroche pas du tout pour autant. Aucun gag ou presque ne m'a surpris ni amusé. Ca se laisse lire car il y a une continuité dans l'histoire et on se demande jusqu'où il ira dans le monde de la radio, mais pour le côté humour, ben je n'ai pas ri. Ce n'est pas mon type d'univers, pas mon type de personnage. Quant au dessin, il est très moyen. Et surtout, la gueule de Victor lui-même m'exaspère très vite, ce qui est gênant vu qu'il est présent à chaque case. Bref, ce n'est pas vraiment une mauvaise BD d'humour mais c'est juste que je n'ai pas accroché et quand on ne rit pas sur une bd humoristique, il me semble que c'est un échec.
Finn
Les dessins sont vraiment supers, autant les personnages que les paysages. Les couleurs choisies sont parfaitement adaptées et il n'y a rien à redire sur la qualité graphique de la bd. Si il arrive qu'une bonne histoire rattrape des dessins un peu moyens, et bien l'inverse n'est pas forcément vrai. En tout cas pas ici. En effet l'histoire est loin d'être extraordinaire, pas ennuyeuse non, mais pas passionnante non plus. Elle n'est pas particulièrement originale : une méchante sorcière qui conseille un méchant dictateur qui veut toujours plus de pouvoir, son fils lui aussi très très méchant va croiser la route du gentil héros qui a perdu son père mort pendant une guerre, vole au secours d'une jolie jeune fille en danger,... rien de révolutionnaire dans tout ça. Cette BD se laisse bien lire quand même mais elle ne me laissera pas un grand souvenir.
Joe Bar Team
"Joe Bar Team", à donf, à donf, à donf… Cette série a été créée par Bar2, l’auteur du tome 1 ; et reprise par Fane0 pour tous les autres albums. Cette bd transpire l’esprit motard. D’ailleurs tout motard qui se respecte à le T-shirt Joe Bar Team, le porte clef Joe Bar Team, … Le scénario raconte les péripéties d’un petit groupe de motards un peu beaufs, accros du bitume, de la vitesse et du freinage de dernière seconde. Je trouve les gags du premier tome vraiment excellents même si ils ne font pas dans la dentelle, les suivants sont moins bons selon moi (même si ils se laissent lire) et puis on a vite fait le tour. Les dessins sont assez fouillis mais ils ont l’avantage d’être très dynamiques. Ils jouent à fond la caricature, en revanche les motos sont bien foutues et les amateurs identifieront aisément la marque et le modèle de chaque bécane. Les couleurs (Studio Leonard / Fournier / Authenay), rien à redire, c’est du classique sans surprise. Lisez le tome 1 pour voir, si ça ne vous cause pas, pas la peine de passer aux autres.
Léonard
"Léonard", le genie déjanté… De Groot nous conte les mésaventures humoristiques de Léonard de Vinci et de son disciple souffre douleur, le tout sous forme de gags. Passé quelque tomes, on retrouve vite toujours la même trame narrative : Léonard qui réveille par tous les moyens son paresseux de disciple pour que celui-ci teste la dernière de ses inventions à ses risques et périls ; et il n’en sort jamais indemne. C’est donc très très répétitif, mais c’est la marque de fabrique de la série. L’originalité pointe tout de même le bout de son nez en ce qui concerne les inventions loufoques du génie qui joue souvent sur l’anachronisme. Passé ce premier degré de lecture, on peut aussi suivre les actions et les dialogues décalés et ironiques du chat, de la souris et du crâne. Les gags de cette série sont souvent développés sur trois quatre planches, ce que je trouve bien souvent plus agréable en terme de rythme que les gags en une page. Quelques albums forment même une histoire complète. Les dessins de Turk sont simples, tout en rondeurs. Assez classiques pour ce genre de BD. Pas de quoi casser trois pattes à un canard mais très efficace. Les couleurs sont tout ce qu’il y a de plus classiques. Je ne sais de qui elles sont, mais ça sent bien le travail de studio… Je conseille cette série pour les plus jeunes d’entre nous car elle a fait mon bonheur à une certaine époque même si maintenant je n’y trouve plus vraiment mon compte.
Une Aventure de Benjamin Jamet
Une petite découverte. Le graphisme de Dave est le fruit d'un métissage quelque peu inédit, à mi-chemin entre les classiques américains tels que Milton Caniff et certains franco-belges comme Chaland ou même le Peeters de Lupus, c'est un style à la fois nerveux et plutôt élégant qui nous est présenté. Concernant l'histoire, les deux héros sont un peu comme un vieux couple, ils se chamaillent, mais sont également intrépides, même si Amélie manque un peu d'épaisseur. Les péripéties s'enchaînent de façon un peu caricaturale et artificielle, mais c'était la tradition dans les pulps des années 1950. Au final, ca se lit bien, mais pas trop non plus.