Voilà le genre de shojo honteux qu’on lit en cachette et qu’on hésite à faire lire à ses amis parce qu’on a un peu honte de l’avoir acheté (n’est-ce pas, Altaïr ;) ). Ai Suru Hito est un cocktail d’humour, d’érotisme et d’un romantisme à la morale douteuse à mes yeux.
Côté dessin, rien de spécial : du shojo typique avec des personnages très fins, femmes comme hommes. Ai Suru Hito alterne des dessins plus ou moins réalistes, avec des héros et héroïnes plutôt jolis physiquement, et des dessins hyper-deformed essentiellement concernant l’héroïne qui se retrouve une fois sur deux transformée en petit clown tout moche à bajoues de hamster. Je dois dire que l’aspect humour de l’héroïne ridiculisée par le dessin me passe un peu à côté, estimant le style deformed comme de trop grosses ficelles humoristiques et narratives.
Au niveau de l’histoire, si vous vous référez au résumé de cette série, vous comprendrez qu’il s’agit des efforts très insistants d’une minette pour draguer son jeune prof de droit. Pour arriver à ses fins, elle use de toutes les bassesses, s’humiliant et se moquant de la morale : son prof est marié mais qu’importe, elle joue le rôle d’une femme soumise mais qu’importe, … Et bien sûr, l’idée de base du récit, c’est surtout que le prof adulé mais stoïque a un petit frère beaucoup plus ouvert avec qui l’héroïne va faire l’apprentissage de l’amour et du sexe pour ensuite appliquer ces méthodes de séduction/racolage sur le grand frère. L’idée est complètement socialement incorrecte et il faut prendre cela comme un délire humoristique pour vraiment en rire. Avec mes principes stricts de fidélité et de mariage, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à rire des tentatives de « corruption » de l’héroïne. Et surtout son aspect très lourdement insistant m’a plus gonflé qu’autre chose.
En effet, au niveau des personnages, je dois dire que l’héroïne me rebute plus qu’autre chose et son idole de prof m’ennuie. Seul le petit frère me paraît vraiment sympathique et attachant, et j’aime d’autant plus les relations et discussions entre les deux frères (pas au sens imaginé par mademoiselle Suzuki dans le tome 2).
Concernant l’aspect érotique, il n’est pas mauvais. Les scènes sont bien vues, assez excitantes dans l’idée et bien dessinées. Mais l’effet émoustillant est radicalement brisé en permanence par le passage en dessin hyper-deformed en plein milieu de l’action et par des dialogues gamins à base de « zizi dans la foufoune ».
Malgré cela, j’ai ri quelques fois durant la lecture du tome 1 et… j’ai été explosé de rire à la moitié du tome 2 (« Il est nul ! »). L’humour est donc bien présent même si j’admets être resté froid à pas mal de moments sensés être amusants.
En résumé, je ne suis pas très fan de cette BD même si elle est parfois assez amusante et si elle a au moins le mérite d’être originale dans son idée.
Je ne suis pas fan de Blutch, ni de son dessin ni de ses scénarios. Ici, nous avons une série d’histoires courtes dont peut considérer comme points communs la musique jazz et l’amour. Le dessin y est typique de Blutch, lisible et expressif, mais pas ma tasse de thé même si je comprends qu’on puisse aduler son style graphique. Les histoires sont à mi-chemin entre drames sociaux, humour et un peu d’absurde et d’onirisme. Comme souvent dans les récits de Blutch, les femmes y sont pleines de personnalité et de force, faisant s’effacer les hommes à leurs côtés par leur supériorité psychologique. Mais aucune de ces histoires courtes ne m’a intéressé, ni amusé, ni marqué.
Bref, pas pour moi.
Au rayon BD de la bibliothèque, j'ai du mal à résister à l'attrait des couvertures neuves, et ce même quand elle porte le nom d'un auteur dont je n'ai lu que des choses que je n'ai pas aimées, comme Les Dessous de Terminal Beach ou Résurrections.
Donc, voilà, à sa sortie j'ai lu "La Peur du Mal" de Jampur Fraize et... eh bien, ma foi, j'ai trouvé ça beaucoup mieux que ce qu'il fait d'habitude. Je sais que ma note n'est quand même pas terrible, car il faut bien avouer que dans l'ensemble on est bien loin du chef-d'oeuvre, mais cette BD faussement destinée aux enfants pas sages a ses bons moments, avec ses parodies d' histoires vécues déprimantes et ses contes moraux à la sauce "Crados".
C'est spécial, ça ne plaira pas à tout le monde, mais c'est une curiosité pas inintéressante.
Je craignais d'avoir à faire à l'habituel ramassis de clichés sur la banlieue et ses lascars en survête, mais finalement, l'auteur s'en tire plutôt bien, évitant la caricature grossière (à l'inverse d'une série comme Les aventures de Black et du suprême Mortamère). Ici les personnages ont d'autres activités que voler, casser, flinguer, dealer/fumer du shit et nikélapoliss. L'album commence même comme une sorte de pied-de-nez à tous ces lieux communs, avec une 1ère histoire loufoque de rustaud qui partage gentiment un p'tit déj' "bio" avec un petit oiseau. Pour autant, ça ne tombe pas non plus dans l'excès inverse, genre "comme ils sont tous sympas et cool et rigolos et pittoresque, ces jeunes de banlieue, tous de vrais petits Jamel Debbouze en herbe". On peut donc saluer Rochier pour tout ça.
Malheureusement...
Ben, malheureusement, il faut reconnaître que ce n'est pas super drôle ni super intéressant. Certains gags sont rigolos, c'est suffisamment court pour ne pas être répétitif et lassant, mais ça ne risque pas de provoquer plus que quelques sourires chez le lecteur, pas vraiment de crises de fous-rires. Sans être mauvais, "Dernier étage" n'est donc pas une totale réussite. A lire par curiosité si le dessin, au style particulier (assez moche, en gros), ne vous rebute pas.
Une histoire très vite lue (c'est le cas de toutes les "Pattes de mouche" me direz-vous, oui mais plus encore ici, car elle est muette) à l'atmosphère onirique, empreinte de poésie et de romantisme et servie par un dessin tout simple, mais pas désagréable du tout. Très sympathique.
Je crois qu'il faut distinguer deux périodes dans les aventures de Jack Palmer :
Les premiers albums très particuliers, et très mauvais à mon goût, avec un dessin travaillé et une bonne dose d'absurde (peut-être pour faire rire, mais je n'en suis pas certain parce que je n'ai jamais trouvé ça le moins du monde drôle). Bref, des albums difficiles à terminer.
Et puis la série évolue, et à partir de l'affaire du top-model, un tout autre style, aussi bien dans le dessin (genre dessin de presse) que dans le scénario (assez drôle et fin, et plus proche de l'actualité), et, il faut l'avouer, bien plus réussi.
En conclusion, lâchez-vous sur les derniers albums, et méfiez-vous des premiers qui sont à réserver à un public très particulier, et très restreint, je pense.
Pour moi, Dracula a toujours été un personnage sanguinaire, énigmatique, effrayant et mystique à l’image de sa représentation dans le film du réalisateur Francis Ford Coppola. Personnellement, ce long métrage représente le summum du film d’horreur avec ses mouvements de caméra vertigineux et cette forte ambiance gothique qui me donne du malaise. Tout cela, je ne le retrouve pas cet nouvel album des Hermann fils et père.
Dans ce premier tome, le personnage de Dracula m’est apparu trop «humain » par rapport à l’idée que je me faisais de lui. Je n’ai ressenti aucune volonté de la part des auteurs de rendre épique la vie de cet « être sanguinaire ». A la décharge des auteurs, je n’étais certainement la cible privilégiée pour cette lecture puisque les Hermann ont y retracé au plus près la biographie réelle de ce personnage. Par conséquent, cette BD était loin de satisfaire à mes attentes.
Le trait de Hermann est excellent mais il ne permet malheureusement pas de rattraper le manque de mysticisme du scénario. Même les scènes de bataille ne m’ont pas réussi à donner quelques frissons. Dracula ne m’est apparu ni attachant ni répugnant. Seuls quelques passages dans la façon dont Dracula traitait ses ennemis donnent une idée du caractère sanguinaire de celui-ci…
Finalement, je pense que je ne suis certainement pas le type de lecteur privilégié pour cette BD et que je ne lirai certainement pas la suite. Par contre, pour tous ceux qui apprécient la véracité des faits historiques et se balancent complètement de l’image mystique des principaux protagonistes, « Sur les traces de Dracula » pourrait fortement leur satisfaire Au fait, malgré tout cela, je reconnais que « Vlad l’empaleur » est l’album que j’ai le plus apprécié des Hermann fils et père jusqu’à ce jour.
A ce jour, je n'ai lu que "l'enquête corse" et "l'affaire du voile". J'ai moyennement aimé ce premier. Par contre, "l'affaire du voile" est un album que je vous conseille vivement de lire !
Voici mon avis pour :
L’affaire du voile
Avec cet album, René Pétillon prouve que l’islam peut être aborder dans une BD sans froisser les musulmans. Pour cela, l’auteur utilise un humour bon enfant et un sens de l’observation remarquable sur la pratique religieuse de ces pratiquants.
L’histoire met en scène Jack Palmer dans un quartier habité par une forte population musulmane, celui-ci est chargé par une mère de retrouver sa fille fugueuse qui se serait convertie à l’islam. René Pétillon fait majoritairement évoluer son personnage favori chez deux imans dont la pratique de l’islam diffère. J’ai énormément apprécié l’humour de Pétillon pointant du doigt les contradictions entre les écrits du Coran et la pratique réelle des croyants. L’humour employé n’est jamais grossier, il reste toujours respectueux envers les musulmans. Les personnages sont traités avec beaucoup de tendresse et ne me sont pas apparus aussi caricaturaux que je le craignais.
Comme dans les autres religions, l’islam comporte plusieurs courants religieux avec son lot d’extrémistes et de modérés. Si Pétillon avoue avoir voulu parler des conditions de la femme musulmane dans son ouvrage, j’ai principalement ressenti de la part de celui-ci une envie de démontrer que les écrits du Coran sont imprécis et par conséquent se prêtent à trop d’interprétations différentes. Personnellement, au plan du scénario, j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre « Le grand fossé » de la série Astérix et « l’affaire du voile » avec pour ce dernier un dénouement qui permet de rapprocher les deux imans.
J’avais moyennement apprécié « L’affaire corse » dont l’humour et les péripéties de Jack Palmer dans l’île de beauté m’ont parus quelconque. Avec « L’affaire du voile », Pétillon est parvenu à m’intéresser à cette histoire tendre et respectueuse des croyances religieuses ou non de chacun. Cette BD est sans contexte une grosse réussite au niveau de l’humour employé et m’est apparue comme une grosse bouffée d’air frais au milieu d’une actualité aux gros relents anti-islamiques.
Note finale : 4/5
« La vallée des merveilles » est une nouvelle série de Sfar qui met en scène d’une façon imaginaire les carnets de l’auteur. Lassé de garder la trame habituelle de ses carnets, Sfar a eu comme idée de les raconter à la manière d’un récit d’aventure. Fan de BD de type « Rahan » et fasciné par « Conan le barbare », l’auteur a situé son récit dans la préhistoire. « La vallée des merveilles » apparaît donc comme un mélange de fantasy et d’autobiographie.
« La vallée des merveilles » ne m’a pas franchement emballée. Je l’ai lu sans réel plaisir. Sfar a mis dans sa nouvelle série des scènes de combat qui, à mon avis, n’apportent franchement pas grand chose à l’histoire. Les passages qui apparemment mettent en scène les histoires quotidiennes de l’auteur ne me sont pas parus aussi enthousiasmants que lorsque celui-ci les racontait dans ses carnets. De plus, je trouve que ces séquences ne sont pas aussi abondantes que je ne le pensais surtout au regard de la pagination importante de l’album.
Les personnages ne me sont apparus pas vraiment attachants et les péripéties des héros s’apparentent plus à une balade bavarde qu’à une aventure proprement dite.
Je n’ai jamais aimé la colorisation faite par ordinateur des albums de Sfar, je préfère largement quand l’auteur les fait lui-même en couleurs directes comme dans ses séries « Klezmer » et « Pascin (le dernier tome) » et dans ses… carnets.
Les seuls passages qui m’ont vraiment plu sont… les dernières pages de l’album dans lesquels Sfar donnent des précisions et des paradoxes sur la conception de la « vallée des merveilles » sous la forme d’un carnet !
Au final, ce premier tome de la « vallée des merveilles » ne m’a pas vraiment convaincu. C’est un album qui se lit sans plaisir ni déplaisir et que j’oublierai rapidement.
Une BD qui vaut surtout pour le procédé narratif utilisé qui, même s'il n'est peut-être pas novateur (puisque d'après Ro cela a déjà plus ou moins été fait), n'est quand même pas très souvent utilisé en BD. A part ça, il est vrai que l'intrigue n'est pas hyper passionnante, et que le tome 2 est nettement moins réussi que le tome 1. Ca reste une BD pour enfant assez amusante et sympathique, pas forcément à offrir à vos enfants mais au moins à emprunter pour eux à la bibliothèque.
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Ai suru hito
Voilà le genre de shojo honteux qu’on lit en cachette et qu’on hésite à faire lire à ses amis parce qu’on a un peu honte de l’avoir acheté (n’est-ce pas, Altaïr ;) ). Ai Suru Hito est un cocktail d’humour, d’érotisme et d’un romantisme à la morale douteuse à mes yeux. Côté dessin, rien de spécial : du shojo typique avec des personnages très fins, femmes comme hommes. Ai Suru Hito alterne des dessins plus ou moins réalistes, avec des héros et héroïnes plutôt jolis physiquement, et des dessins hyper-deformed essentiellement concernant l’héroïne qui se retrouve une fois sur deux transformée en petit clown tout moche à bajoues de hamster. Je dois dire que l’aspect humour de l’héroïne ridiculisée par le dessin me passe un peu à côté, estimant le style deformed comme de trop grosses ficelles humoristiques et narratives. Au niveau de l’histoire, si vous vous référez au résumé de cette série, vous comprendrez qu’il s’agit des efforts très insistants d’une minette pour draguer son jeune prof de droit. Pour arriver à ses fins, elle use de toutes les bassesses, s’humiliant et se moquant de la morale : son prof est marié mais qu’importe, elle joue le rôle d’une femme soumise mais qu’importe, … Et bien sûr, l’idée de base du récit, c’est surtout que le prof adulé mais stoïque a un petit frère beaucoup plus ouvert avec qui l’héroïne va faire l’apprentissage de l’amour et du sexe pour ensuite appliquer ces méthodes de séduction/racolage sur le grand frère. L’idée est complètement socialement incorrecte et il faut prendre cela comme un délire humoristique pour vraiment en rire. Avec mes principes stricts de fidélité et de mariage, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à rire des tentatives de « corruption » de l’héroïne. Et surtout son aspect très lourdement insistant m’a plus gonflé qu’autre chose. En effet, au niveau des personnages, je dois dire que l’héroïne me rebute plus qu’autre chose et son idole de prof m’ennuie. Seul le petit frère me paraît vraiment sympathique et attachant, et j’aime d’autant plus les relations et discussions entre les deux frères (pas au sens imaginé par mademoiselle Suzuki dans le tome 2). Concernant l’aspect érotique, il n’est pas mauvais. Les scènes sont bien vues, assez excitantes dans l’idée et bien dessinées. Mais l’effet émoustillant est radicalement brisé en permanence par le passage en dessin hyper-deformed en plein milieu de l’action et par des dialogues gamins à base de « zizi dans la foufoune ». Malgré cela, j’ai ri quelques fois durant la lecture du tome 1 et… j’ai été explosé de rire à la moitié du tome 2 (« Il est nul ! »). L’humour est donc bien présent même si j’admets être resté froid à pas mal de moments sensés être amusants. En résumé, je ne suis pas très fan de cette BD même si elle est parfois assez amusante et si elle a au moins le mérite d’être originale dans son idée.
Waldo's bar
Je ne suis pas fan de Blutch, ni de son dessin ni de ses scénarios. Ici, nous avons une série d’histoires courtes dont peut considérer comme points communs la musique jazz et l’amour. Le dessin y est typique de Blutch, lisible et expressif, mais pas ma tasse de thé même si je comprends qu’on puisse aduler son style graphique. Les histoires sont à mi-chemin entre drames sociaux, humour et un peu d’absurde et d’onirisme. Comme souvent dans les récits de Blutch, les femmes y sont pleines de personnalité et de force, faisant s’effacer les hommes à leurs côtés par leur supériorité psychologique. Mais aucune de ces histoires courtes ne m’a intéressé, ni amusé, ni marqué. Bref, pas pour moi.
La Peur du Mal
Au rayon BD de la bibliothèque, j'ai du mal à résister à l'attrait des couvertures neuves, et ce même quand elle porte le nom d'un auteur dont je n'ai lu que des choses que je n'ai pas aimées, comme Les Dessous de Terminal Beach ou Résurrections. Donc, voilà, à sa sortie j'ai lu "La Peur du Mal" de Jampur Fraize et... eh bien, ma foi, j'ai trouvé ça beaucoup mieux que ce qu'il fait d'habitude. Je sais que ma note n'est quand même pas terrible, car il faut bien avouer que dans l'ensemble on est bien loin du chef-d'oeuvre, mais cette BD faussement destinée aux enfants pas sages a ses bons moments, avec ses parodies d' histoires vécues déprimantes et ses contes moraux à la sauce "Crados". C'est spécial, ça ne plaira pas à tout le monde, mais c'est une curiosité pas inintéressante.
Dernier étage
Je craignais d'avoir à faire à l'habituel ramassis de clichés sur la banlieue et ses lascars en survête, mais finalement, l'auteur s'en tire plutôt bien, évitant la caricature grossière (à l'inverse d'une série comme Les aventures de Black et du suprême Mortamère). Ici les personnages ont d'autres activités que voler, casser, flinguer, dealer/fumer du shit et nikélapoliss. L'album commence même comme une sorte de pied-de-nez à tous ces lieux communs, avec une 1ère histoire loufoque de rustaud qui partage gentiment un p'tit déj' "bio" avec un petit oiseau. Pour autant, ça ne tombe pas non plus dans l'excès inverse, genre "comme ils sont tous sympas et cool et rigolos et pittoresque, ces jeunes de banlieue, tous de vrais petits Jamel Debbouze en herbe". On peut donc saluer Rochier pour tout ça. Malheureusement... Ben, malheureusement, il faut reconnaître que ce n'est pas super drôle ni super intéressant. Certains gags sont rigolos, c'est suffisamment court pour ne pas être répétitif et lassant, mais ça ne risque pas de provoquer plus que quelques sourires chez le lecteur, pas vraiment de crises de fous-rires. Sans être mauvais, "Dernier étage" n'est donc pas une totale réussite. A lire par curiosité si le dessin, au style particulier (assez moche, en gros), ne vous rebute pas.
La Chute de l'Ange
Une histoire très vite lue (c'est le cas de toutes les "Pattes de mouche" me direz-vous, oui mais plus encore ici, car elle est muette) à l'atmosphère onirique, empreinte de poésie et de romantisme et servie par un dessin tout simple, mais pas désagréable du tout. Très sympathique.
Les Aventures de Jack Palmer
Je crois qu'il faut distinguer deux périodes dans les aventures de Jack Palmer : Les premiers albums très particuliers, et très mauvais à mon goût, avec un dessin travaillé et une bonne dose d'absurde (peut-être pour faire rire, mais je n'en suis pas certain parce que je n'ai jamais trouvé ça le moins du monde drôle). Bref, des albums difficiles à terminer. Et puis la série évolue, et à partir de l'affaire du top-model, un tout autre style, aussi bien dans le dessin (genre dessin de presse) que dans le scénario (assez drôle et fin, et plus proche de l'actualité), et, il faut l'avouer, bien plus réussi. En conclusion, lâchez-vous sur les derniers albums, et méfiez-vous des premiers qui sont à réserver à un public très particulier, et très restreint, je pense.
Sur les traces de Dracula
Pour moi, Dracula a toujours été un personnage sanguinaire, énigmatique, effrayant et mystique à l’image de sa représentation dans le film du réalisateur Francis Ford Coppola. Personnellement, ce long métrage représente le summum du film d’horreur avec ses mouvements de caméra vertigineux et cette forte ambiance gothique qui me donne du malaise. Tout cela, je ne le retrouve pas cet nouvel album des Hermann fils et père. Dans ce premier tome, le personnage de Dracula m’est apparu trop «humain » par rapport à l’idée que je me faisais de lui. Je n’ai ressenti aucune volonté de la part des auteurs de rendre épique la vie de cet « être sanguinaire ». A la décharge des auteurs, je n’étais certainement la cible privilégiée pour cette lecture puisque les Hermann ont y retracé au plus près la biographie réelle de ce personnage. Par conséquent, cette BD était loin de satisfaire à mes attentes. Le trait de Hermann est excellent mais il ne permet malheureusement pas de rattraper le manque de mysticisme du scénario. Même les scènes de bataille ne m’ont pas réussi à donner quelques frissons. Dracula ne m’est apparu ni attachant ni répugnant. Seuls quelques passages dans la façon dont Dracula traitait ses ennemis donnent une idée du caractère sanguinaire de celui-ci… Finalement, je pense que je ne suis certainement pas le type de lecteur privilégié pour cette BD et que je ne lirai certainement pas la suite. Par contre, pour tous ceux qui apprécient la véracité des faits historiques et se balancent complètement de l’image mystique des principaux protagonistes, « Sur les traces de Dracula » pourrait fortement leur satisfaire Au fait, malgré tout cela, je reconnais que « Vlad l’empaleur » est l’album que j’ai le plus apprécié des Hermann fils et père jusqu’à ce jour.
Les Aventures de Jack Palmer
A ce jour, je n'ai lu que "l'enquête corse" et "l'affaire du voile". J'ai moyennement aimé ce premier. Par contre, "l'affaire du voile" est un album que je vous conseille vivement de lire ! Voici mon avis pour : L’affaire du voile Avec cet album, René Pétillon prouve que l’islam peut être aborder dans une BD sans froisser les musulmans. Pour cela, l’auteur utilise un humour bon enfant et un sens de l’observation remarquable sur la pratique religieuse de ces pratiquants. L’histoire met en scène Jack Palmer dans un quartier habité par une forte population musulmane, celui-ci est chargé par une mère de retrouver sa fille fugueuse qui se serait convertie à l’islam. René Pétillon fait majoritairement évoluer son personnage favori chez deux imans dont la pratique de l’islam diffère. J’ai énormément apprécié l’humour de Pétillon pointant du doigt les contradictions entre les écrits du Coran et la pratique réelle des croyants. L’humour employé n’est jamais grossier, il reste toujours respectueux envers les musulmans. Les personnages sont traités avec beaucoup de tendresse et ne me sont pas apparus aussi caricaturaux que je le craignais. Comme dans les autres religions, l’islam comporte plusieurs courants religieux avec son lot d’extrémistes et de modérés. Si Pétillon avoue avoir voulu parler des conditions de la femme musulmane dans son ouvrage, j’ai principalement ressenti de la part de celui-ci une envie de démontrer que les écrits du Coran sont imprécis et par conséquent se prêtent à trop d’interprétations différentes. Personnellement, au plan du scénario, j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre « Le grand fossé » de la série Astérix et « l’affaire du voile » avec pour ce dernier un dénouement qui permet de rapprocher les deux imans. J’avais moyennement apprécié « L’affaire corse » dont l’humour et les péripéties de Jack Palmer dans l’île de beauté m’ont parus quelconque. Avec « L’affaire du voile », Pétillon est parvenu à m’intéresser à cette histoire tendre et respectueuse des croyances religieuses ou non de chacun. Cette BD est sans contexte une grosse réussite au niveau de l’humour employé et m’est apparue comme une grosse bouffée d’air frais au milieu d’une actualité aux gros relents anti-islamiques. Note finale : 4/5
La Vallée des Merveilles
« La vallée des merveilles » est une nouvelle série de Sfar qui met en scène d’une façon imaginaire les carnets de l’auteur. Lassé de garder la trame habituelle de ses carnets, Sfar a eu comme idée de les raconter à la manière d’un récit d’aventure. Fan de BD de type « Rahan » et fasciné par « Conan le barbare », l’auteur a situé son récit dans la préhistoire. « La vallée des merveilles » apparaît donc comme un mélange de fantasy et d’autobiographie. « La vallée des merveilles » ne m’a pas franchement emballée. Je l’ai lu sans réel plaisir. Sfar a mis dans sa nouvelle série des scènes de combat qui, à mon avis, n’apportent franchement pas grand chose à l’histoire. Les passages qui apparemment mettent en scène les histoires quotidiennes de l’auteur ne me sont pas parus aussi enthousiasmants que lorsque celui-ci les racontait dans ses carnets. De plus, je trouve que ces séquences ne sont pas aussi abondantes que je ne le pensais surtout au regard de la pagination importante de l’album. Les personnages ne me sont apparus pas vraiment attachants et les péripéties des héros s’apparentent plus à une balade bavarde qu’à une aventure proprement dite. Je n’ai jamais aimé la colorisation faite par ordinateur des albums de Sfar, je préfère largement quand l’auteur les fait lui-même en couleurs directes comme dans ses séries « Klezmer » et « Pascin (le dernier tome) » et dans ses… carnets. Les seuls passages qui m’ont vraiment plu sont… les dernières pages de l’album dans lesquels Sfar donnent des précisions et des paradoxes sur la conception de la « vallée des merveilles » sous la forme d’un carnet ! Au final, ce premier tome de la « vallée des merveilles » ne m’a pas vraiment convaincu. C’est un album qui se lit sans plaisir ni déplaisir et que j’oublierai rapidement.
Les Trois Chemins
Une BD qui vaut surtout pour le procédé narratif utilisé qui, même s'il n'est peut-être pas novateur (puisque d'après Ro cela a déjà plus ou moins été fait), n'est quand même pas très souvent utilisé en BD. A part ça, il est vrai que l'intrigue n'est pas hyper passionnante, et que le tome 2 est nettement moins réussi que le tome 1. Ca reste une BD pour enfant assez amusante et sympathique, pas forcément à offrir à vos enfants mais au moins à emprunter pour eux à la bibliothèque.