-- TOME 1 --
Premier tome de cette inclassable série du duo DeMatteis/Williams qui nous offrent ici un album à la fois initiatique et fantastique de très haut niveau.
Visuellement c'est impressionnant. Cet album est à milles lieues de ce que j'ai pu lire jusque là. Le dessin s'apparente plus à un mélange de crayonnés et d'aquarelles du plus bel effet, conférant une atmosphère onirique à ce premier opus. Le découpage est cependant très lisible et permet sans mal de suivre le fil de cet album.
Le scénario est très mystérieux et onirique pour le moment. Les personnages s'apparentent plus à des concepts qu'à de réels protagonistes, les informations que nous pouvons apprendre sur eux étant davantage tourné vers leur relation avec le personnage central que vers de réelles informations sur qui ils sont. Aucun prénom n'apparaît dans cet album, sinon des noms comme "Frère", "L'enfant","L'homme","La femme", "Nabot","Les vampires", le seul personnage auquel il est conféré un nom (et encore pas dès le début) étant le personnage central. Toute l'intrigue est donc tourné vers ce personnage principal, engagé depuis sa naissance dans la quête de ses origines et du pourquoi de sa venue en ce monde.
Mystérieux, onirique et initiatique, ce premier volume est un très bel album, autant sur le plan visuel que sur le plan narratif, et une vision originale de la quête des origines, le tout sur fond de vampirisme. Sulfureux.
-- TOME 2 --
Un deuxième album au moins aussi bon que le premier qui nous replonge à nouveau dans les tourments de l'âme de Blood, vampire en perpétuelle quête de connaissance.
Le dessin est réellement impressionnant, toujours issu d'un mélange idéal entre crayonnés et aquarelles du plus bel effet. Les couleurs, sombres et ocrées, rajoutent une touche d'onirisme et de noirceur qui collent réellement bien au scénario. DeMatteis nous offre par ailleurs ici sa propre vision de l'île des morts de Böcklin, vraiment superbe et exhalant des relents de noirceurs à pleine page.
Le scénario nous permet donc de poursuivre les errances de Blood qui, à travers sa poursuite du chant que lui seul entends, semble se diriger inexorablement vers la mort. Encore plus sombre et sulfureux que le premier opus, ce deuxième tome se concentre essentiellement autour de Blood, de la Femme et de Nabot, qui vont se retrouver chacun à leur tour face à leurs désirs, leurs craintes et leur destinée.
Une série hors norme qui s'achève donc sur un second tome à la mesure de son prédécesseur.
Dragonball est le premier manga que j’ai lu, il y a 12 ans…
J’adore les 17 premiers volumes, plus orientés humour et aventure et j’aime bien jusqu’à la destruction de la planète Namek, mais après j’ai décroché. Même si à l’époque j’avais acheté la série complète, la succession d’ennemis de plus en plus puissants est difficile à digérer.
MàJ 2025 : la Perfect édition gomme tous les défauts de l'édition pastel. Format plus grand, traduction plus fidèle, noms d'origine respectés, etc.
30 ans après avoir lu cette série pour la première fois, j'ai toujours plaisir à la relire, surtout pour sa première partie. Un indispensable du manga.
Tout simplement génial !
Cette série composée de strips (et de quelques histoires complètes) basée sur l’humour de répétition et l’absurde est tout à fait hilarante. Les jeux de mots japonais ont été traduits et non adaptés (comme dans certaines séries) et expliqués avec de petites astérisques, ce qui est des plus appréciable.
On cerne très vite les personnages tout aussi déjantés les uns que les autres, et on s’y attache tellement, qu’on est déçu que la série ne compte que 4 tomes. Mais vous pourrez vous rabattre sur l’anime.
Petite déception sur cette BD en ce qui me concerne.
Bon point à mes yeux : Larcenet y retrouve ce qu'il faisait à ses débuts, de la BD d'humour et uniquement d'humour. C'est comme ça que je l'ai connu, c'est comme ça que je le préfère.
Mais je dois dire que je n'ai pas tellement ri à la lecture de cet album.
Larcenet y utilise la méthode d'humour que je lui connais le mieux : exagération de la réalité et absurde. Mais je dois dire que je n'ai pas trop accroché car la majorité des gags manquent de surprise à mes yeux, pas de case ou de dialogue subitement étonnant qui déclenche un rire immédiat par son côté décalé ou ahurissant. D'une certaine manière, j'ai l'impression que ce ne sont que des poncifs de la vie en entreprise qui sont abordés ici, comme décrit par quelqu'un qui n'y a pas vécu et n'est donc pas en mesure d'en sortir des détails plus originaux et plus percutants. En outre, en guise de percutant, Larcenet abuse un peu à mon goût de passages et dialogues scabreux à base d'erection, de "sucer la bite", "gratter l'anus de l'intérieur", etc. Je dois être assez prude sur le coup, ou bien est-ce dû à ma lassitude face à l'abondance un peu trop insistante de cette grossièreté que je trouve gratuite.
Enfin bref, c'est une lecture divertissante pas désagréable, mais pas vraiment une tranche de rigolade à mes yeux.
Je ne connaissais pas mais il semble que Galactik Football soit un dessin animé français récent, surfant sur la vague de la Coupe du Monde de Football, avec peut-être même l'ambition d'un jeu de cartes à collectionner histoire d'aller vraiment à fond dans le marketing. Et cette BD est l'adaptation toute simple de ces dessins animés.
Je ne connaissais pas mais maintenant je sais que c'est nul.
Le dessin est très médiocre. Seuls les décors, aux couleurs et flous fortement assistés par ordinateur, sont potables quoique souvent vides. Mais les personnages sont dessinés de manière véritablement amateure.
Quant au scénario, pour peu qu'on puisse en juger par ce premier tome, il parait indigent. Sur une planète glacée où les ados cools se balladent en surf, une bande de djeunz passionnés de (galactik) football va s'introduire dans un stade abandonné tellement inaccessible qu'il suffit d'un enfant "p'tit génie" pour créer une clé electronique en une nuit pour y pénétrer. Et là, ils vont affronter dans un super match de foot (qui dure sur deux planches avec un but par case) l'autre bande de djeunz méchants footballeurs. Et ça s'arrête là mais on sent trop fort la super progression à venir, la bande de gentils djeunz va révolutionner le Galactik Football, gagner la coupe de l'univers et sauver leur monde, trop trop cool...
C'est mal raconté, bourrés de facilités ou de raccourcis scénaristiques, absolument pas prenant.
Mauvaise adaptation de ce qui est peut-être un mauvais dessin animé trop commercial.
Graphiquement, on se croirait en plein dessin animé moderne américain. Je trouve ça sympa et frais. J'aime bien, mais sans en faire une passion.
Côté histoire, c'est aussi moderne et très dynamique. C'est une histoire fantastique avec voyage dans le temps, créatures de légende, action et magie : bref, tout pour plaire à un lectorat de jeunes adolescents. Ca se lit bien même si on peut reprocher une certaine confusion et une trop grande rapidité des faits par moment : le héros se glisse un peu trop vite dans son rôle de petit magicien ayant voyagé dans le temps pour être réaliste. Mais le but est à l'action-aventure jeunesse, pas à la réflexion adulte et au réalisme, donc pas de vrai reproche ici. C'est donc sympa même si j'aurais apprécié un petit peu plus d'humour.
On ne peut pas dire qu'il s'agisse là de la meilleure BD de l'auteur, et on peut même trouver qu'il se répète un peu, entre le Manuel du puceau, Laura et Patrick et cette série animalière, puisqu'on y retrouve à chaque fois le même genre de personnages et de situations. Néanmoins, ça reste une petite série drôle et sans prétention, avec des personnages amusants et/ou sympathiques, qui se lit avec plaisir. Du fait que Pipit et ses copains sont des oiseaux et vivent, parallèlement à leur vie de collégiens, des vies d'oiseaux (avec prédateurs, migration, etc.), ces deux tomes offrent quand même un minimum d'originalité par rapport aux autres productions similaires de l'auteur, le héros étant amené à vivre des aventures qui le sortent un peu du cadre école/maison/boum : il se perd lors d'une migration en Afrique, fait face à des araignées géantes, lutte contre des serpents...
Au final, c'est quand même plutôt une série destinée aux pré-ados/jeunes ados (disons 10-14 ans), une façon rigolote et pas cucul d'aborder les problèmes qu'ils rencontreront eux-mêmes dans leur vraie vie. Pour les adultes en revanche, il est clair que si vous n'êtes pas un inconditionnel de Sattouf, l'achat ne s'impose pas forcément, mais c'est quand même une lecture agréable.
Ah tiens, j'ai bien aimé ce sympathique petit album, premier de la série. Il retrace, au travers d'une rencontre de quartier comme beaucoup d'entre nous ont pu en faire, la fameuse rencontre de 1982. Je suis trop jeune pour me souvenir du match, mais il a marqué pas mal de mémoires.
Et les auteurs, à leur manière, rendent hommage à ce grand moment de sport, en nous montrant l'essence du foot, dans ce qu'il a de plus convivial, de plus simple, de plus basique. Le dessin de Percelay est sympathique, sans fioritures, et il plaira à tous les amateurs de ballon rond (mais aussi aux autres)
Autant je peux adorer David B. quand il dessine ses propres histoires, autant je reste dubitatif vis-à-vis de ses collaborations avec d'autres. "Leonora", dessiné par Pauline Martin (dont j'avais apprécié "La meilleure du monde") ne fait pas exception à cette règle. On retrouve l'univers ésotérique de David B. sur fond de quête du Graal et de quête de soi, avec moult géants, nains, fantômes, lettres animées, sorcières, chevaliers et symboles; on retrouve même certaines cases à la David B. dessinées comme des enluminures. Mais ça ne colle pas. Malgré quelques passages plus ou moins réussis, le tout reste assez superficiel et n'est pas convainquant. Je ne crois d'ailleurs pas que cela aurait été mieux si David B. avait tenu le pinceau (les 4 savants et les incidents de la nuit ne m'enthousiasment pas beaucoup plus). Ca ne vaut pas ses 20 euros.
Un "club des 5" mixte (trois garçons, deux filles, de couleurs de peau et d'âges différents), un grand mystère (tous les habitants de la ville disparaissent du jour au lendemain): les ingrédients sont réunis pour faire quelque chose qui accrochera les jeunes lecteurs en quête d'aventures, de frissons, d'émotions et de reconnaissance sociale. J'aurais sans doute adoré découvrir cet album dans ma jeunesse, mais il ne fait malheureusement pas partie de ceux dont la lecture procure autant de plaisir aux grands qu'aux petits.
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Blood
-- TOME 1 -- Premier tome de cette inclassable série du duo DeMatteis/Williams qui nous offrent ici un album à la fois initiatique et fantastique de très haut niveau. Visuellement c'est impressionnant. Cet album est à milles lieues de ce que j'ai pu lire jusque là. Le dessin s'apparente plus à un mélange de crayonnés et d'aquarelles du plus bel effet, conférant une atmosphère onirique à ce premier opus. Le découpage est cependant très lisible et permet sans mal de suivre le fil de cet album. Le scénario est très mystérieux et onirique pour le moment. Les personnages s'apparentent plus à des concepts qu'à de réels protagonistes, les informations que nous pouvons apprendre sur eux étant davantage tourné vers leur relation avec le personnage central que vers de réelles informations sur qui ils sont. Aucun prénom n'apparaît dans cet album, sinon des noms comme "Frère", "L'enfant","L'homme","La femme", "Nabot","Les vampires", le seul personnage auquel il est conféré un nom (et encore pas dès le début) étant le personnage central. Toute l'intrigue est donc tourné vers ce personnage principal, engagé depuis sa naissance dans la quête de ses origines et du pourquoi de sa venue en ce monde. Mystérieux, onirique et initiatique, ce premier volume est un très bel album, autant sur le plan visuel que sur le plan narratif, et une vision originale de la quête des origines, le tout sur fond de vampirisme. Sulfureux. -- TOME 2 -- Un deuxième album au moins aussi bon que le premier qui nous replonge à nouveau dans les tourments de l'âme de Blood, vampire en perpétuelle quête de connaissance. Le dessin est réellement impressionnant, toujours issu d'un mélange idéal entre crayonnés et aquarelles du plus bel effet. Les couleurs, sombres et ocrées, rajoutent une touche d'onirisme et de noirceur qui collent réellement bien au scénario. DeMatteis nous offre par ailleurs ici sa propre vision de l'île des morts de Böcklin, vraiment superbe et exhalant des relents de noirceurs à pleine page. Le scénario nous permet donc de poursuivre les errances de Blood qui, à travers sa poursuite du chant que lui seul entends, semble se diriger inexorablement vers la mort. Encore plus sombre et sulfureux que le premier opus, ce deuxième tome se concentre essentiellement autour de Blood, de la Femme et de Nabot, qui vont se retrouver chacun à leur tour face à leurs désirs, leurs craintes et leur destinée. Une série hors norme qui s'achève donc sur un second tome à la mesure de son prédécesseur.
Dragon Ball
Dragonball est le premier manga que j’ai lu, il y a 12 ans… J’adore les 17 premiers volumes, plus orientés humour et aventure et j’aime bien jusqu’à la destruction de la planète Namek, mais après j’ai décroché. Même si à l’époque j’avais acheté la série complète, la succession d’ennemis de plus en plus puissants est difficile à digérer. MàJ 2025 : la Perfect édition gomme tous les défauts de l'édition pastel. Format plus grand, traduction plus fidèle, noms d'origine respectés, etc. 30 ans après avoir lu cette série pour la première fois, j'ai toujours plaisir à la relire, surtout pour sa première partie. Un indispensable du manga.
Azu Manga Daioh
Tout simplement génial ! Cette série composée de strips (et de quelques histoires complètes) basée sur l’humour de répétition et l’absurde est tout à fait hilarante. Les jeux de mots japonais ont été traduits et non adaptés (comme dans certaines séries) et expliqués avec de petites astérisques, ce qui est des plus appréciable. On cerne très vite les personnages tout aussi déjantés les uns que les autres, et on s’y attache tellement, qu’on est déçu que la série ne compte que 4 tomes. Mais vous pourrez vous rabattre sur l’anime.
Guide de la survie en entreprise
Petite déception sur cette BD en ce qui me concerne. Bon point à mes yeux : Larcenet y retrouve ce qu'il faisait à ses débuts, de la BD d'humour et uniquement d'humour. C'est comme ça que je l'ai connu, c'est comme ça que je le préfère. Mais je dois dire que je n'ai pas tellement ri à la lecture de cet album. Larcenet y utilise la méthode d'humour que je lui connais le mieux : exagération de la réalité et absurde. Mais je dois dire que je n'ai pas trop accroché car la majorité des gags manquent de surprise à mes yeux, pas de case ou de dialogue subitement étonnant qui déclenche un rire immédiat par son côté décalé ou ahurissant. D'une certaine manière, j'ai l'impression que ce ne sont que des poncifs de la vie en entreprise qui sont abordés ici, comme décrit par quelqu'un qui n'y a pas vécu et n'est donc pas en mesure d'en sortir des détails plus originaux et plus percutants. En outre, en guise de percutant, Larcenet abuse un peu à mon goût de passages et dialogues scabreux à base d'erection, de "sucer la bite", "gratter l'anus de l'intérieur", etc. Je dois être assez prude sur le coup, ou bien est-ce dû à ma lassitude face à l'abondance un peu trop insistante de cette grossièreté que je trouve gratuite. Enfin bref, c'est une lecture divertissante pas désagréable, mais pas vraiment une tranche de rigolade à mes yeux.
Galactik Football
Je ne connaissais pas mais il semble que Galactik Football soit un dessin animé français récent, surfant sur la vague de la Coupe du Monde de Football, avec peut-être même l'ambition d'un jeu de cartes à collectionner histoire d'aller vraiment à fond dans le marketing. Et cette BD est l'adaptation toute simple de ces dessins animés. Je ne connaissais pas mais maintenant je sais que c'est nul. Le dessin est très médiocre. Seuls les décors, aux couleurs et flous fortement assistés par ordinateur, sont potables quoique souvent vides. Mais les personnages sont dessinés de manière véritablement amateure. Quant au scénario, pour peu qu'on puisse en juger par ce premier tome, il parait indigent. Sur une planète glacée où les ados cools se balladent en surf, une bande de djeunz passionnés de (galactik) football va s'introduire dans un stade abandonné tellement inaccessible qu'il suffit d'un enfant "p'tit génie" pour créer une clé electronique en une nuit pour y pénétrer. Et là, ils vont affronter dans un super match de foot (qui dure sur deux planches avec un but par case) l'autre bande de djeunz méchants footballeurs. Et ça s'arrête là mais on sent trop fort la super progression à venir, la bande de gentils djeunz va révolutionner le Galactik Football, gagner la coupe de l'univers et sauver leur monde, trop trop cool... C'est mal raconté, bourrés de facilités ou de raccourcis scénaristiques, absolument pas prenant. Mauvaise adaptation de ce qui est peut-être un mauvais dessin animé trop commercial.
Gargouilles
Graphiquement, on se croirait en plein dessin animé moderne américain. Je trouve ça sympa et frais. J'aime bien, mais sans en faire une passion. Côté histoire, c'est aussi moderne et très dynamique. C'est une histoire fantastique avec voyage dans le temps, créatures de légende, action et magie : bref, tout pour plaire à un lectorat de jeunes adolescents. Ca se lit bien même si on peut reprocher une certaine confusion et une trop grande rapidité des faits par moment : le héros se glisse un peu trop vite dans son rôle de petit magicien ayant voyagé dans le temps pour être réaliste. Mais le but est à l'action-aventure jeunesse, pas à la réflexion adulte et au réalisme, donc pas de vrai reproche ici. C'est donc sympa même si j'aurais apprécié un petit peu plus d'humour.
Pipit Farlouse
On ne peut pas dire qu'il s'agisse là de la meilleure BD de l'auteur, et on peut même trouver qu'il se répète un peu, entre le Manuel du puceau, Laura et Patrick et cette série animalière, puisqu'on y retrouve à chaque fois le même genre de personnages et de situations. Néanmoins, ça reste une petite série drôle et sans prétention, avec des personnages amusants et/ou sympathiques, qui se lit avec plaisir. Du fait que Pipit et ses copains sont des oiseaux et vivent, parallèlement à leur vie de collégiens, des vies d'oiseaux (avec prédateurs, migration, etc.), ces deux tomes offrent quand même un minimum d'originalité par rapport aux autres productions similaires de l'auteur, le héros étant amené à vivre des aventures qui le sortent un peu du cadre école/maison/boum : il se perd lors d'une migration en Afrique, fait face à des araignées géantes, lutte contre des serpents... Au final, c'est quand même plutôt une série destinée aux pré-ados/jeunes ados (disons 10-14 ans), une façon rigolote et pas cucul d'aborder les problèmes qu'ils rencontreront eux-mêmes dans leur vraie vie. Pour les adultes en revanche, il est clair que si vous n'êtes pas un inconditionnel de Sattouf, l'achat ne s'impose pas forcément, mais c'est quand même une lecture agréable.
Mundial - France/Allemagne '82
Ah tiens, j'ai bien aimé ce sympathique petit album, premier de la série. Il retrace, au travers d'une rencontre de quartier comme beaucoup d'entre nous ont pu en faire, la fameuse rencontre de 1982. Je suis trop jeune pour me souvenir du match, mais il a marqué pas mal de mémoires. Et les auteurs, à leur manière, rendent hommage à ce grand moment de sport, en nous montrant l'essence du foot, dans ce qu'il a de plus convivial, de plus simple, de plus basique. Le dessin de Percelay est sympathique, sans fioritures, et il plaira à tous les amateurs de ballon rond (mais aussi aux autres)
Leonora
Autant je peux adorer David B. quand il dessine ses propres histoires, autant je reste dubitatif vis-à-vis de ses collaborations avec d'autres. "Leonora", dessiné par Pauline Martin (dont j'avais apprécié "La meilleure du monde") ne fait pas exception à cette règle. On retrouve l'univers ésotérique de David B. sur fond de quête du Graal et de quête de soi, avec moult géants, nains, fantômes, lettres animées, sorcières, chevaliers et symboles; on retrouve même certaines cases à la David B. dessinées comme des enluminures. Mais ça ne colle pas. Malgré quelques passages plus ou moins réussis, le tout reste assez superficiel et n'est pas convainquant. Je ne crois d'ailleurs pas que cela aurait été mieux si David B. avait tenu le pinceau (les 4 savants et les incidents de la nuit ne m'enthousiasment pas beaucoup plus). Ca ne vaut pas ses 20 euros.
Seuls
Un "club des 5" mixte (trois garçons, deux filles, de couleurs de peau et d'âges différents), un grand mystère (tous les habitants de la ville disparaissent du jour au lendemain): les ingrédients sont réunis pour faire quelque chose qui accrochera les jeunes lecteurs en quête d'aventures, de frissons, d'émotions et de reconnaissance sociale. J'aurais sans doute adoré découvrir cet album dans ma jeunesse, mais il ne fait malheureusement pas partie de ceux dont la lecture procure autant de plaisir aux grands qu'aux petits.