Il y a des éditeurs qui sortent des BD qu’instinctivement on ne peut que feuilleter. C’est le cas de Vertige Graphic chez qui j’avais beaucoup aimé "Rapokam Java", "Fax de Sarajevo" ou Ghost World.
Pour une fois, je vais commencer par vous parler du dessin de Marcola qui pour une première BD parue en France nous gratifie d’un coup de maître. Marcola illustre sa BD aux deux ambiances distinctes avec l’utilisation la ligne claire pour les scènes ‘ordinaires’ et d’autre le fusain pour les scènes sur le front, associés à une mise en couleur bichromique et nous sommes plongés dans une ambiance en parfaite symbiose avec le récit. Marcola joue avec la bichromie tout au long de l’album, tantôt il utilise les tons ocres, tantôt des scènes bleutées, tantôt il nous plonge dans l’obscurité via du noir et blanc pour les scènes les plus sombres. Associés à la qualité du papier (habituel chez Vertige Graphic), il y a tous les éléments pour combler quelqu’un comme moi.
Maintenant parlons un peu du scénario, là Marcolla excelle pour nous présenter une guerre qu’il ne nous livrera jamais ‘en direct’. Très habillement, il nous maintient toujours un peu éloigné de la ligne de Front pour nous parler de la fin de la seconde guerre mondiale en Italie. Il nous fait découvrir la vie d’un Lieutenant italien qui ne croit plus à une autre issue que la défaite de son camp, l’évolution des sentiments à l’encontre des anciens alliés allemands qui se sont transformés en force d’occupation. L’envie de ce Lieutenant de retrouver sa famille car cette guerre n’est plus vraiment celle de son pays. Marcolla nous présente dans ce splendide ouvrage une vision de la guerre qu’on avait rarement eu l’occasion de découvrir et le journal intime de l’un de ces pions dont on se sert pour mener une guerre.
Très bonne triple découverte : l’éditeur, l’auteur et la BD…
Un jeune gendarme (Francisco) pris dans les tourmentes de la révolution franquiste est sauvé par le gardien d’un phare (Telmo). Une amitié presque filiale naît entre les deux hommes et l’auteur nous guide entre leurs histoires passées et la réalisation des rêves du vieil homme.
Ce que j’ai particulièrement aimé c’est l’amour que Telmo porte à son phare, il le bichonne et sait tellement communiquer sa passion qu’il arrive à convaincre Francisco du bien fondé de sa mission. Telmo sait aussi transmettre au jeune homme ses utopies d’une vie différente sur une île paradisiaque que Franciso l’aidera à construire la barque qui doit les y emmener.
Côté graphisme, j’aime beaucoup les changements de style au moment des retours en arrière et le dessin de Paco Roca.
Attention chef d’oeuvre… Quand on commence ce livre, on le dévore.
L’histoire est celle d’un ancien général emprisonné qui va fomenter un coup d’état contre Napoléon.
Nicolas Juncker réussit à nous passionner pour les aventures de ce « fou » dont nul ne parle dans les livres d’histoires. On suit pas à pas ses aventures, de l’organisation d’un coup d’état jusqu’à son exécution. Malet avait tout calculé, recruté les meilleurs éléments pour réussir et on se demande jusqu’au bout s’il va réussir. On rit devant certaines situations, on s’interroge sur d’autres. On y croit sans y croire mais on ne peut s’arrêter.
Et le meilleur… les annexes à la fin Nicolas Juncker se jouent de nous et nous incitent à tout vérifier. ;)
L’histoire : une jeune vierge, destinée à le rester, est mise en ceinte par un démon, les règles édictées entre l’enfer et la paradis ont été transgressées, un démon/enquêteur doit alors résoudre l’énigme.
Moitié polar, moitié ésotérique… mais pas vraiment convaincu… cette BD se lit agréablement et j’ai apprécié la narration en off dans le style « polar ». Mais l’intrigue est trop rapidement menée pour être vraiment convaincante.
Certains passages sont originaux, comme cette lutte avec un ange et cette épée qui « pousse », d’autres font cliché, comme le rendez-vous avec un marabout, mais globalement, j’ai trouvé que l’enquête se perdait dans des détails pas forcément indispensables et que la façon de résoudre l’énigme était trop cousue d’avance.
Le début était pourtant très prometteur notamment au travers de la découverte de la psychologie du héros, mais cet aspect n’est ensuite pas assez approfondi.
Le dessin : est la grande surprise de l’album, pour un premier album et malgré les erreurs et variations de style, c’est très prometteur.
Petite plongée dans la collection Sakka de Casterman avec « Forget me not ».
Cette BD m’a un peu dérouté par le côté un peu débridé de la narration, mais finalement? on vit au rythme de cette charmante enquêtrice. Sur le fond? l’intrigue est simple ; une jeune presque héritière doit enquêter pour retrouver un tableau volé à son grand-père et ainsi hériter de sa fortune.
Cela semble si simple que finalement le livre porte très peu sur cette enquête qui, si elle est un but, ne semble presque pas une priorité pour Mariel.
Au contraire on découvre une vision cachée de Venise loin de son faste et de ses touristes. Pour conclure j’ai refermé ce livre avec une impression agréable et j’attends la suite.
Cela faisait un petit moment que j’attendais un album d’Algésiras… Allais-je être déçu ? Allais-je aimer ? Et enfin ce soir le premier des deux albums à sortir cette année était chez mon libraire.
« Les guerriers du silence » je n’avais pas lu cette saga de Pierre Bordage, comment cette découverte allait-elle se passer ? Je craignais un peu car on m’avait longuement expliqué que cette oeuvre était dense et très dure à adapter.
Enfin je commençais… Au début j’étais un peu perdu dans toutes ces peuplades, mais vite je m’habituais. Je me laissais subjuguer par l’histoire de cette jeune femme et je dévorais cet ouvrage.
J’avais été un peu déçu par d’autres adaptations de roman et là je sens que c’est très bien parti. Il y a du rythme dans la narration.
Philippe Ogaki… que dire… pour un premier album c’est très très fort !!!
10 histoires, 10 tranches de vie que chacun d’entre nous a pu ou aurait pu vivre…
Jean-Philippe Peyraud a un talent hors du commun, celui de nous impliquer dans ses histoires. On se met à la place de ses personnages, on se sent vivre en même temps qu’eux.
Dans la première histoire, une femme est assise dans le métro, elle lit une lettre, se met à pleurer… on est à la place de ce personnage qui, debout, la regarde. On a comme lui envie d’engager la conversation pour l’aider, mais on a la même timidité que lui et on n’ose pas. On a envie d’avoir ce mouchoir qui va la délivrer et on regrette de la voir quitter la rame sans avoir pu l’aider.
Tout cet album est dans cette simplicité, les émotions vont et viennent et une fois tournée la dernière page on a envie de recommencer pour voir si on aurait pu changer quelque chose, une parole, un acte, une vie. Merci Jean-Philippe Peyraud.
Cette BD a tout de la classique BD de pirates : un pirate qui semble méchant à souhait, un trésor à retrouver grâce à une énigmatique carte dont pour le moment l’encre est intangible, etc… Mais mais ce n’est pas tout à fait comme cela que le voyait les auteurs…
Tout d’abord regardez bien la collection où figure cette série… « Soleil Celtique » (collection de Soleil qui regroupe un ensemble de séries axées sur les légendes bretonnes et celtes), ce qui finalement n’a rien d’étonnant quand on regarde qui sont les auteurs : Istin et Michel.
Donc ce qui ressemblait à une banale histoire de pirate n’en est finalement pas une…
Connaissez-vous la légende de la forêt de forêt de Scissy ? Non ? Alors vous allez découvrir un nouveau lieu conté dans les légendes bretonnes. ;)
Le pirate Meriadec s’est lancé à la recherche d’un fabuleux trésor dont la carte est localisée dans cette forêt légendaire située entre le Mont Saint Michel et les îles Chausey (plateau rocheux situés au large de Saint Malo pour les ceux qui ne sont pas habitués d’un séjour prolongé sur la coteau d’émeraude). Il va y rencontrer des elfes, et tout un tas de petites bestioles dignes des légendes bretonnes…
Donc pour ceux qui aime les mélanges et qui ne sont pas rebutés par les histoires de Korrigans, vous apprécierez certainement cette BD… Pour les autres, elle vous tentera nettement moins.
Là j’ai un souci… J’en avais entendu parler via un article (dans Canal BD) et le sujet me tentait énormément. Le sujet : une britannique adhère aux idées du parti nazi et rejoint l’Allemagne avant la seconde guerre mondiale… On le retrouve à la fin de la guerre, prisonnier des alliés et racontant son histoire.
Comme je m’y attendais le scénario est passionnant mais... car il y a un gros mais, je n’ai pas du tout adhéré au rythme et au système narratif.
Je trouve que Tarek nous perd en détail (surtout au début de l’album) qui ne sont pas forcément nécessaires. Et j’ai aussi trouvé que le style des phrases ne collait pas vraiment avec l’époque de la série et était beaucoup trop contemporain.
Sur le scénario en tant que tel, je suis quand même impatient de lire la suite car je trouve le sujet vraiment passionnant à narrer. Comment Tarek va-t-il nous présenter l’histoire de Benton qui ne renie rien de son mode de pensée au cours de ce premier album ? Comment allons nous suivre l’évolution de ce personnage ? Allons nous le haïr ?
Concernant le dessin, le style est parfaitement adapté et aussi sombre que le personnage…
Je m’attendais au pire avec cet album et finalement j’ai été très agréablement surpris. Le scénario tout d’abord, on s’y croirait ! Tout respire le vécu de la part des auteurs, on angoisse comme quelqu’un d’avachi devant son poste à découvrir les exploits de passer entre des serpents agressifs ou des araignées venimeuses. On stresse à l’idée de plonger dans le vide de la cour soutenu par un élastique. On est en sueur à l’idée de ne pas répondre correctement aux réponses du père Fourras. A la fin tout est bien qui finit bien une fois de plus nos héros ramèneront le graal rempli de boyard après un très agréable moment que nous aurons passé en leur compagnie.
Le dessin ? A l’image de cette superbe couverture nous sommes dans la plus pure tradition de la ligne claire, le dessin est superbement maîtrisé et fait jeu égal avec les maîtres du genre. On pense immédiatement aux plus grand titres du genre tels les Star’Ac, Koh Lantha and co et une nouvelle fois les éditions jungle nous gratifient de leur plus belle chartre graphique.
Je remercie encore Casterman de m’avoir une nouvelle fois diverti grâce à son nouveau label Jungle. Je vous conseille de découvrir le superbe site réalisé pour l’occasion : http://www.b-oyar-d.com
Vous devez penser que je suis fou ? en découvrant les sorties de la semaine j’ai eu envie de vous écrire une petite chronique sur ce superbe objet qui n’arrivera malheureusement jamais jusqu’à ma bibliothèque.
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Il y a des éditeurs qui sortent des BD qu’instinctivement on ne peut que feuilleter. C’est le cas de Vertige Graphic chez qui j’avais beaucoup aimé "Rapokam Java", "Fax de Sarajevo" ou Ghost World. Pour une fois, je vais commencer par vous parler du dessin de Marcola qui pour une première BD parue en France nous gratifie d’un coup de maître. Marcola illustre sa BD aux deux ambiances distinctes avec l’utilisation la ligne claire pour les scènes ‘ordinaires’ et d’autre le fusain pour les scènes sur le front, associés à une mise en couleur bichromique et nous sommes plongés dans une ambiance en parfaite symbiose avec le récit. Marcola joue avec la bichromie tout au long de l’album, tantôt il utilise les tons ocres, tantôt des scènes bleutées, tantôt il nous plonge dans l’obscurité via du noir et blanc pour les scènes les plus sombres. Associés à la qualité du papier (habituel chez Vertige Graphic), il y a tous les éléments pour combler quelqu’un comme moi. Maintenant parlons un peu du scénario, là Marcolla excelle pour nous présenter une guerre qu’il ne nous livrera jamais ‘en direct’. Très habillement, il nous maintient toujours un peu éloigné de la ligne de Front pour nous parler de la fin de la seconde guerre mondiale en Italie. Il nous fait découvrir la vie d’un Lieutenant italien qui ne croit plus à une autre issue que la défaite de son camp, l’évolution des sentiments à l’encontre des anciens alliés allemands qui se sont transformés en force d’occupation. L’envie de ce Lieutenant de retrouver sa famille car cette guerre n’est plus vraiment celle de son pays. Marcolla nous présente dans ce splendide ouvrage une vision de la guerre qu’on avait rarement eu l’occasion de découvrir et le journal intime de l’un de ces pions dont on se sert pour mener une guerre.
Le Phare
Très bonne triple découverte : l’éditeur, l’auteur et la BD… Un jeune gendarme (Francisco) pris dans les tourmentes de la révolution franquiste est sauvé par le gardien d’un phare (Telmo). Une amitié presque filiale naît entre les deux hommes et l’auteur nous guide entre leurs histoires passées et la réalisation des rêves du vieil homme. Ce que j’ai particulièrement aimé c’est l’amour que Telmo porte à son phare, il le bichonne et sait tellement communiquer sa passion qu’il arrive à convaincre Francisco du bien fondé de sa mission. Telmo sait aussi transmettre au jeune homme ses utopies d’une vie différente sur une île paradisiaque que Franciso l’aidera à construire la barque qui doit les y emmener. Côté graphisme, j’aime beaucoup les changements de style au moment des retours en arrière et le dessin de Paco Roca.
Malet
Attention chef d’oeuvre… Quand on commence ce livre, on le dévore. L’histoire est celle d’un ancien général emprisonné qui va fomenter un coup d’état contre Napoléon. Nicolas Juncker réussit à nous passionner pour les aventures de ce « fou » dont nul ne parle dans les livres d’histoires. On suit pas à pas ses aventures, de l’organisation d’un coup d’état jusqu’à son exécution. Malet avait tout calculé, recruté les meilleurs éléments pour réussir et on se demande jusqu’au bout s’il va réussir. On rit devant certaines situations, on s’interroge sur d’autres. On y croit sans y croire mais on ne peut s’arrêter. Et le meilleur… les annexes à la fin Nicolas Juncker se jouent de nous et nous incitent à tout vérifier. ;)
Maxime Murene
L’histoire : une jeune vierge, destinée à le rester, est mise en ceinte par un démon, les règles édictées entre l’enfer et la paradis ont été transgressées, un démon/enquêteur doit alors résoudre l’énigme. Moitié polar, moitié ésotérique… mais pas vraiment convaincu… cette BD se lit agréablement et j’ai apprécié la narration en off dans le style « polar ». Mais l’intrigue est trop rapidement menée pour être vraiment convaincante. Certains passages sont originaux, comme cette lutte avec un ange et cette épée qui « pousse », d’autres font cliché, comme le rendez-vous avec un marabout, mais globalement, j’ai trouvé que l’enquête se perdait dans des détails pas forcément indispensables et que la façon de résoudre l’énigme était trop cousue d’avance. Le début était pourtant très prometteur notamment au travers de la découverte de la psychologie du héros, mais cet aspect n’est ensuite pas assez approfondi. Le dessin : est la grande surprise de l’album, pour un premier album et malgré les erreurs et variations de style, c’est très prometteur.
Forget Me Not
Petite plongée dans la collection Sakka de Casterman avec « Forget me not ». Cette BD m’a un peu dérouté par le côté un peu débridé de la narration, mais finalement? on vit au rythme de cette charmante enquêtrice. Sur le fond? l’intrigue est simple ; une jeune presque héritière doit enquêter pour retrouver un tableau volé à son grand-père et ainsi hériter de sa fortune. Cela semble si simple que finalement le livre porte très peu sur cette enquête qui, si elle est un but, ne semble presque pas une priorité pour Mariel. Au contraire on découvre une vision cachée de Venise loin de son faste et de ses touristes. Pour conclure j’ai refermé ce livre avec une impression agréable et j’attends la suite.
Les Guerriers du Silence
Cela faisait un petit moment que j’attendais un album d’Algésiras… Allais-je être déçu ? Allais-je aimer ? Et enfin ce soir le premier des deux albums à sortir cette année était chez mon libraire. « Les guerriers du silence » je n’avais pas lu cette saga de Pierre Bordage, comment cette découverte allait-elle se passer ? Je craignais un peu car on m’avait longuement expliqué que cette oeuvre était dense et très dure à adapter. Enfin je commençais… Au début j’étais un peu perdu dans toutes ces peuplades, mais vite je m’habituais. Je me laissais subjuguer par l’histoire de cette jeune femme et je dévorais cet ouvrage. J’avais été un peu déçu par d’autres adaptations de roman et là je sens que c’est très bien parti. Il y a du rythme dans la narration. Philippe Ogaki… que dire… pour un premier album c’est très très fort !!!
La bouche sèche
10 histoires, 10 tranches de vie que chacun d’entre nous a pu ou aurait pu vivre… Jean-Philippe Peyraud a un talent hors du commun, celui de nous impliquer dans ses histoires. On se met à la place de ses personnages, on se sent vivre en même temps qu’eux. Dans la première histoire, une femme est assise dans le métro, elle lit une lettre, se met à pleurer… on est à la place de ce personnage qui, debout, la regarde. On a comme lui envie d’engager la conversation pour l’aider, mais on a la même timidité que lui et on n’ose pas. On a envie d’avoir ce mouchoir qui va la délivrer et on regrette de la voir quitter la rame sans avoir pu l’aider. Tout cet album est dans cette simplicité, les émotions vont et viennent et une fois tournée la dernière page on a envie de recommencer pour voir si on aurait pu changer quelque chose, une parole, un acte, une vie. Merci Jean-Philippe Peyraud.
Le Sang du Dragon
Cette BD a tout de la classique BD de pirates : un pirate qui semble méchant à souhait, un trésor à retrouver grâce à une énigmatique carte dont pour le moment l’encre est intangible, etc… Mais mais ce n’est pas tout à fait comme cela que le voyait les auteurs… Tout d’abord regardez bien la collection où figure cette série… « Soleil Celtique » (collection de Soleil qui regroupe un ensemble de séries axées sur les légendes bretonnes et celtes), ce qui finalement n’a rien d’étonnant quand on regarde qui sont les auteurs : Istin et Michel. Donc ce qui ressemblait à une banale histoire de pirate n’en est finalement pas une… Connaissez-vous la légende de la forêt de forêt de Scissy ? Non ? Alors vous allez découvrir un nouveau lieu conté dans les légendes bretonnes. ;) Le pirate Meriadec s’est lancé à la recherche d’un fabuleux trésor dont la carte est localisée dans cette forêt légendaire située entre le Mont Saint Michel et les îles Chausey (plateau rocheux situés au large de Saint Malo pour les ceux qui ne sont pas habitués d’un séjour prolongé sur la coteau d’émeraude). Il va y rencontrer des elfes, et tout un tas de petites bestioles dignes des légendes bretonnes… Donc pour ceux qui aime les mélanges et qui ne sont pas rebutés par les histoires de Korrigans, vous apprécierez certainement cette BD… Pour les autres, elle vous tentera nettement moins.
Sir Arthur Benton
Là j’ai un souci… J’en avais entendu parler via un article (dans Canal BD) et le sujet me tentait énormément. Le sujet : une britannique adhère aux idées du parti nazi et rejoint l’Allemagne avant la seconde guerre mondiale… On le retrouve à la fin de la guerre, prisonnier des alliés et racontant son histoire. Comme je m’y attendais le scénario est passionnant mais... car il y a un gros mais, je n’ai pas du tout adhéré au rythme et au système narratif. Je trouve que Tarek nous perd en détail (surtout au début de l’album) qui ne sont pas forcément nécessaires. Et j’ai aussi trouvé que le style des phrases ne collait pas vraiment avec l’époque de la série et était beaucoup trop contemporain. Sur le scénario en tant que tel, je suis quand même impatient de lire la suite car je trouve le sujet vraiment passionnant à narrer. Comment Tarek va-t-il nous présenter l’histoire de Benton qui ne renie rien de son mode de pensée au cours de ce premier album ? Comment allons nous suivre l’évolution de ce personnage ? Allons nous le haïr ? Concernant le dessin, le style est parfaitement adapté et aussi sombre que le personnage…
Les Aventuriers de Fort Boyard
Je m’attendais au pire avec cet album et finalement j’ai été très agréablement surpris. Le scénario tout d’abord, on s’y croirait ! Tout respire le vécu de la part des auteurs, on angoisse comme quelqu’un d’avachi devant son poste à découvrir les exploits de passer entre des serpents agressifs ou des araignées venimeuses. On stresse à l’idée de plonger dans le vide de la cour soutenu par un élastique. On est en sueur à l’idée de ne pas répondre correctement aux réponses du père Fourras. A la fin tout est bien qui finit bien une fois de plus nos héros ramèneront le graal rempli de boyard après un très agréable moment que nous aurons passé en leur compagnie. Le dessin ? A l’image de cette superbe couverture nous sommes dans la plus pure tradition de la ligne claire, le dessin est superbement maîtrisé et fait jeu égal avec les maîtres du genre. On pense immédiatement aux plus grand titres du genre tels les Star’Ac, Koh Lantha and co et une nouvelle fois les éditions jungle nous gratifient de leur plus belle chartre graphique. Je remercie encore Casterman de m’avoir une nouvelle fois diverti grâce à son nouveau label Jungle. Je vous conseille de découvrir le superbe site réalisé pour l’occasion : http://www.b-oyar-d.com Vous devez penser que je suis fou ? en découvrant les sorties de la semaine j’ai eu envie de vous écrire une petite chronique sur ce superbe objet qui n’arrivera malheureusement jamais jusqu’à ma bibliothèque.