On m'a offert le premier tome des chroniques de la lune noire à Noël dernier... Au mois de mars j'avais déjà acheté tous les tomes dispo tellement j'ai accroché au destin de Wismerhill qui est des plus passionnants !! Je n'ai qu’une envie, c'est que le prochain tome sorte vite vite vite !! Les dessins ne font certes pas l'unanimité, mais perso je les trouve excellents !! Question de goût... Bref je conseille cette série à tout lecteur qui désire se plonger dans une aventure prenante et riche en rebondissements !!
Une de mes séries préférées !
Les séries Z, il y a les bonnes et les mauvaises. Les gros nanars, "affligeants mais hilarants" comme dirait le critique de cinéma François Forestier, dont on ne peut nier qu'on les lit avec plaisir, le sourire aux lèvres, comme Les enfants d'Eve de Bernard Werber. Et puis les gros navets, qui sont juste tout pourris. Comme Exit, de Bernard Werber (décidément). Hélas pour elle, la série "Zone d'ombre", arrêtée au bout des 3 épisodes réunis dans cette intégrale (qui forment cependant une histoire complète) appartient à la deuxième catégorie. Celle des mauvaises BDs. Des BDs mal fichues qu'on lit vraiment sans plaisir aucun. Pourtant les ingrédients habituels du gros nanar sont là : le scénario est débile, les dialogues risibles feraient passer les répliques d'un film de Vin Diesel pour du Shakespeare, et même le dessin est moche, ce qui peut surprendre de la part de JRJR. Et il y a bien quelques moments involontairement drôles, comme le coup de théâtre ridicule qui survient avant l'épilogue (je vous dis rien au cas où vous voudriez lire la BD quand même). Mais malgré tout, il manque ce je-ne-sais-quoi qui fait qu'une série Z devient culte. Du coup il ne reste qu'une BD archi-mauvaise, une des pires que j'aie lues cette année, et pourtant j'ai lu Les Aventures de Bigard et Joséphine ange gardien, c'est vous dire.
Située dans un monde où il n'y a visiblement pas de police des polices, puisque notre ripou de la brigade des stups n'hésite pas à arborer ses costards à 5000 dollars pendant ses heures de travail sans crainte d'éveiller les soupçons, l'intrigue vaguement repompée sur celle du Punisher repose sur une fausse bonne idée que je trouve, pour ma part, particulièrement idiote : le purgatoire où vont, après la mort, les âmes qui ne méritent ni le paradis ni l'enfer, est un endroit dangereux qui doit être surveillé par une escouade de police de choc. C'est c'laaaaaaa, ouiiiiiii... Bon, même en tant que non-croyant, je veux bien admettre le temps d'une BD qu'il y a un paradis, un enfer et un purgatoire pour héberger les âmes des morts, mais l'idée que toutes ces âmes égarées n'aient pour seul but que de se foutre sur la tronche en espérant ne pas se faire poirer par ces superflics qui peuvent lancer des rayons de la mort façon "Dragon Ball Z" à l'aide d'insignes de police hi-tech me paraît en revanche absolument grotesque. A moins de totalement débrancher votre cerveau pendant la lecture, tout le fonctionnement de cette "zone d'ombre" risque de vous sembler idiot et dépourvu de sens... Pourquoi certaines âmes gardent leur aspect terrestre et d'autres ressemblent à des mutants grisâtres ? Comment les âmes, immatérielles par définition, peuvent-elle subir blessures et souffrances physiques ? Puisqu'il n'y a plus ni richesse ni puissance à tirer de ses mauvais penchants, pourquoi certaines âmes continuent à se comporter comme des méchants de James Bond au lieu de faire profil bas à défaut d'essayer de se racheter ? Pourquoi y a-t-il un monument à la mémoire d'un mort dans ce lieu où chacun ne devrait de toutes façons espérer qu'un séjour le plus bref possible ? Pourquoi ce lieu semble dépourvu de tout caractère religieux alors qu'il obéit de toute évidence à des notions très chrétiennes de Bien, de Mal et de rédemption ? Trop de "pourquoi" dont la seule réponse est malheureusement "parce que les auteurs étaient tellement persuadés que leur idée de départ était géniale qu'ils n'ont pas réfléchi une seconde aux conneries qu'ils écrivaient".
Bon, comme ce texte commence à traîner en longueur, je n'insiste pas trop sur le manque d'originalité et le comportement improbable du personnage principal (voir sa réaction placide à l'annonce de sa propre mort par exemple), qui semble avoir été pioché dans un catalogue de personnages-types pour scénaristes en panne d'inspiration.
On sourit parfois face à un ratage aussi catastrophique, mais pas assez souvent, et au final, c'est vraiment trop ennuyeux et agaçant pour mériter d'être considéré comme un nanar plutôt que comme un navet.
Une BD originale, enfin, un peu...
En effet, il faut la lire comme une allégorie du métier de dessinateur, une projection de Jerôme Anfré lui-même dans son univers intérieur, un voyage onirique un peu auto-masturbatoire. je dis bien "un peu", car le dessinateur, enfin l'AUTEUR omnipotent habituellement est ici ballotté, promené, régulièrement perdu dans les méandres de son imagination, imagination personnalisée sous la forme de plusieurs personnages ou avatars parfois difficiles à cerner. Anfré se laisse dépasser par son oeuvre, qui lui échappe, qui se défait de tout contrôle pour devenir pure métaphore.
C'est assez confus, diaboliquement tourmenté, mais l'approche que fait Anfré de son statut d'auteur est quand même originale, et l'on se plaît à admirer parfois le gros délire hors de contrôle. Le dessin est sympathique, proche de celui de Fred ou de Mandryka, et ce n'est pas un hasard, tant l'auteur se place en héritier de ces deux grands noms de la poésie et de l'onirisme absurde en art séquentiel.
Une petite découverte, un auteur à suivre.
Ce thriller rappelle certains téléfilms à suspense, certains films à angoisse voire même une pub assez récente (accent québécois : "malheureusement, on lui a greffé un bras d'homme... alors maintenant, elle boit de la bière et regarde le foot en pantoufles !"). Bref, la thématique de la greffe d'un membre ou organe d'une autre personne qui influence le receveur et peu à peu agit comme un fantôme du donneur, ce n'est pas une idée très neuve. En cela, Heads est un peu décevant car dès le début de l'histoire, vous avez deviné tout jusqu'à la fin, "rebondissements" inclus tant ils sont prévisibles.
Cependant, le récit est bien raconté et plaisant à lire. Il a surtout le gros avantage pour un manga de tenir en 4 tomes seulement. Alors bien sûr, le lecteur malin que nous sommes a tout deviné dès le second chapitre, mais on s'attache quand même au récit car il est très bien construit et prenant. Et même si aucun rebondissement ne viendra réellement vous surprendre, l'intrigue est relancée par-ci par-là pour ne pas que le lecteur s'ennuie. Le dessin est bon, la narration maîtrisée : c'est très pro et agréable à lire.
A noter que la fin de l'histoire ne remplit que le tiers du 4e tome, le reste étant constitué de plusieurs histoires courtes du même auteur, nouvelles aux scénarios variés mais toujours dans un esprit proche du thriller "biologique".
Bref, les amateurs de suspense et de thriller psychologique avec une petite touche de fantastique seront ravis. Ceux qui ont déjà deviné toute l'intrigue rien qu'à lire mon présent avis eux, pourront s'en passer même si la lecture n'est pas désagréable.
Je ne connais pas vraiment ce genre de BD policière/trash, mais à mon grand étonnement, je me suis assez amusé à la lire (note 3,5/5).
Pour peu que l'on soit averti du mode résolument trash des scénars, je pense que ces histoires sont bien traitées et restent divertissantes. De plus le dessin colle bien à l'ambiance.
Voilà, y a rien de plus à creuser dans ce délire des auteurs.
Le dessin est correct mais les couleurs sombres-marron-noir-gris et un peu de rouge pour le sang... à la fin cela devient pénible. Remarquez, c'est peut-être voulu par les auteurs?
Mais c'est surtout côté scénar que l'on perd pied. Personnellement, je me suis forcé pour finir la série. L'idée de départ était plutot intéressante (un tableau maléfique...) mais j'ai trouvé le traitement de l'histoire trop confus et trop long. De plus cela finit un peu n'importe comment. Comme souvent d'ailleurs, quand on s'attaque à ce genre de récit entre la vie et la mort et que l'on veut y introduire de l'aventure/horreur...
A lire pour les plus curieux, mais sinon vraiment pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Incontournable pour tout BDphile qui se respecte!
Tout a été dit dans les avis précédents. Donc pour ne pas vous ennuyez avec la poésie, l'humour, l'originalité, les caractères des persos (...et les caractériels), etc, etc... de ce monument de la BD, je vous livre ma 1ere rencontre avec cette série: par une après midi grise passée en famille, je me suis retrouvé (plus pour tromper mon ennuie que par réel intérêt) contraint de lire un (puis très vite plusieurs) de ces albums qui se trouvait là. Et là, grosse grosse GROSSE claque! On peut faire ça en BD? **et oui, j'étais encore jeune et plutot classique à cette époque: tintin, astérix, gaston...**
Je dirai que ce fut une sorte de révélateur pour moi. La BD avait pris une dimension de rêve, de poésie, d'anticonformisme... bref, cette art ne se limitait plus a des gags, des gros nez et des cases. Il pouvait toucher au plus profond de l'humain. Déconstruire les règles de sa représentation par case, par planche. C'est énorme!
Merci à Fred qui m'a ouvert tant de portes dont je ne soupçonnais même pas l'existence dans l'art de la BD.
Je suis tombé sur cette BD chinoise un peu par hasard et la conseille de tout cœur.
Je dis BD parce que le style n’est pas manga, ni manhwa (manga coréen), mais très différent de ce qui est édité à l’heure actuelle. Par ailleurs la qualité de la couverture et son style se rapprochent plus d’une BD que d’un manga. (Attention contenu en noir et blanc).
L’histoire est très légère et ressemble un peu à un conte de fées délirant pour adultes puisque la violence est explicite. Les personnages sont au cœur de l’histoire et restent pourtant imperméables au lecteur, ce qui donne une impression assez étrange de « planer » au dessus du récit sans pouvoir réellement s’identifier ou comprendre ces héros.
J’ajouterai que les amateurs de FuliCuli (animé japonais) retrouverons un peu l’univers déjanté du scooter orange !
Un vrai régal dont la magie devrait nous faire rêver encore pendant plusieurs tomes !
Cette BD, dont la belle couverture attire l'oeil, est la première publication en tant que scénariste-dessinateur de Marc Védrines. C'est un bon début.
Immanquablement, on pense à Isaac le pirate quand on entame cette série. Le dessin le rappelle déjà. Le trait n'est pas celui de Blain même si certains personnages aux bouilles carrées y font penser, mais c'est dans l'encrage et dans la colorisation que je trouve une parenté. Et bien sûr dans les décors puisque ceux-ci partagent le même monde marin et les mêmes décors glacés (aurore boréale incluse).
C'est donc l'histoire du jeune Jacques, fils de pêcheur, qui s'embarque clandestinement dans le navire de pêche qui l'amènera sur les côtes d'Islande. Le scénario mélange récit historique, avec par moments des explications presque trop didactiques sur comment se passe la pêche en mer glacée, etc., récit géographique, avec la description de l'Islande au XVIIe siècle, et récit fantastique où se mêlent visions étranges, langue connue mystérieusement et sorcellerie.
Quoiqu'on en dise, ce premier tome est très dense; Il se passe beaucoup de choses en 50 pages, presque comme si l'auteur, ne maîtrisant pas encore toutes les ficelles du métier, avait voulu en mettre un maximum dans l'espace qui lui était imparti. Ce n'est pas désagréable, j'aime cette impression d'en avoir pour son argent quand on achète cette BD.
Jusqu'à présent, l'histoire reste mystérieuse mais plaisante à lire et intéressante. Cette BD pêche un peu par une narration encore confuse et un dessin sympa mais sans plus, mais je n'en déconseille pas l'achat.
C'est une curiosité cette BD. Surtout par le déroulement du scénario. Cette façon de raconter des scènes en flash-back et de les intégrer au présent. J'ai trouvé ça assez réussi. Sinon l'histoire est, au final, relativement classique dans le genre thriller même si j'admets avoir été pris par l'intrigue.
Côté dessin en N&B, malgré sa sobriété, il n'est pas désagréable et se laisse voir.
Donc à lire.
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Chroniques de la lune noire
On m'a offert le premier tome des chroniques de la lune noire à Noël dernier... Au mois de mars j'avais déjà acheté tous les tomes dispo tellement j'ai accroché au destin de Wismerhill qui est des plus passionnants !! Je n'ai qu’une envie, c'est que le prochain tome sorte vite vite vite !! Les dessins ne font certes pas l'unanimité, mais perso je les trouve excellents !! Question de goût... Bref je conseille cette série à tout lecteur qui désire se plonger dans une aventure prenante et riche en rebondissements !! Une de mes séries préférées !
Zone d'ombre
Les séries Z, il y a les bonnes et les mauvaises. Les gros nanars, "affligeants mais hilarants" comme dirait le critique de cinéma François Forestier, dont on ne peut nier qu'on les lit avec plaisir, le sourire aux lèvres, comme Les enfants d'Eve de Bernard Werber. Et puis les gros navets, qui sont juste tout pourris. Comme Exit, de Bernard Werber (décidément). Hélas pour elle, la série "Zone d'ombre", arrêtée au bout des 3 épisodes réunis dans cette intégrale (qui forment cependant une histoire complète) appartient à la deuxième catégorie. Celle des mauvaises BDs. Des BDs mal fichues qu'on lit vraiment sans plaisir aucun. Pourtant les ingrédients habituels du gros nanar sont là : le scénario est débile, les dialogues risibles feraient passer les répliques d'un film de Vin Diesel pour du Shakespeare, et même le dessin est moche, ce qui peut surprendre de la part de JRJR. Et il y a bien quelques moments involontairement drôles, comme le coup de théâtre ridicule qui survient avant l'épilogue (je vous dis rien au cas où vous voudriez lire la BD quand même). Mais malgré tout, il manque ce je-ne-sais-quoi qui fait qu'une série Z devient culte. Du coup il ne reste qu'une BD archi-mauvaise, une des pires que j'aie lues cette année, et pourtant j'ai lu Les Aventures de Bigard et Joséphine ange gardien, c'est vous dire. Située dans un monde où il n'y a visiblement pas de police des polices, puisque notre ripou de la brigade des stups n'hésite pas à arborer ses costards à 5000 dollars pendant ses heures de travail sans crainte d'éveiller les soupçons, l'intrigue vaguement repompée sur celle du Punisher repose sur une fausse bonne idée que je trouve, pour ma part, particulièrement idiote : le purgatoire où vont, après la mort, les âmes qui ne méritent ni le paradis ni l'enfer, est un endroit dangereux qui doit être surveillé par une escouade de police de choc. C'est c'laaaaaaa, ouiiiiiii... Bon, même en tant que non-croyant, je veux bien admettre le temps d'une BD qu'il y a un paradis, un enfer et un purgatoire pour héberger les âmes des morts, mais l'idée que toutes ces âmes égarées n'aient pour seul but que de se foutre sur la tronche en espérant ne pas se faire poirer par ces superflics qui peuvent lancer des rayons de la mort façon "Dragon Ball Z" à l'aide d'insignes de police hi-tech me paraît en revanche absolument grotesque. A moins de totalement débrancher votre cerveau pendant la lecture, tout le fonctionnement de cette "zone d'ombre" risque de vous sembler idiot et dépourvu de sens... Pourquoi certaines âmes gardent leur aspect terrestre et d'autres ressemblent à des mutants grisâtres ? Comment les âmes, immatérielles par définition, peuvent-elle subir blessures et souffrances physiques ? Puisqu'il n'y a plus ni richesse ni puissance à tirer de ses mauvais penchants, pourquoi certaines âmes continuent à se comporter comme des méchants de James Bond au lieu de faire profil bas à défaut d'essayer de se racheter ? Pourquoi y a-t-il un monument à la mémoire d'un mort dans ce lieu où chacun ne devrait de toutes façons espérer qu'un séjour le plus bref possible ? Pourquoi ce lieu semble dépourvu de tout caractère religieux alors qu'il obéit de toute évidence à des notions très chrétiennes de Bien, de Mal et de rédemption ? Trop de "pourquoi" dont la seule réponse est malheureusement "parce que les auteurs étaient tellement persuadés que leur idée de départ était géniale qu'ils n'ont pas réfléchi une seconde aux conneries qu'ils écrivaient". Bon, comme ce texte commence à traîner en longueur, je n'insiste pas trop sur le manque d'originalité et le comportement improbable du personnage principal (voir sa réaction placide à l'annonce de sa propre mort par exemple), qui semble avoir été pioché dans un catalogue de personnages-types pour scénaristes en panne d'inspiration. On sourit parfois face à un ratage aussi catastrophique, mais pas assez souvent, et au final, c'est vraiment trop ennuyeux et agaçant pour mériter d'être considéré comme un nanar plutôt que comme un navet.
Le Dessinateur, la colline et le cosmos
Une BD originale, enfin, un peu... En effet, il faut la lire comme une allégorie du métier de dessinateur, une projection de Jerôme Anfré lui-même dans son univers intérieur, un voyage onirique un peu auto-masturbatoire. je dis bien "un peu", car le dessinateur, enfin l'AUTEUR omnipotent habituellement est ici ballotté, promené, régulièrement perdu dans les méandres de son imagination, imagination personnalisée sous la forme de plusieurs personnages ou avatars parfois difficiles à cerner. Anfré se laisse dépasser par son oeuvre, qui lui échappe, qui se défait de tout contrôle pour devenir pure métaphore. C'est assez confus, diaboliquement tourmenté, mais l'approche que fait Anfré de son statut d'auteur est quand même originale, et l'on se plaît à admirer parfois le gros délire hors de contrôle. Le dessin est sympathique, proche de celui de Fred ou de Mandryka, et ce n'est pas un hasard, tant l'auteur se place en héritier de ces deux grands noms de la poésie et de l'onirisme absurde en art séquentiel. Une petite découverte, un auteur à suivre.
Heads
Ce thriller rappelle certains téléfilms à suspense, certains films à angoisse voire même une pub assez récente (accent québécois : "malheureusement, on lui a greffé un bras d'homme... alors maintenant, elle boit de la bière et regarde le foot en pantoufles !"). Bref, la thématique de la greffe d'un membre ou organe d'une autre personne qui influence le receveur et peu à peu agit comme un fantôme du donneur, ce n'est pas une idée très neuve. En cela, Heads est un peu décevant car dès le début de l'histoire, vous avez deviné tout jusqu'à la fin, "rebondissements" inclus tant ils sont prévisibles. Cependant, le récit est bien raconté et plaisant à lire. Il a surtout le gros avantage pour un manga de tenir en 4 tomes seulement. Alors bien sûr, le lecteur malin que nous sommes a tout deviné dès le second chapitre, mais on s'attache quand même au récit car il est très bien construit et prenant. Et même si aucun rebondissement ne viendra réellement vous surprendre, l'intrigue est relancée par-ci par-là pour ne pas que le lecteur s'ennuie. Le dessin est bon, la narration maîtrisée : c'est très pro et agréable à lire. A noter que la fin de l'histoire ne remplit que le tiers du 4e tome, le reste étant constitué de plusieurs histoires courtes du même auteur, nouvelles aux scénarios variés mais toujours dans un esprit proche du thriller "biologique". Bref, les amateurs de suspense et de thriller psychologique avec une petite touche de fantastique seront ravis. Ceux qui ont déjà deviné toute l'intrigue rien qu'à lire mon présent avis eux, pourront s'en passer même si la lecture n'est pas désagréable.
Gilles Hamesh
Je ne connais pas vraiment ce genre de BD policière/trash, mais à mon grand étonnement, je me suis assez amusé à la lire (note 3,5/5). Pour peu que l'on soit averti du mode résolument trash des scénars, je pense que ces histoires sont bien traitées et restent divertissantes. De plus le dessin colle bien à l'ambiance. Voilà, y a rien de plus à creuser dans ce délire des auteurs.
L'ile des morts
Le dessin est correct mais les couleurs sombres-marron-noir-gris et un peu de rouge pour le sang... à la fin cela devient pénible. Remarquez, c'est peut-être voulu par les auteurs? Mais c'est surtout côté scénar que l'on perd pied. Personnellement, je me suis forcé pour finir la série. L'idée de départ était plutot intéressante (un tableau maléfique...) mais j'ai trouvé le traitement de l'histoire trop confus et trop long. De plus cela finit un peu n'importe comment. Comme souvent d'ailleurs, quand on s'attaque à ce genre de récit entre la vie et la mort et que l'on veut y introduire de l'aventure/horreur... A lire pour les plus curieux, mais sinon vraiment pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Philémon
Incontournable pour tout BDphile qui se respecte! Tout a été dit dans les avis précédents. Donc pour ne pas vous ennuyez avec la poésie, l'humour, l'originalité, les caractères des persos (...et les caractériels), etc, etc... de ce monument de la BD, je vous livre ma 1ere rencontre avec cette série: par une après midi grise passée en famille, je me suis retrouvé (plus pour tromper mon ennuie que par réel intérêt) contraint de lire un (puis très vite plusieurs) de ces albums qui se trouvait là. Et là, grosse grosse GROSSE claque! On peut faire ça en BD? **et oui, j'étais encore jeune et plutot classique à cette époque: tintin, astérix, gaston...** Je dirai que ce fut une sorte de révélateur pour moi. La BD avait pris une dimension de rêve, de poésie, d'anticonformisme... bref, cette art ne se limitait plus a des gags, des gros nez et des cases. Il pouvait toucher au plus profond de l'humain. Déconstruire les règles de sa représentation par case, par planche. C'est énorme! Merci à Fred qui m'a ouvert tant de portes dont je ne soupçonnais même pas l'existence dans l'art de la BD.
My street
Je suis tombé sur cette BD chinoise un peu par hasard et la conseille de tout cœur. Je dis BD parce que le style n’est pas manga, ni manhwa (manga coréen), mais très différent de ce qui est édité à l’heure actuelle. Par ailleurs la qualité de la couverture et son style se rapprochent plus d’une BD que d’un manga. (Attention contenu en noir et blanc). L’histoire est très légère et ressemble un peu à un conte de fées délirant pour adultes puisque la violence est explicite. Les personnages sont au cœur de l’histoire et restent pourtant imperméables au lecteur, ce qui donne une impression assez étrange de « planer » au dessus du récit sans pouvoir réellement s’identifier ou comprendre ces héros. J’ajouterai que les amateurs de FuliCuli (animé japonais) retrouverons un peu l’univers déjanté du scooter orange ! Un vrai régal dont la magie devrait nous faire rêver encore pendant plusieurs tomes !
Islandia
Cette BD, dont la belle couverture attire l'oeil, est la première publication en tant que scénariste-dessinateur de Marc Védrines. C'est un bon début. Immanquablement, on pense à Isaac le pirate quand on entame cette série. Le dessin le rappelle déjà. Le trait n'est pas celui de Blain même si certains personnages aux bouilles carrées y font penser, mais c'est dans l'encrage et dans la colorisation que je trouve une parenté. Et bien sûr dans les décors puisque ceux-ci partagent le même monde marin et les mêmes décors glacés (aurore boréale incluse). C'est donc l'histoire du jeune Jacques, fils de pêcheur, qui s'embarque clandestinement dans le navire de pêche qui l'amènera sur les côtes d'Islande. Le scénario mélange récit historique, avec par moments des explications presque trop didactiques sur comment se passe la pêche en mer glacée, etc., récit géographique, avec la description de l'Islande au XVIIe siècle, et récit fantastique où se mêlent visions étranges, langue connue mystérieusement et sorcellerie. Quoiqu'on en dise, ce premier tome est très dense; Il se passe beaucoup de choses en 50 pages, presque comme si l'auteur, ne maîtrisant pas encore toutes les ficelles du métier, avait voulu en mettre un maximum dans l'espace qui lui était imparti. Ce n'est pas désagréable, j'aime cette impression d'en avoir pour son argent quand on achète cette BD. Jusqu'à présent, l'histoire reste mystérieuse mais plaisante à lire et intéressante. Cette BD pêche un peu par une narration encore confuse et un dessin sympa mais sans plus, mais je n'en déconseille pas l'achat.
Assassine
C'est une curiosité cette BD. Surtout par le déroulement du scénario. Cette façon de raconter des scènes en flash-back et de les intégrer au présent. J'ai trouvé ça assez réussi. Sinon l'histoire est, au final, relativement classique dans le genre thriller même si j'admets avoir été pris par l'intrigue. Côté dessin en N&B, malgré sa sobriété, il n'est pas désagréable et se laisse voir. Donc à lire.