Moebius et Taniguchi sur une même oeuvre, cela promet ! Si ce n'est que je me serais plutôt attendu à voir les dispositions inverses, Moebius au dessin et Taniguchi au scénario.
Non pas que Taniguchi dessine mal, bien au contraire. La plupart des planches de cet album sont superbes. Nombre d'entre elles sont même impressionnantes de travail et de détail. Graphiquement parlant, c'est une belle BD ou un beau manga comme on veut. Mais il lui manque la touche de fantaisie et de maîtrise du trait de Moebius. C'est presque trop propre dans son ensemble, même si le reproche est faible comparé à la qualité irréprochable des planches dans leur ensemble.
Par contre, le scénario est décevant pour moi car nettement trop cliché. Combien de scénario de science-fiction sont presque rigoureusement identiques à celui-là ? L'enfant mutant emprisonné par des scientifiques qui désirent l'étudier et convoité par l'armée, c'est du déjà-vu depuis des dizaines d'années tant en littérature qu'en film. Et là, hormis l'aspect assez poétique du pouvoir de lévitation du gamin, il n'y a vraiment rien de neuf à ajouter au sujet. Et cette trame simple est étirée sur les 300 pages de l'album sans jamais sortir du stéréotype. Cela donne une histoire pas désagréable à lire mais s'il n'y avait pas un si beau dessin, je m'en serais rapidement lassé.
Moebius se défend en fin d'album en expliquant que cet album ne représente en fait que l'introduction de ce qu'il imaginait comme une longue série avec moults rebondissements et tourments psychologiques. Et effectivement, la fin d'Icare sonne comme le début d'autre chose qui pourrait être plus captivant pour moi. Mais voilà...
Au final, ce n'est pas une lecture déplaisante mais je n'en conseille pas l'achat car hormis la beauté stricte du dessin de Taniguchi, le scénario n'est pas du plus originaux. C'est un coup dans l'eau pour l'association de deux auteurs fameux qui promettait nettement mieux.
Jean Claude Claeys est connu pour avoir illustré des romans noirs et des thrillers-espionnages comme ceux de Tom Clancy mais il a aussi réalisé des Bd avec son compère Nolane dont « Luger et Paix ». Cette série est parue à l’origine en 2 tomes chez « les humanoïdes associés » puis en intégrale chez « soleil » avec 30 pages supplémentaires inédites sous le titre de "Lame fatale".
« Luger et paix » est un thriller fantastique sur fond d’espionnage. Tout au long du livre, l’ambiance est assez malsaine, celle-ci est renforcée par des tons ocres et bruns qui siéent à merveille avec ce scénario digne des aventures d’Indiana Jones. A la différence avec ce film, il n’y a pratiquement pas d’humour dans cette BD. L’atmosphère est pesante et une grande partie de l’histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale lorsque les nazis voudront à tout prix posséder « l'arme fatale » capable d'anéantir les alliés.
Personnellement, j’ai adoré cette BD. La narration est efficace, j’ai été capté par l’histoire jusqu’au dénouement final. Le dessin de Claeys n’est franchement pas un style adapté à la BD car il utilise des modèles et des photos (on peut reconnaître de nombreux acteurs parmi ses personnages) mais je trouve qu’il apporte un cachet personnel terriblement réaliste à cette histoire fantastique. Je pense que ce style pourra déplaire de nombreux bédéphiles.
La version intégrale (renommée "Lame fatale") comporte des scènes inédites qui peuvent choquer certains lecteurs car celles-ci sont très érotiques voire pornographiques.
Plus de dix ans après l’avoir lu, je me rappelle encore de l’ambiance malsaine de ce livre… une atmosphère qui a su me captiver et qui m’a fait pleinement apprécier « Luger et paix » alors... si jamais vous arrivez à dénicher cette BD et que vous appréciez les illustrations de Jean-Claude Claeys sur les livres de poche (notamment ceux de Tom Clancy), n’hésitez pas à y jeter un coup d'oeil ! vous risquerez bien d’être séduit(e) par cette histoire à votre tour !
Fripounet et Marisette est donc une série Jeunesse comme il en existe tant d'autres. Les scénarios sont plutôt bateaux, prenant la forme d'enquêtes policières un peu comme dans Scoobidoo. Pour résumer, un évènement extraordinaire et surprenant se passe dans les parages, Fripounet et Marisette mènent l'enquête et une solution rationnelle est donnée à la fin de chaque épisode. Ca se lit plutôt bien, même si cela manque cruellement d'intérêt. Les 2 premiers titres réalisés par Roland Grenet sont mieux dessinés. Le trait est précis et donne une impression de volume assez agréable.
Dans, les 3 derniers, réalisés par Christian Goux, le dessin est beaucoup plus simple, dans un style ligne clair super classique et affreusement plat et fade.
Une série jeunesse pas trop désagréable à suivre mais qui ne casse pas des briques, pas indispensable donc.
Haaaaa, les mondes engloutis ! ! ! !
Comme beaucoup, ce DA a bercé une partie de mon enfance. Pour l'avoir revu il n'y a pas longtemps je peux vous dire qu'il a incroyablement vieilli ! Heureusement Casterman a eu la bonne idée, en 1986, de faire appel au même studio d'animation pour réaliser une adaptation Bd.
La Bd a mieux vieilli que l'animé, un soin particulier a été fait, notamment, dans la réalisation des décors qui sont nettement mieux remplis que dans l'anime (pas dur, il n'y en avait pas). Les couleurs sont agréables. Bref, du travail de pro. Comme on aurait pu le croire, il ne s’agit pas d'un copier coller de l'animé vers le papier mais d'une vrai bd réalisée spécialement pour l'occasion. Les scénarios reprennent la trame de la première saison en prenant des raccourcis pour densifier le contenu. Cela donne une Bd jeunesse qui me parait plutôt agréable et qui permettra à tous ceux qui ont aimé la série de la redécouvrir sans être (trop) déçu.
Pour la note je mettrai 2,5/5 qui s’arrondi au supérieur, donc 3/5 pour une série qui n’a pas si mal vieilli mais qui n’est pas indispensable.
Je suis un fan inconditionnel de Vatine. En fait, j’aime beaucoup sa façon de mettre en page ses histoires. Ce dessinateur a un sens du cadrage et du rythme qui me convient parfaitement. J’avais adoré le quatrième tome de la série Aquablue, ses one-shots Adios palomita et 500 fusils. C’est d’ailleurs en souvenir de ces westerns que j’attendais ce nouvel album de Vatine.
Je suis un peu déçu de cet album. Je n’ai pas eu la sensation de retrouver l’absurdité et l’humour de certaines séquences de Adios palomita ou de 500 fusils. « Angela » m’est apparue trop classique dans son thème (attaque d’un train) et la BD se lit même très vite tant la mise en page est très aérée. A mon avis, le scénario aurait mérité d’être un peu plus folichon… là, je suis resté sur ma faim.
Toutefois, j’ai été –comme d’habitude- sous le charme de la mise en page et le sens du cadrage de Vatine.
« Angela » est finalement une BD divertissante qui souffre d’un scénario très classique. A moins d’être un fan de Vatine, préférez la version colorisée où Isabelle Rabarot a parfaitement su créer une ambiance chaude et parfaitement adéquate à cette BD « spaghetti », comme toujours chez elle suis-je tenté de dire…
Je ne savais pas sur quoi j'allais tomber, j'ai été attiré par les dessins. J'aime bien ce style, un coup de crayon précis et des contours bien nets, le tout très coloré.
J'ai été agréablement surpris par les 2 premiers tomes que j'ai trouvé très bons. L'histoire est plaisante, simple à comprendre, les personnages sont bien travaillés. J'ai apprécié la construction de l'histoire, la façon dont ça démarre et la façon dont on entre plus en profondeur dans le vif du sujet.
Et j'ai surtout vraiment apprécié la lecture qui est agréable et rapide.
Les 2 derniers tomes sont un peu en dessous. Ils conservent cette lecture agréable mais c'est dans la tournure de l'histoire que j'ai été moins emballé. Notamment l'introduction de la cité des enfants, leur rôle dans l'histoire. La fin du tome 3, la découverte du lien Aznar - Drago ne m'a pas franchement convaincu non plus. Malgré ces détails ça reste quand même pas mal.
Je recommande donc cette série, qui vaut pour moi 4 étoiles pour les 2 premiers et 3 étoiles pour les 2 derniers : donc du 3,5 / 5.
Au vu des excellents avis sur cette série de la majorité des internautes, j’avais à cœur de découvrir « V pour Vendetta » d’autant plus que sa version cinématographique venait de sortir. Ma lecture soulève plusieurs remarques :
Premier constat : Le dessin et la colorisation me rebutent beaucoup, je pense même qu’une version noir et blanc de cette série aurait plus préférable à cette mise en couleurs « démodée » même si je trouve que le trait de David Lloyd n’est pas assez lisible pour moi.
Deuxième constat : Je n’aime pas le début. Il y a trop d’invraisemblance dans le scénario. Pour exemples, je ne comprends pas pourquoi l’Afrique est la cible de plusieurs bombes atomiques, est-ce que des terroristes se sont amusés là-bas ? Je trouve bizarre aussi que les habitants de Londres ne soient pas irradiés malgré l’explosion d’une bombe à proximité de cette capitale, de même que la ville n’ait pas été plus atteinte par la hausse des eaux comme le reste de l’Europe… je suis conscient qu’Alan Moore a fait cette introduction de cette façon pour planter le contexte mais je trouve tout de même très dommage que ce début soit irréaliste.
Troisième constat : Je n’aime pas les longues séquences « théâtrales » pour démontrer l’horreur et les travers d’un régime totalitaire, c’est vraiment surréaliste de voir que « V » ait pu reconstituer tout seul des énormes décors sans se faire dévoiler…
Quatrième constat : Je déteste « V ». A un moment de l’histoire, un personnage clé de la série lui dit en gros qu’elle en a marre de ses devinettes… j’ai eu ce même sentiment à la différence près que je l’ai ressenti pratiquement dès le début de ma lecture au point de vouloir tourner les pages à la va-vite pour revenir au cœur de l’intrigue.
Pour conclure, je ne pense pas que je m’étais vraiment préparé à la lecture de ce comics. Je m’attendais à découvrir un triller sur fond d’espionnage avec beaucoup d’action, j’ai finalement lu une BD qui met le lecteur en garde contre le fascisme, les extrêmes en mettant en scènes de nombreuses séquences de tension psychologique. Personnellement, j’aurais adhéré à ce scénario si ces séquences avaient été suffisamment réalistes, ce ne fut pas le cas… dommage !
Boccar a encore sévi!
Que c'est pénible de lire une BD avec un dessin amateur. La couverture est déjà pitoyable de racolage, mais alors le récit n'est pas en reste. Mal fagoté, il joue sur le scandale facile comme ça a déjà été dit, et le ton est très antipathique. Une des rares Bd où je ne trouve RIEN de bon.
Je pense avoir suffisamment parcouru d’albums de Lucky Luke pour en faire un avis.
Je dois en avoir lu une bonne vingtaine jusqu’à maintenant et je dois avouer qu’il n’y en a aucun qui m’a fait plier en deux.
Je pense que l’intérêt de cette série réside dans son aspect documentaire à l’image de la BD « Le fil qui chante ». En dehors de ça, la cavale des daltons m’ennuie beaucoup et je ne suis pas tombé sous le charme de Rantanplan comme je l’ai été avec Milou.
J’avoue que je suis très surpris du succès de cette série étant donné que je ne me suis jamais marré et que je ne trouve pas le dessin si fantastique que ça.
Reste que le personnage de Lucky Luke est assez attachant…. C’est trop peu pour moi pour en faire une série culte.
Jonny Double est un polar dans la plus pure tradition, un ex-flic baroudeur, alcoolique, et devenu détective privé, un commissaire qui l’aide parce qu’ils étaient collègues dans le temps, un vol d’argent qui tourne mal, un homme d’affaire pourri, un tueur, une belle blonde aux gros seins, bref, vous voyez le genre…
Le début de l’histoire marche assez bien, et l’intrigue est vraiment intéressante. Le problème est que ça se complique inutilement vers la fin, on sent que les auteurs ont voulu impressionner le lecteur, mais le résultat est un peu décevant.
Les dessins sont chouettes, et contrairement aux posteurs ci-dessous, j’ai lu la VO qui est colorisée.
Bref, je ne conseille pas l’achat, mais si vous êtes fan du genre et avez l’occasion de la lire en bibliothèque, n’hésitez pas.
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Icare
Moebius et Taniguchi sur une même oeuvre, cela promet ! Si ce n'est que je me serais plutôt attendu à voir les dispositions inverses, Moebius au dessin et Taniguchi au scénario. Non pas que Taniguchi dessine mal, bien au contraire. La plupart des planches de cet album sont superbes. Nombre d'entre elles sont même impressionnantes de travail et de détail. Graphiquement parlant, c'est une belle BD ou un beau manga comme on veut. Mais il lui manque la touche de fantaisie et de maîtrise du trait de Moebius. C'est presque trop propre dans son ensemble, même si le reproche est faible comparé à la qualité irréprochable des planches dans leur ensemble. Par contre, le scénario est décevant pour moi car nettement trop cliché. Combien de scénario de science-fiction sont presque rigoureusement identiques à celui-là ? L'enfant mutant emprisonné par des scientifiques qui désirent l'étudier et convoité par l'armée, c'est du déjà-vu depuis des dizaines d'années tant en littérature qu'en film. Et là, hormis l'aspect assez poétique du pouvoir de lévitation du gamin, il n'y a vraiment rien de neuf à ajouter au sujet. Et cette trame simple est étirée sur les 300 pages de l'album sans jamais sortir du stéréotype. Cela donne une histoire pas désagréable à lire mais s'il n'y avait pas un si beau dessin, je m'en serais rapidement lassé. Moebius se défend en fin d'album en expliquant que cet album ne représente en fait que l'introduction de ce qu'il imaginait comme une longue série avec moults rebondissements et tourments psychologiques. Et effectivement, la fin d'Icare sonne comme le début d'autre chose qui pourrait être plus captivant pour moi. Mais voilà... Au final, ce n'est pas une lecture déplaisante mais je n'en conseille pas l'achat car hormis la beauté stricte du dessin de Taniguchi, le scénario n'est pas du plus originaux. C'est un coup dans l'eau pour l'association de deux auteurs fameux qui promettait nettement mieux.
Lame fatale (Lüger et paix)
Jean Claude Claeys est connu pour avoir illustré des romans noirs et des thrillers-espionnages comme ceux de Tom Clancy mais il a aussi réalisé des Bd avec son compère Nolane dont « Luger et Paix ». Cette série est parue à l’origine en 2 tomes chez « les humanoïdes associés » puis en intégrale chez « soleil » avec 30 pages supplémentaires inédites sous le titre de "Lame fatale". « Luger et paix » est un thriller fantastique sur fond d’espionnage. Tout au long du livre, l’ambiance est assez malsaine, celle-ci est renforcée par des tons ocres et bruns qui siéent à merveille avec ce scénario digne des aventures d’Indiana Jones. A la différence avec ce film, il n’y a pratiquement pas d’humour dans cette BD. L’atmosphère est pesante et une grande partie de l’histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale lorsque les nazis voudront à tout prix posséder « l'arme fatale » capable d'anéantir les alliés. Personnellement, j’ai adoré cette BD. La narration est efficace, j’ai été capté par l’histoire jusqu’au dénouement final. Le dessin de Claeys n’est franchement pas un style adapté à la BD car il utilise des modèles et des photos (on peut reconnaître de nombreux acteurs parmi ses personnages) mais je trouve qu’il apporte un cachet personnel terriblement réaliste à cette histoire fantastique. Je pense que ce style pourra déplaire de nombreux bédéphiles. La version intégrale (renommée "Lame fatale") comporte des scènes inédites qui peuvent choquer certains lecteurs car celles-ci sont très érotiques voire pornographiques. Plus de dix ans après l’avoir lu, je me rappelle encore de l’ambiance malsaine de ce livre… une atmosphère qui a su me captiver et qui m’a fait pleinement apprécier « Luger et paix » alors... si jamais vous arrivez à dénicher cette BD et que vous appréciez les illustrations de Jean-Claude Claeys sur les livres de poche (notamment ceux de Tom Clancy), n’hésitez pas à y jeter un coup d'oeil ! vous risquerez bien d’être séduit(e) par cette histoire à votre tour !
Les Nouvelles Aventures de Fripounet et Marisette
Fripounet et Marisette est donc une série Jeunesse comme il en existe tant d'autres. Les scénarios sont plutôt bateaux, prenant la forme d'enquêtes policières un peu comme dans Scoobidoo. Pour résumer, un évènement extraordinaire et surprenant se passe dans les parages, Fripounet et Marisette mènent l'enquête et une solution rationnelle est donnée à la fin de chaque épisode. Ca se lit plutôt bien, même si cela manque cruellement d'intérêt. Les 2 premiers titres réalisés par Roland Grenet sont mieux dessinés. Le trait est précis et donne une impression de volume assez agréable. Dans, les 3 derniers, réalisés par Christian Goux, le dessin est beaucoup plus simple, dans un style ligne clair super classique et affreusement plat et fade. Une série jeunesse pas trop désagréable à suivre mais qui ne casse pas des briques, pas indispensable donc.
Les Mondes engloutis
Haaaaa, les mondes engloutis ! ! ! ! Comme beaucoup, ce DA a bercé une partie de mon enfance. Pour l'avoir revu il n'y a pas longtemps je peux vous dire qu'il a incroyablement vieilli ! Heureusement Casterman a eu la bonne idée, en 1986, de faire appel au même studio d'animation pour réaliser une adaptation Bd. La Bd a mieux vieilli que l'animé, un soin particulier a été fait, notamment, dans la réalisation des décors qui sont nettement mieux remplis que dans l'anime (pas dur, il n'y en avait pas). Les couleurs sont agréables. Bref, du travail de pro. Comme on aurait pu le croire, il ne s’agit pas d'un copier coller de l'animé vers le papier mais d'une vrai bd réalisée spécialement pour l'occasion. Les scénarios reprennent la trame de la première saison en prenant des raccourcis pour densifier le contenu. Cela donne une Bd jeunesse qui me parait plutôt agréable et qui permettra à tous ceux qui ont aimé la série de la redécouvrir sans être (trop) déçu. Pour la note je mettrai 2,5/5 qui s’arrondi au supérieur, donc 3/5 pour une série qui n’a pas si mal vieilli mais qui n’est pas indispensable.
Angela
Je suis un fan inconditionnel de Vatine. En fait, j’aime beaucoup sa façon de mettre en page ses histoires. Ce dessinateur a un sens du cadrage et du rythme qui me convient parfaitement. J’avais adoré le quatrième tome de la série Aquablue, ses one-shots Adios palomita et 500 fusils. C’est d’ailleurs en souvenir de ces westerns que j’attendais ce nouvel album de Vatine. Je suis un peu déçu de cet album. Je n’ai pas eu la sensation de retrouver l’absurdité et l’humour de certaines séquences de Adios palomita ou de 500 fusils. « Angela » m’est apparue trop classique dans son thème (attaque d’un train) et la BD se lit même très vite tant la mise en page est très aérée. A mon avis, le scénario aurait mérité d’être un peu plus folichon… là, je suis resté sur ma faim. Toutefois, j’ai été –comme d’habitude- sous le charme de la mise en page et le sens du cadrage de Vatine. « Angela » est finalement une BD divertissante qui souffre d’un scénario très classique. A moins d’être un fan de Vatine, préférez la version colorisée où Isabelle Rabarot a parfaitement su créer une ambiance chaude et parfaitement adéquate à cette BD « spaghetti », comme toujours chez elle suis-je tenté de dire…
Rapaces
Je ne savais pas sur quoi j'allais tomber, j'ai été attiré par les dessins. J'aime bien ce style, un coup de crayon précis et des contours bien nets, le tout très coloré. J'ai été agréablement surpris par les 2 premiers tomes que j'ai trouvé très bons. L'histoire est plaisante, simple à comprendre, les personnages sont bien travaillés. J'ai apprécié la construction de l'histoire, la façon dont ça démarre et la façon dont on entre plus en profondeur dans le vif du sujet. Et j'ai surtout vraiment apprécié la lecture qui est agréable et rapide. Les 2 derniers tomes sont un peu en dessous. Ils conservent cette lecture agréable mais c'est dans la tournure de l'histoire que j'ai été moins emballé. Notamment l'introduction de la cité des enfants, leur rôle dans l'histoire. La fin du tome 3, la découverte du lien Aznar - Drago ne m'a pas franchement convaincu non plus. Malgré ces détails ça reste quand même pas mal. Je recommande donc cette série, qui vaut pour moi 4 étoiles pour les 2 premiers et 3 étoiles pour les 2 derniers : donc du 3,5 / 5.
V pour Vendetta
Au vu des excellents avis sur cette série de la majorité des internautes, j’avais à cœur de découvrir « V pour Vendetta » d’autant plus que sa version cinématographique venait de sortir. Ma lecture soulève plusieurs remarques : Premier constat : Le dessin et la colorisation me rebutent beaucoup, je pense même qu’une version noir et blanc de cette série aurait plus préférable à cette mise en couleurs « démodée » même si je trouve que le trait de David Lloyd n’est pas assez lisible pour moi. Deuxième constat : Je n’aime pas le début. Il y a trop d’invraisemblance dans le scénario. Pour exemples, je ne comprends pas pourquoi l’Afrique est la cible de plusieurs bombes atomiques, est-ce que des terroristes se sont amusés là-bas ? Je trouve bizarre aussi que les habitants de Londres ne soient pas irradiés malgré l’explosion d’une bombe à proximité de cette capitale, de même que la ville n’ait pas été plus atteinte par la hausse des eaux comme le reste de l’Europe… je suis conscient qu’Alan Moore a fait cette introduction de cette façon pour planter le contexte mais je trouve tout de même très dommage que ce début soit irréaliste. Troisième constat : Je n’aime pas les longues séquences « théâtrales » pour démontrer l’horreur et les travers d’un régime totalitaire, c’est vraiment surréaliste de voir que « V » ait pu reconstituer tout seul des énormes décors sans se faire dévoiler… Quatrième constat : Je déteste « V ». A un moment de l’histoire, un personnage clé de la série lui dit en gros qu’elle en a marre de ses devinettes… j’ai eu ce même sentiment à la différence près que je l’ai ressenti pratiquement dès le début de ma lecture au point de vouloir tourner les pages à la va-vite pour revenir au cœur de l’intrigue. Pour conclure, je ne pense pas que je m’étais vraiment préparé à la lecture de ce comics. Je m’attendais à découvrir un triller sur fond d’espionnage avec beaucoup d’action, j’ai finalement lu une BD qui met le lecteur en garde contre le fascisme, les extrêmes en mettant en scènes de nombreuses séquences de tension psychologique. Personnellement, j’aurais adhéré à ce scénario si ces séquences avaient été suffisamment réalistes, ce ne fut pas le cas… dommage !
Morro Bay
Boccar a encore sévi! Que c'est pénible de lire une BD avec un dessin amateur. La couverture est déjà pitoyable de racolage, mais alors le récit n'est pas en reste. Mal fagoté, il joue sur le scandale facile comme ça a déjà été dit, et le ton est très antipathique. Une des rares Bd où je ne trouve RIEN de bon.
Lucky Luke
Je pense avoir suffisamment parcouru d’albums de Lucky Luke pour en faire un avis. Je dois en avoir lu une bonne vingtaine jusqu’à maintenant et je dois avouer qu’il n’y en a aucun qui m’a fait plier en deux. Je pense que l’intérêt de cette série réside dans son aspect documentaire à l’image de la BD « Le fil qui chante ». En dehors de ça, la cavale des daltons m’ennuie beaucoup et je ne suis pas tombé sous le charme de Rantanplan comme je l’ai été avec Milou. J’avoue que je suis très surpris du succès de cette série étant donné que je ne me suis jamais marré et que je ne trouve pas le dessin si fantastique que ça. Reste que le personnage de Lucky Luke est assez attachant…. C’est trop peu pour moi pour en faire une série culte.
Jonny Double
Jonny Double est un polar dans la plus pure tradition, un ex-flic baroudeur, alcoolique, et devenu détective privé, un commissaire qui l’aide parce qu’ils étaient collègues dans le temps, un vol d’argent qui tourne mal, un homme d’affaire pourri, un tueur, une belle blonde aux gros seins, bref, vous voyez le genre… Le début de l’histoire marche assez bien, et l’intrigue est vraiment intéressante. Le problème est que ça se complique inutilement vers la fin, on sent que les auteurs ont voulu impressionner le lecteur, mais le résultat est un peu décevant. Les dessins sont chouettes, et contrairement aux posteurs ci-dessous, j’ai lu la VO qui est colorisée. Bref, je ne conseille pas l’achat, mais si vous êtes fan du genre et avez l’occasion de la lire en bibliothèque, n’hésitez pas.