Si je ne m'abuse, il me semble que ce premier tome de "la Vallée des Merveilles" a été globalement assez mal accueilli par la critique, et au vu des avis exprimés ici, je constate que ce n'est effectivement pas la série de Sfar la plus populaire. Eh bien bizarrement, moi qui ne suis pas du tout fan de Sfar, bien au contraire, j'ai trouvé "Chasseur-cueilleur" plutôt plaisant.
Certes, le côté "Comme elle est chouette ma petite famille" ou "Comme c'est sympa de faire la cuisine avec mes copains" est un peu gonflant... Moi-même, j'aime bien les bouquins de cuisine de chez Marabout, mais c'est pas pour ça que je vais glisser une recette de lasagne dans ma BD comme lui le fait avec ses petits farcis.
Certes, les "notes" en fin d'album, qui en repassent une couche dans le genre "ah là là décidément, ils sont quand même trop mignons et drôles et intelligents et créatifs, mes gosses", me paraissent superflues, avec ce besoin qu'elles semblent exprimer de justifier l'existence de ce livre, et de le rendre sérieux en expliquant que c'est un hommage à plein de grrrrrrrands auteurs et que ça s'appuie sur plein de trucs scientifiques et tout et tout.
Mais si l'on fait abstraction de ces dernières pages, c'est un album qui personnellement me paraît relativement sans prétention par rapport au reste de l'oeuvre de Sfar. Ici, pas trop de grands discours façon "Voici mon opinion intelligente que j'ai sur la vie ou sur telle sujet d'actualité, moi Sfar le grénie de la BD et philosophe et homme du peuple plein de bon sens" comme on peut en trouver dans ses carnets par exemple. Juste deux aventuriers embarqués dans une série de péripéties rocambolesques. On cogne, on tue, on s'amuse, voilà. Evidemment, ça n'en fait pas une oeuvre géniale, mais c'est un album sympathique, joyeux, primesautier, qui se lit avec plaisir.
Pour l'instant je n'ai lu que le seul volume réédité par Cornelius de cette BD, personnellement je ne trouve pas cela si mauvais que ça, et je lirai la suite dés que cela sera possible.
J'aime bien les dessins de Magnus, une belle ligne assez claire et bien faite.
Ensuite c'est vrai qu'il faut adhérer au propos de Magnus pour apprécier cette histoire basée sur un délire à la fois nécrophile et SM. Le côté abracadabrant, le ton outrancier de Magnus nous rappelle que l'on lit plus cette BD pour en apprécier le ton et l'humour particulier, que pour être titillé par les nombreuses scènes de sexe. En tout cas moi je l'ai abordé en ce sens.
Frieda est représenté de façon à la fois très froide, avec sa coupe de cheveux stricte, son visage autoritaire, et sexy, avec ses tenues provocantes et cuir. Necron a l'air de l'abruti décérébré et brutal qu'il est. De manière générale tous les personnages de ce premier tome sont sadiques et pervers.
Globalement c'est du gros second degré!
Pour une BD qui commence à accuser le poids des années, Nécron reste une oeuvre que l'on peut qualifier de trash encore assez divertissante. À lire si le genre vous tente.
JJJ
J'aime bien l'initiative de Futuropolis avec cette collection 32.
Autant séduit par les dessins et leur cachet certain, que par l'originalité du titre, j'ai commencé par acheter l'Idole dans la bombe.
Et ça démarre plutôt bien, c'est une histoire qui s'annonce plaisante et farfelue, offrant une galerie de personnages ayant presque tous un petit grain de folie, ce qui est un petit plus non négligeable.
Difficile de dire dés ce premier tome où va nous mener l'histoire. Et en même temps de savoir si cette BD restera dans les anales, pour l'instant ça démarre plutôt bien...
JJJ
Depuis le temps que j'en entends parler de ce Golgo 13...
La série comporte au total plus de 170 épisodes, Glénat nous sort un album dictionnaire regroupant 13 des meilleures aventures de Golgo 13.
Golgo 13 alias Duke Togo est un tueur impitoyable, il ne manque jamais sa cible et rempli tous ses contrats avec succès.
Il ne s'exprime que très rarement et ne laisse transparaître aucune émotion. Au vu du postulat de départ on se dit que cela va vite devenir répétitif... Et à la lecture, la surprise est plutôt bonne, car si il est vrai que les histoires se suivent et se ressemblent, le background politique très développé de chaque histoire rend le tout très crédible, avec un personnage infaillible et indestructible, à la limite du surhomme comme Golgo 13, c'est un beau tour de force.
La mécanique bien huilée de chacune des nouvelles fonctionne si bien, que même si on sait en lisant, que Golgo 13 s'en tirera d'une façon ou une autre, le suspense fonctionne et on tourne les pages avec intérêt.
Sur les treize histoires de l'album, trois parlent clairement des origines du mystérieux Golgo 13, chaque fois les pistes sont différentes et bien construites, elles font partie de celles que j'ai préféré.
Les dessins ne sont pas extraordinaires mais c'est correct, le bouquin offre plus de 1300 pages et se lit sans prise de tête, sympa pour se détendre en vacances par exemple. Je conseille.
JJJ
Je connaissais l'animé "Max et compagnie" que je trouvais gentillet, j'ai donc décidé de me procurer le manga original... Et bien m'en a pris!
Le dessin et un peu vieillot, sans grande originalité, du manga classique sans plus. L'édition, quant à elle, est catastrophique pour rester poli. Le papier est indigne de servir de support d'impression, les traductions sont parfois plus qu'approximatives (on devine des jeux de mots mal traduits, les dialogues en deviennent parfois grotesques) et l'impression elle-même est inégale d'une page à l'autre... Bref "J'ai lu" est le pire éditeur qu'il m'ai été donné de lire (j'avais déjà été déçu par la première édition de City Hunter).
En revanche l'histoire m'a beaucoup plu. Tout d'abord parce que cette oeuvre allie avec bonheur un triangle amoureux relativement crédible, à un humour réussi et à une bonne dose de science-fiction qui permet de renouveler un peu le genre du shôjo. Une alchimie très réussie à mon goût qui m'a tenu en haleine pendant les 17 premiers tomes malgré, il est vrai, quelques longueurs liées à des facilités comme la redondance de chapitres similaires (exemple: les échanges de corps entre Kyosuke et Kazuya) somme toute classique dans le manga. Enfin la sensibilité des personnages (notamment Kyosuke et Madoka) et la finesse de leurs rapports m'ont beaucoup plus. Ainsi lorsque Kyoko dans Maison Ikkoku réagit toujours de la même manière, les réactions de jalousie de Madoka peuvent ici prendre diverses formes en fonction des circonstances et de son humeur (bouderie, colère, vengeance, etc..). Bref, du tout bon.
Oui mais... Le 18ème et dernier tome m'a quelque peu déçu. Le dénouement de cette histoire que l'on pensait être romantique (du moins cet ultime tome commence ainsi) ne l'est pas du tout. A vrai dire j'ai eu le sentiment que cette fin avait été faite à la va-vite, stéréotypée et fade au possible, je n'y ai pas trouvé la finesse du reste de l'oeuvre... Dommage, cela gâche un peu le plaisir.
Mais j'avoue que ma note finale est sévère, j'aurais vraiment voulu pouvoir mettre 3,5/5. J'ai choisi 3 et pas 4 uniquement pour marquer ma différence avec Maison Ikkoku. Cette lecture ma donné envie de revoir l'animé. ;)
Le 4e de couverture du "livre de Taïlm" annonce une histoire plutôt alléchante. L’idée de départ est effectivement intéressante mais je la trouve largement sous-exploitée. Le récit est trop superficiel et le dénouement style "happy-end" arrive rapidement (ça se lit vite) et tombe comme un cheveu sur la soupe. Quid de la fille qu’on voit en fin d’album ? Bref, je suis resté insensible aux événements qui arrivent à kael. De leur côté, les dessins sont bons et les cadrages également. Je regrette juste le manque de détails dans les décors. Bref, un album décevant qui pêche surtout par une histoire en deçà de son potentiel.
Yum Yum Book est la première histoire réalisée par Robert Crumb, qui deviendra le pape du comics underground. Comme il le dit lui-même en préface, il avait 19 ans et était encore puceau quand il a écrit cette histoire. Et ça se sent. Déjà publié sous le titre Big Yum Yum, ce conte naïf, inspiré du classique jack et le haricot magique, peut être vu comme une autobiographie fantasmée de Crumb. Lui-même était à l’époque un jeune homme renfermé, névrosé et mal à l’aise avec les représentantes du beau sexe. Son insuccès lui a probablement inspiré cette bluette un peu naïve, mais aussi carrément gnangnan par moments. Le dessin de Crumb est encore à l’état d’ébauche, malgré la présence d’une femme aux formes généreuses, motif récurrent dans l’œuvre crumbienne. C’est… gentillet, mais un peu décousu. A réserver aux archéologues du comics underground et aux fans de l’auteur.
En ouvrant l’album, j’ai cru à une blague. En le refermant, je me suis demandé si c’était pour la caméra cachée. Sans rire, cet album ressemble à une mascarade, un pari, peut-être : une histoire sans queue ni tête, des dialogues complètement ratés, illustrés par un dessin qui, dans un style enfantin, fait bien mal aux yeux. Avouons que c’est un peu dommage. Je pense que l’intention d’Olivier Ka était de faire une parodie de western avec une imagerie et pas mal d’éléments enfantins. Mais la tentative est ratée dans les grandes largeurs.
J’avais eu un aperçu du travail de Johanna dans un tout autre registre, dans Une par une. Voici une autre facette de son talent, dans un conte adapté de Grimm. Ce n’est pas forcément le plus connu, mais Les 6 Cygnes a visiblement inspiré l’artiste, qui propose un récit très sympathique, au dessin empreint de sensibilité et de grâce, grâce dont le cygne est le symbole, ce qui démontre une belle adéquation dans le projet.
Malgré cette belle réalisation, on a du mal à s’attacher à Elise et à ses frères, un détachement certainement dû au ton de la narration, à la fois impersonnel et froid.
Malgré cela, c’est un conte fort plaisant, qui plaira sans doute à tous les amateurs du genre, quel que soit leur âge.
Une bien belle et tragique histoire que nous sert Baru, le tout conté avec sa verve habituelle et illustré avec style. En lisant cette BD on réalise que certaines choses évoluent mais ne changent pas totalement.
C'est l'histoire d'un homme en colère, Saïd, on assiste à des événements de sa vie dans un contexte assez obscur de notre histoire. Saïd ne sera pas maître de son destin, cet album le montre avec intelligence sans inutile exagération.
C'est un point de vue intéressant, cela peut même être parfois instructif, à mon avis c'est bien sûr à lire !
JJJ
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
La Vallée des Merveilles
Si je ne m'abuse, il me semble que ce premier tome de "la Vallée des Merveilles" a été globalement assez mal accueilli par la critique, et au vu des avis exprimés ici, je constate que ce n'est effectivement pas la série de Sfar la plus populaire. Eh bien bizarrement, moi qui ne suis pas du tout fan de Sfar, bien au contraire, j'ai trouvé "Chasseur-cueilleur" plutôt plaisant. Certes, le côté "Comme elle est chouette ma petite famille" ou "Comme c'est sympa de faire la cuisine avec mes copains" est un peu gonflant... Moi-même, j'aime bien les bouquins de cuisine de chez Marabout, mais c'est pas pour ça que je vais glisser une recette de lasagne dans ma BD comme lui le fait avec ses petits farcis. Certes, les "notes" en fin d'album, qui en repassent une couche dans le genre "ah là là décidément, ils sont quand même trop mignons et drôles et intelligents et créatifs, mes gosses", me paraissent superflues, avec ce besoin qu'elles semblent exprimer de justifier l'existence de ce livre, et de le rendre sérieux en expliquant que c'est un hommage à plein de grrrrrrrands auteurs et que ça s'appuie sur plein de trucs scientifiques et tout et tout. Mais si l'on fait abstraction de ces dernières pages, c'est un album qui personnellement me paraît relativement sans prétention par rapport au reste de l'oeuvre de Sfar. Ici, pas trop de grands discours façon "Voici mon opinion intelligente que j'ai sur la vie ou sur telle sujet d'actualité, moi Sfar le grénie de la BD et philosophe et homme du peuple plein de bon sens" comme on peut en trouver dans ses carnets par exemple. Juste deux aventuriers embarqués dans une série de péripéties rocambolesques. On cogne, on tue, on s'amuse, voilà. Evidemment, ça n'en fait pas une oeuvre géniale, mais c'est un album sympathique, joyeux, primesautier, qui se lit avec plaisir.
Nécron
Pour l'instant je n'ai lu que le seul volume réédité par Cornelius de cette BD, personnellement je ne trouve pas cela si mauvais que ça, et je lirai la suite dés que cela sera possible. J'aime bien les dessins de Magnus, une belle ligne assez claire et bien faite. Ensuite c'est vrai qu'il faut adhérer au propos de Magnus pour apprécier cette histoire basée sur un délire à la fois nécrophile et SM. Le côté abracadabrant, le ton outrancier de Magnus nous rappelle que l'on lit plus cette BD pour en apprécier le ton et l'humour particulier, que pour être titillé par les nombreuses scènes de sexe. En tout cas moi je l'ai abordé en ce sens. Frieda est représenté de façon à la fois très froide, avec sa coupe de cheveux stricte, son visage autoritaire, et sexy, avec ses tenues provocantes et cuir. Necron a l'air de l'abruti décérébré et brutal qu'il est. De manière générale tous les personnages de ce premier tome sont sadiques et pervers. Globalement c'est du gros second degré! Pour une BD qui commence à accuser le poids des années, Nécron reste une oeuvre que l'on peut qualifier de trash encore assez divertissante. À lire si le genre vous tente. JJJ
L'Idole dans la bombe
J'aime bien l'initiative de Futuropolis avec cette collection 32. Autant séduit par les dessins et leur cachet certain, que par l'originalité du titre, j'ai commencé par acheter l'Idole dans la bombe. Et ça démarre plutôt bien, c'est une histoire qui s'annonce plaisante et farfelue, offrant une galerie de personnages ayant presque tous un petit grain de folie, ce qui est un petit plus non négligeable. Difficile de dire dés ce premier tome où va nous mener l'histoire. Et en même temps de savoir si cette BD restera dans les anales, pour l'instant ça démarre plutôt bien... JJJ
Golgo 13
Depuis le temps que j'en entends parler de ce Golgo 13... La série comporte au total plus de 170 épisodes, Glénat nous sort un album dictionnaire regroupant 13 des meilleures aventures de Golgo 13. Golgo 13 alias Duke Togo est un tueur impitoyable, il ne manque jamais sa cible et rempli tous ses contrats avec succès. Il ne s'exprime que très rarement et ne laisse transparaître aucune émotion. Au vu du postulat de départ on se dit que cela va vite devenir répétitif... Et à la lecture, la surprise est plutôt bonne, car si il est vrai que les histoires se suivent et se ressemblent, le background politique très développé de chaque histoire rend le tout très crédible, avec un personnage infaillible et indestructible, à la limite du surhomme comme Golgo 13, c'est un beau tour de force. La mécanique bien huilée de chacune des nouvelles fonctionne si bien, que même si on sait en lisant, que Golgo 13 s'en tirera d'une façon ou une autre, le suspense fonctionne et on tourne les pages avec intérêt. Sur les treize histoires de l'album, trois parlent clairement des origines du mystérieux Golgo 13, chaque fois les pistes sont différentes et bien construites, elles font partie de celles que j'ai préféré. Les dessins ne sont pas extraordinaires mais c'est correct, le bouquin offre plus de 1300 pages et se lit sans prise de tête, sympa pour se détendre en vacances par exemple. Je conseille. JJJ
Kimagure orange road - Max et Compagnie
Je connaissais l'animé "Max et compagnie" que je trouvais gentillet, j'ai donc décidé de me procurer le manga original... Et bien m'en a pris! Le dessin et un peu vieillot, sans grande originalité, du manga classique sans plus. L'édition, quant à elle, est catastrophique pour rester poli. Le papier est indigne de servir de support d'impression, les traductions sont parfois plus qu'approximatives (on devine des jeux de mots mal traduits, les dialogues en deviennent parfois grotesques) et l'impression elle-même est inégale d'une page à l'autre... Bref "J'ai lu" est le pire éditeur qu'il m'ai été donné de lire (j'avais déjà été déçu par la première édition de City Hunter). En revanche l'histoire m'a beaucoup plu. Tout d'abord parce que cette oeuvre allie avec bonheur un triangle amoureux relativement crédible, à un humour réussi et à une bonne dose de science-fiction qui permet de renouveler un peu le genre du shôjo. Une alchimie très réussie à mon goût qui m'a tenu en haleine pendant les 17 premiers tomes malgré, il est vrai, quelques longueurs liées à des facilités comme la redondance de chapitres similaires (exemple: les échanges de corps entre Kyosuke et Kazuya) somme toute classique dans le manga. Enfin la sensibilité des personnages (notamment Kyosuke et Madoka) et la finesse de leurs rapports m'ont beaucoup plus. Ainsi lorsque Kyoko dans Maison Ikkoku réagit toujours de la même manière, les réactions de jalousie de Madoka peuvent ici prendre diverses formes en fonction des circonstances et de son humeur (bouderie, colère, vengeance, etc..). Bref, du tout bon. Oui mais... Le 18ème et dernier tome m'a quelque peu déçu. Le dénouement de cette histoire que l'on pensait être romantique (du moins cet ultime tome commence ainsi) ne l'est pas du tout. A vrai dire j'ai eu le sentiment que cette fin avait été faite à la va-vite, stéréotypée et fade au possible, je n'y ai pas trouvé la finesse du reste de l'oeuvre... Dommage, cela gâche un peu le plaisir. Mais j'avoue que ma note finale est sévère, j'aurais vraiment voulu pouvoir mettre 3,5/5. J'ai choisi 3 et pas 4 uniquement pour marquer ma différence avec Maison Ikkoku. Cette lecture ma donné envie de revoir l'animé. ;)
Les Voyages de Kaël
Le 4e de couverture du "livre de Taïlm" annonce une histoire plutôt alléchante. L’idée de départ est effectivement intéressante mais je la trouve largement sous-exploitée. Le récit est trop superficiel et le dénouement style "happy-end" arrive rapidement (ça se lit vite) et tombe comme un cheveu sur la soupe. Quid de la fille qu’on voit en fin d’album ? Bref, je suis resté insensible aux événements qui arrivent à kael. De leur côté, les dessins sont bons et les cadrages également. Je regrette juste le manque de détails dans les décors. Bref, un album décevant qui pêche surtout par une histoire en deçà de son potentiel.
Yum Yum Book
Yum Yum Book est la première histoire réalisée par Robert Crumb, qui deviendra le pape du comics underground. Comme il le dit lui-même en préface, il avait 19 ans et était encore puceau quand il a écrit cette histoire. Et ça se sent. Déjà publié sous le titre Big Yum Yum, ce conte naïf, inspiré du classique jack et le haricot magique, peut être vu comme une autobiographie fantasmée de Crumb. Lui-même était à l’époque un jeune homme renfermé, névrosé et mal à l’aise avec les représentantes du beau sexe. Son insuccès lui a probablement inspiré cette bluette un peu naïve, mais aussi carrément gnangnan par moments. Le dessin de Crumb est encore à l’état d’ébauche, malgré la présence d’une femme aux formes généreuses, motif récurrent dans l’œuvre crumbienne. C’est… gentillet, mais un peu décousu. A réserver aux archéologues du comics underground et aux fans de l’auteur.
C'est l'homme qui dit qu'y est !
En ouvrant l’album, j’ai cru à une blague. En le refermant, je me suis demandé si c’était pour la caméra cachée. Sans rire, cet album ressemble à une mascarade, un pari, peut-être : une histoire sans queue ni tête, des dialogues complètement ratés, illustrés par un dessin qui, dans un style enfantin, fait bien mal aux yeux. Avouons que c’est un peu dommage. Je pense que l’intention d’Olivier Ka était de faire une parodie de western avec une imagerie et pas mal d’éléments enfantins. Mais la tentative est ratée dans les grandes largeurs.
Les 6 Cygnes
J’avais eu un aperçu du travail de Johanna dans un tout autre registre, dans Une par une. Voici une autre facette de son talent, dans un conte adapté de Grimm. Ce n’est pas forcément le plus connu, mais Les 6 Cygnes a visiblement inspiré l’artiste, qui propose un récit très sympathique, au dessin empreint de sensibilité et de grâce, grâce dont le cygne est le symbole, ce qui démontre une belle adéquation dans le projet. Malgré cette belle réalisation, on a du mal à s’attacher à Elise et à ses frères, un détachement certainement dû au ton de la narration, à la fois impersonnel et froid. Malgré cela, c’est un conte fort plaisant, qui plaira sans doute à tous les amateurs du genre, quel que soit leur âge.
Le Chemin de l'Amérique
Une bien belle et tragique histoire que nous sert Baru, le tout conté avec sa verve habituelle et illustré avec style. En lisant cette BD on réalise que certaines choses évoluent mais ne changent pas totalement. C'est l'histoire d'un homme en colère, Saïd, on assiste à des événements de sa vie dans un contexte assez obscur de notre histoire. Saïd ne sera pas maître de son destin, cet album le montre avec intelligence sans inutile exagération. C'est un point de vue intéressant, cela peut même être parfois instructif, à mon avis c'est bien sûr à lire ! JJJ