Les derniers avis (115380 avis)

Par narvik
Note: 3/5
Couverture de la série Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues

«Les tuniques bleues» est peut-être la série qui se démarque le plus dans la piètre œuvre de Cauvin. En effet, cette bd est plutôt réussie : les dessins de Lambil et les scénarios sont assez agréables, ce qui donne un tout divertissant. La guerre de Sécession n’est pas vraiment un sujet qui me passionne, mais ici, l’histoire est plutôt bien traitée et l’humour se fond bien dans l’album. Pour ma part, je n’ai lu que cinq ou six tomes, mais j’ai vu qu’il y en avait un nombre incroyable de parus. Je suppose que les scénarios doivent se répéter avec autant d’albums sortis… Mais pour ce que j’en ai lu, je trouve que ça passe très bien…

30/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Jonas Fink
Jonas Fink

Sincèrement, j'ai mis du temps avant de lire cette BD car généralement, ce n'est guère le genre de sujet qui me passionne. Mais je constate après lecture que c'est véritablement une BD de grande qualité et, sur une thèmatique assez proche, j'ai pris autant de plaisir et d'interêt à la lire qu'à lire le premier tome d'Amours fragiles. Le dessin n'a rien d'impressionnant mais il est de très bon niveau. Et quand on voit l'excellence des couleurs et de certaines scènes de Prague dans la brume, on se dit que l'encrage est presque superflu. Le premier tome, un peu court, sert essentiellement d'introduction à mes yeux, nous plongeant dans l'injustice flagrante de la Tchécoslovaquie communiste des années 50. On y suit la difficile jeunesse de Jonas et de sa mère rejetés par leur entourage car leur père a été, sans raison apparente, emprisonné pour activités contre-révolutionnaires simplement car il est d'origine bourgeoise. Le deuxième tome, plus long, m'a davantage touché. Jonas a grandi, aligne les différents emplois qu'on veut bien lui donner, et surtout il se fait des amis et rencontre l'amour. On s'attache à lui et à ses proches. Et au passage, on découvre véritablement ce qu'était la vie de tous les jours derrière le Rideau de Fer. Témoignage historique, récit d'amour et d'amitié, BD très bien réalisée tant au niveau du scénario que du dessin. La série est encore à suivre mais les deux premiers tomes peuvent se suffire à eux-mêmes.

30/07/2006 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Gulliveriana
Gulliveriana

Une bien belle BD, utilisant un scénario grotesque, vaguement inspiré des voyages de Gulliver, pour représenter notre belle héroïne sous toutes les coutures, le plus souvent cul nu… C’est du Manara, et donc forcement superbe graphiquement. On ne répétera jamais assez que cet auteur a un talent fou pour représenter les courbes féminines… Les (a)mateurs (dont je fais partie) apprécieront … les autres, passez votre chemin…

29/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Jean-Polpol
Jean-Polpol

Que voilà une BD difficile à appréhender... Les planches sont mises en image de manière simple et sympathique, quoique j'apprécie moyennement les couleurs. C'est presque avec surprise que je réalise que le dessinateur est le même Warnauts qui a dessiné les pages nettement plus réalistes de BDs telles que Lettres d'outremer et autres Suites Vénitiennes : son style est ici vraiment différent, plus dépouillé, plus... moderne oserais-je dire. Dans tous les cas, c'est toujours un bon coup de crayon. Jean-Polpol commence comme le récit d'un souvenir de jeunesse autobiographique comme beaucoup d'autres BDs peuvent en offrir. Mais rapidement, on ne sait plus trop sur quel pied jongler entre le sérieux, la symbolique et l'humour. Dès le début, la narration joue la carte de la confusion volontaire. "Cela se déroula dans les années cinquante ou septante. Je ne sais plus exactement. On habitait dans le Michigan ou dans le Brabant Wallon. Je n'ai jamais eu une bonne mémoire.". Ce genre de phrase se répête en permanence, allant même jusqu'à des incongruités telles que "Mais le déroulement précis des faits reste flou. J'en arrive même à me demander si ce n'est pas moi qui suis mort. Oui, c'est moi qui suis mort !" Outre la narration, le scénario des histoires courtes est aussi surprenant. La première raconte, avec les yeux d'un enfant, une histoire plutôt dramatique quand une vie de famille se voit troublée par des malfrats associés au père. La seconde part une fois de plus sur la piste légèrement policière au début, puis tourne au fantastique absurde, avec le jeune héros qui meurt et devient l'âme d'un immeuble avant de... Bon, j'en raconte trop. Les quatre histoires de cette BD sont toutes sur le même ton étrange, jonglant entre drame sérieux, traumatisme enfantin et absurde délirant et humoristique. Véritablement difficile à appréhender, même si on ne peut pas en réfuter l'originalité. Mais c'est clairement difficile à résumer et les sentiments au cours de ma lecture furent assez mitigés tant les thèmes abordés semblent multiples et en même temps absurdement normaux. J'en retire une impression de lecture assez plaisante mais dont j'ai bien du mal à faire ressortir un avis bien défini. La seule chose objective à mes yeux, c'est le prix de l'album que je trouve trop cher pour en conseiller l'achat, mais je n'en déconseille pas la lecture si vous en avez l'occasion.

29/07/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de Freddy Lombard
Les Aventures de Freddy Lombard

A mon avis, un des auteurs les plus intéressants de la bande dessinée de ces 20 dernières années réutilisant à merveille les codes de la ligne claire. Les deux premières aventures de Freddy Lombard : le testament de G. de Bouillon et le cimetière des éléphants jouent surtout sur le second degré et ne sont réellement intéressants que pour l’utilisation de la ligne claire. Le testament est une histoire sympathique, mais quelque peu maladroite. Le cimetière est une parodie des vieilles bandes dessinées colonialistes, Chaland n’y va d’ailleurs pas toujours avec le dos de la cuillère. Son travail devient vraiment intéressant avec La comète de Carthage, scénarisée par Yann. Chaland et Yann suppriment tous les récitatifs et les bulles de pensée, d’où un effet de flou sur les motivations des personnages. L’utilisation des ellipses est aussi une des clés de la lecture de l’œuvre, le personnage de Phidias reste en cela très mystérieux. Il est difficile de comprendre quelque chose à ce livre, lors d’une première lecture car cet album louche vers l’abstraction. Le lecteur doit démêler les fils pour essayer de comprendre quelque chose. Mais au fil des lectures, le message se fait plus limpide et on peut apprécier toute la portée onirique de ce récit. Budapest est un album intéressant, peut-être moins compliqué que la comète et qui répond sans doute plus à des critères de lisibilité narrative. Le dernier album F52 est un huis clos se déroulant dans un avion, où Yann et Chaland font preuve d’une grande maîtrise dans le déroulement de l’intrigue, même si celle-ci est parfois assez cruelle.

29/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série H.H. Holmes
H.H. Holmes

Une couverture très attirante, des pages au graphisme très esthétique, de belles couleurs, une histoire qui aurait pu être intéressante... mais la narration vient presque tout gâcher. L'excellent logo H.H.Holmes de la couverture où les H forment un 6.6.6 avait attiré mon attention depuis plus d'un mois. Le peu que j'en avais feuilleté avait flatté mon oeil. Ce sont des planches au dessin réussi, utilisant un esthétisme à base de couleurs marrons rehaussées de rouge et de blanc. Je trouve le choix de cette palette chromatique un peu facile dans le sens où cette association est quasiment toujours assurée de plaire mais le résultat n'en est pas moins sympathique. Les décors, la couleur directe, le tout me rappelle un peu certains albums de Sorel, en un peu moins typé cependant. Les quelques premières pages de lecture forment une introduction assez classique : sans avoir été très captivé dès le début, j'estimais cependant que le récit pouvait être porteur. Mais les choses se sont gâtées peu à peu quand j'ai commencé à avoir un peu de mal à suivre la narration de certaines planches. Puis, alors que je pensais que les éléments allaient finir par s'assembler, j'ai réalisé que je sombrais de plus en plus dans la confusion. On saute d'un lieu à un autre sans trop savoir pourquoi, on suit les personnages sans trop savoir ce qu'ils font et pourquoi. Le dessin a beau être esthétique, on confond facilement les visages. Par exemple, c'est seulement à la lecture du résumé que j'ai vraiment réalisé que Herman Mudgett et Henry H. Holmes étaient la même personne. Et avant d'arriver à la moitié de l'album, on comprend que... qu'on ne comprend quasiment rien. J'ai eu beau prendre mon temps à la lecture, je ne savais jamais si l'histoire avait un suivi linéaire ou si on assistait à des sauts chronologiques par moment. Je n'ai pas compris les motivations des personnages, qui faisait quoi, pourquoi, etc. J'ai été tellement perdu que vers les deux tiers de l'album, j'en suis venu à regarder le nombre de pages qu'il restait tant j'avais décroché du récit. Alors bien sûr, il doit être possible de réfléchir et de mettre bout à bout les séquences du récit pour y trouver un réel suivi... mais là, je n'ai pas réussi. Je n'ai donc retiré du scénario qu'un résumé d'ensemble qui pourrait tenir en une ou deux lignes et je suis passé complètement à côté de toutes les éventuelles finesses et des détails. Vraiment dommage donc car le dessin est bon, la présentation est bonne, le sujet aurait pu être bon, mais la narration est vraiment ratée à mes yeux, et je ne sais pas si j'ai envie de lire la suite.

29/07/2006 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Hard Boiled
Hard Boiled

Ce qui marque le plus en lisant ce comics, c’est le dessin. Oh, il ne plaira pas à tout le monde, c’est certain, mais le foisonnement de détails, l’obsession de Darrow à représenter les moindres détails dans les décors, tous les plis sur les vêtements, sa manie de dessiner des centaines de personnages secondaires, a vraiment quelque chose de fascinant. J’ai passé plus de temps à observer les planches qu’à lire l’histoire. Le scénario de Miller, lui, ne casse pas des briques, mais se laisse bien lire quand même. Disons que lors de sa parution, il devait être bien original, mais depuis le film The Matrix, beaucoup d’histoire du genre « où le héros pense contrôler sa vie mais en fait non » ont pris un sacré coup de vieux. De plus la violence omniprésente va sans doute en rebuter quelques-uns… Un bouquin à lire si vous en avez l’occasion, ne serait-ce que pour admirer le dessin vraiment unique !

28/07/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5
Couverture de la série Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)
Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)

Ce qui est intéressant dans ce livre c'est que Moore s'attarde plus sur la personnalité du Joker. La rivalité, mais aussi la dualité entre Batman et son ennemi intime sont aussi des clés de lecture pour comprendre cette oeuvre. Mais, cette histoire, bien qu'intéressante, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Je n'ai pas eu envie de relire cette oeuvre. A signaler qu'Alan Moore considère cette production comme l'une de ses plus mauvaises, à cause d'une violence qu'il estime trop gratuite et malgré les beaux dessins de Brian Bolland.

28/07/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série One Piece
One Piece

J'ai été un peu étonné en lisant ce manga. Au début, je pensais détester et pourtant je dois reconnaître que j'ai accroché et que c'est vraiment sympa (il m'a fallu quand même attendre le tome 3 ; où je trouve, l'histoire décolle vraiment). J'ai lu 20 tomes pour l'instant et je dois reconnaître que les aventures de Luffy restent une lecture très agréable. Bien sûr, ce n'est pas de la grande bande dessinée, mais c'est de l'aventure pure et dure, totalement loufoque et avec un petit côté feuilleton à rebondissements assez original. Je ne conseille pas l'achat car, comme toujours dans les shonen, l'auteur use la corde jusqu'au bout. 33 tomes (et ce n'est pas fini), c'est quand même beaucoup trop pour une série (aussi originale soit-elle !). Par contre, si vous avez l'occasion de les emprunter, n'hésitez pas !

28/07/2006 (modifier)
Par fonch001
Note: 2/5
Couverture de la série Mars
Mars

Ce manga est laid. Il n'y a pour ainsi dire aucun décor, seuls les personnages et le vide sidéral derrière eux sont représentés. Je suis un peu méchant, parfois le scan d'une photo tient lieu de décor. Les personnages eux-même ne sont pas beaux, le style graphique trop épuré de ce manga ne m'a pas plus. Mais ce qui m'a le plus déçu c'est l'absence de romantisme et l'inexistence de cette pseudo histoire d'amour. En effet, l'histoire d'amour entre les 2 héros est on ne peut plus simple et quasi sans rebondissement : 2 âmes perdues qui se croisent, s'apprivoisent et finalement trouvent le bonheur, c'est bien, mais ça pouvait tenir sur 2 tomes. Dans ce cas, quel est le contenu de cette oeuvre me direz-vous ? Réponse : les sentiments des personnages. Mais attention, je ne parle pas d'amour mais de bien de sentiments, à savoir de ce que ressentent les personnages. Et cela tourne à 90% autour de la mort ! En effet les tourments de ces esprits torturés que nous décrit l'auteur sont des sentiments morbides et non des sentiments amoureux. Petit florilège de ces tourments : *Le héros s'affuble de la responsabilité de la mort de son frère (suicidé sous ses yeux) et ne se sent aucune raison de vivre, ce qui le conduit à vivre comme une tête brûlée. *L'héroïne n'est pas en reste, elle s'imagine tuer tous les hommes qui l'approchent. *Shoko tente de tuer ses enfants et finit par se suicider, suite à la mort de son amant. *Makio est un assassin et prend plaisir à tuer, il ne comprend pas la valeur de la vie... *Sei ressent l'envie de voir les gens mourir, au point qu'il en vient à se suicider, en espérant emmener Rei avec lui. etc... 2 derniers exemples édifiants : *Le manga commence et finit dans un hôpital *Le mariage prend 3 cases, suivis de 3 pages d'hospitalisation... En bref, pour moi ce manga c'est : 1) une horreur graphique 2) une histoire d'amour, bonne mais simpliste 3) une réflexion permanente sur la mort au travers d'esprits plus ou moins dérangés.

28/07/2006 (modifier)