Une petite déception pour un western dont j'attendais beaucoup. Le dessin de Vatine est certes bon, mais je ne trouve pas qu'il soit exceptionnel. Son découpage est dynamique, mais au service d'une histoire qui n'a rien d'exceptionnelle, et reste finalement très convenue, même si, pour changer, c'est un membre du sexe faible qui est le protagoniste de ce western.
Ca se lit bien, c'est divertissant mais je ne suis pas convaincu qu'Angela mérite un achat, mis à part pour les fans purs et durs de Vatine.
Ayant apprécié Le Tueur, j'étais bien curieux de lire cette nouvelle série des mêmes auteurs. Hélas, si le début du 1er tome est prometteur, en revanche l'histoire prend à mi-parcours une tournure trop pleine d'invraisemblances pour que l'album soit vraiment convainquant, au bout du compte.
Pour ma part, je dois cependant avouer que je n'ai pas trop tiqué sur le fait que ce personnage surdoué soit sans emploi. Après tout, qui n'a pas, dans son entourage, un surdiplômé qui ne trouve pas de boulot, pour x raison ? Et comme on ne sait pas exactement à quoi ressemble le marché du travail dans le monde futuriste de Cyclopes, je veux bien croire que Pistoia ait dû accepter un boulot dangereux pour gagner son pain.
De la même façon, je ne trouve pas que les "méchants" de l'histoire soient si caricaturaux. Si on les voyait se frotter les mains en se réjouissant à coups de "gniark gniark gniark, on va encore envoyer nos braves couillons tuer ces enfoirés de pauvres pour pouvoir se rouler dans des dollars plein de sang", ok, mais là, je ne crois vraiment pas que les hommes d'affaires présentés ici soient si différents de ceux qui dirigent les multinationales du monde réel. Notre monde ne serait pas ce qu'il est s'il n'y avait pas des types sans scrupules à la tête de Shell ou Nike, des types prêts à commanditer des sales coups puis à fermer les yeux dessus, exactement comme les patrons de MultiCorps Security, Inc. dans Cyclopes.
Voilà, ça c'était pour défendre un peu cette BD contre certaines critiques. Malheureusement je suis assez d'accord avec les autres reproches émis ici. C'est dommage que Matz ait réussi à mettre en place un futur crédible, où la "sécurité internationale" (la guerre, quoi) est au mains de sociétés privées, mais gâche tout avec un personnage central sans consistance. Difficile de croire qu'il accepte tout aussi docilement (s'il était militaire de carrière, ok, les militaires sont entraînés spécialement pour ça, mais là c'est un civil), difficile de croire à son ascension ultrarapide. Ses patrons le nomment lieutenant puis capitaine alors qu'il n'a aucune expérience du terrain, il devient un héros du public après une seule mission (ratée, en plus)... Ca ne prend pas, ça va trop vite, et assez rapidement on ne croit plus à ce qu'on lit.
Vraiment dommage parce que le début laissait présager quelque chose de bon. Espérons que le scénariste rectifie le tir par la suite, mais reconnaissons que l'affaire est assez mal engagée.
Froideval recycle ici la trame de base de ses scénarios (les démons en moins) avec pour cette fois un bon vieux décor space-opéra bien typique.
Le dessin de Francard est très bien maîtrisé techniquement, tant au niveau du trait que de la colorisation informatique (et cela même si les couleurs ne sont pas toujours très harmonieuses). Dommage que son style manque franchement d'âme et soit très typé Action Comics modernes. En tout cas, c'est plaisant à regarder et à lire.
Par contre, le scénario est complètement bateau. L'aspect adolescent du public visé saute aux yeux quand on voit l'amoncellement de dialogues jeunes et minables, les femmes à poil, l'action facile, les personnages superficiels, etc. Quant à l'intrigue elle-même, elle est d'une banalité affligeante. Froideval recycle son introduction de Chroniques de la lune noire avec l'héroïne qui se fait capturer par une bande de pirates avant de très vite s'intégrer à la bande pour en prendre quasiment la tête et de combattre avec eux les armées des gentilles forces de l'ordre. A cela, il ajoute une amnésie facile qui permet d'avoir une héroïne canon dôtée de toutes les compétences martiales imaginables et d'accréditations extraordinaires auprès des ordinateurs de tout l'univers. Se pourrait-il qu'elle soit la fille du Diable et la soeur d'Haazel Thorn ? Ah non, je confonds deux séries là.
Parmi les défauts, je remarque d'ailleurs toujours les défauts de mise en page des dialogues de Froideval qui ne peut vraiment pas s'empêcher sur certaines grandes cases d'aligner des colonnes de dialogues entre personnages avec des questions complètement à gauche de la case et leurs réponses complètement à droite tant et si bien qu'on lit toutes les questions d'un coup avant de découvrir ensuite toutes les réponses emmêlées ensuite sans aucune logique de dialogue.
De la BD pop-corn dont la bassesse des dialogues et la banalité des péripéties lassera le lecteur post-adolescent. Je comprends que la série ait été abandonnée.
Avis sur le tome 2 "Ordinateur mon ami" uniquement
Etant un fan des aventures DE Lapinot, je me disais que cette série ne pouvait qu'être top. Erreur! Je n'ai pas du tout retrouvé l'esprit fin de Trondheim, ni les dialogues savoureux des Lapinot. Les situations décrites ne prêtent pas à rire et sont très répétitives.
Pour tempérer mon avis, je dirais que c'est une série qui s'adresse avant tout aux fans d'informatique et aux gamers professionnels et que je n'en suis pas un. Il n'y a donc pas d'impression de "vécu" qui, j'imagine, peut plaire à certains.
Très bel album d'Hermann qui nous fait découvrir la fin d'une époque, celle des westerns. L'intrigue est bonne, mais pour reprendre un avis posté précédemment, la densité est trop forte et Hermann passe trop vite sur les différentes étapes de la vie du héros. On aurait aimé voir des tomes pour chaque période permettant de véritablement construire une personnalité, d'autant qu'à de nombreux moments, le contexte se prêterait à être développé.
Bref un album à relire, assez proche de certains Jeremiah.
Cette manhua n'apporte rien de nouveau. Un format de manga, un dessin des personnages un poil plus européen qu'un manga et en fond ... Soit le vide sidéral, soit une photo... Pas glop.
Sans être moche (je trouve les visages bien réussis), c'est vide et fade.
Le sens de lecture français est parfois étrange, généralement les bulles se lisent ainsi (dans le sens français):
1 2
3 4
5 6
Mais sur certaines pages, il faut lire ainsi :
1 4
2 5
3 6
Sauf que rien ne mets cela en évidence, il faut donc constamment se demander comment lire. Ce qui rend au final la lecture un peu pénible.
Bon j'ai pas encore parlé de l'histoire... Heu quelle histoire au fait? Non parce que j'ai eu beau chercher, je n'en ai pas trouvé (pourtant j'aime bien les Shojô). Voilà c'est une fille qui va l'école, se fait quelques potes, tombe amoureuse et puis voilà c'est fini (mais ça dure + de 200 pages quand même). Bon il y a aucun suspens, on sait qui aime l'héroïne au bout de 2 pages, il ne se passe absolument rien entre eux, il n'y a aucun rebondissement, aucun ressort et le comble : les personnages ne sont pas spécialement attachants...
Ha j'oubliais, si vous ne parlez pas du tout anglais, vous ne comprendrez pas grand chose par moment car il y a parfois plusieurs pages de suite en anglais non doublé...
Même pour passer le temps, ça le fait pas.
Ah, c'est formidable : je suis parent de deux adolescents, un garçon boutonneux et une fille égocentrique, et je m'y reconnais parfaitement ! Qu'est-ce que j'ai ri : c'est tout à fait ça ! Oh, et j'ai d'autres amis parents d'ados eux aussi, qu'est-ce qu'ils vont rire quand je vais leur offrir cette bande dessinée !
Heu...
Non, en fait, c'est pas du tout ça. Peut-être est-ce parce que je ne suis pas le coeur de cible de cet album mais ce qui est certain, c'est que je n'ai pas ri du tout à sa lecture. La caricature de l'adolescent de base est facile voire classique en humour (Antony Kavanagh et Elie Semoun ont déjà donné par exemple) et parfois elle est vraiment drôle. Mais ici, non. Le sourire est plus que rare à la lecture de ces gags bateaux et clichés. Cela se laisse lire, on peut profiter de ces quelques sourires et reconnaitre certaines scènes vécues, mais cela ne suffit pas à conseiller une lecture et surtout pas un achat.
Quant au dessin, je n'aime pas le dessin de Florence Cestac à la base, mais je trouve en outre que dans cet album les couleurs sont particulièrement moches, ce qui n'arrange rien.
Joli recueil. Pas forcément le premier du genre, puisqu'il me semble en avoir déjà lu un comme ça quelques années en arrière...
Mais peu importe. Celui-ci nous propose donc les productions d'auteurs "maison" des Editions La Boîte à Bulles, fort sympathique au demeurant. Il y a de la diversité dans les contributions, c'est sûr. Mais j'ai été un peu déçu par le manque d'imagination des auteurs. Je m'attendais à... plus de diversité, justement.
Ceci dit, il y a quand même de belles découvertes à faire : Nancy Peña, Sylvain-Moizie, Vincent Rioult, Pipocolor, ou Maga...
L'avantage de tels recueils, c'est de permettre à quelques auteurs n'ayant pas encore publié d'album de se faire remarquer par le grand public, mais aussi par les autres éditeurs. Ce n'est pas transcendant, mais on passe quand même un bon moment de lecture (loin d'être idiote) en feuilletant cet album plutôt bien fait.
Derrière une couverture qui sent bon les BD didactiques moisies des années 80, voilà un petit album très sympathique.
Certes, l'idée n'est pas nouvelle, et certains se demanderont peut-être l'intérêt d'un tel album par rapport à un ouvrage comme l'Art Invisible, par exemple, beaucoup plus riche dans le même genre.
Il est vrai qu'on peut se demander à qui s'adresse ce titre ; ça fait un peu "La BD pour les Nuls", de prime abord ça semble écrit pour des gens qui veulent se lancer dans la bande dessinée alors qu'ils n'en ont jamais beaucoup lu et n'ont jamais beaucoup dessiné, et je ne sais même pas si ces gens existent (les gens qui publient chez Soleil, peut-être ?). Par exemple, a priori, si vous êtes déjà amateur de BD, vous n'avez pas vraiment besoin que Lewis et Sergio vous rappellent que, pour exprimer la surprise, on peut dessiner des petits traits autour de la tête de son personnage, ou qu'on peut insérer une case en noir et blanc dans une BD en couleurs pour représenter un flash back. Donc, on peut penser que c'est une BD qui s'adresse avant tout aux enfants, ou aux enseignants qui, comme chacun sait, détestent la bande dessinée mais se forcent à s'y intéresser quand même pour ne pas paraître largués.
Sauf que l'album s'intéresse aussi à des choses plus compliquées, aux jeux OuBaPiens, et propose des exercices qui ne seront pas forcément à la portée du 1er môme de 8 ans qui rêve de faire une BD ("En une demi-page de 4 cases, dessinez une histoire multilinéaire"), donc, ça s'adresse aussi véritablement à ceux qui aimeraient se lancer dans la BD et voudraient un petit guide plus digeste que les oeuvres de Scott McCloud à garder sous la main pendant qu'ils s'attaquent à leur première oeuvre. Parce qu'après tout, même quand on sait assez bien comment ça marche, la BD, on n'a pas forcément toujours tout en tête une fois qu'on a le nez plongé dans ses propres planches, et quand on n'est pas un génie ou un artiste mais juste un pauvre amateur comme moi, il est bon de pouvoir ainsi trouver rapidement des exemples, des exercices, des petits "trucs" à mettre en pratique.
Alors, entendons-nous bien, il est clair que, si vous n'avez aucune intention de vous lancer dans la BD, ou que le décryptage du 9ème art ne vous intéresse pas, cet album n'est pas pour vous, même si vous êtes fan de Trondheim. Il est clair aussi que si vous cherchez quelque chose d'un peu costaud théoriquement parlant et plus analytique, cette courte BD (30 planches) qui survole assez rapidement tous les thèmes qu'elle aborde risque de vous laisser sur votre faim. Mais si vous cherchez un petit guide simple et marrant sur le B.A.-BA de la BD, je vous conseille l'acquisition de ce titre.
J'adore le dessin, et même comme le dit mon estimable collègue, l'histoire est déjà usité (cf. "Papillon")...Malgré cela, le tout nous attrape et nous emmène en balade dans ce monde grâce à un dessin qui met bien en place le monde brutal et cruel...
Donc 4/5 et coup de coeur, surtout pour le dessin...
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Angela
Une petite déception pour un western dont j'attendais beaucoup. Le dessin de Vatine est certes bon, mais je ne trouve pas qu'il soit exceptionnel. Son découpage est dynamique, mais au service d'une histoire qui n'a rien d'exceptionnelle, et reste finalement très convenue, même si, pour changer, c'est un membre du sexe faible qui est le protagoniste de ce western. Ca se lit bien, c'est divertissant mais je ne suis pas convaincu qu'Angela mérite un achat, mis à part pour les fans purs et durs de Vatine.
Cyclopes
Ayant apprécié Le Tueur, j'étais bien curieux de lire cette nouvelle série des mêmes auteurs. Hélas, si le début du 1er tome est prometteur, en revanche l'histoire prend à mi-parcours une tournure trop pleine d'invraisemblances pour que l'album soit vraiment convainquant, au bout du compte. Pour ma part, je dois cependant avouer que je n'ai pas trop tiqué sur le fait que ce personnage surdoué soit sans emploi. Après tout, qui n'a pas, dans son entourage, un surdiplômé qui ne trouve pas de boulot, pour x raison ? Et comme on ne sait pas exactement à quoi ressemble le marché du travail dans le monde futuriste de Cyclopes, je veux bien croire que Pistoia ait dû accepter un boulot dangereux pour gagner son pain. De la même façon, je ne trouve pas que les "méchants" de l'histoire soient si caricaturaux. Si on les voyait se frotter les mains en se réjouissant à coups de "gniark gniark gniark, on va encore envoyer nos braves couillons tuer ces enfoirés de pauvres pour pouvoir se rouler dans des dollars plein de sang", ok, mais là, je ne crois vraiment pas que les hommes d'affaires présentés ici soient si différents de ceux qui dirigent les multinationales du monde réel. Notre monde ne serait pas ce qu'il est s'il n'y avait pas des types sans scrupules à la tête de Shell ou Nike, des types prêts à commanditer des sales coups puis à fermer les yeux dessus, exactement comme les patrons de MultiCorps Security, Inc. dans Cyclopes. Voilà, ça c'était pour défendre un peu cette BD contre certaines critiques. Malheureusement je suis assez d'accord avec les autres reproches émis ici. C'est dommage que Matz ait réussi à mettre en place un futur crédible, où la "sécurité internationale" (la guerre, quoi) est au mains de sociétés privées, mais gâche tout avec un personnage central sans consistance. Difficile de croire qu'il accepte tout aussi docilement (s'il était militaire de carrière, ok, les militaires sont entraînés spécialement pour ça, mais là c'est un civil), difficile de croire à son ascension ultrarapide. Ses patrons le nomment lieutenant puis capitaine alors qu'il n'a aucune expérience du terrain, il devient un héros du public après une seule mission (ratée, en plus)... Ca ne prend pas, ça va trop vite, et assez rapidement on ne croit plus à ce qu'on lit. Vraiment dommage parce que le début laissait présager quelque chose de bon. Espérons que le scénariste rectifie le tir par la suite, mais reconnaissons que l'affaire est assez mal engagée.
Anamorphose
Froideval recycle ici la trame de base de ses scénarios (les démons en moins) avec pour cette fois un bon vieux décor space-opéra bien typique. Le dessin de Francard est très bien maîtrisé techniquement, tant au niveau du trait que de la colorisation informatique (et cela même si les couleurs ne sont pas toujours très harmonieuses). Dommage que son style manque franchement d'âme et soit très typé Action Comics modernes. En tout cas, c'est plaisant à regarder et à lire. Par contre, le scénario est complètement bateau. L'aspect adolescent du public visé saute aux yeux quand on voit l'amoncellement de dialogues jeunes et minables, les femmes à poil, l'action facile, les personnages superficiels, etc. Quant à l'intrigue elle-même, elle est d'une banalité affligeante. Froideval recycle son introduction de Chroniques de la lune noire avec l'héroïne qui se fait capturer par une bande de pirates avant de très vite s'intégrer à la bande pour en prendre quasiment la tête et de combattre avec eux les armées des gentilles forces de l'ordre. A cela, il ajoute une amnésie facile qui permet d'avoir une héroïne canon dôtée de toutes les compétences martiales imaginables et d'accréditations extraordinaires auprès des ordinateurs de tout l'univers. Se pourrait-il qu'elle soit la fille du Diable et la soeur d'Haazel Thorn ? Ah non, je confonds deux séries là. Parmi les défauts, je remarque d'ailleurs toujours les défauts de mise en page des dialogues de Froideval qui ne peut vraiment pas s'empêcher sur certaines grandes cases d'aligner des colonnes de dialogues entre personnages avec des questions complètement à gauche de la case et leurs réponses complètement à droite tant et si bien qu'on lit toutes les questions d'un coup avant de découvrir ensuite toutes les réponses emmêlées ensuite sans aucune logique de dialogue. De la BD pop-corn dont la bassesse des dialogues et la banalité des péripéties lassera le lecteur post-adolescent. Je comprends que la série ait été abandonnée.
Les Formidables Aventures sans Lapinot
Avis sur le tome 2 "Ordinateur mon ami" uniquement Etant un fan des aventures DE Lapinot, je me disais que cette série ne pouvait qu'être top. Erreur! Je n'ai pas du tout retrouvé l'esprit fin de Trondheim, ni les dialogues savoureux des Lapinot. Les situations décrites ne prêtent pas à rire et sont très répétitives. Pour tempérer mon avis, je dirais que c'est une série qui s'adresse avant tout aux fans d'informatique et aux gamers professionnels et que je n'en suis pas un. Il n'y a donc pas d'impression de "vécu" qui, j'imagine, peut plaire à certains.
On a tué Wild Bill
Très bel album d'Hermann qui nous fait découvrir la fin d'une époque, celle des westerns. L'intrigue est bonne, mais pour reprendre un avis posté précédemment, la densité est trop forte et Hermann passe trop vite sur les différentes étapes de la vie du héros. On aurait aimé voir des tomes pour chaque période permettant de véritablement construire une personnalité, d'autant qu'à de nombreux moments, le contexte se prêterait à être développé. Bref un album à relire, assez proche de certains Jeremiah.
Jenni
Cette manhua n'apporte rien de nouveau. Un format de manga, un dessin des personnages un poil plus européen qu'un manga et en fond ... Soit le vide sidéral, soit une photo... Pas glop. Sans être moche (je trouve les visages bien réussis), c'est vide et fade. Le sens de lecture français est parfois étrange, généralement les bulles se lisent ainsi (dans le sens français): 1 2 3 4 5 6 Mais sur certaines pages, il faut lire ainsi : 1 4 2 5 3 6 Sauf que rien ne mets cela en évidence, il faut donc constamment se demander comment lire. Ce qui rend au final la lecture un peu pénible. Bon j'ai pas encore parlé de l'histoire... Heu quelle histoire au fait? Non parce que j'ai eu beau chercher, je n'en ai pas trouvé (pourtant j'aime bien les Shojô). Voilà c'est une fille qui va l'école, se fait quelques potes, tombe amoureuse et puis voilà c'est fini (mais ça dure + de 200 pages quand même). Bon il y a aucun suspens, on sait qui aime l'héroïne au bout de 2 pages, il ne se passe absolument rien entre eux, il n'y a aucun rebondissement, aucun ressort et le comble : les personnages ne sont pas spécialement attachants... Ha j'oubliais, si vous ne parlez pas du tout anglais, vous ne comprendrez pas grand chose par moment car il y a parfois plusieurs pages de suite en anglais non doublé... Même pour passer le temps, ça le fait pas.
Les Ados - Laura et Ludo
Ah, c'est formidable : je suis parent de deux adolescents, un garçon boutonneux et une fille égocentrique, et je m'y reconnais parfaitement ! Qu'est-ce que j'ai ri : c'est tout à fait ça ! Oh, et j'ai d'autres amis parents d'ados eux aussi, qu'est-ce qu'ils vont rire quand je vais leur offrir cette bande dessinée ! Heu... Non, en fait, c'est pas du tout ça. Peut-être est-ce parce que je ne suis pas le coeur de cible de cet album mais ce qui est certain, c'est que je n'ai pas ri du tout à sa lecture. La caricature de l'adolescent de base est facile voire classique en humour (Antony Kavanagh et Elie Semoun ont déjà donné par exemple) et parfois elle est vraiment drôle. Mais ici, non. Le sourire est plus que rare à la lecture de ces gags bateaux et clichés. Cela se laisse lire, on peut profiter de ces quelques sourires et reconnaitre certaines scènes vécues, mais cela ne suffit pas à conseiller une lecture et surtout pas un achat. Quant au dessin, je n'aime pas le dessin de Florence Cestac à la base, mais je trouve en outre que dans cet album les couleurs sont particulièrement moches, ce qui n'arrange rien.
Dieu(x) & Idoles
Joli recueil. Pas forcément le premier du genre, puisqu'il me semble en avoir déjà lu un comme ça quelques années en arrière... Mais peu importe. Celui-ci nous propose donc les productions d'auteurs "maison" des Editions La Boîte à Bulles, fort sympathique au demeurant. Il y a de la diversité dans les contributions, c'est sûr. Mais j'ai été un peu déçu par le manque d'imagination des auteurs. Je m'attendais à... plus de diversité, justement. Ceci dit, il y a quand même de belles découvertes à faire : Nancy Peña, Sylvain-Moizie, Vincent Rioult, Pipocolor, ou Maga... L'avantage de tels recueils, c'est de permettre à quelques auteurs n'ayant pas encore publié d'album de se faire remarquer par le grand public, mais aussi par les autres éditeurs. Ce n'est pas transcendant, mais on passe quand même un bon moment de lecture (loin d'être idiote) en feuilletant cet album plutôt bien fait.
Bande dessinée, apprendre et comprendre
Derrière une couverture qui sent bon les BD didactiques moisies des années 80, voilà un petit album très sympathique. Certes, l'idée n'est pas nouvelle, et certains se demanderont peut-être l'intérêt d'un tel album par rapport à un ouvrage comme l'Art Invisible, par exemple, beaucoup plus riche dans le même genre. Il est vrai qu'on peut se demander à qui s'adresse ce titre ; ça fait un peu "La BD pour les Nuls", de prime abord ça semble écrit pour des gens qui veulent se lancer dans la bande dessinée alors qu'ils n'en ont jamais beaucoup lu et n'ont jamais beaucoup dessiné, et je ne sais même pas si ces gens existent (les gens qui publient chez Soleil, peut-être ?). Par exemple, a priori, si vous êtes déjà amateur de BD, vous n'avez pas vraiment besoin que Lewis et Sergio vous rappellent que, pour exprimer la surprise, on peut dessiner des petits traits autour de la tête de son personnage, ou qu'on peut insérer une case en noir et blanc dans une BD en couleurs pour représenter un flash back. Donc, on peut penser que c'est une BD qui s'adresse avant tout aux enfants, ou aux enseignants qui, comme chacun sait, détestent la bande dessinée mais se forcent à s'y intéresser quand même pour ne pas paraître largués. Sauf que l'album s'intéresse aussi à des choses plus compliquées, aux jeux OuBaPiens, et propose des exercices qui ne seront pas forcément à la portée du 1er môme de 8 ans qui rêve de faire une BD ("En une demi-page de 4 cases, dessinez une histoire multilinéaire"), donc, ça s'adresse aussi véritablement à ceux qui aimeraient se lancer dans la BD et voudraient un petit guide plus digeste que les oeuvres de Scott McCloud à garder sous la main pendant qu'ils s'attaquent à leur première oeuvre. Parce qu'après tout, même quand on sait assez bien comment ça marche, la BD, on n'a pas forcément toujours tout en tête une fois qu'on a le nez plongé dans ses propres planches, et quand on n'est pas un génie ou un artiste mais juste un pauvre amateur comme moi, il est bon de pouvoir ainsi trouver rapidement des exemples, des exercices, des petits "trucs" à mettre en pratique. Alors, entendons-nous bien, il est clair que, si vous n'avez aucune intention de vous lancer dans la BD, ou que le décryptage du 9ème art ne vous intéresse pas, cet album n'est pas pour vous, même si vous êtes fan de Trondheim. Il est clair aussi que si vous cherchez quelque chose d'un peu costaud théoriquement parlant et plus analytique, cette courte BD (30 planches) qui survole assez rapidement tous les thèmes qu'elle aborde risque de vous laisser sur votre faim. Mais si vous cherchez un petit guide simple et marrant sur le B.A.-BA de la BD, je vous conseille l'acquisition de ce titre.
Les Carnets du Gueuloir - Jos
J'adore le dessin, et même comme le dit mon estimable collègue, l'histoire est déjà usité (cf. "Papillon")...Malgré cela, le tout nous attrape et nous emmène en balade dans ce monde grâce à un dessin qui met bien en place le monde brutal et cruel... Donc 4/5 et coup de coeur, surtout pour le dessin...