Les derniers avis (114551 avis)

Par watchoom
Note: 3/5
Couverture de la série Niklos Koda
Niklos Koda

Je vais peut être me retrouver à contre courant des autres avis, mais je ne trouve pas que Niklos Koda soit le Largo Winch du pauvre, bien au contraire d'ailleurs. Certes, comme son collègue, c'est un héros parfait en plein état de "bogossitude" qui arrive toujours à s'en sortir facilement, mais bon .... on va quand même pas prendre un bossu pour ça non? Ce que j'apprécie dans cette série, c'est la chaleur et la richesse des couleurs. Les décors et les filles sont magnifiques, le dessin est super agréable à l’œil, même si l'on pourrait trouver que les visages des personnages ont parfois tendance à un peu tous se ressembler. Je trouve que les scénarios sont bien ficelés et 100% efficaces. Néanmoins je ne mets pas plus de 3/5 parce que l'ensemble manque furieusement de profondeur, la psychologie des personnages n'est pas poussée et les ficelles sont souvent un peu trop faciles et prévisibles, ce qui limite l’intérêt d’une relecture future. Je mets donc un bon 3/5.

10/05/2006 (modifier)
Par watchoom
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Comme tout a été dit sur Astérix je vais tacher d’être bref. Pour moi, cette Bd reste celle de mon enfance, allongé sur mon lit durant des après-midi pluvieuses ou à la sortie des classes à bouffer des Chocos Bn ( D’ailleurs je retrouve encore maintenant des miettes de je ne sais quoi dans la reliure :-) ..... A la différence d’autres Bédés que je lisais à l’époque, celle-ci est sans doute l’une des rares que j’arrive à relire et à continuer d’apprécier. Certains gags peuvent d’ailleurs être lus sur deux axes, au 1er et 2nd degrés, avec les yeux d’un enfant ou d’un adulte. J’apprécie tellement cette série que je pense que je continuerai d’acheter chaque nouveau tome qui pourrait sortir.

10/05/2006 (modifier)
Par Sarah
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fruits Basket
Fruits Basket

Sensationnel! Je suis restée scotchée par cette histoire tellement sympathique, bon enfant et mièvre mais pas trop : juste comme il faut... Les dessins sont très rigolos bien qu'un peu simplistes parfois mais toujours très, très agréables ! La jeune Tohru est trop mignonne et l'histoire passionnante : je me suis vraiment prise d'affection pour l'héroïne et cette série en fait... J'ajouterai que l'auteur est adorable aussi, et passionnée de jeux vidéos ce qui la rend très proche de nous. Lorsqu'elle place quelques commentaires, je les lis toujours ce qui plutôt rare d'une manière générale ! Bon voilà je suis sous le charme et dans ma tête les héros de cette série ont élu domicile depuis déjà... 1 ans 1/2 ! Pourvu que ça dure ;D

10/05/2006 (modifier)
Par Sarah
Note: 2/5
Couverture de la série Le Ruistre
Le Ruistre

J'imagine que mon avis (très subjectif) peut paraître un peu radical mais ces 2 tomes m'ont paru longs et je me suis un peu forcé à les finir... Le fait qu'ils soient écrits en vieux français m'a tout d'abord attiré pour mieux m'agacer par la suite. Peut-être suis-je ici un peu trop dure avec Kraehn, que j'aime beaucoup par ailleurs, mais je mentirais en disant avoir aimé ces BD : Faute d'intérêt, c'est l'ennui qui est au rendez-vous du Ruistre... :( Le personnage malsain et détestable du début suit une évolution intéressante malgré tout, ce qui vaut peut-être le détour mais ma foi c'est bien là pour moi le seul point positif à relever !

10/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Dieu(x) & Idoles
Dieu(x) & Idoles

Une BD épaisse et de belle qualité malgré sa couverture souple. Un joli recueil d'histoires courtes sur un thème imposé, par des artistes assez originaux dont beaucoup semblent très prometteurs. Le thème : Dieu - Idoles. Là dessus, les auteurs, plus ou moins proches des Editions La Boite à Bulles, ont brodé leurs propres idées. Certains récits sont de pures reflexions sur la religion, sur la foi, sur ce que peut ou pourrait être Dieu. D'autres abordent le même sujet sur un ton nettement plus humoristique voire souvent délirant. D'autres enfin ne se focalisent pas sur Dieu, ou les Dieux, mais sur les idoles dans leur sens plus général : Elvis Presley pour certains, un flacon de cristal et une simple aiguille pour d'autres, etc... Des récits très différents les uns des autres et certains sont donc très originaux. Au niveau de l'humour, j'ai trouvé les histoires concernées assez amusantes mais rarement hilarantes. Au niveau de la reflexion ou du pur roman graphique, j'ai trouvé les histoires concernées souvent intéressantes mais sans jamais sortir des sentiers battus et sans jamais me toucher tout particulièrement. Au niveau graphisme, chaque dessinateur a son style. Ces styles sont parfois très différents. Comme tout le monde, j'ai mes préférences et d'autres que j'ai moins apprécié. Mais dans l'ensemble, ce recueil n'est pas moche du tout. Sans parler de pur esthétisme, j'ai bien aimé l'histoire de ce jeune auteur, gilles Peltier, qui reprend la narration très spéciale de Jimmy Corrigan de Chris Ware pour raconter une histoire toute en humour. Bref, un recueil qui, comme tous les Collectifs, est assez inégal, mais qui contient dans l'ensemble une majorité d'histoires de bonne qualité et plaisantes à lire.

10/05/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Luka
Luka

Disons-le d'entrée : cette série n'a rien d'exceptionnel. Parlons d'abord des intrigues. La série est découpée en diptyque de 2 tomes, ce qui permet d'avoir des "enquêtes" relativement bien menées. Je dis bien "relativement", car la plupart du temps, la fin de chaque histoire me semble bâclée, précipitée, un peu ratée. Pour le reste, Lapière essaie de toucher à tout un tas de milieux sans vraiment s'y plonger. Les histoires sont un peu embrouillées, et la lecture ne laisse qu'un vague souvenir de médiocrité. Quant au dessin... Mezzomo est capable de bien mieux que ce qu'il fait dans "Luka", il le démontre dans Ethan Ringler. Mais dans cette série, c'est un peu "facile", comme dessin. Ses personnages ont des proportions et des attitudes parfois étranges, et même si ce n'est pas trop désagréable, ce n'est pas très encourageant non plus. Cette série vaut plus pour la diversité de ses intrigues que pour son rythme de narration. A emprunter en bibliothèque.

10/05/2006 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série Le Gourmet solitaire
Le Gourmet solitaire

Depuis le succès de Quartier lointain, les éditeurs français se battent pour publier les fonds de tiroir de Taniguchi, promu grand artiste et philosophe zen principalement parce que c'est un des rares japonais qui ne dessine ni de ninjas, ni de robots géants, ni de lycéennes à gros seins. Voici donc "Le Gourmet solitaire", sorte de version "guide Michelin" de L'Homme qui marche, sauf qu'au moins le guide Michelin vous donne les noms et les adresses des restaurants vantés dans ses pages. Comme le dit okilebo, l'intrigue est grosso modo la même dans chacun des 18 chapitres : notre brave nouille japonaise se promène, a soudain un petit creux, décide d'aller bouffer, se gave comme une oie en nous dispensant son indispensable sagesse gastronomique absconse, assaisonne le tout de petits commentaires nostalgico-mélancoliques sur tout et sur rien, et voilà, fin de l'épisode. Sur le même principe, on attend avec impatience "L'Homme qui va aux cabinets", "L'Homme qui a une crise de foie" et "Le Gourmet s'est chopé le ver solitaire", indispensables chefs-d'oeuvres méconnus de Maître Taniguchi... Non sérieusement, que dire ? C'est une BD sans intrigue, sur un type qui a faim et qui bouffe. De temps en temps, il y a un semblant de petit bout d'histoire pour épaissir un peu ce personnage de goinfre apathique, un souvenir de voyage à Paris par-ci, une dispute avec un commerçant par-là, mais ça ne va jamais bien loin et le gros du bouquin est consacré à la description de mets asiatiques et à l'art et la manière de les consommer bien comme il faut. Vous me direz, tant qu'il fait ça, il nous parle pas de caca collé aux poils de cul des chats, mais quand même. Ca fait 18 chapitres, ça pourraît n'en faire que 3 ou en faire 250... Si le but est de mettre le lecteur en appétit à son tour, il faut admettre que c'est réussi : presque tout à l'air délicieux, et on finit rarement un chapitre sans se dire "je me taperais bien le même truc que vient de s'enfiler cette grosse nouille, là". Seulement, bah, comme au bout du compte on n'a pas tous les moyens de s'offrir un séjour gastronomique au Japon pour y débusquer les établissements qui ont inspiré ce livre, c'est plus frustrant que jouissif. Bref, c'est pas un livre totalement désagréable, juste gentiment ennuyeux et mollasson, et dans le même genre, ça ne vaut pas un livre de recettes ou un guide touristique...

10/05/2006 (modifier)
Par Baywin
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Trône d'argile
Le Trône d'argile

C'est ce que j'appelle une excellente BD historique sans le poids rébarbatif que pourrait donner les références à cet épisode de la Guerre de Cent Ans. Le scénario nous plonge dans le contexte rapidement où l'intrigue est des plus palpitantes. Le dessin est très bon et le choix de la palette couleurs s'adapte parfaitement au genre. C'est sobre et efficace.

09/05/2006 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série XXe ciel.com
XXe ciel.com

J'ai toujours été intrigué par cette série à chaque fois que je l'apercevais en librairie ou en bibliothèque. Je me suis donc lancé et je dois dire que malheureusement je n'ai pas franchement aimé. Le style graphique est super original, la mise en page aussi et les dessins sont très bons. Donc cette série a tout pour plaire. Je comprends d'ailleurs parfaitement qu'il y ait une majorité d'avis positif. Mais voilà l'histoire ne m'a pas captivé. Il faut dire que ça part très mal : nous sommes en 1999 et l'héroïne de 99 ans est une utilisatrice complètement familière d'Internet et des e-mails... Il n'y a que moi que ça choque ? J'ai l'esprit trop cartésien ? Sans rire, ça ne tient pas debout... L'histoire du passé de son frère m'a pourtant bien intéressé au début. Ca aurait pu être très bon, je pense. Est-il vivant ? Mort ? Que lui est-t-il arrivé ? Mais j'ai trouvé que le récit traînait trop en longueurs pour me passionner. Dommage...

09/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Passage Afghan
Passage Afghan

Depuis quelques années déjà, je suis presque quotidiennement les strips comiques et politiques de Ted Rall publiés aux USA et sur Internet. Je sais à quoi m'en tenir avec ce journaliste et humoriste : il est profondément anti-Bush, très cynique, très ironique et il dénonce en permanence l'utilisation du 11 Septembre par le gouvernement américain, la guerre en Afghanistan et bien sûr la guerre en Irak. Pour lui, Bush est un "Généralissimo" dont les deux seuls neurones sont nommés Guerre et Pétrole. N'étant pas loin de partager l'ensemble de ses idées, c'est toujours avec le sourire ou un vrai rire franc que je lis ses strips mordants. Même si, à chaque fois, je suis obligé de me dire qu'il simplifie peut-être un peu trop les choses, qu'une attaque aussi directe et brutale contre Bush manque peut-être de recul. Mais dans l'ensemble, sans aborder l'aspect de la justesse politique de son discours, on ne peut pas nier que Ted Rall aie vraiment de l'humour et le sens de l'ironie. Et puis de telles attaques flattent tellement l'esprit de l'opposant typique Français à Bush et à ses manipulations guerrières que je ne vais pas m'en priver. Passage Afghan, tel qu'il a été publié par La Boite à Bulles, est composé de deux livres en un, avec deux couvertures tête-bêche de chaque côté de l'album. D'un côté, une vraie BD en 48 pages racontant le reportage que Ted Rall a effectué en Afghanistan au début de la Guerre entre Alliance du Nord et Talibans, sous les bombardements des avions américains. De l'autre côté, Ted Rall revient sous la forme de textes, de photos et de strips comiques sur les mêmes évènements qu'il racontait en BD et y apporte une foule de données supplémentaires et d'explications. Le dessin de Ted Rall est dans une veine de strips comiques publiés quotidiennement dans les journaux américains : ce n'est pas un dessin techniquement maîtrisé, il se contente de faire dans l'efficace et le compréhensible. Sur un sujet similaire, on ne peut s'empêcher de comparer Passage Afghan à Le Photographe de Guibert puisque dans les deux cas on aborde, avec photos à l'appui, un reportage dans des conditions très difficiles en Afghanistan, même si plusieurs années séparent les deux récits. Eh bien, on peut affirmer sans crainte que Passage Afghan est nettement moins esthétiquement réussi que Le Photographe. Et pourtant, personnellement, et ça va faire bondir certains amateurs de Guibert, je préfère Passage Afghan à Le Photographe car en 48 pages, j'en ai appris bien plus et j'ai été nettement plus intéressé. Le récit est fort, intéressant et drôle à la fois. Ted Rall raconte avec franchise et une bonne dose d'ironie son petit périple en tant que journaliste occidental aux abords de la Guerre. Il nous montre avec acidité l'aspect ubuesque de cette guerre où du jour au lendemain les Talibans se transforment en membres de l'Alliance du nord et vice-versa, où les américains bombardent à peu près tout le monde, où les occidentaux rivalisent de médiocrité, où les Afghans passent leur temps à racketter les occidentaux. Mais il raconte aussi et surtout la guerre, avec son lot de morts de tout côtés, morts qui seront également nombreux aux côtés de Ted Rall, parmi les journalistes qui l'ont accompagné. Sans manichéisme, il est implacable avec tous les partis en présence, dénonçant aussi bien la politique Américaine et le comportement des occidentaux dans leur ensemble que le comportement des Afghans eux-mêmes. Il montre surtout que cette guerre n'est qu'un leurre car les Talibans et l'Alliance du Nord ne sont pas seulement proches les uns des autres : ce sont strictement les mêmes personnes, changeant de camp au gré des évènements. Et bien sûr, c'est une dénonciation de la manipulation de l'information par la presse occidentale puisqu'on nous annonce la libération de l'Afghanistan, le départ des Talibans, mais « la plus grande réussite des Etats-Unis en Afghanistan a consisté à remplacer le pire régime du monde par l’anarchie et le chaos, et d’augmenter sensiblement le mépris des musulmans envers des Américains qu’ils considéraient déjà comme de la racaille. Les femmes portent toujours la burqa, la charia la plus radicale est toujours en vigueur, la nuit appartient aux bandes armées. » Ce récit noir et pessimiste est raconté pourtant sur un ton humoristique, légèrement cynique. Mais la vérité dans cette guerre n'est-elle pas la plus belle des ironies ? Le seul reproche que je puisse faire à ce reportage, c'est son aspect très largement politisé et trop directement anti-Bush car certaines affirmations de Ted Rall peuvent peut-être prêter à un peu de reflexion. Mais dans l'ensemble, c'est une vraie bouffée d'informations, de vérité, le tout raconté avec intelligence et humour.

09/05/2006 (modifier)