Un des plus grands westerns de la bande dessinée, juste derrière Blueberry. Cependant, il faut éviter les 5 derniers albums dessinés par Rouge. Les scénarios sont moyens et les dessins moins bons que ceux d'Hermann.
Les 10 premiers sont par contre excellents. Certes, les deux premiers albums sont assez naïfs. Mais, par la suite, Greg écrit une trilogie impressionnante celle des frères Dobbs, où la série atteint des sommets (Red Dust se substituant à la loi pour se venger). Ensuite, les albums sont toujours très bons, mais j'ai une préférence pour l'album Le doigt du Diable qui traite (20 ans avant Impitoyable de Clint Eastwood) de la reconversion d'un tueur à gages en fermier.
Bref, une série à lire qui, plus que Blueberry, s'intéressait au changement d'époque que l'Ouest américain connaissait et au passage progressif à la civilisation.
Certes, cette série a un peu vieilli, mais il faut bien se dire qu'à l'époque du journal Tintin, elle avait un côté révolutionnaire. Les dessins d'Hermann sont prodigieux et les scénarios de Greg sont assez bien trouvés (surtout à partir de la Fournaise des damnés). D'ailleurs, je conseille de lire certains albums comme la Flamme verte du conquistador ou la forteresse des brumes. Ceux-ci gardent une vraie ambiance, un suspense constant et les dialogues peuvent faire penser à du Audiard.
« Pour les japonais, il y a un sentiment encore plus fort que l’amour… Le déclin de l’amour ». Cette citation sortie de l’album résume bien son thème et son ton. En lisant ce livre, les amis de Kan Takahama lui ont tous dit la même chose : « il n’y a pas d’action, pas de grands événements, juste le temps qui s’écoule, et pourtant, on quitte le livre avec un poids sur le cœur, presque une souffrance… ». Mariko parade est un très bel album dessiné à quatre mains sur une histoire d’amour que l’on suit au quotidien et qui s’interrompt à son apogée - le genre d’histoire qui laisse dans le cœur un vide impossible à combler.
Je suis d’habitude peu enthousiaste vis-à-vis des carnets de voyage ou de croquis. J’ai pourtant beaucoup aimé «un Américain en ballade». Pas vraiment pour le récit de voyage, qui est un genre qui a plutôt tendance à m’irriter. Dans ce cas-ci comme dans d’autre, on en apprend plus sur l’auteur, ses préjugés, la difficulté de communiquer avec des étrangers que sur le pays visité (le Maroc) et ses habitants. L’ai-je aimé à cause des superbes dessins ? Ca ne me suffit généralement pas. Est-ce parce que Thompson parle d’auteurs que j’aime (Baudoin, Blutch, Berberian et d’autres)? Il y a de ca. Mais ce qui m’a le plus plu, c’est sans doute que cet album prolonge en quelque sorte Blankets - Manteau de neige et pourrait être vu comme un épilogue à cette histoire et un nouveau départ. L’autobiographie est ici plus «immédiate» et moins distanciée que dans «blankets». Elle constitue un complément pour ceux qui (comme moi) ont adoré cet album et souhaitent en savoir plus sur Craig Thompson. Même si ce n’est pas à l'avantage de l’auteur, qui apparaît plus pathétique et misérable que jamais.
L’histoire d’une femme qui aide à mettre les bébés au monde en les sortant de leur poche liquide mais n’arrive pas à ferrer le poisson duquel elle est amoureuse et d’un homme maître nageur qui aide les gens à plonger dans le milieu aquatique et ne peut se résoudre à mordre à l’hameçon de la perche qu’elle lui tend. L’histoire d’un amour qui part à vau l’eau, fait naufrage et se noie dans l’océan d’un ciel en deuil. Un très beau livre empreint de mélancolie et de poésie.
Taniguchi n’a pas son pareil pour nous révéler la valeur qui se cache derrière les petits événements de la vie quotidienne. Le fil conducteur de cet album est le rapport de l’homme à l’animal. On suit d’abords un couple qui accompagne son chien dans la douleur et la déchéance de ses derniers moments. Le couple (sans enfants) accueille ensuite une chatte qui ne se laisse pas apprivoiser facilement, et ne peut se résoudre à se séparer de ses petits. Dans le quatrième chapitre, c’est une nièce fugueuse qu’il faut apprivoiser, ce qui n’est pas nécessairement plus facile. La dernière histoire se rapporte à l’alpinisme, et est une ode à la nature sauvage, symbolisée par la panthère des neiges. Parfois larmoyant sur les bords, cet album est néanmoins empreint d’humanité. Il montre qu’on ne sort pas indemne des épreuves de la vie quotidienne, mais qu’il ne tient qu’à nous d’en sortir grandis.
C'est un bon manga, mais un peu trop enfantin au début. Ca devient intéressant vers le tome 3 seulement : on a un peu de mal à commencer la série, mais quand on y est, c'est vraiment un manga super. ^^
Lorsque l’on débute la lecture de cette Bd, il est difficile de ne pas la terminer d’une traite tellement le scénario est prenant. L’essentiel ayant déjà été dit sur ce bouquin en noir et blanc que j’ai acheté grâce aux éloges que j’ai pu lire sur ce site, je ne peux, à mon tour, que vous conseiller vivement de le lire.
Après l’achat du deuxième tome qui était chez moi très attendu suite à la qualité du premier volume, mon impression reste toujours aussi enthousiaste même si on aimerait que certaines zones d’ombres soient découvertes un peu plus rapidement.
Un petit conte fantastique bien sympathique, des dessins toujours aussi réussis avec notamment de superbes paysages bretons, un scénario qui ménage le suspens laissant prévoir encore des rebondissements, bref une suite à la hauteur de ce qui a été pour moi une des très bonne surprise de l’année 2005. Vous l’aurez compris, j’aime et attends le tome 3.
J'ai été attiré par cette BD parce qu'elle est classé parmi les immanquables de BDthèque. Ca fait donc un moment que j'attends sagement que les 5 tomes soient disponibles en même temps à la bibliothèque. Premier constat après quelques pages, le dessin ne m'emballe pas. C'est pas moche, loin de là, mais simplement je préfère largement lorsque le dessin est plus précis, qu'il donne moins un effet "crayonné".
Le scénario est lui vraiment excellent, une terrible machination dont on découvre peu à peu les aboutissants au travers des différentes histoires des personnages qui se recoupent toutes, soit dans le passé, soit dans le présent. Toutes ces histoires sont intéressantes, de Steven à Jessica en passant par Joshua, qui ne m'avait pas emballé par son coté psy des premiers tomes et qui devient excellent dans le dernier tome.
Ce que j'ai moins aimé c'est le montage. Changement de narrateur toutes les 2 pages, 3 cases dans le présent, 3 cases dans le passé. A petite dose, j'aurais trouvé ça excellent, mais là c'est un peu trop, même si la clarté de l'histoire n'en souffre pas.
Le 5e tome partait vraiment très bien, avec le sergent Logan, son arc et ses flèches... Je ne m'attendais vraiment pas à ce final en apothéose dans la maison de Steven, et j'ai pas super accroché, c'est digne des blockbusters du cinéma américain.
Je conseille donc la lecture de ces albums, pour ma note j'hésite (longtemps) entre un très bon 3 étoiles et un petit 4.
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Comanche
Un des plus grands westerns de la bande dessinée, juste derrière Blueberry. Cependant, il faut éviter les 5 derniers albums dessinés par Rouge. Les scénarios sont moyens et les dessins moins bons que ceux d'Hermann. Les 10 premiers sont par contre excellents. Certes, les deux premiers albums sont assez naïfs. Mais, par la suite, Greg écrit une trilogie impressionnante celle des frères Dobbs, où la série atteint des sommets (Red Dust se substituant à la loi pour se venger). Ensuite, les albums sont toujours très bons, mais j'ai une préférence pour l'album Le doigt du Diable qui traite (20 ans avant Impitoyable de Clint Eastwood) de la reconversion d'un tueur à gages en fermier. Bref, une série à lire qui, plus que Blueberry, s'intéressait au changement d'époque que l'Ouest américain connaissait et au passage progressif à la civilisation.
Bernard Prince
Certes, cette série a un peu vieilli, mais il faut bien se dire qu'à l'époque du journal Tintin, elle avait un côté révolutionnaire. Les dessins d'Hermann sont prodigieux et les scénarios de Greg sont assez bien trouvés (surtout à partir de la Fournaise des damnés). D'ailleurs, je conseille de lire certains albums comme la Flamme verte du conquistador ou la forteresse des brumes. Ceux-ci gardent une vraie ambiance, un suspense constant et les dialogues peuvent faire penser à du Audiard.
Mariko Parade
« Pour les japonais, il y a un sentiment encore plus fort que l’amour… Le déclin de l’amour ». Cette citation sortie de l’album résume bien son thème et son ton. En lisant ce livre, les amis de Kan Takahama lui ont tous dit la même chose : « il n’y a pas d’action, pas de grands événements, juste le temps qui s’écoule, et pourtant, on quitte le livre avec un poids sur le cœur, presque une souffrance… ». Mariko parade est un très bel album dessiné à quatre mains sur une histoire d’amour que l’on suit au quotidien et qui s’interrompt à son apogée - le genre d’histoire qui laisse dans le cœur un vide impossible à combler.
Carnet de voyage (Un américain en balade)
Je suis d’habitude peu enthousiaste vis-à-vis des carnets de voyage ou de croquis. J’ai pourtant beaucoup aimé «un Américain en ballade». Pas vraiment pour le récit de voyage, qui est un genre qui a plutôt tendance à m’irriter. Dans ce cas-ci comme dans d’autre, on en apprend plus sur l’auteur, ses préjugés, la difficulté de communiquer avec des étrangers que sur le pays visité (le Maroc) et ses habitants. L’ai-je aimé à cause des superbes dessins ? Ca ne me suffit généralement pas. Est-ce parce que Thompson parle d’auteurs que j’aime (Baudoin, Blutch, Berberian et d’autres)? Il y a de ca. Mais ce qui m’a le plus plu, c’est sans doute que cet album prolonge en quelque sorte Blankets - Manteau de neige et pourrait être vu comme un épilogue à cette histoire et un nouveau départ. L’autobiographie est ici plus «immédiate» et moins distanciée que dans «blankets». Elle constitue un complément pour ceux qui (comme moi) ont adoré cet album et souhaitent en savoir plus sur Craig Thompson. Même si ce n’est pas à l'avantage de l’auteur, qui apparaît plus pathétique et misérable que jamais.
La Pluie
L’histoire d’une femme qui aide à mettre les bébés au monde en les sortant de leur poche liquide mais n’arrive pas à ferrer le poisson duquel elle est amoureuse et d’un homme maître nageur qui aide les gens à plonger dans le milieu aquatique et ne peut se résoudre à mordre à l’hameçon de la perche qu’elle lui tend. L’histoire d’un amour qui part à vau l’eau, fait naufrage et se noie dans l’océan d’un ciel en deuil. Un très beau livre empreint de mélancolie et de poésie.
Terre de rêves
Taniguchi n’a pas son pareil pour nous révéler la valeur qui se cache derrière les petits événements de la vie quotidienne. Le fil conducteur de cet album est le rapport de l’homme à l’animal. On suit d’abords un couple qui accompagne son chien dans la douleur et la déchéance de ses derniers moments. Le couple (sans enfants) accueille ensuite une chatte qui ne se laisse pas apprivoiser facilement, et ne peut se résoudre à se séparer de ses petits. Dans le quatrième chapitre, c’est une nièce fugueuse qu’il faut apprivoiser, ce qui n’est pas nécessairement plus facile. La dernière histoire se rapporte à l’alpinisme, et est une ode à la nature sauvage, symbolisée par la panthère des neiges. Parfois larmoyant sur les bords, cet album est néanmoins empreint d’humanité. Il montre qu’on ne sort pas indemne des épreuves de la vie quotidienne, mais qu’il ne tient qu’à nous d’en sortir grandis.
Mär - Märchen Awaken Romance
C'est un bon manga, mais un peu trop enfantin au début. Ca devient intéressant vers le tome 3 seulement : on a un peu de mal à commencer la série, mais quand on y est, c'est vraiment un manga super. ^^
Malet
Lorsque l’on débute la lecture de cette Bd, il est difficile de ne pas la terminer d’une traite tellement le scénario est prenant. L’essentiel ayant déjà été dit sur ce bouquin en noir et blanc que j’ai acheté grâce aux éloges que j’ai pu lire sur ce site, je ne peux, à mon tour, que vous conseiller vivement de le lire.
L'Auberge du Bout du Monde
Après l’achat du deuxième tome qui était chez moi très attendu suite à la qualité du premier volume, mon impression reste toujours aussi enthousiaste même si on aimerait que certaines zones d’ombres soient découvertes un peu plus rapidement. Un petit conte fantastique bien sympathique, des dessins toujours aussi réussis avec notamment de superbes paysages bretons, un scénario qui ménage le suspens laissant prévoir encore des rebondissements, bref une suite à la hauteur de ce qui a été pour moi une des très bonne surprise de l’année 2005. Vous l’aurez compris, j’aime et attends le tome 3.
Le Pouvoir des innocents
J'ai été attiré par cette BD parce qu'elle est classé parmi les immanquables de BDthèque. Ca fait donc un moment que j'attends sagement que les 5 tomes soient disponibles en même temps à la bibliothèque. Premier constat après quelques pages, le dessin ne m'emballe pas. C'est pas moche, loin de là, mais simplement je préfère largement lorsque le dessin est plus précis, qu'il donne moins un effet "crayonné". Le scénario est lui vraiment excellent, une terrible machination dont on découvre peu à peu les aboutissants au travers des différentes histoires des personnages qui se recoupent toutes, soit dans le passé, soit dans le présent. Toutes ces histoires sont intéressantes, de Steven à Jessica en passant par Joshua, qui ne m'avait pas emballé par son coté psy des premiers tomes et qui devient excellent dans le dernier tome. Ce que j'ai moins aimé c'est le montage. Changement de narrateur toutes les 2 pages, 3 cases dans le présent, 3 cases dans le passé. A petite dose, j'aurais trouvé ça excellent, mais là c'est un peu trop, même si la clarté de l'histoire n'en souffre pas. Le 5e tome partait vraiment très bien, avec le sergent Logan, son arc et ses flèches... Je ne m'attendais vraiment pas à ce final en apothéose dans la maison de Steven, et j'ai pas super accroché, c'est digne des blockbusters du cinéma américain. Je conseille donc la lecture de ces albums, pour ma note j'hésite (longtemps) entre un très bon 3 étoiles et un petit 4.