Je ne vais pas m’attarder sur le dessin qui est dans un style "Disney pur jus" mais sans aucune saveur particulière. Malheureusement l’histoire n’est en rien bien transcendante. Le récit donne l’impression d’être inutilement alambiqué. Les relations sont volontairement confuses pour laisser un peu de suspense pour la suite. J’y ai moyennement accroché. Pour finir, je trouve le papier d’impression de faible qualité.
Bref, un ouvrage tape à l’oeil qui ne renouvelle en rien le genre.
Tout comme Ro, j’ai lu cette bd en prépub intégrale sur le site de l’éditeur.
L’histoire est assez dure, à en avoir des nausées tellement tout parait si réel. Le trait de Noé y est pour beaucoup dans ce ressenti. Cette fiction est ouvertement inspirée de l’Histoire de l’Amérique latine du 17e siècle avec un affrontement entre peuples indigènes et conquistadors. Le récit de Morvan, co-scénarisé par Dragan, reprend les éléments clés de cette période, à savoir : les sacrifices rituels des indigènes, les maladies apportées par les colons espagnols et les massacres causés par ces derniers.
Bref, un premier tome qui fait déjà parler de lui avant sa sortie et révèle un auteur argentin à suivre de près : Ignacio Noé.
Je n’avais pas trop accroché au premier album d’Alexis Robin… Il était ambitieux mais trop peu abouti à mes yeux. Avec Nathaniel, Robin débute une série en format 48 pages couleurs. Ce qui lui permettra sans doute de toucher un plus vaste public. Et c’est tant mieux parce que ce premier album, bien que plus « formaté », se révèle plus réussi que son précédent. Il tient bien les rênes de son intrigue et de ses personnages. Dieu sait que sur un sujet pareil, avec un postulat de série b qu’il faut accepter dès le départ, y’a moyen de tomber dans un ridicule fini. Mais ici, tout passe à la lecture. Le rythme est bon, l’atmosphère est angoissante. Seul regret : ces couleurs un peu fades avec cette dominante de vert… beurk… des couleurs plus vives auraient pu donner un bon contraste avec la noirceur de l’intrigue. Là, ça fait un peu ton sur ton…
Avec cette énième déclinaison des contes celtiques, Istin (et ses amis) nous livrent une série qui se lit avec un petit air de déjà vu. Une trame de fond un peu bidon sert de prétexte à se remémorer des contes, ces derniers se révélant bien peu passionnant finalement. Les contes sont trop serrés dans un carcan narratif qui donne l’impression de les expédier vite fait sans prendre le temps de les exposer.
Dispensable donc . . .
Bonne occasion de rappeler que sur BDTheque, les notes représentent le plaisir ressenti à la lecture d’une BD, pas la qualité intrinsèque de cette dernière. Parce qu’alors certes on peut dire sans se tromper que cette BD est pleine de bonnes idées, originale, et sort des sentiers battus. Mais alors qu’est ce que je me suis ennuyé.
Le scénario est beaucoup trop loufoque pour moi, trop décousu, trop onirique. Je me doute bien que beaucoup de gens vont adorer ce bouquin, mais alors uniquement à condition d’être friand de se genre de délire artistique et absurde.
Bref, un auteur talentueux, une BD originale, à vous de voir si le trip vous tente… Moi je suis clairement passé à coté.
Ce manga n'étant plus édité, j'ai dû l'acheter par VPC d'occasion. Et lorsque je l'ai reçu j'ai d'abord été surpris par son format. En effet les "pavés" (je ne vois vraiment pas comment les appeler autrement) ne répondent pas aux critères habituels des mangas. Ils sont plus hauts, plus profonds, ont le dos carré, des couvertures rigides, pas de sur-couverture et font en moyenne 340 pages! Autant dire qu'un marque page vous sera indispensable... Inhabituel pour un manga.
Le dessin est un peu vieillot et les dégradés de gris notamment font parfois un peu pitié (je pense notamment aux cheveux d'Akémi hachurés horizontalement pour reproduire le "blond"). De même les visages, au début un peu trop rondouillards, s'affinent au fur et à mesure. Mais l'ensemble reste agréable à voir. Autre point faible graphiquement : à part dans le dernier chapitre, les personnages évoluent peu ou prou physiquement alors que 5 années s'écoulent. Pour moi, cette oeuvre rate le 5/5 à cause de ces faiblesses graphiques.
Car ce manga est un des meilleurs que j'ai pu lire. L'anime "Juliette je t'aime" est si connu qu'il est inutile de présenter l'histoire qui, elle non plus, ne correspond pas exactement aux critères habituels... Sans révolutionner l'univers manga pour autant. Souvent drôle, parfois poignant, rarement gnangnan, cette série et très agréable à lire car ces personnages sont très attachants grâce à leur caractère bien trempé mais un peu immuables. Au final, les sentiments exprimés sont très crédibles et on prend plaisir à suivre les déboires de nos héros grâce à un humour bien présent du début à la fin.
Si vous arrivez à dégotter une intégrale pas trop chère (bon courage (^_^) ), n'hésitez pas ! Comme souvent, le manga surclasse l'anime en matière de récit et d'émotion.
MAJ : Ce manga est actuellement ré-édité par Tonkam dans une version moins chère mais moins belle (pas de couverture cartonnées, les premières illustrations ne sont plus en couleurs, le papier est de piètre qualité et le format de plus petite taille (presque 2 fois plus petit) a nécessité de résumer nombreux dialogues (sans toutefois en modifier le sens). Bref, même si le rapport qualité-prix de cette ré-édition reste honnête, elle est très inférieure à l'édition originale. Enfin dans cette ré-édition, Kyoko n'est plus concierge mais gérante (utilité de cette modification?).
Le dessin est assez sombre mais bien exécuté, c'est agréable à regarder sans être formidable. Bien mais je me suis rarement arrêté dans ma lecture pour regarder avec attention les cases.
L'histoire, comme il l'a déjà été dit auparavant, est très sombre. Tous les personnages sont pourris jusqu'à la moelle. Aucun n'aura le droit à une rédemption, ils sont mauvais et ne s'en cachent pas. C'est quand même bien malsain et je ne suis pas client de ce genre là.
C'est de la dark fantasy, le scénario se base sur le destin de deux tire-laine à la sauce assassin et violeur et d'une nécromancienne de talent qui recherche le pouvoir absolu, le tout pendant une guerre entre deux royaumes.
J'ai été agréablement surpris par les rebondissements qui font que l'histoire est riche et assez surprenante même si on sait qu'au final peu survivront. C'est la règle non écrite de ce genre d'histoire.
L'intégrale est un bel objet et son prix est suffisamment correct pour que j'en conseille l'achat. Une bd "bourrine" (pour reprendre le mot d'un posteur précédent) avec laquelle on passe un bon moment, il y a même de l'humour, cynique, mais ça me fait rire quand même.
Note approximative : 2.5/5
Sans être très érudit en matière d'histoire, je ne rechigne pas à lire un livre ou une BD sur un thème historique. Parmi les 3 BDs nouvellement éditées par Larousse, j'ai choisi de lire celle sur la Guerre des Gaules car c'est sans doute le sujet que je maîtrisais le mieux (en partie grâce à mes lectures BD d'ailleurs, non pas Astérix mais plutôt Alcibiade Didascaux et Vae Victis par exemple qui sans être des BDs formidables m'en ont appris quand même pas mal sur les peuples Gaulois et les manoeuvres romaines).
Première déception : on m'avait présenté ces ouvrages comme des inédits mais j'ai découvert à la lecture qu'il s'agissait en fait de réédition d'oeuvres datant de 1983, parues à l'époque dans la collection Larousse "Les Grandes Batailles de l'Histoire".
En quoi est-ce si décevant ?
Eh bien, le dessin et la narration datent vraiment.
Xavier Musquera est au dessin. De lui, je connaissais déjà la série Mr Wens au graphisme déjà très désuet, proche de la ligne claire. Les gaulois et les romains de cette BD se retrouvent donc relativement bien dessinés techniquement parlant, mais figés et d'aspect vieillot. Les couleurs ne sont pas terribles. Et dans l'ensemble, cette BD me rappelle tout simplement les BDs éducatives de ma jeunesse, celles qu'on pouvait lire dans les CDI. J'en suis même venu à me demander si je n'avais pas déjà lu cette BD à l'époque d'ailleurs.
Au niveau du récit, c'est de l'Historique pur et dur. Le scénariste est d'ailleurs historien lui-même. Les amateurs d'Histoire seront donc ravis au détail près que le récit, aucunement romancé ou à peine, n'est pas très prenant. Ce n'est pas le genre de BD qu'on lit pour passer le temps mais plutôt réellement pour s'instruire, pour peu qu'on ne connaisse pas déjà très bien cette période assez souvent traitée en littérature et ailleurs.
Une bonne initiative éducative et historique mais une Bd un peu désuette, pas très jolie et pas formidablement racontée, loin d'être palpitante à mes yeux.
Grandement lassé par les séries heroic-fantasy de chez Soleil, c'est dans l'idée que je n'allais pas aimer que j'ai lu cette BD (empruntée en bibliothèque, pour les curieux).
Dès le départ, je suis parti sur des constatations dépitées d'usage dans ce genre de lecture de la part d'un lecteur BD aguerri : monde heroic-fantasy banal avec plusieurs races, les dominants, les dominés, dessin correct mais quelconque avec de nombreux emprunts à droite à gauche, un héros guerrier, une belle héroïne voleuse, un complot des méchants dans lequel se retrouvent impliqués sans le vouloir les gentils, des courses-poursuites, une fille nue dans son bain, tiens un homme nu aussi, de la magie, des combats, pas mal de violence, etc...
Mais mine de rien, je me suis finalement fait accrocher par le récit.
Côté dessin, comme dit plus haut, ça sent le déjà-vu sans pour autant pouvoir accrocher une référence particulière. Mais, à part l'encrage des premières planches que j'ai trouvé moyen, le résultat n'est pas mauvais et agréable à lire. Le seul véritable reproche que je ferais sont les mimiques clichés des deux héros : rictus guerrier, surprise exacerbée, visage tout désolé ou triste de l'héroïne.
Côté scénario, je pourrais aussi reprocher, outre son côté déjà-vu, sa naïveté : les ficelles scénaristiques sont trop grosses et trop faciles la plupart du temps. Et pourtant il se dégage un petit quelque chose d'agréable à lire, de prenant. Les personnages, malgré leur naïveté balourde et leur côté cliché (la voleuse belle mais farouche et colérique, le guerrier super fort qui tue ses 23 muscéens armés sans peine et qui se contente de grogner de colère et de jouer les hargneux), sont assez attachants. Et surtout, le scénario banal de ce premier tome prend un tour nouveau à la toute fin avec ce qui semble appeler à être cette "Porte des Mondes" dont la série porte le titre, ainsi qu'avec ce "Mur" (qui n'est pas sans me rappeler pour le moment Le Mur de Pan bien évidemment).
Bref, pour le moment, cette BD ne casse pas des briques et ne brille pas trop par son originalité mais la lecture n'en est pas désagréable et je lirais la suite pour voir. Mais par précaution, comme il s'agit d'un tome 1 de chez Soleil et que rien n'indique qu'il y aie vraiment une suite chez cet éditeur de peu de confiance, je me garde bien d'en conseiller l'achat.
Note : 3,5/5
Belle entame pour « révélations », série à mettre au crédit des éditions SOLEIL qui ont le mérite d'élargir pour une fois leur catalogue en nous proposant autre chose que de l'Héroic Fantasy. La bonne surprise ne réside pas pour autant dans le thème abordé, qui lorgne largement dans la mouvance « Da Vinci Code » et son effet de mode. Cette enquête sur une mort mystérieuse au vatican n'est pas d'une immense originalité. L'histoire semble prendre un tournant surnaturel mais ce 1er album ne délivre au final que peu de clefs. Il faudra attendre (avec une certaine envie, pour ma part), la suite pour savoir où les auteurs décident de nous emmener. L'atmosphère générale de l'album n'aspire pas à la jovialité. Scènes nocturnes, déluge de pluie, catacombes, salles d'autopsie ou d'interrogatoires, sacrifices rituels, autant d'artifices installant une « saine » ambiance. Heureusement, les dialogues apportent par moment une touche d'humour non négligeable. Le Graphisme est très photoshopisé et ne plaira pas à tout le monde. Je trouve pour ma part que ces personnages aux yeux hypertrophiés sont extrement attachant. La mise en page est impeccable.
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La Guilde
Je ne vais pas m’attarder sur le dessin qui est dans un style "Disney pur jus" mais sans aucune saveur particulière. Malheureusement l’histoire n’est en rien bien transcendante. Le récit donne l’impression d’être inutilement alambiqué. Les relations sont volontairement confuses pour laisser un peu de suspense pour la suite. J’y ai moyennement accroché. Pour finir, je trouve le papier d’impression de faible qualité. Bref, un ouvrage tape à l’oeil qui ne renouvelle en rien le genre.
Helldorado
Tout comme Ro, j’ai lu cette bd en prépub intégrale sur le site de l’éditeur. L’histoire est assez dure, à en avoir des nausées tellement tout parait si réel. Le trait de Noé y est pour beaucoup dans ce ressenti. Cette fiction est ouvertement inspirée de l’Histoire de l’Amérique latine du 17e siècle avec un affrontement entre peuples indigènes et conquistadors. Le récit de Morvan, co-scénarisé par Dragan, reprend les éléments clés de cette période, à savoir : les sacrifices rituels des indigènes, les maladies apportées par les colons espagnols et les massacres causés par ces derniers. Bref, un premier tome qui fait déjà parler de lui avant sa sortie et révèle un auteur argentin à suivre de près : Ignacio Noé.
Nathaniel
Je n’avais pas trop accroché au premier album d’Alexis Robin… Il était ambitieux mais trop peu abouti à mes yeux. Avec Nathaniel, Robin débute une série en format 48 pages couleurs. Ce qui lui permettra sans doute de toucher un plus vaste public. Et c’est tant mieux parce que ce premier album, bien que plus « formaté », se révèle plus réussi que son précédent. Il tient bien les rênes de son intrigue et de ses personnages. Dieu sait que sur un sujet pareil, avec un postulat de série b qu’il faut accepter dès le départ, y’a moyen de tomber dans un ridicule fini. Mais ici, tout passe à la lecture. Le rythme est bon, l’atmosphère est angoissante. Seul regret : ces couleurs un peu fades avec cette dominante de vert… beurk… des couleurs plus vives auraient pu donner un bon contraste avec la noirceur de l’intrigue. Là, ça fait un peu ton sur ton…
Les contes de Brocéliande
Avec cette énième déclinaison des contes celtiques, Istin (et ses amis) nous livrent une série qui se lit avec un petit air de déjà vu. Une trame de fond un peu bidon sert de prétexte à se remémorer des contes, ces derniers se révélant bien peu passionnant finalement. Les contes sont trop serrés dans un carcan narratif qui donne l’impression de les expédier vite fait sans prendre le temps de les exposer. Dispensable donc . . .
Le Dessinateur, la colline et le cosmos
Bonne occasion de rappeler que sur BDTheque, les notes représentent le plaisir ressenti à la lecture d’une BD, pas la qualité intrinsèque de cette dernière. Parce qu’alors certes on peut dire sans se tromper que cette BD est pleine de bonnes idées, originale, et sort des sentiers battus. Mais alors qu’est ce que je me suis ennuyé. Le scénario est beaucoup trop loufoque pour moi, trop décousu, trop onirique. Je me doute bien que beaucoup de gens vont adorer ce bouquin, mais alors uniquement à condition d’être friand de se genre de délire artistique et absurde. Bref, un auteur talentueux, une BD originale, à vous de voir si le trip vous tente… Moi je suis clairement passé à coté.
Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Ce manga n'étant plus édité, j'ai dû l'acheter par VPC d'occasion. Et lorsque je l'ai reçu j'ai d'abord été surpris par son format. En effet les "pavés" (je ne vois vraiment pas comment les appeler autrement) ne répondent pas aux critères habituels des mangas. Ils sont plus hauts, plus profonds, ont le dos carré, des couvertures rigides, pas de sur-couverture et font en moyenne 340 pages! Autant dire qu'un marque page vous sera indispensable... Inhabituel pour un manga. Le dessin est un peu vieillot et les dégradés de gris notamment font parfois un peu pitié (je pense notamment aux cheveux d'Akémi hachurés horizontalement pour reproduire le "blond"). De même les visages, au début un peu trop rondouillards, s'affinent au fur et à mesure. Mais l'ensemble reste agréable à voir. Autre point faible graphiquement : à part dans le dernier chapitre, les personnages évoluent peu ou prou physiquement alors que 5 années s'écoulent. Pour moi, cette oeuvre rate le 5/5 à cause de ces faiblesses graphiques. Car ce manga est un des meilleurs que j'ai pu lire. L'anime "Juliette je t'aime" est si connu qu'il est inutile de présenter l'histoire qui, elle non plus, ne correspond pas exactement aux critères habituels... Sans révolutionner l'univers manga pour autant. Souvent drôle, parfois poignant, rarement gnangnan, cette série et très agréable à lire car ces personnages sont très attachants grâce à leur caractère bien trempé mais un peu immuables. Au final, les sentiments exprimés sont très crédibles et on prend plaisir à suivre les déboires de nos héros grâce à un humour bien présent du début à la fin. Si vous arrivez à dégotter une intégrale pas trop chère (bon courage (^_^) ), n'hésitez pas ! Comme souvent, le manga surclasse l'anime en matière de récit et d'émotion. MAJ : Ce manga est actuellement ré-édité par Tonkam dans une version moins chère mais moins belle (pas de couverture cartonnées, les premières illustrations ne sont plus en couleurs, le papier est de piètre qualité et le format de plus petite taille (presque 2 fois plus petit) a nécessité de résumer nombreux dialogues (sans toutefois en modifier le sens). Bref, même si le rapport qualité-prix de cette ré-édition reste honnête, elle est très inférieure à l'édition originale. Enfin dans cette ré-édition, Kyoko n'est plus concierge mais gérante (utilité de cette modification?).
Terres d'Ombre
Le dessin est assez sombre mais bien exécuté, c'est agréable à regarder sans être formidable. Bien mais je me suis rarement arrêté dans ma lecture pour regarder avec attention les cases. L'histoire, comme il l'a déjà été dit auparavant, est très sombre. Tous les personnages sont pourris jusqu'à la moelle. Aucun n'aura le droit à une rédemption, ils sont mauvais et ne s'en cachent pas. C'est quand même bien malsain et je ne suis pas client de ce genre là. C'est de la dark fantasy, le scénario se base sur le destin de deux tire-laine à la sauce assassin et violeur et d'une nécromancienne de talent qui recherche le pouvoir absolu, le tout pendant une guerre entre deux royaumes. J'ai été agréablement surpris par les rebondissements qui font que l'histoire est riche et assez surprenante même si on sait qu'au final peu survivront. C'est la règle non écrite de ce genre d'histoire. L'intégrale est un bel objet et son prix est suffisamment correct pour que j'en conseille l'achat. Une bd "bourrine" (pour reprendre le mot d'un posteur précédent) avec laquelle on passe un bon moment, il y a même de l'humour, cynique, mais ça me fait rire quand même.
Les Gaulois contre César (La Guerre des Gaules)
Note approximative : 2.5/5 Sans être très érudit en matière d'histoire, je ne rechigne pas à lire un livre ou une BD sur un thème historique. Parmi les 3 BDs nouvellement éditées par Larousse, j'ai choisi de lire celle sur la Guerre des Gaules car c'est sans doute le sujet que je maîtrisais le mieux (en partie grâce à mes lectures BD d'ailleurs, non pas Astérix mais plutôt Alcibiade Didascaux et Vae Victis par exemple qui sans être des BDs formidables m'en ont appris quand même pas mal sur les peuples Gaulois et les manoeuvres romaines). Première déception : on m'avait présenté ces ouvrages comme des inédits mais j'ai découvert à la lecture qu'il s'agissait en fait de réédition d'oeuvres datant de 1983, parues à l'époque dans la collection Larousse "Les Grandes Batailles de l'Histoire". En quoi est-ce si décevant ? Eh bien, le dessin et la narration datent vraiment. Xavier Musquera est au dessin. De lui, je connaissais déjà la série Mr Wens au graphisme déjà très désuet, proche de la ligne claire. Les gaulois et les romains de cette BD se retrouvent donc relativement bien dessinés techniquement parlant, mais figés et d'aspect vieillot. Les couleurs ne sont pas terribles. Et dans l'ensemble, cette BD me rappelle tout simplement les BDs éducatives de ma jeunesse, celles qu'on pouvait lire dans les CDI. J'en suis même venu à me demander si je n'avais pas déjà lu cette BD à l'époque d'ailleurs. Au niveau du récit, c'est de l'Historique pur et dur. Le scénariste est d'ailleurs historien lui-même. Les amateurs d'Histoire seront donc ravis au détail près que le récit, aucunement romancé ou à peine, n'est pas très prenant. Ce n'est pas le genre de BD qu'on lit pour passer le temps mais plutôt réellement pour s'instruire, pour peu qu'on ne connaisse pas déjà très bien cette période assez souvent traitée en littérature et ailleurs. Une bonne initiative éducative et historique mais une Bd un peu désuette, pas très jolie et pas formidablement racontée, loin d'être palpitante à mes yeux.
La Porte des mondes
Grandement lassé par les séries heroic-fantasy de chez Soleil, c'est dans l'idée que je n'allais pas aimer que j'ai lu cette BD (empruntée en bibliothèque, pour les curieux). Dès le départ, je suis parti sur des constatations dépitées d'usage dans ce genre de lecture de la part d'un lecteur BD aguerri : monde heroic-fantasy banal avec plusieurs races, les dominants, les dominés, dessin correct mais quelconque avec de nombreux emprunts à droite à gauche, un héros guerrier, une belle héroïne voleuse, un complot des méchants dans lequel se retrouvent impliqués sans le vouloir les gentils, des courses-poursuites, une fille nue dans son bain, tiens un homme nu aussi, de la magie, des combats, pas mal de violence, etc... Mais mine de rien, je me suis finalement fait accrocher par le récit. Côté dessin, comme dit plus haut, ça sent le déjà-vu sans pour autant pouvoir accrocher une référence particulière. Mais, à part l'encrage des premières planches que j'ai trouvé moyen, le résultat n'est pas mauvais et agréable à lire. Le seul véritable reproche que je ferais sont les mimiques clichés des deux héros : rictus guerrier, surprise exacerbée, visage tout désolé ou triste de l'héroïne. Côté scénario, je pourrais aussi reprocher, outre son côté déjà-vu, sa naïveté : les ficelles scénaristiques sont trop grosses et trop faciles la plupart du temps. Et pourtant il se dégage un petit quelque chose d'agréable à lire, de prenant. Les personnages, malgré leur naïveté balourde et leur côté cliché (la voleuse belle mais farouche et colérique, le guerrier super fort qui tue ses 23 muscéens armés sans peine et qui se contente de grogner de colère et de jouer les hargneux), sont assez attachants. Et surtout, le scénario banal de ce premier tome prend un tour nouveau à la toute fin avec ce qui semble appeler à être cette "Porte des Mondes" dont la série porte le titre, ainsi qu'avec ce "Mur" (qui n'est pas sans me rappeler pour le moment Le Mur de Pan bien évidemment). Bref, pour le moment, cette BD ne casse pas des briques et ne brille pas trop par son originalité mais la lecture n'en est pas désagréable et je lirais la suite pour voir. Mais par précaution, comme il s'agit d'un tome 1 de chez Soleil et que rien n'indique qu'il y aie vraiment une suite chez cet éditeur de peu de confiance, je me garde bien d'en conseiller l'achat.
Révélations
Note : 3,5/5 Belle entame pour « révélations », série à mettre au crédit des éditions SOLEIL qui ont le mérite d'élargir pour une fois leur catalogue en nous proposant autre chose que de l'Héroic Fantasy. La bonne surprise ne réside pas pour autant dans le thème abordé, qui lorgne largement dans la mouvance « Da Vinci Code » et son effet de mode. Cette enquête sur une mort mystérieuse au vatican n'est pas d'une immense originalité. L'histoire semble prendre un tournant surnaturel mais ce 1er album ne délivre au final que peu de clefs. Il faudra attendre (avec une certaine envie, pour ma part), la suite pour savoir où les auteurs décident de nous emmener. L'atmosphère générale de l'album n'aspire pas à la jovialité. Scènes nocturnes, déluge de pluie, catacombes, salles d'autopsie ou d'interrogatoires, sacrifices rituels, autant d'artifices installant une « saine » ambiance. Heureusement, les dialogues apportent par moment une touche d'humour non négligeable. Le Graphisme est très photoshopisé et ne plaira pas à tout le monde. Je trouve pour ma part que ces personnages aux yeux hypertrophiés sont extrement attachant. La mise en page est impeccable.