Reprendre l'histoire d'Ulysse en bd... la série ne m'a pas attiré au départ. Après l'avoir lue, absolument aucune déception. L'adaptation est très réussie. Ulysse est victime de tous les dieux, représentés comme des hommes. L'épisode avec Circé est vraiment bien fait. Les auteurs insistent bien sur la méchanceté des dieux.
J'adore pour ma part les dessins, très soignés. Les décors dans "Ulysse" sont très nombreux, et le dessinateur s'en sort très bien.
Par contre, les auteurs abusent souvent : il est très difficile de trouver dans les albums des femmes ni dénudées, ni en tenue légère. C'est pas que ça me déplaise, mais je ne suis pas sur que ça soit comme ça dans le scénario d'Homère.
Enfin, bref, la série est quand même réussie et il est dommage qu'elle soit introuvable maintenant.
Note approximative : 2.5/5
Lax s'attache décidément à mettre en images les conflits du 20e siècle les moins connus du grand public. Après la Guerre d'Algérie (Azrayen), après la Guerre d'Indochine (Les oubliés d'Annam), après la "libération" de la Roumanie en 1989 (La Fille aux Ibis), il s'attelle ici au complexe conflit Irlandais entre Catholiques et Protestants.
Le trait du dessin de Lax me plait beaucoup. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal avec les couleurs de cette BD. Je les trouve globalement très moyennes mais aussi parfois franchement moches. Dommage...
Mais ça n'aurait pas changé de toute manière le fait que j'ai très peu accroché à cette histoire.
Ca commençait avec quelques premières pages où la narration m'a paru totalement confuse, j'ai eu un mal fou à y comprendre quelque chose de clair.
Une fois le récit devenu net, on saute d'un coup d'années en années, à la manière d'une biographie où on s'attache à certaines évènements clés sans jamais entrer en profondeur dans l'histoire et les personnages. Le résultat est que je ne me suis absolument pas attaché ni aux personnages ni à leurs péripéties. Chiens de fusil ressemble plus pour moi à un témoignage historique, la biographie d'un personnage (réel ou non ?), son implication dans l'IRA, ses causes et ses conséquences.
Relativement intéressant, mais franchement sans plus car je n'en ai pas appris plus que ce que je savais déjà.
Alors reste le beau dessin et le fait que ça se lit relativement bien (hormis le début pour moi), mais sinon j'ai trouvé le tout très dispensable.
Cette trilogie est à conseiller à tous ceux qui ne connaissent par le genre Fantasy et qui souhaitent découvrir cet univers car c’est pour moi ce qui a été fait de mieux depuis.
L’histoire s’articule autour de la quête d’un roi que les dieux ont couronné pour satisfaire à leurs intrigues personnelles, c’est passionnant et très bien construit, un véritable modèle dans le genre avec de nombreux rebondissements. J’ai d’ailleurs toujours autant de plaisir à la relire depuis la sortie du troisième et dernier tome en 1992 (4 année d’attente entre le 2 et le 3….c’était très dur !)
Les dessins de Ségur sont magnifiques dans son style très caractéristique demandant peut-être au départ un petit temps d’adaptation. Les couleurs utilisées sont plutôt dans des tons pastel qui s’accordent parfaitement à l’univers imaginé par l’auteur.
Chevalier et Ségur ont enfanté un véritable chef d’œuvre dont la qualité sera difficilement égalable
Enfin une BD sur le thême des pompiers et des difficultés qu'ils peuvent rencontrer... Comment se servir d'une pince de désincarcération ? Et surtout comment comprendre la notice...?
Tout cela dans un mélange de vérités et d'humour, un dessin naïf mais qui rappelle cependant le Gaston Lagaffe de nos enfances.
Gaston Lagaffe est la première bd qui m'a vraiment fait rire. Et il y a de quoi... Les gags sont absolument drôlissimes (surtout à partir du tome 6 où les histoires s'améliorent en même temps que le dessin). La mouette et le chat rajoutent à la suite de la série un plus. Les personnages secondaires sont vraiment bien réussis: Prunelle, De Maesmaeker,... Gaston Lagaffe, lui, est absolument irrésistible: ses siestes, ses inventions délirantes (le gaffophone, la lampe à énergie solaire, qui ne marche qu'en plein soleil,...).
Les dessins sont très réussis, les têtes de Prunelle ou Lebrac énervés se suffisent pour faire rire. Une super bd sur tous les points. Dommage que les cinq premiers tomes manquent de saveur.
Mayam...
Un peu comme la planète éponyme de l'histoire, cette BD peut révéler une richesse insoupçonnée et enivrante.
Après la lecture du premier cycle en entier (3 premiers tomes), j'avoue être tombé sous le charme de cette série sans prétention, mais vraiment pas sans attrait.
En fait ce vieux routard de Desberg a su admirablement jouer avec les codes classiques du sous-genre "space odyssey" (Jack Vance n'est pas loin) et nous offre ainsi un grand dépaysement.
L'idée de départ est asser forte : les tribulations d'un délégué terrien aux confins des mondes connus, sur une planète entièrement régie par la naissance, le développement et la mort d'une foultitude de religions. Ce postulat de la simplicité aux développements multiples permet de promener à loisir le lecteur sans jamais le perdre et le faire véritablement adhérer à l'univers imaginé par les auteurs.
Greffez là-dessus de jouissifs caractères cyniques et aventureux aux personnages, des rebondissements impétueux, un mystère insondable, et vous avez toute la trame d'une épopée donnant du plaisir au premier degré.
Accompagné du dessin élégant de Koller, rappelant un peu un mélange de Berthet et Giraud-Moebius par moment, qui s'est visiblement fait plaisir en imaginant certains décors, cette série est véritablement à découvrir.
Les scénarios de cette bd sont très bien ficelés et l'intrigue est plutôt prenante. Par contre, il ne faut pas la feuilleter avant, parce qu'on est tout de suite découragé par la longueur des textes. Quand on la lit pour le coup, c'est vraiment longuet... Les dessins n'arrangent rien, ils sont fades et sans intérêt.
Bon, le tout se laisse lire (en plusieurs fois), mais pas relire! Je reconnais par contre que l'auteur a fait un gros travail pour réaliser la bd, et rien que pour ça, la série mérite la moyenne.
Plus ça va et plus je suis amoureux de cette BD et de son héroïne.
Ted Naifeh construit lentement mais sûrement un univers extrêmement solide et subjuguant, et ce qui paraissait une BD de petites chroniques autour d'une apprentie sorcière (encore !) se révèle d'une grande richesse (on découvre peu à peu les règles, l'histoire et les liens entre le monde des sorciers et celui des Choses de la Nuit), mais le tout sans pyrotechnie inutile et alourdissante, et sans enchantement merveilleux : le monde de la magie est sombre et plutôt inquiétant, en faire partie n'est pas plus facile au quotidien que de vivre dans le monde ordinaire, et à peine moins déprimant.
Le dessin et le magnifique noir et blanc de Ted Naifeh participent complètement à l'ambiance oppressante, mais palpitante, qui habite ses albums.
Un grand merci à Akileos de nous permettre de suivre ces aventures (un petit bémol : j'aurais bien aimé que les couvertures des issues de la VO soit reprises en couleur dans l'album, mais bon...)
En résumé, on pourrait dire que si Harry Potter avait sombré dans la Dark Fantaisy, il aurait à coup sûr rencontré la petite Courtney... et s'en serait pris plein sa tronche d'enfant sage.
En grand fan d'Andreas, je connaissais depuis longtemps cette série sans l'avoir lue. Mais j'avais un peu d'appréhension à force de lire des avis négatifs et parce qu'Andreas n'était pas au dessin. Je craignais de ne pas retrouver ce que j'aime chez mon auteur préféré.
Pour commencer, j'ai été rassuré par le dessin. Durieux a un style un tout petit peu trop réaliste pour mes goûts personnels mais très joli, très maîtrisé : j'aime bien. Bon, je n'y retrouve pas le charme et l'aura que j'aime tant dans le dessin d'Andreas, mais ça me va. D'autant plus qu'étrangement, dans les planches de Durieux, je retrouve des éléments qu'on trouve souvent dans celles d'Andreas : les puzzles 3D, la maison moderne du milliardaire, le désert, la base militaire, les objets récurrents rouge et blanc... autant d'éléments qui font dans mon esprit le lien avec d'autres oeuvres que j'ai beaucoup aimé (Arq, Le Triangle Rouge, etc...). Bref, je n'ai pas été trop dépaysé de mes habitudes d'amateur d'Andreas.
L'histoire n'est pas très facile à aborder en première lecture car on ne voit pas bien où elle mène. En cela, à nouveau, je n'ai pas été rebuté, sachant à quel point Andreas aime faire réfléchir son lecteur. Comme dans nombre de ses oeuvres, je me suis pris à observer les détails, les récurrences, les textes, pour chercher les clés d'une énigme que je ne discernais pas encore.
Ma lecture du tome 1 s'est faite sans être vraiment captivé mais sans déplaisir. J'ai commencé à me sentir nettement plus dans l'histoire à partir du tome 2 où les choses restent mystérieuses, on ne voit toujours pas trop où on va, mais ça se précise. Le tome 3 a ensuite formé une vraie conclusion, expliquant les bizarreries du début de l'histoire, d'une manière presque trop directe et facile à comprendre pour une oeuvre d'Andreas, qui d'habitude se laisse bien plus difficilement déchiffrer.
A cette conclusion, tout devient relativement clair, si ce n'est la petite question que se pose M. Gris, et donc le lecteur aussi, en fin de récit. Mais, alors que dans d'autres récits à énigme d'Andreas comme Cyrrus / Mil, Le Triangle Rouge ou Rork, je criais au génie quand je découvrais la clé de la BD grâce à une vraie reflexion personnelle et à des hypothèses que je devais moi-même vérifier point par point, ici je suis presque déçu que tout soit expliqué à la fin, comme une simple histoire fantastique où tout ou presque est offert au lecteur en fin de récit. L'histoire, bien qu'astucieusement menée, s'en relève assez moyenne, sans grande ambition ni scénaristique ni narrative.
Une lecture agréable, un joli dessin, mais rien de transcendant hélas.
Amateur de l’étrange, voilà la bande dessinée que vous recherchiez. Car finalement Lovecraft pourrait être considéré comme l’équivalent en bande dessinée des histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe... Toute l'histoire est dans et hors du réel. C'est surprenant et d'une rare originalité. Coté dessin, vraiment, chapeau bas. Bien qu'il faille encore aimer !!! Mais pour ma part j'ai trouvé le graphisme d'une très grande richesse et originalité. Une explosion de couleurs qui me fait un peu penser à du Mattoti... Bref, beaucoup de fantastique et de liberté...
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Ulysse
Reprendre l'histoire d'Ulysse en bd... la série ne m'a pas attiré au départ. Après l'avoir lue, absolument aucune déception. L'adaptation est très réussie. Ulysse est victime de tous les dieux, représentés comme des hommes. L'épisode avec Circé est vraiment bien fait. Les auteurs insistent bien sur la méchanceté des dieux. J'adore pour ma part les dessins, très soignés. Les décors dans "Ulysse" sont très nombreux, et le dessinateur s'en sort très bien. Par contre, les auteurs abusent souvent : il est très difficile de trouver dans les albums des femmes ni dénudées, ni en tenue légère. C'est pas que ça me déplaise, mais je ne suis pas sur que ça soit comme ça dans le scénario d'Homère. Enfin, bref, la série est quand même réussie et il est dommage qu'elle soit introuvable maintenant.
Chiens de fusil
Note approximative : 2.5/5 Lax s'attache décidément à mettre en images les conflits du 20e siècle les moins connus du grand public. Après la Guerre d'Algérie (Azrayen), après la Guerre d'Indochine (Les oubliés d'Annam), après la "libération" de la Roumanie en 1989 (La Fille aux Ibis), il s'attelle ici au complexe conflit Irlandais entre Catholiques et Protestants. Le trait du dessin de Lax me plait beaucoup. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal avec les couleurs de cette BD. Je les trouve globalement très moyennes mais aussi parfois franchement moches. Dommage... Mais ça n'aurait pas changé de toute manière le fait que j'ai très peu accroché à cette histoire. Ca commençait avec quelques premières pages où la narration m'a paru totalement confuse, j'ai eu un mal fou à y comprendre quelque chose de clair. Une fois le récit devenu net, on saute d'un coup d'années en années, à la manière d'une biographie où on s'attache à certaines évènements clés sans jamais entrer en profondeur dans l'histoire et les personnages. Le résultat est que je ne me suis absolument pas attaché ni aux personnages ni à leurs péripéties. Chiens de fusil ressemble plus pour moi à un témoignage historique, la biographie d'un personnage (réel ou non ?), son implication dans l'IRA, ses causes et ses conséquences. Relativement intéressant, mais franchement sans plus car je n'en ai pas appris plus que ce que je savais déjà. Alors reste le beau dessin et le fait que ça se lit relativement bien (hormis le début pour moi), mais sinon j'ai trouvé le tout très dispensable.
Légendes des Contrées Oubliées
Cette trilogie est à conseiller à tous ceux qui ne connaissent par le genre Fantasy et qui souhaitent découvrir cet univers car c’est pour moi ce qui a été fait de mieux depuis. L’histoire s’articule autour de la quête d’un roi que les dieux ont couronné pour satisfaire à leurs intrigues personnelles, c’est passionnant et très bien construit, un véritable modèle dans le genre avec de nombreux rebondissements. J’ai d’ailleurs toujours autant de plaisir à la relire depuis la sortie du troisième et dernier tome en 1992 (4 année d’attente entre le 2 et le 3….c’était très dur !) Les dessins de Ségur sont magnifiques dans son style très caractéristique demandant peut-être au départ un petit temps d’adaptation. Les couleurs utilisées sont plutôt dans des tons pastel qui s’accordent parfaitement à l’univers imaginé par l’auteur. Chevalier et Ségur ont enfanté un véritable chef d’œuvre dont la qualité sera difficilement égalable
Les Pompiers
Enfin une BD sur le thême des pompiers et des difficultés qu'ils peuvent rencontrer... Comment se servir d'une pince de désincarcération ? Et surtout comment comprendre la notice...? Tout cela dans un mélange de vérités et d'humour, un dessin naïf mais qui rappelle cependant le Gaston Lagaffe de nos enfances.
Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe est la première bd qui m'a vraiment fait rire. Et il y a de quoi... Les gags sont absolument drôlissimes (surtout à partir du tome 6 où les histoires s'améliorent en même temps que le dessin). La mouette et le chat rajoutent à la suite de la série un plus. Les personnages secondaires sont vraiment bien réussis: Prunelle, De Maesmaeker,... Gaston Lagaffe, lui, est absolument irrésistible: ses siestes, ses inventions délirantes (le gaffophone, la lampe à énergie solaire, qui ne marche qu'en plein soleil,...). Les dessins sont très réussis, les têtes de Prunelle ou Lebrac énervés se suffisent pour faire rire. Une super bd sur tous les points. Dommage que les cinq premiers tomes manquent de saveur.
Mayam
Mayam... Un peu comme la planète éponyme de l'histoire, cette BD peut révéler une richesse insoupçonnée et enivrante. Après la lecture du premier cycle en entier (3 premiers tomes), j'avoue être tombé sous le charme de cette série sans prétention, mais vraiment pas sans attrait. En fait ce vieux routard de Desberg a su admirablement jouer avec les codes classiques du sous-genre "space odyssey" (Jack Vance n'est pas loin) et nous offre ainsi un grand dépaysement. L'idée de départ est asser forte : les tribulations d'un délégué terrien aux confins des mondes connus, sur une planète entièrement régie par la naissance, le développement et la mort d'une foultitude de religions. Ce postulat de la simplicité aux développements multiples permet de promener à loisir le lecteur sans jamais le perdre et le faire véritablement adhérer à l'univers imaginé par les auteurs. Greffez là-dessus de jouissifs caractères cyniques et aventureux aux personnages, des rebondissements impétueux, un mystère insondable, et vous avez toute la trame d'une épopée donnant du plaisir au premier degré. Accompagné du dessin élégant de Koller, rappelant un peu un mélange de Berthet et Giraud-Moebius par moment, qui s'est visiblement fait plaisir en imaginant certains décors, cette série est véritablement à découvrir.
Blake et Mortimer
Les scénarios de cette bd sont très bien ficelés et l'intrigue est plutôt prenante. Par contre, il ne faut pas la feuilleter avant, parce qu'on est tout de suite découragé par la longueur des textes. Quand on la lit pour le coup, c'est vraiment longuet... Les dessins n'arrangent rien, ils sont fades et sans intérêt. Bon, le tout se laisse lire (en plusieurs fois), mais pas relire! Je reconnais par contre que l'auteur a fait un gros travail pour réaliser la bd, et rien que pour ça, la série mérite la moyenne.
Courtney Crumrin
Plus ça va et plus je suis amoureux de cette BD et de son héroïne. Ted Naifeh construit lentement mais sûrement un univers extrêmement solide et subjuguant, et ce qui paraissait une BD de petites chroniques autour d'une apprentie sorcière (encore !) se révèle d'une grande richesse (on découvre peu à peu les règles, l'histoire et les liens entre le monde des sorciers et celui des Choses de la Nuit), mais le tout sans pyrotechnie inutile et alourdissante, et sans enchantement merveilleux : le monde de la magie est sombre et plutôt inquiétant, en faire partie n'est pas plus facile au quotidien que de vivre dans le monde ordinaire, et à peine moins déprimant. Le dessin et le magnifique noir et blanc de Ted Naifeh participent complètement à l'ambiance oppressante, mais palpitante, qui habite ses albums. Un grand merci à Akileos de nous permettre de suivre ces aventures (un petit bémol : j'aurais bien aimé que les couvertures des issues de la VO soit reprises en couleur dans l'album, mais bon...) En résumé, on pourrait dire que si Harry Potter avait sombré dans la Dark Fantaisy, il aurait à coup sûr rencontré la petite Courtney... et s'en serait pris plein sa tronche d'enfant sage.
Mobilis
En grand fan d'Andreas, je connaissais depuis longtemps cette série sans l'avoir lue. Mais j'avais un peu d'appréhension à force de lire des avis négatifs et parce qu'Andreas n'était pas au dessin. Je craignais de ne pas retrouver ce que j'aime chez mon auteur préféré. Pour commencer, j'ai été rassuré par le dessin. Durieux a un style un tout petit peu trop réaliste pour mes goûts personnels mais très joli, très maîtrisé : j'aime bien. Bon, je n'y retrouve pas le charme et l'aura que j'aime tant dans le dessin d'Andreas, mais ça me va. D'autant plus qu'étrangement, dans les planches de Durieux, je retrouve des éléments qu'on trouve souvent dans celles d'Andreas : les puzzles 3D, la maison moderne du milliardaire, le désert, la base militaire, les objets récurrents rouge et blanc... autant d'éléments qui font dans mon esprit le lien avec d'autres oeuvres que j'ai beaucoup aimé (Arq, Le Triangle Rouge, etc...). Bref, je n'ai pas été trop dépaysé de mes habitudes d'amateur d'Andreas. L'histoire n'est pas très facile à aborder en première lecture car on ne voit pas bien où elle mène. En cela, à nouveau, je n'ai pas été rebuté, sachant à quel point Andreas aime faire réfléchir son lecteur. Comme dans nombre de ses oeuvres, je me suis pris à observer les détails, les récurrences, les textes, pour chercher les clés d'une énigme que je ne discernais pas encore. Ma lecture du tome 1 s'est faite sans être vraiment captivé mais sans déplaisir. J'ai commencé à me sentir nettement plus dans l'histoire à partir du tome 2 où les choses restent mystérieuses, on ne voit toujours pas trop où on va, mais ça se précise. Le tome 3 a ensuite formé une vraie conclusion, expliquant les bizarreries du début de l'histoire, d'une manière presque trop directe et facile à comprendre pour une oeuvre d'Andreas, qui d'habitude se laisse bien plus difficilement déchiffrer. A cette conclusion, tout devient relativement clair, si ce n'est la petite question que se pose M. Gris, et donc le lecteur aussi, en fin de récit. Mais, alors que dans d'autres récits à énigme d'Andreas comme Cyrrus / Mil, Le Triangle Rouge ou Rork, je criais au génie quand je découvrais la clé de la BD grâce à une vraie reflexion personnelle et à des hypothèses que je devais moi-même vérifier point par point, ici je suis presque déçu que tout soit expliqué à la fin, comme une simple histoire fantastique où tout ou presque est offert au lecteur en fin de récit. L'histoire, bien qu'astucieusement menée, s'en relève assez moyenne, sans grande ambition ni scénaristique ni narrative. Une lecture agréable, un joli dessin, mais rien de transcendant hélas.
Lovecraft (Breccia)
Amateur de l’étrange, voilà la bande dessinée que vous recherchiez. Car finalement Lovecraft pourrait être considéré comme l’équivalent en bande dessinée des histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe... Toute l'histoire est dans et hors du réel. C'est surprenant et d'une rare originalité. Coté dessin, vraiment, chapeau bas. Bien qu'il faille encore aimer !!! Mais pour ma part j'ai trouvé le graphisme d'une très grande richesse et originalité. Une explosion de couleurs qui me fait un peu penser à du Mattoti... Bref, beaucoup de fantastique et de liberté...