Les derniers avis (114971 avis)

Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série New-Messiah.com
New-Messiah.com

Honnêtement, ce n'est pas facile de parler d'un livre lorsque l'on connaît, au moins par le biais du forum de BDP, l'auteur. Cette bande dessinée est basée sur les problèmes géopolitiques récents, que Pierre Paul maîtrise parfaitement. Même si les premières pages sont très bavardes, il instaure une atmosphère voire un climat hyper réaliste où apparaît un mystérieux personnage (le messie « One ») qui lui, l'est un peu moins. C'est peut-être là où réside la faiblesse du scénario : l'adhésion un peu trop facile aux idées messianiques. Mais si on part de ce postulat de base, l'histoire, ou plutôt l'intrigue tient debout : une enquête journalistique menée par Michael D. Yauch (décidément, les journalistes ont le vent en poupe ces temps ci : Thomas Silane, Rafales, ...). Même si le dessin ne m'a guère convaincu, j'ai aimé cette bande dessinée originale ; et c'est sans hésitation aucune que j'achèterai le prochain volume. Un détail pour finir, même si Kathleen Peltz prend des douches accompagnées (ah ! la fameuse page 36 !), n'aurait-elle qu'une seule et même tenue en 4 ans ? En effet, la belle traverse l'album (flash back compris) avec toujours la même jupe et le même pull-over (sauf évidement à la page 35 où elle doit être plus à l'aise pour... enfin, vous verrez.) Imbroglio politico-financier sur fonds de perte des valeurs, bref un thème d'une actualité criante. « Le 21ème siècle sera spirituel ou ne le sera pas » disait Malraux, Pierre Paul Verelst en livre là son interprétation toute personnelle. A lire évidemment.

15/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Dracula, le prince valaque Vlad Tepes
Dracula, le prince valaque Vlad Tepes

Une vraie petite merveille graphique et scénaristique ! L'histoire que nous propose Françoise-Sylvie Pauly nous plonge avec délectation dans l'histoire du personnage qui inspira Dracula à Bram Stoker. Les bases du scénario, avant tout historique, sont un habile remaniement des textes existants sur le prince valaque, le tout vu par le biais de son épouse. La liaison avec le phénomène de vampirisme est digne d'un roman gothique fin 19e, épaulée par un habile mélange entre des oeuvres phares du genre (Dracula, bien sûr, mais aussi Carmilla de Le Fanu). Avis aux amateurs : aucun humour ne transpire de cet album, mais bien un habile mélange de cruauté, de folie et de fantastique. Au niveau du dessin, je dois avouer que le travail de Croci se bonifie d'albums en albums. Encore hésitant à l'époque de Sècle de Sang, plus maîtrisé à partir d'Auschwitz, son trait torturé et incisif (qui peut parfois rappeler celui de Sorel) arrive aisément à plonger le lecteur en ces heures de ténèbres. La couleur rehausse par ailleurs avec brio ce dessin si particulier. On sent par ailleurs la présence d'un grand travail de recherche en amont. Tous les lieux évoqués et ayant un lien avec la vie de Vlad Tepes sont d'un réalisme exceptionnel pour qui les a visité (Poïenari, mais aussi Snagov sont exactement tel que les dessine Croci, que ce soit au niveau des proportions, de l'emplacement et de l'aspect visuel). En bref : avis aux amateurs de fantastique (et de Dracula), vous ne serez pas déçu par ce petit bijou!

15/06/2006 (modifier)
Par watchoom
Note: 5/5
Couverture de la série Akira
Akira

Je viens de boucler les six tomes en un peu plus de deux semaines, et je ne suis absolument pas déçu ! Akira est une oeuvre incroyablement dense et vraiment prenante. J'ai même eu parfois l'impression de suffoquer au même rythme de Kaneda dans certaines scènes d'action qui se déroulent parfois sur plus de 100 pages! Je comprends l'argument de certains, qui trouvent dommageable de mettre moins d'une demi-heure pour boucler un pavé de 200 pages, mais c'est le type du récit et la forme de narration qui veut ça. Dans Akira, on a très peu d'ellipses narratives, tout est fait pour nous donner l'impression de "vivre" les scènes d'actions au même rythme que les protagonistes grâce à des cadrages et des mises en pages renversantes. C'est vrai que l'on peut critiquer des longueurs dans le scénario et trouver que certains tomes peuvent se résumer qu'à une suite ininterrompue de scènes de guérilla urbaine, comme c’est le cas dans le tome 4 en N&B. Mais c’est peut être cette longueur qui nous permet de digérer tranquillement et d’assimiler un nombre incroyable de protagoniste et d’évènements. Même s’il y’a peut-être eu des économies au niveau du scénario, la réalisation techniques de l’œuvre n'a jamais faiblie. Sur toute la série la qualité reste constante à un niveau extrêmement élevée. Le trait d'Otomo est d'une précision diabolique, et je n'ai jamais vu de plus belles représentations de villes que dans Akira. Les explosions sont à vous couper le souffle, les cases en double page magnifique ! Pour apprécier pleinement toutes ces qualités graphiques, je conseille fortement d’acquérir et de lire Akira dans la version originale N&B, qui offre en début de chaque tome une colorisation inédite des premières planches vraiment magnifiques. L’édition couleur ne démérite pas, mais comme vous calculez aussi bien que moi vous constaterez que l’addition sera très salée. La colorisation permet certes, de mieux mettre en valeur et de différencier les personnages mais elle relaye au second plan les décors qui sont réellement le poins fort de la série. Comme l'a dit Alix, prenez votre temps pour la lire parce que 2180 pages c’est très long. Cette série représente à peu prés 8h de lecture plaisir mais qui peuvent se transformer facilement en 6, plutôt fatigantes. Akira, vous l’aurez compris est une série absolument culte à découvrir d’urgence, et c’est un ordre !

15/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Vampyr
Vampyr

Voilà typiquement le genre d'album dont je repousse sans cesse la critique, ne sachant pas par quoi commencer. Delmas a choisit ici de nous narrer les mémoires et pensée de Néron l’apostat, vampire antéchrist issue de son imagination torturée. La narration est plutôt inhabituelle, et il m’a fallut deux lectures pour m’immerger complètement dans l’univers nihiliste et macabre de cet album. La narration est originale, et alterne poésie lugubre et dépravée avec passages narratifs qui exhalent le sexe, la mort et la dépravation. L’histoire de Néron apparaît bien vite comme un prétexte pris par Delmas pour faire partager sa vision des choses, son intérêt pour la noirceur et ses visées nihilistes. Il est juste dommage de signaler qu’en voulant trop en faire, Delmas a réalisé un album très difficile d’accès, voire carrément incompréhensible par moments. Le dessin est dans la droite lignée de ses précédentes productions : un trait fin et torturé, incisif, parfois réaliste, parfois totalement métaphorique, qui amplifie la noirceur de l’album. La mise en couleur est très bien choisie, les couleurs étant choisies de façon à amplifier la noirceur du propos : peu nombreuses sur chaque planche, elles contribuent à la sensation de malaise qui se transmet petit à petit au fil de la lecture. Le cadrage est intéressant, et propose certaines cases en pleines pages, ainsi que des pages complètes de textes, bref vous l’aurez compris il s’agit ici d’un album bien différent de la production habituelle. Déstabilisant, macabre, malsain, cet album exhale une noirceur que les amateurs sauront apprécier, les autres risquent fort de trouver cela trop torturé et incompréhensible.

15/06/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Dragoñe
Dragoñe

C'est à l'aune de ce type d'histoires que l'on peut mesurer la distance qui sépare les productions européennes de leurs homologues américaines sur le terrain des super-héros. Dragoñe fait donc pâle figure. Sur le plan graphique tout d'abord. Rod est peut-être bon sur certains points, mais au niveau du dessin, il est très léger. Les muscles de ses personnages sont anguleux. Le découpage est quand même assez sympa, donnant une impression de dynamisme. Mais pour le reste, la copie est à revoir. Sur le plan de l'histoire... L'idée de l'inconnu amnésique ressemblant à une célébrité est plutôt intéressante, mais son exploitation manque cruellement d'imagination. Tout cela est bien léger...

15/06/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Les Princes du Thé
Les Princes du Thé

Bon, c'est vrai que je ne suis pas le cœur de cible de cette série. j'ai plus de 15 ans (j'ai même plus du double), j'ai des poils un peu partout sur le corps (et surtout sur le visage). J'ai eu par hasard ce tome, et vu que je lis tout ce qui me passe entre les mains... Bref, c'est sans a priori que j'ai commencé cette histoire de club au lycée, ayant déjà lu et apprécié Hikaru no Go, qui est traité sur un mode un peu similaire, avec un sujet proche. La comparaison s'arrête là, tant la qualité de ces "Les princes du thé" est éloignée de celle de son illustre aîné. Certes, le dessin est kawaii, mais n'a aucune originalité. Quant à l'histoire... Ca m'énerve un peu toutes ces séries qui tendraient à prouver que les lycéens et collégiens japonais sont des hystériques qui pètent un câble à la moindre contrariété... Un club de thé... Pourquoi pas, mais je ne vois pas trop l'intérêt d'en faire le sujet d'une histoire. J'aime le thé, j'en bois de temps en temps, mais j'ai du mal à y trouver un intérêt.

15/06/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série K une jolie comète
K une jolie comète

J'ai eu un peu de mal à apprécier le début de cette BD car je n'appréciais pas le contraste entre le dessin, dans un style cartoon moderne ou dessin humoristique, et une envie manifeste de parler de choses noires et tristes comme la mort, un amour déçu, etc... Je trouvais les ficelles narratives un peu grosses, voyant dès le début cette recherche de l'auteur d'accentuer le côté touchant de son histoire en y opposant des personnages tout joyeux et insouciants. Mais finalement, j'ai plutôt bien accroché. Le dessin reste un peu amateur pour moi, même si j'apprécie la dynamique de son trait assez maîtrisé. Le récit est un peu simple et sa fin plutôt prévisible. Mais j'ai fini par m'attacher à ce petit bout de femme, à son histoire d'amour, et donc à avoir un petit serrement au coeur en fin de lecture.

15/06/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le dérisoire
Le dérisoire

Le Dérisoire est un joli album. Les planches, belles compositions de peinture, vont de jolies à très jolies. Certaines cases, notamment celles du bateau lui-même, sont superbes. J'aime cette technique de peinture (gouache ?), ces couleurs et la construction des images et des planches. L'histoire est une suite de métaphores sur l'âme humaine, le désespoir, le repliement sur soi et la difficulté à éprouver de l'amour et de la sociabilité quand on estime son corps et son âme en pleine déchéance, en plein dérisoire. Le tout est raconté à la manière d'un récit onirique, assez linéaire pour ne pas sombrer dans l'absurde. C'est plaisant à lire, joli à regarder, sans pour autant marquer par son originalité ou son éventuelle force narrative.

15/06/2006 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Le Cheval Blême
Le Cheval Blême

Pour ceux qui ont lu Les complots nocturnes posté par moi-même sur ce site marroné, Le cheval blême n'aura aucune surprise pour vous car c'est la même chose. David B. raconte ses rêves des années 80 et début 90 sur quelques histoires de peu de pages sans chute, sans lien entre elles. Alors on découvre que les rêves de David B. c'est très tripant, et puis voilà on referme ce livre quelques minutes après. Là où j'avais mis 3/5, ici je mets 2, une humeur différente sans doute.

14/06/2006 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Une aventure de Julie Bristol
Une aventure de Julie Bristol

Pas terrible. C'est très bavard, on capte pas trop le sujet avec cette Camille Claudel des temps modernes. C'est assez ennuyeux, et ça fait facilement dormir puisqu'il m'a bien fallu 3 soirées pour le lire jusqu'au bout. En fait c'est le style Montellier : bavard, partisan engagé et dessin chargé aux couleurs trop pâles. Mais là où sur certains de ces bouquins, c'est intéressant, ici j'accroche pas

14/06/2006 (modifier)