La maison aux cent portes mélange fantastique et vie quotidienne avec une belle candeur. On pense à 100 âmes (même éditeur) mais aussi à des séries télé comme « Charmed ». Je vous rassure, on est quand même nettement un cran au-dessus de cette série télévisée assez crétine. Mais l’atmosphère n’est pas très éloignée. Il s’agit de combattre des démons qui viennent perturber le quotidien de jeunes et jolies filles… La lecture de ce premier tome est un bon moment. Le chapitre est consistant, nous révèle ce qu’il faut tout en gardant une part de mystère. Au niveau du dessin, j’ai trouvé Isabelle Dethan moins en forme que d’habitude, quelques passages et découpages m’ont parus un peu trop « légers »… Rien de très grave. Mais on est en-dessous de l’enchantement visuel et de la sensualité chromatique d’un album comme Eva aux Mains Bleues.
J’attends la suite qui, je l’espère, me fera revoir ma note à la hausse…
Waraba est un récit africain qui utilise le fantastique comme métaphore. L’intrigue est plutôt bien amenée et amène son lot de surprises. Difficile de juger une série sur un seul tome (relativement vite lu), mais un propos très intéressant pourrait se dégager de cette série. Le dessin de Kalonji fait également son petit effet. Y’a bien çà et là des cases qu’on trouvera trop vite esquissée ou un brin imparfaite, mais la manière dont il met en scène les passages les plus épiques est assez impressionnante. Une belle vitalité se dégage des planches. La mise en couleur de Anne-Claire Jouvray y est aussi pour beaucoup. Une bonne surprise donc…
Dommage que la couverture soit si moche…
Un western tendance spaghetti, ça commence de manière douce et ça se termine dans un bain de sang. Les règles du genre sont on ne peut plus respectées… un peu trop même… A titre personnel, j’aurais apprécié plus d’originalité. Baser une intrigue sur une attaque de train, c’est déjà banal… qui plus est dans un album de 54 pages avec un dessin très aéré où il est difficile d’innover. Le scénario va donc à l’essentiel, sans aucune fioriture. Exemple marquant : un personnage commence à expliquer son plan pour l’attaque du train et PAF, la séquence du vol commence déjà.
J’ai dans l’idée que si Vatine n’était pas au dessin, cet album aurait de grande chance de passer inaperçu… Mais voilà, ce dessinateur sait mettre en page et enchaîner les cases. Du coup, ça se lit avec un plaisir immédiat qu’il est difficile de nier.
Pas grand chose à ajouter par rapport à ce qu'a déjà dit Arzak, à vrai dire... Sans jouer les passéistes, ça fait effectivement plaisir de voir un auteur de comics qui refuse de rentrer dans le rang et continue à dessiner les mêmes personnages bizarroïdes et caricaturaux qui ont fait sa gloire dans les années 70, au risque de paraître kitsch ou démodé. Cela dit, l'album est certes assez sympathique, mais un peu léger quand même. C'est trop court, et du coup, même si certaines histoires ont du potentiel, on reste clairement sur sa faim. La lecture vaut le coup si vous aimez les petites historiettes cruelles façon "Métal Hurlant", mais ça ne vaut pas de dépenser 13.50 € à moins d'être un inconditionnel de Corben.
"Rapaces" , car votre règne s’achève…
Dufaux, nous raconte, une histoire contemporaine, où deux rapaces, vampires, tuent certains de leurs congénères qui ont décidé, il y a bien longtemps, de faire une croix sur leurs natures et coutumes afin de pouvoir encore mieux avoir la main mise sur l’humanité. Les cadavres de ces derniers sont vidés de leur sang et ont tous un kyste derrière l'oreille. Léonore, une femme flic, est chargée de l'enquête, et tombe vite dans une histoire mystérieuse qui s'avère être très personnelle. Cette histoire et tout ce qu’il a de plus simple. Elle évite habilement les gros clichés que l’on a l’habitude de voir dans les histoires de vampires tout en gardant une ambiance très underground et même kitsch dans certains passages.
Les dessins et les couleurs directes de Marini sont magnifiques. Ces personnages sont beaux, plein de grâce et envoûtant. Le rouge omniprésent et si caractéristique de l’auteur est enivrant. Du grand art…
Wondercity est un des premiers ouvrages de la collection NG (pour « nouvelle génération ») initiée par Soleil et destinée à un jeune public désirant s’offrir de la bd 48 planches couleurs au prix d’un manga (5.95€)… Saluons la facture des albums pour cette gamme de prix. C’est plutôt bien imprimé et bien relié, certes le papier semble un brin plus fin que ce qu’on l’on voit d’habitude… mais ça reste du beau travail d’édition.
Wondercity est une bd italienne très proche de la tendance Sky Doll / Monster Allergy… soit un dessin très cartoon, qui mélange des influences manga et comics dans une belle harmonie, le tout rehaussé par des couleurs très vives. Rien à redire de ce côté-là, c’est du beau travail. Question scénario, ce premier tome est encore un peu trop juste pour convaincre réellement. On a surtout affaire à une longue exposition d’un univers relativement vaste et complexe (on vise quand même un public jeune) et à une intrigue un peu rikiki… On sent le scénariste réellement coincé entre deux logiques : celle d’exposer l’univers et ses enjeux, présenter ses personnages, et celle qui veut qu’on est dans une bd pour jeunes et qu’il faut que ça bouge… Du coup, il nous fait des scènes d’action sur des prétextes un peu trop simples… et l’intrigue générale est à peine esquissée. Typiquement le genre de sentiment que laisse souvent le premier épisode d’une série télé.
Ca reste tout de même mignon… cette académie de gamins doués de talent magique évoque fatalement Harry Potter (attention à l’indigestion), mais je lirai volontiers la suite. A acheter ? Ca ne me semble pas être une acquisition primordiale pour l’instant. Remarquez, pour 5.95€, vous allez pas vous ruiner…
Pas mal du tout cette intrigue à consonance métaphysique ! Très vite, on est happé par un rythme de croisière très chronométré mais pourtant "léger". Il n'y a pas autant d'humour que dans Norbert l'imaginaire, des mêmes auteurs, mais autant de poésie. La fin est audacieuse et risque de rester quelque peu énigmatique aux esprits trop cartésiens... Mais la manière dont elle retourne le récit et change complètement son statut et sa réalité est assez surprenante. De la même manière, y’a moyen de passer complètement à côté de certaines métaphores visuelles fortes comme cette voiture montée sur un rail et fonçant, en flammes, contre un mur de brique. Le dessin de Vadot se laisse apprivoiser même s’il s’essaie ici à un trait plus réaliste où il s’avère moins doué que dans un registre plus bonhomme auquel il nous avait habitué.
Merci aux éditions Delcourt de nous offrir une bande dessinée de cette qualité.
D'une part le scénario, basé sur l'oeuvre de Gaston Leroux ( ce n'est pas moi qui le dit, c'est inscrit sur la superbe couverture; oui, au fait, jetez un simple coup d'oeil sur la couverture et vous serez inévitablement conquis) , scénario parfaitement retravaillé par Bertho, auteur du sublime La Voix chez Vents d'Ouest ( voir mes critiques).
D'autre part le dessin et les couleurs sont magnifiques.
J'ai le souvenir, mais je parle d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre , d'un Chéri-Bibi en noir et blanc à la télévision française, dans les années 75, qui n'avait pas le rythme aussi relevé que cette bande dessinée .
Car, à travers cette bd, c'est à une véritable renaissance de Chéri-Bibi( les plus anciens peuvent entonner le générique du feuilleton, avec nostalgie), que l'on assiste là.
Un très beau travail de réécriture , un dessin et des couleurs forts réussis...bon, je crois que je vais me replonger vers le roman de Gaston Leroux.
Une réussite des éditions Delcourt
(mode vieux combattant /ON)
Moi je l'ai pas payé 120 euros... mais une trentaines de francs... à l'époque où il est sorti. :)
Bien entendu c'est Culte. A une époque où, dans Spirou, on se tâtait si on n'allait pas vers les ados plutôt que vers les gamins, le Trombone fut une expérience unique. De belles signatures, des dessins originaux, une certaine impertinence... Bon, ça n'a pas duré et ça n'a pas déteint sur le journal de Spirou mais ce fut très bon.
(mode vieux combattant /OFF)
Une histoire simple, vue sous trois angles : ceux de ses différents protagonistes. Un exercice de style assez peu original, mais somme toute bien mené par Frederik Peeters qui, à mes yeux, a su bien tirer profit de la contrainte imposée par le support (à savoir le format court de la collection mimolette). Bref, l'histoire est efficace, sans répétitions inutiles (comme c'est souvent le cas dans le cadre de ce genre d'exercice) et je me suis même laissé surprendre par la fin, assez cruelle.
A la base, je ne me sentais pas attiré par le dessin de Peeters, mais après avoir lu Lupus, j'ai été entièrement conquis. Cette petite bédé sans trop de prétention est peut-être une bonne manière d'appréhender l'auteur, vu qu'ici le dessin est plus accessible qu'ailleurs.
Ceux qui ont apprécié doivent bien sûr découvrir Lupus, le chef d'oeuvre de Peeters.
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La Maison aux 100 portes
La maison aux cent portes mélange fantastique et vie quotidienne avec une belle candeur. On pense à 100 âmes (même éditeur) mais aussi à des séries télé comme « Charmed ». Je vous rassure, on est quand même nettement un cran au-dessus de cette série télévisée assez crétine. Mais l’atmosphère n’est pas très éloignée. Il s’agit de combattre des démons qui viennent perturber le quotidien de jeunes et jolies filles… La lecture de ce premier tome est un bon moment. Le chapitre est consistant, nous révèle ce qu’il faut tout en gardant une part de mystère. Au niveau du dessin, j’ai trouvé Isabelle Dethan moins en forme que d’habitude, quelques passages et découpages m’ont parus un peu trop « légers »… Rien de très grave. Mais on est en-dessous de l’enchantement visuel et de la sensualité chromatique d’un album comme Eva aux Mains Bleues. J’attends la suite qui, je l’espère, me fera revoir ma note à la hausse…
Waraba
Waraba est un récit africain qui utilise le fantastique comme métaphore. L’intrigue est plutôt bien amenée et amène son lot de surprises. Difficile de juger une série sur un seul tome (relativement vite lu), mais un propos très intéressant pourrait se dégager de cette série. Le dessin de Kalonji fait également son petit effet. Y’a bien çà et là des cases qu’on trouvera trop vite esquissée ou un brin imparfaite, mais la manière dont il met en scène les passages les plus épiques est assez impressionnante. Une belle vitalité se dégage des planches. La mise en couleur de Anne-Claire Jouvray y est aussi pour beaucoup. Une bonne surprise donc… Dommage que la couverture soit si moche…
Angela
Un western tendance spaghetti, ça commence de manière douce et ça se termine dans un bain de sang. Les règles du genre sont on ne peut plus respectées… un peu trop même… A titre personnel, j’aurais apprécié plus d’originalité. Baser une intrigue sur une attaque de train, c’est déjà banal… qui plus est dans un album de 54 pages avec un dessin très aéré où il est difficile d’innover. Le scénario va donc à l’essentiel, sans aucune fioriture. Exemple marquant : un personnage commence à expliquer son plan pour l’attaque du train et PAF, la séquence du vol commence déjà. J’ai dans l’idée que si Vatine n’était pas au dessin, cet album aurait de grande chance de passer inaperçu… Mais voilà, ce dessinateur sait mettre en page et enchaîner les cases. Du coup, ça se lit avec un plaisir immédiat qu’il est difficile de nier.
Solo
Pas grand chose à ajouter par rapport à ce qu'a déjà dit Arzak, à vrai dire... Sans jouer les passéistes, ça fait effectivement plaisir de voir un auteur de comics qui refuse de rentrer dans le rang et continue à dessiner les mêmes personnages bizarroïdes et caricaturaux qui ont fait sa gloire dans les années 70, au risque de paraître kitsch ou démodé. Cela dit, l'album est certes assez sympathique, mais un peu léger quand même. C'est trop court, et du coup, même si certaines histoires ont du potentiel, on reste clairement sur sa faim. La lecture vaut le coup si vous aimez les petites historiettes cruelles façon "Métal Hurlant", mais ça ne vaut pas de dépenser 13.50 € à moins d'être un inconditionnel de Corben.
Rapaces
"Rapaces" , car votre règne s’achève… Dufaux, nous raconte, une histoire contemporaine, où deux rapaces, vampires, tuent certains de leurs congénères qui ont décidé, il y a bien longtemps, de faire une croix sur leurs natures et coutumes afin de pouvoir encore mieux avoir la main mise sur l’humanité. Les cadavres de ces derniers sont vidés de leur sang et ont tous un kyste derrière l'oreille. Léonore, une femme flic, est chargée de l'enquête, et tombe vite dans une histoire mystérieuse qui s'avère être très personnelle. Cette histoire et tout ce qu’il a de plus simple. Elle évite habilement les gros clichés que l’on a l’habitude de voir dans les histoires de vampires tout en gardant une ambiance très underground et même kitsch dans certains passages. Les dessins et les couleurs directes de Marini sont magnifiques. Ces personnages sont beaux, plein de grâce et envoûtant. Le rouge omniprésent et si caractéristique de l’auteur est enivrant. Du grand art…
Wondercity
Wondercity est un des premiers ouvrages de la collection NG (pour « nouvelle génération ») initiée par Soleil et destinée à un jeune public désirant s’offrir de la bd 48 planches couleurs au prix d’un manga (5.95€)… Saluons la facture des albums pour cette gamme de prix. C’est plutôt bien imprimé et bien relié, certes le papier semble un brin plus fin que ce qu’on l’on voit d’habitude… mais ça reste du beau travail d’édition. Wondercity est une bd italienne très proche de la tendance Sky Doll / Monster Allergy… soit un dessin très cartoon, qui mélange des influences manga et comics dans une belle harmonie, le tout rehaussé par des couleurs très vives. Rien à redire de ce côté-là, c’est du beau travail. Question scénario, ce premier tome est encore un peu trop juste pour convaincre réellement. On a surtout affaire à une longue exposition d’un univers relativement vaste et complexe (on vise quand même un public jeune) et à une intrigue un peu rikiki… On sent le scénariste réellement coincé entre deux logiques : celle d’exposer l’univers et ses enjeux, présenter ses personnages, et celle qui veut qu’on est dans une bd pour jeunes et qu’il faut que ça bouge… Du coup, il nous fait des scènes d’action sur des prétextes un peu trop simples… et l’intrigue générale est à peine esquissée. Typiquement le genre de sentiment que laisse souvent le premier épisode d’une série télé. Ca reste tout de même mignon… cette académie de gamins doués de talent magique évoque fatalement Harry Potter (attention à l’indigestion), mais je lirai volontiers la suite. A acheter ? Ca ne me semble pas être une acquisition primordiale pour l’instant. Remarquez, pour 5.95€, vous allez pas vous ruiner…
80 jours
Pas mal du tout cette intrigue à consonance métaphysique ! Très vite, on est happé par un rythme de croisière très chronométré mais pourtant "léger". Il n'y a pas autant d'humour que dans Norbert l'imaginaire, des mêmes auteurs, mais autant de poésie. La fin est audacieuse et risque de rester quelque peu énigmatique aux esprits trop cartésiens... Mais la manière dont elle retourne le récit et change complètement son statut et sa réalité est assez surprenante. De la même manière, y’a moyen de passer complètement à côté de certaines métaphores visuelles fortes comme cette voiture montée sur un rail et fonçant, en flammes, contre un mur de brique. Le dessin de Vadot se laisse apprivoiser même s’il s’essaie ici à un trait plus réaliste où il s’avère moins doué que dans un registre plus bonhomme auquel il nous avait habitué.
Chéri-Bibi
Merci aux éditions Delcourt de nous offrir une bande dessinée de cette qualité. D'une part le scénario, basé sur l'oeuvre de Gaston Leroux ( ce n'est pas moi qui le dit, c'est inscrit sur la superbe couverture; oui, au fait, jetez un simple coup d'oeil sur la couverture et vous serez inévitablement conquis) , scénario parfaitement retravaillé par Bertho, auteur du sublime La Voix chez Vents d'Ouest ( voir mes critiques). D'autre part le dessin et les couleurs sont magnifiques. J'ai le souvenir, mais je parle d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre , d'un Chéri-Bibi en noir et blanc à la télévision française, dans les années 75, qui n'avait pas le rythme aussi relevé que cette bande dessinée . Car, à travers cette bd, c'est à une véritable renaissance de Chéri-Bibi( les plus anciens peuvent entonner le générique du feuilleton, avec nostalgie), que l'on assiste là. Un très beau travail de réécriture , un dessin et des couleurs forts réussis...bon, je crois que je vais me replonger vers le roman de Gaston Leroux. Une réussite des éditions Delcourt
Le Trombone Illustré
(mode vieux combattant /ON) Moi je l'ai pas payé 120 euros... mais une trentaines de francs... à l'époque où il est sorti. :) Bien entendu c'est Culte. A une époque où, dans Spirou, on se tâtait si on n'allait pas vers les ados plutôt que vers les gamins, le Trombone fut une expérience unique. De belles signatures, des dessins originaux, une certaine impertinence... Bon, ça n'a pas duré et ça n'a pas déteint sur le journal de Spirou mais ce fut très bon. (mode vieux combattant /OFF)
Constellation
Une histoire simple, vue sous trois angles : ceux de ses différents protagonistes. Un exercice de style assez peu original, mais somme toute bien mené par Frederik Peeters qui, à mes yeux, a su bien tirer profit de la contrainte imposée par le support (à savoir le format court de la collection mimolette). Bref, l'histoire est efficace, sans répétitions inutiles (comme c'est souvent le cas dans le cadre de ce genre d'exercice) et je me suis même laissé surprendre par la fin, assez cruelle. A la base, je ne me sentais pas attiré par le dessin de Peeters, mais après avoir lu Lupus, j'ai été entièrement conquis. Cette petite bédé sans trop de prétention est peut-être une bonne manière d'appréhender l'auteur, vu qu'ici le dessin est plus accessible qu'ailleurs. Ceux qui ont apprécié doivent bien sûr découvrir Lupus, le chef d'oeuvre de Peeters.