Dessins superbes, entre Loustal et Mattotti, mais scénario déroutant dont je ne sais pas bien quoi penser.
Prise au premier degré, l’histoire est débile. Mais si on se laisse emporter par la douce folie du récit et l’expressionnisme des dessins, ça se transforme en poème.
Un album surprenant et envoûtant, à lire dans le bon état d’esprit.
Morro Bay mélange plusieurs genres : BD sur le mal-être adolescent dans une banlieue des USA, polar sur un meurtre non-élucidé et BD d’horreur, le tout arrosé d’une dose d’érotisme mi-lesbien, mi-pédophile. Un mélange sulfureux, à l'ambiance étouffante, mais dont la sauce ne prend pas. Le résultat ressemble à un film de série B. A lire en tant que tel si on veut tuer le temps et qu’on n’a rien de mieux sous la main, ou si on veut se marrer en le prenant au énième degré.
Un très bel album, qui raconte le parcours d'un homme qui va tenter d'assouvir son rêve, disputer le Tour de France. Au-delà de tout le côté sportif de la chose, c'est effectivement tout le versant humain de l'histoire qui retient réellement l'attention. Inspirée par l'imagerie d'Epinal qu'en avait gardé Lax, la petite reine est en effet un exploit humain parfois hors du commun. L'époque choisie par Lax n'est pas innocente, car à cette époque les coureurs étaient effectivement des pionniers (même si le Tour existait depuis 10 ans en 1913).
Lax applique un trait tout à fait sensible, intimiste à son histoire, et l'on referme l'album plutôt enchanté. Un seul regret, c'est un peu court...
Une des séries importantes du journal Spirou des années 70. Cependant, je n'ai jamais trop accroché aux aventures ce cette électronicienne japonaise. Leloup alterne entre la SF version vinéenne (sorte d'humanoïdes à la peau bleu) et le thriller sur Terre. Et le résultat est plus qu'inégal. Dans le genre thriller, on notera quelques bons albums comme la fille du vent ou l'orgue du Diable, de même pour les épisodes vinéens : les 3 soleils de Vinéa ou les Titans. Mais passé le douzième album, la série devient plus que dispensable. Yoko traîne sa trop nombreuse bande dans des aventures sans imagination. Leloup recycle d'ailleurs l'idée des voyages dans le temps, sans aucune originalité.
Je ne conseille pas l'achat de toute la série, pourtant j'aime beaucoup les dessins d'Hermann ; je serai cependant plus nuancé sur ces scénarios.
Les 3 premiers albums sont des oeuvres vraiment fortes, dans un style western apocalyptique très intéressant. A l'époque de leur parution ce style d'histoire était vraiment très novateur.
Mais, à partir des yeux de fer rouge, Hermann se lance dans un travers que je n'apprécie pas. Il introduit des éléments fantastiques sans leur donner aucune explication, laissant le lecteur sur sa faim. De plus, il crée un univers intéressant avec une ethnicisation du territoire américain, mais il n'exploite pas du tout cet élément. On aimerait mieux cerner la vie politique de ce monde post-atomique. De ce fait des albums comme Afroamérica sont assez décevants.
Après l'album Delta, Hermann se contente de reprendre et de varier autour du même thème. Jeremiah et Kurdy arrivent dans une ville où deux clans s'affrontent, sans vouloir prendre part à la lutte, ils sont obligés de s'en mêler à cause d'un événement annexe. Ils repartent sans regarder derrière eux.
Une série qui aurait vraiment besoin de se renouveler.
Larcenet est un sans soute l'un des meilleurs auteurs du moment. Le premier tome de cette série Lazar est une merveille d'originalité. Ce monde intermédiaire est une trouvaille de génie.
Par contre, le deuxième tome m'a paru moins cohérent et intéressant, même la fin m'a paru prévisible.
Conseil : achetez surtout le premier.
Oui, cet ouvrage est un bel ouvrage, et à ce que j'ai cru comprendre en m'intéressant à l'auteur, Machin est un personnage qui apparaît dans d'autres ouvrages de celui-ci, notamment "Olive n'a plus d'huile", paru à l'Institut Pacôme, et "Machine & Machin ont rétréci". Machine est la copine de Machin, et ils sont voués à vivre de trépidantes aventures.
Ouvrage qui date des débuts de La Boîte À Bulles, "La Bête qui mangeait tout le monde" est un petit OVNI qui n'a pas frappé grand monde à sa sortie, mais que je vous conseille de lire et de découvrir. Très personnel, et très vivant.
PS : J'ai oublié de dire que "Machine & Machin" est sorti aux éditions rennaises L'ŒUF.
Je conseille l'achat surtout des 6 premiers albums de la série. Cette série a été retravaillée de nombreuses fois et est très différente de celle qui est passée dans Spirou, dans les années 80.
Ce qui est intéressant dans cette série, c'est la galerie de personnages bêtes et méchants qui est utilisée. Yann va très loin dans la caricature.
Je trouve, cependant qu'à partir du cycle de Corée, la provocation ne marche plus et la série a tendance à s'user d'elle-même.
Voilà une réédition d'un des nombreux recueils d'histoires courtes de SF de Moebius. L’Homme est-il bon ? contient des histoires qui sont également parues dans d'autres recueils du même auteur (La citadelle aveugle, Escale sur Pharagonescia, The Long Tomorrow,...).
Le dessin est à la hauteur de Moebius : excellent, même si pas à la hauteur de chefs-d'oeuvres comme Arzach. Bien sûr, certains lecteurs peuvent être rebutés par les couleurs parfois un peu psychédéliques de cet auteur, mais ces planches là sont assez sobres pour le coup.
Concernant le scénario, certaines histoires sont légèrement improvisées tandis que d'autres sont bien construites. Moebius y mélange science-fiction, fantasy et humour, souvent noir. Ce sont des histoires agréables à lire, souvent amusantes, pleines d'une ambiance SF un peu désuette mais plaisante pour les amateurs du genre.
Bref, voilà une jolie réédition d'histoires courtes classiques de Moebius. Seul reproche, le prix un peu élevé restreint l'achat aux seuls amateurs déjà confirmés de l'auteur.
Une série scénarisée par Greg qui m'a moins plu. Il faut dire que je préfère les dessins de Hermann à ceux de Vance. Il est à souligner d'ailleurs que Vance a pris l'initiative de recolorier toute la série, qu'il trouvait trop flashy, dans des teintes gris sombres.
Les 4 premiers albums sont des aventures à la James Bond, sans réel intérêt. Bruno Brazil, à la différence de Bernard Prince est à la solde du gouvernement américain et accomplit des missions pour celui-ci. Par contre, à partir du double album 5 et 6 sur la mafia, la série devient plus intéressante, plus humaine.
L'album un caïman dans la rizière est intéressant car un des hommes du groupe de Brazil va trouver la mort. Cela ira à son apogée avec le célèbre quitte ou double pour Alak 6, où une bonne partie de l'équipe Brazil disparaît. Bruno Brazil accusant le coup part, désabusé, balayant alors toutes ses convictions.
Au final, ne pas acheter toute la série, mais deux ou trois albums ( ceux déjà cités).
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La Goule
Dessins superbes, entre Loustal et Mattotti, mais scénario déroutant dont je ne sais pas bien quoi penser. Prise au premier degré, l’histoire est débile. Mais si on se laisse emporter par la douce folie du récit et l’expressionnisme des dessins, ça se transforme en poème. Un album surprenant et envoûtant, à lire dans le bon état d’esprit.
Morro Bay
Morro Bay mélange plusieurs genres : BD sur le mal-être adolescent dans une banlieue des USA, polar sur un meurtre non-élucidé et BD d’horreur, le tout arrosé d’une dose d’érotisme mi-lesbien, mi-pédophile. Un mélange sulfureux, à l'ambiance étouffante, mais dont la sauce ne prend pas. Le résultat ressemble à un film de série B. A lire en tant que tel si on veut tuer le temps et qu’on n’a rien de mieux sous la main, ou si on veut se marrer en le prenant au énième degré.
L'Aigle sans orteils
Un très bel album, qui raconte le parcours d'un homme qui va tenter d'assouvir son rêve, disputer le Tour de France. Au-delà de tout le côté sportif de la chose, c'est effectivement tout le versant humain de l'histoire qui retient réellement l'attention. Inspirée par l'imagerie d'Epinal qu'en avait gardé Lax, la petite reine est en effet un exploit humain parfois hors du commun. L'époque choisie par Lax n'est pas innocente, car à cette époque les coureurs étaient effectivement des pionniers (même si le Tour existait depuis 10 ans en 1913). Lax applique un trait tout à fait sensible, intimiste à son histoire, et l'on referme l'album plutôt enchanté. Un seul regret, c'est un peu court...
Yoko Tsuno
Une des séries importantes du journal Spirou des années 70. Cependant, je n'ai jamais trop accroché aux aventures ce cette électronicienne japonaise. Leloup alterne entre la SF version vinéenne (sorte d'humanoïdes à la peau bleu) et le thriller sur Terre. Et le résultat est plus qu'inégal. Dans le genre thriller, on notera quelques bons albums comme la fille du vent ou l'orgue du Diable, de même pour les épisodes vinéens : les 3 soleils de Vinéa ou les Titans. Mais passé le douzième album, la série devient plus que dispensable. Yoko traîne sa trop nombreuse bande dans des aventures sans imagination. Leloup recycle d'ailleurs l'idée des voyages dans le temps, sans aucune originalité.
Jeremiah
Je ne conseille pas l'achat de toute la série, pourtant j'aime beaucoup les dessins d'Hermann ; je serai cependant plus nuancé sur ces scénarios. Les 3 premiers albums sont des oeuvres vraiment fortes, dans un style western apocalyptique très intéressant. A l'époque de leur parution ce style d'histoire était vraiment très novateur. Mais, à partir des yeux de fer rouge, Hermann se lance dans un travers que je n'apprécie pas. Il introduit des éléments fantastiques sans leur donner aucune explication, laissant le lecteur sur sa faim. De plus, il crée un univers intéressant avec une ethnicisation du territoire américain, mais il n'exploite pas du tout cet élément. On aimerait mieux cerner la vie politique de ce monde post-atomique. De ce fait des albums comme Afroamérica sont assez décevants. Après l'album Delta, Hermann se contente de reprendre et de varier autour du même thème. Jeremiah et Kurdy arrivent dans une ville où deux clans s'affrontent, sans vouloir prendre part à la lutte, ils sont obligés de s'en mêler à cause d'un événement annexe. Ils repartent sans regarder derrière eux. Une série qui aurait vraiment besoin de se renouveler.
Les Entremondes
Larcenet est un sans soute l'un des meilleurs auteurs du moment. Le premier tome de cette série Lazar est une merveille d'originalité. Ce monde intermédiaire est une trouvaille de génie. Par contre, le deuxième tome m'a paru moins cohérent et intéressant, même la fin m'a paru prévisible. Conseil : achetez surtout le premier.
La Bête qui mangeait tout le monde
Oui, cet ouvrage est un bel ouvrage, et à ce que j'ai cru comprendre en m'intéressant à l'auteur, Machin est un personnage qui apparaît dans d'autres ouvrages de celui-ci, notamment "Olive n'a plus d'huile", paru à l'Institut Pacôme, et "Machine & Machin ont rétréci". Machine est la copine de Machin, et ils sont voués à vivre de trépidantes aventures. Ouvrage qui date des débuts de La Boîte À Bulles, "La Bête qui mangeait tout le monde" est un petit OVNI qui n'a pas frappé grand monde à sa sortie, mais que je vous conseille de lire et de découvrir. Très personnel, et très vivant. PS : J'ai oublié de dire que "Machine & Machin" est sorti aux éditions rennaises L'ŒUF.
Les Innommables
Je conseille l'achat surtout des 6 premiers albums de la série. Cette série a été retravaillée de nombreuses fois et est très différente de celle qui est passée dans Spirou, dans les années 80. Ce qui est intéressant dans cette série, c'est la galerie de personnages bêtes et méchants qui est utilisée. Yann va très loin dans la caricature. Je trouve, cependant qu'à partir du cycle de Corée, la provocation ne marche plus et la série a tendance à s'user d'elle-même.
L'Homme est-il bon ?
Voilà une réédition d'un des nombreux recueils d'histoires courtes de SF de Moebius. L’Homme est-il bon ? contient des histoires qui sont également parues dans d'autres recueils du même auteur (La citadelle aveugle, Escale sur Pharagonescia, The Long Tomorrow,...). Le dessin est à la hauteur de Moebius : excellent, même si pas à la hauteur de chefs-d'oeuvres comme Arzach. Bien sûr, certains lecteurs peuvent être rebutés par les couleurs parfois un peu psychédéliques de cet auteur, mais ces planches là sont assez sobres pour le coup. Concernant le scénario, certaines histoires sont légèrement improvisées tandis que d'autres sont bien construites. Moebius y mélange science-fiction, fantasy et humour, souvent noir. Ce sont des histoires agréables à lire, souvent amusantes, pleines d'une ambiance SF un peu désuette mais plaisante pour les amateurs du genre. Bref, voilà une jolie réédition d'histoires courtes classiques de Moebius. Seul reproche, le prix un peu élevé restreint l'achat aux seuls amateurs déjà confirmés de l'auteur.
Bruno Brazil
Une série scénarisée par Greg qui m'a moins plu. Il faut dire que je préfère les dessins de Hermann à ceux de Vance. Il est à souligner d'ailleurs que Vance a pris l'initiative de recolorier toute la série, qu'il trouvait trop flashy, dans des teintes gris sombres. Les 4 premiers albums sont des aventures à la James Bond, sans réel intérêt. Bruno Brazil, à la différence de Bernard Prince est à la solde du gouvernement américain et accomplit des missions pour celui-ci. Par contre, à partir du double album 5 et 6 sur la mafia, la série devient plus intéressante, plus humaine. L'album un caïman dans la rizière est intéressant car un des hommes du groupe de Brazil va trouver la mort. Cela ira à son apogée avec le célèbre quitte ou double pour Alak 6, où une bonne partie de l'équipe Brazil disparaît. Bruno Brazil accusant le coup part, désabusé, balayant alors toutes ses convictions. Au final, ne pas acheter toute la série, mais deux ou trois albums ( ceux déjà cités).