Jérémie, c'est vrai, c'est le looser pathétique. Le gars qu'on montre du doigt, celui qu'on a tous un peu martyrisé au collège, peut être parce qu'il nous rappelait trop la part de Jérémie que chacun de nous a en soi, et qu'on s'efforce, un peu honteux, de dominer ou camoufler.
Ici, il n'est plus un ado (quoique...), et hormis les quelques flash back, on a affaire à la vie d'un jeune actif. Du coup, les aventures de Jérémie, que ce soit à Paris, ou au camping, l'été, ça parle à tout le monde.
Sattouf s'attache donc à nous narrer une histoire tout ce qu'il y a de plus contemporaine, maniant habilement la mise en scène du quotidien. Usant de procédés efficaces, parfois de clichés "clins d'oeil", mais le tout sans en rajouter. Et surtout, avec un dessin simple mais très expressif, plein de détails intéressants (un regard, une goutte de sueur...).
C'est sans doute là l'objectif de la BD : faire rire sans trop se prendre au sérieux.
En ce qui me concerne, ça a parfaitement réussi! Avec une petite réserve, tout de même, en ce qui concerne le 3è tome : Jérémie a (enfin) trouvé une fiancée, et la dynamique s'en trouve forcément modifiée. Mais les 2 premiers sont à lire, et relire.
Avec « Mysteries », Roger Seiter nous livre une adaptation d'un roman éponyme de Wilkie Collins, un auteur anglais de la fin du 19ème siècle.
Comme pour la série Fog, l'action se situe au sein de la bonne société britannique durant la période victorienne. Une bonne moitié de l'album consiste à planter le décors en livrant les divers éléments qui serviront de base à l'intrigue. Roger Seiter se livre également à une description des mœurs de l'époque avec lesquelles son héroïne, Valéria, ne semble pas en harmonie. Ceci étant posé commence alors le volet enquête policière de cette histoire. A ce propos, Valéria m'a étrangement fait penser au personnage de Miss Marple avec une cinquantaine d'années en moins. Une bonne mise en bouche pour préparer le second tome.
Coté dessins, le style de Vincent Wagner me rappelle celui de Cyril Bonin (Fog) dont il fut le camarade aux Arts Décos. Les personnages sont donc là aussi plutôt anguleux, ce qui n'empêche pas l'artiste de faire passer les émotions dont sont animés les personnages. Pour les décors, Vincent Wagner a certainement du travailler à partir de photographiques d'époque car de nombreux détails rendent les illustrations assez réalistes. Passer donc la petite réticence du début et laissez-vous emporter.
"Seule contre la loi" constitue un bon premier tome pour ce diptyque.
Si les dessins sont d'une beauté à couper le souffle (François Baranger sait vraiment créer une ambiance sur une planche), le scénario, très mystérieux et énigmatique dans le premier volume, prend une tournure assez classique dans le second album, et ce 'est pas sans raison q'il me fait sérieusement songer à l'univers des Stryges de Corbeyran ( les souterrains, les grottes, les corps monstrueux) Mais j'espère que l'histoire évoluera dans un autre sens. D'ailleurs les toutes dernières pages du second tome où Caleb use de tout son talent pour se sortir d'une situation difficile, présagent d'une suite fracassante.
Même si on apprend beaucoup de choses sur June ici, de nombreuses questions restent en suspens.
Une qualité graphique indéniable (ce qui n'est pas sans rappeler l'excellente bande dessinée Les quartiers de l'étrange de St Jo et St Ef) doublé d'un scénario prenant, bref on passe un très bon moment de lecture.
Le gros point fort de cette bd est les dessins de Laverdure : un trait dans le plus pur style "franco-belge" avec un encrage soigné et donnant du relief au dessin. Malheureusement, les quinze dernières planches (correspondant à la partie ajoutée par rapport à la précédente édition) ne sont pas du même tonneau avec un dessin sans vie qui donne une impression de travail à la chaîne bouclé vite fait mal fait.
L’histoire est une succession de faits ayant marqué la Province de Namur depuis la création de la Belgique (vers 1830). Certes, la BD est un support original pour découvrir l’Histoire mais la lecture de celle-ci est laborieuse car on a davantage l’impression de se retrouver devant une énumération de faits que d’une histoire de l’Histoire à proprement parler. Bref, on ne peut que louer la démarche mais je trouve le résultat décevant car trop décousu. De plus, la partie ajoutée par rapport à l’édition de 1981 n’apporte que peu de choses finalement à l’album.
Cette BD est moche. Inutile d'y aller par 4 chemins : c'est laid. Le trait est approximatif, mal maîtrisé, il n'y a aucun dynamisme, les courbes ressemblent à des escaliers, quant au couleurs, heu... Comment dire... Vous connaissez Derrick ? Bin pareil mais en BD (c'est parce que c'est allemand?)
Bon c'est pas très très grave, le principal pour du strip c'est quand même l'humour... A bin oui mais non, ça marche pas non plus! Comme Ro, je n'ai pas pu décrocher plus d'un sourire par tome, voire moins. Et pourtant je suis motard!
Enfin je crois que l'on trouve autant de représentations d'étrons en tout genre que de motos !! Cette débauche de scatologie est-elle sensée être drôle? Il est difficile de trouver un strip où il n'y a pas une chute dans ou sur une bouse, un chien en train de faire ces besoins ou une couche sale de bébé qui vole de casque en casque pour finir dans la bouche d'un motard... (premier gag du tome 2, ça plante le décors).
Résumons: une BD en strip sur les motards pas drôle du tout, laide et qui, pour couronner le tout, ne traite que vaguement des motards... Intérêt 0/5.
Jusqu'à présent, quelque soit la série de Tezuka que j'aie lue, j'ai toujours eu du mal à accrocher. Même si je reconnaissais toujours l'originalité de ses scénarios et l'inventivité de sa narration graphique, j'ai toujours eu de la peine à entrer dans ses histoires du fait du rythme particulier de ses récits, de son dessin proche du cartoon et de sa narration particulière oscillant sans cesse entre sérieux et clownesque même pour ses histoires les plus noires. Mais avec l'Arbre au Soleil, je pense être vraiment reconcilié avec cet auteur très prolifique et tellement diversifié.
Côté dessin, pas ou très peu de déformations sur ses personnages. On reconnait bien sûr le trait de Tezuka mais il sait garder sa mesure et s'accompagne de décors parfois très travaillés. La narration est simple même si l'auteur se permet quelques innovations narratives par-ci par-là.
Côté scénario, pour la première fois dans un manga de Tezuka, j'ai vraiment été pris par le récit. Les personnages de Ibuya le jeune samourai et Tezuka le jeune mèdecin sont originaux et attachants. Leurs histoires personnelles sont assez inédites et plaisantes en elles-mêmes.
Mais elles s'intègrent surtout dans un décor du Japon de l'ère Meiji très intéressant. Ce sont des aspects variés du Japon et de ses bouleversements du 19e siècle qu'on découvre ainsi en douceur, tout en suivant une histoire assez captivante et des personnages agréables.
Un manga historique où l'Histoire se lit comme un roman empli d'aventure, d'humour et de sujets sérieux et intéressants.
Quand le roman graphique de qualité s'attaque à la Seconde guerre mondiale, ça nous donne La guerre d'Alan : une période clé de notre histoire, sous un angle jamais vu.
A mille lieues d'une BD d'action, on a ici une histoire basée sur le témoignage d'un Américain qui a traversé l'Europe en guerre sans tirer un coup de feu. Il n'en reste pas moins que cette approche hyper-réaliste apporte une authenticité unique au récit, qui combine anecdotes, rencontres, petits faits plus ou moins anodins du soldat en campagne. Sincère, et passionnant.
Quant au dessin, il est parfaitement adapté au récit : pas spectaculaire, plutôt très épuré (hormis certaines cases, notamment avec des jeux de lumière), mais quelle classe!
J'ai dévoré les deux tomes. Vivement le troisième!
Aïe aïe aïe... Mais que s'est-il passé entre les tomes 1 et 2??
Le livre de Jack est un exemple de BD légère et grave à la fois, un conte fantastique plein de poésie, chaud, presque lyrique. Servi par le trait immédiatement identifiable de Boiscommun, je me rappelle à sa sortie avoir été émerveillé. Une des grosses surprises du début du millénaire. Autant dire que j'attendais le livre de Sam avec impatience.
Et là... Patatras. Tout s'effondre. La magie n'opère plus, mais alors plus du tout. C'est confus, mal foutu, peut être même moins beau. Est-ce la déception qui déforme mon oeil critique?
Le fait est que la fête est gâchée.
Après avoir frôlé le chef-d’oeuvre avec le tome 1, on frise la catastrophe avec le 2.
4,5 pour Jack, 1,5 pour Sam : la moyenne est donc de 3 étoiles. Mais cela ne reflète pas l'ampleur de la déception.
Rapaces, c'est un joli écrin, pour une histoire décevante.
Entre des personnages sans charisme et (très) stéréotypés et un scénario (trop) alambiqué, mon intérêt a fini par décrocher un peu. Décidément, les vampires en cuir et bonnet E, je ne suis pas client. C'est dommage, car le premier tome est prometteur, et annonçait quelque chose de bon.
A coté de ça, le dessin est d'une beauté... C'est du Marini, rien de surprenant à ça donc. Certaines cases, des explosions de rouge et bleu, sont plus que spectaculaires. Et le rythme est plutôt bien maintenu.
Au final, la lecture se révèle fluide et pas désagréable. La BD se laisse lire, et s'extirpe de la masse anonyme de "l'ordinaire" grâce aux planches de Marini.
Tiens, ça me rappelle quelque chose! Un indice : ça commence par "Scor" et ça finit par "pion"...
Je suis les strips de Lapin sur le net depuis plus de deux ans et je ne m'en suis pas lassé.
Lapin, c'est un roman photo tout moche, tout jaune, fait avec une boite en carton, des lapins en peluche pourris, un(e) nounours vert fluo, des bouteilles de bière, un caillou, une patte d'ours géant, des boites de conserves, un lapin en bois et un gros marqueur noir.
Lapin, ce sont des strips d'humour con.
Oui, c'est con, c'est couillon, c'est débile, c'est absurde, mais c'est drôle. OK, ce n'est pas toujours fin, voire scato par moment, mais ça me fait rire. OK, c'est assez inégal, certains gags tombent à plat, mais d'autres ont égayé mes journées d'un franc éclat de rire et d'un "c'que c'est con !" bien senti.
Lapin, c'est aussi maintenant un album souple, format à l'Italienne, regroupant 200 épisodes parmi les premiers de la série (dont la fameuse Guerre dans l'Espace) + quelques bonus. OK, c'est un peu cher comparé à une BD de gros éditeur, mais pour les amateurs d'humour absurde et con, pour ceux qui n'ont pas peur de passer pour de gros déconneurs auprès de leurs amis buveurs de bière mais aussi pour de pauvres tarés auprès de leurs collègues un peu coincées, la BD Lapin est une BD dont je conseille l'achat, ou au moins la lecture.
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Les pauvres aventures de Jérémie
Jérémie, c'est vrai, c'est le looser pathétique. Le gars qu'on montre du doigt, celui qu'on a tous un peu martyrisé au collège, peut être parce qu'il nous rappelait trop la part de Jérémie que chacun de nous a en soi, et qu'on s'efforce, un peu honteux, de dominer ou camoufler. Ici, il n'est plus un ado (quoique...), et hormis les quelques flash back, on a affaire à la vie d'un jeune actif. Du coup, les aventures de Jérémie, que ce soit à Paris, ou au camping, l'été, ça parle à tout le monde. Sattouf s'attache donc à nous narrer une histoire tout ce qu'il y a de plus contemporaine, maniant habilement la mise en scène du quotidien. Usant de procédés efficaces, parfois de clichés "clins d'oeil", mais le tout sans en rajouter. Et surtout, avec un dessin simple mais très expressif, plein de détails intéressants (un regard, une goutte de sueur...). C'est sans doute là l'objectif de la BD : faire rire sans trop se prendre au sérieux. En ce qui me concerne, ça a parfaitement réussi! Avec une petite réserve, tout de même, en ce qui concerne le 3è tome : Jérémie a (enfin) trouvé une fiancée, et la dynamique s'en trouve forcément modifiée. Mais les 2 premiers sont à lire, et relire.
Mysteries - Seule contre la loi
Avec « Mysteries », Roger Seiter nous livre une adaptation d'un roman éponyme de Wilkie Collins, un auteur anglais de la fin du 19ème siècle. Comme pour la série Fog, l'action se situe au sein de la bonne société britannique durant la période victorienne. Une bonne moitié de l'album consiste à planter le décors en livrant les divers éléments qui serviront de base à l'intrigue. Roger Seiter se livre également à une description des mœurs de l'époque avec lesquelles son héroïne, Valéria, ne semble pas en harmonie. Ceci étant posé commence alors le volet enquête policière de cette histoire. A ce propos, Valéria m'a étrangement fait penser au personnage de Miss Marple avec une cinquantaine d'années en moins. Une bonne mise en bouche pour préparer le second tome. Coté dessins, le style de Vincent Wagner me rappelle celui de Cyril Bonin (Fog) dont il fut le camarade aux Arts Décos. Les personnages sont donc là aussi plutôt anguleux, ce qui n'empêche pas l'artiste de faire passer les émotions dont sont animés les personnages. Pour les décors, Vincent Wagner a certainement du travailler à partir de photographiques d'époque car de nombreux détails rendent les illustrations assez réalistes. Passer donc la petite réticence du début et laissez-vous emporter. "Seule contre la loi" constitue un bon premier tome pour ce diptyque.
Freaks Agency
Si les dessins sont d'une beauté à couper le souffle (François Baranger sait vraiment créer une ambiance sur une planche), le scénario, très mystérieux et énigmatique dans le premier volume, prend une tournure assez classique dans le second album, et ce 'est pas sans raison q'il me fait sérieusement songer à l'univers des Stryges de Corbeyran ( les souterrains, les grottes, les corps monstrueux) Mais j'espère que l'histoire évoluera dans un autre sens. D'ailleurs les toutes dernières pages du second tome où Caleb use de tout son talent pour se sortir d'une situation difficile, présagent d'une suite fracassante. Même si on apprend beaucoup de choses sur June ici, de nombreuses questions restent en suspens. Une qualité graphique indéniable (ce qui n'est pas sans rappeler l'excellente bande dessinée Les quartiers de l'étrange de St Jo et St Ef) doublé d'un scénario prenant, bref on passe un très bon moment de lecture.
Les Avatars de la Province de Namur
Le gros point fort de cette bd est les dessins de Laverdure : un trait dans le plus pur style "franco-belge" avec un encrage soigné et donnant du relief au dessin. Malheureusement, les quinze dernières planches (correspondant à la partie ajoutée par rapport à la précédente édition) ne sont pas du même tonneau avec un dessin sans vie qui donne une impression de travail à la chaîne bouclé vite fait mal fait. L’histoire est une succession de faits ayant marqué la Province de Namur depuis la création de la Belgique (vers 1830). Certes, la BD est un support original pour découvrir l’Histoire mais la lecture de celle-ci est laborieuse car on a davantage l’impression de se retrouver devant une énumération de faits que d’une histoire de l’Histoire à proprement parler. Bref, on ne peut que louer la démarche mais je trouve le résultat décevant car trop décousu. De plus, la partie ajoutée par rapport à l’édition de 1981 n’apporte que peu de choses finalement à l’album.
Motomania
Cette BD est moche. Inutile d'y aller par 4 chemins : c'est laid. Le trait est approximatif, mal maîtrisé, il n'y a aucun dynamisme, les courbes ressemblent à des escaliers, quant au couleurs, heu... Comment dire... Vous connaissez Derrick ? Bin pareil mais en BD (c'est parce que c'est allemand?) Bon c'est pas très très grave, le principal pour du strip c'est quand même l'humour... A bin oui mais non, ça marche pas non plus! Comme Ro, je n'ai pas pu décrocher plus d'un sourire par tome, voire moins. Et pourtant je suis motard! Enfin je crois que l'on trouve autant de représentations d'étrons en tout genre que de motos !! Cette débauche de scatologie est-elle sensée être drôle? Il est difficile de trouver un strip où il n'y a pas une chute dans ou sur une bouse, un chien en train de faire ces besoins ou une couche sale de bébé qui vole de casque en casque pour finir dans la bouche d'un motard... (premier gag du tome 2, ça plante le décors). Résumons: une BD en strip sur les motards pas drôle du tout, laide et qui, pour couronner le tout, ne traite que vaguement des motards... Intérêt 0/5.
L'Arbre au soleil
Jusqu'à présent, quelque soit la série de Tezuka que j'aie lue, j'ai toujours eu du mal à accrocher. Même si je reconnaissais toujours l'originalité de ses scénarios et l'inventivité de sa narration graphique, j'ai toujours eu de la peine à entrer dans ses histoires du fait du rythme particulier de ses récits, de son dessin proche du cartoon et de sa narration particulière oscillant sans cesse entre sérieux et clownesque même pour ses histoires les plus noires. Mais avec l'Arbre au Soleil, je pense être vraiment reconcilié avec cet auteur très prolifique et tellement diversifié. Côté dessin, pas ou très peu de déformations sur ses personnages. On reconnait bien sûr le trait de Tezuka mais il sait garder sa mesure et s'accompagne de décors parfois très travaillés. La narration est simple même si l'auteur se permet quelques innovations narratives par-ci par-là. Côté scénario, pour la première fois dans un manga de Tezuka, j'ai vraiment été pris par le récit. Les personnages de Ibuya le jeune samourai et Tezuka le jeune mèdecin sont originaux et attachants. Leurs histoires personnelles sont assez inédites et plaisantes en elles-mêmes. Mais elles s'intègrent surtout dans un décor du Japon de l'ère Meiji très intéressant. Ce sont des aspects variés du Japon et de ses bouleversements du 19e siècle qu'on découvre ainsi en douceur, tout en suivant une histoire assez captivante et des personnages agréables. Un manga historique où l'Histoire se lit comme un roman empli d'aventure, d'humour et de sujets sérieux et intéressants.
La guerre d'Alan
Quand le roman graphique de qualité s'attaque à la Seconde guerre mondiale, ça nous donne La guerre d'Alan : une période clé de notre histoire, sous un angle jamais vu. A mille lieues d'une BD d'action, on a ici une histoire basée sur le témoignage d'un Américain qui a traversé l'Europe en guerre sans tirer un coup de feu. Il n'en reste pas moins que cette approche hyper-réaliste apporte une authenticité unique au récit, qui combine anecdotes, rencontres, petits faits plus ou moins anodins du soldat en campagne. Sincère, et passionnant. Quant au dessin, il est parfaitement adapté au récit : pas spectaculaire, plutôt très épuré (hormis certaines cases, notamment avec des jeux de lumière), mais quelle classe! J'ai dévoré les deux tomes. Vivement le troisième!
Les Livres de Vie (Le Livre de Jack / Sam)
Aïe aïe aïe... Mais que s'est-il passé entre les tomes 1 et 2?? Le livre de Jack est un exemple de BD légère et grave à la fois, un conte fantastique plein de poésie, chaud, presque lyrique. Servi par le trait immédiatement identifiable de Boiscommun, je me rappelle à sa sortie avoir été émerveillé. Une des grosses surprises du début du millénaire. Autant dire que j'attendais le livre de Sam avec impatience. Et là... Patatras. Tout s'effondre. La magie n'opère plus, mais alors plus du tout. C'est confus, mal foutu, peut être même moins beau. Est-ce la déception qui déforme mon oeil critique? Le fait est que la fête est gâchée. Après avoir frôlé le chef-d’oeuvre avec le tome 1, on frise la catastrophe avec le 2. 4,5 pour Jack, 1,5 pour Sam : la moyenne est donc de 3 étoiles. Mais cela ne reflète pas l'ampleur de la déception.
Rapaces
Rapaces, c'est un joli écrin, pour une histoire décevante. Entre des personnages sans charisme et (très) stéréotypés et un scénario (trop) alambiqué, mon intérêt a fini par décrocher un peu. Décidément, les vampires en cuir et bonnet E, je ne suis pas client. C'est dommage, car le premier tome est prometteur, et annonçait quelque chose de bon. A coté de ça, le dessin est d'une beauté... C'est du Marini, rien de surprenant à ça donc. Certaines cases, des explosions de rouge et bleu, sont plus que spectaculaires. Et le rythme est plutôt bien maintenu. Au final, la lecture se révèle fluide et pas désagréable. La BD se laisse lire, et s'extirpe de la masse anonyme de "l'ordinaire" grâce aux planches de Marini. Tiens, ça me rappelle quelque chose! Un indice : ça commence par "Scor" et ça finit par "pion"...
Lapin - Je suis un lapin
Je suis les strips de Lapin sur le net depuis plus de deux ans et je ne m'en suis pas lassé. Lapin, c'est un roman photo tout moche, tout jaune, fait avec une boite en carton, des lapins en peluche pourris, un(e) nounours vert fluo, des bouteilles de bière, un caillou, une patte d'ours géant, des boites de conserves, un lapin en bois et un gros marqueur noir. Lapin, ce sont des strips d'humour con. Oui, c'est con, c'est couillon, c'est débile, c'est absurde, mais c'est drôle. OK, ce n'est pas toujours fin, voire scato par moment, mais ça me fait rire. OK, c'est assez inégal, certains gags tombent à plat, mais d'autres ont égayé mes journées d'un franc éclat de rire et d'un "c'que c'est con !" bien senti. Lapin, c'est aussi maintenant un album souple, format à l'Italienne, regroupant 200 épisodes parmi les premiers de la série (dont la fameuse Guerre dans l'Espace) + quelques bonus. OK, c'est un peu cher comparé à une BD de gros éditeur, mais pour les amateurs d'humour absurde et con, pour ceux qui n'ont pas peur de passer pour de gros déconneurs auprès de leurs amis buveurs de bière mais aussi pour de pauvres tarés auprès de leurs collègues un peu coincées, la BD Lapin est une BD dont je conseille l'achat, ou au moins la lecture.