Marmalade boy est un shojo qui part sur un bon pied : 2 couples échangent leurs conjoints et décident de vivre tous ensemble pour ne pas séparer les enfants de leurs parents (1 enfant par couple).
Malheureusement la suite est beaucoup plus convenue et cousue de fil blanc. C'est très dommage car finalement on n'est jamais surpris par l'histoire. Enfin par les histoires, car les couples "satellites" sont tout aussi prévisibles. Enfin le garçon de la famille (Yuu) est aussi sympathique qu'une porte de prison. Difficile donc de s'inquiéter de son sort (c'est quand même le héros !).
Mais l'histoire n'est pas mauvaise non plus ! Il s'agit simplement d'un bon shojo sans surprise et sans originalité particulière (contrairement à ce que l'on aurait été en droit d'attendre après lecture du synopsis).
Les graphismes sont très jolis, bien que parfois un peu vides (surtout dans les premiers volumes). En revanche de nombreuses pages sont commentées par l'auteur qui nous raconte sa vie, sans aucun rapport avec l’œuvre et cela et assez pénible. Si l'auteur tenait absolument à ce bavardage, pourquoi ne pas l'avoir mis en début/fin de chapitre ou volume ? Non, c'est parfois à chaque page sur une colonne représentant un tiers de la page. Bref c'est lourd et on finit par zapper... Mais cela pollue la mise en page de l’œuvre.
Pour résumer Marmelade Boy est un Shojo pur style, agréable à feuilleter mais vide, terriblement vide, qui n'apporte rien au genre.
Mon conseil d'achat est donc exclusivement réservé aux fans de Shojo.
Le fait que cette bd soit encensée a, je le crains, nui à ma lecture puisque je m'attendais à découvrir un bijou. Dissipons tout malentendu : ça m'a beaucoup plu mais... Mais j'ai peu accroché à cette histoire de régressions, de flash-backs etc. J'ai de loin préféré les relations entre les différents personnages, les dialogues pleins de vie, la tendresse et l'amitié qui imprègnent les pages de cet album. C'est vraiment beau et les auteurs ont bien réussi à nous communiquer les sentiments. Ce n'est que la trame qui ne m'a pas accroché, en fait je lisais en m'en fichant un peu, et j'ai plutôt profité de chaque page comme d'un instant de bonheur.
La fin m'a beaucoup touché, les toutes dernières pages avec le vieil homme...
La qualité graphique doit aussi y être pour beaucoup puisqu'en dehors de très bien retranscrire les émotions, le dessinateur et surtout le coloriste nous offrent de magnifiques paysages ! L'Italie du début XXe est magnifique, on cligne presque des yeux à cause du soleil ! La mer, la mer... Les dessins sont une vraie réussite et aide à retrouver les verts paradis des, hmm, là je plagie !
Finalement je regrette presque que l'auteur se soit embarqué dans une histoire fantastique, je ne sais pas si c'était tellement nécessaire d'où ma petite réserve et le 4/5.
La couverture du tome 1 est pour moi une des plus belles et les dernières pages sont elles aussi magnifiques.
La 2e BD Chinoise que je lis, contrairement à Diu Diu qui était complètement déjanté, celle-ci est une BD classique et sérieuse, à mi-chemin entre le manga et le franco-belge, mais avec une atmosphère nettement chinoise, pour la première histoire en tout cas. Cette BD contient en effet 2 histoires, l'une proche du roman graphique, l'autre de science-fiction.
Pour les deux récits, le dessin est dans un style manga réaliste. Pas de yeux démesurés, pas de déformations, rien que des visages sérieux, impassibles ou souriants, expressifs comme il le faut dans des histoires pleines d'émotions comme ces deux-là. On reconnaît simplement le style graphique asiatique à la finesse du trait et de l'encrage.
La première histoire est assez forte émotionnellement parlant. Elle se place véritablement en Chine, avec un contexte politique post-maoiste où le père du petit Zhengfei a été poussé au suicide "pour échapper à la condamnation". Sa mère rendue folle, le jeune garçon se replie dans un rêve, celui de réussir à voler comme son père qui était ingénieur en aéronautique. Le narrateur est un autre jeune garçon, ami de Zhengfei mais que les circonstances vont brouiller avant l'accomplissement de son rêve.
Le récit est assez beau, vraiment plein d'émotion et intéressant à la fois par le contexte politique Chinois qui y est décrit et tel qu'il est vécu par les enfants. Sa narration est bonne et prenante. Il manque cependant un peu d'originalité et ne surprendra pas par sa conclusion.
Beau récit et bien raconté même s'il ne marquera pas par son scénario.
La deuxième histoire est inspirée d'une nouvelle d'Isaac Asimov que j'avais déjà lue auparavant. C'est une histoire SF, celle d'un enfant préhistorique transporté dans le présent par une société capable de ramener ainsi des êtres vivants à travers le temps. Le récit s'attache à la façon dont une assistante maternelle va élever cet enfant au départ presque animal pour le faire devenir un enfant exactement comme tous les autres. Le récit devient déchirant quand la société qui gère tout cela n'a d'autre choix que de renvoyer l'enfant dans le monde préhistorique, alors qu'il est désormais complètement désarmé pour survivre dans la nature sauvage.
Encore une fois un récit plein d'émotion, surtout sur la fin. Bien raconté, je n'ai une fois de plus pas été plus accroché que cela car je connaissais déjà cette histoire et ne l'ai donc pas trouvée vraiment originale.
Mais c'est une histoire de belle qualité malgré tout.
Joli ouvrage, deux récits assez poignants et intéressants, même si, je le répête, ils ne détonnent pas par leur originalité.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne s’attendait pas à ça chez Dupuis. Les rares tentatives SF de l’éditeur s’étaient plus ou moins soldées sur des échecs artistiques et commerciaux. Hormis La Guerre Eternelle, des séries comme Dallas Barr ou Hand n’ont que peu intéressé les amateurs de SF …
Ca pourrait changer avec "Orbital". Un space-opéra qui fait irrémédiablement penser à des séries comme Valérian (tant dans le scénar que dans certains traits du dessin) ou Sillage… En deux mots : Orbital se propose de nous raconter les aventures de deux agents de l’ODI (Organisation Diplomatique Internationale ou un truc du genre), un humain et une/un extra-terrestre (on ne connaît pas encore le sexe de l’engin), chargés de désamorcer les conflits prêts à éclater à tout moments dans les quatre coins de l’univers.
Banal ? Pas très original de prime abord, oui… mais efficace. Et drôlement bien abordé dans toute la complexité du thème dans ce premier tome. Chaque enquête sera présentée en deux parties. Ce premier album présente le background et lance la première aventure. C’est tout simplement passionnant à lire et très beau graphiquement. Et surtout…surtout… c’est un univers complexe et cohérent, présenté de manière claire et précise... bref, tout le contraire de ces nombreuses séries de SF pseudo « hard science » qui, en plus d’être chiantes, sont difficilement compréhensibles...
Après un premier volume Road Movie, un deuxième plus axé sur le polar, ce troisième volume, qui clôt un cycle, apporte beaucoup de réponses aux nombreuses questions que l'on se posait (Makyo, le scénariste, n'est guère avare en surprises dans cet opus). L'escapade américaine est belle et bien finie puisque les scènes se déroulent à Paris et en Province. D'ailleurs le dessinateur Rocco, m'a confirmé, au cours du salon du Livre, vouloir ancrer les prochaines aventures de son boxeur perdu dans un univers plus parisien, le tout en restant seul aux commandes, puisque Makyo, très occupé par ailleurs, abandonne la série.
Une fin de cycle bien amenée, un dessin dynamique, bref une bonne série, méconnue je crois, qui mérite vraiment de sortir du lot.
Une nouvelle série de Corbeyran qui marrie fantastique et historique avec un dessin qui passe difficilement inaperçu. Le dessin de Marcel est sombre, et très léché. J’avoue que l’ensemble a un côté un peu trop « too much » à mon goût. C’est un dessin qui nous perd dans la précision du rendu des matières, du parcours de la lumière dans les décors… C’est bien joli toutes ces ombres, et ces subtilités chromatiques avec ces mille et unes variantes brunes foncées et grises… mais est-ce super utile ? Bref, à titre tout à fait personnel, ce dessin, malgré toute l’admiration que je peux avoir pour la technique de l’artiste, m’a un peu gavé… J’ai eu sans cesse la sensation d’avoir plus affaire à un illustrateur qu’à un dessinateur de bande dessinée… Je ne pense pas avoir une idée très précise et encore moins obtuse de ce qu'est une bande dessinée idéale, mais pour moi c’est un art où chaque case doit être d’une lisibilité immédiate. Visuellement la bd est un art de simplification et de réduction à l’essentiel... La surcharge y provoque très souvent plus de tort qu’elle ne cause de bien…
Le scénario passe très bien. Malgré un certain manque d’originalité, il est difficile de ne pas entrer de plein pied dedans. Les évènements se suivent bien et ce premier acte est assez consistant pour un premier tome puisqu’il nous soumet déjà une belle éclaircie concernant certains mystères à la fin de l’album. J’attends la suite avant de donner un avis plus définitif concernant le conseil d'achat de cette série…
J'avais trouvé ça compliqué lors de ma première lecture et après une seconde lecture (longtemps après) ça m'apparaît toujours un peu tortueux à tel point que je devais parfois revenir en arrière pour m'y retrouver: j'avais souvent décroché. Pourtant j'pense pas être débile ^^
Ceci étant dit une intrigue complexe qui se tient c'est pas désagréable et à condition de pas être un peu tête en l'air on suit le récit convenablement. D'autant plus que le scénario est servit par un excellent dessin "moyenâgeux", les protagonistes sans être très originaux sont crédibles notamment Elisabeth d'Elsenor dont l'évolution est bien foutue. J'ai par contre du mal avec la fin, ce genre de truc c'est trop tiré par les cheveux pour moi mais je dois reconnaître que c'est bien amené... Alors pourquoi pas.
Ensuite pour ce qu'il en est des avantages "minimes" mais non négligeable:
- C'est une histoire en 4 tomes
- Les couvertures sont magnifiques (moins que celles de Sanctuaire mais quel travail quand même)
- L'énigme du Carnet de voyage de Julius de Samarie est bien cherchée même si alambiquée.
Le Troisième Testament c'est une bonne Bd moyenâgeuse sur fond de mysticisme mais il faut quand même connecter ses neurones avant de se lancer dans la lecture, lire les 4 tomes à la suite pour une meilleure compréhension ce n'est pas du luxe !
Il me semblait bien avoir vu, il y a une dizaine d'années, des planches humoristiques de Trondheim dans la presse jeu/micro. Les retrouver en album, c'est un peu se replonger dans cette époque. Par rapport à pas mal d'auteurs qui font ce genre d'histoire, Trondheim a un esprit souvent plus fin, voyant au-delà des dernières techniques leurs applications mais aussi leurs limites. On retrouve cet esprit dans ces planches, et c'est plutôt sympathique. Sympathique, mais sans plus, car son dessin est quand même moins léché que dans "Lapinot" ou "Donjon", et le fan est vite déçu.
Tome 1
Très bel album. Visuellement, Yslaire casse tout avec cette nouvelle série. Sur le plan marketing (sans sous-entendu négatif), c'est un pionnier. Car son album est d'abord paru en ligne, sous forme de story-boards à commenter. L'ancêtre du blog ! Quant à l'histoire... Yslaire s'y entend bien pour accrocher son lecteur, pour instiller le doute dans son esprit. Utiliser les images les plus symboliques du XXème siècle, quelle idée de génie ! Cependant, comme on n'a pas l'impression de savoir grand-chose à la fin de ce tome, mon avis reste mitigé. C'est pourquoi je ne donne pas la note maximale.
Tome 2
J'ai été surpris par ce second tome. Lu dans la foulée du premier, je m'attendais à avoir une redite, un surplace de l'histoire... Eh bien pas du tout ! On apprend pas mal de choses, Yslaire en dit même un poil trop pour ne pas déflorer le dénouement, et l'iconographie est, à mon sens, mieux maîtrisée que dans le tome 1. Graphiquement, C'est aussi différent, puisqu'on a moins d'esquisses et plus de dessins en aplats. Une meilleure gestion de l'image, probablement. J'ai pensé au trait de Bilal, par moments. Pas une mauvaise référence...
Tome 3 : Walter
Peut-être le Lapinot le plus faible que j'aie lu jusqu'à présent. Cette incursion temporelle de notre héros favori et de ses amis sonne en effet un peu faux à mes oreilles, avec des situations certes trépidantes et lovecraftiennes, mais un peu tirées par les cheveux à mon avis. De plus, je trouve les couleurs moins bonnes qu'à l'accoutumée. Et puis, l'abord de l'album n'est pas trop facile à mon avis.
Tome 4 : Amour et Intérim
Très bon album. Trondheim a -une fois de plus- été chercher une idée un peu inattendue pour l'utiliser dans l'une de ses séries-phares, "Lapinot", qui lui pemet de traiter des tas de sujets quotidiens et actuels. Le personnage de Richard n'est pas tout à fait au mieux de sa forme, mais qu'importe, Lapinot essaie de faire son chemin dans la vie, et l'on ne peut s'empêcher de le suivre et, sur certains points, de penser ou d'agir comme lui. Que feriez-vous si vous trouviez un million de francs (ou d'euros, peu importe) dans la rue, abandonné par son propriétaire ? Sur une question que tout le monde s'est un jour posée, Trondheim prend des chemins tout à fait inattendus, nous proposant un thriller des plus convaincants.
Tome 7 : La couleur de l'enfer
Un très bon album, qui annonce, de façon détournée, la fin de la série. Trondheim nous livre le chassé-croisé traditionnel d'une bande de copains, avec un incroyable Richard. Sous des allures de roman graphique enfantin, voilà encore une fois un thriller contemporain bien ficelé, avec des personnages attachants et des dialogues qui sonnent juste.
Tome 8 : La vie comme elle vient
Ouch, le coup de bambou !! Je suis en train de lire les "Lapinot" dans le désordre, et ça fait un effet bizarre de voir ce qu'il arrive dans cet album. Parce que Trondheim, sur le peu d'albums de lui lus jusqu'à présent, ne m'avait pas donné une telle impression de noirceur, de pessimisme. Pourtant, son récit est parfaitement maîtrisé, ses personnages bien écrits, son découpage excellent. Le rendu des couleurs est excellent, mais le côté "huis-clos" (qui est faux, mais en garde tout de même les contraintes) est carrément très fort ! Le trait de Trondheim est toujours enfantin ? On s'en balance, Trondheim est peut-être le Franquin des années 2000 !
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Marmalade Boy
Marmalade boy est un shojo qui part sur un bon pied : 2 couples échangent leurs conjoints et décident de vivre tous ensemble pour ne pas séparer les enfants de leurs parents (1 enfant par couple). Malheureusement la suite est beaucoup plus convenue et cousue de fil blanc. C'est très dommage car finalement on n'est jamais surpris par l'histoire. Enfin par les histoires, car les couples "satellites" sont tout aussi prévisibles. Enfin le garçon de la famille (Yuu) est aussi sympathique qu'une porte de prison. Difficile donc de s'inquiéter de son sort (c'est quand même le héros !). Mais l'histoire n'est pas mauvaise non plus ! Il s'agit simplement d'un bon shojo sans surprise et sans originalité particulière (contrairement à ce que l'on aurait été en droit d'attendre après lecture du synopsis). Les graphismes sont très jolis, bien que parfois un peu vides (surtout dans les premiers volumes). En revanche de nombreuses pages sont commentées par l'auteur qui nous raconte sa vie, sans aucun rapport avec l’œuvre et cela et assez pénible. Si l'auteur tenait absolument à ce bavardage, pourquoi ne pas l'avoir mis en début/fin de chapitre ou volume ? Non, c'est parfois à chaque page sur une colonne représentant un tiers de la page. Bref c'est lourd et on finit par zapper... Mais cela pollue la mise en page de l’œuvre. Pour résumer Marmelade Boy est un Shojo pur style, agréable à feuilleter mais vide, terriblement vide, qui n'apporte rien au genre. Mon conseil d'achat est donc exclusivement réservé aux fans de Shojo.
Où le regard ne porte pas...
Le fait que cette bd soit encensée a, je le crains, nui à ma lecture puisque je m'attendais à découvrir un bijou. Dissipons tout malentendu : ça m'a beaucoup plu mais... Mais j'ai peu accroché à cette histoire de régressions, de flash-backs etc. J'ai de loin préféré les relations entre les différents personnages, les dialogues pleins de vie, la tendresse et l'amitié qui imprègnent les pages de cet album. C'est vraiment beau et les auteurs ont bien réussi à nous communiquer les sentiments. Ce n'est que la trame qui ne m'a pas accroché, en fait je lisais en m'en fichant un peu, et j'ai plutôt profité de chaque page comme d'un instant de bonheur. La fin m'a beaucoup touché, les toutes dernières pages avec le vieil homme... La qualité graphique doit aussi y être pour beaucoup puisqu'en dehors de très bien retranscrire les émotions, le dessinateur et surtout le coloriste nous offrent de magnifiques paysages ! L'Italie du début XXe est magnifique, on cligne presque des yeux à cause du soleil ! La mer, la mer... Les dessins sont une vraie réussite et aide à retrouver les verts paradis des, hmm, là je plagie ! Finalement je regrette presque que l'auteur se soit embarqué dans une histoire fantastique, je ne sais pas si c'était tellement nécessaire d'où ma petite réserve et le 4/5. La couverture du tome 1 est pour moi une des plus belles et les dernières pages sont elles aussi magnifiques.
L'Envol
La 2e BD Chinoise que je lis, contrairement à Diu Diu qui était complètement déjanté, celle-ci est une BD classique et sérieuse, à mi-chemin entre le manga et le franco-belge, mais avec une atmosphère nettement chinoise, pour la première histoire en tout cas. Cette BD contient en effet 2 histoires, l'une proche du roman graphique, l'autre de science-fiction. Pour les deux récits, le dessin est dans un style manga réaliste. Pas de yeux démesurés, pas de déformations, rien que des visages sérieux, impassibles ou souriants, expressifs comme il le faut dans des histoires pleines d'émotions comme ces deux-là. On reconnaît simplement le style graphique asiatique à la finesse du trait et de l'encrage. La première histoire est assez forte émotionnellement parlant. Elle se place véritablement en Chine, avec un contexte politique post-maoiste où le père du petit Zhengfei a été poussé au suicide "pour échapper à la condamnation". Sa mère rendue folle, le jeune garçon se replie dans un rêve, celui de réussir à voler comme son père qui était ingénieur en aéronautique. Le narrateur est un autre jeune garçon, ami de Zhengfei mais que les circonstances vont brouiller avant l'accomplissement de son rêve. Le récit est assez beau, vraiment plein d'émotion et intéressant à la fois par le contexte politique Chinois qui y est décrit et tel qu'il est vécu par les enfants. Sa narration est bonne et prenante. Il manque cependant un peu d'originalité et ne surprendra pas par sa conclusion. Beau récit et bien raconté même s'il ne marquera pas par son scénario. La deuxième histoire est inspirée d'une nouvelle d'Isaac Asimov que j'avais déjà lue auparavant. C'est une histoire SF, celle d'un enfant préhistorique transporté dans le présent par une société capable de ramener ainsi des êtres vivants à travers le temps. Le récit s'attache à la façon dont une assistante maternelle va élever cet enfant au départ presque animal pour le faire devenir un enfant exactement comme tous les autres. Le récit devient déchirant quand la société qui gère tout cela n'a d'autre choix que de renvoyer l'enfant dans le monde préhistorique, alors qu'il est désormais complètement désarmé pour survivre dans la nature sauvage. Encore une fois un récit plein d'émotion, surtout sur la fin. Bien raconté, je n'ai une fois de plus pas été plus accroché que cela car je connaissais déjà cette histoire et ne l'ai donc pas trouvée vraiment originale. Mais c'est une histoire de belle qualité malgré tout. Joli ouvrage, deux récits assez poignants et intéressants, même si, je le répête, ils ne détonnent pas par leur originalité.
Orbital
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne s’attendait pas à ça chez Dupuis. Les rares tentatives SF de l’éditeur s’étaient plus ou moins soldées sur des échecs artistiques et commerciaux. Hormis La Guerre Eternelle, des séries comme Dallas Barr ou Hand n’ont que peu intéressé les amateurs de SF … Ca pourrait changer avec "Orbital". Un space-opéra qui fait irrémédiablement penser à des séries comme Valérian (tant dans le scénar que dans certains traits du dessin) ou Sillage… En deux mots : Orbital se propose de nous raconter les aventures de deux agents de l’ODI (Organisation Diplomatique Internationale ou un truc du genre), un humain et une/un extra-terrestre (on ne connaît pas encore le sexe de l’engin), chargés de désamorcer les conflits prêts à éclater à tout moments dans les quatre coins de l’univers. Banal ? Pas très original de prime abord, oui… mais efficace. Et drôlement bien abordé dans toute la complexité du thème dans ce premier tome. Chaque enquête sera présentée en deux parties. Ce premier album présente le background et lance la première aventure. C’est tout simplement passionnant à lire et très beau graphiquement. Et surtout…surtout… c’est un univers complexe et cohérent, présenté de manière claire et précise... bref, tout le contraire de ces nombreuses séries de SF pseudo « hard science » qui, en plus d’être chiantes, sont difficilement compréhensibles...
A.D.N
Après un premier volume Road Movie, un deuxième plus axé sur le polar, ce troisième volume, qui clôt un cycle, apporte beaucoup de réponses aux nombreuses questions que l'on se posait (Makyo, le scénariste, n'est guère avare en surprises dans cet opus). L'escapade américaine est belle et bien finie puisque les scènes se déroulent à Paris et en Province. D'ailleurs le dessinateur Rocco, m'a confirmé, au cours du salon du Livre, vouloir ancrer les prochaines aventures de son boxeur perdu dans un univers plus parisien, le tout en restant seul aux commandes, puisque Makyo, très occupé par ailleurs, abandonne la série. Une fin de cycle bien amenée, un dessin dynamique, bref une bonne série, méconnue je crois, qui mérite vraiment de sortir du lot.
Le Malvoulant
Une nouvelle série de Corbeyran qui marrie fantastique et historique avec un dessin qui passe difficilement inaperçu. Le dessin de Marcel est sombre, et très léché. J’avoue que l’ensemble a un côté un peu trop « too much » à mon goût. C’est un dessin qui nous perd dans la précision du rendu des matières, du parcours de la lumière dans les décors… C’est bien joli toutes ces ombres, et ces subtilités chromatiques avec ces mille et unes variantes brunes foncées et grises… mais est-ce super utile ? Bref, à titre tout à fait personnel, ce dessin, malgré toute l’admiration que je peux avoir pour la technique de l’artiste, m’a un peu gavé… J’ai eu sans cesse la sensation d’avoir plus affaire à un illustrateur qu’à un dessinateur de bande dessinée… Je ne pense pas avoir une idée très précise et encore moins obtuse de ce qu'est une bande dessinée idéale, mais pour moi c’est un art où chaque case doit être d’une lisibilité immédiate. Visuellement la bd est un art de simplification et de réduction à l’essentiel... La surcharge y provoque très souvent plus de tort qu’elle ne cause de bien… Le scénario passe très bien. Malgré un certain manque d’originalité, il est difficile de ne pas entrer de plein pied dedans. Les évènements se suivent bien et ce premier acte est assez consistant pour un premier tome puisqu’il nous soumet déjà une belle éclaircie concernant certains mystères à la fin de l’album. J’attends la suite avant de donner un avis plus définitif concernant le conseil d'achat de cette série…
Le Troisième Testament
J'avais trouvé ça compliqué lors de ma première lecture et après une seconde lecture (longtemps après) ça m'apparaît toujours un peu tortueux à tel point que je devais parfois revenir en arrière pour m'y retrouver: j'avais souvent décroché. Pourtant j'pense pas être débile ^^ Ceci étant dit une intrigue complexe qui se tient c'est pas désagréable et à condition de pas être un peu tête en l'air on suit le récit convenablement. D'autant plus que le scénario est servit par un excellent dessin "moyenâgeux", les protagonistes sans être très originaux sont crédibles notamment Elisabeth d'Elsenor dont l'évolution est bien foutue. J'ai par contre du mal avec la fin, ce genre de truc c'est trop tiré par les cheveux pour moi mais je dois reconnaître que c'est bien amené... Alors pourquoi pas. Ensuite pour ce qu'il en est des avantages "minimes" mais non négligeable: - C'est une histoire en 4 tomes - Les couvertures sont magnifiques (moins que celles de Sanctuaire mais quel travail quand même) - L'énigme du Carnet de voyage de Julius de Samarie est bien cherchée même si alambiquée. Le Troisième Testament c'est une bonne Bd moyenâgeuse sur fond de mysticisme mais il faut quand même connecter ses neurones avant de se lancer dans la lecture, lire les 4 tomes à la suite pour une meilleure compréhension ce n'est pas du luxe !
Les Formidables Aventures sans Lapinot
Il me semblait bien avoir vu, il y a une dizaine d'années, des planches humoristiques de Trondheim dans la presse jeu/micro. Les retrouver en album, c'est un peu se replonger dans cette époque. Par rapport à pas mal d'auteurs qui font ce genre d'histoire, Trondheim a un esprit souvent plus fin, voyant au-delà des dernières techniques leurs applications mais aussi leurs limites. On retrouve cet esprit dans ces planches, et c'est plutôt sympathique. Sympathique, mais sans plus, car son dessin est quand même moins léché que dans "Lapinot" ou "Donjon", et le fan est vite déçu.
XXe ciel.com
Tome 1 Très bel album. Visuellement, Yslaire casse tout avec cette nouvelle série. Sur le plan marketing (sans sous-entendu négatif), c'est un pionnier. Car son album est d'abord paru en ligne, sous forme de story-boards à commenter. L'ancêtre du blog ! Quant à l'histoire... Yslaire s'y entend bien pour accrocher son lecteur, pour instiller le doute dans son esprit. Utiliser les images les plus symboliques du XXème siècle, quelle idée de génie ! Cependant, comme on n'a pas l'impression de savoir grand-chose à la fin de ce tome, mon avis reste mitigé. C'est pourquoi je ne donne pas la note maximale. Tome 2 J'ai été surpris par ce second tome. Lu dans la foulée du premier, je m'attendais à avoir une redite, un surplace de l'histoire... Eh bien pas du tout ! On apprend pas mal de choses, Yslaire en dit même un poil trop pour ne pas déflorer le dénouement, et l'iconographie est, à mon sens, mieux maîtrisée que dans le tome 1. Graphiquement, C'est aussi différent, puisqu'on a moins d'esquisses et plus de dessins en aplats. Une meilleure gestion de l'image, probablement. J'ai pensé au trait de Bilal, par moments. Pas une mauvaise référence...
Les Formidables Aventures de Lapinot
Tome 3 : Walter Peut-être le Lapinot le plus faible que j'aie lu jusqu'à présent. Cette incursion temporelle de notre héros favori et de ses amis sonne en effet un peu faux à mes oreilles, avec des situations certes trépidantes et lovecraftiennes, mais un peu tirées par les cheveux à mon avis. De plus, je trouve les couleurs moins bonnes qu'à l'accoutumée. Et puis, l'abord de l'album n'est pas trop facile à mon avis. Tome 4 : Amour et Intérim Très bon album. Trondheim a -une fois de plus- été chercher une idée un peu inattendue pour l'utiliser dans l'une de ses séries-phares, "Lapinot", qui lui pemet de traiter des tas de sujets quotidiens et actuels. Le personnage de Richard n'est pas tout à fait au mieux de sa forme, mais qu'importe, Lapinot essaie de faire son chemin dans la vie, et l'on ne peut s'empêcher de le suivre et, sur certains points, de penser ou d'agir comme lui. Que feriez-vous si vous trouviez un million de francs (ou d'euros, peu importe) dans la rue, abandonné par son propriétaire ? Sur une question que tout le monde s'est un jour posée, Trondheim prend des chemins tout à fait inattendus, nous proposant un thriller des plus convaincants. Tome 7 : La couleur de l'enfer Un très bon album, qui annonce, de façon détournée, la fin de la série. Trondheim nous livre le chassé-croisé traditionnel d'une bande de copains, avec un incroyable Richard. Sous des allures de roman graphique enfantin, voilà encore une fois un thriller contemporain bien ficelé, avec des personnages attachants et des dialogues qui sonnent juste. Tome 8 : La vie comme elle vient Ouch, le coup de bambou !! Je suis en train de lire les "Lapinot" dans le désordre, et ça fait un effet bizarre de voir ce qu'il arrive dans cet album. Parce que Trondheim, sur le peu d'albums de lui lus jusqu'à présent, ne m'avait pas donné une telle impression de noirceur, de pessimisme. Pourtant, son récit est parfaitement maîtrisé, ses personnages bien écrits, son découpage excellent. Le rendu des couleurs est excellent, mais le côté "huis-clos" (qui est faux, mais en garde tout de même les contraintes) est carrément très fort ! Le trait de Trondheim est toujours enfantin ? On s'en balance, Trondheim est peut-être le Franquin des années 2000 !