Une histoire d'une rare intelligence parue chez Paquet dans la collection Blandice. Une oeuvre rare inclassable réflexion sur la vie et le mort, que la bande dessinée ne nous livre pas souvent. Seule reproche peut-être un peu trop proche de l'autre BD de Dilliès, Betty Blues.
A part ça, rien à redire, un album d'une grande qualité que je conseille de découvrir à ceux qui ne connaîtraient pas.
Cet album me fait encore assez rire. Les planches sont parues à l'origine dans Rock&Folk. Cela peut symboliser le passage de l'humour adulte de Gotlib après les Rubriques-à-brac ou Dingodossiers.
Peut-être moins connues que d'autres oeuvres de l'auteur, cette BD vaut quand même l'achat, même si on ne connaît rien au scoutisme ou à la pop-music.
Une bd considérée comme culte par beaucoup qui a marqué une époque (début des années 80) grâce à sa diffusion dans le magazine non moins culte Métal Hurlant.
Pour ma part, j'aime beaucoup les deux premiers albums. Le dessin de Moebius me plaît bien. Le personnage de Johon Diffool looser patenté est une vraie originalité. L'histoire est de la vraie SF pour adulte.
Mais la suite me passionne beaucoup moins, on tombe dans les travers jodorowskien, avec ce mélange de délire mystico-sacro-aventuresque. Là, ça ne m'intéresse plus et j'ai vraiment du mal à suivre.
Si vous voulez découvrir cette oeuvre, contentez-vous des deux premiers tomes. La suite est à mon avis dispensable (hormis pour les fans de Jodo).
Dans une échelle Baudoinesque, cet album fait partie des meilleurs. Peut-être parce qu'il était alors au début de sa carrière, et que l'auto-contemplation sexuelle n'était pas encore devenue son fonds de commerce. Il livre là une chronique campagnarde tout à fait sympathique, où la dignité des personnes âgées le dispute à la retenue. Avec un personnage d'idiot du village en arbitre-entremetteur, c'est plutôt agréable. Le dessin de Baudoin n'est pas toujours très net, mais qu'importe, ça se lit plutôt pas mal.
Beurk, que c'est moche ! De Metter est capable de tellement mieux ! En effet son dessin "rapide" et ses couleurs qui donnent des tournis à l'estomac n'incitent pas à la lecture... On peut se consoler avec une histoire relativement prenante, une plongée au coeur du Swinging London des années 1960-75. Le rythme de narration et les dialogues sont plutôt bons, et sauvent l'ensemble du rejet.
A réserver aux amateurs de ce type de dessin, presqu'exclusivement...
Un très joli diptyque, à mi-chemin entre l'enquête policière et le western moderne. On est de suite immergé dans l'ambiance des tribus amérindiennes, avec de nombreux clins d'oeil au passé torturé de ce peuple, aux croyances et rites anciens, etc. L'enquête policière tient aussi tout à fait la route avec un policier navajo taciturne et philosophe, pisteur à ses heures, comme dans un bon western, des personnages secondaires très bien exploités, un dénouement surprenant, que je qualifierais d'intéressant.
Côté dessin, quelques erreurs de proportions m'ont un peu surpris, mais dans l'ensemble, le graphisme colle très bien à l'ambiance générale.
Vraiment une très bonne adaptation, qui m'a tout de suite donné envie de lire un roman de Tony Hillerman.
Voilà ce qu'on peut appeler une bd pas comme les autres!
Adaptée d'une légende nordique, "L'Anneau du Nibelung" est une pièce de théâtre vraiment bizarre. D'abord, les personnages ont du mal à se différencier (à mon goût). A la première lecture, on ne comprend pas tout, mais finalement, j'ai fini par bien apprécier cette bd.
Les dessins sont par contre vraiment magnifiques. Séparés par des cases de formes diverses, il est dur de voir une pointe de blanc dans les pages au milieu de toutes ces couleurs bien variées et orchestrées comme il le faut...
Par contre, ce n'est pas une bd captivante, et il est dur de lire les quatre tomes d'affilée, mais en prenant son temps, je pense que cette série est vraiment appréciable.
Je continue dans les classiques du journal Spirou, voilà une de ses séries les plus connues.
A la base, cette BD peut sembler destinée au jeune public. Mais à mon avis, il y a un double sens qui est présent dans la plupart des albums de la période Peyo (je ne parle pas des derniers et de ceux qui ont été faits après sa mort) que ne peut pas cerner le jeune public.
De nombreux albums comme le Schtroumpfissime, le Cosmoschtroumpf ou Schtroupmf vert et vert schtroumpf (qui évoque la querelle Wallons-Flamands) sont excellents. Mais à partir de la Soupe aux schtroumpfs, les histoires baissent constamment en qualité.
Je pense que cette série est très bien mais reste inférieure à Johan et Pirlouit qui constitue (à mon avis) le chef d'oeuvre de Peyo.
Bon, ben, "Les phalanges de l'ordre noir", je l'ai lu en trois fois, c'est pour dire... J'ai eu beaucoup de mal à la finir, mais je me suis forcé, parce que je me suis dit qu'il y aurait peut-être un sursaut vers la fin comme dans Partie de chasse. Il y en a un, mais ça ne m'a plu autant que ça...
2/5 quand même pour le dessin, qui est vraiment soigné et très réussi...
Moi qui prenait cette bd pour une aventure classique (je n'avais pas vu le nom de l'auteur), j'ai été vraiment agréablement surpris, si bien que je n'ai pas pu décoller mon nez de ces bds avant d'avoir fini de les lire toutes.
En premier, hommage au dessin de Tardi, qui est magnifique, bien détaillé, et sympa en plus de ça. Le lettrage est bizarre aussi, mais c'est comme ça avec Tardi, il faut s'habituer...
Le scénario est génial et délirant, les méchants m'ont fait bien marrer: ces petits sacripants, croyant qu'Adèle était à bord du Titanic, l'ont coulé à l'aide d'un faux iceberg armé de canons sous-marins!
Les dialogues sont vraiment marrants, et les petites notes que l'auteur ajoute sont absolument géniales... Authentique (tome 3, page 17, case 9) : "Silencieusement, il rentre dans la chambre à coucher de notre héroïne, puis il décharge en direction du lit où elle repose son revolver d'ordonnance calibre 8 mm à percussion centrale, canon rayé, barillet mobile à double cran d'arrêt démontable à le main". Arf arf arf!!!
Et que dire des personnages... à commencer par leur nom ridicule (Blanc-Sec, Flageolet, Dieuleveult, etc...), ils sont vraiment cultes. Mon préféré: Thomas Rove (personnage très secondaire qu'on ne voit que dans un tome), le tueur névrosé qui tire sur tous les chats qui passent (ce qui causera sa perte!).
Bon, en un mot, génial, et pour moi le meilleur Tardi!
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Sumato
Une histoire d'une rare intelligence parue chez Paquet dans la collection Blandice. Une oeuvre rare inclassable réflexion sur la vie et le mort, que la bande dessinée ne nous livre pas souvent. Seule reproche peut-être un peu trop proche de l'autre BD de Dilliès, Betty Blues. A part ça, rien à redire, un album d'une grande qualité que je conseille de découvrir à ceux qui ne connaîtraient pas.
Hamster Jovial
Cet album me fait encore assez rire. Les planches sont parues à l'origine dans Rock&Folk. Cela peut symboliser le passage de l'humour adulte de Gotlib après les Rubriques-à-brac ou Dingodossiers. Peut-être moins connues que d'autres oeuvres de l'auteur, cette BD vaut quand même l'achat, même si on ne connaît rien au scoutisme ou à la pop-music.
l'Incal
Une bd considérée comme culte par beaucoup qui a marqué une époque (début des années 80) grâce à sa diffusion dans le magazine non moins culte Métal Hurlant. Pour ma part, j'aime beaucoup les deux premiers albums. Le dessin de Moebius me plaît bien. Le personnage de Johon Diffool looser patenté est une vraie originalité. L'histoire est de la vraie SF pour adulte. Mais la suite me passionne beaucoup moins, on tombe dans les travers jodorowskien, avec ce mélange de délire mystico-sacro-aventuresque. Là, ça ne m'intéresse plus et j'ai vraiment du mal à suivre. Si vous voulez découvrir cette oeuvre, contentez-vous des deux premiers tomes. La suite est à mon avis dispensable (hormis pour les fans de Jodo).
La Peau du lézard
Dans une échelle Baudoinesque, cet album fait partie des meilleurs. Peut-être parce qu'il était alors au début de sa carrière, et que l'auto-contemplation sexuelle n'était pas encore devenue son fonds de commerce. Il livre là une chronique campagnarde tout à fait sympathique, où la dignité des personnes âgées le dispute à la retenue. Avec un personnage d'idiot du village en arbitre-entremetteur, c'est plutôt agréable. Le dessin de Baudoin n'est pas toujours très net, mais qu'importe, ça se lit plutôt pas mal.
Swinging London
Beurk, que c'est moche ! De Metter est capable de tellement mieux ! En effet son dessin "rapide" et ses couleurs qui donnent des tournis à l'estomac n'incitent pas à la lecture... On peut se consoler avec une histoire relativement prenante, une plongée au coeur du Swinging London des années 1960-75. Le rythme de narration et les dialogues sont plutôt bons, et sauvent l'ensemble du rejet. A réserver aux amateurs de ce type de dessin, presqu'exclusivement...
Là où dansent les morts
Un très joli diptyque, à mi-chemin entre l'enquête policière et le western moderne. On est de suite immergé dans l'ambiance des tribus amérindiennes, avec de nombreux clins d'oeil au passé torturé de ce peuple, aux croyances et rites anciens, etc. L'enquête policière tient aussi tout à fait la route avec un policier navajo taciturne et philosophe, pisteur à ses heures, comme dans un bon western, des personnages secondaires très bien exploités, un dénouement surprenant, que je qualifierais d'intéressant. Côté dessin, quelques erreurs de proportions m'ont un peu surpris, mais dans l'ensemble, le graphisme colle très bien à l'ambiance générale. Vraiment une très bonne adaptation, qui m'a tout de suite donné envie de lire un roman de Tony Hillerman.
L'Anneau du Nibelung
Voilà ce qu'on peut appeler une bd pas comme les autres! Adaptée d'une légende nordique, "L'Anneau du Nibelung" est une pièce de théâtre vraiment bizarre. D'abord, les personnages ont du mal à se différencier (à mon goût). A la première lecture, on ne comprend pas tout, mais finalement, j'ai fini par bien apprécier cette bd. Les dessins sont par contre vraiment magnifiques. Séparés par des cases de formes diverses, il est dur de voir une pointe de blanc dans les pages au milieu de toutes ces couleurs bien variées et orchestrées comme il le faut... Par contre, ce n'est pas une bd captivante, et il est dur de lire les quatre tomes d'affilée, mais en prenant son temps, je pense que cette série est vraiment appréciable.
Les Schtroumpfs
Je continue dans les classiques du journal Spirou, voilà une de ses séries les plus connues. A la base, cette BD peut sembler destinée au jeune public. Mais à mon avis, il y a un double sens qui est présent dans la plupart des albums de la période Peyo (je ne parle pas des derniers et de ceux qui ont été faits après sa mort) que ne peut pas cerner le jeune public. De nombreux albums comme le Schtroumpfissime, le Cosmoschtroumpf ou Schtroupmf vert et vert schtroumpf (qui évoque la querelle Wallons-Flamands) sont excellents. Mais à partir de la Soupe aux schtroumpfs, les histoires baissent constamment en qualité. Je pense que cette série est très bien mais reste inférieure à Johan et Pirlouit qui constitue (à mon avis) le chef d'oeuvre de Peyo.
Les Phalanges de l'ordre noir
Bon, ben, "Les phalanges de l'ordre noir", je l'ai lu en trois fois, c'est pour dire... J'ai eu beaucoup de mal à la finir, mais je me suis forcé, parce que je me suis dit qu'il y aurait peut-être un sursaut vers la fin comme dans Partie de chasse. Il y en a un, mais ça ne m'a plu autant que ça... 2/5 quand même pour le dessin, qui est vraiment soigné et très réussi...
Adèle Blanc-Sec
Moi qui prenait cette bd pour une aventure classique (je n'avais pas vu le nom de l'auteur), j'ai été vraiment agréablement surpris, si bien que je n'ai pas pu décoller mon nez de ces bds avant d'avoir fini de les lire toutes. En premier, hommage au dessin de Tardi, qui est magnifique, bien détaillé, et sympa en plus de ça. Le lettrage est bizarre aussi, mais c'est comme ça avec Tardi, il faut s'habituer... Le scénario est génial et délirant, les méchants m'ont fait bien marrer: ces petits sacripants, croyant qu'Adèle était à bord du Titanic, l'ont coulé à l'aide d'un faux iceberg armé de canons sous-marins! Les dialogues sont vraiment marrants, et les petites notes que l'auteur ajoute sont absolument géniales... Authentique (tome 3, page 17, case 9) : "Silencieusement, il rentre dans la chambre à coucher de notre héroïne, puis il décharge en direction du lit où elle repose son revolver d'ordonnance calibre 8 mm à percussion centrale, canon rayé, barillet mobile à double cran d'arrêt démontable à le main". Arf arf arf!!! Et que dire des personnages... à commencer par leur nom ridicule (Blanc-Sec, Flageolet, Dieuleveult, etc...), ils sont vraiment cultes. Mon préféré: Thomas Rove (personnage très secondaire qu'on ne voit que dans un tome), le tueur névrosé qui tire sur tous les chats qui passent (ce qui causera sa perte!). Bon, en un mot, génial, et pour moi le meilleur Tardi!