C'est vrai que cette BD qui ne paie pas de mine à première vue n'est pas si mal que ça. J'avais un à-priori assez négatif car je trouvais après l'avoir feuilletée que le dessin et l'histoire reprenaient pas mal de poncifs des ados branchés jeux de rôles, internet et mmorpg en y ajoutant au passage des éléments de décors proches de l'actualité des médias : conflit palestinien, amérindiens indépendantistes, etc.
Le dessin est pas mal, souffrant juste de quelques défauts un peu amateurs. Le trait me rappelle celui de Trantkat (HK) avec des personnages "cools", des mimiques mangas, des technologies futuristes. L'aspect amateur ressort dans l'encrage qui n'est pas fantastique et les décors inégaux, parfois un peu simplistes (les vues d'ensemble de villes composées de plein de briques entassées, bof bof). Mais dans l'ensemble, ce n'est pas mal.
Quant au scénario, comme dit plus haut, il mélange pas mal de thèmes typiques d'ados accrocs au net : monde virtuel heroic-fantasy, cyber-corporation, adolescents génies de l'informatique, robots de combats et combats à l'épée ou au flingue au choix, etc. Mais il est plutôt bien construit et assez prenant. Les persos sont sympas, même si la romance entre la petite indienne et le gosse-beau français fait franchement naïve et rapide, de même que la grosse jalousie du bon copain en fin d'album.
Je ne sais pas si ce premier tome aura bien une suite un jour, mais si oui, je n'en serais pas fâché.
A lire les avis et résumés de ce premier tome, je croyais que La Tranchée était une enquête policière utilisant pour simple décor la Première Guerre Mondiale. Mais en fait, il semble que ce soit pour de bon un récit sur la Guerre elle-même et que l'enquête ne soit qu'une entrée en matière originale et réussie.
J'aime bien le dessin, j'aime cet encrage épais, même si je trouve les planches un peu sombres (après tout, il ne fait pas constamment nuit, même dans les tranchées, non ?).
Ceci dit, même si le scénario est sympa et bien mené, j'ai un peu le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome.
J'attends de voir la suite.
Cette BD bénéficie d'un scénario original, d'un bon dessin et de couleurs que j'aime beaucoup. C'est une lecture agréable et qui donne envie de connaître la suite.
Par contre, j'y ai trouvé des petites défauts qui m'ont un peu gâché ma lecture. Au niveau du dessin, c'est une histoire de goût, mais je préfère généralement un encrage un peu plus épais, pour donner un aspect plus achevé au tout. Ensuite, je trouve la narration assez confuse à plusieurs moments, la confusion étant aggravée par la ressemblance physique entre Clock et le journaliste, ce qui n'aide pas à s'y retrouver. D'autant moins quand le scénariste ajoute des flash-backs à droite à gauche sans justement préciser que ce sont des flash-backs : à plusieurs reprises, je me suis demandé qui était le personnage que je suivais et à quelle époque. Puis j'aurais encore deux ou trois reproches comme un peu trop de grosses fautes d'orthographes qui rabaisse la qualité de l'oeuvre, ou comme le discours politiquement correct et artificiel sur le moment de la conductrice de bus qui explique que "faut pas croire que ce disent les médias, y a des bons et des gentils dans les cités, etc"... Et puis, je n'ai pas senti du tout une ambiance nerveuse, celle d'une cité sur le point d'exploser dans la violence : au contraire, malgré les plaintes de la plupart des habitants, la cité qu'on nous représente là sous la neige n'a pas l'air si désagréable que ça à vivre. Un petit peu raté pour l'atmosphère, quoi.
Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture, c'est une bonne BD et vivement la suite.
Je ne sais pas pourquoi, j'avais des a priori négatifs avec ce premier album.
Par crainte que Morvan , voulant céder à la mode manga, écrive un scénario bâclé.
Par crainte de découvrir un mangaka au style pas forcément intéressant.
Par crainte d'être déçu par la mise en couleurs de ce qui reste un manga.
Eh bien ce premier tome de la série "Le Petit monde" a balayé toutes mes craintes.
Le scénario de Morvan, bien qu'allègrement inspiré par le Peter Pan de James Barrie (Clochette, le Capitaine Crochet, Wendy et sa fratrie), comme le dit ArzaK, en propose une variation futuriste plutôt alléchante. Pas forcément drôle ou heureuse, mais plutôt intéressante.
Morvan s'est adjoint les services de Toru Terada, inconnu en nos contrées, mais diablement efficace, utilisant à fond les codes de la bande dessinée d'action pour nous livrer un découpage haletant et surprenant.
Et enfin, un manga en couleurs, c'est plutôt pas mal. Ici tous les tons sont un peu sépia, afin de nous faire rentrer en douceur dans ce "Petit Monde". Suivons Piedra !
Gil Formosa a montré à de nombreuses reprises qu'il a un talent véritable. On oubliera pas Robur, série qu'il signe avec Lofficier.
Avec "Double Gauche", le dessinateur nous offre une nouvelle fois un dessin magistral. Un trait énergique, un dessin qui a de l'allure et des personnages qui sont très présents grâce aux mouvements que Formosa veut bien leur donner.
Corbeyran n'est pas en reste avec un scénario captivant, intriguant, effrayant parfois.
On se prend à la lecture, on est scotché et rien ne pourra venir perturber notre plongé dans ce monde aussi glauque qu'est Sinostropolis.
Un album qui inaugure une série qui sera, j'en suis persuadé, très haletante !
Oh là là ! La claque !
Je l'avoue, je ne suis pas un gros fan du style graphique de Sergio Toppi. Mais intrigué par les avis enthousiastes lus ça et là, je me suis mis à la lecture de "Sharaz-de", qui semble être un monument.
Le résultat est impressionnant.
Toppi est un spécialiste de l'aventure avec un grand A. Tout ce qui lui permet de voyager, dans l'espace et dans le temps, semble le bienvenu pour lui inspirer ses planches. Ici ce sont les "Contes des 1001 nuits" qui sont transposés, en somme le récit idéal pour un auteur de son acabit. Toppi nous propose donc un récit d'une ampleur inégalée, à la fois ambitieux et très maîtrisé, où son dessin atteint une profondeur hallucinante.
A tel point que l'on n'ose plus vraiment parler de bande dessinée, tellement l'auteur explose tous les codes, ou les plie à sa convenance...
C'est donc une adaptation magistrale d'un fleuron de la littérature mondiale, au service d'un magicien de l'art séquentiel...
...
Bon, j'ai loupé ma période punk, ce qui fait que je n'ai vu aucun intérêt, strictement aucun, dans cette BD.
C'est con, décérébré, gratuitement violent et politiquement incorrect. C'est probablement délibéré, mais je n'accroche pas du tout à une telle histoire...
Et effectivement, il paraît que c'est "culte" ! Pas pour moi, même si le dessin de Liberatore est loin d'être mauvais, et qu'il se serait mieux exprimé dans un autre contexte (de la SF, par exemple).
A ignorer, effectivement.
C'est crade, super choquant et outrancier et c'est pour ça que j'aime bien monsieur tue tout. Il faut avoir le coeur bien accroché et oublier toutes notions humanistes pour pouvoir apprécier et suivre ses aventures.
Cet album me rappelle les blagues absolument ignobles au sujet des bébés morts (qui personnellement me font parfois pleurer de rire) mais que l'on ne peut absolument pas raconter à n'importe qui. Il faut avoir un grain pour aimer ça, et il faut être vraiment dérangé pour oser inventer 1000 de façons de trucider quelqu'un. Je mets 3/5, parce que j'ai eu un certain plaisir malsain à lire ces aventures, mais un certaine répétitivité s'installe et le dessin n'est quand même pas super. A acheter sur une brocante à petit prix par curiosité.
J'ai trouvé le dessin affreux, les premières planches guère passionnantes, l'intrigue pas particulièrement originale, les personnages pas attachants ; j'ai trouvé comme hervé que ça ressemblait beaucoup aux Histoires de Bosnie de Joe Sacco, j'ai trouvé que la "réflexion sur la guerre et la violence" n'était pas foncièrement nouvelle, et je ne conseille pas l'achat.
Et pourtant, malgré tout ça, oui, j'ai trouvé cet album "Franchement bien", je lui mets 4 étoiles, et même si je ne pense pas que ce soit un livre indispensable à posséder, c'est une lecture vivement recommandée.
Difficile de juger si c'est un "grand" auteur, puisque c'est le 1er et l'unique bouquin de lui que j'ai lu, mais Gipi est clairement un auteur doué et habile. "Efficace", au bon sens du terme (c'est-à-dire pas au sens "Michael Bay signe une fois de plus un film d'action efficace", qui se traduit par "c'est une grosse merde, avec plein d'effets spéciaux"). Passés ma répulsion vis-à-vis du dessin et le début ennuyeux, je n'ai pas pu lâcher ce livre. Gipi s'y entend pour installer une ambiance, faire vivre des personnages, bien huiler la mécanique d'un scénario. Cette guerre du futur, située dans une région d'Europe indéfinie, dans un avenir proche mais indéterminé, et mettant aux prises des factions jamais nommées, pour des raisons à peine évoquées, a beau être 100% fictive, elle fait froid dans le dos parce qu'elle paraît terriblement plausible, probable, imminente, vraie. Ce n'est pas la guerre thermonucléaire totale ou l'invasion extraterrestre planétaire qu'on voit habituellement dans les histoires de science-fiction, c'est une guerre qui pourraît éclater chez nous l'année prochaine, c'est une guerre qu'on va peut-être vivre pour de bon vous et moi (mais non, je ne suis pas paranoïaque), ou du moins, c'est ce que Gipi arrive à nous faire croire. Prendre ainsi son lecteur aux tripes n'est pas à la portée du 1er auteur venu...
Au final, j'avoue que c'est un livre que je n'achèterai pas, mais que je relirai sans doute, que je conseillerai très certainement, et qui m'a donné envie de découvrir le reste de l'oeuvre de cet auteur.
Une série sympa qui joue sur le registre de la parodie. Les références sont nombreuses : elles vont des films de Clint Eastwood à Jean-Claude Van Damme en passant par The Big Lebowski des frères Coën.
Yann et Léturgie font du bon travail sur l'humour et le côté référentiel, mais les histoires partent parfois dans tous les sens. On aimerait un peu plus de structure dans le scénario.
Au dessin, Simon Léturgie s'en sort plutôt bien.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Fléau.world
C'est vrai que cette BD qui ne paie pas de mine à première vue n'est pas si mal que ça. J'avais un à-priori assez négatif car je trouvais après l'avoir feuilletée que le dessin et l'histoire reprenaient pas mal de poncifs des ados branchés jeux de rôles, internet et mmorpg en y ajoutant au passage des éléments de décors proches de l'actualité des médias : conflit palestinien, amérindiens indépendantistes, etc. Le dessin est pas mal, souffrant juste de quelques défauts un peu amateurs. Le trait me rappelle celui de Trantkat (HK) avec des personnages "cools", des mimiques mangas, des technologies futuristes. L'aspect amateur ressort dans l'encrage qui n'est pas fantastique et les décors inégaux, parfois un peu simplistes (les vues d'ensemble de villes composées de plein de briques entassées, bof bof). Mais dans l'ensemble, ce n'est pas mal. Quant au scénario, comme dit plus haut, il mélange pas mal de thèmes typiques d'ados accrocs au net : monde virtuel heroic-fantasy, cyber-corporation, adolescents génies de l'informatique, robots de combats et combats à l'épée ou au flingue au choix, etc. Mais il est plutôt bien construit et assez prenant. Les persos sont sympas, même si la romance entre la petite indienne et le gosse-beau français fait franchement naïve et rapide, de même que la grosse jalousie du bon copain en fin d'album. Je ne sais pas si ce premier tome aura bien une suite un jour, mais si oui, je n'en serais pas fâché.
La Tranchée
A lire les avis et résumés de ce premier tome, je croyais que La Tranchée était une enquête policière utilisant pour simple décor la Première Guerre Mondiale. Mais en fait, il semble que ce soit pour de bon un récit sur la Guerre elle-même et que l'enquête ne soit qu'une entrée en matière originale et réussie. J'aime bien le dessin, j'aime cet encrage épais, même si je trouve les planches un peu sombres (après tout, il ne fait pas constamment nuit, même dans les tranchées, non ?). Ceci dit, même si le scénario est sympa et bien mené, j'ai un peu le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome. J'attends de voir la suite.
Le sourire du clown
Cette BD bénéficie d'un scénario original, d'un bon dessin et de couleurs que j'aime beaucoup. C'est une lecture agréable et qui donne envie de connaître la suite. Par contre, j'y ai trouvé des petites défauts qui m'ont un peu gâché ma lecture. Au niveau du dessin, c'est une histoire de goût, mais je préfère généralement un encrage un peu plus épais, pour donner un aspect plus achevé au tout. Ensuite, je trouve la narration assez confuse à plusieurs moments, la confusion étant aggravée par la ressemblance physique entre Clock et le journaliste, ce qui n'aide pas à s'y retrouver. D'autant moins quand le scénariste ajoute des flash-backs à droite à gauche sans justement préciser que ce sont des flash-backs : à plusieurs reprises, je me suis demandé qui était le personnage que je suivais et à quelle époque. Puis j'aurais encore deux ou trois reproches comme un peu trop de grosses fautes d'orthographes qui rabaisse la qualité de l'oeuvre, ou comme le discours politiquement correct et artificiel sur le moment de la conductrice de bus qui explique que "faut pas croire que ce disent les médias, y a des bons et des gentils dans les cités, etc"... Et puis, je n'ai pas senti du tout une ambiance nerveuse, celle d'une cité sur le point d'exploser dans la violence : au contraire, malgré les plaintes de la plupart des habitants, la cité qu'on nous représente là sous la neige n'a pas l'air si désagréable que ça à vivre. Un petit peu raté pour l'atmosphère, quoi. Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture, c'est une bonne BD et vivement la suite.
Le Petit Monde
Je ne sais pas pourquoi, j'avais des a priori négatifs avec ce premier album. Par crainte que Morvan , voulant céder à la mode manga, écrive un scénario bâclé. Par crainte de découvrir un mangaka au style pas forcément intéressant. Par crainte d'être déçu par la mise en couleurs de ce qui reste un manga. Eh bien ce premier tome de la série "Le Petit monde" a balayé toutes mes craintes. Le scénario de Morvan, bien qu'allègrement inspiré par le Peter Pan de James Barrie (Clochette, le Capitaine Crochet, Wendy et sa fratrie), comme le dit ArzaK, en propose une variation futuriste plutôt alléchante. Pas forcément drôle ou heureuse, mais plutôt intéressante. Morvan s'est adjoint les services de Toru Terada, inconnu en nos contrées, mais diablement efficace, utilisant à fond les codes de la bande dessinée d'action pour nous livrer un découpage haletant et surprenant. Et enfin, un manga en couleurs, c'est plutôt pas mal. Ici tous les tons sont un peu sépia, afin de nous faire rentrer en douceur dans ce "Petit Monde". Suivons Piedra !
Double gauche
Gil Formosa a montré à de nombreuses reprises qu'il a un talent véritable. On oubliera pas Robur, série qu'il signe avec Lofficier. Avec "Double Gauche", le dessinateur nous offre une nouvelle fois un dessin magistral. Un trait énergique, un dessin qui a de l'allure et des personnages qui sont très présents grâce aux mouvements que Formosa veut bien leur donner. Corbeyran n'est pas en reste avec un scénario captivant, intriguant, effrayant parfois. On se prend à la lecture, on est scotché et rien ne pourra venir perturber notre plongé dans ce monde aussi glauque qu'est Sinostropolis. Un album qui inaugure une série qui sera, j'en suis persuadé, très haletante !
Sharaz-De
Oh là là ! La claque ! Je l'avoue, je ne suis pas un gros fan du style graphique de Sergio Toppi. Mais intrigué par les avis enthousiastes lus ça et là, je me suis mis à la lecture de "Sharaz-de", qui semble être un monument. Le résultat est impressionnant. Toppi est un spécialiste de l'aventure avec un grand A. Tout ce qui lui permet de voyager, dans l'espace et dans le temps, semble le bienvenu pour lui inspirer ses planches. Ici ce sont les "Contes des 1001 nuits" qui sont transposés, en somme le récit idéal pour un auteur de son acabit. Toppi nous propose donc un récit d'une ampleur inégalée, à la fois ambitieux et très maîtrisé, où son dessin atteint une profondeur hallucinante. A tel point que l'on n'ose plus vraiment parler de bande dessinée, tellement l'auteur explose tous les codes, ou les plie à sa convenance... C'est donc une adaptation magistrale d'un fleuron de la littérature mondiale, au service d'un magicien de l'art séquentiel...
Ranxerox
... Bon, j'ai loupé ma période punk, ce qui fait que je n'ai vu aucun intérêt, strictement aucun, dans cette BD. C'est con, décérébré, gratuitement violent et politiquement incorrect. C'est probablement délibéré, mais je n'accroche pas du tout à une telle histoire... Et effectivement, il paraît que c'est "culte" ! Pas pour moi, même si le dessin de Liberatore est loin d'être mauvais, et qu'il se serait mieux exprimé dans un autre contexte (de la SF, par exemple). A ignorer, effectivement.
Les aventures de Monsieur Tue-Tout
C'est crade, super choquant et outrancier et c'est pour ça que j'aime bien monsieur tue tout. Il faut avoir le coeur bien accroché et oublier toutes notions humanistes pour pouvoir apprécier et suivre ses aventures. Cet album me rappelle les blagues absolument ignobles au sujet des bébés morts (qui personnellement me font parfois pleurer de rire) mais que l'on ne peut absolument pas raconter à n'importe qui. Il faut avoir un grain pour aimer ça, et il faut être vraiment dérangé pour oser inventer 1000 de façons de trucider quelqu'un. Je mets 3/5, parce que j'ai eu un certain plaisir malsain à lire ces aventures, mais un certaine répétitivité s'installe et le dessin n'est quand même pas super. A acheter sur une brocante à petit prix par curiosité.
Notes pour une histoire de guerre
J'ai trouvé le dessin affreux, les premières planches guère passionnantes, l'intrigue pas particulièrement originale, les personnages pas attachants ; j'ai trouvé comme hervé que ça ressemblait beaucoup aux Histoires de Bosnie de Joe Sacco, j'ai trouvé que la "réflexion sur la guerre et la violence" n'était pas foncièrement nouvelle, et je ne conseille pas l'achat. Et pourtant, malgré tout ça, oui, j'ai trouvé cet album "Franchement bien", je lui mets 4 étoiles, et même si je ne pense pas que ce soit un livre indispensable à posséder, c'est une lecture vivement recommandée. Difficile de juger si c'est un "grand" auteur, puisque c'est le 1er et l'unique bouquin de lui que j'ai lu, mais Gipi est clairement un auteur doué et habile. "Efficace", au bon sens du terme (c'est-à-dire pas au sens "Michael Bay signe une fois de plus un film d'action efficace", qui se traduit par "c'est une grosse merde, avec plein d'effets spéciaux"). Passés ma répulsion vis-à-vis du dessin et le début ennuyeux, je n'ai pas pu lâcher ce livre. Gipi s'y entend pour installer une ambiance, faire vivre des personnages, bien huiler la mécanique d'un scénario. Cette guerre du futur, située dans une région d'Europe indéfinie, dans un avenir proche mais indéterminé, et mettant aux prises des factions jamais nommées, pour des raisons à peine évoquées, a beau être 100% fictive, elle fait froid dans le dos parce qu'elle paraît terriblement plausible, probable, imminente, vraie. Ce n'est pas la guerre thermonucléaire totale ou l'invasion extraterrestre planétaire qu'on voit habituellement dans les histoires de science-fiction, c'est une guerre qui pourraît éclater chez nous l'année prochaine, c'est une guerre qu'on va peut-être vivre pour de bon vous et moi (mais non, je ne suis pas paranoïaque), ou du moins, c'est ce que Gipi arrive à nous faire croire. Prendre ainsi son lecteur aux tripes n'est pas à la portée du 1er auteur venu... Au final, j'avoue que c'est un livre que je n'achèterai pas, mais que je relirai sans doute, que je conseillerai très certainement, et qui m'a donné envie de découvrir le reste de l'oeuvre de cet auteur.
Spoon & White
Une série sympa qui joue sur le registre de la parodie. Les références sont nombreuses : elles vont des films de Clint Eastwood à Jean-Claude Van Damme en passant par The Big Lebowski des frères Coën. Yann et Léturgie font du bon travail sur l'humour et le côté référentiel, mais les histoires partent parfois dans tous les sens. On aimerait un peu plus de structure dans le scénario. Au dessin, Simon Léturgie s'en sort plutôt bien.