C'est la première série de Donjon que je lis, et comme souvent lorsqu'on s'attaque à une série "culte", je suis un peu déçu.
Tout d'abord par le dessin, mais bon, je connaissais déjà le trait de Trondheim, donc je ne suis pas très surpris. Sans que cet aspect prenne le dessus sur le coté humoristique de la bd, j'aurais aimé un dessin un peu plus complexe, fouillé...
Mais surtout, même si certains gags sont très réussis, je trouve que les histoires se mordent la queue et que l'humour est un peu répétitif, utilisant souvent le contre pied.
Bon, ça reste une bonne série qui mérite qu'on s'y intéresse. Je vais d'ailleurs essayer rapidement de lire une autre série du "groupe" Donjon.
Je trouve que les commentaires sont injustes. Il faut prendre cette série pour ce qu'elle est : un immense crescendo. Il est rare de trouver une BD aussi cohérente dans sa progression. Je ne puis rester insensible devant ce mythe que nous propose Froideval.
Alors bien sûr, on peut trouver que la psycho est un peu réduite. Mais est-ce que l'on approfondit la psychologie d'un héros dans une légende ? Les personnages sont entiers, comme dans toute légende. Ici, point de questions métaphysiques (voir pour cela le chat du rabbin ;-). Et c'est un réel plaisir de voir un pan d'histoire se construire (rien à voir avec Lanfeust qui court après les cafards en comparaison).
Comme défauts, on peut citer un temps de creux sur le dessin avec Pontet, mais il s'est très bien rattrapé depuis. Il y a également cet humour parfois un peu lourd de Froideval, mais je lui pardonne bien volontiers.
Connaissez-vous une série qui consacre un tome à une bataille ? Et bien vous avez trouvé maintenant (T10). Cet exemple illustre très bien l'esprit de la Lune Noire : une série au caractère entier, grandiose. On aime ou on n'aime pas (cf. la répartition des notes).
NON, NON, NON et encore NON. Le remake de Jésus sauvant le monde, je n'accroche pas. Le dessin est bien sans plus. Mais comment rentrer dans un tel scénario lorsqu'on se dit en permanence qu'on a déjà vu tout ça quelque part ? Et puis pour le tout petit sauvant le monde, j'ai déjà donné.
Je commence à m'habituer aux séries "hommage/référence/clin d'oeil" qu'Alan Moore voue aux grands classiques américains : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour les héros d'aventures du 19e siècle, Suprême pour les super-héros classiques, Jonni Future sur les récits de science-fiction aventuresques, et autres Promethea. Tom Strong, pour sa part, est un hommage aux vieux comics d'aventure/action, mélange de Superman, Batman, Tarzan et surtout de Doc Savage (personnage que je ne connaissais pas vraiment en réalité).
Je ne sais jamais trop comment aborder ces récits qui sont à prendre à la fois au premier degré car l'aventure et l'action y sont mises en avant, mais aussi au second degré par l'afflux de clins d'oeil, d'humour, de dialogues et de situations désuettes voire naïves pour un lecteur moderne.
Au second degré, c'est sympa, ça se lit avec le sourire car l'humour est assez présent. Mais n'étant pas un amateur des comics d'action à l'ancienne (et ignorant Doc Savage), je ne suis pas sensible aux références et à l'hommage ainsi rendu.
Au premier degré, c'est idem : c'est sympa, ça se lit bien. L'aspect un peu naïf, voire convenu, m'empêche cependant d'être vraiment captivé car tout est assez prévisible, sciemment téléphoné.
Mais l'ambiance est bonne, les récits plaisants, la narration excellente et originale par moment. C'est de la bonne BD de divertissement doté d'un dessin très correct même si assez banal.
Je ne suis donc pas mécontent de mon achat mais ce n'est pas un indispensable à mes yeux, même pour quelqu'un qui aime beaucoup Alan Moore comme moi.
Je connaissais Spawn de nom, j'avais acheté les deux premières saisons de la série TV. Mais cette édition intégrale (enfin presque, vu l'absence de deux épisodes) a vraiment été pour moi une réelle bonne surprise. Dessin de bonne qualité, reliure solide (comme toujours chez Delcourt). L'histoire est sombre à souhait, le personnage est torturé par ses sentiments et son pacte...
Bref un super moment de lecture. Vivement le tome 2.
J'ai acheté cet album par pure curiosité et ma foi, je n'ai pas été déçu. Les planches sont belles, la mise en couleur est soignée et souligne avec force l'action et le climat de l'histoire. Quant à l'histoire proprement dite, elle est intéressante. Elle développe des thèmes simples et les aborde de manière à ne jamais lasser le lecteur (en tous les cas le lecteur que je suis). Maintenant, en refermant l'album, j'ai eu vraiment l'impression (une nouvelle fois avec les one shoot de la collection air libre), que l'ensemble aurait mérité plus de profondeur. J'aurais aimé voir l'auteur s'appesantir davantage sur la psychologie des personnages principaux et sur leurs motivations et quêtes personnelles. Là, les choses vont trop vite. C'est véritablement raconté avec un lance pierre. C'est sans doute normal pour une histoire qui se passe à la préhistoire, mais ça m'a fortement gêné.
Je finis ce post par mon éternelle touche positive. Cette bd mérite vraiment le détour, ne serait ce que pour le graphisme et la mise en couleur soignés.
Allez... pour passer un moment de lecteur résolument anti prise de tête même si cela implique qu'une fois refermés les tomes ne laissent aucune trace dans la mémoire, Tony Corso est la bd idéale. C'est de la bonne série de supermarché. Le genre de production qui équivaut à la télé, au policier de Ti ef one. Personnellement, je ne dénigre pas l'entreprise. C'est sympa. De là à dire que Tony Corso est une pierre importante dans l'histoire du privé en BD, faut pas pousser. En fait, ce qui me fait dire cela, c'est le côté mille fois vu de l'ensemble. Rien n'étonne vraiment. Rien ne sort vraiment des sentiers battus. Côté graphisme, le style me parait beaucoup moins maîtrisé que celui de Largo Winch, d'Alpha, de Niklos Koda, d'Insiders etc. qui gravitent dans des dimensions relativement proches.
Je conseille tout de même le détour. Pour la détente que cette bd m'a procuré et pour le côté sympa et provocateur de Corso.
Beaucoup d'avis positifs ont été donnés sur cette nouvelle série qui s'annonce prometteuse. Je confirme donc tout le bien qui a déjà été dit plus bas.
Cependant, le petit bémol que je pourrai émettre, c'est peut-être le fait qu'il y ait beaucoup (que dis-je énormément!) de mots, de races, de villes, de noms différents, et cela rend la lecture assez difficile.
Un conseil à lire et à apprécier en toute tranquillité...
Etant un grand amateur de l'Histoire de France, je ne pouvais pas passer à coté de ce titre.
La guerre de cent ans n'a pas ou alors très peu été scénarisé en BD et ce fut pour moi l'occasion d'en découvrir un peu plus sur cette période.
Etant moi-même bourguignon (oui môssieur y a du bon vin par chez nous!!!), l'intérêt porté à ce premier tome n'en a été que plus grand.
Au final, un tome plaisant à lire même si comme l'a souligné le posteur le "tous derrière et moi devant" est assez présent (ah qu'il est fort ce Tanneguy du Chatel...). Enfin pour rien gâcher les dessins sont bons.
Je n'attends pas la suite avec une énorme impatience mais la lirai tout de même avec plaisir.
Bizarrement j'ai pas eu un super bon sentiment une fois cette bd refermée. C'est peut-être parce que je m'y suis pris à x soirées pour la lire et donc je n'ai pas bien savouré cette lecture hachée. Je reconnais l'humour et déjà le côté "gros sabot" caricatural de la France d'en bas.
Un truc con par exemple, dans "Vacances vacances", la moins bonne histoire pour moi, un ado prend une fille en stop en pleine nuit, hop presque aussitôt elle lui rentre dedans bien méchamment et au moment où ils vont y passer, la voiture se vautre dans le fossé. Réaction de la fille : "Ecoute j'ai vu comment tu conduisais, j'ai plus envie de voir comment tu baises, alors salut". D'un côté je me dis que j'aurais pu entendre ça dans un film français d'il y a 20 ans, et trouver ça plutôt bien senti. De l'autre je trouve ça facile et complètement irréel et je me dis mouais (pourtant j'en fais des km en voiture :))
Mais Rabaté a au moins le mérite de faire des histoires originales (celle de l'enterrement par exemple)
L'interprétation / appréciation diffère selon l'humeur du moment à mon avis. Je suis sûrement sévère avec cette note.
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Donjon Zenith
C'est la première série de Donjon que je lis, et comme souvent lorsqu'on s'attaque à une série "culte", je suis un peu déçu. Tout d'abord par le dessin, mais bon, je connaissais déjà le trait de Trondheim, donc je ne suis pas très surpris. Sans que cet aspect prenne le dessus sur le coté humoristique de la bd, j'aurais aimé un dessin un peu plus complexe, fouillé... Mais surtout, même si certains gags sont très réussis, je trouve que les histoires se mordent la queue et que l'humour est un peu répétitif, utilisant souvent le contre pied. Bon, ça reste une bonne série qui mérite qu'on s'y intéresse. Je vais d'ailleurs essayer rapidement de lire une autre série du "groupe" Donjon.
Chroniques de la lune noire
Je trouve que les commentaires sont injustes. Il faut prendre cette série pour ce qu'elle est : un immense crescendo. Il est rare de trouver une BD aussi cohérente dans sa progression. Je ne puis rester insensible devant ce mythe que nous propose Froideval. Alors bien sûr, on peut trouver que la psycho est un peu réduite. Mais est-ce que l'on approfondit la psychologie d'un héros dans une légende ? Les personnages sont entiers, comme dans toute légende. Ici, point de questions métaphysiques (voir pour cela le chat du rabbin ;-). Et c'est un réel plaisir de voir un pan d'histoire se construire (rien à voir avec Lanfeust qui court après les cafards en comparaison). Comme défauts, on peut citer un temps de creux sur le dessin avec Pontet, mais il s'est très bien rattrapé depuis. Il y a également cet humour parfois un peu lourd de Froideval, mais je lui pardonne bien volontiers. Connaissez-vous une série qui consacre un tome à une bataille ? Et bien vous avez trouvé maintenant (T10). Cet exemple illustre très bien l'esprit de la Lune Noire : une série au caractère entier, grandiose. On aime ou on n'aime pas (cf. la répartition des notes).
Le Grand Pouvoir du Chninkel
NON, NON, NON et encore NON. Le remake de Jésus sauvant le monde, je n'accroche pas. Le dessin est bien sans plus. Mais comment rentrer dans un tel scénario lorsqu'on se dit en permanence qu'on a déjà vu tout ça quelque part ? Et puis pour le tout petit sauvant le monde, j'ai déjà donné.
Tom Strong
Je commence à m'habituer aux séries "hommage/référence/clin d'oeil" qu'Alan Moore voue aux grands classiques américains : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour les héros d'aventures du 19e siècle, Suprême pour les super-héros classiques, Jonni Future sur les récits de science-fiction aventuresques, et autres Promethea. Tom Strong, pour sa part, est un hommage aux vieux comics d'aventure/action, mélange de Superman, Batman, Tarzan et surtout de Doc Savage (personnage que je ne connaissais pas vraiment en réalité). Je ne sais jamais trop comment aborder ces récits qui sont à prendre à la fois au premier degré car l'aventure et l'action y sont mises en avant, mais aussi au second degré par l'afflux de clins d'oeil, d'humour, de dialogues et de situations désuettes voire naïves pour un lecteur moderne. Au second degré, c'est sympa, ça se lit avec le sourire car l'humour est assez présent. Mais n'étant pas un amateur des comics d'action à l'ancienne (et ignorant Doc Savage), je ne suis pas sensible aux références et à l'hommage ainsi rendu. Au premier degré, c'est idem : c'est sympa, ça se lit bien. L'aspect un peu naïf, voire convenu, m'empêche cependant d'être vraiment captivé car tout est assez prévisible, sciemment téléphoné. Mais l'ambiance est bonne, les récits plaisants, la narration excellente et originale par moment. C'est de la bonne BD de divertissement doté d'un dessin très correct même si assez banal. Je ne suis donc pas mécontent de mon achat mais ce n'est pas un indispensable à mes yeux, même pour quelqu'un qui aime beaucoup Alan Moore comme moi.
Spawn
Je connaissais Spawn de nom, j'avais acheté les deux premières saisons de la série TV. Mais cette édition intégrale (enfin presque, vu l'absence de deux épisodes) a vraiment été pour moi une réelle bonne surprise. Dessin de bonne qualité, reliure solide (comme toujours chez Delcourt). L'histoire est sombre à souhait, le personnage est torturé par ses sentiments et son pacte... Bref un super moment de lecture. Vivement le tome 2.
Les Chasseurs de l'aube
J'ai acheté cet album par pure curiosité et ma foi, je n'ai pas été déçu. Les planches sont belles, la mise en couleur est soignée et souligne avec force l'action et le climat de l'histoire. Quant à l'histoire proprement dite, elle est intéressante. Elle développe des thèmes simples et les aborde de manière à ne jamais lasser le lecteur (en tous les cas le lecteur que je suis). Maintenant, en refermant l'album, j'ai eu vraiment l'impression (une nouvelle fois avec les one shoot de la collection air libre), que l'ensemble aurait mérité plus de profondeur. J'aurais aimé voir l'auteur s'appesantir davantage sur la psychologie des personnages principaux et sur leurs motivations et quêtes personnelles. Là, les choses vont trop vite. C'est véritablement raconté avec un lance pierre. C'est sans doute normal pour une histoire qui se passe à la préhistoire, mais ça m'a fortement gêné. Je finis ce post par mon éternelle touche positive. Cette bd mérite vraiment le détour, ne serait ce que pour le graphisme et la mise en couleur soignés.
Tony Corso
Allez... pour passer un moment de lecteur résolument anti prise de tête même si cela implique qu'une fois refermés les tomes ne laissent aucune trace dans la mémoire, Tony Corso est la bd idéale. C'est de la bonne série de supermarché. Le genre de production qui équivaut à la télé, au policier de Ti ef one. Personnellement, je ne dénigre pas l'entreprise. C'est sympa. De là à dire que Tony Corso est une pierre importante dans l'histoire du privé en BD, faut pas pousser. En fait, ce qui me fait dire cela, c'est le côté mille fois vu de l'ensemble. Rien n'étonne vraiment. Rien ne sort vraiment des sentiers battus. Côté graphisme, le style me parait beaucoup moins maîtrisé que celui de Largo Winch, d'Alpha, de Niklos Koda, d'Insiders etc. qui gravitent dans des dimensions relativement proches. Je conseille tout de même le détour. Pour la détente que cette bd m'a procuré et pour le côté sympa et provocateur de Corso.
Orbital
Beaucoup d'avis positifs ont été donnés sur cette nouvelle série qui s'annonce prometteuse. Je confirme donc tout le bien qui a déjà été dit plus bas. Cependant, le petit bémol que je pourrai émettre, c'est peut-être le fait qu'il y ait beaucoup (que dis-je énormément!) de mots, de races, de villes, de noms différents, et cela rend la lecture assez difficile. Un conseil à lire et à apprécier en toute tranquillité...
Le Trône d'argile
Etant un grand amateur de l'Histoire de France, je ne pouvais pas passer à coté de ce titre. La guerre de cent ans n'a pas ou alors très peu été scénarisé en BD et ce fut pour moi l'occasion d'en découvrir un peu plus sur cette période. Etant moi-même bourguignon (oui môssieur y a du bon vin par chez nous!!!), l'intérêt porté à ce premier tome n'en a été que plus grand. Au final, un tome plaisant à lire même si comme l'a souligné le posteur le "tous derrière et moi devant" est assez présent (ah qu'il est fort ce Tanneguy du Chatel...). Enfin pour rien gâcher les dessins sont bons. Je n'attends pas la suite avec une énorme impatience mais la lirai tout de même avec plaisir.
Premières cartouches
Bizarrement j'ai pas eu un super bon sentiment une fois cette bd refermée. C'est peut-être parce que je m'y suis pris à x soirées pour la lire et donc je n'ai pas bien savouré cette lecture hachée. Je reconnais l'humour et déjà le côté "gros sabot" caricatural de la France d'en bas. Un truc con par exemple, dans "Vacances vacances", la moins bonne histoire pour moi, un ado prend une fille en stop en pleine nuit, hop presque aussitôt elle lui rentre dedans bien méchamment et au moment où ils vont y passer, la voiture se vautre dans le fossé. Réaction de la fille : "Ecoute j'ai vu comment tu conduisais, j'ai plus envie de voir comment tu baises, alors salut". D'un côté je me dis que j'aurais pu entendre ça dans un film français d'il y a 20 ans, et trouver ça plutôt bien senti. De l'autre je trouve ça facile et complètement irréel et je me dis mouais (pourtant j'en fais des km en voiture :)) Mais Rabaté a au moins le mérite de faire des histoires originales (celle de l'enterrement par exemple) L'interprétation / appréciation diffère selon l'humeur du moment à mon avis. Je suis sûrement sévère avec cette note.