J'ai choisi cet album à la bibliothèque, attiré par la couverture, qui semblait pleine de promesses. Mais il s'agit d'une bd documentaire, presque d'une revue d'information sur les initiatives humanitaires pour endiguer la progression du désert au Burkina Fasso. Certes le sujet mérite qu'on s'y intéresse, mais je suis de moins en moins convaincu du choix du support bd pour ce genre de diffusion. Peut être en y introduisant des photos, façon Le Photographe ?
En tout cas, la lecture bien qu'instructive, ne m'a pas passionné, d'autant plus que l'histoire personnelle de Zélie vient se mêler au documentaire à tel point que parfois, on a tendance à lire certaine pages deux fois, une fois pour chaque récit. Fastidieux.
Une bd intéressante mais pas plus.
Paru en 1978, Griffu est pour moi une simple retransposition du personnage de Nestor Burma dans le Paris des années 70. C'est un roman noir mis en BD. N'étant pas amateur de polar et encore moins de polar noir, c'est sans grande conviction que j'ai lu cette BD. Le récit reste cependant plaisant, ne sombre pas dans une confusion incompréhensible comme j'en fais le reproche à certains polars de Tardi et je l'ai suivi sans ennui. Cependant, à aucun moment, je ne me suis senti vraiment captivé, rien ne me donnait vraiment l'envie de connaître à tout prix la suite si ce n'est une très légère curiosité de savoir le pourquoi du comment. Le dessin de Tardi ici est bon mais représenter le Paris banlieusard moderne lui réussit nettement moins à mes yeux que le Paris du début du siècle d'Adèle Blanc-Sec.
Depuis que j'ai lu Le Club des quatre et The autobiography of me too, je lis tous les albums de Bouzard que je peux trouver.
J'en suis venu à apprécier son dessin noir et blanc, légèrement underground, pas très beau au premier coup d'oeil mais bien égréalbe à lire et très plaisant au final.
Et c'est surtout son humour que j'aime.
Ici, cet humour ressort mais pas autant que dans les BDs de Bouzard que je préfère. C'est de l'humour noir et absurde à la fois, comme j'aime. Ricou et Bigou sont de braves boy-scouts plus naïfs que méchants, mais voilà, l'un des deux frères tourne mal : "tout a commencé par la poésie, Bigou taquina l'alexandrin au détriment des vêpres. Puis ce fut la musique, la musique, toujours la musique" et plus particulièrement le Rock ! Voire pire ! Les Wampas ! Hérésie ! Il faut que Ricou ramène Bigou dans le droit chemin !
Les histoires courtes maintiennent un rythme de lecture et d'amusement constant et assez plaisant. Et j'ai bien rigolé sur la plupart des gags et chutes de ces histoires. Mais il ne m'est rien apparu de vraiment transcendant et d'aussi original que d'autres tranches d'humour de Bouzard.
Plaisant et un peu décalé, à lire ou à acheter pour les amateurs du genre.
A lire quelques avis ci-dessous, je pensais que cet album serait aussi abstrait et incompréhensible que Bleu du même auteur, mais finalement il est tout à fait compréhensible (à une ou deux cases près qui me laissent encore perplexe). Et sincèrement, il m'a fait sourire et rire à quelques moments.
Pour ceux qui semblent ne pas l'avoir compris (et pourtant, c'est évident à certains moments notamment à la dernière page où le doute n'est absolument plus possible), ces formes que nous voyons sont les orifices de la femme et ce qui y pénètre. Tiens, oui, maintenant que j'y pense, il n'y est question que de pornographie hétérosexuelle, pas homosexuelle.
Car oui, c'est du porno au sens où au fil des "figures" qui forment les histoires de cet album, ce sont des scènes de cul que nous observons représentées de manière minimaliste. Cela commence par le simple coït vaginal, puis anal, puis les deux, puis cela se diversifie : éjaculation précoce, fellation, à plusieurs, celles qui aiment plus ou moins la sodomie, le fist-fucking (et ses conséquences), celle qui se fait prendre par son dentiste, et bien sûr un final qui nous ramène à la réalité naturelle de l'acte sexuel.
Je pensais vraiment avoir du mal à accrocher à cette BD car je déteste l'abstrait et les symboliques que seul l'auteur peut comprendre, mais là tout me parait vraiment très évident. Ou alors j'ai l'esprit aussi déplacé que Trondheim ?
Bon, voilà, maintenant que j'ai compris tout ça, ça n'en reste pas moins une BD qui se lit assez vite et qui, bien qu'elle m'a fait rire un peu, ne me donne pas plus envie que ça de l'acheter personnellement.
Formidable ! Voilà un petit chef d'oeuvre !
Humour, finesse, dessin excellent, jeux sur le support BD et la narration, dialogues truculents, imagination, tout y est dans un cocktail d'une réussite rare. D'autant plus qu'il s'agit d'un album à petit prix. Peu de pages mais un récit très dense et une lecture captivante !
Je l'ai déjà dit dans mes avis sur Le cabinet chinois et La Guilde de la mer, je suis vraiment sous le charme du dessin de Nancy Peña. Original et beau, il réussit à faire passer aussi bien l'esthétisme que l'humour ou la poésie. Cet album, en noir et blanc, contient tout ce que j'aime le plus dans ce dessin. En outre, la mise en page de chaque planche est excellente et très variée. Nancy s'offre même le luxe de jouer sur la narration pour certaines planches avec des méthodes qui ne sont pas inédites mais qui fonctionnent très bien (si ce n'est peut-être pour la première planche de l'ogre dont la lecture commence en bas à gauche ce qui surprend une ou deux secondes).
Le récit, pour sa part, est une suite au conte du Chat Botté, une suite mêlant conte de fées, délires légers et beaucoup d'humour. Le récit est original et les rebondissements largement moins prévisibles qu'il y parait en cours de lecture. Les dialogues sont très bons, truculents et drôles. Et l'humour est vraiment très présent. J'étais éclaté de rire à de nombreux moments.
Ce qui marque à mes yeux la très grande qualité de ce récit, c'est surtout qu'il reste d'égal intérêt et d'égal humour tout au long de l'album, sans jamais s'essouffler malgré le très haut niveau de prestation que Nancy Peña nous offre là. J'ai senti un faible relâchement uniquement dans les deux ou trois dernières pages quand l'auteure, "quel fléau cette donzelle", en vient à la conclusion de son récit qui se doit d'atterrir après les sommets qu'il a atteint.
Formidable dessin, récit original et prenant, humour excellent, énorme coup de coeur en ce qui me concerne.
Et à un si petit prix, jetez-vous dessus !
En quelques semaines, j'avais entendu parler de cette BD sur quasiment tous les sites BD français sur Internet : est-ce parce que l'auteur parle de sa vie intime avec Frédéric Boilet et parce que Sfar a dédicacé l'album ? Probablement.
Je viens donc enfin de le lire en entier après avoir déjà vu un grand nombre de planches d'extraits très aguichants à droite à gauche.
Aguichants, oui, car Aurelia Aurita dévoile sans aucun tabou sa vie intime (ou du moins une vie intime fictive comme elle l'affirme de manière ambigüe en fin d'album). Et c'est assez... émoustillant de voir une jeune femme parler aussi ouvertement de sexe, se mettant en scène avec son amant et dans toutes les situations de sa vie sexuelle ou simplement intime.
Bon, évidemment, le dessin est plutôt minimaliste et épuré, nous ne sommes donc pas vraiment là dans ce qu'on peut considérer comme "un bouquin de cul" graphiquement parlant. Ce dessin n'est pas particulièrement beau mais il est efficace.
Fraise et Chocolat est vu par certains, comme Sfar dans sa dédicace, comme un hymne à l'amour. Moi, j'estime que c'est tout de même essentiellement une BD qui s'appuie beaucoup sur l'instinct de voyeurisme du lecteur. Voyeurisme parce qu'on veut connaître (encore un peu plus) la vie privée d'une jolie jeune fille et de Frédéric Boilet (qui pourtant en a déjà raconté beaucoup de son côté). Voyeurisme surtout pour connaître la vie sexuelle débridée de ce couple.
L'ennui essentiel de ce récit à mes yeux, c'est que ce qu'Aurelia Aurita appelle l'amour vrai semble n'être que du sexe, que du cul : l'amour, c'est du cul, le cul inspire amour. Cette vision exclusive n'est déjà pas mon point de vue. Mais surtout c'est assez lassant dans le récit à la longue. D'autant plus que certains passages sont assez crades ou simplement assez piteux.
Pas une lecture inintéressante et assez émoustillante par moment, mais je trouve le prix trop élevé pour en conseiller l'achat.
Lune de jour est un conte sans doute plus destiné à un lectorat enfantin qu'adulte. Le dessin et les couleurs sont bien sympathiques, doux et agréable à regarder, comme de jolies illustrations jeunesse. Le récit, muet, est simple et légèrement poétique. Plaisant à lire et sûrement un bon livre à offrir à ses jeunes enfants.
Une histoire vite lue car muette (en plus d'être une Patte de Mouche) mais assez jolie et ne manquant pas de poésie. Le dessin est un peu minimaliste mais efficace et plaisant. Pas grand chose de plus à en dire : c'est un joli petit conte bénéficiant en outre d'un final permettant de rajouter un deuxième niveau de lecture au récit.
En 32 pages, cet album nous offre une histoire qui se lit assez rapidement.
Le dessin n'est pas formidable mais il se laisse lire, plus précisément il se laisse oublier car même en le revoyant maintenant, j'avoue avoir bien peu de chose à en dire. Pas très joli mais fonctionnel et pas si mal dans l'ensemble.
Quant à l'histoire, c'est celle d'un débauché assez minable qui passe ses nuits à boire en boite de nuit et se réveille tous les jours en début d'après-midi, sans savoir s'il a terminé la nuit avec quelqu'un ou si ce n'est rien d'autre qu'une flaque de vomi qui l'accompagne dans son lit. Et puis un jour, il y a quelque chose dans son lit. Ce récit rappelera immanquablement Prosopopus vis-à-vis de cette... chose. Mais sans aller tellement plus loin, le récit se termine peu de temps après l'apparition de la chose sur une fin un peu abrupte. Evidemment, la conclusion du récit se veut sans doute métaphorique mais le message passe assez difficilement en ce qui me concerne.
Pas une oeuvre marquante ni bien originale pour ce que j'en pense.
Comme la majorité des albums de la collection Patte de Mouche, cette BD se lit bien vite. Son originalité : l'un des deux personnages est sourd-muet et ses bulles sont emplies uniquement de signes du langage des sourds sous-titrés mot à mot en bas de page. Hormis cette originalité donc, il n'y a pas grand chose de plus intéressant.
Le dessin est très très moyen. Du moins, personnellement, je n'aime pas.
Quant à l'histoire, ce sont deux types qui discutent dans une cuisine parce que l'un a trouvé un pistolet chargé dans une poubelle et qu'ils se disputent ensuite pour le prendre tout en continuant à palabrer.
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Zélie nord-sud
J'ai choisi cet album à la bibliothèque, attiré par la couverture, qui semblait pleine de promesses. Mais il s'agit d'une bd documentaire, presque d'une revue d'information sur les initiatives humanitaires pour endiguer la progression du désert au Burkina Fasso. Certes le sujet mérite qu'on s'y intéresse, mais je suis de moins en moins convaincu du choix du support bd pour ce genre de diffusion. Peut être en y introduisant des photos, façon Le Photographe ? En tout cas, la lecture bien qu'instructive, ne m'a pas passionné, d'autant plus que l'histoire personnelle de Zélie vient se mêler au documentaire à tel point que parfois, on a tendance à lire certaine pages deux fois, une fois pour chaque récit. Fastidieux. Une bd intéressante mais pas plus.
Griffu
Paru en 1978, Griffu est pour moi une simple retransposition du personnage de Nestor Burma dans le Paris des années 70. C'est un roman noir mis en BD. N'étant pas amateur de polar et encore moins de polar noir, c'est sans grande conviction que j'ai lu cette BD. Le récit reste cependant plaisant, ne sombre pas dans une confusion incompréhensible comme j'en fais le reproche à certains polars de Tardi et je l'ai suivi sans ennui. Cependant, à aucun moment, je ne me suis senti vraiment captivé, rien ne me donnait vraiment l'envie de connaître à tout prix la suite si ce n'est une très légère curiosité de savoir le pourquoi du comment. Le dessin de Tardi ici est bon mais représenter le Paris banlieusard moderne lui réussit nettement moins à mes yeux que le Paris du début du siècle d'Adèle Blanc-Sec.
Ricou et Bigou
Depuis que j'ai lu Le Club des quatre et The autobiography of me too, je lis tous les albums de Bouzard que je peux trouver. J'en suis venu à apprécier son dessin noir et blanc, légèrement underground, pas très beau au premier coup d'oeil mais bien égréalbe à lire et très plaisant au final. Et c'est surtout son humour que j'aime. Ici, cet humour ressort mais pas autant que dans les BDs de Bouzard que je préfère. C'est de l'humour noir et absurde à la fois, comme j'aime. Ricou et Bigou sont de braves boy-scouts plus naïfs que méchants, mais voilà, l'un des deux frères tourne mal : "tout a commencé par la poésie, Bigou taquina l'alexandrin au détriment des vêpres. Puis ce fut la musique, la musique, toujours la musique" et plus particulièrement le Rock ! Voire pire ! Les Wampas ! Hérésie ! Il faut que Ricou ramène Bigou dans le droit chemin ! Les histoires courtes maintiennent un rythme de lecture et d'amusement constant et assez plaisant. Et j'ai bien rigolé sur la plupart des gags et chutes de ces histoires. Mais il ne m'est rien apparu de vraiment transcendant et d'aussi original que d'autres tranches d'humour de Bouzard. Plaisant et un peu décalé, à lire ou à acheter pour les amateurs du genre.
La nouvelle pornographie
A lire quelques avis ci-dessous, je pensais que cet album serait aussi abstrait et incompréhensible que Bleu du même auteur, mais finalement il est tout à fait compréhensible (à une ou deux cases près qui me laissent encore perplexe). Et sincèrement, il m'a fait sourire et rire à quelques moments. Pour ceux qui semblent ne pas l'avoir compris (et pourtant, c'est évident à certains moments notamment à la dernière page où le doute n'est absolument plus possible), ces formes que nous voyons sont les orifices de la femme et ce qui y pénètre. Tiens, oui, maintenant que j'y pense, il n'y est question que de pornographie hétérosexuelle, pas homosexuelle. Car oui, c'est du porno au sens où au fil des "figures" qui forment les histoires de cet album, ce sont des scènes de cul que nous observons représentées de manière minimaliste. Cela commence par le simple coït vaginal, puis anal, puis les deux, puis cela se diversifie : éjaculation précoce, fellation, à plusieurs, celles qui aiment plus ou moins la sodomie, le fist-fucking (et ses conséquences), celle qui se fait prendre par son dentiste, et bien sûr un final qui nous ramène à la réalité naturelle de l'acte sexuel. Je pensais vraiment avoir du mal à accrocher à cette BD car je déteste l'abstrait et les symboliques que seul l'auteur peut comprendre, mais là tout me parait vraiment très évident. Ou alors j'ai l'esprit aussi déplacé que Trondheim ? Bon, voilà, maintenant que j'ai compris tout ça, ça n'en reste pas moins une BD qui se lit assez vite et qui, bien qu'elle m'a fait rire un peu, ne me donne pas plus envie que ça de l'acheter personnellement.
Les Nouvelles aventures du Chat Botté
Formidable ! Voilà un petit chef d'oeuvre ! Humour, finesse, dessin excellent, jeux sur le support BD et la narration, dialogues truculents, imagination, tout y est dans un cocktail d'une réussite rare. D'autant plus qu'il s'agit d'un album à petit prix. Peu de pages mais un récit très dense et une lecture captivante ! Je l'ai déjà dit dans mes avis sur Le cabinet chinois et La Guilde de la mer, je suis vraiment sous le charme du dessin de Nancy Peña. Original et beau, il réussit à faire passer aussi bien l'esthétisme que l'humour ou la poésie. Cet album, en noir et blanc, contient tout ce que j'aime le plus dans ce dessin. En outre, la mise en page de chaque planche est excellente et très variée. Nancy s'offre même le luxe de jouer sur la narration pour certaines planches avec des méthodes qui ne sont pas inédites mais qui fonctionnent très bien (si ce n'est peut-être pour la première planche de l'ogre dont la lecture commence en bas à gauche ce qui surprend une ou deux secondes). Le récit, pour sa part, est une suite au conte du Chat Botté, une suite mêlant conte de fées, délires légers et beaucoup d'humour. Le récit est original et les rebondissements largement moins prévisibles qu'il y parait en cours de lecture. Les dialogues sont très bons, truculents et drôles. Et l'humour est vraiment très présent. J'étais éclaté de rire à de nombreux moments. Ce qui marque à mes yeux la très grande qualité de ce récit, c'est surtout qu'il reste d'égal intérêt et d'égal humour tout au long de l'album, sans jamais s'essouffler malgré le très haut niveau de prestation que Nancy Peña nous offre là. J'ai senti un faible relâchement uniquement dans les deux ou trois dernières pages quand l'auteure, "quel fléau cette donzelle", en vient à la conclusion de son récit qui se doit d'atterrir après les sommets qu'il a atteint. Formidable dessin, récit original et prenant, humour excellent, énorme coup de coeur en ce qui me concerne. Et à un si petit prix, jetez-vous dessus !
Fraise et Chocolat
En quelques semaines, j'avais entendu parler de cette BD sur quasiment tous les sites BD français sur Internet : est-ce parce que l'auteur parle de sa vie intime avec Frédéric Boilet et parce que Sfar a dédicacé l'album ? Probablement. Je viens donc enfin de le lire en entier après avoir déjà vu un grand nombre de planches d'extraits très aguichants à droite à gauche. Aguichants, oui, car Aurelia Aurita dévoile sans aucun tabou sa vie intime (ou du moins une vie intime fictive comme elle l'affirme de manière ambigüe en fin d'album). Et c'est assez... émoustillant de voir une jeune femme parler aussi ouvertement de sexe, se mettant en scène avec son amant et dans toutes les situations de sa vie sexuelle ou simplement intime. Bon, évidemment, le dessin est plutôt minimaliste et épuré, nous ne sommes donc pas vraiment là dans ce qu'on peut considérer comme "un bouquin de cul" graphiquement parlant. Ce dessin n'est pas particulièrement beau mais il est efficace. Fraise et Chocolat est vu par certains, comme Sfar dans sa dédicace, comme un hymne à l'amour. Moi, j'estime que c'est tout de même essentiellement une BD qui s'appuie beaucoup sur l'instinct de voyeurisme du lecteur. Voyeurisme parce qu'on veut connaître (encore un peu plus) la vie privée d'une jolie jeune fille et de Frédéric Boilet (qui pourtant en a déjà raconté beaucoup de son côté). Voyeurisme surtout pour connaître la vie sexuelle débridée de ce couple. L'ennui essentiel de ce récit à mes yeux, c'est que ce qu'Aurelia Aurita appelle l'amour vrai semble n'être que du sexe, que du cul : l'amour, c'est du cul, le cul inspire amour. Cette vision exclusive n'est déjà pas mon point de vue. Mais surtout c'est assez lassant dans le récit à la longue. D'autant plus que certains passages sont assez crades ou simplement assez piteux. Pas une lecture inintéressante et assez émoustillante par moment, mais je trouve le prix trop élevé pour en conseiller l'achat.
Lune de Jour
Lune de jour est un conte sans doute plus destiné à un lectorat enfantin qu'adulte. Le dessin et les couleurs sont bien sympathiques, doux et agréable à regarder, comme de jolies illustrations jeunesse. Le récit, muet, est simple et légèrement poétique. Plaisant à lire et sûrement un bon livre à offrir à ses jeunes enfants.
La Chute de l'Ange
Une histoire vite lue car muette (en plus d'être une Patte de Mouche) mais assez jolie et ne manquant pas de poésie. Le dessin est un peu minimaliste mais efficace et plaisant. Pas grand chose de plus à en dire : c'est un joli petit conte bénéficiant en outre d'un final permettant de rajouter un deuxième niveau de lecture au récit.
Comment je me suis fait suicider
En 32 pages, cet album nous offre une histoire qui se lit assez rapidement. Le dessin n'est pas formidable mais il se laisse lire, plus précisément il se laisse oublier car même en le revoyant maintenant, j'avoue avoir bien peu de chose à en dire. Pas très joli mais fonctionnel et pas si mal dans l'ensemble. Quant à l'histoire, c'est celle d'un débauché assez minable qui passe ses nuits à boire en boite de nuit et se réveille tous les jours en début d'après-midi, sans savoir s'il a terminé la nuit avec quelqu'un ou si ce n'est rien d'autre qu'une flaque de vomi qui l'accompagne dans son lit. Et puis un jour, il y a quelque chose dans son lit. Ce récit rappelera immanquablement Prosopopus vis-à-vis de cette... chose. Mais sans aller tellement plus loin, le récit se termine peu de temps après l'apparition de la chose sur une fin un peu abrupte. Evidemment, la conclusion du récit se veut sans doute métaphorique mais le message passe assez difficilement en ce qui me concerne. Pas une oeuvre marquante ni bien originale pour ce que j'en pense.
La Poubelle de la Place Vendome
Comme la majorité des albums de la collection Patte de Mouche, cette BD se lit bien vite. Son originalité : l'un des deux personnages est sourd-muet et ses bulles sont emplies uniquement de signes du langage des sourds sous-titrés mot à mot en bas de page. Hormis cette originalité donc, il n'y a pas grand chose de plus intéressant. Le dessin est très très moyen. Du moins, personnellement, je n'aime pas. Quant à l'histoire, ce sont deux types qui discutent dans une cuisine parce que l'un a trouvé un pistolet chargé dans une poubelle et qu'ils se disputent ensuite pour le prendre tout en continuant à palabrer. Et... Et c'est à peu près tout.