Les derniers avis (115391 avis)

Par narvik
Note: 3/5
Couverture de la série Le bandard fou
Le bandard fou

Bah, "Le bandard fou" ne m'a pas vraiment emballé... C'est un bon délire de Moebius tout de même, mais je n'y ai rien trouvé de plus particulier. L'histoire est vraiment délirante et bien sûr basée sur le cul : un gars veut réserver son sperme pour une autre personne que la pondeuse, une sorte de femme géante qui reçoit la semence de tous les hommes de la planète. Une bonne idée de départ, exploitée assez bien par l'auteur... Les dessins sont plutôt réussis : de beaux seins vraiment dessinés sublimement, des gars un peu caricaturés, mais vu l'oeuvre, ça gêne pas trop... Par contre, pour ce qui est de la page de gauche où l'on voit un gars en train de se détruire petit à petit, puis revivre en cassant la coquille qui l'entoure, je n'ai pas compris son utilité, comme beaucoup d'autres posteurs en dessous de mon avis. L'album n'étant pas très long, ça passe très bien et l'auteur a bien fait de ne pas allonger trop l'histoire, car cela lui aurait fait perdre de son charme... Moebius s'en sort quand même bien et son talent m'oblige à mettre une bonne note, malgré les quelques points étranges de l'album que je n'ai pas su éclaircir.

31/07/2006 (modifier)
Par narvik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La fille du professeur
La fille du professeur

C’est avec beaucoup de questions que je me suis plongé dans ce one-shot de Joann Sfar et Emmanuel Guibert. En effet, «La fille du professeur» m’avait attiré par sa couverture étrange et son titre peu significatif, qui rajoutait une touche d’intrigue… à quoi s’attendre? Dès la première page, j’ai été séduit par l’histoire rocambolesque et le romantisme étrange de cet album, où j’ai reconnu le scénario de Joann Sfar. Dans cette bd où est contée l’histoire d’amour entre une momie et la fille d’un archéologue, l’auteur a le pouvoir de nous montrer ces hommes embaumés sans malédictions, prophéties ou scarabées à profusion, mais comme des êtres humains normaux. Le personnage principal, Imhotep IV, est un pharaon égyptien devenu gentleman anglais ; à travers péripéties où se croisent antiquaires intéressés et reine d’Angleterre, nous découvrons enfin les momies sous un nouveau jour. Et le dessin de Guibert se fond pleinement dans cette histoire des années 20. Son coup de crayon se contente de caresser les formes des corps, qu’il dessine tout en rondeurs. Son coup de pinceau manie admirablement une très belle couleur vieillotte et de superbes teints gris-bleus. Les décors oscillent entre flous et noir et blanc, mais toujours dans l’harmonie la plus complète. On croise même dans certaines cases voire dans des pages complètes, de belles bichromies de vert, jaune, bleu ou rouge, toujours justement choisies selon la scène.

31/07/2006 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Clumsy
Clumsy

Jeff Brown est un de ces auteurs américains à la mode ces temps-ci, dans la mouvance indé chère à Ro. Et de plus dans une mouvance autobiographique chère à Cassidy. Cet album est une suite non chronologique de petites saynètes de l'histoire d'amour vécue pendant une année entre l'auteur Jeff et une jeune fille Theresa. Histoire d'amour de plus vécue à distance, l'un étant en Floride et l'autre à Chicago. Et qui dit histoire d'amour, dit sexe. On a le droit environ une page sur deux à toutes les expériences sexuelles du jeune couple dans son inexpérience de la première fois, à la plage, à l'hôtel, chez les parents, le matin, l'après-midi, dans la douche, et la technique de massage pour sodomie. Ceci est supporté par un dessin somme toute "enfantin" dans des anecdotes généralement d'une planche de 6 cases type gaufrier surmontées d'un titre. Sur la longueur c'est assez ennuyeux. Cette relation est vraiment morne du moins telle que racontée par l'auteur : platitude, pas d'action si ce n'est aller chercher des tampons dans une station-service, excuses à tir larigot "je suis désolé" étant la phrase qui revient le plus souvent à la bouche de Jeff. Je lui mets quand même un 3/5, je suis trop bon, mais j'espère bien voir un jour quelque chose de plus intéressant à mes yeux chez cet auteur.

30/07/2006 (modifier)
Par mikolaj
Note: 4/5
Couverture de la série Seton, le naturaliste qui voyage
Seton, le naturaliste qui voyage

Taniguchi est un véritable maître du manga naturophile. Le sommet des dieux était un régal, et ce Seton commence fort bien. Presque 300 pages sur Lobo le loup, sans longueur et avec toute la passion d'un narrateur qui s'est plongé dans l'histoire du naturaliste Seton. Chapeau. Coup de crayon toujours impeccable, toujours aussi précis et mis en formes. La barre est haute pour les prochains tomes.

30/07/2006 (modifier)
Par mikolaj
Note: 3/5
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

Une petite portion de vie rurale dans le Québec du début du siècle merveilleusement dessinée et à réserver pour les moments de détente. Férus d'action s'abstenir ! Tout y passe : la vie, le commerce, les amis, la mort, le veuvage, les tracas, la richesse, la pauvreté, la débilité, le génie, la religion, etc... Avec une pointe de finesse et de drôlerie que le patois local ne fait qu'embellir. Le coup de crayon est superbe et participe à l'ambiance de détente. Histoire à suivre.

30/07/2006 (modifier)
Par mikolaj
Note: 3/5
Couverture de la série El Niño
El Niño

Le dessin est efficace, l'histoire est prenante sur les premiers tomes, mais ça traîne un peu sur les derniers et c'est dommage. On aurait apprécié un peu plus court (5 actuellement) Pour autant, c'est un bon divertissement avec une héroïne qui a autant de caractère que de poitrine.

30/07/2006 (modifier)
Couverture de la série L'Epinard de Yukiko
L'Epinard de Yukiko

Après un feuilletage rapide, je n'étais pas du tout sûre que ça me plairait. Ma lecture a confirmé cette première impression. Déjà, l'auteur semble très préoccupé par les épinards euh... pardon, par les nombrils, et de fait, de la femme dont il est amoureux, on ne saura quasiment rien, un peu comme si elle ne représentait pour lui qu'un fantasme de mâle occidental. Alors, c'est un peu toujours les mêmes souvenirs qu'il égrène, procédé facile pour remplir des planches, mais sans doute aussi, faute d'en avoir davantage et parce que ceux-ci sont peut-être plus spécialement restés gravés sur sa rétine ( ;) ). Mais ainsi, quelques phrases reviennent, un peu comme un leitmotiv, mais elles sonnent différemment, car elles deviennent les échos d'un bonheur furtif. Il y a aussi un jeu sur le sens de la signalétique dans le paysage urbain, avec un glissement sémantique qui transforme une banale mise en garde sur la fin d'un tapis roulant, en un avertissement du destin annonçant au narrateur la fin prochaine de son histoire d'amour. Je fais partie de ceux qui ont apprécié le procédé. Le dessin n'est pas désagréable non plus, c'est un noir et blanc parfois réaliste, parfois flou pour les flash-backs. Rien de révolutionnaire donc, mais l'ensemble est assez propret. M'enfin, en refermant l'album, on se dit "oui, bon, et après ?" c'est un peu factice, vide et dépourvu d'émotion. De plus, la fin ne fait que renforcer mon impression d'avoir eu à faire aux fantasmes d'un petit Français attiré uniquement par la plastique des femmes asiatiques. Pénible.

30/07/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 3/5
Couverture de la série Dieu qui pue, Dieu qui pète
Dieu qui pue, Dieu qui pète

Dieu qui pue, Dieu qui pète est un recueil de sept petits contes que l’on peut imaginer contés par un grand-père africain à ses petits enfants à l’ombre d’un arbre. Ces petites fables accouchent souvent d’une moralité très ironique et s’il est vrai que cet album est de lecture agréable, je ne pense pas toutefois que ces fables soient d’une qualité équivalente pour mériter un 4 ou un 5/5. Je vous conseille toutefois la lecture de cet album au moins pour les 2 ou 3 petits récits qui pour moi sortent du lot.

30/07/2006 (modifier)
Par narvik
Note: 3/5
Couverture de la série L'Elève Ducobu
L'Elève Ducobu

«Ducobu» fait partie de ces nouvelles bds d’humour pour la jeunesse et je trouve qu’elle se détache du lot. Les histoires drôles de cette classe du primaire me font souvent sourire, Ducobu est plutôt attachant, le maître d’école aussi. Les gags sont réussis et sont heureusement très loin de l’humour pipi-caca ; ce sont plutôt des jeux sur les mots et les auteurs s’en sortent très bien. Ceux présentés en galerie ne sont malheureusement pas les meilleurs... Le dessin n’est pas extraordinaire, mais efficace. Le dessinateur s’est surtout attardé sur les expressions des visages qui sont omniprésentes. En cherchant dans les cases, on trouve même quelques petits détails disséminés un peu partout qui égayent bien la série.

30/07/2006 (modifier)
Par narvik
Note: 1/5
Couverture de la série Yoko Tsuno
Yoko Tsuno

Les aventures de la jeune fille japonaise ne m’ont pas passionné… Et pour cause, la série est servie par des scénarios assez moyens, et plutôt répétitifs (Yoko Tsuno se balade, Yoko Tsuno est attirée par des évènements étranges, Yoko Tsuno résout tout). Les histoires des albums tournent trop souvent autour des extraterrestres, des hommes du futur, et le contraste gentils/méchants est beaucoup trop visible. De plus, les dessins n’arrangent rien : trop réalistes, ils sont vite lassants… Et le visage de l’héroïne n’est ni agréable ni sympathique (à mon goût bien sûr), ce qui empire le tout. A éviter.

30/07/2006 (modifier)