Matz ne m'a jamais franchement déçu, mais sur ce coup là je ne suis pas non plus franchement emballé. Ces trois tomes se laissent lire, mais ça sent bougrement le déjà-vu. Et, tout aussi gênant, si le dessin est correct, les scènes d'action sont parfois (très) confuses. C'est un peu énervant de lire trois fois une scène en se concentrant pour bien comprendre ce qui se passe.
Reste une BD somme toute agréable, à lire à l'occasion.
Après Le Légataire, Giroud signe ici une nouvelle série issue de sa série phare : Le Décalogue. Il semblerait que, selon le même principe, des dessinateurs différents se succèderont au fil des tomes.
Le tome 1 se déroule juste après la révolution et on assiste au combat de Ninon pour éviter la guillotine à son père. L'histoire nous emmène au cœur d'un imbroglio familial qui voit les 2 frères de Ninon se disputer l'attention et les faveurs de la jeune fille. Cet album est pas mal, Giroud est toujours à mes yeux un scénariste de talent, néanmoins je n'ai pas l'impression que cette lecture m'ait apporté un plus par rapport à la lecture initiale du Décalogue.
Je n'en conseille pas l'achat pour le moment, attendons de voir la suite, pour savoir si cette série est vraiment intéressante ou si elle est juste là pour profiter du succès du "Décalogue"...
N’ayant pas lu le roman de R.L. Stevenson, je ne saurais dire s’il est bien adapté, mais je trouve néanmoins le scénario passionnant, très littéraire, restituant bien la dimension hautement symbolique de cette histoire, de ce combat éternel entre le bien et le mal, au sein de l’âme humaine, et sa transcription graphique constitue, de ce fait, un défi particulièrement difficile à relever. Mattotti a cependant, à mon sens, parfaitement réussi. Le traitement de la transformation de Jekyll en Hyde, avec la déformation du corps que cela entraîne, celui du mouvement, l’utilisation des pastels, chaleureuse et sensuelle, la rondeur du trait alliée à celle de la couleur, tout concourt à faire de chaque planche, une oeuvre d’art. Un bien bel objet, et, une fois n’est pas coutume, un album de Mattotti avec un vrai scénario.
Une série sans grand intérêt qui fait penser à une série B des années 70, dans le genre Bruno Brazil. Pour les deux premiers tomes, Van Hamme se sert d'un vieux scénario et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas passionnant.
Ensuite, avec la reprise de Cailleteau, ça s'améliore un peu, il arrive à moderniser un peu les personnages. Mais, il n'y a quand même pas grand chose de novateur dans cette série.
Au début, j'aimais bien. On retrouvait le méta-baron déjà présent dans une autre oeuvre de Jodo, l'Incal. D'autant plus que le dessin de Gimenez est magistral.
Mais à la longue, cette bd m'a agacé ; voir les méta-barons successifs victimes de terribles mutilations a commencé à m'ennuyer.
On tombe dans les mêmes thèmes jodorowskiens et je ne trouve pas toujours une grande cohérence dans les histoires.
Un scénario efficace digne des plus grands blockbusters américains. Cette plongée sous-marine dans un monde angoissant est assez intéressante. Le mal rôde partout dans ses profondeurs. L'atmosphère est sombre, il y a un vrai suspense qui se distille sur les trois albums.
Clin d'oeil amusant, le dessinateur a caricaturé Johnny Depp et Bruce Willis, pour en faire ses héros.
Au final, un bon triptyque, qui n'est, hélas, pas sans rappeler certains films catastrophes américains. Mais, Dorrison a du savoir-faire et cela se sent à chaque page ; il sait faire progresser l'action. Autre intérêt, ce n'est pas une série interminable (il n'y a que trois tomes).
Il est un fait : je suis peu réceptif à l’humour de F’murr et cet album ne déroge pas à ce constat. J’apprécie l’absurde pour autant qu’il y ait quelque chose derrière (un message, une recherche, que sais-je). Ici, on a un melting-pot de 3 situations sans aucun lien entre-elles, chaque situation étant décomposée en plusieurs récits courts. On trouve ainsi Brahms qui titille Herr Renard avec la construction de son igloo, Naphtalène et son ami le phoque qui vivent dans un muséum et Lily Few-Few en compagnie de serpents venus de mars. Les gags de Brahms et Mr Renard sont distrayants mais deviennent bien vite lassants car trop répétitifs. Des récits de Naphtalène, je n’ai rien capté (sans doute trop subtil pour moi). Quant à l’histoire de Lily Few-Few, je n’ai même pas réussi à arriver jusqu’au bout (trop fastidieux). Reste le dessin de F’murr, assez sympa même s’il a pris un petit coup de vieux (surtout à cause des couleurs).
Bref, voici un album qui ne présente strictement aucun intérêt à mes yeux. A réserver sans doute aux amateurs du "Génie des alpages".
Une lecture plutôt agréable, malgré une intrigue qui pourrait sembler assez banale. Au final, le scénariste ne s'en tire pas trop mal.
Pour les dessins, c'est assez étrange : de très bonnes planches côtoient de moins bonnes, voire des médiocres par moment. Comme si elles n'avaient pas toutes été faites avec la même attention.
C'est avec le plaisir de la nostalgie que j'ai lu l'album "Bougre de Gong" édité en 2003 par la petite maison d'édition Daric. J'avais bien entendu, avant cela, longuement lu les aventures de Dicentim dans Pif Gadget mais aussi dans son plus ancien album cartonné, La clef d'or d'Inator, qui doit toujours être rangé chez mes grands-parents.
Dicentim est une série à laquelle je repense toujours avec le sourire. Oh, ce n'est pas une merveille du monde de la BD, mais c'est un bon souvenir de jeunesse et, étant adulte, ce sont nombre de sourires à la lecture.
Le dessin de Jacques Kamb n'a rien de vraiment fameux, tant dans le trait franco-belge gros-nez que dans les couleurs désuètes et disharmonieuses. Mais il est efficace, suffisamment expressif, et franchement, étant gamin, je m'en fichais complètement.
Les histoires sont assez simples, usant le plus souvent d'un humour clownesque sans grande finesse mais assez drôle néanmoins. Si je devais résumer le type de scénario de Dicentim, ce serait un mélange entre le vaudeville médiéval et l'aventure clownesque.
Et même moi que les petits héros qui gagnent toujours exaspèrent (quand est-ce que Titi va se faire enfin bouffer par Gros Minet ??), j'avoue avoir assez d'affection pour le petit Dicentim et rire des tourments du pauvre "méchant Bougredane".
Bon, d'accord, l'aspect visuel (et aussi un peu les récits) de cette BD ont pas mal vieilli et ce n'est pas sûr qu'ils plairaient à un jeune lectorat moderne, mais qui sait ?
Une série qui sans être très originale est plutôt de bonne facture. Certes, cette série ressemble beaucoup à Lanfeust et ses clones made in Soleil. Pourtant pour une fois, les auteurs s'en démarquent un peu et livrent un scénario assez intéressant et plutôt plus complexe que d'habitude. On est dans le genre du Space Opera et les auteurs nous livrent quelque chose d'honorable, sans tomber dans l'humour lourd version Soleil.
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Du plomb dans la tête
Matz ne m'a jamais franchement déçu, mais sur ce coup là je ne suis pas non plus franchement emballé. Ces trois tomes se laissent lire, mais ça sent bougrement le déjà-vu. Et, tout aussi gênant, si le dessin est correct, les scènes d'action sont parfois (très) confuses. C'est un peu énervant de lire trois fois une scène en se concentrant pour bien comprendre ce qui se passe. Reste une BD somme toute agréable, à lire à l'occasion.
Les Fleury Nadal
Après Le Légataire, Giroud signe ici une nouvelle série issue de sa série phare : Le Décalogue. Il semblerait que, selon le même principe, des dessinateurs différents se succèderont au fil des tomes. Le tome 1 se déroule juste après la révolution et on assiste au combat de Ninon pour éviter la guillotine à son père. L'histoire nous emmène au cœur d'un imbroglio familial qui voit les 2 frères de Ninon se disputer l'attention et les faveurs de la jeune fille. Cet album est pas mal, Giroud est toujours à mes yeux un scénariste de talent, néanmoins je n'ai pas l'impression que cette lecture m'ait apporté un plus par rapport à la lecture initiale du Décalogue. Je n'en conseille pas l'achat pour le moment, attendons de voir la suite, pour savoir si cette série est vraiment intéressante ou si elle est juste là pour profiter du succès du "Décalogue"...
Docteur Jekyll & Mister Hyde
N’ayant pas lu le roman de R.L. Stevenson, je ne saurais dire s’il est bien adapté, mais je trouve néanmoins le scénario passionnant, très littéraire, restituant bien la dimension hautement symbolique de cette histoire, de ce combat éternel entre le bien et le mal, au sein de l’âme humaine, et sa transcription graphique constitue, de ce fait, un défi particulièrement difficile à relever. Mattotti a cependant, à mon sens, parfaitement réussi. Le traitement de la transformation de Jekyll en Hyde, avec la déformation du corps que cela entraîne, celui du mouvement, l’utilisation des pastels, chaleureuse et sensuelle, la rondeur du trait alliée à celle de la couleur, tout concourt à faire de chaque planche, une oeuvre d’art. Un bien bel objet, et, une fois n’est pas coutume, un album de Mattotti avec un vrai scénario.
Wayne Shelton
Une série sans grand intérêt qui fait penser à une série B des années 70, dans le genre Bruno Brazil. Pour les deux premiers tomes, Van Hamme se sert d'un vieux scénario et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas passionnant. Ensuite, avec la reprise de Cailleteau, ça s'améliore un peu, il arrive à moderniser un peu les personnages. Mais, il n'y a quand même pas grand chose de novateur dans cette série.
La Caste des Méta-barons
Au début, j'aimais bien. On retrouvait le méta-baron déjà présent dans une autre oeuvre de Jodo, l'Incal. D'autant plus que le dessin de Gimenez est magistral. Mais à la longue, cette bd m'a agacé ; voir les méta-barons successifs victimes de terribles mutilations a commencé à m'ennuyer. On tombe dans les mêmes thèmes jodorowskiens et je ne trouve pas toujours une grande cohérence dans les histoires.
Sanctuaire
Un scénario efficace digne des plus grands blockbusters américains. Cette plongée sous-marine dans un monde angoissant est assez intéressante. Le mal rôde partout dans ses profondeurs. L'atmosphère est sombre, il y a un vrai suspense qui se distille sur les trois albums. Clin d'oeil amusant, le dessinateur a caricaturé Johnny Depp et Bruce Willis, pour en faire ses héros. Au final, un bon triptyque, qui n'est, hélas, pas sans rappeler certains films catastrophes américains. Mais, Dorrison a du savoir-faire et cela se sent à chaque page ; il sait faire progresser l'action. Autre intérêt, ce n'est pas une série interminable (il n'y a que trois tomes).
Tartine de clous
Il est un fait : je suis peu réceptif à l’humour de F’murr et cet album ne déroge pas à ce constat. J’apprécie l’absurde pour autant qu’il y ait quelque chose derrière (un message, une recherche, que sais-je). Ici, on a un melting-pot de 3 situations sans aucun lien entre-elles, chaque situation étant décomposée en plusieurs récits courts. On trouve ainsi Brahms qui titille Herr Renard avec la construction de son igloo, Naphtalène et son ami le phoque qui vivent dans un muséum et Lily Few-Few en compagnie de serpents venus de mars. Les gags de Brahms et Mr Renard sont distrayants mais deviennent bien vite lassants car trop répétitifs. Des récits de Naphtalène, je n’ai rien capté (sans doute trop subtil pour moi). Quant à l’histoire de Lily Few-Few, je n’ai même pas réussi à arriver jusqu’au bout (trop fastidieux). Reste le dessin de F’murr, assez sympa même s’il a pris un petit coup de vieux (surtout à cause des couleurs). Bref, voici un album qui ne présente strictement aucun intérêt à mes yeux. A réserver sans doute aux amateurs du "Génie des alpages".
Les Caméléons
Une lecture plutôt agréable, malgré une intrigue qui pourrait sembler assez banale. Au final, le scénariste ne s'en tire pas trop mal. Pour les dessins, c'est assez étrange : de très bonnes planches côtoient de moins bonnes, voire des médiocres par moment. Comme si elles n'avaient pas toutes été faites avec la même attention.
Dicentim le petit franc
C'est avec le plaisir de la nostalgie que j'ai lu l'album "Bougre de Gong" édité en 2003 par la petite maison d'édition Daric. J'avais bien entendu, avant cela, longuement lu les aventures de Dicentim dans Pif Gadget mais aussi dans son plus ancien album cartonné, La clef d'or d'Inator, qui doit toujours être rangé chez mes grands-parents. Dicentim est une série à laquelle je repense toujours avec le sourire. Oh, ce n'est pas une merveille du monde de la BD, mais c'est un bon souvenir de jeunesse et, étant adulte, ce sont nombre de sourires à la lecture. Le dessin de Jacques Kamb n'a rien de vraiment fameux, tant dans le trait franco-belge gros-nez que dans les couleurs désuètes et disharmonieuses. Mais il est efficace, suffisamment expressif, et franchement, étant gamin, je m'en fichais complètement. Les histoires sont assez simples, usant le plus souvent d'un humour clownesque sans grande finesse mais assez drôle néanmoins. Si je devais résumer le type de scénario de Dicentim, ce serait un mélange entre le vaudeville médiéval et l'aventure clownesque. Et même moi que les petits héros qui gagnent toujours exaspèrent (quand est-ce que Titi va se faire enfin bouffer par Gros Minet ??), j'avoue avoir assez d'affection pour le petit Dicentim et rire des tourments du pauvre "méchant Bougredane". Bon, d'accord, l'aspect visuel (et aussi un peu les récits) de cette BD ont pas mal vieilli et ce n'est pas sûr qu'ils plairaient à un jeune lectorat moderne, mais qui sait ?
Slhoka
Une série qui sans être très originale est plutôt de bonne facture. Certes, cette série ressemble beaucoup à Lanfeust et ses clones made in Soleil. Pourtant pour une fois, les auteurs s'en démarquent un peu et livrent un scénario assez intéressant et plutôt plus complexe que d'habitude. On est dans le genre du Space Opera et les auteurs nous livrent quelque chose d'honorable, sans tomber dans l'humour lourd version Soleil. A découvrir pour ceux qui ne connaîtraient pas.