Les derniers avis (113792 avis)

Par ArzaK
Note: 3/5
Couverture de la série Cellule Poison
Cellule Poison

Tout d’abord, un bon point pour la couverture, avec laquelle Astier a su faire simple et efficace. Deuxième ravissement : le parti pris chromatique de celle-ci correspond à ce que l’on trouve à l’intérieur de l’album, soit une mise en couleur audacieuse en bichromie. Le trait d’Astier est très bon, ça vit, ça bouge, ce n’est jamais froid. Y’a une influence très « comics » qui me plait beaucoup. Côté scénario, on est plutôt content que cet album fasse ses nonante pages, parce qu’on est sûr d’une chose : le format 46 planches n’aurait pas convenu à cette histoire et la manière dont Astier a décidé de la raconter. Cet album comprend deux flash foward qui, pour l’instant, ne sont pas encore très liés au reste du récit. Les trois quarts de l’album nous comte l’intégration d’une jeune policière fraîchement sortie de l’école dans une brigade de mœurs au méthode d’infiltration très poussée. Faut l’avouer, pour du polar, c’est plutôt lent… pas ennuyeux du tout, parce que l’auteur installe un vrai rythme et nous fait une belle présentation de personnage… mais on ressent toute de même une petite frustration en refermant l’album avec la sensation qu’on est seulement en face du prologue de la série… A suivre…

02/03/2006 (modifier)
Par Shimrod
Note: 3/5
Couverture de la série Pyongyang
Pyongyang

Le concept et l'édition me plaisent beaucoup. Le dessin n'est pas très fouillé mais colle au récit. Le thème est original et donc intéressant. Malgré de bons passages et une vraie ambiance dégagée, le tout me laisse une impression d'ennui incommensurable. J'avais parfois l'impression que l'auteur voulait partager ce fardeau avec moi ! Un avis mitigé donc... mais à essayer cette BD, indubitablement.

02/03/2006 (modifier)
Par alban
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ganges
Ganges

Un auteur qui joue avec le temps, on peut s’attendre à une œuvre fantastique ou de SF, mais là il n’en est rien. Kevin Huizenga nous propose une ballade sur les traces de Glenn qui se remémore ce qu’il a fait les années précédentes en parcourant un chemin identique dans la rue. L’effet aurait pu vite s’essouffler mais Kevin Huizenga nous surprend avec un jeu sur le maniement des cases et sur le découpage. Il a une façon très personnelle de représenter le temps qui fait mouche. J’ai particulièrement apprécié le chapitre consacré à ces papiers jetés par un cycliste sur la chaussée et la façon dont Glenn interprète les raisons qui ont amené cette personne à agir ainsi. L’originalité de cet album ne s’arrête pas à ces premiers chapitres, les suivants sont enchaînés avec maestria. En décomposant la vie quotidienne, les interrogations et les rêves de Glenn, Kevin Huizenga représente ce que chacun de nous a pu vivre à côté de la personne qu’il aime et le dernier chapitre où Glenn imagine ce que tous les couples peuvent penser une fois couchés est poignant. Graphiquement, c’est une œuvre à ranger dans la catégorie ligne claire avec des couleurs en bichromie bleue. Le dessin sert parfaitement le scénario. Une nouvelle fois Vertige Graphic tape juste dans ses choix éditoriaux ! Je vous conseille la lecture de ce très bon article sur actuabd : http://www.actuabd.com/article.php3?id_article=3332

02/03/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 3/5
Couverture de la série Le Messager
Le Messager

Avis sur le tome 1 La Sainte Lance : Mon avis sur cet album (pour lequel je suis potentiellement bon client) va être dur. Le dessin de Mig n'est pas fabuleux, mais il est bon. Il colle parfaitement à l'histoire, même s'il manque peut-être d'un peu de personnalité. Je ne trouve rien de rédhibitoire jusque là, bien au contraire, car une couverture avec un prêtre qui à la tronche à Stallone, il faut oser, et cela me plaît bien. Le scénario maintenant, en fait, c'est lui qui m'énerve. Certes pas dans la trame générale de l'histoire, qui est plutôt pas mal, une histoire à la Daniel Eastermann, donc avec des espions d'un genre un peu spécial. Là encore, je reste bon client. Sans être renversant, jusque là, je n'ai toujours rien à redire, pas original, mais pas rebutant. Mais alors c'est quoi qui te gêne, allez-vous me dire avec raison ? En fait le point de départ de mon "agacement" à l'encontre de cette BD est un point de détail du scénario. Point de détail du scénario certes, mais ce n'en est certainement pas un du point de vue de l'histoire : Selon Richez, en 1934 Hitler aurait été un simple aquarelliste faisant un tour dans le Hofburgmuseeum de Vienne en Autriche. C'est impossible. En effet, il était chancelier de l'Allemagne depuis février 1933 et l'Autriche n'était pas encore annexée. Pourquoi cela me gêne, m'énerve ? Simplement parce que la réalité historique est distordue, car Hitler a effectivement réalisé des aquarelles dans ce musée... avant la première guerre mondiale, alors qu'il tentait de devenir architecte... Cela me fâche car l'information est facile à trouver avec un outil tel internet. Et, pour l'avoir vécu, des imprécisions semblables sont du pain béni pour les révisionnistes, qui s'empressent, généralement, de les rajouter à leur argumentaire. Il y a d'autres points qui me chagrinent, mais comme ils sont présents dans d'autres BD (que je lis et apprécie parfois), je ne les relèverai pas ici. Alors la bande dessinée est un divertissement, ok, elle n'a certainement pas pour vocation de nous enseigner l'histoire d'accord, mais il est certaines choses que je ne peux pas laisser passer. En conclusion, voilà un album que je ne vous conseille pas, vous l'aurez compris, de Richez, je vous dirais de plutôt regarder du côté de sa production humoristique (qui me plait bien), mais de tout de façon, c'est à vous de voir. A propos du tome 3 L'Archange : Je reprends le clavier pour la fin de ce cycle dont j'avais plus que vertement critiqué le premier tome... Voici donc la suite et la fin de l'enquête du père Gabriel (celui qui a la tête de Stallone) et de Sarah Cohen. Nous avons toujours droit la traque des deux héros par Monseigneur Echebal, traque qui finira de manière... surprenante! Et oui, j'ai trouvé le scénario de cet album intéressant et surtout utilisant au mieux les éléments mis en avant dans les opus précédent (même si celle concernant un certain attentat est un câble du pont de St-Nazaire...)! Et surtout, j'ai beau eu chercher la petite bête pour la précision historique, il n'y a cette fois strictement rien à redire! En fait ma seule vraie critique irait au dessin de Mig. Parfois, j'ai eu l'impression que ses personnages changeaient de tête, particulièrement le cardinal et son homme de main, mais bon... c'est surtout pour pinailler... Alors voilà, au vu de l'ensemble du cycle, je lève totalement les critiques générales que j'ai put émettre (reste la trop grosse faute de date dans le premier tome). Et je vais même jusqu'à vous dire que ce cycle est intéressant pour tout amateur de polar ou de récit d'espionnage. Ben oui, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Mais bon, je peux dire ce que je veux, cela reste à vous de voir...

02/03/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 1/5
Couverture de la série Les Teigneux
Les Teigneux

A propos de "Carnage Boogie" tome 2 de la série : C'est plein d'espoir que cette "oeuvre" sous le bras je quittais mon magasin favori. Et c'est toujours plein d'espoir (après un premier tome que j'avais jugé naïvement prometteur) que j'en entamais la lecture dans la joie et la bonne humeur. Je finis la lecture et... comment dire... un de ces grands moments de solitude face à l'incommensurable. Tout le plaisir que j'avais pu avoir à la lecture du premier tome s'était envolé. Pourquoi me direz-vous ? Le premier tome m'avait plu par le décalage de ton, au niveau des dialogues et de la langue utilisée. "Les tontons flingueurs" trône en excellente place dans ma dvdthèque, autre raison de mon intérêt pour le premier tome. Oh cela n'était certes pas au niveau des tontons, mais suffisamment bien torché pour que cela m'accroche. Le dessin semi réaliste m'a toujours plu et là, c'est plutôt bien réalisé par rapport à la moyenne. De ce point de vue, le dessin, la qualité s'est maintenue, et de ce point de vue seulement. Ce n'est pas un chef d'oeuvre de dessin et de composition, mais c'est bien foutu. Le scénario de ce deuxième opus par contre... L'histoire est très vite résumée, à choix : 1° "Les barbouzes" revisité façon "Rambo" et "Commando", sans les traits d'esprit du premier nommé, ou 2° boum, pan pan, pif paf pouf, ratatatatatatata, bam badaboum avec des "rebondissements" d'une "crédibilité". Je peux paraître dur comme ça, et pourtant, il s'agit typiquement d'un genre de production pour lequel je suis plutôt bon public. A mon avis, vous avez meilleur temps d'aller lire L'Effaceur, c'est dans un créneau proche et beaucoup, beaucoup plus drôle. Mais comme de toute façon c'est à vous de voir... Ne venez pas dire que vous n'aurez pas été averti...

02/03/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 4/5
Couverture de la série Planète Divine
Planète Divine

Voilà ce que j'appelle une bonne surprise. Vincent Pompetti est un jeune auteur prometteur qui nous livre son premier travail avec ce diptyque de la collection "Carrément BD" de Glénat. Il s'agit d'une oeuvre de science-fiction dans la lignée de ce que fait Pierre Bordage avec Les Guerriers du Silence. C'est à dire un mélange de fantastique, de mysticisme et de voyage dans l'espace. En fait la qualité principale du travail de Pompetti réside, à mon sens, dans le dessin et surtout le travail sur la colorisation. Son choix de palette, résolument pastel et limite délavé parfois, cadre très bien avec le ton complètement onirique de son histoire. Encore une fois, je n'ose aller trop loin dans le détail de peur de vous gâcher la lecture, mais au niveau scénaristique j'apprécie son travail sur les niveaux de réalité... En fin de compte voilà deux BD que je vous recommande chaudement, tout en étant conscient que cela reste à vous de voir...

02/03/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Soda
Soda

Petit message pour vous donner l'envie de découvrir cette série : Avez-vous remarqué ce si gentil pasteur qui habite sur votre palier. Toujours un petit sourire lorsqu'il vous salue, sa mère si inquiète dans cette grande ville débauchée et remplie de criminels de tous acabits et ce chat qui vous méprise... Et pourtant, être et paraître sont toujours liés et vous avez beau savoir que l'habit ne fait pas le moine, tout de même... Cela a été un choc de découvrir votre voisin dans le journal sous le titre "Un ange trépasse". Sur le moment vous vous êtes dit c'est un sosie. En effet dans le journal on parlait d'un lieutenant de police et non d'un pasteur... Autant écrire une lettre à Satan vous êtes-vous dit... Et puis vous vous êtes remis à vos livres de philosophie, hé oui la vie d'étudiant est faite d'examens... Nietszche celui qui écrivit "Dieu est mort". Ce soir pourtant la motivation n'est pas là. Allez on allume sa TV... tiens, c'est quoi ce reportage... une fusillade dans un monastère, et bien, il y a eu de la fureur chez les saints ce soir. Tiens, un des criminels qui nous fait une petite confession express devant les caméras... Et soudain le nom... lieutenant Solomon... Solomon... mais c'est le nom de votre voisin ça... Houlà drôle d'histoire, depuis, vous l'épiez, vous cherchez à comprendre... Tiens sa mère est cardiaque... vous comprenez lentement... Il a de drôles de commandements ce pasteur-là... "Tu ne buteras point", "Lève-toi et meurs", "Tuez en paix". De toute façon pour la question de savoir ce qui est bien et ce qui est mal vous avez compris depuis longtemps que Dieu seul le sait. Il vous est devenu encore plus sympathique ce voisin, non ? Votre seul crainte est qu'il confonde un peu trop, prières et balistique n'est-ce pas? Au fait, vous saviez que votre voisin est devenu le héros d'une série de BD absolument savoureuse et ... comment ça "Délivre-nous du mal" ??????

02/03/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 4/5
Couverture de la série Jésus de Nazareth (Madsen)
Jésus de Nazareth (Madsen)

J'ai lu cette BD du danois Madsen pour la première fois en 1992, à sa sortie. Intrigué par le choix du sujet, Jésus, très peu exploré en bande dessinée dans "la version des évangiles" autrement que par les images d'Epinal. Et les bandes dessinées que je connaissais sur le sujet était toute dessinée sans... vie, en image figée, sans force, sans impact. L'auteur prend ici le parti de raconter l'histoire en se basant sur les quatre récits évangéliques. Il en tire une histoire que je trouve intéressante car racontée du point de vue de Pierre (l'apôtre). Tout au long de cette histoire, Madsen fait transparaître le ressenti de Pierre vis à vis des miracles, des guérisons, des paraboles, des enseignements de celui qui deviendra le Christ des chrétiens. En faisant cela, il apporte un éclairage nouveau sur la façon d'aborder un texte que beaucoup trouvent dépassé, désuet. Les amoureux de la fidélité historique (pour ce qu'elle vaut puisque nous n'avons que les évangiles pour nous parler du Nazaréen) seront de toute façon froissés par les libertés que prend Madsen. Les autres trouveront qu'il ne va pas assez loin. Il faut savoir ce que l'on attend d'une bande dessinée avant d'ouvrir celle-ci. Si vous voulez juste passer un moment de distraction, passez votre chemin. Si vous vous laissez emportez sur les chemins de la réflexion vous pouvez faire le détour. Je pourrais encore vous parlez du scénario plus en détail, mais bon... J'ose espérer que dans notre civilisation judéo-chrétienne, sans forcément être d'accord, les bases soient connues. Je pourrais vous parlez du dessin, que je trouve très beau, de Madsen. De son découpage particulier, pas toujours facile à suivre, confus même parfois. Mais je préfère vous laissez vous faire vous-même une idée, car de toute façon... c'est à vous de voir!

02/03/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Histoire du Soldat
L'Histoire du Soldat

Daniel Casanave continue dans la veine des adaptations de la littérature, après William Shakespeare (MacBeth), Guillaume Apollinaire (Les mamelles de Tirésias) et Alfred Jarry (Ubu roi) voici qu'il s'attaque à Charles-Ferdinand Ramuz. Etant un amateur de Casanave et vaudois, je ne pouvais décemment pas passer à côté de ce livre. Pour l'amateur de noir et blanc, le trait de Casanave est toujours autant fascinant, le dessinateur passant du trait continu à la superposition de petit trait (je ne suis pas sûr d'être clair) suivant qu'il traite les personnages ou les décors, et encore cela dépend des circonstances. Comme il l'a fait dans ces précédentes adaptations, Casanave nous fait entrer dans l'histoire par le biais de mille et une astuces visuelles, tout en essayant de nous faire comprendre ce qu'il passe dans la tête du soldat (selon lui). C'est sans peine, qu'ainsi il nous mène dans le pays de Vaud quelque part entre Denges et Denezy ou sur les routes de son bonheur. C'est une histoire triste, malgré tout, car s'il faut donner une morale à cette histoire c'est que "l'herbe est toujours plus verte dans le pré d'à côté". Mais à tout bien prendre, ce qui m'intéresse le plus après voir terminé ce livre et ruminé cette histoire, c'est… à quand le prochain ? Car sans faire de série, Casanave m'a accroché à son travail. Et c'est une sacrée performance! En résumé, voilà un album que je vous conseille, même si, comme d'habitude, cela reste à vous de voir…

02/03/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 5/5
Couverture de la série Corto Maltese
Corto Maltese

A propos de : Tango Ecrire ce qui a touché, ce qui sonne juste pour soi est un exercice toujours difficile. Dans le cas des Corto Maltese en général c'est toujours plus dur que pour autre chose, car là, on s'attaque à un mythe de la bande dessinée. Dans cette aventure, nous retrouvons Corto Maltese en Argentine. Il est à la fois à la recherche d'une amie, sur les traces de sa folle jeunesse et permet en plus à Pratt de nous parler un peu de son pays d'adoption à l'époque du début de sa vie d'adulte. Comme toujours avec les aventures de notre marin, l'histoire démarre gentillement, il ne s'agit que de retrouver une amie que Corto a connue dans l'album "Fables de Venise", une polonaise. En partant de là, Pratt va mettre en avant la traite des blanches, la corruption, "l'exportation" de criminels états-uniens (avec le viel ami de Corto, Butch Cassidy) et surtout le héros principal de l'histoire, le tango argentin. Cela peut paraître paradoxal de mettre en avant une danse, mais celle-ci est étroitement liée aux années de jeunesse de Pratt. Le rythme même de l'histoire tout en ralentissement et accélération est un tango, avec sa part de mystère, de séduction. Il est une représentation du jeu de l'amour auquel Corto reste toujours distant, sans que l'on sache pourquoi. Et par là, comme tout tango se respectant, l'histoire est pleine de nostalgie, de mélancolie et d'amour déçu. D'ailleurs je vous propose une expérience étrange : mettez du tango en musique de fond (du Carlos Gardel de préférence), installez vous confortablement et lisez... Vous verrez, normalement votre point de vue sur cet album s'en trouvera changé! J'ai essayé de vous donner l'envie de vous plonger (replonger ?) dans l'oeuvre de Pratt. Ai-je réussi ? A vous de voir... A propos de : Les Hélvétiques Etant Helvéte moi-même, ce Corto Maltese ne pouvait décemment pas me laisser indifférent. Comme dans chaque version couleur, un magnifique cahier de croquis montre différent aspect de la Suisse du début du XXème siècle, notamment les paysannes en costumes traditionels cantonaux. Mais ce n'est pas là que se trouvent les attraits principaux de cette histoire. Notre maltais est en vacances, accompagnant son ami le professeur Steiner. Ensemble, ils vont rendre visite à un ami de Steiner, philosophe, écrivain et fin lettré. De cet ami, nous ne saurons que le nom et il n'apparaîtra qu'en conclusion de l'album. Ce livre se trouve en fait dans la droite ligne entamée par les "Fables de Venise", il explore des contes et des mythes de notre occident, liés au judaïsme à Venise et au christianisme dans la villa tessinoise du philosophe. Pratt utilise les dédales oniriques pour envoyer Corto sur les pas du Graal malgré lui. Le lecteur peu attentif se fait vite dépasser par les errements réfléchis de Pratt. Rien n'est laissé au hasard, de la symbolique de la rose (société des Rose-Croix d'obédience proche des francs-maçons) à la mystique du chevalier déchu. Pratt s'amuse et contourne les règles, faisant apparaître Raspoutine là où on ne l'attend pas, comme membre d'un jury présidé par le diable en personne... dans une affaire étroitement liée au Graal, voilà qui ne manque pas d'humour... Dans cet album, Pratt atteint le sommet de son oeuvre du point de vue mystique, celui qui viendra encore après, "Mû", n'étant probablement pas assez achevé de ce point de vue (du moins à mon goût). Je suis un fan de Corto donc mon avis n'est pas forcément objectif, et de plus la mystique m'a toujours intéressé, donc... voilà un excellent album de Corto, non pour le côté aventures ("La Ballade de la mer salée"), mais plutôt pour cet autre aspect de la personnalité du maltais, fasciné qu'il est par le mystère... Je ne peux que vous le recommander, mais... cela reste à vous de voir!

02/03/2006 (modifier)