Ma première lecture remontant à la sortie de l'album avait été plaisante mais sans plus. J'ai rouvert l'album d'Herenguel et là, comme par enchantement, je suis tombé sous le charme. 60 de plaisir. Un shérif drôle, un politicard soumis à ses concitoyens, une jeune femme mystérieuse le tout servit par un dessin remarquable. Sous le charme vous dis-je ! Désormais j'accroche au style d'Herenguel, je trouve son dessin intelligent tant et si bien que j'ai l'impression d'évoluer parmi les habitants de providence.
La part de fantastique est bien dosée bien que l'intrigue en elle même me laisse dubitatif. Je sais pas comment il aurait pu tourner son histoire différemment mais le chemin qu'il prend est dans un sens original dans l'autre peu réaliste. J'attends avec impatience la suite et fin de ce diptyque pour voir comment il va conclure bien que dans ma tête les esprits vengeurs étaient plus des émulations de la forêt qu'issue de cette porte mystique... Je n'en dis pas plus.
J'aviserai à nouveau après avoir lu la fin en attendant je conseille largement la lecture, un petit bijou que cet album ! Enjoy !
14/20
Chouette bd sur la guerre d’Espagne. Même si question réalisme historique et graphique, Andréas n’en fait pas beaucoup. Son Espagne est un peu abstraite et ressemble à un grand désert. J’ai la sensation qu’il a voulu justement éviter de faire du « Vécu » à la Glénat et qu’il a préféré tout miser sur les personnages et leurs relations. J’aime bien la fin peu mystérieuse et totalement désespérée, elle est comme une annonciation, annonciation du carnage à venir, celui de la seconde guerre mondiale.
Yslaire est culotté. Alors que l’affaire des caricatures a montré a quel point les points de litiges entre monde occidental et le monde musulman et/ou islamiste tournaient autour de question du statut de l’image, lui, il nous sort cette bd. Même résumer cette bd est un exercice d’équilibriste qui flirte avec le politiquement incorrect. L’histoire commence dans les camps de la mort nazis. On assiste à la mort d’une de leur victime. On retrouve ce juif (sous la forme d’un ange ?) en plein Bruxelles en 2003, au plus fort des manifestations pacifistes contre la guerre en Irak. Là, il aborde une jeune femme voilée avec un pull « no war » qui cache, il le sait, une ceinture d’explosifs. L’homme entraîne la candidate kamikaze dans une chambre d’hôtel, il la dépucelle, non sans lui avoir quelque peu forcé la main… Oui, vous avez bien lu, un juif ôte la « pureté » de la kamikaze… ce qui l’empêchera de commettre son acte ? Wait and see… Assez jubilatoire, non ?
Voilà, ça n’a l’air de rien, mais je rappelle tout de même que le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh a terminé sa vie dans le caniveau une balle en pleine tête pour le même type de provocation. Evidemment, une bd, ça fait toujours moins de bruit qu’un film ou un roman. Il n’y aura sans doute pas d’affaire Yslaire… Mais quand même, je serais curieux de voir si ça fera du bruit ou non…
Y’aura peut-être juste quelques pères-la-morale qui vont tenter d’expliquer à Yslaire qu’il ne faut pas faire de provocation facile et de lui montrer comment baisser son froc devant les islamistes. A l’instar de Jacques Chirac faisant la morale à Charlie hebdo, là où on attendait tout de même d’un chef de l’état qu’il défende d’abord un principe aussi central que celui de la liberté d’expression…
Difficile de voir où cette bd va nous mener, ce n’est qu’un début et c’est plutôt court. On frôle le politiquement incorrect et ça fait du bien. Marre de ces pincettes médiatiques permanentes genre « Halala vous ne pouvez pas dire du mal de l’Islam… »… Yslaire lui, nous rappelle que le Coran contient quelques lignes bien guerrières…
Sanctuaire me fait peur. L'histoire est angoissante et ça monte en puissance pendant les 3 tomes. Au début, c'est relativement calme et la tension monte de plus en plus jusqu'au dénouement à tel point qu'on ne discerne plus les saints d'esprit et les fous... Peut-être ont-ils tous sombré dans la folie. C'est cette folie qui fait peur d'un instant à l'autre tout peu basculer.
J'aime presque tout dans cette Bd, j'aime ce qu'elle crée à la lecture, j'aime l'histoire, j'adore le non-dits : c'est terrifiant. Mon seul reproche c'est la difficulté qu'on a à reconnaître les personnages car tout est très sombre (normal me direz vous : ça se passe dans un sous marin et dans un puits) ça gène quand même la lecture et c'est pour ça que je ne mets pas un 5/5.
En dehors de son aspect sombre, j'aime beaucoup le dessins. La créature est bien foutue d'une parce qu'elle est, le plus souvent, suggérée et de deux, quand on l'a voit, elle n'est pas grotesque. Faut dire aussi que le tombeau construit par les Ougarits est effrayant et ça renforce l'image de la créature. Une réussite. La couverture d'USS NEBRASKA est incroyablement belle, les autres me plaisent un peu moins mais restent magnifique.
A la relecture je me suis rendu compte que ça pourrait être adapté au cinéma ça s'y prête bien et ça s'est déjà vu dans un style similaire. (je pense à Abyss)
En deux mots, une Bd qui m'a marqué et que je relis avec plaisir. Si je n'avais qu'un conseil à donner (après la lecture) c'est de lire ces 3 tomes le soir (avec une bonne lampe pour les dessins) pour au moins essayer de se faire un peu peur. ^^
Remarque : dans le même genre il y a U-29 mais c'est beaucoup moins bon.
C'est vrai que le titre de cet album semble porteur mais après avoir lu quelques pages, on se rend vite compte que l'histoire sombre dans un dédale de non-sens. L'ambiance du récit est peu crédible et je me suis franchement ennuyé en lisant cette bd.
Bon, c'est vrai que la collection Patte de Mouche ne coûte pas chère, mon portefeuille n'en souffrira pas trop, je pense.
A déconseiller !
Voilà une oeuvre particulière, indépendamment de son origine géographique, qui ne laisse personne insensible, positivement ou négativement. Les quelques discussions que j'ai suivies à son sujet ont toujours donné des avis tranchés, dans un sens ou dans l'autre. Pourquoi ?
Une première explication pourrait tenir dans le scénario, que certains n'hésitent pas à résumer à son titre : Blame! En fait de scénario, il faut, à mon sens, davantage parler de ligne directrice. Nihei ne nous donne aucun arrière plan (et ne venez pas me dire que Noise apporte des réponses), aucune clé au démarrage. Les quelques réponses qui nous sont distillées au fil des albums amènent trois fois plus de questions. Nous nageons en plein brouillard. Dès lors, il ne nous reste que deux options, soit nous nous laissons emporter par "l'histoire", soit nous bloquons (et donc n'aimons pas). A titre personnel, j'aime bien les auteurs qui laissent libre champ à mon imagination, et là je suis gâté.
Une autre explication pourrait venir du travail graphique de Nihei. C'est un architecte de formation et cela se voit. Il n'est jamais aussi à l'aise que dans le design de son "décor" urbain. L'univers est glauque, oppressant, même lorsque le héros arrive dans un "espace libre". Donc là encore, soit nous aimons, soit nous détestons et personnellement j'aime cet univers graphique particulier.
Donc voilà une série que je vous recommande, mais attention, dans ce cas plus que dans d'autre, c'est à vous de voir !
Dès la première planche de cette BD, on retrouve l'univers visuel, fantastique et noir de Foerster. Hormis Styx, il quitte ici presque pour la première fois ses histoires courtes pour réaliser seul (à la colorisation près) une série avec un vrai héros. Autant dire qu'il était un peu attendu au tournant, surtout par moi qui apprécie beaucoup la plupart des oeuvres de Foerster.
Comme dit plus haut, visuellement, rien ne change. J'aime le trait de Foerster, j'aime ses personnages et ses décors pleins d'ambiance et d'une noire folie. J'ai été un peu réticent au niveau des couleurs car je suis bien trop habitué au noir et blanc dans l'oeuvre de Foerster. Je sais que les couleurs, c'est plus vendeur, mais je trouve qu'on aurait presque pu s'en passer pour cette BD car elles n'apportent pas grand chose.
Concernant le scénario maintenant, c'est assez réjouissant dans l'idée. A la manière de séries comme Top 10, Fables ou encore La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Foerster nous offre un melting-pot de légendes et de contes dans un univers noir et fantastique. Pinnochio devenu adulte, mais toujours de bois pour une raison qui nous est expliquée dans ce premier tome, rencontrera le fils de Peter Pan, des créatures de Frankenstein, des lapins zombies, une fée bleue hystérique, un marchand de sable croque-mitaine, bref tout un univers de folie douce et de noirceur à la fois. L'ambiance est tout d'abord relativement sérieuse avant de plonger dans un délire relativement amusant même si pas aussi jouissif que ce à quoi Foerster m'a habitué.
L'humour de Foerster est bien présent, humour noir évidemment la plupart du temps. Mais le scénario peine un peu à captiver le lecteur. On le suit sans réelle surprise, sans ces petites choses qui font bondir l'interêt du lecteur et attire plus que le sourire. Un petit peu décevant au final même si on sent que quelque chose d'intéressant pourrait jaillir de cette série.
A suivre donc...
Note approximative : 3.5/5
Cette BD me rappelle grandement certains albums de Trondheim et Sfar : sous une apparence de Bd enfantine, nous suivons des personnages qui se posent des questions, des questions naïves mais souvent essentielles, des questions sur la vie, des questions philosophiques. Ensemble, Samedi et Dimanche rencontrent des gens spéciaux, visitent des endroits étranges et parfois magiques, sont témoins d'évènements pleins de métaphores et pleins d'un enseignement simple sur la vie.
L'humour est bien présent, je dois admettre avoir ri à pas mal de moments. C'est bien plaisant à lire.
Mais en même temps, je dois dire que je ne suis pas un grand passionné de ce genre d'histoires à base d'humour et de philosophie naïve. Je lis ces albums mais sans empressement à les terminer, sans être pleinement captivé.
Malgré cette petite réticence, dans l'ensemble, c'est sympa, mignon, assez intelligent et souvent drôle.
Note approximative : 2.5/5
Je n'avais pas apprécié Les pauvres aventures de Jérémie et j'ai l'impression en lisant cet album que nous avons droit ici aux aventures du dit Jérémie aux USA. Riad se présente en tant que petit timide névrosé entouré de caricatures de personnages, l'obsédé frustré, les effrayants arabes et noirs, les femmes pleines de charme et de personnalité mais avec lesquelles il ne réussit pas, etc... Bref, je n'attache pas du tout aux personnages, même s'ils sont sensés être en principe authentiques puisque représentés tels que dans la réalité.
Pour le reste, l'auteur joue la carte du résumé aussi véridique que possible de son séjour à New York, avec toutes les anecdotes et conversations qui l'accompagnent. Côté appréciable, il nous apprend certaines choses (dont certaines vraiment pas glorieuses) sur la vie aux USA et à New York. Mais je n'ai rien trouvé de vraiment intéressant et surtout, il y a toujours cet aspect "frustré" du récit qui m'exaspère à la lecture.
Bref, une BD qui se laisse lire mais vraiment sans plus.
Première impression : il y a un déséquilibre entre les deux tomes, le 1er est moins dense que le 2nd et cette Bd aurait sûrement gagné en qualité si les deux tomes avaient été réunis en un.
J'aime bien le dessin de Marini mais je trouve que les passages en pleine nature sont mieux réussis que les scènes urbaines. En ce qui concerne les personnages, ils sont expressifs sauf Cauldray qui n'est ni plus ni moins qu'un ange de la mort, un peu neuneu par moment. Montgomery par contre à une bonne tête de Sean Connery et Wakita, l'indienne, est franchement belle.
En deux mots c'est l'histoire d'un idéaliste qui croit dur comme fer dans la civilisation, un individu rationnel pour qui tout a une raison et c'est ce qui le poussera à aller chercher les réponses à ses questions aux confins des grandes plaines. Il se heurtera alors à des hommes qui sont diamétralement opposés à ses convictions et qui vivent dans un état de nature.
L'intrigue est plutôt sympa mais je suis pas convaincu par les motivations de Cauldray.
ATTENTION SPOILER
Je vois pas comment il pourrait bénéficier de l'assurance, ça reste un mystère pour moi. Une assurance étant un contrat, si il n'est pas parti au contrat sur quel fondement peut-il se prévaloir de la prime ? Mystère. (si il y a un juriste dans l'coin, j'veux bien une explication ! ^^)
FIN DU SPOILER
L'ensemble se lit bien mais la toute fin est un peu trop optimiste à mon goût surtout après l'ambiance glauque et surtout sombre qui se dégage de ce diptyque. Je ne sais pas bien quelle note mettre à l'Etoile du Désert. J'oscille entre le 3 et le 4. Disons un bon 3,5 car au delà de la simple histoire de vengeance il y a pas mal de questions implicites qui sont soulevées.
De la bonne Bd qui plus est en 2 tomes, ça vaut le coup !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Lune d'argent sur Providence
Ma première lecture remontant à la sortie de l'album avait été plaisante mais sans plus. J'ai rouvert l'album d'Herenguel et là, comme par enchantement, je suis tombé sous le charme. 60 de plaisir. Un shérif drôle, un politicard soumis à ses concitoyens, une jeune femme mystérieuse le tout servit par un dessin remarquable. Sous le charme vous dis-je ! Désormais j'accroche au style d'Herenguel, je trouve son dessin intelligent tant et si bien que j'ai l'impression d'évoluer parmi les habitants de providence. La part de fantastique est bien dosée bien que l'intrigue en elle même me laisse dubitatif. Je sais pas comment il aurait pu tourner son histoire différemment mais le chemin qu'il prend est dans un sens original dans l'autre peu réaliste. J'attends avec impatience la suite et fin de ce diptyque pour voir comment il va conclure bien que dans ma tête les esprits vengeurs étaient plus des émulations de la forêt qu'issue de cette porte mystique... Je n'en dis pas plus. J'aviserai à nouveau après avoir lu la fin en attendant je conseille largement la lecture, un petit bijou que cet album ! Enjoy !
Quintos
14/20 Chouette bd sur la guerre d’Espagne. Même si question réalisme historique et graphique, Andréas n’en fait pas beaucoup. Son Espagne est un peu abstraite et ressemble à un grand désert. J’ai la sensation qu’il a voulu justement éviter de faire du « Vécu » à la Glénat et qu’il a préféré tout miser sur les personnages et leurs relations. J’aime bien la fin peu mystérieuse et totalement désespérée, elle est comme une annonciation, annonciation du carnage à venir, celui de la seconde guerre mondiale.
Le ciel au-dessus de Bruxelles
Yslaire est culotté. Alors que l’affaire des caricatures a montré a quel point les points de litiges entre monde occidental et le monde musulman et/ou islamiste tournaient autour de question du statut de l’image, lui, il nous sort cette bd. Même résumer cette bd est un exercice d’équilibriste qui flirte avec le politiquement incorrect. L’histoire commence dans les camps de la mort nazis. On assiste à la mort d’une de leur victime. On retrouve ce juif (sous la forme d’un ange ?) en plein Bruxelles en 2003, au plus fort des manifestations pacifistes contre la guerre en Irak. Là, il aborde une jeune femme voilée avec un pull « no war » qui cache, il le sait, une ceinture d’explosifs. L’homme entraîne la candidate kamikaze dans une chambre d’hôtel, il la dépucelle, non sans lui avoir quelque peu forcé la main… Oui, vous avez bien lu, un juif ôte la « pureté » de la kamikaze… ce qui l’empêchera de commettre son acte ? Wait and see… Assez jubilatoire, non ? Voilà, ça n’a l’air de rien, mais je rappelle tout de même que le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh a terminé sa vie dans le caniveau une balle en pleine tête pour le même type de provocation. Evidemment, une bd, ça fait toujours moins de bruit qu’un film ou un roman. Il n’y aura sans doute pas d’affaire Yslaire… Mais quand même, je serais curieux de voir si ça fera du bruit ou non… Y’aura peut-être juste quelques pères-la-morale qui vont tenter d’expliquer à Yslaire qu’il ne faut pas faire de provocation facile et de lui montrer comment baisser son froc devant les islamistes. A l’instar de Jacques Chirac faisant la morale à Charlie hebdo, là où on attendait tout de même d’un chef de l’état qu’il défende d’abord un principe aussi central que celui de la liberté d’expression… Difficile de voir où cette bd va nous mener, ce n’est qu’un début et c’est plutôt court. On frôle le politiquement incorrect et ça fait du bien. Marre de ces pincettes médiatiques permanentes genre « Halala vous ne pouvez pas dire du mal de l’Islam… »… Yslaire lui, nous rappelle que le Coran contient quelques lignes bien guerrières…
Sanctuaire
Sanctuaire me fait peur. L'histoire est angoissante et ça monte en puissance pendant les 3 tomes. Au début, c'est relativement calme et la tension monte de plus en plus jusqu'au dénouement à tel point qu'on ne discerne plus les saints d'esprit et les fous... Peut-être ont-ils tous sombré dans la folie. C'est cette folie qui fait peur d'un instant à l'autre tout peu basculer. J'aime presque tout dans cette Bd, j'aime ce qu'elle crée à la lecture, j'aime l'histoire, j'adore le non-dits : c'est terrifiant. Mon seul reproche c'est la difficulté qu'on a à reconnaître les personnages car tout est très sombre (normal me direz vous : ça se passe dans un sous marin et dans un puits) ça gène quand même la lecture et c'est pour ça que je ne mets pas un 5/5. En dehors de son aspect sombre, j'aime beaucoup le dessins. La créature est bien foutue d'une parce qu'elle est, le plus souvent, suggérée et de deux, quand on l'a voit, elle n'est pas grotesque. Faut dire aussi que le tombeau construit par les Ougarits est effrayant et ça renforce l'image de la créature. Une réussite. La couverture d'USS NEBRASKA est incroyablement belle, les autres me plaisent un peu moins mais restent magnifique. A la relecture je me suis rendu compte que ça pourrait être adapté au cinéma ça s'y prête bien et ça s'est déjà vu dans un style similaire. (je pense à Abyss) En deux mots, une Bd qui m'a marqué et que je relis avec plaisir. Si je n'avais qu'un conseil à donner (après la lecture) c'est de lire ces 3 tomes le soir (avec une bonne lampe pour les dessins) pour au moins essayer de se faire un peu peur. ^^ Remarque : dans le même genre il y a U-29 mais c'est beaucoup moins bon.
La Spirale infernale
C'est vrai que le titre de cet album semble porteur mais après avoir lu quelques pages, on se rend vite compte que l'histoire sombre dans un dédale de non-sens. L'ambiance du récit est peu crédible et je me suis franchement ennuyé en lisant cette bd. Bon, c'est vrai que la collection Patte de Mouche ne coûte pas chère, mon portefeuille n'en souffrira pas trop, je pense. A déconseiller !
Blame !
Voilà une oeuvre particulière, indépendamment de son origine géographique, qui ne laisse personne insensible, positivement ou négativement. Les quelques discussions que j'ai suivies à son sujet ont toujours donné des avis tranchés, dans un sens ou dans l'autre. Pourquoi ? Une première explication pourrait tenir dans le scénario, que certains n'hésitent pas à résumer à son titre : Blame! En fait de scénario, il faut, à mon sens, davantage parler de ligne directrice. Nihei ne nous donne aucun arrière plan (et ne venez pas me dire que Noise apporte des réponses), aucune clé au démarrage. Les quelques réponses qui nous sont distillées au fil des albums amènent trois fois plus de questions. Nous nageons en plein brouillard. Dès lors, il ne nous reste que deux options, soit nous nous laissons emporter par "l'histoire", soit nous bloquons (et donc n'aimons pas). A titre personnel, j'aime bien les auteurs qui laissent libre champ à mon imagination, et là je suis gâté. Une autre explication pourrait venir du travail graphique de Nihei. C'est un architecte de formation et cela se voit. Il n'est jamais aussi à l'aise que dans le design de son "décor" urbain. L'univers est glauque, oppressant, même lorsque le héros arrive dans un "espace libre". Donc là encore, soit nous aimons, soit nous détestons et personnellement j'aime cet univers graphique particulier. Donc voilà une série que je vous recommande, mais attention, dans ce cas plus que dans d'autre, c'est à vous de voir !
Gueule de bois
Dès la première planche de cette BD, on retrouve l'univers visuel, fantastique et noir de Foerster. Hormis Styx, il quitte ici presque pour la première fois ses histoires courtes pour réaliser seul (à la colorisation près) une série avec un vrai héros. Autant dire qu'il était un peu attendu au tournant, surtout par moi qui apprécie beaucoup la plupart des oeuvres de Foerster. Comme dit plus haut, visuellement, rien ne change. J'aime le trait de Foerster, j'aime ses personnages et ses décors pleins d'ambiance et d'une noire folie. J'ai été un peu réticent au niveau des couleurs car je suis bien trop habitué au noir et blanc dans l'oeuvre de Foerster. Je sais que les couleurs, c'est plus vendeur, mais je trouve qu'on aurait presque pu s'en passer pour cette BD car elles n'apportent pas grand chose. Concernant le scénario maintenant, c'est assez réjouissant dans l'idée. A la manière de séries comme Top 10, Fables ou encore La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Foerster nous offre un melting-pot de légendes et de contes dans un univers noir et fantastique. Pinnochio devenu adulte, mais toujours de bois pour une raison qui nous est expliquée dans ce premier tome, rencontrera le fils de Peter Pan, des créatures de Frankenstein, des lapins zombies, une fée bleue hystérique, un marchand de sable croque-mitaine, bref tout un univers de folie douce et de noirceur à la fois. L'ambiance est tout d'abord relativement sérieuse avant de plonger dans un délire relativement amusant même si pas aussi jouissif que ce à quoi Foerster m'a habitué. L'humour de Foerster est bien présent, humour noir évidemment la plupart du temps. Mais le scénario peine un peu à captiver le lecteur. On le suit sans réelle surprise, sans ces petites choses qui font bondir l'interêt du lecteur et attire plus que le sourire. Un petit peu décevant au final même si on sent que quelque chose d'intéressant pourrait jaillir de cette série. A suivre donc...
Samedi et Dimanche
Note approximative : 3.5/5 Cette BD me rappelle grandement certains albums de Trondheim et Sfar : sous une apparence de Bd enfantine, nous suivons des personnages qui se posent des questions, des questions naïves mais souvent essentielles, des questions sur la vie, des questions philosophiques. Ensemble, Samedi et Dimanche rencontrent des gens spéciaux, visitent des endroits étranges et parfois magiques, sont témoins d'évènements pleins de métaphores et pleins d'un enseignement simple sur la vie. L'humour est bien présent, je dois admettre avoir ri à pas mal de moments. C'est bien plaisant à lire. Mais en même temps, je dois dire que je ne suis pas un grand passionné de ce genre d'histoires à base d'humour et de philosophie naïve. Je lis ces albums mais sans empressement à les terminer, sans être pleinement captivé. Malgré cette petite réticence, dans l'ensemble, c'est sympa, mignon, assez intelligent et souvent drôle.
No Sex in New York
Note approximative : 2.5/5 Je n'avais pas apprécié Les pauvres aventures de Jérémie et j'ai l'impression en lisant cet album que nous avons droit ici aux aventures du dit Jérémie aux USA. Riad se présente en tant que petit timide névrosé entouré de caricatures de personnages, l'obsédé frustré, les effrayants arabes et noirs, les femmes pleines de charme et de personnalité mais avec lesquelles il ne réussit pas, etc... Bref, je n'attache pas du tout aux personnages, même s'ils sont sensés être en principe authentiques puisque représentés tels que dans la réalité. Pour le reste, l'auteur joue la carte du résumé aussi véridique que possible de son séjour à New York, avec toutes les anecdotes et conversations qui l'accompagnent. Côté appréciable, il nous apprend certaines choses (dont certaines vraiment pas glorieuses) sur la vie aux USA et à New York. Mais je n'ai rien trouvé de vraiment intéressant et surtout, il y a toujours cet aspect "frustré" du récit qui m'exaspère à la lecture. Bref, une BD qui se laisse lire mais vraiment sans plus.
l'Etoile du Désert
Première impression : il y a un déséquilibre entre les deux tomes, le 1er est moins dense que le 2nd et cette Bd aurait sûrement gagné en qualité si les deux tomes avaient été réunis en un. J'aime bien le dessin de Marini mais je trouve que les passages en pleine nature sont mieux réussis que les scènes urbaines. En ce qui concerne les personnages, ils sont expressifs sauf Cauldray qui n'est ni plus ni moins qu'un ange de la mort, un peu neuneu par moment. Montgomery par contre à une bonne tête de Sean Connery et Wakita, l'indienne, est franchement belle. En deux mots c'est l'histoire d'un idéaliste qui croit dur comme fer dans la civilisation, un individu rationnel pour qui tout a une raison et c'est ce qui le poussera à aller chercher les réponses à ses questions aux confins des grandes plaines. Il se heurtera alors à des hommes qui sont diamétralement opposés à ses convictions et qui vivent dans un état de nature. L'intrigue est plutôt sympa mais je suis pas convaincu par les motivations de Cauldray. ATTENTION SPOILER Je vois pas comment il pourrait bénéficier de l'assurance, ça reste un mystère pour moi. Une assurance étant un contrat, si il n'est pas parti au contrat sur quel fondement peut-il se prévaloir de la prime ? Mystère. (si il y a un juriste dans l'coin, j'veux bien une explication ! ^^) FIN DU SPOILER L'ensemble se lit bien mais la toute fin est un peu trop optimiste à mon goût surtout après l'ambiance glauque et surtout sombre qui se dégage de ce diptyque. Je ne sais pas bien quelle note mettre à l'Etoile du Désert. J'oscille entre le 3 et le 4. Disons un bon 3,5 car au delà de la simple histoire de vengeance il y a pas mal de questions implicites qui sont soulevées. De la bonne Bd qui plus est en 2 tomes, ça vaut le coup !