Hier soir, pour rester dans l'ambiance de la Finale de la Coupe du Monde de Football, je me suis décidé à lire Un deuil dans la famille. Je dis que je me suis décidé car les planches de cet album ne m'attiraient vraiment pas.
C'est un dessin à l'ancienne, façon comics old school. Pour dire, la veille je relisais une vieille BD de Buck Danny, eh bien je n'ai pas été très dépaysé. Pourtant, Un deuil dans la famille date de 1989, après Batman - Dark Knight et Batman - Rire et Mourir qui semblent incroyablement plus modernes en comparaison. Ce n'est pas que c'est moche, c'est juste que c'est un style très désuet et sans saveur. En outre, la colorisation fait vraiment cheap et moche.
Quant au scénario, il aligne facilités scénaristiques et platitudes. Il est entièrement basé sur des coincidences titanesques. Sérieusement, que le Joker aille précisément au Liban et tombe précisément et par hasard sur la première "mère potentielle" de Robin, puis tout de suite après qu'il décide soudainement d'aller en Ethiopie et tombe précisément sur une autre "mère potentielle" totalement par hasard, ce n'est plus de la grosse ficelle, c'est du cable d'amarrage pour Titanic. A croire aussi qu'il n'existe qu'un unique hotel à Beyrouth...
La narration est un peu pénible, usant largement trop de voix off. Mais bon, ça passe pour une histoire de Batman qui n'est pas un héros très bavard autrement.
Le récit souffre également d'avoir été trop figé dans son époque. Les auteurs ont voulu intégrer Batman à l'actualité de 1989 en l'envoyant combattre les terroristes au Liban, en le rendant témoin de la famine en Ethiopie, puis confronté aux affreux méchants Iraniens anti-américains. Comme toujours quand une oeuvre est figé sur une actualité bien précise, elle vieillit très vite, trop vite.
Malgré cela, il y a quelques idées qui auraient pu être intéressantes. D'emmener Batman à l'étranger, cette recherche de la mère de Robin, la position exceptionnelle dans laquelle le Joker se trouve en fin d'histoire, et la mort de Robin elle-même. Mais le tout est traité sans aucune finesse, annihilant l'interêt qu'auraient pu avoir ces idées. Même la mort de Robin est d'une platitude complète. Platitude qui s'explique par la façon dont ça s'est passé au niveau de la parution : une bombe explose, on ne sait pas si Robin s'en est sorti ou pas, ce fut aux lecteurs de DC de téléphoner pour dire si oui ou non ils voulaient voir Robin mourir, et comme ce fut oui voilà il est mort. Super fin palpitante, intelligente et tellement bien amenée... Hum...
Reste juste le divertissement, puisque cette BD se laisse quand même lire. Mais le fait que je sautais de plus en plus de cases ou de bulles de texte par lassitude en fin de lecture veut bien dire ce que ça veut dire sur la qualité globale de ce divertissement...
Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant.
Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces.
Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire.
En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire.
C'est vrai que cette BD qui ne paie pas de mine à première vue n'est pas si mal que ça. J'avais un à-priori assez négatif car je trouvais après l'avoir feuilletée que le dessin et l'histoire reprenaient pas mal de poncifs des ados branchés jeux de rôles, internet et mmorpg en y ajoutant au passage des éléments de décors proches de l'actualité des médias : conflit palestinien, amérindiens indépendantistes, etc.
Le dessin est pas mal, souffrant juste de quelques défauts un peu amateurs. Le trait me rappelle celui de Trantkat (HK) avec des personnages "cools", des mimiques mangas, des technologies futuristes. L'aspect amateur ressort dans l'encrage qui n'est pas fantastique et les décors inégaux, parfois un peu simplistes (les vues d'ensemble de villes composées de plein de briques entassées, bof bof). Mais dans l'ensemble, ce n'est pas mal.
Quant au scénario, comme dit plus haut, il mélange pas mal de thèmes typiques d'ados accrocs au net : monde virtuel heroic-fantasy, cyber-corporation, adolescents génies de l'informatique, robots de combats et combats à l'épée ou au flingue au choix, etc. Mais il est plutôt bien construit et assez prenant. Les persos sont sympas, même si la romance entre la petite indienne et le gosse-beau français fait franchement naïve et rapide, de même que la grosse jalousie du bon copain en fin d'album.
Je ne sais pas si ce premier tome aura bien une suite un jour, mais si oui, je n'en serais pas fâché.
A lire les avis et résumés de ce premier tome, je croyais que La Tranchée était une enquête policière utilisant pour simple décor la Première Guerre Mondiale. Mais en fait, il semble que ce soit pour de bon un récit sur la Guerre elle-même et que l'enquête ne soit qu'une entrée en matière originale et réussie.
J'aime bien le dessin, j'aime cet encrage épais, même si je trouve les planches un peu sombres (après tout, il ne fait pas constamment nuit, même dans les tranchées, non ?).
Ceci dit, même si le scénario est sympa et bien mené, j'ai un peu le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome.
J'attends de voir la suite.
Cette BD bénéficie d'un scénario original, d'un bon dessin et de couleurs que j'aime beaucoup. C'est une lecture agréable et qui donne envie de connaître la suite.
Par contre, j'y ai trouvé des petites défauts qui m'ont un peu gâché ma lecture. Au niveau du dessin, c'est une histoire de goût, mais je préfère généralement un encrage un peu plus épais, pour donner un aspect plus achevé au tout. Ensuite, je trouve la narration assez confuse à plusieurs moments, la confusion étant aggravée par la ressemblance physique entre Clock et le journaliste, ce qui n'aide pas à s'y retrouver. D'autant moins quand le scénariste ajoute des flash-backs à droite à gauche sans justement préciser que ce sont des flash-backs : à plusieurs reprises, je me suis demandé qui était le personnage que je suivais et à quelle époque. Puis j'aurais encore deux ou trois reproches comme un peu trop de grosses fautes d'orthographes qui rabaisse la qualité de l'oeuvre, ou comme le discours politiquement correct et artificiel sur le moment de la conductrice de bus qui explique que "faut pas croire que ce disent les médias, y a des bons et des gentils dans les cités, etc"... Et puis, je n'ai pas senti du tout une ambiance nerveuse, celle d'une cité sur le point d'exploser dans la violence : au contraire, malgré les plaintes de la plupart des habitants, la cité qu'on nous représente là sous la neige n'a pas l'air si désagréable que ça à vivre. Un petit peu raté pour l'atmosphère, quoi.
Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture, c'est une bonne BD et vivement la suite.
Je ne sais pas pourquoi, j'avais des a priori négatifs avec ce premier album.
Par crainte que Morvan , voulant céder à la mode manga, écrive un scénario bâclé.
Par crainte de découvrir un mangaka au style pas forcément intéressant.
Par crainte d'être déçu par la mise en couleurs de ce qui reste un manga.
Eh bien ce premier tome de la série "Le Petit monde" a balayé toutes mes craintes.
Le scénario de Morvan, bien qu'allègrement inspiré par le Peter Pan de James Barrie (Clochette, le Capitaine Crochet, Wendy et sa fratrie), comme le dit ArzaK, en propose une variation futuriste plutôt alléchante. Pas forcément drôle ou heureuse, mais plutôt intéressante.
Morvan s'est adjoint les services de Toru Terada, inconnu en nos contrées, mais diablement efficace, utilisant à fond les codes de la bande dessinée d'action pour nous livrer un découpage haletant et surprenant.
Et enfin, un manga en couleurs, c'est plutôt pas mal. Ici tous les tons sont un peu sépia, afin de nous faire rentrer en douceur dans ce "Petit Monde". Suivons Piedra !
Gil Formosa a montré à de nombreuses reprises qu'il a un talent véritable. On oubliera pas Robur, série qu'il signe avec Lofficier.
Avec "Double Gauche", le dessinateur nous offre une nouvelle fois un dessin magistral. Un trait énergique, un dessin qui a de l'allure et des personnages qui sont très présents grâce aux mouvements que Formosa veut bien leur donner.
Corbeyran n'est pas en reste avec un scénario captivant, intriguant, effrayant parfois.
On se prend à la lecture, on est scotché et rien ne pourra venir perturber notre plongé dans ce monde aussi glauque qu'est Sinostropolis.
Un album qui inaugure une série qui sera, j'en suis persuadé, très haletante !
Oh là là ! La claque !
Je l'avoue, je ne suis pas un gros fan du style graphique de Sergio Toppi. Mais intrigué par les avis enthousiastes lus ça et là, je me suis mis à la lecture de "Sharaz-de", qui semble être un monument.
Le résultat est impressionnant.
Toppi est un spécialiste de l'aventure avec un grand A. Tout ce qui lui permet de voyager, dans l'espace et dans le temps, semble le bienvenu pour lui inspirer ses planches. Ici ce sont les "Contes des 1001 nuits" qui sont transposés, en somme le récit idéal pour un auteur de son acabit. Toppi nous propose donc un récit d'une ampleur inégalée, à la fois ambitieux et très maîtrisé, où son dessin atteint une profondeur hallucinante.
A tel point que l'on n'ose plus vraiment parler de bande dessinée, tellement l'auteur explose tous les codes, ou les plie à sa convenance...
C'est donc une adaptation magistrale d'un fleuron de la littérature mondiale, au service d'un magicien de l'art séquentiel...
...
Bon, j'ai loupé ma période punk, ce qui fait que je n'ai vu aucun intérêt, strictement aucun, dans cette BD.
C'est con, décérébré, gratuitement violent et politiquement incorrect. C'est probablement délibéré, mais je n'accroche pas du tout à une telle histoire...
Et effectivement, il paraît que c'est "culte" ! Pas pour moi, même si le dessin de Liberatore est loin d'être mauvais, et qu'il se serait mieux exprimé dans un autre contexte (de la SF, par exemple).
A ignorer, effectivement.
C'est crade, super choquant et outrancier et c'est pour ça que j'aime bien monsieur tue tout. Il faut avoir le coeur bien accroché et oublier toutes notions humanistes pour pouvoir apprécier et suivre ses aventures.
Cet album me rappelle les blagues absolument ignobles au sujet des bébés morts (qui personnellement me font parfois pleurer de rire) mais que l'on ne peut absolument pas raconter à n'importe qui. Il faut avoir un grain pour aimer ça, et il faut être vraiment dérangé pour oser inventer 1000 de façons de trucider quelqu'un. Je mets 3/5, parce que j'ai eu un certain plaisir malsain à lire ces aventures, mais un certaine répétitivité s'installe et le dessin n'est quand même pas super. A acheter sur une brocante à petit prix par curiosité.
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Batman - Un deuil dans la famille
Hier soir, pour rester dans l'ambiance de la Finale de la Coupe du Monde de Football, je me suis décidé à lire Un deuil dans la famille. Je dis que je me suis décidé car les planches de cet album ne m'attiraient vraiment pas. C'est un dessin à l'ancienne, façon comics old school. Pour dire, la veille je relisais une vieille BD de Buck Danny, eh bien je n'ai pas été très dépaysé. Pourtant, Un deuil dans la famille date de 1989, après Batman - Dark Knight et Batman - Rire et Mourir qui semblent incroyablement plus modernes en comparaison. Ce n'est pas que c'est moche, c'est juste que c'est un style très désuet et sans saveur. En outre, la colorisation fait vraiment cheap et moche. Quant au scénario, il aligne facilités scénaristiques et platitudes. Il est entièrement basé sur des coincidences titanesques. Sérieusement, que le Joker aille précisément au Liban et tombe précisément et par hasard sur la première "mère potentielle" de Robin, puis tout de suite après qu'il décide soudainement d'aller en Ethiopie et tombe précisément sur une autre "mère potentielle" totalement par hasard, ce n'est plus de la grosse ficelle, c'est du cable d'amarrage pour Titanic. A croire aussi qu'il n'existe qu'un unique hotel à Beyrouth... La narration est un peu pénible, usant largement trop de voix off. Mais bon, ça passe pour une histoire de Batman qui n'est pas un héros très bavard autrement. Le récit souffre également d'avoir été trop figé dans son époque. Les auteurs ont voulu intégrer Batman à l'actualité de 1989 en l'envoyant combattre les terroristes au Liban, en le rendant témoin de la famine en Ethiopie, puis confronté aux affreux méchants Iraniens anti-américains. Comme toujours quand une oeuvre est figé sur une actualité bien précise, elle vieillit très vite, trop vite. Malgré cela, il y a quelques idées qui auraient pu être intéressantes. D'emmener Batman à l'étranger, cette recherche de la mère de Robin, la position exceptionnelle dans laquelle le Joker se trouve en fin d'histoire, et la mort de Robin elle-même. Mais le tout est traité sans aucune finesse, annihilant l'interêt qu'auraient pu avoir ces idées. Même la mort de Robin est d'une platitude complète. Platitude qui s'explique par la façon dont ça s'est passé au niveau de la parution : une bombe explose, on ne sait pas si Robin s'en est sorti ou pas, ce fut aux lecteurs de DC de téléphoner pour dire si oui ou non ils voulaient voir Robin mourir, et comme ce fut oui voilà il est mort. Super fin palpitante, intelligente et tellement bien amenée... Hum... Reste juste le divertissement, puisque cette BD se laisse quand même lire. Mais le fait que je sautais de plus en plus de cases ou de bulles de texte par lassitude en fin de lecture veut bien dire ce que ça veut dire sur la qualité globale de ce divertissement...
30 jours de nuit
Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant. Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces. Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire. En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire.
Fléau.world
C'est vrai que cette BD qui ne paie pas de mine à première vue n'est pas si mal que ça. J'avais un à-priori assez négatif car je trouvais après l'avoir feuilletée que le dessin et l'histoire reprenaient pas mal de poncifs des ados branchés jeux de rôles, internet et mmorpg en y ajoutant au passage des éléments de décors proches de l'actualité des médias : conflit palestinien, amérindiens indépendantistes, etc. Le dessin est pas mal, souffrant juste de quelques défauts un peu amateurs. Le trait me rappelle celui de Trantkat (HK) avec des personnages "cools", des mimiques mangas, des technologies futuristes. L'aspect amateur ressort dans l'encrage qui n'est pas fantastique et les décors inégaux, parfois un peu simplistes (les vues d'ensemble de villes composées de plein de briques entassées, bof bof). Mais dans l'ensemble, ce n'est pas mal. Quant au scénario, comme dit plus haut, il mélange pas mal de thèmes typiques d'ados accrocs au net : monde virtuel heroic-fantasy, cyber-corporation, adolescents génies de l'informatique, robots de combats et combats à l'épée ou au flingue au choix, etc. Mais il est plutôt bien construit et assez prenant. Les persos sont sympas, même si la romance entre la petite indienne et le gosse-beau français fait franchement naïve et rapide, de même que la grosse jalousie du bon copain en fin d'album. Je ne sais pas si ce premier tome aura bien une suite un jour, mais si oui, je n'en serais pas fâché.
La Tranchée
A lire les avis et résumés de ce premier tome, je croyais que La Tranchée était une enquête policière utilisant pour simple décor la Première Guerre Mondiale. Mais en fait, il semble que ce soit pour de bon un récit sur la Guerre elle-même et que l'enquête ne soit qu'une entrée en matière originale et réussie. J'aime bien le dessin, j'aime cet encrage épais, même si je trouve les planches un peu sombres (après tout, il ne fait pas constamment nuit, même dans les tranchées, non ?). Ceci dit, même si le scénario est sympa et bien mené, j'ai un peu le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome. J'attends de voir la suite.
Le sourire du clown
Cette BD bénéficie d'un scénario original, d'un bon dessin et de couleurs que j'aime beaucoup. C'est une lecture agréable et qui donne envie de connaître la suite. Par contre, j'y ai trouvé des petites défauts qui m'ont un peu gâché ma lecture. Au niveau du dessin, c'est une histoire de goût, mais je préfère généralement un encrage un peu plus épais, pour donner un aspect plus achevé au tout. Ensuite, je trouve la narration assez confuse à plusieurs moments, la confusion étant aggravée par la ressemblance physique entre Clock et le journaliste, ce qui n'aide pas à s'y retrouver. D'autant moins quand le scénariste ajoute des flash-backs à droite à gauche sans justement préciser que ce sont des flash-backs : à plusieurs reprises, je me suis demandé qui était le personnage que je suivais et à quelle époque. Puis j'aurais encore deux ou trois reproches comme un peu trop de grosses fautes d'orthographes qui rabaisse la qualité de l'oeuvre, ou comme le discours politiquement correct et artificiel sur le moment de la conductrice de bus qui explique que "faut pas croire que ce disent les médias, y a des bons et des gentils dans les cités, etc"... Et puis, je n'ai pas senti du tout une ambiance nerveuse, celle d'une cité sur le point d'exploser dans la violence : au contraire, malgré les plaintes de la plupart des habitants, la cité qu'on nous représente là sous la neige n'a pas l'air si désagréable que ça à vivre. Un petit peu raté pour l'atmosphère, quoi. Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture, c'est une bonne BD et vivement la suite.
Le Petit Monde
Je ne sais pas pourquoi, j'avais des a priori négatifs avec ce premier album. Par crainte que Morvan , voulant céder à la mode manga, écrive un scénario bâclé. Par crainte de découvrir un mangaka au style pas forcément intéressant. Par crainte d'être déçu par la mise en couleurs de ce qui reste un manga. Eh bien ce premier tome de la série "Le Petit monde" a balayé toutes mes craintes. Le scénario de Morvan, bien qu'allègrement inspiré par le Peter Pan de James Barrie (Clochette, le Capitaine Crochet, Wendy et sa fratrie), comme le dit ArzaK, en propose une variation futuriste plutôt alléchante. Pas forcément drôle ou heureuse, mais plutôt intéressante. Morvan s'est adjoint les services de Toru Terada, inconnu en nos contrées, mais diablement efficace, utilisant à fond les codes de la bande dessinée d'action pour nous livrer un découpage haletant et surprenant. Et enfin, un manga en couleurs, c'est plutôt pas mal. Ici tous les tons sont un peu sépia, afin de nous faire rentrer en douceur dans ce "Petit Monde". Suivons Piedra !
Double gauche
Gil Formosa a montré à de nombreuses reprises qu'il a un talent véritable. On oubliera pas Robur, série qu'il signe avec Lofficier. Avec "Double Gauche", le dessinateur nous offre une nouvelle fois un dessin magistral. Un trait énergique, un dessin qui a de l'allure et des personnages qui sont très présents grâce aux mouvements que Formosa veut bien leur donner. Corbeyran n'est pas en reste avec un scénario captivant, intriguant, effrayant parfois. On se prend à la lecture, on est scotché et rien ne pourra venir perturber notre plongé dans ce monde aussi glauque qu'est Sinostropolis. Un album qui inaugure une série qui sera, j'en suis persuadé, très haletante !
Sharaz-De
Oh là là ! La claque ! Je l'avoue, je ne suis pas un gros fan du style graphique de Sergio Toppi. Mais intrigué par les avis enthousiastes lus ça et là, je me suis mis à la lecture de "Sharaz-de", qui semble être un monument. Le résultat est impressionnant. Toppi est un spécialiste de l'aventure avec un grand A. Tout ce qui lui permet de voyager, dans l'espace et dans le temps, semble le bienvenu pour lui inspirer ses planches. Ici ce sont les "Contes des 1001 nuits" qui sont transposés, en somme le récit idéal pour un auteur de son acabit. Toppi nous propose donc un récit d'une ampleur inégalée, à la fois ambitieux et très maîtrisé, où son dessin atteint une profondeur hallucinante. A tel point que l'on n'ose plus vraiment parler de bande dessinée, tellement l'auteur explose tous les codes, ou les plie à sa convenance... C'est donc une adaptation magistrale d'un fleuron de la littérature mondiale, au service d'un magicien de l'art séquentiel...
Ranxerox
... Bon, j'ai loupé ma période punk, ce qui fait que je n'ai vu aucun intérêt, strictement aucun, dans cette BD. C'est con, décérébré, gratuitement violent et politiquement incorrect. C'est probablement délibéré, mais je n'accroche pas du tout à une telle histoire... Et effectivement, il paraît que c'est "culte" ! Pas pour moi, même si le dessin de Liberatore est loin d'être mauvais, et qu'il se serait mieux exprimé dans un autre contexte (de la SF, par exemple). A ignorer, effectivement.
Les aventures de Monsieur Tue-Tout
C'est crade, super choquant et outrancier et c'est pour ça que j'aime bien monsieur tue tout. Il faut avoir le coeur bien accroché et oublier toutes notions humanistes pour pouvoir apprécier et suivre ses aventures. Cet album me rappelle les blagues absolument ignobles au sujet des bébés morts (qui personnellement me font parfois pleurer de rire) mais que l'on ne peut absolument pas raconter à n'importe qui. Il faut avoir un grain pour aimer ça, et il faut être vraiment dérangé pour oser inventer 1000 de façons de trucider quelqu'un. Je mets 3/5, parce que j'ai eu un certain plaisir malsain à lire ces aventures, mais un certaine répétitivité s'installe et le dessin n'est quand même pas super. A acheter sur une brocante à petit prix par curiosité.