Quel régal ! Un scénario qui commence de manière somme toute classique, terre à terre mais en reste néanmoins très prenant. Par la suite, avec le second tome, on assiste véritablement à une envolée épique, onirique à travers laquelle le lecteur se laisse embarquer au sein d'un monde où se mêlent admirablement rêve, romantisme et piraterie.
Quant au dessin, il se passe de commentaires. Il suffit de citer le nom de Magnin pour avoir tout dit. Du grand art.
Un conte destiné à devenir culte.
Jijé: Le génie à l'état pur.
Jerry Spring: Les grands espaces, l'ombre profonde et caressante des nuits solitaires sur le Range et la lumière violente et modelante du soleil du Sonora.
Le dessin: Audacieux, enlevé, juste et décisif, impressionniste et puissant. Rien ne s'approche de ça en B.D réaliste. Les suiveurs (et il y en a! Et des plus célèbres!) s'y sont tous cassé les dents (même s'ils ont fait fortune financièrement)
Le trait: Riche, fougueux, précis, généreux et ô combien rythmique!
Dialogues et histoire: Simples et honnêtes, mais sacrément profonds en fin de compte. Très franchement anti-raciste, anti-violent et anti-conventionnel (Faut le faire dans une B.D d'action de 1954! Là aussi les suiveurs bien gentils n'ont jamais maîtrisé l'art de la nuance)
Couleurs: Révolutionnaires pour l'époque. Sans doute décevantes pour le lecteur actuel. Mais Jijé, c'est comme Shakespeare, Charlie Chaplin ou John Coltrane: L'amateur doit faire un effort pour tout y comprendre, pour tout en rendre profitable. Pour ma part, je lis et je relis cet album depuis 35 ans et j'y découvre à chaque fois de nouvelles merveilles.
On n'a jamais dessiné comme ça.
IMPRESSION 1: Au magasin, je remarque "lapinot" dans le rayon bande dessinée. Je me suis déjà renseigné sur cette BD, et je n'ai que très rarement vu des avis défavorables lui concernant. J'achète "Blacktown", "Pichenettes" et "Walter".
IMPRESSION 2: A la lecture de Blacktown et Pichenettes, je confirme: Trondheim est fort. Il arrive à faire une bonne histoire de 48 pages à partir d'une idée de base qu'il installe en trois cases. En lisant comme ça, ça a l'air simple. Je me mets moi aussi à créer une bande-dessinée.
IMPRESSION 3: Après avoir fini les trois en quelques minutes, je suis finalement assez déçu: les histoires sont potables (même si Walter part dans tous les sens sans réelle justification), les gags sont marrants et le dessin est original. Pourtant je n'ai pas eu droit au délire que j'attendais.
IMPRESSION 4: Après avoir relu ces BD encore un peu plus attentivement, je remarque enfin à quel point Lapinot est riche. Je deviens vite accro à cette BD très originale et drôle malgré une apparente facilité. Trondheim est fort, moi, j'ai crée 5 bonnes pages puis ma BD traîne en longueur, ce qui n'est pas le cas des "aventures de Lapinot (et surtout de Richard)", riche en rebondissements absurdes.
Pour vous donner l'eau à la bouche, voici les vannes qui m'ont fait le plus marrer dans les trois BD (une de chaque):
Dans Pichenettes; Lapinot: La compassion est ce qui sépare l'homme de l'animal, Richard; Richard: Ah bon? ... je croyais que c'était sa capacité à faire la guerre thermonucléaire...
Dans Blacktown; Martin est très gravement blessé, mais le Marshal ne remarque que Lapinot. Miss Pacard dit au Marshal: Marshal! Quoi qu'ai fait ce lapin, votre devoir est de vous occuper de Martin... peut-être ne sera-t-il qu'estropié à vie.
Dans Walter, les protagonistes viennent de s'enfuir après avoir vu un monstre. L'inspecteur: Vous avez refermé la porte en sortant? ;Richard: Oui... bien sûr... j'ai également coupé l'électricité et le gaz et puis j'ai fermé les volets aussi...
N'ayant pas lu beaucoup de Achille Talon, je ferai une critique très courte: j'ai aimé la majorité des histoires de ce héros inhabituel plein de verve. Il y avait d'ailleurs parfois des dialogues trop longs qui m'ont découragé, c'est pourquoi je mets cette note moyenne a cette bonne BD qu'il faut lire mais pas forcément collectionner.
Astérix est tout simplement LA bande-dessinée mythique de 50 ans de créations franco-belges! Rien à dire: un dessin original de monsieur Uderzo qui se perfectionne encore maintenant, et des scénarios simples mais maniés avec virtuosité par feu René Goscinny font d'Astérix la BD de référence pour beaucoup de bédéphiles. A transmettre de père en fils (ou en filles ne soyons pas misogynes). Un petit conseil: essayez d'éviter "Le ciel lui tombe sur la tête", c'est un des seuls ratés de cette grande bande-dessinée.
W.E.S.T est MA série révélation de ce début d'année. Elle regroupe à la fois plusieurs genre comme le western et le monde fantastique (mais chut, ne racontons pas la fin !!!) Je vous conseille absolument d'avoir ses deux tomes (les premiers) dans votre bibliothèque personnelle car c'est une série monumentale ! De très beaux dessins et un scénario bien ficelé vous feront passer un bon temps au lieu de s'ennuyer devant des jeux vidéo.
Une petite BD marrante et sans prétention qui m'a un peu rappelé Smokmiit ! en moins trash. Son plus gros gag, étiré sur tout l'album, est relativement original : le personnage-titre, terrrrrrible bandit, le plus grand bandit de l'univers dont le livre est supposé nous faire la biographie et autour duquel toute les différentes intrigues imbriquées les unes dans les autres sont construites, n'apparaît presque pas et passe la quasi-totalité de l'histoire ligoté à une table d'opération après s'être avoir comme un bleu. Résultat, l'"histoire du plus grand bandit de l'univers" finit par parler de tout sauf de lui. Oui je sais, c'est pas à hurler de rire, mais moi je trouve ça assez marrant. A côté de ça il y a évidemment des gags plus évidents, parfois sans grande originalité (le personnage du commissaire Lepitre fait un peu déjà-vu, par exemple), parfois plus innattendus (comme quand on voit les bandits parler de littérature). L'intrigue, entre Tintin et Fantomas, part un peu dans tous les sens mais l'auteur parvient à renouer tous les fils à la fin. Sans être super folichonne, elle tient la route pour une BD d'humour. Au final, ce n'est pas à se tordre de rire, mais c'est une lecture agréable. Ca se lit vite et bien et on passe un bon moment. Dommage que ce soit un peu cher pour un petit format noir et blanc.
Un avis sur cette bd m'a rappelé sa lecture d'il y a quelques temps déjà...
Une bd pleine de bons sentiments où une petite fille noire essaie de retrouver son passé en Afrique, après des années passées en Europe. Même si la bd ne m'a pas vraiment marqué, le thème abordé est tout de même important. Et justement, Cosey bascule souvent dans le documentaire, où il montre l'aide humanitaire, le désert, etc... On apprend, bien sûr, mais les parties qui ne relatent plus l'actualité du pays que l'aventure de Zélie sont assez barbantes.
Pas mal quand même, grâce au trait de l'auteur tout en finesse...
C'est en lisant les blagues qui circulent ici et là dans les boites aux lettres que j'ai découvert ces histoires de blondes. Certains gags, même s'ils sont issus de blagues ultra connues, m'ont fait sourire, surtout grâce à l'air benêt des blondes.
Mais bon, il ne faut pas passer à la lecture d'un album, car la saturation arrive très vite (4 ou 5 pages en ce qui me concerne).
J'ai choisi cet album à la bibliothèque, attiré par la couverture, qui semblait pleine de promesses. Mais il s'agit d'une bd documentaire, presque d'une revue d'information sur les initiatives humanitaires pour endiguer la progression du désert au Burkina Fasso. Certes le sujet mérite qu'on s'y intéresse, mais je suis de moins en moins convaincu du choix du support bd pour ce genre de diffusion. Peut être en y introduisant des photos, façon Le Photographe ?
En tout cas, la lecture bien qu'instructive, ne m'a pas passionné, d'autant plus que l'histoire personnelle de Zélie vient se mêler au documentaire à tel point que parfois, on a tendance à lire certaine pages deux fois, une fois pour chaque récit. Fastidieux.
Une bd intéressante mais pas plus.
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Mary la Noire
Quel régal ! Un scénario qui commence de manière somme toute classique, terre à terre mais en reste néanmoins très prenant. Par la suite, avec le second tome, on assiste véritablement à une envolée épique, onirique à travers laquelle le lecteur se laisse embarquer au sein d'un monde où se mêlent admirablement rêve, romantisme et piraterie. Quant au dessin, il se passe de commentaires. Il suffit de citer le nom de Magnin pour avoir tout dit. Du grand art. Un conte destiné à devenir culte.
Jerry Spring
Jijé: Le génie à l'état pur. Jerry Spring: Les grands espaces, l'ombre profonde et caressante des nuits solitaires sur le Range et la lumière violente et modelante du soleil du Sonora. Le dessin: Audacieux, enlevé, juste et décisif, impressionniste et puissant. Rien ne s'approche de ça en B.D réaliste. Les suiveurs (et il y en a! Et des plus célèbres!) s'y sont tous cassé les dents (même s'ils ont fait fortune financièrement) Le trait: Riche, fougueux, précis, généreux et ô combien rythmique! Dialogues et histoire: Simples et honnêtes, mais sacrément profonds en fin de compte. Très franchement anti-raciste, anti-violent et anti-conventionnel (Faut le faire dans une B.D d'action de 1954! Là aussi les suiveurs bien gentils n'ont jamais maîtrisé l'art de la nuance) Couleurs: Révolutionnaires pour l'époque. Sans doute décevantes pour le lecteur actuel. Mais Jijé, c'est comme Shakespeare, Charlie Chaplin ou John Coltrane: L'amateur doit faire un effort pour tout y comprendre, pour tout en rendre profitable. Pour ma part, je lis et je relis cet album depuis 35 ans et j'y découvre à chaque fois de nouvelles merveilles. On n'a jamais dessiné comme ça.
Les Formidables Aventures de Lapinot
IMPRESSION 1: Au magasin, je remarque "lapinot" dans le rayon bande dessinée. Je me suis déjà renseigné sur cette BD, et je n'ai que très rarement vu des avis défavorables lui concernant. J'achète "Blacktown", "Pichenettes" et "Walter". IMPRESSION 2: A la lecture de Blacktown et Pichenettes, je confirme: Trondheim est fort. Il arrive à faire une bonne histoire de 48 pages à partir d'une idée de base qu'il installe en trois cases. En lisant comme ça, ça a l'air simple. Je me mets moi aussi à créer une bande-dessinée. IMPRESSION 3: Après avoir fini les trois en quelques minutes, je suis finalement assez déçu: les histoires sont potables (même si Walter part dans tous les sens sans réelle justification), les gags sont marrants et le dessin est original. Pourtant je n'ai pas eu droit au délire que j'attendais. IMPRESSION 4: Après avoir relu ces BD encore un peu plus attentivement, je remarque enfin à quel point Lapinot est riche. Je deviens vite accro à cette BD très originale et drôle malgré une apparente facilité. Trondheim est fort, moi, j'ai crée 5 bonnes pages puis ma BD traîne en longueur, ce qui n'est pas le cas des "aventures de Lapinot (et surtout de Richard)", riche en rebondissements absurdes. Pour vous donner l'eau à la bouche, voici les vannes qui m'ont fait le plus marrer dans les trois BD (une de chaque): Dans Pichenettes; Lapinot: La compassion est ce qui sépare l'homme de l'animal, Richard; Richard: Ah bon? ... je croyais que c'était sa capacité à faire la guerre thermonucléaire... Dans Blacktown; Martin est très gravement blessé, mais le Marshal ne remarque que Lapinot. Miss Pacard dit au Marshal: Marshal! Quoi qu'ai fait ce lapin, votre devoir est de vous occuper de Martin... peut-être ne sera-t-il qu'estropié à vie. Dans Walter, les protagonistes viennent de s'enfuir après avoir vu un monstre. L'inspecteur: Vous avez refermé la porte en sortant? ;Richard: Oui... bien sûr... j'ai également coupé l'électricité et le gaz et puis j'ai fermé les volets aussi...
Achille Talon
N'ayant pas lu beaucoup de Achille Talon, je ferai une critique très courte: j'ai aimé la majorité des histoires de ce héros inhabituel plein de verve. Il y avait d'ailleurs parfois des dialogues trop longs qui m'ont découragé, c'est pourquoi je mets cette note moyenne a cette bonne BD qu'il faut lire mais pas forcément collectionner.
Astérix
Astérix est tout simplement LA bande-dessinée mythique de 50 ans de créations franco-belges! Rien à dire: un dessin original de monsieur Uderzo qui se perfectionne encore maintenant, et des scénarios simples mais maniés avec virtuosité par feu René Goscinny font d'Astérix la BD de référence pour beaucoup de bédéphiles. A transmettre de père en fils (ou en filles ne soyons pas misogynes). Un petit conseil: essayez d'éviter "Le ciel lui tombe sur la tête", c'est un des seuls ratés de cette grande bande-dessinée.
W.E.S.T
W.E.S.T est MA série révélation de ce début d'année. Elle regroupe à la fois plusieurs genre comme le western et le monde fantastique (mais chut, ne racontons pas la fin !!!) Je vous conseille absolument d'avoir ses deux tomes (les premiers) dans votre bibliothèque personnelle car c'est une série monumentale ! De très beaux dessins et un scénario bien ficelé vous feront passer un bon temps au lieu de s'ennuyer devant des jeux vidéo.
Démonax
Une petite BD marrante et sans prétention qui m'a un peu rappelé Smokmiit ! en moins trash. Son plus gros gag, étiré sur tout l'album, est relativement original : le personnage-titre, terrrrrrible bandit, le plus grand bandit de l'univers dont le livre est supposé nous faire la biographie et autour duquel toute les différentes intrigues imbriquées les unes dans les autres sont construites, n'apparaît presque pas et passe la quasi-totalité de l'histoire ligoté à une table d'opération après s'être avoir comme un bleu. Résultat, l'"histoire du plus grand bandit de l'univers" finit par parler de tout sauf de lui. Oui je sais, c'est pas à hurler de rire, mais moi je trouve ça assez marrant. A côté de ça il y a évidemment des gags plus évidents, parfois sans grande originalité (le personnage du commissaire Lepitre fait un peu déjà-vu, par exemple), parfois plus innattendus (comme quand on voit les bandits parler de littérature). L'intrigue, entre Tintin et Fantomas, part un peu dans tous les sens mais l'auteur parvient à renouer tous les fils à la fin. Sans être super folichonne, elle tient la route pour une BD d'humour. Au final, ce n'est pas à se tordre de rire, mais c'est une lecture agréable. Ca se lit vite et bien et on passe un bon moment. Dommage que ce soit un peu cher pour un petit format noir et blanc.
Zélie nord-sud
Un avis sur cette bd m'a rappelé sa lecture d'il y a quelques temps déjà... Une bd pleine de bons sentiments où une petite fille noire essaie de retrouver son passé en Afrique, après des années passées en Europe. Même si la bd ne m'a pas vraiment marqué, le thème abordé est tout de même important. Et justement, Cosey bascule souvent dans le documentaire, où il montre l'aide humanitaire, le désert, etc... On apprend, bien sûr, mais les parties qui ne relatent plus l'actualité du pays que l'aventure de Zélie sont assez barbantes. Pas mal quand même, grâce au trait de l'auteur tout en finesse...
Les Blondes
C'est en lisant les blagues qui circulent ici et là dans les boites aux lettres que j'ai découvert ces histoires de blondes. Certains gags, même s'ils sont issus de blagues ultra connues, m'ont fait sourire, surtout grâce à l'air benêt des blondes. Mais bon, il ne faut pas passer à la lecture d'un album, car la saturation arrive très vite (4 ou 5 pages en ce qui me concerne).
Zélie nord-sud
J'ai choisi cet album à la bibliothèque, attiré par la couverture, qui semblait pleine de promesses. Mais il s'agit d'une bd documentaire, presque d'une revue d'information sur les initiatives humanitaires pour endiguer la progression du désert au Burkina Fasso. Certes le sujet mérite qu'on s'y intéresse, mais je suis de moins en moins convaincu du choix du support bd pour ce genre de diffusion. Peut être en y introduisant des photos, façon Le Photographe ? En tout cas, la lecture bien qu'instructive, ne m'a pas passionné, d'autant plus que l'histoire personnelle de Zélie vient se mêler au documentaire à tel point que parfois, on a tendance à lire certaine pages deux fois, une fois pour chaque récit. Fastidieux. Une bd intéressante mais pas plus.