Surprenant ce manga !
D'une part, c'est vraiment un manga d'humour avec une planche/strip par page avec une chute en bas de page : assez rare dans le paysage manga. D'autre part, c'est de l'humour complètement absurde, complètement délirant, complètement... bizarre.
Le dessin est d'une grande simplicité. Pas toujours très joli, il révèle heureusement toute l'expressivité dont il a besoin pour compenser sa narration muette, et l'humour et l'absurde en ressortent d'autant mieux.
Les gags de ce manga sont très originaux. Ils sont tous aussi imaginatifs, abordant des sujets à chaque fois très différents où l'auteur n'hésite pas à mêler science-fiction (soucoupes volantes, robots, aliens...), fantastique et banal quotidien. C'est de l'humour absurde, presque toujours surprenant par les idées que l'auteur va chercher. Original et intéressant.
Petit reproche, outre le fait que tout le monde n'est peut-être pas aussi amateur que moi d'humour absurde et délirant, certains gags ne sont pas toujours faciles à comprendre, faisant preuve peut-être de certaines notions d'humour typiquement nippones qui m'échappent par moment.
Ceci dit, pour un album d'humour original, avec en plus une touche d'exotisme du fait de son origine japonaise, vous pouvez vous laisser tenter.
Une histoire vite lue mais qui amène le sourire et qui bénéficie d'un dessin sympathique. Outre le dessin, j'apprécie également les couleurs. Le tout est simple mais plaisant.
L'histoire est aussi bien destinée à un public jeunesse qu'à un lectorat adulte même si l'adulte comprendra vite la clé de l'intrigue. Ca se lit avec le sourire et la fin est même plutôt marrante.
Sympathique, amusant, joli : seul le prix comparé au temps de lecture peut faire réfléchir mais sur un coup de coeur, pourquoi pas ?
Une petite histoire résolument jeunesse au scénario sans surprise pour un lecteur adulte. Le dessin est tout simple, agréablement colorisé, plaisant à lire. La narration est muette, simple et réussie. Quant à l'histoire, je suis persuadé qu'elle captivera les tout jeunes lecteurs, au moins durant les deux minutes que pourrait durer la lecture. Pour un lectorat plus âgé, il ne s'agit que d'une petite histoire sans surprise mais pas désagréable à lire.
Pas mal pour les enfants donc, mais un peu cher pour une lecture aussi rapide.
Petite curiosité cette série.
Elle allie en effet deux genres : le thriller nerveux et le fantastique à la Marvel. Car en effet nombre de malfaiteurs (et aussi des justiciers) sont des humains dotés d'étranges pouvoirs. Dan Christensen s'est creusé la tête pour trouver des pouvoirs intéressants, qui ne sont pas tous, après deux albums bien déterminés.
Qu'importe ! Son polar urbain se lit plutôt bien, avec des personnages intéressants, un découpage et un dessindirectement emprunté à des comics comme Powers, ce qui place "Paranormal" sous un patronage ambitieux.
Une petite histoire pour enfants qui surfe sur la vague du mondial sans trop de résultat en ce qui me concerne. Le dessin est sympa mais sans grande originalité. La narration est muette et plutôt efficace. Mais l'histoire manque cruellement d'interêt et d'humour à mon goût. Ca ressemble à un petite histoire pour enfant sage qui a des remords quand il fait une bêtise et cherche à se racheter aussi vite. Seule la case finale cherche la touche d'humour mais sans trop de réussite. Une histoire qui s'oublie aussi vite qu'elle se lit et ne vaut donc pas son prix. Dommage.
Une petite BD sympa, qui ne casse pas des briques mais se lit sans déplaisir en gardant à l'esprit que le public visé est plutôt la jeunesse à mes yeux.
J'aime bien le dessin de Laurent Percelay. Je le trouve frais et agréable à l'oeil et à la lecture. Je trouve juste que la narration, et plus particulièrement le rythme du récit, pêche à quelques moments où le découpage des actions fait une rupture avec le reste du rythme de lecture.
Quant à l'histoire, ben elle raconte un match de foot entre gamins. Bon, il semble qu'il s'agisse d'une transposition d'un match France-Allemagne de 1982 mais ne l'ayant pas vu et n'en ayant même pas entendu parler, cela ne me marque absolument pas. Le récit est simple et plutôt sympa, gentiment enfantin par moments. Je n'en tire pas grand chose et je trouve la fin de l'album bien abrupte, mais c'est une BD pas désagréable.
Cette Bd est, je le confesse, ma plus grande déception...
Déjà, elle est (comme beaucoup des nouvelles Bd qui sortent) beaucoup trop courte, trop fine et tout et tout...
Ensuite, l'histoire. Cette histoire n'a (de prime abord) rien d'original, du côté des indiens (des gamins pillards délaissés, un peuple survivant tortionnaire...) comme de celui des hommes (matez-vous "Aguirre la Colère de Dieu" et vous retrouverez la plupart de leurs caractéristiques).
Donc cliché, cliché.
D'où réflexion (légère, nous sommes en repos ), pourquoi tant de clichés ?
Morvan ne sait-il plus que faire des clins d’œil à son enfance ?
C'est dommage, car son Meka était plutôt bien réussi ! Mais là, poin poin poin poin...
Bref, à la fin de la lecture, on se retrouve sans l'envie de savoir ce qu'il va arriver par la suite.
Niveau dessin, pas mal, mais sans personnalité.
En lisant cette série, on ne peut s’empêcher de penser au Peter Pan de Loisel. L’idée de départ est proche et les dessins de N’Guessan le sont aussi. La différence réside dans le choix temporel de l’interprétation des contes. Où Loisel décidait d’écrire le passé de Peter, Crisse a choisi de transposer l’histoire de Mowgli dans un monde post-apocalyptique. Le premier tome reprend quasi l’histoire de Disney. Le scénario est de très grande qualité et peut se suffire à lui-même. Mais la suite n’est malheureusement pas à la hauteur du premier opus, comme si Crisse, une fois le Mowgli de Disney transposé, était à court d’idées. L’improvisation se fait jour et les invraisemblances s’accumulent pour atteindre des sommets dans le dernier tome. D’ailleurs, celui-ci a tardé à être publié et l’a été avec un dessinateur différent qui n’a rien gardé du trait de N’Guessan. Dommage, cette série est partie en eau de boudin, comme c’est souvent le cas avec des séries laissées à l’abandon tout un temps. Bref, le tome 1 conseillé mais la suite est à oublier . . .
Il y a beaucoup de similitudes dans la façon de dessiner/conter entre Florence Dupré La Tour et Joann Sfar ! C’est assez amusant aussi de voir que l’album est tiré d’une collection dirigée par… Joann Sfar en personne !
Cette BD oscille entre le conte, le fantasy et l’aventure. J’ai suivi avec curiosité et amusement les aventures de Capucin. Cet enfant m’est apparu à la fois insupportable et attachant. Insupportable car il n’hésite pas à mentir, voler, tuer parfois et à arroger pour pouvoir revenir dans la haute bourgeoisie. Attachant car il peut aider et s’attirer des amis.
Dans cette BD, l’univers créé par Florence Dupré La Tour est très riche bien que de nombreux clins d’œil aux classiques du genre fantastique moyenâgeux apparaissent comme la présence du roi Arthur.
Capucin évolue dans un monde cruel où des enfants sont assassinés, où la moindre erreur peut reléguer un être chevaleresque en un pauvre paysan.
Paradoxalement, de nombreuses séquences humoristiques parsèment l’album. Je pense notamment aux scènes où les amis de Capucin sont surprenants de naïveté. Globalement, l’action est prépondérante dans cet album où les péripéties de Capucin s’enchaînent sans temps mort !
Florence Dupré La tour est irrémédiablement une excellente narratrice. Cela est visible dans sa façon de mettre en page son scénario et dans sa capacité à nous capter à son récit. Son dessin ressemble à celui de Joann Sfar. La colorisation est faite par ordinateur. Personnellement, que ce soit pour l’un ou l’autre dessinateur, je préfère quand ce style est en noir et blanc ou coloriser par de l’aquarelle.
A mon avis, « La mauvaise pente » est un premier tome très divertissant, quoique classique dans son traitement, qui devrait combler les amateurs de récits d’aventure et d’action. Capucin est un personnage qui m’est apparu attachant et qui devait facilement se faire une place dans la mémoire des bédéphiles. Réjouissant !
Note approximative : 3.5/5
L'avis de JJJ ci-dessous m'a donné envie de lire cette Bd que j'ai eu la chance de trouver le week-end dernier d'occasion.
Après lecture, je ne suis pas tombé complètement sous le charme mais c'est une bonne BD quand même.
Au niveau du dessin, c'est un style comics moderne de bonne qualité. Certains décors sont un peu trop géométriques, certaines colorisations un peu trop informatiques, mais dans l'ensemble tout se lit très bien et est agréable à l'oeil.
Arrowsmith est une transposition de la Première Guerre Mondiale sur une Terre parrallèle où la magie et les créatures de légende côtoient les soldats modernes.
Ce type de monde mi-fantasy mi-moderne n'est pas très original dans le monde des comics et de la SF, mais il est traité ici avec un certain bonheur. J'apprécie la façon simple et sans fioriture avec laquelle trolls, nains et autres vampires sont présents auprès des humains. C'est traité avec une certaine finesse, un réalisme discret et on en vient à apprécier ce monde et ces pays à la fois très proches et éloignés des pays réellement impliqués dans la Première Guerre Mondiale telle que nous la connaissons. De même, j'apprécie la façon dont la magie remplace une partie de la science militaire. C'est un monde dans lequel j'aurais aimé suivre encore d'autres aventures car il a du potentiel.
concernant les personnages, ils sont simples et assez caricaturaux mais ils sont plaisants à suivre. Les créatures de légendes ne sont pas particulièrement fouillées mais elles ont chacune leur personnalité et ne sont pas traitées sans intelligence.
Quant au récit, je dois dire que le premier tome est agréable mais sans surprise. Je craignais donc un certain ennui, d'autant que l'histoire met du temps à s'installer. De même, je craignais un trop grand manichéisme, avec les gentils alliés d'un côté apposés aux "boches" démoniaques de l'autre. Mais j'ai réalisé dans le second tome que ce manichéisme de façade était finalement voulu et largement moins naïf que je l'imaginais. Le récit ne m'a jamais vraiment passionné mais m'a intéressé du début à la fin. J'apprécie en particulier le fait qu'il est assez peu prévisible par moments, avec des bouleversements assez radicaux d'une page à la suivante.
La fin, un petit peu trop abrupte, m'a donné envie qu'il y ait une suite, un peu comme une impression d'inachevé. Mais c'est une conclusion assez sympathique quand même et au message émotionnel non négligeable.
Un récit de fantasy moderne plaisant même s'il n'est pas très original et si son scénario ne vous marquera pas vraiment.
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Intermezzo (Miki)
Surprenant ce manga ! D'une part, c'est vraiment un manga d'humour avec une planche/strip par page avec une chute en bas de page : assez rare dans le paysage manga. D'autre part, c'est de l'humour complètement absurde, complètement délirant, complètement... bizarre. Le dessin est d'une grande simplicité. Pas toujours très joli, il révèle heureusement toute l'expressivité dont il a besoin pour compenser sa narration muette, et l'humour et l'absurde en ressortent d'autant mieux. Les gags de ce manga sont très originaux. Ils sont tous aussi imaginatifs, abordant des sujets à chaque fois très différents où l'auteur n'hésite pas à mêler science-fiction (soucoupes volantes, robots, aliens...), fantastique et banal quotidien. C'est de l'humour absurde, presque toujours surprenant par les idées que l'auteur va chercher. Original et intéressant. Petit reproche, outre le fait que tout le monde n'est peut-être pas aussi amateur que moi d'humour absurde et délirant, certains gags ne sont pas toujours faciles à comprendre, faisant preuve peut-être de certaines notions d'humour typiquement nippones qui m'échappent par moment. Ceci dit, pour un album d'humour original, avec en plus une touche d'exotisme du fait de son origine japonaise, vous pouvez vous laisser tenter.
Viking !
Une histoire vite lue mais qui amène le sourire et qui bénéficie d'un dessin sympathique. Outre le dessin, j'apprécie également les couleurs. Le tout est simple mais plaisant. L'histoire est aussi bien destinée à un public jeunesse qu'à un lectorat adulte même si l'adulte comprendra vite la clé de l'intrigue. Ca se lit avec le sourire et la fin est même plutôt marrante. Sympathique, amusant, joli : seul le prix comparé au temps de lecture peut faire réfléchir mais sur un coup de coeur, pourquoi pas ?
Les Eaux sauvages
Une petite histoire résolument jeunesse au scénario sans surprise pour un lecteur adulte. Le dessin est tout simple, agréablement colorisé, plaisant à lire. La narration est muette, simple et réussie. Quant à l'histoire, je suis persuadé qu'elle captivera les tout jeunes lecteurs, au moins durant les deux minutes que pourrait durer la lecture. Pour un lectorat plus âgé, il ne s'agit que d'une petite histoire sans surprise mais pas désagréable à lire. Pas mal pour les enfants donc, mais un peu cher pour une lecture aussi rapide.
Paranormal
Petite curiosité cette série. Elle allie en effet deux genres : le thriller nerveux et le fantastique à la Marvel. Car en effet nombre de malfaiteurs (et aussi des justiciers) sont des humains dotés d'étranges pouvoirs. Dan Christensen s'est creusé la tête pour trouver des pouvoirs intéressants, qui ne sont pas tous, après deux albums bien déterminés. Qu'importe ! Son polar urbain se lit plutôt bien, avec des personnages intéressants, un découpage et un dessindirectement emprunté à des comics comme Powers, ce qui place "Paranormal" sous un patronage ambitieux.
Moi, j'aime pas le foot !
Une petite histoire pour enfants qui surfe sur la vague du mondial sans trop de résultat en ce qui me concerne. Le dessin est sympa mais sans grande originalité. La narration est muette et plutôt efficace. Mais l'histoire manque cruellement d'interêt et d'humour à mon goût. Ca ressemble à un petite histoire pour enfant sage qui a des remords quand il fait une bêtise et cherche à se racheter aussi vite. Seule la case finale cherche la touche d'humour mais sans trop de réussite. Une histoire qui s'oublie aussi vite qu'elle se lit et ne vaut donc pas son prix. Dommage.
Mundial - France/Allemagne '82
Une petite BD sympa, qui ne casse pas des briques mais se lit sans déplaisir en gardant à l'esprit que le public visé est plutôt la jeunesse à mes yeux. J'aime bien le dessin de Laurent Percelay. Je le trouve frais et agréable à l'oeil et à la lecture. Je trouve juste que la narration, et plus particulièrement le rythme du récit, pêche à quelques moments où le découpage des actions fait une rupture avec le reste du rythme de lecture. Quant à l'histoire, ben elle raconte un match de foot entre gamins. Bon, il semble qu'il s'agisse d'une transposition d'un match France-Allemagne de 1982 mais ne l'ayant pas vu et n'en ayant même pas entendu parler, cela ne me marque absolument pas. Le récit est simple et plutôt sympa, gentiment enfantin par moments. Je n'en tire pas grand chose et je trouve la fin de l'album bien abrupte, mais c'est une BD pas désagréable.
Helldorado
Cette Bd est, je le confesse, ma plus grande déception... Déjà, elle est (comme beaucoup des nouvelles Bd qui sortent) beaucoup trop courte, trop fine et tout et tout... Ensuite, l'histoire. Cette histoire n'a (de prime abord) rien d'original, du côté des indiens (des gamins pillards délaissés, un peuple survivant tortionnaire...) comme de celui des hommes (matez-vous "Aguirre la Colère de Dieu" et vous retrouverez la plupart de leurs caractéristiques). Donc cliché, cliché. D'où réflexion (légère, nous sommes en repos ), pourquoi tant de clichés ? Morvan ne sait-il plus que faire des clins d’œil à son enfance ? C'est dommage, car son Meka était plutôt bien réussi ! Mais là, poin poin poin poin... Bref, à la fin de la lecture, on se retrouve sans l'envie de savoir ce qu'il va arriver par la suite. Niveau dessin, pas mal, mais sans personnalité.
Petit d'homme
En lisant cette série, on ne peut s’empêcher de penser au Peter Pan de Loisel. L’idée de départ est proche et les dessins de N’Guessan le sont aussi. La différence réside dans le choix temporel de l’interprétation des contes. Où Loisel décidait d’écrire le passé de Peter, Crisse a choisi de transposer l’histoire de Mowgli dans un monde post-apocalyptique. Le premier tome reprend quasi l’histoire de Disney. Le scénario est de très grande qualité et peut se suffire à lui-même. Mais la suite n’est malheureusement pas à la hauteur du premier opus, comme si Crisse, une fois le Mowgli de Disney transposé, était à court d’idées. L’improvisation se fait jour et les invraisemblances s’accumulent pour atteindre des sommets dans le dernier tome. D’ailleurs, celui-ci a tardé à être publié et l’a été avec un dessinateur différent qui n’a rien gardé du trait de N’Guessan. Dommage, cette série est partie en eau de boudin, comme c’est souvent le cas avec des séries laissées à l’abandon tout un temps. Bref, le tome 1 conseillé mais la suite est à oublier . . .
Capucin
Il y a beaucoup de similitudes dans la façon de dessiner/conter entre Florence Dupré La Tour et Joann Sfar ! C’est assez amusant aussi de voir que l’album est tiré d’une collection dirigée par… Joann Sfar en personne ! Cette BD oscille entre le conte, le fantasy et l’aventure. J’ai suivi avec curiosité et amusement les aventures de Capucin. Cet enfant m’est apparu à la fois insupportable et attachant. Insupportable car il n’hésite pas à mentir, voler, tuer parfois et à arroger pour pouvoir revenir dans la haute bourgeoisie. Attachant car il peut aider et s’attirer des amis. Dans cette BD, l’univers créé par Florence Dupré La Tour est très riche bien que de nombreux clins d’œil aux classiques du genre fantastique moyenâgeux apparaissent comme la présence du roi Arthur. Capucin évolue dans un monde cruel où des enfants sont assassinés, où la moindre erreur peut reléguer un être chevaleresque en un pauvre paysan. Paradoxalement, de nombreuses séquences humoristiques parsèment l’album. Je pense notamment aux scènes où les amis de Capucin sont surprenants de naïveté. Globalement, l’action est prépondérante dans cet album où les péripéties de Capucin s’enchaînent sans temps mort ! Florence Dupré La tour est irrémédiablement une excellente narratrice. Cela est visible dans sa façon de mettre en page son scénario et dans sa capacité à nous capter à son récit. Son dessin ressemble à celui de Joann Sfar. La colorisation est faite par ordinateur. Personnellement, que ce soit pour l’un ou l’autre dessinateur, je préfère quand ce style est en noir et blanc ou coloriser par de l’aquarelle. A mon avis, « La mauvaise pente » est un premier tome très divertissant, quoique classique dans son traitement, qui devrait combler les amateurs de récits d’aventure et d’action. Capucin est un personnage qui m’est apparu attachant et qui devait facilement se faire une place dans la mémoire des bédéphiles. Réjouissant !
Arrowsmith
Note approximative : 3.5/5 L'avis de JJJ ci-dessous m'a donné envie de lire cette Bd que j'ai eu la chance de trouver le week-end dernier d'occasion. Après lecture, je ne suis pas tombé complètement sous le charme mais c'est une bonne BD quand même. Au niveau du dessin, c'est un style comics moderne de bonne qualité. Certains décors sont un peu trop géométriques, certaines colorisations un peu trop informatiques, mais dans l'ensemble tout se lit très bien et est agréable à l'oeil. Arrowsmith est une transposition de la Première Guerre Mondiale sur une Terre parrallèle où la magie et les créatures de légende côtoient les soldats modernes. Ce type de monde mi-fantasy mi-moderne n'est pas très original dans le monde des comics et de la SF, mais il est traité ici avec un certain bonheur. J'apprécie la façon simple et sans fioriture avec laquelle trolls, nains et autres vampires sont présents auprès des humains. C'est traité avec une certaine finesse, un réalisme discret et on en vient à apprécier ce monde et ces pays à la fois très proches et éloignés des pays réellement impliqués dans la Première Guerre Mondiale telle que nous la connaissons. De même, j'apprécie la façon dont la magie remplace une partie de la science militaire. C'est un monde dans lequel j'aurais aimé suivre encore d'autres aventures car il a du potentiel. concernant les personnages, ils sont simples et assez caricaturaux mais ils sont plaisants à suivre. Les créatures de légendes ne sont pas particulièrement fouillées mais elles ont chacune leur personnalité et ne sont pas traitées sans intelligence. Quant au récit, je dois dire que le premier tome est agréable mais sans surprise. Je craignais donc un certain ennui, d'autant que l'histoire met du temps à s'installer. De même, je craignais un trop grand manichéisme, avec les gentils alliés d'un côté apposés aux "boches" démoniaques de l'autre. Mais j'ai réalisé dans le second tome que ce manichéisme de façade était finalement voulu et largement moins naïf que je l'imaginais. Le récit ne m'a jamais vraiment passionné mais m'a intéressé du début à la fin. J'apprécie en particulier le fait qu'il est assez peu prévisible par moments, avec des bouleversements assez radicaux d'une page à la suivante. La fin, un petit peu trop abrupte, m'a donné envie qu'il y ait une suite, un peu comme une impression d'inachevé. Mais c'est une conclusion assez sympathique quand même et au message émotionnel non négligeable. Un récit de fantasy moderne plaisant même s'il n'est pas très original et si son scénario ne vous marquera pas vraiment.