Les derniers avis (115019 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Peine perdue
Peine perdue

Note approximative : 2.5/5 Je n'ai pas trop accroché à cette BD que je trouve assez creuse par rapport à ce qu'elle laisse présager. Dès le départ, j'ai eu un peu de mal avec le graphisme et la narration muette. Les décors sont relativement sympas mais par contre, je n'aime pas les personnages, trop simples et ronds, au physique du genre Fido Dido pas très maîtrisé, et surtout très peu expressifs. L'auteur s'attache à raconter l'histoire sans paroles, hormis des lettres et documents officiels, et sa narration ne passe pas toujours pour moi, certains passages n'étant pas évidents à comprendre lors d'une lecture qu'on voudrait fluide. Concernant l'histoire, il s'agit d'une autobiographie plus ou moins romancée où l'auteur raconte la quête de sa mère biologique. Ce sont des recherches silencieuses en bibliothèque et en offices municipaux, quelques déductions logiques, quelques contacts, et... voilà. Toute cette quête se fait sans réellement me captiver et la BD se termine ensuite assez abruptement. Je trouve cette lecture un peu rapide, l'histoire un peu creuse et courte comparée au prix de cet album. Je n'ai guère ressenti d'émotions, juste la chance de ne pas m'être trop ennuyé à la lecture. Sujet original et traitement narratif assez original, mais le résultat ne m'a pas convaincu.

20/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5
Couverture de la série Gilgamesh
Gilgamesh

Mettre en bande dessinée un des plus vieux mythe du monde peut tenir de la gageure étant donné le fossé qui existe entre la logique du mythe et celle de l’histoire, ou encore entre les effets littéraires d’alors et d’aujourd’hui. Lire l’épopée de Gilgamesh est aussi amusant que de lire l’ancien testament – il faut être motivé pour en arriver à bout (surtout dans le second tome de cette série, qui est moins convaincant que le premier). L’illustration en BD est susceptible de rendre la lecture du mythe un petit peu plus digeste, mais cela requiert un sérieux travail d’adaptation, travail qui n’est pas poussé bien loin dans le cas présent. Rien à voir avec le tour de force réalisé par Rossi et Le tendre dans La Gloire d'Héra ou Tirésias qui montraient la grande modernité de mythes millénaires au prix de plusieurs digressions et réaménagements vis-à-vis de la version originale. Gilgamesh reste, quant à lui, assez fidèle à l’histoire originale à laquelle les beaux dessins de Duchazeau n’ajoutent finalement pas grand-chose. A lire pour la culture générale.

20/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

Le photographe est le récit du voyage de Didier Lefèvre en Afghanistan dans le cadre d’un reportage sur Médecins Sans Frontières. Après le premier tome racontant son arrivée en Afghanistan, les premiers contacts avec les Moudjahiddins et la longue marche vers la station de MSF, puis le second tome décrivant la vie quotidienne au village et le travail des médecins, le troisième et dernier tome raconte le retour cauchemardesque de l’auteur, seul sur les chemins de montagnes, à la merci des loups et des hommes. Il faut lire ces albums pour plusieurs raisons. Pour la forme tout d’abord, car c’est un essai extrêmement bien réussi de mélange de bande dessinée et de photographie. Pour le sujet ensuite, puisqu’on se retrouve en Afghanistan, parmi les amis de Ben Laden. On oublie qu’on est face à des fondamentalistes pour ne plus voir que des hommes et on se retrouve bien loin des résumés de 30 secondes qu’on nous ressert tous les soirs à la TV. Mais plus qu’un reportage sur MSF (sortez vos mouchoirs et oubliez la politique) ou sur la société Afghane (sortez votre dictionnaire pour échanger trois mots ou prenez le raccourci en glanant les anecdotes de vos amis expatriés), la série est surtout l’histoire d’un photographe qui découvre, rencontre, partage, rit, pleure, se révolte, rêve de bon vin et de douche chaude, souffre, doute, désespère, essaye de comprendre, laisse tomber, etc. On peut donc lire le photographe (surtout le dernier tome) en tant que témoignage sur les rapports humains dans des conditions extrêmes. Une tranche de vie intense, qui a marqué l'auteur et qui marquera le lecteur.

20/06/2006 (modifier)
Par ppol
Note: 3/5
Couverture de la série Joyeux Noël, May !
Joyeux Noël, May !

Quand j'ai vu cette BD la première fois j'ai pensé:Youpi c'est du Cosey c'est donc génial! J'ai donc été un peu déçu quand j'ai découvert que malgré des dessins dignes de A la recherche de Peter Pan, l'histoire elle n'était pas à la hauteur des mes attentes. Ce n'est pas que l'histoire soit vraiment ratée (bien qu'elle repose un peu trop à mon goût sur des coïncidences) mais simplement cette histoire ne me fait pas rêver, je n'arrive pas à m'attacher aux personnages. Où sont les élans d'émerveillement auxquels Cosey nous a habitués (comme dans Le Voyage en Italie ou certains Jonathan). N'empêche, un Cosey médiocre reste très supérieur à la grande majorité des bandes dessinées qui paraissent aujourd'hui.

19/06/2006 (modifier)
Par ppol
Note: 2/5
Couverture de la série Julie Wood
Julie Wood

Voila un Michel Vaillant Féminin sur 2 roues. C'est très (trop) proche des Michel Vaillant de la même époque. C'est aussi bien fait, aussi bien pensant et aussi ennuyeux. Le genre de série ou qui sont construites sur une mécanique bien huilée mais qu'on n'a pas vraiment envie de lire. Les dessins sont, comme on peut s'y attendre avec jean Graton, efficace et bien fait mais font un peu vieillot aujourd'hui.

19/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Sangre Noctambula
Sangre Noctambula

Mouais mouais mouais. J'avoue en général être très (trop ?) bon public quand je me retrouve face à un oeuvre artistique mettant en scène des vampires, mais là, bof. Le scénario est vraiment léger, laissant la part belle à une action décousue et distillant le minimum syndical d'information (le comble pour un premier album). Tout s'enchaîne donc très vite, au détriment du lecteur qui ne comprend pas grand-chose de cette histoire, sinon qu'elle met en scène des vampires et que le sang coule à flot. Les minces informations distillées au fur et à mesure de l'album sont trop décousues, les faits se passent sans grande originalité ni surprise. Le dessin, sans être non plus d'une qualité exceptionnelle, est plutôt pas mal, les cadrages dynamiques (c'est la moindre chose au vu du trop plein d'action ceci dit), la mise en couleur efficace sans non plus être d'une qualité irréprochable. Je lirai sans doute le tome 2 s'il sort un jour, par curiosité, mais c'est loin d'être une priorité à mes yeux.

19/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Dracula
Dracula

A la différence de Mignola, qui s'était déjà attaqué, certes dans un autre style, à la relecture du scénario du Film de Coppola (lui-même adapté du roman de Stoker), Hyppolite entreprend avec cet album d'adapter fidèlement le roman de Bram Stoker: Dracula. J'avoue être un inconditionnel du roman, et c'est donc avec une certaine méfiance que j'ai commencé la lecture de cette série... Graphiquement déjà, Hyppolite va loin, très loin. La technique de la carte à gratter qu'il utilise rend honneur et retranscrit avec un brio rarement égalé l'ambiance gothique de l’œuvre originale. Les jeux de lumière sont superbes, le découpage efficace, et l'auteur se permet parfois de laisser la carte à gratter pour nous offrir de sublimes cases réalisées à l'aquarelle. Il y a quelque chose d'expressionniste dans ces planches, quelque chose qui permet à cet album de faire le trait d'union entre l'ouvrage original et les premiers films consacrés aux vampires, comme ceux de Murnau (Nosferatu) et Dreyer (l'étrange aventure de David Gray). Un exercice de style dont l'auteur se sort ici avec une maîtrise sans pareille. De mon point de vue, aucune autre technique picturale n'aurait pu donner à un album le souffle épique du roman original. Niveau scénario, on se retrouve avec une des plus fidèles adaptations du roman de Stocker qu'il m'ait été donné de lire, la première partie du roman (la nouvelle l'invité de Dracula) ayant même été replacée dans la trame de l'histoire. Le style épistolaire employé par Stoker a été conservé de façon à coller le plus près possible au texte original, et cette alternance de point de vue et de protagonistes n'entame absolument pas la puissance romantique de la série. En définitive, j'avais de sérieux doute mais qui se sont vite envolés devant tant de maîtrise. Approcher votre oreille de ces magnifiques planches, vous pourrez sans doute entendre le comte vous convier à "entrez ici et laissez y un peu du bonheur que vous apportez", de son inimitable accent slave. En un mot, sublime.

19/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Sur les traces de Dracula
Sur les traces de Dracula

Tome 1 : Dracula Grande déception pour moi qui attendais beaucoup de la confrontation entre la famille Hermann et le personnage de Dracula. Au niveau du scénario tout d'abord, cet album souffre des défauts habituels des ouvrages historiques : de grosses longueurs, un rythme faiblard, des pavés de textes par-ci par-là, bref même si le scénario est très fidèle à l'histoire de Vlad Tsepes, la lecture de cet album est plutôt difficile d'une traite, noyé sous les détails historiques. Le dessin quant à lui est pour le moins décevant. Autant j'apprécie le travail d'Hermann sur des séries comme Jeremiah et des albums comme Lune de guerre, autant là je n'ai pu m'empêcher de trouver son trait nettement en deçà de ce dont il est habituellement capable. Le problème vient avant tout pour moi du design des personnages, pas forcément maîtrisé d'un bout à l'autre de l'album, et parfois sujet à quelques erreurs de proportions. J'achèterais sans doute la suite (amateur de vampirisme oblige), mais ce premier tome s'est avéré beaucoup moins intéressant que prévu. Tome 2 : Bram Stoker Il est des livres qui vous marque à tout jamais. Jamais un autre roman n'a eu sur moi l'impact du Dracula de Stoker. Jamais un livre n'aura eu autant d'impoortance à mes yeux que celui-ci. En reprenant à sa façon, tout en s'inspirant des récits et légendes de vampires de son époque, Stoker va donner ses lettres de noblesse à un mythe devenu intemporel, offrant à la littérature fantastique un de ses chef d'oeuvre, un livre à côté duquel on ne peu décemment pas passer. Après un premier album bien décevant, aussi bien par le scénario très lourd de Yves H. et le dessin pas forcément des plus réussi de Hermann, voici donc venir le deuxième album de cette série qui traite des différents aspects du mythe de Dracula. Ce deuxième opus nous raconte donc l'histoire d'Abraham Stoker, l'auteur du livre Dracula, et s'attache tout particulièrement aux moments de sa vie qui ont eu un impact sur la genèse de ce chef d'oeuvre de la littérature fantastique. Le scénario, en détaillant certains moments de la vie de Bram Stoker, se veut donc surtout un prétexte à la mise en scène de l'élaboration du roman. Et force est de constater que le travail de recherche auquel s'est livré Yves H. a porté ses fruits. L'amateur de littérature saura sans nul doute apprécier la mise en scène des liens entre la vie personnelle de l'auteur et les personnages et ressorts dramatiques du romans, ainsi que tous les éléments de la vie de Stoker qui ont contribué à faire de Dracula un intemporel chef d'oeuvre du fantastique. En introduisant au fil de la narration certains passages du roman, Yves H. tresse ainsi un lien fort entre Stoker et Dracula, qui ouvre de nouvelles perspectives de lecture de l'ouvrage. Le dessin de Sera n'est pas pour rien dans la qualité de cet album. Dans un style proche du Liberge de Tonnerre Rampant, Sera nous offre en effet un trait fin et réaliste aux tonalités métalliques et bleutées, mélangé à un photoréalisme du plus bel effet. Pour un premier album, même si le trait n'est pas encore parfait, c'est vraiment du très beau travail. Un second album captivant pour l'amateur de littérature fantastique que je suis, qui met brillamment en scène la genèse d'un des ouvrages les plus captivants qui soit. Dommage que le premier opus ne soit pas du même acabit.

19/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Dracula d'après Bram Stoker
Dracula d'après Bram Stoker

Ouahhh. Le roman de Bram Stoker, porté à l'écran par Francis Coppola, est l'un des chefs-d’oeuvre que tout féru de vampirisme ne peut se permettre d'ignorer. Le film est quant à lui une oeuvre magnifique à l'atmosphère gothique diablement bien filmée. Le comics du film, orchestré par Roy Thomas au niveau du scénario (même s'il ne se contente que de mettre sur pied une histoire la plus fidèle possible à la trame du film), et dessiné par Mike Mignola, l'un des dessinateurs les plus talentueux qui soit outre atlantique, est une oeuvre assez intéressante, qui amplifie presque l'atmosphère sombre de l'histoire originale. Le trait est simple, les couleurs également, mais il ressort de cet album une grande part de l'intérêt du film (et partant, du roman de Stoker) : une histoire où la mort et l'amour son intimement liés, virevoltant dans une sarabande où elles se succèdent tour à tour. Un dessin certes simple donc, mais qui sait parfois se faire détaillé quand cela est nécessaire, et dont la simplicité n'ôte pas la possibilité de contempler de splendides planches (un peu comme dans Preacher et Sandman). Un ouvrage intéressant, très différents de ce qu'on a l'habitude de lire mais qui rend à merveille l'ambiance des oeuvres originales. En tout cas, l'une des meilleures adaptations en bd d'un film !!

19/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Le Prince de la Nuit
Le Prince de la Nuit

Il s'agit pour moi d'une série particulière, car c'est l'une des premières à avoir déclenché chez moi le virus bédéphile. Les albums plongent le lecteur dans un univers gothique imprégné des vieux films d'horreur des années 30. Swolfs joue avec les flash-backs, et le lecteur se retrouve pris entre les aller-retour entre le moyen-âge de Jehan et les années 30 de Vincent. Cette structure se répète sur les albums suivant mais avec d'autres ancêtres de la famille Rougemont. Le dessin de Swolfs montre l'évolution du dessinateur depuis Durango, même si son trait est parfois un peu hésitant sur certaines planches. Le dessin est assez fin, détaillé et desservi par des jeux d'ombrages maîtrisés qui donnent aux différentes cases un sens du cadrage presque cinématographique. Les couleurs de Sophie Swolfs font baigner l'album dans tes tons très ocres quand on se trouve dans le passé, et des teintes plus grisonnantes et bleutées quand on se trouve dans les années 1930. Les personnages de Swolfs n'apportent certes rien au mythe du vampire, mais l'ambiance de la série est en soi une très bonne raison d'y jeter un oeil. Car on se trouve ici face à une oeuvre gothique flamboyante, une histoire de vengeance qui survit par delà l'amour, la mort et les siècles. Un album à ranger à côté des oeuvres de Polidori, M.G. Lewis et Ann Radcliff. Excellent.

19/06/2006 (modifier)