Une très belle série, peut-être difficile d'accès pour le jeune public, mais qui a un charme particulier. L'histoire se passe au début du siècle dernier et évoque des événements se déroulant en Asie. On est dans l'univers de la mer, des ports, de l'évasion, une époque où le mot voyage avait un sens.
Théodore Poussin est un personnage qui ressemble à un Tintin triste. Les dessins de Le Gall sont très beaux et s'améliorent au fil des albums.
Les aventures de Théodore Poussin font souvent penser aux romans de Stevenson, Conrad ou Melville.
Enfin, ce qui ajoute à la qualité de l'histoire est le personnage de M. Novembre qui est assez énigmatique et dont on ne comprend réellement le rôle qu'au sixième album.
Si vous n’aviez qu’un album à lire ce mois- çi , lisez « le désespoir du singe ».
Déjà avec un titre aussi énigmatique que beau vous ne pouvez que succomber à la tentation.
En outre la couverture est, à mon avis, une des plus belles de cette année 2006.
Pourtant, ne connaissant pas du tout l’œuvre d’ Alfred , mais uniquement celle de Peyraud ( et encore simplement comme dessinateur) j’ai tout de suite été conquis par cette bande dessinée.
Une romance pour ne pas dire une histoire romantique dans un monde Kafkaïen, où des mystérieux chantiers d’irrigations semblent indispensables au pouvoir en place, dont le bras armé ressemble à des êtres difformes.
Dans cet univers prêt à exploser, deux êtres, un peu bohèmes, un peu fous mais surtout amoureux vont bouleverser l’ordre établi.
Car il s’agit bien de cela, d’une histoire d’amour, magnifiquement dessiné et mise en scène, sur un fond dramatique.
Beaucoup de références et d’allusions dans cet opus ( on songe notamment au « dictateur » de Chaplin , pour le contexte ; scènes sur les toits, la répression, la fuite programmée du pays, )
Un dessin élastique ( les personnages semblent fait en caoutchouc ) d’Alfred, magnifique, servi par les couleurs forts réussies de Delf.
Lecture indispensable pour tout bédéphile qui se respecte.
Faites comme moi,ne demander qu’à tomber sous le charme de Vespérine.
Ma bd coup de cœur du moment
Je conseille d'acheter les quatre premiers albums de cette série. Le dernier Un Faune sur l'épaule, étant un peu décevant.
Tout dans cette série est magique. Frank et Bom nous dépeignent une série pleine de poésie, de rêve et de tendresse. Le personnage de Broussaille est très sympathique. Il faut lire et relire Les baleines publiques car cet album est d'une richesse rare.
Il est à noter, de plus, que cette série n'est pas sombrée dans le piège de la surexploitation, 5 albums en 20 ans.
En fait, je ne conseille pas l'achat de toute la série.
Les 3 premiers albums sont un peu naïfs. Mais à partir du cycle de Brek Zarith (albums 4, 5 et 6), la série décolle vraiment. Au-delà des ombres est d'ailleurs un très bel album.
L'enfant des étoiles est un album à part qui décrit la jeunesse de Thorgal, un peu comme Aaricia décrit la jeunesse de celle-ci. Ces albums sont à mon avis à réserver uniquement aux fans car ils expliquent l'origine des deux personnages.
Alinoé est un album très particulier, lui aussi, sorte de one shot indépendant de la trame générale. On en apprend un peu plus sur Jolan.
Ensuite, vient à mon avis le meilleur cycle, celui où apparaît Kriss de Valnor (Les Archers mon album préféré de la série) et le Pays Qâ. Le scénario est à son sommet, jusqu'à l'album Entre Terre et Lumière.
Par la suite, Van Hamme use ses vieilles ficelles. La série devient très dispensable, malgré quelques albums convenables comme Le maître des montagnes ou Louve. Mais, le cycle où Thorgal est amnésique est interminable et très ennuyeux.
Conseil : lire surtout les 15 premiers tomes.
Le frère Boudin est une joyeuse invention de Michel greg. C'est un peu l'antithèse d'Achille Talon (autre personnage incontournable). Humour pas franchement décalé mais plaisant.
Je suis à la recherche du tome deux depuis maintenant plus de 10 ans.
Alors ne pas hésiter à visiter les greniers au cas où.
Si j'ai lu cette BD, c'est par curiosité, parce que j'ai vu que c'était Froideval au scénario. Mais dès la première page, j'ai aussitôt vérifié si c'était bien le Froideval des Chroniques de la lune noire tellement j'étais persuadé d'avoir là un mauvais fanzine amateur de fantasy burlesque.
Le dessin est amateur, un amateur très moyen, souvent mauvais. Les compositions sont complètement ratées avec des planches incompréhensibles tant elles sont fouillis. Les couleurs sont moches. L'encrage informatique (Arial majuscule ?) est désagéable à lire au possible. Bref, c'est laid et j'ai peine à croire que Dargaud aie publié un tel ouvrage en 1996.
Le scénario lui aussi est digne d'une BD de lycéen. Un groupe de fées en principe au corps de canons (mais comme c'est mal dessiné, ça se voit assez peu) passent leur temps à foutre le bordel autour d'elles et à transformer tous ceux qui les entourent en cochons, grenouilles, champignons, et autres. A part ça, elles sont querelleuses, un peu nymphos, susceptibles, irritantes et exaspérantes. Dès la seconde page, on nage en pleine clownerie, gags minables à tout bout de champ et dialogues infantiles (notamment de remplacer tous les sons "fai" dans les dialogues par "fée" : "qu'est-ce qu'on fée ?" "Chais pas, qu'est-ce t'as envie de féere ?"). On ne peut même pas excuser la chose en se disant que finalement ce doit être une mauvaise BD jeunesse car le sexe et les femmes à poil sont un des éléments les plus importants de l'intrigue aux yeux des auteurs semble-t-il.
Bref, c'est une mauvaise BD.
Beaucoup de bonnes choses dans ce bouquin (que je ne vous décrirai pas, lisez plutôt les avis précédents) mais 2 remarques pour justifier un avis mitigé.
1- J'ai lu la version en N&B en 1 seul volume. Erreur fatale, le dessin n'a pas la classe d'un Tardi ! Il est trop simple et dans certaines cases il y a des vides de "dessins" qui gâchent la lecture. On sent qu'il manque un truc. De temps à autre, j'ai même eu du mal à reconnaître certains personnages.
J'imagine donc la version couleur plus agréable à lire...
2- Je trouve la théorie anarchiste très peu fouillée, expliquée. On ne comprend pas bien les prises de position de cette bande. Par exemple, un des leurs tue une poignée d'innocents et se retrouve condamné à mort par la justice (c'est sûr que la peine de mort, c'est pas vraiment une solution mais là n'est pas le propos du bouquin). Et ça y est, toute la bande se transforme en psychopathes sanguinaires !
Non franchement, je n'ai pas compris le déclic. En plus, je déteste les histoires dites sérieuses où les morts ne sont pas considérés importants. La mort n'est pas un évènement anodin tout de même !
Après lecture des deux premiers tomes de cette histoire qui commence en 1945 avec l’interrogatoire à Berlin d’un anglais qui était pendant 15 ans à la solde des nazis, les auteurs ont construit leur scénario en imaginant comment grâce à un réseau d’espionnage, des luttes d’influences et des trafics douteux, les nazis ont pu dans un premier temps accéder démocratiquement au pouvoir et ensuite appliquer leur idéologie.
Je dois dire que pour un sujet qui au départ peut paraître peu original puisque déjà visité à plusieurs reprises et difficile de surcroît, le résultat a dépassé toutes mes attentes avec en prime un petit côté pédagogique fort sympathique tout en restant bien sur une œuvre de fiction.
Un mot sur le dessin et les couleurs que je trouve très réussies mais qui pourront déplaire à certains puisque tout est réalisé en aquarelles et demandent donc un temps d’adaptation notamment pour ne pas confondre les personnages. En tout cas, c’est un régal pour les amateurs du genre.
Enfin un grand merci aux éditions Emmanuel Proust qui nous présentent souvent des séries de qualité (de surcroît en 3 tomes ce qui devient assez rare pour être noté) et à Tarek et Perger de m’avoir fait passer un si bon moment.
A lire absolument en attendant le troisième tome!
Et voilà, le troisième est sorti et l'on peut enfin avoir le fin mot de cette histoire que j'ai trouvé passionnante et dont la relecture m'a procuré encore plus de plaisir.
J'aime vraiment beaucoup, beaucoup, c'est remarquablement réalisé et documenté, tellement que l'on en oublie presque que c'est une oeuvre de fiction.
Je réhausse ma note de 4 à 5 et place cette série dans mes séries cultes!
Bravo !
Bon, ce n'est pas ma BD de Greg préférée, mais l'univers d'Olivier Rameau qui oscille entre le magicien d'Oz et Alice in wonderland est assez original. J'étais d'ailleurs un grand fan dans mon enfance. Tout n'est pas à acheter, mais vous pouvez très bien lire quelques très bons albums comme La caravelle de n'importe où, la Bulle de si c'était vrai ou le grand voyage en Absurdie.
Quelle maîtrise dans le dessin et le scénario de cette bande dessinée!
Je suis resté sous le charme de cette histoire fantastique, où les légendes celtiques côtoient le surnaturel.
Le scénario d'Oger semble sortir tout droit d'une rencontre entre Edgar Allan Poe et Anatole le Braz, tant il est prenant.
Un découpage parfait. L’idée, tant de fois utilisée en bd ou en littérature, de l’écrivain (Edgar Saint- Preux, tiens le même prénom qu'Allan Poe!) recueillant les paroles d’un témoin de l’histoire, fonctionne à merveille. On baigne vraiment dans l’ambiance inquiétante de ce village breton (malgré l’avertissement des auteurs, je sais, moi, où se trouve le village de Trébernec) de la fin du 19ème siècle.
Un petit regret : on ne sait toujours pas d’où sortent ces étranges « petites bêtes », véritables gremlins locaux.
De la magie, des légendes, un mystère, de l'amour, le tout servi sur un dessin en couleurs directes de Prugne,
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Théodore Poussin
Une très belle série, peut-être difficile d'accès pour le jeune public, mais qui a un charme particulier. L'histoire se passe au début du siècle dernier et évoque des événements se déroulant en Asie. On est dans l'univers de la mer, des ports, de l'évasion, une époque où le mot voyage avait un sens. Théodore Poussin est un personnage qui ressemble à un Tintin triste. Les dessins de Le Gall sont très beaux et s'améliorent au fil des albums. Les aventures de Théodore Poussin font souvent penser aux romans de Stevenson, Conrad ou Melville. Enfin, ce qui ajoute à la qualité de l'histoire est le personnage de M. Novembre qui est assez énigmatique et dont on ne comprend réellement le rôle qu'au sixième album.
Le Désespoir du Singe
Si vous n’aviez qu’un album à lire ce mois- çi , lisez « le désespoir du singe ». Déjà avec un titre aussi énigmatique que beau vous ne pouvez que succomber à la tentation. En outre la couverture est, à mon avis, une des plus belles de cette année 2006. Pourtant, ne connaissant pas du tout l’œuvre d’ Alfred , mais uniquement celle de Peyraud ( et encore simplement comme dessinateur) j’ai tout de suite été conquis par cette bande dessinée. Une romance pour ne pas dire une histoire romantique dans un monde Kafkaïen, où des mystérieux chantiers d’irrigations semblent indispensables au pouvoir en place, dont le bras armé ressemble à des êtres difformes. Dans cet univers prêt à exploser, deux êtres, un peu bohèmes, un peu fous mais surtout amoureux vont bouleverser l’ordre établi. Car il s’agit bien de cela, d’une histoire d’amour, magnifiquement dessiné et mise en scène, sur un fond dramatique. Beaucoup de références et d’allusions dans cet opus ( on songe notamment au « dictateur » de Chaplin , pour le contexte ; scènes sur les toits, la répression, la fuite programmée du pays, ) Un dessin élastique ( les personnages semblent fait en caoutchouc ) d’Alfred, magnifique, servi par les couleurs forts réussies de Delf. Lecture indispensable pour tout bédéphile qui se respecte. Faites comme moi,ne demander qu’à tomber sous le charme de Vespérine. Ma bd coup de cœur du moment
Broussaille
Je conseille d'acheter les quatre premiers albums de cette série. Le dernier Un Faune sur l'épaule, étant un peu décevant. Tout dans cette série est magique. Frank et Bom nous dépeignent une série pleine de poésie, de rêve et de tendresse. Le personnage de Broussaille est très sympathique. Il faut lire et relire Les baleines publiques car cet album est d'une richesse rare. Il est à noter, de plus, que cette série n'est pas sombrée dans le piège de la surexploitation, 5 albums en 20 ans.
Thorgal
En fait, je ne conseille pas l'achat de toute la série. Les 3 premiers albums sont un peu naïfs. Mais à partir du cycle de Brek Zarith (albums 4, 5 et 6), la série décolle vraiment. Au-delà des ombres est d'ailleurs un très bel album. L'enfant des étoiles est un album à part qui décrit la jeunesse de Thorgal, un peu comme Aaricia décrit la jeunesse de celle-ci. Ces albums sont à mon avis à réserver uniquement aux fans car ils expliquent l'origine des deux personnages. Alinoé est un album très particulier, lui aussi, sorte de one shot indépendant de la trame générale. On en apprend un peu plus sur Jolan. Ensuite, vient à mon avis le meilleur cycle, celui où apparaît Kriss de Valnor (Les Archers mon album préféré de la série) et le Pays Qâ. Le scénario est à son sommet, jusqu'à l'album Entre Terre et Lumière. Par la suite, Van Hamme use ses vieilles ficelles. La série devient très dispensable, malgré quelques albums convenables comme Le maître des montagnes ou Louve. Mais, le cycle où Thorgal est amnésique est interminable et très ennuyeux. Conseil : lire surtout les 15 premiers tomes.
Frère Boudin
Le frère Boudin est une joyeuse invention de Michel greg. C'est un peu l'antithèse d'Achille Talon (autre personnage incontournable). Humour pas franchement décalé mais plaisant. Je suis à la recherche du tome deux depuis maintenant plus de 10 ans. Alors ne pas hésiter à visiter les greniers au cas où.
Les Fées
Si j'ai lu cette BD, c'est par curiosité, parce que j'ai vu que c'était Froideval au scénario. Mais dès la première page, j'ai aussitôt vérifié si c'était bien le Froideval des Chroniques de la lune noire tellement j'étais persuadé d'avoir là un mauvais fanzine amateur de fantasy burlesque. Le dessin est amateur, un amateur très moyen, souvent mauvais. Les compositions sont complètement ratées avec des planches incompréhensibles tant elles sont fouillis. Les couleurs sont moches. L'encrage informatique (Arial majuscule ?) est désagéable à lire au possible. Bref, c'est laid et j'ai peine à croire que Dargaud aie publié un tel ouvrage en 1996. Le scénario lui aussi est digne d'une BD de lycéen. Un groupe de fées en principe au corps de canons (mais comme c'est mal dessiné, ça se voit assez peu) passent leur temps à foutre le bordel autour d'elles et à transformer tous ceux qui les entourent en cochons, grenouilles, champignons, et autres. A part ça, elles sont querelleuses, un peu nymphos, susceptibles, irritantes et exaspérantes. Dès la seconde page, on nage en pleine clownerie, gags minables à tout bout de champ et dialogues infantiles (notamment de remplacer tous les sons "fai" dans les dialogues par "fée" : "qu'est-ce qu'on fée ?" "Chais pas, qu'est-ce t'as envie de féere ?"). On ne peut même pas excuser la chose en se disant que finalement ce doit être une mauvaise BD jeunesse car le sexe et les femmes à poil sont un des éléments les plus importants de l'intrigue aux yeux des auteurs semble-t-il. Bref, c'est une mauvaise BD.
Le Temps des Bombes
Beaucoup de bonnes choses dans ce bouquin (que je ne vous décrirai pas, lisez plutôt les avis précédents) mais 2 remarques pour justifier un avis mitigé. 1- J'ai lu la version en N&B en 1 seul volume. Erreur fatale, le dessin n'a pas la classe d'un Tardi ! Il est trop simple et dans certaines cases il y a des vides de "dessins" qui gâchent la lecture. On sent qu'il manque un truc. De temps à autre, j'ai même eu du mal à reconnaître certains personnages. J'imagine donc la version couleur plus agréable à lire... 2- Je trouve la théorie anarchiste très peu fouillée, expliquée. On ne comprend pas bien les prises de position de cette bande. Par exemple, un des leurs tue une poignée d'innocents et se retrouve condamné à mort par la justice (c'est sûr que la peine de mort, c'est pas vraiment une solution mais là n'est pas le propos du bouquin). Et ça y est, toute la bande se transforme en psychopathes sanguinaires ! Non franchement, je n'ai pas compris le déclic. En plus, je déteste les histoires dites sérieuses où les morts ne sont pas considérés importants. La mort n'est pas un évènement anodin tout de même !
Sir Arthur Benton
Après lecture des deux premiers tomes de cette histoire qui commence en 1945 avec l’interrogatoire à Berlin d’un anglais qui était pendant 15 ans à la solde des nazis, les auteurs ont construit leur scénario en imaginant comment grâce à un réseau d’espionnage, des luttes d’influences et des trafics douteux, les nazis ont pu dans un premier temps accéder démocratiquement au pouvoir et ensuite appliquer leur idéologie. Je dois dire que pour un sujet qui au départ peut paraître peu original puisque déjà visité à plusieurs reprises et difficile de surcroît, le résultat a dépassé toutes mes attentes avec en prime un petit côté pédagogique fort sympathique tout en restant bien sur une œuvre de fiction. Un mot sur le dessin et les couleurs que je trouve très réussies mais qui pourront déplaire à certains puisque tout est réalisé en aquarelles et demandent donc un temps d’adaptation notamment pour ne pas confondre les personnages. En tout cas, c’est un régal pour les amateurs du genre. Enfin un grand merci aux éditions Emmanuel Proust qui nous présentent souvent des séries de qualité (de surcroît en 3 tomes ce qui devient assez rare pour être noté) et à Tarek et Perger de m’avoir fait passer un si bon moment. A lire absolument en attendant le troisième tome! Et voilà, le troisième est sorti et l'on peut enfin avoir le fin mot de cette histoire que j'ai trouvé passionnante et dont la relecture m'a procuré encore plus de plaisir. J'aime vraiment beaucoup, beaucoup, c'est remarquablement réalisé et documenté, tellement que l'on en oublie presque que c'est une oeuvre de fiction. Je réhausse ma note de 4 à 5 et place cette série dans mes séries cultes! Bravo !
Olivier Rameau
Bon, ce n'est pas ma BD de Greg préférée, mais l'univers d'Olivier Rameau qui oscille entre le magicien d'Oz et Alice in wonderland est assez original. J'étais d'ailleurs un grand fan dans mon enfance. Tout n'est pas à acheter, mais vous pouvez très bien lire quelques très bons albums comme La caravelle de n'importe où, la Bulle de si c'était vrai ou le grand voyage en Absurdie.
L'Auberge du Bout du Monde
Quelle maîtrise dans le dessin et le scénario de cette bande dessinée! Je suis resté sous le charme de cette histoire fantastique, où les légendes celtiques côtoient le surnaturel. Le scénario d'Oger semble sortir tout droit d'une rencontre entre Edgar Allan Poe et Anatole le Braz, tant il est prenant. Un découpage parfait. L’idée, tant de fois utilisée en bd ou en littérature, de l’écrivain (Edgar Saint- Preux, tiens le même prénom qu'Allan Poe!) recueillant les paroles d’un témoin de l’histoire, fonctionne à merveille. On baigne vraiment dans l’ambiance inquiétante de ce village breton (malgré l’avertissement des auteurs, je sais, moi, où se trouve le village de Trébernec) de la fin du 19ème siècle. Un petit regret : on ne sait toujours pas d’où sortent ces étranges « petites bêtes », véritables gremlins locaux. De la magie, des légendes, un mystère, de l'amour, le tout servi sur un dessin en couleurs directes de Prugne, Jubilatoire.