Qu'est ce qu'on cherche dans une BD ??
Une réflexion existentielle, un moment de solitude à oublier, une sublimation de soi par l'image, un moment de détente...
Pour le dernier des cas, un pur moment de détente, Cross Fire en est l'archétype. En effet, cette BD regroupe, à mon sens, toutes les tendances actuelles du moment :
- le style vif, le dessin expressif et entraînant du manga,
- le scénario, une quête du Graal contre une autre équipe sur fond de mystère ecclésiastique,
- des effets surabondants, des gadgets à la James Bond, des filles à demi dénudées, un héros style Nikki Larson..
Un humour décalé, des clichés trop gros pour y croire, des clins d’œil partout, on se régale à chaque page.
Dire que Cross Fire est à la BD ce que les Bronzés sont au cinéma est exagéré, mais la même sensation de plaisir est perceptible à la fin de la lecture.
Encore !!!
J'ai attendu le dernier tome pour poster un avis sur cette série.
Et le constat est sans appel : il s'agit sans doute d'une des meilleures oeuvres de SF tous supports confondus de la production française.
Bajram avait écrit son livre depuis longtemps et cela est remarquable car tout est étudié et semble parfaitement s'imbriquer. On voit bien qu'il n'a pas cherché à user la corde jusqu'au bout, n'étirant pas l'histoire dans d'interminables prolongements.
Cela nous donne une oeuvre complexe qu'il est préférable de relire plusieurs fois pour en cerner toutes les subtilités. De plus, c'est de la vraie science-fiction et non pas un espèce de space opera à la Star Wars. En bref, une oeuvre à ne pas manquer.
Ce conte nous entraîne dans une histoire de pirates un peu déjantés : leur bateau vole au dessus de Paris, ils enlèvent leurs têtes. C'est assez original et ça se laisse plutôt bien lire.
C'est une BD que j'ai simplement trouvée "pas mal", sans plus. Le dessin ne m'a pas enthousiasmé, un trait un peu trop épais, trop gras à mon goût. Pareil pour la coloration, je n'ai pas trop accroché. C'est pour ça que je n'en conseille pas l'achat, je ne crois pas que j'aurais envie de la relire.
Katsura fait dans le shojô original, après les filles virtuelles de Vidéo Girl Aï et "Vidéo girl Len", voici la fille du futur venue modifier l'ADN du héros. Bon avec un synopsis de ce genre on ne peut pas s'attendre à une série sérieuse... Et c'est le cas, l'humour est bien présent et l'auteur ne se prend visiblement pas au sérieux dans cette série. Les graphismes sont très mignons dans la veine de Vidéo Girl Aï et "I''s", hormis le personnage principal inspiré de Dragon Ball... Décidément pas très sérieux.
En fait cette oeuvre est un mix de shôjo pur Katsura, de Dragon Ball et de... "La cité de la peur" pour l'humour par moment et pour le côté "hypeeer content". Bref c'est original et drôle mais franchement les combats à la DB dans un shôjo c'est quand même difficile à intégrer, cela semble un peu surréaliste par moment et l'histoire s'en trouve affectée et parait souvent "bancale". Heureusement, la série s'arrête dès le 5ième tome, ce qui évite de tomber dans un grand n'importe quoi qui deviendrait vite lassant.
Cette oeuvre à également été adaptée en DVD, où l'on retrouve moins de combats et plus de place pour les sentiments mais moins de rythme et une intrigue allégée. C'est affaire de goût mais moi, j'ai tout de même préféré les mangas.
L'impression finale est assez rafraîchissante, une oeuvre atypique mais sympathique.
On pouvait s'attendre à une simple opération commerciale, profitant de la bonne image d'une vieille série française ou surfant sur un hypothétique succès du film. Or, ce n'est pas le cas, cette bande dessinée est d'honnête facture. Le duo Dorrison et Nury a déjà fait ses preuves sur d'autres séries (Je suis légion, W.E.S.T) et nous livre ici un scénario efficace. Delitte a un dessin qui convient bien à ce genre d'histoires, même si les personnages se ressemblent un peu trop.
A découvrir, une bonne entrée en matière au film.
Hier soir, pour rester dans l'ambiance de la Finale de la Coupe du Monde de Football, je me suis décidé à lire Un deuil dans la famille. Je dis que je me suis décidé car les planches de cet album ne m'attiraient vraiment pas.
C'est un dessin à l'ancienne, façon comics old school. Pour dire, la veille je relisais une vieille BD de Buck Danny, eh bien je n'ai pas été très dépaysé. Pourtant, Un deuil dans la famille date de 1989, après Batman - Dark Knight et Batman - Rire et Mourir qui semblent incroyablement plus modernes en comparaison. Ce n'est pas que c'est moche, c'est juste que c'est un style très désuet et sans saveur. En outre, la colorisation fait vraiment cheap et moche.
Quant au scénario, il aligne facilités scénaristiques et platitudes. Il est entièrement basé sur des coincidences titanesques. Sérieusement, que le Joker aille précisément au Liban et tombe précisément et par hasard sur la première "mère potentielle" de Robin, puis tout de suite après qu'il décide soudainement d'aller en Ethiopie et tombe précisément sur une autre "mère potentielle" totalement par hasard, ce n'est plus de la grosse ficelle, c'est du cable d'amarrage pour Titanic. A croire aussi qu'il n'existe qu'un unique hotel à Beyrouth...
La narration est un peu pénible, usant largement trop de voix off. Mais bon, ça passe pour une histoire de Batman qui n'est pas un héros très bavard autrement.
Le récit souffre également d'avoir été trop figé dans son époque. Les auteurs ont voulu intégrer Batman à l'actualité de 1989 en l'envoyant combattre les terroristes au Liban, en le rendant témoin de la famine en Ethiopie, puis confronté aux affreux méchants Iraniens anti-américains. Comme toujours quand une oeuvre est figé sur une actualité bien précise, elle vieillit très vite, trop vite.
Malgré cela, il y a quelques idées qui auraient pu être intéressantes. D'emmener Batman à l'étranger, cette recherche de la mère de Robin, la position exceptionnelle dans laquelle le Joker se trouve en fin d'histoire, et la mort de Robin elle-même. Mais le tout est traité sans aucune finesse, annihilant l'interêt qu'auraient pu avoir ces idées. Même la mort de Robin est d'une platitude complète. Platitude qui s'explique par la façon dont ça s'est passé au niveau de la parution : une bombe explose, on ne sait pas si Robin s'en est sorti ou pas, ce fut aux lecteurs de DC de téléphoner pour dire si oui ou non ils voulaient voir Robin mourir, et comme ce fut oui voilà il est mort. Super fin palpitante, intelligente et tellement bien amenée... Hum...
Reste juste le divertissement, puisque cette BD se laisse quand même lire. Mais le fait que je sautais de plus en plus de cases ou de bulles de texte par lassitude en fin de lecture veut bien dire ce que ça veut dire sur la qualité globale de ce divertissement...
Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant.
Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces.
Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire.
En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire.
C'est vrai que cette BD qui ne paie pas de mine à première vue n'est pas si mal que ça. J'avais un à-priori assez négatif car je trouvais après l'avoir feuilletée que le dessin et l'histoire reprenaient pas mal de poncifs des ados branchés jeux de rôles, internet et mmorpg en y ajoutant au passage des éléments de décors proches de l'actualité des médias : conflit palestinien, amérindiens indépendantistes, etc.
Le dessin est pas mal, souffrant juste de quelques défauts un peu amateurs. Le trait me rappelle celui de Trantkat (HK) avec des personnages "cools", des mimiques mangas, des technologies futuristes. L'aspect amateur ressort dans l'encrage qui n'est pas fantastique et les décors inégaux, parfois un peu simplistes (les vues d'ensemble de villes composées de plein de briques entassées, bof bof). Mais dans l'ensemble, ce n'est pas mal.
Quant au scénario, comme dit plus haut, il mélange pas mal de thèmes typiques d'ados accrocs au net : monde virtuel heroic-fantasy, cyber-corporation, adolescents génies de l'informatique, robots de combats et combats à l'épée ou au flingue au choix, etc. Mais il est plutôt bien construit et assez prenant. Les persos sont sympas, même si la romance entre la petite indienne et le gosse-beau français fait franchement naïve et rapide, de même que la grosse jalousie du bon copain en fin d'album.
Je ne sais pas si ce premier tome aura bien une suite un jour, mais si oui, je n'en serais pas fâché.
A lire les avis et résumés de ce premier tome, je croyais que La Tranchée était une enquête policière utilisant pour simple décor la Première Guerre Mondiale. Mais en fait, il semble que ce soit pour de bon un récit sur la Guerre elle-même et que l'enquête ne soit qu'une entrée en matière originale et réussie.
J'aime bien le dessin, j'aime cet encrage épais, même si je trouve les planches un peu sombres (après tout, il ne fait pas constamment nuit, même dans les tranchées, non ?).
Ceci dit, même si le scénario est sympa et bien mené, j'ai un peu le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome.
J'attends de voir la suite.
Cette BD bénéficie d'un scénario original, d'un bon dessin et de couleurs que j'aime beaucoup. C'est une lecture agréable et qui donne envie de connaître la suite.
Par contre, j'y ai trouvé des petites défauts qui m'ont un peu gâché ma lecture. Au niveau du dessin, c'est une histoire de goût, mais je préfère généralement un encrage un peu plus épais, pour donner un aspect plus achevé au tout. Ensuite, je trouve la narration assez confuse à plusieurs moments, la confusion étant aggravée par la ressemblance physique entre Clock et le journaliste, ce qui n'aide pas à s'y retrouver. D'autant moins quand le scénariste ajoute des flash-backs à droite à gauche sans justement préciser que ce sont des flash-backs : à plusieurs reprises, je me suis demandé qui était le personnage que je suivais et à quelle époque. Puis j'aurais encore deux ou trois reproches comme un peu trop de grosses fautes d'orthographes qui rabaisse la qualité de l'oeuvre, ou comme le discours politiquement correct et artificiel sur le moment de la conductrice de bus qui explique que "faut pas croire que ce disent les médias, y a des bons et des gentils dans les cités, etc"... Et puis, je n'ai pas senti du tout une ambiance nerveuse, celle d'une cité sur le point d'exploser dans la violence : au contraire, malgré les plaintes de la plupart des habitants, la cité qu'on nous représente là sous la neige n'a pas l'air si désagréable que ça à vivre. Un petit peu raté pour l'atmosphère, quoi.
Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture, c'est une bonne BD et vivement la suite.
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Cross Fire
Qu'est ce qu'on cherche dans une BD ?? Une réflexion existentielle, un moment de solitude à oublier, une sublimation de soi par l'image, un moment de détente... Pour le dernier des cas, un pur moment de détente, Cross Fire en est l'archétype. En effet, cette BD regroupe, à mon sens, toutes les tendances actuelles du moment : - le style vif, le dessin expressif et entraînant du manga, - le scénario, une quête du Graal contre une autre équipe sur fond de mystère ecclésiastique, - des effets surabondants, des gadgets à la James Bond, des filles à demi dénudées, un héros style Nikki Larson.. Un humour décalé, des clichés trop gros pour y croire, des clins d’œil partout, on se régale à chaque page. Dire que Cross Fire est à la BD ce que les Bronzés sont au cinéma est exagéré, mais la même sensation de plaisir est perceptible à la fin de la lecture. Encore !!!
Universal War One
J'ai attendu le dernier tome pour poster un avis sur cette série. Et le constat est sans appel : il s'agit sans doute d'une des meilleures oeuvres de SF tous supports confondus de la production française. Bajram avait écrit son livre depuis longtemps et cela est remarquable car tout est étudié et semble parfaitement s'imbriquer. On voit bien qu'il n'a pas cherché à user la corde jusqu'au bout, n'étirant pas l'histoire dans d'interminables prolongements. Cela nous donne une oeuvre complexe qu'il est préférable de relire plusieurs fois pour en cerner toutes les subtilités. De plus, c'est de la vraie science-fiction et non pas un espèce de space opera à la Star Wars. En bref, une oeuvre à ne pas manquer.
Le Capitaine Ecarlate
Ce conte nous entraîne dans une histoire de pirates un peu déjantés : leur bateau vole au dessus de Paris, ils enlèvent leurs têtes. C'est assez original et ça se laisse plutôt bien lire. C'est une BD que j'ai simplement trouvée "pas mal", sans plus. Le dessin ne m'a pas enthousiasmé, un trait un peu trop épais, trop gras à mon goût. Pareil pour la coloration, je n'ai pas trop accroché. C'est pour ça que je n'en conseille pas l'achat, je ne crois pas que j'aurais envie de la relire.
DNA²
Katsura fait dans le shojô original, après les filles virtuelles de Vidéo Girl Aï et "Vidéo girl Len", voici la fille du futur venue modifier l'ADN du héros. Bon avec un synopsis de ce genre on ne peut pas s'attendre à une série sérieuse... Et c'est le cas, l'humour est bien présent et l'auteur ne se prend visiblement pas au sérieux dans cette série. Les graphismes sont très mignons dans la veine de Vidéo Girl Aï et "I''s", hormis le personnage principal inspiré de Dragon Ball... Décidément pas très sérieux. En fait cette oeuvre est un mix de shôjo pur Katsura, de Dragon Ball et de... "La cité de la peur" pour l'humour par moment et pour le côté "hypeeer content". Bref c'est original et drôle mais franchement les combats à la DB dans un shôjo c'est quand même difficile à intégrer, cela semble un peu surréaliste par moment et l'histoire s'en trouve affectée et parait souvent "bancale". Heureusement, la série s'arrête dès le 5ième tome, ce qui évite de tomber dans un grand n'importe quoi qui deviendrait vite lassant. Cette oeuvre à également été adaptée en DVD, où l'on retrouve moins de combats et plus de place pour les sentiments mais moins de rythme et une intrigue allégée. C'est affaire de goût mais moi, j'ai tout de même préféré les mangas. L'impression finale est assez rafraîchissante, une oeuvre atypique mais sympathique.
Une Aventure des Brigades du Tigre
On pouvait s'attendre à une simple opération commerciale, profitant de la bonne image d'une vieille série française ou surfant sur un hypothétique succès du film. Or, ce n'est pas le cas, cette bande dessinée est d'honnête facture. Le duo Dorrison et Nury a déjà fait ses preuves sur d'autres séries (Je suis légion, W.E.S.T) et nous livre ici un scénario efficace. Delitte a un dessin qui convient bien à ce genre d'histoires, même si les personnages se ressemblent un peu trop. A découvrir, une bonne entrée en matière au film.
Batman - Un deuil dans la famille
Hier soir, pour rester dans l'ambiance de la Finale de la Coupe du Monde de Football, je me suis décidé à lire Un deuil dans la famille. Je dis que je me suis décidé car les planches de cet album ne m'attiraient vraiment pas. C'est un dessin à l'ancienne, façon comics old school. Pour dire, la veille je relisais une vieille BD de Buck Danny, eh bien je n'ai pas été très dépaysé. Pourtant, Un deuil dans la famille date de 1989, après Batman - Dark Knight et Batman - Rire et Mourir qui semblent incroyablement plus modernes en comparaison. Ce n'est pas que c'est moche, c'est juste que c'est un style très désuet et sans saveur. En outre, la colorisation fait vraiment cheap et moche. Quant au scénario, il aligne facilités scénaristiques et platitudes. Il est entièrement basé sur des coincidences titanesques. Sérieusement, que le Joker aille précisément au Liban et tombe précisément et par hasard sur la première "mère potentielle" de Robin, puis tout de suite après qu'il décide soudainement d'aller en Ethiopie et tombe précisément sur une autre "mère potentielle" totalement par hasard, ce n'est plus de la grosse ficelle, c'est du cable d'amarrage pour Titanic. A croire aussi qu'il n'existe qu'un unique hotel à Beyrouth... La narration est un peu pénible, usant largement trop de voix off. Mais bon, ça passe pour une histoire de Batman qui n'est pas un héros très bavard autrement. Le récit souffre également d'avoir été trop figé dans son époque. Les auteurs ont voulu intégrer Batman à l'actualité de 1989 en l'envoyant combattre les terroristes au Liban, en le rendant témoin de la famine en Ethiopie, puis confronté aux affreux méchants Iraniens anti-américains. Comme toujours quand une oeuvre est figé sur une actualité bien précise, elle vieillit très vite, trop vite. Malgré cela, il y a quelques idées qui auraient pu être intéressantes. D'emmener Batman à l'étranger, cette recherche de la mère de Robin, la position exceptionnelle dans laquelle le Joker se trouve en fin d'histoire, et la mort de Robin elle-même. Mais le tout est traité sans aucune finesse, annihilant l'interêt qu'auraient pu avoir ces idées. Même la mort de Robin est d'une platitude complète. Platitude qui s'explique par la façon dont ça s'est passé au niveau de la parution : une bombe explose, on ne sait pas si Robin s'en est sorti ou pas, ce fut aux lecteurs de DC de téléphoner pour dire si oui ou non ils voulaient voir Robin mourir, et comme ce fut oui voilà il est mort. Super fin palpitante, intelligente et tellement bien amenée... Hum... Reste juste le divertissement, puisque cette BD se laisse quand même lire. Mais le fait que je sautais de plus en plus de cases ou de bulles de texte par lassitude en fin de lecture veut bien dire ce que ça veut dire sur la qualité globale de ce divertissement...
30 jours de nuit
Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant. Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces. Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire. En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire.
Fléau.world
C'est vrai que cette BD qui ne paie pas de mine à première vue n'est pas si mal que ça. J'avais un à-priori assez négatif car je trouvais après l'avoir feuilletée que le dessin et l'histoire reprenaient pas mal de poncifs des ados branchés jeux de rôles, internet et mmorpg en y ajoutant au passage des éléments de décors proches de l'actualité des médias : conflit palestinien, amérindiens indépendantistes, etc. Le dessin est pas mal, souffrant juste de quelques défauts un peu amateurs. Le trait me rappelle celui de Trantkat (HK) avec des personnages "cools", des mimiques mangas, des technologies futuristes. L'aspect amateur ressort dans l'encrage qui n'est pas fantastique et les décors inégaux, parfois un peu simplistes (les vues d'ensemble de villes composées de plein de briques entassées, bof bof). Mais dans l'ensemble, ce n'est pas mal. Quant au scénario, comme dit plus haut, il mélange pas mal de thèmes typiques d'ados accrocs au net : monde virtuel heroic-fantasy, cyber-corporation, adolescents génies de l'informatique, robots de combats et combats à l'épée ou au flingue au choix, etc. Mais il est plutôt bien construit et assez prenant. Les persos sont sympas, même si la romance entre la petite indienne et le gosse-beau français fait franchement naïve et rapide, de même que la grosse jalousie du bon copain en fin d'album. Je ne sais pas si ce premier tome aura bien une suite un jour, mais si oui, je n'en serais pas fâché.
La Tranchée
A lire les avis et résumés de ce premier tome, je croyais que La Tranchée était une enquête policière utilisant pour simple décor la Première Guerre Mondiale. Mais en fait, il semble que ce soit pour de bon un récit sur la Guerre elle-même et que l'enquête ne soit qu'une entrée en matière originale et réussie. J'aime bien le dessin, j'aime cet encrage épais, même si je trouve les planches un peu sombres (après tout, il ne fait pas constamment nuit, même dans les tranchées, non ?). Ceci dit, même si le scénario est sympa et bien mené, j'ai un peu le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome. J'attends de voir la suite.
Le sourire du clown
Cette BD bénéficie d'un scénario original, d'un bon dessin et de couleurs que j'aime beaucoup. C'est une lecture agréable et qui donne envie de connaître la suite. Par contre, j'y ai trouvé des petites défauts qui m'ont un peu gâché ma lecture. Au niveau du dessin, c'est une histoire de goût, mais je préfère généralement un encrage un peu plus épais, pour donner un aspect plus achevé au tout. Ensuite, je trouve la narration assez confuse à plusieurs moments, la confusion étant aggravée par la ressemblance physique entre Clock et le journaliste, ce qui n'aide pas à s'y retrouver. D'autant moins quand le scénariste ajoute des flash-backs à droite à gauche sans justement préciser que ce sont des flash-backs : à plusieurs reprises, je me suis demandé qui était le personnage que je suivais et à quelle époque. Puis j'aurais encore deux ou trois reproches comme un peu trop de grosses fautes d'orthographes qui rabaisse la qualité de l'oeuvre, ou comme le discours politiquement correct et artificiel sur le moment de la conductrice de bus qui explique que "faut pas croire que ce disent les médias, y a des bons et des gentils dans les cités, etc"... Et puis, je n'ai pas senti du tout une ambiance nerveuse, celle d'une cité sur le point d'exploser dans la violence : au contraire, malgré les plaintes de la plupart des habitants, la cité qu'on nous représente là sous la neige n'a pas l'air si désagréable que ça à vivre. Un petit peu raté pour l'atmosphère, quoi. Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture, c'est une bonne BD et vivement la suite.