J'avais trouvé ça compliqué lors de ma première lecture et après une seconde lecture (longtemps après) ça m'apparaît toujours un peu tortueux à tel point que je devais parfois revenir en arrière pour m'y retrouver: j'avais souvent décroché. Pourtant j'pense pas être débile ^^
Ceci étant dit une intrigue complexe qui se tient c'est pas désagréable et à condition de pas être un peu tête en l'air on suit le récit convenablement. D'autant plus que le scénario est servit par un excellent dessin "moyenâgeux", les protagonistes sans être très originaux sont crédibles notamment Elisabeth d'Elsenor dont l'évolution est bien foutue. J'ai par contre du mal avec la fin, ce genre de truc c'est trop tiré par les cheveux pour moi mais je dois reconnaître que c'est bien amené... Alors pourquoi pas.
Ensuite pour ce qu'il en est des avantages "minimes" mais non négligeable:
- C'est une histoire en 4 tomes
- Les couvertures sont magnifiques (moins que celles de Sanctuaire mais quel travail quand même)
- L'énigme du Carnet de voyage de Julius de Samarie est bien cherchée même si alambiquée.
Le Troisième Testament c'est une bonne Bd moyenâgeuse sur fond de mysticisme mais il faut quand même connecter ses neurones avant de se lancer dans la lecture, lire les 4 tomes à la suite pour une meilleure compréhension ce n'est pas du luxe !
Il me semblait bien avoir vu, il y a une dizaine d'années, des planches humoristiques de Trondheim dans la presse jeu/micro. Les retrouver en album, c'est un peu se replonger dans cette époque. Par rapport à pas mal d'auteurs qui font ce genre d'histoire, Trondheim a un esprit souvent plus fin, voyant au-delà des dernières techniques leurs applications mais aussi leurs limites. On retrouve cet esprit dans ces planches, et c'est plutôt sympathique. Sympathique, mais sans plus, car son dessin est quand même moins léché que dans "Lapinot" ou "Donjon", et le fan est vite déçu.
Tome 1
Très bel album. Visuellement, Yslaire casse tout avec cette nouvelle série. Sur le plan marketing (sans sous-entendu négatif), c'est un pionnier. Car son album est d'abord paru en ligne, sous forme de story-boards à commenter. L'ancêtre du blog ! Quant à l'histoire... Yslaire s'y entend bien pour accrocher son lecteur, pour instiller le doute dans son esprit. Utiliser les images les plus symboliques du XXème siècle, quelle idée de génie ! Cependant, comme on n'a pas l'impression de savoir grand-chose à la fin de ce tome, mon avis reste mitigé. C'est pourquoi je ne donne pas la note maximale.
Tome 2
J'ai été surpris par ce second tome. Lu dans la foulée du premier, je m'attendais à avoir une redite, un surplace de l'histoire... Eh bien pas du tout ! On apprend pas mal de choses, Yslaire en dit même un poil trop pour ne pas déflorer le dénouement, et l'iconographie est, à mon sens, mieux maîtrisée que dans le tome 1. Graphiquement, C'est aussi différent, puisqu'on a moins d'esquisses et plus de dessins en aplats. Une meilleure gestion de l'image, probablement. J'ai pensé au trait de Bilal, par moments. Pas une mauvaise référence...
Tome 3 : Walter
Peut-être le Lapinot le plus faible que j'aie lu jusqu'à présent. Cette incursion temporelle de notre héros favori et de ses amis sonne en effet un peu faux à mes oreilles, avec des situations certes trépidantes et lovecraftiennes, mais un peu tirées par les cheveux à mon avis. De plus, je trouve les couleurs moins bonnes qu'à l'accoutumée. Et puis, l'abord de l'album n'est pas trop facile à mon avis.
Tome 4 : Amour et Intérim
Très bon album. Trondheim a -une fois de plus- été chercher une idée un peu inattendue pour l'utiliser dans l'une de ses séries-phares, "Lapinot", qui lui pemet de traiter des tas de sujets quotidiens et actuels. Le personnage de Richard n'est pas tout à fait au mieux de sa forme, mais qu'importe, Lapinot essaie de faire son chemin dans la vie, et l'on ne peut s'empêcher de le suivre et, sur certains points, de penser ou d'agir comme lui. Que feriez-vous si vous trouviez un million de francs (ou d'euros, peu importe) dans la rue, abandonné par son propriétaire ? Sur une question que tout le monde s'est un jour posée, Trondheim prend des chemins tout à fait inattendus, nous proposant un thriller des plus convaincants.
Tome 7 : La couleur de l'enfer
Un très bon album, qui annonce, de façon détournée, la fin de la série. Trondheim nous livre le chassé-croisé traditionnel d'une bande de copains, avec un incroyable Richard. Sous des allures de roman graphique enfantin, voilà encore une fois un thriller contemporain bien ficelé, avec des personnages attachants et des dialogues qui sonnent juste.
Tome 8 : La vie comme elle vient
Ouch, le coup de bambou !! Je suis en train de lire les "Lapinot" dans le désordre, et ça fait un effet bizarre de voir ce qu'il arrive dans cet album. Parce que Trondheim, sur le peu d'albums de lui lus jusqu'à présent, ne m'avait pas donné une telle impression de noirceur, de pessimisme. Pourtant, son récit est parfaitement maîtrisé, ses personnages bien écrits, son découpage excellent. Le rendu des couleurs est excellent, mais le côté "huis-clos" (qui est faux, mais en garde tout de même les contraintes) est carrément très fort ! Le trait de Trondheim est toujours enfantin ? On s'en balance, Trondheim est peut-être le Franquin des années 2000 !
Bizarre, cet album. Le scénario est archi-connu, il n'aménage aucune surprise dans cette histoire de gigolo qui se prend au jeu et tombe amoureux de l'une de ses victimes. Tout au plus peut-on louer la plume de Paringaux, toujours suave. Et pourtant, on ne peut s'empêcher de se laisser porter par le récit, qui ne comporte aucun phylactère, jusqu'à la fin, inéluctable. La grâce en est peut-être rendue à Jacques de Loustal, dont le style si caractéristique est justement ici plus fouillé, plus approfondi qu'à l'accoutumée. cela accroche peut-être mieux le lecteur...
Toutefois, si ce genre d'histoires vous laisse froid(e), passez votre chemin sans regrets.
Tout simplement la meilleure BD d'anticipation que j'ai pu lire. Tout est très cohérent dans la description de l'univers sans tomber (comme dans beaucoup d'autres oeuvres) dans une longue et fatigante description de procédés techniques. La profondeur et la consistance des personnages les rendent très rapidement attachants, et permettent le passage d'une émotion sincère, suscitée non par d'habituelles ficelles scénaristiques, mais par l'humanité qui se dégage de leurs réactions.
Le dessin est agréable sans être exceptionnel toutefois. Un petit reproche concernant les planches colorées : je trouve que les couleurs choisies sont un peu trop criardes, cela ne m'aurait pas dérange s'il n'y avait eu que du noir et blanc.
Voila, félicitations à l'auteur, c'est vraiment du bon boulot.
C'est sur les conseils de BDTheque que j'ai acheté le coffret contenant les 3 premiers tomes de la série et je n'ai pas été déçu !!
Le mélange entre l'ambiance sombre autour de la mort et les dessins un peu "enfantins" (mais parfois très sanglants) est très original et très réussi !
Le scénario relate les aventures de 2 enfants dans un monde centré autour de la mort. Pas très gai me direz vous, et pourtant l'humour est bien présent et les décalages sont nombreux - comme le lamineur bodybuildé Hanté par l'esprit de la mère des petits et qu'ils appellent Maman.
Si vous combinez à ce scénario des dessins très "cartoon", cela donne une bd très agréable à lire.
Un gros coup de cœur !
Je viens de terminer la lecture de l'intégrale qui regroupe les 4 premiers tomes constituant le 1er cycle. Je ne suis pourtant pas très fan de ce qui est historique mais je dois bien avouer que "Murena" est une excellente série. L'Histoire de la Rome antique est retranscrite avec beaucoup de justesse. On est captivé par cette lutte sans fin pour le pouvoir avec son lot de complots et de jeux d'influence.
On s'y croirait…
Les planches sont très fines et les dessins superbes aussi bien pour les personnages que pour les décors. Rien à redire...
Au final, tout est réuni pour prendre beaucoup de plaisir à revisiter cette partie de l'Histoire.
A quand la suite ?
"Le cycle de Cyann", de la SF où le charme des protagonistEs ne laisse pas indifférent...
Lacroix, nous livre une histoire où action, érotisme, aventure, complot politico-religieux et trahison sont au rendez-vous. Après la guerre des Confins, la planète Olh a perdu tout contact avec la colonie du clan Olsimar. Et c’est malheureusement là bas que l’on trouve des plantes rares capables de soigner les fièvres pourpres, une maladie qui décime la population masculine. Cyann, la fille du Seigneur Olsimar, a donc pour mission de partir en expédition sur Ilo. Sur place elle va faire une découverte à la quelle elle ne s’attendait pas du tout et qui va l’entraîner dans de multiples aventures. Les deux premiers tomes forment le premier cycle, le tome 3 ressemble à un épisode charnière et deux autres tomes sont à venir. Les albums sont assez épais (une moyenne de 100 pages pour l’instant), la première partie du tome 1 est assez difficile à suivre à cause des noms compliqués et de la mise en place de l’univers, une fois ce cap passé tout roule, et ça vaut vraiment le coup de se forcer un peu.
Les dessins et les couleurs de Bourgeon sont magnifiques. Le trait est fin et très détaillé. Le corps des ses héroïnes est sublime. J’ai juste un petit problème avec le visage des personnages que je trouve parfois très bizarres dans leurs expressions. L’architecture et les paysages dépeints en toile de fond sont vraiment très réussis et original et l’univers n’en est que plus crédible.
La première BD Chinoise que je lis (au format manga) et la première enregistrée sur BDT. C'est donc avec une vraie curiosité que je l'ai entamée.
Soyons clair : j'ai eu un mal fou à accrocher en début de lecture. Je ne sais pas si ça tient à la spécificité de la narration chinoise ou si c'est cette BD qui est particulièrement... spéciale... mais j'ai été complètement rebuté par le premier chapitre, très court heureusement, de Diu Diu. La narration me paraissait ultra-confuse, le rythme beaucoup trop rapide, le style trop outré et naïf, trop clownesque. Et surtout, ce premier chapitre était trop court et trop nerveux pour que je m'attache à quelque personnage que ce soit.
Mais tout doucement, j'ai commencé à m'y faire. J'ai surtout commencé à comprendre que cette BD est un véritable délire clownesque, qu'il ne faut surtout pas chercher une once de réalisme, qu'il faut prendre le récit comme un cartoon déjanté.
Et là, à partir de l'apparition du personnage de Boute-en-Train, au tiers du premier tome, j'ai commencé à vraiment accrocher.
Pour le récit, imaginez One Piece en 1000 fois plus déjanté, imaginez Le Collège fou, fou, fou (Kimengumi en version manga) en encore 100 fois plus fou, imaginez un mélange entre cartoons à 100 à l'heure et Dragon Ball.
La narration est ultra nerveuse, avec des sauts du coq à l'âne d'une case à la suivante si ça peut amuser un peu plus l'auteur et le lecteur, avec des rebondissements sans queue ni tête et des solutions miracles qui vous bondissent à la figure comme un énorme bisou de renard amoureux. Je peux vous dire que ça surprend vraiment en début de lecture, au point de rebuter sans doute celui qui ne fera que feuilleter l'album, mais au bout d'un temps on rentre dans le rythme et les sourires et les rires surgissent, pareil, à 100 à l'heure.
Et tout comme j'avais du mal avec les personnages en début d'histoire, ce sont justement eux qui deviennent le plus attachants au fil de la lecture. Diu Diu, le p'tit clown Sega, Walunwa et Boute-en-Train vont former une équipe complètement folle, avec tous leurs caractéristiques de pouvoirs et d'humour "complètement cons". J'ai une grosse préférence pour Diu Diu qui apparait bien vite comme une sorte de Coyote (façon Bip-bip et le Coyote) miniature, tout moche et malchanceux mais capable de s'énerver comme un gros Pikachu ou de se tourner affreusement en dérision. Je dois dire qu'il me fait bien marrer ce petit truc moche.
Au niveau du dessin, c'est un mélange entre manga et cartoon. C'est du burlesque, pas moche du tout. Assez agréable à lire, même si la mise en page et la narration visuelle est parfois confuse.
Bref, une très grosse tranche de déconnade complète, de délire à la fois cartoonesque et asiatique. Une curiosité dans laquelle il est difficile de pénétrer au départ mais qui devient bien drôle par la suite.
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Le Troisième Testament
J'avais trouvé ça compliqué lors de ma première lecture et après une seconde lecture (longtemps après) ça m'apparaît toujours un peu tortueux à tel point que je devais parfois revenir en arrière pour m'y retrouver: j'avais souvent décroché. Pourtant j'pense pas être débile ^^ Ceci étant dit une intrigue complexe qui se tient c'est pas désagréable et à condition de pas être un peu tête en l'air on suit le récit convenablement. D'autant plus que le scénario est servit par un excellent dessin "moyenâgeux", les protagonistes sans être très originaux sont crédibles notamment Elisabeth d'Elsenor dont l'évolution est bien foutue. J'ai par contre du mal avec la fin, ce genre de truc c'est trop tiré par les cheveux pour moi mais je dois reconnaître que c'est bien amené... Alors pourquoi pas. Ensuite pour ce qu'il en est des avantages "minimes" mais non négligeable: - C'est une histoire en 4 tomes - Les couvertures sont magnifiques (moins que celles de Sanctuaire mais quel travail quand même) - L'énigme du Carnet de voyage de Julius de Samarie est bien cherchée même si alambiquée. Le Troisième Testament c'est une bonne Bd moyenâgeuse sur fond de mysticisme mais il faut quand même connecter ses neurones avant de se lancer dans la lecture, lire les 4 tomes à la suite pour une meilleure compréhension ce n'est pas du luxe !
Les Formidables Aventures sans Lapinot
Il me semblait bien avoir vu, il y a une dizaine d'années, des planches humoristiques de Trondheim dans la presse jeu/micro. Les retrouver en album, c'est un peu se replonger dans cette époque. Par rapport à pas mal d'auteurs qui font ce genre d'histoire, Trondheim a un esprit souvent plus fin, voyant au-delà des dernières techniques leurs applications mais aussi leurs limites. On retrouve cet esprit dans ces planches, et c'est plutôt sympathique. Sympathique, mais sans plus, car son dessin est quand même moins léché que dans "Lapinot" ou "Donjon", et le fan est vite déçu.
XXe ciel.com
Tome 1 Très bel album. Visuellement, Yslaire casse tout avec cette nouvelle série. Sur le plan marketing (sans sous-entendu négatif), c'est un pionnier. Car son album est d'abord paru en ligne, sous forme de story-boards à commenter. L'ancêtre du blog ! Quant à l'histoire... Yslaire s'y entend bien pour accrocher son lecteur, pour instiller le doute dans son esprit. Utiliser les images les plus symboliques du XXème siècle, quelle idée de génie ! Cependant, comme on n'a pas l'impression de savoir grand-chose à la fin de ce tome, mon avis reste mitigé. C'est pourquoi je ne donne pas la note maximale. Tome 2 J'ai été surpris par ce second tome. Lu dans la foulée du premier, je m'attendais à avoir une redite, un surplace de l'histoire... Eh bien pas du tout ! On apprend pas mal de choses, Yslaire en dit même un poil trop pour ne pas déflorer le dénouement, et l'iconographie est, à mon sens, mieux maîtrisée que dans le tome 1. Graphiquement, C'est aussi différent, puisqu'on a moins d'esquisses et plus de dessins en aplats. Une meilleure gestion de l'image, probablement. J'ai pensé au trait de Bilal, par moments. Pas une mauvaise référence...
Les Formidables Aventures de Lapinot
Tome 3 : Walter Peut-être le Lapinot le plus faible que j'aie lu jusqu'à présent. Cette incursion temporelle de notre héros favori et de ses amis sonne en effet un peu faux à mes oreilles, avec des situations certes trépidantes et lovecraftiennes, mais un peu tirées par les cheveux à mon avis. De plus, je trouve les couleurs moins bonnes qu'à l'accoutumée. Et puis, l'abord de l'album n'est pas trop facile à mon avis. Tome 4 : Amour et Intérim Très bon album. Trondheim a -une fois de plus- été chercher une idée un peu inattendue pour l'utiliser dans l'une de ses séries-phares, "Lapinot", qui lui pemet de traiter des tas de sujets quotidiens et actuels. Le personnage de Richard n'est pas tout à fait au mieux de sa forme, mais qu'importe, Lapinot essaie de faire son chemin dans la vie, et l'on ne peut s'empêcher de le suivre et, sur certains points, de penser ou d'agir comme lui. Que feriez-vous si vous trouviez un million de francs (ou d'euros, peu importe) dans la rue, abandonné par son propriétaire ? Sur une question que tout le monde s'est un jour posée, Trondheim prend des chemins tout à fait inattendus, nous proposant un thriller des plus convaincants. Tome 7 : La couleur de l'enfer Un très bon album, qui annonce, de façon détournée, la fin de la série. Trondheim nous livre le chassé-croisé traditionnel d'une bande de copains, avec un incroyable Richard. Sous des allures de roman graphique enfantin, voilà encore une fois un thriller contemporain bien ficelé, avec des personnages attachants et des dialogues qui sonnent juste. Tome 8 : La vie comme elle vient Ouch, le coup de bambou !! Je suis en train de lire les "Lapinot" dans le désordre, et ça fait un effet bizarre de voir ce qu'il arrive dans cet album. Parce que Trondheim, sur le peu d'albums de lui lus jusqu'à présent, ne m'avait pas donné une telle impression de noirceur, de pessimisme. Pourtant, son récit est parfaitement maîtrisé, ses personnages bien écrits, son découpage excellent. Le rendu des couleurs est excellent, mais le côté "huis-clos" (qui est faux, mais en garde tout de même les contraintes) est carrément très fort ! Le trait de Trondheim est toujours enfantin ? On s'en balance, Trondheim est peut-être le Franquin des années 2000 !
Un Garçon romantique
Bizarre, cet album. Le scénario est archi-connu, il n'aménage aucune surprise dans cette histoire de gigolo qui se prend au jeu et tombe amoureux de l'une de ses victimes. Tout au plus peut-on louer la plume de Paringaux, toujours suave. Et pourtant, on ne peut s'empêcher de se laisser porter par le récit, qui ne comporte aucun phylactère, jusqu'à la fin, inéluctable. La grâce en est peut-être rendue à Jacques de Loustal, dont le style si caractéristique est justement ici plus fouillé, plus approfondi qu'à l'accoutumée. cela accroche peut-être mieux le lecteur... Toutefois, si ce genre d'histoires vous laisse froid(e), passez votre chemin sans regrets.
Planètes
Tout simplement la meilleure BD d'anticipation que j'ai pu lire. Tout est très cohérent dans la description de l'univers sans tomber (comme dans beaucoup d'autres oeuvres) dans une longue et fatigante description de procédés techniques. La profondeur et la consistance des personnages les rendent très rapidement attachants, et permettent le passage d'une émotion sincère, suscitée non par d'habituelles ficelles scénaristiques, mais par l'humanité qui se dégage de leurs réactions. Le dessin est agréable sans être exceptionnel toutefois. Un petit reproche concernant les planches colorées : je trouve que les couleurs choisies sont un peu trop criardes, cela ne m'aurait pas dérange s'il n'y avait eu que du noir et blanc. Voila, félicitations à l'auteur, c'est vraiment du bon boulot.
Zorn & Dirna
C'est sur les conseils de BDTheque que j'ai acheté le coffret contenant les 3 premiers tomes de la série et je n'ai pas été déçu !! Le mélange entre l'ambiance sombre autour de la mort et les dessins un peu "enfantins" (mais parfois très sanglants) est très original et très réussi ! Le scénario relate les aventures de 2 enfants dans un monde centré autour de la mort. Pas très gai me direz vous, et pourtant l'humour est bien présent et les décalages sont nombreux - comme le lamineur bodybuildé Hanté par l'esprit de la mère des petits et qu'ils appellent Maman. Si vous combinez à ce scénario des dessins très "cartoon", cela donne une bd très agréable à lire. Un gros coup de cœur !
Murena
Je viens de terminer la lecture de l'intégrale qui regroupe les 4 premiers tomes constituant le 1er cycle. Je ne suis pourtant pas très fan de ce qui est historique mais je dois bien avouer que "Murena" est une excellente série. L'Histoire de la Rome antique est retranscrite avec beaucoup de justesse. On est captivé par cette lutte sans fin pour le pouvoir avec son lot de complots et de jeux d'influence. On s'y croirait… Les planches sont très fines et les dessins superbes aussi bien pour les personnages que pour les décors. Rien à redire... Au final, tout est réuni pour prendre beaucoup de plaisir à revisiter cette partie de l'Histoire. A quand la suite ?
Le Cycle de Cyann
"Le cycle de Cyann", de la SF où le charme des protagonistEs ne laisse pas indifférent... Lacroix, nous livre une histoire où action, érotisme, aventure, complot politico-religieux et trahison sont au rendez-vous. Après la guerre des Confins, la planète Olh a perdu tout contact avec la colonie du clan Olsimar. Et c’est malheureusement là bas que l’on trouve des plantes rares capables de soigner les fièvres pourpres, une maladie qui décime la population masculine. Cyann, la fille du Seigneur Olsimar, a donc pour mission de partir en expédition sur Ilo. Sur place elle va faire une découverte à la quelle elle ne s’attendait pas du tout et qui va l’entraîner dans de multiples aventures. Les deux premiers tomes forment le premier cycle, le tome 3 ressemble à un épisode charnière et deux autres tomes sont à venir. Les albums sont assez épais (une moyenne de 100 pages pour l’instant), la première partie du tome 1 est assez difficile à suivre à cause des noms compliqués et de la mise en place de l’univers, une fois ce cap passé tout roule, et ça vaut vraiment le coup de se forcer un peu. Les dessins et les couleurs de Bourgeon sont magnifiques. Le trait est fin et très détaillé. Le corps des ses héroïnes est sublime. J’ai juste un petit problème avec le visage des personnages que je trouve parfois très bizarres dans leurs expressions. L’architecture et les paysages dépeints en toile de fond sont vraiment très réussis et original et l’univers n’en est que plus crédible.
Diu Diu
La première BD Chinoise que je lis (au format manga) et la première enregistrée sur BDT. C'est donc avec une vraie curiosité que je l'ai entamée. Soyons clair : j'ai eu un mal fou à accrocher en début de lecture. Je ne sais pas si ça tient à la spécificité de la narration chinoise ou si c'est cette BD qui est particulièrement... spéciale... mais j'ai été complètement rebuté par le premier chapitre, très court heureusement, de Diu Diu. La narration me paraissait ultra-confuse, le rythme beaucoup trop rapide, le style trop outré et naïf, trop clownesque. Et surtout, ce premier chapitre était trop court et trop nerveux pour que je m'attache à quelque personnage que ce soit. Mais tout doucement, j'ai commencé à m'y faire. J'ai surtout commencé à comprendre que cette BD est un véritable délire clownesque, qu'il ne faut surtout pas chercher une once de réalisme, qu'il faut prendre le récit comme un cartoon déjanté. Et là, à partir de l'apparition du personnage de Boute-en-Train, au tiers du premier tome, j'ai commencé à vraiment accrocher. Pour le récit, imaginez One Piece en 1000 fois plus déjanté, imaginez Le Collège fou, fou, fou (Kimengumi en version manga) en encore 100 fois plus fou, imaginez un mélange entre cartoons à 100 à l'heure et Dragon Ball. La narration est ultra nerveuse, avec des sauts du coq à l'âne d'une case à la suivante si ça peut amuser un peu plus l'auteur et le lecteur, avec des rebondissements sans queue ni tête et des solutions miracles qui vous bondissent à la figure comme un énorme bisou de renard amoureux. Je peux vous dire que ça surprend vraiment en début de lecture, au point de rebuter sans doute celui qui ne fera que feuilleter l'album, mais au bout d'un temps on rentre dans le rythme et les sourires et les rires surgissent, pareil, à 100 à l'heure. Et tout comme j'avais du mal avec les personnages en début d'histoire, ce sont justement eux qui deviennent le plus attachants au fil de la lecture. Diu Diu, le p'tit clown Sega, Walunwa et Boute-en-Train vont former une équipe complètement folle, avec tous leurs caractéristiques de pouvoirs et d'humour "complètement cons". J'ai une grosse préférence pour Diu Diu qui apparait bien vite comme une sorte de Coyote (façon Bip-bip et le Coyote) miniature, tout moche et malchanceux mais capable de s'énerver comme un gros Pikachu ou de se tourner affreusement en dérision. Je dois dire qu'il me fait bien marrer ce petit truc moche. Au niveau du dessin, c'est un mélange entre manga et cartoon. C'est du burlesque, pas moche du tout. Assez agréable à lire, même si la mise en page et la narration visuelle est parfois confuse. Bref, une très grosse tranche de déconnade complète, de délire à la fois cartoonesque et asiatique. Une curiosité dans laquelle il est difficile de pénétrer au départ mais qui devient bien drôle par la suite.