L’un des meilleurs premiers albums de ces dernières années, tout simplement. Romain Hugault démontre une belle maîtrise de pas mal d’aspects : cadrage, rythme, anatomie, design des avions… Ses couleurs sont également très bonnes. Mais au-delà des courts récits de guerre qui sont le cœur de l’album, il a su –avec l’aide ponctuelle de régis Hautière- leur apporter un supplément d’âme qui élève l’album au-dessus des autres. D’abord en doublant ses récits de voix off et d’intrigues sous-jacentes qui leur procurent une grande profondeur. Ensuite en diversifiant l’origine de ses protagonistes : français, américain, russe, allemand. Et enfin en liant étroitement ceux-ci.
On n’est pas loin du chef-d’œuvre.
Une nouvelle découverte graphique.
Le jeune David François, dont le style est fortement influencé par celui d’Alfred ou de Cyril Pedrosa, réalise là son premier album, qui est très réussi. Avec un dessin à la fois élégant, farfelu et inventif, Régis Hautière a les moyens de nous emmener dans une ambiance à la Sherlock Holmes, pour suivre cette enquête policière plutôt bien ficelée.
Je trouve l’album un peu long (160 pages), mais cela a permis aux auteurs de s’exprimer complètement, et c’est ce qui compte, au final.
Deux auteurs à suivre de près.
Ce qui frappe d’entrée, c’est la richesse de l’univers développé par Nancy peña. En effet, en déterminant dès le départ les caractéristiques de chacun des peuples de ce monde, elle s’impose un cadre précis et structuré, un véritable canevas, qui rend son univers très cohérent. Son graphisme, délicieusement fantasy, donne à la série un cachet très agréable, à la fois touchant et inventif.
Nancy Peña commence à broder un vêtement au maillage astucieux, au motif qui est encore à l’état d’ébauche, mais qui promet. C’est de la belle ouvrage.
Bizarre cette série. Elle commence comme New York 1997, on sent une grosse pincée de Seigneur des Anneaux, et on se retrouve dans une quête initiatique assez plaisante. Plaisante mais pas très originale. Un groupe d’aventuriers très différents mais complémentaires et solidaires, un peu de romance de salle de garde, un humour à base de lancers de nains, tout y est. Le dessin de Hardoc est assez sympa, mais aurait besoin de se muscler un peu plus pour aider cette série à se hisser au-dessus du tout-venant de la fantasy.
Les Protocoles des sages de Sion sont une supercherie, on le répète. Pourtant ils continuent d’être publiés et d’être une référence, un point d’ancrage pour les antisémites et tous ceux pour lesquels la thèse du complot juif est une idée séduisante.
Will Eisner reste, malgré sa disparition récente, un auteur éminemment important, ayant une carrière de plus d’un demi-siècle. Il a fait du patrimoine juif américain le sujet de nombre de ses ouvrages, sans toutefois en faire son fonds de commerce, à l’instar d’un Woody Allen par exemple, avec l’humour juif new-yorkais.
Le Complot se présente comme le testament de cet immense auteur ; c’est un ouvrage sur lequel il a travaillé par intermittences pendant 20 ans. Il est donc logique que cet ouvrage parle d’un sujet qui lui tienne à cœur.
Malheureusement ce testament est un peu en-deça du vibrant plaidoyer que l’on était en droit d’attendre. Cela ressemble plutôt à un catalogue impressionnant des différentes éditions des Protocoles.
On aurait aimé qu’Eisner s’implique plus fortement dans son enquête, on aurait aimé ressentir sa colère, sa frustration, son dégoût face à l’attitude irrationnelle de bon nombre de gens. Mais il ne faut oublier qu’il avait déjà plus de 60 ans quand il a commencé à travailler à son Complot, et qu’il en avait presque 90 lorsqu’il l’a achevé. Sans doute la lassitude et le poids des ans ont-ils adouci, édulcoré son amertume.
Il n’empêche que c’est un livre passionnant, qui retrace TOUTES les étapes de la vie d’un livre qui a compté et compte encore dans l’imaginaire et la conscience collectifs. Graphiquement, le style d’Eisner est encore intact, et son dessin presque européen rend son récit fort agréable.
Un album qui m'avait beaucoup plu à l'époque, quand je le relis de temps en temps je trouve ça correct mais il me semble y prendre moins de plaisir.
Avec cet album j'ai découvert Baru, son dessin particulier et sa narration virulente m'ont séduit, au fil du temps j'ai continué à lire ses BD et en général je ne suis jamais déçu, bien au contraire!
Il est quand même bien de commencer par l'Autoroute du soleil si l'on veut aborder Baru, cette BD contient pas mal d'éléments qu'il réutilisera ensuite de manière plus affinée.
Les histoires de Baru sont pleines d'énergie et de colère, ses personnages principaux sont souvent issus du monde ouvrier vivant dans des quartiers populaires à l'image de ceux de l'Autoroute du soleil.
L'Autoroute du soleil met en scène deux jeunes aux prises avec un puissant groupe de crapules, ils sont condamnés à fuir vers nulle part. Les péripéties se succèdent, tout va très vite, c'est une histoire qui ne manque pas de vigueur... Pourtant, c'est peut-être un peu trop gros, il y a peut-être un peu trop de clichés, un peu trop d'invraisemblance et cela paraît paradoxalement un peu longuet, malgré l'énergie qui s'en dégage, pour convaincre totalement.
Même si à présent je préfère ses oeuvres plus récentes, l'Autoroute du soleil est une bonne BD que je conseille, un album pas très cher en regard de son contenu, ce qui n'est pas négligeable.
Une dernière chose, personnellement j'aime mieux les dessins de Baru en couleurs.
JJJ
J'aime bien Rabaté, ses albums sont surprenants, pour celui là, rien que la couverture a définitivement motivé mon achat, et je n'ai pas été déçu!
Le sujet tout en étant simple est des plus originaux, prendre un vieux pour héros et lui consacrer 94 pages tout en pondant une histoire plaisante, émouvante et souvent drôle, ça me paraît assez rare dans le paysage de la BD.
Emile notre héros va vivre des moments très forts à l'instant ou il pensait sa vie terminée; c'est une idée que j'aime beaucoup et Rabaté la met parfaitement en scène.
L'histoire est contée de façon douce, pourtant les passages intenses ne manquent pas, ça commence très paisiblement et s'achève de même façon.
Un album qui a de quoi séduire, je conseille.
JJJ
Les nouvelles aventures du chat botté vues par Nancy Peña. C'est très réjouissant, burlesque, déjanté, poétique, truffé de jeux de bons mots. Voilà une petite oeuvre vite achetée, vite lue, vite relue et rerelue... Mettez vos plus belles bottes et courrez donc l'acheter à grandes enjambées!
Il est pas mal du tout ce petit album!
Si je le présente ainsi c'est parce qu'à la lecture j'ai eu l'impression qu'Aurélia Aurita avait abordé l'album sans prétention, de manière autant décontractée que décomplexée.
Le résultat est plein de fraîcheur et de plaisir, c'est très érotique parfois carrément cru, mais je n'y ai vu aucune vulgarité.
C'est une belle histoire d'amour qui nous est montré là, même s’il est vrai c'est plus axé sur le côté charnel que sur la partie relationnelle.
En ce qui me concerne j'ai apprécié, j'ai souvent souri, ça m'a touché, il sort plein d'émotions diverses de cette lecture...
Le trait d'Aurélia est simple, très simple, très épuré, tout rond, parfait à mon avis pour ce genre d'histoire.
Un petit détail comique: pour représenter un anus, Aurélia Aurita ne s'encombre pas de détails, une simple croix suffit, arf!
J'ai aimé, je conseille...
JJJ
Je suis un inconditionnel de Richard Corben, j'adore son style. L'artiste excelle dans l'exercice de l'histoire courte. Ce chapitre de la série Solo lui est consacré.
On frise la déception, le contenu deu recueil étant plutôt timide. Cela se lit assez vite, les historiettes sont plutôt faiblardes et beaucoup moins osées que ce que Corben a déja réalisé.
Reste quand même son style unique qui ravira ceux qui l'apprécient, Dans ce recueil Corben utilise différentes techniques d'illustrations selon les histoires, même sa bonne vieille aérographie "démodée".
Si vous appréciez l'auteur comme moi, ça vaut le coup, en revanche pour l'ensemble des lecteurs qui voudraient découvrir Corben ça n'est pas forcément un premier contact idéal, mieux vaut voir du côté de l'immense Den ou d’œuvre plus abouties, comme La Maison au Bord du Monde ou Bigfoot.
Un grand merci aux éditions TOTH qui continuent d'éditer cet auteur, ceci dit Solo n'est pas uniquement le titre de cet album, c'est surtout une collection (un auteur=un album) qui mériterait d'être éditée dans son intégralité, à bon entendeur...
JJJ
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Dernier Envol
L’un des meilleurs premiers albums de ces dernières années, tout simplement. Romain Hugault démontre une belle maîtrise de pas mal d’aspects : cadrage, rythme, anatomie, design des avions… Ses couleurs sont également très bonnes. Mais au-delà des courts récits de guerre qui sont le cœur de l’album, il a su –avec l’aide ponctuelle de régis Hautière- leur apporter un supplément d’âme qui élève l’album au-dessus des autres. D’abord en doublant ses récits de voix off et d’intrigues sous-jacentes qui leur procurent une grande profondeur. Ensuite en diversifiant l’origine de ses protagonistes : français, américain, russe, allemand. Et enfin en liant étroitement ceux-ci. On n’est pas loin du chef-d’œuvre.
L'Etrange Affaire des corps sans vie
Une nouvelle découverte graphique. Le jeune David François, dont le style est fortement influencé par celui d’Alfred ou de Cyril Pedrosa, réalise là son premier album, qui est très réussi. Avec un dessin à la fois élégant, farfelu et inventif, Régis Hautière a les moyens de nous emmener dans une ambiance à la Sherlock Holmes, pour suivre cette enquête policière plutôt bien ficelée. Je trouve l’album un peu long (160 pages), mais cela a permis aux auteurs de s’exprimer complètement, et c’est ce qui compte, au final. Deux auteurs à suivre de près.
La Guilde de la mer
Ce qui frappe d’entrée, c’est la richesse de l’univers développé par Nancy peña. En effet, en déterminant dès le départ les caractéristiques de chacun des peuples de ce monde, elle s’impose un cadre précis et structuré, un véritable canevas, qui rend son univers très cohérent. Son graphisme, délicieusement fantasy, donne à la série un cachet très agréable, à la fois touchant et inventif. Nancy Peña commence à broder un vêtement au maillage astucieux, au motif qui est encore à l’état d’ébauche, mais qui promet. C’est de la belle ouvrage.
Le Loup, l'Agneau et les Chiens de guerre
Bizarre cette série. Elle commence comme New York 1997, on sent une grosse pincée de Seigneur des Anneaux, et on se retrouve dans une quête initiatique assez plaisante. Plaisante mais pas très originale. Un groupe d’aventuriers très différents mais complémentaires et solidaires, un peu de romance de salle de garde, un humour à base de lancers de nains, tout y est. Le dessin de Hardoc est assez sympa, mais aurait besoin de se muscler un peu plus pour aider cette série à se hisser au-dessus du tout-venant de la fantasy.
Le complot
Les Protocoles des sages de Sion sont une supercherie, on le répète. Pourtant ils continuent d’être publiés et d’être une référence, un point d’ancrage pour les antisémites et tous ceux pour lesquels la thèse du complot juif est une idée séduisante. Will Eisner reste, malgré sa disparition récente, un auteur éminemment important, ayant une carrière de plus d’un demi-siècle. Il a fait du patrimoine juif américain le sujet de nombre de ses ouvrages, sans toutefois en faire son fonds de commerce, à l’instar d’un Woody Allen par exemple, avec l’humour juif new-yorkais. Le Complot se présente comme le testament de cet immense auteur ; c’est un ouvrage sur lequel il a travaillé par intermittences pendant 20 ans. Il est donc logique que cet ouvrage parle d’un sujet qui lui tienne à cœur. Malheureusement ce testament est un peu en-deça du vibrant plaidoyer que l’on était en droit d’attendre. Cela ressemble plutôt à un catalogue impressionnant des différentes éditions des Protocoles. On aurait aimé qu’Eisner s’implique plus fortement dans son enquête, on aurait aimé ressentir sa colère, sa frustration, son dégoût face à l’attitude irrationnelle de bon nombre de gens. Mais il ne faut oublier qu’il avait déjà plus de 60 ans quand il a commencé à travailler à son Complot, et qu’il en avait presque 90 lorsqu’il l’a achevé. Sans doute la lassitude et le poids des ans ont-ils adouci, édulcoré son amertume. Il n’empêche que c’est un livre passionnant, qui retrace TOUTES les étapes de la vie d’un livre qui a compté et compte encore dans l’imaginaire et la conscience collectifs. Graphiquement, le style d’Eisner est encore intact, et son dessin presque européen rend son récit fort agréable.
L'Autoroute du soleil
Un album qui m'avait beaucoup plu à l'époque, quand je le relis de temps en temps je trouve ça correct mais il me semble y prendre moins de plaisir. Avec cet album j'ai découvert Baru, son dessin particulier et sa narration virulente m'ont séduit, au fil du temps j'ai continué à lire ses BD et en général je ne suis jamais déçu, bien au contraire! Il est quand même bien de commencer par l'Autoroute du soleil si l'on veut aborder Baru, cette BD contient pas mal d'éléments qu'il réutilisera ensuite de manière plus affinée. Les histoires de Baru sont pleines d'énergie et de colère, ses personnages principaux sont souvent issus du monde ouvrier vivant dans des quartiers populaires à l'image de ceux de l'Autoroute du soleil. L'Autoroute du soleil met en scène deux jeunes aux prises avec un puissant groupe de crapules, ils sont condamnés à fuir vers nulle part. Les péripéties se succèdent, tout va très vite, c'est une histoire qui ne manque pas de vigueur... Pourtant, c'est peut-être un peu trop gros, il y a peut-être un peu trop de clichés, un peu trop d'invraisemblance et cela paraît paradoxalement un peu longuet, malgré l'énergie qui s'en dégage, pour convaincre totalement. Même si à présent je préfère ses oeuvres plus récentes, l'Autoroute du soleil est une bonne BD que je conseille, un album pas très cher en regard de son contenu, ce qui n'est pas négligeable. Une dernière chose, personnellement j'aime mieux les dessins de Baru en couleurs. JJJ
Les Petits Ruisseaux
J'aime bien Rabaté, ses albums sont surprenants, pour celui là, rien que la couverture a définitivement motivé mon achat, et je n'ai pas été déçu! Le sujet tout en étant simple est des plus originaux, prendre un vieux pour héros et lui consacrer 94 pages tout en pondant une histoire plaisante, émouvante et souvent drôle, ça me paraît assez rare dans le paysage de la BD. Emile notre héros va vivre des moments très forts à l'instant ou il pensait sa vie terminée; c'est une idée que j'aime beaucoup et Rabaté la met parfaitement en scène. L'histoire est contée de façon douce, pourtant les passages intenses ne manquent pas, ça commence très paisiblement et s'achève de même façon. Un album qui a de quoi séduire, je conseille. JJJ
Les Nouvelles aventures du Chat Botté
Les nouvelles aventures du chat botté vues par Nancy Peña. C'est très réjouissant, burlesque, déjanté, poétique, truffé de jeux de bons mots. Voilà une petite oeuvre vite achetée, vite lue, vite relue et rerelue... Mettez vos plus belles bottes et courrez donc l'acheter à grandes enjambées!
Fraise et Chocolat
Il est pas mal du tout ce petit album! Si je le présente ainsi c'est parce qu'à la lecture j'ai eu l'impression qu'Aurélia Aurita avait abordé l'album sans prétention, de manière autant décontractée que décomplexée. Le résultat est plein de fraîcheur et de plaisir, c'est très érotique parfois carrément cru, mais je n'y ai vu aucune vulgarité. C'est une belle histoire d'amour qui nous est montré là, même s’il est vrai c'est plus axé sur le côté charnel que sur la partie relationnelle. En ce qui me concerne j'ai apprécié, j'ai souvent souri, ça m'a touché, il sort plein d'émotions diverses de cette lecture... Le trait d'Aurélia est simple, très simple, très épuré, tout rond, parfait à mon avis pour ce genre d'histoire. Un petit détail comique: pour représenter un anus, Aurélia Aurita ne s'encombre pas de détails, une simple croix suffit, arf! J'ai aimé, je conseille... JJJ
Solo
Je suis un inconditionnel de Richard Corben, j'adore son style. L'artiste excelle dans l'exercice de l'histoire courte. Ce chapitre de la série Solo lui est consacré. On frise la déception, le contenu deu recueil étant plutôt timide. Cela se lit assez vite, les historiettes sont plutôt faiblardes et beaucoup moins osées que ce que Corben a déja réalisé. Reste quand même son style unique qui ravira ceux qui l'apprécient, Dans ce recueil Corben utilise différentes techniques d'illustrations selon les histoires, même sa bonne vieille aérographie "démodée". Si vous appréciez l'auteur comme moi, ça vaut le coup, en revanche pour l'ensemble des lecteurs qui voudraient découvrir Corben ça n'est pas forcément un premier contact idéal, mieux vaut voir du côté de l'immense Den ou d’œuvre plus abouties, comme La Maison au Bord du Monde ou Bigfoot. Un grand merci aux éditions TOTH qui continuent d'éditer cet auteur, ceci dit Solo n'est pas uniquement le titre de cet album, c'est surtout une collection (un auteur=un album) qui mériterait d'être éditée dans son intégralité, à bon entendeur... JJJ