Une Bd que j'ai entamée sans préjugés mais que je me suis rapidement mise à feuilleter tant je l'ai trouvée peu passionnante. Van Hamme nous invente ici une petite fable fantastique où une femme se trouve plongée dès la seconde planche dans un univers mythologique un peu fourre-tout. A la manière d'un Gulliveriana de Manara, la jeune femme se retrouve très vite déshabillée, à dériver de rencontres en rencontres avec des personnages de légendes, amazones, Herakles, Thésée, centaures, satyres, et ainsi de suite. Il n'y a pas de véritable scénario, juste une suite de péripéties sans saveur où se mêlent au petit bonheur la chance des scènes très softs de filles nues et en principe d'amour débridé.
Le dessin de Cuvelier est très classique, me rappelant ici le style de Forest. Mais Cuvelier n'a pas le talent de Manara pour faire suinter d'érotisme et de sensualité ses personnages et ses scènes.
Et même si je trouve les scénarios de Manara tout aussi creux que celui d'Epoxy, on ne peut même pas se contenter ici d'un dessin et de scènes vraiment érotiques comme dans un Gulliveriana pour redonner de la saveur à cette BD sans grand interêt.
Enfin le voilà, cet album qui est prévu depuis près d'un an en France ! Roman Dirge, que l'on nous présente comme le énième phénomène éditorial underground américain, propose là un univers tout à fait particulier.
Lenore est une petite fille, assez mignonne finalement, qui passe beaucoup de temps à démembrer les animaux, les fâcheux, voire les amoureux zombies. C'est plutôt trash, bizarre par moments, et bien sûr souvent violent. Le dessin est très étrange, mélange quasi-enfantin avec des ambiances sombres parfois réussies. Ca rappelle, comme clamé partout, l'univers de Tim Burton.
Pour ma part, l'humour noir n'est pas trop ma tasse de thé, et je ne considère pas cette série comme supérieure à "divertissante et intéressante". A réserver aux amateurs du genre.
Voici la preuve, si besoin était, que les bibliothèques municipales ont du bon.
J’y ai trouvé, il y a quelques jours, une bande dessinée intrigante en quatre tomes appelée « les quatre voyages de Juan Buscamares » par un certain Félix Vega.
Plutôt intéressé par les quelques pages entrevues, je me suis rué chez moi et sur bdtheque.com pour savoir quelle était cette BD dont je n’avais jamais entendu parler et que je n’avais jamais vu en rayon… et là, surprise !
La BD sus-visée était, en effet, inconnue du pourtant infaillible Bdtheque.
S’agissait-il d’un ouvrage sans qualité ni intérêt ?
Etonnant. C’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à l’anonymat dans lequel survit cette série car elle possède de nombreuses qualités.
« Les quatre voyages de Juan Buscamares » raconte le voyage, fortement empreint de mysticisme, d’un homme sur une terre ravagée après une apocalypse qui l’a complètement asséchée. Difficile à la lecture de ce résumé volontairement succinct de ne pas voir en cette série un sous Mad-Max comme il en existe tant.
Si l’on y rajoute une certaine dose de violence et d’érotisme, on pourrait, à première vue, agiter le spectre de la bd générique, commerciale et racoleuse.
Et pourtant… Les quatre voyages […] plait indéniablement. Le trait de l’auteur, déjà bien affirmé dès le premier tome s’améliore encore au cours de l’aventure tandis que les couleurs, agréable au départ, deviennent magnifiques dès le troisième volume.
Les personnages bien campés, quoique volontairement archétypaux (rappelons qu’il s’agit d’une sorte de voyage initiatique) sont très bien dessinés, avec très peu ou pas d’erreur de perspectives, assez variés et les décors, bien qu’épurés, sont souvent très réussis.
Les femmes sont indéniablement belles et l’on sent planer très fortement l’influence de Manara ; c’est particulièrement notable dans le premier tome (quoique ma connaissance de Manara soit assez limitée).
Comment parler de l’histoire sans trop en révéler ?
Disons que sans être foncièrement originale, elle digère assez bien les poncifs dont elle se nourrit pour être finalement assez intéressante et plaisante.
Précisons tout de même qu’elle est parfois assez hallucinée.
Je vais m’arrêter là, autant pour laisser intact le plaisir de la découverte que parce que je n’ai pas encore terminé ma lecture (encore vingt pages avant le dénouement) mais je ne saurais que vous conseiller de vous procurer ces quatre tomes qui méritent amplement d’être découverts… les dessinateurs ayant bien du talent.
Amateurs de beaux dessins et d’aventures éthérées, ne passez pas à côté de cette petite perle un peu trop anonyme !
Voilà typiquement une petite BD qui ne vaut pas du tout par son graphisme. Le dessin, en effet, est simplifié le plus possible tout en restant facilement lisible. Le but doit vraisemblablement être de ne pas se prendre le chou avec le graphisme.
Mais alors l'humour, alors là pardon, chapeau bas !
Cela fait longtemps que je n'ai pas ri aux éclats avec une bd d'humour. Tout est là, le non-sens, le réfléchi, l'absurde, le bête et méchant, etc. Les mésaventures de ce blaireau sont hilarantes. Le gimmick de chaque strip ("Francis se promène dans la campagne…") n'y est certes pas pour rien, bien au contraire.
Le mérite de cette petite BD est de nous rappeler que chaque fois que nous faisons des actes inconsidérés (comme marcher dans la rue, par exemple, Francis se promène bien dans la campagne). Et… et puis zut allez lire cette série et rire (du moins je l'espère) !
Allez, hop…
Comment ? Vous êtes toujours là ? Ah oui, c'est vrai, c'est à vous de voir…
Deuxième livre de Macchia "Roman d'gare" est une série de scènettes se déroulant dans une… gare.
Voilà le type même du livre qui peut laisser dubitatif. En effet, ces moments de la vie quotidienne peuvent aussi bien toucher que laisser froid. D'ailleurs d'autres ont ce "problème" avec leurs histoires. Personnellement, la pudeur (c'est comme ça que je le perçois) avec laquelle Macchia aborde les différentes histoires me plait. Tout en douceur mais… avec une façon bien à lui de pointer là où cela fait mal.
Bien sûr, il ne s'agit pas là d'un indispensable, loin de là (ou pas encore), mais d'un moment agréable à passer dans l'univers d'un jeune auteur qui me plait de plus en plus
Alors je vous conseille de le regarder de près, même si, comme toujours cela reste à vous de voir…
À la base j'aime beaucoup le mythe du vampire que ce soit au cinéma où dans les jeux de rôle (la mascarade). Seulement on a fait beaucoup de chose autour c'est une ficelle qu'on a souvent tirée dans bien des domaines et autant il y a des oeuvres de référence, autant il y a aussi de bon gros nanars.
Le Prince de la Nuit de Swolfs (tout du moins dans son 1er cycle) est, à mes yeux, une réussite du genre dans le monde de la Bd. Pour plusieurs raisons.
D'abord je suis, incontestablement, admiratif face au dessin de Swolfs. C'est incroyable comme c'est beau, je le trouve largement supérieur à Marini même si je me rend compte qu'objectivement c'est loin d'être vrai.
Son dessin colle à merveille avec l'histoire qu'il raconte que ce soit pendant le moyen-âge ou pour le Paris d'avant la seconde GM. Bluffé en tout point de vue je suis.
Quant à l'histoire, l'ouverture de ce premier cycle est un véritable bijou tant du côté de la narration et des dialogues que de l'ambiance créée. Les 2 tomes suivant sont un peu moins bons, on est dans l'intrigue policière mais avant tout j'aime les retours en arrière où on voit les descendants de Jehan de Rougemont combattre Kergan. La relation que le vampire entretient avec ses chasseurs me plait même si c'est toujours la même chose. J'apprécie aussi la malédiction dans les deux sens, Kergan et les Rougemont sont tout aussi maudits.
Enfin les séances chez le psychanaliste (avec la barbe de Freud si je ne m'abuse) sont aussi marrantes qu'inquiétantes car elles distillent bien les angoisses de Vincent.
Le dénouement est sans surprise, on pouvait s'attendre plus ou moins à ça... J'ai jamais eu envie de lire la suite de peur d'être déçu, à méditer.
Le mythe du vampire est bien traité à la fin quoique je trouve que ce soit un peu rapide, j'aurais aimé un peu plus de lamentations de la part de Kergan. On le présente plus comme une bête féroce et pas assez comme un esthète bien que Swolfs ait décidé d'en faire un musicien fabuleux, légère contradiction mais ça ne me gâche aucunement ma lecture, un cyle que j'ai déjà lu et relu et dont je ne me lasse pas... Sans toutefois le préférer au Dracula de Coppola ou à Entretien avec un Vampire de Neil Jordan.
Un excellent cycle bien qu'éloigné de l'image romantique que j'ai du vampire, je viendrais éditer si je lis un jour la suite.
Autant leur dernière collaboration La Danseuse du temps ne m'a guère convaincu , autant je suis tombé sous le charme de ce conte érotique qui m'a fait songer au film "Brigadoon"-toute proportion gardée évidemment- de Vincente Minelli (avec Gene Kelly et Cyd Charisse).
Car ici, ce n'est pas un village qui apparaît (ou disparaît) mais une maison de Gieshas.
Delcourt surfe sur la vague du film "Geisha" inspiré du superbe roman du même titre ; mais le talent est bien présent.
Un dessin tout en finesse et suggestif, des couleurs superbes, font de cette bd un one shot tout à fait recommandable.
A travers l'histoire de quatre hommes (l'intendant, le gouverneur, l'homme marié et l'homme errant) les auteurs illustrent ce qui, peut-être, est une légende.
Un pari osé pour les éditions Delcourt, mais cet érotisme (plus que soft) est parfaitement mis en scène, sans vulgarité aucune.
J'ai beaucoup aimé cette histoire.
Amer savoir celui qu’on tire du voyage… Après Palaces, Simon Hureau continue de nous raconter ses péripéties au Cambodge. On retrouve le même genre de situations, la même quête, le même énervement vis-à-vis des méchants expatriés et des bêtes touristes, la même relative ignorance de la société qui l’entoure, la même solitude et le même ennui ponctués de quelques moments inoubliables. On trouve cependant dans ce tome-ci moins de monuments et plus de monologues. Si vous n’avez jamais été routard et si vous vous demandez ce qu’ils peuvent bien faire pendant leurs longs séjours dans des pays exotiques, lisez Simon Hureau.
J’avais arrêté d’acheter des albums de Rosinski depuis plusieurs années, mais je me suis quand même laissé tenter en voyant son nouveau style dans « la vengeance du comte Skarbek ». J’ai été agréablement surpris, tant au niveau du dessin qu’au niveau du scénario, beaucoup plus fouillé que ce qu’on a eu l’habitude de lire avec le tandem Rosinski-Van Hamme. Bref, un bon diptyque avec une histoire solide et des dessins en très belles couleurs directes.
Un livre sur l’enfance et l’adolescence, sur les doutes, les angoisses et la difficulté de devenir adulte, les premiers amours, les premières désillusions et les trahisons aux promesses qu’on s’était faites. Sujet brillamment traité, construction impeccable, dessins superbes, avec quelques allégories inoubliables. « Blankets » est déjà devenu un album culte, un classique à ne pas manquer.
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Une Bd que j'ai entamée sans préjugés mais que je me suis rapidement mise à feuilleter tant je l'ai trouvée peu passionnante. Van Hamme nous invente ici une petite fable fantastique où une femme se trouve plongée dès la seconde planche dans un univers mythologique un peu fourre-tout. A la manière d'un Gulliveriana de Manara, la jeune femme se retrouve très vite déshabillée, à dériver de rencontres en rencontres avec des personnages de légendes, amazones, Herakles, Thésée, centaures, satyres, et ainsi de suite. Il n'y a pas de véritable scénario, juste une suite de péripéties sans saveur où se mêlent au petit bonheur la chance des scènes très softs de filles nues et en principe d'amour débridé. Le dessin de Cuvelier est très classique, me rappelant ici le style de Forest. Mais Cuvelier n'a pas le talent de Manara pour faire suinter d'érotisme et de sensualité ses personnages et ses scènes. Et même si je trouve les scénarios de Manara tout aussi creux que celui d'Epoxy, on ne peut même pas se contenter ici d'un dessin et de scènes vraiment érotiques comme dans un Gulliveriana pour redonner de la saveur à cette BD sans grand interêt.
Lenore
Enfin le voilà, cet album qui est prévu depuis près d'un an en France ! Roman Dirge, que l'on nous présente comme le énième phénomène éditorial underground américain, propose là un univers tout à fait particulier. Lenore est une petite fille, assez mignonne finalement, qui passe beaucoup de temps à démembrer les animaux, les fâcheux, voire les amoureux zombies. C'est plutôt trash, bizarre par moments, et bien sûr souvent violent. Le dessin est très étrange, mélange quasi-enfantin avec des ambiances sombres parfois réussies. Ca rappelle, comme clamé partout, l'univers de Tim Burton. Pour ma part, l'humour noir n'est pas trop ma tasse de thé, et je ne considère pas cette série comme supérieure à "divertissante et intéressante". A réserver aux amateurs du genre.
Jean Cherchemers (Les Quatre voyages de Juan Buscamares)
Voici la preuve, si besoin était, que les bibliothèques municipales ont du bon. J’y ai trouvé, il y a quelques jours, une bande dessinée intrigante en quatre tomes appelée « les quatre voyages de Juan Buscamares » par un certain Félix Vega. Plutôt intéressé par les quelques pages entrevues, je me suis rué chez moi et sur bdtheque.com pour savoir quelle était cette BD dont je n’avais jamais entendu parler et que je n’avais jamais vu en rayon… et là, surprise ! La BD sus-visée était, en effet, inconnue du pourtant infaillible Bdtheque. S’agissait-il d’un ouvrage sans qualité ni intérêt ? Etonnant. C’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à l’anonymat dans lequel survit cette série car elle possède de nombreuses qualités. « Les quatre voyages de Juan Buscamares » raconte le voyage, fortement empreint de mysticisme, d’un homme sur une terre ravagée après une apocalypse qui l’a complètement asséchée. Difficile à la lecture de ce résumé volontairement succinct de ne pas voir en cette série un sous Mad-Max comme il en existe tant. Si l’on y rajoute une certaine dose de violence et d’érotisme, on pourrait, à première vue, agiter le spectre de la bd générique, commerciale et racoleuse. Et pourtant… Les quatre voyages […] plait indéniablement. Le trait de l’auteur, déjà bien affirmé dès le premier tome s’améliore encore au cours de l’aventure tandis que les couleurs, agréable au départ, deviennent magnifiques dès le troisième volume. Les personnages bien campés, quoique volontairement archétypaux (rappelons qu’il s’agit d’une sorte de voyage initiatique) sont très bien dessinés, avec très peu ou pas d’erreur de perspectives, assez variés et les décors, bien qu’épurés, sont souvent très réussis. Les femmes sont indéniablement belles et l’on sent planer très fortement l’influence de Manara ; c’est particulièrement notable dans le premier tome (quoique ma connaissance de Manara soit assez limitée). Comment parler de l’histoire sans trop en révéler ? Disons que sans être foncièrement originale, elle digère assez bien les poncifs dont elle se nourrit pour être finalement assez intéressante et plaisante. Précisons tout de même qu’elle est parfois assez hallucinée. Je vais m’arrêter là, autant pour laisser intact le plaisir de la découverte que parce que je n’ai pas encore terminé ma lecture (encore vingt pages avant le dénouement) mais je ne saurais que vous conseiller de vous procurer ces quatre tomes qui méritent amplement d’être découverts… les dessinateurs ayant bien du talent. Amateurs de beaux dessins et d’aventures éthérées, ne passez pas à côté de cette petite perle un peu trop anonyme !
Francis
Voilà typiquement une petite BD qui ne vaut pas du tout par son graphisme. Le dessin, en effet, est simplifié le plus possible tout en restant facilement lisible. Le but doit vraisemblablement être de ne pas se prendre le chou avec le graphisme. Mais alors l'humour, alors là pardon, chapeau bas ! Cela fait longtemps que je n'ai pas ri aux éclats avec une bd d'humour. Tout est là, le non-sens, le réfléchi, l'absurde, le bête et méchant, etc. Les mésaventures de ce blaireau sont hilarantes. Le gimmick de chaque strip ("Francis se promène dans la campagne…") n'y est certes pas pour rien, bien au contraire. Le mérite de cette petite BD est de nous rappeler que chaque fois que nous faisons des actes inconsidérés (comme marcher dans la rue, par exemple, Francis se promène bien dans la campagne). Et… et puis zut allez lire cette série et rire (du moins je l'espère) ! Allez, hop… Comment ? Vous êtes toujours là ? Ah oui, c'est vrai, c'est à vous de voir…
Roman d'gare
Deuxième livre de Macchia "Roman d'gare" est une série de scènettes se déroulant dans une… gare. Voilà le type même du livre qui peut laisser dubitatif. En effet, ces moments de la vie quotidienne peuvent aussi bien toucher que laisser froid. D'ailleurs d'autres ont ce "problème" avec leurs histoires. Personnellement, la pudeur (c'est comme ça que je le perçois) avec laquelle Macchia aborde les différentes histoires me plait. Tout en douceur mais… avec une façon bien à lui de pointer là où cela fait mal. Bien sûr, il ne s'agit pas là d'un indispensable, loin de là (ou pas encore), mais d'un moment agréable à passer dans l'univers d'un jeune auteur qui me plait de plus en plus Alors je vous conseille de le regarder de près, même si, comme toujours cela reste à vous de voir…
Le Prince de la Nuit
À la base j'aime beaucoup le mythe du vampire que ce soit au cinéma où dans les jeux de rôle (la mascarade). Seulement on a fait beaucoup de chose autour c'est une ficelle qu'on a souvent tirée dans bien des domaines et autant il y a des oeuvres de référence, autant il y a aussi de bon gros nanars. Le Prince de la Nuit de Swolfs (tout du moins dans son 1er cycle) est, à mes yeux, une réussite du genre dans le monde de la Bd. Pour plusieurs raisons. D'abord je suis, incontestablement, admiratif face au dessin de Swolfs. C'est incroyable comme c'est beau, je le trouve largement supérieur à Marini même si je me rend compte qu'objectivement c'est loin d'être vrai. Son dessin colle à merveille avec l'histoire qu'il raconte que ce soit pendant le moyen-âge ou pour le Paris d'avant la seconde GM. Bluffé en tout point de vue je suis. Quant à l'histoire, l'ouverture de ce premier cycle est un véritable bijou tant du côté de la narration et des dialogues que de l'ambiance créée. Les 2 tomes suivant sont un peu moins bons, on est dans l'intrigue policière mais avant tout j'aime les retours en arrière où on voit les descendants de Jehan de Rougemont combattre Kergan. La relation que le vampire entretient avec ses chasseurs me plait même si c'est toujours la même chose. J'apprécie aussi la malédiction dans les deux sens, Kergan et les Rougemont sont tout aussi maudits. Enfin les séances chez le psychanaliste (avec la barbe de Freud si je ne m'abuse) sont aussi marrantes qu'inquiétantes car elles distillent bien les angoisses de Vincent. Le dénouement est sans surprise, on pouvait s'attendre plus ou moins à ça... J'ai jamais eu envie de lire la suite de peur d'être déçu, à méditer. Le mythe du vampire est bien traité à la fin quoique je trouve que ce soit un peu rapide, j'aurais aimé un peu plus de lamentations de la part de Kergan. On le présente plus comme une bête féroce et pas assez comme un esthète bien que Swolfs ait décidé d'en faire un musicien fabuleux, légère contradiction mais ça ne me gâche aucunement ma lecture, un cyle que j'ai déjà lu et relu et dont je ne me lasse pas... Sans toutefois le préférer au Dracula de Coppola ou à Entretien avec un Vampire de Neil Jordan. Un excellent cycle bien qu'éloigné de l'image romantique que j'ai du vampire, je viendrais éditer si je lis un jour la suite.
Okiya - La Maison des plaisirs défendus
Autant leur dernière collaboration La Danseuse du temps ne m'a guère convaincu , autant je suis tombé sous le charme de ce conte érotique qui m'a fait songer au film "Brigadoon"-toute proportion gardée évidemment- de Vincente Minelli (avec Gene Kelly et Cyd Charisse). Car ici, ce n'est pas un village qui apparaît (ou disparaît) mais une maison de Gieshas. Delcourt surfe sur la vague du film "Geisha" inspiré du superbe roman du même titre ; mais le talent est bien présent. Un dessin tout en finesse et suggestif, des couleurs superbes, font de cette bd un one shot tout à fait recommandable. A travers l'histoire de quatre hommes (l'intendant, le gouverneur, l'homme marié et l'homme errant) les auteurs illustrent ce qui, peut-être, est une légende. Un pari osé pour les éditions Delcourt, mais cet érotisme (plus que soft) est parfaitement mis en scène, sans vulgarité aucune. J'ai beaucoup aimé cette histoire.
Bureau des prolongations
Amer savoir celui qu’on tire du voyage… Après Palaces, Simon Hureau continue de nous raconter ses péripéties au Cambodge. On retrouve le même genre de situations, la même quête, le même énervement vis-à-vis des méchants expatriés et des bêtes touristes, la même relative ignorance de la société qui l’entoure, la même solitude et le même ennui ponctués de quelques moments inoubliables. On trouve cependant dans ce tome-ci moins de monuments et plus de monologues. Si vous n’avez jamais été routard et si vous vous demandez ce qu’ils peuvent bien faire pendant leurs longs séjours dans des pays exotiques, lisez Simon Hureau.
La Vengeance du Comte Skarbek
J’avais arrêté d’acheter des albums de Rosinski depuis plusieurs années, mais je me suis quand même laissé tenter en voyant son nouveau style dans « la vengeance du comte Skarbek ». J’ai été agréablement surpris, tant au niveau du dessin qu’au niveau du scénario, beaucoup plus fouillé que ce qu’on a eu l’habitude de lire avec le tandem Rosinski-Van Hamme. Bref, un bon diptyque avec une histoire solide et des dessins en très belles couleurs directes.
Blankets - Manteau de neige
Un livre sur l’enfance et l’adolescence, sur les doutes, les angoisses et la difficulté de devenir adulte, les premiers amours, les premières désillusions et les trahisons aux promesses qu’on s’était faites. Sujet brillamment traité, construction impeccable, dessins superbes, avec quelques allégories inoubliables. « Blankets » est déjà devenu un album culte, un classique à ne pas manquer.