Un des meilleurs albums de Margerin, bien qu'il ne soit pas très connu. On rigole à chaque page, et pas seulement en fin de gags comme dans beaucoup d'autres bds. Les clins d'oeil et les détails sont partout: en un mot, génial!
Bien qu'il soit assez âgé, l'album n'a pas trop vieilli.
Les dessins ne sont pas magnifiques (c'est ce qui prive cette bd du 5/5), mais c'est amplement rattrapé. Du grand Margerin!
Certaines planches proposées par Gotlib sont parmi les plus drôles de l'histoire de la BD. Le running gag d'Isaac Newton est sans doute l'un des plus réussis. Mais les travaux sur les plans et angles de vue sont très intéressants aussi car ils permettent à Gotlib de faire un travail très approfondi de "déconstruction" de la planche bd.
L'idée de base de cet album est assez originale. Oui, concevoir une histoire de meurtre en plein coeur des tranchées, là où les corps s'accumulent à perdre de vue, c'est assez culotté. Pourtant, le résultat est tout à fait à la hauteur du défi.
Et c'est donc avec beaucoup d'intérêt que l'on suit l'enquête du lieutenant Sauveur Albertini, un gratte-papier de la police militaire.
Eric Adam et Vincent Cady, les scénaristes, nous proposent un récit tout à fait réussi qui nous plonge en pleine guerre 14-18. Dès les premières pages, les auteurs nous font partager leur vision de cette période assez sombre du 20ième siècle.
A travers ce récit, les scénaristes parviennent parfaitement à nous faire ressentir toute la haine et la solitude qui pouvaient se lire sur les visages de ces soldats.
L'immersion est totale et même si certaines planches sont parfois muettes, les images parlent d'elles-mêmes.
Adan et Cady s'attardent également sur le caractère des présumés coupables, ce qui donne de la densité au récit.
Au niveau du dessin, celui de Marchetti est efficace. Les plans serrés, dessinés par l'auteur, accentuent la tension pourtant déjà bien présente tout au long du récit. Grâce à cela, les expressions des personnages sont, également, bien mise en valeur.
J'ai remarqué que certains visages me faisaient penser au graphisme de Mathieu Bonhomme (Le Marquis d'Anaon), coïncidence ou influences ?
La Tranchée est un album à lire sans hésiter. Suite et fin dans le prochain tome.
A conseiller !
J'ai lu les cinq tomes à la suite et je dois dire que j'ai trouvé cette histoire très sympa.
Présentée comme un conte, cette série nous plonge dans un monde imaginaire où deux peuples, les furets et les transparents, se côtoient plutôt difficilement.
Trois membres de ces deux communautés se sont donnés comme objectif de rétablir la paix entre leurs deux peuples, ce qui ne sera pas chose facile.
C'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit les protagonistes du récit. Leurs péripéties ne manquent pas d'intérêt, l'humour est bien présent, bref, on ne s'ennuie pas un seul instant.
Le dessin de Weeling est très raffiné. On décèle beaucoup de finesse dans son trait et les couleurs sont très réalistes.
Les Lumières d'Amalou est une série qui ne manque pas d'intérêt et c'est donc à suivre !
Quand il s'agit de nous faire ressentir des émotions, Etienne Davodeau est un maître en la matière. « Ceux qui t'aiment » n'a rien à envier aux autres séries de l'auteur. On retrouve, ici, sa marque de fabrique, pour notre plus grand plaisir.
Le scénario nous plonge dans le monde du football. En résumé, on suit les mésaventures d'une vedette du ballon rond qui est victime d'un enlèvement. La densité des personnages est superbement bien rendue et c'est vrai que ceux-ci brûlent de vérité. A travers ce fait divers, on va vite comprendre que l'auteur veut surtout montrer du doigt la manipulation médiatique. Les déboires de notre vedette sont le reflet d'une réalité journalière. On comprend très vite que la notoriété ne tient qu'à un fil et que se sentir comme un objet dans les mains du public, ne doit pas toujours être facile à gérer.
Le dessin de Davodeau n'évolue pas vraiment. Celui-ci reste toujours aussi attachant.
« Ceux qui t'aiment » est un one-shot à posséder pour les fans et à conseiller pour les autres.
C'est la première fois que la collection Equinoxe nous propose une série au ton plus "léger". A se demander si celle-ci avait vraiment sa place sous ce label ?
Bref, le scénario de cette nouvelle série (?) est très agréable et sans prétention.
En résumé, nous faisons, ici, la connaissance de Butch Cassidy, un gamin turbulent et qui est également le neveu du célèbre hors-la-loi du même nom. Ce récit n'a rien de révolutionnaire mais j'ai trouvé la lecture de cet album plutôt agréable. Les personnages ne manquent pas d'humour et notre apprenti-héros est assez attachant.
Le dessin est dans le même esprit. Le trait de l'auteur est vif et efficace, ce qui donne beaucoup de punch au récit.
Butch Cassidy ne marquera pas l'histoire de la bd mais il vous fera passer un bon moment.
A lire !
Avouons-le : la couverture et le sujet (le récit des luttes ouvrières dans les Mauges) peuvent en rebuter plus d'un... Mais voilà, comme pour Rural !, Davodeau fait encore mouche avec ce nouvel album documentaire. Car l'originalité de Davodeau est là : un style peu commun (faire du documentaire en BD), un récit précis (l'auteur fait un vrai travail de recherche historique) avec une vraie proximité et tendresse pour les destins qu'il évoque.
Alors voici donc Davodeau enquêtant sur la culture militante des habitants de la région des Mauges (sud du Maine et Loire) de 1945 à 1981 à travers deux personnes communes mais aussi un peu spéciales : ses parents.
On va y découvrir les conditions particulières de travail dans des usines de production où le taylorisme fait encore des siennes ainsi que les mouvements militants qui vont petit à petit s'intensifier pour lutter efficacement pour les droits des travailleurs.
Alors bien sûr, le récit ne fait pas beaucoup d'éloges pour le patronat, ce qui pourra déplaire à certains. Cependant, il faut bien situer le récit dans son contexte historique et puis l'auteur donne la parole à ses parents sans pour autant donner son avis personnel (à chacun de se faire son opinion en toute connaissance de causes).
Ne soyez donc pas rebuté par le sujet, l'histoire des Mauges peut paraître trop locale, mais elle est à l'image de ce qui s'est passé dans bon nombre de régions françaises avec une particularité : le rôle important de la religion dans cette région ultra-catholique dans la défense des ouvriers (une nouveauté à l'époque alors que l'église était plus proche de la noblesse qu'autre chose). Là encore, Davodeau ne tombe pas dans le piège de la propagande gratuite pour l'église catholique : il décrit purement et simplement les faits.
Un dernier mot sur les dessins noir et blanc de l'auteur : il sont sublimes. Ce n'est pas que Davodeau va révolutionner le monde de la BD par son coup de crayon, mais le dessinateur maîtrise parfaitement l'exercice difficile du documentaire-BD, avec des allers-retours dans passé. Là encore, les "Les mauvaises Gens" est une réussite.
Bref, tout comme Rural !, c'est un album incontournable par sa qualité et son originalité.
Hum... J'ai été un peu déconcerté par cette série, vu que j'ai commencé par les tomes 3 et 4, avant de me rendre compte qu'il y en avait eu deux auparavant... La faute aux 4èmes de couverture de la première édition, qui ne comportent pas les deux premiers...
Du coup ma lecture était quelque peu chaotique... Mais cela ne m'empêche pas d'apprécier une bonne partie de cette BD. Drôle, politiquement incorrecte, irrévérencieuse, iconoclaste, elle fait preuve d'une étrange modernité dans son époque première (les années 1980). Une BD adulte sous une bannière "enfants", ça surprend, quand même ! Les personnages sont attachants (moi j'aime bien Tim !), et l'on ne s'ennuie jamais. Cependant, la série s'essouffle dans le second cycle, et perd presque complètement sa vitalité par la suite. Dommage, car le dessin de Conrad (éloigné de Donito) était pas mal la plupart du temps...
Une nouvelle série dans le genre fantastique qui sans être d’une grande originalité dans son scénario reste tout de même sympathique et agréable à lire. Ce premier tome (servant surtout à lancer l’intrigue et à présenter les personnages) raconte l’histoire d’un petit orphelin à qui l’on n’a jamais donné de nom, condamné à vivre par la force des choses sur une toute petite île entourée de militaires. Ce garçon rongé par l’ennui rêve dans son for intérieur à des aventures chevaleresques pour s’évader de cette île où jamais rien ne se passe… jusqu’au jour où le destin l’amènera à accomplir ses rêves.
Le dessin est somme toute assez réussi malgré quelques petites imperfections (pardonnables pour une première série), le découpage et la mise en couleur sont de qualité
Il y a peut être d’autres priorités en ce moment mais cette Bd est quand même à découvrir (notamment pour les amateurs du genre) car elle présente l’espoir d’une suite qui pourrait bien être de très bonne qualité c’est pourquoi je garderais dessus un œil attentif.
Voilà une bien belle histoire de vengeance, en effet...
Le scénario d'Yves Sente est bien maîtrisé, classique, réservant son lot de chausses-trapes, de pièges, de fausses pistes, un lot qui sied à toute bonne histoire de ce genre. Bien sûr, la référence à l'oeuvre d'Alexandre Dumas n'est pas un hasard, puisque Sente s'inscrit dans cette veine d'intrigues et de faux-semblants. Un scénario magnifié par le dessin, que dis-je, la peinture de Gregorz Rosinski, de toute beauté la plupart du temps, même si certaines cases me semblent juste esquissées. Un très beau diptyque, à conseiller au grand public.
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Y'a plus de jeunesse
Un des meilleurs albums de Margerin, bien qu'il ne soit pas très connu. On rigole à chaque page, et pas seulement en fin de gags comme dans beaucoup d'autres bds. Les clins d'oeil et les détails sont partout: en un mot, génial! Bien qu'il soit assez âgé, l'album n'a pas trop vieilli. Les dessins ne sont pas magnifiques (c'est ce qui prive cette bd du 5/5), mais c'est amplement rattrapé. Du grand Margerin!
Rubrique-à-Brac
Certaines planches proposées par Gotlib sont parmi les plus drôles de l'histoire de la BD. Le running gag d'Isaac Newton est sans doute l'un des plus réussis. Mais les travaux sur les plans et angles de vue sont très intéressants aussi car ils permettent à Gotlib de faire un travail très approfondi de "déconstruction" de la planche bd.
La Tranchée
L'idée de base de cet album est assez originale. Oui, concevoir une histoire de meurtre en plein coeur des tranchées, là où les corps s'accumulent à perdre de vue, c'est assez culotté. Pourtant, le résultat est tout à fait à la hauteur du défi. Et c'est donc avec beaucoup d'intérêt que l'on suit l'enquête du lieutenant Sauveur Albertini, un gratte-papier de la police militaire. Eric Adam et Vincent Cady, les scénaristes, nous proposent un récit tout à fait réussi qui nous plonge en pleine guerre 14-18. Dès les premières pages, les auteurs nous font partager leur vision de cette période assez sombre du 20ième siècle. A travers ce récit, les scénaristes parviennent parfaitement à nous faire ressentir toute la haine et la solitude qui pouvaient se lire sur les visages de ces soldats. L'immersion est totale et même si certaines planches sont parfois muettes, les images parlent d'elles-mêmes. Adan et Cady s'attardent également sur le caractère des présumés coupables, ce qui donne de la densité au récit. Au niveau du dessin, celui de Marchetti est efficace. Les plans serrés, dessinés par l'auteur, accentuent la tension pourtant déjà bien présente tout au long du récit. Grâce à cela, les expressions des personnages sont, également, bien mise en valeur. J'ai remarqué que certains visages me faisaient penser au graphisme de Mathieu Bonhomme (Le Marquis d'Anaon), coïncidence ou influences ? La Tranchée est un album à lire sans hésiter. Suite et fin dans le prochain tome. A conseiller !
Les Lumières de l'Amalou
J'ai lu les cinq tomes à la suite et je dois dire que j'ai trouvé cette histoire très sympa. Présentée comme un conte, cette série nous plonge dans un monde imaginaire où deux peuples, les furets et les transparents, se côtoient plutôt difficilement. Trois membres de ces deux communautés se sont donnés comme objectif de rétablir la paix entre leurs deux peuples, ce qui ne sera pas chose facile. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit les protagonistes du récit. Leurs péripéties ne manquent pas d'intérêt, l'humour est bien présent, bref, on ne s'ennuie pas un seul instant. Le dessin de Weeling est très raffiné. On décèle beaucoup de finesse dans son trait et les couleurs sont très réalistes. Les Lumières d'Amalou est une série qui ne manque pas d'intérêt et c'est donc à suivre !
Ceux qui t'aiment
Quand il s'agit de nous faire ressentir des émotions, Etienne Davodeau est un maître en la matière. « Ceux qui t'aiment » n'a rien à envier aux autres séries de l'auteur. On retrouve, ici, sa marque de fabrique, pour notre plus grand plaisir. Le scénario nous plonge dans le monde du football. En résumé, on suit les mésaventures d'une vedette du ballon rond qui est victime d'un enlèvement. La densité des personnages est superbement bien rendue et c'est vrai que ceux-ci brûlent de vérité. A travers ce fait divers, on va vite comprendre que l'auteur veut surtout montrer du doigt la manipulation médiatique. Les déboires de notre vedette sont le reflet d'une réalité journalière. On comprend très vite que la notoriété ne tient qu'à un fil et que se sentir comme un objet dans les mains du public, ne doit pas toujours être facile à gérer. Le dessin de Davodeau n'évolue pas vraiment. Celui-ci reste toujours aussi attachant. « Ceux qui t'aiment » est un one-shot à posséder pour les fans et à conseiller pour les autres.
Butch Cassidy
C'est la première fois que la collection Equinoxe nous propose une série au ton plus "léger". A se demander si celle-ci avait vraiment sa place sous ce label ? Bref, le scénario de cette nouvelle série (?) est très agréable et sans prétention. En résumé, nous faisons, ici, la connaissance de Butch Cassidy, un gamin turbulent et qui est également le neveu du célèbre hors-la-loi du même nom. Ce récit n'a rien de révolutionnaire mais j'ai trouvé la lecture de cet album plutôt agréable. Les personnages ne manquent pas d'humour et notre apprenti-héros est assez attachant. Le dessin est dans le même esprit. Le trait de l'auteur est vif et efficace, ce qui donne beaucoup de punch au récit. Butch Cassidy ne marquera pas l'histoire de la bd mais il vous fera passer un bon moment. A lire !
Les Mauvaises Gens
Avouons-le : la couverture et le sujet (le récit des luttes ouvrières dans les Mauges) peuvent en rebuter plus d'un... Mais voilà, comme pour Rural !, Davodeau fait encore mouche avec ce nouvel album documentaire. Car l'originalité de Davodeau est là : un style peu commun (faire du documentaire en BD), un récit précis (l'auteur fait un vrai travail de recherche historique) avec une vraie proximité et tendresse pour les destins qu'il évoque. Alors voici donc Davodeau enquêtant sur la culture militante des habitants de la région des Mauges (sud du Maine et Loire) de 1945 à 1981 à travers deux personnes communes mais aussi un peu spéciales : ses parents. On va y découvrir les conditions particulières de travail dans des usines de production où le taylorisme fait encore des siennes ainsi que les mouvements militants qui vont petit à petit s'intensifier pour lutter efficacement pour les droits des travailleurs. Alors bien sûr, le récit ne fait pas beaucoup d'éloges pour le patronat, ce qui pourra déplaire à certains. Cependant, il faut bien situer le récit dans son contexte historique et puis l'auteur donne la parole à ses parents sans pour autant donner son avis personnel (à chacun de se faire son opinion en toute connaissance de causes). Ne soyez donc pas rebuté par le sujet, l'histoire des Mauges peut paraître trop locale, mais elle est à l'image de ce qui s'est passé dans bon nombre de régions françaises avec une particularité : le rôle important de la religion dans cette région ultra-catholique dans la défense des ouvriers (une nouveauté à l'époque alors que l'église était plus proche de la noblesse qu'autre chose). Là encore, Davodeau ne tombe pas dans le piège de la propagande gratuite pour l'église catholique : il décrit purement et simplement les faits. Un dernier mot sur les dessins noir et blanc de l'auteur : il sont sublimes. Ce n'est pas que Davodeau va révolutionner le monde de la BD par son coup de crayon, mais le dessinateur maîtrise parfaitement l'exercice difficile du documentaire-BD, avec des allers-retours dans passé. Là encore, les "Les mauvaises Gens" est une réussite. Bref, tout comme Rural !, c'est un album incontournable par sa qualité et son originalité.
Les Innommables
Hum... J'ai été un peu déconcerté par cette série, vu que j'ai commencé par les tomes 3 et 4, avant de me rendre compte qu'il y en avait eu deux auparavant... La faute aux 4èmes de couverture de la première édition, qui ne comportent pas les deux premiers... Du coup ma lecture était quelque peu chaotique... Mais cela ne m'empêche pas d'apprécier une bonne partie de cette BD. Drôle, politiquement incorrecte, irrévérencieuse, iconoclaste, elle fait preuve d'une étrange modernité dans son époque première (les années 1980). Une BD adulte sous une bannière "enfants", ça surprend, quand même ! Les personnages sont attachants (moi j'aime bien Tim !), et l'on ne s'ennuie jamais. Cependant, la série s'essouffle dans le second cycle, et perd presque complètement sa vitalité par la suite. Dommage, car le dessin de Conrad (éloigné de Donito) était pas mal la plupart du temps...
Pendragon
Une nouvelle série dans le genre fantastique qui sans être d’une grande originalité dans son scénario reste tout de même sympathique et agréable à lire. Ce premier tome (servant surtout à lancer l’intrigue et à présenter les personnages) raconte l’histoire d’un petit orphelin à qui l’on n’a jamais donné de nom, condamné à vivre par la force des choses sur une toute petite île entourée de militaires. Ce garçon rongé par l’ennui rêve dans son for intérieur à des aventures chevaleresques pour s’évader de cette île où jamais rien ne se passe… jusqu’au jour où le destin l’amènera à accomplir ses rêves. Le dessin est somme toute assez réussi malgré quelques petites imperfections (pardonnables pour une première série), le découpage et la mise en couleur sont de qualité Il y a peut être d’autres priorités en ce moment mais cette Bd est quand même à découvrir (notamment pour les amateurs du genre) car elle présente l’espoir d’une suite qui pourrait bien être de très bonne qualité c’est pourquoi je garderais dessus un œil attentif.
La Vengeance du Comte Skarbek
Voilà une bien belle histoire de vengeance, en effet... Le scénario d'Yves Sente est bien maîtrisé, classique, réservant son lot de chausses-trapes, de pièges, de fausses pistes, un lot qui sied à toute bonne histoire de ce genre. Bien sûr, la référence à l'oeuvre d'Alexandre Dumas n'est pas un hasard, puisque Sente s'inscrit dans cette veine d'intrigues et de faux-semblants. Un scénario magnifié par le dessin, que dis-je, la peinture de Gregorz Rosinski, de toute beauté la plupart du temps, même si certaines cases me semblent juste esquissées. Un très beau diptyque, à conseiller au grand public.