Human Analysis New Department : quelle déception ! Au vu de ce que l'on connaît de la carte de visite impressionnante de Pierre Pelot, on est en droit d'attendre mieux qu'un texte quasi illisible. Gros défaut qui gâche amèrement l'envie d'entrer dans l'univers pourtant tortueux qu'il a pensé. Dans un futur incertain, le langage s'est hispanisé à outrance. Sans doute ce prolifique romancier a-t-il eu l'envie pour son premier scénario original dans le neuvième art de créer un langage qui lui est propre. Qui sait ? Peu importe, le résultat est ici imbuvable que diantre !
De bonnes idées sont toutefois présentes dans l'album: clonages, manipulations génétiques, société de type "Blade Runner", ... quelques déjà-vu mais bien assaisonnés et bien proportionnés. La recette aurait sans doute mieux fonctionnée en roman.
Les dessins sont assurés par un nouveau venu dans les catalogues, Emmanuel Vegliona. Si on peut lui reprocher certaines expressions trop figées, on sent néanmoins qu'il possède un potentiel certain.
Amour et putréfaction peuvent-ils faire bon ménage ? C'est ce que Stefano Raffaele, sur des couleurs de Dave Steward (coloriste de Hellboy), se propose de nous montrer chez les Humanoïdes Associés. Passé l'a priori négatif que l'on peut ressentir envers une histoire de zombie, on plonge dans une véritable histoire d'amour. Dans un univers gore fantastique, il faut avouer que c'est plutôt inhabituel. Il faut avouer aussi que cela fonctionne. Certes certaines images dégagent des effluves de purulence, d'autres se décomposent au même rythme que les corps de morts-vivants en sursis. Mais passé cet aspect sombre, on ne rit pas à voir ces deux êtres, Alan et Lynn, qui s'aiment au-delà de la mort et de leurs corps qui se désagrègent petit à petit. Non, on s'émeut plutôt et on voudrait les aider à trouver une solution, les aider à rejoindre cette ville où l'on raconte qu'une solution existe, les aider à ne pas tomber entre les pattes des "désinfecteurs".
"Fragile" est donc avant tout une histoire d'amour où l'eau de rose n'est pas de rigueur. C'est aussi un pamphlet caché contre les expérimentations scientifico-militaires. Ce n'est certainement pas un album simplement gore, une série Z où s'affrontent humains courageux et zombies avides de dévorer quelques fraîches cervelles. Toutefois certaines scènes ne manquent pas d'un certain humour noir, assez malsain même, telles que celle du Dancing Dead où l'entrée se paie soit en dollar, soit en chair fraîche, et où les danseurs n'ont plus rien d'un Travolta ... Raffaele réussit donc un pari un peu fou qui ne laisse certainement pas indifférent. Original, touchant !
Le jeune Jean Van Hamme de l'époque ( 1968 ) écrit pour Paul Cuvelier un scénario "exaltant l'érotisme du nu féminin". A défaut d'une réelle trame, le récit aligne plutôt les prétextes pour dénuder Epoxy et les autres personnages de l'album. Le tout a été immergé dans un contexte propice à cela, c'est-à-dire un monde antique où se mêlent mythologie et fantastique. Les Dieux grecs pouvaient vraiment tout se permettre en ce temps-là... Alors que dire des Amazones, Centaures et autres créatures ?
Qu'à cela ne tienne, il est intéressant de se replonger dans un album de l'époque. En ce temps où l'érotisme n'était pas encore ce que des auteurs comme Manara en ont fait, où une certaine pudeur appelait une certaine forme de censure (cachez-moi ces poils que je ne saurais voir),... Bref, replacé dans son contexte, les deux auteurs signaient là un album osé.
A (re-)découvrir !
Le dessinateur Christian De Metter est connu principalement pour deux séries : Dusk (avec Richard Marazano) aux Humanoïdes Associés et surtout (pour ses superbes dessins !) la trilogie Emma aux Editions Triskel. C'est chez cette dernière maison d'édition qu'il livre ses nouveaux coups de pinceaux en collaboration scénaristique avec Laurent Lacoste.
Encore une fois, le talent pictural de cet auteur nous fait tomber sous le charme de ces gouaches et aquarelles habilement étalées. Ses peintures sont à la fois floues, sombres, réalistes. Elles créent une véritable ambiance propice à donner vie aux personnages. On peut toutefois regretter la présence de ces traits de crayons préparatoires parfois trop présents (dans les scènes de flash-back). Mais immergés dans l'ensemble, ce n'est qu'un détail.
Avec une fin au revirement étonnant, un deuxième album tout aussi sombre et propre à mettre la morale des fonctionnements religieux en question. Enfin, comme le dit la chanson, on ira tous au Paradis. Dieu reconnaîtra les siens ?
En même temps que paraissait Tonnerre Rampant d'Eric Liberge, "Banquise" était le deuxième album à inaugurer la Collection Latitudes chez Soleil. Encore novices en tant qu'auteurs, Sylvain Ricard et Christophe Gaultier ne sont toutefois pas des inconnus du neuvième art. Le scénariste Ricard est co-fondateur de BD Scope (occasion d'ailleurs pour héberger le site de l'album où l'on découvre notamment le synopsis avec une fin différente); le dessinateur Gaultier a déjà une bd à son actif aux éditions Paquet (Grise Mine avec Thomas en 2000).
Si le scénario est original, le dessin fait penser à celui d'un Christophe Blain (en fait le scénario pourrait lui plaire aussi...). Ce n'est pas peu dire et c'est un compliment ! Les couleurs par contre donnent un tout autre reflet qui permet ainsi à Gaultier de se démarquer. A ce propos, le travail effectué, par exemple, pour les aurores boréales est tout simplement magnifique.
Pour revenir à l'histoire, elle est racontée telle une fable. Noire, cruelle, sans pitié, elle conte les mésaventures de chasseurs d'ours sanguinaires et certainement peu fréquentables qui se trouvèrent sur le territoire d'un Chaman, gardien et protecteur des lieux et de ses habitants. Ces pathétiques rebus gorgés de vodka et tachés de sang n'auront cesse de venir à bout de leur adversaire; présomptueux ! La façon dont Ricard et Gaultier les dépeind est tragique, autant que leur destin.
A lire pour frémir de dégoût !
Une bonne petite histoire de meurtre, de souvenirs enfouis, et de rancoeurs familiales. Jason Lutes et Ed Brubaker nous livrent un album sympathique, assez bien dessiné (malgré le statisme des personnages), et fort bien mené sur le plan de l'intrigue. Mais je suis quand même un peu déçu, je m'attendais à une histoire de plus grande ampleur. A noter, la jolie couverture, assez évocatrice de l'intérieur.
C'est un bel objet, dont l'emballage ne ment pas sur le contenu. Le dessin de Melia est élégant, presque léché, mais pas classieux. Cela fait penser à la dernière école de la ligne claire (Floc'h en particulier, c'est vrai). Du coup, on a un peu tendance à regarder l'album, sans vraiment le lire. Car l'histoire est, somme toute, assez classique. Pas d'originalité à attendre de cette gentille histoire. Mais cela reste tout de même divertissant.
17 tomes parus à l'heure actuelle et je me demande toujours comment cette série peut avoir publié autant d'albums. Je la connaissais avant qu'elle prenne son nom actuel Du Côté de chez Poje, ayant lu dans les années 80 le premier album "L'année de la bière". J'ai ensuite lu quelques albums au petit bonheur la chance quand ils me tombaient sous la main. Mais j'ai toujours tellement peu apprécié que ce n'est qu'aujourd'hui, avec la sortie du 17e tome, que j'ai enfin le courage de l'enregistrer sur BDthèque.
Dessinée par un auteur que j'aimais bien étant très jeune, le dessinateur de la série Les Toyottes, le dessin me plait assez à l'exception de ces énormes nez rougeauds permanents. Le style "gros nez" poussé à l'extrême, ça me lasse au bout d'une planche.
Quant au scénario, ce sont des gags en histoires courtes, répétitives et peu diversifiées comme sait si "bien" les faire Raoul Cauvin dans ses séries les plus médiocres. Il faut dire que le thème de base avait peu de chances de me plaire puisque je n'aime pas la bière : alors voir des gags très premier degré à base de gros lourdauds au ventres rebondis par la bière, ça me gonfle.
Je me demande d'ailleurs si cette BD est vraiment connue ailleurs qu'en Belgique car elle est par beaucoup d'aspects très typée belge, du moins j'en ai l'impression, dans les personnages et ses décors.
Larcenet nous avait habitués à des albums plus travaillés au rayon humour. "Nic Oumouk" est clairement une série mineure dans son oeuvre. Parce que c'est sympa, c'est vrai, mais un brin caricatural. C'est d'ailleurs le but recherché par Larcenet, avec les tics de langage de ses personnages. Ceci mis à part, l'idée du super-héros éducateur est plutôt bonne, mais pas utilisée de la meilleure façon, à mon sens. peut-être l'auteur corrigera-t-il le tir au tome 2. Le dessin me semble également un chouïa moins bon.
L'histoire de la commune de Paris ne m'évoque pas de souvenirs dans mon apprentissage scolaire. Dans mon entourage c'est pareil.
La période choisie rend donc cette série intéressante. Le coté surnaturelle n'est pas transcendant et donne un côté loufoque à cette série. Ca permet de combler certaines faiblesse du scénario.
Néanmoins ça se lit bien et on a envie de lire tous les volumes une fois la série entamée.
On passe un bon moment mais on n'est pas décoiffé (genre waooooooooh c'était extraordinaire!).
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Human Analysis New Department : quelle déception ! Au vu de ce que l'on connaît de la carte de visite impressionnante de Pierre Pelot, on est en droit d'attendre mieux qu'un texte quasi illisible. Gros défaut qui gâche amèrement l'envie d'entrer dans l'univers pourtant tortueux qu'il a pensé. Dans un futur incertain, le langage s'est hispanisé à outrance. Sans doute ce prolifique romancier a-t-il eu l'envie pour son premier scénario original dans le neuvième art de créer un langage qui lui est propre. Qui sait ? Peu importe, le résultat est ici imbuvable que diantre ! De bonnes idées sont toutefois présentes dans l'album: clonages, manipulations génétiques, société de type "Blade Runner", ... quelques déjà-vu mais bien assaisonnés et bien proportionnés. La recette aurait sans doute mieux fonctionnée en roman. Les dessins sont assurés par un nouveau venu dans les catalogues, Emmanuel Vegliona. Si on peut lui reprocher certaines expressions trop figées, on sent néanmoins qu'il possède un potentiel certain.
Loving Dead (Fragile)
Amour et putréfaction peuvent-ils faire bon ménage ? C'est ce que Stefano Raffaele, sur des couleurs de Dave Steward (coloriste de Hellboy), se propose de nous montrer chez les Humanoïdes Associés. Passé l'a priori négatif que l'on peut ressentir envers une histoire de zombie, on plonge dans une véritable histoire d'amour. Dans un univers gore fantastique, il faut avouer que c'est plutôt inhabituel. Il faut avouer aussi que cela fonctionne. Certes certaines images dégagent des effluves de purulence, d'autres se décomposent au même rythme que les corps de morts-vivants en sursis. Mais passé cet aspect sombre, on ne rit pas à voir ces deux êtres, Alan et Lynn, qui s'aiment au-delà de la mort et de leurs corps qui se désagrègent petit à petit. Non, on s'émeut plutôt et on voudrait les aider à trouver une solution, les aider à rejoindre cette ville où l'on raconte qu'une solution existe, les aider à ne pas tomber entre les pattes des "désinfecteurs". "Fragile" est donc avant tout une histoire d'amour où l'eau de rose n'est pas de rigueur. C'est aussi un pamphlet caché contre les expérimentations scientifico-militaires. Ce n'est certainement pas un album simplement gore, une série Z où s'affrontent humains courageux et zombies avides de dévorer quelques fraîches cervelles. Toutefois certaines scènes ne manquent pas d'un certain humour noir, assez malsain même, telles que celle du Dancing Dead où l'entrée se paie soit en dollar, soit en chair fraîche, et où les danseurs n'ont plus rien d'un Travolta ... Raffaele réussit donc un pari un peu fou qui ne laisse certainement pas indifférent. Original, touchant !
Epoxy
Le jeune Jean Van Hamme de l'époque ( 1968 ) écrit pour Paul Cuvelier un scénario "exaltant l'érotisme du nu féminin". A défaut d'une réelle trame, le récit aligne plutôt les prétextes pour dénuder Epoxy et les autres personnages de l'album. Le tout a été immergé dans un contexte propice à cela, c'est-à-dire un monde antique où se mêlent mythologie et fantastique. Les Dieux grecs pouvaient vraiment tout se permettre en ce temps-là... Alors que dire des Amazones, Centaures et autres créatures ? Qu'à cela ne tienne, il est intéressant de se replonger dans un album de l'époque. En ce temps où l'érotisme n'était pas encore ce que des auteurs comme Manara en ont fait, où une certaine pudeur appelait une certaine forme de censure (cachez-moi ces poils que je ne saurais voir),... Bref, replacé dans son contexte, les deux auteurs signaient là un album osé. A (re-)découvrir !
Le Curé
Le dessinateur Christian De Metter est connu principalement pour deux séries : Dusk (avec Richard Marazano) aux Humanoïdes Associés et surtout (pour ses superbes dessins !) la trilogie Emma aux Editions Triskel. C'est chez cette dernière maison d'édition qu'il livre ses nouveaux coups de pinceaux en collaboration scénaristique avec Laurent Lacoste. Encore une fois, le talent pictural de cet auteur nous fait tomber sous le charme de ces gouaches et aquarelles habilement étalées. Ses peintures sont à la fois floues, sombres, réalistes. Elles créent une véritable ambiance propice à donner vie aux personnages. On peut toutefois regretter la présence de ces traits de crayons préparatoires parfois trop présents (dans les scènes de flash-back). Mais immergés dans l'ensemble, ce n'est qu'un détail. Avec une fin au revirement étonnant, un deuxième album tout aussi sombre et propre à mettre la morale des fonctionnements religieux en question. Enfin, comme le dit la chanson, on ira tous au Paradis. Dieu reconnaîtra les siens ?
Banquise
En même temps que paraissait Tonnerre Rampant d'Eric Liberge, "Banquise" était le deuxième album à inaugurer la Collection Latitudes chez Soleil. Encore novices en tant qu'auteurs, Sylvain Ricard et Christophe Gaultier ne sont toutefois pas des inconnus du neuvième art. Le scénariste Ricard est co-fondateur de BD Scope (occasion d'ailleurs pour héberger le site de l'album où l'on découvre notamment le synopsis avec une fin différente); le dessinateur Gaultier a déjà une bd à son actif aux éditions Paquet (Grise Mine avec Thomas en 2000). Si le scénario est original, le dessin fait penser à celui d'un Christophe Blain (en fait le scénario pourrait lui plaire aussi...). Ce n'est pas peu dire et c'est un compliment ! Les couleurs par contre donnent un tout autre reflet qui permet ainsi à Gaultier de se démarquer. A ce propos, le travail effectué, par exemple, pour les aurores boréales est tout simplement magnifique. Pour revenir à l'histoire, elle est racontée telle une fable. Noire, cruelle, sans pitié, elle conte les mésaventures de chasseurs d'ours sanguinaires et certainement peu fréquentables qui se trouvèrent sur le territoire d'un Chaman, gardien et protecteur des lieux et de ses habitants. Ces pathétiques rebus gorgés de vodka et tachés de sang n'auront cesse de venir à bout de leur adversaire; présomptueux ! La façon dont Ricard et Gaultier les dépeind est tragique, autant que leur destin. A lire pour frémir de dégoût !
L'Automne
Une bonne petite histoire de meurtre, de souvenirs enfouis, et de rancoeurs familiales. Jason Lutes et Ed Brubaker nous livrent un album sympathique, assez bien dessiné (malgré le statisme des personnages), et fort bien mené sur le plan de l'intrigue. Mais je suis quand même un peu déçu, je m'attendais à une histoire de plus grande ampleur. A noter, la jolie couverture, assez évocatrice de l'intérieur.
Une mansarde à Paris
C'est un bel objet, dont l'emballage ne ment pas sur le contenu. Le dessin de Melia est élégant, presque léché, mais pas classieux. Cela fait penser à la dernière école de la ligne claire (Floc'h en particulier, c'est vrai). Du coup, on a un peu tendance à regarder l'album, sans vraiment le lire. Car l'histoire est, somme toute, assez classique. Pas d'originalité à attendre de cette gentille histoire. Mais cela reste tout de même divertissant.
Du côté de chez Poje (L'Année de la Bière)
17 tomes parus à l'heure actuelle et je me demande toujours comment cette série peut avoir publié autant d'albums. Je la connaissais avant qu'elle prenne son nom actuel Du Côté de chez Poje, ayant lu dans les années 80 le premier album "L'année de la bière". J'ai ensuite lu quelques albums au petit bonheur la chance quand ils me tombaient sous la main. Mais j'ai toujours tellement peu apprécié que ce n'est qu'aujourd'hui, avec la sortie du 17e tome, que j'ai enfin le courage de l'enregistrer sur BDthèque. Dessinée par un auteur que j'aimais bien étant très jeune, le dessinateur de la série Les Toyottes, le dessin me plait assez à l'exception de ces énormes nez rougeauds permanents. Le style "gros nez" poussé à l'extrême, ça me lasse au bout d'une planche. Quant au scénario, ce sont des gags en histoires courtes, répétitives et peu diversifiées comme sait si "bien" les faire Raoul Cauvin dans ses séries les plus médiocres. Il faut dire que le thème de base avait peu de chances de me plaire puisque je n'aime pas la bière : alors voir des gags très premier degré à base de gros lourdauds au ventres rebondis par la bière, ça me gonfle. Je me demande d'ailleurs si cette BD est vraiment connue ailleurs qu'en Belgique car elle est par beaucoup d'aspects très typée belge, du moins j'en ai l'impression, dans les personnages et ses décors.
Nic Oumouk
Larcenet nous avait habitués à des albums plus travaillés au rayon humour. "Nic Oumouk" est clairement une série mineure dans son oeuvre. Parce que c'est sympa, c'est vrai, mais un brin caricatural. C'est d'ailleurs le but recherché par Larcenet, avec les tics de langage de ses personnages. Ceci mis à part, l'idée du super-héros éducateur est plutôt bonne, mais pas utilisée de la meilleure façon, à mon sens. peut-être l'auteur corrigera-t-il le tir au tome 2. Le dessin me semble également un chouïa moins bon.
Voleurs d'Empires
L'histoire de la commune de Paris ne m'évoque pas de souvenirs dans mon apprentissage scolaire. Dans mon entourage c'est pareil. La période choisie rend donc cette série intéressante. Le coté surnaturelle n'est pas transcendant et donne un côté loufoque à cette série. Ca permet de combler certaines faiblesse du scénario. Néanmoins ça se lit bien et on a envie de lire tous les volumes une fois la série entamée. On passe un bon moment mais on n'est pas décoiffé (genre waooooooooh c'était extraordinaire!). A acheter d'occase ou à bas prix.