Excellente surprise pour moi que les aventures de Sam Lawry. On m’a prêté les 3 tomes qui composent la série pour l’instant, et je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’ai pas été déçu. Déjà et c’est plutôt un bon départ, j’ai tout de suite accroché aux dessins. C’est tout à fait mon style. Un trait assez précis, le tout bien mis en couleur.
Sam a des visions, il voit qui va mourir, et comme il est en pleine guerre du Vietnam, forcement il voit beaucoup de mort…. Ca va devenir insupportable quand il voit mourir son frère. Il va tout faire pour empêcher que cela arrive, mais en a t-il vraiment la capacité ? Parfois l’histoire est assez dure mais au final c’est une série très réussie. L’intrigue est très prenante et j’ai enchaîné les 3 tomes.
Le tome 3 démarre un second cycle qui ne se passe plus au Vietnam. Ca renouvelle vraiment bien l’histoire. Sinon la série aurait pu s’essouffler, mais là c’est bien le contraire. L’auteur évite parfaitement les clichés.
Du coup il faut vraiment que le quatrième sorte bientôt pour rassasié ma curiosité !
Voies off est un thriller composé de 10 nouvelles sans lien les unes avec les autres, si ce n’est leurs qualités. Le graphisme de la couverture a tout de suite attiré mon attention. A l’intérieur je trouve les dessins originaux et très réussis, avec une mention particulière pour la première et la dernière page de chaque histoire superbement illustrée en pleine page.
Pothier signe ici une œuvre atypique et très plaisante à lire. 10 petits polars qui tournent autour de 10 thèmes différents. Une seule constante : une fin originale. Ce n’est pas évident de finir un polar de manière surprenante et le moins que l’on puisse dire ici c’est que l’auteur a plutôt bien réussi cet exercice. On va de surprise en en fin inattendue à chaque nouvelle.
Je pense que certaines histoires sont meilleures que d’autres, mais dans l’ensemble c’est une BD de qualité, avec une pointe d’humour noir. En fait une BD vivement conseillée car très agréable à lire !
Note approximative : 3.5/5
Quel dommage que cette série n'ait pas été reprise après la disparition de son éditeur, le Téméraire, car j'ai été très agréablement surpris à sa lecture. Pour la petite histoire, cela faisait un moment que je voyais cette BD dans les librairies d'occasion, mais son faible prix et le fait que je n'en avais jamais entendu parler avant me faisait craindre un mauvais album. Mais en réalité, c'est uniquement parce que c'est le tome 1 d'une série abandonnée que son prix était si bas.
Ce que j'aime surtout dans cette BD, c'est son dessin. Etrangement, il me fait vaguement penser à du Foerster ou à du Andreas, à cause des hachures, de certains décors, certains personnages. En tout cas, c'est pour moi un gage de qualité. Les couleurs sont excellentes, les décors souvent superbes. Les seuls défauts sont dans les visages des personnages, un peu trop figés pour les hommes et relativement ratés hélas pour les femmes. Malgré cela, je trouve que c'est un très bel album.
Le décor de cette histoire est une Europe Steampunk plongée dans un conflit international. Ce n'est pas sans rappeler Arrowsmith que j'ai lu peu de temps auparavant, pour ce décor proche de la première guerre mondiale, et les pays qui ont parfois les mêmes noms (France = Gallia dans l'un comme dans l'autre). Zeppelins, sous-marins, art nouveau, uniformes militaires : les amateurs de Steampunk s'y retrouveront avec plaisir.
L'histoire, pour sa part, est relativement simple pour ce premier tome puisqu'il s'agit de l'infiltration en territoire ennemi de deux espions originaires de l'England Viktorienne, avec les complots militaires et stratégiques que leur mission implique. Le récit s'arrête un peu net hélas en fin de premier tome puisqu'il était à suivre. Mais c'est un début d'histoire très correct.
Seul défaut à mes yeux, le comportement assez puéril des deux personnages principaux qui jouent parfois la carte du comique nonchalant (l'une est une cruche amoureuse, l'autre un dragueur bagarreur assez irresponsable), ce qui ne colle pas trop avec l'ambiance Steampunk sérieuse.
Quelques petits défauts mais de grandes qualités pour cette série française originale dont j'aurais vraiment aimé qu'il existe une suite. Un jour peut-être ?
Comme quoi... Quand je lis tous les posts qui précédent, je me dis que ça illustre bien le proverbe : les goûts et les couleurs. Moi, j'ai beaucoup aimé les deux premiers tomes. Ils prolongent la série mère de belle façon et pour ne rien gâcher, les histoires, les contes ou les légendes (appelez les comme bon vous semble), sont très bien écrites et savent ménager un suspense intéressant. Le premier tome a ma préférence. La raison ? L'utilisation d'un noir et blanc très pertinent qui augmente selon moi, le caractère mystérieux des récits proposés. Le tome 2 aurait (ce n'est que mon avis) gagné à s'inscrire dans la même optique.
Pour résumer, voila une lecture que je ne regrette pas et une série que je compte suivre de très prés.
Dans toute la série des Donjon, "Donjon Crépuscule" n'échappe pas à mon 5/5. Même si je le trouve inférieur à Donjon Zénith surtout à cause des tomes 3 et 4 qui ne sont pas terribles, l'excellence des deux premiers tomes m'a poussé à mettre la note maximale.
Le premier tome "Le cimetière des dragons" est pour moi un des meilleurs albums de tout Donjon devant les deux premiers albums de Donjon Zenith. D'abord, le dessin de Sfar est différent de ce qu'on voit d'habitude et contrairement à beaucoup d'avis sous celui-ci, il me plait car il a beaucoup de charme et il se distingue encore plus par son lettrage inhabituel. De plus, la scène de la rencontre entre Marvin et Marvin Rouge est très réussie. Enfin, la dernière page de cet album est un chef-d’oeuvre à elle-même avec ses trois cases en longueur représentant les trois personnages principaux: Marvin Rouge marchant dans la forêt, le grand Khan sur son tas de cadavres et Marvin le roi Poussière dans le cimetière des dragons.
Dans le deuxième tome, c'est encore un magnifique album que signent Sfar et Trondheim, marquant la renaissance de Marvin peu à peu même s'il perd ses deux bras à la fin de l'album. Le passage dans le château des Vaucanson est réussi, et apporte même quelques touches d'humour dans cette série à laquelle on reproche de manquer.
Le troisième tome n'est pas au niveau des deux premiers, mais reste quand même un bon album. Il raconte la dislocation de la planète sous l'angle de Marvin, accompagné de Gilberto, personnage qui demeure pour moi un abus des auteurs et dont je ne vois pas quelle est la place dans l'univers Donjon.
Pour le quatrième tome "Le dojo du lagon", je suis beaucoup plus critique: le scénario ne fait en rien avancer l'histoire et ces histoires d'enfants et de petits-enfants de Marvin ne me bottent pas vraiment. De plus, sur la fin, j'ai vraiment l'impression que les auteurs élargissent les cases pour arriver à faire rentrer leur scénario en 46 pages. D'abord, les pages sont divisées en six pour des scènes d'entraînement de Marvin Rouge sans intérêt. Puis, sur la fin, au moment où Baal et Marvin Rouge se battent, on a carrément deux cases consécutives de pages pleines pour montrer des choses qui passeraient très bien dans des cases de format normal.
Mais bon, étant donné la réussite totale des premiers tomes, je préfère ignorer le pâle quatrième album et mettre un beau 5/5 à cette série.
A propos du 5ème tome "Les nouveux centurions": Bonne nouvelle, le niveau de la série remonte après le calamiteux tome 104. On reprend l'histoire laissée à la fin du Donjon Monsters 4. Le scénario va à cent à l'heure, mais l'histoire est bien menée, donc ça passe bien. Le dessin de Kerascoët rend mieux, car il est dans de toutes petites cases. En fait, cet album passerait bien en tant que fin des Donjon, si il n'y avait pas quelques soucis dans l'histoire...
Après avoir lu récemment Les coulisses du pouvoir, cette nouvelle série était l'occasion de découvrir le travail récent du talentueux scénariste Philippe Richelle.
Premier tome d'un diptyque, "Les Associés" aborde le thème de la corruption et du blanchiment d’argent. Pour le moment, ce polar-économique ne révolutionne pas le genre et les mécanismes qui nous sont exposés relèvent plus de la magouille artisanale que de la haute finance internationale. Néanmoins, la narration est très bien construite. Les faits relatés sont très crédibles et intéressants, même s'il faut attendre les deux tiers de l'album pour que l'intrigue se fasse véritablement jour. Comme souvent le premier album sert de prologue à d'autres rebondissements que Philippe Richelle devraient développer lors dans les prochains volumes. On notera aussi un personnage principal attachant dans sa naïveté et dans la volonté qui est la sienne d'aspirer à des jours meilleurs pour lui et sa famille.
Coté dessins, la mission a été confiée à Pierre Wachs lequel avait déjà œuvré sur les séries Le Triangle Secret et I.N.R.I. Au niveau des décors, le rendu est des plus agréables. Le style réaliste de Pierre Wachs lui permet d'agrémenter ses cases de nombreux détails. Cette impression est d'ailleurs renforcée par un gros travail fourni sur le cadrage et le découpage des planches. En revanche, les personnages ne sont pas fameux. Ces derniers paraissent figés, même lors des rares scènes d'action du récit. De même, leurs visages sont un peu disgracieux. Pour finir, je saluerais la mise en page très réussie de la couverture, laquelle incite à se plonger dans cet album.
Une série à suivre, programmée en huit albums...
Bon, je savais déjà que mes goûts en matière de dessin étaient assez... personnels disons ;) mais là, ça se confirme ! Il est magnifique ce dessin, certaines planches s'apparentent même davantage à la peinture qu'à la bande dessinée, raison sans doute de mon enthousiasme, et je ne le trouve pas du tout illisible ou trop sombre, il est tout simplement sublime, d'un grand lyrisme (les danses des femmes en transe m'évoquent les préraphaélites) et restitue parfaitement l'atmosphère pesante de ce siècle en proie à deux fléaux majeurs : la peste et l'inquisition.
Pourquoi seulement 2 étoiles, alors ? Parce que, sans ce dessin, je n'aurais certainement jamais eu envie de lire cette histoire, et que, de fait, je n'ai retiré aucun plaisir autre que visuel, de ma lecture des 2 premiers tomes. Le contexte historique dans lequel elle s'inscrit n'est pas ma tasse de thé, et si, j'ai trouvé le scénario plutôt intelligent dans sa construction, je déplore le traitement réservé à la partie qui se déroule en 2194, bâclé à mon avis. En outre, je trouve franchement douteux, de faire d'un inquisiteur le héros d'une série, quand on connaît les crimes commis par cette juridiction d'exception, mais peut-être que la suite et fin de l'histoire lui réservent le sort qu'il mérite ; je n'en sais rien n'ayant pas lu le roman d'Evangelisti, ceci dit, je n'ai aucune intention de connaître la suite.
Alors tout d'abord, un coup de chapeau à Jean-David Morvan, décidément sur tous les fronts ces temps-ci ( y a concours entre lui, Sfar et Corbeyran ? ;) ) et qui plus est, dans un registre que je ne lui connaissais pas encore : la S-F steam-punk. Ceci dit, cette histoire ne me passionne guère, elle est très centrée sur le personnage de ce grand dadais qui sème la mort sur son passage et ne semble pas voir la même chose que les gens qui l'entourent. Je ne trouve pas le scénario d'une originalité étourdissante, et j'ai tourné les pages jusqu'à la dernière sans la moindre émotion. Passons au dessin maintenant, il parait que ça se passe à Lyon ? ... Ouich ... effectivement, j'ai peut-être identifié la façade de verre de la Halle Tony Garnier, mais alors c'est bien tout, autant dire que c'est complètement anecdotique, et franchement, si c'était pour faire ça, Nesmo aurait pu choisir une autre ville, merci !
Un grand album cartonné, Alex Ross au dessin, la JLA de l'age d'argent (Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Aquaman, etc.) : devant cet album et ce qu'il proposait, même si je n'avais aucune idée de son scénario, j'ai assez peu hésité, ne serait-ce que par curiosité.
C'est bien Alex Ross qui est aux commandes du dessin. Et pourtant, en réalité, il n'a fait ici que les couleurs. Mais il s'est tellement approprié le dessin initial de D. Braithwaite qu'on se croirait exactement dans une BD totalement dessinée par Ross.
Cela implique donc un photo-réalisme et des images impressionnantes de talent. Si ce n'est quelques visages un peu trop similaires rendant difficiles la différenciation de personnages quand ils n'ont pas leur costume approprié, ce sont là de très belles planches. Bien sûr, il faut aimer ce style presque photographique mais même ceux qui n'aiment pas ne peuvent que constater la prouesse graphique d'Alex Ross. Hormis des postures un peu trop dramatiques de ses personnages, on a l'impression d'être véritablement plongé dans un film aux superbes effets spéciaux : on s'y croirait.
Qu'en est-il maintenant du scénario ?
Eh bien, il faut admettre que ce seul premier tome laisse assez le lecteur sur sa faim. L'intrigue est très confuse, sautant d'un personnage à un autre, d'un lieu à un autre. Les scénettes se suivent sans que leur liant apparaisse clairement. A la manière d'un Kingdom Come, l'histoire met en scène une foule de super-héros et super-vilains, jouant la carte de la grande dramaturgie où tous les peuples du monde sont affectés et où les super-gentils craignent de voir leur ère disparaitre sous l'effet de visions d'un cataclysme à venir.
A la fin du premier tome, on est guère avancé. Des héros sont emprisonnés par des vilains, d'autres vilains agissent soudainement pour le bien de l'humanité, d'autres héros agissent soudainement bizarrement, s'auto-détruisant par exemple... mais on ne comprend pas encore ni pourquoi ni par qui ces évènements interviennent. Et on en ressort avec l'impression d'avoir survolé une suite de scènes d'actions ou tragiques sans s'être attaché à l'intrigue elle-même.
Et arrivé au bout de la série dans son entier, j'en ressors avec une certaine impression de vacuité. Le scénario est tout sauf marquant. Les évènements s'enchainent, les personnages se succèdent comme une grande galerie de personnages, mais le tout manque de struccture, d'accroche et finalement d'intérêt. Il en ressort donc une belle panopile de jolies planches mais une lecture plus ou moins dispensable.
Le sujet de départ avait tout pour faire une bonne série : un héros chevalier, tué alors qu'il fuit la bataille, est condamné à être un fantôme le reste de sa vie. Il s'aperçoit vite que sa mort a été provoquée par ceux qui voulaient lui voler son trône. Bref, ça devait donner quelque chose de bon...
Mais l'histoire est repensée en cours de route avec l'apparition d'un enfant. Et puis je n'aime pas du tout certains personnages comme Dame Gorge... Bref, je regrette d'avoir acheté les 8 tomes.
Une série pour jeunes ado, loin d'être inoubliable !
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Sam Lawry
Excellente surprise pour moi que les aventures de Sam Lawry. On m’a prêté les 3 tomes qui composent la série pour l’instant, et je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’ai pas été déçu. Déjà et c’est plutôt un bon départ, j’ai tout de suite accroché aux dessins. C’est tout à fait mon style. Un trait assez précis, le tout bien mis en couleur. Sam a des visions, il voit qui va mourir, et comme il est en pleine guerre du Vietnam, forcement il voit beaucoup de mort…. Ca va devenir insupportable quand il voit mourir son frère. Il va tout faire pour empêcher que cela arrive, mais en a t-il vraiment la capacité ? Parfois l’histoire est assez dure mais au final c’est une série très réussie. L’intrigue est très prenante et j’ai enchaîné les 3 tomes. Le tome 3 démarre un second cycle qui ne se passe plus au Vietnam. Ca renouvelle vraiment bien l’histoire. Sinon la série aurait pu s’essouffler, mais là c’est bien le contraire. L’auteur évite parfaitement les clichés. Du coup il faut vraiment que le quatrième sorte bientôt pour rassasié ma curiosité !
Voies off
Voies off est un thriller composé de 10 nouvelles sans lien les unes avec les autres, si ce n’est leurs qualités. Le graphisme de la couverture a tout de suite attiré mon attention. A l’intérieur je trouve les dessins originaux et très réussis, avec une mention particulière pour la première et la dernière page de chaque histoire superbement illustrée en pleine page. Pothier signe ici une œuvre atypique et très plaisante à lire. 10 petits polars qui tournent autour de 10 thèmes différents. Une seule constante : une fin originale. Ce n’est pas évident de finir un polar de manière surprenante et le moins que l’on puisse dire ici c’est que l’auteur a plutôt bien réussi cet exercice. On va de surprise en en fin inattendue à chaque nouvelle. Je pense que certaines histoires sont meilleures que d’autres, mais dans l’ensemble c’est une BD de qualité, avec une pointe d’humour noir. En fait une BD vivement conseillée car très agréable à lire !
Récits d'un siècle oublié
Note approximative : 3.5/5 Quel dommage que cette série n'ait pas été reprise après la disparition de son éditeur, le Téméraire, car j'ai été très agréablement surpris à sa lecture. Pour la petite histoire, cela faisait un moment que je voyais cette BD dans les librairies d'occasion, mais son faible prix et le fait que je n'en avais jamais entendu parler avant me faisait craindre un mauvais album. Mais en réalité, c'est uniquement parce que c'est le tome 1 d'une série abandonnée que son prix était si bas. Ce que j'aime surtout dans cette BD, c'est son dessin. Etrangement, il me fait vaguement penser à du Foerster ou à du Andreas, à cause des hachures, de certains décors, certains personnages. En tout cas, c'est pour moi un gage de qualité. Les couleurs sont excellentes, les décors souvent superbes. Les seuls défauts sont dans les visages des personnages, un peu trop figés pour les hommes et relativement ratés hélas pour les femmes. Malgré cela, je trouve que c'est un très bel album. Le décor de cette histoire est une Europe Steampunk plongée dans un conflit international. Ce n'est pas sans rappeler Arrowsmith que j'ai lu peu de temps auparavant, pour ce décor proche de la première guerre mondiale, et les pays qui ont parfois les mêmes noms (France = Gallia dans l'un comme dans l'autre). Zeppelins, sous-marins, art nouveau, uniformes militaires : les amateurs de Steampunk s'y retrouveront avec plaisir. L'histoire, pour sa part, est relativement simple pour ce premier tome puisqu'il s'agit de l'infiltration en territoire ennemi de deux espions originaires de l'England Viktorienne, avec les complots militaires et stratégiques que leur mission implique. Le récit s'arrête un peu net hélas en fin de premier tome puisqu'il était à suivre. Mais c'est un début d'histoire très correct. Seul défaut à mes yeux, le comportement assez puéril des deux personnages principaux qui jouent parfois la carte du comique nonchalant (l'une est une cruche amoureuse, l'autre un dragueur bagarreur assez irresponsable), ce qui ne colle pas trop avec l'ambiance Steampunk sérieuse. Quelques petits défauts mais de grandes qualités pour cette série française originale dont j'aurais vraiment aimé qu'il existe une suite. Un jour peut-être ?
Les Contes des Hautes Terres
Comme quoi... Quand je lis tous les posts qui précédent, je me dis que ça illustre bien le proverbe : les goûts et les couleurs. Moi, j'ai beaucoup aimé les deux premiers tomes. Ils prolongent la série mère de belle façon et pour ne rien gâcher, les histoires, les contes ou les légendes (appelez les comme bon vous semble), sont très bien écrites et savent ménager un suspense intéressant. Le premier tome a ma préférence. La raison ? L'utilisation d'un noir et blanc très pertinent qui augmente selon moi, le caractère mystérieux des récits proposés. Le tome 2 aurait (ce n'est que mon avis) gagné à s'inscrire dans la même optique. Pour résumer, voila une lecture que je ne regrette pas et une série que je compte suivre de très prés.
Donjon Crépuscule
Dans toute la série des Donjon, "Donjon Crépuscule" n'échappe pas à mon 5/5. Même si je le trouve inférieur à Donjon Zénith surtout à cause des tomes 3 et 4 qui ne sont pas terribles, l'excellence des deux premiers tomes m'a poussé à mettre la note maximale. Le premier tome "Le cimetière des dragons" est pour moi un des meilleurs albums de tout Donjon devant les deux premiers albums de Donjon Zenith. D'abord, le dessin de Sfar est différent de ce qu'on voit d'habitude et contrairement à beaucoup d'avis sous celui-ci, il me plait car il a beaucoup de charme et il se distingue encore plus par son lettrage inhabituel. De plus, la scène de la rencontre entre Marvin et Marvin Rouge est très réussie. Enfin, la dernière page de cet album est un chef-d’oeuvre à elle-même avec ses trois cases en longueur représentant les trois personnages principaux: Marvin Rouge marchant dans la forêt, le grand Khan sur son tas de cadavres et Marvin le roi Poussière dans le cimetière des dragons. Dans le deuxième tome, c'est encore un magnifique album que signent Sfar et Trondheim, marquant la renaissance de Marvin peu à peu même s'il perd ses deux bras à la fin de l'album. Le passage dans le château des Vaucanson est réussi, et apporte même quelques touches d'humour dans cette série à laquelle on reproche de manquer. Le troisième tome n'est pas au niveau des deux premiers, mais reste quand même un bon album. Il raconte la dislocation de la planète sous l'angle de Marvin, accompagné de Gilberto, personnage qui demeure pour moi un abus des auteurs et dont je ne vois pas quelle est la place dans l'univers Donjon. Pour le quatrième tome "Le dojo du lagon", je suis beaucoup plus critique: le scénario ne fait en rien avancer l'histoire et ces histoires d'enfants et de petits-enfants de Marvin ne me bottent pas vraiment. De plus, sur la fin, j'ai vraiment l'impression que les auteurs élargissent les cases pour arriver à faire rentrer leur scénario en 46 pages. D'abord, les pages sont divisées en six pour des scènes d'entraînement de Marvin Rouge sans intérêt. Puis, sur la fin, au moment où Baal et Marvin Rouge se battent, on a carrément deux cases consécutives de pages pleines pour montrer des choses qui passeraient très bien dans des cases de format normal. Mais bon, étant donné la réussite totale des premiers tomes, je préfère ignorer le pâle quatrième album et mettre un beau 5/5 à cette série. A propos du 5ème tome "Les nouveux centurions": Bonne nouvelle, le niveau de la série remonte après le calamiteux tome 104. On reprend l'histoire laissée à la fin du Donjon Monsters 4. Le scénario va à cent à l'heure, mais l'histoire est bien menée, donc ça passe bien. Le dessin de Kerascoët rend mieux, car il est dans de toutes petites cases. En fait, cet album passerait bien en tant que fin des Donjon, si il n'y avait pas quelques soucis dans l'histoire...
Secrets bancaires
Après avoir lu récemment Les coulisses du pouvoir, cette nouvelle série était l'occasion de découvrir le travail récent du talentueux scénariste Philippe Richelle. Premier tome d'un diptyque, "Les Associés" aborde le thème de la corruption et du blanchiment d’argent. Pour le moment, ce polar-économique ne révolutionne pas le genre et les mécanismes qui nous sont exposés relèvent plus de la magouille artisanale que de la haute finance internationale. Néanmoins, la narration est très bien construite. Les faits relatés sont très crédibles et intéressants, même s'il faut attendre les deux tiers de l'album pour que l'intrigue se fasse véritablement jour. Comme souvent le premier album sert de prologue à d'autres rebondissements que Philippe Richelle devraient développer lors dans les prochains volumes. On notera aussi un personnage principal attachant dans sa naïveté et dans la volonté qui est la sienne d'aspirer à des jours meilleurs pour lui et sa famille. Coté dessins, la mission a été confiée à Pierre Wachs lequel avait déjà œuvré sur les séries Le Triangle Secret et I.N.R.I. Au niveau des décors, le rendu est des plus agréables. Le style réaliste de Pierre Wachs lui permet d'agrémenter ses cases de nombreux détails. Cette impression est d'ailleurs renforcée par un gros travail fourni sur le cadrage et le découpage des planches. En revanche, les personnages ne sont pas fameux. Ces derniers paraissent figés, même lors des rares scènes d'action du récit. De même, leurs visages sont un peu disgracieux. Pour finir, je saluerais la mise en page très réussie de la couverture, laquelle incite à se plonger dans cet album. Une série à suivre, programmée en huit albums...
Nicolas Eymerich Inquisiteur
Bon, je savais déjà que mes goûts en matière de dessin étaient assez... personnels disons ;) mais là, ça se confirme ! Il est magnifique ce dessin, certaines planches s'apparentent même davantage à la peinture qu'à la bande dessinée, raison sans doute de mon enthousiasme, et je ne le trouve pas du tout illisible ou trop sombre, il est tout simplement sublime, d'un grand lyrisme (les danses des femmes en transe m'évoquent les préraphaélites) et restitue parfaitement l'atmosphère pesante de ce siècle en proie à deux fléaux majeurs : la peste et l'inquisition. Pourquoi seulement 2 étoiles, alors ? Parce que, sans ce dessin, je n'aurais certainement jamais eu envie de lire cette histoire, et que, de fait, je n'ai retiré aucun plaisir autre que visuel, de ma lecture des 2 premiers tomes. Le contexte historique dans lequel elle s'inscrit n'est pas ma tasse de thé, et si, j'ai trouvé le scénario plutôt intelligent dans sa construction, je déplore le traitement réservé à la partie qui se déroule en 2194, bâclé à mon avis. En outre, je trouve franchement douteux, de faire d'un inquisiteur le héros d'une série, quand on connaît les crimes commis par cette juridiction d'exception, mais peut-être que la suite et fin de l'histoire lui réservent le sort qu'il mérite ; je n'en sais rien n'ayant pas lu le roman d'Evangelisti, ceci dit, je n'ai aucune intention de connaître la suite.
Ronces
Alors tout d'abord, un coup de chapeau à Jean-David Morvan, décidément sur tous les fronts ces temps-ci ( y a concours entre lui, Sfar et Corbeyran ? ;) ) et qui plus est, dans un registre que je ne lui connaissais pas encore : la S-F steam-punk. Ceci dit, cette histoire ne me passionne guère, elle est très centrée sur le personnage de ce grand dadais qui sème la mort sur son passage et ne semble pas voir la même chose que les gens qui l'entourent. Je ne trouve pas le scénario d'une originalité étourdissante, et j'ai tourné les pages jusqu'à la dernière sans la moindre émotion. Passons au dessin maintenant, il parait que ça se passe à Lyon ? ... Ouich ... effectivement, j'ai peut-être identifié la façade de verre de la Halle Tony Garnier, mais alors c'est bien tout, autant dire que c'est complètement anecdotique, et franchement, si c'était pour faire ça, Nesmo aurait pu choisir une autre ville, merci !
JLA - Justice
Un grand album cartonné, Alex Ross au dessin, la JLA de l'age d'argent (Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Aquaman, etc.) : devant cet album et ce qu'il proposait, même si je n'avais aucune idée de son scénario, j'ai assez peu hésité, ne serait-ce que par curiosité. C'est bien Alex Ross qui est aux commandes du dessin. Et pourtant, en réalité, il n'a fait ici que les couleurs. Mais il s'est tellement approprié le dessin initial de D. Braithwaite qu'on se croirait exactement dans une BD totalement dessinée par Ross. Cela implique donc un photo-réalisme et des images impressionnantes de talent. Si ce n'est quelques visages un peu trop similaires rendant difficiles la différenciation de personnages quand ils n'ont pas leur costume approprié, ce sont là de très belles planches. Bien sûr, il faut aimer ce style presque photographique mais même ceux qui n'aiment pas ne peuvent que constater la prouesse graphique d'Alex Ross. Hormis des postures un peu trop dramatiques de ses personnages, on a l'impression d'être véritablement plongé dans un film aux superbes effets spéciaux : on s'y croirait. Qu'en est-il maintenant du scénario ? Eh bien, il faut admettre que ce seul premier tome laisse assez le lecteur sur sa faim. L'intrigue est très confuse, sautant d'un personnage à un autre, d'un lieu à un autre. Les scénettes se suivent sans que leur liant apparaisse clairement. A la manière d'un Kingdom Come, l'histoire met en scène une foule de super-héros et super-vilains, jouant la carte de la grande dramaturgie où tous les peuples du monde sont affectés et où les super-gentils craignent de voir leur ère disparaitre sous l'effet de visions d'un cataclysme à venir. A la fin du premier tome, on est guère avancé. Des héros sont emprisonnés par des vilains, d'autres vilains agissent soudainement pour le bien de l'humanité, d'autres héros agissent soudainement bizarrement, s'auto-détruisant par exemple... mais on ne comprend pas encore ni pourquoi ni par qui ces évènements interviennent. Et on en ressort avec l'impression d'avoir survolé une suite de scènes d'actions ou tragiques sans s'être attaché à l'intrigue elle-même. Et arrivé au bout de la série dans son entier, j'en ressors avec une certaine impression de vacuité. Le scénario est tout sauf marquant. Les évènements s'enchainent, les personnages se succèdent comme une grande galerie de personnages, mais le tout manque de struccture, d'accroche et finalement d'intérêt. Il en ressort donc une belle panopile de jolies planches mais une lecture plus ou moins dispensable.
Gorn
Le sujet de départ avait tout pour faire une bonne série : un héros chevalier, tué alors qu'il fuit la bataille, est condamné à être un fantôme le reste de sa vie. Il s'aperçoit vite que sa mort a été provoquée par ceux qui voulaient lui voler son trône. Bref, ça devait donner quelque chose de bon... Mais l'histoire est repensée en cours de route avec l'apparition d'un enfant. Et puis je n'aime pas du tout certains personnages comme Dame Gorge... Bref, je regrette d'avoir acheté les 8 tomes. Une série pour jeunes ado, loin d'être inoubliable !