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Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Plus jamais ça
Plus jamais ça

Morvan entame son récit banalement par une attaque de diligence qui tourne mal pour les gangsters sous les ordres d’une certaine Kubilay. Il singularise déjà son récit avec des personnages au passé peu conventionnel : Kubilay, l’indienne originaire de Mongolie, Lynch, le cow boy solitaire au passé lourd et mystérieux, et Papou Auguste Lalentairne, patriarche exilé de France qui règne en maître sur une grande famille dont il est le seul géniteur (il est à la fois le père grand père et oncle de tous ses enfants). Malgré ces singularités, la trame de ce Western reste classique, voire un peu cliché dans ce premier tome. Le deuxième opus prend une tournure totalement inattendue avec un final poignant qui donne à lui seul toute sa dimension à cette série! Je comparerais volontiers cette série à Reality Show du même scénariste (pour la construction du récit, cela va sans dire). Que dire de plus si ce n’est que le dessin de Vervisch est bien sympa et est encore meilleur dans le tome deux ! Bref, ce très bon diptyque bénéficie de tout le savoir-faire de Morvan.

21/04/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Les Colocataires
Les Colocataires

Les bds racontant la vie quotidienne de monsieur tout-le-monde semblent avoir la cote. Cette fois ci, c'est dans la vie trépidante de colocataires que Runberg nous propose de plonger. Ainsi, on suit leurs amours, leurs études, leurs premiers pas dans le monde sans pitié du travail, bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur se sente davantage concerné par les propos. Mais voilà, à l'image de mes prédécesseurs, j’ai trouvé l’album trop arrangé avec des coïncidences nombreuses et un final complètement irréaliste. Le style graphique est dans la veine des Dupuy & Berberian sans en atteindre le même niveau. Bref, une bd au sujet facile et opportuniste, sans réelle saveur.

21/04/2006 (modifier)
Par Nawm
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

J'en reste bouche bée. Je retarde peut-être d'une guerre vu que le tome un est sorti voilà plus de cinq ans, mais il n'est jamais trop tard pour découvrir des chefs d'oeuvre. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Je me demande comment j'ai pu vivre sans connaître cette BD! De premier abord, les dessins et les couleurs me paraissaient fort simples, les tons pastels et les traits des personnages ne m'ont pas impressionné dans les premières pages. C'est au fil de la lecture que j'ai pu constater l'harmonie entre les couleurs, le dessin, le texte et le scénario. Tout est linéaire, en progression constante telle la quête de nos héros. Et finalement, les couleurs ont beaucoup de charme ainsi que les personnages (surtout quand ils redeviennent enfants!). J'ai adoré les petites cases réservées aux bestioles et autres plantes extraordinaires. Cela ajoute encore un peu plus de piment à l'imaginaire, un zeste de plaisir supplémentaire. Le scénario est construit à la perfection. Rien ne laisse présager de ce qu'il peut arriver aux héros, au détour d'une page, la surprise peut être totale, du début jusqu'à la dernière case. C'est palpitant. La petite parenthèse avec l'histoire des "dieux" est également bien à point, elle permet une perception différente des personnages, de la réalité et des enjeux. Côté personnages, leur psychologie est bien construite, mais leur évolution au fil de la quête est perceptible et réellement intéressante et attachante. Et je fais ici allusion non seulement aux trois héros, mais également aux "divinités". Bref, cette Bd sera chérie à sa juste valeur, placée au sommet de ma petite bibliothèque. Merci aussi à bdthèque d'avoir détourné mon regard vers cette Bd. Thx

21/04/2006 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Orbital
Orbital

J’ai été agréablement surpris par cette nouvelle série de science-fiction : Le dessin est magnifique et le scénario est assez captivant. A ma connaissance, « Orbital » est la première série de Pellé. Son trait est étonnamment mature. Les personnages sont très expressifs, les cadrages sont recherchés et s’associent bien avec cette mise en page dynamique. L’architecture des vaisseaux et des villes est très travaillée, les extra-terrestres ont des morphologies très différentes des unes des autres. « Orbital » respire décidément le bon space-opéra ! La mise en couleurs aux tons assez sombres de Pellé dessert parfaitement cette histoire de science-fiction. C’est magnifique ! Mon seul reproche envers cette BD concerne le fait que j’ai eu, par moments, quelques difficultés à bien saisir le bon sens de lecture. « Orbital » est la deuxième série de Sylvain Runberg, celui-ci scénarise « Les colocataires » qui m’avait moyennement convaincu. Personnellement, je trouve qu’il est apparemment plus à l’aise dans le registre de la science-fiction que dans le roman graphique. Le scénariste semble avoir créé avec cette nouvelle série un univers riche et parfaitement cohérent. Le thème de « Orbital » est assez similaire à la série « Sillage » de Buchet et Morvan. Les deux héros sont des agents d’une sorte d’ONU futuriste chargés de désamorcer les conflits prêts à s’écarter dans l’univers, Caleb et Mézoké forment un duo qui m’est apparu finalement assez attachant. Là où chaque tome de « Sillage » est une histoire complète, « Orbital » prend apparemment le parti-pris d’utiliser 2 tomes par histoire. J’espère de tout cœur que les auteurs feront le nécessaire pour que le délai de parution entre chaque album (du moins pour une histoire complète) soit correct (= un an et demi au maximum). Finalement, par son dessin magnifique, par son scénario captivant, par ses personnages attachants, par son univers très diversifié, « Orbital » possède beaucoup d’atouts pour être une excellente série !

21/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5
Couverture de la série Une épaisse couche de sentiments
Une épaisse couche de sentiments

«Une épaisse couche de sentiments» revient sur le thème du «monde inhumain des ressources humaines», un sujet que les auteurs avaient brillamment abordé dans un autre album qui m’avait enthousiasmé (Vider la corbeille). Je suis cependant beaucoup moins convaincu par le présent album que je trouve un peu lourd, beaucoup moins drôle, et surtout moins crédible. Mais le sujet reste des plus intéressants, très peu exploité en BD, et traité avec un cynisme caustique jubilatoire.

20/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Vider la corbeille
Vider la corbeille

« Vider la corbeille » traite des relations sociales et des rapports de pouvoirs au sein d’une entreprise. Le sort des employés ne tient qu’à un fil, entre l’irresponsabilité cynique du patron, le dévouement intéressé de la secrétaire de direction, et la naïveté du jeune cadre. Le ton est caustique, cynique, drôle et dramatique à la fois - il fait mouche et on se prend une grande claque. Une excellente BD, à lire pour réfléchir et rire/pleurer sur ce qu’on vit parfois sur notre lieu de travail.

20/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5
Couverture de la série Mes voisins sont formidables
Mes voisins sont formidables

Ayant apprécié d’autres albums de Sébastien Gnaedig et Philippe Thirault, c’est avec curiosité que j’ai acheté l’intégrale de «Mes voisins sont formidables», aux éditions du Cycliste. On suit les tribulations d’une demi-douzaine de gens partageant le même immeuble, paumés et coincés dans une vie déprimante, chacun à sa manière. Le dessin est très sombre, entre Moynot et Tardi (genre Nestor Burma). Même si les trois histiores sont un peu inégales, les situations sont toujours burlesques, les dialogues décapants, et le ton est d’un cynisme noir de chez noir. A lire par ceux qui ne se retrouvent pas dans le petit bonheur bourgeois de Monsieur Jean ou de Premières chaleurs.

20/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5
Couverture de la série Fraise et Chocolat
Fraise et Chocolat

Que trouve-t-on au début d’une grande passion amoureuse ? Du sexe, du sexe, et encore du sexe. L’amour et le sexe ne font plus qu’un, on se donne tout entier à l’autre, et on ne vit que pour se fondre dans son partenaire et lui donner un plaisir partagé. C’est ce qui est raconté de manière très impudique dans « fraise et chocolat ». On se sent un peu dans la position d’un voyeur lorsqu’on lit la description de certains des moments les plus intimes et les plus forts de l’existence d’un autre, bien qu’on ne puisse s’empêcher de se regarder dans le miroir et de comparer sa propre vie sexuelle à celle décrite dans le livre. Le ton est frais et léger, ce qui est à la fois heureux (ça fait plaisir de lire la description d’une sexualité épanouie et d’une histoire d’amour qui se passe bien, pour une fois) et un peu malheureux (les sentiments qui dépassent les histoires de bites et de cul sont trop vite traités). Reste un livre à nul autre pareil, qu’on referme avec l’envie de connaître la suite de l’histoire.

20/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5
Couverture de la série La Tranchée
La Tranchée

«La tranchée» est une nouvelle BD sur la première guerre mondiale, un sujet qui semble inspirer les scénaristes. Un policier militaire arrive sur les lieux d’un crime, dans un abri sur le front, alors que le cadavre n’a pas encore refroidi. Il mène l’enquête pendant qu’une offensive Allemande se prépare. L’album se présente comme un huis clos bavard encadré par deux longues scènes de guerre muettes. On referme l’album sans que l’énigme du meurtre soit révélée, et sans grand espoir qu'elle le devienne un jour. Les scénaristes ont-ils pris le meurtre comme un simple prétexte pour faire parler les personnages et décrire l’horreur de la guerre ou aurons-nous le fin mot de l’histoire dans le second tome ?

20/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Quintos
Quintos

Un groupe des brigades internationales essaye de rejoindre le front. Tombés dans une embuscade, le groupe perd ses membres, un à un. On découvre, au fil du récit, les motivations des combattants amateurs, allant des plus égoïstes aux plus altruistes. Les plus motivés dans leur engagement survivent pour assister, impuissants, à la machine de guerre nazie venue à la rescousse de Franco et prenant l’Espagne comme un camp d’entraînement pour la 2e guerre mondiale. Reste le besoin de témoigner et de se souvenir, d’autant plus important que le dernier survivant de la bande est Allemand – comme Andreas. L’auteur, qui avait déjà réglé son compte avec le nazisme dans Capricorne, le refait ici de manière plus explicite en l’accompagnant d’une réflexion sur la responsabilité de chacun face à sa propre histoire personnelle et face à l’Histoire avec un grand «H».

20/04/2006 (modifier)