Un ODNI de plus, un !
Au travers de la vie du "Bienheureux" Joe Marmion, un homme empreint d'une grande spiritualité, et qui mènera l'Abbaye de Maredsous (célèbre pour sa bière et ses tartines !) parmi les plus dynamiques de Belgique, nous avons un voyage dans le catholicisme belge de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. Bon attention, il ne se passe rien de particulier dans cet album, on suit juste le parcours de cet homme pieux. Il n'y a pas vraiment de scénario à proprement parler, ce qui fait que le lecteur lambda décroche assez vite, à moins que le sujet le passionne, au sens non-biblique du terme.
Le traitement graphique n'est pas exceptionnel, exécuté par un grand amateur de Hergé époque moyenne, et de Bob De Moor époque "Barelli". de la ligne claire archi-classique, sans aucune originalité.
A réserver aux amateurs...
J'ai découvert cette série sur le tard, étant passé à côté quand j'étais jeune.
Je dois dire que je ne la classerais pas dans mes BD cultes. Cependant, après un temps d'adaptation j'ai plutôt bien apprécié Gil Jourdan. Certes le dessin a vieilli, l'humour n'est plus très frais. Mais Tilleux avait un talent incomparable pour décrire les petits villages de la France profonde. L'atmosphère fait penser aux vieux romans noirs des années 50, les dialogues ressemblent à du Audiard.
J'ai beaucoup aimé les albums se passant en France, comme Popaïne et vieux tableaux ou Surboum sur 4 roues. Par contre, les albums se passant à l'étranger m'ont moins plu (sauf le gant à trois doigts qui rappelle le salaire de la peur).
Une petite remarque sur l'intégrale, je trouve que l'éditeur aurait pu faire un effort sur les couvertures qui ne sont vraiment pas terribles.
En me promenant entre les stands d’un festival, mon regard croise celui d’un jeune Allemand ayant une bonne bouille. La conversation s’engage et l’auteur se révèle être des plus sympathiques. Coup de chance : parmi tous ses albums en Allemand, j’en trouve un en Français qui n’a pas l’air mauvais du tout. Je l’achète, Mawil me fait une très jolie dédicace, et je découvre son livre avec un rare plaisir. L’histoire raconte la rencontre d’un lapin naufragé et d’une jeune fille bronzant en monokini avec deux copines sur une plage déserte. Le petit lapin devient la mascotte du groupe, il ne quitte plus la jeune fille, le temps suspend son vol et tout ce qu’ils vivent ensemble devient un moment magique. Jusqu’au moment où chacun doit rentrer chez soi. Remplacez le petit lapin par un jeune garçon qui se retrouve en compagnie d’une fille plus âgée ne le prenant pas au sérieux mais l’incluant dans toutes ses conneries, et cela vous ramènera peut-être en mémoire les souvenirs vécus lors d’une ancienne vacance - le sentiment de plénitude et le pénible sentiment de vide qui a immanquablement suivi. Un album avec beaucoup de défauts (l'histoire ne démarre qu'à la moitié de l'album) mais aussi ce petit quelque chose qui fait qu’il ne passe pas inaperçu et qu’on ne peut s’empêcher de le rouvrir et de relire, à la recherche de sensations perdues.
«La jeune fille aux camélias» fait un peu penser à l’histoire de La femme du magicien revisitée par un des auteurs Japonais les plus extrêmes. Une jeune fille vit un cauchemar dans un cirque. Martyrisée par une androgyne, violée par une momie, humiliée par tous, elle espère s’évader grâce aux illusions produites par un nain magicien qui tombe amoureux d’elle. Mais le rêve est de courte durée. Les protagonistes s’enfoncent inexorablement dans la mouise, et même les maigres instants de bonheur sont dépeints de manière tellement grotesque qu’ils apparaissent sous un jour sombre. Bien que décousu en apparence, le récit est cependant solidement construit et très différent des histoires courtes publiées aux éditions du lézard. Les dessins sont superbes et le travail d’imprimerie de qualité. Je recommande cet album à ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers retors cet auteur Japonais tout à fait hors du commun.
J’ai découvert Maruo grâce à deux histoires courtes publiées dans «Attention on rêve» (édité sous la direction de Moebius) et dans «Bang!». On y trouvait déjà des thèmes sulfureux tels que l’éveil à la sexualité des enfants ou l’inceste et la scatologie. Ces deux histoires sont rééditées dans le présent volume et sont accompagnées d’une dizaine d’autres traitant toujours d’une sexualité perverse – masturbation exhibitionniste, pédophilie, nécrophilie, zoophilie, BDSM, et j’en passe, le tout baignant dans le foutre, l’urine, les excréments, le sang et les mutilations. L’album oscille entre rêve et cauchemar érotique - une lecture extrêmement dérangeante, qui fascine et dégoûte à la fois.
Que dire d'Angel Heart... je m'attendais à bien pire disons, de la part de l'auteur de City Hunter. Pour moi, les premiers tomes sont loin d'être les meilleurs, et la série devient vraiment sympa à partir du moment où on retombe dans un genre de City Hunter modernisé. On voit bien dans ces nouveaux scénarios, tous axés sur la famille, les liens familiaux, que l'auteur a mûri et est moins intéressé par les scénars basés sur la drague et les gros flingues du temps de City Hunter.
Alors bon, ça dégouline de bons sentiments, mais en même temps c'est assez rafraîchissant. Et au milieu de ces chapitres moyens se glisse de temps à autre un chapitre excellent, comme celui de l'anniversaire de Saeko.
Quant au dessin, il est techniquement excellent même si pour ma part je n'accroche pas trop à ce style trop stéréotypé.
Un bon manga à emprunter, chaque tome est relativement dense en plus.
Un avis assez mitigé !
Côté scénario, Vehlmann nous livre une histoire originale : un homme revient dans le passé afin d'aider Wilson à devenir écrivain afin qu'il ne puisse pas devenir le dictateur qu'il est dans le futur. Wilson va alors devenir le "nègre" de Wilson, lui faisant écrire des nouvelles basées sur des événements véridiques du futur. Dis comme ça, cela fait un peu "retour vers le futur", mais l'album tire son originalité par son découpage en fonction des différentes anecdotes racontées. Certaines sont biens trouvées (celle de la prison tout particulièrement) mais d'autres sont un peu légères (je pense à celle des égouts).
Au final, si l'album est plaisant, il est un peu inachevé à mon avis. Les anecdotes s'enchaînent mais cela reste gentillet. Ajoutez à cela des dessins de Gazzotti bien réalisés mais qui m'ont laissé de marbre, ainsi qu'une couverture horrible, et vous avez un album sympa mais dont j'attendais plus.
Difficile de commenter un OVNI pareil. J'ai lu d'une traite l'histoire tellement je suis rentré dans ce monde loufoque et drôle.
Comme toujours, Tardi au pinceau… ça assure! Mais là en prime, Forest nous a ciselé un scénario, des dialogues et des personnages absolument délirants. Quelle maîtrise!
Pour ne pas répéter certains avis précédents, je vous dirai simplement que cette BD est une bouffée d’air frais qui titille les zygomatiques, vivifie l’esprit. Divertissement assuré!
Mon avis sur Peter Pan
Cette BD m'a beaucoup plu par son graphisme et l'originalité de l'histoire. Le détournement (néanmoins fidèle) du conte de Peter Pan en fable pour adulte mêlant cruauté, humour, tendresse, cynisme est tout à fait réussi. Tous les fondamentaux du conte sont là (le crocodile tic-tac, l'envol de Peter Pan et des enfants, les indiens, etc..) mais tout cela se mêle tout naturellement à une cruauté et un cynisme très surprenant sur des éléments inattendus (cruauté de la fée clochette, etc...)
Très jolie fable, à lire absolument
Petite devinette : qui est Jack The Ripper ?
Avec tous les spin-off que l'on retrouve aujourd'hui, ma réaction en voyant la sortie de "Code Mc Callum" était = "Encore un..." (genre blasé...)
Pis j'ai lu les critiques ci-dessous et je me suis lancé ! (une fois n'est pas coutume !)
Et pis une fois ouvert, j'ai été tenu jusqu'à la fin avec une sorte d'attraction grandissante, un peu comme un aimant de plus en plus puissant
J'ai clairement aimé le dessin qui tranche bien avec la série mère et s'en démarque ainsi.
Pis on retrouve une tout autre Carmen que celle qu'on connaissait = jeune, insouciante, rockeuse,... bref, un vent de fraîcheur sur le personnage !
Vivement le tome 2 !
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Miracle à Maredsous
Un ODNI de plus, un ! Au travers de la vie du "Bienheureux" Joe Marmion, un homme empreint d'une grande spiritualité, et qui mènera l'Abbaye de Maredsous (célèbre pour sa bière et ses tartines !) parmi les plus dynamiques de Belgique, nous avons un voyage dans le catholicisme belge de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. Bon attention, il ne se passe rien de particulier dans cet album, on suit juste le parcours de cet homme pieux. Il n'y a pas vraiment de scénario à proprement parler, ce qui fait que le lecteur lambda décroche assez vite, à moins que le sujet le passionne, au sens non-biblique du terme. Le traitement graphique n'est pas exceptionnel, exécuté par un grand amateur de Hergé époque moyenne, et de Bob De Moor époque "Barelli". de la ligne claire archi-classique, sans aucune originalité. A réserver aux amateurs...
Gil Jourdan
J'ai découvert cette série sur le tard, étant passé à côté quand j'étais jeune. Je dois dire que je ne la classerais pas dans mes BD cultes. Cependant, après un temps d'adaptation j'ai plutôt bien apprécié Gil Jourdan. Certes le dessin a vieilli, l'humour n'est plus très frais. Mais Tilleux avait un talent incomparable pour décrire les petits villages de la France profonde. L'atmosphère fait penser aux vieux romans noirs des années 50, les dialogues ressemblent à du Audiard. J'ai beaucoup aimé les albums se passant en France, comme Popaïne et vieux tableaux ou Surboum sur 4 roues. Par contre, les albums se passant à l'étranger m'ont moins plu (sauf le gant à trois doigts qui rappelle le salaire de la peur). Une petite remarque sur l'intégrale, je trouve que l'éditeur aurait pu faire un effort sur les couvertures qui ne sont vraiment pas terribles.
Safari plage
En me promenant entre les stands d’un festival, mon regard croise celui d’un jeune Allemand ayant une bonne bouille. La conversation s’engage et l’auteur se révèle être des plus sympathiques. Coup de chance : parmi tous ses albums en Allemand, j’en trouve un en Français qui n’a pas l’air mauvais du tout. Je l’achète, Mawil me fait une très jolie dédicace, et je découvre son livre avec un rare plaisir. L’histoire raconte la rencontre d’un lapin naufragé et d’une jeune fille bronzant en monokini avec deux copines sur une plage déserte. Le petit lapin devient la mascotte du groupe, il ne quitte plus la jeune fille, le temps suspend son vol et tout ce qu’ils vivent ensemble devient un moment magique. Jusqu’au moment où chacun doit rentrer chez soi. Remplacez le petit lapin par un jeune garçon qui se retrouve en compagnie d’une fille plus âgée ne le prenant pas au sérieux mais l’incluant dans toutes ses conneries, et cela vous ramènera peut-être en mémoire les souvenirs vécus lors d’une ancienne vacance - le sentiment de plénitude et le pénible sentiment de vide qui a immanquablement suivi. Un album avec beaucoup de défauts (l'histoire ne démarre qu'à la moitié de l'album) mais aussi ce petit quelque chose qui fait qu’il ne passe pas inaperçu et qu’on ne peut s’empêcher de le rouvrir et de relire, à la recherche de sensations perdues.
La Jeune Fille aux Camélias
«La jeune fille aux camélias» fait un peu penser à l’histoire de La femme du magicien revisitée par un des auteurs Japonais les plus extrêmes. Une jeune fille vit un cauchemar dans un cirque. Martyrisée par une androgyne, violée par une momie, humiliée par tous, elle espère s’évader grâce aux illusions produites par un nain magicien qui tombe amoureux d’elle. Mais le rêve est de courte durée. Les protagonistes s’enfoncent inexorablement dans la mouise, et même les maigres instants de bonheur sont dépeints de manière tellement grotesque qu’ils apparaissent sous un jour sombre. Bien que décousu en apparence, le récit est cependant solidement construit et très différent des histoires courtes publiées aux éditions du lézard. Les dessins sont superbes et le travail d’imprimerie de qualité. Je recommande cet album à ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers retors cet auteur Japonais tout à fait hors du commun.
Yume no Q-Saku
J’ai découvert Maruo grâce à deux histoires courtes publiées dans «Attention on rêve» (édité sous la direction de Moebius) et dans «Bang!». On y trouvait déjà des thèmes sulfureux tels que l’éveil à la sexualité des enfants ou l’inceste et la scatologie. Ces deux histoires sont rééditées dans le présent volume et sont accompagnées d’une dizaine d’autres traitant toujours d’une sexualité perverse – masturbation exhibitionniste, pédophilie, nécrophilie, zoophilie, BDSM, et j’en passe, le tout baignant dans le foutre, l’urine, les excréments, le sang et les mutilations. L’album oscille entre rêve et cauchemar érotique - une lecture extrêmement dérangeante, qui fascine et dégoûte à la fois.
Angel Heart
Que dire d'Angel Heart... je m'attendais à bien pire disons, de la part de l'auteur de City Hunter. Pour moi, les premiers tomes sont loin d'être les meilleurs, et la série devient vraiment sympa à partir du moment où on retombe dans un genre de City Hunter modernisé. On voit bien dans ces nouveaux scénarios, tous axés sur la famille, les liens familiaux, que l'auteur a mûri et est moins intéressé par les scénars basés sur la drague et les gros flingues du temps de City Hunter. Alors bon, ça dégouline de bons sentiments, mais en même temps c'est assez rafraîchissant. Et au milieu de ces chapitres moyens se glisse de temps à autre un chapitre excellent, comme celui de l'anniversaire de Saeko. Quant au dessin, il est techniquement excellent même si pour ma part je n'accroche pas trop à ce style trop stéréotypé. Un bon manga à emprunter, chaque tome est relativement dense en plus.
Des lendemains sans nuage
Un avis assez mitigé ! Côté scénario, Vehlmann nous livre une histoire originale : un homme revient dans le passé afin d'aider Wilson à devenir écrivain afin qu'il ne puisse pas devenir le dictateur qu'il est dans le futur. Wilson va alors devenir le "nègre" de Wilson, lui faisant écrire des nouvelles basées sur des événements véridiques du futur. Dis comme ça, cela fait un peu "retour vers le futur", mais l'album tire son originalité par son découpage en fonction des différentes anecdotes racontées. Certaines sont biens trouvées (celle de la prison tout particulièrement) mais d'autres sont un peu légères (je pense à celle des égouts). Au final, si l'album est plaisant, il est un peu inachevé à mon avis. Les anecdotes s'enchaînent mais cela reste gentillet. Ajoutez à cela des dessins de Gazzotti bien réalisés mais qui m'ont laissé de marbre, ainsi qu'une couverture horrible, et vous avez un album sympa mais dont j'attendais plus.
Ici même
Difficile de commenter un OVNI pareil. J'ai lu d'une traite l'histoire tellement je suis rentré dans ce monde loufoque et drôle. Comme toujours, Tardi au pinceau… ça assure! Mais là en prime, Forest nous a ciselé un scénario, des dialogues et des personnages absolument délirants. Quelle maîtrise! Pour ne pas répéter certains avis précédents, je vous dirai simplement que cette BD est une bouffée d’air frais qui titille les zygomatiques, vivifie l’esprit. Divertissement assuré!
Peter Pan
Mon avis sur Peter Pan Cette BD m'a beaucoup plu par son graphisme et l'originalité de l'histoire. Le détournement (néanmoins fidèle) du conte de Peter Pan en fable pour adulte mêlant cruauté, humour, tendresse, cynisme est tout à fait réussi. Tous les fondamentaux du conte sont là (le crocodile tic-tac, l'envol de Peter Pan et des enfants, les indiens, etc..) mais tout cela se mêle tout naturellement à une cruauté et un cynisme très surprenant sur des éléments inattendus (cruauté de la fée clochette, etc...) Très jolie fable, à lire absolument Petite devinette : qui est Jack The Ripper ?
Code Mc Callum
Avec tous les spin-off que l'on retrouve aujourd'hui, ma réaction en voyant la sortie de "Code Mc Callum" était = "Encore un..." (genre blasé...) Pis j'ai lu les critiques ci-dessous et je me suis lancé ! (une fois n'est pas coutume !) Et pis une fois ouvert, j'ai été tenu jusqu'à la fin avec une sorte d'attraction grandissante, un peu comme un aimant de plus en plus puissant J'ai clairement aimé le dessin qui tranche bien avec la série mère et s'en démarque ainsi. Pis on retrouve une tout autre Carmen que celle qu'on connaissait = jeune, insouciante, rockeuse,... bref, un vent de fraîcheur sur le personnage ! Vivement le tome 2 !