Je pense que s’attendre à un renouveau de la Fantasy avec chaque nouvelle série du genre est un leurre. Entre les incontournables et les autres séries, le gouffre est souvent grand. Certes, "Les Brumes d'Asceltis" souffre de la comparaison avec celles qui ont donné ses lettres de noblesse à ce genre mais est loin d’être dénuée d’atouts. Elle constitue en quelques sortes un pont entre la Fantasy de base et celle de référence. Faut-il impérativement de l’originalité pour avoir de la bonne Fantasy ? Pas forcément. Bref, tout ça pour dire que cette série a été pour moi un bon divertissement grâce à un récit de bonne facture même si la fin se fait attendre. Série honnête donc mais pas incontournable. Personnellement, j'en demandais pas plus.
Au fait, est-ce que quelqu’un sait si un 3e tome verra le jour ?
Deux auteurs de BD célèbres qui se réunissaient sur une oeuvre d'aventure et d'humour, voilà qui attisait ma curiosité pour cette série que j'ignorais complètement. Mais je dois dire que cela a mal vieilli.
Déjà, au niveau du dessin, ce sont les débuts de Berck dans la bande dessinée. Strapontin est apparu 10 ans avant sa série phare, Sammy, et le dessin y est quelconque, complètement dans le style franco-belge gros-nez mais sans maîtrise, sans originalité... Ca se laisse lire mais on ne peut dire que c'est vraiment joli.
Quant aux scénarios, Goscinny y favorise un peu plus l'aventure que l'humour, ce qui est bien dommage. Ce sont des intrigues variées mais ultra-classiques dans le domaine de la BD franco-belge : voyages exotiques avec royaume à sauver d'un méchant complot, méchants malfaiteurs à combattre, personnes ou lieux à protéger, etc. C'est vrai que Strapontin se retrouve souvent dans des aventures qui sont bien loin de ce qu'on imagine de la vie d'un chauffeur de taxi mais pour autant aucune intrigue n'est vraiment palpitante à mes yeux. Quant à l'humour, il attire par-ci par-là quelques sourires mais parait également assez laborieux voire artificiel à certains moments. On est loin d'un bon Astérix.
J’aime bien le dessin de Coyote, c’est un fait. J’admire surtout l’aisance avec laquelle il dessine et son style humoristico-caricatural si caractéristique. Avec cet album, la couleur fait son apparition sur les planches de Coyote avec une certaine "progressivité". A ce sujet, il est intéressant de comparer la première planche avec la dernière, c’est flagrant ! Ce premier tome ressemble plus à un premier round d’observation dans lequel Coyote fait un tour de présentation de chaque locataire. Sympa mais sans plus. J’attends le deuxième tome pour voir comment va évoluer cette série . . . Wait and see !
Le premier réfexe que j’ai eu avec cet album était de le reposer illico sur le présentoir, la faute à une colorisation en bichromie qui me rebutait à priori. La mise en location de l’album m’a permis de le lire et je dois dire que la colorisation particulière ne gène en rien la lecture de ce double-album. Bien épais, il se lit pourtant assez vite avec un découpage de quelques cases par planche sans longs blabla dedans. L’histoire semble prometteuse avec Claire, débauchée de l’école de police pour rejoindre la "POISON", centre luttant contre les réseaux de prostitution . . . Ce tome introductif met en place le décor et les principaux protagonistes. Lecture intéressante à confirmer avec les prochains tomes . . .
Baudoin nous propose de plonger dans son passé en parcourant avec lui l’Espignole, petit ruisseau rappelant son adolescence. Cet album est emprunt d’une certaine nostalgie et se veut essentiellement contemplatif. Chaque page est constituée d’une case commentée en voix off par l’auteur. Si l’intention de partager un peu de son passé est louable, le résultat est plutôt hermétique et sans grand intérêt pour le lecteur. A noter que Baudoin a un style graphique propre qui n’éveille en moi aucune réprobation.
De cet auteur, j’ai préféré Made In US de la même collection.
Monsieur Khol est un petit conte sur la nature humaine assez sympathique. Bénéficiant d'un graphisme à base de peinture et de beaucoup de lumière, il offre des planches carrées simples mais bien agréables à lire et à regarder. Il raconte l'histoire d'un homme au tempérament tellement effacé depuis sa naissance que les gens l'en oublient en permanence et qu'il n'a tout simplement pas de visage, ce que personne ne remarque évidemment. Souffrant de cela, il tombera malade et, pour se requinquer, quittera enfin la ville pour découvrir la campagne, la vraie vie, l'amour et enfin une identité.
Rien de particulièrement original dans ce récit assez vite résumé, si ce n'est l'absence de visage du héros, mais un conte qui se lit bien, agréablement et qui est plaisant à l'oeil.
Comme le souligne ThePatrick, connaître la personnalité des artistes caricaturés ici est un préalable pour pleinement apprécier cet album. C’est loin d’être le cas me concernant. Toutefois, la mise en scène des quelques personnalités qui ne me sont pas inconnues est plutôt réussie. Le dessin reste fidèle au style de l’auteur, sans doute un peu plus hachuré qu’à l’habitude.
Bref, voici une bonne petite bd que les plus érudits que moi apprécieront davantage . . .
Le principal attrait de cette petite bd muette publiée au format à l’Italienne est de représenter la vision du monde selon les canidés qui semblent agir par pulsion : Dog croit voir des chiens à la télé, il lèche l’écran, se fait électrocuter puis jeter par son maître parce que ce dernier n’a plus de télé pour regarder un match de foot (et en ces temps de coupe du monde, on peut le comprendre). Le chien fait donc son apprentissage par assimilation (j’explose la télé, mon maître me jette dehors donc c’était mal). Le récit se compose ainsi d’une suite de péripéties vécues par Dog qui doit affronter le monde extérieur. Dog va bien vite apprendre une foule de choses, notamment qu'être trop entreprenant avec la petite caniche d’une bourgeoise, ce n’est pas prévu dans les règles de bienséance canine. Vous l'aurez compris, rien de bien transcendant en soi mais les enchaînements sont plutôt réussis. En outre, le dessin d’Edith, très reconnaissable, est sympathique même s’il manque de détails. Mais ce genre d’essai ne demande pas non plus d’avoir un dessin très fouillé . . .
Bref, lecture intéressante mais pas indispensable . . .
"Vitr Le Mo" est une BD confidentielle de Brüno qui, parait-il, a été pensée et dessinée lors d’un trajet en train...
L’univers habituel de l’auteur est bien présent dans ce petit album, sans doute encre plus poussé dans ses derniers retranchements. On y retrouve Vitr Le Mo, un personnage à la gâchette facile et détestable à souhait. Ca baise et ça flingue pour un oui ou pour un non. Le récit est cru et décousu. Le découpage est "spécial" dans le sens qu’on sent qu’il a été improvisé... tout comme le dessin plutôt rudimentaire.
Bref, cet album sans prétention vaut la peine d’être découvert par tous ceux qui s’intéressent à cet auteur. Les autres passeront leur chemin...
Ce petit album, paru en 1996, est sans doute une des premières œuvres dessinées par Christian Paty. L’auteur fait déjà preuve d’une belle maîtrise graphique avec un trait plus délayé qu’aujourd’hui, résultant probablement de la technique utilisée ici : le lavis. La noirceur du récit repose sur l’affrontement psychologique des deux protagonistes en opposant les craintes de la Belle et les pulsions que la Bête ne peut contenir malgré ses sentiments pour elle. Le récit va crescendo jusqu’à la fin ! On a l’impression de se trouver devant une pièce de théâtre jouée en un acte. Assurément une belle découverte.
Lecture conseillée . . .
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Brumes d'Asceltis
Je pense que s’attendre à un renouveau de la Fantasy avec chaque nouvelle série du genre est un leurre. Entre les incontournables et les autres séries, le gouffre est souvent grand. Certes, "Les Brumes d'Asceltis" souffre de la comparaison avec celles qui ont donné ses lettres de noblesse à ce genre mais est loin d’être dénuée d’atouts. Elle constitue en quelques sortes un pont entre la Fantasy de base et celle de référence. Faut-il impérativement de l’originalité pour avoir de la bonne Fantasy ? Pas forcément. Bref, tout ça pour dire que cette série a été pour moi un bon divertissement grâce à un récit de bonne facture même si la fin se fait attendre. Série honnête donc mais pas incontournable. Personnellement, j'en demandais pas plus. Au fait, est-ce que quelqu’un sait si un 3e tome verra le jour ?
Strapontin
Deux auteurs de BD célèbres qui se réunissaient sur une oeuvre d'aventure et d'humour, voilà qui attisait ma curiosité pour cette série que j'ignorais complètement. Mais je dois dire que cela a mal vieilli. Déjà, au niveau du dessin, ce sont les débuts de Berck dans la bande dessinée. Strapontin est apparu 10 ans avant sa série phare, Sammy, et le dessin y est quelconque, complètement dans le style franco-belge gros-nez mais sans maîtrise, sans originalité... Ca se laisse lire mais on ne peut dire que c'est vraiment joli. Quant aux scénarios, Goscinny y favorise un peu plus l'aventure que l'humour, ce qui est bien dommage. Ce sont des intrigues variées mais ultra-classiques dans le domaine de la BD franco-belge : voyages exotiques avec royaume à sauver d'un méchant complot, méchants malfaiteurs à combattre, personnes ou lieux à protéger, etc. C'est vrai que Strapontin se retrouve souvent dans des aventures qui sont bien loin de ce qu'on imagine de la vie d'un chauffeur de taxi mais pour autant aucune intrigue n'est vraiment palpitante à mes yeux. Quant à l'humour, il attire par-ci par-là quelques sourires mais parait également assez laborieux voire artificiel à certains moments. On est loin d'un bon Astérix.
Les Voisins du 109
J’aime bien le dessin de Coyote, c’est un fait. J’admire surtout l’aisance avec laquelle il dessine et son style humoristico-caricatural si caractéristique. Avec cet album, la couleur fait son apparition sur les planches de Coyote avec une certaine "progressivité". A ce sujet, il est intéressant de comparer la première planche avec la dernière, c’est flagrant ! Ce premier tome ressemble plus à un premier round d’observation dans lequel Coyote fait un tour de présentation de chaque locataire. Sympa mais sans plus. J’attends le deuxième tome pour voir comment va évoluer cette série . . . Wait and see !
Cellule Poison
Le premier réfexe que j’ai eu avec cet album était de le reposer illico sur le présentoir, la faute à une colorisation en bichromie qui me rebutait à priori. La mise en location de l’album m’a permis de le lire et je dois dire que la colorisation particulière ne gène en rien la lecture de ce double-album. Bien épais, il se lit pourtant assez vite avec un découpage de quelques cases par planche sans longs blabla dedans. L’histoire semble prometteuse avec Claire, débauchée de l’école de police pour rejoindre la "POISON", centre luttant contre les réseaux de prostitution . . . Ce tome introductif met en place le décor et les principaux protagonistes. Lecture intéressante à confirmer avec les prochains tomes . . .
L'Espignole
Baudoin nous propose de plonger dans son passé en parcourant avec lui l’Espignole, petit ruisseau rappelant son adolescence. Cet album est emprunt d’une certaine nostalgie et se veut essentiellement contemplatif. Chaque page est constituée d’une case commentée en voix off par l’auteur. Si l’intention de partager un peu de son passé est louable, le résultat est plutôt hermétique et sans grand intérêt pour le lecteur. A noter que Baudoin a un style graphique propre qui n’éveille en moi aucune réprobation. De cet auteur, j’ai préféré Made In US de la même collection.
Monsieur Khol
Monsieur Khol est un petit conte sur la nature humaine assez sympathique. Bénéficiant d'un graphisme à base de peinture et de beaucoup de lumière, il offre des planches carrées simples mais bien agréables à lire et à regarder. Il raconte l'histoire d'un homme au tempérament tellement effacé depuis sa naissance que les gens l'en oublient en permanence et qu'il n'a tout simplement pas de visage, ce que personne ne remarque évidemment. Souffrant de cela, il tombera malade et, pour se requinquer, quittera enfin la ville pour découvrir la campagne, la vraie vie, l'amour et enfin une identité. Rien de particulièrement original dans ce récit assez vite résumé, si ce n'est l'absence de visage du héros, mais un conte qui se lit bien, agréablement et qui est plaisant à l'oeil.
Nénéref
Comme le souligne ThePatrick, connaître la personnalité des artistes caricaturés ici est un préalable pour pleinement apprécier cet album. C’est loin d’être le cas me concernant. Toutefois, la mise en scène des quelques personnalités qui ne me sont pas inconnues est plutôt réussie. Le dessin reste fidèle au style de l’auteur, sans doute un peu plus hachuré qu’à l’habitude. Bref, voici une bonne petite bd que les plus érudits que moi apprécieront davantage . . .
My name is Dog
Le principal attrait de cette petite bd muette publiée au format à l’Italienne est de représenter la vision du monde selon les canidés qui semblent agir par pulsion : Dog croit voir des chiens à la télé, il lèche l’écran, se fait électrocuter puis jeter par son maître parce que ce dernier n’a plus de télé pour regarder un match de foot (et en ces temps de coupe du monde, on peut le comprendre). Le chien fait donc son apprentissage par assimilation (j’explose la télé, mon maître me jette dehors donc c’était mal). Le récit se compose ainsi d’une suite de péripéties vécues par Dog qui doit affronter le monde extérieur. Dog va bien vite apprendre une foule de choses, notamment qu'être trop entreprenant avec la petite caniche d’une bourgeoise, ce n’est pas prévu dans les règles de bienséance canine. Vous l'aurez compris, rien de bien transcendant en soi mais les enchaînements sont plutôt réussis. En outre, le dessin d’Edith, très reconnaissable, est sympathique même s’il manque de détails. Mais ce genre d’essai ne demande pas non plus d’avoir un dessin très fouillé . . . Bref, lecture intéressante mais pas indispensable . . .
Vitr Le Mo - Maître du monde
"Vitr Le Mo" est une BD confidentielle de Brüno qui, parait-il, a été pensée et dessinée lors d’un trajet en train... L’univers habituel de l’auteur est bien présent dans ce petit album, sans doute encre plus poussé dans ses derniers retranchements. On y retrouve Vitr Le Mo, un personnage à la gâchette facile et détestable à souhait. Ca baise et ça flingue pour un oui ou pour un non. Le récit est cru et décousu. Le découpage est "spécial" dans le sens qu’on sent qu’il a été improvisé... tout comme le dessin plutôt rudimentaire. Bref, cet album sans prétention vaut la peine d’être découvert par tous ceux qui s’intéressent à cet auteur. Les autres passeront leur chemin...
La Belle et la Bête
Ce petit album, paru en 1996, est sans doute une des premières œuvres dessinées par Christian Paty. L’auteur fait déjà preuve d’une belle maîtrise graphique avec un trait plus délayé qu’aujourd’hui, résultant probablement de la technique utilisée ici : le lavis. La noirceur du récit repose sur l’affrontement psychologique des deux protagonistes en opposant les craintes de la Belle et les pulsions que la Bête ne peut contenir malgré ses sentiments pour elle. Le récit va crescendo jusqu’à la fin ! On a l’impression de se trouver devant une pièce de théâtre jouée en un acte. Assurément une belle découverte. Lecture conseillée . . .