J'ai une affection particulière pour cette BD car c'est une des premières que j'ai lues. Bien sûr, les gags ne sont pas terribles, un peu enfantins et souvent répétitifs et passé l'âge de 12 ans on a du mal à accrocher à ce style d'histoire.
Mais Boule et Bill garde pour moi un charme très particulier. D'ailleurs, je trouve que la série n'a pas beaucoup vieilli. Roba a su décrire les prémices de la société de consommation caractéristique des années 60-70. Il suffit de voir le pavillon des parents de Boule qui dispose de tout le confort moderne.
Bien sûr, je ne conseille pas l'achat de toute la série, mais juste de quelques tomes. Roba est quand même un des grands noms du journal Spirou, au même titre que Franquin, Peyo, Tilleux ou Morris.
Je n'ai jamais lu la reprise par Verron et ne peut donc donner un avis sur celle-ci.
Pour les amateurs de Roba, cette série est supérieure à Boule et Bill.
Alors, certes c'est de la BD pour enfants avec une bande de jeunes dans le style de Les 4 as, mais c'est vraiment très sympa.
Dans l'album qui se passe en Ecosse, Roba a su parfaitement rendre sur le papier les paysages écossais.
Autre particularité de la série, la Ribambelle incluait des jeunes de toutes nationalités. J'aimais beaucoup les jumeaux Atchi et Atcha.
A découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.
Je n'ai pas totalement été conquis par ce polar violent qui fait la part belle aux références comme Pulp Fiction. Ca flingue à tout va, sur fond de classe politique pourrie et on retrouve encore des dialogues décalés par rapport à la situation (exemple sur les chaussures sur le premier volume, et sur Kim Basinger dans le 3e et dernier tome).
Matz m'avait habitué à mieux.
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage.
"Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques.
Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume.
Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema .
Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche.
Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
Cette nouvelle bande dessinée signée Bartoll(s) et Legrain (vous ne pouvez pas manquer le nom du scénariste, un stick l'annonce fièrement, par une formule à présent très rodée, je cite « par le scénariste d'Insiders ») souffre des mêmes défauts que le tome 1 de sa série phare, à savoir la multiplicité des personnages, des pays et là, en outre, de nombreux rappels historiques.
Les pages sont ponctuées de « au même moment à Venise - page 17 », ou encore « au même moment, London City Airport -page 37- », mais aussi de « deux jours plus tard, dans les environs de Londres- page 32- », et encore page 34 , d’un « le soir même à Paris ». Honnêtement, c’est un GPS qu’il nous faut pour suivre cette aventure. A force de multiplier lieux et personnages, cela finit par nous donner le tournis… voire le mal de mer ou plutôt le mal de l’air, puisque l’ensemble de ces sympathiques personnages n’utilisent que l’avion (ou l’hélicoptère) comme moyen de déplacement. Non, je suis mauvaise langue, la BMW et le cheval servent parfois à nos fortunés héros. D’ailleurs certaines pages me font sérieusement songer à l’univers de Largo Winch.
Sinon, on peut rapprocher cette aventure d'un épisode de « mission impossible » (la vieille série TV, hein, pas la daube de ciné que l’on nous sert depuis quelques temps). Une aventure truffée de gadgets, de coups tordus et d'action. Pour une fois, je trouve que le thème abordé, celui du trafic d'objet d'art, nous change un peu des mafias des pays de l'Est et autres trafics de drogue tant prisés dans les bandes dessinées actuelles.
Plaisant mais sans plus.
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance.
Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique.
Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges.
Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre.
Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires.
Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs.
Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
J'ai dans les mains le troisième tome des Démons d'Alexia.
Les critiques précédentes ne portaient que sur le premier tome (sauf une) et restaient un peu sur leurs réserves. Maintenant que l'histoire s'est développée, je peux franchement dire que c'est une grande série !
Le dessin est nickel, du Dupuis propre et clair, au trait nerveux (en effet ça fait penser à du Mic Mac Adam).
Le point fort, c'est le scenario ! Intrigué au premier tome, gravement accroché au second tome, définitivement perdu au troisième. C'est pour moi une BD culte, et j'achèterai les suivants sans réfléchir. L'intrigue est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait et elle est distillée avec maestria !
N'hésitez pas !
Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques.
Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin.
Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout.
Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie.
On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période.
Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre.
Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
Série que je préfère à Buck Danny, l'atmosphère française me plaît un peu plus. J'aurai peut-être mis 2,5/5. Mais à part ça, les histoires d'aviation ne sont vraiment pas ma tasse de thé.
Pour ceux qui veulent se faire une idée de la série, je conseille l'achat de la période Uderzo au dessin ou celle de Jijé. On peut trouver quelques-uns des meilleurs scénarios, le diptyque lieutenant double bang ou les vampires attaquent de nuit. Le charme désuet des années 70 se retrouve dans ces albums. Par contre, la suite de la série est à mon avis sans intérêt.
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Boule & Bill
J'ai une affection particulière pour cette BD car c'est une des premières que j'ai lues. Bien sûr, les gags ne sont pas terribles, un peu enfantins et souvent répétitifs et passé l'âge de 12 ans on a du mal à accrocher à ce style d'histoire. Mais Boule et Bill garde pour moi un charme très particulier. D'ailleurs, je trouve que la série n'a pas beaucoup vieilli. Roba a su décrire les prémices de la société de consommation caractéristique des années 60-70. Il suffit de voir le pavillon des parents de Boule qui dispose de tout le confort moderne. Bien sûr, je ne conseille pas l'achat de toute la série, mais juste de quelques tomes. Roba est quand même un des grands noms du journal Spirou, au même titre que Franquin, Peyo, Tilleux ou Morris. Je n'ai jamais lu la reprise par Verron et ne peut donc donner un avis sur celle-ci.
La Ribambelle
Pour les amateurs de Roba, cette série est supérieure à Boule et Bill. Alors, certes c'est de la BD pour enfants avec une bande de jeunes dans le style de Les 4 as, mais c'est vraiment très sympa. Dans l'album qui se passe en Ecosse, Roba a su parfaitement rendre sur le papier les paysages écossais. Autre particularité de la série, la Ribambelle incluait des jeunes de toutes nationalités. J'aimais beaucoup les jumeaux Atchi et Atcha. A découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.
Du plomb dans la tête
Je n'ai pas totalement été conquis par ce polar violent qui fait la part belle aux références comme Pulp Fiction. Ca flingue à tout va, sur fond de classe politique pourrie et on retrouve encore des dialogues décalés par rapport à la situation (exemple sur les chaussures sur le premier volume, et sur Kim Basinger dans le 3e et dernier tome). Matz m'avait habitué à mieux.
La Fiancée du Queyras (Le Bal des Chimères)
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage. "Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques. Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume. Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema . Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche. Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
L'Agence
Cette nouvelle bande dessinée signée Bartoll(s) et Legrain (vous ne pouvez pas manquer le nom du scénariste, un stick l'annonce fièrement, par une formule à présent très rodée, je cite « par le scénariste d'Insiders ») souffre des mêmes défauts que le tome 1 de sa série phare, à savoir la multiplicité des personnages, des pays et là, en outre, de nombreux rappels historiques. Les pages sont ponctuées de « au même moment à Venise - page 17 », ou encore « au même moment, London City Airport -page 37- », mais aussi de « deux jours plus tard, dans les environs de Londres- page 32- », et encore page 34 , d’un « le soir même à Paris ». Honnêtement, c’est un GPS qu’il nous faut pour suivre cette aventure. A force de multiplier lieux et personnages, cela finit par nous donner le tournis… voire le mal de mer ou plutôt le mal de l’air, puisque l’ensemble de ces sympathiques personnages n’utilisent que l’avion (ou l’hélicoptère) comme moyen de déplacement. Non, je suis mauvaise langue, la BMW et le cheval servent parfois à nos fortunés héros. D’ailleurs certaines pages me font sérieusement songer à l’univers de Largo Winch. Sinon, on peut rapprocher cette aventure d'un épisode de « mission impossible » (la vieille série TV, hein, pas la daube de ciné que l’on nous sert depuis quelques temps). Une aventure truffée de gadgets, de coups tordus et d'action. Pour une fois, je trouve que le thème abordé, celui du trafic d'objet d'art, nous change un peu des mafias des pays de l'Est et autres trafics de drogue tant prisés dans les bandes dessinées actuelles. Plaisant mais sans plus.
Philémon
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance. Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique. Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges. Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre. Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires. Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs. Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
Les Démons d'Alexia
J'ai dans les mains le troisième tome des Démons d'Alexia. Les critiques précédentes ne portaient que sur le premier tome (sauf une) et restaient un peu sur leurs réserves. Maintenant que l'histoire s'est développée, je peux franchement dire que c'est une grande série ! Le dessin est nickel, du Dupuis propre et clair, au trait nerveux (en effet ça fait penser à du Mic Mac Adam). Le point fort, c'est le scenario ! Intrigué au premier tome, gravement accroché au second tome, définitivement perdu au troisième. C'est pour moi une BD culte, et j'achèterai les suivants sans réfléchir. L'intrigue est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait et elle est distillée avec maestria ! N'hésitez pas !
Shooting star
Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques. Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin. Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout. Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.
Kochka
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie. On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période. Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre. Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
Tanguy et Laverdure
Série que je préfère à Buck Danny, l'atmosphère française me plaît un peu plus. J'aurai peut-être mis 2,5/5. Mais à part ça, les histoires d'aviation ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Pour ceux qui veulent se faire une idée de la série, je conseille l'achat de la période Uderzo au dessin ou celle de Jijé. On peut trouver quelques-uns des meilleurs scénarios, le diptyque lieutenant double bang ou les vampires attaquent de nuit. Le charme désuet des années 70 se retrouve dans ces albums. Par contre, la suite de la série est à mon avis sans intérêt.