Patrice et Manu Larcenet jouent sur l'antropomorphisme de leurs personnages d'animaux pour réaliser une suite de gags en une image. Chiens, chats, poissons, oiseaux, poules, elephants, crocodiles, castors, ours pingouins et j'en passe, les situations des gags sont variées et le plus souvent bien trouvées. Ce ne sont pas de vrais gros rires mais la rigolade est quand même là quasiment à chaque gag.
Une BD d'humour "à la Larcenet de la fin des années 90" bien sympathique même si la lecture en est un peu rapide comparée au prix.
Avant tout, je tiens à féliciter la très bonne idée qu'a eu Futuropolis 32 de publier tous les mois et à prix modique une bédé à suivre pour adulte. Le papier est ici de très bonne qualité et les 30 pages sont magnifiques. Le scénario me parait très bon au vu du 1er tome et j'espère que la série ira jusqu'à son terme. Les perspectives de développement de l’histoire me paraissent plus que prometteuses. Je trouve que c’est particulièrement agréable pour une série de science fiction que l’action se situe à Paris, en effet c’est souvent énervant de se retrouver toujours à New York ou à Tokyo en 2029. Néanmoins, comme le souligne scuineld, le dessin est assez particulier et extrêmement sombre, et même si l'on s’y habitue au fil des pages on peine parfois à faire la différence entre les différents protagonistes. J'attends donc avec impatience la suite, et modifierai ma note en conséquence. Je conseille dans tous les cas l'achat, pour 4€ on aurait tort de ne pas se faire plaisir.
Dingue ce que l'on peut lire en moins de 40 secondes à la Fnac.
Ceci est donc l'histoire du petit bonhomme du logo Bic qui veut rencontrer la dame du logo des toilettes mais il n'a pas d'argent pour l'inviter au Paintball, en boite de nuit, au restaurant etc. et en plus elle est déjà avec le monsieur des toilettes. Voilà l'intégralité de l'histoire de ce titre qui coûte tout de même 4€, et qui est présenté dans joli petit album cartonné avec du papier épais comme il faut. C'est très cher pour ce que c'est, et parfaitement inutile . . .
Bref à oublier
En fan de Dragon Ball, c'est avec une vraie curiosité que j'ai lu ce petit manga parodique (enfin petit, près de 200 pages quand même).
Nekomajin est une sorte de gros chat humanoïde, mélange de SanGoku et MajinBu (Boo). Il a des super-pouvoirs proches de ces deux-là et vit dans le même monde qu'eux, quoiqu'ils parlent ici vraiment de Japon et de Japonais alors que Dragon Ball se passait sur une Terre fictive.
Le début de ma lecture a été plutôt une déception pour moi. Les deux premières histoires rappellent bien l'univers de Dragon Ball mais ressemblent plus à des petites histoires bébête à l'humour très bas de plafond. Je n'ai pas accroché. Le dessin est bien celui de Toriyama mais sans aucune finesse, avec un trait gras et des décors et personnages simplifiés.
Il semble y avoir un tournant à partir de la 3e histoire puisqu'on y apprend que Nekomajin a dormi sans s'en rendre compte de 1971 jusqu'à 2003 pour se réveiller enfin. Est-ce à dire que les 2 premières histoires dataient de 1971 et que ce n'est qu'en 2003 qu'ont été créées les suivantes ? On dirait que c'est le cas à regarder le dessin, plus fin et plus travaillé. Et l'humour commence à être meilleur puisque j'ai souri à cette troisième histoire qui n'est pas encore une parodie réelle de Dragon Ball mais juste un récit assez approchant dans l'idée.
La parodie n'arrive que pour les 5 dernières histoires, appelées Nekomajin Z où on va vraiment retrouver des personnages de Dragon Ball (Z). Ca commence par un super-Saiyen obèse et sa fiancée qui débarquent dans la région où sévit Nekomajin. Puis ce sera au tour de Krizer, le fils de Freezer à la tête d'oignon. Puis Vegeta. Puis MajinBu lui-même et enfin Sangoku, qui se révèle être le maitre en arts martiaux de Nekomajin dans ce monde humoristique. L'humour reste assez tarte à la crème comme souvent chez Toriyama, mais je dois dire que je me suis bien marré. La façon dont les gros méchants de DBZ sont tournés en dérision est bonne, et le personnage clownesque de Nekomajin me fait finalement rire alors que je le trouvais trop pipi-caca-prout au début.
Bon, sincèrement, je n'irais pas jusqu'à conseiller l'achat de ce manga et je déconseillerais sa lecture à ceux qui ne sont pas imprégnés de la culture Dragon Ball. Mais pour les amateurs de Sangoku et compagnie, la lecture vous amènera, je pense, le sourire et le rire.
La lecture de cette Bd m'a laissé une impression de vertige. Ceci est sans doute du à la mise en page peu académique qu’utilise Druillet puisque ici tout y passe, on a des lectures croisées, en oblique, en double page etc. Les couleurs employées font extrêmement mal au yeux, avec des tons verts fluos, fuchsia et rouge. Les scènes de combats, présentées toutes en doubles pages, sont extrêmement brouillonnes malgré un trait précis. Tout ceci est utilisé pour soutenir le sujet de la Bd : la mort. Ce titre est sans doute aussi beau que peut l’être un Guernica et provoque le même malaise. La lecture de cet ouvrage ne lasse pas indemne. Je ne sais pas si l’on peut parler ici réellement de Bd puisqu’il n y’a pas réellement de scénario. La compréhension du titre est rendue difficile (voire impossible) par l’emploi d’une langue totalement déstructurée dans les dialogues et dans la narration. Tout est incroyablement et volontairement confus comme pour nous décrire au mieux le chaos intérieur de l’auteur au moment de la rédaction de ce titre. Les personnages principaux n’ont pas de buts précis, si ce n’est le sexe et la drogue. Finalement le message de l’auteur est simple : nous allons tous mourir, point barre.
Je mets 2/5 parce que cette Bd est tout sauf de la lecture plaisir, et m’apparaît plus comme un thérapie pour l’auteur qu’à un titre fait pour des lecteurs qui payent cher ce genre d’ouvrage. Néanmoins je conseille fortement à tous de découvrir cette Bd puisque ceci est sans doute la meilleure description de ce que l’on peut appeler la folie. A lire donc, mais je déconseille fortement l’achat.
Je découvre cette série avec le premier tome de la reprise par Panini Comics de Gotham Central. Semic ayant perdu les droits de DC, c'est donc cet autre éditeur qui poursuit la série, le tome 1 de chez Panini (Pris pour cible) correspondant en fait au tome 3 de la série dans son ensemble.
Les histoires étant complètes, elles peuvent se lire indépendamment, même si j'avoue qu'il n'est pas facile de s'y retrouver parmi les nombreux personnages du G.C.P.D quand on les découvre tous d'un coup au coeur de l'action dès le début de ce 1er/3e tome.
J'aime très moyennement le dessin. Réaliste, noir, il colle à une ambiance thriller réaliste et dur, mais... bof bof en ce qui me concerne.
Le récit, ensuite, est intéressant puisqu'il mélange une série policière tout ce qu'il y a de plus sérieux et réaliste, très proche de séries télévisées actuelles, avec un décor un peu plus fantastique où par moments surgissent des ennemis publics tels que le Joker, Double-Face ou Mr Freeze. Et bien sûr, même si le G.C.P.D travaille de manière totalement indépendante, l'ombre de Batman et son influence est grande dans les enquêtes et l'opinion publique. Background très intéressant donc.
Pour le reste, ce sont des enquêtes assez basiques, bien montées et prenantes, mais rien qui marque vraiment l'esprit par leur originalité ou leur force.
A lire pour les amateurs de Batman mais surtout pour les amateurs de séries policières.
J'avais bien accroché à Petite histoire du grand Texas, façon originale de raconter l'histoire d'un pays sur la base de textes anecdotiques et teintés d'humour noir accompagnés de petites planches de dessins minimalistes et décalées. Les auteurs poursuivent sur leur lancée avec cette nouvelle série Petite Histoire des colonies françaises. La présentation est toujours la même : format à l'italienne, album souple, près de 130 pages, et ainsi une suite de petits textes et de planches BDs accompagnatrices.
Dans le premier tome, l'Amérique Française, les auteurs abordent les Colonies par celles que la France a encore, a eu ou a tenté d'avoir sur le continent Américain et dans les Caraïbes. Floride, Québec, Louisiane, Antilles... Gageons que le tome 2 portera sur l'Afrique et le 3 sur l'Asie.
L'Histoire est présentée sous la forme d'une suite de faits, de noms célèbres et d'anecdotes souvent croustillantes. Le ton est très humoristique, basé principalement sur l'humour noir et le décalage entre les petites BDs parfois clownesques et un texte glorifiant la fierté de la France conquérante et la bassesse de ces lâches anglais et de ces méchants esclaves qui se révoltent.
C'est drôle. J'ai ri à beaucoup de moments.
L'ennui, c'est que j'ai moins accroché que pour Petite histoire du grand Texas, sans doute parce que l'effet de surprise et d'originalité est maintenant passé pour moi. L'aspect historique est bien présent mais s'échappe très vite sous le flot d'anecdotes qui aparaissent et disparaissent d'une page à la suivante. Il y en a presque trop à dire, on dirait, et même si on apprend des choses presque à chaque page, c'est pour les oublier aussitôt après. Quant à l'aspect humour, il est un peu répétitif et au fil des pages, je me suis légèrement ennuyé par moment.
Ue lecture que je conseille donc néanmoins véritablement, mais je ne suis pas sûr d'en conseiller l'achat.
Cette série est l'exemple type de la bd cyber punk qui s'épuise assez vite. Issu du label série B (de Blanchard et Vatine), j'avais plutôt bien apprécié le premier cycle, même si les dessins ne m'avaient pas convaincu. Par la suite, la série a commencé à m'ennuyer. Le cycle Samuel Earp m'a un peu déçu. Quant au cycle en cours, j'ai dû mal à accrocher. Je ne conseille donc l'achat que du premier cycle.
Pas exceptionnel, en effet, ce retour de Vatine à la BD.
Certes, le dessin est très bon, et s'accorde bien avec le sujet. Mais l'histoire en elle-même est quand même très classique, et n'offre que peu de surprises. Du coup, l'album se lit plutôt vite, un peu trop pour un ouvrage de cette ambition. Il est tout de même dommage que l'on aie attendu plusieurs années avant de pouvoir lire cet album, que les auteurs prétendent avoir voulu offrir à Guy Delcourt pour les 20 ans de sa maison d'édition. Un cadeau pas génial, quand même.
Je n’étais pas un amateur des mangas, je croyais que cela restait adressé à un public jeune, dans la même veine que les dessins animés de mon enfance.
Avec Ayako j’allais tomber de haut…
Ce n’est que tout récemment (depuis le début de l’année) que j’ai commencé à lire des mangas, en débutant par Quartier lointain, encensé à juste raison par les bédéphiles, et d’autres mangas de bonnes factures …
Donc commençant à m’y intéresser, je m’attaquais a l’œuvre de Mr Tezuka.
Et là ! La claque…
Si les dessins au début me rebutaient (depuis j’ai appris à connaître et à aimer le style Tezuka…) je suis très vite entré dans cette histoire très noire, très glauque. Contrairement à ce qui a été dit, pour ma part les personnages ne sont nullement manichéens mais bien tristement humains.
Bien que situés dans un contexte historique particulier, cette histoire aurait pu être écrite dans n’importe quel pays et de tous temps. Donc l’histoire du japon d’après guerre reste secondaire, l’intérêt de cette œuvre est plus sociologique. On y retrouve toutes les défauts inhérents à chaque société avec les codes d’honneurs qui font commettre les plus flagrantes injustices, les perversions de certains individus et la lâcheté du plus grands nombres.
Ce qui ne gâte rien, c’est que la fin se termine par une astucieuse parabole et tout cela en seulement 3 tomes.
Chapeau bas !
J’ai lu depuis pas mal de Tezuka comme le très bon L'histoire des 3 Adolf, MW..., mais Ayako est le plus marquant.
Avec la génialissime série Gen d'Hiroshima, Ayako fait partie des chefs d’œuvres mangas ou tout simplement de la BD.
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Patrice et Manu Larcenet jouent sur l'antropomorphisme de leurs personnages d'animaux pour réaliser une suite de gags en une image. Chiens, chats, poissons, oiseaux, poules, elephants, crocodiles, castors, ours pingouins et j'en passe, les situations des gags sont variées et le plus souvent bien trouvées. Ce ne sont pas de vrais gros rires mais la rigolade est quand même là quasiment à chaque gag. Une BD d'humour "à la Larcenet de la fin des années 90" bien sympathique même si la lecture en est un peu rapide comparée au prix.
Après la guerre
Avant tout, je tiens à féliciter la très bonne idée qu'a eu Futuropolis 32 de publier tous les mois et à prix modique une bédé à suivre pour adulte. Le papier est ici de très bonne qualité et les 30 pages sont magnifiques. Le scénario me parait très bon au vu du 1er tome et j'espère que la série ira jusqu'à son terme. Les perspectives de développement de l’histoire me paraissent plus que prometteuses. Je trouve que c’est particulièrement agréable pour une série de science fiction que l’action se situe à Paris, en effet c’est souvent énervant de se retrouver toujours à New York ou à Tokyo en 2029. Néanmoins, comme le souligne scuineld, le dessin est assez particulier et extrêmement sombre, et même si l'on s’y habitue au fil des pages on peine parfois à faire la différence entre les différents protagonistes. J'attends donc avec impatience la suite, et modifierai ma note en conséquence. Je conseille dans tous les cas l'achat, pour 4€ on aurait tort de ne pas se faire plaisir.
Just you and me
Dingue ce que l'on peut lire en moins de 40 secondes à la Fnac. Ceci est donc l'histoire du petit bonhomme du logo Bic qui veut rencontrer la dame du logo des toilettes mais il n'a pas d'argent pour l'inviter au Paintball, en boite de nuit, au restaurant etc. et en plus elle est déjà avec le monsieur des toilettes. Voilà l'intégralité de l'histoire de ce titre qui coûte tout de même 4€, et qui est présenté dans joli petit album cartonné avec du papier épais comme il faut. C'est très cher pour ce que c'est, et parfaitement inutile . . . Bref à oublier
Nekomajin
En fan de Dragon Ball, c'est avec une vraie curiosité que j'ai lu ce petit manga parodique (enfin petit, près de 200 pages quand même). Nekomajin est une sorte de gros chat humanoïde, mélange de SanGoku et MajinBu (Boo). Il a des super-pouvoirs proches de ces deux-là et vit dans le même monde qu'eux, quoiqu'ils parlent ici vraiment de Japon et de Japonais alors que Dragon Ball se passait sur une Terre fictive. Le début de ma lecture a été plutôt une déception pour moi. Les deux premières histoires rappellent bien l'univers de Dragon Ball mais ressemblent plus à des petites histoires bébête à l'humour très bas de plafond. Je n'ai pas accroché. Le dessin est bien celui de Toriyama mais sans aucune finesse, avec un trait gras et des décors et personnages simplifiés. Il semble y avoir un tournant à partir de la 3e histoire puisqu'on y apprend que Nekomajin a dormi sans s'en rendre compte de 1971 jusqu'à 2003 pour se réveiller enfin. Est-ce à dire que les 2 premières histoires dataient de 1971 et que ce n'est qu'en 2003 qu'ont été créées les suivantes ? On dirait que c'est le cas à regarder le dessin, plus fin et plus travaillé. Et l'humour commence à être meilleur puisque j'ai souri à cette troisième histoire qui n'est pas encore une parodie réelle de Dragon Ball mais juste un récit assez approchant dans l'idée. La parodie n'arrive que pour les 5 dernières histoires, appelées Nekomajin Z où on va vraiment retrouver des personnages de Dragon Ball (Z). Ca commence par un super-Saiyen obèse et sa fiancée qui débarquent dans la région où sévit Nekomajin. Puis ce sera au tour de Krizer, le fils de Freezer à la tête d'oignon. Puis Vegeta. Puis MajinBu lui-même et enfin Sangoku, qui se révèle être le maitre en arts martiaux de Nekomajin dans ce monde humoristique. L'humour reste assez tarte à la crème comme souvent chez Toriyama, mais je dois dire que je me suis bien marré. La façon dont les gros méchants de DBZ sont tournés en dérision est bonne, et le personnage clownesque de Nekomajin me fait finalement rire alors que je le trouvais trop pipi-caca-prout au début. Bon, sincèrement, je n'irais pas jusqu'à conseiller l'achat de ce manga et je déconseillerais sa lecture à ceux qui ne sont pas imprégnés de la culture Dragon Ball. Mais pour les amateurs de Sangoku et compagnie, la lecture vous amènera, je pense, le sourire et le rire.
La Nuit
La lecture de cette Bd m'a laissé une impression de vertige. Ceci est sans doute du à la mise en page peu académique qu’utilise Druillet puisque ici tout y passe, on a des lectures croisées, en oblique, en double page etc. Les couleurs employées font extrêmement mal au yeux, avec des tons verts fluos, fuchsia et rouge. Les scènes de combats, présentées toutes en doubles pages, sont extrêmement brouillonnes malgré un trait précis. Tout ceci est utilisé pour soutenir le sujet de la Bd : la mort. Ce titre est sans doute aussi beau que peut l’être un Guernica et provoque le même malaise. La lecture de cet ouvrage ne lasse pas indemne. Je ne sais pas si l’on peut parler ici réellement de Bd puisqu’il n y’a pas réellement de scénario. La compréhension du titre est rendue difficile (voire impossible) par l’emploi d’une langue totalement déstructurée dans les dialogues et dans la narration. Tout est incroyablement et volontairement confus comme pour nous décrire au mieux le chaos intérieur de l’auteur au moment de la rédaction de ce titre. Les personnages principaux n’ont pas de buts précis, si ce n’est le sexe et la drogue. Finalement le message de l’auteur est simple : nous allons tous mourir, point barre. Je mets 2/5 parce que cette Bd est tout sauf de la lecture plaisir, et m’apparaît plus comme un thérapie pour l’auteur qu’à un titre fait pour des lecteurs qui payent cher ce genre d’ouvrage. Néanmoins je conseille fortement à tous de découvrir cette Bd puisque ceci est sans doute la meilleure description de ce que l’on peut appeler la folie. A lire donc, mais je déconseille fortement l’achat.
Gotham Central
Je découvre cette série avec le premier tome de la reprise par Panini Comics de Gotham Central. Semic ayant perdu les droits de DC, c'est donc cet autre éditeur qui poursuit la série, le tome 1 de chez Panini (Pris pour cible) correspondant en fait au tome 3 de la série dans son ensemble. Les histoires étant complètes, elles peuvent se lire indépendamment, même si j'avoue qu'il n'est pas facile de s'y retrouver parmi les nombreux personnages du G.C.P.D quand on les découvre tous d'un coup au coeur de l'action dès le début de ce 1er/3e tome. J'aime très moyennement le dessin. Réaliste, noir, il colle à une ambiance thriller réaliste et dur, mais... bof bof en ce qui me concerne. Le récit, ensuite, est intéressant puisqu'il mélange une série policière tout ce qu'il y a de plus sérieux et réaliste, très proche de séries télévisées actuelles, avec un décor un peu plus fantastique où par moments surgissent des ennemis publics tels que le Joker, Double-Face ou Mr Freeze. Et bien sûr, même si le G.C.P.D travaille de manière totalement indépendante, l'ombre de Batman et son influence est grande dans les enquêtes et l'opinion publique. Background très intéressant donc. Pour le reste, ce sont des enquêtes assez basiques, bien montées et prenantes, mais rien qui marque vraiment l'esprit par leur originalité ou leur force. A lire pour les amateurs de Batman mais surtout pour les amateurs de séries policières.
Petite histoire des colonies françaises
J'avais bien accroché à Petite histoire du grand Texas, façon originale de raconter l'histoire d'un pays sur la base de textes anecdotiques et teintés d'humour noir accompagnés de petites planches de dessins minimalistes et décalées. Les auteurs poursuivent sur leur lancée avec cette nouvelle série Petite Histoire des colonies françaises. La présentation est toujours la même : format à l'italienne, album souple, près de 130 pages, et ainsi une suite de petits textes et de planches BDs accompagnatrices. Dans le premier tome, l'Amérique Française, les auteurs abordent les Colonies par celles que la France a encore, a eu ou a tenté d'avoir sur le continent Américain et dans les Caraïbes. Floride, Québec, Louisiane, Antilles... Gageons que le tome 2 portera sur l'Afrique et le 3 sur l'Asie. L'Histoire est présentée sous la forme d'une suite de faits, de noms célèbres et d'anecdotes souvent croustillantes. Le ton est très humoristique, basé principalement sur l'humour noir et le décalage entre les petites BDs parfois clownesques et un texte glorifiant la fierté de la France conquérante et la bassesse de ces lâches anglais et de ces méchants esclaves qui se révoltent. C'est drôle. J'ai ri à beaucoup de moments. L'ennui, c'est que j'ai moins accroché que pour Petite histoire du grand Texas, sans doute parce que l'effet de surprise et d'originalité est maintenant passé pour moi. L'aspect historique est bien présent mais s'échappe très vite sous le flot d'anecdotes qui aparaissent et disparaissent d'une page à la suivante. Il y en a presque trop à dire, on dirait, et même si on apprend des choses presque à chaque page, c'est pour les oublier aussitôt après. Quant à l'aspect humour, il est un peu répétitif et au fil des pages, je me suis légèrement ennuyé par moment. Ue lecture que je conseille donc néanmoins véritablement, mais je ne suis pas sûr d'en conseiller l'achat.
Carmen Mc Callum
Cette série est l'exemple type de la bd cyber punk qui s'épuise assez vite. Issu du label série B (de Blanchard et Vatine), j'avais plutôt bien apprécié le premier cycle, même si les dessins ne m'avaient pas convaincu. Par la suite, la série a commencé à m'ennuyer. Le cycle Samuel Earp m'a un peu déçu. Quant au cycle en cours, j'ai dû mal à accrocher. Je ne conseille donc l'achat que du premier cycle.
Angela
Pas exceptionnel, en effet, ce retour de Vatine à la BD. Certes, le dessin est très bon, et s'accorde bien avec le sujet. Mais l'histoire en elle-même est quand même très classique, et n'offre que peu de surprises. Du coup, l'album se lit plutôt vite, un peu trop pour un ouvrage de cette ambition. Il est tout de même dommage que l'on aie attendu plusieurs années avant de pouvoir lire cet album, que les auteurs prétendent avoir voulu offrir à Guy Delcourt pour les 20 ans de sa maison d'édition. Un cadeau pas génial, quand même.
Ayako
Je n’étais pas un amateur des mangas, je croyais que cela restait adressé à un public jeune, dans la même veine que les dessins animés de mon enfance. Avec Ayako j’allais tomber de haut… Ce n’est que tout récemment (depuis le début de l’année) que j’ai commencé à lire des mangas, en débutant par Quartier lointain, encensé à juste raison par les bédéphiles, et d’autres mangas de bonnes factures … Donc commençant à m’y intéresser, je m’attaquais a l’œuvre de Mr Tezuka. Et là ! La claque… Si les dessins au début me rebutaient (depuis j’ai appris à connaître et à aimer le style Tezuka…) je suis très vite entré dans cette histoire très noire, très glauque. Contrairement à ce qui a été dit, pour ma part les personnages ne sont nullement manichéens mais bien tristement humains. Bien que situés dans un contexte historique particulier, cette histoire aurait pu être écrite dans n’importe quel pays et de tous temps. Donc l’histoire du japon d’après guerre reste secondaire, l’intérêt de cette œuvre est plus sociologique. On y retrouve toutes les défauts inhérents à chaque société avec les codes d’honneurs qui font commettre les plus flagrantes injustices, les perversions de certains individus et la lâcheté du plus grands nombres. Ce qui ne gâte rien, c’est que la fin se termine par une astucieuse parabole et tout cela en seulement 3 tomes. Chapeau bas ! J’ai lu depuis pas mal de Tezuka comme le très bon L'histoire des 3 Adolf, MW..., mais Ayako est le plus marquant. Avec la génialissime série Gen d'Hiroshima, Ayako fait partie des chefs d’œuvres mangas ou tout simplement de la BD.