Les derniers avis (113669 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Sorcières
Sorcières

Un album qui se lit bien, un graphisme agréable que j'apprécie, des histoires courtes sympathiques, une dose de fantastique "de nos campagnes", une petite pointe d'humour noir. Bref, une lecture agréable. Maintenant, les côtés un peu moins bien sont la rapidité de lecture de l'album, les couleurs qui me plaisent à moitié (essentiellement les plages de blanc que je trouve trop crues) et les histoires qui manquent singulièrement de surprise : grande impression de déjà-vu sur la plupart d'entre elles, fins prévisibles, etc. Et puis surtout, le prix de l'album me parait nettement trop élevé pour une lecture aussi courte. Dans un style similaire (quoiqu'avec un graphisme très différent), je préfère les histoires noires de Foerster. PS : Tiens, je découvre que je n'ai pas lu l'édition la plus récente qui est en noir et blanc. Ma version était en couleurs et comme dit plus haut, c'est aussi bien qu'elle ait ensuite été publiée en noir et blanc.

21/02/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série La Guilde
La Guilde

Bien sûr, cet album subit beaucoup d'influences, celle pour le dessin, des studios Disney, dont est d'ailleurs issu le dessinateur Oscar Martin, et pour le scénario le Donjon potron-minet n'est guère loin. Mais il est des références plus mauvaises et que dire de la bd animalière qui, de Blacksad, à De Cape et de Crocs sans oublier Règlement de contes des Damien(s) ou dernièrement le surprenant et très agréable "Saint Jean d'Acre" (Richard Coeur de Lion) dessiné par Bertollucci (tiens, un ancien de Disney, lui aussi!) semble retrouver un élan voire une renaissance dans le monde de la bd plus adulte. Alors oui, le dessin est réussi, même très expressif (voire la page 25). Et même si les tenants et les aboutissants du scénario de ce premier opus m'échappent encore, je suis tombé sous le charme de cette aventure qui sans nul doute nous ménagera quelques surprises par la suite. A suivre donc avec intérêt.

21/02/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Corduroy
Corduroy

L'adjectif qui m'est venu à l'idée en refermant cet album était tout simple : "pathétique". Dans une acceptation péjorative du terme. Car franchement, c'est vraiment le pire roman graphique que j'ai jamais lu. On suit les déambulations d'un paumé japonais à Paris et Londres. Le gars se balade, fait l'intéressant, est recueilli par tout un tas de gens, mais il ne lui arrive rien. Franchement rien. Le vide absolu. Et quand le dessin s'y met, c'est vraiment pas beau. Le trait de la mangaka Yamada Naito n'a vraiment rien pour lui. Certes, c'est un style très particulier. Mais il est... laid. Les personnages changent d'allure d'une case à l'autre, on les confond avec le gars d'à côté... Affreux affreux affreux !

21/02/2006 (modifier)
Couverture de la série The New Frontier (La Nouvelle frontière)
The New Frontier (La Nouvelle frontière)

D. Cooke a le vent en poupe. Après le remarqué Catwoman : Le grand braquage, cet auteur complet s'attaque ici à l'histoire du Panthéon DC, avant de relancer la série régulière du Spirit (le célèbre héros du regretté W. Eisner) courant 2006. Avec la maxi-série The New Frontier (il y aura trois tomes en VF), Cooke essaie d'expliquer comment le comic est passé de l'Age d'Or à l'Age d'Argent. Il dépeint une société en pleine mutation, où les super-héros qui n'ont pas juré allégeance au gouvernement américain sont hors-la-loi. Mais certains résistent, comme Batman, et d'autres surhommes arrivent sur le devant de la scène (Flash, Green Lantern...). Ces nouveaux héros sont loin de faire l'unanimité dans l'opinion publique américaine, contrairement à leurs homolgues de la JSA (Justice Society of America), Superman et Wonder Woman. Le réel point fort de cette oeuvre tient au fond sur lequel se déroule l'intrigue. En effet, Cooke a ancré l'histoire de DC dans le contexte historique de l'époque de la fin du Golden Age : la guerre froide. Ainsi, Eisenhower ou encore McCarthy sont des personnages aussi importants, si ce n'est plus, que les justicers masqués. L'auteur rend son propos très crédible en mêlant Histoire et fiction, en rédigeant, par exemple, de vrai-faux articles de presse. Il propose donc deux niveaux de lecture de sa série. Les fans de DC y découvriront le passé et l'émergence de certaines icônes de l'éditeur et les néophytes apprécieront des intrigues intelligentes bien ancrées dans leur contexte historique et permettant une première approche efficace de l'univers super-héroïque. Je n'ai pas parlé du dessin. On peut résumer en affirmant que le coup de crayon de Cooke est à mille lieues des canons du comic mainsteam : un dessin simple (au bon sens du terme), anguleux (dans le même esprit qu'un Oeming), réhaussé par un excellent Dave Stewart aux couleurs. Les cases sont grandes et la narration fluide. Sans doute un futur classique de la bande dessinée d'outre-Atlantique.

21/02/2006 (modifier)
Couverture de la série Dérapage
Dérapage

Les deux jeunes auteurs de ce one-shot, D. Cren et R. Cerqueux, nous servent un road-movie (ou plutôt une "road-BD") où tous les personnages sont cinglés et foncièrement méchants. C'en est presque malsain, mais on se laisse entraîner dans cette folle vadrouille. A travers le huis-clos de l'automobile et les discussions échangées, on découvre petit-à-petit l'histoire et la raison d'agir des protagonistes pour enfin comprendre que l'auto-stoppeur n'était peut-être pas là par hasard... Les dessins, expressifs et caricaturaux, font bien ressortir le caractère des personnages : le mari frustré, la femme aigrie (une actrice ratée), un jeune barjo et violent et même le chien couillon et hargneux aux yeux globuleux. Au niveau des décors, c'est plutôt sobre, pour mieux faire ressortir le côté glauque du récit. En bref, si vous aimez les histoires bien déjantées et que vous n'avez pas l'âme trop sensible, lisez Dérapage !

21/02/2006 (modifier)
Par Dakhan
Note: 2/5
Couverture de la série Les Leviathans
Les Leviathans

Un polaaaaaard. Exactement. Càd un mauvais policier. Avec un peu de sexe pour appâter le chaland, un bon dessin mais de mauvaises couleurs. Passez votre chemin.

21/02/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Leviathans
Les Leviathans

Dans le tome 1, le héros, Décan, se fait la remarque qu'il a "l'impression d'être la vedette dans un thriller de catégorie B" : je confirme, Les Léviathans, c'est vraiment un petit polar de série B, voire moins, à mes yeux. Le premier tome des Léviathans est paru en 1982 chez Les Humanoïdes Associés. Il fut réédité en 1990 quand le tome 2 est sorti (quelle drôle d'idée de reprendre cette série alors que le tome 1 apportait un final dramatique et se débarrassait du héros...). Enfin, le tout fut de nouveau réédité en 2000 chez Albin Michel quand sortit le tome 3 (décidément, Gillon s'accroche à cette série, j'ai du mal à comprendre...). Le dessin est classique du style de Gillon. Il est relativement bon techniquement parlant quoique souvent figé. Mais l'encrage a un style totalement désuet de nos jours. Le résultat est très moyen à mes yeux. A noter que la réédition d'Albin Michel est en noir et blanc, ce qui n'est pas un mal car les couleurs de l'édition originale ne sont pas terribles. (d'ailleurs l'édition Albin Michel a également repris certains détails des planches (les noms de villes ridicules sur les panneaux de signalisation dans le tome 1 par exemple) ce qui n'est pas un mal non plus) Dans l'ensemble, cette série est visuellement correcte même si ce n'est pas ma tasse de thé. Mais c'est surtout le scénario que je trouve mauvais dans cette BD. Nous sommes face à un polar portant sur le monde financier dans le tome 1, puis d'anciens nazis dans le tome 2 et enfin le monde de la nuit et des travestis dans le tome 3. Bref, des histoires qui parlent d'un peu tout ce qui peut amener une ambiance de polar d'aventure, genre polar de gare. Mais le tout est traité avec une telle naïveté, avec de tels raccourcis et facilités scénaristiques que c'en est presque affligeant. Cela devient même parfois grotesque, notamment avec le chat du héros qui est toujours au bon endroit au bon moment, qui est aussi intelligent que le Robin de Batman et qui combat les méchants aux côtés de son maître. On a également droit à l'inutile mais tellement raccoleuse scènes de lesbiennes nues dans le tome 1 alors même qu'elle apparait complètement comme un cheveu sur la soupe à ce moment de l'histoire. Les dialogues sont mauvais et affublés bien souvent d'une vulgarité inutile dont l'objectif m'échappe. Et quand viennent les explications compliquées, comme les explications financières du tome 1, elles sont d'une lourdeur incroyable et tellement pénibles à lire qu'on préfère vite les zapper. Bref, un mauvais thriller trop naïf et convenu.

21/02/2006 (modifier)
Par Ems
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pest
Pest

Quel univers !!! Le graphisme semble minimaliste lorsque l'on feuillette cette bd, mais une fois que l'on a plongé dans l'histoire, l'immersion est totale grâce à ces dessins uniques à ma connaissance. (traits ultrafins !!!) Le scénario est de très bonne facture, Corbeyran et Bouillez se complètent à merveille. Je préfère ne rien dévoiler sur cette histoire car elle se doit d'être lue. Vivement la suite et fin de ce diptyque.

21/02/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5
Couverture de la série Pasolini - Une rencontre
Pasolini - Une rencontre

Pier Pasolini est mort en 1975 (j’avais 6 ans). Et pourtant, Davide Toffolo nous raconte une histoire dans laquelle quelqu’un qui déclare être Pier Pasolini le contacte et souhaite être interviewé. L’auteur part à sa rencontre, puis à sa recherche, faisant une sorte de pèlerinage sur les lieux mythiques liés à la vie du réalisateur Italien et s’engageant avec lui dans un dialogue fictif (à plusieurs niveaux). Il se dégage de cet album quelque chose de très fort et de très étrange à la fois. Mon seul problème est que je ne connais absolument pas Pasolini, que je n’ai jamais vu aucun de ses films, et qu’il m’est par conséquent difficile de comprendre l’hommage qui lui est rendu, fut-il magnifique. Il ne me reste qu’à apprécier l’intérêt de la démarche et à me laisser hypnotiser par certains passages fantastiques.

21/02/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5
Couverture de la série Soupe Froide
Soupe Froide

Un clochard quitte une maison de convalescence parce qu’on lui avait servi une soupe froide. Il marche dans la neige, en se ressassant ses souvenirs, ses rancoeurs, ses derniers remparts de fierté dans un long monologue. Personne ne l’aime, tout le monde le traite comme un chien, il en veut à la terre entière. Les dessins ne m’ont pas trop accroché mais sont efficaces. L’histoire est poignante; elle frise parfois le misérabilisme mais évite d’y tomber grâce à une dose de « cynisme réaliste ». J’imagine que l’auteur, un médecin, a dû voir défiler plusieurs cas semblables et doit se demander ce qu’il peut faire pour y changer quelque chose. On ne trouvera pas la réponse dans l’album, mais néanmoins une sorte de « témoignage » sur la vision d’un sans abri - pour autant que l’auteur puisse se mettre dans les bottes d’un clochard. Je ne me souviens pas avoir vu un personnage de bande dessinée tomber si bas. A lire.

21/02/2006 (modifier)