Les derniers avis (114768 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Déviances
Déviances

Cet album regroupe 7 histoires courtes des débuts de Kei Toumé, l'auteur de Sing Yesterday For Me et Les lamentations de l'agneau. Ces histoires datent de 1992 à 1994. Dans ces oeuvres, qu'on ne peut pas vraiment qualifier d'oeuvres de jeunesse car elles sont déjà assez bien maîtrisées, on retrouve les thématiques et quelques éléments qui feront partie des oeuvres plus connues de cette femme auteur : mal-être adolescent, paranormal, associabilité (et aussi, de manière anecdotique, la domestication d'un corbeau comme celui de l'héroïne de Sing Yesterday For Me). L'album présente les histoires dans l'ordre anti-chronologique : les premières que l'on lit sont donc les plus abouties et les plus maîtrisées tant au niveau du dessin que dans la narration. Les sujets en sont variés, allant de la simple rencontre entre deux adolescents jusqu'à un petit conte un peu fantastique et poétique. J'ai trouvé les 3 ou 4 premières histoires plaisantes à lire, pas particulièrement captivantes mais agréables et assez originales. J'ai une petite préférence pour l'histoire du "fantôme blanc". Par contre, les 3 dernières histoires, les plus débutantes donc pour l'auteur, me sont nettement passées à côté car je trouve leur narration trop confuse, le récit n'en est pas maîtrisé et je dois même dire que je n'ai quasiment rien compris à l'une d'entre elles. Même le dessin, que j'apprécie au demeurant, y est nettement moins assuré et n'a pas tout à fait la même âme que dans les oeuvres récentes de Kei Toumé. Recueil assez inégal donc, comme la plupart des recueils d'histoires courtes "de jeunesse", mais relativement plaisant à lire et assez original dans son ensemble.

29/05/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Les Compagnons du Rêve
Les Compagnons du Rêve

Hum, c'est vrai que le gros, l'énorme défaut de cette série est le scénario. En effet, il faut vraiment s'accrocher pour comprendre ne serait-ce qu'une petite partie de l'histoire. Nataël a mis sur pied une mythologie qui aurait pu être intéressante, avec un minimum d'explications, que ce soit dans le récit ou en-dehors. Reste le dessin, très beau dans un style "ligne claire" qui rappelle fortement Jacobs et Hergé par moments.

29/05/2006 (modifier)
Par perceval
Note: 4/5
Couverture de la série Miss Pas Touche
Miss Pas Touche

Je dois vous dire que j'ai été totalement conquis. Tout d'abord le graphisme est vraiment très agréable et contribue fortement à l'atmosphère légère mais oppressante de cette histoire. Le scénario est bourré d'humour. D'abord un sérial killer, puis le meurtre de son amie depuis l'appartement voisin, maquillé en suicide, notre héroïne, témoin du meurtre, puis mise à la porte et finalement décidée à mener son enquête jusque dans les endroits peu recommandables pour une jeune fille vierge : elle atterrit dans un bordel.

28/05/2006 (modifier)
Par perceval
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Servitude
Servitude

Le scénario est complexe à souhait. Pour un tome 1, l'histoire est déjà très dense, avec de très nombreuses intrigues présentes et des amorces d'alliances, de trahisons, d'orientalisme, de mystère et un soupçon d'érotisme, qui annonce déjà le début du déclin. Les personnages sont très bien campés et leur psychologie et caractère déjà bien présents, l'intrigue semble profonde et structurée. Tout cela servi par un dessin réaliste magnifique réalisé par Eric Bourgier qui nous avait déjà bien impressionné avec l'excellent Live war heroes. Les couleurs en nuance de jaune sépia contribuent à l'ambiance du récit. Le coup de cœur du moment !!

28/05/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Charge
Charge

Si le concept est intéressant, le résultat est, lui... déroutant. En effet, je n'ai pas vraiment, comme Mr Georges, eu la patience d'attendre après la musique pour tourner les pages de cet album révolutionnaire. Du coup, j'ai eu un peu de mal à comprendre l'histoire qui se déroulait devant mes yeux. Par contre, l'ambiance développée par le CD était réussie. On se serait cru dans les environnements sonores d'un jeu vidéo comme Silent Hill. A réserver aux amateurs de Baladi, ainsi qu'aux explorateurs de voies d'expression nouvelles.

28/05/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5
Couverture de la série Nemrod
Nemrod

Ni la couverture, pas très belle, ni le nom de Latil (grand spécialiste des séries arrêtée au tome 1) n’étaient très excitants. Pourtant, je me suis envoyé ce premier tome sans problème. C’est une histoire de loup-garou plutôt conventionnelle mais dont les éléments s’enchaînent plutôt bien. Le dessin passe, malgré un maniérisme un peu surfait. Difficile pour l’instant de conseiller l’achat de ce qui n’est résolument que de la série B. Il y a dans ce genre de produit un manque d’ambition certain. Difficile aussi de nier que cela reste de la bd de qualité honnête (ce qui n’est pas toujours le cas au pays de monsieur Soleil). Pour l’audace, on repassera…

28/05/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5
Couverture de la série Kern
Kern

La nouvelle série de Gabrion n’a aucun rapport évident avec ses premières œuvres. On est loin de L'homme de Java et de Les Rameaux de Salicorne. Ce premier tome passerait même pour très formaté et conventionnel s’il ne reposait pas sur une idée de base plutôt originale. Un jeune homme travaillant pour un institut de médiamétrie a la capacité exceptionnelle d’avoir une opinion qui représente toujours 51 % des panels de téléspectateurs. Du coup, il excite la convoitise de tout le monde, politiciens, instituts de sondages… Ca démarre bien mais on se lasse vite de la complexité inutile que prend l’intrigue… Trop d’enjeux, de manigances, de personnages secondaires. Et pas assez d’émotion… Je lirai la suite à tout hasard pour voir si le postulat de départ sera exploité jusqu’au bout, mais pour l’instant ça lorgne trop du côté du thriller à suspense très formaté que de la science-fiction spéculative. Un bon sujet de départ qui tombe vite dans un traitement lourd et conventionnel…

28/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Renaissance
Renaissance

Note approximative : 2.5/5 Je n'ai pas vu le film mais il me semble bien que cet album n'est autre que ce qu'on appelle vulgairement "la BD du film". Elle en a en tout cas les défauts qui font qu'il est quasiment impossible de transposer correctement un film en en extrayant uniquement quelques images et en les accompagnant de bulles : l'adaptation est indispensable. Cela ne donne pas pour autant une BD vraiment mauvaise mais elle pêche à plusieurs moments. Le traitement de cette BD comme du film est assez novateur. Décors digitalisés, personnages tout en ombres issus de captures d'images de vrais acteurs, le tout dans une ambiance visuelle très noire. Mais c'est là le premier défaut du passage du film à la BD : les personnages, sans recours à leur animation et à leur voix pour les reconnaitre, sont très difficiles à distinguer. Qui est qui ? C'est d'autant plus dur à s'y retrouver que beaucoup de personnages se ressemblent. Ca gâche vraiment la compréhension de l'histoire à mes yeux. Dommage, car à part ce défaut majeur, le choix des images récupérées du film et la mise en page narrative sont plutôt réussis. Quant au scénario, il puise à la source des films noirs et de quelques classiques de la SF d'anticipation. La méga-corporation pourrie qui veut régenter l'humanité et utilise une armée privée ultra-équipée pour masquer ses magouilles et récupérer des secrets scientifiques inavouables, on en voit dans grand nombre de BDs ou nouvelles de SF. Le flic intègre qui outrepasse un peu la loi pour percer ce mystère, aidé pour cela de la jolie soeur de la kidnappée, c'est idem : on a déjà vu des dizaines de fois. Mais le tout reste sympathique à suivre, si ce n'était ces grosses difficultés de compréhension dues au dessin difficilement déchiffrable sans animation et quelques sauts narratifs pas toujours évidents à suivre. C'est confus tout ça. Et quelques textes de narration arrange à peine le tout, allourdissant au contraire la fluidité du récit car ils sont la plupart du tout relativement inutiles. Quelques originalités graphiques et une tentative d'adaptation en BD louable dans l'effort de mise en page, mais trop de confusion et une histoire un peu trop cliché pour vraiment captiver.

28/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Cages
Cages

Ma résistance à la tentation d'abréger une lecture incompréhensible a des limites. Avec cet album, elles furent atteintes page 293. Certes, il y a beaucoup de choses intéressantes, des réflexions sur la création, Dieu ou le sens de la vie et de la mort ; un petit sondage dans le texte page 492 fut, à cet égard, sur le point de me faire reprendre ma lecture. Par ailleurs, les illustrations des premières pages, mêlant diverses techniques graphiques, obligeamment détaillées par l'auteur, sont absolument magnifiques. Mais non. Pourquoi, entre ces brillantes trouvailles faut-il que l'on se coltine aussi une vieille toquée qui fait passer les pigeons avant les humains, un duo à la mine patibulaire et aux motivations obscures ou une autre vieille toquée qui attend chaque soir le retour de son mari qui l'a quittée 5 ans plus tôt ?! Je ne vois pas en quoi cela sert le propos. Ajoutez à cela un dessin (à l'encre de chine ?) extrêmement fin, notamment dans le rendu des expressions des visages, mais qui ne m'a pas séduite, et vous obtenez 1 ou 2 heures de lecture fastidieuse d'une oeuvre certes ambitieuse mais aussi hermétique et bavarde. Moi qui suis en général sensible à l'art et toujours intéressée par une réflexion sur le thème de la création et du processus créatif, j'ai donc eu, au final, la désagréable impression d'être au fond d'une mine avec mon piolet et ma lampe frontale, à la recherche de quelques trop rares éclats de diamants.

28/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Lamentations de l'agneau
Les Lamentations de l'agneau

Ce manga est une revisite du thème des vampires sans parler vraiment de vampires tels qu'on les entend au sens romanesque du terme. Il s'agit en réalité d'une maladie génétique rare que contractent les membres d'une famille et qui, par ce qui semble être une carence de leur propre sang associé à une maladie mentale, leur donne des soifs de sang et leur fait perdre parfois la raison pour devenir agressif et s'en prendre aux gens ou aux animaux. L'idée de base n'est pas mauvaise car elle nous permet de suivre les affres psychologiques et sociaux d'un jeune homme qui se découvre atteint de cette maladie êt qui rencontre en même temps sa soeur qu'il n'a quasiment jamais connue et qui vit avec cette maladie depuis sa naissance. Ici, pas de vampires classes qui surgissent dans la nuit, pas de fantastique, juste la vie avec une maladie spéciale car elle risque à tout moment de vous transformer non pas vraiment en monstre sanguinaire mais plus en psychopathe incontrolable. Le dessin est bon et plein d'une âme assez mystérieuse et envoutante. Ca me plait. Par contre, force m'est d'avouer que je me suis plutôt ennuyé au fil des tomes de cette série. Car on suit les tourments psychologiques du héros, de sa soeur, de leur entourage. Ce sont des amours torturés, des relations familiales torturées, des vies torturées, des... Bref, c'est beaucoup de parlotte, beaucoup de ressentis et de souvenirs, mais il ne se passe vraiment pas grand chose. Je ne suis pas particulièrement amateur de BDs d'action bourrine, mais là c'est tellement l'inverse que franchement je m'y suis ennuyé. Il ne se passe quasiment rien de tomes en tomes. A réserver aux amateurs de psychologies tourmentées.

28/05/2006 (modifier)