Le scénario est complexe à souhait. Pour un tome 1, l'histoire est déjà très dense, avec de très nombreuses intrigues présentes et des amorces d'alliances, de trahisons, d'orientalisme, de mystère et un soupçon d'érotisme, qui annonce déjà le début du déclin. Les personnages sont très bien campés et leur psychologie et caractère déjà bien présents, l'intrigue semble profonde et structurée.
Tout cela servi par un dessin réaliste magnifique réalisé par Eric Bourgier qui nous avait déjà bien impressionné avec l'excellent Live war heroes. Les couleurs en nuance de jaune sépia contribuent à l'ambiance du récit. Le coup de cœur du moment !!
Si le concept est intéressant, le résultat est, lui... déroutant. En effet, je n'ai pas vraiment, comme Mr Georges, eu la patience d'attendre après la musique pour tourner les pages de cet album révolutionnaire. Du coup, j'ai eu un peu de mal à comprendre l'histoire qui se déroulait devant mes yeux. Par contre, l'ambiance développée par le CD était réussie. On se serait cru dans les environnements sonores d'un jeu vidéo comme Silent Hill.
A réserver aux amateurs de Baladi, ainsi qu'aux explorateurs de voies d'expression nouvelles.
Ni la couverture, pas très belle, ni le nom de Latil (grand spécialiste des séries arrêtée au tome 1) n’étaient très excitants. Pourtant, je me suis envoyé ce premier tome sans problème. C’est une histoire de loup-garou plutôt conventionnelle mais dont les éléments s’enchaînent plutôt bien. Le dessin passe, malgré un maniérisme un peu surfait. Difficile pour l’instant de conseiller l’achat de ce qui n’est résolument que de la série B. Il y a dans ce genre de produit un manque d’ambition certain. Difficile aussi de nier que cela reste de la bd de qualité honnête (ce qui n’est pas toujours le cas au pays de monsieur Soleil). Pour l’audace, on repassera…
La nouvelle série de Gabrion n’a aucun rapport évident avec ses premières œuvres. On est loin de L'homme de Java et de Les Rameaux de Salicorne. Ce premier tome passerait même pour très formaté et conventionnel s’il ne reposait pas sur une idée de base plutôt originale. Un jeune homme travaillant pour un institut de médiamétrie a la capacité exceptionnelle d’avoir une opinion qui représente toujours 51 % des panels de téléspectateurs. Du coup, il excite la convoitise de tout le monde, politiciens, instituts de sondages… Ca démarre bien mais on se lasse vite de la complexité inutile que prend l’intrigue… Trop d’enjeux, de manigances, de personnages secondaires. Et pas assez d’émotion… Je lirai la suite à tout hasard pour voir si le postulat de départ sera exploité jusqu’au bout, mais pour l’instant ça lorgne trop du côté du thriller à suspense très formaté que de la science-fiction spéculative. Un bon sujet de départ qui tombe vite dans un traitement lourd et conventionnel…
Note approximative : 2.5/5
Je n'ai pas vu le film mais il me semble bien que cet album n'est autre que ce qu'on appelle vulgairement "la BD du film". Elle en a en tout cas les défauts qui font qu'il est quasiment impossible de transposer correctement un film en en extrayant uniquement quelques images et en les accompagnant de bulles : l'adaptation est indispensable. Cela ne donne pas pour autant une BD vraiment mauvaise mais elle pêche à plusieurs moments.
Le traitement de cette BD comme du film est assez novateur. Décors digitalisés, personnages tout en ombres issus de captures d'images de vrais acteurs, le tout dans une ambiance visuelle très noire. Mais c'est là le premier défaut du passage du film à la BD : les personnages, sans recours à leur animation et à leur voix pour les reconnaitre, sont très difficiles à distinguer. Qui est qui ? C'est d'autant plus dur à s'y retrouver que beaucoup de personnages se ressemblent. Ca gâche vraiment la compréhension de l'histoire à mes yeux. Dommage, car à part ce défaut majeur, le choix des images récupérées du film et la mise en page narrative sont plutôt réussis.
Quant au scénario, il puise à la source des films noirs et de quelques classiques de la SF d'anticipation. La méga-corporation pourrie qui veut régenter l'humanité et utilise une armée privée ultra-équipée pour masquer ses magouilles et récupérer des secrets scientifiques inavouables, on en voit dans grand nombre de BDs ou nouvelles de SF. Le flic intègre qui outrepasse un peu la loi pour percer ce mystère, aidé pour cela de la jolie soeur de la kidnappée, c'est idem : on a déjà vu des dizaines de fois.
Mais le tout reste sympathique à suivre, si ce n'était ces grosses difficultés de compréhension dues au dessin difficilement déchiffrable sans animation et quelques sauts narratifs pas toujours évidents à suivre. C'est confus tout ça. Et quelques textes de narration arrange à peine le tout, allourdissant au contraire la fluidité du récit car ils sont la plupart du tout relativement inutiles.
Quelques originalités graphiques et une tentative d'adaptation en BD louable dans l'effort de mise en page, mais trop de confusion et une histoire un peu trop cliché pour vraiment captiver.
Ma résistance à la tentation d'abréger une lecture incompréhensible a des limites. Avec cet album, elles furent atteintes page 293.
Certes, il y a beaucoup de choses intéressantes, des réflexions sur la création, Dieu ou le sens de la vie et de la mort ; un petit sondage dans le texte page 492 fut, à cet égard, sur le point de me faire reprendre ma lecture.
Par ailleurs, les illustrations des premières pages, mêlant diverses techniques graphiques, obligeamment détaillées par l'auteur, sont absolument magnifiques.
Mais non.
Pourquoi, entre ces brillantes trouvailles faut-il que l'on se coltine aussi une vieille toquée qui fait passer les pigeons avant les humains, un duo à la mine patibulaire et aux motivations obscures ou une autre vieille toquée qui attend chaque soir le retour de son mari qui l'a quittée 5 ans plus tôt ?! Je ne vois pas en quoi cela sert le propos.
Ajoutez à cela un dessin (à l'encre de chine ?) extrêmement fin, notamment dans le rendu des expressions des visages, mais qui ne m'a pas séduite, et vous obtenez 1 ou 2 heures de lecture fastidieuse d'une oeuvre certes ambitieuse mais aussi hermétique et bavarde.
Moi qui suis en général sensible à l'art et toujours intéressée par une réflexion sur le thème de la création et du processus créatif, j'ai donc eu, au final, la désagréable impression d'être au fond d'une mine avec mon piolet et ma lampe frontale, à la recherche de quelques trop rares éclats de diamants.
Ce manga est une revisite du thème des vampires sans parler vraiment de vampires tels qu'on les entend au sens romanesque du terme. Il s'agit en réalité d'une maladie génétique rare que contractent les membres d'une famille et qui, par ce qui semble être une carence de leur propre sang associé à une maladie mentale, leur donne des soifs de sang et leur fait perdre parfois la raison pour devenir agressif et s'en prendre aux gens ou aux animaux.
L'idée de base n'est pas mauvaise car elle nous permet de suivre les affres psychologiques et sociaux d'un jeune homme qui se découvre atteint de cette maladie êt qui rencontre en même temps sa soeur qu'il n'a quasiment jamais connue et qui vit avec cette maladie depuis sa naissance. Ici, pas de vampires classes qui surgissent dans la nuit, pas de fantastique, juste la vie avec une maladie spéciale car elle risque à tout moment de vous transformer non pas vraiment en monstre sanguinaire mais plus en psychopathe incontrolable.
Le dessin est bon et plein d'une âme assez mystérieuse et envoutante. Ca me plait.
Par contre, force m'est d'avouer que je me suis plutôt ennuyé au fil des tomes de cette série. Car on suit les tourments psychologiques du héros, de sa soeur, de leur entourage. Ce sont des amours torturés, des relations familiales torturées, des vies torturées, des... Bref, c'est beaucoup de parlotte, beaucoup de ressentis et de souvenirs, mais il ne se passe vraiment pas grand chose. Je ne suis pas particulièrement amateur de BDs d'action bourrine, mais là c'est tellement l'inverse que franchement je m'y suis ennuyé. Il ne se passe quasiment rien de tomes en tomes.
A réserver aux amateurs de psychologies tourmentées.
Cette BD est très différente de ce que j’avais lu jusqu’à présent chez cet auteur. Plutôt qu’une histoire complexe, profonde et romancée, Alan Moore nous sert un bon gros délire bien débile sur fond de SF. C’est con, c’est méchant, et ça m’a finalement bien fait rire par moment.
Reste que le niveau ne vole pas bien haut, et que je comprendrais tout à fait que certains d’entre vous trouvent ça trop crétin. J’aurais moi-même sans doute encore plus apprécié cette histoire si je l’avais lue quand j’étais ado.
Une curiosité, à découvrir si vous êtes fan de l’auteur, ou si vous aimez l’humour trash.
Personnellement, je ne rate jamais un rendez-vous avec ce très cher Rabaté. Et la lecture de cet album a été à la hauteur de mon envie. Même si…je dois dire… Le Rabaté de cet album, très humaniste et confiant en la belle humanité façon « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », me passionne moins que le Rabaté cynique d’ Un Ver dans le Fruit ou de Les pieds dedans… Très bel album quand même, léger et pétillant, plein d’humour et de second degré. Un bon album, à défaut d’être un grand album.
Beau gâchis que cet album admirablement dessiné et mis en couleur par un Gine visuellement très inspiré, mais qui s’est embarqué sur un scénario bancal, qui démarre pourtant plutôt bien mais part très vite en sucette en tombant dans un ésotérisme mythologico-brouillonesque indigeste. Il faudra lire la suite avant de pouvoir porter un vrai jugement sur cette histoire, car pour l’instant, ce n’est qu’une exposition maladroite et guère passionnante…
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Servitude
Le scénario est complexe à souhait. Pour un tome 1, l'histoire est déjà très dense, avec de très nombreuses intrigues présentes et des amorces d'alliances, de trahisons, d'orientalisme, de mystère et un soupçon d'érotisme, qui annonce déjà le début du déclin. Les personnages sont très bien campés et leur psychologie et caractère déjà bien présents, l'intrigue semble profonde et structurée. Tout cela servi par un dessin réaliste magnifique réalisé par Eric Bourgier qui nous avait déjà bien impressionné avec l'excellent Live war heroes. Les couleurs en nuance de jaune sépia contribuent à l'ambiance du récit. Le coup de cœur du moment !!
Charge
Si le concept est intéressant, le résultat est, lui... déroutant. En effet, je n'ai pas vraiment, comme Mr Georges, eu la patience d'attendre après la musique pour tourner les pages de cet album révolutionnaire. Du coup, j'ai eu un peu de mal à comprendre l'histoire qui se déroulait devant mes yeux. Par contre, l'ambiance développée par le CD était réussie. On se serait cru dans les environnements sonores d'un jeu vidéo comme Silent Hill. A réserver aux amateurs de Baladi, ainsi qu'aux explorateurs de voies d'expression nouvelles.
Nemrod
Ni la couverture, pas très belle, ni le nom de Latil (grand spécialiste des séries arrêtée au tome 1) n’étaient très excitants. Pourtant, je me suis envoyé ce premier tome sans problème. C’est une histoire de loup-garou plutôt conventionnelle mais dont les éléments s’enchaînent plutôt bien. Le dessin passe, malgré un maniérisme un peu surfait. Difficile pour l’instant de conseiller l’achat de ce qui n’est résolument que de la série B. Il y a dans ce genre de produit un manque d’ambition certain. Difficile aussi de nier que cela reste de la bd de qualité honnête (ce qui n’est pas toujours le cas au pays de monsieur Soleil). Pour l’audace, on repassera…
Kern
La nouvelle série de Gabrion n’a aucun rapport évident avec ses premières œuvres. On est loin de L'homme de Java et de Les Rameaux de Salicorne. Ce premier tome passerait même pour très formaté et conventionnel s’il ne reposait pas sur une idée de base plutôt originale. Un jeune homme travaillant pour un institut de médiamétrie a la capacité exceptionnelle d’avoir une opinion qui représente toujours 51 % des panels de téléspectateurs. Du coup, il excite la convoitise de tout le monde, politiciens, instituts de sondages… Ca démarre bien mais on se lasse vite de la complexité inutile que prend l’intrigue… Trop d’enjeux, de manigances, de personnages secondaires. Et pas assez d’émotion… Je lirai la suite à tout hasard pour voir si le postulat de départ sera exploité jusqu’au bout, mais pour l’instant ça lorgne trop du côté du thriller à suspense très formaté que de la science-fiction spéculative. Un bon sujet de départ qui tombe vite dans un traitement lourd et conventionnel…
Renaissance
Note approximative : 2.5/5 Je n'ai pas vu le film mais il me semble bien que cet album n'est autre que ce qu'on appelle vulgairement "la BD du film". Elle en a en tout cas les défauts qui font qu'il est quasiment impossible de transposer correctement un film en en extrayant uniquement quelques images et en les accompagnant de bulles : l'adaptation est indispensable. Cela ne donne pas pour autant une BD vraiment mauvaise mais elle pêche à plusieurs moments. Le traitement de cette BD comme du film est assez novateur. Décors digitalisés, personnages tout en ombres issus de captures d'images de vrais acteurs, le tout dans une ambiance visuelle très noire. Mais c'est là le premier défaut du passage du film à la BD : les personnages, sans recours à leur animation et à leur voix pour les reconnaitre, sont très difficiles à distinguer. Qui est qui ? C'est d'autant plus dur à s'y retrouver que beaucoup de personnages se ressemblent. Ca gâche vraiment la compréhension de l'histoire à mes yeux. Dommage, car à part ce défaut majeur, le choix des images récupérées du film et la mise en page narrative sont plutôt réussis. Quant au scénario, il puise à la source des films noirs et de quelques classiques de la SF d'anticipation. La méga-corporation pourrie qui veut régenter l'humanité et utilise une armée privée ultra-équipée pour masquer ses magouilles et récupérer des secrets scientifiques inavouables, on en voit dans grand nombre de BDs ou nouvelles de SF. Le flic intègre qui outrepasse un peu la loi pour percer ce mystère, aidé pour cela de la jolie soeur de la kidnappée, c'est idem : on a déjà vu des dizaines de fois. Mais le tout reste sympathique à suivre, si ce n'était ces grosses difficultés de compréhension dues au dessin difficilement déchiffrable sans animation et quelques sauts narratifs pas toujours évidents à suivre. C'est confus tout ça. Et quelques textes de narration arrange à peine le tout, allourdissant au contraire la fluidité du récit car ils sont la plupart du tout relativement inutiles. Quelques originalités graphiques et une tentative d'adaptation en BD louable dans l'effort de mise en page, mais trop de confusion et une histoire un peu trop cliché pour vraiment captiver.
Cages
Ma résistance à la tentation d'abréger une lecture incompréhensible a des limites. Avec cet album, elles furent atteintes page 293. Certes, il y a beaucoup de choses intéressantes, des réflexions sur la création, Dieu ou le sens de la vie et de la mort ; un petit sondage dans le texte page 492 fut, à cet égard, sur le point de me faire reprendre ma lecture. Par ailleurs, les illustrations des premières pages, mêlant diverses techniques graphiques, obligeamment détaillées par l'auteur, sont absolument magnifiques. Mais non. Pourquoi, entre ces brillantes trouvailles faut-il que l'on se coltine aussi une vieille toquée qui fait passer les pigeons avant les humains, un duo à la mine patibulaire et aux motivations obscures ou une autre vieille toquée qui attend chaque soir le retour de son mari qui l'a quittée 5 ans plus tôt ?! Je ne vois pas en quoi cela sert le propos. Ajoutez à cela un dessin (à l'encre de chine ?) extrêmement fin, notamment dans le rendu des expressions des visages, mais qui ne m'a pas séduite, et vous obtenez 1 ou 2 heures de lecture fastidieuse d'une oeuvre certes ambitieuse mais aussi hermétique et bavarde. Moi qui suis en général sensible à l'art et toujours intéressée par une réflexion sur le thème de la création et du processus créatif, j'ai donc eu, au final, la désagréable impression d'être au fond d'une mine avec mon piolet et ma lampe frontale, à la recherche de quelques trop rares éclats de diamants.
Les Lamentations de l'agneau
Ce manga est une revisite du thème des vampires sans parler vraiment de vampires tels qu'on les entend au sens romanesque du terme. Il s'agit en réalité d'une maladie génétique rare que contractent les membres d'une famille et qui, par ce qui semble être une carence de leur propre sang associé à une maladie mentale, leur donne des soifs de sang et leur fait perdre parfois la raison pour devenir agressif et s'en prendre aux gens ou aux animaux. L'idée de base n'est pas mauvaise car elle nous permet de suivre les affres psychologiques et sociaux d'un jeune homme qui se découvre atteint de cette maladie êt qui rencontre en même temps sa soeur qu'il n'a quasiment jamais connue et qui vit avec cette maladie depuis sa naissance. Ici, pas de vampires classes qui surgissent dans la nuit, pas de fantastique, juste la vie avec une maladie spéciale car elle risque à tout moment de vous transformer non pas vraiment en monstre sanguinaire mais plus en psychopathe incontrolable. Le dessin est bon et plein d'une âme assez mystérieuse et envoutante. Ca me plait. Par contre, force m'est d'avouer que je me suis plutôt ennuyé au fil des tomes de cette série. Car on suit les tourments psychologiques du héros, de sa soeur, de leur entourage. Ce sont des amours torturés, des relations familiales torturées, des vies torturées, des... Bref, c'est beaucoup de parlotte, beaucoup de ressentis et de souvenirs, mais il ne se passe vraiment pas grand chose. Je ne suis pas particulièrement amateur de BDs d'action bourrine, mais là c'est tellement l'inverse que franchement je m'y suis ennuyé. Il ne se passe quasiment rien de tomes en tomes. A réserver aux amateurs de psychologies tourmentées.
D.R. & Quinch
Cette BD est très différente de ce que j’avais lu jusqu’à présent chez cet auteur. Plutôt qu’une histoire complexe, profonde et romancée, Alan Moore nous sert un bon gros délire bien débile sur fond de SF. C’est con, c’est méchant, et ça m’a finalement bien fait rire par moment. Reste que le niveau ne vole pas bien haut, et que je comprendrais tout à fait que certains d’entre vous trouvent ça trop crétin. J’aurais moi-même sans doute encore plus apprécié cette histoire si je l’avais lue quand j’étais ado. Une curiosité, à découvrir si vous êtes fan de l’auteur, ou si vous aimez l’humour trash.
Les Petits Ruisseaux
Personnellement, je ne rate jamais un rendez-vous avec ce très cher Rabaté. Et la lecture de cet album a été à la hauteur de mon envie. Même si…je dois dire… Le Rabaté de cet album, très humaniste et confiant en la belle humanité façon « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », me passionne moins que le Rabaté cynique d’ Un Ver dans le Fruit ou de Les pieds dedans… Très bel album quand même, léger et pétillant, plein d’humour et de second degré. Un bon album, à défaut d’être un grand album.
La Grande ombre
Beau gâchis que cet album admirablement dessiné et mis en couleur par un Gine visuellement très inspiré, mais qui s’est embarqué sur un scénario bancal, qui démarre pourtant plutôt bien mais part très vite en sucette en tombant dans un ésotérisme mythologico-brouillonesque indigeste. Il faudra lire la suite avant de pouvoir porter un vrai jugement sur cette histoire, car pour l’instant, ce n’est qu’une exposition maladroite et guère passionnante…