Bien sûr c'est une bd à lire donc c'est pour ça que je conseille de l'acheter pour ceux qui ne connaissent pas car Tardi reste un grand dessinateur et un grand scénariste.
MAIS car il y a un MAIS qui explique cette note plutôt médiocre... en effet ce style de bd est vraiment trop farfelu (désolé j'ai passé l'âge des apparitions de monstres qui font même pas peur...), en plus l'histoire est vraiment trop décousue, on a vraiment du mal à suivre les différentes péripéties des héros et on a du mal à entrer dans la vie passionnante d'Adèle. Les deux premiers épisodes allaient encore mais après on tombe vraiment dans le n'importe quoi. Bref à lire et à consommer avec beaucoup de modération.
Un peu comme pierig, j'avais une certaine méfiance vis-à-vis de cette BD qui sentait à plein nez le "coup" éditorial. Pas difficile d'imaginer une tête pensante de chez Casterman voyant les exemplaires de Blankets - Manteau de neige partir comme des petits pains et pressant Thompson de bâcler n'importe quoi pour le publier rapidement avant que le soufflé ne retombe. Et de fait, l'auteur lui-même ne cache pas qu'il a reçu une proposition de Casterman l'invitant à fournir d'urgence 120 pages alors qu'il était en pleine promo de Blankets, ce qui l'a conduit à transformer en un carnet de voyage "publiable" les notes et croquis réalisés pendant cette tournée promotionnelle.
Cela étant dit, on peut difficilement blâmer un jeune auteur de BDs pour avoir profité de la cupidité de son éditeur sans scrupules pour publier un bouquin supplémentaire à une époque où sa carrière débute à peine, même si le bouquin en question est une "vulgaire" oeuvre de commande, donc, j'ai fini par me décider à lire "Un Américain en balade" récemment.
Bien que loin d'être indispensable, et forcément décevant pour ceux qui s'attendraient à un livre du niveau de Blankets, c'est un album relativement plaisant. Il a les qualités et les défauts habituels des carnets de voyage : la plus grande qualité, c'est que généralement, quand un dessinateur de BD en vadrouille s'asseoit quelques instants pour bosser sérieusement sur un paysage ou un portrait, ça vaut le coup d'oeil. Plein de charme, de finesse, d'élégance, le trait de Thompson est un plaisir pour l'oeil, et ce petit album est un bien joli livre de croquis. Le plus gros défaut en revanche, c'est que quand un voyageur n'est pas quelqu'un de rigolo comme, disons, Trondheim, son carnet peut être beau à regarder mais pas forcément très palpitant à lire. J'ai réservé une chambre d'hôtel, elle est bien propre, j'ai eu la chiasse, je me suis promené en ville, j'ai dragué une touriste, j'ai fait des dessins, je me suis incrusté chez des indigènes pour me taper un couscous... Bon, merci de nous faire partager le quotidien d'un artiste en goguette, mais je dois avouer qu'en dehors de quelques petites anecdotes, j'ai pas vraiment trouvé tout ça bien passionnant. Autre défaut (mais là ça n'est pas lié au fait que ce soit un carnet de voyage), cette tendance de l'auteur à geindre sa douleur de pauvre amoureux inconsolable qui souffre le martyr depuis sa rupture, alors que dans le même temps, vu sa tendance à sympathiser avec de parfaites inconnues et le nombre de dessins de jolies femmes contenu dans ce carnet, on a plutôt l'impression d'avoir affaire à un gars qui a dragué comme une bête pour tirer son coup en vacances...
Au final, un livre agréable à regarder, mais dont l'achat n'est à conseiller que pour les inconditionnels de l'auteur.
En général, j’apprécie beaucoup l’humour noir mais j’y suis nettement moins réceptif lorsqu’il s’en prend à des enfants. C’est de la méchanceté gratuite que je ne cautionne pas. Je serai cependant moins sévère dans ma critique qu’avec celle postée sur Sri Raoul car cet album affiche plus clairement ses ambitions. Reste le dessin très bon de Fabrice Tarrin, dans la lignée d’un Didier Conrad, avec son trait souple et spontané.
Peut-on rire de tout ? Oui mais pas avec "Monsieur Tue-Tout" . . .
Ce que j'apprécie dans un roman noir, c'est la fine analyse de la société et de la psychologie des personnages qu'on y lit souvent. On ne trouve malheureusement rien de tout ça dans le présent album, qui peut se résumer à une enquête policière sans grand suspense parsemée d'épisodes plus violents les uns que les autres. Manchette a déclaré ne pas vouloir faire de roman policier qui soit "plus qu'un roman policier". Il a bien atteint son but car on ne trouve effectivement dans "le petit bleu de la côte Ouest" rien de plus qu'un roman noir moyen, qui plus est illustré par des dessins moyens et peu crédibles (Gerfaud tombe du train tête en bas et dos au lecteur pour se retrouver la case d'après tête en haut face au lecteur, un gangster ayant la moitié de la tête emportée par une balle laisse tomber son fusil pour tirer avec un revolver, etc.). Bref, un Tardi très moyen.
Une série originale, mais qui bizarrement ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Pourtant, je dois admettre que le scénario de Tome est plutôt bien trouvé et en cela le deuxième tome (le plus abouti à mon avis) montre bien toute la mécanique diabolique de cette histoire.
Le plus intéressant dans cette BD est certes la variation de point de vue (chaque tome : un changement de focalisation), mais aussi la construction et la caractérisation des personnages réalisées par Tome. Ceux-ci sont bien campés et remarquablement dessinés par Ralph Meyer.
Alors, me direz-vous pourquoi une note si moyenne ?
Je n'ai pas été convaincu par le troisième tome et je ne crois pas avoir envie de relire l'intégrale car l'effet de surprise ne tient plus au cours d'une seconde lecture.
Comme le souligne Ro, ce petit album jeunesse illustre à merveille le vieil adage "qu’à trop crier au loup . . ." avec, en filigrane, une morale implicite. Le dessin, tout en rondeur, a un petit côté cartoon. Les couleurs accentuent cet effet cartoonesque et c’est ma foi bien sympathique. Ceci dit, l’intérêt de cette bd muette pour l’adulte que nous sommes est fort limité. A réserver pour ses rejetons . . . ;)
Deuxième BD de Moynot que je lis dans cette collection (après Monsieur Khol) et même décor de la France de la fin 19e siècle, même scénario entre le conte social et le fantastique, même dessin/peinture lumineux et plaisant, et même lecture agréable et fluide. J'ai trouvé les personnages très bien dessinés, mais les décors un peu plus plats, un peu plus factices. Ceci dit, ça reste bien joli. Quant à l'histoire, elle se base sur la quête de maturité et de soi d'un jeune dessinateur timide dont la personnalité artistique prend la forme à part entière d'un homme déterminé avec lequel il discute et se dispute comme un vrai schizophrène. Et bien sûr, ensemble, ils vont s'entendre, faire des projets, se séparer, et le jeune héros passera finalement un cap initiatique.
Un récit plaisant et joli même s'il ne marquera pas plus que ça son lecteur.
Après un chef d’œuvre tel que Le Tueur, le duo Matz-Jacamon était attendu au tournant. Et pas que par moi.
D'ou peut-être la déception après la lecture de ce premier tome.
Si graphiquement, le style unique de Jacamon est toujours là (ouf!), c'est au niveau de l'histoire que j'ai sérieusement tiqué. Plus particulièrement sur le personnage central, jamais crédible, plutôt risible tant les incohérences autour de lui sont énormes. Si tout le monde en parle dans les avis précédents, c'est qu'il y a une raison! Je suis plutôt bon public généralement, mais à ce niveau, ça frise le foutage de gueule. Les ficelles scénaristiques sont énormes : en fait, j'ai l'impression de suivre les aventures d'un héros de téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6 ou TF1 (au choix).
Dommage, car l'idée, le contexte, la mise en place sont intéressants. Il y a de la matière!
Une grosse, grosse, déception pour le moment donc ; espérons mieux pour la suite!
Je ne suis pas un fan d'héroïc fantasy, encore moins des éditions Soleil.
J'aurais dû détester cette BD. Or, c'est le contraire qui s'est produit. Comme l'ont dit d'autres posteurs, cette série est beaucoup plus adulte que le reste de la production Soleil.
Les dessins sont magnifiques, renforcés par l'omniprésence d'une teinte jaunâtre ; je dois dire avoir rarement vu une telle qualité dans le graphisme.
L'histoire est intéressante, complexe, les enjeux au sein de la cour, les manipulations, tout y passe.
Souvent, les premiers tomes chez Soleil servent à mettre en place la situation. Ici, ce n'est pas le cas. Les informations fournies sont denses. Les personnages sont déjà bien traités.
Espérons que l'histoire tienne la distance sur la longueur (ma note pourra évoluer).
Donc je conseille fortement l'achat.
Voilà une BD qui me rappelle certaines mauvaises BDs de série B telles qu'il peut en paraitre dans une revue comme l'Echo des Savanes. Entendez par là un dessin que je trouve très moyen et un scénario à base d'action, de violence et d'un peu de fantastique.
Je n'aime pas le dessin de Formosa. Il parait correct vu de loin, mais je n'aime pas du tout les visages grimaçants de ses personnages, ses rares décors et ses couleurs.
Quant au scénario, il ne me plait pas non plus : question de goût ? Cela raconte l'histoire d'un enfant dôté d'une affreuse difformité : il a deux mains gauches. Ce handicap va bien sûr lui valoir bien des souffrances dans sa jeunesse, et attiser sa haine et sa recherche du pouvoir. A force de violences, de magouilles et surtout du pouvoir magique que lui offre sa difformité, il va alors gravir les échelons tout en avilissant son âme. D'une part, je n'aime pas la brutalité gratuite de certaines scènes. D'autre part, je trouve certains moments du récit plus ridicules qu'autre chose (je pense par exemple à la mort des parents du personnage principal parce qu'une énorme araignée leur a bondi dessus). C'est un scénario que je trouve grossier et parfois franchement médiocre.
Je n'estime pas cette BD définitivement à jeter car l'histoire présente quand même quelques originalités et le dessin, même s'il me déplait, n'est pas si moche, mais je n'en conseille pas la lecture.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Adèle Blanc-Sec
Bien sûr c'est une bd à lire donc c'est pour ça que je conseille de l'acheter pour ceux qui ne connaissent pas car Tardi reste un grand dessinateur et un grand scénariste. MAIS car il y a un MAIS qui explique cette note plutôt médiocre... en effet ce style de bd est vraiment trop farfelu (désolé j'ai passé l'âge des apparitions de monstres qui font même pas peur...), en plus l'histoire est vraiment trop décousue, on a vraiment du mal à suivre les différentes péripéties des héros et on a du mal à entrer dans la vie passionnante d'Adèle. Les deux premiers épisodes allaient encore mais après on tombe vraiment dans le n'importe quoi. Bref à lire et à consommer avec beaucoup de modération.
Carnet de voyage (Un américain en balade)
Un peu comme pierig, j'avais une certaine méfiance vis-à-vis de cette BD qui sentait à plein nez le "coup" éditorial. Pas difficile d'imaginer une tête pensante de chez Casterman voyant les exemplaires de Blankets - Manteau de neige partir comme des petits pains et pressant Thompson de bâcler n'importe quoi pour le publier rapidement avant que le soufflé ne retombe. Et de fait, l'auteur lui-même ne cache pas qu'il a reçu une proposition de Casterman l'invitant à fournir d'urgence 120 pages alors qu'il était en pleine promo de Blankets, ce qui l'a conduit à transformer en un carnet de voyage "publiable" les notes et croquis réalisés pendant cette tournée promotionnelle. Cela étant dit, on peut difficilement blâmer un jeune auteur de BDs pour avoir profité de la cupidité de son éditeur sans scrupules pour publier un bouquin supplémentaire à une époque où sa carrière débute à peine, même si le bouquin en question est une "vulgaire" oeuvre de commande, donc, j'ai fini par me décider à lire "Un Américain en balade" récemment. Bien que loin d'être indispensable, et forcément décevant pour ceux qui s'attendraient à un livre du niveau de Blankets, c'est un album relativement plaisant. Il a les qualités et les défauts habituels des carnets de voyage : la plus grande qualité, c'est que généralement, quand un dessinateur de BD en vadrouille s'asseoit quelques instants pour bosser sérieusement sur un paysage ou un portrait, ça vaut le coup d'oeil. Plein de charme, de finesse, d'élégance, le trait de Thompson est un plaisir pour l'oeil, et ce petit album est un bien joli livre de croquis. Le plus gros défaut en revanche, c'est que quand un voyageur n'est pas quelqu'un de rigolo comme, disons, Trondheim, son carnet peut être beau à regarder mais pas forcément très palpitant à lire. J'ai réservé une chambre d'hôtel, elle est bien propre, j'ai eu la chiasse, je me suis promené en ville, j'ai dragué une touriste, j'ai fait des dessins, je me suis incrusté chez des indigènes pour me taper un couscous... Bon, merci de nous faire partager le quotidien d'un artiste en goguette, mais je dois avouer qu'en dehors de quelques petites anecdotes, j'ai pas vraiment trouvé tout ça bien passionnant. Autre défaut (mais là ça n'est pas lié au fait que ce soit un carnet de voyage), cette tendance de l'auteur à geindre sa douleur de pauvre amoureux inconsolable qui souffre le martyr depuis sa rupture, alors que dans le même temps, vu sa tendance à sympathiser avec de parfaites inconnues et le nombre de dessins de jolies femmes contenu dans ce carnet, on a plutôt l'impression d'avoir affaire à un gars qui a dragué comme une bête pour tirer son coup en vacances... Au final, un livre agréable à regarder, mais dont l'achat n'est à conseiller que pour les inconditionnels de l'auteur.
Les aventures de Monsieur Tue-Tout
En général, j’apprécie beaucoup l’humour noir mais j’y suis nettement moins réceptif lorsqu’il s’en prend à des enfants. C’est de la méchanceté gratuite que je ne cautionne pas. Je serai cependant moins sévère dans ma critique qu’avec celle postée sur Sri Raoul car cet album affiche plus clairement ses ambitions. Reste le dessin très bon de Fabrice Tarrin, dans la lignée d’un Didier Conrad, avec son trait souple et spontané. Peut-on rire de tout ? Oui mais pas avec "Monsieur Tue-Tout" . . .
Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Ce que j'apprécie dans un roman noir, c'est la fine analyse de la société et de la psychologie des personnages qu'on y lit souvent. On ne trouve malheureusement rien de tout ça dans le présent album, qui peut se résumer à une enquête policière sans grand suspense parsemée d'épisodes plus violents les uns que les autres. Manchette a déclaré ne pas vouloir faire de roman policier qui soit "plus qu'un roman policier". Il a bien atteint son but car on ne trouve effectivement dans "le petit bleu de la côte Ouest" rien de plus qu'un roman noir moyen, qui plus est illustré par des dessins moyens et peu crédibles (Gerfaud tombe du train tête en bas et dos au lecteur pour se retrouver la case d'après tête en haut face au lecteur, un gangster ayant la moitié de la tête emportée par une balle laisse tomber son fusil pour tirer avec un revolver, etc.). Bref, un Tardi très moyen.
Berceuse assassine
Une série originale, mais qui bizarrement ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Pourtant, je dois admettre que le scénario de Tome est plutôt bien trouvé et en cela le deuxième tome (le plus abouti à mon avis) montre bien toute la mécanique diabolique de cette histoire. Le plus intéressant dans cette BD est certes la variation de point de vue (chaque tome : un changement de focalisation), mais aussi la construction et la caractérisation des personnages réalisées par Tome. Ceux-ci sont bien campés et remarquablement dessinés par Ralph Meyer. Alors, me direz-vous pourquoi une note si moyenne ? Je n'ai pas été convaincu par le troisième tome et je ne crois pas avoir envie de relire l'intégrale car l'effet de surprise ne tient plus au cours d'une seconde lecture.
Le Cochon qui crie au loup
Comme le souligne Ro, ce petit album jeunesse illustre à merveille le vieil adage "qu’à trop crier au loup . . ." avec, en filigrane, une morale implicite. Le dessin, tout en rondeur, a un petit côté cartoon. Les couleurs accentuent cet effet cartoonesque et c’est ma foi bien sympathique. Ceci dit, l’intérêt de cette bd muette pour l’adulte que nous sommes est fort limité. A réserver pour ses rejetons . . . ;)
Oscar & Monsieur O
Deuxième BD de Moynot que je lis dans cette collection (après Monsieur Khol) et même décor de la France de la fin 19e siècle, même scénario entre le conte social et le fantastique, même dessin/peinture lumineux et plaisant, et même lecture agréable et fluide. J'ai trouvé les personnages très bien dessinés, mais les décors un peu plus plats, un peu plus factices. Ceci dit, ça reste bien joli. Quant à l'histoire, elle se base sur la quête de maturité et de soi d'un jeune dessinateur timide dont la personnalité artistique prend la forme à part entière d'un homme déterminé avec lequel il discute et se dispute comme un vrai schizophrène. Et bien sûr, ensemble, ils vont s'entendre, faire des projets, se séparer, et le jeune héros passera finalement un cap initiatique. Un récit plaisant et joli même s'il ne marquera pas plus que ça son lecteur.
Cyclopes
Après un chef d’œuvre tel que Le Tueur, le duo Matz-Jacamon était attendu au tournant. Et pas que par moi. D'ou peut-être la déception après la lecture de ce premier tome. Si graphiquement, le style unique de Jacamon est toujours là (ouf!), c'est au niveau de l'histoire que j'ai sérieusement tiqué. Plus particulièrement sur le personnage central, jamais crédible, plutôt risible tant les incohérences autour de lui sont énormes. Si tout le monde en parle dans les avis précédents, c'est qu'il y a une raison! Je suis plutôt bon public généralement, mais à ce niveau, ça frise le foutage de gueule. Les ficelles scénaristiques sont énormes : en fait, j'ai l'impression de suivre les aventures d'un héros de téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6 ou TF1 (au choix). Dommage, car l'idée, le contexte, la mise en place sont intéressants. Il y a de la matière! Une grosse, grosse, déception pour le moment donc ; espérons mieux pour la suite!
Servitude
Je ne suis pas un fan d'héroïc fantasy, encore moins des éditions Soleil. J'aurais dû détester cette BD. Or, c'est le contraire qui s'est produit. Comme l'ont dit d'autres posteurs, cette série est beaucoup plus adulte que le reste de la production Soleil. Les dessins sont magnifiques, renforcés par l'omniprésence d'une teinte jaunâtre ; je dois dire avoir rarement vu une telle qualité dans le graphisme. L'histoire est intéressante, complexe, les enjeux au sein de la cour, les manipulations, tout y passe. Souvent, les premiers tomes chez Soleil servent à mettre en place la situation. Ici, ce n'est pas le cas. Les informations fournies sont denses. Les personnages sont déjà bien traités. Espérons que l'histoire tienne la distance sur la longueur (ma note pourra évoluer). Donc je conseille fortement l'achat.
Double gauche
Voilà une BD qui me rappelle certaines mauvaises BDs de série B telles qu'il peut en paraitre dans une revue comme l'Echo des Savanes. Entendez par là un dessin que je trouve très moyen et un scénario à base d'action, de violence et d'un peu de fantastique. Je n'aime pas le dessin de Formosa. Il parait correct vu de loin, mais je n'aime pas du tout les visages grimaçants de ses personnages, ses rares décors et ses couleurs. Quant au scénario, il ne me plait pas non plus : question de goût ? Cela raconte l'histoire d'un enfant dôté d'une affreuse difformité : il a deux mains gauches. Ce handicap va bien sûr lui valoir bien des souffrances dans sa jeunesse, et attiser sa haine et sa recherche du pouvoir. A force de violences, de magouilles et surtout du pouvoir magique que lui offre sa difformité, il va alors gravir les échelons tout en avilissant son âme. D'une part, je n'aime pas la brutalité gratuite de certaines scènes. D'autre part, je trouve certains moments du récit plus ridicules qu'autre chose (je pense par exemple à la mort des parents du personnage principal parce qu'une énorme araignée leur a bondi dessus). C'est un scénario que je trouve grossier et parfois franchement médiocre. Je n'estime pas cette BD définitivement à jeter car l'histoire présente quand même quelques originalités et le dessin, même s'il me déplait, n'est pas si moche, mais je n'en conseille pas la lecture.