Je peux reprendre tous les arguments des avis postés sur cet album : beau graphisme, belles couleurs mais scénario confus voire incompréhensible.
Ca me parait inutile d'en dire plus, je ne veux pas décourager ou dégoûter les éventuels amateurs.
Simplement, j'en suis qu'au 3/4 de l'album et je ne finirai sûrement pas sa lecture...
Un dessin splendide, très pictural, qui me rappelle le Breccia de Perramus (c'est à dire l'une des plus belles choses que j'ai jamais vues).
Quant à l'histoire, elle est également particulièrement sympathique, et on se plait à suivre toutes les péripéties et les avatars de Siméon, en se demandant bien comment tout ça va bien pouvoir se terminer.
Pour ceux qui ont apprécié (que ce soit le dessin ou le scénario), et qui ne connaissent pas Breccia, je les invite à jeter un oeil sur Perramus (sur un scénario de Sasturain), une oeuvre dont on parle trop peu mais qui mérite sa place parmi les chefs-d’oeuvre de la bédé.
Un bon délire de Mandryka! Même si dans la vie active j'ai du mal avec les concombres, celui masqué m'a fait souvent sourire. Avec ses expressions bizarres du genre "Gaspitude et muscovisité", ses objets sortis de nulle part, ses chutes où l'on ne comprend rien, l'auteur arrive pourtant à maîtriser totalement la bd.
Le dessin n'est pas excellent, évidemment, mais quand il s'agit d'un concombre masqué, n'allez pas demander du réalisme. Je trouve personnellement que le trait grossier colle bien au registre du délire, et fait d'autant plus décoller la bd...
"Le combat ordinaire" est l'oeuvre intime de Larcenet, son roman graphique, son oeuvre principale... Nous racontant la vie d'un trentenaire un peu paumé entre sa vie de couple, son père malade et son boulot, cet album touche si on réussit à s'identifier au personnage, ce que je n'ai pas fait. J'ai trouvé la vie de Marco prenante, drôle ou tragique à ses heures. Pour ce dernier point, peut-être l'auteur en fait-il trop, comme cet épisode du chat, totalement inutile à ma vue, à la fin du premier tome.
Les dessins sont dans le style caractéristique de Larcenet, et je suis surpris que beaucoup de posteurs en-dessous de moi ne l'aiment pas. Le coup de crayon est pour moi totalement réussi, tout en crayonnements. Les pages en noir et blanc qui s'intercalent dans l'histoire sont à leur place, nous donnant des détails sur la psychologie du héros, ses craintes ou ses rêves.
Je me suis retrouvé à lire cette bd parce que j'habite en Ariège et que je suis assez souvent à Foix (d'ailleurs, j'y suis au moment où j'écris cet avis), et dans la librairie de son superbe château, j'ai trouvé cet album, que j'ai feuilleté... Je n'accroche généralement pas aux bds historiques, celle-ci n'a pas dérogé à la règle.
Pour ce qui est de la bd en elle-même, ce n'est pas une réussite et il n'est pas étonnant que la série ait été abandonnée. Néanmoins, connaissant la région, je remarque que l'auteur s'est documenté car les sites historiques représentés sont assez fidèles. Et d'ailleurs, le dessin en général de cette bd est agréable à l'oeil.
On voit par contre clairement que le scénariste est un historien et pas un pur auteur de bd: les évènements ne s'enchaînent pas assez bien, et quand on a lu une page, on est presque obligé de la relire car il y a un fouillis monstre, surtout en ce qui concerne les personnages.
Je n'ai malheureusement lu de Comès que cette bd, et en voyant les avis des autres posteurs, j'ai compris que c'était loin d'être son oeuvre la plus réussie... Heureusement d'ailleurs, car "L'ombre du corbeau" ne m'a pas véritablement séduit. En effet, la bd n'est pas très prenante, que ce soit par son dessin assez classique que par son scénario lancinant.
Dans un décor de guerre 14-18, Comès aborde le sujet de la mort. Un soldat allemand se relève de sa bataille, parmi les corps de ses compagnons, tous morts au combat. Il va découvrir une étrange maison pleine de mystères. Les personnes qui l'habitent sont chaleureuses sans vraiment l'être, et donnent une impression digne des très grands scénarios de science-fiction. Pourtant, après ce bon début, l'histoire ne décolle pas, l'auteur préférant s'attarder plutôt autour du sujet de la mort. Je ne dis pas que c'est le mauvais choix car, dans sa métaphore de la mort, Comès ne s'en sort pas très bien. Cela aurait être mieux mis en page, en restant un peu plus sur les expressions du personnage principal peut-être...
"Lucky Luke" est une bd très diverse, et étant donné le nombre de tomes parus, cela est tout à fait normal... La série atteint l'excellence lorsque c'est le duo Morris-Goscinny qui est aux commandes. D'une part, Morris est à son meilleur niveau de dessin, après quelques albums faits seuls, et d'autre part, les scénarios de Goscinny sont géniaux. L'entrée des Dalton dans la bd va la faire décoller.
J'aime beaucoup l'ambiance du Far West et d'ailleurs, je suis fan des westerns à la télé. Dans "Lucky Luke", le héros passe son temps au service du pénitencier à ramener les locataires qui s'en sont évadés. Peut-être est-ce dommage que Lucky Luke n'ait pas un petit côté antihéros, car on ne voit que le côté "bon" dans la bd.
J'ai eu du mal à lire les premiers albums, et maintenant, j'ai du mal avec les derniers... Depuis les nouveaux scénaristes, la bd a considérablement perdu de son niveau... seulement un ou deux tomes sortent du lot, le reste s'installant dans une mauvaise routine.
Mouais, pas mal "Titeuf"... Je suis loin d'être un fan et je ne fais plus partie du public ciblé, mais je dois avouer que certains gags me font sourire, mais d'autres sont plus éducatifs et là, je bloque, car, bien évidemment, cela n'a plus d'interêt pour moi. Et j'ai du mal à concevoir que des adultes puissent trouver cette bd culte, l'humour pipi-caca ayant une place dans la bd.
C'est une bd que je mettrais sans problèmes dans les mains de mes futurs et hypothétiques enfants, car la série aborde le sexe en sachant ne jamais être vulgaire. Le dessin est sympa aussi, et j'aime bien ce système de ne pas toujours utiliser des cases, d'en enlever certaines, ça aère la page (si vous n'avez rien compris à ce que je viens de dire, allez voir en galerie, c'est vrai que je ne suis pas très clair).
Malgré tout, je trouve que les derniers tomes parus s'enferment dans une logique commerciale et perdent de leur charme, devenant plus stéréotypés.
Une série sympathique, mais l'espace de deux ou trois albums. Car par la suite, elle n'évite malheureusement pas (comme beaucoup de séries à gags) une certaine forme de répétition et une quasi-absence d'originalité.
Les premiers albums longs sont parfois assez bons, mais il y a quelques lourdeurs chez certains : génie en sous-sol m'a laissé relativement perplexe.
Décidément Corbeyran s’ingénie à trouver de nouvelles voies dans le genre fantastique. Et à dénicher (ou ressortir des placards) des talents graphiques. Et encore une fois, l’entrée en matière est assez alléchante. Un enfant persécuté qui prend sa revanche, des freaks assez crédibles, un cliffhanger à cheval sur deux époques : le lecteur lambda devrait trouver son compte dans cette fable moderne.
Côté dessin, Gil Formosa, qui semble être le chaînon manquant entre Cuzor, Berthet et Moebius (toutes proportions gardées), a un style qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui pour l’heure est assez efficace.
Attendons la suite de cette série en 3 volumes…
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H.H. Holmes
Je peux reprendre tous les arguments des avis postés sur cet album : beau graphisme, belles couleurs mais scénario confus voire incompréhensible. Ca me parait inutile d'en dire plus, je ne veux pas décourager ou dégoûter les éventuels amateurs. Simplement, j'en suis qu'au 3/4 de l'album et je ne finirai sûrement pas sa lecture...
Ibicus
Un dessin splendide, très pictural, qui me rappelle le Breccia de Perramus (c'est à dire l'une des plus belles choses que j'ai jamais vues). Quant à l'histoire, elle est également particulièrement sympathique, et on se plait à suivre toutes les péripéties et les avatars de Siméon, en se demandant bien comment tout ça va bien pouvoir se terminer. Pour ceux qui ont apprécié (que ce soit le dessin ou le scénario), et qui ne connaissent pas Breccia, je les invite à jeter un oeil sur Perramus (sur un scénario de Sasturain), une oeuvre dont on parle trop peu mais qui mérite sa place parmi les chefs-d’oeuvre de la bédé.
Le Concombre Masqué
Un bon délire de Mandryka! Même si dans la vie active j'ai du mal avec les concombres, celui masqué m'a fait souvent sourire. Avec ses expressions bizarres du genre "Gaspitude et muscovisité", ses objets sortis de nulle part, ses chutes où l'on ne comprend rien, l'auteur arrive pourtant à maîtriser totalement la bd. Le dessin n'est pas excellent, évidemment, mais quand il s'agit d'un concombre masqué, n'allez pas demander du réalisme. Je trouve personnellement que le trait grossier colle bien au registre du délire, et fait d'autant plus décoller la bd...
Le combat ordinaire
"Le combat ordinaire" est l'oeuvre intime de Larcenet, son roman graphique, son oeuvre principale... Nous racontant la vie d'un trentenaire un peu paumé entre sa vie de couple, son père malade et son boulot, cet album touche si on réussit à s'identifier au personnage, ce que je n'ai pas fait. J'ai trouvé la vie de Marco prenante, drôle ou tragique à ses heures. Pour ce dernier point, peut-être l'auteur en fait-il trop, comme cet épisode du chat, totalement inutile à ma vue, à la fin du premier tome. Les dessins sont dans le style caractéristique de Larcenet, et je suis surpris que beaucoup de posteurs en-dessous de moi ne l'aiment pas. Le coup de crayon est pour moi totalement réussi, tout en crayonnements. Les pages en noir et blanc qui s'intercalent dans l'histoire sont à leur place, nous donnant des détails sur la psychologie du héros, ses craintes ou ses rêves.
Gaston Fébus
Je me suis retrouvé à lire cette bd parce que j'habite en Ariège et que je suis assez souvent à Foix (d'ailleurs, j'y suis au moment où j'écris cet avis), et dans la librairie de son superbe château, j'ai trouvé cet album, que j'ai feuilleté... Je n'accroche généralement pas aux bds historiques, celle-ci n'a pas dérogé à la règle. Pour ce qui est de la bd en elle-même, ce n'est pas une réussite et il n'est pas étonnant que la série ait été abandonnée. Néanmoins, connaissant la région, je remarque que l'auteur s'est documenté car les sites historiques représentés sont assez fidèles. Et d'ailleurs, le dessin en général de cette bd est agréable à l'oeil. On voit par contre clairement que le scénariste est un historien et pas un pur auteur de bd: les évènements ne s'enchaînent pas assez bien, et quand on a lu une page, on est presque obligé de la relire car il y a un fouillis monstre, surtout en ce qui concerne les personnages.
L'Ombre du Corbeau
Je n'ai malheureusement lu de Comès que cette bd, et en voyant les avis des autres posteurs, j'ai compris que c'était loin d'être son oeuvre la plus réussie... Heureusement d'ailleurs, car "L'ombre du corbeau" ne m'a pas véritablement séduit. En effet, la bd n'est pas très prenante, que ce soit par son dessin assez classique que par son scénario lancinant. Dans un décor de guerre 14-18, Comès aborde le sujet de la mort. Un soldat allemand se relève de sa bataille, parmi les corps de ses compagnons, tous morts au combat. Il va découvrir une étrange maison pleine de mystères. Les personnes qui l'habitent sont chaleureuses sans vraiment l'être, et donnent une impression digne des très grands scénarios de science-fiction. Pourtant, après ce bon début, l'histoire ne décolle pas, l'auteur préférant s'attarder plutôt autour du sujet de la mort. Je ne dis pas que c'est le mauvais choix car, dans sa métaphore de la mort, Comès ne s'en sort pas très bien. Cela aurait être mieux mis en page, en restant un peu plus sur les expressions du personnage principal peut-être...
Lucky Luke
"Lucky Luke" est une bd très diverse, et étant donné le nombre de tomes parus, cela est tout à fait normal... La série atteint l'excellence lorsque c'est le duo Morris-Goscinny qui est aux commandes. D'une part, Morris est à son meilleur niveau de dessin, après quelques albums faits seuls, et d'autre part, les scénarios de Goscinny sont géniaux. L'entrée des Dalton dans la bd va la faire décoller. J'aime beaucoup l'ambiance du Far West et d'ailleurs, je suis fan des westerns à la télé. Dans "Lucky Luke", le héros passe son temps au service du pénitencier à ramener les locataires qui s'en sont évadés. Peut-être est-ce dommage que Lucky Luke n'ait pas un petit côté antihéros, car on ne voit que le côté "bon" dans la bd. J'ai eu du mal à lire les premiers albums, et maintenant, j'ai du mal avec les derniers... Depuis les nouveaux scénaristes, la bd a considérablement perdu de son niveau... seulement un ou deux tomes sortent du lot, le reste s'installant dans une mauvaise routine.
Titeuf
Mouais, pas mal "Titeuf"... Je suis loin d'être un fan et je ne fais plus partie du public ciblé, mais je dois avouer que certains gags me font sourire, mais d'autres sont plus éducatifs et là, je bloque, car, bien évidemment, cela n'a plus d'interêt pour moi. Et j'ai du mal à concevoir que des adultes puissent trouver cette bd culte, l'humour pipi-caca ayant une place dans la bd. C'est une bd que je mettrais sans problèmes dans les mains de mes futurs et hypothétiques enfants, car la série aborde le sexe en sachant ne jamais être vulgaire. Le dessin est sympa aussi, et j'aime bien ce système de ne pas toujours utiliser des cases, d'en enlever certaines, ça aère la page (si vous n'avez rien compris à ce que je viens de dire, allez voir en galerie, c'est vrai que je ne suis pas très clair). Malgré tout, je trouve que les derniers tomes parus s'enferment dans une logique commerciale et perdent de leur charme, devenant plus stéréotypés.
Léonard
Une série sympathique, mais l'espace de deux ou trois albums. Car par la suite, elle n'évite malheureusement pas (comme beaucoup de séries à gags) une certaine forme de répétition et une quasi-absence d'originalité. Les premiers albums longs sont parfois assez bons, mais il y a quelques lourdeurs chez certains : génie en sous-sol m'a laissé relativement perplexe.
Double gauche
Décidément Corbeyran s’ingénie à trouver de nouvelles voies dans le genre fantastique. Et à dénicher (ou ressortir des placards) des talents graphiques. Et encore une fois, l’entrée en matière est assez alléchante. Un enfant persécuté qui prend sa revanche, des freaks assez crédibles, un cliffhanger à cheval sur deux époques : le lecteur lambda devrait trouver son compte dans cette fable moderne. Côté dessin, Gil Formosa, qui semble être le chaînon manquant entre Cuzor, Berthet et Moebius (toutes proportions gardées), a un style qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui pour l’heure est assez efficace. Attendons la suite de cette série en 3 volumes…