Les derniers avis (114608 avis)

Par mikolaj
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Choucas
Le Choucas

Ah, que c'est léger, frais et détendu ! Des histoires rocambolesques, un détective déjanté qui a toujours de bons mots à sortir, une citation, une référence hautement culturelle pour appuyer ses pensées et présenter son point de vue sous un alibi culturel. Et un dessin fidèle, sans chichis mais efficace. Bref, un coup de coeur pour des BD qui détendent.

15/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Tir Nan Og
Tir Nan Og

Cette nouvelle série avait beaucoup de choses pour me plaire et m'attirer : son titre déjà, que tout amateur de Celtisme reconnaitra, sa couverture assez jolie et bien colorisée, et son sujet. Mélanger le New York de 1899, avec ses guerres de gangs et son immigration, avec le petit peuple des elfes Irlandais, il fallait oser. Et cela pouvait donner quelque chose d'excellent (quelque chose qui n'était pas sans me rappeler certains livres steampunks et le jeu de rôles Shadowrun d'ailleurs). Mais pour le coup, je suis légèrement déçu. Le dessin me déçoit pour commencer. Je trouve les décors de cette série assez réussis, mais la dessinatrice est visiblement assez jeune et ne maîtrise pas encore bien son trait ni son encrage. Les personnages ont une touche assez amateur, tant pour leurs visages que pour leurs postures. L'encrage est presque inexistant par moment, donnant un aspect inachevé aux planches. En outre, on sent nettement dans ce style et ces personnages des inspirations mangas qui ne sont pas pour me plaire quand il s'agit de parler de New York et de légendes celtiques. Et pour finir, même si j'apprécie la colorisation de ces planches, je trouve que le dessin manque nettement de profondeur et de force. Ca manque de relief. Bref, il faudrait encore que la dessinatrice améliore sa technique à mes yeux. Concernant le scénario ensuite, je le répête, il part sur une base intéressante. On peut lui reprocher une quantité de personnages un peu trop grandes et une narration assez confuses, mais l'idée n'est pas mauvaise. De la même manière que le dessin, le scénario semble un peu amateur pour une première BD de cet auteur qui semble s'être cantonné au roman jusqu'à présent : cela implique quelques défauts de rythme, de fluidité et de capacité à captiver le lecteur. Mais, passé le classique récit des orphelins voyous du 19e siècle et de guerres de gangs qu'on a déjà vu un peu partout, le reste du scénario est assez prometteur. Je pense qu'on peut laisser sa chance à ces deux auteurs qui débutent dans la BD. La suite de cette série peut valoir le coup à condition qu'ils affinent l'un et l'autre leurs techniques respectives.

15/05/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Du Rififi chez les clébards
Du Rififi chez les clébards

Jean-Christophe Pol se pose beaucoup de questions. Sur la vie, l'amour, l'amitié, la mort... Dans Une Ame à l'amer, chez Carabas, il avait déjà posé les bases d'un univers à la fois sombre et complexe, qui interroge notre quotidien et interpelle nos convictions profondes. Mais cet album était bien barré. "Du rififi chez les clébards" est moins barré, mais reflète tout de même les obsessions de l'auteur, dans un récit noir, appliqué au monde animalier qui avait perdu une telle intensité depuis que Macherot avait arrêté Sibylline... On voit également les influences de Franquin dans ce récit. pas le Franquin de Gaston Lagaffe, non, celui des Idées Noires, dans la mesure où cela se déroule dans un environnement pourri et sans espoir... Une bonne lecture, mais à éviter les jours de déprime...

15/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Jenni
Jenni

On ne peut pas qualifier cette BD de shojo car c'est une BD chinoise et non pas un manga, mais c'est à coup sûr une histoire à l'eau de rose en tout cas. Cela commence un peu à la manière d'un épisode de Candy Candy avec une jeune fille qui entre dans un collège anglais strict et traditionnaliste où elle va rencontrer de beaux garçons tout en attisant la haine de certaines rivales jalouses. Mais cela tourne à toute vitesse à la guimauve naïve. Le dessin est dans un style purement manga, purement shojo. Les décors, le plus souvent vides, ajoutent encore davantage à l'aspect fleur bleue quand ils s'emplissent de fleurs, d'étincelles ou de plumes à la façon des mangas les plus irritants du studio Clamp. Techniquement, c'est bien dessiné, mais ce style est trop caricatural dans son genre où tout est beau tout est mignon. En outre, tous les personnages sont dessinés avec le type occidental, ce qui est bien ennuyeux quand on découvre au fur et à mesure de la lecture qu'en fait untel, untel et untel sont en réalité chinois ou du moins asiatiques comme l'héroïne, ce qui explique pourquoi presque tout un collège anglais parle chinois. Quant à l'histoire, elle reste ultra-classique et tout aussi caricaturale tout du long. En principe tirée de la biographie réelle de l'auteur Jennifer Li, elle est racontée en accentuant totalement l'aspect romantisme et les moments "youpi tralala". Sans jamais décoller dans son rythme, elle nous entraine dans les petits bonheurs de l'héroïne : - "oui, grâce à toi nous avons tous réussi à travailler ensemble pour préparer notre interrogation orale" - "oui, grâce à toi on a tous de bonnes choses à boire pour l'équipe de basket" - "oui, c'est à toi que nous allons offrir le plus de roses pour la fête de la Princesse des Roses" L'ennui, par rapport à une histoire fleur bleue réussie, c'est qu'on ne s'attache pas assez à cette héroïne dont on ne comprend même pas comment elle fait pour tout réussir et pour plaire à tout le monde. Alors on ne ressent rien quand on la voit s'interroger entre ses deux amours, deux beaux jeunes hommes amis dans la vie, un musicien un peu rebelle et un basketteur de talent. On n'a pas envie de sourire avec elle quand on la voit sauter de joie parce qu'elle a encore réussi à contrer une adversité aussi dangereuse que d'affronter un lapinot famélique. Bref, il est vrai que, à la base, je ne suis guère friand de shojo et de romantisme à l'eau de rose, mais je crains que cette histoire ci n'aie pas grand chose pour plaire même aux amateurs du genre.

15/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Nosferatu
Nosferatu

Joli album que cette réédition datant de 2001 aux éditions Albin Michel : couverture noire de belle qualité au dessin gravé en relief, pages en noir et blanc colorisées d'un gris argenté brillant. Un album qui vaut son prix et qui ravira les collectionneurs. L'ennui, c'est que le contenu n'a pas de quoi vraiment séduire celui qui n'est pas déjà sous le charme. Au niveau du dessin, nous sommes loin du Druillet de Lone Sloane et de Salammbô : le trait est beaucoup plus lâché, moins travaillé, les décors sont bien plus abstraits. Ce n'est pas moche car Druillet a un trait maîtrisé donnant des planches déliées mais pleines de substance. Mais contrairement à d'autres oeuvres de cet auteur, Nosferatu ne bénéficie pas d'un dessin qui se suffit à lui-même et vaut pour lui seul l'achat ou la lecture de l'album. Au niveau du récit maintenant, c'est assez ambigu. Nous sommes dans un décor post-apocalyptique où la nature de vampire du héros est presque un pretexte. Il s'agit simplement de lui donner quelques pouvoirs surnaturels et notamment la capacité de voler au-dessus de ce monde ravagé et de s'interroger ainsi sur sa nature, sur ce qu'il doit faire, etc... Les dialogues sont étranges. Ils mêlent citations poétiques de Baudelaire, diatribes lyriques, argot et paroles enfantines (poil à la tétine). Ils ne sont donc pas dénués d'humour, de même que le personnage de Nosferatu qui est parfois sciemment clownesque. Nous sommes donc à mi-chemin entre la tragédie post-apocalyptique noire et le conte cynique et humoristique. Difficile de se faire une idée précise de l'objectif de ce récit. Ce qu'il en reste surtout, c'est que les dialogues sont un peu lourdingues, que l'intrigue est plutôt ennuyeuse et que la conclusion de l'album ne mène pas à grand chose sans pour autant qu'on ait bien compris l'interêt de tout le récit.

15/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Zapping Generation
Zapping Generation

Fini le zapping télé de la série Les Zappeurs, voici que commence la nouvelle série sur les technologies de notre époque avec « Zapping génération ». La télévision a laissé place aux téléphones portables, aux robots domestiques, au blouson capteur d’énergie solaire, au chien-robot savant, à l’hélicoptère microscopique… On retrouve toujours les mêmes protagonistes avec Juju, la sœur, le papy et les parents. Toute la famille est présente et n’a toujours pas changé. Ils sont toujours autant accros à la technologie, mais c’est bien entendu Juju qui arrive à battre tous les records. Les auteurs Ernst (Clin d'oeil dans la revue Tintin, c’est lui) et Janssens (national zéro) ont réussi le pari de faire du neuf sans presque rien changer. Il n’y a pas que la télé dans la vie, mais il reste le zapping. C’est drôle, on arrive facilement à s’identifier dans certains gags. Pour tous ceux qui veulent s’amuser et apprendre à connaître de quoi est faite la société moderne.

15/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Une Aventure des Brigades du Tigre
Une Aventure des Brigades du Tigre

Qui a plus de 30 ans se souvient de la série téléfilm « les brigades du tigre » qui représentait les premiers policiers mobiles. Cette série en noir et blanc d’une France du début du siècle dernier fit un carton. Il est donc normal et logique que plusieurs décennies après, le cinéma veut s’emparer de la mémoire des aventures du commissaire Faivre et du non moins célèbre ennemi public numéro 1, jules Bonnot. L’album édité chez Glénat n’est en fait que le prologue du film. Mais quel prologue, il ne s’agit rien de moins que de la première rencontre de Faivre et de Bonnot. Nous apprenons comment et pourquoi Bonnot monta sur Paris, et comment il se fait que Faivre se mit à sa recherche. Tout cela sous le regard et le double jeu de certains policiers qui ont tout intérêt que la division de la brigade mobile perde de sa crédibilité. C’est beau, très beau, les dessins et les couleurs reflètent un aspect réaliste étonnant. La recherche de documents sur l’époque, sur les costumes, et l’ambiance des rues, est à tout point respectée. C’est une BD qu’il faut lire avant ou après avoir vu le film. A ne pas manquer.

15/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Bad Legion
Bad Legion

La terre en l’an 3075 n’a plus rien de comparable avec ce que l’on connaît dans notre bon jeune XXIème siècle. Les nations, les frontières et les pays n’existent plus. Ils ont laissé leur place à ce qui ressemble à des sectes, qui unissent les peuples non plus sur leur sang ou lieux de naissance, mais sur leur manière de penser et leur opinion. En haut de cela existe l’Alliance, qui a comme but d’essayer de donner une même direction à tous ces groupes. L’Alliance a comme représentante une femme qui est considérée comme une Reine intemporelle. Seulement il paraît vite évident que ce n’est pas la reine qui dirige, mais les Rémanents qui sont les gardiens des traditions dont lesquelles la reine doit obéir sous peine de mort. Des révoltes des colonies sur les planètes mars et saturne. Pour y remettre de l’ordre, une armée qui suit les règles des Spartes de la Rome antique y est envoyée. Nous sommes en pleine science fiction, mais pas n’importe laquelle, c’est de la très bonne science fiction. Tout est présent, la représentante d’un peuple sans pouvoir, une armée qui peut sauver la terre, des méchants, des décors sublimes, des batailles dans l’espace. Et un scénario plus que construit, complet ou tout est expliqué et rien n’est laissé au hasard. Plus qu’une BD c’est un véritable opéra cosmique.

15/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Charge
Charge

Charge est ce que l’on peut nommer un livre-cd qui ouvre la nouvelle collection Morceau qui a pour but de réunir des auteurs de mondes différents et de les laisser créer une bande dessinée et une œuvre musicale complètement originale. Les auteurs, Baladi au dessin et le musicien Ghostape, inaugurent cette collection de la manière la plus étrange qui soit. Côté musique on rentre dans un univers de sons à la limite de l’angoissant. Ce qui semble être des gouttes d’eau tombe sous un fond sonore de machine d’un autre siècle. Des petits bruits de ce qui pourrait être des bêtes curieuses, rampent et se font entendre par intermittence. Cela peut, dans une certaine mesure, être comparé à du Jean-Michel Jarre. Côté dessin, pour le dessin c’est une autre histoire. Si vous avez le malheur d’ouvrir l’album sans écouter au même moment la musique, vous n’allez rien comprendre. Mais si, durant les 37 minutes que durent le cd, vous parcourez tranquillement l’album en cherchant quand il faut tourner les pages pour faire correspondre les sons avec les images, alors à ce moment là vous allez décoller de votre fauteuil et vous retrouver dans une autre dimension. C’est de l’irréel, du « pas courant », l’éditeur La Cafetière ose sortir des chemins et se moquer du « qu’en dira-t-on ». C’est une complète réussite qui devrait plaire à ceux qui aiment vivre en avance sur leur époque.

15/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Fille perdue
Fille perdue

Note approximative : 2.5/5 Un roman graphique sur une adolescente qui se pose des questions sur elle-même, qui est fascinée par une délinquante à peine plus âgée qu'elle mais tellement cool et libre et qui se fait quelques films en imaginant parfois le pire sur ce dont est vraiment capable cette fille. L'ambiance "puberté et questionnements" est assez bien rendue. Le récit se lit assez bien et même s'il ne s'y passe pas grand chose, on ne s'y ennuie pas trop car le rythme est plutôt bien. Mais hormis cela, sincèrement, il n'y a pas grand chose qui ressort de ce récit. L'héroïne n'est pas franchement attachante et la fille qui la fascine a l'air d'une vraie paumée qui se la joue. Le dessin pour sa part est assez stylisé, légèrement épuré et au trait très anguleux. On y sent un certain manque de maîtrise technique mais cela passe assez bien et ce n'est pas désagréable à lire. Bref, même si je ne suis pas adepte des histoires d'adolescentes qui se cherchent (je n'avais pas aimé Ghost World sur le même thème), ça se laisse lire.

14/05/2006 (modifier)