Une des premières grandes séries d'heroïc fantasy de la bd franco-belge. Letendre et Loisel ont peut-être été les pionniers de cette mode actuelle. Cette série est vraiment très bien et se lit toujours avec un grand plaisir. De plus, le premier cycle de 4 albums est remarquable car il propose une vraie fin et ne sombre pas dans des quêtes interminables en 15 épisodes (c'est parfois la dérive que certaines séries de HF actuelles connaissent). Je ne mets pas 5 étoiles, car le deuxième cycle qui est, en fait, une préquel ne m'a vraiment pas convaincu. Peut-être que la magie n'opère plus ?
"Derfal le Magnifique" est la première BD de Roosevelt que je lis, mais elle me donne nettement envie de lire le reste de son oeuvre un peu à part.
Cette BD est un petit album (de 72 pages quand même) sous une couverture souple et dans un format proche de l'Italienne. De belle facture, l'album paru chez la Boite à Bulles bénéficie d'un prix assez réduit comparé à sa qualité physique. Reste à savoir si le contenu vaut le coup, et pour moi ce fut le cas, oui.
Le dessin est en noir et blanc et très plaisant à lire et à regarder. Le trait est léger et souple, les personnages et décors sont simples tout en étant originaux et réussis.
Quand on entame cette BD, on a véritablement l'impression de découvrir ce qui ressemblerait à un scénario de Benoit Peeters mis en image par Moebius. Roosevelt n'a bien sûr pas l'incroyable maîtrise technique de Moebius mais leurs styles s'apparentent pour le bonheur des yeux et le plaisir du lecteur. C'est donc un dessin que je trouve joli et surtout propre à entraîner le lecteur dans un monde mêlant la science-fiction, le conte et le monde réel.
Et effectivement, je trouve que le scénario de ce récit rappelle la structure de certains récits de la série Les Cités obscures de Peeters et Schuiten. La majorité du récit se passe de dialogues, le tout étant présenté par un narrateur, le héros lui-même, un peu distant avec sa propre vie qu'il raconte. Avec lui, nous allons découvrir tout d'abord son monde, à la fois proche et différent du nôtre, puis voyager vers une autre civilisation, la Blanquie, encore une fois très proche et très différente de notre propre monde. Loin de nous présenter les événements et les lieux de manière distante, le récit réussit dès le début à nous attacher au personnage principal et à sa passion pour un auteur littéraire : Derfal. C'est cette passion, la passion d'une vie, qui va diriger toute l'existence du narrateur, l'amener à quitter son pays et adopter le style de vie et la langue d'un pays totalement éloigné du sien.
A travers ce récit, c'est une réflexion sur la vie, sur l'art, sur la façon dont sont ressenties les œuvres, et sur la manière dont un homme doit appréhender sa vie en fonction de ses passions. Mais cette réflexion reste toujours sur le ton de la légèreté, de la poésie, sans jamais sombrer dans la prise de tête morose.
C'est beau, c'est intelligent, c'est poétique, c'est agréable à lire.
Une vraie découverte pour moi, et je vais m'empresser de lire La table de Vénus et d'autres oeuvres de Roosevelt.
Maîtriser le temps qui s’égraine, sujet passionnant s’il en est et déjà traité en bd avec plus ou moins de réussite (Phenomenum, Les mesures du temps). Mais n’existerait-il pas une autre utopie qui susciterait une égale convoitise... comme prévoir les événements les plus improbables, voire même interférer avec le hasard et prendre son contrôle ?
C’est dans cette dernière voie que nous emmène "la métaphore du papillon". Mais un bon sujet ne suffit pas pour faire une bonne bd, faut-il encore qu’il soit traité efficacement... ce qui semble être le cas pour le moment. En effet, la trame originale du récit est appuyée par une narration rythmée qui garde le lecteur en haleine.
Malheureusement, le découpage dynamique du récit est gâché par un graphisme assez moyen.
Une BD d'humour assez sympa. Je pensais que j'allais tomber sur un truc assez lourd ou alors syndicaliste et finalement non, ça passe plutôt bien. Y'a pas mal de gags sympas, certains sont un peu répétitif comme les stands du forum social européen qu'on ne peux plus compter tellement il y en a, mais dans le lot il y en a vraiment des très drôle (les cathos qui parlent des chaudasses au JMJ notamment !).
Le dessin est très simple mais c'est parfaitement adapté. J'hésite entre un très bon 3 étoiles et un petit 4. En tout cas, une BD a acheter pour les fans d'humour et à lire pour les autres.
Voila un autre monument de la BD franco-belge, avec Greg au dessin et au scénario. Ce n'est pas ma série préférée et je ne conseille pas l'achat de toute la série, mais quelques tomes pour se faire une idée.
On peut diviser la série entre les albums à gags et les histoires complètes.
En ce qui concerne les gags, les albums sont plutôt bons, j'aime bien ceux se déroulant dans l'ambiance du journal Polite avec un rédacteur en chef hystérique (Goscinny). Les envolées verbales d'Achille me font assez rire. A noter aussi que Greg (avant Gotlib) a été un des premiers à s'intéresser au support que la planche BD constituait et qu'il n'a pas hésité à la déconstruire. Cependant, l'aspect répétitif des gags peut lasser.
En ce qui concerne les histoires complètes, il y a de très bons albums comme le roi des Zôtres, mais dans l'ensemble les derniers sont parfois poussifs. Il semble aussi que Greg reprenait certains scénarios de ces albums réalistes pour les adapter à un mode humoristique.
Dans le premier tome le naturaliste Ernest Seton "rencontre" El Lobo, un loup qui sema la terreur en 1893 au Plateau de Currumpaw, au Nouveau-Mexique.
Taniguchi, écolo dans l'âme, s'est intéressé au parcours de cet homme, retranscrit fidèlement dans le roman de Yoshiharu Imaizumi.
On retrouve dans "Seton" ce qui a fait le succès du "Sommet des Dieux" : l'éloge de certaines valeurs humanistes, des grands et beaux espaces, d'intenses périodes d'intériorisation...
Mais attention, certains lecteurs pourraient trouver cette lecture "chiante". Parce qu'il ne se passe pas grand-chose, parce que le naturaliste -transformé pour l'occasion en chasseur- est un peu naïf... A feuilleter avant d'acheter donc, même si vous êtes un(e) fan de Taniguchi, qui donne encore un magistral coup de pinceau sur cette aventure humaine qui, si elle n'est pas hors du commun, n'en est pas moins fort bien racontée.
Les trois premières pages commencent dans le Mexique contemporain et en tournant la page on tombe d'un coup avant l'époque des conquistadors (j'ai retourné la page plusieurs fois pour voir s'il n'en manquait pas une). Ca perturbe un peu mais j'aime bien les surprises. Même surprise à la fin.
Les personnages sont travaillés façon "dessin animé": une belle finition mais pas assez de courbes à mon goût. Comme dans les autres BDs de Mythologic fantasy ( Atalante, Luuna, Ishanti Danseuse sacrée ) on trouve des petites créatures assez drôles.
D'un autre côté, les passages dans les autres mondes sont assez confus et j'espère qu'il y aura plus de précisions dans les prochains tomes.
J'ai beaucoup aimé cette série à ses débuts, l'atmosphère londonienne de l'époque victorienne et la genèse du mythe Peter Pan m'avaient vraiment impressionné. En fait, je crois que je préfère les épisodes se passant à Londres que ceux sur l'île. Le dessin de Loisel est excellent, ses personnages ont de vraies gueules. Le parallèle entre l'histoire de Peter et celle de Jack l'éventreur est quelque chose de très novateur. Le dernier album m'a néanmoins un peu déçu. Je conseille cependant fortement l'achat de cette série.
Je ne suis pas un grand fan de cette série, pourtant je reconnais qu'elle a d'indéniables qualités, surtout dans les 4 premiers tomes. Les dessins sont magnifiques, sublimés par cette omniprésence de la couleur rouge. La période de la Révolution romantique de 1848 est aussi intéressante et a été peu traitée en bande dessinée. Cependant, les personnages et leur côté amants maudits me laissent assez froid. Finalement, je crois que je préfère Hislaire sur Bidouille et Violette. Cependant, je conseille l'achat car cette histoire devrait ravir un public relativement large. J'avoue pour ma part être un peu passé à côté.
Je mets culte pour l'ensemble de l'oeuvre et surtout pour l'un des personnages les plus importants de la bd franco-belge, même si il est vrai qu'il y a eu beaucoup d'auteurs sur cette série et que le niveau est très différent. Je n'ai pas lu les albums de Jijé et ne connaît que ceux à partir de Franquin.
Pour moi, cela reste la période de référence et tout particulièrement ceux qui ont été scénarisés par Greg les prisonniers du Boudha, les deux Zorglub et QRN. J'aime également certains albums de Franquin comme Spirou et les Héritiers ou encore le Repaire de la Murène. Humour et aventures sont au rendez-vous.
La période Fournier m'a moins convaincu, son trip écolo me lassant un peu plus. Cependant, on peut toujours lire ces albums avec plaisir.
La trilogie de la boîte noire de Broca et Cauvin est, par contre, totalement dispensable.
Le renouveau s'est fait avec Tome et Janry qui ont modernisé les personnages, en gardant l'esprit humoristique cher à Franquin.
Quant à Morvan et Munuera, pour l'instant, je dois dire que je ne suis pas très convaincu par leur travail.
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La Quête de l'Oiseau du Temps
Une des premières grandes séries d'heroïc fantasy de la bd franco-belge. Letendre et Loisel ont peut-être été les pionniers de cette mode actuelle. Cette série est vraiment très bien et se lit toujours avec un grand plaisir. De plus, le premier cycle de 4 albums est remarquable car il propose une vraie fin et ne sombre pas dans des quêtes interminables en 15 épisodes (c'est parfois la dérive que certaines séries de HF actuelles connaissent). Je ne mets pas 5 étoiles, car le deuxième cycle qui est, en fait, une préquel ne m'a vraiment pas convaincu. Peut-être que la magie n'opère plus ?
Derfal le magnifique
"Derfal le Magnifique" est la première BD de Roosevelt que je lis, mais elle me donne nettement envie de lire le reste de son oeuvre un peu à part. Cette BD est un petit album (de 72 pages quand même) sous une couverture souple et dans un format proche de l'Italienne. De belle facture, l'album paru chez la Boite à Bulles bénéficie d'un prix assez réduit comparé à sa qualité physique. Reste à savoir si le contenu vaut le coup, et pour moi ce fut le cas, oui. Le dessin est en noir et blanc et très plaisant à lire et à regarder. Le trait est léger et souple, les personnages et décors sont simples tout en étant originaux et réussis. Quand on entame cette BD, on a véritablement l'impression de découvrir ce qui ressemblerait à un scénario de Benoit Peeters mis en image par Moebius. Roosevelt n'a bien sûr pas l'incroyable maîtrise technique de Moebius mais leurs styles s'apparentent pour le bonheur des yeux et le plaisir du lecteur. C'est donc un dessin que je trouve joli et surtout propre à entraîner le lecteur dans un monde mêlant la science-fiction, le conte et le monde réel. Et effectivement, je trouve que le scénario de ce récit rappelle la structure de certains récits de la série Les Cités obscures de Peeters et Schuiten. La majorité du récit se passe de dialogues, le tout étant présenté par un narrateur, le héros lui-même, un peu distant avec sa propre vie qu'il raconte. Avec lui, nous allons découvrir tout d'abord son monde, à la fois proche et différent du nôtre, puis voyager vers une autre civilisation, la Blanquie, encore une fois très proche et très différente de notre propre monde. Loin de nous présenter les événements et les lieux de manière distante, le récit réussit dès le début à nous attacher au personnage principal et à sa passion pour un auteur littéraire : Derfal. C'est cette passion, la passion d'une vie, qui va diriger toute l'existence du narrateur, l'amener à quitter son pays et adopter le style de vie et la langue d'un pays totalement éloigné du sien. A travers ce récit, c'est une réflexion sur la vie, sur l'art, sur la façon dont sont ressenties les œuvres, et sur la manière dont un homme doit appréhender sa vie en fonction de ses passions. Mais cette réflexion reste toujours sur le ton de la légèreté, de la poésie, sans jamais sombrer dans la prise de tête morose. C'est beau, c'est intelligent, c'est poétique, c'est agréable à lire. Une vraie découverte pour moi, et je vais m'empresser de lire La table de Vénus et d'autres oeuvres de Roosevelt.
La Métaphore du Papillon
Maîtriser le temps qui s’égraine, sujet passionnant s’il en est et déjà traité en bd avec plus ou moins de réussite (Phenomenum, Les mesures du temps). Mais n’existerait-il pas une autre utopie qui susciterait une égale convoitise... comme prévoir les événements les plus improbables, voire même interférer avec le hasard et prendre son contrôle ? C’est dans cette dernière voie que nous emmène "la métaphore du papillon". Mais un bon sujet ne suffit pas pour faire une bonne bd, faut-il encore qu’il soit traité efficacement... ce qui semble être le cas pour le moment. En effet, la trame originale du récit est appuyée par une narration rythmée qui garde le lecteur en haleine. Malheureusement, le découpage dynamique du récit est gâché par un graphisme assez moyen.
Il faut tuer José Bové
Une BD d'humour assez sympa. Je pensais que j'allais tomber sur un truc assez lourd ou alors syndicaliste et finalement non, ça passe plutôt bien. Y'a pas mal de gags sympas, certains sont un peu répétitif comme les stands du forum social européen qu'on ne peux plus compter tellement il y en a, mais dans le lot il y en a vraiment des très drôle (les cathos qui parlent des chaudasses au JMJ notamment !). Le dessin est très simple mais c'est parfaitement adapté. J'hésite entre un très bon 3 étoiles et un petit 4. En tout cas, une BD a acheter pour les fans d'humour et à lire pour les autres.
Achille Talon
Voila un autre monument de la BD franco-belge, avec Greg au dessin et au scénario. Ce n'est pas ma série préférée et je ne conseille pas l'achat de toute la série, mais quelques tomes pour se faire une idée. On peut diviser la série entre les albums à gags et les histoires complètes. En ce qui concerne les gags, les albums sont plutôt bons, j'aime bien ceux se déroulant dans l'ambiance du journal Polite avec un rédacteur en chef hystérique (Goscinny). Les envolées verbales d'Achille me font assez rire. A noter aussi que Greg (avant Gotlib) a été un des premiers à s'intéresser au support que la planche BD constituait et qu'il n'a pas hésité à la déconstruire. Cependant, l'aspect répétitif des gags peut lasser. En ce qui concerne les histoires complètes, il y a de très bons albums comme le roi des Zôtres, mais dans l'ensemble les derniers sont parfois poussifs. Il semble aussi que Greg reprenait certains scénarios de ces albums réalistes pour les adapter à un mode humoristique.
Seton, le naturaliste qui voyage
Dans le premier tome le naturaliste Ernest Seton "rencontre" El Lobo, un loup qui sema la terreur en 1893 au Plateau de Currumpaw, au Nouveau-Mexique. Taniguchi, écolo dans l'âme, s'est intéressé au parcours de cet homme, retranscrit fidèlement dans le roman de Yoshiharu Imaizumi. On retrouve dans "Seton" ce qui a fait le succès du "Sommet des Dieux" : l'éloge de certaines valeurs humanistes, des grands et beaux espaces, d'intenses périodes d'intériorisation... Mais attention, certains lecteurs pourraient trouver cette lecture "chiante". Parce qu'il ne se passe pas grand-chose, parce que le naturaliste -transformé pour l'occasion en chasseur- est un peu naïf... A feuilleter avant d'acheter donc, même si vous êtes un(e) fan de Taniguchi, qui donne encore un magistral coup de pinceau sur cette aventure humaine qui, si elle n'est pas hors du commun, n'en est pas moins fort bien racontée.
Cañari
Les trois premières pages commencent dans le Mexique contemporain et en tournant la page on tombe d'un coup avant l'époque des conquistadors (j'ai retourné la page plusieurs fois pour voir s'il n'en manquait pas une). Ca perturbe un peu mais j'aime bien les surprises. Même surprise à la fin. Les personnages sont travaillés façon "dessin animé": une belle finition mais pas assez de courbes à mon goût. Comme dans les autres BDs de Mythologic fantasy ( Atalante, Luuna, Ishanti Danseuse sacrée ) on trouve des petites créatures assez drôles. D'un autre côté, les passages dans les autres mondes sont assez confus et j'espère qu'il y aura plus de précisions dans les prochains tomes.
Peter Pan
J'ai beaucoup aimé cette série à ses débuts, l'atmosphère londonienne de l'époque victorienne et la genèse du mythe Peter Pan m'avaient vraiment impressionné. En fait, je crois que je préfère les épisodes se passant à Londres que ceux sur l'île. Le dessin de Loisel est excellent, ses personnages ont de vraies gueules. Le parallèle entre l'histoire de Peter et celle de Jack l'éventreur est quelque chose de très novateur. Le dernier album m'a néanmoins un peu déçu. Je conseille cependant fortement l'achat de cette série.
Sambre
Je ne suis pas un grand fan de cette série, pourtant je reconnais qu'elle a d'indéniables qualités, surtout dans les 4 premiers tomes. Les dessins sont magnifiques, sublimés par cette omniprésence de la couleur rouge. La période de la Révolution romantique de 1848 est aussi intéressante et a été peu traitée en bande dessinée. Cependant, les personnages et leur côté amants maudits me laissent assez froid. Finalement, je crois que je préfère Hislaire sur Bidouille et Violette. Cependant, je conseille l'achat car cette histoire devrait ravir un public relativement large. J'avoue pour ma part être un peu passé à côté.
Spirou et Fantasio
Je mets culte pour l'ensemble de l'oeuvre et surtout pour l'un des personnages les plus importants de la bd franco-belge, même si il est vrai qu'il y a eu beaucoup d'auteurs sur cette série et que le niveau est très différent. Je n'ai pas lu les albums de Jijé et ne connaît que ceux à partir de Franquin. Pour moi, cela reste la période de référence et tout particulièrement ceux qui ont été scénarisés par Greg les prisonniers du Boudha, les deux Zorglub et QRN. J'aime également certains albums de Franquin comme Spirou et les Héritiers ou encore le Repaire de la Murène. Humour et aventures sont au rendez-vous. La période Fournier m'a moins convaincu, son trip écolo me lassant un peu plus. Cependant, on peut toujours lire ces albums avec plaisir. La trilogie de la boîte noire de Broca et Cauvin est, par contre, totalement dispensable. Le renouveau s'est fait avec Tome et Janry qui ont modernisé les personnages, en gardant l'esprit humoristique cher à Franquin. Quant à Morvan et Munuera, pour l'instant, je dois dire que je ne suis pas très convaincu par leur travail.