Cet album commence très fort ! Une petite préface de Seth où il nous explique les principaux défauts de son album et son graphisme peu léché … Il faut dire que l’auteur n’y a consacré que ses moments perdus. On s’attend donc à découvrir un album approximatif et finalement qui sera vite oublié … Mais, car il y a un mais, Seth nous a trompé ! Il s’agit probablement de l’un des meilleurs albums parus cette année ! Un one-shot tel que je les aime, qui se lit d’une traite et dont on cherche frénétiquement à connaître la page suivante.
Cet album nous relate les aventures du plus grand collectionneur de Comics au monde, et je crois que tous ceux qui liront cet album pourront transposer cette histoire à leur propre passion dévorante pour la BD, certes à une plus petite échelle mais les fondamentaux de nos propres démons sur la recherche de tel ou tel album sont présents. Seth s’y prend de main de maître pour décrire notre univers de lecteurs/collectionneurs de BD.
La narration, par épisodes et interviews, est un assemblage de briques permettant la construction d’une histoire particulièrement précise et prenante. Seth nous explique dans la préface qu’il cherchait à réaliser un récit dont la globalité était meilleure que chaque épisode pris individuellement et effectivement il est parvenu à le réaliser. Les personnages secondaires (autres collectionneurs, libraires, etc …) sont parfaitement utilisés et leurs interventions améliorent la compréhension de ce petit bijou. Si vous rêviez de découvrir les arcanes du monde des collectionneurs, des ventes aux enchères, des courses pour acquérir tel album introuvable, Seth exaucera vos vœux (je ne connaissais qu’un seul autre album sur ce thème : Comixland qui était amusant à lire).
Graphiquement, poussé par Seth qui avait expliqué que son trait n’était pas extraordinaire pour cet album, j’ai voulu faire d’autant plus attention à cet aspect. Et j’avoue avoir particulièrement apprécié cet album que j’ai trouvé vif et réussit. A aucun moment je n’ai pensé qu’il avait été réalisé avec une volonté d’aller vite et de ne pas revenir dessus. Le découpage est également particulièrement braillant et adapté au récit.
Pour terminer, il faut également parler de l’objet. Car le Seuil nous propose là une BD originale et d’une qualité que nous n’avions connu ces dernières années que pour les publications de Chris Ware. S’il ne fallait collectionner cet album que pour une raison, ce serait celle là ;)
Blues 46 c'est un road movie dans sud ouest de la France. Un jeune ado va entraîner dans ses aventures 2 adultes complètement étranger à son histoire. Le dessin avec ses couleurs plutôt pastel est assez original pour ce type de série. Eh oui, malgré les bastons et les flingues, on est bien loin des couleurs sombres qu'on rencontre en général. Je ne sais pas si c'est efficace, en tout cas c'est rafraîchissant.
L'histoire, elle, démarre tranquillement et prend des proportions de plus en plus importante au fur et à mesure de la lecture. C'est bien amené, il faut le reconnaître, mais pourtant j'ai trouvé qu'il y a quelque chose qui n'allait pas. En fait, à la fin j'ai l'impression que le scénariste a voulu trop en rajouter, faire trop de spectaculaire, alors qu'au début on a l'impression d'une petite histoire franchouillarde dans nos campagnes.
Cela dit, la lecture de cette BD est tout à fait sympathique.
"Star Wars - l’Empire des ténèbres", quand il n’y en a plus, y en a encore…
L’histoire écrite pas Veitch se déroule 6 ans après la bataille d’Endor (Episode VI - Le retour du Jedi), plus exactement elle se situe juste après Star Wars - Le Cycle de Thrawn. Elle met donc en scène les personnages de la vieille trilogie. Luke tente d’instaurer un nouvel ordre Jedi. Han et Leia attendent un troisième enfant. Les rebelles font la chasse aux derniers sympathisant de l’empire. Tout ce petit monde pense que le plus dur est passé sans savoir que tapis dans l’ombre un vieil ennemi les attend. Bien que loué par de nombreux fans qui attendaient sa réédition, je trouve ce scénario assez moyen. Je trouve qu’il donne beaucoup trop dans la surenchère, ce qui pour moi dessert complètement l’univers mis en place jusqu’ici. SPOILER L’empereur ressuscite plusieurs fois avec à chaque fois une arme plus puissante, Luke tombe et revient du côté obscur en un claquement de doigt, il y a des jedi qui traînent un peu partout dans la galaxie, l’empereur créent des Jedi noir à coup de baguette magique…FIN SPOILER. Mais si vous passez outre cette non crédibilité, le récit se laisse facilement lire car l’écriture est assez fluide.
Les dessins et les couleurs sont de Kennedy (et Baikie pour la derrière partie du tome 3). Si je trouvais le scénar plutôt moyen, je ne serais pas aussi gentil avec les illustrations tellement je les trouve moches. Plus précisément, ce sont les couleurs que je trouve horribles car le dessin en lui-même n’est pas si mal mais les couleurs ternes, pâles et monochromes, ne sont vraiment pas agréables. Je suis pleinement conscient que ce sont de vieilles BD et que ceci explique cela mais il y a vraiment autre chose cette fois-ci, un style auquel je n’adhère pas.
Pour résumé MON avis : scénar moyen et dessins mauvais. Je sais, ce n’est pas très vendeur mais d’un autre côté depuis que Delcourt a repris les publications Star Wars, de nombreux lecteurs réclamaient cette série. Je suis donc sûrement passé à côté de quelque chose.
"Gipsy", ou le Mad Max des Gitans…
Les scénarios de Smolderen ne seront peut être pas du goût de tous car il y a beaucoup de violence gratuite, mais pour moi, c’est ça qui est assez jouissif. Ça se lit bien, c’est efficace, beaucoup d’action, de sueur, de crasse, de testostérone, le tout assaisonné de jolies filles. Dans un XXIe siècle où la situation politique est chaotique, la planète a été malmenée et l’espace aérien fermé pour éviter une catastrophe écologique. De façon à pouvoir continuer le transport de fret, une immense autoroute mondiale est construite. Et c’est là que le Gipsy notre héros, camionneur et macho, sévit. Les trois premiers tomes forment un cycle et les suivants sont des one shot.
Les dessins et les couleurs de Marini sont très sympas. Selon moi, chaque tome surpasse le précédent, il gagne en clarté car le trait est plus épuré. Certains ne seront peut être pas d’accord avec moi là-dessus et préférons les premiers tomes car plus détaillés et nerveux.
Un modèle de série au long cours. Une qualité d'albums constante. A peu près tout le monde sait qu'Alain Dodier est un grand dessinateur mais peu de gens parlent de son talent de scénariste. Les histoires sont toujours parfaitement construites et surtout d'une grande humanité. Une humanité qui se dégage également du héros Jérôme K Jérôme Bloche. On peut même dire qu'il est un modèle d'humanité : pas à l'aise avec la technologie, aimant faire la sieste, ayant un grand coeur, une fiancée avec laquelle il a peur de s'engager; bref Jérôme c'est un peu de chacun d'entre nous et c'est ce qui me plaît dans cette série.
Une BD d'ironie et d'humour noir qui me rappelle l'esprit du magazine "Ferraille", pourtant pas chez le même éditeur. Le dessin très coloré contraste avec le côté trash et noir du propos. L'album est constitué d'une succession d'histoires courtes entrecoupées d'illustrations, de fausse publicités, affiches de cinéma et de spectacles... Les histoires en elles-mêmes sont "joyeusement" noires, pleines d'un humour acide et à contre-courant avec la thématique des enfants, des clowns et des friandises. Elles ne marquent pas vraiment par leurs scénarios et leur humour mais je les ai trouvées plaisantes. Par contre, j'ai beaucoup aimé la plupart des fausses affiches et pubs : j'ai bien plus accroché à l'humour vraiment cinglant par moment.
Bref, même si c'est assez inégal, j'ai assez souri et ri à la lecture de cet album à l'humour acide et noir. Ceci dit, je trouve son prix trop élevé pour pouvoir en conseiller l'achat.
Graphisme très original pour un scénario rafraichissant.
Le dessin marque dès le premier coup d'oeil porté à cette BD car il est vraiment différent de ce qui s'est fait jusqu'à présent. A sa maîtrise du dessin réaliste et de la couleur tels qu'on peut les admirer dans Le moine fou, Vink associe des personnages aux visages surdimensionnés, comme caricaturaux ou enfantins. Cela crée une atmosphère graphique toute particulière, accentuant l'effet d'onirisme ou de fantasy légère du récit. Je m'y suis fait en quelques pages à peine et je dois dire que, sans crier au merveilleux, j'apprécie beaucoup cette originalité et la maîtrise dont fait preuve Vink pour utiliser ce style bien à lui.
L'histoire de son côté mêle plusieurs influences. Nous ne sommes pas en présence d'une histoire radicalement originale mais elle est plaisante à suivre et dépaysante.
Le premier tome nous fait découvrir ce monde fantastique et un peu onirique dans lequel le héros débarque. Nous retrouvons un peu l'ambiance du Voyage de Chihiro avec cette intrusion d'un Terrien moderne dans ce pays un peu magique. L'ambiance est légère, les personnages souriants même dans les moments graves, on sent une impression de doux rêve.
Le deuxième tome, plus dense, fait la part plus belle à l'action et nous fait pénétrer dans le vif du sujet. A nouveau, j'ai senti une influence de Miyazaki avec cette magie, ces créatures exotiques et l'arbre sacré lui-même. La fin de ce tome bouleverse un peu la donne, rompant légèrement le charme onirique du début de la BD par un afflux d'explications fantastiques mais bien plus concrètes. A partir de ce moment là, nous quittons le doux onirisme pour une véritable intrigue fantastique quoiqu'encore très mystérieuse.
J'ai bien apprécié ma lecture et j'ai été particulièrement captivé à certains moments, indiquant qu'à la fois l'ambiance si spéciale et l'intrigue complexe sont pour moi des réussites. Je lirai la suite dès qu'elle sortira.
Un petit album pas cher recueillant des histoires courtes tournant de manière originale autour du thème de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, réalisées par quelques grands auteurs. Dans tout recueil collectif, on trouve du bon et du moins bon en général. Là, sur 10 histoires courtes plus quelques planches et poèmes, j'ai noté uniquement deux histoires "bof sans plus" tandis que tout le reste oscille entre le pas mal et le franchement bien. Beaucoup d'originalité dans les sujets traités auxquels on n'aurait sans doute pas pensé immédiatement quand on parle de l'aéroport de Paris. En outre, le dessin est presque toujours de très bonne qualité, avec des auteurs que j'aime beaucoup comme Bezian, Bouzard, Alfred et d'autres.
Un très bon petit recueil de qualité.
Note approximative : 2.5/5
Même si cette BD de jeunesse n'est vraiment pas terrible, je trouve les avis ci-dessous un peu durs.
Déjà, le dessin, Loisel bien sûr, est relativement sympathique. La BD datant de 1977, on y reconnait des éléments qui apparaitront ensuite dans La Quête de l'Oiseau du Temps. Trait caractéristique, décors sylvestres, animaux à la limite de la caricature, couleurs, compositions originales des cases et de la mise en page. Norbert a d'ailleurs pour interjection typique un "Drü !" qui en rappellera bien sûr un autre plus célèbre. Alors bien sûr, le trait est nettement moins beau, la technique est moins maîtrisé, les planches sont moins esthétiques, on sent qu'il y a une bonne marge entre cette BD et les oeuvres à suivre de Loisel, mais l'aspect visuel de cette BD m'a été agréable.
Par contre, c'est vrai que les histoires laissent vraiment à désirer. Ca se veut enfantin mais le rythme de narration est vraiment mauvais, empêchant d'entrer facilement dans le récit. Les dialogues amènent parfois un demi-sourire, provenant notamment de l'état d'esprit original et un peu médiocre (fayot, jaloux, etc...) des petits héros, mais les répliques tombent souvent à plat. Et les scénarios sont trop naïfs, "tout est bien qui finit bien", pour intéresser le lecteur adulte.
Soyons clairs, ce n'est pas le genre de BD dont je conseillerais l'achat voire même la lecture, mais ce n'est pas si mauvais que ça, et c'est une curiosité quand on s'intéresse au passé de deux auteurs aussi célèbres que Cothias et Loisel.
Un très bon scénario qui tient bien la route comme souvent avec Van Hamme, des dessins et des couleurs retransmettant remarquablement l’atmosphère du western à cette époque. On passe un très bon moment de lecture pour ce one shot dont on aurait aimé qu’il se prolonge de 1 ou 2 volumes supplémentaires.
A conseiller.
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Wimbledon Green
Cet album commence très fort ! Une petite préface de Seth où il nous explique les principaux défauts de son album et son graphisme peu léché … Il faut dire que l’auteur n’y a consacré que ses moments perdus. On s’attend donc à découvrir un album approximatif et finalement qui sera vite oublié … Mais, car il y a un mais, Seth nous a trompé ! Il s’agit probablement de l’un des meilleurs albums parus cette année ! Un one-shot tel que je les aime, qui se lit d’une traite et dont on cherche frénétiquement à connaître la page suivante. Cet album nous relate les aventures du plus grand collectionneur de Comics au monde, et je crois que tous ceux qui liront cet album pourront transposer cette histoire à leur propre passion dévorante pour la BD, certes à une plus petite échelle mais les fondamentaux de nos propres démons sur la recherche de tel ou tel album sont présents. Seth s’y prend de main de maître pour décrire notre univers de lecteurs/collectionneurs de BD. La narration, par épisodes et interviews, est un assemblage de briques permettant la construction d’une histoire particulièrement précise et prenante. Seth nous explique dans la préface qu’il cherchait à réaliser un récit dont la globalité était meilleure que chaque épisode pris individuellement et effectivement il est parvenu à le réaliser. Les personnages secondaires (autres collectionneurs, libraires, etc …) sont parfaitement utilisés et leurs interventions améliorent la compréhension de ce petit bijou. Si vous rêviez de découvrir les arcanes du monde des collectionneurs, des ventes aux enchères, des courses pour acquérir tel album introuvable, Seth exaucera vos vœux (je ne connaissais qu’un seul autre album sur ce thème : Comixland qui était amusant à lire). Graphiquement, poussé par Seth qui avait expliqué que son trait n’était pas extraordinaire pour cet album, j’ai voulu faire d’autant plus attention à cet aspect. Et j’avoue avoir particulièrement apprécié cet album que j’ai trouvé vif et réussit. A aucun moment je n’ai pensé qu’il avait été réalisé avec une volonté d’aller vite et de ne pas revenir dessus. Le découpage est également particulièrement braillant et adapté au récit. Pour terminer, il faut également parler de l’objet. Car le Seuil nous propose là une BD originale et d’une qualité que nous n’avions connu ces dernières années que pour les publications de Chris Ware. S’il ne fallait collectionner cet album que pour une raison, ce serait celle là ;)
Blues 46
Blues 46 c'est un road movie dans sud ouest de la France. Un jeune ado va entraîner dans ses aventures 2 adultes complètement étranger à son histoire. Le dessin avec ses couleurs plutôt pastel est assez original pour ce type de série. Eh oui, malgré les bastons et les flingues, on est bien loin des couleurs sombres qu'on rencontre en général. Je ne sais pas si c'est efficace, en tout cas c'est rafraîchissant. L'histoire, elle, démarre tranquillement et prend des proportions de plus en plus importante au fur et à mesure de la lecture. C'est bien amené, il faut le reconnaître, mais pourtant j'ai trouvé qu'il y a quelque chose qui n'allait pas. En fait, à la fin j'ai l'impression que le scénariste a voulu trop en rajouter, faire trop de spectaculaire, alors qu'au début on a l'impression d'une petite histoire franchouillarde dans nos campagnes. Cela dit, la lecture de cette BD est tout à fait sympathique.
Star Wars - L'Empire des Ténèbres
"Star Wars - l’Empire des ténèbres", quand il n’y en a plus, y en a encore… L’histoire écrite pas Veitch se déroule 6 ans après la bataille d’Endor (Episode VI - Le retour du Jedi), plus exactement elle se situe juste après Star Wars - Le Cycle de Thrawn. Elle met donc en scène les personnages de la vieille trilogie. Luke tente d’instaurer un nouvel ordre Jedi. Han et Leia attendent un troisième enfant. Les rebelles font la chasse aux derniers sympathisant de l’empire. Tout ce petit monde pense que le plus dur est passé sans savoir que tapis dans l’ombre un vieil ennemi les attend. Bien que loué par de nombreux fans qui attendaient sa réédition, je trouve ce scénario assez moyen. Je trouve qu’il donne beaucoup trop dans la surenchère, ce qui pour moi dessert complètement l’univers mis en place jusqu’ici. SPOILER L’empereur ressuscite plusieurs fois avec à chaque fois une arme plus puissante, Luke tombe et revient du côté obscur en un claquement de doigt, il y a des jedi qui traînent un peu partout dans la galaxie, l’empereur créent des Jedi noir à coup de baguette magique…FIN SPOILER. Mais si vous passez outre cette non crédibilité, le récit se laisse facilement lire car l’écriture est assez fluide. Les dessins et les couleurs sont de Kennedy (et Baikie pour la derrière partie du tome 3). Si je trouvais le scénar plutôt moyen, je ne serais pas aussi gentil avec les illustrations tellement je les trouve moches. Plus précisément, ce sont les couleurs que je trouve horribles car le dessin en lui-même n’est pas si mal mais les couleurs ternes, pâles et monochromes, ne sont vraiment pas agréables. Je suis pleinement conscient que ce sont de vieilles BD et que ceci explique cela mais il y a vraiment autre chose cette fois-ci, un style auquel je n’adhère pas. Pour résumé MON avis : scénar moyen et dessins mauvais. Je sais, ce n’est pas très vendeur mais d’un autre côté depuis que Delcourt a repris les publications Star Wars, de nombreux lecteurs réclamaient cette série. Je suis donc sûrement passé à côté de quelque chose.
Gipsy
"Gipsy", ou le Mad Max des Gitans… Les scénarios de Smolderen ne seront peut être pas du goût de tous car il y a beaucoup de violence gratuite, mais pour moi, c’est ça qui est assez jouissif. Ça se lit bien, c’est efficace, beaucoup d’action, de sueur, de crasse, de testostérone, le tout assaisonné de jolies filles. Dans un XXIe siècle où la situation politique est chaotique, la planète a été malmenée et l’espace aérien fermé pour éviter une catastrophe écologique. De façon à pouvoir continuer le transport de fret, une immense autoroute mondiale est construite. Et c’est là que le Gipsy notre héros, camionneur et macho, sévit. Les trois premiers tomes forment un cycle et les suivants sont des one shot. Les dessins et les couleurs de Marini sont très sympas. Selon moi, chaque tome surpasse le précédent, il gagne en clarté car le trait est plus épuré. Certains ne seront peut être pas d’accord avec moi là-dessus et préférons les premiers tomes car plus détaillés et nerveux.
Jérôme K. Jérôme Bloche
Un modèle de série au long cours. Une qualité d'albums constante. A peu près tout le monde sait qu'Alain Dodier est un grand dessinateur mais peu de gens parlent de son talent de scénariste. Les histoires sont toujours parfaitement construites et surtout d'une grande humanité. Une humanité qui se dégage également du héros Jérôme K Jérôme Bloche. On peut même dire qu'il est un modèle d'humanité : pas à l'aise avec la technologie, aimant faire la sieste, ayant un grand coeur, une fiancée avec laquelle il a peur de s'engager; bref Jérôme c'est un peu de chacun d'entre nous et c'est ce qui me plaît dans cette série.
La Peur du Mal
Une BD d'ironie et d'humour noir qui me rappelle l'esprit du magazine "Ferraille", pourtant pas chez le même éditeur. Le dessin très coloré contraste avec le côté trash et noir du propos. L'album est constitué d'une succession d'histoires courtes entrecoupées d'illustrations, de fausse publicités, affiches de cinéma et de spectacles... Les histoires en elles-mêmes sont "joyeusement" noires, pleines d'un humour acide et à contre-courant avec la thématique des enfants, des clowns et des friandises. Elles ne marquent pas vraiment par leurs scénarios et leur humour mais je les ai trouvées plaisantes. Par contre, j'ai beaucoup aimé la plupart des fausses affiches et pubs : j'ai bien plus accroché à l'humour vraiment cinglant par moment. Bref, même si c'est assez inégal, j'ai assez souri et ri à la lecture de cet album à l'humour acide et noir. Ceci dit, je trouve son prix trop élevé pour pouvoir en conseiller l'achat.
Le Passager
Graphisme très original pour un scénario rafraichissant. Le dessin marque dès le premier coup d'oeil porté à cette BD car il est vraiment différent de ce qui s'est fait jusqu'à présent. A sa maîtrise du dessin réaliste et de la couleur tels qu'on peut les admirer dans Le moine fou, Vink associe des personnages aux visages surdimensionnés, comme caricaturaux ou enfantins. Cela crée une atmosphère graphique toute particulière, accentuant l'effet d'onirisme ou de fantasy légère du récit. Je m'y suis fait en quelques pages à peine et je dois dire que, sans crier au merveilleux, j'apprécie beaucoup cette originalité et la maîtrise dont fait preuve Vink pour utiliser ce style bien à lui. L'histoire de son côté mêle plusieurs influences. Nous ne sommes pas en présence d'une histoire radicalement originale mais elle est plaisante à suivre et dépaysante. Le premier tome nous fait découvrir ce monde fantastique et un peu onirique dans lequel le héros débarque. Nous retrouvons un peu l'ambiance du Voyage de Chihiro avec cette intrusion d'un Terrien moderne dans ce pays un peu magique. L'ambiance est légère, les personnages souriants même dans les moments graves, on sent une impression de doux rêve. Le deuxième tome, plus dense, fait la part plus belle à l'action et nous fait pénétrer dans le vif du sujet. A nouveau, j'ai senti une influence de Miyazaki avec cette magie, ces créatures exotiques et l'arbre sacré lui-même. La fin de ce tome bouleverse un peu la donne, rompant légèrement le charme onirique du début de la BD par un afflux d'explications fantastiques mais bien plus concrètes. A partir de ce moment là, nous quittons le doux onirisme pour une véritable intrigue fantastique quoiqu'encore très mystérieuse. J'ai bien apprécié ma lecture et j'ai été particulièrement captivé à certains moments, indiquant qu'à la fois l'ambiance si spéciale et l'intrigue complexe sont pour moi des réussites. Je lirai la suite dès qu'elle sortira.
Cases départs
Un petit album pas cher recueillant des histoires courtes tournant de manière originale autour du thème de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, réalisées par quelques grands auteurs. Dans tout recueil collectif, on trouve du bon et du moins bon en général. Là, sur 10 histoires courtes plus quelques planches et poèmes, j'ai noté uniquement deux histoires "bof sans plus" tandis que tout le reste oscille entre le pas mal et le franchement bien. Beaucoup d'originalité dans les sujets traités auxquels on n'aurait sans doute pas pensé immédiatement quand on parle de l'aéroport de Paris. En outre, le dessin est presque toujours de très bonne qualité, avec des auteurs que j'aime beaucoup comme Bezian, Bouzard, Alfred et d'autres. Un très bon petit recueil de qualité.
Norbert le Lézard
Note approximative : 2.5/5 Même si cette BD de jeunesse n'est vraiment pas terrible, je trouve les avis ci-dessous un peu durs. Déjà, le dessin, Loisel bien sûr, est relativement sympathique. La BD datant de 1977, on y reconnait des éléments qui apparaitront ensuite dans La Quête de l'Oiseau du Temps. Trait caractéristique, décors sylvestres, animaux à la limite de la caricature, couleurs, compositions originales des cases et de la mise en page. Norbert a d'ailleurs pour interjection typique un "Drü !" qui en rappellera bien sûr un autre plus célèbre. Alors bien sûr, le trait est nettement moins beau, la technique est moins maîtrisé, les planches sont moins esthétiques, on sent qu'il y a une bonne marge entre cette BD et les oeuvres à suivre de Loisel, mais l'aspect visuel de cette BD m'a été agréable. Par contre, c'est vrai que les histoires laissent vraiment à désirer. Ca se veut enfantin mais le rythme de narration est vraiment mauvais, empêchant d'entrer facilement dans le récit. Les dialogues amènent parfois un demi-sourire, provenant notamment de l'état d'esprit original et un peu médiocre (fayot, jaloux, etc...) des petits héros, mais les répliques tombent souvent à plat. Et les scénarios sont trop naïfs, "tout est bien qui finit bien", pour intéresser le lecteur adulte. Soyons clairs, ce n'est pas le genre de BD dont je conseillerais l'achat voire même la lecture, mais ce n'est pas si mauvais que ça, et c'est une curiosité quand on s'intéresse au passé de deux auteurs aussi célèbres que Cothias et Loisel.
Western
Un très bon scénario qui tient bien la route comme souvent avec Van Hamme, des dessins et des couleurs retransmettant remarquablement l’atmosphère du western à cette époque. On passe un très bon moment de lecture pour ce one shot dont on aurait aimé qu’il se prolonge de 1 ou 2 volumes supplémentaires. A conseiller.