J'ai acheté cette BD sur la foi du nom de David B., dont je viens de découvrir le travail et... franchement, je ne suis pas déçu. Je ne connaissais pas la dessinatrice, Pauline Martin, et j'ai trouvé plaisant ce que j'ai découvert.
Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme, noble, choisissant de quitter son foyer pour partir en quête du Graal. L'histoire se déroulant à la fin du moyen-âge, ce point de départ ne manque pas de piquant. Imaginez, une femme qui choisit de se lancer dans une "affaire" d'hommes... Mais si elle part à l'aventure, c'est bel et bien à cause de la démission des mâles, de leur penchant pour la traîtrise et le lucre plutôt que la droiture, l'honneur et la cause de la veuve et de l'orphelin...
En utilisant cette symbolique, David B. nous entraîne dans ses abîmes de réflexions, dans lesquels il nous promène, pour peu que nous le laissions faire...
Le graphisme de Pauline Martin, lui, colle parfaitement tant à l'ambiance du scénario qu'à son essence. En effet tout au long des pages, il n'a jamais cessé de m'évoquer les enluminures et autres livres d'heures du moyen-âge, me ramenant sans cesse aux côtés fabuleux des superstitions et légendes de cette époque qui nous sont parvenus.
En conclusion, nous avons chacun nos goûts d'accord, mais... franchement vous auriez tort de passer à côté de cette oeuvre ! Même si cela reste à vous de voir !
Voilà la fin des (més)aventures de Benjamin Tartouche. Après l'avoir laissé pour mort au bord d'une route (tome 1) et découvrant que son assassin voulait devenir maire (tome 2), les "affaires" reprennent tambour battant lors d'un discours électoral de l'assureur véreux Trusquin.
Bon, je ne vais pas vous gâcher la lecture en vous faisant un résumé, je veux juste vous faire partager tout le plaisir que j'ai eu à suivre les tribulations de Benjamin au fil des ces trois albums.
Chabouté est un dessinateur imaginatif et un magnifique conteur. Toutefois, j'imagine déjà les commentaires que certains laisseront au sujet de la fin de ce cycle. Je vous propose d'en discuter dans le sujet adéquat après votre lecture... Je sais bien que c'est à vous de voir, mais ne passez pas à côté, c'est tellement bon...
Le premier tome de ce dyptique m'ayant fasciné, j'attendai beaucoup du second volume et je n'ai pas été déçu, bien au contraire.
Le trait de Fanny Montgermont s'affirme. Et si le premier tome m'a évoqué le travail d'Algésiras sur sa série Candélabres, ici, l'évocation est différente... En fait, grâce à la couleur, je me suis senti projeté dans un univers très proche de celui d'Hayao Myazaki. L'auteure a parfaitement réussi à transmettre une ambiance poétique à cette histoire à la trame sombre. L'effet de "flouté" de nombreuses scènes crée une sensation étrange, comme si la réalité (de l'histoire) se scindait entre le présent et le rêve...
De plus, ce dessin si particulier colle parfaitement à l'histoire et Fanny Montgermont a également réussi à garder le cap de son scénario. Même si j'ai trouvé l'histoire trop condensée sur les dernières pages... les méfaits du 48CC ? Peut-être... Mais c'est là un défaut bien mineur et négligeable au vu du plaisir de lecture que m'a laissé cet album.
En résumé, nous avons un trait prometteur, une mise en couleur excellente et un scénario attachant bien que sombre par moment... cela reste à vous de voir...
Mais qu'est-ce que vous attendez ?
Une femme divorce et abandonne son fils et sa fille. Le fils tient son père responsable du départ de sa mère. Une fois adulte, il s’éloigne de sa famille et ne voit plus son père pendant 15 ans. Quand son père décède, il revient à contre coeur à l’enterrement… pour découvrir au travers le récit de son oncle, de sa soeur et des amis de son père, que ce dernier était une toute autre personne que ce qu’il s’imaginait et qu’il avait énormément souffert de son divorce et de la séparation avec son fils. Il commence à comprendre les raisons du divorce de ses parents, et peut enfin se réconcilier avec son propre passé. L’histoire se développe petit à petit, à son rythme, pendant la veillée funèbre ponctuée de flash-back revisitant le passé. La charge émotionnelle devient énorme, mais reste pleine de pudeur et de retenue. « Le journal de mon père » est un chef d’oeuvre, à ne pas manquer.
Je voulais vous parler d’une série peu à la mode mais qui a bercé une partie de mon adolescence, et de ce dessinateur Espagnol : Daniel Torres qui n’a pas le vent en poupe en France.
C’est avec une certaine émotion et un peu de déception (puisque visiblement peu de personnes s’intéressent à cette série que beaucoup jugent ‘mauvaise’) que je tenais à y apporter mon petit bémol.
Rocco vargas est un personnage qui a entamé avec succès une deuxième vie d’écrivain de séries B pour oublier la déception de ne jamais pouvoir atteindre les étoiles par le voyage dans l’espace dont il était dans sa jeunesse un des pionniers.
Cette BD raconte surtout les aventures de cet ancien pilote de la conquête du voyage interplanétaire dans le système solaire dans lequel toutes les planètes sont habitées et qui se fera rattraper par son passé qu'il tente d'oublier.
Cette série est pour moi très riche puisque l’on y retrouve de nombreux thèmes qui jalonnent la vie du héros comme les guerres interplanétaires, l’amitié, l’aventure, les luttes de pouvoir et d’intérêts, les trahisons, les trafics de drogue, la bêtise, l’amour, la réconciliation…etc. tout cela dans un scénario habilement construit et sans aucun temps mort.
Oui le dessin de Torres est particulier avec une ambiance très proche de celle des vieilles BD des années 50 (que je trouve personnellement magnifique) mais c’est surtout un style bien à lui qui mérite que l’on s’y intéresse.
J’ai passé de très bons moments avec cette série, enfin avec les 4 premiers tomes (Triton, L’homme qui murmurait, Saxxon, L’étoile lointaine) puisque je n’ai pas lu les 3 suivants assez difficiles à trouver.
Alors peut-être après avoir lu ces BD, si vous en avez l’occasion, donnerez-vous vous aussi votre avis !
Le premier cycle de "Balade au bout du monde" était vraiment excellent. Le héros se retrouve au Moyen Age sans remonter le temps: le scénario est très réussi. Bonne ou mauvaise nouvelle (c'est selon), la magie débarque dans le tome 4, et la série bascule franchement dans le fantastique. Pour ma part, je trouve que la transition est très bien réussie.
Les dessins de Vicomte laissent par contre un peu à désirer.
Le deuxième cycle est quand même moins bon que le premier. Ne pas réutiliser l'histoire du royaume perdu était peut-être une erreur... Et puis cette histoire de transfert de conscience... un peu étrange et pas forcément dans le positif.
Rien à dire par contre sur les dessins d'Herenguel. C'est magnifique! On voit que le dessinateur maîtrise parfaitement son art.
Le troisième cycle... rien ne va plus! Les deux premiers tomes de ce cycle sont vraiment pas terribles. On est au temps moderne et puis, ces histoires de sectes, de cathares... ça lasse vite! Heureusement, les tomes suivants rattrapent le niveau. On retourne au royaume quitté depuis six albums, et ça fait du bien!
Catastrophe pour les dessins! C'est un avis personnel, mais je n'aime pas du tout les dessins de Faure. La représentation d'Arthis (le héros) est très différente par rapport aux cycles précédents. Je préférais celles d'avant...
J'ai quand même acheté le quatrième cycle. Le niveau de la série remonte d'un coup: les histoires de pierres magiques sont pas grandioses, mais pour un univers magique, ç'est pas mal... La confrontation avec Joachim est très réussie, comme les rapports avec Aline, Rabal et Athanase. Et puis cette histoire de nouveau messie, j'adore; mais je comprends que ça plaise pas à tout le monde...
Les dessins sont très réussis. Laval n'est pas très connu, et c'est dommage, parce qu'il illustre parfaitement bien...
En gros, les cycles de "Balade au bout du monde" sont très inégaux. Le premier et le quatrième sont selon moi au-dessus du lot.
Mouais... Cette bd est marrante une fois, mais on s'en lasse vite ! Certaines chutes de gags sont ridicules, d'autres sont drôles (mais elles sont moins nombreuses). Léonard et son disciple sont marrants, mais les personnages secondaires sont très vite gonflants... Je ne parle pas du chat que je trouve absolument navrant.
Les dessins... ça passe, mais c'est quand même pas grandiose ! Un coup de crayon plus incisif serait préférable ; ce style soigné énerve vite.
Là, vous vous demandez pourquoi j'ai mis 3/5... La bd est quand même drôle, oui : beaucoup d'histoires font sourire. Le disciple fainéant et maladroit accumulant les bobos est sympa, ses fuites incessantes imaginatives et en fin de compte, le tout offre un bon divertissement.
Une très bonne bd de Loisel ! Le personnage de Peter Pan est attachant, ses relations avec les autres personnages intéressantes. On découvre au fil des tomes une énorme fracture entre le monde réel rempli d'"adultes pourris" et le monde de Peter plein de chimères et de bonne humeur... le monde idéal quoi !
Les dessins sont magnifiques, les couleurs très belles aussi. On voit que l'auteur maîtrise parfaitement son sujet.
Une super bd à lire absolument !
Une des vieilles séries du journal Spirou (commencée dans les années 70) et il faut bien dire que ce n'est pas terrible. Bon, l'idée de départ est assez originale, mais 40 albums cela fait beaucoup et on ne peut pas dire qu'il n'y a que des chefs-d'oeuvre.
Le dessin, quant à lui, ressemble beaucoup à du Franquin. D'ailleurs, celui-ci évoquait un véritable plagiat et n'était pas très admiratif du travail de Séron.
Au final, les premiers albums ne sont pas trop mauvais, il faut sans doute s'en contenter...
Picha signe ici une bonne bd. L'aventure du chaînon manquant, c'est pas mal.
On peut déplorer les péripéties de l'histoire qui se déroulent un peu vite. Les personnages se succèdent, disparaissent, réapparaissent,... C'est un peu le fouillis tout ça !
Par contre, l'humour est de très bonne qualité. On sourit à chaque page, on rit souvent (ah, la cité des fourmis très évoluée détruite par le héros, par un brontosaure, puis par les hommes et qui finit par faire un suicide collectif dans un vaisseau !).
Les dialogues sont assez courts (ce qui est plutôt pas mal), les dessins ne sont pas fignolés, mais ils sont quand même assez agréables à regarder. Les couleurs sont bien choisies.
Ce n'est pas une grande bd, mais c'est un très bon divertissement. Dommage qu'elle ne soit pas plus connue !
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Leonora
J'ai acheté cette BD sur la foi du nom de David B., dont je viens de découvrir le travail et... franchement, je ne suis pas déçu. Je ne connaissais pas la dessinatrice, Pauline Martin, et j'ai trouvé plaisant ce que j'ai découvert. Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme, noble, choisissant de quitter son foyer pour partir en quête du Graal. L'histoire se déroulant à la fin du moyen-âge, ce point de départ ne manque pas de piquant. Imaginez, une femme qui choisit de se lancer dans une "affaire" d'hommes... Mais si elle part à l'aventure, c'est bel et bien à cause de la démission des mâles, de leur penchant pour la traîtrise et le lucre plutôt que la droiture, l'honneur et la cause de la veuve et de l'orphelin... En utilisant cette symbolique, David B. nous entraîne dans ses abîmes de réflexions, dans lesquels il nous promène, pour peu que nous le laissions faire... Le graphisme de Pauline Martin, lui, colle parfaitement tant à l'ambiance du scénario qu'à son essence. En effet tout au long des pages, il n'a jamais cessé de m'évoquer les enluminures et autres livres d'heures du moyen-âge, me ramenant sans cesse aux côtés fabuleux des superstitions et légendes de cette époque qui nous sont parvenus. En conclusion, nous avons chacun nos goûts d'accord, mais... franchement vous auriez tort de passer à côté de cette oeuvre ! Même si cela reste à vous de voir !
Purgatoire
Voilà la fin des (més)aventures de Benjamin Tartouche. Après l'avoir laissé pour mort au bord d'une route (tome 1) et découvrant que son assassin voulait devenir maire (tome 2), les "affaires" reprennent tambour battant lors d'un discours électoral de l'assureur véreux Trusquin. Bon, je ne vais pas vous gâcher la lecture en vous faisant un résumé, je veux juste vous faire partager tout le plaisir que j'ai eu à suivre les tribulations de Benjamin au fil des ces trois albums. Chabouté est un dessinateur imaginatif et un magnifique conteur. Toutefois, j'imagine déjà les commentaires que certains laisseront au sujet de la fin de ce cycle. Je vous propose d'en discuter dans le sujet adéquat après votre lecture... Je sais bien que c'est à vous de voir, mais ne passez pas à côté, c'est tellement bon...
Elle
Le premier tome de ce dyptique m'ayant fasciné, j'attendai beaucoup du second volume et je n'ai pas été déçu, bien au contraire. Le trait de Fanny Montgermont s'affirme. Et si le premier tome m'a évoqué le travail d'Algésiras sur sa série Candélabres, ici, l'évocation est différente... En fait, grâce à la couleur, je me suis senti projeté dans un univers très proche de celui d'Hayao Myazaki. L'auteure a parfaitement réussi à transmettre une ambiance poétique à cette histoire à la trame sombre. L'effet de "flouté" de nombreuses scènes crée une sensation étrange, comme si la réalité (de l'histoire) se scindait entre le présent et le rêve... De plus, ce dessin si particulier colle parfaitement à l'histoire et Fanny Montgermont a également réussi à garder le cap de son scénario. Même si j'ai trouvé l'histoire trop condensée sur les dernières pages... les méfaits du 48CC ? Peut-être... Mais c'est là un défaut bien mineur et négligeable au vu du plaisir de lecture que m'a laissé cet album. En résumé, nous avons un trait prometteur, une mise en couleur excellente et un scénario attachant bien que sombre par moment... cela reste à vous de voir... Mais qu'est-ce que vous attendez ?
Le Journal de mon père
Une femme divorce et abandonne son fils et sa fille. Le fils tient son père responsable du départ de sa mère. Une fois adulte, il s’éloigne de sa famille et ne voit plus son père pendant 15 ans. Quand son père décède, il revient à contre coeur à l’enterrement… pour découvrir au travers le récit de son oncle, de sa soeur et des amis de son père, que ce dernier était une toute autre personne que ce qu’il s’imaginait et qu’il avait énormément souffert de son divorce et de la séparation avec son fils. Il commence à comprendre les raisons du divorce de ses parents, et peut enfin se réconcilier avec son propre passé. L’histoire se développe petit à petit, à son rythme, pendant la veillée funèbre ponctuée de flash-back revisitant le passé. La charge émotionnelle devient énorme, mais reste pleine de pudeur et de retenue. « Le journal de mon père » est un chef d’oeuvre, à ne pas manquer.
Roco Vargas
Je voulais vous parler d’une série peu à la mode mais qui a bercé une partie de mon adolescence, et de ce dessinateur Espagnol : Daniel Torres qui n’a pas le vent en poupe en France. C’est avec une certaine émotion et un peu de déception (puisque visiblement peu de personnes s’intéressent à cette série que beaucoup jugent ‘mauvaise’) que je tenais à y apporter mon petit bémol. Rocco vargas est un personnage qui a entamé avec succès une deuxième vie d’écrivain de séries B pour oublier la déception de ne jamais pouvoir atteindre les étoiles par le voyage dans l’espace dont il était dans sa jeunesse un des pionniers. Cette BD raconte surtout les aventures de cet ancien pilote de la conquête du voyage interplanétaire dans le système solaire dans lequel toutes les planètes sont habitées et qui se fera rattraper par son passé qu'il tente d'oublier. Cette série est pour moi très riche puisque l’on y retrouve de nombreux thèmes qui jalonnent la vie du héros comme les guerres interplanétaires, l’amitié, l’aventure, les luttes de pouvoir et d’intérêts, les trahisons, les trafics de drogue, la bêtise, l’amour, la réconciliation…etc. tout cela dans un scénario habilement construit et sans aucun temps mort. Oui le dessin de Torres est particulier avec une ambiance très proche de celle des vieilles BD des années 50 (que je trouve personnellement magnifique) mais c’est surtout un style bien à lui qui mérite que l’on s’y intéresse. J’ai passé de très bons moments avec cette série, enfin avec les 4 premiers tomes (Triton, L’homme qui murmurait, Saxxon, L’étoile lointaine) puisque je n’ai pas lu les 3 suivants assez difficiles à trouver. Alors peut-être après avoir lu ces BD, si vous en avez l’occasion, donnerez-vous vous aussi votre avis !
Balade au bout du monde
Le premier cycle de "Balade au bout du monde" était vraiment excellent. Le héros se retrouve au Moyen Age sans remonter le temps: le scénario est très réussi. Bonne ou mauvaise nouvelle (c'est selon), la magie débarque dans le tome 4, et la série bascule franchement dans le fantastique. Pour ma part, je trouve que la transition est très bien réussie. Les dessins de Vicomte laissent par contre un peu à désirer. Le deuxième cycle est quand même moins bon que le premier. Ne pas réutiliser l'histoire du royaume perdu était peut-être une erreur... Et puis cette histoire de transfert de conscience... un peu étrange et pas forcément dans le positif. Rien à dire par contre sur les dessins d'Herenguel. C'est magnifique! On voit que le dessinateur maîtrise parfaitement son art. Le troisième cycle... rien ne va plus! Les deux premiers tomes de ce cycle sont vraiment pas terribles. On est au temps moderne et puis, ces histoires de sectes, de cathares... ça lasse vite! Heureusement, les tomes suivants rattrapent le niveau. On retourne au royaume quitté depuis six albums, et ça fait du bien! Catastrophe pour les dessins! C'est un avis personnel, mais je n'aime pas du tout les dessins de Faure. La représentation d'Arthis (le héros) est très différente par rapport aux cycles précédents. Je préférais celles d'avant... J'ai quand même acheté le quatrième cycle. Le niveau de la série remonte d'un coup: les histoires de pierres magiques sont pas grandioses, mais pour un univers magique, ç'est pas mal... La confrontation avec Joachim est très réussie, comme les rapports avec Aline, Rabal et Athanase. Et puis cette histoire de nouveau messie, j'adore; mais je comprends que ça plaise pas à tout le monde... Les dessins sont très réussis. Laval n'est pas très connu, et c'est dommage, parce qu'il illustre parfaitement bien... En gros, les cycles de "Balade au bout du monde" sont très inégaux. Le premier et le quatrième sont selon moi au-dessus du lot.
Léonard
Mouais... Cette bd est marrante une fois, mais on s'en lasse vite ! Certaines chutes de gags sont ridicules, d'autres sont drôles (mais elles sont moins nombreuses). Léonard et son disciple sont marrants, mais les personnages secondaires sont très vite gonflants... Je ne parle pas du chat que je trouve absolument navrant. Les dessins... ça passe, mais c'est quand même pas grandiose ! Un coup de crayon plus incisif serait préférable ; ce style soigné énerve vite. Là, vous vous demandez pourquoi j'ai mis 3/5... La bd est quand même drôle, oui : beaucoup d'histoires font sourire. Le disciple fainéant et maladroit accumulant les bobos est sympa, ses fuites incessantes imaginatives et en fin de compte, le tout offre un bon divertissement.
Peter Pan
Une très bonne bd de Loisel ! Le personnage de Peter Pan est attachant, ses relations avec les autres personnages intéressantes. On découvre au fil des tomes une énorme fracture entre le monde réel rempli d'"adultes pourris" et le monde de Peter plein de chimères et de bonne humeur... le monde idéal quoi ! Les dessins sont magnifiques, les couleurs très belles aussi. On voit que l'auteur maîtrise parfaitement son sujet. Une super bd à lire absolument !
Les Petits Hommes
Une des vieilles séries du journal Spirou (commencée dans les années 70) et il faut bien dire que ce n'est pas terrible. Bon, l'idée de départ est assez originale, mais 40 albums cela fait beaucoup et on ne peut pas dire qu'il n'y a que des chefs-d'oeuvre. Le dessin, quant à lui, ressemble beaucoup à du Franquin. D'ailleurs, celui-ci évoquait un véritable plagiat et n'était pas très admiratif du travail de Séron. Au final, les premiers albums ne sont pas trop mauvais, il faut sans doute s'en contenter...
Le Chaînon manquant
Picha signe ici une bonne bd. L'aventure du chaînon manquant, c'est pas mal. On peut déplorer les péripéties de l'histoire qui se déroulent un peu vite. Les personnages se succèdent, disparaissent, réapparaissent,... C'est un peu le fouillis tout ça ! Par contre, l'humour est de très bonne qualité. On sourit à chaque page, on rit souvent (ah, la cité des fourmis très évoluée détruite par le héros, par un brontosaure, puis par les hommes et qui finit par faire un suicide collectif dans un vaisseau !). Les dialogues sont assez courts (ce qui est plutôt pas mal), les dessins ne sont pas fignolés, mais ils sont quand même assez agréables à regarder. Les couleurs sont bien choisies. Ce n'est pas une grande bd, mais c'est un très bon divertissement. Dommage qu'elle ne soit pas plus connue !