Il est difficile de critiquer Naruto: si l'on n'aime pas, on est élitiste intellectuel, si on aime, on fait partie de la masse grouillante des Otakus. J'ai lu les 14 premiers tomes, et avoue être moyennement convaincu. Le graphisme est certes beau et très détaillé, mais l'histoire est tellement classique... Un shonen pas très original, avec je bats le méchant/je perds, je m'entraîne, je reviens plus fort etc... Le point fort de cette oeuvre est le charisme des personnages (Kakashi powaa diront certains...) A mon avis un très bon moment pour un lecteur novice dans le manga, mais d'autres shonen sont vraiment plus originaux (Bleach, one piece, hikaru no go, get backers... Et bien d'autres).
Voici un manga bien particulier. Premièrement, si vous n'êtes pas amateur de gore gratuit, laissez tomber. Ne cherchez pas non plus de réflexions sur la société, etc... C'est du bourrin, sans scénar (le tome 14 commence à -légèrement- dévoiler l'intrigue), et pourtant, qu'est-ce que c'est bon ! A l'instar d'une soporifique Battle Royale, les bastons s'enchaînent dans des décors très "matrixien", avec de superbes effets graphiques (encore une fois, il faut apprécier le travail sur ordinateur). Les espaces semblent très profonds et chargés de détails. Les personnages sont quant à eux très charismatiques, et ce charme indéniable donne vraiment envie de continuer.
Une excellente série à suivre.
Une BD très nombriliste, 100% autobiographique, où l’auteur profite de son enquête pour nous dévoiler tous ses doutes et ses craintes. Le thème récurrent semble être le passé, la façon dont il nous échappe, la difficulté d’accepter le changement et tout ce qui est nouveau.
Certes, rien de bien nouveau, mais j’ai quand même englouti les 164 pages de cet album d’une seule traite, et je l’ai refermé avec l’impression d’avoir passé un bon moment. Les thèmes abordés m’ont plu et touché, mais j’imagine que tout le monde ne sera pas aussi réceptif à ce genre de réflexions un peu futiles et pas forcément originales.
Un album qui, à mon avis, sort du lot des nombreuses œuvres autobiographiques qui envahissent les étagères de comics indépendants.
Note approximative : 2.5/5
J’avais un à priori plutôt négatif en commençant cette BD.
Mais je l'ai gardé...
Pour commencer, j'ai vraiment du mal avec le dessin. L'auteur dessine vraiment très moyennement à mes yeux, et ses personnages sont teintés de largement trop de mimiques de comic strips d'humour pour être crédibles à mes yeux. Grosses têtes, petits corps, le même type de tête pour tous les hommes et pour toutes les femmes, difficiles de les différencier. Ce sont surtout les grands sourires façon j'éclate de rire qui font trop "comiques" à mes yeux. Je retiendrais vraiment de cette BD une permanence de visages mêlant sourires contris ou pêtés de rire avec sans arrêt des yeux larmoyants de chien battu. C'est ça qui restera pour moi le symbôle de cette BD : une envie permanente de montrer que les gens essaient d'y être heureux mais qu'en fait c'est triste, ça va mal, tout ça. Aucune finesse visuelle reflétant le manque de finesse scénaristique et narratif à mes yeux.
Car l'histoire n'a vraiment pas la finesse des Pilules bleues. Et pourtant j'ai été très moyennement amateur de la BD de Peeters car je n'aime pas lire ce genre d'histoire véridique et sensée me toucher.
Ce qui m'a plu dans Pedro et moi, c'est l'aspect instructif, pas tant d'apprendre des choses sur le Sida et les séropositifs, j'en savais déjà une grande partie, mais plus d'apprendre comment ça a pu arriver dans la vie de Pedro, comment le vivent ses proches, comment l'ont appris et comment ont appris à le vivre les gens qu'il a côtoyé dans cette émission de Real TV. Mais aussi, ne le cachons pas, j'étais curieux de savoir comment se passait cette émission elle-même dans les coulisses, comment le narrateur avait fait pour y participer, etc.
Mais à côté de cet aspect instructif, je n'ai pas été touché par le récit que je trouve larmoyant et pas capable de me faire ressentir, à moi qui n'ai jamais approché le Sida et à peine la mort, l'émotion que l'auteur me semble vouloir me faire avaler de gré ou de force. Quel manque de finesse de répêter sans arrêt "Pedro souriait et riait, on faisait tous comme si tout allait bien, mais en fait ça allait mal, oh oui, ça allait mal". C'est peut-être sincère mais ça ne suffit sûrement pas à faire un bon récit s'il est raconté sans la touche qui permet à chacun de vraiment accrocher et ressentir ce que l'auteur veut faire passer.
Dans Pilules bleues, Peeters avait su me transmettre son amour pour celle qui allait partager sa vie, son affection pour le fils de cette dernière, leurs angoisses qu'il fait ressentir avec élégance, et le tout sans jamais sombrer dans le larmoyant. Dans Pedro et moi, cela ne passe pas pour moi.
Bref, un dessin que je n'aime pas et un récit au fil narratif trop grossier à mes yeux : l'effort de témoignage est bien là et est relativement intéressant, mais je ne suis pas touché.
J'ai tout de suite été attiré par cette BD la première fois que je l'ai vue. C'est vraiment un bel objet, je trouve cette couverture magnifique (j'avais eu cette même impression avec le premier tome d'Où le regard ne porte pas...).
Mais bon on n'achète pas une BD pour sa couverture, sinon autant aller acheter du papier peint ça coûtera moins cher au mètre. Encore que, combien peut bien coûter un rouleau de papier peint? Mais je m'égare. Encore que, je m'égare seulement quand je trouve une place.
Revenons sur la bête. Graphiquement c'est superbe, le duo Loisel / Tripp a fait un superbe travail. C'est un vrai bonheur à regarder. Avec le nom de Loisel sur la couverture, je n'en attendais pas moins.
On en arrive au point central : le scénario. J'aime beaucoup cette idée de suivre la vie d'un village québécois des années 20. Je trouve assez bien retranscris les difficiles conditions de vie de l'époque. Aller à la ville la plus proche est problématique (surtout dans un pays aussi vaste), les moyens de communications et de transport sont encore rudimentaires. Cela rend encore plus compliqué la vie de l'héroïne, jeune veuve qui se retrouve à gérer seule le magasin du village.
Bien sûr ce n'est pas une BD où l'action déborde à chaque planche mais ce n'est pas là le but. Moi j'ai été transporté dans ce village du Québec et je me suis attaché aux différents personnages. On retrouve un peu tous les clichés de personnages qu'on s'attend à trouver dans un village rural (on trouverait probablement les mêmes pour une histoire se passant en France à cette époque) : le jeune curé gentil, les vieilles bigotes, le vieux bourru, les paysans solides et un peu brusques... Tout ce petit monde peut nous donner une belle tranche de vie mais j'attends la suite pour voir comment va évoluer le village. J'espère que les auteurs sauront garder la fraîcheur qui émane de leur récit. En attendant je mets un 3/5 et OUI il faut lire cette BD.
Je ne parle ici que des "murailles de Samaris" et de "La frontière invisible".
Ce que je constate d'abord, c'est que les dessins sont magnifiques. Les architectures des cités sont vraiment soignées; j'aime beaucoup celle des "murailles de Samaris". Mais le problème est que tout repose sur ces dessins: ce n'est pas que les scénarii soient mauvais, mais ils ne sont pas à la hauteur du dessin.
"Les murailles de Samaris":
Ce qui m'a déplu en premier dans ce tome, c'est qu'il y a à mon goût trop de narration. De plus, on voit peut-être un peu trop souvent le personnage principal: il est presque dans toutes les cases! A part ça, les dessins sont magnifiques (admirez le deuxième de couverture!) et le scénario plutôt bien ficelé.
"La frontière invisible":
J'ai préféré ce tome ci à l'autre cité plus haut. Les dessins sont toujours de qualité, même si Schuiten ne s'est pas trop foulé sur le graphisme du centre de cartographie. Par contre, le scénario est vraiment réussi. A part ça, j'aime beaucoup le personnage principal, surtout dans le deuxième tome, où il est totalement perdu.
"Bof, sans plus" résume parfaitement la bd. J'ai déjà lu quelques unes de ces bds gamin, ça ne me plaisait pas. Et ben maintenant, ça n’a pas changé!
D'abord, les dessins sont mous, ils n'ont absolument aucun charme, moches à regarder, etc...
Pfouh... et puis, les gags ne sont pas excellents non plus. On ne rit jamais... la série a vraiment vieilli... c'est nullissime!! Et comme d'autres l'ont dit, je pense que les enfants actuels préfèreront les séries actuelles.
Mais aujourd'hui... c'est mon jour de bonté, donc je ne mets pas la note minimale à cette série.
Peut-être la meilleure série pour les enfants. Geerts, en ne cherchant pas l'épate et le gag facile, crée un univers douceureux, ou le rythme est lent, voire contemplatif. Ici, point de grand-père sénile, juste le quotidien d'un petit garçon qui se pose des questions et essaie de comprendre comment le monde marche. 15 volumes admirables. Rien à jeter.
Un pur moment de plaisir que la lecture de cet album. Cette version de Robin des bois à la sauce Larcenet est vraiment géniale. Messire Robin est vieux, atteint de la maladie d'Alzheimer, perdu au milieu de la forêt de Rambouillet. C'est complètement décalé, imprévisible et souvent à la limite de l'absurde, mais toujours du bon coté de la limite. C'est du Manu Larcenet.
J'ai adoré Le combat ordinaire, seulement bien aimé la ligne de front et là je me suis à nouveau régalé. C'est vraiment drôle, je suis complètement conquis par l'humour de cette BD. Je me suis marré à toutes les pages. Les situations et les dialogues sont géniaux, je ne pourrais pas citer un passage en exemple tellement ils sont nombreux à m'avoir fait éclater de rire.
Si je devais citer un point négatif (et pour moi il n'y en a qu'un), c'est la fin, un peu brutale. Mais c'est pas grave tellement les 46 premières planches sont bien !
Je n'ai pas l'habitude de donner des 5/5, mais celui là n'est pas volé tellement j'ai adoré cette BD. Je recommande vraiment La légende de Robin des bois à tous. A ceux qui sont fan de Larcenet d'abord, car vous ne serez pas déçu. Et à ceux qui ne le connaissent pas, car c'est, je pense, une merveilleuse façon de découvrir cet auteur.
A l’inverse de mes prédécesseurs, je n’ai pas trouvé cette Fourmi blanche très originale. La race atteinte de maladie… ce n’est pas très nouveau. C’est de la SF tendance Fantasy assez basique. Mais il est vrai que le scénario est plutôt bien torché et que l’on ne s’ennuie pas. Le dessin aide beaucoup, il faut dire. Il témoigne d’une grande maîtrise, même si les couleurs à l’aérographe, je trouve ça un peu trop froid… A acheter ? Je ne sais pas trop… dans le même registre, il y a d’autres séries bien plus indispensables, il me semble. Attendons la suite…
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Naruto
Il est difficile de critiquer Naruto: si l'on n'aime pas, on est élitiste intellectuel, si on aime, on fait partie de la masse grouillante des Otakus. J'ai lu les 14 premiers tomes, et avoue être moyennement convaincu. Le graphisme est certes beau et très détaillé, mais l'histoire est tellement classique... Un shonen pas très original, avec je bats le méchant/je perds, je m'entraîne, je reviens plus fort etc... Le point fort de cette oeuvre est le charisme des personnages (Kakashi powaa diront certains...) A mon avis un très bon moment pour un lecteur novice dans le manga, mais d'autres shonen sont vraiment plus originaux (Bleach, one piece, hikaru no go, get backers... Et bien d'autres).
Gantz
Voici un manga bien particulier. Premièrement, si vous n'êtes pas amateur de gore gratuit, laissez tomber. Ne cherchez pas non plus de réflexions sur la société, etc... C'est du bourrin, sans scénar (le tome 14 commence à -légèrement- dévoiler l'intrigue), et pourtant, qu'est-ce que c'est bon ! A l'instar d'une soporifique Battle Royale, les bastons s'enchaînent dans des décors très "matrixien", avec de superbes effets graphiques (encore une fois, il faut apprécier le travail sur ordinateur). Les espaces semblent très profonds et chargés de détails. Les personnages sont quant à eux très charismatiques, et ce charme indéniable donne vraiment envie de continuer. Une excellente série à suivre.
La Vie est belle malgré tout
Une BD très nombriliste, 100% autobiographique, où l’auteur profite de son enquête pour nous dévoiler tous ses doutes et ses craintes. Le thème récurrent semble être le passé, la façon dont il nous échappe, la difficulté d’accepter le changement et tout ce qui est nouveau. Certes, rien de bien nouveau, mais j’ai quand même englouti les 164 pages de cet album d’une seule traite, et je l’ai refermé avec l’impression d’avoir passé un bon moment. Les thèmes abordés m’ont plu et touché, mais j’imagine que tout le monde ne sera pas aussi réceptif à ce genre de réflexions un peu futiles et pas forcément originales. Un album qui, à mon avis, sort du lot des nombreuses œuvres autobiographiques qui envahissent les étagères de comics indépendants.
Pedro et moi
Note approximative : 2.5/5 J’avais un à priori plutôt négatif en commençant cette BD. Mais je l'ai gardé... Pour commencer, j'ai vraiment du mal avec le dessin. L'auteur dessine vraiment très moyennement à mes yeux, et ses personnages sont teintés de largement trop de mimiques de comic strips d'humour pour être crédibles à mes yeux. Grosses têtes, petits corps, le même type de tête pour tous les hommes et pour toutes les femmes, difficiles de les différencier. Ce sont surtout les grands sourires façon j'éclate de rire qui font trop "comiques" à mes yeux. Je retiendrais vraiment de cette BD une permanence de visages mêlant sourires contris ou pêtés de rire avec sans arrêt des yeux larmoyants de chien battu. C'est ça qui restera pour moi le symbôle de cette BD : une envie permanente de montrer que les gens essaient d'y être heureux mais qu'en fait c'est triste, ça va mal, tout ça. Aucune finesse visuelle reflétant le manque de finesse scénaristique et narratif à mes yeux. Car l'histoire n'a vraiment pas la finesse des Pilules bleues. Et pourtant j'ai été très moyennement amateur de la BD de Peeters car je n'aime pas lire ce genre d'histoire véridique et sensée me toucher. Ce qui m'a plu dans Pedro et moi, c'est l'aspect instructif, pas tant d'apprendre des choses sur le Sida et les séropositifs, j'en savais déjà une grande partie, mais plus d'apprendre comment ça a pu arriver dans la vie de Pedro, comment le vivent ses proches, comment l'ont appris et comment ont appris à le vivre les gens qu'il a côtoyé dans cette émission de Real TV. Mais aussi, ne le cachons pas, j'étais curieux de savoir comment se passait cette émission elle-même dans les coulisses, comment le narrateur avait fait pour y participer, etc. Mais à côté de cet aspect instructif, je n'ai pas été touché par le récit que je trouve larmoyant et pas capable de me faire ressentir, à moi qui n'ai jamais approché le Sida et à peine la mort, l'émotion que l'auteur me semble vouloir me faire avaler de gré ou de force. Quel manque de finesse de répêter sans arrêt "Pedro souriait et riait, on faisait tous comme si tout allait bien, mais en fait ça allait mal, oh oui, ça allait mal". C'est peut-être sincère mais ça ne suffit sûrement pas à faire un bon récit s'il est raconté sans la touche qui permet à chacun de vraiment accrocher et ressentir ce que l'auteur veut faire passer. Dans Pilules bleues, Peeters avait su me transmettre son amour pour celle qui allait partager sa vie, son affection pour le fils de cette dernière, leurs angoisses qu'il fait ressentir avec élégance, et le tout sans jamais sombrer dans le larmoyant. Dans Pedro et moi, cela ne passe pas pour moi. Bref, un dessin que je n'aime pas et un récit au fil narratif trop grossier à mes yeux : l'effort de témoignage est bien là et est relativement intéressant, mais je ne suis pas touché.
Magasin général
J'ai tout de suite été attiré par cette BD la première fois que je l'ai vue. C'est vraiment un bel objet, je trouve cette couverture magnifique (j'avais eu cette même impression avec le premier tome d'Où le regard ne porte pas...). Mais bon on n'achète pas une BD pour sa couverture, sinon autant aller acheter du papier peint ça coûtera moins cher au mètre. Encore que, combien peut bien coûter un rouleau de papier peint? Mais je m'égare. Encore que, je m'égare seulement quand je trouve une place. Revenons sur la bête. Graphiquement c'est superbe, le duo Loisel / Tripp a fait un superbe travail. C'est un vrai bonheur à regarder. Avec le nom de Loisel sur la couverture, je n'en attendais pas moins. On en arrive au point central : le scénario. J'aime beaucoup cette idée de suivre la vie d'un village québécois des années 20. Je trouve assez bien retranscris les difficiles conditions de vie de l'époque. Aller à la ville la plus proche est problématique (surtout dans un pays aussi vaste), les moyens de communications et de transport sont encore rudimentaires. Cela rend encore plus compliqué la vie de l'héroïne, jeune veuve qui se retrouve à gérer seule le magasin du village. Bien sûr ce n'est pas une BD où l'action déborde à chaque planche mais ce n'est pas là le but. Moi j'ai été transporté dans ce village du Québec et je me suis attaché aux différents personnages. On retrouve un peu tous les clichés de personnages qu'on s'attend à trouver dans un village rural (on trouverait probablement les mêmes pour une histoire se passant en France à cette époque) : le jeune curé gentil, les vieilles bigotes, le vieux bourru, les paysans solides et un peu brusques... Tout ce petit monde peut nous donner une belle tranche de vie mais j'attends la suite pour voir comment va évoluer le village. J'espère que les auteurs sauront garder la fraîcheur qui émane de leur récit. En attendant je mets un 3/5 et OUI il faut lire cette BD.
Les Cités obscures
Je ne parle ici que des "murailles de Samaris" et de "La frontière invisible". Ce que je constate d'abord, c'est que les dessins sont magnifiques. Les architectures des cités sont vraiment soignées; j'aime beaucoup celle des "murailles de Samaris". Mais le problème est que tout repose sur ces dessins: ce n'est pas que les scénarii soient mauvais, mais ils ne sont pas à la hauteur du dessin. "Les murailles de Samaris": Ce qui m'a déplu en premier dans ce tome, c'est qu'il y a à mon goût trop de narration. De plus, on voit peut-être un peu trop souvent le personnage principal: il est presque dans toutes les cases! A part ça, les dessins sont magnifiques (admirez le deuxième de couverture!) et le scénario plutôt bien ficelé. "La frontière invisible": J'ai préféré ce tome ci à l'autre cité plus haut. Les dessins sont toujours de qualité, même si Schuiten ne s'est pas trop foulé sur le graphisme du centre de cartographie. Par contre, le scénario est vraiment réussi. A part ça, j'aime beaucoup le personnage principal, surtout dans le deuxième tome, où il est totalement perdu.
Quick et Flupke
"Bof, sans plus" résume parfaitement la bd. J'ai déjà lu quelques unes de ces bds gamin, ça ne me plaisait pas. Et ben maintenant, ça n’a pas changé! D'abord, les dessins sont mous, ils n'ont absolument aucun charme, moches à regarder, etc... Pfouh... et puis, les gags ne sont pas excellents non plus. On ne rit jamais... la série a vraiment vieilli... c'est nullissime!! Et comme d'autres l'ont dit, je pense que les enfants actuels préfèreront les séries actuelles. Mais aujourd'hui... c'est mon jour de bonté, donc je ne mets pas la note minimale à cette série.
Jojo
Peut-être la meilleure série pour les enfants. Geerts, en ne cherchant pas l'épate et le gag facile, crée un univers douceureux, ou le rythme est lent, voire contemplatif. Ici, point de grand-père sénile, juste le quotidien d'un petit garçon qui se pose des questions et essaie de comprendre comment le monde marche. 15 volumes admirables. Rien à jeter.
La Légende de Robin des Bois
Un pur moment de plaisir que la lecture de cet album. Cette version de Robin des bois à la sauce Larcenet est vraiment géniale. Messire Robin est vieux, atteint de la maladie d'Alzheimer, perdu au milieu de la forêt de Rambouillet. C'est complètement décalé, imprévisible et souvent à la limite de l'absurde, mais toujours du bon coté de la limite. C'est du Manu Larcenet. J'ai adoré Le combat ordinaire, seulement bien aimé la ligne de front et là je me suis à nouveau régalé. C'est vraiment drôle, je suis complètement conquis par l'humour de cette BD. Je me suis marré à toutes les pages. Les situations et les dialogues sont géniaux, je ne pourrais pas citer un passage en exemple tellement ils sont nombreux à m'avoir fait éclater de rire. Si je devais citer un point négatif (et pour moi il n'y en a qu'un), c'est la fin, un peu brutale. Mais c'est pas grave tellement les 46 premières planches sont bien ! Je n'ai pas l'habitude de donner des 5/5, mais celui là n'est pas volé tellement j'ai adoré cette BD. Je recommande vraiment La légende de Robin des bois à tous. A ceux qui sont fan de Larcenet d'abord, car vous ne serez pas déçu. Et à ceux qui ne le connaissent pas, car c'est, je pense, une merveilleuse façon de découvrir cet auteur.
La Fourmi Blanche
A l’inverse de mes prédécesseurs, je n’ai pas trouvé cette Fourmi blanche très originale. La race atteinte de maladie… ce n’est pas très nouveau. C’est de la SF tendance Fantasy assez basique. Mais il est vrai que le scénario est plutôt bien torché et que l’on ne s’ennuie pas. Le dessin aide beaucoup, il faut dire. Il témoigne d’une grande maîtrise, même si les couleurs à l’aérographe, je trouve ça un peu trop froid… A acheter ? Je ne sais pas trop… dans le même registre, il y a d’autres séries bien plus indispensables, il me semble. Attendons la suite…