Les derniers avis (114901 avis)

Par Arno
Note: 2/5
Couverture de la série Le Triangle Secret
Le Triangle Secret

Bon déjà, il faut du courage pour arriver jusqu'au bout malgré un dessin repoussant. D'autant plus repoussant que les couvertures annoncent nettement mieux. Une histoire passionnante dans son principe, mais qui repose sur la pierre de touche qu'il y a un lieu secret à trouver, et ce lieu n'étant qu'un piètre étang dans une forêt connue et visitable par tout le monde, eh ben ça met comme qui dirait tout le reste de l'histoire dans l'eau. La relation avec la récente veuve m'a paru limite aussi. J'aurais préféré qu'il la voie mais que ce soit une autre héroïne qui accompagne le héros dans ses périples. Enfin, périples... pas trop loin de Paris, quand-même, hein... Soyons sérieux, faut pouvoir revenir au boulot le lundi, après les aventures du week-end avec la copine...

10/06/2006 (modifier)
Par Arno
Note: 3/5
Couverture de la série Finkel
Finkel

Une série exceptionnelle dans les premiers tomes: univers original, réussite d'un imaginaire technologique, dessin audacieux, narration au rythme du temps marin.... Malheureusement, le tout devient incohérent dès le milieu du tome 5 et dans tout le tome 6 (les barbares ont perdu mais y menacent de gagner, les hommes-poissons ont de frêles esquifs mais ils menacent la puissante flotte et aussi passent sa surveillance sans problème, le vieux moine que le marin doit protéger n'est plus un vieux moine mais un athlète guerrier qui protège le marin...). Et puis j'aimais bien le mystère des origines et de la maladie, et j'aurais préféré qu'il reste mystère. Son dévoilement m'a paru forcé, trivial et désenchantant. L'univers Finkel y a perdu son lointain, sa profondeur, son ouverture au destin, sa magie océanique. Au tome 7, patatra, ben ça devient carrément sordide. Sorti 4 ans après le tome 6 (2001 - 2005), cet épisode gâche la totalité de la série, et on peut se demander s'il n'aurait pas mieux valu la laisser inachevée. Sordide, incohérent, téléphoné, une débâcle totale pour une série qui promettait de devenir majeure.

10/06/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Toxic planet
Toxic planet

Une chose à savoir avant d'acheter cette BD, c'est que plus de la moitié des pages ne sont qu'à moitié remplies : ça surprend un peu quand on entame la lecture. La plupart des planches sont en effet constituées d'un gag en strip de deux lignes qui prend la moitié de la page tandis que le bas de la page dispose d'un petit dessin histoire de remplir un peu le vide ainsi laissé. Quand on voit qu'en outre les strips sont assez peu bavards et souvent répétitifs, le cri d'outrage à l'arnaque n'est pas loin même si la BD est un peu moins cher qu'un album composé de 57 véritables pages. Pourtant le dessin est plutôt sympa. Même si les décors sont le plus souvent vides, j'aime bien le trait des personnages, l'encrage et les couleurs. C'est un dessin que je trouve agréable à lire et que j'aurais apprécié si seulement j'avais trouvé les gags drôles. Mais c'est bien mon soucis : je ne trouve pas ça drôle la plupart du temps. L'idée humoristique de l'album, c'est de nous introduire sur une Terre surpolluée où tout le monde vit avec un masque à gaz et où la pollution est plus normale pour les humains que la propreté, cette dernière étant jugée suspecte. L'ennui, c'est que cela ne donne pas lieu à beaucoup de gags différents cette idée là. Quelques strips m'ont fait sourire par-ci par-là (notamment la toute dernière planche qui est assez d'actualité), mais beaucoup sont répétitifs ou tombent tout simplement à plat pour moi.

10/06/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Aventuriers du NHL2987 Survivaure
Les Aventuriers du NHL2987 Survivaure

Pour ceux qui ne connaitraient pas Survivaure, c'est une série d'épisodes audio diffusés sur Internet dans la mouvance de la série plus connue : Le Donjon de Naheulbeuk. Ces deux séries ont par conséquent été illustrées par la même dessinatrice pour un résultat graphique identique. La grosse différence, pour moi, c'est qu'autant j'avais déjà écouté et rigolé sur Le Donjon de Naheulbeuk, autant je n'ai jamais écouté les sketchs du Survivaure. Le résultat, c'est que, dans ma lecture de Naheulbeuk, je reconnaissais des gags qui m'avaient déjà fait rire et je riais au simple souvenir de la version audio, tandis que durant ma lecture de Survivaure... je n'ai pas ri du tout et à peine souri par moment. C'est bien simple, les gags, adaptés en BDs, ne se suffisent pas du tout en eux-mêmes : ils ne passent pas pour moi. Bref, le fait de ne pas avoir écouté la version audio avant m'a empêché d'avoir l'indulgence que j'avais eu à la lecture de Le Donjon de Naheulbeuk. Et cette indulgence, je ne l'ai pas non plus avec le dessin. Les personnages représentés en nabots ridicules et leurs yeux énormes au strabisme divergents ou convergents à loisir m'exaspèrent. La tentative d'humour que ce choix graphique impose est vraiment trop grossière, trop "tarte à la crême" : l'effet est inverse pour moi puisque ça m'agace plutôt que de me faire rire. Bon, passé ces défauts que je trouve manifestes, l'histoire reste lisible même si elle manque cruellement de rythme. En outre, la BD est assez dense et par conséquent mérite presque son prix en terme de temps de lecture. Mais sincèrement, ce sera sans moi cette fois-ci.

10/06/2006 (modifier)
Par paradis
Note: 3/5
Couverture de la série 303
303

Alors pour moi qui aime bien les héros désabusés, c'est un scénario vraiment pile poil ! C'est clair que notre russe n'est pas un bon camarade avec qui on va prendre un verre en rigolant, il a beaucoup vécu et sa vision du monde se résume à quelque chose proche de : "monde de merde !" Sinon pour le dessin, je le trouve pas mal, même si les personnage ont tous un petit air de famille qui gêne un peu. Par contre autant le tome 1 mériterait 4/5, autant le tome 2 est pas très simple à comprendre, et finit d'une manière qui ne me plait pas beaucoup. Mais bon, au demeurant, c'est pas mal, on passe un bon moment.

10/06/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Stratos
Stratos

Une des premières BDs de Miguelanxo Prado, une BD dans la veine de son grand récit d'anticipation Demain les dauphins. De nos jours, Miguelanxo Prado est à mes yeux un virtuose du dessin. Trait de craie, Pierre et le Loup, son épisode dans Sandman - Nuits Éternelles, sont tout autant de démonstrations de son trait excellent et de ses couleurs superbes. Mais à l'époque de Stratos, il n'utilisait pas encore la couleur et c'est bien dommage. Le trait noir et blanc de cette BD est déjà techniquement très maîtrisé mais son encrage très fin et l'aspect caricatural de ses visages lui donnent un aspect désuet un peu dommage. Pourtant les planches se lisent très bien et, même si on ne peut crier au superbe esthétisme, il faut reconnaître que tout cela est propre et plutôt joli. Stratos est un album de science-fiction qui se rapproche un peu de SOS Bonheur dans sa forme et son contenu. Il représente, par une succession d'histoires courtes amenées à se combiner en fin d'album, une dystopie critiquant la société de consommation. Dans cette Terre du 22e siècle qu'il imagine, la société humaine s'est auto-hiérarchisée, avec les prols condamnés aux plus basses tâches, avec les petits bourgeois en consommateurs idiots et aveugles, avec les notables qui se manipulent les uns les autres et se tirent entre les pattes, et le tout dirigé par une oligarchie qui voit l'ensemble de l'humanité comme une grosse entreprise sans âme où tout peut être géré comme des données informatiques. Chaque histoire courte grimpe cette échelle sociale en nous montrant les travers et l'absurdité de chacune, nous réflétant bien sûr avec ironie et un faible zeste d'humour noir les aspects sombres du propre monde où nous vivons. Rien de très original et de très fort dans ce scénario SF somme toute assez classique mais des histoires plaisantes et bien construites. Une BD au dessin joli mais un peu démodé et au scénario d'anticipation sympathique quoiqu'assez peu original, une lecture que je conseille voire un achat si vous le trouvez d'occasion et que vous aimez ce genre d'histoires.

10/06/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série La Mémoire dans les poches
La Mémoire dans les poches

Je viens de lire La mémoire dans les poches et c'est véritablement prenant. Le dessin d'Etienne Le Roux est superbe. Et encore, je parle pas de la qualité éditoriale de cette bd (dessin, couverture). Très beau livre de 88 pages ! Luc Brunschwig joue, comme souvent dans ses scénarii, entre passé et présent d'un même personnage, en l'occurrence Sidoine, (et puis, après le bouquin de Rabaté, les "vieux " sont à l'honneur), figure emblématique de sa cité. (réminiscence de Le sourire du clown sans doute) En sortant du carcan des 48CC, en mettant en avant des personnages communs, pas très beaux, aux caractères ambigus (voir le père et la mère de Laurent), Brunschwig et Le Roux signent là une oeuvre originale et émouvante. Beaucoup de questions sans réponse dans ce premier volume notamment sur la petite enfance de Sidoine, pendant la guerre, enfance apparemment traumatisante qui sans doute guide ses actions dans cette première partie. Ah ! J'oubliais : En achetant cet album, je me suis demandé "quel drôle de titre !" Et au fur et à mesure de la lecture, lorsque l'on voit ce petit bonhomme sortir de sa poche tant de papiers, on se dit "ah bien sûr !"

10/06/2006 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Les Damnés de Nanterre
Les Damnés de Nanterre

Partant d'un "fait divers" tragique avec la mort de plusieurs personnes, Montellier trace le parcours des auteurs d'une équipée sauvage. Elle recherche les raisons, les inspirations en regardant leurs familles respectives notamment de ces 2 jeunes paumés rapidement assimilés par la presse au film "Tueurs nés" d'Oliver Stone. Les Bony and Clyde des 90's. Chantal Montellier explore la piste du 3ème homme, personnage vite éclipsé par les médias, sans jamais chercher à excuser ces jeunes meurtriers ni les prendre en pitié. Bref intéressant pour se re situer le contexte de l'époque dans lequel on retrouve les enjeux politiques avec Charles Pasqua au ministère de l'intérieur, la dérive sécuritaire et les contrats de travail précarisant les jeunes sont une analogie curieuse avec le climat de ces derniers mois. Malgré cela, la narration est un peu tordue et romancée comme ce passage façon vision de son jules pour Florence Rey entre ses 4 murs. Le tout dans un style graphique Montellien, pages fouillées et visages blafards.

10/06/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Pure Trance
Pure Trance

Note approximative : 2.5/5 Pure Trance est le premier manga de Junko Mizuno que je lis et c'est vrai que... c'est bizarre. On retrouve cet univers graphique étrange qui la caractérise : des filles mignonnes, un trait tout rond qu'on imagine tout rose et tout pastel, mais tout cela mélangé avec du gore, du sexy Sado-Maso, de la violence et du trash. Le dessin n'est pas encore complètement maîtrisé mais il est très intéressant par cet étrange contraste de genres. Il est en outre ici en noir et blanc contrairement à ses oeuvres plus récentes comme Cinderalla. Ce manga est en réalité sa première publication créée à l'origine pour illustrer des CDs de musique techno. Cet aspect donne une narration assez décousue aux premières pages de l'histoire qui sont plus là pour créer une ambiance, un décor futuriste, à la fois mignon et glauque. Malgré l'originalité de cette oeuvre étrange pour celui qui découvre cette auteure comme moi, malgré ces inventions futuristico-comico-trash en bas de chaque page, il n'est pas facile d'accrocher à ce début d'histoire. Mais le récit, tout en restant extravagant et surprenant, devient un peu plus linéaire au fil des pages, permettant de s'attacher un peu plus à ces héroïnes sanglantes et étonnantes. Pour autant, ce n'est pas très captivant, et l'humour (noir) ne m'a fait guère plus que sourire par-ci par-là. En outre, au delà de l'aspect très décousu et fouillis du récit, la fin est vraiment en queue de poisson. Intéressant et original, mais je pense que ce n'est là qu'un coup d'essai d'une auteure hors-norme qui aura sûrement réussi de meilleurs albums par la suite.

10/06/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Ma note peut sembler basse, car cette série a une très bonne réputation. Mais je dois dire que je ne la trouve pas exceptionnelle. Le premier tome m'avait donné l'impression d'une histoire au scénario moyen, mais magnifiée par des dessins très expressifs. Le personnage de Blacksad est en cela remarquablement "sombre". Les auteurs avaient très bien su exploiter les codes du polar américain des années 50. Le deuxième album m'a paru plus intéressant d'un point de vue scénaristique en dénonçant le racisme qui sévissait dans la société des années 50. Les dessins, quant à eux étaient toujours splendides. Le dernier album qui vient de sortir et qui rappelle les mauvais souvenirs du maccarthysme m'a un peu déçu. Les auteurs ont peut-être eu un peu de mal à se renouveler.

09/06/2006 (modifier)