Après avoir lu récemment Les coulisses du pouvoir, cette nouvelle série était l'occasion de découvrir le travail récent du talentueux scénariste Philippe Richelle.
Premier tome d'un diptyque, "Les Associés" aborde le thème de la corruption et du blanchiment d’argent. Pour le moment, ce polar-économique ne révolutionne pas le genre et les mécanismes qui nous sont exposés relèvent plus de la magouille artisanale que de la haute finance internationale. Néanmoins, la narration est très bien construite. Les faits relatés sont très crédibles et intéressants, même s'il faut attendre les deux tiers de l'album pour que l'intrigue se fasse véritablement jour. Comme souvent le premier album sert de prologue à d'autres rebondissements que Philippe Richelle devraient développer lors dans les prochains volumes. On notera aussi un personnage principal attachant dans sa naïveté et dans la volonté qui est la sienne d'aspirer à des jours meilleurs pour lui et sa famille.
Coté dessins, la mission a été confiée à Pierre Wachs lequel avait déjà œuvré sur les séries Le Triangle Secret et I.N.R.I. Au niveau des décors, le rendu est des plus agréables. Le style réaliste de Pierre Wachs lui permet d'agrémenter ses cases de nombreux détails. Cette impression est d'ailleurs renforcée par un gros travail fourni sur le cadrage et le découpage des planches. En revanche, les personnages ne sont pas fameux. Ces derniers paraissent figés, même lors des rares scènes d'action du récit. De même, leurs visages sont un peu disgracieux. Pour finir, je saluerais la mise en page très réussie de la couverture, laquelle incite à se plonger dans cet album.
Une série à suivre, programmée en huit albums...
Bon, je savais déjà que mes goûts en matière de dessin étaient assez... personnels disons ;) mais là, ça se confirme ! Il est magnifique ce dessin, certaines planches s'apparentent même davantage à la peinture qu'à la bande dessinée, raison sans doute de mon enthousiasme, et je ne le trouve pas du tout illisible ou trop sombre, il est tout simplement sublime, d'un grand lyrisme (les danses des femmes en transe m'évoquent les préraphaélites) et restitue parfaitement l'atmosphère pesante de ce siècle en proie à deux fléaux majeurs : la peste et l'inquisition.
Pourquoi seulement 2 étoiles, alors ? Parce que, sans ce dessin, je n'aurais certainement jamais eu envie de lire cette histoire, et que, de fait, je n'ai retiré aucun plaisir autre que visuel, de ma lecture des 2 premiers tomes. Le contexte historique dans lequel elle s'inscrit n'est pas ma tasse de thé, et si, j'ai trouvé le scénario plutôt intelligent dans sa construction, je déplore le traitement réservé à la partie qui se déroule en 2194, bâclé à mon avis. En outre, je trouve franchement douteux, de faire d'un inquisiteur le héros d'une série, quand on connaît les crimes commis par cette juridiction d'exception, mais peut-être que la suite et fin de l'histoire lui réservent le sort qu'il mérite ; je n'en sais rien n'ayant pas lu le roman d'Evangelisti, ceci dit, je n'ai aucune intention de connaître la suite.
Alors tout d'abord, un coup de chapeau à Jean-David Morvan, décidément sur tous les fronts ces temps-ci ( y a concours entre lui, Sfar et Corbeyran ? ;) ) et qui plus est, dans un registre que je ne lui connaissais pas encore : la S-F steam-punk. Ceci dit, cette histoire ne me passionne guère, elle est très centrée sur le personnage de ce grand dadais qui sème la mort sur son passage et ne semble pas voir la même chose que les gens qui l'entourent. Je ne trouve pas le scénario d'une originalité étourdissante, et j'ai tourné les pages jusqu'à la dernière sans la moindre émotion. Passons au dessin maintenant, il parait que ça se passe à Lyon ? ... Ouich ... effectivement, j'ai peut-être identifié la façade de verre de la Halle Tony Garnier, mais alors c'est bien tout, autant dire que c'est complètement anecdotique, et franchement, si c'était pour faire ça, Nesmo aurait pu choisir une autre ville, merci !
Un grand album cartonné, Alex Ross au dessin, la JLA de l'age d'argent (Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Aquaman, etc.) : devant cet album et ce qu'il proposait, même si je n'avais aucune idée de son scénario, j'ai assez peu hésité, ne serait-ce que par curiosité.
C'est bien Alex Ross qui est aux commandes du dessin. Et pourtant, en réalité, il n'a fait ici que les couleurs. Mais il s'est tellement approprié le dessin initial de D. Braithwaite qu'on se croirait exactement dans une BD totalement dessinée par Ross.
Cela implique donc un photo-réalisme et des images impressionnantes de talent. Si ce n'est quelques visages un peu trop similaires rendant difficiles la différenciation de personnages quand ils n'ont pas leur costume approprié, ce sont là de très belles planches. Bien sûr, il faut aimer ce style presque photographique mais même ceux qui n'aiment pas ne peuvent que constater la prouesse graphique d'Alex Ross. Hormis des postures un peu trop dramatiques de ses personnages, on a l'impression d'être véritablement plongé dans un film aux superbes effets spéciaux : on s'y croirait.
Qu'en est-il maintenant du scénario ?
Eh bien, il faut admettre que ce seul premier tome laisse assez le lecteur sur sa faim. L'intrigue est très confuse, sautant d'un personnage à un autre, d'un lieu à un autre. Les scénettes se suivent sans que leur liant apparaisse clairement. A la manière d'un Kingdom Come, l'histoire met en scène une foule de super-héros et super-vilains, jouant la carte de la grande dramaturgie où tous les peuples du monde sont affectés et où les super-gentils craignent de voir leur ère disparaitre sous l'effet de visions d'un cataclysme à venir.
A la fin du premier tome, on est guère avancé. Des héros sont emprisonnés par des vilains, d'autres vilains agissent soudainement pour le bien de l'humanité, d'autres héros agissent soudainement bizarrement, s'auto-détruisant par exemple... mais on ne comprend pas encore ni pourquoi ni par qui ces évènements interviennent. Et on en ressort avec l'impression d'avoir survolé une suite de scènes d'actions ou tragiques sans s'être attaché à l'intrigue elle-même.
Et arrivé au bout de la série dans son entier, j'en ressors avec une certaine impression de vacuité. Le scénario est tout sauf marquant. Les évènements s'enchainent, les personnages se succèdent comme une grande galerie de personnages, mais le tout manque de struccture, d'accroche et finalement d'intérêt. Il en ressort donc une belle panopile de jolies planches mais une lecture plus ou moins dispensable.
Le sujet de départ avait tout pour faire une bonne série : un héros chevalier, tué alors qu'il fuit la bataille, est condamné à être un fantôme le reste de sa vie. Il s'aperçoit vite que sa mort a été provoquée par ceux qui voulaient lui voler son trône. Bref, ça devait donner quelque chose de bon...
Mais l'histoire est repensée en cours de route avec l'apparition d'un enfant. Et puis je n'aime pas du tout certains personnages comme Dame Gorge... Bref, je regrette d'avoir acheté les 8 tomes.
Une série pour jeunes ado, loin d'être inoubliable !
"Le tueur", une profession comme une autre…
J’ai toujours lu pas mal d’éloge sur cette série, mais graphiquement, c’est typiquement le genre d’albums que je n’aurais pas débuté sans un petit coup de pousse. Et avec la récente opération Le meilleur de la BD qui permet d’acheter le tome 1 à 5€ c'était l’occasion ou jamais. Et oui, car Jacamon, nous livre des dessins et des couleurs pas forcément très facile à aborder. Au départ, je trouvais le trait très grossier et le visage du personnage principal franchement pas terrible, et puis au fil des pages je m’y suis fait et j’ai même fini par l’apprécier sans pour autant être un inconditionnel. Et puis ça a le mérite de sortir des sentiers battus.
Côté scénario Matz, signe une histoire pas très politiquement correcte. Son héros est un tueur à gage sans état d’âme qui a une philosophie de la vie très cynique. Ses pensées et ça façon d’interpréter le monde qui l’entoure sont assez dérangeante, et pire encore, convaincante. Il y a très peu de dialogues, l’essentiel des bulles retournent les pensées du tueur, il y a beaucoup de flash back, et tout ça est très bien écrit, l’intrigue n’est pas vraiment très haletante mais très prenante. J’ai particulièrement apprécié de lire ces 5 albums et ça me cause un petit problème car je ne cautionne pas les raisonnements amoraux du tueur.
PS : Cette série a l’avantage d’être achevée en 5 tomes, et la pagination de ces albums est toujours supérieure ou égale à 56 pages.
Un polar tout ce qu’il y a de plus standard, dont la seule originalité est de mettre en scène des animaux… L’intrigue n’est pas mauvaise, loin de là, mais n’innove pas d’un iota. Un coupable innocent, un politicien véreux, un journaliste qui aide le héros… bref, toute la galerie « polaresque » est à l’appel.
Le dessin est sympa, et la lecture quand même agréable… mais ne vous attendez pas à un scénario transcendant, sinon vous risquez d’être déçu. A lire à l’occasion…
Cette BD me rappelle beaucoup Mémoires d'un incapable, par son coté désespérant et son héros pitoyable, contre qui le sort s’acharne. C’est noir, c’est triste, et je dois avouer que ça m’a plu et touché. Bon maintenant c’est sûr qu’il faut être friand de ce genre d’histoire un peu sombre pour apprécier pleinement.
En plus comme la réalisation suit (dessin sympa, découpage original, couverture superbe…), je suis bien content de ma lecture, et je lirai la suite sans hésiter. Une belle découverte.
Je vais faire baisser le concert de louanges avec ma note. Mais, je n'ai pas réussi à accrocher à cette série. Pourtant l'intrigue est assez intéressante se concentrant sur cette lutte de pouvoir entre hommes et femmes politiques new-yorkais, sur fond de violence urbaine. Chaque groupe utilise des moyens plus ou moins discutables. Au milieu de tout ça erre une sorte de paumé Joshua qui a perdu son fils et qui est une victime de ces manipulations.
Malgré ce bon scénario de départ, cette histoire n'évite pas certains clichés ; j'ai trouvé le message un peu gros (difficile d'y croire) et trop caricatural. De même, au dessin Hirn ne m'a guère convaincu.
Je mets quand même trois étoiles car je n'ai pas passé un mauvais moment en lisant ces bds.
Cette oeuvre est découpée de façon étrange. En effet, si l'oeuvre est une succession d'étapes d’une même histoire, chaque étape ou chapitre est totalement indépendante des autres. L'oeuvre compte ainsi 6 chapitres de 6/7 pages chacun, plus un 7ième chapitre qui ne correspond à rien puisqu'il s'agit d'une autre histoire n'ayant ni le thème, ni la trame, ni les personnages en commun avec le reste ! Il s'agit en fait d'un "bonus" en noir et blanc mis là pour atteindre (péniblement) les 45 pages !
Les histoires sont assez peu excitantes (les 2 premières sont des viols) et les graphismes sont horribles. On ne sait pas toujours ce que l'on voit! Cela est notamment dû à la colorisation (une espèce de peinture à l'eau très mal faite).
Bref je n'ai pris aucun plaisir à lire cette BD.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Secrets bancaires
Après avoir lu récemment Les coulisses du pouvoir, cette nouvelle série était l'occasion de découvrir le travail récent du talentueux scénariste Philippe Richelle. Premier tome d'un diptyque, "Les Associés" aborde le thème de la corruption et du blanchiment d’argent. Pour le moment, ce polar-économique ne révolutionne pas le genre et les mécanismes qui nous sont exposés relèvent plus de la magouille artisanale que de la haute finance internationale. Néanmoins, la narration est très bien construite. Les faits relatés sont très crédibles et intéressants, même s'il faut attendre les deux tiers de l'album pour que l'intrigue se fasse véritablement jour. Comme souvent le premier album sert de prologue à d'autres rebondissements que Philippe Richelle devraient développer lors dans les prochains volumes. On notera aussi un personnage principal attachant dans sa naïveté et dans la volonté qui est la sienne d'aspirer à des jours meilleurs pour lui et sa famille. Coté dessins, la mission a été confiée à Pierre Wachs lequel avait déjà œuvré sur les séries Le Triangle Secret et I.N.R.I. Au niveau des décors, le rendu est des plus agréables. Le style réaliste de Pierre Wachs lui permet d'agrémenter ses cases de nombreux détails. Cette impression est d'ailleurs renforcée par un gros travail fourni sur le cadrage et le découpage des planches. En revanche, les personnages ne sont pas fameux. Ces derniers paraissent figés, même lors des rares scènes d'action du récit. De même, leurs visages sont un peu disgracieux. Pour finir, je saluerais la mise en page très réussie de la couverture, laquelle incite à se plonger dans cet album. Une série à suivre, programmée en huit albums...
Nicolas Eymerich Inquisiteur
Bon, je savais déjà que mes goûts en matière de dessin étaient assez... personnels disons ;) mais là, ça se confirme ! Il est magnifique ce dessin, certaines planches s'apparentent même davantage à la peinture qu'à la bande dessinée, raison sans doute de mon enthousiasme, et je ne le trouve pas du tout illisible ou trop sombre, il est tout simplement sublime, d'un grand lyrisme (les danses des femmes en transe m'évoquent les préraphaélites) et restitue parfaitement l'atmosphère pesante de ce siècle en proie à deux fléaux majeurs : la peste et l'inquisition. Pourquoi seulement 2 étoiles, alors ? Parce que, sans ce dessin, je n'aurais certainement jamais eu envie de lire cette histoire, et que, de fait, je n'ai retiré aucun plaisir autre que visuel, de ma lecture des 2 premiers tomes. Le contexte historique dans lequel elle s'inscrit n'est pas ma tasse de thé, et si, j'ai trouvé le scénario plutôt intelligent dans sa construction, je déplore le traitement réservé à la partie qui se déroule en 2194, bâclé à mon avis. En outre, je trouve franchement douteux, de faire d'un inquisiteur le héros d'une série, quand on connaît les crimes commis par cette juridiction d'exception, mais peut-être que la suite et fin de l'histoire lui réservent le sort qu'il mérite ; je n'en sais rien n'ayant pas lu le roman d'Evangelisti, ceci dit, je n'ai aucune intention de connaître la suite.
Ronces
Alors tout d'abord, un coup de chapeau à Jean-David Morvan, décidément sur tous les fronts ces temps-ci ( y a concours entre lui, Sfar et Corbeyran ? ;) ) et qui plus est, dans un registre que je ne lui connaissais pas encore : la S-F steam-punk. Ceci dit, cette histoire ne me passionne guère, elle est très centrée sur le personnage de ce grand dadais qui sème la mort sur son passage et ne semble pas voir la même chose que les gens qui l'entourent. Je ne trouve pas le scénario d'une originalité étourdissante, et j'ai tourné les pages jusqu'à la dernière sans la moindre émotion. Passons au dessin maintenant, il parait que ça se passe à Lyon ? ... Ouich ... effectivement, j'ai peut-être identifié la façade de verre de la Halle Tony Garnier, mais alors c'est bien tout, autant dire que c'est complètement anecdotique, et franchement, si c'était pour faire ça, Nesmo aurait pu choisir une autre ville, merci !
JLA - Justice
Un grand album cartonné, Alex Ross au dessin, la JLA de l'age d'argent (Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Aquaman, etc.) : devant cet album et ce qu'il proposait, même si je n'avais aucune idée de son scénario, j'ai assez peu hésité, ne serait-ce que par curiosité. C'est bien Alex Ross qui est aux commandes du dessin. Et pourtant, en réalité, il n'a fait ici que les couleurs. Mais il s'est tellement approprié le dessin initial de D. Braithwaite qu'on se croirait exactement dans une BD totalement dessinée par Ross. Cela implique donc un photo-réalisme et des images impressionnantes de talent. Si ce n'est quelques visages un peu trop similaires rendant difficiles la différenciation de personnages quand ils n'ont pas leur costume approprié, ce sont là de très belles planches. Bien sûr, il faut aimer ce style presque photographique mais même ceux qui n'aiment pas ne peuvent que constater la prouesse graphique d'Alex Ross. Hormis des postures un peu trop dramatiques de ses personnages, on a l'impression d'être véritablement plongé dans un film aux superbes effets spéciaux : on s'y croirait. Qu'en est-il maintenant du scénario ? Eh bien, il faut admettre que ce seul premier tome laisse assez le lecteur sur sa faim. L'intrigue est très confuse, sautant d'un personnage à un autre, d'un lieu à un autre. Les scénettes se suivent sans que leur liant apparaisse clairement. A la manière d'un Kingdom Come, l'histoire met en scène une foule de super-héros et super-vilains, jouant la carte de la grande dramaturgie où tous les peuples du monde sont affectés et où les super-gentils craignent de voir leur ère disparaitre sous l'effet de visions d'un cataclysme à venir. A la fin du premier tome, on est guère avancé. Des héros sont emprisonnés par des vilains, d'autres vilains agissent soudainement pour le bien de l'humanité, d'autres héros agissent soudainement bizarrement, s'auto-détruisant par exemple... mais on ne comprend pas encore ni pourquoi ni par qui ces évènements interviennent. Et on en ressort avec l'impression d'avoir survolé une suite de scènes d'actions ou tragiques sans s'être attaché à l'intrigue elle-même. Et arrivé au bout de la série dans son entier, j'en ressors avec une certaine impression de vacuité. Le scénario est tout sauf marquant. Les évènements s'enchainent, les personnages se succèdent comme une grande galerie de personnages, mais le tout manque de struccture, d'accroche et finalement d'intérêt. Il en ressort donc une belle panopile de jolies planches mais une lecture plus ou moins dispensable.
Gorn
Le sujet de départ avait tout pour faire une bonne série : un héros chevalier, tué alors qu'il fuit la bataille, est condamné à être un fantôme le reste de sa vie. Il s'aperçoit vite que sa mort a été provoquée par ceux qui voulaient lui voler son trône. Bref, ça devait donner quelque chose de bon... Mais l'histoire est repensée en cours de route avec l'apparition d'un enfant. Et puis je n'aime pas du tout certains personnages comme Dame Gorge... Bref, je regrette d'avoir acheté les 8 tomes. Une série pour jeunes ado, loin d'être inoubliable !
Le Tueur
"Le tueur", une profession comme une autre… J’ai toujours lu pas mal d’éloge sur cette série, mais graphiquement, c’est typiquement le genre d’albums que je n’aurais pas débuté sans un petit coup de pousse. Et avec la récente opération Le meilleur de la BD qui permet d’acheter le tome 1 à 5€ c'était l’occasion ou jamais. Et oui, car Jacamon, nous livre des dessins et des couleurs pas forcément très facile à aborder. Au départ, je trouvais le trait très grossier et le visage du personnage principal franchement pas terrible, et puis au fil des pages je m’y suis fait et j’ai même fini par l’apprécier sans pour autant être un inconditionnel. Et puis ça a le mérite de sortir des sentiers battus. Côté scénario Matz, signe une histoire pas très politiquement correcte. Son héros est un tueur à gage sans état d’âme qui a une philosophie de la vie très cynique. Ses pensées et ça façon d’interpréter le monde qui l’entoure sont assez dérangeante, et pire encore, convaincante. Il y a très peu de dialogues, l’essentiel des bulles retournent les pensées du tueur, il y a beaucoup de flash back, et tout ça est très bien écrit, l’intrigue n’est pas vraiment très haletante mais très prenante. J’ai particulièrement apprécié de lire ces 5 albums et ça me cause un petit problème car je ne cautionne pas les raisonnements amoraux du tueur. PS : Cette série a l’avantage d’être achevée en 5 tomes, et la pagination de ces albums est toujours supérieure ou égale à 56 pages.
Du Rififi chez les clébards
Un polar tout ce qu’il y a de plus standard, dont la seule originalité est de mettre en scène des animaux… L’intrigue n’est pas mauvaise, loin de là, mais n’innove pas d’un iota. Un coupable innocent, un politicien véreux, un journaliste qui aide le héros… bref, toute la galerie « polaresque » est à l’appel. Le dessin est sympa, et la lecture quand même agréable… mais ne vous attendez pas à un scénario transcendant, sinon vous risquez d’être déçu. A lire à l’occasion…
Une Âme à l'amer
Cette BD me rappelle beaucoup Mémoires d'un incapable, par son coté désespérant et son héros pitoyable, contre qui le sort s’acharne. C’est noir, c’est triste, et je dois avouer que ça m’a plu et touché. Bon maintenant c’est sûr qu’il faut être friand de ce genre d’histoire un peu sombre pour apprécier pleinement. En plus comme la réalisation suit (dessin sympa, découpage original, couverture superbe…), je suis bien content de ma lecture, et je lirai la suite sans hésiter. Une belle découverte.
Le Pouvoir des innocents
Je vais faire baisser le concert de louanges avec ma note. Mais, je n'ai pas réussi à accrocher à cette série. Pourtant l'intrigue est assez intéressante se concentrant sur cette lutte de pouvoir entre hommes et femmes politiques new-yorkais, sur fond de violence urbaine. Chaque groupe utilise des moyens plus ou moins discutables. Au milieu de tout ça erre une sorte de paumé Joshua qui a perdu son fils et qui est une victime de ces manipulations. Malgré ce bon scénario de départ, cette histoire n'évite pas certains clichés ; j'ai trouvé le message un peu gros (difficile d'y croire) et trop caricatural. De même, au dessin Hirn ne m'a guère convaincu. Je mets quand même trois étoiles car je n'ai pas passé un mauvais moment en lisant ces bds.
Route 69
Cette oeuvre est découpée de façon étrange. En effet, si l'oeuvre est une succession d'étapes d’une même histoire, chaque étape ou chapitre est totalement indépendante des autres. L'oeuvre compte ainsi 6 chapitres de 6/7 pages chacun, plus un 7ième chapitre qui ne correspond à rien puisqu'il s'agit d'une autre histoire n'ayant ni le thème, ni la trame, ni les personnages en commun avec le reste ! Il s'agit en fait d'un "bonus" en noir et blanc mis là pour atteindre (péniblement) les 45 pages ! Les histoires sont assez peu excitantes (les 2 premières sont des viols) et les graphismes sont horribles. On ne sait pas toujours ce que l'on voit! Cela est notamment dû à la colorisation (une espèce de peinture à l'eau très mal faite). Bref je n'ai pris aucun plaisir à lire cette BD.