Ce manga n'est pas trop mon genre mais je l'ai lu sans déplaisir.
Le dessin a un aspect vraiment vieillot. Certaines planches sont plutôt jolies mais il y en a quand même beaucoup qui ne sont vraiment pas terribles. Le pire étant le gamin du héros qui est vraiment toujours affreusement dessiné. Bref, ce n'est vraiment pas pour son aspect graphique que je pourrais apprécier ce manga.
L'histoire est assez prenante grâce à la division de chaque album en histoires courtes qu'on lit sans s'ennuyer. Le décor du Japon du 16e siècle est intéressant et représenté avec moults détails exotiques et assez fascinants pour un lecteur occidental. L'histoire de la vengeance du héros et de son long exil avec son jeune fils est assez bonne et plutôt prenante.
Par contre, cela manque totalement d'humour. Et pourtant l'auteur semble prendre son récit tellement au sérieux que c'en est presque risible parfois : de voir le héros, la gueule constamment fermé, fixer avec des yeux de tueur ceux qu'il veut intimider, et le voir en permanence se confronter à des combats dont il sortira formidablement vainqueur, ça fait vraiment super-héros mâle, viril et fort, qui subit la souffrance stoïquement et fascine les femelles soumises. Je ne peux m'empêcher de sourire au second degré dans des scènes que l'auteur voudrait super-tragédiques et impressionnantes.
Bref, pour ceux qui aiment les histoires de samourais invincibles et très très sérieux, ce sont de bonnes histoires et une bonne intrigue globale bénéficiant en outre d'un bon décor historique.
M'ouais .
L'emballage est séduisant, les couvertures sont pas mal, les filles sont magnifiques, les couleurs superbes et le trait simple et précis. D'un point de vue purement technique, la série est plus que correct, et ce travail mérite la moyenne.
Pour les scénarii, même si ils sont pas mal ficelés, je trouve qu'ils sont chaque fois un peu trop compliqués pour être réellement prenants et Le héros est vraiment trop facile, mais bon, on va pas prendre un bossu pour jouer les espions et les golden boy non ?
Sinon ça se lit plutôt bien, pour toutes les raisons citées plus haut Largo Winch a tout d'un best seller.
Facilité, Intrigue, Action, Sexe, Complots et gros sous.
Une bonne série pour tout ceux qui aiment surtout les films d'espionnages à l'américaine. Les personnages manquent cruellement de profondeur mais c'est le type de la série qui veut ça.
Une bonne série commerciale, qui se laisse lire mais sont plus. La bonne réalisation de l'ensemble me force à mettre la moyenne. J'en lis volontiers un de temps à autres, mais jamais je n'en relirai un. Je suis heureux de ne pas avoir eu à acheter la série pour la lire.
En voilà une bonne surprise! Une BD que personnellement je n'attendais pas, mais le titre, le thème et le graphisme m'ont convaincu.
Avec humour, les auteurs nous plongent dans une trame policière assez originale, se déroulant dans un décor non moins original (un bordel parisien des années 30). Le dessin, joli et en adéquation avec le ton de l'histoire, s'inscrit parfaitement dans la lignée des "Poisson Pilote".
Le tout nous donne un moment de lecture très agréable. A découvrir sans plus tarder!
Jérémie, c'est vrai, c'est le looser pathétique. Le gars qu'on montre du doigt, celui qu'on a tous un peu martyrisé au collège, peut être parce qu'il nous rappelait trop la part de Jérémie que chacun de nous a en soi, et qu'on s'efforce, un peu honteux, de dominer ou camoufler.
Ici, il n'est plus un ado (quoique...), et hormis les quelques flash back, on a affaire à la vie d'un jeune actif. Du coup, les aventures de Jérémie, que ce soit à Paris, ou au camping, l'été, ça parle à tout le monde.
Sattouf s'attache donc à nous narrer une histoire tout ce qu'il y a de plus contemporaine, maniant habilement la mise en scène du quotidien. Usant de procédés efficaces, parfois de clichés "clins d'oeil", mais le tout sans en rajouter. Et surtout, avec un dessin simple mais très expressif, plein de détails intéressants (un regard, une goutte de sueur...).
C'est sans doute là l'objectif de la BD : faire rire sans trop se prendre au sérieux.
En ce qui me concerne, ça a parfaitement réussi! Avec une petite réserve, tout de même, en ce qui concerne le 3è tome : Jérémie a (enfin) trouvé une fiancée, et la dynamique s'en trouve forcément modifiée. Mais les 2 premiers sont à lire, et relire.
Avec « Mysteries », Roger Seiter nous livre une adaptation d'un roman éponyme de Wilkie Collins, un auteur anglais de la fin du 19ème siècle.
Comme pour la série Fog, l'action se situe au sein de la bonne société britannique durant la période victorienne. Une bonne moitié de l'album consiste à planter le décors en livrant les divers éléments qui serviront de base à l'intrigue. Roger Seiter se livre également à une description des mœurs de l'époque avec lesquelles son héroïne, Valéria, ne semble pas en harmonie. Ceci étant posé commence alors le volet enquête policière de cette histoire. A ce propos, Valéria m'a étrangement fait penser au personnage de Miss Marple avec une cinquantaine d'années en moins. Une bonne mise en bouche pour préparer le second tome.
Coté dessins, le style de Vincent Wagner me rappelle celui de Cyril Bonin (Fog) dont il fut le camarade aux Arts Décos. Les personnages sont donc là aussi plutôt anguleux, ce qui n'empêche pas l'artiste de faire passer les émotions dont sont animés les personnages. Pour les décors, Vincent Wagner a certainement du travailler à partir de photographiques d'époque car de nombreux détails rendent les illustrations assez réalistes. Passer donc la petite réticence du début et laissez-vous emporter.
"Seule contre la loi" constitue un bon premier tome pour ce diptyque.
Si les dessins sont d'une beauté à couper le souffle (François Baranger sait vraiment créer une ambiance sur une planche), le scénario, très mystérieux et énigmatique dans le premier volume, prend une tournure assez classique dans le second album, et ce 'est pas sans raison q'il me fait sérieusement songer à l'univers des Stryges de Corbeyran ( les souterrains, les grottes, les corps monstrueux) Mais j'espère que l'histoire évoluera dans un autre sens. D'ailleurs les toutes dernières pages du second tome où Caleb use de tout son talent pour se sortir d'une situation difficile, présagent d'une suite fracassante.
Même si on apprend beaucoup de choses sur June ici, de nombreuses questions restent en suspens.
Une qualité graphique indéniable (ce qui n'est pas sans rappeler l'excellente bande dessinée Les quartiers de l'étrange de St Jo et St Ef) doublé d'un scénario prenant, bref on passe un très bon moment de lecture.
Le gros point fort de cette bd est les dessins de Laverdure : un trait dans le plus pur style "franco-belge" avec un encrage soigné et donnant du relief au dessin. Malheureusement, les quinze dernières planches (correspondant à la partie ajoutée par rapport à la précédente édition) ne sont pas du même tonneau avec un dessin sans vie qui donne une impression de travail à la chaîne bouclé vite fait mal fait.
L’histoire est une succession de faits ayant marqué la Province de Namur depuis la création de la Belgique (vers 1830). Certes, la BD est un support original pour découvrir l’Histoire mais la lecture de celle-ci est laborieuse car on a davantage l’impression de se retrouver devant une énumération de faits que d’une histoire de l’Histoire à proprement parler. Bref, on ne peut que louer la démarche mais je trouve le résultat décevant car trop décousu. De plus, la partie ajoutée par rapport à l’édition de 1981 n’apporte que peu de choses finalement à l’album.
Cette BD est moche. Inutile d'y aller par 4 chemins : c'est laid. Le trait est approximatif, mal maîtrisé, il n'y a aucun dynamisme, les courbes ressemblent à des escaliers, quant au couleurs, heu... Comment dire... Vous connaissez Derrick ? Bin pareil mais en BD (c'est parce que c'est allemand?)
Bon c'est pas très très grave, le principal pour du strip c'est quand même l'humour... A bin oui mais non, ça marche pas non plus! Comme Ro, je n'ai pas pu décrocher plus d'un sourire par tome, voire moins. Et pourtant je suis motard!
Enfin je crois que l'on trouve autant de représentations d'étrons en tout genre que de motos !! Cette débauche de scatologie est-elle sensée être drôle? Il est difficile de trouver un strip où il n'y a pas une chute dans ou sur une bouse, un chien en train de faire ces besoins ou une couche sale de bébé qui vole de casque en casque pour finir dans la bouche d'un motard... (premier gag du tome 2, ça plante le décors).
Résumons: une BD en strip sur les motards pas drôle du tout, laide et qui, pour couronner le tout, ne traite que vaguement des motards... Intérêt 0/5.
Jusqu'à présent, quelque soit la série de Tezuka que j'aie lue, j'ai toujours eu du mal à accrocher. Même si je reconnaissais toujours l'originalité de ses scénarios et l'inventivité de sa narration graphique, j'ai toujours eu de la peine à entrer dans ses histoires du fait du rythme particulier de ses récits, de son dessin proche du cartoon et de sa narration particulière oscillant sans cesse entre sérieux et clownesque même pour ses histoires les plus noires. Mais avec l'Arbre au Soleil, je pense être vraiment reconcilié avec cet auteur très prolifique et tellement diversifié.
Côté dessin, pas ou très peu de déformations sur ses personnages. On reconnait bien sûr le trait de Tezuka mais il sait garder sa mesure et s'accompagne de décors parfois très travaillés. La narration est simple même si l'auteur se permet quelques innovations narratives par-ci par-là.
Côté scénario, pour la première fois dans un manga de Tezuka, j'ai vraiment été pris par le récit. Les personnages de Ibuya le jeune samourai et Tezuka le jeune mèdecin sont originaux et attachants. Leurs histoires personnelles sont assez inédites et plaisantes en elles-mêmes.
Mais elles s'intègrent surtout dans un décor du Japon de l'ère Meiji très intéressant. Ce sont des aspects variés du Japon et de ses bouleversements du 19e siècle qu'on découvre ainsi en douceur, tout en suivant une histoire assez captivante et des personnages agréables.
Un manga historique où l'Histoire se lit comme un roman empli d'aventure, d'humour et de sujets sérieux et intéressants.
Quand le roman graphique de qualité s'attaque à la Seconde guerre mondiale, ça nous donne La guerre d'Alan : une période clé de notre histoire, sous un angle jamais vu.
A mille lieues d'une BD d'action, on a ici une histoire basée sur le témoignage d'un Américain qui a traversé l'Europe en guerre sans tirer un coup de feu. Il n'en reste pas moins que cette approche hyper-réaliste apporte une authenticité unique au récit, qui combine anecdotes, rencontres, petits faits plus ou moins anodins du soldat en campagne. Sincère, et passionnant.
Quant au dessin, il est parfaitement adapté au récit : pas spectaculaire, plutôt très épuré (hormis certaines cases, notamment avec des jeux de lumière), mais quelle classe!
J'ai dévoré les deux tomes. Vivement le troisième!
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Lone Wolf & Cub
Ce manga n'est pas trop mon genre mais je l'ai lu sans déplaisir. Le dessin a un aspect vraiment vieillot. Certaines planches sont plutôt jolies mais il y en a quand même beaucoup qui ne sont vraiment pas terribles. Le pire étant le gamin du héros qui est vraiment toujours affreusement dessiné. Bref, ce n'est vraiment pas pour son aspect graphique que je pourrais apprécier ce manga. L'histoire est assez prenante grâce à la division de chaque album en histoires courtes qu'on lit sans s'ennuyer. Le décor du Japon du 16e siècle est intéressant et représenté avec moults détails exotiques et assez fascinants pour un lecteur occidental. L'histoire de la vengeance du héros et de son long exil avec son jeune fils est assez bonne et plutôt prenante. Par contre, cela manque totalement d'humour. Et pourtant l'auteur semble prendre son récit tellement au sérieux que c'en est presque risible parfois : de voir le héros, la gueule constamment fermé, fixer avec des yeux de tueur ceux qu'il veut intimider, et le voir en permanence se confronter à des combats dont il sortira formidablement vainqueur, ça fait vraiment super-héros mâle, viril et fort, qui subit la souffrance stoïquement et fascine les femelles soumises. Je ne peux m'empêcher de sourire au second degré dans des scènes que l'auteur voudrait super-tragédiques et impressionnantes. Bref, pour ceux qui aiment les histoires de samourais invincibles et très très sérieux, ce sont de bonnes histoires et une bonne intrigue globale bénéficiant en outre d'un bon décor historique.
Largo Winch
M'ouais . L'emballage est séduisant, les couvertures sont pas mal, les filles sont magnifiques, les couleurs superbes et le trait simple et précis. D'un point de vue purement technique, la série est plus que correct, et ce travail mérite la moyenne. Pour les scénarii, même si ils sont pas mal ficelés, je trouve qu'ils sont chaque fois un peu trop compliqués pour être réellement prenants et Le héros est vraiment trop facile, mais bon, on va pas prendre un bossu pour jouer les espions et les golden boy non ? Sinon ça se lit plutôt bien, pour toutes les raisons citées plus haut Largo Winch a tout d'un best seller. Facilité, Intrigue, Action, Sexe, Complots et gros sous. Une bonne série pour tout ceux qui aiment surtout les films d'espionnages à l'américaine. Les personnages manquent cruellement de profondeur mais c'est le type de la série qui veut ça. Une bonne série commerciale, qui se laisse lire mais sont plus. La bonne réalisation de l'ensemble me force à mettre la moyenne. J'en lis volontiers un de temps à autres, mais jamais je n'en relirai un. Je suis heureux de ne pas avoir eu à acheter la série pour la lire.
Miss Pas Touche
En voilà une bonne surprise! Une BD que personnellement je n'attendais pas, mais le titre, le thème et le graphisme m'ont convaincu. Avec humour, les auteurs nous plongent dans une trame policière assez originale, se déroulant dans un décor non moins original (un bordel parisien des années 30). Le dessin, joli et en adéquation avec le ton de l'histoire, s'inscrit parfaitement dans la lignée des "Poisson Pilote". Le tout nous donne un moment de lecture très agréable. A découvrir sans plus tarder!
Les pauvres aventures de Jérémie
Jérémie, c'est vrai, c'est le looser pathétique. Le gars qu'on montre du doigt, celui qu'on a tous un peu martyrisé au collège, peut être parce qu'il nous rappelait trop la part de Jérémie que chacun de nous a en soi, et qu'on s'efforce, un peu honteux, de dominer ou camoufler. Ici, il n'est plus un ado (quoique...), et hormis les quelques flash back, on a affaire à la vie d'un jeune actif. Du coup, les aventures de Jérémie, que ce soit à Paris, ou au camping, l'été, ça parle à tout le monde. Sattouf s'attache donc à nous narrer une histoire tout ce qu'il y a de plus contemporaine, maniant habilement la mise en scène du quotidien. Usant de procédés efficaces, parfois de clichés "clins d'oeil", mais le tout sans en rajouter. Et surtout, avec un dessin simple mais très expressif, plein de détails intéressants (un regard, une goutte de sueur...). C'est sans doute là l'objectif de la BD : faire rire sans trop se prendre au sérieux. En ce qui me concerne, ça a parfaitement réussi! Avec une petite réserve, tout de même, en ce qui concerne le 3è tome : Jérémie a (enfin) trouvé une fiancée, et la dynamique s'en trouve forcément modifiée. Mais les 2 premiers sont à lire, et relire.
Mysteries - Seule contre la loi
Avec « Mysteries », Roger Seiter nous livre une adaptation d'un roman éponyme de Wilkie Collins, un auteur anglais de la fin du 19ème siècle. Comme pour la série Fog, l'action se situe au sein de la bonne société britannique durant la période victorienne. Une bonne moitié de l'album consiste à planter le décors en livrant les divers éléments qui serviront de base à l'intrigue. Roger Seiter se livre également à une description des mœurs de l'époque avec lesquelles son héroïne, Valéria, ne semble pas en harmonie. Ceci étant posé commence alors le volet enquête policière de cette histoire. A ce propos, Valéria m'a étrangement fait penser au personnage de Miss Marple avec une cinquantaine d'années en moins. Une bonne mise en bouche pour préparer le second tome. Coté dessins, le style de Vincent Wagner me rappelle celui de Cyril Bonin (Fog) dont il fut le camarade aux Arts Décos. Les personnages sont donc là aussi plutôt anguleux, ce qui n'empêche pas l'artiste de faire passer les émotions dont sont animés les personnages. Pour les décors, Vincent Wagner a certainement du travailler à partir de photographiques d'époque car de nombreux détails rendent les illustrations assez réalistes. Passer donc la petite réticence du début et laissez-vous emporter. "Seule contre la loi" constitue un bon premier tome pour ce diptyque.
Freaks Agency
Si les dessins sont d'une beauté à couper le souffle (François Baranger sait vraiment créer une ambiance sur une planche), le scénario, très mystérieux et énigmatique dans le premier volume, prend une tournure assez classique dans le second album, et ce 'est pas sans raison q'il me fait sérieusement songer à l'univers des Stryges de Corbeyran ( les souterrains, les grottes, les corps monstrueux) Mais j'espère que l'histoire évoluera dans un autre sens. D'ailleurs les toutes dernières pages du second tome où Caleb use de tout son talent pour se sortir d'une situation difficile, présagent d'une suite fracassante. Même si on apprend beaucoup de choses sur June ici, de nombreuses questions restent en suspens. Une qualité graphique indéniable (ce qui n'est pas sans rappeler l'excellente bande dessinée Les quartiers de l'étrange de St Jo et St Ef) doublé d'un scénario prenant, bref on passe un très bon moment de lecture.
Les Avatars de la Province de Namur
Le gros point fort de cette bd est les dessins de Laverdure : un trait dans le plus pur style "franco-belge" avec un encrage soigné et donnant du relief au dessin. Malheureusement, les quinze dernières planches (correspondant à la partie ajoutée par rapport à la précédente édition) ne sont pas du même tonneau avec un dessin sans vie qui donne une impression de travail à la chaîne bouclé vite fait mal fait. L’histoire est une succession de faits ayant marqué la Province de Namur depuis la création de la Belgique (vers 1830). Certes, la BD est un support original pour découvrir l’Histoire mais la lecture de celle-ci est laborieuse car on a davantage l’impression de se retrouver devant une énumération de faits que d’une histoire de l’Histoire à proprement parler. Bref, on ne peut que louer la démarche mais je trouve le résultat décevant car trop décousu. De plus, la partie ajoutée par rapport à l’édition de 1981 n’apporte que peu de choses finalement à l’album.
Motomania
Cette BD est moche. Inutile d'y aller par 4 chemins : c'est laid. Le trait est approximatif, mal maîtrisé, il n'y a aucun dynamisme, les courbes ressemblent à des escaliers, quant au couleurs, heu... Comment dire... Vous connaissez Derrick ? Bin pareil mais en BD (c'est parce que c'est allemand?) Bon c'est pas très très grave, le principal pour du strip c'est quand même l'humour... A bin oui mais non, ça marche pas non plus! Comme Ro, je n'ai pas pu décrocher plus d'un sourire par tome, voire moins. Et pourtant je suis motard! Enfin je crois que l'on trouve autant de représentations d'étrons en tout genre que de motos !! Cette débauche de scatologie est-elle sensée être drôle? Il est difficile de trouver un strip où il n'y a pas une chute dans ou sur une bouse, un chien en train de faire ces besoins ou une couche sale de bébé qui vole de casque en casque pour finir dans la bouche d'un motard... (premier gag du tome 2, ça plante le décors). Résumons: une BD en strip sur les motards pas drôle du tout, laide et qui, pour couronner le tout, ne traite que vaguement des motards... Intérêt 0/5.
L'Arbre au soleil
Jusqu'à présent, quelque soit la série de Tezuka que j'aie lue, j'ai toujours eu du mal à accrocher. Même si je reconnaissais toujours l'originalité de ses scénarios et l'inventivité de sa narration graphique, j'ai toujours eu de la peine à entrer dans ses histoires du fait du rythme particulier de ses récits, de son dessin proche du cartoon et de sa narration particulière oscillant sans cesse entre sérieux et clownesque même pour ses histoires les plus noires. Mais avec l'Arbre au Soleil, je pense être vraiment reconcilié avec cet auteur très prolifique et tellement diversifié. Côté dessin, pas ou très peu de déformations sur ses personnages. On reconnait bien sûr le trait de Tezuka mais il sait garder sa mesure et s'accompagne de décors parfois très travaillés. La narration est simple même si l'auteur se permet quelques innovations narratives par-ci par-là. Côté scénario, pour la première fois dans un manga de Tezuka, j'ai vraiment été pris par le récit. Les personnages de Ibuya le jeune samourai et Tezuka le jeune mèdecin sont originaux et attachants. Leurs histoires personnelles sont assez inédites et plaisantes en elles-mêmes. Mais elles s'intègrent surtout dans un décor du Japon de l'ère Meiji très intéressant. Ce sont des aspects variés du Japon et de ses bouleversements du 19e siècle qu'on découvre ainsi en douceur, tout en suivant une histoire assez captivante et des personnages agréables. Un manga historique où l'Histoire se lit comme un roman empli d'aventure, d'humour et de sujets sérieux et intéressants.
La guerre d'Alan
Quand le roman graphique de qualité s'attaque à la Seconde guerre mondiale, ça nous donne La guerre d'Alan : une période clé de notre histoire, sous un angle jamais vu. A mille lieues d'une BD d'action, on a ici une histoire basée sur le témoignage d'un Américain qui a traversé l'Europe en guerre sans tirer un coup de feu. Il n'en reste pas moins que cette approche hyper-réaliste apporte une authenticité unique au récit, qui combine anecdotes, rencontres, petits faits plus ou moins anodins du soldat en campagne. Sincère, et passionnant. Quant au dessin, il est parfaitement adapté au récit : pas spectaculaire, plutôt très épuré (hormis certaines cases, notamment avec des jeux de lumière), mais quelle classe! J'ai dévoré les deux tomes. Vivement le troisième!