Rien à rajouter sur le scénario, c'est de l'héroic Fantaisy classique, avec la désormais classique touche Soleil: un dessin parfois très beau, parfois un peu bâclé, un scénario qui part pour durer tant que la série marchera, et qui se terminera certainement en queue de poisson si les ventes fléchissent, une vision très manichéenne du mythe.
Etant amateur du genre, je dirais que si la lecture ne m'a pas enchanté (sans mauvais calembour), j'ai tout de même passé un agréable moment et je lirai certainement la suite si elle me tombe sous la main.
Bien sûr, je ne saurais conseiller l'achat d'une telle série, vu mes remarques précédentes. De toute manière, je lui préfère la série Arthur de chez Delcourt, mieux construite à mon avis, et à la stratégie d'édition beaucoup plus raisonnable.
Pour avoir eu le prix des 8-12 ans à Angoulême, je trouve cette bd un peu saignante. Je trouve que le public visé serait plutôt les 12-15 ans. Mais bon, au delà de ça, je trouve le scénario de Crisse très convenu: La petite indienne parfaite, bien proportionnée, bonne et naïve, d'ailleurs, elle fait partie d'une race supérieure (?!), malheureusement elle est possédée par le dieu du Chaos, qui à choisi la terre comme terrain de jeu dans la lutte intercosmique qui l'oppose aux forces sereines, alors parfois notre petite ingénue se transforme en monstre sanguinaire, mais rassurez vous, uniquement quand il y a des méchants dans le coin, telle une Miss Hulk précolombienne.
Le dessin est de la même veine que le scénario, très ensoleillé, sans surprises.
Et comme le scénariste est Crisse et l'éditeur Soleil, je pense que les amateurs de la série, qui sont assez nombreux, d'après ce que j'ai pu entendre à droite à gauche, ont intérêt à prendre leur mal en patience pour connaître le dénouement de l'histoire...
Un très très bon premier album.
Fred Duval ne fait ici que confirmer la bonne impression qu'il me fait (ce qui doit sûrement le rendre très content). Son scénario est d'une rare densité pour une histoire qui se veut résolument tournée vers l'action. Cet album contribue à rendre encore plus crédible le futur qu'il nous présente dans Travis et Carmen. On en apprend un peu plus sur la jeunesse de cette dernière, mais surtout, on y découvre d'autres facettes du personnage.
Quant au dessin, je le trouve vraiment sympa, et je suis assez étonné des réactions fortement négatives que j'ai pu lire ailleurs. Certes l'absence d'encrage rend parfois les traits des personnages un peu flous, mais les décors comme les couleurs sont excellents, et à mon avis meilleurs que dans le deuxième tome de Tao Bang.
Pour conclure, je suis assez impatient de pouvoir lire la suite des aventures de la jeune Carmen.
Quel plaisir de retrouver Carmen Mc Callum... sous de nouveaux traits, et pas n'importe lesquels, sous le crayon très réussi de Cassegrain, dessinateur remarqué du formidable diptyque Tao Bang, toujours chez Delcourt.
Autant les spin off qui déferlent sur le marché ne m'ont guère attiré (les Nävis, les Carmen+Travis - les Récits, Les Chroniques de Sillage et autres clones mercantiles), autant cet album m'a vraiment subjugué.
Pourquoi ?
Simplement parce que je retrouve les origines de ma Carmen favorite mais aussi car, à travers ce premier opus, je retrouve l'atmosphère des "James bond", dont je raffole (même l'image du "Spectre" est présente ici).
Un récit rythmé et bien dessiné qui ne décevra certes pas les fans de la série originale.
A conseiller fortement.
Trois histoires décousues ayant un lointain rapport avec le métro Toulousain (qui a participé à l'édition du livre) et ayant un lointain rapport les unes avec les autres. Des histoires bien gentilles mais qui ne cassent rien et qu'on oubliera rapidement. Peut-être que les Toulousains apprécieront mieux d'y retrouver un peu de leur quotidien ?
De la taille d'un album de la Collection Patte de Mouche en plus épais et plus solide, cette petite BD se lit vite. Elle se lit d'autant plus vite que chaque page contient au plus un dessin et un petit texte.
L'idée de base, c'est la contrainte d'écrire et de dessiner un album totalement avec la main gauche. Cela donne une écriture et un dessin bien sûr hésitants. Le style de Bruno Heitz étant plutôt du genre minimaliste, ce n'est pas choquant mais ce n'est pas beau pour autant.
Le récit, c'est un petit conte humoristique sur tous les méfaits de cette méchante main gauche qui ne sait même pas écrire ni dessiner et qui en plus fait rater ses crêpes à son propriétaire ! Mais bien sûr, on apprendra que cette main gauche a aussi des qualités et que finalement, gare à la main droite si l'on devient gaucher.
Amusant dans l'idée, le sourire vient au cours de la lecture sans pour autant vraiment faire rire. Ca se laisse lire mais comme ce n'est pas bien joli et que rien de formidable n'en ressort, ça ne donne pas envie de l'acheter, même à petit prix.
C'est essentiellement parce que l'idée de base de cette série, les "transparents" en eux-mêmes, me paraissait originale et m'intéressait que j'ai acheté le premier tome de cette série. Transparent étant composée d'histoires courtes, à raison de 6 ou 7 par tome, un unique tome permet de se faire une bonne idée de la série et ce n'est pas désagréable.
Dessin manga classique, pas fameux mais très lisible.
Et donc cette idée d'étudier la question de personnes dont tout l'entourage est capable d'entendre les pensées est non seulement originale mais surtout bien traitée. La reflexion est faite comme dans un ensemble de nouvelles de science-fiction, abordant plusieurs idées et problèmes autour de la question : un "transparent" peut-il devenir docteur au risque de briser le silence professionnel, peuvent-ils devenir champion d'échecs alors que leurs adversaires savent à quoi ils pensent, comment peuvent-ils vivre l'amour avec une femme qui sait tout de ce qu'ils pensent mais qui craint aussi que tout leur entourage sache tout de leur relation et de leur vie sexuelle, etc... J'ai eu un tout petit peu de mal à certains moments car je suis peu friand de certaines pensées intimes que je trouve typiquement japonaises quand les personnages sont du genre "pervers frustrés" ou quand des sujets un peu scatos sont abordés. Mais malgré cela, j'ai toujours trouvé les reflexions sur ce sujet à base de fantastique très intéressantes et très bien menées. En outre, une bonne part d'humour fait passer la réflexion sans ennui ni trop de sérieux.
Une lecture agréable et qui fait réfléchir également sur les gens et sur leurs façons de penser et de réagir.
Ah ça, quelle bonne surprise ! Le dessin est vraiment excellent, et le scénario est un vrai régal. Assez déjanté, dans un château qui est presque un personnage à lui seul ; il ne ferait d’ailleurs pas tâche dans la galerie des trognes qui l’habitent et font vivre ce récit, chacune avec sa part de loufoquerie et d’humour. La narration est bonne, le rythme est soutenu et le suspens est bien ménagé. Et puis la fin est vraiment bonne. Mais toute cette histoire est moins légère qu’elle ne parait au début, on peut, et on doit, la lire selon deux niveaux, le second étant à mon avis le niveau symbolique.
Vraiment à lire.
Commençons par le gros problème de cette BD : pour un bouquin qui s’autoproclame « reportage », c’est très engagé, trop engagé même, et flirte souvent avec de la propagande anti-Israël. Joe Sacco interroge de nombreux palestiniens, qui pour le coup sont soit docteur, soit enseignant, bref, des gars biens et intelligents, qui ont tous une histoire terrible à raconter. Histoire non-vérifiable mettant bien sûr en scène des Israéliens haineux (colons ou police) balançant des pierres sans raisons et tirant sur tout ce qui bouge.
Alors attention, j’imagine bien qu’il y a beaucoup de vérité dans ces témoignages, mais l’ensemble me paraît quand même bien « embelli ». La situation dans les territoires occupés est inacceptable, mais quand même un peu plus compliquée qu’une bande de méchants Israéliens sauvages martyrisant des gentils Palestiniens qui gagnent bien leur vie sans embêter personne.
A noter aussi que la BD date de 1991, et ne colle donc pas vraiment à l’actualité.
Tout cela étant dit, j’ai quand même trouvé cette BD prenante et intéressante, et si elle n’est de doute évidence pas neutre, elle a au moins l’énorme mérite de dénoncer et de nous rappeler la situation inacceptable dans laquelle se trouvaient (et se trouvent toujours) les territoires occupés. De plus contrairement à d’autres posteurs j’ai trouvé la lecture facile (mais longue), et l’humour corrosif de Sacco fait vraiment mouche (la façon dont il se moque de lui-même, ou le gag récurrent du thé).
Bref, si le genre vous tente, n’hésitez pas une seconde, à condition de bien garder à l’esprit que Palestine est plus un coup de gueule engagé qu’un reportage neutre et objectif.
Hier soir, tandis que mon regard se perdait devant les rayonnages de ma bibliothèque, mon Mari m’a demandé qu’elle était ma BD préférée. « Le vent dans les Saules » fut ma réponse.
Ah oui, je crois que c’est ma préférée. Parce que je voudrais vivre dans cette BD ! Les pique-niques au bord de l’eau, les glissades dans la neige, la lecture au coin du feu... pour moi c’est le bonheur.
Certains trouvent qu’il n’y a pas assez d’action dans cette BD, et bien pour ma part, le premier tome, celui où l’on prend le temps de se balader dans la campagne, est mon préféré.
Chéri, il fait beau on va se promener ?
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Merlin (Istin/Lambert)
Rien à rajouter sur le scénario, c'est de l'héroic Fantaisy classique, avec la désormais classique touche Soleil: un dessin parfois très beau, parfois un peu bâclé, un scénario qui part pour durer tant que la série marchera, et qui se terminera certainement en queue de poisson si les ventes fléchissent, une vision très manichéenne du mythe. Etant amateur du genre, je dirais que si la lecture ne m'a pas enchanté (sans mauvais calembour), j'ai tout de même passé un agréable moment et je lirai certainement la suite si elle me tombe sous la main. Bien sûr, je ne saurais conseiller l'achat d'une telle série, vu mes remarques précédentes. De toute manière, je lui préfère la série Arthur de chez Delcourt, mieux construite à mon avis, et à la stratégie d'édition beaucoup plus raisonnable.
Luuna
Pour avoir eu le prix des 8-12 ans à Angoulême, je trouve cette bd un peu saignante. Je trouve que le public visé serait plutôt les 12-15 ans. Mais bon, au delà de ça, je trouve le scénario de Crisse très convenu: La petite indienne parfaite, bien proportionnée, bonne et naïve, d'ailleurs, elle fait partie d'une race supérieure (?!), malheureusement elle est possédée par le dieu du Chaos, qui à choisi la terre comme terrain de jeu dans la lutte intercosmique qui l'oppose aux forces sereines, alors parfois notre petite ingénue se transforme en monstre sanguinaire, mais rassurez vous, uniquement quand il y a des méchants dans le coin, telle une Miss Hulk précolombienne. Le dessin est de la même veine que le scénario, très ensoleillé, sans surprises. Et comme le scénariste est Crisse et l'éditeur Soleil, je pense que les amateurs de la série, qui sont assez nombreux, d'après ce que j'ai pu entendre à droite à gauche, ont intérêt à prendre leur mal en patience pour connaître le dénouement de l'histoire...
Code Mc Callum
Un très très bon premier album. Fred Duval ne fait ici que confirmer la bonne impression qu'il me fait (ce qui doit sûrement le rendre très content). Son scénario est d'une rare densité pour une histoire qui se veut résolument tournée vers l'action. Cet album contribue à rendre encore plus crédible le futur qu'il nous présente dans Travis et Carmen. On en apprend un peu plus sur la jeunesse de cette dernière, mais surtout, on y découvre d'autres facettes du personnage. Quant au dessin, je le trouve vraiment sympa, et je suis assez étonné des réactions fortement négatives que j'ai pu lire ailleurs. Certes l'absence d'encrage rend parfois les traits des personnages un peu flous, mais les décors comme les couleurs sont excellents, et à mon avis meilleurs que dans le deuxième tome de Tao Bang. Pour conclure, je suis assez impatient de pouvoir lire la suite des aventures de la jeune Carmen.
Code Mc Callum
Quel plaisir de retrouver Carmen Mc Callum... sous de nouveaux traits, et pas n'importe lesquels, sous le crayon très réussi de Cassegrain, dessinateur remarqué du formidable diptyque Tao Bang, toujours chez Delcourt. Autant les spin off qui déferlent sur le marché ne m'ont guère attiré (les Nävis, les Carmen+Travis - les Récits, Les Chroniques de Sillage et autres clones mercantiles), autant cet album m'a vraiment subjugué. Pourquoi ? Simplement parce que je retrouve les origines de ma Carmen favorite mais aussi car, à travers ce premier opus, je retrouve l'atmosphère des "James bond", dont je raffole (même l'image du "Spectre" est présente ici). Un récit rythmé et bien dessiné qui ne décevra certes pas les fans de la série originale. A conseiller fortement.
Correspondances
Trois histoires décousues ayant un lointain rapport avec le métro Toulousain (qui a participé à l'édition du livre) et ayant un lointain rapport les unes avec les autres. Des histoires bien gentilles mais qui ne cassent rien et qu'on oubliera rapidement. Peut-être que les Toulousains apprécieront mieux d'y retrouver un peu de leur quotidien ?
Ma main gauche cette imbécile
De la taille d'un album de la Collection Patte de Mouche en plus épais et plus solide, cette petite BD se lit vite. Elle se lit d'autant plus vite que chaque page contient au plus un dessin et un petit texte. L'idée de base, c'est la contrainte d'écrire et de dessiner un album totalement avec la main gauche. Cela donne une écriture et un dessin bien sûr hésitants. Le style de Bruno Heitz étant plutôt du genre minimaliste, ce n'est pas choquant mais ce n'est pas beau pour autant. Le récit, c'est un petit conte humoristique sur tous les méfaits de cette méchante main gauche qui ne sait même pas écrire ni dessiner et qui en plus fait rater ses crêpes à son propriétaire ! Mais bien sûr, on apprendra que cette main gauche a aussi des qualités et que finalement, gare à la main droite si l'on devient gaucher. Amusant dans l'idée, le sourire vient au cours de la lecture sans pour autant vraiment faire rire. Ca se laisse lire mais comme ce n'est pas bien joli et que rien de formidable n'en ressort, ça ne donne pas envie de l'acheter, même à petit prix.
Transparent
C'est essentiellement parce que l'idée de base de cette série, les "transparents" en eux-mêmes, me paraissait originale et m'intéressait que j'ai acheté le premier tome de cette série. Transparent étant composée d'histoires courtes, à raison de 6 ou 7 par tome, un unique tome permet de se faire une bonne idée de la série et ce n'est pas désagréable. Dessin manga classique, pas fameux mais très lisible. Et donc cette idée d'étudier la question de personnes dont tout l'entourage est capable d'entendre les pensées est non seulement originale mais surtout bien traitée. La reflexion est faite comme dans un ensemble de nouvelles de science-fiction, abordant plusieurs idées et problèmes autour de la question : un "transparent" peut-il devenir docteur au risque de briser le silence professionnel, peuvent-ils devenir champion d'échecs alors que leurs adversaires savent à quoi ils pensent, comment peuvent-ils vivre l'amour avec une femme qui sait tout de ce qu'ils pensent mais qui craint aussi que tout leur entourage sache tout de leur relation et de leur vie sexuelle, etc... J'ai eu un tout petit peu de mal à certains moments car je suis peu friand de certaines pensées intimes que je trouve typiquement japonaises quand les personnages sont du genre "pervers frustrés" ou quand des sujets un peu scatos sont abordés. Mais malgré cela, j'ai toujours trouvé les reflexions sur ce sujet à base de fantastique très intéressantes et très bien menées. En outre, une bonne part d'humour fait passer la réflexion sans ennui ni trop de sérieux. Une lecture agréable et qui fait réfléchir également sur les gens et sur leurs façons de penser et de réagir.
Monsieur Noir
Ah ça, quelle bonne surprise ! Le dessin est vraiment excellent, et le scénario est un vrai régal. Assez déjanté, dans un château qui est presque un personnage à lui seul ; il ne ferait d’ailleurs pas tâche dans la galerie des trognes qui l’habitent et font vivre ce récit, chacune avec sa part de loufoquerie et d’humour. La narration est bonne, le rythme est soutenu et le suspens est bien ménagé. Et puis la fin est vraiment bonne. Mais toute cette histoire est moins légère qu’elle ne parait au début, on peut, et on doit, la lire selon deux niveaux, le second étant à mon avis le niveau symbolique. Vraiment à lire.
Palestine
Commençons par le gros problème de cette BD : pour un bouquin qui s’autoproclame « reportage », c’est très engagé, trop engagé même, et flirte souvent avec de la propagande anti-Israël. Joe Sacco interroge de nombreux palestiniens, qui pour le coup sont soit docteur, soit enseignant, bref, des gars biens et intelligents, qui ont tous une histoire terrible à raconter. Histoire non-vérifiable mettant bien sûr en scène des Israéliens haineux (colons ou police) balançant des pierres sans raisons et tirant sur tout ce qui bouge. Alors attention, j’imagine bien qu’il y a beaucoup de vérité dans ces témoignages, mais l’ensemble me paraît quand même bien « embelli ». La situation dans les territoires occupés est inacceptable, mais quand même un peu plus compliquée qu’une bande de méchants Israéliens sauvages martyrisant des gentils Palestiniens qui gagnent bien leur vie sans embêter personne. A noter aussi que la BD date de 1991, et ne colle donc pas vraiment à l’actualité. Tout cela étant dit, j’ai quand même trouvé cette BD prenante et intéressante, et si elle n’est de doute évidence pas neutre, elle a au moins l’énorme mérite de dénoncer et de nous rappeler la situation inacceptable dans laquelle se trouvaient (et se trouvent toujours) les territoires occupés. De plus contrairement à d’autres posteurs j’ai trouvé la lecture facile (mais longue), et l’humour corrosif de Sacco fait vraiment mouche (la façon dont il se moque de lui-même, ou le gag récurrent du thé). Bref, si le genre vous tente, n’hésitez pas une seconde, à condition de bien garder à l’esprit que Palestine est plus un coup de gueule engagé qu’un reportage neutre et objectif.
Le Vent dans les Saules
Hier soir, tandis que mon regard se perdait devant les rayonnages de ma bibliothèque, mon Mari m’a demandé qu’elle était ma BD préférée. « Le vent dans les Saules » fut ma réponse. Ah oui, je crois que c’est ma préférée. Parce que je voudrais vivre dans cette BD ! Les pique-niques au bord de l’eau, les glissades dans la neige, la lecture au coin du feu... pour moi c’est le bonheur. Certains trouvent qu’il n’y a pas assez d’action dans cette BD, et bien pour ma part, le premier tome, celui où l’on prend le temps de se balader dans la campagne, est mon préféré. Chéri, il fait beau on va se promener ?