On pense à Thorgal et à Aria, le côté fantasy en moins... un peu plus réaliste donc, même si on est plus dans une logique de bd d'aventure que dans la bd historique pure. Le dessin et les couleurs sont une vraie réussite, le découpage est très bon (on sent nettement l'aide de Taduc derrière). Et l'intrigue s'avère prenante... A découvrir...
Si ce manga était sorti il y a dix ans d'ici, on aurait pu le trouver original. Aujourd'hui, cette intrigue de jeu vidéo meurtrier ferait presque figure de vieille chaussette... Ce qui sauve dès lors l'intérêt de ce thriller d'anticipation à la thématique déjà un peu datée, c'est la qualité du dessin, des découpages et le rythme soutenu de l'intrigue. A lire, surtout qu'en matière de Seinen, y'a pas grand chose de qualité à se mettre sous la dent pour l'instant...
Je suis un néophyte dans le monde du comics mais ça faisait un petit temps que l’envie de lire Hellboy était là. L’occasion s’est enfin présentée de lire le 4e opus (complètement au hasard).
Première chose qui capte l’attention, c’est le talent graphique de Mignola. Le trait épuré (très "anguleux" voire "carré" avec de larges aplats noirs) donnent aux planches un cachet particulier très agréable à l’oeil. La lecture est prenante et agréable, pas seulement grâce à l’histoire mais surtout grâce à la narration, le découpage et les cadrages. J’aime beaucoup le personnage d’Hellboy, énigmatique créature avec une conscience bien humaine. En outre, ses réflexions pragmatiques sont souvent en décalage par rapports aux circonstances, ce qui procure une certaine incongruité à ce personnage. Outre le premier récit (qui dévoilera un peu de l’origine de Hellboy), ce tome est composé de deux mini récits promotionnels et inédits. Mignola nous gratifie également de certains dessins montrant l’évolution de la physionomie de Hellboy du premier croquis à aujourd’hui.
Bref, des suppléments instructifs et une histoire très prenante font de moi un nouveau lecteur de cette série.
Cette BD une ambiance étouffante assez extraordinaire, Tue-moi à en crever est construit comme un bon vieux polar noir sorti tout droit du passé. Le décor est réussi et bien planté, action!
L'intrigue est intéressante, on découvre au fil des pages que tout est gangrené par la noirceur dans cette BD, les personnages ont jeté depuis belle lurette leur innocence et leurs scrupules aux orties.
Dans cet univers, Steven, un pianiste talentueux qui est passé à côté de sa destinée, va faire tous ce qu'il lui est possible de faire pour la femme qu'il aime, quitte à tout perdre...
En avançant dans la lecture on sent bien vite que cette histoire est ponctué, de mensonges, trahisons et complots, c'est un drame sombre, ici il n'y a pas de place pour l'humour ou les moments de bonheur.
J'ai apprécié cette BD, dommage que les rebondissements soient si nombreux et l'intrigue si tortueuse, mais bon je suis content d'avoir à nouveau lu une oeuvre de David Lapham, même si je lui préfère de loin Balles Perdues, une oeuvre qui pour moi mérite d'être plus connue et surtout enfin éditée dans sa totalité en France.
Je conseille tout de même la lecture de Tue moi à en crever, pas forcément son achat.
JJJ
Voici une bd qui sort de l’ordinaire tant par son style graphique que par le sujet et la manière dont il est traité. De prime abord, je n’aime pas le rendu désuet des planches, la faute à un dessin trop hachuré et à des couleurs délavées. Bref, on peut au moins reconnaître à Masse d’avoir un style bien à lui. Qu’on aime ou pas, c’est une question plus subjective qui fait appel à la perception de chacun . . . Par contre, j’ai trouvé le concept plutôt sympa et inédit qui fait de ces petites histoires une réflexion sur des thèmes scientifiques aussi variés que pointus (la météorologie, la tectonique des plaques, les fleurs carnivores, . . . ) à partir de deux hommes dissertant sur un balcon (l’un érudit, l’autre servant de faire-valoir). Masse détourne le sens de ces thèmes avec habileté et offre une chute sympathique, souvent constituée par un jeu de mot. Bref, un beau petit travail narratif malheureusement desservi par un graphisme peu accrocheur.
A lire même si les planches chargées rendent la lecture fastidieuse.
Un des plus grands chef-d'oeuvre qu'il m'ait été donné de lire en matière de BD, voila mon avis le plus pur sur Dark knight.
Dark knight marque la fin d'une époque et en annonce une autre. Il y a incontestablement un avant et un après Dark knight pour Batman en particulier, pour les comics de super-héros en général. Avant Batman était un grand détective, un héros intéressant qui n'avait pas donné tout son potentiel, l'oeuvre de Miller a grandement contribué à en faire le dur à cuire impitoyable, torturé et souvent parano qu'il est devenu.
Depuis Batman est bien plus sombre, son univers plus noir et sale, il n'en est que plus passionnant.
L'oeuvre en elle même est fantastique, un chapitre mémorable et indispensable pour tous ceux qui aiment Batman.
On y retrouve Batman, vieux, seul et usé face à une ville en guerre qui ne le connaît plus qu'au travers de sa légende, et le Batman va démontrer qu'il est indispensable, qu'il est l'âme de la ville maudite de Gotham.
On y trouve aussi une foule de personnage importants sous un jour totalement nouveau, quel choc en voyant ce que sont devenus Lana Lang, Sélina Kyle ou Oliver Queen (Green Arrow)...
Superman est aussi utilisé de façon extraordinaire, l'inévitable Gordon est présent, lui qui reste la seule personne sensée dans cette ville de fous. Inévitablement les méchants de gros calibre comme le Joker ou encore Harvey Dent sont toujours là.
On a même droit a un nouveau Robin (personnage d'importance pour Miller) qui a un petit côté Batgirl.
Tous ces personnages auront un rôle déterminant dans l'histoire.
Au fil de cette passionnante lecture on sent que la faiblesse grandissante du héros ne pèse pas lourd face à sa détermination, et pour mettre en scène des dur à cuire il n'y a pas meilleur que Miller, Batman ne peut reculer, cette histoire est son ultime sortie et il la réalise en beauté. Pour moi c'est, et de loin, la meilleure aventure, de ce personnage. Pour couronner le tout le final est absolument splendide!
Que dire de plus? Rarement une BD ne m'a donné autant de satisfaction et de plaisir de lecture, il n'y a qu'une BD que je trouve légèrement supérieure à Dark Knight, c'est Watchmen d'Alan Moore et Dave Gibbons, Moore est un autre génie qui a lui aussi largement contribué à la redéfinition des règles dans le monde des comics. Un détail amusant: Dark Knight et Watchmen ont été réalisés quasiment simultanément, tant mieux... cela a ouvert la voie à une toute nouvelle ère.
Dark knight? Je conseille très fortement, bien évidemment.
JJJ
Si je ne m'abuse, il me semble que ce premier tome de "la Vallée des Merveilles" a été globalement assez mal accueilli par la critique, et au vu des avis exprimés ici, je constate que ce n'est effectivement pas la série de Sfar la plus populaire. Eh bien bizarrement, moi qui ne suis pas du tout fan de Sfar, bien au contraire, j'ai trouvé "Chasseur-cueilleur" plutôt plaisant.
Certes, le côté "Comme elle est chouette ma petite famille" ou "Comme c'est sympa de faire la cuisine avec mes copains" est un peu gonflant... Moi-même, j'aime bien les bouquins de cuisine de chez Marabout, mais c'est pas pour ça que je vais glisser une recette de lasagne dans ma BD comme lui le fait avec ses petits farcis.
Certes, les "notes" en fin d'album, qui en repassent une couche dans le genre "ah là là décidément, ils sont quand même trop mignons et drôles et intelligents et créatifs, mes gosses", me paraissent superflues, avec ce besoin qu'elles semblent exprimer de justifier l'existence de ce livre, et de le rendre sérieux en expliquant que c'est un hommage à plein de grrrrrrrands auteurs et que ça s'appuie sur plein de trucs scientifiques et tout et tout.
Mais si l'on fait abstraction de ces dernières pages, c'est un album qui personnellement me paraît relativement sans prétention par rapport au reste de l'oeuvre de Sfar. Ici, pas trop de grands discours façon "Voici mon opinion intelligente que j'ai sur la vie ou sur telle sujet d'actualité, moi Sfar le grénie de la BD et philosophe et homme du peuple plein de bon sens" comme on peut en trouver dans ses carnets par exemple. Juste deux aventuriers embarqués dans une série de péripéties rocambolesques. On cogne, on tue, on s'amuse, voilà. Evidemment, ça n'en fait pas une oeuvre géniale, mais c'est un album sympathique, joyeux, primesautier, qui se lit avec plaisir.
Pour l'instant je n'ai lu que le seul volume réédité par Cornelius de cette BD, personnellement je ne trouve pas cela si mauvais que ça, et je lirai la suite dés que cela sera possible.
J'aime bien les dessins de Magnus, une belle ligne assez claire et bien faite.
Ensuite c'est vrai qu'il faut adhérer au propos de Magnus pour apprécier cette histoire basée sur un délire à la fois nécrophile et SM. Le côté abracadabrant, le ton outrancier de Magnus nous rappelle que l'on lit plus cette BD pour en apprécier le ton et l'humour particulier, que pour être titillé par les nombreuses scènes de sexe. En tout cas moi je l'ai abordé en ce sens.
Frieda est représenté de façon à la fois très froide, avec sa coupe de cheveux stricte, son visage autoritaire, et sexy, avec ses tenues provocantes et cuir. Necron a l'air de l'abruti décérébré et brutal qu'il est. De manière générale tous les personnages de ce premier tome sont sadiques et pervers.
Globalement c'est du gros second degré!
Pour une BD qui commence à accuser le poids des années, Nécron reste une oeuvre que l'on peut qualifier de trash encore assez divertissante. À lire si le genre vous tente.
JJJ
J'aime bien l'initiative de Futuropolis avec cette collection 32.
Autant séduit par les dessins et leur cachet certain, que par l'originalité du titre, j'ai commencé par acheter l'Idole dans la bombe.
Et ça démarre plutôt bien, c'est une histoire qui s'annonce plaisante et farfelue, offrant une galerie de personnages ayant presque tous un petit grain de folie, ce qui est un petit plus non négligeable.
Difficile de dire dés ce premier tome où va nous mener l'histoire. Et en même temps de savoir si cette BD restera dans les anales, pour l'instant ça démarre plutôt bien...
JJJ
Depuis le temps que j'en entends parler de ce Golgo 13...
La série comporte au total plus de 170 épisodes, Glénat nous sort un album dictionnaire regroupant 13 des meilleures aventures de Golgo 13.
Golgo 13 alias Duke Togo est un tueur impitoyable, il ne manque jamais sa cible et rempli tous ses contrats avec succès.
Il ne s'exprime que très rarement et ne laisse transparaître aucune émotion. Au vu du postulat de départ on se dit que cela va vite devenir répétitif... Et à la lecture, la surprise est plutôt bonne, car si il est vrai que les histoires se suivent et se ressemblent, le background politique très développé de chaque histoire rend le tout très crédible, avec un personnage infaillible et indestructible, à la limite du surhomme comme Golgo 13, c'est un beau tour de force.
La mécanique bien huilée de chacune des nouvelles fonctionne si bien, que même si on sait en lisant, que Golgo 13 s'en tirera d'une façon ou une autre, le suspense fonctionne et on tourne les pages avec intérêt.
Sur les treize histoires de l'album, trois parlent clairement des origines du mystérieux Golgo 13, chaque fois les pistes sont différentes et bien construites, elles font partie de celles que j'ai préféré.
Les dessins ne sont pas extraordinaires mais c'est correct, le bouquin offre plus de 1300 pages et se lit sans prise de tête, sympa pour se détendre en vacances par exemple. Je conseille.
JJJ
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Aëla
On pense à Thorgal et à Aria, le côté fantasy en moins... un peu plus réaliste donc, même si on est plus dans une logique de bd d'aventure que dans la bd historique pure. Le dessin et les couleurs sont une vraie réussite, le découpage est très bon (on sent nettement l'aide de Taduc derrière). Et l'intrigue s'avère prenante... A découvrir...
Reset
Si ce manga était sorti il y a dix ans d'ici, on aurait pu le trouver original. Aujourd'hui, cette intrigue de jeu vidéo meurtrier ferait presque figure de vieille chaussette... Ce qui sauve dès lors l'intérêt de ce thriller d'anticipation à la thématique déjà un peu datée, c'est la qualité du dessin, des découpages et le rythme soutenu de l'intrigue. A lire, surtout qu'en matière de Seinen, y'a pas grand chose de qualité à se mettre sous la dent pour l'instant...
Hellboy
Je suis un néophyte dans le monde du comics mais ça faisait un petit temps que l’envie de lire Hellboy était là. L’occasion s’est enfin présentée de lire le 4e opus (complètement au hasard). Première chose qui capte l’attention, c’est le talent graphique de Mignola. Le trait épuré (très "anguleux" voire "carré" avec de larges aplats noirs) donnent aux planches un cachet particulier très agréable à l’oeil. La lecture est prenante et agréable, pas seulement grâce à l’histoire mais surtout grâce à la narration, le découpage et les cadrages. J’aime beaucoup le personnage d’Hellboy, énigmatique créature avec une conscience bien humaine. En outre, ses réflexions pragmatiques sont souvent en décalage par rapports aux circonstances, ce qui procure une certaine incongruité à ce personnage. Outre le premier récit (qui dévoilera un peu de l’origine de Hellboy), ce tome est composé de deux mini récits promotionnels et inédits. Mignola nous gratifie également de certains dessins montrant l’évolution de la physionomie de Hellboy du premier croquis à aujourd’hui. Bref, des suppléments instructifs et une histoire très prenante font de moi un nouveau lecteur de cette série.
Tue-moi à en crever
Cette BD une ambiance étouffante assez extraordinaire, Tue-moi à en crever est construit comme un bon vieux polar noir sorti tout droit du passé. Le décor est réussi et bien planté, action! L'intrigue est intéressante, on découvre au fil des pages que tout est gangrené par la noirceur dans cette BD, les personnages ont jeté depuis belle lurette leur innocence et leurs scrupules aux orties. Dans cet univers, Steven, un pianiste talentueux qui est passé à côté de sa destinée, va faire tous ce qu'il lui est possible de faire pour la femme qu'il aime, quitte à tout perdre... En avançant dans la lecture on sent bien vite que cette histoire est ponctué, de mensonges, trahisons et complots, c'est un drame sombre, ici il n'y a pas de place pour l'humour ou les moments de bonheur. J'ai apprécié cette BD, dommage que les rebondissements soient si nombreux et l'intrigue si tortueuse, mais bon je suis content d'avoir à nouveau lu une oeuvre de David Lapham, même si je lui préfère de loin Balles Perdues, une oeuvre qui pour moi mérite d'être plus connue et surtout enfin éditée dans sa totalité en France. Je conseille tout de même la lecture de Tue moi à en crever, pas forcément son achat. JJJ
Les Deux du balcon
Voici une bd qui sort de l’ordinaire tant par son style graphique que par le sujet et la manière dont il est traité. De prime abord, je n’aime pas le rendu désuet des planches, la faute à un dessin trop hachuré et à des couleurs délavées. Bref, on peut au moins reconnaître à Masse d’avoir un style bien à lui. Qu’on aime ou pas, c’est une question plus subjective qui fait appel à la perception de chacun . . . Par contre, j’ai trouvé le concept plutôt sympa et inédit qui fait de ces petites histoires une réflexion sur des thèmes scientifiques aussi variés que pointus (la météorologie, la tectonique des plaques, les fleurs carnivores, . . . ) à partir de deux hommes dissertant sur un balcon (l’un érudit, l’autre servant de faire-valoir). Masse détourne le sens de ces thèmes avec habileté et offre une chute sympathique, souvent constituée par un jeu de mot. Bref, un beau petit travail narratif malheureusement desservi par un graphisme peu accrocheur. A lire même si les planches chargées rendent la lecture fastidieuse.
Batman - The Dark Knight returns
Un des plus grands chef-d'oeuvre qu'il m'ait été donné de lire en matière de BD, voila mon avis le plus pur sur Dark knight. Dark knight marque la fin d'une époque et en annonce une autre. Il y a incontestablement un avant et un après Dark knight pour Batman en particulier, pour les comics de super-héros en général. Avant Batman était un grand détective, un héros intéressant qui n'avait pas donné tout son potentiel, l'oeuvre de Miller a grandement contribué à en faire le dur à cuire impitoyable, torturé et souvent parano qu'il est devenu. Depuis Batman est bien plus sombre, son univers plus noir et sale, il n'en est que plus passionnant. L'oeuvre en elle même est fantastique, un chapitre mémorable et indispensable pour tous ceux qui aiment Batman. On y retrouve Batman, vieux, seul et usé face à une ville en guerre qui ne le connaît plus qu'au travers de sa légende, et le Batman va démontrer qu'il est indispensable, qu'il est l'âme de la ville maudite de Gotham. On y trouve aussi une foule de personnage importants sous un jour totalement nouveau, quel choc en voyant ce que sont devenus Lana Lang, Sélina Kyle ou Oliver Queen (Green Arrow)... Superman est aussi utilisé de façon extraordinaire, l'inévitable Gordon est présent, lui qui reste la seule personne sensée dans cette ville de fous. Inévitablement les méchants de gros calibre comme le Joker ou encore Harvey Dent sont toujours là. On a même droit a un nouveau Robin (personnage d'importance pour Miller) qui a un petit côté Batgirl. Tous ces personnages auront un rôle déterminant dans l'histoire. Au fil de cette passionnante lecture on sent que la faiblesse grandissante du héros ne pèse pas lourd face à sa détermination, et pour mettre en scène des dur à cuire il n'y a pas meilleur que Miller, Batman ne peut reculer, cette histoire est son ultime sortie et il la réalise en beauté. Pour moi c'est, et de loin, la meilleure aventure, de ce personnage. Pour couronner le tout le final est absolument splendide! Que dire de plus? Rarement une BD ne m'a donné autant de satisfaction et de plaisir de lecture, il n'y a qu'une BD que je trouve légèrement supérieure à Dark Knight, c'est Watchmen d'Alan Moore et Dave Gibbons, Moore est un autre génie qui a lui aussi largement contribué à la redéfinition des règles dans le monde des comics. Un détail amusant: Dark Knight et Watchmen ont été réalisés quasiment simultanément, tant mieux... cela a ouvert la voie à une toute nouvelle ère. Dark knight? Je conseille très fortement, bien évidemment. JJJ
La Vallée des Merveilles
Si je ne m'abuse, il me semble que ce premier tome de "la Vallée des Merveilles" a été globalement assez mal accueilli par la critique, et au vu des avis exprimés ici, je constate que ce n'est effectivement pas la série de Sfar la plus populaire. Eh bien bizarrement, moi qui ne suis pas du tout fan de Sfar, bien au contraire, j'ai trouvé "Chasseur-cueilleur" plutôt plaisant. Certes, le côté "Comme elle est chouette ma petite famille" ou "Comme c'est sympa de faire la cuisine avec mes copains" est un peu gonflant... Moi-même, j'aime bien les bouquins de cuisine de chez Marabout, mais c'est pas pour ça que je vais glisser une recette de lasagne dans ma BD comme lui le fait avec ses petits farcis. Certes, les "notes" en fin d'album, qui en repassent une couche dans le genre "ah là là décidément, ils sont quand même trop mignons et drôles et intelligents et créatifs, mes gosses", me paraissent superflues, avec ce besoin qu'elles semblent exprimer de justifier l'existence de ce livre, et de le rendre sérieux en expliquant que c'est un hommage à plein de grrrrrrrands auteurs et que ça s'appuie sur plein de trucs scientifiques et tout et tout. Mais si l'on fait abstraction de ces dernières pages, c'est un album qui personnellement me paraît relativement sans prétention par rapport au reste de l'oeuvre de Sfar. Ici, pas trop de grands discours façon "Voici mon opinion intelligente que j'ai sur la vie ou sur telle sujet d'actualité, moi Sfar le grénie de la BD et philosophe et homme du peuple plein de bon sens" comme on peut en trouver dans ses carnets par exemple. Juste deux aventuriers embarqués dans une série de péripéties rocambolesques. On cogne, on tue, on s'amuse, voilà. Evidemment, ça n'en fait pas une oeuvre géniale, mais c'est un album sympathique, joyeux, primesautier, qui se lit avec plaisir.
Nécron
Pour l'instant je n'ai lu que le seul volume réédité par Cornelius de cette BD, personnellement je ne trouve pas cela si mauvais que ça, et je lirai la suite dés que cela sera possible. J'aime bien les dessins de Magnus, une belle ligne assez claire et bien faite. Ensuite c'est vrai qu'il faut adhérer au propos de Magnus pour apprécier cette histoire basée sur un délire à la fois nécrophile et SM. Le côté abracadabrant, le ton outrancier de Magnus nous rappelle que l'on lit plus cette BD pour en apprécier le ton et l'humour particulier, que pour être titillé par les nombreuses scènes de sexe. En tout cas moi je l'ai abordé en ce sens. Frieda est représenté de façon à la fois très froide, avec sa coupe de cheveux stricte, son visage autoritaire, et sexy, avec ses tenues provocantes et cuir. Necron a l'air de l'abruti décérébré et brutal qu'il est. De manière générale tous les personnages de ce premier tome sont sadiques et pervers. Globalement c'est du gros second degré! Pour une BD qui commence à accuser le poids des années, Nécron reste une oeuvre que l'on peut qualifier de trash encore assez divertissante. À lire si le genre vous tente. JJJ
L'Idole dans la bombe
J'aime bien l'initiative de Futuropolis avec cette collection 32. Autant séduit par les dessins et leur cachet certain, que par l'originalité du titre, j'ai commencé par acheter l'Idole dans la bombe. Et ça démarre plutôt bien, c'est une histoire qui s'annonce plaisante et farfelue, offrant une galerie de personnages ayant presque tous un petit grain de folie, ce qui est un petit plus non négligeable. Difficile de dire dés ce premier tome où va nous mener l'histoire. Et en même temps de savoir si cette BD restera dans les anales, pour l'instant ça démarre plutôt bien... JJJ
Golgo 13
Depuis le temps que j'en entends parler de ce Golgo 13... La série comporte au total plus de 170 épisodes, Glénat nous sort un album dictionnaire regroupant 13 des meilleures aventures de Golgo 13. Golgo 13 alias Duke Togo est un tueur impitoyable, il ne manque jamais sa cible et rempli tous ses contrats avec succès. Il ne s'exprime que très rarement et ne laisse transparaître aucune émotion. Au vu du postulat de départ on se dit que cela va vite devenir répétitif... Et à la lecture, la surprise est plutôt bonne, car si il est vrai que les histoires se suivent et se ressemblent, le background politique très développé de chaque histoire rend le tout très crédible, avec un personnage infaillible et indestructible, à la limite du surhomme comme Golgo 13, c'est un beau tour de force. La mécanique bien huilée de chacune des nouvelles fonctionne si bien, que même si on sait en lisant, que Golgo 13 s'en tirera d'une façon ou une autre, le suspense fonctionne et on tourne les pages avec intérêt. Sur les treize histoires de l'album, trois parlent clairement des origines du mystérieux Golgo 13, chaque fois les pistes sont différentes et bien construites, elles font partie de celles que j'ai préféré. Les dessins ne sont pas extraordinaires mais c'est correct, le bouquin offre plus de 1300 pages et se lit sans prise de tête, sympa pour se détendre en vacances par exemple. Je conseille. JJJ