Les derniers avis (114517 avis)

Par JAMES RED
Note: 5/5
Couverture de la série Corto Maltese
Corto Maltese

Peut-être l’un des plus beaux personnages de la bande dessinée. Corto Maltese est l’archétype du héros ironique qui traîne son spleen sur toutes les plages du monde. Hugo Pratt a réalisé une œuvre intéressante qui touche à l’histoire (l’action se passe au début du siècle dernier), à l’ésotérisme (ex de l’histoire des Helvétiques) et lorgne parfois vers le fantastique. Les livres de Pratt sont parfois difficiles d’accès. Mais quand on commence à rentrer dans l’histoire, on a du mal à décrocher. Quelques albums sont peut-être plus hermétiques que d’autres, notamment Mu, ou Tango. Mes préférés sont Les Celtiques, Sous le signe du capricorne. Ceux-ci sont des recueils de courtes histoires se déroulant en Irlande (entre autre) pour le premier et en Amérique latine pour le second. Dans les plus longs récits, j’aime bien Corto Maltese en Sibérie ou la Maison dorée de Samarkand (où Corto croise son double) au fort contexte historique, mais aussi Fables de Venise (description cynique de l’Italie de Mussolini) pour sa composition sous forme théâtrale (l’album est écrit en actes). Un conseil, je pense qu’il vaut mieux prendre la collection qui est restée en noir et blanc. Je ne suis pas pour la colorisation des albums.

06/05/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Nestor Burma
Nestor Burma

J'aime beaucoup les adaptations de Nestor Burma que Tardi a faites. L'ambiance du Paris des années 40-50 est très bien rendue par un magnifique dessin et un très bon travail de reconstitution. Les deux premiers albums 120 Rue de la Gare et Brouillard au pont de Tolbiac sont mes préférés. Par la suite, j'aime bien Casse-Pipe à la Nation et un peu moins les suivants. Le dernier la nuit de Saint-Germain-des-Prés dessiné par Moynot m'a même déçu. Pourtant on ne voit pas de grandes différences avec le dessin de Tardi, mais c'est plus le scénario qui ne m'a pas plu. Je conseille cependant fortement de découvrir ces histoires car Tardi en sort de magnifiques adaptations. Nestor Burma, désabusé et cynique colle parfaitement aux personnages que Tardi a l'habitude de dessiner. C'est aussi un autre moyen de découvrir l'oeuvre de Léo Malet, un des grands noms du roman policier français.

06/05/2006 (modifier)
Par Caribou
Note: 3/5
Couverture de la série La Bicyclette rouge
La Bicyclette rouge

Charmant et plein de douceurs. Un manga qui sort du commun avec une histoire douce et des dessins pas très travaillés. Très bien pour découvrir des mangas sous forme d'histoires courtes.

06/05/2006 (modifier)
Couverture de la série Le Malvoulant
Le Malvoulant

Plus que le nom de Corbeyran, c'est avant tout la couverture qui m'a attiré pour l'achat de cette nouvelle série. En réalité l'histoire du jeune Clément qui va se découvrir des pouvoirs de télékinésie ne m'a pas convaincu plus que ça. Certes les dessins, et encore plus les couleurs sombres avec les nombreux jeux d'ombres m'ont plu, mais cela n'a pas été suffisant pour me faire passer un agréable moment. De plus les pages 28 et 29 m'ont paru d'un pathétique... Morceau choisi lorsque l'amie de Clément lui parle de mariage: "... je veux rester libre de mes choix... le schéma immuable de notre existence me révolte... selon un certain nombre de rites grotesques qui nous poussent vers la mort sans nous donner le choix..." Et c'est comme ça pendant deux pages. C'est quoi ce délire philosophique à deux sous. Cependant le reste de l'album n'est pas du même acabit. Bien heureusement.

06/05/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5
Couverture de la série XIII
XIII

Comme l'ont dit beaucoup de posteurs, cette série était bien, il y a 15 ans. Aujourd'hui, elle s'est très largement fourvoyée. Le premier cycle qui couvre les 5 premiers albums est le meilleur. Même si Van Hamme semble plagier quelque peu Ludlum, il crée un univers cohérent, intéressant, faisant référence implicitement à l'assassinat de JFK et aux multiples complots attenants. Le deuxième cycle est tout aussi bon, XIII est à la recherche de son passé dans une petite bourgade du Colorado, où il déterrera des secrets bien compromettants pour les notables du coin. L'album XIII contre un permettait de dénouer une bonne partie de l'intrigue. Il aurait été bon de s'arrêter là. Mais on a choisi de faire durer la série. Le cycle des albums 9 à 11 se déroule au Costa Verde avec son lot de révolutionnaires excités. Il est encore assez intéressant, même si Van Hamme a tendance à complexifier une histoire déjà inextricable. Mais à partir du Jugement (12ème album), ça devient n'importe quoi, les situations sont tirées par les cheveux, le procès de Wally Sheridan à la télévision est très peu crédible. Je ne conseille plus du tout l'achat. Voila le type de série à rallonge, qui aurait dû s'arrêter il y a longtemps.

06/05/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série A l'ombre des coquillages
A l'ombre des coquillages

A l'ombre des coquillages est la 2e BD de Roosevelt que je lis et une fois de plus, je les lis dans l'ordre inverse de leur parution. Juanalberto, Vi et Ian sont les héros de L'Horloge et de La table de Vénus, tandis que A l'ombre des coquillages revient sur ses personnages pour leur laisser raconter leur passé, comme de vieux amis qui se reposent après l'aventure et prennent le temps de revenir sur leur jeunesse et ce qui les a amenés à croiser la route des autres personnages. Le récit est scindé en trois sous-ensembles, les histoires de chaque personnages s'alternent par chapitres successifs. Chacun de ses sous-récits est présenté de manière légèrement différente. Leurs dessins sont proches mais subtilement distincts : l'encrage des chapitres de Juanalberto est fin et sans colorisation, les planches des chapitres de Vi sont colorées à l'encre grise et noire, et les pages des chapitres de Ian se distinguent par leur encrage plus gras et leurs décors plus épurés. De même, les histoires de chacun diffèrent dans leurs traitements et leurs thématiques. A vrai dire, le scénario de cette BD est assez difficile à cerner. L'idée globale est simple puisqu'il s'agit juste de raconter les jeunesses des 3 héros. Mais chacune de ces histoires s'appréhende de manière mitigée. Si je devais les caractériser, je dirais que le récit de Juanalberto est léger, introspectif et contemplatif, celui de Vi un peu plus entremêlé de moments agréables et de tristes sentiments, et pour finir celui de Ian est plus noir et plus matérialiste. D'ailleurs, en cela, l'encrage et le style des dessins se rapprochent finalement beaucoup du ressenti des histoires. Chacun de ces récits est relativement intéressant en lui-même. Les thèmes abordés sont plus ou moins proches de questions philosophiques sur la vie et de réflexions sur l'art, la littérature et la peinture. Ces deux dernières thématiques sont celles qu'on retrouve souvent dans les oeuvres de Roosevelt, lui-même peintre et écrivain de BD donc à même de s'interroger sur le sujet. Mais le défaut principal de cette BD à mes yeux est le manque d'un réel liant, de quelque chose qui captive le lecteur et lui donne envie de poursuivre sa lecture. On voit difficilement où chaque récit veut nous mener et on voit mal le lien entre chacun. Au final, il apparait que ce sont surtout les thématiques sur l'art et sur la rencontre entre les gens qui vont rapprocher chaque récit et faire en sorte que les personnages se rencontrent dans les derniers chapitres. Mais jamais rien de concret ne se forme, rien qui permette de vraiment lier le tout et de comprendre sans ambiguité l'interêt de chaque portion de ces jeunesses qui nous sont narrées. Il faut donc se contenter de la poésie, du léger onirisme et de la philosophie du récit, et cela même si cette philosophie continue à m'échapper un peu en tant que lecteur. En clair, je n'ai pas su saisir véritablement le contenu de cette BD. Ma lecture ne fut donc pas désagréable mais alternée de quelques phases d'ennui malgré tout, d'autant plus vers la fin qui devient un peu trop bavarde à mes yeux. Sur une thématique proche, j'estime que Derfal le magnifique, du même auteur, est plus abouti et plus plaisant à lire.

06/05/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5
Couverture de la série Violine
Violine

Une série très sympathique, Violine est capable de lire les pensées des personnes grâce à son regard. C'est peut-être la meilleure idée de série jeunesse chez Dupuis après la série Soda de ces 20 dernières années. Le dessin de Tarrin est bien dans la tradition de l'école de Marcinelle. La reprise par Mic Delinx est un peu moins bonne, mais reste honorable. Le scénario de Tronchet est assez inventif. Seul problème, je trouve que le tome 3 (pourtant marqué par une longue attente près de 3 ans) fait du sur-place. L'action n'avance pas beaucoup.

06/05/2006 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série Ganges
Ganges

Alléché par les articles élogieux lus dans la presse ou sur internet qui présentent Kevin Huizenga comme le nouveau petit génie de la BD indépendante, j'ai bêtement laissé ma curiosité l'emporter sur ma réticence à l'égard du genre "roman graphique intimiste". Hélas ! Je n'ai pas réussi à voir en quoi ses pauvres petites expérimentations graphiques sur le passage du temps (et qui ne représentent qu'une toute petite partie de ce court album de toutes façons) étaient si brillantes, et pour le reste, bah, on est vraiment dans ce que le genre peut nous donner de pire : de plates anecdotes sur un gentil petit couple de lisses tentenaires mous, qui dissertent sur les chansons des Beatles ou se demandent ce qui peut bien se passer dans la tête des autres couples du monde. Bon, y a un public pour ce genre de choses je suppose, mais j'en fais pas partie. Quelques passages ont un minimum de saveur et rappelleraient presque même un Trondheim en petite forme (quand Glenn s'indigne contre le gamin qu'il a cru voir jeter des ordures dans la rue), mais le gros du bouquin est d'une fadeur a faire passer les textes de Vincent Delerm pour du Bukowski. Vraiment, à mes yeux il n'y a pas la moindre trace d'originalité dans le travail de Kevin Huizenga : une énième exploration du quotidien d'un jeune gars vaguement névrosé, comme il y en a des milliards sur le marché de la "BD d'auteur". Au final, c'est pas vraiment consternant, donc je ne mets pas la note minimale, mais c'est quand même une énorme déception par rapport à la réputation qui précède l'auteur en France.

06/05/2006 (modifier)
Par scuineld
Note: 3/5
Couverture de la série Après la guerre
Après la guerre

Avec un dessin très spécial et assez sombre, cette série n'est pas d'un abord facile. Un temps d'adaptation est en effet nécessaire pour bien entrer dans la BD. Mais une fois ce temps passé, l'oeil n'est plus "gêné" par ce dessin. Par contre, au niveau de l'histoire, j'ai eu quelques difficultés, je l'avoue. Si le départ est intéressant (annonce des vaisseaux extra-terrestres), j'avoue avoir été assez déçu par la suite: je ne suit pas arrivé à réellement intégrer l'enquêteur dans la trame générale (mais j'avoue avoir lu assez vite et une seule fois). Au final, une BD sympa mais dont je conseillerais l'attente du tome deux pour se faire une idée plus précise...

06/05/2006 (modifier)
Par scuineld
Note: 3/5
Couverture de la série L'Idole dans la bombe
L'Idole dans la bombe

A mon avis la meilleure série des 4 parues pour l'instant dans cette collection. Au dessin, on retrouve Jouvray et son style assez agréable et marrant. Rien à redire Le scénario nous plonge dans un monde "ménoposé" intéressant et bien posé (même s'il reste certaines zones d'ombre - ce qui ma foi, pour un tome 1, est assez logique). De plus, l'humour est au rendez-vous (certaines situations/aléas de l'histoire sont bien trouvés et font sourire). En conclusion, une petite série sympa qui vaut le coup d'oeil et qui, j'espère, évoluera bien!

06/05/2006 (modifier)