Ne vous fiez pas à la couverture du « Dérisoire » qui est à mon avis ratée et jetez un coup d’œil sur les pages intérieures : à moins d’être allergique à la couleur, vous en prendrez plein la vue dans le sens le plus positif du thème !
Le « Dérisoire » est une BD pleine de poésies. C’est aussi un conte qui reste d’actualité, celle de l’individu qui privilégie son travail à sa vie familiale. C’est l’histoire d’un capitaine solitaire d’un vieux cargo qui découvre peu à peu qu’il existe une vie en dehors de son métier, il rencontre une femme qui l’invite à sortir de son « moule » et à l’occasion l’amour.
O. Supiot, habitué à dessiner des BD pour enfants, nous surprend agréablement avec « le dérisoire ». Il nous montre la pleine mesure de son talent de coloriste en réalisant cet album, les planches d’ensemble comme celles des pages 7 et 26 font franchement magnifiques ! Les ambiances changent selon que l’on trouve à l’intérieur du cargo avec les teintes rouilles, dans la forêt à dominante verte et j’en passe… C’est tout simplement de l’art ! Difficile en effet d’imaginer une version noire et blanche car la transition entre le monde maritime et celui extérieur aurait été, à mon avis, ratée dès la page 18.
Le livre est publié dans un format inhabituel pour les amateurs de BD mais il est parfaitement adapté à l’histoire et au trait d’O. Supiot
Cependant, je regrette dans cet album la qualité inégale de certaines planches comme celle de la page 41 où les décors sont absents et les couleurs un peu trop « flashy » à mon goût.
« Le dérisoire » est une BD que tous les bédéphiles se doivent de découvrir ! Si la couleur était une diplomatie, O. Supiot serait certainement un de ses meilleurs ambassadeurs ! Au fait, si vous avez aimé « Le dérisoire », n’hésitez pas à feuilleter Féroce des mêmes auteurs.
Cet album est composé de plusieurs histoires courtes aux thèmes assez similaires. Il semble bien qu'il n'y ait qu'un seul dessinateur aux commandes, pourtant les styles de dessin sont assez différents entre chaque histoire. Parfois en couleurs, parfois noir et blanc, parfois médiocre sur les décors parfois tout à fait correct, parfois comique parfois réaliste. Dans l'ensemble, hormis quelques décors tracés à la règle, je trouve que le dessin est bon, voire intéressant car mêlant une touche légèrement comique à des scènes purement porno.
Avec un tel dessin, j'étais donc motivé à apprécier ces histoires qui ne sont pourtant que des histoires de cul. Mais j'ai très vite buté sur la narration qui est plus que confuse par moment. Certaines histoires, notamment la première, sont quasiment incompréhensibles, ou du moins suffisamment compréhensibles pour se rendre compte qu'elles sont racontées n'importe comment. C'est chiant à lire car il n'y a pas moyen de rentrer dans la majorité des histoires. Quant à l'aspect érotique, il est correct à la base mais complètement annéanti par moment du fait de cette mauvaise narration.
Note approximative : 1.5/5
Il semble y avoir des amateurs de Baudoin d'un côté, et ceux comme moi qui franchement n'aiment quasiment jamais ce qu'il fait. Et pour cette petite Patte de Mouche, c'est encore le cas pour moi.
Cet album d'une vingtaine de pages raconte en une image par page une petite portion de souvenirs de Baudoin liés à une rivière reculée appelée l'Espignole qui a un peu marqué sa jeunesse.
Le dessin est fait sur la base de croquis encrés à la manière un peu sale que je n'aime pas chez Baudoin. Certains admirent la technique de ce dessinateur, moi je n'aime tout simplement pas : je trouve ça moche. Donc ce sont des croquis moches et pas toujours facilement déchiffrables qui composent cette BD à mes yeux.
Quant à l'histoire, elle est lue en une minute et inintéressante, sans pour autant être détestable puisqu'on sent que l'auteur est sincère dans ce qu'il veut être un hommage à de bons souvenirs de son enfance campagnarde.
Si le but était de montrer qu’on pouvait faire des BD aussi mauvaises que des telenovellas, Giardino et Barbieri ont tenu leur pari. La question est alors de savoir si, en exagérant les défauts des « soap-operas » pour s’en moquer, le résultat de la copie n’est pas pire que l’original. Mais peut-être était-ce plutôt ça le but recherché : faire un truc tellement gerbant qu’on est dégoûté à vie de ce genre de production ? En tout cas, si c’était censé être drôle, ça ne réussit qu’à être lourd. Les couleurs sont à chier, comme dans toute parodie kitch qui se respecte, ce qui fait qu’on ne peut même pas se rabattre sur les dessins pour trouver la moindre qualité à cet album. Voilà le premier véritable faux-pas d'un auteur dont j'appréciais jusqu'à présent tout ce qu'il avait fait.
Tout comme pas mal de monde, je suis étonné de savoir que l'on ait pu sortir autant de tome de cette série... surtout avec un personnage aussi plat ( même si Rantaplan permet de lancer quelque runnin-gag assez savoureux dans Lucky Luke ).
Sincèrement j'en ai lu 2, et cela m'a suffi pour me faire une opinion :
C'est plat, c'est inodore et incolore. Les gags sont encore plus prévisibles qu'un épisode de Beep Beep et le coyote, c'est dire. Pour le dessin c'est du copier coller sur toute la série.
Pas besoin de plus pour vous dire que c'est très mauvais.
Yoko Tsuno est l'exemple typique des séries trop longues. Pourquoi est-ce que l'auteur ne s'est-il pas arrêté au tome 10 pour commencer quelque chose de neuf. Du point de vue du dessin il faut aimer leur style. Moi, personnellement, j'adore leur rigueur et leur perfection chaque détail des machines (et il y beaucoup de machines dans Yoko Tsuno) est dessiné avec une grande exactitude (certains trouvent peut-être a juste titre que c'est plus du dessin technique que de l'art). Les scénarios des 10 premiers volumes sont solides avec chaque fois des spéculations scientifiques et des explications. Hélas, à partir du tome 10, cette belle mécanique s'enraille, les histoire deviennent de plus en plus abracadabrantes et surtout perdent toutes justifications logiques. C'est vraiment triste de voir une bonne série comme Yoko Tsuno mourir a petit feu.
Ma cote:
"Culte" pour les tomes de 1 à 10
"Pas Mal" pour les tomes de 11 à 14
"Bof Sans plus" à partir du 15
-> en conclusion pour l'ensemble de la série: "pas mal"
Pharaon est une série bizarre qui ressemble à une histoire d'espionnage ordinaire mais où le héros a des pouvoirs paranormaux (ce qui n'ajoute en fait pas grand chose a l'histoire) mais surtout le héros a des problèmes de conscience ce qui le rend sympathique. Les tomes sont de qualité assez variable. Mes préférés sont sûrement "le Cerveau de Glace" pour le sentiment de complot qu'il dégage et "Promenade des Solitudes" pour les questions existentielles que le héros se pose. Par contre "Dossiers Anti" est un recueil d'histoires courtes bâclées et inintéressantes.
J'aime vraiment bien Tony Corso. Surtout pour les dessins. Rien qu'à voir les plages ensoleillées, les ruelles de Saint-tropez, on se sent bien. Contrairement à ce qu'on pouvait craindre l'histoire n'est pas trop prévisible. Bon ce n'est pas non plus une histoire extraordinaire mais elle est suffisamment bien écrite pour que j'en tire un certain plaisir et que même j'aie envie de les relire. Et on a vraiment envie d'en savoir plus sur le passé de Tony.
Je suis impatient de lire le troisième tome.
Le Premier tome m'avait bien plu. Contrairement au beaucoup de personnes, j'aime bien ces dessins lisses, les machines sont plutôt bien dessinées et les personnages semblaient intéressants. J'attendais donc avec impatience le deuxième tome. Hélas le deuxième tome est une totale déception. Les dessins sont toujours aussi beaux, mes les personnages des mauvais sont totalement irréalistes. Aussi bien le savant fou millionnaire avide de vengeance que l'escroc (Caruso) ont des motivations ridicules. J'ai vraiment le sentiment qu'ils sont là parce le scénariste avait besoin de mauvais dans l'histoire et que donc ils font le mal pour causer des problèmes aux héros. C'est vraiment regrettable car le monde et les dessins sont vraiment sympas. Mais avec un scénario aussi bâclé, Golden Cup ne peut pas faire une bonne série.
Honnêtement, ce n'est pas facile de parler d'un livre lorsque l'on connaît, au moins par le biais du forum de BDP, l'auteur.
Cette bande dessinée est basée sur les problèmes géopolitiques récents, que Pierre Paul maîtrise parfaitement. Même si les premières pages sont très bavardes, il instaure une atmosphère voire un climat hyper réaliste où apparaît un mystérieux personnage (le messie « One ») qui lui, l'est un peu moins. C'est peut-être là où réside la faiblesse du scénario : l'adhésion un peu trop facile aux idées messianiques. Mais si on part de ce postulat de base, l'histoire, ou plutôt l'intrigue tient debout : une enquête journalistique menée par Michael D. Yauch (décidément, les journalistes ont le vent en poupe ces temps ci : Thomas Silane, Rafales, ...).
Même si le dessin ne m'a guère convaincu, j'ai aimé cette bande dessinée originale ; et c'est sans hésitation aucune que j'achèterai le prochain volume.
Un détail pour finir, même si Kathleen Peltz prend des douches accompagnées (ah ! la fameuse page 36 !), n'aurait-elle qu'une seule et même tenue en 4 ans ? En effet, la belle traverse l'album (flash back compris) avec toujours la même jupe et le même pull-over (sauf évidement à la page 35 où elle doit être plus à l'aise pour... enfin, vous verrez.)
Imbroglio politico-financier sur fonds de perte des valeurs, bref un thème d'une actualité criante.
« Le 21ème siècle sera spirituel ou ne le sera pas » disait Malraux, Pierre Paul Verelst en livre là son interprétation toute personnelle.
A lire évidemment.
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Le dérisoire
Ne vous fiez pas à la couverture du « Dérisoire » qui est à mon avis ratée et jetez un coup d’œil sur les pages intérieures : à moins d’être allergique à la couleur, vous en prendrez plein la vue dans le sens le plus positif du thème ! Le « Dérisoire » est une BD pleine de poésies. C’est aussi un conte qui reste d’actualité, celle de l’individu qui privilégie son travail à sa vie familiale. C’est l’histoire d’un capitaine solitaire d’un vieux cargo qui découvre peu à peu qu’il existe une vie en dehors de son métier, il rencontre une femme qui l’invite à sortir de son « moule » et à l’occasion l’amour. O. Supiot, habitué à dessiner des BD pour enfants, nous surprend agréablement avec « le dérisoire ». Il nous montre la pleine mesure de son talent de coloriste en réalisant cet album, les planches d’ensemble comme celles des pages 7 et 26 font franchement magnifiques ! Les ambiances changent selon que l’on trouve à l’intérieur du cargo avec les teintes rouilles, dans la forêt à dominante verte et j’en passe… C’est tout simplement de l’art ! Difficile en effet d’imaginer une version noire et blanche car la transition entre le monde maritime et celui extérieur aurait été, à mon avis, ratée dès la page 18. Le livre est publié dans un format inhabituel pour les amateurs de BD mais il est parfaitement adapté à l’histoire et au trait d’O. Supiot Cependant, je regrette dans cet album la qualité inégale de certaines planches comme celle de la page 41 où les décors sont absents et les couleurs un peu trop « flashy » à mon goût. « Le dérisoire » est une BD que tous les bédéphiles se doivent de découvrir ! Si la couleur était une diplomatie, O. Supiot serait certainement un de ses meilleurs ambassadeurs ! Au fait, si vous avez aimé « Le dérisoire », n’hésitez pas à feuilleter Féroce des mêmes auteurs.
Sur le bout de la langue
Cet album est composé de plusieurs histoires courtes aux thèmes assez similaires. Il semble bien qu'il n'y ait qu'un seul dessinateur aux commandes, pourtant les styles de dessin sont assez différents entre chaque histoire. Parfois en couleurs, parfois noir et blanc, parfois médiocre sur les décors parfois tout à fait correct, parfois comique parfois réaliste. Dans l'ensemble, hormis quelques décors tracés à la règle, je trouve que le dessin est bon, voire intéressant car mêlant une touche légèrement comique à des scènes purement porno. Avec un tel dessin, j'étais donc motivé à apprécier ces histoires qui ne sont pourtant que des histoires de cul. Mais j'ai très vite buté sur la narration qui est plus que confuse par moment. Certaines histoires, notamment la première, sont quasiment incompréhensibles, ou du moins suffisamment compréhensibles pour se rendre compte qu'elles sont racontées n'importe comment. C'est chiant à lire car il n'y a pas moyen de rentrer dans la majorité des histoires. Quant à l'aspect érotique, il est correct à la base mais complètement annéanti par moment du fait de cette mauvaise narration.
L'Espignole
Note approximative : 1.5/5 Il semble y avoir des amateurs de Baudoin d'un côté, et ceux comme moi qui franchement n'aiment quasiment jamais ce qu'il fait. Et pour cette petite Patte de Mouche, c'est encore le cas pour moi. Cet album d'une vingtaine de pages raconte en une image par page une petite portion de souvenirs de Baudoin liés à une rivière reculée appelée l'Espignole qui a un peu marqué sa jeunesse. Le dessin est fait sur la base de croquis encrés à la manière un peu sale que je n'aime pas chez Baudoin. Certains admirent la technique de ce dessinateur, moi je n'aime tout simplement pas : je trouve ça moche. Donc ce sont des croquis moches et pas toujours facilement déchiffrables qui composent cette BD à mes yeux. Quant à l'histoire, elle est lue en une minute et inintéressante, sans pour autant être détestable puisqu'on sent que l'auteur est sincère dans ce qu'il veut être un hommage à de bons souvenirs de son enfance campagnarde.
Eva Miranda
Si le but était de montrer qu’on pouvait faire des BD aussi mauvaises que des telenovellas, Giardino et Barbieri ont tenu leur pari. La question est alors de savoir si, en exagérant les défauts des « soap-operas » pour s’en moquer, le résultat de la copie n’est pas pire que l’original. Mais peut-être était-ce plutôt ça le but recherché : faire un truc tellement gerbant qu’on est dégoûté à vie de ce genre de production ? En tout cas, si c’était censé être drôle, ça ne réussit qu’à être lourd. Les couleurs sont à chier, comme dans toute parodie kitch qui se respecte, ce qui fait qu’on ne peut même pas se rabattre sur les dessins pour trouver la moindre qualité à cet album. Voilà le premier véritable faux-pas d'un auteur dont j'appréciais jusqu'à présent tout ce qu'il avait fait.
Rantanplan
Tout comme pas mal de monde, je suis étonné de savoir que l'on ait pu sortir autant de tome de cette série... surtout avec un personnage aussi plat ( même si Rantaplan permet de lancer quelque runnin-gag assez savoureux dans Lucky Luke ). Sincèrement j'en ai lu 2, et cela m'a suffi pour me faire une opinion : C'est plat, c'est inodore et incolore. Les gags sont encore plus prévisibles qu'un épisode de Beep Beep et le coyote, c'est dire. Pour le dessin c'est du copier coller sur toute la série. Pas besoin de plus pour vous dire que c'est très mauvais.
Yoko Tsuno
Yoko Tsuno est l'exemple typique des séries trop longues. Pourquoi est-ce que l'auteur ne s'est-il pas arrêté au tome 10 pour commencer quelque chose de neuf. Du point de vue du dessin il faut aimer leur style. Moi, personnellement, j'adore leur rigueur et leur perfection chaque détail des machines (et il y beaucoup de machines dans Yoko Tsuno) est dessiné avec une grande exactitude (certains trouvent peut-être a juste titre que c'est plus du dessin technique que de l'art). Les scénarios des 10 premiers volumes sont solides avec chaque fois des spéculations scientifiques et des explications. Hélas, à partir du tome 10, cette belle mécanique s'enraille, les histoire deviennent de plus en plus abracadabrantes et surtout perdent toutes justifications logiques. C'est vraiment triste de voir une bonne série comme Yoko Tsuno mourir a petit feu. Ma cote: "Culte" pour les tomes de 1 à 10 "Pas Mal" pour les tomes de 11 à 14 "Bof Sans plus" à partir du 15 -> en conclusion pour l'ensemble de la série: "pas mal"
Pharaon
Pharaon est une série bizarre qui ressemble à une histoire d'espionnage ordinaire mais où le héros a des pouvoirs paranormaux (ce qui n'ajoute en fait pas grand chose a l'histoire) mais surtout le héros a des problèmes de conscience ce qui le rend sympathique. Les tomes sont de qualité assez variable. Mes préférés sont sûrement "le Cerveau de Glace" pour le sentiment de complot qu'il dégage et "Promenade des Solitudes" pour les questions existentielles que le héros se pose. Par contre "Dossiers Anti" est un recueil d'histoires courtes bâclées et inintéressantes.
Tony Corso
J'aime vraiment bien Tony Corso. Surtout pour les dessins. Rien qu'à voir les plages ensoleillées, les ruelles de Saint-tropez, on se sent bien. Contrairement à ce qu'on pouvait craindre l'histoire n'est pas trop prévisible. Bon ce n'est pas non plus une histoire extraordinaire mais elle est suffisamment bien écrite pour que j'en tire un certain plaisir et que même j'aie envie de les relire. Et on a vraiment envie d'en savoir plus sur le passé de Tony. Je suis impatient de lire le troisième tome.
Golden Cup
Le Premier tome m'avait bien plu. Contrairement au beaucoup de personnes, j'aime bien ces dessins lisses, les machines sont plutôt bien dessinées et les personnages semblaient intéressants. J'attendais donc avec impatience le deuxième tome. Hélas le deuxième tome est une totale déception. Les dessins sont toujours aussi beaux, mes les personnages des mauvais sont totalement irréalistes. Aussi bien le savant fou millionnaire avide de vengeance que l'escroc (Caruso) ont des motivations ridicules. J'ai vraiment le sentiment qu'ils sont là parce le scénariste avait besoin de mauvais dans l'histoire et que donc ils font le mal pour causer des problèmes aux héros. C'est vraiment regrettable car le monde et les dessins sont vraiment sympas. Mais avec un scénario aussi bâclé, Golden Cup ne peut pas faire une bonne série.
New-Messiah.com
Honnêtement, ce n'est pas facile de parler d'un livre lorsque l'on connaît, au moins par le biais du forum de BDP, l'auteur. Cette bande dessinée est basée sur les problèmes géopolitiques récents, que Pierre Paul maîtrise parfaitement. Même si les premières pages sont très bavardes, il instaure une atmosphère voire un climat hyper réaliste où apparaît un mystérieux personnage (le messie « One ») qui lui, l'est un peu moins. C'est peut-être là où réside la faiblesse du scénario : l'adhésion un peu trop facile aux idées messianiques. Mais si on part de ce postulat de base, l'histoire, ou plutôt l'intrigue tient debout : une enquête journalistique menée par Michael D. Yauch (décidément, les journalistes ont le vent en poupe ces temps ci : Thomas Silane, Rafales, ...). Même si le dessin ne m'a guère convaincu, j'ai aimé cette bande dessinée originale ; et c'est sans hésitation aucune que j'achèterai le prochain volume. Un détail pour finir, même si Kathleen Peltz prend des douches accompagnées (ah ! la fameuse page 36 !), n'aurait-elle qu'une seule et même tenue en 4 ans ? En effet, la belle traverse l'album (flash back compris) avec toujours la même jupe et le même pull-over (sauf évidement à la page 35 où elle doit être plus à l'aise pour... enfin, vous verrez.) Imbroglio politico-financier sur fonds de perte des valeurs, bref un thème d'une actualité criante. « Le 21ème siècle sera spirituel ou ne le sera pas » disait Malraux, Pierre Paul Verelst en livre là son interprétation toute personnelle. A lire évidemment.