Les derniers avis (115343 avis)

Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Servitude
Servitude

Un médiéval fantasy partant tambour battant pour ce premier tome de servitude que j’avais il y a quelques semaines commencé à feuilleter, les dessins m’ont tout de suite accroché mais je n’en ai pas fait l’acquisition à cause de sa publication chez Soleil, éditeur proposant souvent des séries décevantes pour ma part. J’avoue avoir attendu les avis des uns et des autres à son sujet, ce qui m’a finalement poussé à acheter ce premier tome suite aux critiques élogieuses de mes prédécesseurs (merci bien). Les dessins et les ambiances sont impeccables, le scénario de ce premier tome arrive à la fois à poser le décor sans toutefois traîner en longueurs et recèle de rebondissements ce qui est je pense une belle performance. La barre est donc placée assez haut, j’aime beaucoup et espère ne pas être déçu par la suite.

24/07/2006 (modifier)
Par snivel
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jérôme K. Jérôme Bloche
Jérôme K. Jérôme Bloche

Des dessins simples mais efficaces, des scénarii plutôt bien menés, parfois un peu court sur un tome mais on commence à voir des enquêtes sur 2 tomes ! Mais LE truc qui en fait une super chouette série c'est sans conteste le côté candide (mais pas niais !) et gaffeur de JKJ ! Un sens de la distraction qui lui vaudrait une médaille d'or au JO si c'était une épreuve et qui a le don de me faire sourire à tous les coups ! Les réactions inattendues comme boire un jus de citron sec pour se remettre des émotions fortes ou endiguer sa claustrophobie dans un ascenseur en mangeant un sandwich donnent également une dimension très sympa au personnage !

24/07/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grimoire du petit peuple
Le Grimoire du petit peuple

Plus qu’un simple scénariste, Pierre Dubois est avant tout un conteur de grand talent. Cette série est une invitation à le suivre dans ce monde qu’il connaît si bien, celui du petit peuple. Ces albums illustrent des contes venant de tout horizon (de l’Ecosse au Moyen Orient en passant par la Russie) et pour la plupart connus de tous. Cette grande diversité des contes est rassemblée par thème, ce dernier constituant la ligne de conduite d’un tome. Ainsi, le tome premier reprend les contes qui se passent au crépuscule tandis que les tomes suivants rassemblent les contes inspirés de la forêt (tome 2) et ceux ayant pour objet les tavernes (tome 3). Il n’y a point de grande originalité dans ces contes mais toute la force narrative de Pierre Dubois s’y retrouve, ce qui donne aux récits une ampleur sans pareille et un attrait certain. Pour mettre en image ces contes, notre elficologue s’est adjoint les services de dessinateurs renommés (Civello, Le Roux, Ségur, Madsen, Smudja, Tanquerelle) et d’autres qui le sont en devenir (Anthony Jean par exemple). Difficile donc de donner une appréciation globale sur le dessin mais sachez que les dessinateurs ont conservé leur style habituel (exception faite de Madsen). Ce fut notamment un grand plaisir de retrouver une histoire dessinée par Ségur (auteur du mythique Légendes des Contrées Oubliées). Anthony Jean, auteur qui m’est inconnu, est pour moi une révélation. J’admire sont trait proche de l’illustration et pourtant si vivant ! Bref, une série à ne pas manquer pour les amateurs de contes et légendes . . . ;)

24/07/2006 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Chinaman
Chinaman

Avis sur le 3ème tome « Pour Rose » : Parmi les 8 tomes qui composent la série, j'avoue avoir une nette préférence pour "pour Rose". Dans cet épisode, Chinaman est maintenant libéré de son "maître" et se retrouve seul, il devient trappeur et lors d'un séjour dans une ville pour y vendre ses fourrures, il assiste à une discussion entre un vieil homme et deux hommes de loi dont l'objet est la garde d'une petite fille. Lors de son retour vers son refuge, Chinaman "retrouve" en quelque sorte le vieil homme et celui-ci l'invite chez lui où il fait connaissance de la petite fille "Rose". A partir de ce moment, la fille et Chinaman vont devenir amis Cet album est une BD riche en émotions, j’ai senti vraiment qu'une amitié se forgeait entre Rose et Chinaman. L'histoire est narrativement prenante. A partir de documentations et de récits réels, TaDuc et Le tendre ont retracé la difficile intégration des Chinois en Amérique pendant le far-west. Une intégration qui s’est faite dans une relative douleur au vu des difficultés que Chinaman a dû affronter. Finalement, l’histoire, même si c'est un récit de fiction, se révèle très réaliste sur cette époque. Le trait de TaDuc est excellent, les paysages enneigés sont magnifiques de beauté. De plus, l’auteur excelle dans sa mise en page. Le Tendre a réalisé La Quête de l'Oiseau du Temps qui est une excellente série, il confirme son talent de narrateur dans un autre genre et avec les honneurs ! Note finale : 5/5 Avis sur le 8ème tome « Les pendus » : J’aime le coup de crayon de TaDuc. Le découpage, la mise en page, les recherches de celui-ci au niveau du cadrage, la mise en couleurs ont été et sont toujours d’un très bon niveau de qualité. Chinaman était jusqu’au 5ème tome une de mes séries préférées. Les scenarii étaient très originaux, ils abordaient des situations qui m’étaient inconnues et qui se sont révélées très intéressantes (« La montagne d’or », « Les mangeurs de rouille »). A défaut d’être originaux, certains albums de cette série étaient pour moi des modèles de sensibilité et d’émotion (« Pour Rose », « A armes égales »). Mais j’avoue que depuis deux-trois tomes, je ne retrouve plus ce plaisir de lire les « Chinaman » de la même manière que lors des premiers albums. Dans « Les pendus », j’ai eu la forte impression que Chinaman n’était qu’un spectateur au milieu des évènements qui se produisaient, comme si cela n’avait que peu d’incidences sur la vie de notre héros. Bien que les scènes d’action sont assez courantes dans « Les pendus », je n’ai pas été très intéressé par l’histoire. Je sais qu’il est très difficile de proposer une idée originale dans chaque album mais j’aurais voulu au minimum que les auteurs puissent me donner des émotions… Ce n’est malheureusement pas pour ce nouveau tome. Dommage… Note finale : 3/5

24/07/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
Couverture de la série Les Ames d'Hélios
Les Ames d'Hélios

La cité industrielle d’Hélios donne une petite touche steampunk à la série. Les planches font penser effectivement à du Ségur, surtout dans les effets de mise en couleurs (moins pour les dessins qui s’apparenteraient davantage à du Mouclier). Le dessin (décors fouillés) et les couleurs apportent donc beaucoup à la série qui pêche par un scénario peu original et une narration chaotique. Ca se laisse donc lire mais ce n’est pas un univers qui m’intéresse à priori. A signaler que la scène incriminée dans les posts précédents ne m’a pas choquée outre mesure. Certes, elle n’apporte pas grand-chose à l’histoire mais je ne pense pas qu’elle s’y trouve pour des raisons lucratives (elle n’est pas vraiment mis en évidence et il faut lire l’album pour tomber dessus). Bref, bd visuellement réussie mais récit sans grand intérêt.

24/07/2006 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Guide de la survie en entreprise
Guide de la survie en entreprise

J'avoue que Manu Larcenet m’a carrément bluffé avec cette BD ! Cet album est une grosse satire du monde de l’entreprise, il est divisé en plusieurs chapitres avec pour chacun un thème bien défini. L’auteur n’hésite pas à aller vers l’absurdité, j’ai en mémoire les chapitres sur la liberté sexuelle en entreprise et sur le Friday. Le monde du travail y est décrit sous forme d’une caricature totale et pourtant, combien sont les lecteurs qui se reconnaîtront à partir ce monde « impitoyable » ???!!! Personnellement, j’ai bien aimé cet humour décalé, cette façon ironique de décrire les travers du monde du travail. Les lecteurs qui sont habitués à lire les dernières productions de Manu Larcenet plus axés sur l'émotion risquent de rejeter ce livre. Pour ma part, ça m’est égal, j’ai bien rigolé et je suis admiratif de la diversité thématique de cet auteur. Décapant ! Note finale : 3,5/5

24/07/2006 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Guide de la survie en entreprise
Guide de la survie en entreprise

Sympathique ce guide de la survie en entreprise. Pas le plus drôle des Larcenet, mais j’ai quand même bien aimé. J’ai trouvé que la manière de présenter les choses avec un narrateur un peu spécial était pas mal. En effet c’est Congo Bob, un aventurier qui a traversé toutes les mers et tous les déserts de la planète qui nous raconte le plus dur combat qui soit : la survie en entreprise. En ce qui concerne les dessins, vraiment pas de surprise, c’est du Larcenet pur jus. Dans l’ensemble les gags sont pas mal. Certains sont caricaturaux et d’autre vraiment décalés. Ce sont surtout ceux là que j’ai trouvé efficaces et qui m’ont fait rire. Suite à la remarque de Ro sur la vulgarité (ah, faut pas lire les avis avant de lire un album, mais juste regarder les notes !), mon attention a été un peu focalisée la dessus. Au début je n’ai pas trouvé qu’il y en avait tant que ça, à part dans le chapitre sur le sexe au bureau. Sur la fin c’est vrai qu’il y a une recrudescence de gros mots, mais au final je ne suis pas franchement choqué. Pas le meilleur des 4/5 que j'attribue, mais j’ai passé plutôt un bon moment avec cette BD.

24/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Des oiseaux, des mers
Des oiseaux, des mers

Généralement, ce type de récit ne m'attire guère mais j'ai été assez touché par cette BD. Déjà, je trouve les planches jolies. Les images de Hong-Kong y sont très photogéniques, des décors que j'aurais adoré prendre moi-même en photo. Les couleurs sont très sympas, pleines d'ambiance. Le dessin des personnages lui aussi est plutôt bon, même si les poses sont parfois assez figées. En fait, le véritable reproche que je ferais à ce dessin, c'est le fait que justement, je trouve qu'on voit trop que c'est du dessin par moment. Je m'explique : beaucoup de traits de décors sont tracés à la règle, les traits de crayonnés sont parfois visibles, la couleur ressort parfois comme des hachures au crayon de couleur. Tout cela donne une impression de regarder un dessin qui, même s'il est bien fait, rappelle un peu trop sa présence et sa technique pour permettre une immersion totale dans le récit. Ceci dit, ce n'est qu'un petit défaut à mes yeux, je trouve quand même nombre de planches très belles et j'ai quand même été suffisamment absorbé par l'histoire. Pourtant, j'ai eu un peu de mal en début de lecture. La narration est décousue, on est plongé tout de suite dans un environnement et une situation qu'on ne connait pas. Les quelques dizaines de premières pages m'ont charmé par leur décor original et beau et leurs personnages attachants, mais j'ai quand même eu quelques difficultés à suivre le récit. Mais ce fut finalement quand je commençais à vraiment m'attacher, quand le scénario laissait entrevoir une lueur d'espoir dans la vie difficile des héros, que s'en vint la fin du premier chapitre, dure et dramatique. C'est là qu'est apparue l'originalité du récit : son découpage en 3 chapitres bien distincts. Le premier chapitre est en fait le coeur du récit, nous faisant suivre la difficile vie de jeunes mariés sans le sou à Hong-Kong. Le deuxième est le récit parrallèle d'un réfugié Vietnamien dans la même ville, les deux récits se recoupant dramatiquement en leur fin. Et le troisième revient en fait un an en arrière, la rencontre de nos deux amoureux du début et ce qui a amené à leur mariage compliqué. Et ainsi, cette BD réussit véritablement à boucler la boucle en fin d'album, me faisant aussitôt reprendre le début du récit désormais nettement plus clair mais aussi nettement plus fort. J'ai été touché car cette structure m'a permis de m'attacher aux personnages et de ressentir encore plus douloureusement le drame final. Une oeuvre belle (malgré un petit manque de maîtrise du dessin, un goût d'inachevé), forte, au décor et au traitement original. Dommage que cela doive finir aussi mal mais en tout cas, l'émotion est passée pour moi.

24/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Bite à Urbain
La Bite à Urbain

Bon, sur un tel thème et avec un tel titre, fallait pas s'attendre à quelque chose de grandiose. Je l'ai lu en me disant que j'allais passer un bon petit moment de rigolade facile. Mais en fait, bof. A part quelques moments où j'ai pouffé de rire en me disant "Arf, c'est con !", l'ensemble des gags sont lourds et souvent répétitifs. Pas grand chose à en tirer si ce n'est quelques sourires et quelques petits rires par moment, mais rarement.

24/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Mouton-Chien manchot
Le Mouton-Chien manchot

Note approximative : 2.5/5 L'originalité de cette Bd tient en 2 choses : son histoire et le dessin de ses planches. Vous avez peut-être déjà lu Le Psychopompe, oeuvre la plus connue de Gabriel Delmas. Vous savez peut-être alors que cet auteur a un univers très particulier, très noir, en réalité véritablement sataniste, présentant la mort et l'enfer sous une forme glauque et dérangeante. Eh bien, le Mouton-Chien manchot nous présente une vision de l'enfer différente de celle du Psychopompe mais guère plus réjouissante. Le dessin est quelque part à mi-chemin entre les styles de Breccia, Wendling et Springer. Il n'a rien à voir avec le style du Psychopompe, étant ici nettement plus lumineux (c'est pas difficile) et plus proche du croquis. Sincèrement, je trouve les planches de cet album esthétiques et intéressantes. Ce sont des formes torturées, des squelettes, des créatures décharnées ou grotesques, mais elles sont présentées de belle manière. J'aime assez même si ce qui est représenté ne me plait pas dans le contenu. L'originalité de cette oeuvre réside dans son récit et sa narration. Le récit, c'est celui d'un homme qui se retrouve après la mort dans un enfer vide et morne, et pendant 180 pages, il va errer, se poser des questions, rencontrer des choses et des gens, et errer encore plus. Cela rappellera certains albums à la mode Metal Hurlant avec des héros à la Druillet et autres, mais c'est ici nettement plus fataliste et glauque. Quant à la narration, au lieu du grandiose pompeux du Psychopompe, l'auteur a choisi ici de jouer le double niveau de s'adresser directement au lecteur par moment, et de raconter son récit avec un peu d'humour noir de l'autre. Le héros passe son temps à proférer des insultes et à râler. Le narrateur lui s'adresse au lecteur en lui promettant la réponse à toutes les interrogations sur la vie et la mort... sans bien sûr qu'il n'y ait jamais de réponse. L'ennui, c'est que, malgré l'humour et le décalage de ses dialogues, narrations et titres de chapitre, le récit s'étirant sur autant de pages, oscille entre ennui et incompréhension pour moi. Ce sont des rencontres aux dialogues pleins de métaphores, de messages sur la vie, sur la mort, sur l'inutilité, sur le fatalisme, le dégoût, etc. Le contenu du message ne m'atteint pas vraiment car je n'ai pas su en tirer une véritable compréhension. Et de lire un aussi long récit où il semble ne rien se passer et qui ne mène quasiment à rien, si ce n'est à tenter de transmettre un message sur la vie que je n'apprécie pas vraiment, ça m'ennuie. Ce n'est donc pas une Bd dont je conseille l'achat, pas une Bd dont je conseillerais la lecture au lecteur lambda, mais les amateurs de dessin, de récit philosophique noir et de narration originale pourront être intéressés.

24/07/2006 (modifier)