Comme pour prouver sa théorie exposée dans Désoeuvré, selon laquelle un auteur de BD ne fait plus que des trucs moyens et dispensables une fois qu'il a dépassé un certain âge, Trondheim signe avec "Célébritiz" un album pas foncièrement mauvais mais qui ne restera certainement pas comme un des temps forts de sa carrière.
Fidèle à lui-même, l'auteur joue à la fois la carte de la satire sociale, avec ce monde où n'importe quel imbécile sans talent peut devenir célèbre, et de l'humour débile gratuit, notamment avec le personnage du gros russe demeuré qui flingue tout le monde. Il y a des passages franchement moyens, Trondheim n'a pas un discours franchement novateur sur la "starisation" des anonymes et le culte de la célébrité (notez que cette BD se prend suffisamment peu au sérieux pour qu'on n'ait pas l'impression qu'il ait effectivement cherché à faire passer un message profond et original sur quoi que ce soit), le dessin n'est pas terrible, mais dans l'ensemble, c'est un titre assez marrant, avec lequel on passe un bon moment.
Voici un manga qui sort complètement des sentiers battus.
Par son graphisme d'abord. Superbe, fouillé dans les moindres détails, on sent nettement la volonté de l'auteur de rendre les scènes du quotidien le plus réaliste possible. Les personnages sont tout aussi bien rendus. Il est totalement impossible de confondre un personnage avec un autre, à l'opposé de la production manga classique. Et quelles gueules !! Malheureusement, les 2 premiers tomes sont pourris par une édition indigne (on a l'impression que les pages ont été scannées en basse résolution... beurk!). Cela rend la lecture un peu désagréable (NOTE : Cette remarque s'applique à l'édition originale, je ne connais pas la ré-édition).
De même l'histoire, très crue, sans tabous est également atypique. Les personnages sont des teignes, ils n'ont pas forcément le cœur pur et leur histoire n'est pas un long fleuve tranquille à la conclusion évidente. Bref là encore, une volonté évidente de dépeindre une histoire réaliste.
Oui mais voilà, je n'ai pas mis 4 ou 5/5 à Asatte danse mais bien 3/5. Pourquoi? Parce qu'à coté de ces très bons points, il y a aussi du mauvais. Le scénario est lourd, de nombreuses scènes n'apportent rien et servent juste à faire du remplissage (les multiples scènes de répétition théâtrales sont soporifiques et inutiles). Parfois scato, souvent inutilement vulgaire. C'est très bien que les héros aient une aventure mais était-il nécessaire d'être aussi racoleur? De nombreuses scènes de cul sont clairement là pour faire vendre. En revanche certaines scènes manquent (du tome 2 au 7 vous ne verrez pas l'ombre d'une FAC ou d'un bouquin alors que le héros est étudiant!). Enfin certains "rebondissements" sont... heu... "abracadabrantesques" (^_^). Un exemple simpliste: l'auteur en avait marre de représenter une caractéristique de la chevelure du héros. Donc en plein acte sexuel tous ses cheveux tombent... puis il porte une perruque... et pour finir on ne sait plus trop si ses cheveux ont repoussé ou s'il s'agit toujours de la perruque... absurde. Malheureusement le scénario est trop souvent traité avec la même légèreté.
Asatte Dance est à lire, c'est frais, beau, original. Mais il est difficile de faire abstraction d'autant de défauts.
Un roman graphique, une oeuvre autobiographique, un récit intimiste... cet album avait tout pour me plaire et, le bougre, il m'a plu. :)
Frederik Peeters nous parle de sa relation avec Cati (séropositive ainsi que son enfant), depuis la naissance de cette relation en passant par les angoisses et interrogations liées à la maladie. Loin de tomber dans le pathétique, le récit souffle finalement un grand vent d'optimisme (parfois trop ?). Dans tous les cas, votre vision du SIDA risque de bien changer à la lecture de cet album.
Niveau graphique, tout comme un bon nombre de lecteurs, je n'ai pas été séduit dès le départ par les dessins de Peeters. Les premières planches m'ont laissé perplexe (je ne saurais dire pourquoi), puis au fil de la lecture j'ai vraiment commencé à apprécier le coup de patte de l'auteur.
Si vous cherchez donc un roman (autobio)graphique de qualité, un récit émouvant, très personnel mais aussi très pudique courez sur Pilules bleues.
En voulant volontairement s'éloigner de ses précieux carnets, Joann Sfar a voulu commettre son Rahan. Le dessin et les couleurs sont certes superbes mais la mayonnaise ne prend pas.
Cette approche pseudo philosophique reste, à mon avis, au niveau de la niaiserie et j'avoue m'être ennuyé à la lecture de ce premier opus.
Seules les dernières pages, sous forme de carnet, un genre où excelle notre ami Sfar (car je suis un inconditionnel de cet auteur, ne vous méprenez pas) m'ont captivé.
Longtemps je me suis demandé vers quel public s'adressait cette bd, tant je n'en n'ai guère saisi le sens: adulte ou enfant? .
Le mythe du bon sauvage revisité à la sauce Sfar est bel et bien raté. Pourtant, tout prédisposait à un enthousiasme général : un format original chez "Dargaud", une couverture réussie, une campagne de presse rondement menée ( avec la une de "bodoï" et de "DBD").Mais, non rien à faire, je n'ai pas aimé.
Alors Monsieur Sfar, si vous voulez continuer à mettre en scène votre sympathique famille, livrez nous vos carnets ("Caravan" est LE livre par excellence que j'adore) au lieu de vous compromettre dans un scénario qui amuse et plait sans doute à Chabat, Coppens, Klapish et Pennac ( voir le quatrième de couverture) mais qui , moi en tant qu'admirateur de votre oeuvre, ne m'a pas convaincu du tout.
Album parfaitement dispensable.
Aahhhh du mystère comme je l'aime.
Un bon vieux meurtre (?) bien trash au Vatican, un inspecteur un peu bizarros appelé à l'aide par un ami religieux de son état, et un dessin qui, pour ma part, me fait penser (ou peut-être est-ce dû aux couleurs) à Mémoires d'une vermine (oeuvre que j'ai beaucoup appréciée), et la mayonnaise a bien pris.
J'attends la suite avec impatience.
Brouillon. C'est le terme qui vient en premier à l'évocation de ce double album.
Brouillon, car le scénario est un mélange de plusieurs histoires "classiques" de SF, avec une héroïne jeune et intrépide en prime. Ca part de nulle part, ça n'arrive à peu près à rien. Le décor et les circonstances ne sont explicités à aucun moment, et l'on est obligé de ne suivre que la trame principale. A peine comprend-on le pourquoi de la situation (un président quasi-immortel, un monde post-apocalyptique plongé dans une ambiance glauque)... Des touches d'humour parsemées ça et là ne suffisent pas à rendre l'ensemble digeste.
Quant au traitement graphique... Navarro a un beau style de base, mais assez gâché par un encrage "flou", qui rend la lecture un peu usante par moments. Les couvertures sont ce qu'il y a de plus "clair"... C'est brouillon, quoi...
C'est dommage, car les thèmes de l'immortalité, de l'ivresse du pouvoir et de l'innocence pourraient donner de très belles histoires...
C'est une bd qui est construite comme un Comics, avec un scénario qui ressemble à celui d'une série américaine de base, ou le duo de flics finit toujours par rencontrer, à un moment ou à un autre un serial killer. Il y a trois suspects potentiels, dont deux ne tiennent d'ailleurs pas la route, une histoire à l'eau de rose bâclée et un final feu d'artifice, à l'américaine, avec les héroïnes qui s'en tirent avec quelques égratignures. Rajouter à cela un dessin plus qu'approximatif et un découpage ultra classique, vous avez là tout les éléments pour ne pas acheter cette bd.
A la décharge du dessinateur, c'est sa première bd. Il a fait beaucoup mieux depuis, notamment avec Là où dansent les morts
Etrange univers développé par Pierre Makyo. L'album baigne dans une drôle d'ambiance, faite de chimères, d'occultisme, de jalousies estudiantines et de complots. Le tome 1 m'a beaucoup intrigué, car on ne voit absolument pas où il veut en venir. Et cette nébulosité n'incite pas à aider cette histoire, malgré des figures inspirées (Jordan et son ami Karel, portant chacun l'autre à tour de rôle, car n'ayant qu'une paire de chaussures pour deux, par exemple). La suite de la lecture est tout de même chaotique, car on a l'impression d'un assemblage un peu hétéroclite de différentes légendes sans queue ni tête...
Heureusement que le dessin de Rossi, pas encore débarrassé de ses oripeaux moebiusiens, nous permet d'avoir une vision sensuelle et -parfois- chaleureuse de cette étrange histoire...
Encore de la BD d'inspiration autobiographique, mais qui sort des sentiers battus du genre dans la mesure où ça ne parle ni de l'ordinaire combat d'un artiste sensible qui se pose plein de questions sur la vie, le monde et ses rapports avec son père, ni un journal intime sur les amours post-adolescentes d'un branleur pleurnichard, ni un blog à deux balles, mais une compilation de petites histoires rigolotes et débiles dans lesquelles l'auteur ne cherche pas forcément à se donner le beau rôle. Pour cela, on peut saluer Guillaume Bouzard.
A part ça, ben...
La nomination du tome 2 à Angoulême dans la catégorie "Meilleur scénario" ne laisse pas de m'étonner, même si je dois avouer que c'est une petite série que j'ai trouvée bien sympa. Sympa, mais sans plus. C'est marrant mais sans plus, c'est de l'humour potache qui fait sourire mais pas vraiment se tordre de rire. Le dessin est pas mal dans le style "gribouillé à la va-vite" propre à Bouzard, on passe un bon moment, bref ce n'est pas le chef-d’œuvre du siècle mais une petite série qui vaut le coup d'oeil.
Une BD "de saison" que j'ai lue hors période de Noël, donc je devais pas être dans le bon esprit pour apprécier...
Je n'ai pas trouvé le dessin exceptionnel, quant à l'intrigue, même si comme le dit Arzak on est "loin de la guimauve habituelle des contes de Noël", ça reste une histoire très chrétienne de rédemption, qui m'a laissé d'autant plus perplexe que l'auteur semble placer sur le même plan un homme dont la faute a été de préférer sauver sa peau que de jouer au héros (c'est égoïste, mais 90% des gens en feraient autant dans la même situation) et un autre qui a effectivement commis un crime sordide mais passerait presque pour un brave type qui a simplement fait une petite bêtise.
Le fait est que j'ai lu l'album avec curiosité, sans m'ennuyer, mais sans jamais non plus être emballé par l'intrigue ni touché par les personnages. Bref, une déception.
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Célébritiz
Comme pour prouver sa théorie exposée dans Désoeuvré, selon laquelle un auteur de BD ne fait plus que des trucs moyens et dispensables une fois qu'il a dépassé un certain âge, Trondheim signe avec "Célébritiz" un album pas foncièrement mauvais mais qui ne restera certainement pas comme un des temps forts de sa carrière. Fidèle à lui-même, l'auteur joue à la fois la carte de la satire sociale, avec ce monde où n'importe quel imbécile sans talent peut devenir célèbre, et de l'humour débile gratuit, notamment avec le personnage du gros russe demeuré qui flingue tout le monde. Il y a des passages franchement moyens, Trondheim n'a pas un discours franchement novateur sur la "starisation" des anonymes et le culte de la célébrité (notez que cette BD se prend suffisamment peu au sérieux pour qu'on n'ait pas l'impression qu'il ait effectivement cherché à faire passer un message profond et original sur quoi que ce soit), le dessin n'est pas terrible, mais dans l'ensemble, c'est un titre assez marrant, avec lequel on passe un bon moment.
Asatte Dance
Voici un manga qui sort complètement des sentiers battus. Par son graphisme d'abord. Superbe, fouillé dans les moindres détails, on sent nettement la volonté de l'auteur de rendre les scènes du quotidien le plus réaliste possible. Les personnages sont tout aussi bien rendus. Il est totalement impossible de confondre un personnage avec un autre, à l'opposé de la production manga classique. Et quelles gueules !! Malheureusement, les 2 premiers tomes sont pourris par une édition indigne (on a l'impression que les pages ont été scannées en basse résolution... beurk!). Cela rend la lecture un peu désagréable (NOTE : Cette remarque s'applique à l'édition originale, je ne connais pas la ré-édition). De même l'histoire, très crue, sans tabous est également atypique. Les personnages sont des teignes, ils n'ont pas forcément le cœur pur et leur histoire n'est pas un long fleuve tranquille à la conclusion évidente. Bref là encore, une volonté évidente de dépeindre une histoire réaliste. Oui mais voilà, je n'ai pas mis 4 ou 5/5 à Asatte danse mais bien 3/5. Pourquoi? Parce qu'à coté de ces très bons points, il y a aussi du mauvais. Le scénario est lourd, de nombreuses scènes n'apportent rien et servent juste à faire du remplissage (les multiples scènes de répétition théâtrales sont soporifiques et inutiles). Parfois scato, souvent inutilement vulgaire. C'est très bien que les héros aient une aventure mais était-il nécessaire d'être aussi racoleur? De nombreuses scènes de cul sont clairement là pour faire vendre. En revanche certaines scènes manquent (du tome 2 au 7 vous ne verrez pas l'ombre d'une FAC ou d'un bouquin alors que le héros est étudiant!). Enfin certains "rebondissements" sont... heu... "abracadabrantesques" (^_^). Un exemple simpliste: l'auteur en avait marre de représenter une caractéristique de la chevelure du héros. Donc en plein acte sexuel tous ses cheveux tombent... puis il porte une perruque... et pour finir on ne sait plus trop si ses cheveux ont repoussé ou s'il s'agit toujours de la perruque... absurde. Malheureusement le scénario est trop souvent traité avec la même légèreté. Asatte Dance est à lire, c'est frais, beau, original. Mais il est difficile de faire abstraction d'autant de défauts.
Pilules bleues
Un roman graphique, une oeuvre autobiographique, un récit intimiste... cet album avait tout pour me plaire et, le bougre, il m'a plu. :) Frederik Peeters nous parle de sa relation avec Cati (séropositive ainsi que son enfant), depuis la naissance de cette relation en passant par les angoisses et interrogations liées à la maladie. Loin de tomber dans le pathétique, le récit souffle finalement un grand vent d'optimisme (parfois trop ?). Dans tous les cas, votre vision du SIDA risque de bien changer à la lecture de cet album. Niveau graphique, tout comme un bon nombre de lecteurs, je n'ai pas été séduit dès le départ par les dessins de Peeters. Les premières planches m'ont laissé perplexe (je ne saurais dire pourquoi), puis au fil de la lecture j'ai vraiment commencé à apprécier le coup de patte de l'auteur. Si vous cherchez donc un roman (autobio)graphique de qualité, un récit émouvant, très personnel mais aussi très pudique courez sur Pilules bleues.
La Vallée des Merveilles
En voulant volontairement s'éloigner de ses précieux carnets, Joann Sfar a voulu commettre son Rahan. Le dessin et les couleurs sont certes superbes mais la mayonnaise ne prend pas. Cette approche pseudo philosophique reste, à mon avis, au niveau de la niaiserie et j'avoue m'être ennuyé à la lecture de ce premier opus. Seules les dernières pages, sous forme de carnet, un genre où excelle notre ami Sfar (car je suis un inconditionnel de cet auteur, ne vous méprenez pas) m'ont captivé. Longtemps je me suis demandé vers quel public s'adressait cette bd, tant je n'en n'ai guère saisi le sens: adulte ou enfant? . Le mythe du bon sauvage revisité à la sauce Sfar est bel et bien raté. Pourtant, tout prédisposait à un enthousiasme général : un format original chez "Dargaud", une couverture réussie, une campagne de presse rondement menée ( avec la une de "bodoï" et de "DBD").Mais, non rien à faire, je n'ai pas aimé. Alors Monsieur Sfar, si vous voulez continuer à mettre en scène votre sympathique famille, livrez nous vos carnets ("Caravan" est LE livre par excellence que j'adore) au lieu de vous compromettre dans un scénario qui amuse et plait sans doute à Chabat, Coppens, Klapish et Pennac ( voir le quatrième de couverture) mais qui , moi en tant qu'admirateur de votre oeuvre, ne m'a pas convaincu du tout. Album parfaitement dispensable.
Révélations
Aahhhh du mystère comme je l'aime. Un bon vieux meurtre (?) bien trash au Vatican, un inspecteur un peu bizarros appelé à l'aide par un ami religieux de son état, et un dessin qui, pour ma part, me fait penser (ou peut-être est-ce dû aux couleurs) à Mémoires d'une vermine (oeuvre que j'ai beaucoup appréciée), et la mayonnaise a bien pris. J'attends la suite avec impatience.
Les mondes de Luz
Brouillon. C'est le terme qui vient en premier à l'évocation de ce double album. Brouillon, car le scénario est un mélange de plusieurs histoires "classiques" de SF, avec une héroïne jeune et intrépide en prime. Ca part de nulle part, ça n'arrive à peu près à rien. Le décor et les circonstances ne sont explicités à aucun moment, et l'on est obligé de ne suivre que la trame principale. A peine comprend-on le pourquoi de la situation (un président quasi-immortel, un monde post-apocalyptique plongé dans une ambiance glauque)... Des touches d'humour parsemées ça et là ne suffisent pas à rendre l'ensemble digeste. Quant au traitement graphique... Navarro a un beau style de base, mais assez gâché par un encrage "flou", qui rend la lecture un peu usante par moments. Les couvertures sont ce qu'il y a de plus "clair"... C'est brouillon, quoi... C'est dommage, car les thèmes de l'immortalité, de l'ivresse du pouvoir et de l'innocence pourraient donner de très belles histoires...
Portrait de femmes avec tueur
C'est une bd qui est construite comme un Comics, avec un scénario qui ressemble à celui d'une série américaine de base, ou le duo de flics finit toujours par rencontrer, à un moment ou à un autre un serial killer. Il y a trois suspects potentiels, dont deux ne tiennent d'ailleurs pas la route, une histoire à l'eau de rose bâclée et un final feu d'artifice, à l'américaine, avec les héroïnes qui s'en tirent avec quelques égratignures. Rajouter à cela un dessin plus qu'approximatif et un découpage ultra classique, vous avez là tout les éléments pour ne pas acheter cette bd. A la décharge du dessinateur, c'est sa première bd. Il a fait beaucoup mieux depuis, notamment avec Là où dansent les morts
Le Cycle des deux horizons
Etrange univers développé par Pierre Makyo. L'album baigne dans une drôle d'ambiance, faite de chimères, d'occultisme, de jalousies estudiantines et de complots. Le tome 1 m'a beaucoup intrigué, car on ne voit absolument pas où il veut en venir. Et cette nébulosité n'incite pas à aider cette histoire, malgré des figures inspirées (Jordan et son ami Karel, portant chacun l'autre à tour de rôle, car n'ayant qu'une paire de chaussures pour deux, par exemple). La suite de la lecture est tout de même chaotique, car on a l'impression d'un assemblage un peu hétéroclite de différentes légendes sans queue ni tête... Heureusement que le dessin de Rossi, pas encore débarrassé de ses oripeaux moebiusiens, nous permet d'avoir une vision sensuelle et -parfois- chaleureuse de cette étrange histoire...
The autobiography of me too
Encore de la BD d'inspiration autobiographique, mais qui sort des sentiers battus du genre dans la mesure où ça ne parle ni de l'ordinaire combat d'un artiste sensible qui se pose plein de questions sur la vie, le monde et ses rapports avec son père, ni un journal intime sur les amours post-adolescentes d'un branleur pleurnichard, ni un blog à deux balles, mais une compilation de petites histoires rigolotes et débiles dans lesquelles l'auteur ne cherche pas forcément à se donner le beau rôle. Pour cela, on peut saluer Guillaume Bouzard. A part ça, ben... La nomination du tome 2 à Angoulême dans la catégorie "Meilleur scénario" ne laisse pas de m'étonner, même si je dois avouer que c'est une petite série que j'ai trouvée bien sympa. Sympa, mais sans plus. C'est marrant mais sans plus, c'est de l'humour potache qui fait sourire mais pas vraiment se tordre de rire. Le dessin est pas mal dans le style "gribouillé à la va-vite" propre à Bouzard, on passe un bon moment, bref ce n'est pas le chef-d’œuvre du siècle mais une petite série qui vaut le coup d'oeil.
Mon voisin le Père Noël
Une BD "de saison" que j'ai lue hors période de Noël, donc je devais pas être dans le bon esprit pour apprécier... Je n'ai pas trouvé le dessin exceptionnel, quant à l'intrigue, même si comme le dit Arzak on est "loin de la guimauve habituelle des contes de Noël", ça reste une histoire très chrétienne de rédemption, qui m'a laissé d'autant plus perplexe que l'auteur semble placer sur le même plan un homme dont la faute a été de préférer sauver sa peau que de jouer au héros (c'est égoïste, mais 90% des gens en feraient autant dans la même situation) et un autre qui a effectivement commis un crime sordide mais passerait presque pour un brave type qui a simplement fait une petite bêtise. Le fait est que j'ai lu l'album avec curiosité, sans m'ennuyer, mais sans jamais non plus être emballé par l'intrigue ni touché par les personnages. Bref, une déception.