Voilà une bien belle histoire de vengeance, en effet...
Le scénario d'Yves Sente est bien maîtrisé, classique, réservant son lot de chausses-trapes, de pièges, de fausses pistes, un lot qui sied à toute bonne histoire de ce genre. Bien sûr, la référence à l'oeuvre d'Alexandre Dumas n'est pas un hasard, puisque Sente s'inscrit dans cette veine d'intrigues et de faux-semblants. Un scénario magnifié par le dessin, que dis-je, la peinture de Gregorz Rosinski, de toute beauté la plupart du temps, même si certaines cases me semblent juste esquissées. Un très beau diptyque, à conseiller au grand public.
J'ai un avis assez mitigé sur cette série : il y a des choses que j'y apprécie bien, et d'autres moins.
Point positif : Laurent Verron a un bon dessin, dynamique et frais. Son trait me fait penser à un mélange de Walthéry (Natacha), Janry (Spirou et Fantasio) et Conrad (Les Innommables).
Par contre, plus négatif, je trouve la mise en page et la composition de chaque image assez fouillis et difficile à apprécier dans leur ensemble. En outre, même si elle s'améliore au fil des tomes, j'apprécie très moyennement la colorisation qui manque d'harmonie chromatique à mes yeux.
Pour le scénario, j'attendais quelque chose de nettement plus incisif et drôle de la part de Yann. Là où je m'imaginais avec envie du politiquement incorrect chez ces héros prêtres catholiques, là où je m'attendais à du corrosif hilarant à la façon de La Patrouille des Libellules, je ne trouve au final "que" des aventures-enquêtes d'une paire de moines, un vieux baroudeur et un jeune ingénu.
Les histoires sont assez bien faites et originales. Nos héros vont voyager un peu partout dans le Monde, de la Papouasie jusqu'à Paris, de Berlin jusqu'au Pole Nord, de la Bretagne jusqu'à Hollywood... L'ambiance des années 20-30 est en outre bien rendue, avec un Paris et un Berlin de l'époque entre autres finement rendus. Jusqu'au langage qui est à chaque fois représentatif de l'endroit, nombreuses citations latines pour les moines, papou approximatif pour les indigènes, argot de titi parisien, breton, eskimo, allemand, etc...
Je ne compte plus en outre les clins d'oeil innombrables qui fourmillent dans chaque album, personnages d'autres séries BD, personnages célèbres, acteurs, etc...
Tout cela est bel et bien, mais...
Mais je dois avouer que d'une part, aucun tome de la série ne m'a vraiment captivé, et d'autre part, là où j'aurais dû rire, j'ai déjà eu assez de mal à sourire.
Nous ne sommes tout de même pas ici dans les aventures d'Achille Talon (série que j'aime mais pas tellement pour ses albums aventuresques) mais les textes ont une très grande part dans le récit d'Odilon Verjus, et le rythme de narration en pâtit beaucoup à mes yeux. Les dialogues sont assez bons, mais le tout est un peu trop verbeux pour moi. D'autant plus quand ces dialogues sont remplis de ces langues diverses, papou, latin, argot, etc... Ca me lasse très vite.
Quant à l'humour, comme je le disais plus haut, j'imaginais quelque chose de franchement plus corrosif que ça. Le manque de rythme peine à me faire entrer dans l'histoire et à me faire sourire aux différentes boutades du récit.
Bref, une lecture pas désagréable, des scénarios et des dessins de qualité, mais vraiment, je n'ai pas été captivé ni charmé. Et si je conseille l'achat, c'est uniquement à ceux qui ont déjà goûté et apprécié cette série.
En cinéma comme en BD, je n'aime pas le Western. Que voulez-vous... les goûts et les couleurs...
Et pourtant : Lune d'argent sur Providence m'a fait changer d'avis.
Côté dessin tout d'abord : j'adore. Un vrai travail sur la lumière qui met en valeur des décors somptueux. Des couleurs chatoyantes, un trait simple et précis. Les planches sont d'une rare qualité. Le style est au RDV et colle parfaitement au thème Western.
Côté ambiance, on se situe entre Western, Policier et Fantastique, avec une héroïne charmante et mystérieuse (tombera-t-elle amoureuse du gentil shérif ?)
Un excellent 1er tome... on attend la suite avec impatience !
Un vrai coup de coeur pour cette BD qui m'a réconcilié avec le Western !
J'ai lu ces bd chez un ami. Les jeux de mots des titres m'ont fait mauvaise impression.
Après, cela s'est confirmé: les gags médiocres m'ont arraché quelques rares sourires. Les dessins ne sont pas trop soignés, mais ça ne dérange pas trop pour ce genre de bd.
Malgré tout, le niveau est quand même plus haut que dans L'Agent 212. On ne se moque pas des gendarmes ici, et c'est ce qui sauve cette bd du 1/5.
Western est un très bon one-shot. Le dessin est simple et les couleurs sont très ternes, mais au final elles collent parfaitement à cette BD. L'histoire de ce cow-boy solitaire est bourré de rebondissements, le scénario de Van Hamme est très bon et on ne s'ennuie pas une page.
J'ai vraiment bien apprécié la lecture cette BD.
Les saisons de Jeanne sont la seconde publication de Chloë après Les hommes de Jeanne mais c’est la première qui ne soit pas autoéditée. En ce qui me concerne, c’est par la prépublication sur le site du Monde.fr que j’ai découvert cette BD auparavant présentée à Angoulême. Et je dois dire que je n’ai franchement pas accroché…
Au niveau du dessin, c’est minimaliste, on ne peut pas dire le contraire. Contrairement à du minimaliste façon Trondheim, là, je crois qu’on peut vraiment l’affirmer : je dessine aussi bien que ça, peut-être même mieux. Jeanne est dessinée façon Shadock : une tête en U inversé, un bec en V, des yeux , trois traits pour les cheveux et voilà. La grande majorité des cases sont vides hormis ce U, ce V, ces yeux et ces trois cheveux. Clairement, le résultat est plus qu’amateur.
Pour le reste, Jeanne est sensée représenter une fille célibataire, à la vie sentimentale déprimante et ratée, qui passe le plus clair de son temps à réfléchir sur la vie, sur les gens et s’en prend souvent plein la tête. Initialement tiré d’un blog, ce personnage représentait sans doute grandement la vie de son auteur dans le premier album, mais ce deuxième là se décompose sous la forme de planches parfois gag parfois simple réflexion philosophique qui n’ont pas l’attrait de suivre la vie de quelqu’un, même de virtuel. Les gags font à peine sourire, les réflexions philosophiques me laissent de marbre.
Je ne suis clairement pas le bon public pour ce type d’œuvre et le dessin plus que simpliste n’arrange rien à mes yeux.
Seule la publication par les nouvelles éditions Michel Allard semble intéressante car le format et le papier de qualité offre un petit objet assez joli et pratique.
Pour le reste, je passerais mon chemin.
Une très belle série, peut-être difficile d'accès pour le jeune public, mais qui a un charme particulier. L'histoire se passe au début du siècle dernier et évoque des événements se déroulant en Asie. On est dans l'univers de la mer, des ports, de l'évasion, une époque où le mot voyage avait un sens.
Théodore Poussin est un personnage qui ressemble à un Tintin triste. Les dessins de Le Gall sont très beaux et s'améliorent au fil des albums.
Les aventures de Théodore Poussin font souvent penser aux romans de Stevenson, Conrad ou Melville.
Enfin, ce qui ajoute à la qualité de l'histoire est le personnage de M. Novembre qui est assez énigmatique et dont on ne comprend réellement le rôle qu'au sixième album.
Si vous n’aviez qu’un album à lire ce mois- çi , lisez « le désespoir du singe ».
Déjà avec un titre aussi énigmatique que beau vous ne pouvez que succomber à la tentation.
En outre la couverture est, à mon avis, une des plus belles de cette année 2006.
Pourtant, ne connaissant pas du tout l’œuvre d’ Alfred , mais uniquement celle de Peyraud ( et encore simplement comme dessinateur) j’ai tout de suite été conquis par cette bande dessinée.
Une romance pour ne pas dire une histoire romantique dans un monde Kafkaïen, où des mystérieux chantiers d’irrigations semblent indispensables au pouvoir en place, dont le bras armé ressemble à des êtres difformes.
Dans cet univers prêt à exploser, deux êtres, un peu bohèmes, un peu fous mais surtout amoureux vont bouleverser l’ordre établi.
Car il s’agit bien de cela, d’une histoire d’amour, magnifiquement dessiné et mise en scène, sur un fond dramatique.
Beaucoup de références et d’allusions dans cet opus ( on songe notamment au « dictateur » de Chaplin , pour le contexte ; scènes sur les toits, la répression, la fuite programmée du pays, )
Un dessin élastique ( les personnages semblent fait en caoutchouc ) d’Alfred, magnifique, servi par les couleurs forts réussies de Delf.
Lecture indispensable pour tout bédéphile qui se respecte.
Faites comme moi,ne demander qu’à tomber sous le charme de Vespérine.
Ma bd coup de cœur du moment
Je conseille d'acheter les quatre premiers albums de cette série. Le dernier Un Faune sur l'épaule, étant un peu décevant.
Tout dans cette série est magique. Frank et Bom nous dépeignent une série pleine de poésie, de rêve et de tendresse. Le personnage de Broussaille est très sympathique. Il faut lire et relire Les baleines publiques car cet album est d'une richesse rare.
Il est à noter, de plus, que cette série n'est pas sombrée dans le piège de la surexploitation, 5 albums en 20 ans.
En fait, je ne conseille pas l'achat de toute la série.
Les 3 premiers albums sont un peu naïfs. Mais à partir du cycle de Brek Zarith (albums 4, 5 et 6), la série décolle vraiment. Au-delà des ombres est d'ailleurs un très bel album.
L'enfant des étoiles est un album à part qui décrit la jeunesse de Thorgal, un peu comme Aaricia décrit la jeunesse de celle-ci. Ces albums sont à mon avis à réserver uniquement aux fans car ils expliquent l'origine des deux personnages.
Alinoé est un album très particulier, lui aussi, sorte de one shot indépendant de la trame générale. On en apprend un peu plus sur Jolan.
Ensuite, vient à mon avis le meilleur cycle, celui où apparaît Kriss de Valnor (Les Archers mon album préféré de la série) et le Pays Qâ. Le scénario est à son sommet, jusqu'à l'album Entre Terre et Lumière.
Par la suite, Van Hamme use ses vieilles ficelles. La série devient très dispensable, malgré quelques albums convenables comme Le maître des montagnes ou Louve. Mais, le cycle où Thorgal est amnésique est interminable et très ennuyeux.
Conseil : lire surtout les 15 premiers tomes.
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La Vengeance du Comte Skarbek
Voilà une bien belle histoire de vengeance, en effet... Le scénario d'Yves Sente est bien maîtrisé, classique, réservant son lot de chausses-trapes, de pièges, de fausses pistes, un lot qui sied à toute bonne histoire de ce genre. Bien sûr, la référence à l'oeuvre d'Alexandre Dumas n'est pas un hasard, puisque Sente s'inscrit dans cette veine d'intrigues et de faux-semblants. Un scénario magnifié par le dessin, que dis-je, la peinture de Gregorz Rosinski, de toute beauté la plupart du temps, même si certaines cases me semblent juste esquissées. Un très beau diptyque, à conseiller au grand public.
Odilon Verjus
J'ai un avis assez mitigé sur cette série : il y a des choses que j'y apprécie bien, et d'autres moins. Point positif : Laurent Verron a un bon dessin, dynamique et frais. Son trait me fait penser à un mélange de Walthéry (Natacha), Janry (Spirou et Fantasio) et Conrad (Les Innommables). Par contre, plus négatif, je trouve la mise en page et la composition de chaque image assez fouillis et difficile à apprécier dans leur ensemble. En outre, même si elle s'améliore au fil des tomes, j'apprécie très moyennement la colorisation qui manque d'harmonie chromatique à mes yeux. Pour le scénario, j'attendais quelque chose de nettement plus incisif et drôle de la part de Yann. Là où je m'imaginais avec envie du politiquement incorrect chez ces héros prêtres catholiques, là où je m'attendais à du corrosif hilarant à la façon de La Patrouille des Libellules, je ne trouve au final "que" des aventures-enquêtes d'une paire de moines, un vieux baroudeur et un jeune ingénu. Les histoires sont assez bien faites et originales. Nos héros vont voyager un peu partout dans le Monde, de la Papouasie jusqu'à Paris, de Berlin jusqu'au Pole Nord, de la Bretagne jusqu'à Hollywood... L'ambiance des années 20-30 est en outre bien rendue, avec un Paris et un Berlin de l'époque entre autres finement rendus. Jusqu'au langage qui est à chaque fois représentatif de l'endroit, nombreuses citations latines pour les moines, papou approximatif pour les indigènes, argot de titi parisien, breton, eskimo, allemand, etc... Je ne compte plus en outre les clins d'oeil innombrables qui fourmillent dans chaque album, personnages d'autres séries BD, personnages célèbres, acteurs, etc... Tout cela est bel et bien, mais... Mais je dois avouer que d'une part, aucun tome de la série ne m'a vraiment captivé, et d'autre part, là où j'aurais dû rire, j'ai déjà eu assez de mal à sourire. Nous ne sommes tout de même pas ici dans les aventures d'Achille Talon (série que j'aime mais pas tellement pour ses albums aventuresques) mais les textes ont une très grande part dans le récit d'Odilon Verjus, et le rythme de narration en pâtit beaucoup à mes yeux. Les dialogues sont assez bons, mais le tout est un peu trop verbeux pour moi. D'autant plus quand ces dialogues sont remplis de ces langues diverses, papou, latin, argot, etc... Ca me lasse très vite. Quant à l'humour, comme je le disais plus haut, j'imaginais quelque chose de franchement plus corrosif que ça. Le manque de rythme peine à me faire entrer dans l'histoire et à me faire sourire aux différentes boutades du récit. Bref, une lecture pas désagréable, des scénarios et des dessins de qualité, mais vraiment, je n'ai pas été captivé ni charmé. Et si je conseille l'achat, c'est uniquement à ceux qui ont déjà goûté et apprécié cette série.
Lune d'argent sur Providence
En cinéma comme en BD, je n'aime pas le Western. Que voulez-vous... les goûts et les couleurs... Et pourtant : Lune d'argent sur Providence m'a fait changer d'avis. Côté dessin tout d'abord : j'adore. Un vrai travail sur la lumière qui met en valeur des décors somptueux. Des couleurs chatoyantes, un trait simple et précis. Les planches sont d'une rare qualité. Le style est au RDV et colle parfaitement au thème Western. Côté ambiance, on se situe entre Western, Policier et Fantastique, avec une héroïne charmante et mystérieuse (tombera-t-elle amoureuse du gentil shérif ?) Un excellent 1er tome... on attend la suite avec impatience ! Un vrai coup de coeur pour cette BD qui m'a réconcilié avec le Western !
Les Gendarmes
J'ai lu ces bd chez un ami. Les jeux de mots des titres m'ont fait mauvaise impression. Après, cela s'est confirmé: les gags médiocres m'ont arraché quelques rares sourires. Les dessins ne sont pas trop soignés, mais ça ne dérange pas trop pour ce genre de bd. Malgré tout, le niveau est quand même plus haut que dans L'Agent 212. On ne se moque pas des gendarmes ici, et c'est ce qui sauve cette bd du 1/5.
Western
Western est un très bon one-shot. Le dessin est simple et les couleurs sont très ternes, mais au final elles collent parfaitement à cette BD. L'histoire de ce cow-boy solitaire est bourré de rebondissements, le scénario de Van Hamme est très bon et on ne s'ennuie pas une page. J'ai vraiment bien apprécié la lecture cette BD.
Les Saisons de Jeanne
Les saisons de Jeanne sont la seconde publication de Chloë après Les hommes de Jeanne mais c’est la première qui ne soit pas autoéditée. En ce qui me concerne, c’est par la prépublication sur le site du Monde.fr que j’ai découvert cette BD auparavant présentée à Angoulême. Et je dois dire que je n’ai franchement pas accroché… Au niveau du dessin, c’est minimaliste, on ne peut pas dire le contraire. Contrairement à du minimaliste façon Trondheim, là, je crois qu’on peut vraiment l’affirmer : je dessine aussi bien que ça, peut-être même mieux. Jeanne est dessinée façon Shadock : une tête en U inversé, un bec en V, des yeux , trois traits pour les cheveux et voilà. La grande majorité des cases sont vides hormis ce U, ce V, ces yeux et ces trois cheveux. Clairement, le résultat est plus qu’amateur. Pour le reste, Jeanne est sensée représenter une fille célibataire, à la vie sentimentale déprimante et ratée, qui passe le plus clair de son temps à réfléchir sur la vie, sur les gens et s’en prend souvent plein la tête. Initialement tiré d’un blog, ce personnage représentait sans doute grandement la vie de son auteur dans le premier album, mais ce deuxième là se décompose sous la forme de planches parfois gag parfois simple réflexion philosophique qui n’ont pas l’attrait de suivre la vie de quelqu’un, même de virtuel. Les gags font à peine sourire, les réflexions philosophiques me laissent de marbre. Je ne suis clairement pas le bon public pour ce type d’œuvre et le dessin plus que simpliste n’arrange rien à mes yeux. Seule la publication par les nouvelles éditions Michel Allard semble intéressante car le format et le papier de qualité offre un petit objet assez joli et pratique. Pour le reste, je passerais mon chemin.
Théodore Poussin
Une très belle série, peut-être difficile d'accès pour le jeune public, mais qui a un charme particulier. L'histoire se passe au début du siècle dernier et évoque des événements se déroulant en Asie. On est dans l'univers de la mer, des ports, de l'évasion, une époque où le mot voyage avait un sens. Théodore Poussin est un personnage qui ressemble à un Tintin triste. Les dessins de Le Gall sont très beaux et s'améliorent au fil des albums. Les aventures de Théodore Poussin font souvent penser aux romans de Stevenson, Conrad ou Melville. Enfin, ce qui ajoute à la qualité de l'histoire est le personnage de M. Novembre qui est assez énigmatique et dont on ne comprend réellement le rôle qu'au sixième album.
Le Désespoir du Singe
Si vous n’aviez qu’un album à lire ce mois- çi , lisez « le désespoir du singe ». Déjà avec un titre aussi énigmatique que beau vous ne pouvez que succomber à la tentation. En outre la couverture est, à mon avis, une des plus belles de cette année 2006. Pourtant, ne connaissant pas du tout l’œuvre d’ Alfred , mais uniquement celle de Peyraud ( et encore simplement comme dessinateur) j’ai tout de suite été conquis par cette bande dessinée. Une romance pour ne pas dire une histoire romantique dans un monde Kafkaïen, où des mystérieux chantiers d’irrigations semblent indispensables au pouvoir en place, dont le bras armé ressemble à des êtres difformes. Dans cet univers prêt à exploser, deux êtres, un peu bohèmes, un peu fous mais surtout amoureux vont bouleverser l’ordre établi. Car il s’agit bien de cela, d’une histoire d’amour, magnifiquement dessiné et mise en scène, sur un fond dramatique. Beaucoup de références et d’allusions dans cet opus ( on songe notamment au « dictateur » de Chaplin , pour le contexte ; scènes sur les toits, la répression, la fuite programmée du pays, ) Un dessin élastique ( les personnages semblent fait en caoutchouc ) d’Alfred, magnifique, servi par les couleurs forts réussies de Delf. Lecture indispensable pour tout bédéphile qui se respecte. Faites comme moi,ne demander qu’à tomber sous le charme de Vespérine. Ma bd coup de cœur du moment
Broussaille
Je conseille d'acheter les quatre premiers albums de cette série. Le dernier Un Faune sur l'épaule, étant un peu décevant. Tout dans cette série est magique. Frank et Bom nous dépeignent une série pleine de poésie, de rêve et de tendresse. Le personnage de Broussaille est très sympathique. Il faut lire et relire Les baleines publiques car cet album est d'une richesse rare. Il est à noter, de plus, que cette série n'est pas sombrée dans le piège de la surexploitation, 5 albums en 20 ans.
Thorgal
En fait, je ne conseille pas l'achat de toute la série. Les 3 premiers albums sont un peu naïfs. Mais à partir du cycle de Brek Zarith (albums 4, 5 et 6), la série décolle vraiment. Au-delà des ombres est d'ailleurs un très bel album. L'enfant des étoiles est un album à part qui décrit la jeunesse de Thorgal, un peu comme Aaricia décrit la jeunesse de celle-ci. Ces albums sont à mon avis à réserver uniquement aux fans car ils expliquent l'origine des deux personnages. Alinoé est un album très particulier, lui aussi, sorte de one shot indépendant de la trame générale. On en apprend un peu plus sur Jolan. Ensuite, vient à mon avis le meilleur cycle, celui où apparaît Kriss de Valnor (Les Archers mon album préféré de la série) et le Pays Qâ. Le scénario est à son sommet, jusqu'à l'album Entre Terre et Lumière. Par la suite, Van Hamme use ses vieilles ficelles. La série devient très dispensable, malgré quelques albums convenables comme Le maître des montagnes ou Louve. Mais, le cycle où Thorgal est amnésique est interminable et très ennuyeux. Conseil : lire surtout les 15 premiers tomes.