Une Bédé, qui comme sa note l'indique est "Pas mal". Le dessin est super clean, les couleurs et les effets photoshopés agréables. Bref, rien à dire du travail de pro, et merci Lys pour les couleurs. La lecture est super fluide, ça se laisse lire très facilement et c’est assez divertissant. Le rythme est soutenu et l’action a la part belle.
Malheureusement, ce titre est trop "impersonnel". Beaucoup de gags sont artificiels et un peu trop orientés teenagers. Il faut réellement avoir 14 ans pour rentrer dans la peau des héros et avoir un peu d'apathie pour eux. La plupart des dialogues sont adressés à la génération Playstation et c'est bien dommage.
Ca se laisse donc lire, le travail est correct, mais l'ensemble manque d'âme. A acheter seulement si vous êtes un fan inconditionnel de Lanfeust et du dessin Soleil en général, à lire dans tous les cas si vous voulez passer un bon moment.
Sur cet album, mon impression est très mitigée, car il génère chez moi des sentiments très contradictoires.
D'un coté, j'ai reçu une éducation qui ressemble à s'y méprendre à celle de Davodeau: parents ouvriers en province, syndicalistes et catholiques, réunions pour refaire le monde jusqu'à pas d'heures, messe tous les dimanches, confessions, communions, participation à la vie associative et sportive du village, etc. C'est donc avec nostalgie, et un sourire aux lèvres, que j'ai "redécouvert", grâce au talent incontournable de Davodeau, des anecdotes et de petites situations qui m'ont rappelé ma jeunesse, comme par exemple l'invention de petits péchés à confesse pour masquer les gros (Moi, j'avouais piquer du chocolat en cachette...).
D'un autre coté, comme Davodeau semble vouloir le dire en fin d'album pour son cas à lui, cette éducation ne m'a pas laissé que de bons souvenirs, et j'en ai gardé une aversion certaine pour tout ce qui touche au religieux, ainsi qu'une méfiance à l'égard de tous ces grands mouvements (Syndicats, partis politiques, associations de consommateurs,...), humanistes en principe, souvent décevants et consommateurs de bonnes volontés en pratique.
Pour conclure, je dirais que je ne suis pas déçu, puisque c'est ce à quoi je m'attendais. En fait, j'ai lu cette bd surtout car elle a été primée à Angoulême et parce qu'elle est de Davodeau, qui est sans aucun doute un des auteurs les plus doués du moment. J'espère juste qu'il va un peu laisser tomber les documentaires en bd, genre que je n'apprécie guère, pour reprendre des fictions telles que l'excellent Chute de Vélo.
Je poursuis ma découverte de l'auteur Roosevelt en remontant en sens inverse la chronologie de ses oeuvres. J'avais grandement apprécié son oeuvre la plus récente, Derfal le magnifique; j'avais ensuite moins aimé A l'ombre des coquillages que je trouvais plus fouillis et moins concis; et je trouve que La Table de Vénus est encore un cran en dessous hélas.
Au dessin, je retrouve ce style que j'ai bien apprécié. Un trait fin, assez proche à mes yeux du style de Moebius tout en étant très loin d'avoir la même maîtrise technique. Certaines cases sont très jolies, travaillées, presque trop confuses tant elles sont emplies de détails. Mais d'autres sont nettement plus hésitantes, notamment au niveau des visages des personnages qui sont changeants et parfois ratés. Un peu trop inégal hélas, même si j'ai envie de l'aimer, ce dessin, et que je le trouve globalement plaisant à lire.
Le scénario, basé en 7 chapitres sensés reprendre les 7 sceaux de l'Apocalypse, est une allégorie, à mi-chemin entre le conte social, la SF et la philosophie, du Nouveau Testament, de la vie de Jésus et de l'apparition de l'Antéchrist annonçant l'Apocalypse. On y retrouve les 3 héros fêtiches de Roosevelt, Juanalberto, Vi et Ian, plongés dans une vie urbaine avec un groupe d'amis un peu intellectuels. Mais l'ennui, c'est qu'à partir de ce thème d'histoire et de ces personnages, le récit devient ensuite très confus. Les références se mélangent en permanence : référence à la Bible, à la littérature classique, à la SF (notamment Fahrenheit 451). Le message sensé ressortir de cette BD au discours philosophique manifeste mais obscur semble voir en la Télévision l'Antéchrist (même si ce même Antéchrist est également vu en au moins 2 autres personnages de la BD suivant les circonstances). La dénonciation de l'abrutissement de la télé me rappelle d'ailleurs beaucoup certains passages de l'Incal de Jodorowsky et Moebius avec des présentateurs façon Diavaloo et des téléspectateurs collés dans leurs fauteuils tandis qu'on leur annonce de grandes catastrophes hors de chez eux.
Hélas, il ressort bien peu de tout ce récit trop embrouillé. Et arrivé en fin de récit, au bout de près de 150 pages, j'ai eu l'impression de ne pas avoir compris où l'auteur voulait en venir et quel était l'interêt de ces intrigues diverses qu'on suit au fil des pages sans jamais vraiment y accrocher.
Ca se laisse lire, il y a quelques idées intéressantes, le dessin est souvent joli et lui aussi intéressant par la représentation d'une ville très vivante, mais dans l'ensemble, il est difficile d'accrocher à ce récit et d'en sortir quelque chose de vraiment appréciable.
Cette Bd est à acheter et à conserver précieusement...
Ce sont ces rares BDs qui font que la Bd grimpe toujours plus vers des sommets de superbes... Au niveau dessin et scénario...
Cette histoire et ce dessin nous emmènent vers des sommets de l'imaginaire et nous permettent de s'évader de notre monde... Cela nous transporte directement dans le monde de Pont et Abolin... Bravo Messieurs...
Cette BD, comme toutes celles d'Altuna où il est à la fois dessinateur et scénariste, a un scénario limité, même si le dessin suit toujours ces critères de qualité (détails et couleurs qui se suivent et se fondent...).
La note de 3/5 est de 2 pour le dessin et de 1 pour le scénario...
Bon, dans ma lancée, je vais poster des avis sur le peu de mangas que j'ai lu. Et "Dragon Ball" ne m'a pas convaincu.
Pour résumer rapidement, c'est une suite de combats gentils-méchants où le méchant a toujours l'avantage au début, mais c'est le gentil qui finit par gagner, et parfois en utilisant un Kamehameha... Puis arrive un autre méchant qui combat le gentil, le méchant a l'avantage au début, mais il finit par perdre, à cause d'un Kamehameha du gentil. Puis, etc...
Voilà, c'est passionnant, hein?
Même si les premiers tomes ont un peu d'humour et sont plutôt plaisants, ça se gâte par la suite. Les dessins ne sont pas mal faits, ça rattrape le scénario. Mais bon, pour moi, c'est pas du grand art...
Tiens, j'avais repéré cet album depuis un moment sans pour autant le trouver en librairie. La couverture et les commentaires me semblaient sympas, et donc quand je l'ai vu, j'ai foncé.
Des BD où l'auteur raconte un peu sa vie, il en existe des tonnes. Celle de Fabcaro ne sort pas franchement du lot, mais elle a le mérite d'être drôle et pas trop nombriliste. Bien sûr, selon la formule consacrée érigée en dogme éditorial, "chacun se reconnaîtra dans cet album". Ceci dit, ces histoires courtes, basées sur le complexe de timidité de l'auteur, sont quand même assez sympas, et l'on prend pas mal de plaisir à les lire, surtout que le graphisme, assez typique d'un mouvement fanzineux dont Nicolas Poupon est le représentant le plus visible, est plutôt agréable.
Un bon divertissement, qui a le mérite de dénoncer (avec légèreté) quelques travers de la vie quotidienne.
A éviter sauf pour les fanas de ce dessinateur... Elle ne manquera pas dans votre culture BDthèque...
De plus son histoire n'est pas facilement suivable...
Le dessin, par contre, est vraiment bien fait avec une recherche des textures et des détails... Le dessin est d'ailleurs pour moi le seul intérêt de cette BD, car il amène plus notre imagination à s'envoler, que l'histoire qui malheureusement tend à bloquer cette envolée par la compréhension de l'histoire...
La note de 2/5 représente cela... 2 pour le dessin, rien pour le scénario... Je la déconseille, sauf pour les fans de ce dessinateur...
Très très bon premier album. Le "buzz" qui l'entourait était très favorable, et la lecture a confirmé cette impression. "Orbital" est une excellente série en devenir. On la compare déjà à Valérian, ce qui est plutôt flatteur. En effet, Sylvain Runberg réussit à brasser, dans sa trame, de nombreux thèmes universels, tels que le respect de l'autre, la tolérance, la guerre, le ressentiment... Tout cela dans un récit de pure SF (avec plusieurs sous-genres, tels que la politique-fiction, la space fantasy ou le space opera, la hard SF...), mâtinée d'horreur. Bref, tous les ingrédients pour faire un bon récit d'anticipation. :)
Le dessin de Serge Pellé est excellent, à la limite du fabuleux, et il va falloir suivre de très très près cette série et ces deux auteurs.
Coup de tonnerre sur la BD ! Cet album est une excellente réussite. Comment se fait-ce que l'on ne découvre Gipi que maintenant ? Tout y est : la psychologie fine des personnages, entre la petite frappe qui avait juste besoin d'un chef, les copains suiveurs et lâches... L'histoire racontée par Gipi n'avait pas besoin de cadre géographique et temporel précis pour se déployer, tant il touche à l'universel... Certains comparent Gipi à Davodeau, et c'est vrai que ça y ressemble fortement. Jusque dans le dessin, à la fois dépouillé et diablement expressif...
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Les Krashmonsters
Une Bédé, qui comme sa note l'indique est "Pas mal". Le dessin est super clean, les couleurs et les effets photoshopés agréables. Bref, rien à dire du travail de pro, et merci Lys pour les couleurs. La lecture est super fluide, ça se laisse lire très facilement et c’est assez divertissant. Le rythme est soutenu et l’action a la part belle. Malheureusement, ce titre est trop "impersonnel". Beaucoup de gags sont artificiels et un peu trop orientés teenagers. Il faut réellement avoir 14 ans pour rentrer dans la peau des héros et avoir un peu d'apathie pour eux. La plupart des dialogues sont adressés à la génération Playstation et c'est bien dommage. Ca se laisse donc lire, le travail est correct, mais l'ensemble manque d'âme. A acheter seulement si vous êtes un fan inconditionnel de Lanfeust et du dessin Soleil en général, à lire dans tous les cas si vous voulez passer un bon moment.
Les Mauvaises Gens
Sur cet album, mon impression est très mitigée, car il génère chez moi des sentiments très contradictoires. D'un coté, j'ai reçu une éducation qui ressemble à s'y méprendre à celle de Davodeau: parents ouvriers en province, syndicalistes et catholiques, réunions pour refaire le monde jusqu'à pas d'heures, messe tous les dimanches, confessions, communions, participation à la vie associative et sportive du village, etc. C'est donc avec nostalgie, et un sourire aux lèvres, que j'ai "redécouvert", grâce au talent incontournable de Davodeau, des anecdotes et de petites situations qui m'ont rappelé ma jeunesse, comme par exemple l'invention de petits péchés à confesse pour masquer les gros (Moi, j'avouais piquer du chocolat en cachette...). D'un autre coté, comme Davodeau semble vouloir le dire en fin d'album pour son cas à lui, cette éducation ne m'a pas laissé que de bons souvenirs, et j'en ai gardé une aversion certaine pour tout ce qui touche au religieux, ainsi qu'une méfiance à l'égard de tous ces grands mouvements (Syndicats, partis politiques, associations de consommateurs,...), humanistes en principe, souvent décevants et consommateurs de bonnes volontés en pratique. Pour conclure, je dirais que je ne suis pas déçu, puisque c'est ce à quoi je m'attendais. En fait, j'ai lu cette bd surtout car elle a été primée à Angoulême et parce qu'elle est de Davodeau, qui est sans aucun doute un des auteurs les plus doués du moment. J'espère juste qu'il va un peu laisser tomber les documentaires en bd, genre que je n'apprécie guère, pour reprendre des fictions telles que l'excellent Chute de Vélo.
La Table de Vénus
Je poursuis ma découverte de l'auteur Roosevelt en remontant en sens inverse la chronologie de ses oeuvres. J'avais grandement apprécié son oeuvre la plus récente, Derfal le magnifique; j'avais ensuite moins aimé A l'ombre des coquillages que je trouvais plus fouillis et moins concis; et je trouve que La Table de Vénus est encore un cran en dessous hélas. Au dessin, je retrouve ce style que j'ai bien apprécié. Un trait fin, assez proche à mes yeux du style de Moebius tout en étant très loin d'avoir la même maîtrise technique. Certaines cases sont très jolies, travaillées, presque trop confuses tant elles sont emplies de détails. Mais d'autres sont nettement plus hésitantes, notamment au niveau des visages des personnages qui sont changeants et parfois ratés. Un peu trop inégal hélas, même si j'ai envie de l'aimer, ce dessin, et que je le trouve globalement plaisant à lire. Le scénario, basé en 7 chapitres sensés reprendre les 7 sceaux de l'Apocalypse, est une allégorie, à mi-chemin entre le conte social, la SF et la philosophie, du Nouveau Testament, de la vie de Jésus et de l'apparition de l'Antéchrist annonçant l'Apocalypse. On y retrouve les 3 héros fêtiches de Roosevelt, Juanalberto, Vi et Ian, plongés dans une vie urbaine avec un groupe d'amis un peu intellectuels. Mais l'ennui, c'est qu'à partir de ce thème d'histoire et de ces personnages, le récit devient ensuite très confus. Les références se mélangent en permanence : référence à la Bible, à la littérature classique, à la SF (notamment Fahrenheit 451). Le message sensé ressortir de cette BD au discours philosophique manifeste mais obscur semble voir en la Télévision l'Antéchrist (même si ce même Antéchrist est également vu en au moins 2 autres personnages de la BD suivant les circonstances). La dénonciation de l'abrutissement de la télé me rappelle d'ailleurs beaucoup certains passages de l'Incal de Jodorowsky et Moebius avec des présentateurs façon Diavaloo et des téléspectateurs collés dans leurs fauteuils tandis qu'on leur annonce de grandes catastrophes hors de chez eux. Hélas, il ressort bien peu de tout ce récit trop embrouillé. Et arrivé en fin de récit, au bout de près de 150 pages, j'ai eu l'impression de ne pas avoir compris où l'auteur voulait en venir et quel était l'interêt de ces intrigues diverses qu'on suit au fil des pages sans jamais vraiment y accrocher. Ca se laisse lire, il y a quelques idées intéressantes, le dessin est souvent joli et lui aussi intéressant par la représentation d'une ville très vivante, mais dans l'ensemble, il est difficile d'accrocher à ce récit et d'en sortir quelque chose de vraiment appréciable.
Où le regard ne porte pas...
Cette Bd est à acheter et à conserver précieusement... Ce sont ces rares BDs qui font que la Bd grimpe toujours plus vers des sommets de superbes... Au niveau dessin et scénario... Cette histoire et ce dessin nous emmènent vers des sommets de l'imaginaire et nous permettent de s'évader de notre monde... Cela nous transporte directement dans le monde de Pont et Abolin... Bravo Messieurs...
Imaginaire
Cette BD, comme toutes celles d'Altuna où il est à la fois dessinateur et scénariste, a un scénario limité, même si le dessin suit toujours ces critères de qualité (détails et couleurs qui se suivent et se fondent...). La note de 3/5 est de 2 pour le dessin et de 1 pour le scénario...
Dragon Ball
Bon, dans ma lancée, je vais poster des avis sur le peu de mangas que j'ai lu. Et "Dragon Ball" ne m'a pas convaincu. Pour résumer rapidement, c'est une suite de combats gentils-méchants où le méchant a toujours l'avantage au début, mais c'est le gentil qui finit par gagner, et parfois en utilisant un Kamehameha... Puis arrive un autre méchant qui combat le gentil, le méchant a l'avantage au début, mais il finit par perdre, à cause d'un Kamehameha du gentil. Puis, etc... Voilà, c'est passionnant, hein? Même si les premiers tomes ont un peu d'humour et sont plutôt plaisants, ça se gâte par la suite. Les dessins ne sont pas mal faits, ça rattrape le scénario. Mais bon, pour moi, c'est pas du grand art...
Le Steak Haché de Damoclès (Steak it easy)
Tiens, j'avais repéré cet album depuis un moment sans pour autant le trouver en librairie. La couverture et les commentaires me semblaient sympas, et donc quand je l'ai vu, j'ai foncé. Des BD où l'auteur raconte un peu sa vie, il en existe des tonnes. Celle de Fabcaro ne sort pas franchement du lot, mais elle a le mérite d'être drôle et pas trop nombriliste. Bien sûr, selon la formule consacrée érigée en dogme éditorial, "chacun se reconnaîtra dans cet album". Ceci dit, ces histoires courtes, basées sur le complexe de timidité de l'auteur, sont quand même assez sympas, et l'on prend pas mal de plaisir à les lire, surtout que le graphisme, assez typique d'un mouvement fanzineux dont Nicolas Poupon est le représentant le plus visible, est plutôt agréable. Un bon divertissement, qui a le mérite de dénoncer (avec légèreté) quelques travers de la vie quotidienne.
Chances
A éviter sauf pour les fanas de ce dessinateur... Elle ne manquera pas dans votre culture BDthèque... De plus son histoire n'est pas facilement suivable... Le dessin, par contre, est vraiment bien fait avec une recherche des textures et des détails... Le dessin est d'ailleurs pour moi le seul intérêt de cette BD, car il amène plus notre imagination à s'envoler, que l'histoire qui malheureusement tend à bloquer cette envolée par la compréhension de l'histoire... La note de 2/5 représente cela... 2 pour le dessin, rien pour le scénario... Je la déconseille, sauf pour les fans de ce dessinateur...
Orbital
Très très bon premier album. Le "buzz" qui l'entourait était très favorable, et la lecture a confirmé cette impression. "Orbital" est une excellente série en devenir. On la compare déjà à Valérian, ce qui est plutôt flatteur. En effet, Sylvain Runberg réussit à brasser, dans sa trame, de nombreux thèmes universels, tels que le respect de l'autre, la tolérance, la guerre, le ressentiment... Tout cela dans un récit de pure SF (avec plusieurs sous-genres, tels que la politique-fiction, la space fantasy ou le space opera, la hard SF...), mâtinée d'horreur. Bref, tous les ingrédients pour faire un bon récit d'anticipation. :) Le dessin de Serge Pellé est excellent, à la limite du fabuleux, et il va falloir suivre de très très près cette série et ces deux auteurs.
Notes pour une histoire de guerre
Coup de tonnerre sur la BD ! Cet album est une excellente réussite. Comment se fait-ce que l'on ne découvre Gipi que maintenant ? Tout y est : la psychologie fine des personnages, entre la petite frappe qui avait juste besoin d'un chef, les copains suiveurs et lâches... L'histoire racontée par Gipi n'avait pas besoin de cadre géographique et temporel précis pour se déployer, tant il touche à l'universel... Certains comparent Gipi à Davodeau, et c'est vrai que ça y ressemble fortement. Jusque dans le dessin, à la fois dépouillé et diablement expressif...