"Ibicus" fait partie du haut du panier.
Rabaté montre dans cette série une belle maîtrise du récit, du découpage -parfois cinématographique, parfois carrément figé-, mais aussi quelques belles prédispositions à faire varier ses cadrages, ses jeux de lumière... Pour une BD en noir et blanc, c'est un véritable exploit.
C'est une plongée impressionnante dans la Russie de 1917, celle qui s'apprête à basculer d'un monde à l'autre, celle qui, avec deux révolutions, deviendra un pôle d'attraction dans le monde entier. Siméon Ivanovotvh Nevzorof essaie, quant à lui, de surnager dans le déluge révolutionnaire ambiant, et plusieurs coups de pouce du destin, mais aussi des rencontres avec des fantômes du passé, lui permettront de devenir un grand personnage. Entre prédiction à double sens, et surréalisme apocalyptique, le récit de Tolstoï est ici magnifiquement retravaillé par Rabaté.
Son adaptation de l'oeuvre de Tolstoï est magistrale presque de bout en bout, et nous permet d'apprécier à sa juste valeur une oeuvre intemporelle.
Le dessin est plaisant et la BD se lit très bien, plutôt rapidement. J'ai donc trouvé cette BD tout à fait sympathique. Effectivement l'enquête policière est un peu légère, mais c'est très bien ainsi, elle sert de simple toile de fond et ce qui est important ici ce sont les rapports humains.
Entre la thérapie de groupe ou les moqueries de ces collègues, cela rend le personnage un peu plus attachant. Il y a ce petit jeu qu'il instaure avec la jeune fille qui est un peu mystérieux. On se demande ou est ce que ça va nous emmener et puis finalement la conclusion est assez simple.
J'ai donc passé un bon moment à la lecture de cet outremangeur. Un bon 3/5 !
Mon avis est très réservé à la lecture du premier tome de cette BD...
D'abord sur le plan de l'histoire. Mina est une adolescente qui a du spleen, qui a des penchants que d'aucuns qualifieraient de morbide, et qui se retrouve, un peu par hasard, dans le monde des morts. Autant le dire tout de suite, ce n'est pas très original comme canevas. Passeur de morts, guide bienveillant, monde à la fois bigarré et fermé sur lui-même, ce monde des "goulus" (c'est ainsi que se surnomment les morts) accumule les clichés ou les passages obligés. Cependant, grâce à des éléments un peu énigmatiques (qu'est-ce réellement qu'un "crâmé" ?), l'univers proposé incite à la curiosité.
Côté dessin, c'est un peu comparable. Autant Lillycat, dont c'est le premier album, soigne son héroïne et ses ambiances, autant elle manque cruellement d'audace dans le look de ses créatures (comme le Nécromant) ou ses décors. Pêché de jeunesse, sans doute, car on a envie de voir ce style de dessin (relativement proche de celui de Sky Doll, influence revendiquée par la dessinatrice) gagner en maturité, s'exprimer au fil des albums.
En conclusion, c'est un album qui peut attirer le regard grâce à sa couverture et le look de son personnage principal, et dont l'histoire peut également vous aimanter, car elle contient quelques éléments intéressants.
Je me suis lancé dans la lecture de Hikaru no go avec une certaine méfiance, je l'avoue...Certes, j'aime le go mais la couverture du tome 1 et l'aspect enfantin du héros m'a fait inconsciemment (ou sciemment allez savoir!) penser à des shonen de base tel beyblade (que je ne supporte pas) et consorts. A vrai dire, j'avais peur d'être déçu par une mauvaise adaptation concernant un jeu que j'affectionne.
J'ai donc attendu bien longtemps avant d'acheter mon premier tome bien que la sortie de cet opus avait titillé ma curiosité au départ. J'ai donc, par dépit, (ne trouvant rien de mieux à la librairie) acheté les deux premiers tomes de Hikaru no go. C'était il y a une semaine, et j'ai aujourd'hui dans ma mangathèque les 22 tomes de cette série qui m'a littéralement happé (avec mon compte en banque...eh oui faut ce qu'il faut).
Non seulement la série est bien dessinée, relativement bien structurée autour d'une base shonen classique mais hikaru no go réussit surtout le tour de force de nous amener progressivement à abandonner le manga pour s'adonner au go dans la vie réelle. Depuis ce premier tome, je ne cesse de jouer tel hikaru (à la limite de l'obsession, je vous l'avoue ^^) et je progresse à la lecture des parties endiablées que me propose le manga.
Hikaru no go ne nous apprend pas à jouer au Go mais à entendre et comprendre le langage des pierres (oulà, mon post commence à frôler l'ésotérisme ^^!) au point que désormais, je vais avoir du mal à me passer de mes parties quotidiennes... Tous à vos goban et à vos manga ! Hikaru no go est certainement culte... mais pourquoi seulement 22 tomes !!!
J'ai beaucoup aimé cet album, réalisé 7 ou 8 ans avant Le sommet des dieux. On voyait déjà toutes les qualités qui se retrouveront dans l’œuvre (peut-être) maîtresse du maître Jiro taniguchi : une puissance inégalée dans les évocations vertigineuses de la montagne, l'exaltation de qualités humaines chevaleresques (et un peu suicidaires quelque part), et une maîtrise de l'espace combinant plusieurs traditions, européenne et japonaise.
D'autre part, on pourrait retrouver d'autres points communs entre les deux oeuvres, surtout dans des éléments de l'histoire. Et pourtant ce sont des scénaristes différents qui ont oeuvré sur les deux livres. A croire que ce sont des thèmes universels dans les récits d'alpinisme.
Pour ma part j'ai vraiment apprécié cette oeuvre, pas trop longue, assez vite lue, et qui, au travers de cinq histoires courtes, nous retrace le destin d'un grimpeur exceptionnel, une légende vivante. J'ai beaucoup aimé ces petites anecdotes sur la survie en altitude (en particulier dans le premier chapitre). L’alpinisme en devient même fascinant par moments. Taniguchi est vraiment un magicien de l'image...
Greg et son personnage ont je ne sais quoi d'attachant. On devine l'espièglerie de l'auteur derrière ses planches. Un vrai régal, mais je pense que ce n'est malheureusement plus tout public. Beaucoup de jeunes n'utilisent plus qu'un vocabulaire limité à la hache, et le poids et le sens d'un mot trop peu souvent usité s'oublient si vite que j'ai bien peur que toute la finesse de son humour ne soit plus appréciée à sa juste valeur. Moi ayant 17 ans j'adore cette BD car elle me fait rêver. A lire absolument!
Une série séparée en deux cycles. Le premier couvrant les 5 premiers tomes est assez intéressant, le second n'a aucun intérêt.
Cothias scénariste prolifique livre une histoire très glauque, dans un futur post-apocalyptique. Le monde est régi par une bande de débauchés totalement immondes, n'ayant plus aucune morale. L'eau a quasiment disparu et est devenue une denrée rare et recherchée. Au milieu de tout ça, il reste quelques personnes au cœur pur.
Le dessin "respire" les années 80 et ce n'est vraiment pas ce que j'aime.
Alors, si vous avez l'occasion lisez ces livres à la bibliothèque, mais ne les achetez pas !
Un très beau livre qui démontre une fois de plus l'absurdité de la guerre. Ce livre se décline sous la forme d'un journal intime.
L'action se passe en Sicile, au moment du débarquement anglo-américain. Piero Macola décrit bien cette période de fin de guerre pour les Italiens ; la lassitude chez les soldats, le refus de la continuation du combat avec l'Allemagne (le Sud de l'Italie rejoindra les Alliés dans la lutte contre le fascisme ; mais, le Nord de l'Italie, fidèle à Mussolini, deviendra la tristement célèbre République de Salo, vassalisée au Reich, qui sombrera dans l'horreur)...
Le personnage principal devient, dès lors, tout le symbole de cette guerre ; il a combattu sans avoir jamais tué et n'a plus envie de participer à une guerre qui n'est pas la sienne et n'est même plus celle des Italiens. Il préfèrera choisir les camps de travail, plutôt que la lutte armée.
Il semble y avoir un certain consensus autour de cette bd pour le reconnaître indispensable pour les férus d’Hermann et dispensable pour les autres. Je partage ce sentiment car, si Hermann nous gratifie de planches dans le plus pur style de Jeremiah, les historiettes sont quant à elles inégales et peu consistantes dans l’ensemble. Ca manque de corps. L’intérêt est donc quasi inexistant pour ce recueil d’histoires dessinées dans les années 70 et 80. A réserver pour ceux atteints de collectionnite aigue pour cet auteur, ce qui n’est pas mon cas . . .
Alors là, je me marre.
Cette série BD réussit l'exploit, tout en paraissant maintenant, de sentir le bon gros moisi des années 70-80 (un peu dans le genre que Ro et Spooky exhument régulièrement avec une joie malsaine et quasi-nécrophilique).
Le héros (moustachu, j'adore... tout un programme) est un beau spécimen d'homo bedeticus vanhammiensis, tout en virilité, ruse de goupil, gros compte en banque et courage dopé à la testostérone. Il est bien entendu accompagnée de son acolyte féminin (modèle bombe atomique mais qui aime aussi les flingues - genre modèle de couverture de SAS) destiné à nous faire rêver, pauvres lecteurs mâles avides de sensations fortes que nous sommes.
Et ses aventures se déroulent dans le pays merveilleux du cliché, jouant sur les registres habituels du scénariste belge millionnaire que je ne citerai pas, nous démontrant, si cela était encore nécessaire, que les bagnoles qui vont vite, les explosions qui font boum et les intrigues internationales, peuvent, quand le tout est assemblé avec talent, avoir des vertus soporifiques proche de celles d'un annuaire de France telecom (avec les cartes des villes et les infos pratiques en moins).
Le dessin? Pas grand chose à en dire, efficace, bien exécuté. Un support assez neutre qui met bien en valeur l'indigence des scénarios.
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Ibicus
"Ibicus" fait partie du haut du panier. Rabaté montre dans cette série une belle maîtrise du récit, du découpage -parfois cinématographique, parfois carrément figé-, mais aussi quelques belles prédispositions à faire varier ses cadrages, ses jeux de lumière... Pour une BD en noir et blanc, c'est un véritable exploit. C'est une plongée impressionnante dans la Russie de 1917, celle qui s'apprête à basculer d'un monde à l'autre, celle qui, avec deux révolutions, deviendra un pôle d'attraction dans le monde entier. Siméon Ivanovotvh Nevzorof essaie, quant à lui, de surnager dans le déluge révolutionnaire ambiant, et plusieurs coups de pouce du destin, mais aussi des rencontres avec des fantômes du passé, lui permettront de devenir un grand personnage. Entre prédiction à double sens, et surréalisme apocalyptique, le récit de Tolstoï est ici magnifiquement retravaillé par Rabaté. Son adaptation de l'oeuvre de Tolstoï est magistrale presque de bout en bout, et nous permet d'apprécier à sa juste valeur une oeuvre intemporelle.
L'outremangeur
Le dessin est plaisant et la BD se lit très bien, plutôt rapidement. J'ai donc trouvé cette BD tout à fait sympathique. Effectivement l'enquête policière est un peu légère, mais c'est très bien ainsi, elle sert de simple toile de fond et ce qui est important ici ce sont les rapports humains. Entre la thérapie de groupe ou les moqueries de ces collègues, cela rend le personnage un peu plus attachant. Il y a ce petit jeu qu'il instaure avec la jeune fille qui est un peu mystérieux. On se demande ou est ce que ça va nous emmener et puis finalement la conclusion est assez simple. J'ai donc passé un bon moment à la lecture de cet outremangeur. Un bon 3/5 !
Mina Loween
Mon avis est très réservé à la lecture du premier tome de cette BD... D'abord sur le plan de l'histoire. Mina est une adolescente qui a du spleen, qui a des penchants que d'aucuns qualifieraient de morbide, et qui se retrouve, un peu par hasard, dans le monde des morts. Autant le dire tout de suite, ce n'est pas très original comme canevas. Passeur de morts, guide bienveillant, monde à la fois bigarré et fermé sur lui-même, ce monde des "goulus" (c'est ainsi que se surnomment les morts) accumule les clichés ou les passages obligés. Cependant, grâce à des éléments un peu énigmatiques (qu'est-ce réellement qu'un "crâmé" ?), l'univers proposé incite à la curiosité. Côté dessin, c'est un peu comparable. Autant Lillycat, dont c'est le premier album, soigne son héroïne et ses ambiances, autant elle manque cruellement d'audace dans le look de ses créatures (comme le Nécromant) ou ses décors. Pêché de jeunesse, sans doute, car on a envie de voir ce style de dessin (relativement proche de celui de Sky Doll, influence revendiquée par la dessinatrice) gagner en maturité, s'exprimer au fil des albums. En conclusion, c'est un album qui peut attirer le regard grâce à sa couverture et le look de son personnage principal, et dont l'histoire peut également vous aimanter, car elle contient quelques éléments intéressants.
Hikaru no Go
Je me suis lancé dans la lecture de Hikaru no go avec une certaine méfiance, je l'avoue...Certes, j'aime le go mais la couverture du tome 1 et l'aspect enfantin du héros m'a fait inconsciemment (ou sciemment allez savoir!) penser à des shonen de base tel beyblade (que je ne supporte pas) et consorts. A vrai dire, j'avais peur d'être déçu par une mauvaise adaptation concernant un jeu que j'affectionne. J'ai donc attendu bien longtemps avant d'acheter mon premier tome bien que la sortie de cet opus avait titillé ma curiosité au départ. J'ai donc, par dépit, (ne trouvant rien de mieux à la librairie) acheté les deux premiers tomes de Hikaru no go. C'était il y a une semaine, et j'ai aujourd'hui dans ma mangathèque les 22 tomes de cette série qui m'a littéralement happé (avec mon compte en banque...eh oui faut ce qu'il faut). Non seulement la série est bien dessinée, relativement bien structurée autour d'une base shonen classique mais hikaru no go réussit surtout le tour de force de nous amener progressivement à abandonner le manga pour s'adonner au go dans la vie réelle. Depuis ce premier tome, je ne cesse de jouer tel hikaru (à la limite de l'obsession, je vous l'avoue ^^) et je progresse à la lecture des parties endiablées que me propose le manga. Hikaru no go ne nous apprend pas à jouer au Go mais à entendre et comprendre le langage des pierres (oulà, mon post commence à frôler l'ésotérisme ^^!) au point que désormais, je vais avoir du mal à me passer de mes parties quotidiennes... Tous à vos goban et à vos manga ! Hikaru no go est certainement culte... mais pourquoi seulement 22 tomes !!!
K (Kana)
J'ai beaucoup aimé cet album, réalisé 7 ou 8 ans avant Le sommet des dieux. On voyait déjà toutes les qualités qui se retrouveront dans l’œuvre (peut-être) maîtresse du maître Jiro taniguchi : une puissance inégalée dans les évocations vertigineuses de la montagne, l'exaltation de qualités humaines chevaleresques (et un peu suicidaires quelque part), et une maîtrise de l'espace combinant plusieurs traditions, européenne et japonaise. D'autre part, on pourrait retrouver d'autres points communs entre les deux oeuvres, surtout dans des éléments de l'histoire. Et pourtant ce sont des scénaristes différents qui ont oeuvré sur les deux livres. A croire que ce sont des thèmes universels dans les récits d'alpinisme. Pour ma part j'ai vraiment apprécié cette oeuvre, pas trop longue, assez vite lue, et qui, au travers de cinq histoires courtes, nous retrace le destin d'un grimpeur exceptionnel, une légende vivante. J'ai beaucoup aimé ces petites anecdotes sur la survie en altitude (en particulier dans le premier chapitre). L’alpinisme en devient même fascinant par moments. Taniguchi est vraiment un magicien de l'image...
Achille Talon
Greg et son personnage ont je ne sais quoi d'attachant. On devine l'espièglerie de l'auteur derrière ses planches. Un vrai régal, mais je pense que ce n'est malheureusement plus tout public. Beaucoup de jeunes n'utilisent plus qu'un vocabulaire limité à la hache, et le poids et le sens d'un mot trop peu souvent usité s'oublient si vite que j'ai bien peur que toute la finesse de son humour ne soit plus appréciée à sa juste valeur. Moi ayant 17 ans j'adore cette BD car elle me fait rêver. A lire absolument!
Les Eaux de Mortelune
Une série séparée en deux cycles. Le premier couvrant les 5 premiers tomes est assez intéressant, le second n'a aucun intérêt. Cothias scénariste prolifique livre une histoire très glauque, dans un futur post-apocalyptique. Le monde est régi par une bande de débauchés totalement immondes, n'ayant plus aucune morale. L'eau a quasiment disparu et est devenue une denrée rare et recherchée. Au milieu de tout ça, il reste quelques personnes au cœur pur. Le dessin "respire" les années 80 et ce n'est vraiment pas ce que j'aime. Alors, si vous avez l'occasion lisez ces livres à la bibliothèque, mais ne les achetez pas !
Aller simple
Un très beau livre qui démontre une fois de plus l'absurdité de la guerre. Ce livre se décline sous la forme d'un journal intime. L'action se passe en Sicile, au moment du débarquement anglo-américain. Piero Macola décrit bien cette période de fin de guerre pour les Italiens ; la lassitude chez les soldats, le refus de la continuation du combat avec l'Allemagne (le Sud de l'Italie rejoindra les Alliés dans la lutte contre le fascisme ; mais, le Nord de l'Italie, fidèle à Mussolini, deviendra la tristement célèbre République de Salo, vassalisée au Reich, qui sombrera dans l'horreur)... Le personnage principal devient, dès lors, tout le symbole de cette guerre ; il a combattu sans avoir jamais tué et n'a plus envie de participer à une guerre qui n'est pas la sienne et n'est même plus celle des Italiens. Il préfèrera choisir les camps de travail, plutôt que la lutte armée.
Abominable
Il semble y avoir un certain consensus autour de cette bd pour le reconnaître indispensable pour les férus d’Hermann et dispensable pour les autres. Je partage ce sentiment car, si Hermann nous gratifie de planches dans le plus pur style de Jeremiah, les historiettes sont quant à elles inégales et peu consistantes dans l’ensemble. Ca manque de corps. L’intérêt est donc quasi inexistant pour ce recueil d’histoires dessinées dans les années 70 et 80. A réserver pour ceux atteints de collectionnite aigue pour cet auteur, ce qui n’est pas mon cas . . .
Wayne Shelton
Alors là, je me marre. Cette série BD réussit l'exploit, tout en paraissant maintenant, de sentir le bon gros moisi des années 70-80 (un peu dans le genre que Ro et Spooky exhument régulièrement avec une joie malsaine et quasi-nécrophilique). Le héros (moustachu, j'adore... tout un programme) est un beau spécimen d'homo bedeticus vanhammiensis, tout en virilité, ruse de goupil, gros compte en banque et courage dopé à la testostérone. Il est bien entendu accompagnée de son acolyte féminin (modèle bombe atomique mais qui aime aussi les flingues - genre modèle de couverture de SAS) destiné à nous faire rêver, pauvres lecteurs mâles avides de sensations fortes que nous sommes. Et ses aventures se déroulent dans le pays merveilleux du cliché, jouant sur les registres habituels du scénariste belge millionnaire que je ne citerai pas, nous démontrant, si cela était encore nécessaire, que les bagnoles qui vont vite, les explosions qui font boum et les intrigues internationales, peuvent, quand le tout est assemblé avec talent, avoir des vertus soporifiques proche de celles d'un annuaire de France telecom (avec les cartes des villes et les infos pratiques en moins). Le dessin? Pas grand chose à en dire, efficace, bien exécuté. Un support assez neutre qui met bien en valeur l'indigence des scénarios.