Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
Apres lecture des 4 premiers tomes de la série, je dois dire que pour le moment, Les chroniques de Magon rassemblent à peu prés tout ce que je peux attendre d’une série fantastique avec un scénario original mêlant quête et action dans un monde hostile laissant la porte ouverte à de possibles et peut être nombreux rebondissements pour ce récit tenant encore le lecteur en haleine après 4 volumes (même si le 4ème ressemble un peu à un tome de transition).
A côté de cela, ce qui ne gâche rien bien au contraire, un dessin soigné retransmettant bien les émotions des personnages et leur mise en mouvements, les couleurs elles, sont superbes.
L’ensemble est pour moi une réelle réussite. Vivement la suite !
J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre.
Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là.
Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté.
Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence).
Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens).
Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys)
Cet album formidable est un hymne à la vie.
Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir.
Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album.
A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Comme première Bd postée sur Bdthèque, j'ai choisi de ne pas m'attaquer à un monument, et de taper sur une cible facile : l'animateur Arthur (je sais c'est mesquin). Ici, niveau gag on ne fait pas dans la finesse, et cela fait tout de même sourire. Au menu, blagues souvent misogynes, quiproquos faciles etc. On apprécie quand même de voir, que même étant jeune, Arthur avait déjà un goût très prononcé pour le narcissisme.
Bref c'est médiocre, le dessin est crade et les couleurs hors d’âge. Mais le plaisir de lire cette Bd est quand même réel, donc 2/5, pour un titre très "Bof".
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot...
Donc foncez et vive les Nains... ^^
La 3e BD chinoise que je lis et la 2e série de Nie Jun. Encore une fois, cette série est une vraie curiosité.
Gros coup de coeur sur le dessin en ce qui me concerne. C'est un style que je n'ai jamais vu ailleurs et je le trouve assez excellent. Je ne saurais comment le définir : un peu dans le style manga sans en être vraiment, des décors un peu cartoonesques, des poses de personnages étranges et tout en longueur, des yeux surprenants notamment pour les deux héros... C'est un dessin que je trouve très esthétique, très beau, même si un peu étonnant. Les compositions et les mises en page me semblent superbes. Et encore, quand je vois les couvertures en couleurs, je me dis que si les pages de cette BD étaient colorisées de la même manière, cela srait encore plus remarquable. Sincèrement, ce dessin à lui seul a suffi à me donner envie de mettre cette BD en avant : c'est le genre de dessin qu'il me plairait de posséder, d'avoir encadré sur un mur, même si je le répête, il est très spécial et ne plaira surement pas à tout le monde.
A côté de cela, je dois admettre que le scénario est également spécial mais moins attirant à mes yeux.
Le décor de base est une ville-ghetto où règne la violence et où les jeunes s'organisent en bandes pour survivre par quelques rapines et pas mal de violences. Mais cette violence ne ressort pas de manière aussi noire du fait du dessin qui reste étrangement léger en comparaison. C'en serait presque dérangeant.
Outre ce décor du monde "réel", le récit nous emmène dans le conte raconté par une vieille femme aux deux héros, un garçon et une fille, conte qui met en scène des personnages identiques à ces deux-là dans un monde un peu science-fiction où ils cherchent le remède à une maladie qui transforme les hommes en essaims d'abeille.
Un cocktail franchement étrange que le lecteur a un peu de mal à combiner. J'en suis encore circonspect, ne sachant pas par quel bout prendre cette série qui n'en est qu'au tome 2 pour le moment.
De plus, la narration est un peu spéciale et pas toujours facile à suivre pour un lecteur occidental... ou peut-être pour n'importe quel lecteur. Ce n'est pas que cette narration soit confuse et qu'on ne comprenne pas, c'est juste le rythme de lecture qui est très changeant, parfois très rapide, d'autre fois comme passé au ralenti. Surprenant.
Au final, une série qui vaut vraiment le coup de la lecture par son dessin et son scénario étonnants, mais il est probable que cela ne plaise pas à tout le monde et que beaucoup en restent assez perplexes.
Sympa ce petit album. Sur une idée toute simple de conte classique, les auteurs se sont amusés à trouver des développements sinon originaux, du moins sympathiques. Le genre du conte, dans son sens classique, est ainsi remis au goût du jour, illustré par le trait -proche de la carte à gratter- de Lucie Albon, parfait pour ce type d'histoire.
La décence m'empêche de dire ici les mots exacts de ce que je pense du niveau de cette BD.
Ca commence avec le dessin que je trouve tout simplement mauvais. A mes yeux, c'est le dessin d'un adolescent qui a très mal assimilé ses nombreuses références mangas : Les Chevaliers du Zodiaque, Ken le survivant, Akira et compagnie. C'est un dessin amateur, affreusement colorisé à l'informatique, avec des angles bizarres et ratés en permanence pour donner un genre mais surtout pour rendre la narration d'une confusion impressionnante.
Le scénario est d'un classique complet, le genre de scénario de très mauvais shonen avec un gamin qui a hérité de son père mystérieux des pouvoirs de combats qui apparaissent quand il est énervé ou en danger de mort, des dialogues indigents, des situations d'une platitude totale, un scénario prévisible en permanence.
Oeuvre de jeunesse, c'est le moins qu'on puisse dire de cette très mauvaise BD. Je m'étonne qu'un éditeur aie pu la publier telle quelle même si c'était pour couler ensuite.
Note approximative : 3.5/5
On reconnait dans cette BD le dessin de Bonhomme, ce même dessin qui avec de très bonnes couleurs formera les superbes pages de la série Messire Guillaume. Ici, le trait du dessin est le même, il est donc bon. Mais les décors sont un peu trop épurés cependant, et surtout les couleurs sont quand même vraiment space. Dommage. Cela dit, cela reste assez joli, avec de belles compositions et des planches très fluide à la lecture.
C'est d'ailleurs heureux puisque les personnages ne parlent pas autrement que par grognements et cris. Mais le dessin et la narration suffisent à rendre le tout très compréhensible malgré tout.
Le récit nous montre les péripéties d'un homme préhistorique rejeté par son clan. Il raconte avec réalisme mais aussi avec une certaine dose d'humour, souvent de l'humour noir voire cruel d'ailleurs, les malheurs de ce héros fruste mais costaud. La vie était vraiment dure à cette époque et j'avoue y avoir été bien plongé au long de la lecture de cette BD. On s'y croirait.
L'album se lit un peu vite pour son prix élevé mais ce fut pour moi une lecture agréable et assez exotique.
Un jour, ne sachant pas quoi prendre comme nouveau titre chez mon bouquiniste préféré, je lui ai demandé conseil. Il m'a dit : "Prends Blaksad, c'est ce qui fait de mieux actuellement." Bien m'en a pris, j'ai suivi son conseil et j'ai pris les deux derniers tomes.
D'un point de vue graphique, j'ai tout de suite accroché. Le fait que cela soit des animaux qui interprètent des rôles tout à fait humains m'a beaucoup plu. Je trouve que ça donne un coté Walt Disney pour adulte très agréable. En plus, étant généralement bon client des ambiances « Amérique des années 50 », je n’ai pu qu’apprécier (je trouve qu'en Bd, les voitures américaines, les affiches et les pin-up désuètes ça a toujours la classe).
Mais malheureusement, au fil de la lecture j’ai trouvé que le plaisir était gâché par un enchaînement de faits trop rapide. Dans chacun des tomes, j’ai l’impression qu’il y a un tournant dans l’histoire toutes les deux pages. Et pour ne pas arranger les choses, le scénariste entrecoupe souvent le récit par de violentes ellipses narratives (pour reprendre l'avis de Grosrobert ci-dessous) qui m’ont obligé à 3 ou 4 reprises à revenir en arrière pour bien tout comprendre. Pour moi, Blaksad aurait pu être Culte si la narration avait été plus facile, parce que, hormis ce gros défaut, tout est bon, intrigue, dessin, couleur, etc. Au lieu de cela elle n’est que « pas mal ».
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Manu
Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
Les Chroniques de Magon
Apres lecture des 4 premiers tomes de la série, je dois dire que pour le moment, Les chroniques de Magon rassemblent à peu prés tout ce que je peux attendre d’une série fantastique avec un scénario original mêlant quête et action dans un monde hostile laissant la porte ouverte à de possibles et peut être nombreux rebondissements pour ce récit tenant encore le lecteur en haleine après 4 volumes (même si le 4ème ressemble un peu à un tome de transition). A côté de cela, ce qui ne gâche rien bien au contraire, un dessin soigné retransmettant bien les émotions des personnages et leur mise en mouvements, les couleurs elles, sont superbes. L’ensemble est pour moi une réelle réussite. Vivement la suite !
Les Petits Ruisseaux
J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre. Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là. Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté. Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence). Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens). Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys) Cet album formidable est un hymne à la vie. Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir. Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album. A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Arthur et les pirates
Comme première Bd postée sur Bdthèque, j'ai choisi de ne pas m'attaquer à un monument, et de taper sur une cible facile : l'animateur Arthur (je sais c'est mesquin). Ici, niveau gag on ne fait pas dans la finesse, et cela fait tout de même sourire. Au menu, blagues souvent misogynes, quiproquos faciles etc. On apprécie quand même de voir, que même étant jeune, Arthur avait déjà un goût très prononcé pour le narcissisme. Bref c'est médiocre, le dessin est crade et les couleurs hors d’âge. Mais le plaisir de lire cette Bd est quand même réel, donc 2/5, pour un titre très "Bof".
Le Donjon de Naheulbeuk
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot... Donc foncez et vive les Nains... ^^
My street
La 3e BD chinoise que je lis et la 2e série de Nie Jun. Encore une fois, cette série est une vraie curiosité. Gros coup de coeur sur le dessin en ce qui me concerne. C'est un style que je n'ai jamais vu ailleurs et je le trouve assez excellent. Je ne saurais comment le définir : un peu dans le style manga sans en être vraiment, des décors un peu cartoonesques, des poses de personnages étranges et tout en longueur, des yeux surprenants notamment pour les deux héros... C'est un dessin que je trouve très esthétique, très beau, même si un peu étonnant. Les compositions et les mises en page me semblent superbes. Et encore, quand je vois les couvertures en couleurs, je me dis que si les pages de cette BD étaient colorisées de la même manière, cela srait encore plus remarquable. Sincèrement, ce dessin à lui seul a suffi à me donner envie de mettre cette BD en avant : c'est le genre de dessin qu'il me plairait de posséder, d'avoir encadré sur un mur, même si je le répête, il est très spécial et ne plaira surement pas à tout le monde. A côté de cela, je dois admettre que le scénario est également spécial mais moins attirant à mes yeux. Le décor de base est une ville-ghetto où règne la violence et où les jeunes s'organisent en bandes pour survivre par quelques rapines et pas mal de violences. Mais cette violence ne ressort pas de manière aussi noire du fait du dessin qui reste étrangement léger en comparaison. C'en serait presque dérangeant. Outre ce décor du monde "réel", le récit nous emmène dans le conte raconté par une vieille femme aux deux héros, un garçon et une fille, conte qui met en scène des personnages identiques à ces deux-là dans un monde un peu science-fiction où ils cherchent le remède à une maladie qui transforme les hommes en essaims d'abeille. Un cocktail franchement étrange que le lecteur a un peu de mal à combiner. J'en suis encore circonspect, ne sachant pas par quel bout prendre cette série qui n'en est qu'au tome 2 pour le moment. De plus, la narration est un peu spéciale et pas toujours facile à suivre pour un lecteur occidental... ou peut-être pour n'importe quel lecteur. Ce n'est pas que cette narration soit confuse et qu'on ne comprenne pas, c'est juste le rythme de lecture qui est très changeant, parfois très rapide, d'autre fois comme passé au ralenti. Surprenant. Au final, une série qui vaut vraiment le coup de la lecture par son dessin et son scénario étonnants, mais il est probable que cela ne plaise pas à tout le monde et que beaucoup en restent assez perplexes.
Le Voeu de...
Sympa ce petit album. Sur une idée toute simple de conte classique, les auteurs se sont amusés à trouver des développements sinon originaux, du moins sympathiques. Le genre du conte, dans son sens classique, est ainsi remis au goût du jour, illustré par le trait -proche de la carte à gratter- de Lucie Albon, parfait pour ce type d'histoire.
Eloïms
La décence m'empêche de dire ici les mots exacts de ce que je pense du niveau de cette BD. Ca commence avec le dessin que je trouve tout simplement mauvais. A mes yeux, c'est le dessin d'un adolescent qui a très mal assimilé ses nombreuses références mangas : Les Chevaliers du Zodiaque, Ken le survivant, Akira et compagnie. C'est un dessin amateur, affreusement colorisé à l'informatique, avec des angles bizarres et ratés en permanence pour donner un genre mais surtout pour rendre la narration d'une confusion impressionnante. Le scénario est d'un classique complet, le genre de scénario de très mauvais shonen avec un gamin qui a hérité de son père mystérieux des pouvoirs de combats qui apparaissent quand il est énervé ou en danger de mort, des dialogues indigents, des situations d'une platitude totale, un scénario prévisible en permanence. Oeuvre de jeunesse, c'est le moins qu'on puisse dire de cette très mauvaise BD. Je m'étonne qu'un éditeur aie pu la publier telle quelle même si c'était pour couler ensuite.
L'Âge de raison
Note approximative : 3.5/5 On reconnait dans cette BD le dessin de Bonhomme, ce même dessin qui avec de très bonnes couleurs formera les superbes pages de la série Messire Guillaume. Ici, le trait du dessin est le même, il est donc bon. Mais les décors sont un peu trop épurés cependant, et surtout les couleurs sont quand même vraiment space. Dommage. Cela dit, cela reste assez joli, avec de belles compositions et des planches très fluide à la lecture. C'est d'ailleurs heureux puisque les personnages ne parlent pas autrement que par grognements et cris. Mais le dessin et la narration suffisent à rendre le tout très compréhensible malgré tout. Le récit nous montre les péripéties d'un homme préhistorique rejeté par son clan. Il raconte avec réalisme mais aussi avec une certaine dose d'humour, souvent de l'humour noir voire cruel d'ailleurs, les malheurs de ce héros fruste mais costaud. La vie était vraiment dure à cette époque et j'avoue y avoir été bien plongé au long de la lecture de cette BD. On s'y croirait. L'album se lit un peu vite pour son prix élevé mais ce fut pour moi une lecture agréable et assez exotique.
Blacksad
Un jour, ne sachant pas quoi prendre comme nouveau titre chez mon bouquiniste préféré, je lui ai demandé conseil. Il m'a dit : "Prends Blaksad, c'est ce qui fait de mieux actuellement." Bien m'en a pris, j'ai suivi son conseil et j'ai pris les deux derniers tomes. D'un point de vue graphique, j'ai tout de suite accroché. Le fait que cela soit des animaux qui interprètent des rôles tout à fait humains m'a beaucoup plu. Je trouve que ça donne un coté Walt Disney pour adulte très agréable. En plus, étant généralement bon client des ambiances « Amérique des années 50 », je n’ai pu qu’apprécier (je trouve qu'en Bd, les voitures américaines, les affiches et les pin-up désuètes ça a toujours la classe). Mais malheureusement, au fil de la lecture j’ai trouvé que le plaisir était gâché par un enchaînement de faits trop rapide. Dans chacun des tomes, j’ai l’impression qu’il y a un tournant dans l’histoire toutes les deux pages. Et pour ne pas arranger les choses, le scénariste entrecoupe souvent le récit par de violentes ellipses narratives (pour reprendre l'avis de Grosrobert ci-dessous) qui m’ont obligé à 3 ou 4 reprises à revenir en arrière pour bien tout comprendre. Pour moi, Blaksad aurait pu être Culte si la narration avait été plus facile, parce que, hormis ce gros défaut, tout est bon, intrigue, dessin, couleur, etc. Au lieu de cela elle n’est que « pas mal ».