Il y a des albums qui arrivent dans votre librairie et qui tout de suite attirent votre oeil, un petit truc qui vous murmure dans l'oreille "attention chef d'oeuvre".
Dans le cas de "Peine perdue", la couverture m'a tout d'abord intrigué, un peu décalée et pas forcément en rapport avec le contenu mais il y avait une simplicité qui m'a tout de suite attiré.
Le dessin très agréable avec un découpage à couper le souffle est d'une lisibilité étonnante, même s'il vaut mieux pour lire cette BD... sans bulles.
Le scénario est malgré l'absence de bulle somptueux. On vit les événements au fil des pages en comprenant progressivement les codes et en découvrant sur les pas de Catherine le mystère de ses origines.
Catherine Doherty réussit à ne pas relâcher notre attention pendant tout l'album, et nous fait vivre à son rythme et grâce au découpage ce récit avec le rythme adéquat. Je n'ai pas pu m'arrêter avant d'avoir achevé la dernière page.
Cette BD raconte les péripéties d’un soldat transalpin lors de la seconde guerre mondiale. « péripéties » est d’ailleurs un grand mot car cet homme va vivre la période loin de l’idée que fait la plupart d’entre nous, en tout cas, loin surtout de la thématique des films comme « le jour le plus long » ou plus récemment « il faut sauver le soldat Ryan ».
Le scénario relate l’histoire réelle de ce soldat pendant le débarquement des alliés en Italie sous un ton assez neutre, les états d’âme du personnage principal sont peu présents dans cette BD. Toutefois, au fil de la lecture, on retiendra surtout que le ras-le-bol des soldats envers cette guerre -qui a l’air de ne jamais s’arrêter- sera le sujet principal de l’album. Certaines situations sont d’ailleurs significatives de l’état d’esprit de ces militaires qui ne sauront plus pour quelles raisons ils se battent encore…
Macola utilise deux styles de dessin différents dans sa BD, il s’inspire de la ligne claire lors des scènes courantes et use d’un coup de patte plus « brouillon » pendant des moments de tension. Ce parti-pris graphique se révèlera finalement bien adapté à la thématique de la BD qui –je vous rappelle- parle de la seconde guerre mondiale. Le découpage et la mise en page sont classiques et nous invitent pleinement à découvrir cette histoire d’une manière reposée.
« Aller simple » est finalement une BD assez intéressante qui nous démontre encore une plus fois l’absurdité de la guerre sous un angle de vue originale par rapport à la majorité des livres qui traitent de cette période.
Tombé un peu par hasard sur cette BD ;), je me suis lancé dans sa lecture…
Un monde pas si lointain du notre dans lequel tous les hommes seraient morts à la même seconde, sauf un, l’idée était amusante. L’histoire est relativement bien menée et les flash-back assez bien amenés. L’idée de nous faire découvrir un évènement pour ensuite nous faire découvrir les quelques minutes ou heures précédentes est relativement plaisante.
Dans ce premier volume, nous découvrons une société fortement désorganisée où les femmes commencent déjà à lutter pour le pouvoir, un monde qui a perdu ses repères et qui tente de se recréer sur de nouvelles bases, un monde nouveau où les femmes devront inventer de nouvelles règles du jeu. Yorick le dernier homme entame son long chemin pour retrouver sa fiancée partie à l’autre bout du monde, mais pour le moment il est pris au milieu de toutes ces femmes dont les intérêts divergent.
Tome 1 :
Trop simple ? J’ai été déçu par la découverte de ce tome 1. L’idée de départ, très ambitieuse, n’est pas vraiment à la hauteur du récit. En lisant le titre « Histoire secrète », on s’attend à découvrir une vision originale de l’histoire, un truc qui ferait qu’on pourrait se dire tiens ce serait amusant que cela se soit déroulé ainsi. Au lieu de cela l’histoire n’est qu’un prétexte et l’originalité consiste à « coller » des ivoires là où est la réalité (ou l’impression) historique.
Dans ce premier tome, nous avons le droit à une vision de la sortie d’Egypte du peuple hébreu, l’originalité ? les fléaux auraient été infligés par ces fameuses ivoires et la mer ne s’ouvre pas sous la puissance de Dieu mais sous celle des ivoires … C’est tout me direz-vous ? c’est aussi mon impression. Et c'est sans compter sur le souci de décollage du vernis des édition "packées" :/
Tome 2 :
Cette fois ci, nous revisitons « l’histoire » du graal et forcément des templiers. Quoi de neuf sous le soleil, pas grand chose et un peu d’ivoires collées par ci par là. La puissance du graal lui est conférée par les … ivoires (finalement ça devient facile de suivre) et voilà c’est à peu près tout.
Autant les différentes séries Arcanes apportaient quelque chose de novateur avec un scénario plutôt amusant à découvrir, autant là, le prétexte historique déçoit d’autant plus qu’on connaît au préalable un minimum l’histoire. Le résultat est très décevant par rapport au ‘marketing’ et à la plaquette qui avait été distribuée chez tous les bons libraires…
Depuis plusieurs jours, j’étais intrigué par cette couverture un peu venue d’ailleurs et différente de ce que l’on voit d’habitude sur les linéaires… Le noir et blanc ne faisait qu’exciter un peu plus ma curiosité.
Je commençais par une lecture du 4eme plat assez impressionnante avec des avis de Miller et autres Moore qui, même à un néophyte de mon espèce, disaient quelque chose.
Je plongeais enfin dans cet univers noir magnifiquement mis en avant par un découpage des bulles étonnant et inhabituel (de larges bandes noires sur les côtés et une partie du texte en blanc). Le dessin est impeccable et parfaitement adapté à cet univers. Gibbons maîtrise parfaitement son univers et ça se voit.
Côté scénario, il m’a peut-être manqué une touche d’originalité que n’aurait pas renié le titre. ;) L’auteur nous raconte l’histoire de bandes rivales qui se déchirent sous fond de vision futuriste (mais dans un futur qui évoque tout aussi bien un passé proche des sixties). On pense un peu à West Side Story mais en plus noir et plus poussé dans la noirceur du héros. J’ai été un peu déçu par le côté prévisible de certaines scènes (l’agression des originals) ou par un côté pas assez noir de la façon de traiter de la drogue mais globalement, je garde plutôt une bonne impression de cette lecture.
Comment parler de cet « objet » (au format proche de la collection ‘Carrément’ BD de Glénat), tout d’abord en vous le décrivant un peu. Un emboîtage en carton, on sort délicatement la BD, et on découvre une variation de la couverture au niveau de la vision du voyeur perché sur un toit.
Le trait ligne claire de Béja est toujours aussi agréable à contempler et cette fois, il nous gratifie d’une mise en couleur en bichromie du plus bel effet.
Cet album m’a un peu fait penser aux aventures d’Albany & Sturgess de Floc’h et Rivière, nous y découvrons une histoire à la limite entre un écrit (en l’occurrence une BD dans le cas de Fantic) et du réel.
Un jeune auteur de BD se retrouve locataire d’un appartement qu’il aurait du être le dernier à obtenir vu ses ressources actuelles. Nataël nous entraîne dans un univers intimiste qui nous fait découvrir une vie simple avec des relations de voisinage qui vont rapidement se complexifier. Comment les différents locataires ont-ils été désignés pour partager cet immeuble ? Qui tire réellement les ficelles ? L’oeuvre est-elle autobiographique ? Dans ce premier tome de nombreuses questions inattendues surgissent et nous laissent dans l’attente du tome 2.
Si le récent Tsunami en Asie n’avait pas eu lieu, aurions-nous pu croire au scénario de Spirit of the Sun ? Non certainement pas, on aurait trouvé cela trop gros, trop improbable. Depuis, le doute est permis…
Spirit of the Sun traite de la plus grande catastrophe naturelle qui pourrait toucher le Japon : tremblement de terre, éruption du mont Fuji, Tsumani sur les côtes et scission de l’ile principale en deux. Ce premier tome nous présente toutes ces catastrophes et les premiers changements géopolitiques qui vont en découler.
Au travers de quelques personnages au caractère remarquable, nous avons une vision de l’enfer que nous pourrions vivre si tout notre univers s’écroulait. Comment pourrions nous survivre ? Quelles seraient nos premières préoccupations ?
Dans le tome 1, on sent bien néanmoins que Kawaguchi n’a quand même pas trop voulu s’étendre sur cette partie du récit et qu’il ne voulait pas complètement nous décrire l’angoisse vécue par les populations. Ce qu’il va certainement développer c’est la reconstruction du Japon telle qu’elle est pré-décrite dans ce tome. Les rapaces de la politique internationale (les USA et la Chine) s’étant chacun jetés sur une moitié du Pays…
J'ai trouvé ensuite intéressante l’idée du tome 2 de découvrir ce qu’avaient pu devenir les réfugiés, notamment à Taïwan et la dénonciation des conditions dans lesquelles ils pouvaient vivre.
Mais le tome 3 m’a un peu refroidi. Pour le moment, je ne vois pas trop où veut en venir l’auteur et quel est l’intérêt de prolonger le séjour du héros dans ce lieu car son retour au Japon semble imminent.
J’aurai nettement préféré voir au quotidien ce que pouvait être la vie dans un camp abandonné du monde, comprendre peut-être les motivations les plus profondes de ce groupe qui veut se révolter contre l’impossibilité de retrouver sa terre natale.
Je trouve que ce tome est beaucoup trop orienté sur le déroulement de cette marche pour la paix qui, même si elle est importante pour révéler la nature du héros (et nommer le futur guide du peuple japonais ?) n’en restera qu’un épiphénomène dans l’histoire.
D’une façon générale, je reproche un peu aux premiers tomes de Kawaguchi d’être assez racoleurs avec des thèmes asses forts (et finalement assez similaires) (Eagle, Spirit of the sun, Zipang) pour que finalement le soufflé retombe dans les tomes suivants.
Mais le nombre de séries (4 en quelques mois) que nous avons découverts d’un coup en France de cet auteur était certainement aussi une erreur marketing des éditeurs car à force de trop nous gaver, on peut atteindre facilement l’overdose…
Suite de mes lectures de Kaiji Kawaguchi avec Seizon Life, mais cette fois-ci uniquement au dessin.
Il s'agit pour le moment de la série que je préfère entre les 4 parues en France (Eagle, Spirit of the Sun, Zipang). Dans Seizon Life, nous découvrons la souffrance d'un homme malade d'un cancer, dont la femme est morte quelques années plus tôt du même mal, et dont la fille a disparu 14 ans auparavant (c'est à ce moment où vous vous dites que votre vie ne peut pas être plus belle).
Cet homme qui s'aperçoit que finalement il n'a jamais pris le temps de s'intéresser à son enfant va découvrir en apprenant sa mort tout ce qu'il aurait aimé savoir d'elle de son vivant et tenter de résoudre le mystère de sa mort.
Nous suivons ses pas qui le conduisent sur le chemin de sa fille et à la suite de ceux de son enfant. La lecture est très agréable.
Pourquoi cet achat soudain de BD parues en 2000 et 2002 ? C’est étrange finalement, j’étais certainement déjà passé devant ces volumes et là, j’ai eu l’impression de les voir pour la première fois.
La couverture m’a tout de suite attiré. Pourquoi ces hommes avaient-ils des cubes sur la tête ? Etait-ce une sorte de déguisement ? Mais comment peut-on passer inaperçu en ayant une chose aussi étrange sur la tête ? Toutes les questions basiques que l’on peut se poser dans un monde « normal ».
Je me trompais, il ne s’agissait pas d’une façon de se camoufler mais bien de la norme de cet univers. Un univers ou finalement tout le monde porte un cube n’est-il pas étrange par définition, plein de questions m’ont traversé l’esprit : comment peut-on différencier ces « hommes » par exemple ? comment peut-on « voir » au travers de ces cubes ?
Mais je m’éloigne, alors je vais revenir un peu au sujet du tome 1. Nous sommes dans un monde totalitaire où toute action relevant d’une initiative est sévèrement sanctionnée. De quelle façon me direz vous … et je ne vous dirai rien pour ne pas lever le mystère en découvrant ces pages, c’est surprenant mais tellement évident !
Je vous encourage donc à lire ce merveilleux tome 1 (puis le tome 2) qui vous donnera peut-être, comme moi, l’envie de découvrir les BD de cet auteur.
Il est des ovnis dans le domaine de la BD et après les petites merveilles auto publiées par Alec Séverin, nous bénéficions maintenant de celles de David de Thuin. Je le remercie infiniment d’avoir pris le risque de nous faire partager son récit.
Maintenant parlons de ce petit livre (format A5), dont la qualité d’impression est aussi impressionnante que la qualité de l’oeuvre. Parlons tout d’abord de « l’objet ». Cette petite chose sort de notre ordinaire de lecteur, une présentation originale, une couverture brochée et simplifiée à l’extrême, des pages avec un papier de qualité, on sent le travail soigné.
Maintenant le dessin, un style ligne claire, tout en souplesse et sans fioritures inutiles, parfaitement adapté au récit.
Le scénario, une vision revisitée du super héros qui acquiert ses pouvoirs grâce à ces petites bêtes que nous aimons tous voir l’été autour de nous à savoir les bourdons. Les interrogations sur la vie professionnelle et privée de notre héros sont parfaitement décrite en parallèle et David de Thuin nous guide habilement dans les méandres de la vie d’un dessinateur qui ne connaît pas encore le succès qu’il souhaiterait.
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Peine perdue
Il y a des albums qui arrivent dans votre librairie et qui tout de suite attirent votre oeil, un petit truc qui vous murmure dans l'oreille "attention chef d'oeuvre". Dans le cas de "Peine perdue", la couverture m'a tout d'abord intrigué, un peu décalée et pas forcément en rapport avec le contenu mais il y avait une simplicité qui m'a tout de suite attiré. Le dessin très agréable avec un découpage à couper le souffle est d'une lisibilité étonnante, même s'il vaut mieux pour lire cette BD... sans bulles. Le scénario est malgré l'absence de bulle somptueux. On vit les événements au fil des pages en comprenant progressivement les codes et en découvrant sur les pas de Catherine le mystère de ses origines. Catherine Doherty réussit à ne pas relâcher notre attention pendant tout l'album, et nous fait vivre à son rythme et grâce au découpage ce récit avec le rythme adéquat. Je n'ai pas pu m'arrêter avant d'avoir achevé la dernière page.
Aller simple
Cette BD raconte les péripéties d’un soldat transalpin lors de la seconde guerre mondiale. « péripéties » est d’ailleurs un grand mot car cet homme va vivre la période loin de l’idée que fait la plupart d’entre nous, en tout cas, loin surtout de la thématique des films comme « le jour le plus long » ou plus récemment « il faut sauver le soldat Ryan ». Le scénario relate l’histoire réelle de ce soldat pendant le débarquement des alliés en Italie sous un ton assez neutre, les états d’âme du personnage principal sont peu présents dans cette BD. Toutefois, au fil de la lecture, on retiendra surtout que le ras-le-bol des soldats envers cette guerre -qui a l’air de ne jamais s’arrêter- sera le sujet principal de l’album. Certaines situations sont d’ailleurs significatives de l’état d’esprit de ces militaires qui ne sauront plus pour quelles raisons ils se battent encore… Macola utilise deux styles de dessin différents dans sa BD, il s’inspire de la ligne claire lors des scènes courantes et use d’un coup de patte plus « brouillon » pendant des moments de tension. Ce parti-pris graphique se révèlera finalement bien adapté à la thématique de la BD qui –je vous rappelle- parle de la seconde guerre mondiale. Le découpage et la mise en page sont classiques et nous invitent pleinement à découvrir cette histoire d’une manière reposée. « Aller simple » est finalement une BD assez intéressante qui nous démontre encore une plus fois l’absurdité de la guerre sous un angle de vue originale par rapport à la majorité des livres qui traitent de cette période.
Y Le Dernier Homme
Tombé un peu par hasard sur cette BD ;), je me suis lancé dans sa lecture… Un monde pas si lointain du notre dans lequel tous les hommes seraient morts à la même seconde, sauf un, l’idée était amusante. L’histoire est relativement bien menée et les flash-back assez bien amenés. L’idée de nous faire découvrir un évènement pour ensuite nous faire découvrir les quelques minutes ou heures précédentes est relativement plaisante. Dans ce premier volume, nous découvrons une société fortement désorganisée où les femmes commencent déjà à lutter pour le pouvoir, un monde qui a perdu ses repères et qui tente de se recréer sur de nouvelles bases, un monde nouveau où les femmes devront inventer de nouvelles règles du jeu. Yorick le dernier homme entame son long chemin pour retrouver sa fiancée partie à l’autre bout du monde, mais pour le moment il est pris au milieu de toutes ces femmes dont les intérêts divergent.
L'Histoire Secrète
Tome 1 : Trop simple ? J’ai été déçu par la découverte de ce tome 1. L’idée de départ, très ambitieuse, n’est pas vraiment à la hauteur du récit. En lisant le titre « Histoire secrète », on s’attend à découvrir une vision originale de l’histoire, un truc qui ferait qu’on pourrait se dire tiens ce serait amusant que cela se soit déroulé ainsi. Au lieu de cela l’histoire n’est qu’un prétexte et l’originalité consiste à « coller » des ivoires là où est la réalité (ou l’impression) historique. Dans ce premier tome, nous avons le droit à une vision de la sortie d’Egypte du peuple hébreu, l’originalité ? les fléaux auraient été infligés par ces fameuses ivoires et la mer ne s’ouvre pas sous la puissance de Dieu mais sous celle des ivoires … C’est tout me direz-vous ? c’est aussi mon impression. Et c'est sans compter sur le souci de décollage du vernis des édition "packées" :/ Tome 2 : Cette fois ci, nous revisitons « l’histoire » du graal et forcément des templiers. Quoi de neuf sous le soleil, pas grand chose et un peu d’ivoires collées par ci par là. La puissance du graal lui est conférée par les … ivoires (finalement ça devient facile de suivre) et voilà c’est à peu près tout. Autant les différentes séries Arcanes apportaient quelque chose de novateur avec un scénario plutôt amusant à découvrir, autant là, le prétexte historique déçoit d’autant plus qu’on connaît au préalable un minimum l’histoire. Le résultat est très décevant par rapport au ‘marketing’ et à la plaquette qui avait été distribuée chez tous les bons libraires…
Originals
Depuis plusieurs jours, j’étais intrigué par cette couverture un peu venue d’ailleurs et différente de ce que l’on voit d’habitude sur les linéaires… Le noir et blanc ne faisait qu’exciter un peu plus ma curiosité. Je commençais par une lecture du 4eme plat assez impressionnante avec des avis de Miller et autres Moore qui, même à un néophyte de mon espèce, disaient quelque chose. Je plongeais enfin dans cet univers noir magnifiquement mis en avant par un découpage des bulles étonnant et inhabituel (de larges bandes noires sur les côtés et une partie du texte en blanc). Le dessin est impeccable et parfaitement adapté à cet univers. Gibbons maîtrise parfaitement son univers et ça se voit. Côté scénario, il m’a peut-être manqué une touche d’originalité que n’aurait pas renié le titre. ;) L’auteur nous raconte l’histoire de bandes rivales qui se déchirent sous fond de vision futuriste (mais dans un futur qui évoque tout aussi bien un passé proche des sixties). On pense un peu à West Side Story mais en plus noir et plus poussé dans la noirceur du héros. J’ai été un peu déçu par le côté prévisible de certaines scènes (l’agression des originals) ou par un côté pas assez noir de la façon de traiter de la drogue mais globalement, je garde plutôt une bonne impression de cette lecture.
Fantic
Comment parler de cet « objet » (au format proche de la collection ‘Carrément’ BD de Glénat), tout d’abord en vous le décrivant un peu. Un emboîtage en carton, on sort délicatement la BD, et on découvre une variation de la couverture au niveau de la vision du voyeur perché sur un toit. Le trait ligne claire de Béja est toujours aussi agréable à contempler et cette fois, il nous gratifie d’une mise en couleur en bichromie du plus bel effet. Cet album m’a un peu fait penser aux aventures d’Albany & Sturgess de Floc’h et Rivière, nous y découvrons une histoire à la limite entre un écrit (en l’occurrence une BD dans le cas de Fantic) et du réel. Un jeune auteur de BD se retrouve locataire d’un appartement qu’il aurait du être le dernier à obtenir vu ses ressources actuelles. Nataël nous entraîne dans un univers intimiste qui nous fait découvrir une vie simple avec des relations de voisinage qui vont rapidement se complexifier. Comment les différents locataires ont-ils été désignés pour partager cet immeuble ? Qui tire réellement les ficelles ? L’oeuvre est-elle autobiographique ? Dans ce premier tome de nombreuses questions inattendues surgissent et nous laissent dans l’attente du tome 2.
Spirit of the Sun
Si le récent Tsunami en Asie n’avait pas eu lieu, aurions-nous pu croire au scénario de Spirit of the Sun ? Non certainement pas, on aurait trouvé cela trop gros, trop improbable. Depuis, le doute est permis… Spirit of the Sun traite de la plus grande catastrophe naturelle qui pourrait toucher le Japon : tremblement de terre, éruption du mont Fuji, Tsumani sur les côtes et scission de l’ile principale en deux. Ce premier tome nous présente toutes ces catastrophes et les premiers changements géopolitiques qui vont en découler. Au travers de quelques personnages au caractère remarquable, nous avons une vision de l’enfer que nous pourrions vivre si tout notre univers s’écroulait. Comment pourrions nous survivre ? Quelles seraient nos premières préoccupations ? Dans le tome 1, on sent bien néanmoins que Kawaguchi n’a quand même pas trop voulu s’étendre sur cette partie du récit et qu’il ne voulait pas complètement nous décrire l’angoisse vécue par les populations. Ce qu’il va certainement développer c’est la reconstruction du Japon telle qu’elle est pré-décrite dans ce tome. Les rapaces de la politique internationale (les USA et la Chine) s’étant chacun jetés sur une moitié du Pays… J'ai trouvé ensuite intéressante l’idée du tome 2 de découvrir ce qu’avaient pu devenir les réfugiés, notamment à Taïwan et la dénonciation des conditions dans lesquelles ils pouvaient vivre. Mais le tome 3 m’a un peu refroidi. Pour le moment, je ne vois pas trop où veut en venir l’auteur et quel est l’intérêt de prolonger le séjour du héros dans ce lieu car son retour au Japon semble imminent. J’aurai nettement préféré voir au quotidien ce que pouvait être la vie dans un camp abandonné du monde, comprendre peut-être les motivations les plus profondes de ce groupe qui veut se révolter contre l’impossibilité de retrouver sa terre natale. Je trouve que ce tome est beaucoup trop orienté sur le déroulement de cette marche pour la paix qui, même si elle est importante pour révéler la nature du héros (et nommer le futur guide du peuple japonais ?) n’en restera qu’un épiphénomène dans l’histoire. D’une façon générale, je reproche un peu aux premiers tomes de Kawaguchi d’être assez racoleurs avec des thèmes asses forts (et finalement assez similaires) (Eagle, Spirit of the sun, Zipang) pour que finalement le soufflé retombe dans les tomes suivants. Mais le nombre de séries (4 en quelques mois) que nous avons découverts d’un coup en France de cet auteur était certainement aussi une erreur marketing des éditeurs car à force de trop nous gaver, on peut atteindre facilement l’overdose…
Seizon Life
Suite de mes lectures de Kaiji Kawaguchi avec Seizon Life, mais cette fois-ci uniquement au dessin. Il s'agit pour le moment de la série que je préfère entre les 4 parues en France (Eagle, Spirit of the Sun, Zipang). Dans Seizon Life, nous découvrons la souffrance d'un homme malade d'un cancer, dont la femme est morte quelques années plus tôt du même mal, et dont la fille a disparu 14 ans auparavant (c'est à ce moment où vous vous dites que votre vie ne peut pas être plus belle). Cet homme qui s'aperçoit que finalement il n'a jamais pris le temps de s'intéresser à son enfant va découvrir en apprenant sa mort tout ce qu'il aurait aimé savoir d'elle de son vivant et tenter de résoudre le mystère de sa mort. Nous suivons ses pas qui le conduisent sur le chemin de sa fille et à la suite de ceux de son enfant. La lecture est très agréable.
Cubik
Pourquoi cet achat soudain de BD parues en 2000 et 2002 ? C’est étrange finalement, j’étais certainement déjà passé devant ces volumes et là, j’ai eu l’impression de les voir pour la première fois. La couverture m’a tout de suite attiré. Pourquoi ces hommes avaient-ils des cubes sur la tête ? Etait-ce une sorte de déguisement ? Mais comment peut-on passer inaperçu en ayant une chose aussi étrange sur la tête ? Toutes les questions basiques que l’on peut se poser dans un monde « normal ». Je me trompais, il ne s’agissait pas d’une façon de se camoufler mais bien de la norme de cet univers. Un univers ou finalement tout le monde porte un cube n’est-il pas étrange par définition, plein de questions m’ont traversé l’esprit : comment peut-on différencier ces « hommes » par exemple ? comment peut-on « voir » au travers de ces cubes ? Mais je m’éloigne, alors je vais revenir un peu au sujet du tome 1. Nous sommes dans un monde totalitaire où toute action relevant d’une initiative est sévèrement sanctionnée. De quelle façon me direz vous … et je ne vous dirai rien pour ne pas lever le mystère en découvrant ces pages, c’est surprenant mais tellement évident ! Je vous encourage donc à lire ce merveilleux tome 1 (puis le tome 2) qui vous donnera peut-être, comme moi, l’envie de découvrir les BD de cet auteur.
Le Roi des bourdons
Il est des ovnis dans le domaine de la BD et après les petites merveilles auto publiées par Alec Séverin, nous bénéficions maintenant de celles de David de Thuin. Je le remercie infiniment d’avoir pris le risque de nous faire partager son récit. Maintenant parlons de ce petit livre (format A5), dont la qualité d’impression est aussi impressionnante que la qualité de l’oeuvre. Parlons tout d’abord de « l’objet ». Cette petite chose sort de notre ordinaire de lecteur, une présentation originale, une couverture brochée et simplifiée à l’extrême, des pages avec un papier de qualité, on sent le travail soigné. Maintenant le dessin, un style ligne claire, tout en souplesse et sans fioritures inutiles, parfaitement adapté au récit. Le scénario, une vision revisitée du super héros qui acquiert ses pouvoirs grâce à ces petites bêtes que nous aimons tous voir l’été autour de nous à savoir les bourdons. Les interrogations sur la vie professionnelle et privée de notre héros sont parfaitement décrite en parallèle et David de Thuin nous guide habilement dans les méandres de la vie d’un dessinateur qui ne connaît pas encore le succès qu’il souhaiterait.