Superbe esthétique gothico-satanique pour les aventures infernales de ce chevalier-vampire dans un univers horrible en antithèse du notre. Mills revisite plutôt bien le mythe romantique du vampire et nous conte des aventures relativement travaillées sur le plan du scénario ; au-delà de la facilité racoleuse du cadre (et sans oublier un certain humour).
Visuellement, c’est plus que beau.
Et si on ne pousse pas trop la réflexion, il y a de quoi passer un bon moment. Cette BD sort des sentiers battus, et c’est bien plaisant.
Les bds qui partent dans des délires, c'est généralement bien. J'ai bien aimé Rhââ Lovely et adoré Rhââ-Gnagna, des séries de Gotlib. Mais 29 tomes, c'est beaucoup trop !! Au bout de 5-10 albums, on est lassé des gags répétitifs et des histoires sans chute. Je possède quelques albums, j'en ai lu la grande majorité, mais je ne veux pas acheter ceux qui me manquent : au bout de dix albums, on a fait le tour de la série.
Pour juger la bd en elle-même, c'est quand même réussi, même si l'auteur abuse des gros seins et de la vulgarité. C'est un style, faut aimer.
Les dessins : répétitifs, là aussi. Tous les personnages se ressemblent. Pourquoi faire tout le monde avec un gros nez ? Je ne crois pas que toutes les personnes que connaît Edika ont un gros nez ! Et encore, je prends cet exemple, mais il y en a plein d'autres !
Une bd à consommer avec modération !
Certes le scénario de cette BD est très bon et la documentation est excellente. Le rythme est parfait dans la première partie. Je trouve toutefois le dessin trop hétérogène et de qualité irrégulière. Pour ces raisons, j'ai du mal à comprendre l'avalanche de 5/5 et le classement au "panthéon de la BD". Malgré ces réserves, Malet reste une très bonne BD.
Une bonne bd de Bilal et Christin, même si j'ai préféré La Croisière des Oubliés. Le scénario est bien pensé, je trouve quand même que l'histoire de cette ville minière est lourde à force. C'est bien de dénoncer les différences entre patrons et ouvriers, c'est plutôt réussi dans cet album. Le début est un peu longuet, ça s'arrange vers la fin.
Les dessins sont bien réussis, je trouve par contre que même si c'est fait pour les couleurs sont un peu mornes. Une bd qu'on a quand même plaisir à lire et à relire.
Suite à la mort supposée de son père, Messire Guillaume (dont la mère est sur le point de se remarier par intérêt avec un seigneur que le jeune homme n’apprécie pas), part à la recherche de sa soeur qui elle vient de fuguer pour échapper à cette nouvelle vie non désirée.
Suite à cette fugue, Guillaume rencontre un chevalier un peu râleur, plein de principes mais très humain qui fera office, on le suppose, de second rôle important dans cette série.
Bon, le cocktail de l’enfant, du chevalier et de la quête ayant déjà souvent été utilisé (La Quête de l'Oiseau du Temps, Les Compagnons du Crépuscule, La chronique des immortels…) je ne m’attendais pas à quelque chose de très original, mais il faut dire que l’histoire est vraiment bien amenée et que l’on s’y laisse facilement emporter.
Les dessins sont eux, assez classiques et l’originalité de cette Bd nous est apportée par une ambiance ou se mêlent couleurs et traits de crayons dont le mariage est effectué avec beaucoup de bonheur.
C’est donc un bon album d’introduction à une histoire déjà plaisante et qui s’annonce peut être assez passionnante. Aucun regret concernant mon achat.
C'est la première BD de Simon Hureau que je lis et je dois dire que j'apprécie son dessin. A mi-chemin entre le carnet de croquis travaillé et le dessin artistique, ça donne de jolies planches et ça met bien en valeur l'exotisme et la beauté du Cambodge tel qu'il est visité dans Palaces.
A côté de ça, pour l'histoire, je l'ai lue sans trop de déplaisir mais je dois dire que je suis partagé.
Pour commencer, il me semble très probable que Simon Hureau et moi ne nous entendrions absolument pas dans la vie : nous avons une idée du voyage (et sans doute de la vie) radicalement opposée. Je n'ai rien de ce bohème mal rasé et keffieh autour du cou, artiste qui cherche à vivre comme les gens du cru, s'habillant comme eux et vivant à la manière d'un SDF le temps d'un voyage, prompt à retrouver sa France natale ensuite et à ramener au passage des souvenirs pittoresques achetés au marché pour les copains. D'ailleurs, l'auteur a la sincérité de montrer dans son récit que les Cambodgiens ne sont pas dupes de ce comportement puisqu'ils lui jettent du poisson dans la rue en le traitant de monsieur Dollar, d'étranger. En outre, ayant vécu 16 ans en Afrique en tant que fils d'expatriés, je me sens directement insulté par certaines de ses remarques et certains passages du livre. Bref, je suis obligé de passer outre une certaine amertume pour juger cette BD objectivement.
Pour le reste, Palaces réussit le pari du dépaysement, plongeant le lecteur dans un Cambodge relativement authentique, des décors exotiques et beaux dans leur simplicité et leur force. Dans les faits, il ne se passe quasiment rien dans cette BD, j'aurais pu stopper ma lecture à n'importe quel moment car rien n'était particulièrement captivant. Mais c'est un carnet de voyage assez réussi et beau, montrant aussi bien des décors que des gens, même s'il n'apprend vraiment pas grand chose sur le Cambodge en lui-même.
Maintenant par contre, s'il faut payer un tel prix pour une BD que j'ai lu sans passion et que je ne relirais jamais, je ne peux absolument pas conseiller un tel achat.
"Sky Doll", un ovni de la bd…
Pour commencer, ils sont forts, très forts ces auteurs italiens. Une vraie claque graphique et un scénario original, fluide et bien ficelé. Barbucci et Canepa, ont une répartition des tâches assez particulière. Ils font tout à deux : scénario, dessins et couleurs, bien que le dessin soit plus la partie de Barbucci et la couleur celle de Canepa (aidé par Cagol pour le tome 3) : un vrai travail d’équipe dans les grandes largeurs du terme.
L’histoire raconte les aventures d’une poupée androïde, Noa, fabriquée pour procurer du plaisir aux hommes. Mais douée de raison, elle s’interroge sur le sens de sa vie et apparaît plus humaine que les vrais humains. L’univers dans lequel elle évolue est régi par la religion qui elle assoie son pouvoir politique et économique grâce aux médias, à l’endoctrinement des foules et au marchandising. Une véritable satire du fanatisme religieux, de la société de consommation, et du pouvoir des médias. Le tout est écrit simplement avec de belles petites touches d’humour et de naïveté.
Graphiquement, c’est magnifique, original, déroutant, magnifique et… magnifique. Ces couleurs sublimes et ces traits charnels font de Sky Doll, un vrai petit chef d’œuvre au design hors du commun. Et Noa, quelle volupté, quelle sensualité, quel érotisme, quel regard expressif…
Une bonne bd de Gotlib... même si ce n'est pas la meilleure. Les gags sont drôles, certains sont un peu lourdeaux. Dans l'ensemble, j'ai bien rigolé. Gotlib nous sort ses délires pour le plus grand plaisir des lecteurs. Les histoires sont marrantes, les scénarios sont semblables à ceux de Rubrique-à-Brac.
Pour les dessins, Gotlib est en forme: ils ont bien réussis. Une bd plaisante à lire, et même très divertissante.
Reprendre l'histoire d'Ulysse en bd... la série ne m'a pas attiré au départ. Après l'avoir lue, absolument aucune déception. L'adaptation est très réussie. Ulysse est victime de tous les dieux, représentés comme des hommes. L'épisode avec Circé est vraiment bien fait. Les auteurs insistent bien sur la méchanceté des dieux.
J'adore pour ma part les dessins, très soignés. Les décors dans "Ulysse" sont très nombreux, et le dessinateur s'en sort très bien.
Par contre, les auteurs abusent souvent : il est très difficile de trouver dans les albums des femmes ni dénudées, ni en tenue légère. C'est pas que ça me déplaise, mais je ne suis pas sur que ça soit comme ça dans le scénario d'Homère.
Enfin, bref, la série est quand même réussie et il est dommage qu'elle soit introuvable maintenant.
Note approximative : 2.5/5
Lax s'attache décidément à mettre en images les conflits du 20e siècle les moins connus du grand public. Après la Guerre d'Algérie (Azrayen), après la Guerre d'Indochine (Les oubliés d'Annam), après la "libération" de la Roumanie en 1989 (La Fille aux Ibis), il s'attelle ici au complexe conflit Irlandais entre Catholiques et Protestants.
Le trait du dessin de Lax me plait beaucoup. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal avec les couleurs de cette BD. Je les trouve globalement très moyennes mais aussi parfois franchement moches. Dommage...
Mais ça n'aurait pas changé de toute manière le fait que j'ai très peu accroché à cette histoire.
Ca commençait avec quelques premières pages où la narration m'a paru totalement confuse, j'ai eu un mal fou à y comprendre quelque chose de clair.
Une fois le récit devenu net, on saute d'un coup d'années en années, à la manière d'une biographie où on s'attache à certaines évènements clés sans jamais entrer en profondeur dans l'histoire et les personnages. Le résultat est que je ne me suis absolument pas attaché ni aux personnages ni à leurs péripéties. Chiens de fusil ressemble plus pour moi à un témoignage historique, la biographie d'un personnage (réel ou non ?), son implication dans l'IRA, ses causes et ses conséquences.
Relativement intéressant, mais franchement sans plus car je n'en ai pas appris plus que ce que je savais déjà.
Alors reste le beau dessin et le fait que ça se lit relativement bien (hormis le début pour moi), mais sinon j'ai trouvé le tout très dispensable.
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Requiem - Chevalier Vampire
Superbe esthétique gothico-satanique pour les aventures infernales de ce chevalier-vampire dans un univers horrible en antithèse du notre. Mills revisite plutôt bien le mythe romantique du vampire et nous conte des aventures relativement travaillées sur le plan du scénario ; au-delà de la facilité racoleuse du cadre (et sans oublier un certain humour). Visuellement, c’est plus que beau. Et si on ne pousse pas trop la réflexion, il y a de quoi passer un bon moment. Cette BD sort des sentiers battus, et c’est bien plaisant.
Edika
Les bds qui partent dans des délires, c'est généralement bien. J'ai bien aimé Rhââ Lovely et adoré Rhââ-Gnagna, des séries de Gotlib. Mais 29 tomes, c'est beaucoup trop !! Au bout de 5-10 albums, on est lassé des gags répétitifs et des histoires sans chute. Je possède quelques albums, j'en ai lu la grande majorité, mais je ne veux pas acheter ceux qui me manquent : au bout de dix albums, on a fait le tour de la série. Pour juger la bd en elle-même, c'est quand même réussi, même si l'auteur abuse des gros seins et de la vulgarité. C'est un style, faut aimer. Les dessins : répétitifs, là aussi. Tous les personnages se ressemblent. Pourquoi faire tout le monde avec un gros nez ? Je ne crois pas que toutes les personnes que connaît Edika ont un gros nez ! Et encore, je prends cet exemple, mais il y en a plein d'autres ! Une bd à consommer avec modération !
Malet
Certes le scénario de cette BD est très bon et la documentation est excellente. Le rythme est parfait dans la première partie. Je trouve toutefois le dessin trop hétérogène et de qualité irrégulière. Pour ces raisons, j'ai du mal à comprendre l'avalanche de 5/5 et le classement au "panthéon de la BD". Malgré ces réserves, Malet reste une très bonne BD.
La Ville qui n'existait pas
Une bonne bd de Bilal et Christin, même si j'ai préféré La Croisière des Oubliés. Le scénario est bien pensé, je trouve quand même que l'histoire de cette ville minière est lourde à force. C'est bien de dénoncer les différences entre patrons et ouvriers, c'est plutôt réussi dans cet album. Le début est un peu longuet, ça s'arrange vers la fin. Les dessins sont bien réussis, je trouve par contre que même si c'est fait pour les couleurs sont un peu mornes. Une bd qu'on a quand même plaisir à lire et à relire.
Messire Guillaume
Suite à la mort supposée de son père, Messire Guillaume (dont la mère est sur le point de se remarier par intérêt avec un seigneur que le jeune homme n’apprécie pas), part à la recherche de sa soeur qui elle vient de fuguer pour échapper à cette nouvelle vie non désirée. Suite à cette fugue, Guillaume rencontre un chevalier un peu râleur, plein de principes mais très humain qui fera office, on le suppose, de second rôle important dans cette série. Bon, le cocktail de l’enfant, du chevalier et de la quête ayant déjà souvent été utilisé (La Quête de l'Oiseau du Temps, Les Compagnons du Crépuscule, La chronique des immortels…) je ne m’attendais pas à quelque chose de très original, mais il faut dire que l’histoire est vraiment bien amenée et que l’on s’y laisse facilement emporter. Les dessins sont eux, assez classiques et l’originalité de cette Bd nous est apportée par une ambiance ou se mêlent couleurs et traits de crayons dont le mariage est effectué avec beaucoup de bonheur. C’est donc un bon album d’introduction à une histoire déjà plaisante et qui s’annonce peut être assez passionnante. Aucun regret concernant mon achat.
Palaces
C'est la première BD de Simon Hureau que je lis et je dois dire que j'apprécie son dessin. A mi-chemin entre le carnet de croquis travaillé et le dessin artistique, ça donne de jolies planches et ça met bien en valeur l'exotisme et la beauté du Cambodge tel qu'il est visité dans Palaces. A côté de ça, pour l'histoire, je l'ai lue sans trop de déplaisir mais je dois dire que je suis partagé. Pour commencer, il me semble très probable que Simon Hureau et moi ne nous entendrions absolument pas dans la vie : nous avons une idée du voyage (et sans doute de la vie) radicalement opposée. Je n'ai rien de ce bohème mal rasé et keffieh autour du cou, artiste qui cherche à vivre comme les gens du cru, s'habillant comme eux et vivant à la manière d'un SDF le temps d'un voyage, prompt à retrouver sa France natale ensuite et à ramener au passage des souvenirs pittoresques achetés au marché pour les copains. D'ailleurs, l'auteur a la sincérité de montrer dans son récit que les Cambodgiens ne sont pas dupes de ce comportement puisqu'ils lui jettent du poisson dans la rue en le traitant de monsieur Dollar, d'étranger. En outre, ayant vécu 16 ans en Afrique en tant que fils d'expatriés, je me sens directement insulté par certaines de ses remarques et certains passages du livre. Bref, je suis obligé de passer outre une certaine amertume pour juger cette BD objectivement. Pour le reste, Palaces réussit le pari du dépaysement, plongeant le lecteur dans un Cambodge relativement authentique, des décors exotiques et beaux dans leur simplicité et leur force. Dans les faits, il ne se passe quasiment rien dans cette BD, j'aurais pu stopper ma lecture à n'importe quel moment car rien n'était particulièrement captivant. Mais c'est un carnet de voyage assez réussi et beau, montrant aussi bien des décors que des gens, même s'il n'apprend vraiment pas grand chose sur le Cambodge en lui-même. Maintenant par contre, s'il faut payer un tel prix pour une BD que j'ai lu sans passion et que je ne relirais jamais, je ne peux absolument pas conseiller un tel achat.
Sky-Doll
"Sky Doll", un ovni de la bd… Pour commencer, ils sont forts, très forts ces auteurs italiens. Une vraie claque graphique et un scénario original, fluide et bien ficelé. Barbucci et Canepa, ont une répartition des tâches assez particulière. Ils font tout à deux : scénario, dessins et couleurs, bien que le dessin soit plus la partie de Barbucci et la couleur celle de Canepa (aidé par Cagol pour le tome 3) : un vrai travail d’équipe dans les grandes largeurs du terme. L’histoire raconte les aventures d’une poupée androïde, Noa, fabriquée pour procurer du plaisir aux hommes. Mais douée de raison, elle s’interroge sur le sens de sa vie et apparaît plus humaine que les vrais humains. L’univers dans lequel elle évolue est régi par la religion qui elle assoie son pouvoir politique et économique grâce aux médias, à l’endoctrinement des foules et au marchandising. Une véritable satire du fanatisme religieux, de la société de consommation, et du pouvoir des médias. Le tout est écrit simplement avec de belles petites touches d’humour et de naïveté. Graphiquement, c’est magnifique, original, déroutant, magnifique et… magnifique. Ces couleurs sublimes et ces traits charnels font de Sky Doll, un vrai petit chef d’œuvre au design hors du commun. Et Noa, quelle volupté, quelle sensualité, quel érotisme, quel regard expressif…
Les Dingodossiers
Une bonne bd de Gotlib... même si ce n'est pas la meilleure. Les gags sont drôles, certains sont un peu lourdeaux. Dans l'ensemble, j'ai bien rigolé. Gotlib nous sort ses délires pour le plus grand plaisir des lecteurs. Les histoires sont marrantes, les scénarios sont semblables à ceux de Rubrique-à-Brac. Pour les dessins, Gotlib est en forme: ils ont bien réussis. Une bd plaisante à lire, et même très divertissante.
Ulysse
Reprendre l'histoire d'Ulysse en bd... la série ne m'a pas attiré au départ. Après l'avoir lue, absolument aucune déception. L'adaptation est très réussie. Ulysse est victime de tous les dieux, représentés comme des hommes. L'épisode avec Circé est vraiment bien fait. Les auteurs insistent bien sur la méchanceté des dieux. J'adore pour ma part les dessins, très soignés. Les décors dans "Ulysse" sont très nombreux, et le dessinateur s'en sort très bien. Par contre, les auteurs abusent souvent : il est très difficile de trouver dans les albums des femmes ni dénudées, ni en tenue légère. C'est pas que ça me déplaise, mais je ne suis pas sur que ça soit comme ça dans le scénario d'Homère. Enfin, bref, la série est quand même réussie et il est dommage qu'elle soit introuvable maintenant.
Chiens de fusil
Note approximative : 2.5/5 Lax s'attache décidément à mettre en images les conflits du 20e siècle les moins connus du grand public. Après la Guerre d'Algérie (Azrayen), après la Guerre d'Indochine (Les oubliés d'Annam), après la "libération" de la Roumanie en 1989 (La Fille aux Ibis), il s'attelle ici au complexe conflit Irlandais entre Catholiques et Protestants. Le trait du dessin de Lax me plait beaucoup. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal avec les couleurs de cette BD. Je les trouve globalement très moyennes mais aussi parfois franchement moches. Dommage... Mais ça n'aurait pas changé de toute manière le fait que j'ai très peu accroché à cette histoire. Ca commençait avec quelques premières pages où la narration m'a paru totalement confuse, j'ai eu un mal fou à y comprendre quelque chose de clair. Une fois le récit devenu net, on saute d'un coup d'années en années, à la manière d'une biographie où on s'attache à certaines évènements clés sans jamais entrer en profondeur dans l'histoire et les personnages. Le résultat est que je ne me suis absolument pas attaché ni aux personnages ni à leurs péripéties. Chiens de fusil ressemble plus pour moi à un témoignage historique, la biographie d'un personnage (réel ou non ?), son implication dans l'IRA, ses causes et ses conséquences. Relativement intéressant, mais franchement sans plus car je n'en ai pas appris plus que ce que je savais déjà. Alors reste le beau dessin et le fait que ça se lit relativement bien (hormis le début pour moi), mais sinon j'ai trouvé le tout très dispensable.