"Lucien" est la série phare de Margerin, et je trouve que c'est la meilleure... Lucien, Ricky, Gillou, Riton et surtout Nanard l'écolo m'ont bien fait marrer. C'est une des seules bds qui m'ait fait vraiment rire aux larmes. Une dizaine de fois par album, je suis vraiment écroulé: un détail ou un dessin et je suis obligé de lâcher la bd pour cause de fou rire. Car dans Margerin, l'humour ne se situe pas d'abord dans la chute...
Les recueils de gags comme "Chez Lucien" ou "Radio Lucien" sont vraiment excellents. Les histoires ne dépassent pas les 6-7 pages, mais parviennent tout de même à être assez variées et surtout, toujours réussies: pas une seule ne m'a déçu.
Pour ce qui est des histoires complètes, c'est plus varié... J'ai beaucoup aimé "Week-end motard" ou Lucien et ses potes vont aux 24 heures du Mans, un peu moins "Ricky chez les ricains" et "Lulu s'maque".
Voici l’un des albums publiés par Nucléa² non réédités par Soleil. Sur un scénario du regretté Franz, c’est une histoire d’amour et de vengeance relativement insolite. Pas insolite dans son déroulement, mais plutôt dans le propos, dans les relations entre les personnages. En effet les réactions et réflexions de Natalma et du jeune berger, en particulier, ont de quoi surprendre. Mais cette originalité compense insuffisamment la confusion de l’histoire, qui en devient insipide.
Dommage, car le dessin de François Plisson, assez réussi, est assez proche du style de Franz par moments. Un certain manque de rigueur sur les visages et certaines morphologies vient toutefois modérer cette bonne impression.
Il est donc dommage que le tome 2 n’ait jamais vu le jour (manque dû au décès de Franz, sans doute), car les personnages et le dessin l’auraient mérité.
Depuis quelques années, et pour cause, les peurs millénaristes refont surface. Le mystérieux scénariste Py exhume une épidémie qui a défrayé la chronique peu après l’An Mil, et que l’on a ensuite attribuée à un champignon hallucinogène. Ce mal, qui provoquait une nécrose rapide des extrémités, procurait un terrain propice à de nombreuses superstitions, parmi lesquelles l’œuvre du Malin. Il a placé son intrigue en 1951 dans un premier temps, mais on ne voit pas trop l’intérêt d’une telle date, surtout que le récit passe à notre époque.
Son héros est un gars intelligent et charmeur, comme les aime Houot. C’est un étranger au petit village où le Mal semble reprendre racine, ce qui facilite le côté subjectif, et donc l’identification du lecteur. Le côté fantastique de l’intrigue est présent à petites doses, mais cela suffit pour installer une ambiance inquiétante... Le mérite en revient aussi à André Houot, qui a un peu délaissé son style « maladif » de Septentryon pour un visuel plus chaleureux, plus coloré, mais aussi surréaliste sur certaines séquences.
Il y a des éléments un peu caricaturaux dans l'intrigue, tels ces scouts assez intégristes dans leurs comportements (et donc dangereux), la religion chrétienne, ou plutôt l'une de ses branches, qui récupère l'ambiance de panique à son profit... L'intrigue est touffue, complexe, mettant en jeu de nombreux protagonistes sur plusieurs époques... Le tome 3 apporte une explication sur ce fameux Mal qui ressurgit, et propose une "fin" pour certains des personnages. D'autres, par contre, gardent leur mystère...
Très bon album de la collection Expresso. Attiré par une couverture aux couleurs plutôt sympathique, on plonge dans cette petite histoire d'un jeune timide dont la mère n'a jamais coupé le cordon ombilical. Il s'emmerde profondément dans sa vie semble-t-il et comment ne pas se reconnaître un petit peu dans ce personnage. Avoir envie de tout plaquer sans prévenir personne pour profiter.
Le dessin est très sympa, coloré de tons chauds "bubble gum". Il y a quelques scènes "de trip" habilement représentées. Vraiment Pedrosa est un auteur à suivre.
La fin est un peu abrupte, mais elle laisse la porte ouverte à une éventuelle suite des déboires amoureux de ce jeune homme.
Un peu difficile d'accès comme oeuvre. Déjà le dessin ne me plaît pas vraiment, ce noir et blanc est assez brouillon. Ensuite l'histoire est particulière : un homme et sa presse à livres.
C'est poétique, triste et tout ce qu'on veut mais au final la lecture est assez ennuyante. On referme cela sans être convaincu, et ce n'est pas le genre de titre qu'on va relire souvent.
Mention spéciale pour le titre quand même.
Quel dommage ! Cette série originale avait si bien commencé... Scénario original, dessins et coloriages corrects... Mais quelle fin pitoyable, à croire que le scénariste l'a bâclée. Ou peut-être est-ce l'éditeur qui a lâché l'auteur ? Bref, rien que pour cette fin, d'un 4/5 (franchement bien), je ne donne que 2/5 et ne conseille pas l'achat pour ceux qui n'ont pas commencé la série.
De premier abord, on peut dire "Cromwell Stone" c'est un peu compliqué à comprendre. Je le dis et en ayant parcouru rapidement les avis précédents, d'autres le pensent.
C'est surtout le premier tome dans lequel il est difficile de rentrer. Mais c'est typique d'Andréas. Il aime distiller ces indices le long de l'histoire, perdre un peu le lecteur et on retrouve souvent des "objets" aux pouvoirs étranges dans ses histoires.
Ensuite dans le deuxième tome on aborde un aspect plus fantastique de l'histoire que dans le premier avec ce "dieu" à libérer, un aspect plus mystique. L'action se passe ici quelques dizaines d'années après le premier et on retrouve certains personnages. Au fil de la lecture, on retisse les liens. Et même si lien il y a entre les 3 tomes, chacun peut se lire indépendamment je pense.
Quant au dessin il est absolument sublime, même si j'ai parfois eu quelques soucis pour reconnaître ce que l'auteur montrait au premier coup d'oeil, le noir et blanc étant très beau mais ne facilitant pas la lisibilité du dessin.
On sent une évolution dans ce dessin entre le 1 et le 2 d'une part et le 3ème et dernier d'autre part puisque une dizaine d'années séparent ces tomes. Mais la patte d'Andréas toute en traits reste là.
A lire indiscutablement.
J'ai lu un album en librairie pour voir à quoi ressemblait l'adaptation bd delà série télé "Caméra café", qui m'avait beaucoup plus. Eh bien, quand j'ai fini la bd, un seul mot m'est venu: c'est mauvais, juste mauvais, ça n'a rien, même pas un soupçon de charme...
C'est censé être une bd d'humour, c'est juste ridicule. Aucun gag ne m'a fait sourire, ils sont tous mauvais, nullissimes, archi-commerciaux. Pfff... quand je vois que cette bd se vend plus que celle de petits auteurs qui essayent de débuter, ça m'énerve.
A ne même pas feuilleter!!!
J'ai franchement bien aimé "Carmen Cru" et j'ai été déçu et surpris que sa note ne soit pas très élevée... En effet, cette série de Lelong m'a séduit par son originalité: prendre un vieux comme héros sans sombrer dans le très mauvais goût n'est pas une chose facile... L'auteur s'en sort très bien, et, pour tout dire, je n'étais pas loin de lui mettre 4/5.
La bd bénéficie de petites histoires distrayantes au possible, où l'on se réjouit de voir la héroïne se moquer des gens, les utiliser, les ridiculiser, toujours en donnant l'impression d'être une petite vieille naïve, alors qu'elle est sournoise et hypocrite. Carmen Cru est une vieille, et elle veut être traitée comme telle, mais elle sait tout de même en profiter...
Pour les dessins, ce n'est pas mal du tout. Evidemment, le personnage principal n'ayant pas un corps de rêve, pour moi les dessins ne sont pas beaux, ils sont simplement réussis, ce qui est déjà pas mal. Le noir et blanc est bien utilisé, je pense qu'il aurait été dommage que la série soit colorisée...
Bah, "Le bandard fou" ne m'a pas vraiment emballé... C'est un bon délire de Moebius tout de même, mais je n'y ai rien trouvé de plus particulier. L'histoire est vraiment délirante et bien sûr basée sur le cul : un gars veut réserver son sperme pour une autre personne que la pondeuse, une sorte de femme géante qui reçoit la semence de tous les hommes de la planète. Une bonne idée de départ, exploitée assez bien par l'auteur...
Les dessins sont plutôt réussis : de beaux seins vraiment dessinés sublimement, des gars un peu caricaturés, mais vu l'oeuvre, ça gêne pas trop... Par contre, pour ce qui est de la page de gauche où l'on voit un gars en train de se détruire petit à petit, puis revivre en cassant la coquille qui l'entoure, je n'ai pas compris son utilité, comme beaucoup d'autres posteurs en dessous de mon avis.
L'album n'étant pas très long, ça passe très bien et l'auteur a bien fait de ne pas allonger trop l'histoire, car cela lui aurait fait perdre de son charme... Moebius s'en sort quand même bien et son talent m'oblige à mettre une bonne note, malgré les quelques points étranges de l'album que je n'ai pas su éclaircir.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Lucien
"Lucien" est la série phare de Margerin, et je trouve que c'est la meilleure... Lucien, Ricky, Gillou, Riton et surtout Nanard l'écolo m'ont bien fait marrer. C'est une des seules bds qui m'ait fait vraiment rire aux larmes. Une dizaine de fois par album, je suis vraiment écroulé: un détail ou un dessin et je suis obligé de lâcher la bd pour cause de fou rire. Car dans Margerin, l'humour ne se situe pas d'abord dans la chute... Les recueils de gags comme "Chez Lucien" ou "Radio Lucien" sont vraiment excellents. Les histoires ne dépassent pas les 6-7 pages, mais parviennent tout de même à être assez variées et surtout, toujours réussies: pas une seule ne m'a déçu. Pour ce qui est des histoires complètes, c'est plus varié... J'ai beaucoup aimé "Week-end motard" ou Lucien et ses potes vont aux 24 heures du Mans, un peu moins "Ricky chez les ricains" et "Lulu s'maque".
Akarad
Voici l’un des albums publiés par Nucléa² non réédités par Soleil. Sur un scénario du regretté Franz, c’est une histoire d’amour et de vengeance relativement insolite. Pas insolite dans son déroulement, mais plutôt dans le propos, dans les relations entre les personnages. En effet les réactions et réflexions de Natalma et du jeune berger, en particulier, ont de quoi surprendre. Mais cette originalité compense insuffisamment la confusion de l’histoire, qui en devient insipide. Dommage, car le dessin de François Plisson, assez réussi, est assez proche du style de Franz par moments. Un certain manque de rigueur sur les visages et certaines morphologies vient toutefois modérer cette bonne impression. Il est donc dommage que le tome 2 n’ait jamais vu le jour (manque dû au décès de Franz, sans doute), car les personnages et le dessin l’auraient mérité.
Le Mal
Depuis quelques années, et pour cause, les peurs millénaristes refont surface. Le mystérieux scénariste Py exhume une épidémie qui a défrayé la chronique peu après l’An Mil, et que l’on a ensuite attribuée à un champignon hallucinogène. Ce mal, qui provoquait une nécrose rapide des extrémités, procurait un terrain propice à de nombreuses superstitions, parmi lesquelles l’œuvre du Malin. Il a placé son intrigue en 1951 dans un premier temps, mais on ne voit pas trop l’intérêt d’une telle date, surtout que le récit passe à notre époque. Son héros est un gars intelligent et charmeur, comme les aime Houot. C’est un étranger au petit village où le Mal semble reprendre racine, ce qui facilite le côté subjectif, et donc l’identification du lecteur. Le côté fantastique de l’intrigue est présent à petites doses, mais cela suffit pour installer une ambiance inquiétante... Le mérite en revient aussi à André Houot, qui a un peu délaissé son style « maladif » de Septentryon pour un visuel plus chaleureux, plus coloré, mais aussi surréaliste sur certaines séquences. Il y a des éléments un peu caricaturaux dans l'intrigue, tels ces scouts assez intégristes dans leurs comportements (et donc dangereux), la religion chrétienne, ou plutôt l'une de ses branches, qui récupère l'ambiance de panique à son profit... L'intrigue est touffue, complexe, mettant en jeu de nombreux protagonistes sur plusieurs époques... Le tome 3 apporte une explication sur ce fameux Mal qui ressurgit, et propose une "fin" pour certains des personnages. D'autres, par contre, gardent leur mystère...
Les Coeurs solitaires
Très bon album de la collection Expresso. Attiré par une couverture aux couleurs plutôt sympathique, on plonge dans cette petite histoire d'un jeune timide dont la mère n'a jamais coupé le cordon ombilical. Il s'emmerde profondément dans sa vie semble-t-il et comment ne pas se reconnaître un petit peu dans ce personnage. Avoir envie de tout plaquer sans prévenir personne pour profiter. Le dessin est très sympa, coloré de tons chauds "bubble gum". Il y a quelques scènes "de trip" habilement représentées. Vraiment Pedrosa est un auteur à suivre. La fin est un peu abrupte, mais elle laisse la porte ouverte à une éventuelle suite des déboires amoureux de ce jeune homme.
Une trop bruyante solitude
Un peu difficile d'accès comme oeuvre. Déjà le dessin ne me plaît pas vraiment, ce noir et blanc est assez brouillon. Ensuite l'histoire est particulière : un homme et sa presse à livres. C'est poétique, triste et tout ce qu'on veut mais au final la lecture est assez ennuyante. On referme cela sans être convaincu, et ce n'est pas le genre de titre qu'on va relire souvent. Mention spéciale pour le titre quand même.
Vlad
Quel dommage ! Cette série originale avait si bien commencé... Scénario original, dessins et coloriages corrects... Mais quelle fin pitoyable, à croire que le scénariste l'a bâclée. Ou peut-être est-ce l'éditeur qui a lâché l'auteur ? Bref, rien que pour cette fin, d'un 4/5 (franchement bien), je ne donne que 2/5 et ne conseille pas l'achat pour ceux qui n'ont pas commencé la série.
Cromwell Stone
De premier abord, on peut dire "Cromwell Stone" c'est un peu compliqué à comprendre. Je le dis et en ayant parcouru rapidement les avis précédents, d'autres le pensent. C'est surtout le premier tome dans lequel il est difficile de rentrer. Mais c'est typique d'Andréas. Il aime distiller ces indices le long de l'histoire, perdre un peu le lecteur et on retrouve souvent des "objets" aux pouvoirs étranges dans ses histoires. Ensuite dans le deuxième tome on aborde un aspect plus fantastique de l'histoire que dans le premier avec ce "dieu" à libérer, un aspect plus mystique. L'action se passe ici quelques dizaines d'années après le premier et on retrouve certains personnages. Au fil de la lecture, on retisse les liens. Et même si lien il y a entre les 3 tomes, chacun peut se lire indépendamment je pense. Quant au dessin il est absolument sublime, même si j'ai parfois eu quelques soucis pour reconnaître ce que l'auteur montrait au premier coup d'oeil, le noir et blanc étant très beau mais ne facilitant pas la lisibilité du dessin. On sent une évolution dans ce dessin entre le 1 et le 2 d'une part et le 3ème et dernier d'autre part puisque une dizaine d'années séparent ces tomes. Mais la patte d'Andréas toute en traits reste là. A lire indiscutablement.
Caméra café
J'ai lu un album en librairie pour voir à quoi ressemblait l'adaptation bd delà série télé "Caméra café", qui m'avait beaucoup plus. Eh bien, quand j'ai fini la bd, un seul mot m'est venu: c'est mauvais, juste mauvais, ça n'a rien, même pas un soupçon de charme... C'est censé être une bd d'humour, c'est juste ridicule. Aucun gag ne m'a fait sourire, ils sont tous mauvais, nullissimes, archi-commerciaux. Pfff... quand je vois que cette bd se vend plus que celle de petits auteurs qui essayent de débuter, ça m'énerve. A ne même pas feuilleter!!!
Carmen Cru
J'ai franchement bien aimé "Carmen Cru" et j'ai été déçu et surpris que sa note ne soit pas très élevée... En effet, cette série de Lelong m'a séduit par son originalité: prendre un vieux comme héros sans sombrer dans le très mauvais goût n'est pas une chose facile... L'auteur s'en sort très bien, et, pour tout dire, je n'étais pas loin de lui mettre 4/5. La bd bénéficie de petites histoires distrayantes au possible, où l'on se réjouit de voir la héroïne se moquer des gens, les utiliser, les ridiculiser, toujours en donnant l'impression d'être une petite vieille naïve, alors qu'elle est sournoise et hypocrite. Carmen Cru est une vieille, et elle veut être traitée comme telle, mais elle sait tout de même en profiter... Pour les dessins, ce n'est pas mal du tout. Evidemment, le personnage principal n'ayant pas un corps de rêve, pour moi les dessins ne sont pas beaux, ils sont simplement réussis, ce qui est déjà pas mal. Le noir et blanc est bien utilisé, je pense qu'il aurait été dommage que la série soit colorisée...
Le bandard fou
Bah, "Le bandard fou" ne m'a pas vraiment emballé... C'est un bon délire de Moebius tout de même, mais je n'y ai rien trouvé de plus particulier. L'histoire est vraiment délirante et bien sûr basée sur le cul : un gars veut réserver son sperme pour une autre personne que la pondeuse, une sorte de femme géante qui reçoit la semence de tous les hommes de la planète. Une bonne idée de départ, exploitée assez bien par l'auteur... Les dessins sont plutôt réussis : de beaux seins vraiment dessinés sublimement, des gars un peu caricaturés, mais vu l'oeuvre, ça gêne pas trop... Par contre, pour ce qui est de la page de gauche où l'on voit un gars en train de se détruire petit à petit, puis revivre en cassant la coquille qui l'entoure, je n'ai pas compris son utilité, comme beaucoup d'autres posteurs en dessous de mon avis. L'album n'étant pas très long, ça passe très bien et l'auteur a bien fait de ne pas allonger trop l'histoire, car cela lui aurait fait perdre de son charme... Moebius s'en sort quand même bien et son talent m'oblige à mettre une bonne note, malgré les quelques points étranges de l'album que je n'ai pas su éclaircir.