Eh bien moi je le trouve original et intéressant cet album. Le Louvre est une institution que l'on imagine pesante, engoncée dans un mépris crasse envers les arts mineurs. Cet album prouve le contraire, même s'il s'agit d'une oeuvre de commande, grâce au talent de conteur de Nicolas de Crécy. Ainsi, je me suis demandé comment il allait amener la découverte du musée, et la façon dont les choses vont se dérouler une fois dedans. C'est plutôt bien amené, l'idée de faire parler les oeuvres d'art n'est certes pas neuve, mais elle échappe -selon moi- à pas mal de clichés. Alors bien sûr, on peut râler sur les pages constituées par des oeuvres d'art, mais leur présence se justifie à mes yeux.
Bien sûr, le but de l'album est d'amener les gens à s'intéresser aux beaux-arts, et par là à venir au Musée du Louvre, mais il ne s'agit pas d'une tromperie...
Ceci dit, cet album tient une place un peu particulière dans le paysage BD...
J'adore le dessin de Clarke : les bouilles de ses personnages sont formidables notamment quand il s'agit de gags absurdes. C'est pourquoi j'ai toujours cherché avec envie la véritable BD où cet excellent dessin servirait un vraiment bon humour pour former une BD formidable. Et en fait, cette BD existait (presque) déjà depuis des années : c'est Durant les travaux l'exposition continue dont le premier tome, le meilleur à mes yeux, date de 1998.
Tomes 1 et 2 :
Ces deux tomes fonctionnent plus ou moins par paire car les gags du tome 2 répondent en écho à ceux du tome 1 : chaque page de gag du second tome reprend le même contexte et plus ou moins les mêmes personnages que la même page du premier tome. Ce sont des gags usant pour la plupart de l'humour absurde, parfois un petit peu noir. Et sincèrement, je les trouve excellents dans leur ensemble. Bien sûr, certains sont moins bons que les autres, n'attirant que le sourire pour moi (par exemple ceux assez répétitifs sur le savant Jenkins ou l'amnésique qui se réveille, quoique certains d'entre eux soient hilarants), mais c'est déjà un très bon minimum. Quant aux meilleurs, presque la moitié des gags du premier tome et plus d'un tiers de ceux du second tome, ils m'ont littéralement fait éclater de rire à chaque page. Très bien construits, originaux et percutants : j'adore.
Tome 3 :
Note approximative : 2.5/5
Le troisième tome change de structure, utilisant une thématique unique pour tous les gags : ici, le thème du surnaturel. Les gags sont plus bavards, les chutes nettement plus plates voire un peu lourdingues certaines fois. J'ai quand même bien ri à un certain nombre de gags mais le niveau est nettement un cran en dessous des premiers albums à mes yeux.
Mon conseil, si vous avez aimé les 2 premiers tomes, serait vraiment de ne pas gâcher votre bonne opinion sur la série : vous pouvez vous passer de la lecture de cet album.
Tome 4 :
Note approximative : 2.5/5
Si je suis plus indulgent avec cet album là, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat.
Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke.
Le thème traité de la naissance et de la maternité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD.
Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant.
Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Tome 5 :
Note approximative : 3.5/5
Le cinquième tome reprend la même structure que les 2 premiers de la série. On retrouve le même type de gags avec les personnages récurrents du savant Jenkins, des explorateurs dans la jungle ou de l'amnésique qui se réveille. L'humour de Clarke et sa mise en page est toujours très efficace et le rire vient facilement. Il faut cependant admettre qu'à force de gags sur des sujets similaires depuis le début de la série, l'humour s'essouffle un peu. Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal mais ce sont malgré tous des albums que je lis avec un réel plaisir.
Ce pauvre gosse qui n'a pas le droit de se branler tranquillement sans se ramasser des beignes monstrueuses de la part de ses parents. Ca me fait pleurer de rire à chaque lecture.
Je sais, c'est un peu gras, mais en même temps c'est tellement vrai. Tout mec normalement constitué devrait apprécier cet album.
Ah Jeanine !!! C'est pas la meilleure mère que l'on puisse souhaiter... mais c'est sûrement la plus jolie.
J'adore le dessin nerveux de Reiser. En 3 gribouillis, la scène est posée. Encore quelques traits et les persos s'animent. C'est vivant.
Cette album est truffé de scènes inoubliables : le gosse qui souffle sur les doigts de pieds vernis de sa mère et se prend une beigne parce qu'il mate sa culotte, les piles de vaisselles qui s'entassent inexorablement, les amants renvoyés à leur médiocrité solitaire...
Jeanine est un peu ce que les mamans doivent secrètement phantasmer mais que leur morale interdit : imaginer de ne plus jamais toucher au ménage, de rester libre et disposer des hommes comme d'objets, d'être malgré tout entourée de ses enfants et en être aimée et admirée passionnément...
Je pense qu'il y a derrière un premier niveau de lecture de BD rigolote/provocante, une sensibilité et une justesse propres à Reiser.
Je suis surpris des mauvaises appréciations de cette BD. Il est vrai que l'ensemble paraît choquant et irrespectueux mais à chaque lecture, je ressent toujours très fort cette sensibilité sur la vie, ce désir d'échapper à la médiocrité.
Bon, j'arrête là en espérant ne pas être le seul ici qui croit encore aux Jeanines cachées au fond de chaque femme.
D'entrée, l'ambition est posée. "Chinh Tri" signifie "politique" en indochinois. Clément Baloup, dont le père en est originaire, explore par le biais de la bande dessinée toutes sortes de voies relatives à ses origines. Ici il s'agit donc des jeunes originaires de ces colonies, et qui essaient d'exister en tant que tels dans la métropole. Un sujet plutôt vaste, surtout à l'heure où le rôle colonial de notre pays soulève de nombreuses questions (et quelques scandales) dans l'opinion publique. Un sujet traité de façon intimiste par Baloup, qui colle aux basques de quelques-uns de ces "enfants des colonies". Il s'adjoint la patte de Mathieu Jiro, dont le trait réaliste est magnifié par des couleurs chaudes, limite criardes, pour nous donner sa vision de l'intérieur. Le résultat ? Un album un peu... mou, qui n'offre au final pas beaucoup d'intérêt, sinon pour nous montrer les divergences d'opinion qui divisaient alors les jeunes "révolutionnaires"... Peut-être cela prendra-t-il tout son sens dans la suite de la série. Si elle est toujours dessinée par Mathieu Jiro, nul doute qu'elle sera jolie à regarder...
Thorgal est sans conteste l'un des titres les plus lucratifs de la Bd d'aujourd'hui. Si chaque album qui sort devient un Best-Seller, c'est qu'il y'a sans doute une raison à ça.
Derrière Thorgal, c'est avant tout le dessin de Rosinski qui fait la magie de la série. Même si certains trouvent son trait moche et approximatif, le plaisir de découvrir des paysages merveilleux du grand nord scandinave est réel. Le scénario de Van Hamme est souvent béton, et permet une lecture plaisante et fluide de chaque tome, même si elle très rapide à chaque fois (compter moins de 1/2 heure pour lire un Thorgal ). Thorgal c'est ça, c'est à dire un plaisir instantané à lire un album que l'on aura peut être oublié quelques jours après.
La série est donc décomposée en plusieurs cycles de qualités très hétérogènes. Certains sont naïfs et typés (voire stéréotypés) heroïc-fantasy bas de gamme avec des couleurs affreuses (les premiers tomes). D'autres sont littéralement magiques et passionnants (le cycle de Qà) et certains sont très très médiocres (les derniers albums). Je ne fais pas le décompte en mettant une note à chaque cycle (cela a déjà été fait). Certains albums sont monumentaux et devraient faire partie de toute les bdtheques alors que d'autres sont ignobles.
La note de 3/5 représente finalement assez bien une série dont la qualité s'est décantée au fil des albums. Je pense qu'il est grand temps d'arrêter, courage il en reste plus que deux pour finir avec un 30éme tome, pile pour les 30 ans de la série.
Tout comme Astérix, Thorgal a maintenant tellement de fans qu'il suffit de servir la soupe pour pouvoir récolter beaucoup d'argent. Je respecte énormément les fans qui achètent encore les albums, je les comprends moi je continue d'acheter tous les Astérix.
A noter que Le lombard a édité une superbe intégrale à un prix honnête des 5 tomes du cycle de Qà.
Dans la série “Pourquoi tant d’amour ?”, j’avoue que l’enthousiasme débordant suscité par le 1er tome de cette nouvelle série me laisse perplexe. En effet, j’ai du mal à voir là-dedans autre chose qu’une maladroite repompe des plus mauvais Star Wars, bien dessinée certes mais médiocrement écrite et mise en scène.
Pourtant, je ne partais pas dans l’optique de “casser la BD que tout le monde a aimée” ; après tous ces avis favorables sur BDT, je pensais vraiment lire un truc sympa, je n’avais aucun a priori négatif. Même si la BD n’avait été que pas mal, je n’aurais pas été particulièrement déçu. Mais là sincèrement je n’ai pas accroché du tout, du tout !
Soit, donc, une histoire bavarde, qui accumule les scènes d’exposition sans faire progresser une intrigue elle-même bâtie sur un enjeu dramatique assez peu passionnant de prime abord (même si on se doute que ça va amener vers quelque chose de moins trivial dans le tome 2) : un désaccord entre humains et aliens sur des droits d’exploitation de minerai qui conduit à l’envoi de deux diplomates également guerriers pour résoudre le conflit, un point de départ qui personnellement me rappelle le soporifique prologue de La Menace Fantôme. Le dessin joue d’ailleurs le même rôle envahissant que les effets numériques dans les prequels de Star Wars : une accumulation de décors futuristes, vaisseaux, droïdes, aliens divers et variés, qui servent de poudre aux yeux tandis que se déroule une trame faiblarde, aux dialogues relativement plats. On avait vraiment besoin d’une intro de 7 pages, qui ne raconte rien d’autre ou presque, pour apprendre que les parents du héros étaient morts dans un attentat ? On avait vraiment besoin d’une planche entière consacrée à cette action fascinante : un droïde apporte des plateaux-repas aux convives ? Non, pas vraiment, c’était juste l’occasion de dessiner de nouveaux uniformes, bâtiments, robots, explosions, etc. On est dans de la Lucasserie pur jus, là !
Je pourrais aussi m’étendre sur les problèmes de crédibilité de cet univers et de cette histoire, où deux jeunes recrues sont envoyées sur une mission importante à peine sortis de leur toute première séance d’entraînement (avortée, de surcroît), où l’on nous vante les mérites de cette espèce d’ONU interplanétaire pacifiste où seuls les humains seraient les méchants belliqueux, mais où les diplomates sont néanmoins formés à être de super-guerriers juste au cas où, parce que quand même, les Jedi dans Star Wars c'est trop la classe.
Alors, évidemment c’est un premier album, donc les maladresses sont excusables ; de là à les balayer d’un revers de la main et à coller 4/5, il y a un pas que je ne franchirai pas. A la lecture de cet album, tout comme lorsque j’ai découvert l’Episode I de Star Wars, à chaque nouvelle scène, j’espérais que ça décolle enfin, j’espérais être entraîné dans une aventure épique, et tout ce que j’avais en tournant la page, c’étaient de nouveaux effets spéciaux. Alors oui, Orbital est beau, mais Orbital est chiant et mal écrit, et à mes yeux, même dans une BD l’écriture reste plus importante que l’image.
Bref, pour le moment c’est pour moi la déception de l’année… On verra ce que donne la suite l’an prochain.
En tant que fan absolu de Monsieur Jean, je me suis procuré ce tome, un peu à part dans la série, sur Bd.net.
On retrouve avec plaisir notre trentenaire écrivain souvent en mal d'inspiration, accompagné de sa croix, son boulet, Félix. Dans ce tome on insiste sur l'aspect le plus antipathique de ce dernier et on nous rappelle plus que jamais son statut de vert solitaire dans l'appartement de Jean. Ce tome est comme vous avez pu le constater, en noir et blanc, simplement broché et avec un format réduit. On retrouve le trait simple et agréable (je suis fan) de la paire Dupuy-Berberian, même si il supporte moyennement la monochromie. En effet, c'est tout de même plus agréable à lire en couleur, surtout pour apprécier les décors parisiens. L'humour reste inchangé par rapport au reste de la série. Comme dans chaque tome de la série on retrouve des personnages en fil rouge qui apparaissent uniquement dans les rêves de Jean.
Cet album est immanquable pour tous les fans de la série puisqu'il est tout aussi bon que les autres. Néanmoins je ne mets pas 5/5 en raison d'un prix un peu élevé pour un petit format noir et blanc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Jean, je conseille de plutôt commencer par les 3 premiers tome de la série originale, pour la mise en couleur qui met en valeur le dessin.
Cette BD, c'est via le lien Internet donné ci-dessous par Cassidy que je l'ai lue et je ne suis pas mécontent de ne pas avoir payé pour lire cela. Non pas que ce soit très mauvais mais ce n'est clairement pas à la hauteur de la jolie couverture façon livre classique.
J'étais heureux de retrouver une adaptation aussi fidèle du livre de H.G. Wells que j'avais lu il y a trop longtemps pour m'en souvenir parfaitement. Hélas, autant j'ai apprécié l'adaptation récente en film par Spielberg, autant ici je n'ai absolument pas ressenti l'angoisse et l'intensité du récit que le film et une partie du livre avaient su m'insuffler. Est-ce que cela vient de la narration trop rapide, du fait que ce soit tout simplement très moyennement raconté, je ne sais pas.
Quoiqu'il en soit, le dessin, lui, n'est clairement pas bon. Presque totalement amateur par moment, j'ai mal à croire qu'un tel dessin aie pu être choisi pour une BD dont j'avais déjà entendu parler ailleurs donc qui n'est pas passée inaperçue. Seul le traitement informatique des couleurs est maîtrisé techniquement et encore leur choix n'est pas toujours très heureux.
Bref, lecture inutile sauf si vous voulez vous rappeler en une vingtaine de minutes le contenu du livre de Wells sans son intensité.
Qu'est-ce qu'un tueur? Un homme sans sentiment, de sang froid sans morale? Voici l'histoire d'un tueur pas comme les autres... on entre dans le milieu très fermé des hauts fonctionnaires se liquidant entre eux et c'est passionnant de voir cet homme, froid, essayer de se sortir d'un mauvais pas. Du grand polar noir avec toutefois un petit bémol au niveau dessin qui n'est pas toujours à la hauteur du scénario.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Période Glaciaire
Eh bien moi je le trouve original et intéressant cet album. Le Louvre est une institution que l'on imagine pesante, engoncée dans un mépris crasse envers les arts mineurs. Cet album prouve le contraire, même s'il s'agit d'une oeuvre de commande, grâce au talent de conteur de Nicolas de Crécy. Ainsi, je me suis demandé comment il allait amener la découverte du musée, et la façon dont les choses vont se dérouler une fois dedans. C'est plutôt bien amené, l'idée de faire parler les oeuvres d'art n'est certes pas neuve, mais elle échappe -selon moi- à pas mal de clichés. Alors bien sûr, on peut râler sur les pages constituées par des oeuvres d'art, mais leur présence se justifie à mes yeux. Bien sûr, le but de l'album est d'amener les gens à s'intéresser aux beaux-arts, et par là à venir au Musée du Louvre, mais il ne s'agit pas d'une tromperie... Ceci dit, cet album tient une place un peu particulière dans le paysage BD...
Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)
J'adore le dessin de Clarke : les bouilles de ses personnages sont formidables notamment quand il s'agit de gags absurdes. C'est pourquoi j'ai toujours cherché avec envie la véritable BD où cet excellent dessin servirait un vraiment bon humour pour former une BD formidable. Et en fait, cette BD existait (presque) déjà depuis des années : c'est Durant les travaux l'exposition continue dont le premier tome, le meilleur à mes yeux, date de 1998. Tomes 1 et 2 :
Ces deux tomes fonctionnent plus ou moins par paire car les gags du tome 2 répondent en écho à ceux du tome 1 : chaque page de gag du second tome reprend le même contexte et plus ou moins les mêmes personnages que la même page du premier tome. Ce sont des gags usant pour la plupart de l'humour absurde, parfois un petit peu noir. Et sincèrement, je les trouve excellents dans leur ensemble. Bien sûr, certains sont moins bons que les autres, n'attirant que le sourire pour moi (par exemple ceux assez répétitifs sur le savant Jenkins ou l'amnésique qui se réveille, quoique certains d'entre eux soient hilarants), mais c'est déjà un très bon minimum. Quant aux meilleurs, presque la moitié des gags du premier tome et plus d'un tiers de ceux du second tome, ils m'ont littéralement fait éclater de rire à chaque page. Très bien construits, originaux et percutants : j'adore.
Tome 3 :
Note approximative : 2.5/5
Le troisième tome change de structure, utilisant une thématique unique pour tous les gags : ici, le thème du surnaturel. Les gags sont plus bavards, les chutes nettement plus plates voire un peu lourdingues certaines fois. J'ai quand même bien ri à un certain nombre de gags mais le niveau est nettement un cran en dessous des premiers albums à mes yeux.
Mon conseil, si vous avez aimé les 2 premiers tomes, serait vraiment de ne pas gâcher votre bonne opinion sur la série : vous pouvez vous passer de la lecture de cet album.
Tome 4 :
Note approximative : 2.5/5
Si je suis plus indulgent avec cet album là, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat.
Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke.
Le thème traité de la naissance et de la maternité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD.
Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant.
Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Tome 5 :
Note approximative : 3.5/5
Le cinquième tome reprend la même structure que les 2 premiers de la série. On retrouve le même type de gags avec les personnages récurrents du savant Jenkins, des explorateurs dans la jungle ou de l'amnésique qui se réveille. L'humour de Clarke et sa mise en page est toujours très efficace et le rire vient facilement. Il faut cependant admettre qu'à force de gags sur des sujets similaires depuis le début de la série, l'humour s'essouffle un peu. Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal mais ce sont malgré tous des albums que je lis avec un réel plaisir.
Les oreilles rouges
Ce pauvre gosse qui n'a pas le droit de se branler tranquillement sans se ramasser des beignes monstrueuses de la part de ses parents. Ca me fait pleurer de rire à chaque lecture. Je sais, c'est un peu gras, mais en même temps c'est tellement vrai. Tout mec normalement constitué devrait apprécier cet album.
Jeanine
Ah Jeanine !!! C'est pas la meilleure mère que l'on puisse souhaiter... mais c'est sûrement la plus jolie. J'adore le dessin nerveux de Reiser. En 3 gribouillis, la scène est posée. Encore quelques traits et les persos s'animent. C'est vivant. Cette album est truffé de scènes inoubliables : le gosse qui souffle sur les doigts de pieds vernis de sa mère et se prend une beigne parce qu'il mate sa culotte, les piles de vaisselles qui s'entassent inexorablement, les amants renvoyés à leur médiocrité solitaire... Jeanine est un peu ce que les mamans doivent secrètement phantasmer mais que leur morale interdit : imaginer de ne plus jamais toucher au ménage, de rester libre et disposer des hommes comme d'objets, d'être malgré tout entourée de ses enfants et en être aimée et admirée passionnément... Je pense qu'il y a derrière un premier niveau de lecture de BD rigolote/provocante, une sensibilité et une justesse propres à Reiser. Je suis surpris des mauvaises appréciations de cette BD. Il est vrai que l'ensemble paraît choquant et irrespectueux mais à chaque lecture, je ressent toujours très fort cette sensibilité sur la vie, ce désir d'échapper à la médiocrité. Bon, j'arrête là en espérant ne pas être le seul ici qui croit encore aux Jeanines cachées au fond de chaque femme.
Chinh Tri
D'entrée, l'ambition est posée. "Chinh Tri" signifie "politique" en indochinois. Clément Baloup, dont le père en est originaire, explore par le biais de la bande dessinée toutes sortes de voies relatives à ses origines. Ici il s'agit donc des jeunes originaires de ces colonies, et qui essaient d'exister en tant que tels dans la métropole. Un sujet plutôt vaste, surtout à l'heure où le rôle colonial de notre pays soulève de nombreuses questions (et quelques scandales) dans l'opinion publique. Un sujet traité de façon intimiste par Baloup, qui colle aux basques de quelques-uns de ces "enfants des colonies". Il s'adjoint la patte de Mathieu Jiro, dont le trait réaliste est magnifié par des couleurs chaudes, limite criardes, pour nous donner sa vision de l'intérieur. Le résultat ? Un album un peu... mou, qui n'offre au final pas beaucoup d'intérêt, sinon pour nous montrer les divergences d'opinion qui divisaient alors les jeunes "révolutionnaires"... Peut-être cela prendra-t-il tout son sens dans la suite de la série. Si elle est toujours dessinée par Mathieu Jiro, nul doute qu'elle sera jolie à regarder...
Thorgal
Thorgal est sans conteste l'un des titres les plus lucratifs de la Bd d'aujourd'hui. Si chaque album qui sort devient un Best-Seller, c'est qu'il y'a sans doute une raison à ça. Derrière Thorgal, c'est avant tout le dessin de Rosinski qui fait la magie de la série. Même si certains trouvent son trait moche et approximatif, le plaisir de découvrir des paysages merveilleux du grand nord scandinave est réel. Le scénario de Van Hamme est souvent béton, et permet une lecture plaisante et fluide de chaque tome, même si elle très rapide à chaque fois (compter moins de 1/2 heure pour lire un Thorgal ). Thorgal c'est ça, c'est à dire un plaisir instantané à lire un album que l'on aura peut être oublié quelques jours après. La série est donc décomposée en plusieurs cycles de qualités très hétérogènes. Certains sont naïfs et typés (voire stéréotypés) heroïc-fantasy bas de gamme avec des couleurs affreuses (les premiers tomes). D'autres sont littéralement magiques et passionnants (le cycle de Qà) et certains sont très très médiocres (les derniers albums). Je ne fais pas le décompte en mettant une note à chaque cycle (cela a déjà été fait). Certains albums sont monumentaux et devraient faire partie de toute les bdtheques alors que d'autres sont ignobles. La note de 3/5 représente finalement assez bien une série dont la qualité s'est décantée au fil des albums. Je pense qu'il est grand temps d'arrêter, courage il en reste plus que deux pour finir avec un 30éme tome, pile pour les 30 ans de la série. Tout comme Astérix, Thorgal a maintenant tellement de fans qu'il suffit de servir la soupe pour pouvoir récolter beaucoup d'argent. Je respecte énormément les fans qui achètent encore les albums, je les comprends moi je continue d'acheter tous les Astérix. A noter que Le lombard a édité une superbe intégrale à un prix honnête des 5 tomes du cycle de Qà.
Orbital
Dans la série “Pourquoi tant d’amour ?”, j’avoue que l’enthousiasme débordant suscité par le 1er tome de cette nouvelle série me laisse perplexe. En effet, j’ai du mal à voir là-dedans autre chose qu’une maladroite repompe des plus mauvais Star Wars, bien dessinée certes mais médiocrement écrite et mise en scène. Pourtant, je ne partais pas dans l’optique de “casser la BD que tout le monde a aimée” ; après tous ces avis favorables sur BDT, je pensais vraiment lire un truc sympa, je n’avais aucun a priori négatif. Même si la BD n’avait été que pas mal, je n’aurais pas été particulièrement déçu. Mais là sincèrement je n’ai pas accroché du tout, du tout ! Soit, donc, une histoire bavarde, qui accumule les scènes d’exposition sans faire progresser une intrigue elle-même bâtie sur un enjeu dramatique assez peu passionnant de prime abord (même si on se doute que ça va amener vers quelque chose de moins trivial dans le tome 2) : un désaccord entre humains et aliens sur des droits d’exploitation de minerai qui conduit à l’envoi de deux diplomates également guerriers pour résoudre le conflit, un point de départ qui personnellement me rappelle le soporifique prologue de La Menace Fantôme. Le dessin joue d’ailleurs le même rôle envahissant que les effets numériques dans les prequels de Star Wars : une accumulation de décors futuristes, vaisseaux, droïdes, aliens divers et variés, qui servent de poudre aux yeux tandis que se déroule une trame faiblarde, aux dialogues relativement plats. On avait vraiment besoin d’une intro de 7 pages, qui ne raconte rien d’autre ou presque, pour apprendre que les parents du héros étaient morts dans un attentat ? On avait vraiment besoin d’une planche entière consacrée à cette action fascinante : un droïde apporte des plateaux-repas aux convives ? Non, pas vraiment, c’était juste l’occasion de dessiner de nouveaux uniformes, bâtiments, robots, explosions, etc. On est dans de la Lucasserie pur jus, là ! Je pourrais aussi m’étendre sur les problèmes de crédibilité de cet univers et de cette histoire, où deux jeunes recrues sont envoyées sur une mission importante à peine sortis de leur toute première séance d’entraînement (avortée, de surcroît), où l’on nous vante les mérites de cette espèce d’ONU interplanétaire pacifiste où seuls les humains seraient les méchants belliqueux, mais où les diplomates sont néanmoins formés à être de super-guerriers juste au cas où, parce que quand même, les Jedi dans Star Wars c'est trop la classe. Alors, évidemment c’est un premier album, donc les maladresses sont excusables ; de là à les balayer d’un revers de la main et à coller 4/5, il y a un pas que je ne franchirai pas. A la lecture de cet album, tout comme lorsque j’ai découvert l’Episode I de Star Wars, à chaque nouvelle scène, j’espérais que ça décolle enfin, j’espérais être entraîné dans une aventure épique, et tout ce que j’avais en tournant la page, c’étaient de nouveaux effets spéciaux. Alors oui, Orbital est beau, mais Orbital est chiant et mal écrit, et à mes yeux, même dans une BD l’écriture reste plus importante que l’image. Bref, pour le moment c’est pour moi la déception de l’année… On verra ce que donne la suite l’an prochain.
La Théorie des gens seuls
En tant que fan absolu de Monsieur Jean, je me suis procuré ce tome, un peu à part dans la série, sur Bd.net. On retrouve avec plaisir notre trentenaire écrivain souvent en mal d'inspiration, accompagné de sa croix, son boulet, Félix. Dans ce tome on insiste sur l'aspect le plus antipathique de ce dernier et on nous rappelle plus que jamais son statut de vert solitaire dans l'appartement de Jean. Ce tome est comme vous avez pu le constater, en noir et blanc, simplement broché et avec un format réduit. On retrouve le trait simple et agréable (je suis fan) de la paire Dupuy-Berberian, même si il supporte moyennement la monochromie. En effet, c'est tout de même plus agréable à lire en couleur, surtout pour apprécier les décors parisiens. L'humour reste inchangé par rapport au reste de la série. Comme dans chaque tome de la série on retrouve des personnages en fil rouge qui apparaissent uniquement dans les rêves de Jean. Cet album est immanquable pour tous les fans de la série puisqu'il est tout aussi bon que les autres. Néanmoins je ne mets pas 5/5 en raison d'un prix un peu élevé pour un petit format noir et blanc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Jean, je conseille de plutôt commencer par les 3 premiers tome de la série originale, pour la mise en couleur qui met en valeur le dessin.
La Guerre des Mondes
Cette BD, c'est via le lien Internet donné ci-dessous par Cassidy que je l'ai lue et je ne suis pas mécontent de ne pas avoir payé pour lire cela. Non pas que ce soit très mauvais mais ce n'est clairement pas à la hauteur de la jolie couverture façon livre classique. J'étais heureux de retrouver une adaptation aussi fidèle du livre de H.G. Wells que j'avais lu il y a trop longtemps pour m'en souvenir parfaitement. Hélas, autant j'ai apprécié l'adaptation récente en film par Spielberg, autant ici je n'ai absolument pas ressenti l'angoisse et l'intensité du récit que le film et une partie du livre avaient su m'insuffler. Est-ce que cela vient de la narration trop rapide, du fait que ce soit tout simplement très moyennement raconté, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, le dessin, lui, n'est clairement pas bon. Presque totalement amateur par moment, j'ai mal à croire qu'un tel dessin aie pu être choisi pour une BD dont j'avais déjà entendu parler ailleurs donc qui n'est pas passée inaperçue. Seul le traitement informatique des couleurs est maîtrisé techniquement et encore leur choix n'est pas toujours très heureux. Bref, lecture inutile sauf si vous voulez vous rappeler en une vingtaine de minutes le contenu du livre de Wells sans son intensité.
Le Tueur
Qu'est-ce qu'un tueur? Un homme sans sentiment, de sang froid sans morale? Voici l'histoire d'un tueur pas comme les autres... on entre dans le milieu très fermé des hauts fonctionnaires se liquidant entre eux et c'est passionnant de voir cet homme, froid, essayer de se sortir d'un mauvais pas. Du grand polar noir avec toutefois un petit bémol au niveau dessin qui n'est pas toujours à la hauteur du scénario.