De la même façon que le film « Titanic », Dimitri nous conte le destin dramatique d’un monstre de technologie à la manière d’un récit d’aventure et documentaire.
Comme à son habitude lorsqu’il réalise ses one-shots, l’auteur a créé une BD dont l’action se passe sous le régime nazi. Dans ses BD, Dimitri met majoritairement l’accent sur le destin tragique de ses héros. Ainsi, dans « D-LZ129 Hindenburg », le personnage central est le commandant du dirigeable accompagné de sa fiancée… Une façon comme une autre, pour Dimitri, de démontrer aux lecteurs que derrière une tragédie technologique ou une guerre, il y a avant tout des drames humains quelle que soit la nationalité des victimes.
Dans la plupart de ses one-shots, Dimitri emploie un ton neutre dans ses histoires que j’apprécie énormément même si dans « D-LZ19 Hindenburg », j’ai senti une petite « attaque » contre les américains de la part de l’auteur dont il les accuse d’être responsable de l’embrassement du dirigeable.
Grâce à une narration agréable, j’ai suivi avec intérêt et plaisir le destin de ce Zeppelin. La voix off dont Dimitri a eu tendance à trop l’utiliser dans ses derniers albums (Kursk et Le Voyage) est ici suffisamment discrète pour ne pas lasser la lecture.
Le style de Dimitri est, à mon avis, parfaitement adapté à cette BD. Dans cet album, j’aime beaucoup sa mise en couleurs et sa mise en page aérée.
« D-LZ129 Hindenburg » est une BD historique qui n’échappe pas à une romance entre deux personnages clés de l’histoire, mais qui possède un aspect documentaire suffisamment développé et neutre pour retenir l’attention du lecteur. Une réussite.
Lorsque je découvre une BD de Coyote, je m’attends à ce qu’il me fasse rire et surprendre à la fois. Avec ce sixième tome, je me suis encore régalé !
J’adore le personnage de Chacal, le père de Kévin, ce motard est passionné de Harley Davidson , il est toujours le premier à sortir une blague tournant sur le sexe. D’ailleurs, je trouve que Kevin n’est pas le personnage central de la série. En effet, la plupart des blagues mettent en scène Chacal. Kévin intervient surtout paradoxalement pour faire la morale –à 2 balles bien entendu !- à son père… Grand enfant, Chacal multiplie ses pitreries pour mon plus grand bonheur de lecture.
L’album comporte plusieurs chapitres plus ou mois longs ayant chacun un thème bien défini. Parmi ceux-ci, j’ai énormément apprécié « une morale élastique » qui est pour moi le parfait mélange entre le jeu de mots hilarants et l’humour gestuel. Dans l’ensemble de l’album, j’ai beaucoup apprécié cet humour qui ne tombe jamais dans le sexe à tout va et la relative absence de moquerie liée au physique des personnages.
J’aime énormément le style de Coyote. Son encrage reste toujours lisible et la mise en page de ses albums est, à mon avis, exempte de reproche. Ses personnages sont très expressifs et les femmes sont très sexy ! (De vraies bombes !)
Lorsque je découvre un nouveau tome de « Litteul Kévin », je ne demande qu’à me marrer : mission réussie ! Merci Coyote !
Note finale : 3/5
« L’amour est une protéine » est un recueil qui part dans tous les sens, sans aucune unité particulière. Même le registre graphique est radicalement différent d’une histoire à l’autre. D’autant que l’auteur cosigne parfois le dessin avec d’autres dessinateurs. 6 histoires, 6 visions différentes.
La première, « L’amour est une protéine » est une farce macabre un peu absurde. Amusante mais très (trop ?) légère.
« Cocaman », la deuxième histoire est peut-être la meilleure, la plus noire, la plus sombre, elle montre la manière dont un jeune handicapé mental devient le jouet d’un enfant plus jeune que lui.
La présence de « Dinosaure Dooly » dans ce recueil est, à mon sens, une véritable erreur de la part de l’éditeur français. C’est une histoire qui fait entièrement référence à une autre oeuvre très connue en Corée et tout à fait inconnue chez nous. On passe littéralement à côté.
« Léviathan » est une courte nouvelle illustrée allégorique qui prend la forme du conte d’antan pour dénoncer la technologie d’aujourd’hui. Diablement efficace et visuellement très réussi.
« Ma décision » est une histoire hautement psychologique, un peu déroutante au début, mais au final très juste.
« Aiguille de pin » nous plonge dans un univers graphique à la Taniguchi et traite de manière très sérieusement du phénomène religieux dans une tribu.
"La bal masqué" est une belle petite farce vite griffonnée, aux consonances métaphysique et sociales bien pensées.
Difficile de donner un avis général sur ce recueil, il y a au moins deux histoires qui mériteraient à elles seules cinq étoiles. Mais tout n’est malheureusement pas du même niveau…
Je me demande vaguement ce qui m'a poussé à acheter cette BD. J'étais dans un trip héroïc-fantasy à ce moment là, sans doute.
Je ne dirais pas que je regrette amèrement d'avoir acheté cette BD. Je dirais juste que j'ai l'impression de l'avoir déjà lue une bonne dizaine de fois. Alors, globalement, c'est un mélange de la Quête de l'Oiseau du Temps et du Seigneur des Anneaux, avec quatre races, un dieu mauvais, des temples dans la jungle, des personnages qui parlent d'eux-même à la troisième personne, une nana toujours à moitié à poil (ça doit faire partie des exigences du cahier des charges Soleil), et ainsi de suite.
Le gros problème, c'est que ni le dessinateur, ni le scénariste semblent savoir où ils vont, ce qui donne une impression que le récit est improvisé au fur et à mesure, accumulant au passages les clichés. Le dessin pour sa part est flamboyant d'amateurisme, avec des architectures toujours très cubiques (quoi que ça s'améliore un peu dans le second tome, mais le premier donne l'impression d'avoir des décors de jeu vidéo, tant ils sont cubiques). Les personnages, pour leur part, sont hypra-stéréotypés (c'est plus qu'hyper-stéréotypé : ils transcendent le stéréotype, tellement ils le sont). Je me demandais presque si ils n'allaient pas arrêter de s'appeler par leurs noms respectifs pour finir par s'apostropher à la manière du Donjon de Naheulbeuk (L'Elfe, le Nain...). De plus, leur design transpire le charisme à l'état pur (ceci étant ironique, évidemment).
Le deuxième tome s'embarque plus dans un trip "Oiseau du Temps", avec des décors de villes englouties sous la jungles (ce qui a son petit effet depuis "Le Rige", quand même). Les nouveaux personnages introduits manquent également de charisme et de consistance (ah, si, mais la nouvelle nana se promène tout le temps seins à l'air, le cahier des charges de Soleil s'étant durci entre le premier et le deuxième tome).
Une série sans intérêt, donc, dont je n'achèterai pas le troisième tome (j'avais acheté le 1 et le 2 ensembles, avec un super-poster, ouéééé ! - simplement, le bundle étant sous plastique, j'avais pas pu voir ce qu'il y avait à l'intérieur.) J'en retire pourtant quelques enseignements, comme aller se documenter AVANT d'acheter, et me méfier des BDs Soleil. En gros, 25€ que je regrette.
Une très bonne bédé, qui plonge le lecteur dans un univers fort original, celui des maisons de tolérance du début du siècle... On sent une extrême maîtrise dans le scénario, riche en rebondissements et en surprises. La manière dont le scénariste ménage les suspenses de fin de page m'a beaucoup plu. En outre, le dessin est franchement pas mal dans son genre. Bref, un joli coup de coeur ! En plus, ô joie, le second tome est aussi excellent que le premier, et clôture magistralement ce diptyque. Bref, encore une excellente série de chez Poisson Pilote.
En voilà un manga de cul qu’il est bon ! Faut dire que c’est assez culotté comme histoire. Un quinquagénaire frustré se retrouve par erreur dans une ville qu’il ne connaît pas : Uroshima, une ville où tout le monde baise avec tout le monde comme si de rien n’était (façon : « Bonjour madame, j’adore vos seins, on baise ? »… C’est plein d’humour, presque noir… et d’une dérision totale sur les thèmes de la misère sexuelle et de l’obscénité. Y’a quelques scènes qui sont vraiment d’anthologie. J’ai juste été un poil (de cul) déçu par la fin qui, à mon sens, est loin d’être aussi forte que le début de l’album.
Je vais pas être très original, mais je trouve cette série vraiment réussie. Et pourtant, je peux dire que j'ai mis un sacré temps avant de la lire.
Le dessin de Larcenet ne m'apparaissait pas bien coller à un thème aussi peu humoristique (la vie ordinaire..., on a déjà du mal à assumer la sienne...).
Mes a priori sont tombés et je n'ai pu que me rendre à l'évidence, le thème est parfaitement traité, ce qu'il faut de graves et d'ordinaire, et le dessin lui donne un "je ne sais quoi d'humain et d'amusant" qui fait que j'ai adhéré dès les premières pages et que, au final, je n'hésite pas à qualifier cette série de culte.
J'ai lu beaucoup d'histoires de ce détective anglais et je dois bien dire que ne suis pas un grand fan.
Le personnage de Clifton est pourtant sympathique et a un vrai caractère.
Mais, le style Turk et De Groot ne m'a jamais beaucoup satisfait et je trouve que les histoires, pour la plupart, ne sont pas très passionnantes.
Les albums scénarisés et dessinés par Bédu, même s'il ya ton un peu plus sérieux, ne me plaisent pas non plus.
Par contre, on peut noter que les auteurs ont bien su décrire l'Angleterre. Il y a une vraie ambiance "à l'anglaise" dans ces albums.
Je conseille, quand même, l'achat d'un album : "Atout... coeur" qui est vraiment une bonne intrigue.
Un manga en couleurs ! C’est assez rare que pour être souligné. Remarquez, ces couleurs n’ont rien d’extraordinaire, mais elles participent à l’ambiance assez sombre de l’intrigue.
Les personnages principaux, atteints d’une maladie incurable ont été cryogénisé (ou un truc dans le genre)… Ce sommeil devait se prolonger jusqu’à ce qu’un remède soit trouvé. Mais voilà, quand ils se réveillent, le centre où ils étaient conservés est en ruine et envahi par la végétation, et dehors, y’a de vilains monstres avec des gueules de dinosaures qui rechigneraient pas sur un petit humain, même malade, comme encas…
Un manga de 116 pages, c’est vite lu, surtout quand son intrigue consiste pour l’instant en une succession de quelques scènes d’actions parsemées de quelques portraits de personnages. Le personnage principal, une pleureuse timide qui n’arrête pas de penser tout le temps à sa sœur chérie sent la guimauve à plein nez… mais ça fonctionne plutôt bien en contradiction avec la dureté de l’univers dépeint… Je lirai la suite avec intérêt, parce que le dessin est bon et que j’aimerais savoir ce qui s’est passé pendant leur sommeil… Ca ne me semble pas pour autant être le manga du moment… Sur le mode "survivance", on est loin de la claque des premiers tomes de Dragon Head...
J'ai acheté cette BD, avant tout intéressé par l'aspect historique (ou documentaire) sous l'angle duquel y est traité le personnage de Vlad Tepes. Le mythe du plus célèbre des vampires, vu et revu des centaines de fois par tous les media existants, ne m'attire pas plus que cela. En revanche, je pensais clairement qu'il y aurait un grand intérêt à re-découvrir le prince valaque à la lumière de faits établis et de son rôle dans les conflits entre royaumes chrétiens et empire ottoman, durant la fin du moyen âge.
J'ai malheureusement été assez déçu.
L'ouvrage m'a semblé manquer d'une certaine rigueur dans son approche, laissant de larges parts à des interprétations romanesques assez discutables, ou prenant pour argent comptant certaines anecdotes qui relèvent plus de la légende que du fait établi. A plusieurs reprises, la réalité historique est clairement mise de côté, pour choisir une vision plus dramatique, correspondant probablement plus à l'image monstrueuse que notre inconscient collectif se fait de Vlad Tepes.
Il ne s'agit pas là d'une tromperie puisque les auteurs expliquent leurs prises de positions dans les notes de fin d'album, mais cela rend le positionnement de cet ouvrage un peu incertain, à mi-chemin entre fiction et réalité.
Ma déception vient aussi du dessin que j'ai trouvé un peu en dessous du reste de la production d'Hermann (que j'encense pourtant régulièrement dans mes avis). Les traits des protagonistes sont parfois incertains, et quitte à verser dans une certaine forme de romancisation, la colorisation aurait gagné à être plus contrastée, plus violente, et non pas aussi douce et sans relief. Ce dernier point que je trouve très agréable dans d'autre séries, comme Jeremiah, me paraît vraiment être une faiblesse dans celle-ci.
C'est dommage, j'attendais vraiment beaucoup plus de cette BD et la richesse du matériau historique méritait, à mon sens, d'être mieux mise en valeur.
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D-LZ129 Hindenburg
De la même façon que le film « Titanic », Dimitri nous conte le destin dramatique d’un monstre de technologie à la manière d’un récit d’aventure et documentaire. Comme à son habitude lorsqu’il réalise ses one-shots, l’auteur a créé une BD dont l’action se passe sous le régime nazi. Dans ses BD, Dimitri met majoritairement l’accent sur le destin tragique de ses héros. Ainsi, dans « D-LZ129 Hindenburg », le personnage central est le commandant du dirigeable accompagné de sa fiancée… Une façon comme une autre, pour Dimitri, de démontrer aux lecteurs que derrière une tragédie technologique ou une guerre, il y a avant tout des drames humains quelle que soit la nationalité des victimes. Dans la plupart de ses one-shots, Dimitri emploie un ton neutre dans ses histoires que j’apprécie énormément même si dans « D-LZ19 Hindenburg », j’ai senti une petite « attaque » contre les américains de la part de l’auteur dont il les accuse d’être responsable de l’embrassement du dirigeable. Grâce à une narration agréable, j’ai suivi avec intérêt et plaisir le destin de ce Zeppelin. La voix off dont Dimitri a eu tendance à trop l’utiliser dans ses derniers albums (Kursk et Le Voyage) est ici suffisamment discrète pour ne pas lasser la lecture. Le style de Dimitri est, à mon avis, parfaitement adapté à cette BD. Dans cet album, j’aime beaucoup sa mise en couleurs et sa mise en page aérée. « D-LZ129 Hindenburg » est une BD historique qui n’échappe pas à une romance entre deux personnages clés de l’histoire, mais qui possède un aspect documentaire suffisamment développé et neutre pour retenir l’attention du lecteur. Une réussite.
Litteul Kévin
Lorsque je découvre une BD de Coyote, je m’attends à ce qu’il me fasse rire et surprendre à la fois. Avec ce sixième tome, je me suis encore régalé ! J’adore le personnage de Chacal, le père de Kévin, ce motard est passionné de Harley Davidson , il est toujours le premier à sortir une blague tournant sur le sexe. D’ailleurs, je trouve que Kevin n’est pas le personnage central de la série. En effet, la plupart des blagues mettent en scène Chacal. Kévin intervient surtout paradoxalement pour faire la morale –à 2 balles bien entendu !- à son père… Grand enfant, Chacal multiplie ses pitreries pour mon plus grand bonheur de lecture. L’album comporte plusieurs chapitres plus ou mois longs ayant chacun un thème bien défini. Parmi ceux-ci, j’ai énormément apprécié « une morale élastique » qui est pour moi le parfait mélange entre le jeu de mots hilarants et l’humour gestuel. Dans l’ensemble de l’album, j’ai beaucoup apprécié cet humour qui ne tombe jamais dans le sexe à tout va et la relative absence de moquerie liée au physique des personnages. J’aime énormément le style de Coyote. Son encrage reste toujours lisible et la mise en page de ses albums est, à mon avis, exempte de reproche. Ses personnages sont très expressifs et les femmes sont très sexy ! (De vraies bombes !) Lorsque je découvre un nouveau tome de « Litteul Kévin », je ne demande qu’à me marrer : mission réussie ! Merci Coyote ! Note finale : 3/5
L'Amour est une protéine
« L’amour est une protéine » est un recueil qui part dans tous les sens, sans aucune unité particulière. Même le registre graphique est radicalement différent d’une histoire à l’autre. D’autant que l’auteur cosigne parfois le dessin avec d’autres dessinateurs. 6 histoires, 6 visions différentes. La première, « L’amour est une protéine » est une farce macabre un peu absurde. Amusante mais très (trop ?) légère. « Cocaman », la deuxième histoire est peut-être la meilleure, la plus noire, la plus sombre, elle montre la manière dont un jeune handicapé mental devient le jouet d’un enfant plus jeune que lui. La présence de « Dinosaure Dooly » dans ce recueil est, à mon sens, une véritable erreur de la part de l’éditeur français. C’est une histoire qui fait entièrement référence à une autre oeuvre très connue en Corée et tout à fait inconnue chez nous. On passe littéralement à côté. « Léviathan » est une courte nouvelle illustrée allégorique qui prend la forme du conte d’antan pour dénoncer la technologie d’aujourd’hui. Diablement efficace et visuellement très réussi. « Ma décision » est une histoire hautement psychologique, un peu déroutante au début, mais au final très juste. « Aiguille de pin » nous plonge dans un univers graphique à la Taniguchi et traite de manière très sérieusement du phénomène religieux dans une tribu. "La bal masqué" est une belle petite farce vite griffonnée, aux consonances métaphysique et sociales bien pensées. Difficile de donner un avis général sur ce recueil, il y a au moins deux histoires qui mériteraient à elles seules cinq étoiles. Mais tout n’est malheureusement pas du même niveau…
Les Brumes d'Asceltis
Je me demande vaguement ce qui m'a poussé à acheter cette BD. J'étais dans un trip héroïc-fantasy à ce moment là, sans doute. Je ne dirais pas que je regrette amèrement d'avoir acheté cette BD. Je dirais juste que j'ai l'impression de l'avoir déjà lue une bonne dizaine de fois. Alors, globalement, c'est un mélange de la Quête de l'Oiseau du Temps et du Seigneur des Anneaux, avec quatre races, un dieu mauvais, des temples dans la jungle, des personnages qui parlent d'eux-même à la troisième personne, une nana toujours à moitié à poil (ça doit faire partie des exigences du cahier des charges Soleil), et ainsi de suite. Le gros problème, c'est que ni le dessinateur, ni le scénariste semblent savoir où ils vont, ce qui donne une impression que le récit est improvisé au fur et à mesure, accumulant au passages les clichés. Le dessin pour sa part est flamboyant d'amateurisme, avec des architectures toujours très cubiques (quoi que ça s'améliore un peu dans le second tome, mais le premier donne l'impression d'avoir des décors de jeu vidéo, tant ils sont cubiques). Les personnages, pour leur part, sont hypra-stéréotypés (c'est plus qu'hyper-stéréotypé : ils transcendent le stéréotype, tellement ils le sont). Je me demandais presque si ils n'allaient pas arrêter de s'appeler par leurs noms respectifs pour finir par s'apostropher à la manière du Donjon de Naheulbeuk (L'Elfe, le Nain...). De plus, leur design transpire le charisme à l'état pur (ceci étant ironique, évidemment). Le deuxième tome s'embarque plus dans un trip "Oiseau du Temps", avec des décors de villes englouties sous la jungles (ce qui a son petit effet depuis "Le Rige", quand même). Les nouveaux personnages introduits manquent également de charisme et de consistance (ah, si, mais la nouvelle nana se promène tout le temps seins à l'air, le cahier des charges de Soleil s'étant durci entre le premier et le deuxième tome). Une série sans intérêt, donc, dont je n'achèterai pas le troisième tome (j'avais acheté le 1 et le 2 ensembles, avec un super-poster, ouéééé ! - simplement, le bundle étant sous plastique, j'avais pas pu voir ce qu'il y avait à l'intérieur.) J'en retire pourtant quelques enseignements, comme aller se documenter AVANT d'acheter, et me méfier des BDs Soleil. En gros, 25€ que je regrette.
Miss Pas Touche
Une très bonne bédé, qui plonge le lecteur dans un univers fort original, celui des maisons de tolérance du début du siècle... On sent une extrême maîtrise dans le scénario, riche en rebondissements et en surprises. La manière dont le scénariste ménage les suspenses de fin de page m'a beaucoup plu. En outre, le dessin est franchement pas mal dans son genre. Bref, un joli coup de coeur ! En plus, ô joie, le second tome est aussi excellent que le premier, et clôture magistralement ce diptyque. Bref, encore une excellente série de chez Poisson Pilote.
Voyage à Uroshima
En voilà un manga de cul qu’il est bon ! Faut dire que c’est assez culotté comme histoire. Un quinquagénaire frustré se retrouve par erreur dans une ville qu’il ne connaît pas : Uroshima, une ville où tout le monde baise avec tout le monde comme si de rien n’était (façon : « Bonjour madame, j’adore vos seins, on baise ? »… C’est plein d’humour, presque noir… et d’une dérision totale sur les thèmes de la misère sexuelle et de l’obscénité. Y’a quelques scènes qui sont vraiment d’anthologie. J’ai juste été un poil (de cul) déçu par la fin qui, à mon sens, est loin d’être aussi forte que le début de l’album.
Le combat ordinaire
Je vais pas être très original, mais je trouve cette série vraiment réussie. Et pourtant, je peux dire que j'ai mis un sacré temps avant de la lire. Le dessin de Larcenet ne m'apparaissait pas bien coller à un thème aussi peu humoristique (la vie ordinaire..., on a déjà du mal à assumer la sienne...). Mes a priori sont tombés et je n'ai pu que me rendre à l'évidence, le thème est parfaitement traité, ce qu'il faut de graves et d'ordinaire, et le dessin lui donne un "je ne sais quoi d'humain et d'amusant" qui fait que j'ai adhéré dès les premières pages et que, au final, je n'hésite pas à qualifier cette série de culte.
Clifton
J'ai lu beaucoup d'histoires de ce détective anglais et je dois bien dire que ne suis pas un grand fan. Le personnage de Clifton est pourtant sympathique et a un vrai caractère. Mais, le style Turk et De Groot ne m'a jamais beaucoup satisfait et je trouve que les histoires, pour la plupart, ne sont pas très passionnantes. Les albums scénarisés et dessinés par Bédu, même s'il ya ton un peu plus sérieux, ne me plaisent pas non plus. Par contre, on peut noter que les auteurs ont bien su décrire l'Angleterre. Il y a une vraie ambiance "à l'anglaise" dans ces albums. Je conseille, quand même, l'achat d'un album : "Atout... coeur" qui est vraiment une bonne intrigue.
Le Roi des Ronces
Un manga en couleurs ! C’est assez rare que pour être souligné. Remarquez, ces couleurs n’ont rien d’extraordinaire, mais elles participent à l’ambiance assez sombre de l’intrigue. Les personnages principaux, atteints d’une maladie incurable ont été cryogénisé (ou un truc dans le genre)… Ce sommeil devait se prolonger jusqu’à ce qu’un remède soit trouvé. Mais voilà, quand ils se réveillent, le centre où ils étaient conservés est en ruine et envahi par la végétation, et dehors, y’a de vilains monstres avec des gueules de dinosaures qui rechigneraient pas sur un petit humain, même malade, comme encas… Un manga de 116 pages, c’est vite lu, surtout quand son intrigue consiste pour l’instant en une succession de quelques scènes d’actions parsemées de quelques portraits de personnages. Le personnage principal, une pleureuse timide qui n’arrête pas de penser tout le temps à sa sœur chérie sent la guimauve à plein nez… mais ça fonctionne plutôt bien en contradiction avec la dureté de l’univers dépeint… Je lirai la suite avec intérêt, parce que le dessin est bon et que j’aimerais savoir ce qui s’est passé pendant leur sommeil… Ca ne me semble pas pour autant être le manga du moment… Sur le mode "survivance", on est loin de la claque des premiers tomes de Dragon Head...
Sur les traces de Dracula
J'ai acheté cette BD, avant tout intéressé par l'aspect historique (ou documentaire) sous l'angle duquel y est traité le personnage de Vlad Tepes. Le mythe du plus célèbre des vampires, vu et revu des centaines de fois par tous les media existants, ne m'attire pas plus que cela. En revanche, je pensais clairement qu'il y aurait un grand intérêt à re-découvrir le prince valaque à la lumière de faits établis et de son rôle dans les conflits entre royaumes chrétiens et empire ottoman, durant la fin du moyen âge. J'ai malheureusement été assez déçu. L'ouvrage m'a semblé manquer d'une certaine rigueur dans son approche, laissant de larges parts à des interprétations romanesques assez discutables, ou prenant pour argent comptant certaines anecdotes qui relèvent plus de la légende que du fait établi. A plusieurs reprises, la réalité historique est clairement mise de côté, pour choisir une vision plus dramatique, correspondant probablement plus à l'image monstrueuse que notre inconscient collectif se fait de Vlad Tepes. Il ne s'agit pas là d'une tromperie puisque les auteurs expliquent leurs prises de positions dans les notes de fin d'album, mais cela rend le positionnement de cet ouvrage un peu incertain, à mi-chemin entre fiction et réalité. Ma déception vient aussi du dessin que j'ai trouvé un peu en dessous du reste de la production d'Hermann (que j'encense pourtant régulièrement dans mes avis). Les traits des protagonistes sont parfois incertains, et quitte à verser dans une certaine forme de romancisation, la colorisation aurait gagné à être plus contrastée, plus violente, et non pas aussi douce et sans relief. Ce dernier point que je trouve très agréable dans d'autre séries, comme Jeremiah, me paraît vraiment être une faiblesse dans celle-ci. C'est dommage, j'attendais vraiment beaucoup plus de cette BD et la richesse du matériau historique méritait, à mon sens, d'être mieux mise en valeur.