Pour moi, Dracula a toujours été un personnage sanguinaire, énigmatique, effrayant et mystique à l’image de sa représentation dans le film du réalisateur Francis Ford Coppola. Personnellement, ce long métrage représente le summum du film d’horreur avec ses mouvements de caméra vertigineux et cette forte ambiance gothique qui me donne du malaise. Tout cela, je ne le retrouve pas cet nouvel album des Hermann fils et père.
Dans ce premier tome, le personnage de Dracula m’est apparu trop «humain » par rapport à l’idée que je me faisais de lui. Je n’ai ressenti aucune volonté de la part des auteurs de rendre épique la vie de cet « être sanguinaire ». A la décharge des auteurs, je n’étais certainement la cible privilégiée pour cette lecture puisque les Hermann ont y retracé au plus près la biographie réelle de ce personnage. Par conséquent, cette BD était loin de satisfaire à mes attentes.
Le trait de Hermann est excellent mais il ne permet malheureusement pas de rattraper le manque de mysticisme du scénario. Même les scènes de bataille ne m’ont pas réussi à donner quelques frissons. Dracula ne m’est apparu ni attachant ni répugnant. Seuls quelques passages dans la façon dont Dracula traitait ses ennemis donnent une idée du caractère sanguinaire de celui-ci…
Finalement, je pense que je ne suis certainement pas le type de lecteur privilégié pour cette BD et que je ne lirai certainement pas la suite. Par contre, pour tous ceux qui apprécient la véracité des faits historiques et se balancent complètement de l’image mystique des principaux protagonistes, « Sur les traces de Dracula » pourrait fortement leur satisfaire Au fait, malgré tout cela, je reconnais que « Vlad l’empaleur » est l’album que j’ai le plus apprécié des Hermann fils et père jusqu’à ce jour.
A ce jour, je n'ai lu que "l'enquête corse" et "l'affaire du voile". J'ai moyennement aimé ce premier. Par contre, "l'affaire du voile" est un album que je vous conseille vivement de lire !
Voici mon avis pour :
L’affaire du voile
Avec cet album, René Pétillon prouve que l’islam peut être aborder dans une BD sans froisser les musulmans. Pour cela, l’auteur utilise un humour bon enfant et un sens de l’observation remarquable sur la pratique religieuse de ces pratiquants.
L’histoire met en scène Jack Palmer dans un quartier habité par une forte population musulmane, celui-ci est chargé par une mère de retrouver sa fille fugueuse qui se serait convertie à l’islam. René Pétillon fait majoritairement évoluer son personnage favori chez deux imans dont la pratique de l’islam diffère. J’ai énormément apprécié l’humour de Pétillon pointant du doigt les contradictions entre les écrits du Coran et la pratique réelle des croyants. L’humour employé n’est jamais grossier, il reste toujours respectueux envers les musulmans. Les personnages sont traités avec beaucoup de tendresse et ne me sont pas apparus aussi caricaturaux que je le craignais.
Comme dans les autres religions, l’islam comporte plusieurs courants religieux avec son lot d’extrémistes et de modérés. Si Pétillon avoue avoir voulu parler des conditions de la femme musulmane dans son ouvrage, j’ai principalement ressenti de la part de celui-ci une envie de démontrer que les écrits du Coran sont imprécis et par conséquent se prêtent à trop d’interprétations différentes. Personnellement, au plan du scénario, j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre « Le grand fossé » de la série Astérix et « l’affaire du voile » avec pour ce dernier un dénouement qui permet de rapprocher les deux imans.
J’avais moyennement apprécié « L’affaire corse » dont l’humour et les péripéties de Jack Palmer dans l’île de beauté m’ont parus quelconque. Avec « L’affaire du voile », Pétillon est parvenu à m’intéresser à cette histoire tendre et respectueuse des croyances religieuses ou non de chacun. Cette BD est sans contexte une grosse réussite au niveau de l’humour employé et m’est apparue comme une grosse bouffée d’air frais au milieu d’une actualité aux gros relents anti-islamiques.
Note finale : 4/5
« La vallée des merveilles » est une nouvelle série de Sfar qui met en scène d’une façon imaginaire les carnets de l’auteur. Lassé de garder la trame habituelle de ses carnets, Sfar a eu comme idée de les raconter à la manière d’un récit d’aventure. Fan de BD de type « Rahan » et fasciné par « Conan le barbare », l’auteur a situé son récit dans la préhistoire. « La vallée des merveilles » apparaît donc comme un mélange de fantasy et d’autobiographie.
« La vallée des merveilles » ne m’a pas franchement emballée. Je l’ai lu sans réel plaisir. Sfar a mis dans sa nouvelle série des scènes de combat qui, à mon avis, n’apportent franchement pas grand chose à l’histoire. Les passages qui apparemment mettent en scène les histoires quotidiennes de l’auteur ne me sont pas parus aussi enthousiasmants que lorsque celui-ci les racontait dans ses carnets. De plus, je trouve que ces séquences ne sont pas aussi abondantes que je ne le pensais surtout au regard de la pagination importante de l’album.
Les personnages ne me sont apparus pas vraiment attachants et les péripéties des héros s’apparentent plus à une balade bavarde qu’à une aventure proprement dite.
Je n’ai jamais aimé la colorisation faite par ordinateur des albums de Sfar, je préfère largement quand l’auteur les fait lui-même en couleurs directes comme dans ses séries « Klezmer » et « Pascin (le dernier tome) » et dans ses… carnets.
Les seuls passages qui m’ont vraiment plu sont… les dernières pages de l’album dans lesquels Sfar donnent des précisions et des paradoxes sur la conception de la « vallée des merveilles » sous la forme d’un carnet !
Au final, ce premier tome de la « vallée des merveilles » ne m’a pas vraiment convaincu. C’est un album qui se lit sans plaisir ni déplaisir et que j’oublierai rapidement.
Une BD qui vaut surtout pour le procédé narratif utilisé qui, même s'il n'est peut-être pas novateur (puisque d'après Ro cela a déjà plus ou moins été fait), n'est quand même pas très souvent utilisé en BD. A part ça, il est vrai que l'intrigue n'est pas hyper passionnante, et que le tome 2 est nettement moins réussi que le tome 1. Ca reste une BD pour enfant assez amusante et sympathique, pas forcément à offrir à vos enfants mais au moins à emprunter pour eux à la bibliothèque.
Quand j'avais découvert cette série il y a quelques années, j'avais trouvé ça vachement marrant... Je l'ai relue récemment et j'avoue que je n'ai pas trouvé ça si génial finalement. Il faut croire que depuis, les thèmes "joli mais noir" à la Tim Burton et "mignon mais gore" façon Happy Tree Friends ont été trop surexploités pour que cette pauvre Lenore garde son attrait.
Il reste quand même quelques gags débiles franchement drôles, mais dans l'ensemble, on ne peut pas dire que ce soit ni très poilant ni très original. Lenore massacre un animal, Lenore massacre son petit copain, Lenore massacre un bébé, ça se répète pas mal et ça ne vole pas très haut. C'est pas mauvais, le dessin est réussi, mais ça ne me fait plus suffisamment rire pour que je considère cette BD comme une vraie bonne série d'humour.
Bref, à réserver aux ados tendance gothique qui cherchent un personnage "mignon" pour décorer leur matériel scolaire (les produits dérivés sont disponibles dans toutes les boutiques de comics)...
Comme pour prouver sa théorie exposée dans Désoeuvré, selon laquelle un auteur de BD ne fait plus que des trucs moyens et dispensables une fois qu'il a dépassé un certain âge, Trondheim signe avec "Célébritiz" un album pas foncièrement mauvais mais qui ne restera certainement pas comme un des temps forts de sa carrière.
Fidèle à lui-même, l'auteur joue à la fois la carte de la satire sociale, avec ce monde où n'importe quel imbécile sans talent peut devenir célèbre, et de l'humour débile gratuit, notamment avec le personnage du gros russe demeuré qui flingue tout le monde. Il y a des passages franchement moyens, Trondheim n'a pas un discours franchement novateur sur la "starisation" des anonymes et le culte de la célébrité (notez que cette BD se prend suffisamment peu au sérieux pour qu'on n'ait pas l'impression qu'il ait effectivement cherché à faire passer un message profond et original sur quoi que ce soit), le dessin n'est pas terrible, mais dans l'ensemble, c'est un titre assez marrant, avec lequel on passe un bon moment.
Voici un manga qui sort complètement des sentiers battus.
Par son graphisme d'abord. Superbe, fouillé dans les moindres détails, on sent nettement la volonté de l'auteur de rendre les scènes du quotidien le plus réaliste possible. Les personnages sont tout aussi bien rendus. Il est totalement impossible de confondre un personnage avec un autre, à l'opposé de la production manga classique. Et quelles gueules !! Malheureusement, les 2 premiers tomes sont pourris par une édition indigne (on a l'impression que les pages ont été scannées en basse résolution... beurk!). Cela rend la lecture un peu désagréable (NOTE : Cette remarque s'applique à l'édition originale, je ne connais pas la ré-édition).
De même l'histoire, très crue, sans tabous est également atypique. Les personnages sont des teignes, ils n'ont pas forcément le cœur pur et leur histoire n'est pas un long fleuve tranquille à la conclusion évidente. Bref là encore, une volonté évidente de dépeindre une histoire réaliste.
Oui mais voilà, je n'ai pas mis 4 ou 5/5 à Asatte danse mais bien 3/5. Pourquoi? Parce qu'à coté de ces très bons points, il y a aussi du mauvais. Le scénario est lourd, de nombreuses scènes n'apportent rien et servent juste à faire du remplissage (les multiples scènes de répétition théâtrales sont soporifiques et inutiles). Parfois scato, souvent inutilement vulgaire. C'est très bien que les héros aient une aventure mais était-il nécessaire d'être aussi racoleur? De nombreuses scènes de cul sont clairement là pour faire vendre. En revanche certaines scènes manquent (du tome 2 au 7 vous ne verrez pas l'ombre d'une FAC ou d'un bouquin alors que le héros est étudiant!). Enfin certains "rebondissements" sont... heu... "abracadabrantesques" (^_^). Un exemple simpliste: l'auteur en avait marre de représenter une caractéristique de la chevelure du héros. Donc en plein acte sexuel tous ses cheveux tombent... puis il porte une perruque... et pour finir on ne sait plus trop si ses cheveux ont repoussé ou s'il s'agit toujours de la perruque... absurde. Malheureusement le scénario est trop souvent traité avec la même légèreté.
Asatte Dance est à lire, c'est frais, beau, original. Mais il est difficile de faire abstraction d'autant de défauts.
Un roman graphique, une oeuvre autobiographique, un récit intimiste... cet album avait tout pour me plaire et, le bougre, il m'a plu. :)
Frederik Peeters nous parle de sa relation avec Cati (séropositive ainsi que son enfant), depuis la naissance de cette relation en passant par les angoisses et interrogations liées à la maladie. Loin de tomber dans le pathétique, le récit souffle finalement un grand vent d'optimisme (parfois trop ?). Dans tous les cas, votre vision du SIDA risque de bien changer à la lecture de cet album.
Niveau graphique, tout comme un bon nombre de lecteurs, je n'ai pas été séduit dès le départ par les dessins de Peeters. Les premières planches m'ont laissé perplexe (je ne saurais dire pourquoi), puis au fil de la lecture j'ai vraiment commencé à apprécier le coup de patte de l'auteur.
Si vous cherchez donc un roman (autobio)graphique de qualité, un récit émouvant, très personnel mais aussi très pudique courez sur Pilules bleues.
En voulant volontairement s'éloigner de ses précieux carnets, Joann Sfar a voulu commettre son Rahan. Le dessin et les couleurs sont certes superbes mais la mayonnaise ne prend pas.
Cette approche pseudo philosophique reste, à mon avis, au niveau de la niaiserie et j'avoue m'être ennuyé à la lecture de ce premier opus.
Seules les dernières pages, sous forme de carnet, un genre où excelle notre ami Sfar (car je suis un inconditionnel de cet auteur, ne vous méprenez pas) m'ont captivé.
Longtemps je me suis demandé vers quel public s'adressait cette bd, tant je n'en n'ai guère saisi le sens: adulte ou enfant? .
Le mythe du bon sauvage revisité à la sauce Sfar est bel et bien raté. Pourtant, tout prédisposait à un enthousiasme général : un format original chez "Dargaud", une couverture réussie, une campagne de presse rondement menée ( avec la une de "bodoï" et de "DBD").Mais, non rien à faire, je n'ai pas aimé.
Alors Monsieur Sfar, si vous voulez continuer à mettre en scène votre sympathique famille, livrez nous vos carnets ("Caravan" est LE livre par excellence que j'adore) au lieu de vous compromettre dans un scénario qui amuse et plait sans doute à Chabat, Coppens, Klapish et Pennac ( voir le quatrième de couverture) mais qui , moi en tant qu'admirateur de votre oeuvre, ne m'a pas convaincu du tout.
Album parfaitement dispensable.
Aahhhh du mystère comme je l'aime.
Un bon vieux meurtre (?) bien trash au Vatican, un inspecteur un peu bizarros appelé à l'aide par un ami religieux de son état, et un dessin qui, pour ma part, me fait penser (ou peut-être est-ce dû aux couleurs) à Mémoires d'une vermine (oeuvre que j'ai beaucoup appréciée), et la mayonnaise a bien pris.
J'attends la suite avec impatience.
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Sur les traces de Dracula
Pour moi, Dracula a toujours été un personnage sanguinaire, énigmatique, effrayant et mystique à l’image de sa représentation dans le film du réalisateur Francis Ford Coppola. Personnellement, ce long métrage représente le summum du film d’horreur avec ses mouvements de caméra vertigineux et cette forte ambiance gothique qui me donne du malaise. Tout cela, je ne le retrouve pas cet nouvel album des Hermann fils et père. Dans ce premier tome, le personnage de Dracula m’est apparu trop «humain » par rapport à l’idée que je me faisais de lui. Je n’ai ressenti aucune volonté de la part des auteurs de rendre épique la vie de cet « être sanguinaire ». A la décharge des auteurs, je n’étais certainement la cible privilégiée pour cette lecture puisque les Hermann ont y retracé au plus près la biographie réelle de ce personnage. Par conséquent, cette BD était loin de satisfaire à mes attentes. Le trait de Hermann est excellent mais il ne permet malheureusement pas de rattraper le manque de mysticisme du scénario. Même les scènes de bataille ne m’ont pas réussi à donner quelques frissons. Dracula ne m’est apparu ni attachant ni répugnant. Seuls quelques passages dans la façon dont Dracula traitait ses ennemis donnent une idée du caractère sanguinaire de celui-ci… Finalement, je pense que je ne suis certainement pas le type de lecteur privilégié pour cette BD et que je ne lirai certainement pas la suite. Par contre, pour tous ceux qui apprécient la véracité des faits historiques et se balancent complètement de l’image mystique des principaux protagonistes, « Sur les traces de Dracula » pourrait fortement leur satisfaire Au fait, malgré tout cela, je reconnais que « Vlad l’empaleur » est l’album que j’ai le plus apprécié des Hermann fils et père jusqu’à ce jour.
Les Aventures de Jack Palmer
A ce jour, je n'ai lu que "l'enquête corse" et "l'affaire du voile". J'ai moyennement aimé ce premier. Par contre, "l'affaire du voile" est un album que je vous conseille vivement de lire ! Voici mon avis pour : L’affaire du voile Avec cet album, René Pétillon prouve que l’islam peut être aborder dans une BD sans froisser les musulmans. Pour cela, l’auteur utilise un humour bon enfant et un sens de l’observation remarquable sur la pratique religieuse de ces pratiquants. L’histoire met en scène Jack Palmer dans un quartier habité par une forte population musulmane, celui-ci est chargé par une mère de retrouver sa fille fugueuse qui se serait convertie à l’islam. René Pétillon fait majoritairement évoluer son personnage favori chez deux imans dont la pratique de l’islam diffère. J’ai énormément apprécié l’humour de Pétillon pointant du doigt les contradictions entre les écrits du Coran et la pratique réelle des croyants. L’humour employé n’est jamais grossier, il reste toujours respectueux envers les musulmans. Les personnages sont traités avec beaucoup de tendresse et ne me sont pas apparus aussi caricaturaux que je le craignais. Comme dans les autres religions, l’islam comporte plusieurs courants religieux avec son lot d’extrémistes et de modérés. Si Pétillon avoue avoir voulu parler des conditions de la femme musulmane dans son ouvrage, j’ai principalement ressenti de la part de celui-ci une envie de démontrer que les écrits du Coran sont imprécis et par conséquent se prêtent à trop d’interprétations différentes. Personnellement, au plan du scénario, j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre « Le grand fossé » de la série Astérix et « l’affaire du voile » avec pour ce dernier un dénouement qui permet de rapprocher les deux imans. J’avais moyennement apprécié « L’affaire corse » dont l’humour et les péripéties de Jack Palmer dans l’île de beauté m’ont parus quelconque. Avec « L’affaire du voile », Pétillon est parvenu à m’intéresser à cette histoire tendre et respectueuse des croyances religieuses ou non de chacun. Cette BD est sans contexte une grosse réussite au niveau de l’humour employé et m’est apparue comme une grosse bouffée d’air frais au milieu d’une actualité aux gros relents anti-islamiques. Note finale : 4/5
La Vallée des Merveilles
« La vallée des merveilles » est une nouvelle série de Sfar qui met en scène d’une façon imaginaire les carnets de l’auteur. Lassé de garder la trame habituelle de ses carnets, Sfar a eu comme idée de les raconter à la manière d’un récit d’aventure. Fan de BD de type « Rahan » et fasciné par « Conan le barbare », l’auteur a situé son récit dans la préhistoire. « La vallée des merveilles » apparaît donc comme un mélange de fantasy et d’autobiographie. « La vallée des merveilles » ne m’a pas franchement emballée. Je l’ai lu sans réel plaisir. Sfar a mis dans sa nouvelle série des scènes de combat qui, à mon avis, n’apportent franchement pas grand chose à l’histoire. Les passages qui apparemment mettent en scène les histoires quotidiennes de l’auteur ne me sont pas parus aussi enthousiasmants que lorsque celui-ci les racontait dans ses carnets. De plus, je trouve que ces séquences ne sont pas aussi abondantes que je ne le pensais surtout au regard de la pagination importante de l’album. Les personnages ne me sont apparus pas vraiment attachants et les péripéties des héros s’apparentent plus à une balade bavarde qu’à une aventure proprement dite. Je n’ai jamais aimé la colorisation faite par ordinateur des albums de Sfar, je préfère largement quand l’auteur les fait lui-même en couleurs directes comme dans ses séries « Klezmer » et « Pascin (le dernier tome) » et dans ses… carnets. Les seuls passages qui m’ont vraiment plu sont… les dernières pages de l’album dans lesquels Sfar donnent des précisions et des paradoxes sur la conception de la « vallée des merveilles » sous la forme d’un carnet ! Au final, ce premier tome de la « vallée des merveilles » ne m’a pas vraiment convaincu. C’est un album qui se lit sans plaisir ni déplaisir et que j’oublierai rapidement.
Les Trois Chemins
Une BD qui vaut surtout pour le procédé narratif utilisé qui, même s'il n'est peut-être pas novateur (puisque d'après Ro cela a déjà plus ou moins été fait), n'est quand même pas très souvent utilisé en BD. A part ça, il est vrai que l'intrigue n'est pas hyper passionnante, et que le tome 2 est nettement moins réussi que le tome 1. Ca reste une BD pour enfant assez amusante et sympathique, pas forcément à offrir à vos enfants mais au moins à emprunter pour eux à la bibliothèque.
Lenore
Quand j'avais découvert cette série il y a quelques années, j'avais trouvé ça vachement marrant... Je l'ai relue récemment et j'avoue que je n'ai pas trouvé ça si génial finalement. Il faut croire que depuis, les thèmes "joli mais noir" à la Tim Burton et "mignon mais gore" façon Happy Tree Friends ont été trop surexploités pour que cette pauvre Lenore garde son attrait. Il reste quand même quelques gags débiles franchement drôles, mais dans l'ensemble, on ne peut pas dire que ce soit ni très poilant ni très original. Lenore massacre un animal, Lenore massacre son petit copain, Lenore massacre un bébé, ça se répète pas mal et ça ne vole pas très haut. C'est pas mauvais, le dessin est réussi, mais ça ne me fait plus suffisamment rire pour que je considère cette BD comme une vraie bonne série d'humour. Bref, à réserver aux ados tendance gothique qui cherchent un personnage "mignon" pour décorer leur matériel scolaire (les produits dérivés sont disponibles dans toutes les boutiques de comics)...
Célébritiz
Comme pour prouver sa théorie exposée dans Désoeuvré, selon laquelle un auteur de BD ne fait plus que des trucs moyens et dispensables une fois qu'il a dépassé un certain âge, Trondheim signe avec "Célébritiz" un album pas foncièrement mauvais mais qui ne restera certainement pas comme un des temps forts de sa carrière. Fidèle à lui-même, l'auteur joue à la fois la carte de la satire sociale, avec ce monde où n'importe quel imbécile sans talent peut devenir célèbre, et de l'humour débile gratuit, notamment avec le personnage du gros russe demeuré qui flingue tout le monde. Il y a des passages franchement moyens, Trondheim n'a pas un discours franchement novateur sur la "starisation" des anonymes et le culte de la célébrité (notez que cette BD se prend suffisamment peu au sérieux pour qu'on n'ait pas l'impression qu'il ait effectivement cherché à faire passer un message profond et original sur quoi que ce soit), le dessin n'est pas terrible, mais dans l'ensemble, c'est un titre assez marrant, avec lequel on passe un bon moment.
Asatte Dance
Voici un manga qui sort complètement des sentiers battus. Par son graphisme d'abord. Superbe, fouillé dans les moindres détails, on sent nettement la volonté de l'auteur de rendre les scènes du quotidien le plus réaliste possible. Les personnages sont tout aussi bien rendus. Il est totalement impossible de confondre un personnage avec un autre, à l'opposé de la production manga classique. Et quelles gueules !! Malheureusement, les 2 premiers tomes sont pourris par une édition indigne (on a l'impression que les pages ont été scannées en basse résolution... beurk!). Cela rend la lecture un peu désagréable (NOTE : Cette remarque s'applique à l'édition originale, je ne connais pas la ré-édition). De même l'histoire, très crue, sans tabous est également atypique. Les personnages sont des teignes, ils n'ont pas forcément le cœur pur et leur histoire n'est pas un long fleuve tranquille à la conclusion évidente. Bref là encore, une volonté évidente de dépeindre une histoire réaliste. Oui mais voilà, je n'ai pas mis 4 ou 5/5 à Asatte danse mais bien 3/5. Pourquoi? Parce qu'à coté de ces très bons points, il y a aussi du mauvais. Le scénario est lourd, de nombreuses scènes n'apportent rien et servent juste à faire du remplissage (les multiples scènes de répétition théâtrales sont soporifiques et inutiles). Parfois scato, souvent inutilement vulgaire. C'est très bien que les héros aient une aventure mais était-il nécessaire d'être aussi racoleur? De nombreuses scènes de cul sont clairement là pour faire vendre. En revanche certaines scènes manquent (du tome 2 au 7 vous ne verrez pas l'ombre d'une FAC ou d'un bouquin alors que le héros est étudiant!). Enfin certains "rebondissements" sont... heu... "abracadabrantesques" (^_^). Un exemple simpliste: l'auteur en avait marre de représenter une caractéristique de la chevelure du héros. Donc en plein acte sexuel tous ses cheveux tombent... puis il porte une perruque... et pour finir on ne sait plus trop si ses cheveux ont repoussé ou s'il s'agit toujours de la perruque... absurde. Malheureusement le scénario est trop souvent traité avec la même légèreté. Asatte Dance est à lire, c'est frais, beau, original. Mais il est difficile de faire abstraction d'autant de défauts.
Pilules bleues
Un roman graphique, une oeuvre autobiographique, un récit intimiste... cet album avait tout pour me plaire et, le bougre, il m'a plu. :) Frederik Peeters nous parle de sa relation avec Cati (séropositive ainsi que son enfant), depuis la naissance de cette relation en passant par les angoisses et interrogations liées à la maladie. Loin de tomber dans le pathétique, le récit souffle finalement un grand vent d'optimisme (parfois trop ?). Dans tous les cas, votre vision du SIDA risque de bien changer à la lecture de cet album. Niveau graphique, tout comme un bon nombre de lecteurs, je n'ai pas été séduit dès le départ par les dessins de Peeters. Les premières planches m'ont laissé perplexe (je ne saurais dire pourquoi), puis au fil de la lecture j'ai vraiment commencé à apprécier le coup de patte de l'auteur. Si vous cherchez donc un roman (autobio)graphique de qualité, un récit émouvant, très personnel mais aussi très pudique courez sur Pilules bleues.
La Vallée des Merveilles
En voulant volontairement s'éloigner de ses précieux carnets, Joann Sfar a voulu commettre son Rahan. Le dessin et les couleurs sont certes superbes mais la mayonnaise ne prend pas. Cette approche pseudo philosophique reste, à mon avis, au niveau de la niaiserie et j'avoue m'être ennuyé à la lecture de ce premier opus. Seules les dernières pages, sous forme de carnet, un genre où excelle notre ami Sfar (car je suis un inconditionnel de cet auteur, ne vous méprenez pas) m'ont captivé. Longtemps je me suis demandé vers quel public s'adressait cette bd, tant je n'en n'ai guère saisi le sens: adulte ou enfant? . Le mythe du bon sauvage revisité à la sauce Sfar est bel et bien raté. Pourtant, tout prédisposait à un enthousiasme général : un format original chez "Dargaud", une couverture réussie, une campagne de presse rondement menée ( avec la une de "bodoï" et de "DBD").Mais, non rien à faire, je n'ai pas aimé. Alors Monsieur Sfar, si vous voulez continuer à mettre en scène votre sympathique famille, livrez nous vos carnets ("Caravan" est LE livre par excellence que j'adore) au lieu de vous compromettre dans un scénario qui amuse et plait sans doute à Chabat, Coppens, Klapish et Pennac ( voir le quatrième de couverture) mais qui , moi en tant qu'admirateur de votre oeuvre, ne m'a pas convaincu du tout. Album parfaitement dispensable.
Révélations
Aahhhh du mystère comme je l'aime. Un bon vieux meurtre (?) bien trash au Vatican, un inspecteur un peu bizarros appelé à l'aide par un ami religieux de son état, et un dessin qui, pour ma part, me fait penser (ou peut-être est-ce dû aux couleurs) à Mémoires d'une vermine (oeuvre que j'ai beaucoup appréciée), et la mayonnaise a bien pris. J'attends la suite avec impatience.