Une petite découverte. Le graphisme de Dave est le fruit d'un métissage quelque peu inédit, à mi-chemin entre les classiques américains tels que Milton Caniff et certains franco-belges comme Chaland ou même le Peeters de Lupus, c'est un style à la fois nerveux et plutôt élégant qui nous est présenté. Concernant l'histoire, les deux héros sont un peu comme un vieux couple, ils se chamaillent, mais sont également intrépides, même si Amélie manque un peu d'épaisseur. Les péripéties s'enchaînent de façon un peu caricaturale et artificielle, mais c'était la tradition dans les pulps des années 1950. Au final, ca se lit bien, mais pas trop non plus.
Je ne serai pas aussi enthousiaste que Ludagogo, mais c'est vrai que sous un aspect un peu "cheap", cet album d'Edmond Baudoin est un beau condensé d'émotion ; en réaction à la folie dans laquelle le monde basculait au cours de l'été 1991, il a voulu retrouver ses racines. Et ses racines, c'est son grand-père, un homme fruste mais fier, qui vivait au jour le jour, profitant des plaisirs simples de la vie à la campagne. Le dessin de Baudoin est très évocateur. Ce n'est pas mon style préféré, mais l'émotion transpire de ces planches en noir et blanc...
Tout est fait pour que je passe à côté de cette bd.
Un format type comics, un dessin hyper-réaliste, des couleurs rougeoyantes.
Pourtant, j'ai rapidement accroché à la lecture de cet opus, peut-être à cause de la présence de nos mousquetaires nationaux, mais j'avoue que la lecture de "maîtres et esclaves" est savoureuse.
Savoureuse, à plus d'un titre :
le scénario d'abord ; c'est "Angélique et le sultan" à l'envers.
Pour les cinéphiles avertis que vous êtes tous, je rappelle simplement que la merveilleuse Angélique se fait enlever de la cour du roi Louis XIV pour être placée dans un harem.
Bien, ici c'est l'inverse ( sauf qu'Angélique est japonaise).
Savoureuse ensuite pour les anachronismes (volontaires?) qui ponctuent cette bd : par exemple, sous le règne du bon roi Soleil, on trouve une rue Victor Hugo, avec une taverne dont le nom est Esméralda'inn, ( alors que le siècle suivant n'avait même pas encore deux ans) ou encore la présence persistante de quatre mousquetaires (dont les noms sont sagement tus tout au long du livre) qui font penser à un trio célèbres (chut !!!, ils étaient en réalité 4) sous Louis XIII.
Reste le summum de l'impossible : notre vaillant Samouraï parle couramment français, alors que l'ére Meiji n'est pas à l'ordre du jour avant deux cent ans !
Restent les dialogues savoureux (excusez moi d'user de cet adjectif mais c'est l'expression à employer pour cette bd) de nos mousquetaires où humour et grivoiserie sont subtilement dosés.
Malgré toutes ces imperfections, je conseille vivement la lecture de ce premier opus qui nous fait voyager de Shogun à Louis XIV.
C'est distrayant, drôle, totalement improbable mais cela se lit avec plaisir.
A quand la suite ?
La couverture de cet album ne m'attirait absolument pas : je la trouve moche et surtout absolument pas représentative du contenu de la BD. Malgré cela, j'ai fini par lire ce premier tome et je l'ai assez apprécié.
Le dessin est bien joli, avec de bons personnages, de belles couleurs, des décors exotiques et beaux. Pourtant je leur reproche un je ne sais quoi qui me donne l'impression qu'ils manquent d'ouverture : les paysages m'ont l'air limités, je n'arrive pas à me plonger totalement dans ces lieux dépaysants alors qu'ils ont l'air envoutants et beaux. C'est une impression de lecture, rien d'objectif ne semble la justifier quand j'y regarde de plus près les planches. Cela vient peut-être bien de ce "manque de détails dans certaines cases qui sont maladroitement masqués par une mise en couleur informatisée" comme le fait remarquer Pierig ci-dessous.
Le scénario m'a paru un peu compliqué au début car il faut un temps pour voir qui est dans quel camp dans ce pays en rebellion. Mais rapidement, les pérégrinations d'"Ann Smith" m'ont rappelé l'exotisme et le caractère envoûtant de celles de Kate Walker dans le jeu Syberia du même Sokal. Pour le moment, je ne suis pas autant sous le charme que sous celui du jeu ou sous celui plus ancien de l'Amerzone (Canardo), mais j'éprouve de l'interêt pour ce récit d'aventure exotique. Cependant, il est clair que pour le moment, le récit manque de rythme et n'est pas encore suffisamment prenant pour captiver le lecteur. Un peu poussif, comme le dit Sagera ci-dessous.
Ce premier tome n'est qu'une introduction à mes yeux donc je ne sais encore que penser de ce que va devenir la série mais je lirai la suite.
A l'inverse des lecteurs ci-dessous, j'apprécie encore plus la série Nathalie maintenant que quand j'étais jeune. Il y a une douzaine d'années, je lisais cette BD avec plaisir mais sans plus. Mais j'en ai relu quelques albums ces derniers temps et je dois dire que j'ai bien accroché à l'humour et aux envies de voyage de la petite héroïne.
Au niveau du dessin, les premiers tomes sont pas mal mais un peu légers. Le trait manque de maîtrise et parait assez grossier par moment. Mais le dessinateur a vraiment pris de l'assurance au fil des tomes et le dessin actuel a une véritable personnalité que j'aime beaucoup.
Quant au scénario, je trouve cette BD attachante et plutôt drôle. Le personnage de Nathalie est sympathique, avec sa bonne humeur, ses rêveries et ses envies de voyage autour du monde. Mais elle n'est pas seule. J'aime beaucoup son petit frère, impassible souffre-douleur souriant et attachant. L'oncle de Nathalie est également sympa.
Les gags sont de deux sortes : des gags sur les rêves de voyage de Nathalie, frais et plein d'évasion, et des gags sur sa vie de petite fille, gags que je trouve assez bien sentis et souvent hilarants.
Bref, je lis cette série à la fois avec plaisir. Bonne série jeunesse que les grands ont toutes les chances d'aimer aussi.
Encore une BD d'humour éditée par Casterman et encore une déception pour moi;
Côté dessin, c'est du franco-belge classique mais assez moyen. Disons que ça se laisse lire, visuellement parlant.
Côté humour, ce sont des anecdotes ou gags assez basiques sur le thème du mèdecin, de son travail, ses patients, ses visites à domicile et sur sa vie personnelle. Je dois admettre avoir ri sur certains gags qui n'étaient pas trop téléphonés mais la majorité des gags m'a laissé franchement de marbre tant ils étaient classiques et premier degré.
Tout m'a plu dans Gil St André. D'abord le dessin.est superbe, autant les personnages que les décors. Les voitures sont ultra réalistes, les batiments sont eux aussi superbement réussi. Les couleurs collent parfaitement au style contemporain de la série.
Niveau scénario c'est du tout bon. L'histoire du premier cycle ne revolutionnera pas le genre, les rebondissements sont nombreux, parfois un peu spectaculaire, mais en tout cas on ne s'ennuie pas. Et c'est bien là l'essentiel dans ce type de série. Le tome 6 (début du second cycle) me semblait s'aventurer sur un terrain un peu épineux, mais le tome 7 recentre l'action et on reste bien dans un polar.
Une très bonne série donc, à conseiller à tous les amateurs du genre.
Décidément, j'ai du mal avec les séries d'humour de chez Casterman. J'avais pourtant entamé la lecture de la Smala sans préjugé.
Le dessin est moyen mais son style anguleux m'a paru assez original, suffisamment pour le trouver intéressant et suffisamment efficace.
Ensuite, j'ai dû rire ou sourire sur quelques gags au début, et puis très vite, je me suis lassé et n'ai plus trouvé grand chose de drôle. Le thème, ce sont des parents assez classiques confrontés à leurs enfants terribles, le grand frère geek et informaticien de génie, la soeur punkette et future star de la chanson et le petit frère fana de gameboy, tous les trois aussi glandeurs et anti-conformistes les uns que les autres. Mais les gags sont souvent très premier degré et le pire, très répétitifs. Il leur manque en outre cette petite touche de réalisme "ça ressemble à votre vraie vie" qui rendrait les choses attachantes et amusantes. Seul interêt, la situation familiale évolue un peu au fil des 6 tomes déjà sortis, évolution essentiellement autour du personnage de Magali, la grande soeur, qui va devenir une "star" de la chanson à partir du tome 3 puis vouloir déménager dans le dernier tome.
Bref, une petite saga familiale ultra-caricaturale qui ne m'a malheureusement ni accroché ni fait rire.
Note approximative : 3.5/5
Un seul tome est sorti à l'heure actuelle de cette série qui est sensée suivre les enquêtes d'un détective d'assurance dans l'Amérique des années 60. Ce premier tome nous emmène sur la côte Est, quelques temps avant l'assassinat de Kennedy, à l'époque des premiers voyages dans l'espace et du discours de Martin Luther King.
L'intrigue prend la forme d'un polar noir, avec notre héros en enquêteur pas encore totalement désabusé. Celui-ci sera amené à enquêter sur la mort étrange d'un acrobate nain, membre d'un cirque Ukrainien en tournée aux USA. Et bien sûr, autour de tout cela règne une atmosphère de mystère, tout le monde en sait long mais ne veut rien dire. Cette enquête se lit avec plaisir même si elle n'a rien de vraiment exceptionnel. Sa révélation est d'ailleurs un petit peu tirée par les cheveux à mon goût. Mais elle est agréable à lire.
Et surtout cette histoire permet de profiter d'un dessin que je trouve excellent. Romain Renard utilise une technique qui me semble être une colorisation directe au crayon gras retouchée ensuite discrètement à l'ordinateur. Le résultat, ce sont des couleurs et certaines planches de toute beauté. J'aime beaucoup ! Bon, force est d'admettre que certains visages de personnages sont assez moyens. Je dois aussi dire que j'ai eu l'impression que le dessinateur se fatiguait au fil des planches : les premières planches m'ont paru plus esthétiques que certaines vers la fin de l'album. Mais je mettrais ça aussi sur le compte de la nécessité de donner les explications à l'intrigue, explications qui imposent des planches sans la belle ambiance du début de l'histoire.
En résumé, une BD que j'ai pris plaisir à lire et à regarder et qui me donne envie de continuer cette série.
J'ai lu cette BD en espérant y retrouver un peu de l'atmosphère si spéciale de La jungle en folie, série qui se rapproche de celle-ci par son décor, ses personnages animaliers divers et l'aspect un peu délirant des situations. Mais j'ai été déçu car l'humour n'est vraiment pas du même niveau à mes yeux : c'est nettement plus premier degré ici, un peu enfantin même par moment.
Le dessin de Pica est bon, je l'apprécie bien.
Mais à côté de ça, je n'ai pas accroché à cette série d'humour : gags premier degré, peu d'originalité, chutes moyennes, sourires assez rares et rires presque jamais en ce qui me concerne.
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Une Aventure de Benjamin Jamet
Une petite découverte. Le graphisme de Dave est le fruit d'un métissage quelque peu inédit, à mi-chemin entre les classiques américains tels que Milton Caniff et certains franco-belges comme Chaland ou même le Peeters de Lupus, c'est un style à la fois nerveux et plutôt élégant qui nous est présenté. Concernant l'histoire, les deux héros sont un peu comme un vieux couple, ils se chamaillent, mais sont également intrépides, même si Amélie manque un peu d'épaisseur. Les péripéties s'enchaînent de façon un peu caricaturale et artificielle, mais c'était la tradition dans les pulps des années 1950. Au final, ca se lit bien, mais pas trop non plus.
Couma Aco
Je ne serai pas aussi enthousiaste que Ludagogo, mais c'est vrai que sous un aspect un peu "cheap", cet album d'Edmond Baudoin est un beau condensé d'émotion ; en réaction à la folie dans laquelle le monde basculait au cours de l'été 1991, il a voulu retrouver ses racines. Et ses racines, c'est son grand-père, un homme fruste mais fier, qui vivait au jour le jour, profitant des plaisirs simples de la vie à la campagne. Le dessin de Baudoin est très évocateur. Ce n'est pas mon style préféré, mais l'émotion transpire de ces planches en noir et blanc...
L'Âme du Samouraï
Tout est fait pour que je passe à côté de cette bd. Un format type comics, un dessin hyper-réaliste, des couleurs rougeoyantes. Pourtant, j'ai rapidement accroché à la lecture de cet opus, peut-être à cause de la présence de nos mousquetaires nationaux, mais j'avoue que la lecture de "maîtres et esclaves" est savoureuse. Savoureuse, à plus d'un titre : le scénario d'abord ; c'est "Angélique et le sultan" à l'envers. Pour les cinéphiles avertis que vous êtes tous, je rappelle simplement que la merveilleuse Angélique se fait enlever de la cour du roi Louis XIV pour être placée dans un harem. Bien, ici c'est l'inverse ( sauf qu'Angélique est japonaise). Savoureuse ensuite pour les anachronismes (volontaires?) qui ponctuent cette bd : par exemple, sous le règne du bon roi Soleil, on trouve une rue Victor Hugo, avec une taverne dont le nom est Esméralda'inn, ( alors que le siècle suivant n'avait même pas encore deux ans) ou encore la présence persistante de quatre mousquetaires (dont les noms sont sagement tus tout au long du livre) qui font penser à un trio célèbres (chut !!!, ils étaient en réalité 4) sous Louis XIII. Reste le summum de l'impossible : notre vaillant Samouraï parle couramment français, alors que l'ére Meiji n'est pas à l'ordre du jour avant deux cent ans ! Restent les dialogues savoureux (excusez moi d'user de cet adjectif mais c'est l'expression à employer pour cette bd) de nos mousquetaires où humour et grivoiserie sont subtilement dosés. Malgré toutes ces imperfections, je conseille vivement la lecture de ce premier opus qui nous fait voyager de Shogun à Louis XIV. C'est distrayant, drôle, totalement improbable mais cela se lit avec plaisir. A quand la suite ?
Paradise
La couverture de cet album ne m'attirait absolument pas : je la trouve moche et surtout absolument pas représentative du contenu de la BD. Malgré cela, j'ai fini par lire ce premier tome et je l'ai assez apprécié. Le dessin est bien joli, avec de bons personnages, de belles couleurs, des décors exotiques et beaux. Pourtant je leur reproche un je ne sais quoi qui me donne l'impression qu'ils manquent d'ouverture : les paysages m'ont l'air limités, je n'arrive pas à me plonger totalement dans ces lieux dépaysants alors qu'ils ont l'air envoutants et beaux. C'est une impression de lecture, rien d'objectif ne semble la justifier quand j'y regarde de plus près les planches. Cela vient peut-être bien de ce "manque de détails dans certaines cases qui sont maladroitement masqués par une mise en couleur informatisée" comme le fait remarquer Pierig ci-dessous. Le scénario m'a paru un peu compliqué au début car il faut un temps pour voir qui est dans quel camp dans ce pays en rebellion. Mais rapidement, les pérégrinations d'"Ann Smith" m'ont rappelé l'exotisme et le caractère envoûtant de celles de Kate Walker dans le jeu Syberia du même Sokal. Pour le moment, je ne suis pas autant sous le charme que sous celui du jeu ou sous celui plus ancien de l'Amerzone (Canardo), mais j'éprouve de l'interêt pour ce récit d'aventure exotique. Cependant, il est clair que pour le moment, le récit manque de rythme et n'est pas encore suffisamment prenant pour captiver le lecteur. Un peu poussif, comme le dit Sagera ci-dessous. Ce premier tome n'est qu'une introduction à mes yeux donc je ne sais encore que penser de ce que va devenir la série mais je lirai la suite.
Nathalie
A l'inverse des lecteurs ci-dessous, j'apprécie encore plus la série Nathalie maintenant que quand j'étais jeune. Il y a une douzaine d'années, je lisais cette BD avec plaisir mais sans plus. Mais j'en ai relu quelques albums ces derniers temps et je dois dire que j'ai bien accroché à l'humour et aux envies de voyage de la petite héroïne. Au niveau du dessin, les premiers tomes sont pas mal mais un peu légers. Le trait manque de maîtrise et parait assez grossier par moment. Mais le dessinateur a vraiment pris de l'assurance au fil des tomes et le dessin actuel a une véritable personnalité que j'aime beaucoup. Quant au scénario, je trouve cette BD attachante et plutôt drôle. Le personnage de Nathalie est sympathique, avec sa bonne humeur, ses rêveries et ses envies de voyage autour du monde. Mais elle n'est pas seule. J'aime beaucoup son petit frère, impassible souffre-douleur souriant et attachant. L'oncle de Nathalie est également sympa. Les gags sont de deux sortes : des gags sur les rêves de voyage de Nathalie, frais et plein d'évasion, et des gags sur sa vie de petite fille, gags que je trouve assez bien sentis et souvent hilarants. Bref, je lis cette série à la fois avec plaisir. Bonne série jeunesse que les grands ont toutes les chances d'aimer aussi.
Albert Lombaire
Encore une BD d'humour éditée par Casterman et encore une déception pour moi; Côté dessin, c'est du franco-belge classique mais assez moyen. Disons que ça se laisse lire, visuellement parlant. Côté humour, ce sont des anecdotes ou gags assez basiques sur le thème du mèdecin, de son travail, ses patients, ses visites à domicile et sur sa vie personnelle. Je dois admettre avoir ri sur certains gags qui n'étaient pas trop téléphonés mais la majorité des gags m'a laissé franchement de marbre tant ils étaient classiques et premier degré.
Gil St André
Tout m'a plu dans Gil St André. D'abord le dessin.est superbe, autant les personnages que les décors. Les voitures sont ultra réalistes, les batiments sont eux aussi superbement réussi. Les couleurs collent parfaitement au style contemporain de la série. Niveau scénario c'est du tout bon. L'histoire du premier cycle ne revolutionnera pas le genre, les rebondissements sont nombreux, parfois un peu spectaculaire, mais en tout cas on ne s'ennuie pas. Et c'est bien là l'essentiel dans ce type de série. Le tome 6 (début du second cycle) me semblait s'aventurer sur un terrain un peu épineux, mais le tome 7 recentre l'action et on reste bien dans un polar. Une très bonne série donc, à conseiller à tous les amateurs du genre.
La Smala
Décidément, j'ai du mal avec les séries d'humour de chez Casterman. J'avais pourtant entamé la lecture de la Smala sans préjugé. Le dessin est moyen mais son style anguleux m'a paru assez original, suffisamment pour le trouver intéressant et suffisamment efficace. Ensuite, j'ai dû rire ou sourire sur quelques gags au début, et puis très vite, je me suis lassé et n'ai plus trouvé grand chose de drôle. Le thème, ce sont des parents assez classiques confrontés à leurs enfants terribles, le grand frère geek et informaticien de génie, la soeur punkette et future star de la chanson et le petit frère fana de gameboy, tous les trois aussi glandeurs et anti-conformistes les uns que les autres. Mais les gags sont souvent très premier degré et le pire, très répétitifs. Il leur manque en outre cette petite touche de réalisme "ça ressemble à votre vraie vie" qui rendrait les choses attachantes et amusantes. Seul interêt, la situation familiale évolue un peu au fil des 6 tomes déjà sortis, évolution essentiellement autour du personnage de Magali, la grande soeur, qui va devenir une "star" de la chanson à partir du tome 3 puis vouloir déménager dans le dernier tome. Bref, une petite saga familiale ultra-caricaturale qui ne m'a malheureusement ni accroché ni fait rire.
American seasons
Note approximative : 3.5/5 Un seul tome est sorti à l'heure actuelle de cette série qui est sensée suivre les enquêtes d'un détective d'assurance dans l'Amérique des années 60. Ce premier tome nous emmène sur la côte Est, quelques temps avant l'assassinat de Kennedy, à l'époque des premiers voyages dans l'espace et du discours de Martin Luther King. L'intrigue prend la forme d'un polar noir, avec notre héros en enquêteur pas encore totalement désabusé. Celui-ci sera amené à enquêter sur la mort étrange d'un acrobate nain, membre d'un cirque Ukrainien en tournée aux USA. Et bien sûr, autour de tout cela règne une atmosphère de mystère, tout le monde en sait long mais ne veut rien dire. Cette enquête se lit avec plaisir même si elle n'a rien de vraiment exceptionnel. Sa révélation est d'ailleurs un petit peu tirée par les cheveux à mon goût. Mais elle est agréable à lire. Et surtout cette histoire permet de profiter d'un dessin que je trouve excellent. Romain Renard utilise une technique qui me semble être une colorisation directe au crayon gras retouchée ensuite discrètement à l'ordinateur. Le résultat, ce sont des couleurs et certaines planches de toute beauté. J'aime beaucoup ! Bon, force est d'admettre que certains visages de personnages sont assez moyens. Je dois aussi dire que j'ai eu l'impression que le dessinateur se fatiguait au fil des planches : les premières planches m'ont paru plus esthétiques que certaines vers la fin de l'album. Mais je mettrais ça aussi sur le compte de la nécessité de donner les explications à l'intrigue, explications qui imposent des planches sans la belle ambiance du début de l'histoire. En résumé, une BD que j'ai pris plaisir à lire et à regarder et qui me donne envie de continuer cette série.
Croco & Fastefoude
J'ai lu cette BD en espérant y retrouver un peu de l'atmosphère si spéciale de La jungle en folie, série qui se rapproche de celle-ci par son décor, ses personnages animaliers divers et l'aspect un peu délirant des situations. Mais j'ai été déçu car l'humour n'est vraiment pas du même niveau à mes yeux : c'est nettement plus premier degré ici, un peu enfantin même par moment. Le dessin de Pica est bon, je l'apprécie bien. Mais à côté de ça, je n'ai pas accroché à cette série d'humour : gags premier degré, peu d'originalité, chutes moyennes, sourires assez rares et rires presque jamais en ce qui me concerne.