Très (trop) longue série de chez Dupuis. Les premiers albums sont plutôt bons. J'ai une petite préférence pour la période Salvérius (notamment Outlaw). Cependant, les premiers albums dessinés par Lambil sont aussi très intéressants, notamment Bronco Benny, El Padre ou Black Face. Mais, à partir du 20ème album, cela devient très inégal, avec quelques bons albums comme Vertes années et quelques désastres comme Baby Blue. Enfin, vers le tome 35, cela devient vraiment dispensable, tant le scénario est lourd et les situations stéréotypées.
Première bande dessinée de Gipi, sur le marché français, cette histoire est en tout point exceptionnelle. Une oeuvre forte, violente, comme on en découvre trop peu dans la production BD actuelle. Les dessins de Gipi sont très beaux. Cette évocation de la guerre et de l'adolescence (thème cher à Gipi) est un véritable coup de poing asséné au lecteur. Une lecture qui ne laisse pas indemne.
A la demande générale de Ro, j’ai donc lu cette bd. En me forçant un peu, tant le dessin et les couleurs me semblaient repoussants. Sur la couverture, un gros sticker attire l’attention : « La nouvelle série de l’auteur des 7 vies de l’épervier et des eaux de Mortelune »… Sticker qui nous rappelle que les heures de gloire du scénariste Cothias sont bien loin. Depuis ces deux séries qui ont fait sa renommée, il s’est perdu dans les innombrables et dispensables séries parallèles à celle des 7 vies de l'épervier et dans des titres de seconde zone comme Le Lièvre de Mars… Et heureusement que Bamboo nous rappelle qu’il s’agit d’un « grand » scénariste, parce que si on n’avait pas fait gaffe on en aurait rien su. Car il est difficile de croire, à la lecture de cet album qu’on a affaire à une scénariste avec 20 ans d’expérience… C’est d’un linéaire assez désespérant. Le héros accumule tant les clichés que cela en devient kitsch, les dialogues sont réellement drôles et pitoyables. Chaque personnage essaie à tout moment à faire un bon mot… L'intrigue est complètement poussive et les rebondissements tout à fait invraisemblables… J’ai vu plus de cohérence dans certains Bob et Bobette…
Dès le début, quand le perso principal rencontre la meuf pulpeuse de service qui vient lui proposer une mission spéciale, il sort : « Je peux aussi vous sauter dans la foulée ? »… 40 pages plus loin, ils baisent enfin, comme ça, là dans la foulée… Voilà… C’est le seul fil conducteur solide que j’ai trouvé dans cet album… Un peu mince, me direz-vous… Oui, d’autant qu'une bd de cul n’est intéressante que lorsque le dessin en vaut la peine… Le Bras, lui, a dû se servir d’une poupée gonflable comme modèle de sa bonne femme à poil… Ses pages « érotiques » sont aussi sensuelles qu’une pub pour les Knacki Herta (Enclume’s style). Parlons en du dessin : il évoque celui de Malfin (Golden City)… mais en raté : mise en scène assez plate, erreurs de perspectives, cadrages mal foutus. Les couleurs sont horribles. Preuve s’il en était besoin, que le travail de coloriste est un vrai métier, et un vrai art.
A lire ? Oui, pour rire un bon coup, mais faudrait veiller à ne pas l’acheter, faut pas exagérer… quand on achète une bd à 13 euros, on est en droit d’avoir autre chose qu’une série B de seconde zone. Sauf si évidemment, vous rêviez depuis longtemps d’un croisement entre le côté parfois involontairement comique d’un Largo Winch et la subtilité psychologique et la finesse des dialogues d’un Marc Dorcel… (J’en entends penser : « J’aime bien les deux, ça devrait me plaire… »…)
Je n'aime pas vraiment la science fiction, mais le scénario m'a beaucoup prise et que dire des dessins qui sont vraiment splendides de Patrizio Evangelisti. J'ai hâte de pouvoir lire le deuxième volume où apparaît enfin l'héroïne de la série, et qui sortira fin Mars 2006.
Une note négative pour la distribution de Pavésio, le volume 1 ne se trouve pas facilement.
Une déception pour moi, également. Je dirais même plus, j'ai lu tous les albums de la collection Equinoxe et c'est la première fois que je suis déçu à ce point.
Pourtant, on ne peut pas le nier, on sent très bien que Daphné Collignon avait une réelle volonté de nous présenter un univers original. D'ailleurs, il se dégage, ici, beaucoup de délicatesse et d'intelligence. Malheureusement, on ne s'accroche pas aux personnages principaux et de plus, on ne comprend très bien où va nous conduire ce récit.
Bon, il est clair que le dessin de Collignon est vraiment superbe. Les contrastes de couleurs sont vraiment réussis.
En conclusion, Coelacanthes est un album curieux mais pas vraiment indispensable.
Une série vraiment bien qui n'eut malheureusement que peu de succès à l'époque. Je préfère cependant les premiers albums, que ceux que Godard a fait dans les années 90. Martin Milan est une série intelligente qui se propose de réfléchir sur des thèmes aussi variés que la liberté, la mort ou la peur, sans pour autant délivrer une morale stupide. Les Hommes de la boue est en cela un des meilleurs albums de la série. L'histoire surprend car elle commence comme une affaire policière de corruption partant sur des bases classiques. Cependant, Godard "trompe" le lecteur par la suite car l'action se centre sur une petite île du Pacifique qui attend désespérément l'arrivée d'un mystérieux Dieu-cargo. Le thème de la superstition est alors développé.
Une des plus grandes BD de SF. Mais, il faut bien reconnaître que cette série a quand même considérablement vieilli. Jusqu'aux Spectres d'Inverloch, le scénario tient la route. On peut souligner la qualité de Sur les terres truquées ou Métro Châtelet direction Cassipée. Mais par la suite, on peut noter une lente dégradation des dessins et du scénario. Le comble de cela étant atteint par le dernier album "au bord du grand rien" qui porte d'ailleurs bien son nom.
A mon avis, une des séries les plus drôles de ces 10 dernières années. Alain Ayroles se montre un excellent dialoguiste. Les tribulations d'un loup et d'un renard au XVIIème siècle sont hilarantes. Sur les derniers albums, même si l'effet de surprise ne joue plus, la qualité des dialogues et du dessin reste constant.
Si certains albums des années 60, 70 ne sont pas trop mauvais (ils ont quand même pris un sacré coup de vieux). La série a depuis longtemps sombré dans des stéréotypes, que ce soit au point de vue du dessin ou du scénario.
Un des plus grands westerns de la bande dessinée, juste derrière Blueberry. Cependant, il faut éviter les 5 derniers albums dessinés par Rouge. Les scénarios sont moyens et les dessins moins bons que ceux d'Hermann.
Les 10 premiers sont par contre excellents. Certes, les deux premiers albums sont assez naïfs. Mais, par la suite, Greg écrit une trilogie impressionnante celle des frères Dobbs, où la série atteint des sommets (Red Dust se substituant à la loi pour se venger). Ensuite, les albums sont toujours très bons, mais j'ai une préférence pour l'album Le doigt du Diable qui traite (20 ans avant Impitoyable de Clint Eastwood) de la reconversion d'un tueur à gages en fermier.
Bref, une série à lire qui, plus que Blueberry, s'intéressait au changement d'époque que l'Ouest américain connaissait et au passage progressif à la civilisation.
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Les Tuniques Bleues
Très (trop) longue série de chez Dupuis. Les premiers albums sont plutôt bons. J'ai une petite préférence pour la période Salvérius (notamment Outlaw). Cependant, les premiers albums dessinés par Lambil sont aussi très intéressants, notamment Bronco Benny, El Padre ou Black Face. Mais, à partir du 20ème album, cela devient très inégal, avec quelques bons albums comme Vertes années et quelques désastres comme Baby Blue. Enfin, vers le tome 35, cela devient vraiment dispensable, tant le scénario est lourd et les situations stéréotypées.
Notes pour une histoire de guerre
Première bande dessinée de Gipi, sur le marché français, cette histoire est en tout point exceptionnelle. Une oeuvre forte, violente, comme on en découvre trop peu dans la production BD actuelle. Les dessins de Gipi sont très beaux. Cette évocation de la guerre et de l'adolescence (thème cher à Gipi) est un véritable coup de poing asséné au lecteur. Une lecture qui ne laisse pas indemne.
Le Sceau de l'Ange
A la demande générale de Ro, j’ai donc lu cette bd. En me forçant un peu, tant le dessin et les couleurs me semblaient repoussants. Sur la couverture, un gros sticker attire l’attention : « La nouvelle série de l’auteur des 7 vies de l’épervier et des eaux de Mortelune »… Sticker qui nous rappelle que les heures de gloire du scénariste Cothias sont bien loin. Depuis ces deux séries qui ont fait sa renommée, il s’est perdu dans les innombrables et dispensables séries parallèles à celle des 7 vies de l'épervier et dans des titres de seconde zone comme Le Lièvre de Mars… Et heureusement que Bamboo nous rappelle qu’il s’agit d’un « grand » scénariste, parce que si on n’avait pas fait gaffe on en aurait rien su. Car il est difficile de croire, à la lecture de cet album qu’on a affaire à une scénariste avec 20 ans d’expérience… C’est d’un linéaire assez désespérant. Le héros accumule tant les clichés que cela en devient kitsch, les dialogues sont réellement drôles et pitoyables. Chaque personnage essaie à tout moment à faire un bon mot… L'intrigue est complètement poussive et les rebondissements tout à fait invraisemblables… J’ai vu plus de cohérence dans certains Bob et Bobette… Dès le début, quand le perso principal rencontre la meuf pulpeuse de service qui vient lui proposer une mission spéciale, il sort : « Je peux aussi vous sauter dans la foulée ? »… 40 pages plus loin, ils baisent enfin, comme ça, là dans la foulée… Voilà… C’est le seul fil conducteur solide que j’ai trouvé dans cet album… Un peu mince, me direz-vous… Oui, d’autant qu'une bd de cul n’est intéressante que lorsque le dessin en vaut la peine… Le Bras, lui, a dû se servir d’une poupée gonflable comme modèle de sa bonne femme à poil… Ses pages « érotiques » sont aussi sensuelles qu’une pub pour les Knacki Herta (Enclume’s style). Parlons en du dessin : il évoque celui de Malfin (Golden City)… mais en raté : mise en scène assez plate, erreurs de perspectives, cadrages mal foutus. Les couleurs sont horribles. Preuve s’il en était besoin, que le travail de coloriste est un vrai métier, et un vrai art. A lire ? Oui, pour rire un bon coup, mais faudrait veiller à ne pas l’acheter, faut pas exagérer… quand on achète une bd à 13 euros, on est en droit d’avoir autre chose qu’une série B de seconde zone. Sauf si évidemment, vous rêviez depuis longtemps d’un croisement entre le côté parfois involontairement comique d’un Largo Winch et la subtilité psychologique et la finesse des dialogues d’un Marc Dorcel… (J’en entends penser : « J’aime bien les deux, ça devrait me plaire… »…)
Fourmi Blanche
Je n'aime pas vraiment la science fiction, mais le scénario m'a beaucoup prise et que dire des dessins qui sont vraiment splendides de Patrizio Evangelisti. J'ai hâte de pouvoir lire le deuxième volume où apparaît enfin l'héroïne de la série, et qui sortira fin Mars 2006. Une note négative pour la distribution de Pavésio, le volume 1 ne se trouve pas facilement.
Coelacanthes
Une déception pour moi, également. Je dirais même plus, j'ai lu tous les albums de la collection Equinoxe et c'est la première fois que je suis déçu à ce point. Pourtant, on ne peut pas le nier, on sent très bien que Daphné Collignon avait une réelle volonté de nous présenter un univers original. D'ailleurs, il se dégage, ici, beaucoup de délicatesse et d'intelligence. Malheureusement, on ne s'accroche pas aux personnages principaux et de plus, on ne comprend très bien où va nous conduire ce récit. Bon, il est clair que le dessin de Collignon est vraiment superbe. Les contrastes de couleurs sont vraiment réussis. En conclusion, Coelacanthes est un album curieux mais pas vraiment indispensable.
Martin Milan
Une série vraiment bien qui n'eut malheureusement que peu de succès à l'époque. Je préfère cependant les premiers albums, que ceux que Godard a fait dans les années 90. Martin Milan est une série intelligente qui se propose de réfléchir sur des thèmes aussi variés que la liberté, la mort ou la peur, sans pour autant délivrer une morale stupide. Les Hommes de la boue est en cela un des meilleurs albums de la série. L'histoire surprend car elle commence comme une affaire policière de corruption partant sur des bases classiques. Cependant, Godard "trompe" le lecteur par la suite car l'action se centre sur une petite île du Pacifique qui attend désespérément l'arrivée d'un mystérieux Dieu-cargo. Le thème de la superstition est alors développé.
Valérian
Une des plus grandes BD de SF. Mais, il faut bien reconnaître que cette série a quand même considérablement vieilli. Jusqu'aux Spectres d'Inverloch, le scénario tient la route. On peut souligner la qualité de Sur les terres truquées ou Métro Châtelet direction Cassipée. Mais par la suite, on peut noter une lente dégradation des dessins et du scénario. Le comble de cela étant atteint par le dernier album "au bord du grand rien" qui porte d'ailleurs bien son nom.
De Cape et de Crocs
A mon avis, une des séries les plus drôles de ces 10 dernières années. Alain Ayroles se montre un excellent dialoguiste. Les tribulations d'un loup et d'un renard au XVIIème siècle sont hilarantes. Sur les derniers albums, même si l'effet de surprise ne joue plus, la qualité des dialogues et du dessin reste constant.
Ric Hochet
Si certains albums des années 60, 70 ne sont pas trop mauvais (ils ont quand même pris un sacré coup de vieux). La série a depuis longtemps sombré dans des stéréotypes, que ce soit au point de vue du dessin ou du scénario.
Comanche
Un des plus grands westerns de la bande dessinée, juste derrière Blueberry. Cependant, il faut éviter les 5 derniers albums dessinés par Rouge. Les scénarios sont moyens et les dessins moins bons que ceux d'Hermann. Les 10 premiers sont par contre excellents. Certes, les deux premiers albums sont assez naïfs. Mais, par la suite, Greg écrit une trilogie impressionnante celle des frères Dobbs, où la série atteint des sommets (Red Dust se substituant à la loi pour se venger). Ensuite, les albums sont toujours très bons, mais j'ai une préférence pour l'album Le doigt du Diable qui traite (20 ans avant Impitoyable de Clint Eastwood) de la reconversion d'un tueur à gages en fermier. Bref, une série à lire qui, plus que Blueberry, s'intéressait au changement d'époque que l'Ouest américain connaissait et au passage progressif à la civilisation.