Je ne suis jamais "rentré" dans ce manga. Je n'ai pris aucun plaisir à sa lecture.
Aucun plaisir visuel d'abord avec un graphisme d'un très faible niveau. Les visages sont mal proportionnés, les fronts et bouches sont énormes en comparaison du reste des visages. Le trait n'a aucune rondeur et semble "chaotique", hésitant, bref inesthétique. Les découpages sont ridicules et les décors sont presque inexistants.
Aucun plaisir scénaristique non plus car d'histoire il n'y a point. Il s'agit d'une lycéenne qui prend des photos et qui rencontre des photographes. Et voilà c'est tout, il n'y avait effectivement pas de quoi faire plus d'un tome ! En fait cette absence de scénario et ce manque de clarté dans le découpage me font beaucoup penser un autre ersatz de shojô vide de sens : Jenni. Aucun des personnages n'est sympathique, la passion de la photographie ne passe pas du tout, c'est insipide.
Il faut bien que jeunesse se passe, Mari Okasaki deviendra peut-être une grande mangaka, mais pas avec des oeuvres de ce niveau.
Qu'est-ce que cette BD est moche !
Le trait est d'un niveau très faible, presque minimaliste, les décors se limitent au strict minimum et les couleurs sont hideuses ! Ces tons ternes et hautement improbables semblent tout droit sortis du début des années 70... Qu'est-ce que ça vieillit mal !
Bon l'histoire est une simple vindicte contre le politiquement correct en matière de sexe, comme pouvait l'être le film "les valseuses"... C'est bien mais pas transcendant et plus vraiment d'actualité. L'humour est présent mais j'ai eu du mal à y adhérer, seuls certains passages m'ont fait sourire.
Bref, à ne feuilleter que si votre horloge interne est bloquée sur les 70's.
Même si on ne suit pas le même personnage pendant toute l'histoire, ils m'ont tous touché moi les soldats dessinés et racontés par TARDI.
J'ai apprécié l'aspect bref de chaque tranche de vie, on imagine toute leur vie avant les tranchées et puis on rentre dans l'absurdité de la guerre qui fait que d'un moment à l'autre tout s'arrête, du fait de l'ennemi ou du gradé.
Les liens ténus entre le dessin de TARDI et le sujet me semble parfaitement correspondre.
Vraiment très, très réussie.
Une suite de Big Bill est mort assez intéressante et plutôt bien menée par le duo d'auteurs.
L'histoire est assez triste et rend bien compte de l'atmosphère et de l'ambiance qui régnait dans le sud américain.
On passe un agréable moment lors de la lecture. Par contre, je trouve que le dessin souffre de quelques imprécisions un peu gênantes.
Une bonne surprise pour moi qui n'ai acheté cette série (d'occasion) que par curiosité, car je ne connaissais pas le personnage de Green Arrow et voulais voir à quoi pouvait bien ressembler les histoires d'un super-héros archer.
J'ai mis quelques pages à entrer dans l'histoire, car le début est un peu abscons pour quelqu'un qui n'a pas lu la continuité des publications DC Comics jusqu'à cet épisode marquant le retour du personnage de Green Arrow, en principe décédé plus de 10 ans auparavant. Tous les mystères du début d'histoire s'expliqueront cependant en cours de lecture. Et surtout, le véritable avantage pour le lecteur néophyte comme moi, c'est que le personnage de Green Arrow lui aussi se retrouve plus ou moins amnésique et nous nous verrons donc doucement expliqués avec lui une grande partie des évènements ayant amené à la situation actuelle. Bref, un bon moyen d'entrer dans l'histoire et de découvrir le personnage et son environnement pour quelqu'un qui ne les connait pas déjà (à la condition toutefois de connaître un peu l'univers DC Comics).
Le récit nous met en présence de tous les grands noms de DC. Green Arrow ayant été membre de la Justice League of America, Batman, Superman, et autres grands noms de super-héros font partie des véritables personnages de cette série. Et ici, pas de super-combats contre des super-méchants, mais une intrigue plus en douceur, plus intelligente, mettant en valeur chaque personnage et leur personnalité.
Et justement, la personnalité de ce Green Arrow, que je découvrais, m'a vraiment bien plu. Militant écolo, réactionnaire, farouche opposant du capitalisme, il présente également beaucoup d'humour et d'acidité dans ses paroles. Et de voir cet esprit fort et plein de réparties confronté à une situation où toute sa vie, voire son âme, est remise en question, cela donne lieu à quelques dialogues et séquences qui ne manquent pas de piquant et d'humour. C'est un super-héros humain que je trouve bien attachant.
Le scénario de cette histoire en 2 tomes est bon, voire très bon. Prenant, intelligent, il amène à une fin dont on finit bien par se douter. Il se termine sur une touche un petit peu trop fantastique, voire mystique, jouant sur la toute fin un peu la carte de la facilité, mais cela permet quand même d'avoir une histoire complète de très bonne qualité. En outre, c'est avec un réel plaisir que j'ai découvert l'imbrication entre une partie de ce récit et la toute première histoire de Sandman, personnage que j'adore littéralement.
Le tout est servi par un dessin de style comics de bonne qualité et qui a une certaine personnalité grâce à un encrage que d'aucuns pourrait effectivement trouver un peu trop épais mais qui ne m'a aucunement gêné.
Bref, un dyptique de très bon niveau pour qui aiment l'univers DC et les histoires de super-héros relativement intelligentes sans pour autant nous priver de grand spectacle.
Un jour peut-être, je vais finir par trouver une BD de Baudoin que j'apprécie... mais pour le moment, ce n'est pas gagné.
Déjà, je n'aime absolument pas son dessin et son encrage. Il a ici le style qu'il avait au début des années 80, comme dans Passe le temps et autres albums parus chez Futuropolis. Je trouve ces planches laides, sombres malgré leurs grandes plages de blanc, et un grand nombre de cases difficiles à déchiffrer et surtout impossible pour moi à apprécier.
Quant à l'histoire... J'aurais bien du mal à la résumer tant j'ai mis de pages avant d'y trouver un quelconque petit suivi. J'ai vraiment l'impression d'une narration qui "se la joue", avec des sauts temporels et géographiques permanents : 2-3 cases à Nice qui se révèleront plus tard montrer les personnages vraiment principaux, puis 1 case à Paris avec quelqu'un qu'on verra une seule fois, puis 1 autre où on regarde ce qu'il se passe à Beyrouth pendant ce temps-là, tiens, puis 2-3 cases pour raconter une histoire vaguement liée à un proche de l'héroïne, puis un passage à Naples avec une chanson, puis on revient à Nice avec des gens qui parlent de l'héroïne, puis on ressaute à Kaboul histoire de voir... histoire de voir que le monde tourne sans se soucier du récit de cette BD, et ça tombe bien, moi non plus, je n'ai pas réussi à m'en soucier, de ce récit. Narration d'une confusion qui semble voulue, personnages antipathiques tant ils me semblent distants, histoire qui se veut pleine d'émotion intelligente et de fins sentiments mais qui reste pour moi un imbroglio de scènes présentées de manière intello et sans suivi. En fin de lecture, je suis bien incapable de dire ce qui a vraiment été raconté et pour quel interêt pour le lecteur.
Je ne supporte pas ce genre de récit et ce type de narration, et comme le dessin n'arrange rien à mes yeux, je n'aime pas cette BD.
Série sympa de Larcenet décrivant un agent du FBI, totalement stupide, franchement patriote et républicain. Larcenet semble prendre un réel plaisir à parodier un agent du FBI aux méthodes brutales, en y ajoutant une bonne dose d'anti-américanisme.
Des histoires courtes qui font souvent mouche et sont plutôt drôles.
Ma série culte, tout simplement. Ayant découvert les quatre premiers tomes dans l'armoire à BDs de mon foyer estudiantin, je me hâtai de commander le reste de la série chez mon libraire préféré...
C'est bien, c'est très sympa au niveau dessin (et Thorn est vraiment jolie !) et les Bone sont tout à fait sympathiques (mis à part Phoney Bone, mais là c'est scénaristique). Je me suis très attaché aux différents personnages et je suis tout à fait rentré dans l'histoire, sur laquelle je ne révèlerai rien pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture.
Un incontournable de la BD américaine "hors-comics" (soit dit sans aucun sens péjoratif). Mon coup de coeur de l'année, décidément (c'est vrai, quoi, on investit pas à la légère dans une série de 11 tomes !). Largement une de mes séries préférées.
A ce qu'il paraîtrait, un film d'animation serait prévu, supervisé par l'auteur himself. Sinon, pour ceux qui aiment ça, signalons l'existence de jeux vidéos d'aventure téléchargeables sur internet (contre rétribution, hélas !). A surveiller, quand même.
Ah, oui, ma nouvelle phrase-culte :
"Stupides, stupides rats-garous !"
Je ne sais plus trop par quel hasard je suis tombé sur Lincoln, mais comme d’habitude il fait pas trop mal les choses et j’ai vraiment été bluffé par cette bd.
J’adore ce personnage d’un cynisme profond doublé d’un pessimisme sans borne pour la nature humaine et qui se retrouve à devoir œuvrer pour améliorer le sort de son prochain un peu (mais finalement pas complètement) malgré lui.
Le personnage de Dieu, un tantinet désabusé mais profondément confiant en la nature humaine et particulièrement celle de Lincoln, est aussi énorme. Cette image de vieux bonhomme dynamique, qui a besoin d’un autre pour faire face à ses contradictions dans les règles qu’il a édictées et rétablir parfois l’équilibre est très attachante.
Le diable est dé diabolisé (paradoxalement) et donne parfois l’impression d’un sale gamin qui cherche simplement à faire faire aux autres des conneries plus grosses que lui.
Le trait de Jérôme Jouvray et la colorisation colle bien à l’ambiance des personnages avec des cases légères et très expressives. Scénaristiquement, j’ai bien accroché avec les quatre tomes. Les sujets ne sont jamais trop lourds et chaque histoire nous amène souvent aux rires sur des sujets qui à la base ne le ferait pas forcement.
Le mélange de cynisme et mauvaise foi de Lincoln avec un zeste de cette petite voix tentatrice du diable allié à ce vieux bonhomme bienveillant et manipulateur qu’est Dieu fonctionne à merveille.
Cette BD est plus érotique que pornographique et j'ai surtout trouvé qu'elle était d'un humour ravageur. Pas d'un humour au premier degré, mais d'un humour de parodie. En effet cette oeuvre m'a en permanence fait penser à un roman photo. Cela en raison des positions des personnages, toujours en décalage avec l'action, comme figés dans d'invraisemblables positions. Par la qualité des graphismes également, qui, bien qu'en noir en blanc (enfin brun foncé et blanc), sont plus proches de la photographie que du dessin. Et surtout par les dialogues et textes off qui donnent une préciosité propre au roman photo. Cela agrémenté d'aventures de série B et d'érotisme donne un mélange que j'ai trouvé amusant et distrayant.
Un bémol tout de même : le découpage est parfois étrange et l'ordre de lecture des textes n'est pas toujours clair.
Une bonne BD érotique au final qui vous fera sans doute beaucoup rire par sa désuétude et son coté châtié et décalé.
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Déclic amoureux
Je ne suis jamais "rentré" dans ce manga. Je n'ai pris aucun plaisir à sa lecture. Aucun plaisir visuel d'abord avec un graphisme d'un très faible niveau. Les visages sont mal proportionnés, les fronts et bouches sont énormes en comparaison du reste des visages. Le trait n'a aucune rondeur et semble "chaotique", hésitant, bref inesthétique. Les découpages sont ridicules et les décors sont presque inexistants. Aucun plaisir scénaristique non plus car d'histoire il n'y a point. Il s'agit d'une lycéenne qui prend des photos et qui rencontre des photographes. Et voilà c'est tout, il n'y avait effectivement pas de quoi faire plus d'un tome ! En fait cette absence de scénario et ce manque de clarté dans le découpage me font beaucoup penser un autre ersatz de shojô vide de sens : Jenni. Aucun des personnages n'est sympathique, la passion de la photographie ne passe pas du tout, c'est insipide. Il faut bien que jeunesse se passe, Mari Okasaki deviendra peut-être une grande mangaka, mais pas avec des oeuvres de ce niveau.
Les sextraordinaires aventures de Zizi et Peter Panpan
Qu'est-ce que cette BD est moche ! Le trait est d'un niveau très faible, presque minimaliste, les décors se limitent au strict minimum et les couleurs sont hideuses ! Ces tons ternes et hautement improbables semblent tout droit sortis du début des années 70... Qu'est-ce que ça vieillit mal ! Bon l'histoire est une simple vindicte contre le politiquement correct en matière de sexe, comme pouvait l'être le film "les valseuses"... C'est bien mais pas transcendant et plus vraiment d'actualité. L'humour est présent mais j'ai eu du mal à y adhérer, seuls certains passages m'ont fait sourire. Bref, à ne feuilleter que si votre horloge interne est bloquée sur les 70's.
C'était la guerre des tranchées
Même si on ne suit pas le même personnage pendant toute l'histoire, ils m'ont tous touché moi les soldats dessinés et racontés par TARDI. J'ai apprécié l'aspect bref de chaque tranche de vie, on imagine toute leur vie avant les tranchées et puis on rentre dans l'absurdité de la guerre qui fait que d'un moment à l'autre tout s'arrête, du fait de l'ennemi ou du gradé. Les liens ténus entre le dessin de TARDI et le sujet me semble parfaitement correspondre. Vraiment très, très réussie.
Un Paradis distant
Une suite de Big Bill est mort assez intéressante et plutôt bien menée par le duo d'auteurs. L'histoire est assez triste et rend bien compte de l'atmosphère et de l'ambiance qui régnait dans le sud américain. On passe un agréable moment lors de la lecture. Par contre, je trouve que le dessin souffre de quelques imprécisions un peu gênantes.
Green Arrow
Une bonne surprise pour moi qui n'ai acheté cette série (d'occasion) que par curiosité, car je ne connaissais pas le personnage de Green Arrow et voulais voir à quoi pouvait bien ressembler les histoires d'un super-héros archer. J'ai mis quelques pages à entrer dans l'histoire, car le début est un peu abscons pour quelqu'un qui n'a pas lu la continuité des publications DC Comics jusqu'à cet épisode marquant le retour du personnage de Green Arrow, en principe décédé plus de 10 ans auparavant. Tous les mystères du début d'histoire s'expliqueront cependant en cours de lecture. Et surtout, le véritable avantage pour le lecteur néophyte comme moi, c'est que le personnage de Green Arrow lui aussi se retrouve plus ou moins amnésique et nous nous verrons donc doucement expliqués avec lui une grande partie des évènements ayant amené à la situation actuelle. Bref, un bon moyen d'entrer dans l'histoire et de découvrir le personnage et son environnement pour quelqu'un qui ne les connait pas déjà (à la condition toutefois de connaître un peu l'univers DC Comics). Le récit nous met en présence de tous les grands noms de DC. Green Arrow ayant été membre de la Justice League of America, Batman, Superman, et autres grands noms de super-héros font partie des véritables personnages de cette série. Et ici, pas de super-combats contre des super-méchants, mais une intrigue plus en douceur, plus intelligente, mettant en valeur chaque personnage et leur personnalité. Et justement, la personnalité de ce Green Arrow, que je découvrais, m'a vraiment bien plu. Militant écolo, réactionnaire, farouche opposant du capitalisme, il présente également beaucoup d'humour et d'acidité dans ses paroles. Et de voir cet esprit fort et plein de réparties confronté à une situation où toute sa vie, voire son âme, est remise en question, cela donne lieu à quelques dialogues et séquences qui ne manquent pas de piquant et d'humour. C'est un super-héros humain que je trouve bien attachant. Le scénario de cette histoire en 2 tomes est bon, voire très bon. Prenant, intelligent, il amène à une fin dont on finit bien par se douter. Il se termine sur une touche un petit peu trop fantastique, voire mystique, jouant sur la toute fin un peu la carte de la facilité, mais cela permet quand même d'avoir une histoire complète de très bonne qualité. En outre, c'est avec un réel plaisir que j'ai découvert l'imbrication entre une partie de ce récit et la toute première histoire de Sandman, personnage que j'adore littéralement. Le tout est servi par un dessin de style comics de bonne qualité et qui a une certaine personnalité grâce à un encrage que d'aucuns pourrait effectivement trouver un peu trop épais mais qui ne m'a aucunement gêné. Bref, un dyptique de très bon niveau pour qui aiment l'univers DC et les histoires de super-héros relativement intelligentes sans pour autant nous priver de grand spectacle.
Un flip coca !
Un jour peut-être, je vais finir par trouver une BD de Baudoin que j'apprécie... mais pour le moment, ce n'est pas gagné. Déjà, je n'aime absolument pas son dessin et son encrage. Il a ici le style qu'il avait au début des années 80, comme dans Passe le temps et autres albums parus chez Futuropolis. Je trouve ces planches laides, sombres malgré leurs grandes plages de blanc, et un grand nombre de cases difficiles à déchiffrer et surtout impossible pour moi à apprécier. Quant à l'histoire... J'aurais bien du mal à la résumer tant j'ai mis de pages avant d'y trouver un quelconque petit suivi. J'ai vraiment l'impression d'une narration qui "se la joue", avec des sauts temporels et géographiques permanents : 2-3 cases à Nice qui se révèleront plus tard montrer les personnages vraiment principaux, puis 1 case à Paris avec quelqu'un qu'on verra une seule fois, puis 1 autre où on regarde ce qu'il se passe à Beyrouth pendant ce temps-là, tiens, puis 2-3 cases pour raconter une histoire vaguement liée à un proche de l'héroïne, puis un passage à Naples avec une chanson, puis on revient à Nice avec des gens qui parlent de l'héroïne, puis on ressaute à Kaboul histoire de voir... histoire de voir que le monde tourne sans se soucier du récit de cette BD, et ça tombe bien, moi non plus, je n'ai pas réussi à m'en soucier, de ce récit. Narration d'une confusion qui semble voulue, personnages antipathiques tant ils me semblent distants, histoire qui se veut pleine d'émotion intelligente et de fins sentiments mais qui reste pour moi un imbroglio de scènes présentées de manière intello et sans suivi. En fin de lecture, je suis bien incapable de dire ce qui a vraiment été raconté et pour quel interêt pour le lecteur. Je ne supporte pas ce genre de récit et ce type de narration, et comme le dessin n'arrange rien à mes yeux, je n'aime pas cette BD.
Bill Baroud
Série sympa de Larcenet décrivant un agent du FBI, totalement stupide, franchement patriote et républicain. Larcenet semble prendre un réel plaisir à parodier un agent du FBI aux méthodes brutales, en y ajoutant une bonne dose d'anti-américanisme. Des histoires courtes qui font souvent mouche et sont plutôt drôles.
Bone
Ma série culte, tout simplement. Ayant découvert les quatre premiers tomes dans l'armoire à BDs de mon foyer estudiantin, je me hâtai de commander le reste de la série chez mon libraire préféré... C'est bien, c'est très sympa au niveau dessin (et Thorn est vraiment jolie !) et les Bone sont tout à fait sympathiques (mis à part Phoney Bone, mais là c'est scénaristique). Je me suis très attaché aux différents personnages et je suis tout à fait rentré dans l'histoire, sur laquelle je ne révèlerai rien pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture. Un incontournable de la BD américaine "hors-comics" (soit dit sans aucun sens péjoratif). Mon coup de coeur de l'année, décidément (c'est vrai, quoi, on investit pas à la légère dans une série de 11 tomes !). Largement une de mes séries préférées. A ce qu'il paraîtrait, un film d'animation serait prévu, supervisé par l'auteur himself. Sinon, pour ceux qui aiment ça, signalons l'existence de jeux vidéos d'aventure téléchargeables sur internet (contre rétribution, hélas !). A surveiller, quand même. Ah, oui, ma nouvelle phrase-culte : "Stupides, stupides rats-garous !"
Lincoln
Je ne sais plus trop par quel hasard je suis tombé sur Lincoln, mais comme d’habitude il fait pas trop mal les choses et j’ai vraiment été bluffé par cette bd. J’adore ce personnage d’un cynisme profond doublé d’un pessimisme sans borne pour la nature humaine et qui se retrouve à devoir œuvrer pour améliorer le sort de son prochain un peu (mais finalement pas complètement) malgré lui. Le personnage de Dieu, un tantinet désabusé mais profondément confiant en la nature humaine et particulièrement celle de Lincoln, est aussi énorme. Cette image de vieux bonhomme dynamique, qui a besoin d’un autre pour faire face à ses contradictions dans les règles qu’il a édictées et rétablir parfois l’équilibre est très attachante. Le diable est dé diabolisé (paradoxalement) et donne parfois l’impression d’un sale gamin qui cherche simplement à faire faire aux autres des conneries plus grosses que lui. Le trait de Jérôme Jouvray et la colorisation colle bien à l’ambiance des personnages avec des cases légères et très expressives. Scénaristiquement, j’ai bien accroché avec les quatre tomes. Les sujets ne sont jamais trop lourds et chaque histoire nous amène souvent aux rires sur des sujets qui à la base ne le ferait pas forcement. Le mélange de cynisme et mauvaise foi de Lincoln avec un zeste de cette petite voix tentatrice du diable allié à ce vieux bonhomme bienveillant et manipulateur qu’est Dieu fonctionne à merveille.
Les Perles de l'Amour
Cette BD est plus érotique que pornographique et j'ai surtout trouvé qu'elle était d'un humour ravageur. Pas d'un humour au premier degré, mais d'un humour de parodie. En effet cette oeuvre m'a en permanence fait penser à un roman photo. Cela en raison des positions des personnages, toujours en décalage avec l'action, comme figés dans d'invraisemblables positions. Par la qualité des graphismes également, qui, bien qu'en noir en blanc (enfin brun foncé et blanc), sont plus proches de la photographie que du dessin. Et surtout par les dialogues et textes off qui donnent une préciosité propre au roman photo. Cela agrémenté d'aventures de série B et d'érotisme donne un mélange que j'ai trouvé amusant et distrayant. Un bémol tout de même : le découpage est parfois étrange et l'ordre de lecture des textes n'est pas toujours clair. Une bonne BD érotique au final qui vous fera sans doute beaucoup rire par sa désuétude et son coté châtié et décalé.