Vous voulez rire ? Alors pas d’hésitation, cette bd est pour vous.
On y trouve vraiment de tout. De l’aventure avec les voyages dans le temps, de l’action avec des transformations physiques, du suspens avec la question fatidique : quelle arme utilise Henriette pour détruire la terre, de l’amour avec la rencontre de magnifiques créatures du passé.
Mais aussi cette histoire, qui est bien écrit cela dit en passant, me semble avoir de nombreuses similitudes avec la formidable série qu’est Valérian du talentueux Mézières.
Alors oser comparer ces deux séries qui n’ont, c’est vrai, absolument rien à voir au niveau du dessin, peut paraître grotesque à première vue, mais c’est bien cela qu’il s’agit, il ne faut pas s’arrêter à la première lecture, il faut être attentif aux détails, et là, vous verrez tout comme moi, que vous avez entre les mains un véritable petit chef-d’œuvre qui ne demande qu’à prendre de la bouteille.
Pour finir, l’éditeur qui ne paraît pas être radin, offre en fin d’album un cahier de dessins de 25 pages contenant des croquis, des dessins inédits et un entretien avec l’auteur Michel Achard.
Plus qu’un coup de coeur, c’est un must du rire.
Alors là, j'ai vraiment été séduit!
Cette BD a certes certains (petits défauts) de jeunesse, notamment, comme l'a mentionné Ro, un trait parfois approximatif dans le traitement des visages.
Mais, pour moi, ces légers travers ne sont rien à côté du talent de l'auteur, que je trouve remarquable et très prometteur. Enfin une BD de combat aérien pleine de vie, traitée avec une vision très cinématographique dans sa mise en cases, servies par des couleurs riches et innovantes. J'ai également énormément apprécié le fait que l'auteur, visiblement un grand connaisseur des vieux coucous, ne fasse pas de son oeuvre un traité d'expertise, et que la connaissance reste toujours au second plan par rapport à l'action.
Même si cela reste encore embryonnaire ici, il y a également, me semble-t-il, un bon rendement des émotions (je suis resté scotché plusieurs minutes sur le regard plein de tristesse/mélancolie que lance l'as allemand à l'Américain qui vient de l'abattre) et le scénario est somme toute bien conçu, avec un beau tour de force en bouclant la boucle sur la dernière historiette.
J'espère que l'auteur produira d'autres bijoux du même acabit, et sur des thèmes similaires. Buck Danny et sa poussière viennent de prendre une grosse, grosse baffe !
Cet album présente 5 courts récits du quotidien en apparence ordinaires mais ayant tous un petit décalage vis-à-vis de la "normalité", créant ainsi un sentiment d'étrangeté et de malaise. Le noeud des scénarios est minimaliste et tout est dans les situations, le but étant de fabriquer du bizarre et de créer des sentiments plutôt que de raconter une histoire ou de faire réfléchir. Une démarche très "artistique", qui s'explique sans doute par le fait que Koren Shadmi est un peintre/illustrateur flirtant avec la BD (voir par exemple la superbe couverture). Cet album n'aurait pas détonné dans Métal Hurlant, mais il nous arrive malheureusement avec une génération de retard. A noter qu'on peut télécharger gratuitement trois histoires courtes (dont une des 5 histoires de la BD) sur le site internet de l'auteur: www.korenshadmi.com
La guerre n'est pas qu'une série de batailles décisives qui font l'histoire et les soldats qui y participent ne sont pas tous des héros se battant pour un idéal. La plupart du temps, pour un soldat, elle se résume à des mouvements de troupe, au nouveau logement, à la nourriture qu'il faut trouver, au courrier qu'on attend avec impatience, aux discussions pour tuer le temps, au désir de s'en sortir à moindre frais. "Aller simple" est du même tonneau que La guerre d'Alan : un récit basé sur les mémoires d'un ancien combattant Italien qui n'a jamais tué personne pendant sa drôle de guerre, servi par de beaux dessins aux très belles couleurs ocres en bichromie. Piero Macola prouve avec cet album qu'il est un conteur hors pair, maîtrisant parfaitement le rythme du récit et capable de faire passer des ambiances et des sentiments subtils. Un auteur avec qui il faudra compter.
Qu'est-ce que la dépression ? Comment la représenter en BD ? Sur les traces de David B. qui donnait à la maladie de son frère les traits d'un serpent à pattes, Capucine représente la dépression de Marilou sous forme d'un monstre possesseur et envahissant, l'empêchant de vivre sa vie. Mais qui est ce monstre ? Il est tantôt extérieur, tantôt intérieur ; tantôt indispensable et tantôt menaçant, tantôt familier et tantôt étranger. Parfois le monstre disparaît et c'est Marilou qui se voit elle-même comme un monstre, exprimant ainsi son mal-être. Capucine et Olivier Ka explorent dans le Philibert de Marilou certains recoins de l'âme humaine. Ce n'est pas très joli, mais c'est admirablement bien raconté et dessiné.
Avis sur le tome 1 : 3/5
Ingmar est un viking pleutre, fainéant, et utilisant plus son cerveau que ses muscles. Il doit se mesurer à son frère, qui est tout son contraire, pour déterminer qui héritera du statut de chef. Cet album m'a tout de suite fait penser à Lincoln, dont il est assez proche dans le ton (en moins iconoclaste), dans les dessins, et avec qui Ingmar a pas mal de traits de personnalités en commun. Les situations sont drôles et s'enchaînent bien, quoiqu'on ne sache pas toujours dans quelle direction le scénario se développe. Bref, j'ai trouvé ce premier album réussi, bien que parfois un peu superficiel et décousu. J'attends le tome suivant pour voir où tout cela nous mènera.
Avis sur le tome 2 : 1/5
L'intérêt du premier tome tenait dans la confrontation entre Ingmar, un petit Viking peureux et son frère représentant le prototype du Viking fort, courageux et bête. Dans ce deuxième tome, Ingmar s'égare avec une donzelle qui assassine sa duègne sans raison ni aucun remord. Les deux tourterelles s'égarent dans un village terrorisé par un marabout Africain qui a eu un parcours à la mord-moi-le-noeud. Sur le point d'être lynché, celui-ci sauve le village avec les rites vaudun qu'il a apris dans le désert (après avoir été vendu comme esclave à Bassora et avoir égorgé son maître, et avant d'être vendu comme esclave à Verdun et de tuer son maître Romain). L'humour (sur la religion, l'homosexualité, l'ignorance des paysans) devient lourd. L'histoire est rocambolesque, tirée par les cheveux, et malgré tout sans surprise. Séparé de ses frères Viking, le personnage d'Ingmar perd tout intérêt. Les dessins n'arrivent pas à faire oublier la pauvreté du scénario ni à empêcher le naufrage de l'album. Je n'achèterai pas la suite.
Je l’avoue, même si la beauté du trait m'a poussé à l'achat de cette série, j'ai eu énormément de mal à la terminer.
J'ai trouvé le scénario trop confus. L'auteur use et abuse du système de narration Présent / Flash-back qui alourdi la lecture, si bien que l'on est obligé de retourner souvent 3 ou 4 pages en arrière pour bien comprendre le fil de l'histoire. La lenteur du récit et l'aspect figé des personnages plombent encore plus la lecture de l’œuvre, j'ai même eu parfois l'impression d'être enlisé. Je n'ai rien contre les rythmes lents, ils ne sont pas forcement synonyme d'ennui profond (pour preuve j'adore le cinéma iranien) et permettent bien souvent de laisser un temps de réflexion au lecteur, mais là, conjugué à une narration un peu compliquée, ça devient pénible.
Pourtant, j'étais parti sur de bonne disposition. J'ai été charmé par ce dessin magnifique, admirablement complété par une très belle mise en couleur directe. L'idée de suivre trois générations de femme pendant la décolonisation de l'Inde était bonne et originale. L’excellente réalisation technique de l’œuvre fait que je ne peux pas décemment mettre moins de 2/5 (ça serait trop injuste).
C'est vrai que c'est mignon tout plein Yakari !
J'aime bien son coté un peu écolo et gentillet. Je sais pas vous mais, quand j'étais gamin je rêvais de pouvoir parler aux animaux.
C'est un peu moralisateur mais bon, on ne va pas mettre un Torpedo dans les mains de nos enfants tout de même.
Le dessin est très agréable, pas formidable non plus, mais il convient bien au propos.
C'est donc une sympathique série jeunesse à offrir à vos enfants, et à lire si vous avez le temps.
Gunnm est un assez bon manga. L'histoire d'un androïde de combat dans un univers post apocalyptique n'est pas inintéressante et les graphismes sont très riches, très fouillés avec beaucoup de minutie dans les détails. Du beau travail, encore relevé par un découpage très dynamique qui sied à merveille aux très (trop?) nombreuses scènes de bagarre.
En revanche l'univers très pessimiste, glauque et sanguinolent de cette oeuvre est à déconseiller aux âmes sensibles. Cerveaux et boyaux s'étalent en pleines pages tout au long de cette oeuvre. Cela m'a d'ailleurs souvent fait penser aux Idées Noires de Franquin, l'humour en moins. C'est là ce qui m'a quelque peu déçu dans cette oeuvre : du gore, du pessimisme sur la nature humaine, beaucoup de baston mais aucun humour et parfois aussi une impression que le scénario à été mis de coté pour offrir plus de combats... J'ajoute à cela que bon nombre de passages ne m'ont pas parus crédibles physiologiquement et que j'ai eu parfois un peu de mal à "rentrer dans l'histoire" à cause de cela (notamment le fait de considérer que la vie d'un être humain se résume à un cerveau à peu près entier même non alimenté en air et oxygène- ED arrive même à parler avec un bout de cerveau en moins !!!-)
J'ai lu la version manga originale, je ne sais pas ce que vaut la ré-édition mais j'ai trouvé la fin très... surprenante tant elle est en désaccord avec le reste de la série. En effet, sans révéler la fin et vous gâcher le plaisir, je peux quand même dire que le dénouement poético-mystique emprunt d'un optimisme échevelé est en totale contradiction avec tout ce qui précède.
Le premier tome du Monde de Lucie place les bases de l'histoire avec une certaine réussite.
Le scénario nous plonge dans l'univers de la parapsychologie.
Le destin de cette gamine est vraiment intrigant et je suis impatient de connaître la suite.
Au niveau du dessin, celui de Kris est bien foutu, Son trait me rappelle celui de Servain (L'histoire de Siloë).
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Les Z'aventures du Prince Nunki
Vous voulez rire ? Alors pas d’hésitation, cette bd est pour vous. On y trouve vraiment de tout. De l’aventure avec les voyages dans le temps, de l’action avec des transformations physiques, du suspens avec la question fatidique : quelle arme utilise Henriette pour détruire la terre, de l’amour avec la rencontre de magnifiques créatures du passé. Mais aussi cette histoire, qui est bien écrit cela dit en passant, me semble avoir de nombreuses similitudes avec la formidable série qu’est Valérian du talentueux Mézières. Alors oser comparer ces deux séries qui n’ont, c’est vrai, absolument rien à voir au niveau du dessin, peut paraître grotesque à première vue, mais c’est bien cela qu’il s’agit, il ne faut pas s’arrêter à la première lecture, il faut être attentif aux détails, et là, vous verrez tout comme moi, que vous avez entre les mains un véritable petit chef-d’œuvre qui ne demande qu’à prendre de la bouteille. Pour finir, l’éditeur qui ne paraît pas être radin, offre en fin d’album un cahier de dessins de 25 pages contenant des croquis, des dessins inédits et un entretien avec l’auteur Michel Achard. Plus qu’un coup de coeur, c’est un must du rire.
Le Dernier Envol
Alors là, j'ai vraiment été séduit! Cette BD a certes certains (petits défauts) de jeunesse, notamment, comme l'a mentionné Ro, un trait parfois approximatif dans le traitement des visages. Mais, pour moi, ces légers travers ne sont rien à côté du talent de l'auteur, que je trouve remarquable et très prometteur. Enfin une BD de combat aérien pleine de vie, traitée avec une vision très cinématographique dans sa mise en cases, servies par des couleurs riches et innovantes. J'ai également énormément apprécié le fait que l'auteur, visiblement un grand connaisseur des vieux coucous, ne fasse pas de son oeuvre un traité d'expertise, et que la connaissance reste toujours au second plan par rapport à l'action. Même si cela reste encore embryonnaire ici, il y a également, me semble-t-il, un bon rendement des émotions (je suis resté scotché plusieurs minutes sur le regard plein de tristesse/mélancolie que lance l'as allemand à l'Américain qui vient de l'abattre) et le scénario est somme toute bien conçu, avec un beau tour de force en bouclant la boucle sur la dernière historiette. J'espère que l'auteur produira d'autres bijoux du même acabit, et sur des thèmes similaires. Buck Danny et sa poussière viennent de prendre une grosse, grosse baffe !
Cours intérieures
Cet album présente 5 courts récits du quotidien en apparence ordinaires mais ayant tous un petit décalage vis-à-vis de la "normalité", créant ainsi un sentiment d'étrangeté et de malaise. Le noeud des scénarios est minimaliste et tout est dans les situations, le but étant de fabriquer du bizarre et de créer des sentiments plutôt que de raconter une histoire ou de faire réfléchir. Une démarche très "artistique", qui s'explique sans doute par le fait que Koren Shadmi est un peintre/illustrateur flirtant avec la BD (voir par exemple la superbe couverture). Cet album n'aurait pas détonné dans Métal Hurlant, mais il nous arrive malheureusement avec une génération de retard. A noter qu'on peut télécharger gratuitement trois histoires courtes (dont une des 5 histoires de la BD) sur le site internet de l'auteur: www.korenshadmi.com
Aller simple
La guerre n'est pas qu'une série de batailles décisives qui font l'histoire et les soldats qui y participent ne sont pas tous des héros se battant pour un idéal. La plupart du temps, pour un soldat, elle se résume à des mouvements de troupe, au nouveau logement, à la nourriture qu'il faut trouver, au courrier qu'on attend avec impatience, aux discussions pour tuer le temps, au désir de s'en sortir à moindre frais. "Aller simple" est du même tonneau que La guerre d'Alan : un récit basé sur les mémoires d'un ancien combattant Italien qui n'a jamais tué personne pendant sa drôle de guerre, servi par de beaux dessins aux très belles couleurs ocres en bichromie. Piero Macola prouve avec cet album qu'il est un conteur hors pair, maîtrisant parfaitement le rythme du récit et capable de faire passer des ambiances et des sentiments subtils. Un auteur avec qui il faudra compter.
Le Philibert de Marilou
Qu'est-ce que la dépression ? Comment la représenter en BD ? Sur les traces de David B. qui donnait à la maladie de son frère les traits d'un serpent à pattes, Capucine représente la dépression de Marilou sous forme d'un monstre possesseur et envahissant, l'empêchant de vivre sa vie. Mais qui est ce monstre ? Il est tantôt extérieur, tantôt intérieur ; tantôt indispensable et tantôt menaçant, tantôt familier et tantôt étranger. Parfois le monstre disparaît et c'est Marilou qui se voit elle-même comme un monstre, exprimant ainsi son mal-être. Capucine et Olivier Ka explorent dans le Philibert de Marilou certains recoins de l'âme humaine. Ce n'est pas très joli, mais c'est admirablement bien raconté et dessiné.
Ingmar
Avis sur le tome 1 : 3/5 Ingmar est un viking pleutre, fainéant, et utilisant plus son cerveau que ses muscles. Il doit se mesurer à son frère, qui est tout son contraire, pour déterminer qui héritera du statut de chef. Cet album m'a tout de suite fait penser à Lincoln, dont il est assez proche dans le ton (en moins iconoclaste), dans les dessins, et avec qui Ingmar a pas mal de traits de personnalités en commun. Les situations sont drôles et s'enchaînent bien, quoiqu'on ne sache pas toujours dans quelle direction le scénario se développe. Bref, j'ai trouvé ce premier album réussi, bien que parfois un peu superficiel et décousu. J'attends le tome suivant pour voir où tout cela nous mènera. Avis sur le tome 2 : 1/5 L'intérêt du premier tome tenait dans la confrontation entre Ingmar, un petit Viking peureux et son frère représentant le prototype du Viking fort, courageux et bête. Dans ce deuxième tome, Ingmar s'égare avec une donzelle qui assassine sa duègne sans raison ni aucun remord. Les deux tourterelles s'égarent dans un village terrorisé par un marabout Africain qui a eu un parcours à la mord-moi-le-noeud. Sur le point d'être lynché, celui-ci sauve le village avec les rites vaudun qu'il a apris dans le désert (après avoir été vendu comme esclave à Bassora et avoir égorgé son maître, et avant d'être vendu comme esclave à Verdun et de tuer son maître Romain). L'humour (sur la religion, l'homosexualité, l'ignorance des paysans) devient lourd. L'histoire est rocambolesque, tirée par les cheveux, et malgré tout sans surprise. Séparé de ses frères Viking, le personnage d'Ingmar perd tout intérêt. Les dessins n'arrivent pas à faire oublier la pauvreté du scénario ni à empêcher le naufrage de l'album. Je n'achèterai pas la suite.
India Dreams
Je l’avoue, même si la beauté du trait m'a poussé à l'achat de cette série, j'ai eu énormément de mal à la terminer. J'ai trouvé le scénario trop confus. L'auteur use et abuse du système de narration Présent / Flash-back qui alourdi la lecture, si bien que l'on est obligé de retourner souvent 3 ou 4 pages en arrière pour bien comprendre le fil de l'histoire. La lenteur du récit et l'aspect figé des personnages plombent encore plus la lecture de l’œuvre, j'ai même eu parfois l'impression d'être enlisé. Je n'ai rien contre les rythmes lents, ils ne sont pas forcement synonyme d'ennui profond (pour preuve j'adore le cinéma iranien) et permettent bien souvent de laisser un temps de réflexion au lecteur, mais là, conjugué à une narration un peu compliquée, ça devient pénible. Pourtant, j'étais parti sur de bonne disposition. J'ai été charmé par ce dessin magnifique, admirablement complété par une très belle mise en couleur directe. L'idée de suivre trois générations de femme pendant la décolonisation de l'Inde était bonne et originale. L’excellente réalisation technique de l’œuvre fait que je ne peux pas décemment mettre moins de 2/5 (ça serait trop injuste).
Yakari
C'est vrai que c'est mignon tout plein Yakari ! J'aime bien son coté un peu écolo et gentillet. Je sais pas vous mais, quand j'étais gamin je rêvais de pouvoir parler aux animaux. C'est un peu moralisateur mais bon, on ne va pas mettre un Torpedo dans les mains de nos enfants tout de même. Le dessin est très agréable, pas formidable non plus, mais il convient bien au propos. C'est donc une sympathique série jeunesse à offrir à vos enfants, et à lire si vous avez le temps.
Gunnm
Gunnm est un assez bon manga. L'histoire d'un androïde de combat dans un univers post apocalyptique n'est pas inintéressante et les graphismes sont très riches, très fouillés avec beaucoup de minutie dans les détails. Du beau travail, encore relevé par un découpage très dynamique qui sied à merveille aux très (trop?) nombreuses scènes de bagarre. En revanche l'univers très pessimiste, glauque et sanguinolent de cette oeuvre est à déconseiller aux âmes sensibles. Cerveaux et boyaux s'étalent en pleines pages tout au long de cette oeuvre. Cela m'a d'ailleurs souvent fait penser aux Idées Noires de Franquin, l'humour en moins. C'est là ce qui m'a quelque peu déçu dans cette oeuvre : du gore, du pessimisme sur la nature humaine, beaucoup de baston mais aucun humour et parfois aussi une impression que le scénario à été mis de coté pour offrir plus de combats... J'ajoute à cela que bon nombre de passages ne m'ont pas parus crédibles physiologiquement et que j'ai eu parfois un peu de mal à "rentrer dans l'histoire" à cause de cela (notamment le fait de considérer que la vie d'un être humain se résume à un cerveau à peu près entier même non alimenté en air et oxygène- ED arrive même à parler avec un bout de cerveau en moins !!!-) J'ai lu la version manga originale, je ne sais pas ce que vaut la ré-édition mais j'ai trouvé la fin très... surprenante tant elle est en désaccord avec le reste de la série. En effet, sans révéler la fin et vous gâcher le plaisir, je peux quand même dire que le dénouement poético-mystique emprunt d'un optimisme échevelé est en totale contradiction avec tout ce qui précède.
Le Monde de Lucie
Le premier tome du Monde de Lucie place les bases de l'histoire avec une certaine réussite. Le scénario nous plonge dans l'univers de la parapsychologie. Le destin de cette gamine est vraiment intrigant et je suis impatient de connaître la suite. Au niveau du dessin, celui de Kris est bien foutu, Son trait me rappelle celui de Servain (L'histoire de Siloë). Intéressant !