Note approximative : 2.5/5
J'ai été lourdement déçu par cette série que d'aucuns sur le Net conseillaient comme l'une des meilleures séries publiées par Semic actuellement.
J'ai été charmé par l'idée de base de voir tous les mâles de la Terre disparaitre sauf notre héros et son singe domestique. J'avais déjà lu cette idée développée dans un roman de Robert Merle les Hommes Protégés mais je n'étais pas contre le fait d'en voir une nouvelle version en BD.
Et effectivement, le premier chapitre de Y, Le Dernier Homme partait bien, présentant des personnages relativement originaux et les mettant tous en scène pour le moment de la "catastrophe".
Mais voilà, passé la fin de ce premier chapitre, le scénario ne s'attarde pas du tout sur l'immédiat après-catastrophe et bondit 2 mois plus tard dans un monde complètement plongé dans le chaos. J'ai déjà été déçu à ce moment là car j'aurais nettement aimé découvrir les réactions de chacun sur le coup, pas voir immédiatement le résultat bien plus tard.
Quant à ce résultat, je ne l'ai pas vraiment apprécié. Le scénario m'a fait penser à certains récits de Stephen king que je trouve très décevants, notamment celui du téléfilm du Fléau par exemple. L'idée de base est bonne et pourrait amener une intrigue complexe et prenante, et au lieu de ça, l'auteur joue la carte de l'action, avec des méchants qui poursuivent les gentils, une société complètement désorganisée qui laisse la possibilité aux méchants d'être vraiment très méchants, les gentils n'ont plus qu'à fuir à la recherche d'un abri et d'une solution à la situation. Et la rencontre de ce village de femmes qui se sont organisées en une vraie communauté dans le tome 2 m'a encore une fois bigrement fait penser au Fléau et à d'autres scénarios de téléfilms de SF.
Franchement, je trouve le déroulement de l'histoire naïf, les personnages complètement superficiels et caricaturaux, et j'ai été très déçu.
A côté de ces défauts, le dessin est correct. Le trait me rappelle d'ailleurs celui de Gillon (tout comme l'intrigue de base plus ce qu'on apprend en toute fin du tome 2 me rappelle certains passages de la Survivante).
Quant à la narration, malgré la naïveté et le côté stupide de certaines réactions de personnages (je pense à Yorrick qui fonce au pied du mémorial à Washington et se dévoile bêtement devant les Amazones, je pense au Docteur Mann qui empêche 355 d'utiliser son arme, etc...), ça se laisse lire, mais franchement sans me passionner et sans m'intéresser comme je l'aurais aimé.
Une fois de plus, selon les conseils de BDT, je me suis procuré la version Intégrale de cette série et je n'ai pas été déçu.
Les dessins sont vraiment très beaux et notamment les décors (ah cette crique, magnifique). Au fur et à mesure que je parcourais les planches, je me surprenais à les contempler telles de superbes cartes postales.
L'histoire de cette famille d'étranger débarquant dans ce petit village d'Italie semble banale avec les difficultés d'insertion que l'on imagine au début du siècle. Mais rapidement, une part de mystère prend place au même titre qu'une dose de fantastique dans le récit des aventures de cette bande d'amis.
Au final, une série qui se lit très bien et qui vous apportera son lot d'émotions.
C’est par hasard que j’ai lu Gil St André. C’est grâce à mon fils (8 ans), fou de BD. Un jour il me ramena de la bibliothèque les deux premiers volumes. Du moment de l’ouverture de la BD je n’ai pas pu la refermer jusqu’à la fin et je n’ai jamais ramené aussi rapidement des livres pour échange à la bibliothèque. Les dessins sont vraiment bien faits et le polar bien ficelé, digne de XIII, et en plus une partie de l’histoire se passe dans Lyon, désolé je suis Lyonnais. Donc étant passionné de polar et de ma ville je ne peux qu’encourager de si belle BD.
New-York 1931. La prohibition fait rage et les gangs mafieux se partagent le pouvoir. L'un d'eux assassine un couple de commerçants, parents de 7 enfants, dont Anthony. Nous allons suivre les aventures de celui-ci et son combat au milieu de la pègre new-yorkaise.
Ce premier tome pose les bases de l'histoire avec une présentation des principaux personnages. Même si certains d'entre eux se révèlent assez caricaturaux (je pense notamment à "l'ogre" chef d'un gang mafieux et de son bras droit "le Tailleur"), on a de la sympathie pour Anthony, Annie ou Candice.
On n'échappe malheureusement pas au côté manichéen de ce type de récit (les gentils enfants d'un côté contre les méchants gangsters de l'autre.). Néanmoins, j'ai passé un très agréable moment de lecture et lirai avec grand plaisir le tome 2.
Vous dire que j'ai aimé serait en dessous de la vérité. J'ai littéralement adoré l'anime qui a pour base ce manga. Je me suis dévoré les épisodes en quelques jours, et j'ai enchaîné avec les trois tomes.
Cette série démarre sur les chapeaux de roues et le rythme est dynamique, c'est le moins qu'on puisse dire. En plus, les dessins sont franchement pas mal, très expressifs !
On s'attache bien vite aux personnages, surtout aux deux frères, unis par un lien très fort, puisqu'ils reviennent de loin tous les deux. Personnellement, j'ai un gros faible pour Edward, qui est un personnage extra !
Ce comics de super-héros est original dans ses scénarios et dans sa construction.
Il commence comme un comics classique, une organisation secrète de super-héros embauchent une nouvelle recrue, Elijah Snow, un homme centenaire qui ne vieillit plus depuis des années et est capable de geler tout autour de lui. Avec lui, Jakita Wagner, une femme indestructible et surpuissante, et Le Batteur, un jeune gars cool qui est une interface humaine avec toutes les formes de signaux informatiques et autres. Ensemble, ils vont enquêter sur des évènements étranges, paranormaux, etc... Sauf que très vite, cela part dans le très grand spectacle.
Le récit se passe dans l'univers Wildstorm, on y entend donc parler d'autres séries de l'éditeur : Stormwatch, Authority, etc.. Les albums se scindent en histoires courtes d'une vingtaine de pages chacune. Successivement et presque sans aucun suivi logique, nos héros vont découvrir des monstres façon Godzilla et la mite géante Mothra, un fantôme justicier de Hong-Kong, des super-héros disparus rappelant La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, des super-complots gouvernementaux datant de la seconde guerre mondiale, des créatures issus d'un Multivers, et même des transpositions de super-héros très connus (Superman, Wonderwoman, Green Lantern, etc...).
La lecture de cette série est relativement déroutante car l'accumulation d'histoires, de personnages, d'évènements tous plus impressionnants et mystérieux les uns que les autres est assez dure à assimiler en première lecture. Il faut savoir apprécier les histoires qui ne se posent pas la question du réalisme, où tout est possible pour ajouter au mystère, au fantastique, à la science-fiction et au grand spectacle.
Mais au fil des histoires, des évènements se recoupent, le fil rouge de l'intrigue évolue, et en fin de tome 2, un pan du mystère se dévoile, indiquant que, même si le scénariste s'est laissé un large champ libre échappant à une cohérence très poussée de l'histoire globale, le tout finira plus ou moins par se recouper en un vrai scénario global qui se révèle assez prenant.
Je ne pense pas que cette série plaise à tout le monde car sa grande liberté de récit lui fait échapper à une certaine logique linéaire et peut rebuter le lecteur qui aime que tout soit logique, suivi et réaliste. Mais Planetary a deux buts :
- d'une part intéresser le lecteur par des histoires de SF/super-héros à grand spectacle, suivant un fil rouge qui se révèlera assez bien construite au final
- d'autre part rendre hommage à toute la culture romanesque et de comics en offrant de nombreux clins d'oeil plus ou moins discrets à des classiques de la littérature du genre : Sherlock Holmes, les héros DC Comics, Hulk, les 4 Fantastiques, Jules Verne, et de nombreux autres.
J'aime l'originalité de ce récit bien construit et assez bien dessiné. J'aime sa liberté, son ambiance de mystère et de grand spectacle sans fard. J'aime la forme que prend l'intrigue globale quand on la découvre à partir de la fin du tome 2.
Franchement un comics à lire !
Il est assez difficile de donner une note globale au décalogue. Chaque tome à son propre dessinateur, les histoires sont censées être indépendantes les unes des autres, avec un lien entre elles : Nahik.
Il y a certains tomes que j'ai trouvés excellents, et d'autres que j'ai trouvés pas mal. Il y en a aussi un ou deux que j'ai été pressé de finir parce qu'au bout d'un moment j'ai eu ma dose de religion et de guerres éthiques ou religieuses : les musulmans, les juifs, les serbes, les arméniens, ..., bref un peu trop pour moi.
Mais même dans ces tomes là, il y a quand même un petit détail qui survient à quelques pages de la fin. Un petit détail en rapport avec ce décalogue, qui vient remettre en question un autre événement de la série. Un petit détail qui donne envie de lire le tome suivant. C'est pour ça que je trouve que Giroud est un super scénariste.
Dans l'ensemble le décalogue est donc une très bonne série. Je recommande de les lire dans l'ordre, et pourquoi pas de les relire un jour dans l'ordre inverse.
Si le contexte est assez classique, un polar dans le milieu de la mafia, le héros est lui plutôt très original. En effet celui qui se fait appeler John Tosca n'est pas le vrai John. C'est en fait un criminel condamné à la chaise électrique, et farouchement opposé à la drogue. Il a été récupéré par la DEA pour remplacer le fils d'un parrain de la mafia et infiltrer le milieu.
Le scénario de Desberg est très bien ficelé, on ne sait pas comment va se comporter le héros. Va t-il tenter de s'enfuir, se laisser entraîner par les mafieux, ou simplement les dénoncer à la DEA ?
Les dessins de Valles sont bien réussis, ils collent parfaitement à l'histoire. Les scènes d'action ne sont pas trop confuses comme c'est parfois le cas dans ce type de série.
Tosca est pour moi une très bonne surprise. J'ai passé un bon moment à lire ces albums.
Je trouve le scénario et la mise en scène de cette BD très prenante.
Une fois le 1er tome lu, j'ai été de suite acheté le second.
Le dessin est agréable et réaliste.
Seul reproche c'est que l'histoire avance trop lentement dans le tome 1, qui est plutôt un tome de présentation du contexte et de mise en place de l'intrigue.
J'ai hâte de voir les tomes suivants.
Vraiment très bon. Chaque case est une sorte de tableau. Le décor est assez minimaliste, mais le dessin et l'ambiance favorisent l'imagination du lecteur. J'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire cette BD. D'autant que l'histoire m'a bien plu, même si il y a quelques moments de flottements et une fin un peu tirée par les cheveux. Dans l'ensemble c'est une bonne BD, à conseiller surtout depuis la sortie de l'intégrale.
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Y Le Dernier Homme
Note approximative : 2.5/5 J'ai été lourdement déçu par cette série que d'aucuns sur le Net conseillaient comme l'une des meilleures séries publiées par Semic actuellement. J'ai été charmé par l'idée de base de voir tous les mâles de la Terre disparaitre sauf notre héros et son singe domestique. J'avais déjà lu cette idée développée dans un roman de Robert Merle les Hommes Protégés mais je n'étais pas contre le fait d'en voir une nouvelle version en BD. Et effectivement, le premier chapitre de Y, Le Dernier Homme partait bien, présentant des personnages relativement originaux et les mettant tous en scène pour le moment de la "catastrophe". Mais voilà, passé la fin de ce premier chapitre, le scénario ne s'attarde pas du tout sur l'immédiat après-catastrophe et bondit 2 mois plus tard dans un monde complètement plongé dans le chaos. J'ai déjà été déçu à ce moment là car j'aurais nettement aimé découvrir les réactions de chacun sur le coup, pas voir immédiatement le résultat bien plus tard. Quant à ce résultat, je ne l'ai pas vraiment apprécié. Le scénario m'a fait penser à certains récits de Stephen king que je trouve très décevants, notamment celui du téléfilm du Fléau par exemple. L'idée de base est bonne et pourrait amener une intrigue complexe et prenante, et au lieu de ça, l'auteur joue la carte de l'action, avec des méchants qui poursuivent les gentils, une société complètement désorganisée qui laisse la possibilité aux méchants d'être vraiment très méchants, les gentils n'ont plus qu'à fuir à la recherche d'un abri et d'une solution à la situation. Et la rencontre de ce village de femmes qui se sont organisées en une vraie communauté dans le tome 2 m'a encore une fois bigrement fait penser au Fléau et à d'autres scénarios de téléfilms de SF. Franchement, je trouve le déroulement de l'histoire naïf, les personnages complètement superficiels et caricaturaux, et j'ai été très déçu. A côté de ces défauts, le dessin est correct. Le trait me rappelle d'ailleurs celui de Gillon (tout comme l'intrigue de base plus ce qu'on apprend en toute fin du tome 2 me rappelle certains passages de la Survivante). Quant à la narration, malgré la naïveté et le côté stupide de certaines réactions de personnages (je pense à Yorrick qui fonce au pied du mémorial à Washington et se dévoile bêtement devant les Amazones, je pense au Docteur Mann qui empêche 355 d'utiliser son arme, etc...), ça se laisse lire, mais franchement sans me passionner et sans m'intéresser comme je l'aurais aimé.
Où le regard ne porte pas...
Une fois de plus, selon les conseils de BDT, je me suis procuré la version Intégrale de cette série et je n'ai pas été déçu. Les dessins sont vraiment très beaux et notamment les décors (ah cette crique, magnifique). Au fur et à mesure que je parcourais les planches, je me surprenais à les contempler telles de superbes cartes postales. L'histoire de cette famille d'étranger débarquant dans ce petit village d'Italie semble banale avec les difficultés d'insertion que l'on imagine au début du siècle. Mais rapidement, une part de mystère prend place au même titre qu'une dose de fantastique dans le récit des aventures de cette bande d'amis. Au final, une série qui se lit très bien et qui vous apportera son lot d'émotions.
Gil St André
C’est par hasard que j’ai lu Gil St André. C’est grâce à mon fils (8 ans), fou de BD. Un jour il me ramena de la bibliothèque les deux premiers volumes. Du moment de l’ouverture de la BD je n’ai pas pu la refermer jusqu’à la fin et je n’ai jamais ramené aussi rapidement des livres pour échange à la bibliothèque. Les dessins sont vraiment bien faits et le polar bien ficelé, digne de XIII, et en plus une partie de l’histoire se passe dans Lyon, désolé je suis Lyonnais. Donc étant passionné de polar et de ma ville je ne peux qu’encourager de si belle BD.
La Cuisine du Diable
New-York 1931. La prohibition fait rage et les gangs mafieux se partagent le pouvoir. L'un d'eux assassine un couple de commerçants, parents de 7 enfants, dont Anthony. Nous allons suivre les aventures de celui-ci et son combat au milieu de la pègre new-yorkaise. Ce premier tome pose les bases de l'histoire avec une présentation des principaux personnages. Même si certains d'entre eux se révèlent assez caricaturaux (je pense notamment à "l'ogre" chef d'un gang mafieux et de son bras droit "le Tailleur"), on a de la sympathie pour Anthony, Annie ou Candice. On n'échappe malheureusement pas au côté manichéen de ce type de récit (les gentils enfants d'un côté contre les méchants gangsters de l'autre.). Néanmoins, j'ai passé un très agréable moment de lecture et lirai avec grand plaisir le tome 2.
FullMetal Alchemist
Vous dire que j'ai aimé serait en dessous de la vérité. J'ai littéralement adoré l'anime qui a pour base ce manga. Je me suis dévoré les épisodes en quelques jours, et j'ai enchaîné avec les trois tomes. Cette série démarre sur les chapeaux de roues et le rythme est dynamique, c'est le moins qu'on puisse dire. En plus, les dessins sont franchement pas mal, très expressifs ! On s'attache bien vite aux personnages, surtout aux deux frères, unis par un lien très fort, puisqu'ils reviennent de loin tous les deux. Personnellement, j'ai un gros faible pour Edward, qui est un personnage extra !
Planetary
Ce comics de super-héros est original dans ses scénarios et dans sa construction. Il commence comme un comics classique, une organisation secrète de super-héros embauchent une nouvelle recrue, Elijah Snow, un homme centenaire qui ne vieillit plus depuis des années et est capable de geler tout autour de lui. Avec lui, Jakita Wagner, une femme indestructible et surpuissante, et Le Batteur, un jeune gars cool qui est une interface humaine avec toutes les formes de signaux informatiques et autres. Ensemble, ils vont enquêter sur des évènements étranges, paranormaux, etc... Sauf que très vite, cela part dans le très grand spectacle. Le récit se passe dans l'univers Wildstorm, on y entend donc parler d'autres séries de l'éditeur : Stormwatch, Authority, etc.. Les albums se scindent en histoires courtes d'une vingtaine de pages chacune. Successivement et presque sans aucun suivi logique, nos héros vont découvrir des monstres façon Godzilla et la mite géante Mothra, un fantôme justicier de Hong-Kong, des super-héros disparus rappelant La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, des super-complots gouvernementaux datant de la seconde guerre mondiale, des créatures issus d'un Multivers, et même des transpositions de super-héros très connus (Superman, Wonderwoman, Green Lantern, etc...). La lecture de cette série est relativement déroutante car l'accumulation d'histoires, de personnages, d'évènements tous plus impressionnants et mystérieux les uns que les autres est assez dure à assimiler en première lecture. Il faut savoir apprécier les histoires qui ne se posent pas la question du réalisme, où tout est possible pour ajouter au mystère, au fantastique, à la science-fiction et au grand spectacle. Mais au fil des histoires, des évènements se recoupent, le fil rouge de l'intrigue évolue, et en fin de tome 2, un pan du mystère se dévoile, indiquant que, même si le scénariste s'est laissé un large champ libre échappant à une cohérence très poussée de l'histoire globale, le tout finira plus ou moins par se recouper en un vrai scénario global qui se révèle assez prenant. Je ne pense pas que cette série plaise à tout le monde car sa grande liberté de récit lui fait échapper à une certaine logique linéaire et peut rebuter le lecteur qui aime que tout soit logique, suivi et réaliste. Mais Planetary a deux buts : - d'une part intéresser le lecteur par des histoires de SF/super-héros à grand spectacle, suivant un fil rouge qui se révèlera assez bien construite au final - d'autre part rendre hommage à toute la culture romanesque et de comics en offrant de nombreux clins d'oeil plus ou moins discrets à des classiques de la littérature du genre : Sherlock Holmes, les héros DC Comics, Hulk, les 4 Fantastiques, Jules Verne, et de nombreux autres. J'aime l'originalité de ce récit bien construit et assez bien dessiné. J'aime sa liberté, son ambiance de mystère et de grand spectacle sans fard. J'aime la forme que prend l'intrigue globale quand on la découvre à partir de la fin du tome 2. Franchement un comics à lire !
Le Décalogue
Il est assez difficile de donner une note globale au décalogue. Chaque tome à son propre dessinateur, les histoires sont censées être indépendantes les unes des autres, avec un lien entre elles : Nahik. Il y a certains tomes que j'ai trouvés excellents, et d'autres que j'ai trouvés pas mal. Il y en a aussi un ou deux que j'ai été pressé de finir parce qu'au bout d'un moment j'ai eu ma dose de religion et de guerres éthiques ou religieuses : les musulmans, les juifs, les serbes, les arméniens, ..., bref un peu trop pour moi. Mais même dans ces tomes là, il y a quand même un petit détail qui survient à quelques pages de la fin. Un petit détail en rapport avec ce décalogue, qui vient remettre en question un autre événement de la série. Un petit détail qui donne envie de lire le tome suivant. C'est pour ça que je trouve que Giroud est un super scénariste. Dans l'ensemble le décalogue est donc une très bonne série. Je recommande de les lire dans l'ordre, et pourquoi pas de les relire un jour dans l'ordre inverse.
Tosca
Si le contexte est assez classique, un polar dans le milieu de la mafia, le héros est lui plutôt très original. En effet celui qui se fait appeler John Tosca n'est pas le vrai John. C'est en fait un criminel condamné à la chaise électrique, et farouchement opposé à la drogue. Il a été récupéré par la DEA pour remplacer le fils d'un parrain de la mafia et infiltrer le milieu. Le scénario de Desberg est très bien ficelé, on ne sait pas comment va se comporter le héros. Va t-il tenter de s'enfuir, se laisser entraîner par les mafieux, ou simplement les dénoncer à la DEA ? Les dessins de Valles sont bien réussis, ils collent parfaitement à l'histoire. Les scènes d'action ne sont pas trop confuses comme c'est parfois le cas dans ce type de série. Tosca est pour moi une très bonne surprise. J'ai passé un bon moment à lire ces albums.
London
Je trouve le scénario et la mise en scène de cette BD très prenante. Une fois le 1er tome lu, j'ai été de suite acheté le second. Le dessin est agréable et réaliste. Seul reproche c'est que l'histoire avance trop lentement dans le tome 1, qui est plutôt un tome de présentation du contexte et de mise en place de l'intrigue. J'ai hâte de voir les tomes suivants.
Ibicus
Vraiment très bon. Chaque case est une sorte de tableau. Le décor est assez minimaliste, mais le dessin et l'ambiance favorisent l'imagination du lecteur. J'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire cette BD. D'autant que l'histoire m'a bien plu, même si il y a quelques moments de flottements et une fin un peu tirée par les cheveux. Dans l'ensemble c'est une bonne BD, à conseiller surtout depuis la sortie de l'intégrale.