Note : 3,5/5
Belle entame pour « révélations », série à mettre au crédit des éditions SOLEIL qui ont le mérite d'élargir pour une fois leur catalogue en nous proposant autre chose que de l'Héroic Fantasy. La bonne surprise ne réside pas pour autant dans le thème abordé, qui lorgne largement dans la mouvance « Da Vinci Code » et son effet de mode. Cette enquête sur une mort mystérieuse au vatican n'est pas d'une immense originalité. L'histoire semble prendre un tournant surnaturel mais ce 1er album ne délivre au final que peu de clefs. Il faudra attendre (avec une certaine envie, pour ma part), la suite pour savoir où les auteurs décident de nous emmener. L'atmosphère générale de l'album n'aspire pas à la jovialité. Scènes nocturnes, déluge de pluie, catacombes, salles d'autopsie ou d'interrogatoires, sacrifices rituels, autant d'artifices installant une « saine » ambiance. Heureusement, les dialogues apportent par moment une touche d'humour non négligeable. Le Graphisme est très photoshopisé et ne plaira pas à tout le monde. Je trouve pour ma part que ces personnages aux yeux hypertrophiés sont extrement attachant. La mise en page est impeccable.
Mon avis est très proche de celui de Quentin ci-dessous.
Je n’ai vraiment pas accroché au début, à cause du caractère « tête a claque » du personnage principal, qu’est ce qu’il est antipathique !
Mais la 2eme moitié de l’album a fait mouche, et m’a beaucoup plus ému, au point que j’en suis presque arrivé à m’attacher au gars (presque hein). Et finalement, en refermant le bouquin, j’avais un petit quelque chose sur le cœur, compliment ultime pour ce genre d’histoire non ?
A lire si vous aimez le genre donc, mais soyez prévenu, le héros est un brin antipathique, et très égocentrique (beaucoup de ses phrases commencent par « moi je… »). Une belle BD quand même, à découvrir.
Une BD que j'ai lue sans savoir du tout à quoi m'attendre et qui a été une assez bonne surprise pour moi. Pour commencer, ce n'est qu'à l'instant que je réalise que l'auteur, Mardon, est aussi l'auteur de Vagues à l'âme, BD que j'avais beaucoup appréciée. Je n'avais pas du tout reconnu son dessin, ni avant de lire, ni en cours de lecture.
Ce dessin me faisait penser à un mélange entre les styles de Blutch et de Frederik Peeters, sans la même maîtrise technique ceci dit. Bref, je ne suis pas très fan, mais c'est assez agréable à lire. J'apprécie nettement moins les couleurs cependant, mais ce n'est pas un soucis.
A vrai dire, à voir la couverture, je m'imaginais une histoire bien Parisienne, une histoire de bobos qui se prennent la tête. Je ne m'attendais pas du tout à un tel chassé-croisé de personnages et de petites intrigues. Je ne m'attendais surtout pas à trouver chacune de ces intrigues aussi intéressantes et touchantes. Des sujets parfois glauques sont abordés mais sur un ton suffisamment léger et souriant pour ne pas trop assombrir le récit.
Les intrigues s'entremêlent un petit peu trop cependant à mes yeux, entraînant une impression de fouillis, et surtout le récit dans son ensemble ne mène quasiment à rien : on a suivi des gens, on est entré dans leurs vies, mais on en sort sans que quoi que ce soit aie vraiment changé.
Et pourtant, j'ai trouvé la lecture agréable, les dialogues justes, l'histoire intelligente, les intrigues juste assez prenantes pour me plonger dans le récit.
Bref, une BD sympathique qui ne se prend pas trop la tête malgré quelques sujets graves abordés.
"Alim le tanneur", le hors-caste…
Lupano, nous conte l’histoire de Alim, le tanneur de Brahmalem, et de sa très jeune et turbulente fille, Bul. Vivant dans un empire vouant un culte intransigeant et fanatique à Jésameth le sauveur, Alim et Bul font une découverte bouleversante qui pourrait bien remettre en cause leur croyance. Ils sont maintenant en danger, ils sont forcés de fuir et de se cacher, car les hauts dignitaires et représentants du sauveur ont envoyé le puissant et sanglant guerrier Torq Djihid à leur poursuite. Lupano, nous livre une intrigue bien amenée, bien construite, le tout sur un fond de monde oriental et fantastique, où religion et pouvoir mènent la danse.
Les dessins de Augustin sont magnifiques. Des traits d’une finesse irréprochable, qui nous dépeignent des paysages à couper le souffle. Les personnages sont eux aussi très réussis. TOUT BONNEMENT MAGNIFIQUE !!
Les couleurs sont aussi de Augustin en collaboration avec Penloup. Elles sont très jolies. Souvent assez pâles et exotiques, elles se marient à merveille avec le dessin pour au final obtenir des illustrations que je qualifierai de cultes.
A priori j'etais un peu sceptique sur ce cycle où les héros ressemblent à Bruce Willis, Johnny Depp ou William Hurt.
Mais l'histoire est bien ficelée et se limite à 3 tomes !! Ca tient du miracle vu les séries fleuves en ce moment. Le dessin est propre et précis, l'intrigue se met bien en place pour finir en apothéose dans le tome 3. Des hommes emprisonnés dans un sous-marin, on sent un début de claustrophobie qui agit sur notre corps. La noirceur de la BD ne fait qu'augmenter cette angoisse continue.
L'auteur a réussi à accrocher le lecteur. Belle oeuvre à posséder absolument.
Alors voilà j’ai rencontré cette série il y a bien longtemps sans jamais avoir eu la possibilité de lire la fin (j’avais oublié le titre) et la chance à voulut que j’aille à Angoulême et que je trouve l’intégrale chez Delcourt, pour la petite histoire j’avais décidé de ne rien acheter et là en voyant ça j’ai pas pu résister, c’est dire si c’est une bonne série.
Alors pourquoi est-ce une bonne série me direz vous et bien tout simplement en raison de son scénario : C’est une histoire riche où se croise les grands de ce monde (enfin du royaume de Zynski et de l’empire) et d’obscures tire-laines, Miecq et Lïda qui prendront une grande part dans l’Histoire avec un grand « H ». D’autre part le « couple » atypique de héros est très attachant car c’est une relation fraternelle entre deux êtres que tout oppose, en effet l’un pourrait être le repas de l’autre, et pourtant ce sont des frères de sang dont l’amitié et la morale feront triompher le bien contre le mal. Donc un grand merci à Gibelin, car là on a du grand scénariste. Mais réduire cette série à un scénario ne serait pas un bel hommage car le dessin sombre et précis de Springer rend encore plus de vie à cette histoire.
Ps : y a une belle allégorie de l’effet papillon qui rend la fin encore plus touchante.
Ma première rencontre avec Ledroit: autant le dire tout de suite, un choc visuel pour un habitué de Tintin, Gaston voire Thorgal. Les temps ont bien changé depuis, je vous rassure ;-)
Ledroit a réalisé de très belles planches pour cette série en trois albums. Les créations graphiques (le masque du bourreau, T3) sont des plus étonnantes: un univers à découvrir même si parfois le découpage est exagéré et peut lasser… Le scénario quant à lui tourne autour de la réincarnation et de la vengeance, il m’a dans l’ensemble séduit. (A déconseiller aux âmes sensibles cependant)
Indispensable pour les fans de Ledroit, Sha n’est certes pas la meilleure série de ma BDthèque mais je ne regrette pas d’en avoir fait l’acquisition!
Meurtre au Vatican... C'est un cardinal haut placé qui est retrouvé mort, défenestré et empalé sur une grille... Un inspecteur de Scotland Yard est dépêché sur place pour enquêter.
Ce point de départ n'a pas grand-chose d'original ; mais le traitement qu'en fait le scénariste l'est beaucoup plus. Car l'inspecteur Northern est confronté à l'opacité de l'Eglise, au poids du secret, au labyrinthe des rumeurs... Un récit tortueux aidé par le graphisme et les cadrages originaux d'Humberto Ramos, dessinateur révolutionnaire Outre-Atlantique.
Une histoire qui accroche donc le lecteur, qui aimerait en connaître le fin mot.
Après la lecture du tome 2 :
Déception avec ce tome 2 conclusif. Presque sur tous les plans d'ailleurs. Oh bien sûr, le dessin d'Humberto Ramos reste beau, dynamique, inventif, tout ce que vous voulez. Mais avec une histoire qui perd son âme, à quoi bon ? On a l'impression que l'action avance finalement très peu dans cet album. Il y a beaucoup de discussions, dont certaines auraient pu être évitées. Le héros garde son côté cynique et dédaigneux, ce qui en fait tout de même un personnage intéressant. Mais le Deus Ex Machina qui sert de conclusion relève de la supercherie. Au thriller nerveux et prenant du premier tome succède une abracadabrantesque pantalonnade fantastico-mystique au curieux goût de tromperie.
Au final l'intérêt de la série réside en ses personnages et en son dessin. ne vous attachez pas à l'histoire, elle n'en vaut pas la peine.
Edmond Baudoin semble avoir fait de lui-même le sujet de la plupart de ses histoires. Il est adolescent, un étudiant, un homme. Il rencontre une femme, qui va lui apprendre des choses. Malgré sa timidité, il finira par coucher avec. Ou alors il a déjà couché avec... Moi, ma bite et leurs culs... Ca en devient lassant. Dans cet album, il ne se passe à peu près rien d'autre que ce que je décris ci-dessus, et quelques discussions futiles à ce sujet.
Le style de Baudoin est plus pictural qu'illustratif, à tel point qu'on a l'impression d'être dans une galerie chicos du 6ème arrondissement de Paris, pas dans une BD. Il y a des amateurs, mais je ne suis pas du nombre.
Cet album est un objet étrange, aux couleurs éclatantes et au scénario improbable, comme souvent avec Jean-Pierre Duffour.
Ici, le point de départ est une variation sur le thème du déluge et de l'arche de Noé, mais rapidement, on se retrouve dans un schéma habituel de course poursuite entre, pour l'occasion, le dévoreur d'ombres et le Golem africain, bientôt suivis par une bande de pirates, un chat qui parle et dont la copine est une sirène.
Tout ce petit monde est embarqué dans une aventure rocambolesque, dans laquelle Jean-Pierre Duffour donne libre cours à sa fantaisie.
Bon, ce n'est pas palpitant et les personnages n'ont guère de consistance, mais ça se lit avec plaisir, pour peu que l'on accepte d'entrer dans cet univers si particulier où l'absurde côtoie avec malice le fantastique.
Le dessin, faussement naïf, aux traits un peu tremblés, servi par une somptueuse palette, y est aussi pour beaucoup. Bref un bel objet, à réserver toutefois aux amateurs d'histoires insolites. Merci Spooky, et merci Pierig ;)
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Révélations
Note : 3,5/5 Belle entame pour « révélations », série à mettre au crédit des éditions SOLEIL qui ont le mérite d'élargir pour une fois leur catalogue en nous proposant autre chose que de l'Héroic Fantasy. La bonne surprise ne réside pas pour autant dans le thème abordé, qui lorgne largement dans la mouvance « Da Vinci Code » et son effet de mode. Cette enquête sur une mort mystérieuse au vatican n'est pas d'une immense originalité. L'histoire semble prendre un tournant surnaturel mais ce 1er album ne délivre au final que peu de clefs. Il faudra attendre (avec une certaine envie, pour ma part), la suite pour savoir où les auteurs décident de nous emmener. L'atmosphère générale de l'album n'aspire pas à la jovialité. Scènes nocturnes, déluge de pluie, catacombes, salles d'autopsie ou d'interrogatoires, sacrifices rituels, autant d'artifices installant une « saine » ambiance. Heureusement, les dialogues apportent par moment une touche d'humour non négligeable. Le Graphisme est très photoshopisé et ne plaira pas à tout le monde. Je trouve pour ma part que ces personnages aux yeux hypertrophiés sont extrement attachant. La mise en page est impeccable.
Dérives (Schmitt)
Mon avis est très proche de celui de Quentin ci-dessous. Je n’ai vraiment pas accroché au début, à cause du caractère « tête a claque » du personnage principal, qu’est ce qu’il est antipathique ! Mais la 2eme moitié de l’album a fait mouche, et m’a beaucoup plus ému, au point que j’en suis presque arrivé à m’attacher au gars (presque hein). Et finalement, en refermant le bouquin, j’avais un petit quelque chose sur le cœur, compliment ultime pour ce genre d’histoire non ? A lire si vous aimez le genre donc, mais soyez prévenu, le héros est un brin antipathique, et très égocentrique (beaucoup de ses phrases commencent par « moi je… »). Une belle BD quand même, à découvrir.
Corps à corps (Aire Libre)
Une BD que j'ai lue sans savoir du tout à quoi m'attendre et qui a été une assez bonne surprise pour moi. Pour commencer, ce n'est qu'à l'instant que je réalise que l'auteur, Mardon, est aussi l'auteur de Vagues à l'âme, BD que j'avais beaucoup appréciée. Je n'avais pas du tout reconnu son dessin, ni avant de lire, ni en cours de lecture. Ce dessin me faisait penser à un mélange entre les styles de Blutch et de Frederik Peeters, sans la même maîtrise technique ceci dit. Bref, je ne suis pas très fan, mais c'est assez agréable à lire. J'apprécie nettement moins les couleurs cependant, mais ce n'est pas un soucis. A vrai dire, à voir la couverture, je m'imaginais une histoire bien Parisienne, une histoire de bobos qui se prennent la tête. Je ne m'attendais pas du tout à un tel chassé-croisé de personnages et de petites intrigues. Je ne m'attendais surtout pas à trouver chacune de ces intrigues aussi intéressantes et touchantes. Des sujets parfois glauques sont abordés mais sur un ton suffisamment léger et souriant pour ne pas trop assombrir le récit. Les intrigues s'entremêlent un petit peu trop cependant à mes yeux, entraînant une impression de fouillis, et surtout le récit dans son ensemble ne mène quasiment à rien : on a suivi des gens, on est entré dans leurs vies, mais on en sort sans que quoi que ce soit aie vraiment changé. Et pourtant, j'ai trouvé la lecture agréable, les dialogues justes, l'histoire intelligente, les intrigues juste assez prenantes pour me plonger dans le récit. Bref, une BD sympathique qui ne se prend pas trop la tête malgré quelques sujets graves abordés.
Alim le tanneur
"Alim le tanneur", le hors-caste… Lupano, nous conte l’histoire de Alim, le tanneur de Brahmalem, et de sa très jeune et turbulente fille, Bul. Vivant dans un empire vouant un culte intransigeant et fanatique à Jésameth le sauveur, Alim et Bul font une découverte bouleversante qui pourrait bien remettre en cause leur croyance. Ils sont maintenant en danger, ils sont forcés de fuir et de se cacher, car les hauts dignitaires et représentants du sauveur ont envoyé le puissant et sanglant guerrier Torq Djihid à leur poursuite. Lupano, nous livre une intrigue bien amenée, bien construite, le tout sur un fond de monde oriental et fantastique, où religion et pouvoir mènent la danse. Les dessins de Augustin sont magnifiques. Des traits d’une finesse irréprochable, qui nous dépeignent des paysages à couper le souffle. Les personnages sont eux aussi très réussis. TOUT BONNEMENT MAGNIFIQUE !! Les couleurs sont aussi de Augustin en collaboration avec Penloup. Elles sont très jolies. Souvent assez pâles et exotiques, elles se marient à merveille avec le dessin pour au final obtenir des illustrations que je qualifierai de cultes.
Sanctuaire
A priori j'etais un peu sceptique sur ce cycle où les héros ressemblent à Bruce Willis, Johnny Depp ou William Hurt. Mais l'histoire est bien ficelée et se limite à 3 tomes !! Ca tient du miracle vu les séries fleuves en ce moment. Le dessin est propre et précis, l'intrigue se met bien en place pour finir en apothéose dans le tome 3. Des hommes emprisonnés dans un sous-marin, on sent un début de claustrophobie qui agit sur notre corps. La noirceur de la BD ne fait qu'augmenter cette angoisse continue. L'auteur a réussi à accrocher le lecteur. Belle oeuvre à posséder absolument.
Terres d'Ombre
Alors voilà j’ai rencontré cette série il y a bien longtemps sans jamais avoir eu la possibilité de lire la fin (j’avais oublié le titre) et la chance à voulut que j’aille à Angoulême et que je trouve l’intégrale chez Delcourt, pour la petite histoire j’avais décidé de ne rien acheter et là en voyant ça j’ai pas pu résister, c’est dire si c’est une bonne série. Alors pourquoi est-ce une bonne série me direz vous et bien tout simplement en raison de son scénario : C’est une histoire riche où se croise les grands de ce monde (enfin du royaume de Zynski et de l’empire) et d’obscures tire-laines, Miecq et Lïda qui prendront une grande part dans l’Histoire avec un grand « H ». D’autre part le « couple » atypique de héros est très attachant car c’est une relation fraternelle entre deux êtres que tout oppose, en effet l’un pourrait être le repas de l’autre, et pourtant ce sont des frères de sang dont l’amitié et la morale feront triompher le bien contre le mal. Donc un grand merci à Gibelin, car là on a du grand scénariste. Mais réduire cette série à un scénario ne serait pas un bel hommage car le dessin sombre et précis de Springer rend encore plus de vie à cette histoire. Ps : y a une belle allégorie de l’effet papillon qui rend la fin encore plus touchante.
Sha
Ma première rencontre avec Ledroit: autant le dire tout de suite, un choc visuel pour un habitué de Tintin, Gaston voire Thorgal. Les temps ont bien changé depuis, je vous rassure ;-) Ledroit a réalisé de très belles planches pour cette série en trois albums. Les créations graphiques (le masque du bourreau, T3) sont des plus étonnantes: un univers à découvrir même si parfois le découpage est exagéré et peut lasser… Le scénario quant à lui tourne autour de la réincarnation et de la vengeance, il m’a dans l’ensemble séduit. (A déconseiller aux âmes sensibles cependant) Indispensable pour les fans de Ledroit, Sha n’est certes pas la meilleure série de ma BDthèque mais je ne regrette pas d’en avoir fait l’acquisition!
Révélations
Meurtre au Vatican... C'est un cardinal haut placé qui est retrouvé mort, défenestré et empalé sur une grille... Un inspecteur de Scotland Yard est dépêché sur place pour enquêter. Ce point de départ n'a pas grand-chose d'original ; mais le traitement qu'en fait le scénariste l'est beaucoup plus. Car l'inspecteur Northern est confronté à l'opacité de l'Eglise, au poids du secret, au labyrinthe des rumeurs... Un récit tortueux aidé par le graphisme et les cadrages originaux d'Humberto Ramos, dessinateur révolutionnaire Outre-Atlantique. Une histoire qui accroche donc le lecteur, qui aimerait en connaître le fin mot. Après la lecture du tome 2 : Déception avec ce tome 2 conclusif. Presque sur tous les plans d'ailleurs. Oh bien sûr, le dessin d'Humberto Ramos reste beau, dynamique, inventif, tout ce que vous voulez. Mais avec une histoire qui perd son âme, à quoi bon ? On a l'impression que l'action avance finalement très peu dans cet album. Il y a beaucoup de discussions, dont certaines auraient pu être évitées. Le héros garde son côté cynique et dédaigneux, ce qui en fait tout de même un personnage intéressant. Mais le Deus Ex Machina qui sert de conclusion relève de la supercherie. Au thriller nerveux et prenant du premier tome succède une abracadabrantesque pantalonnade fantastico-mystique au curieux goût de tromperie. Au final l'intérêt de la série réside en ses personnages et en son dessin. ne vous attachez pas à l'histoire, elle n'en vaut pas la peine.
Chroniques de l'éphémère
Edmond Baudoin semble avoir fait de lui-même le sujet de la plupart de ses histoires. Il est adolescent, un étudiant, un homme. Il rencontre une femme, qui va lui apprendre des choses. Malgré sa timidité, il finira par coucher avec. Ou alors il a déjà couché avec... Moi, ma bite et leurs culs... Ca en devient lassant. Dans cet album, il ne se passe à peu près rien d'autre que ce que je décris ci-dessus, et quelques discussions futiles à ce sujet. Le style de Baudoin est plus pictural qu'illustratif, à tel point qu'on a l'impression d'être dans une galerie chicos du 6ème arrondissement de Paris, pas dans une BD. Il y a des amateurs, mais je ne suis pas du nombre.
La Vengeance du Golem Africain
Cet album est un objet étrange, aux couleurs éclatantes et au scénario improbable, comme souvent avec Jean-Pierre Duffour. Ici, le point de départ est une variation sur le thème du déluge et de l'arche de Noé, mais rapidement, on se retrouve dans un schéma habituel de course poursuite entre, pour l'occasion, le dévoreur d'ombres et le Golem africain, bientôt suivis par une bande de pirates, un chat qui parle et dont la copine est une sirène. Tout ce petit monde est embarqué dans une aventure rocambolesque, dans laquelle Jean-Pierre Duffour donne libre cours à sa fantaisie. Bon, ce n'est pas palpitant et les personnages n'ont guère de consistance, mais ça se lit avec plaisir, pour peu que l'on accepte d'entrer dans cet univers si particulier où l'absurde côtoie avec malice le fantastique. Le dessin, faussement naïf, aux traits un peu tremblés, servi par une somptueuse palette, y est aussi pour beaucoup. Bref un bel objet, à réserver toutefois aux amateurs d'histoires insolites. Merci Spooky, et merci Pierig ;)