Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques.
Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin.
Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout.
Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie.
On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période.
Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre.
Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
Série que je préfère à Buck Danny, l'atmosphère française me plaît un peu plus. J'aurai peut-être mis 2,5/5. Mais à part ça, les histoires d'aviation ne sont vraiment pas ma tasse de thé.
Pour ceux qui veulent se faire une idée de la série, je conseille l'achat de la période Uderzo au dessin ou celle de Jijé. On peut trouver quelques-uns des meilleurs scénarios, le diptyque lieutenant double bang ou les vampires attaquent de nuit. Le charme désuet des années 70 se retrouve dans ces albums. Par contre, la suite de la série est à mon avis sans intérêt.
Voilà un monument de la bande dessinée franco-belge, le seul problème c'est qu'il a terriblement vieilli. Je ne pense pas qu'un adolescent puisse aujourd'hui se lancer dans ce type de BD avec une telle omniprésence de récitatifs.
La première histoire le secret de l'espadon est un peu trop longue à mon goût, j'ai aujourd'hui du mal à la finir.
La suivante le secret de la grande pyramide est plus intéressante et concerne une affaire liée à l'égyptologie.
J'aime bien les albums la marque jaune et SOS météores (sans doute mon préféré, le vieux Paris est admirablement rendu par Jacobs). L'affaire du collier est une histoire que j'apprécie, pourtant l'aspect fantastique n'y est pas présent.
Par contre, les albums L'énigme de l'Atlantide, le piège diabolique ou le pire de tous les 3 formules de professeur Sato me tombent des mains.
Quant à la reprise de BM, hormis l'affaire Francis Blake, ou la première parie des sarcophages du 6ème continent, ça ne plaît pas du tout.
Je conseille peut-être de lire simplement la marque jaune ou SOS météores pour se faire une idée.
"Le Scorpion", le destin a posé sa marque…
Desberg nous raconte une formidable aventure de cape et d’épées avec une pointe d’ésotérisme et de complot politico-religieux. Au 18ème siècle, quand l’église et le Vatican sombre dans la cupidité, le crime et la luxure, un héros romanesque fait face: le Scorpion. Il est fort, intelligent, beau, et tombeur, à l’image d’un Jean Marais de la grande époque. La bohémienne est rusée, espiègle, sauvage et ravissante. Le cardinale est sans pitié et diabolique. Tout ça est très caricatural, mais pour moi, c’est exploité dans le bon sens et ça sert parfaitement le scénario. Oui, cette histoire et ces personnages n’ont rien d’innovent mais c’est fabuleusement plaisant à lire, les albums s’enchaînent les uns derrière les autres, je me suis fait les 6 tomes parus en un week-end sans voir l’horloge tournée. C’est du très très bon divertissement, avec des rebondissements habilement placés, qui n’ont pas manqué d’alimenter mon intérêt pour la série.
Les dessins et les couleurs de Marini sont tout bonnement magnifiques. Chaque case est un tableau de maître. J’aime beaucoup ce style qui consiste à mettre en évidence le premier plan de façon classique (encrage et couleur) tandis que le fond, lui ressemble plus à une peinture (couleur directe). Les personnages sont très réussis, les décors et les paysages sont sublimes. L’auteur a une parfaite maîtrise des mouvements. Les couleurs sont parfaites, ce rouge et ce bleu si caractéristique, du grand art...
"I.N.R.I"IqgneNaturaRenovaturIntegra
Avec cette série en quatre tomes Convard, nous livre la suite de du Triangle Secret. On garde la même recette : templiers, Vatican, secrets, meurtres, trahisons, ésotérisme, jeux de piste, énigmes… Ceux qui ont aimé la première partie ne seront pas déçus. En revanche, contrairement au premier chapitre, l’action est beaucoup moins tournée vers le présent. Les principaux protagonistes sont les cinq chevaliers champenois dont Hugues de Payns entre aperçu dans le premier cycle.
La qualité graphique de cette suite est largement meilleure en comparaison avec la série mère. Falque et Wachs ont poussé plus avant dans la finition. Même si je ne suis toujours pas fan de ce dessin réaliste, ma lecture a été plus facile que sur le Triangle grâce à cette évolution.
Pour les couleurs de Paul, même réflexion que sur le dessin, ce qui est plus ou moins logique.
Culte, évidemment.
J'ajoute mon avis ici, non pas pour dire comme tous le monde (ou presque) que la période Franquin est grandiose, que Fournier surnage, que Nic et Cauvin n'ont jamais fait surface et que Tome et Janry ont fait des albums séduisants.
Non, si j'ajoute mon avis, c'est pour bénir l'album le plus drôle de la série, celui que j'ai relu une bonne centaine de fois et devant lequel je ne peux m'empêcher de rire : "Panade a Champignac".
Tout est drolissime et merveilleusement bien exploité : Le Zorglhomme nostalgique, l'interrogatoire de Zorglub au commissariat, les réflexions de Fantasio...
Une fois arrivé à la moitié de l'album en ayant déjà mal aux abdominaux, on tombe sur "les brothers". 3 singes savants offerts par Gaston à Fantasio pour son anniversaire.
On sent bien que Franquin s'est lâché sur cet album. Apres les deux épisodes Zorglub (géniaux comme tous le monde le sait), il est complètement parti dans son délire, et j'adore. Il ne se passe quasi-rien, il n'y a aucun suspense mais on est toujours surpris, du grand art.
Eviv Niuqnarf
Esod mumixam
C'est pas mal, les amateurs du genre, comme moi, y trouveront sans doute leur compte. Mais bon, c'est pas vraiment haletant quand même.
Coté scénario, pas d'erreur majeure, mais le tout à du mal à décoller. Tout d'abord, l'hypothèse de base ne tient pas vraiment la route, à mon sens. Ensuite, je trouve les personnages un peu trop stéréotypés et certains passages un peu cousus de fil blanc.
Coté dessin, étrangement, je trouve les femmes bien mieux dessinées que les hommes, auxquels on dirait qu'on a du attribuer un signe de reconnaissance pour les différencier (couleur et coupe de cheveux, moustaches,...), sinon tous se ressemblent.
Enfin, une lecture intéressante, au final, mais il va vraiment falloir dégotter quelques originalités pour ne pas que la série s'enlise.
Franquin pouvait être cynique comme le prouvent les planches qu'il a exécutées pour les Idées noires. Au cours d'une phase de dépression, il a imaginé ces gags et a conçu un vrai chef-d'oeuvre d'humour noir.
Je pense que ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre de Franquin devraient découvrir cet album (plus axé adulte que le reste de son oeuvre). Son dessin y est magistral.
Certaines histoires sont d'une cruauté jubilatoire. Relisez l'histoire du bourreau guillotiné, du chasseur victime de la chasse, du château-fort assiégé...
Il y a de vraies merveilles dans cette oeuvre.
Canardo est une BD animalière qui reprenait les codes du roman policier de manière très noire.
Canardo le personnage éponyme est alcoolique, violent, désabusé, souvent cynique, ce qui est rare dans la bande dessinée.
En fait, je ne conseille pas l'achat de toute la série mais d'un ou deux tomes pour se faire une idée. Je trouve que les albums les plus anciens la cadillac blanche, le chien debout, Raspoutine, la mort douce sont certes les meilleurs, mais ils ont quand même pris un petit coup de vieux.
Quant aux plus récents, ils ne m'ont pas beaucoup plu.
Au final, une série loin d'être inintéressante car elle a marqué une époque (années 80 avec le magazine à suivre) mais qui souffre d'un lent déclin.
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Shooting star
Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques. Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin. Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout. Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.
Kochka
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie. On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période. Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre. Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
Tanguy et Laverdure
Série que je préfère à Buck Danny, l'atmosphère française me plaît un peu plus. J'aurai peut-être mis 2,5/5. Mais à part ça, les histoires d'aviation ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Pour ceux qui veulent se faire une idée de la série, je conseille l'achat de la période Uderzo au dessin ou celle de Jijé. On peut trouver quelques-uns des meilleurs scénarios, le diptyque lieutenant double bang ou les vampires attaquent de nuit. Le charme désuet des années 70 se retrouve dans ces albums. Par contre, la suite de la série est à mon avis sans intérêt.
Blake et Mortimer
Voilà un monument de la bande dessinée franco-belge, le seul problème c'est qu'il a terriblement vieilli. Je ne pense pas qu'un adolescent puisse aujourd'hui se lancer dans ce type de BD avec une telle omniprésence de récitatifs. La première histoire le secret de l'espadon est un peu trop longue à mon goût, j'ai aujourd'hui du mal à la finir. La suivante le secret de la grande pyramide est plus intéressante et concerne une affaire liée à l'égyptologie. J'aime bien les albums la marque jaune et SOS météores (sans doute mon préféré, le vieux Paris est admirablement rendu par Jacobs). L'affaire du collier est une histoire que j'apprécie, pourtant l'aspect fantastique n'y est pas présent. Par contre, les albums L'énigme de l'Atlantide, le piège diabolique ou le pire de tous les 3 formules de professeur Sato me tombent des mains. Quant à la reprise de BM, hormis l'affaire Francis Blake, ou la première parie des sarcophages du 6ème continent, ça ne plaît pas du tout. Je conseille peut-être de lire simplement la marque jaune ou SOS météores pour se faire une idée.
Le Scorpion
"Le Scorpion", le destin a posé sa marque… Desberg nous raconte une formidable aventure de cape et d’épées avec une pointe d’ésotérisme et de complot politico-religieux. Au 18ème siècle, quand l’église et le Vatican sombre dans la cupidité, le crime et la luxure, un héros romanesque fait face: le Scorpion. Il est fort, intelligent, beau, et tombeur, à l’image d’un Jean Marais de la grande époque. La bohémienne est rusée, espiègle, sauvage et ravissante. Le cardinale est sans pitié et diabolique. Tout ça est très caricatural, mais pour moi, c’est exploité dans le bon sens et ça sert parfaitement le scénario. Oui, cette histoire et ces personnages n’ont rien d’innovent mais c’est fabuleusement plaisant à lire, les albums s’enchaînent les uns derrière les autres, je me suis fait les 6 tomes parus en un week-end sans voir l’horloge tournée. C’est du très très bon divertissement, avec des rebondissements habilement placés, qui n’ont pas manqué d’alimenter mon intérêt pour la série. Les dessins et les couleurs de Marini sont tout bonnement magnifiques. Chaque case est un tableau de maître. J’aime beaucoup ce style qui consiste à mettre en évidence le premier plan de façon classique (encrage et couleur) tandis que le fond, lui ressemble plus à une peinture (couleur directe). Les personnages sont très réussis, les décors et les paysages sont sublimes. L’auteur a une parfaite maîtrise des mouvements. Les couleurs sont parfaites, ce rouge et ce bleu si caractéristique, du grand art...
I.N.R.I
"I.N.R.I" Iqgne Natura Renovatur Integra Avec cette série en quatre tomes Convard, nous livre la suite de du Triangle Secret. On garde la même recette : templiers, Vatican, secrets, meurtres, trahisons, ésotérisme, jeux de piste, énigmes… Ceux qui ont aimé la première partie ne seront pas déçus. En revanche, contrairement au premier chapitre, l’action est beaucoup moins tournée vers le présent. Les principaux protagonistes sont les cinq chevaliers champenois dont Hugues de Payns entre aperçu dans le premier cycle. La qualité graphique de cette suite est largement meilleure en comparaison avec la série mère. Falque et Wachs ont poussé plus avant dans la finition. Même si je ne suis toujours pas fan de ce dessin réaliste, ma lecture a été plus facile que sur le Triangle grâce à cette évolution. Pour les couleurs de Paul, même réflexion que sur le dessin, ce qui est plus ou moins logique.
Spirou et Fantasio
Culte, évidemment. J'ajoute mon avis ici, non pas pour dire comme tous le monde (ou presque) que la période Franquin est grandiose, que Fournier surnage, que Nic et Cauvin n'ont jamais fait surface et que Tome et Janry ont fait des albums séduisants. Non, si j'ajoute mon avis, c'est pour bénir l'album le plus drôle de la série, celui que j'ai relu une bonne centaine de fois et devant lequel je ne peux m'empêcher de rire : "Panade a Champignac". Tout est drolissime et merveilleusement bien exploité : Le Zorglhomme nostalgique, l'interrogatoire de Zorglub au commissariat, les réflexions de Fantasio... Une fois arrivé à la moitié de l'album en ayant déjà mal aux abdominaux, on tombe sur "les brothers". 3 singes savants offerts par Gaston à Fantasio pour son anniversaire. On sent bien que Franquin s'est lâché sur cet album. Apres les deux épisodes Zorglub (géniaux comme tous le monde le sait), il est complètement parti dans son délire, et j'adore. Il ne se passe quasi-rien, il n'y a aucun suspense mais on est toujours surpris, du grand art. Eviv Niuqnarf Esod mumixam
L'Histoire de Siloë
C'est pas mal, les amateurs du genre, comme moi, y trouveront sans doute leur compte. Mais bon, c'est pas vraiment haletant quand même. Coté scénario, pas d'erreur majeure, mais le tout à du mal à décoller. Tout d'abord, l'hypothèse de base ne tient pas vraiment la route, à mon sens. Ensuite, je trouve les personnages un peu trop stéréotypés et certains passages un peu cousus de fil blanc. Coté dessin, étrangement, je trouve les femmes bien mieux dessinées que les hommes, auxquels on dirait qu'on a du attribuer un signe de reconnaissance pour les différencier (couleur et coupe de cheveux, moustaches,...), sinon tous se ressemblent. Enfin, une lecture intéressante, au final, mais il va vraiment falloir dégotter quelques originalités pour ne pas que la série s'enlise.
Idées Noires
Franquin pouvait être cynique comme le prouvent les planches qu'il a exécutées pour les Idées noires. Au cours d'une phase de dépression, il a imaginé ces gags et a conçu un vrai chef-d'oeuvre d'humour noir. Je pense que ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre de Franquin devraient découvrir cet album (plus axé adulte que le reste de son oeuvre). Son dessin y est magistral. Certaines histoires sont d'une cruauté jubilatoire. Relisez l'histoire du bourreau guillotiné, du chasseur victime de la chasse, du château-fort assiégé... Il y a de vraies merveilles dans cette oeuvre.
Canardo
Canardo est une BD animalière qui reprenait les codes du roman policier de manière très noire. Canardo le personnage éponyme est alcoolique, violent, désabusé, souvent cynique, ce qui est rare dans la bande dessinée. En fait, je ne conseille pas l'achat de toute la série mais d'un ou deux tomes pour se faire une idée. Je trouve que les albums les plus anciens la cadillac blanche, le chien debout, Raspoutine, la mort douce sont certes les meilleurs, mais ils ont quand même pris un petit coup de vieux. Quant aux plus récents, ils ne m'ont pas beaucoup plu. Au final, une série loin d'être inintéressante car elle a marqué une époque (années 80 avec le magazine à suivre) mais qui souffre d'un lent déclin.