En grand amateur de Goossens, je n'ai pas hésité, quand j'ai croisé la route de L'Esprit, le Corps et la Graine, à acheter l'album que je n'avais encore jamais lu.
Celui-ci contient 9 histoires courtes parues dans Fluide Glacial autour de 1980. Ce ne sont donc pas des histoires très récentes mais, même s'il n'y avait pas sa maîtrise technique actuelle, c'est typiquement l'humour qui a fait le succès de Goossens pour les amateurs du genre. En résumé, ce sont donc des récits absurdes dissimulés sous un dessin relativement sérieux et une narration décalée. Le gag se trouve au détour du décalage, au niveau du dialogue surprenant, au niveau de la narration folle-dans-la-dignité (pour reprendre la formule d'un autre grand humoriste de Fluide Glacial) et au niveau de la chute totalement absurde des histoires.
Globalement, j'ai ri relativement souvent, et souri encore plus souvent. Mais je n'ai rien trouvé d'aussi hilarant, voire bidonnant que certains passages de Voyage au bout de la Lune par exemple.
C'est un album que les fans de Goossens apprécieront mais qui ne saura pas à lui seul faire aimer son humour et son dessin si spécial à quelqu'un qui ne l'aimait pas auparavant.
Ca date pas mal, comme presque toujours la SF en BD, et ce qui était excessivement futuriste autrefois parait aujourd'hui rétro. Mais le charme de cette série, qui semble inspirée de "la planète des singes", opère quand-même. A lire rien que pour le dessin superbe et original (un cran encore au dessus de Trigan), qui semble malheureusement s'être perdu.
Complètement symptomatique des années 60. Avec une esthétique très péplum et un contexte SF spatiale, on fait un bon en arrière de 40 ans, à l'époque OVNI et conquête de la nouvelle frontière. Mais au delà de ce sympathique côté rétro, il y a une BD/comics, alliant empire romain et SF, de bonne qualité tant sur le plan du dessin que sur celui du scénario. Et je suis surpris de voir si peu d'avis sur une série que je considèrerais, sinon culte, comme incontournable.
Un monde animal pas si bête que ça, ou un chat piqué au vif, veut la vérité nue dans une ville ou le brouillon de culture fausse toutes les convenances.
Un graphisme sculptural pour une mise en bulle remarquable.
Les récits post-apocalyptiques sont nombreux dans le monde de la BD. Convard, dans les Huit jours du diable, avait laissé notre bonne vieille Terre entre les mains de chats évolués. De Crécy, quant à lui, a imaginé un monde enseveli par la glace dans lequel ont survécu quelques humains et quelques chiens "cochonisés" intelligents génétiquement modifiés.
La première moitié du récit est assez jubilatoire. La cohabitation, au sein d'une expédition scientifique, des hommes et des chiens, le tout servi par des dialogues savoureux, mène à des situations cocasses.
La deuxième partie du récit m'a nettement moins enthousiasmé. Un déballage de peintures et d'oeuvres d'art vivantes servent de prétexte et de témoins à une explication apocalyptique très conventionnelle.
La fin et la morale qui s'en dégage nous propose une vision de la toute puissance artistique et plus particulièrement des oeuvres du Musée du Louvre. L'empreinte laissée par celui-ci sur cet album prend à mon avis une importance trop grande et gache un peu l'histoire qui aurait pu en découler.
C'est parce que je suis sous le charme du style et du dessin de Nancy Peña que j'ai acheté cette BD sans savoir quel en serait le scénario.
Et pour la beauté de l'album, j'ai été servi. Il reste probable qu'il faille aimer le style de cette illustratrice car il est très personnel. Mais j'adore cette originalité, cette âme si particulière, la beauté de ces images, de ces décors et de ces personnages. Le noir et blanc fonctionne en outre particulièrement bien. Bref, c'est une très belle BD à mes yeux.
Quant à l'histoire, n'en sachant rien au départ, j'avoue que je craignais un récit un peu hermétique. Mais la narration et les dialogues sont bons et ont su rapidement me faire entrer dans le récit et me faire m'attacher aux personnages.
Le scénario est légèrement fantastique et mystérieux. Et j'ai apprécié de le voir s'écouler sur un grand nombre de pages (96).
Hélas, plus la fin de l'histoire approchait, plus je craignais de la voir finir en queue de poisson car le récit est relativement lent et rien n'est encore dévoilé. La fin apporte finalement un certain dénouement, mais pas les explications et le final que j'espérais.
Bref, je suis resté sur ma faim avec cette conclusion qui pour moi n'en est hélas pas complètement une. Elle garde une petite part de poésie et de beauté qui me fait garder une vraie affection pour cette BD, mais ça aurait pu faire une vraiment grande BD pour moi si le dénouement avait été plus à mon goût.
Nancy Peña est cependant à mes yeux une vraie illustratrice de talent qui sera sûrement un jour vraiment connue dans le monde de la BD ou de l'illustration : un talent à suivre.
Note approximative : 2.5/5
Petit pavé de près de 150 pages, j'attendais un scénario assez construit de cette BD. Au lieu de cela, c'est plutôt de la BD d'action grand-spectacle mais sans profondeur.
Cet album Semic se compose de 4 chapitres, formant l'histoire "Final Night" et ayant pour héros la Justice League of America dans son ensemble, auquel s'ajoute un chapitre des Green Lantern "Parallax : Emerald Night" qui vient s'intercaler entre le 3e et le 4e chapitre des JLA pour permettre au lecteur de bien comprendre une partie de l'histoire complète.
"Parallax : Emerald Night" est joliment dessiné, bénéficiant d'une bonne narration, mais son histoire est assez courte et représente surtout une sorte d'aboutissement de l'histoire du Green Lantern Hal Jordan, aboutissement qui le fait réfléchir sur ses actes et lui fait rencontrer de nombreux anciens amis avec qui il va discuter de choses que quelqu'un comme moi qui ne connait pas l'histoire de Green Lantern ne comprend qu'à moitié.
Autour de cette histoire là se situe "Final Night", qui est moins bien dessinée et qui dispose par moments d'une narration franchement ratée à mes yeux (ellipses, dialogues et texte narratifs tronqués, etc...). A cause de ces défauts, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire qui, en outre, se révèle basique et manquant d'intelligence.
Un gros phénomène/entité cosmique arrive dans le système solaire pour "manger le soleil". Il l'absorbe, plongeant la Terre dans la nuit, et force l'ensemble de la JLA à s'allier contre lui, sans succès. Quand je dis l'ensemble de la JLA, ce sont les héros les plus connus mais aussi une ribambelle incroyable de héros dont je n'avais jamais entendu parler et que seuls ceux qui suivent régulièrement les publications DC doivent être à même de connaître. Nous voyons ces héros de manière superficielle, sans jamais pouvoir s'attacher à l'un ou à l'autre, d'autant plus qu'ils dégainent des super-pouvoirs incroyables dont on ne comprend pas grand chose. Bref, j'aurais nettement préféré ne voir que la JLA réduite à ses protagonistes principaux entrer en action sans tomber dans cette accumulation de personnages nouveaux et assez peu réussis.
Outre le "combat" contre le Mange-Soleil, la moitié du récit s'attarde sur la façon dont les héros rendent la justice et ramènent un semblant d'espoir sur la Terre plongée dans la nuit. Cette partie est inintéressante et naïve.
Là où le récit commence à devenir un peu plus intéressant, c'est justement quand on en arrive au passage avec les Green Lantern et Parallax. L'histoire prend enfin un peu de recul et un semblant de profondeur.
Quant au dénouement du super-danger que représente le "Mange-soleil", il est de nouveau naïf et surtout expéditif.
Bref, "Final Night" n'est qu'une histoire basique à grand spectacle, une occasion de sortir du tiroir tous les héros masqués de la JLA pour une histoire sans interêt ni originalité. Seul le chapitre intégré au milieu qu'est "Emerald Night" a un peu d'interêt.
Reste au final une BD qui se laisse lire, qui fait passer le temps, mais qui ne présente rien qui m'en fasse conseiller l'achat.
Ayant apprécié Le Cycle, ayant été impressionné par Cercle vicieux, c'est aussi vite que j'ai pu que je me suis acheté ce nouvel album de Lecroart.
On y retrouve toujours le même dessin, pas fantastique mais pas désagréable du tout à lire, les mêmes personnages du professeur Fignoteau et de ses assistants Anne et Robert, toujours le même côté un peu exhubérant des dialogues, bref on est en territoire connu.
Le récit se lance rapidement avec le constat alarmé du Professeur : si leur BD n'atteint pas le succès, ils vont disparaitre dans l'oubli. S'ensuivent alors le premier moyen d'atteindre le succès selon lui : voler le style graphique et de narration d'autres BDs à succès : BD d'aventure ultra-classique, BD érotique, etc... ces passages sont assez amusants car les dialogues, quoiqu'un peu lourds, sont en parfait décalage avec les images. Lecroart joue la carte de l'humour, et j'ai véritablement ri. J'ai particulièrement adoré la double narration destinée à représenter la façon dont le lecteur doit ressentir l'histoire : "Allons bon ! Vas-y fous-lui la patée !".
Mais pour le moment, dans cette moitié de l'album, je n'ai pas tant été charmé que cela car même si je rigolais souvent, le résultat n'avait pas le côté impressionnant de travail sur le support BD et original des oeuvres précédentes de Lecroart...
Jusqu'à ce passage avec le maître Japonais, le maître du manga...
J'ai bien sûr du attendre la fin de ce passage pour comprendre ce qu'il en était exactement, ce qui me semblait bizarre dans les dialogues en première lecture... Et quand j'ai compris, quand j'ai vu ce que c'était... Je dis formidable ! Franchement, j'ai trouvé ce passage encore plus réussi que le Cercle vicieux !
Puis viennent ensuite encore d'autre trouvailles sur le support BD, et surtout beaucoup d'humour : j'ai vraiment été à la fois éclaté de rire et impressionné par les idées de Lecroart et leur réussite technique.
Sincèrement, même si le début de cette Bd m'a un peu lassé, je crois bien que c'est là le meilleur album d'Etienne Lecroart.
Pour le dessin, Pellejero est égal à lui-même, cette fois en noir et blanc. J’aime beaucoup son style généreux et sensuel, et je trouve qu’il donne très bien aussi en noir et blanc. Mon seul reproche sera pour les visages féminins que je trouve souvent un peu trop semblables l’un par rapport à l’autre.
Côté scénario, on a affaire à un mélange de scènes qui n’ont apparemment aucun rapport entre elles, et dont on va découvrir toutes les interactions. Cette enquête policière est prenante et la BD se lit d’un coup. Malheureusement, la fin m’a déçue; je la trouve facile et sans originalité.
En fin de compte, j’ai beaucoup apprécié la BD à la lecture, mais après je reste un peu sur ma fin, et j’ai tendance à me dire: "tout ça pour ça". Dommage.
Je ne conseille donc pas cette BD à l'achat. Mais si vous avez l'occasion de la lire, sa construction particulière reste très intéressante et sa lecture prenante. :)
Cette BD ne m’intéressait pas vraiment... Ce sont surtout les dessins qui me rebutaient, sombres et un peu trop "bruts" à mon goût. Et puis Pierig m’a dit que ça valait la peine, alors je l’ai lu... et j’ai été agréablement surprise!
L’histoire est vraiment prenante. Une fois qu’on a commencé, on ne lache pas la BD! On se laisse entraîner aux côtés de Paul et on est touché par ce qu’il ressent: ses désirs, ses doutes, ses regrets... Il y a d’une part la vie de famille, avec les difficultés causées par l’absence; d’autre part celle de super-héros, avec la confrontation de la vie privée et de la vie publique, et surtout la difficulté de voir sa vie comme son corps échapper à toute maîtrise.
De plus, à la lecture, le dessin repoussant au départ m’a semblé pas si mal que ça, plutôt bien fait même si ce n’est pas un style que j’apprécie.
Bref, je ne peux que vous en conseiller la lecture! (Et pour ça je me remets à poster pour la première fois depuis des mois!) Ce serait dommage de passer à côté de cette BD.
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L'Esprit, le Corps et la Graine
En grand amateur de Goossens, je n'ai pas hésité, quand j'ai croisé la route de L'Esprit, le Corps et la Graine, à acheter l'album que je n'avais encore jamais lu. Celui-ci contient 9 histoires courtes parues dans Fluide Glacial autour de 1980. Ce ne sont donc pas des histoires très récentes mais, même s'il n'y avait pas sa maîtrise technique actuelle, c'est typiquement l'humour qui a fait le succès de Goossens pour les amateurs du genre. En résumé, ce sont donc des récits absurdes dissimulés sous un dessin relativement sérieux et une narration décalée. Le gag se trouve au détour du décalage, au niveau du dialogue surprenant, au niveau de la narration folle-dans-la-dignité (pour reprendre la formule d'un autre grand humoriste de Fluide Glacial) et au niveau de la chute totalement absurde des histoires. Globalement, j'ai ri relativement souvent, et souri encore plus souvent. Mais je n'ai rien trouvé d'aussi hilarant, voire bidonnant que certains passages de Voyage au bout de la Lune par exemple. C'est un album que les fans de Goossens apprécieront mais qui ne saura pas à lui seul faire aimer son humour et son dessin si spécial à quelqu'un qui ne l'aimait pas auparavant.
Storm
Ca date pas mal, comme presque toujours la SF en BD, et ce qui était excessivement futuriste autrefois parait aujourd'hui rétro. Mais le charme de cette série, qui semble inspirée de "la planète des singes", opère quand-même. A lire rien que pour le dessin superbe et original (un cran encore au dessus de Trigan), qui semble malheureusement s'être perdu.
L'empire de Trigan
Complètement symptomatique des années 60. Avec une esthétique très péplum et un contexte SF spatiale, on fait un bon en arrière de 40 ans, à l'époque OVNI et conquête de la nouvelle frontière. Mais au delà de ce sympathique côté rétro, il y a une BD/comics, alliant empire romain et SF, de bonne qualité tant sur le plan du dessin que sur celui du scénario. Et je suis surpris de voir si peu d'avis sur une série que je considèrerais, sinon culte, comme incontournable.
Blacksad
Un monde animal pas si bête que ça, ou un chat piqué au vif, veut la vérité nue dans une ville ou le brouillon de culture fausse toutes les convenances. Un graphisme sculptural pour une mise en bulle remarquable.
Période Glaciaire
Les récits post-apocalyptiques sont nombreux dans le monde de la BD. Convard, dans les Huit jours du diable, avait laissé notre bonne vieille Terre entre les mains de chats évolués. De Crécy, quant à lui, a imaginé un monde enseveli par la glace dans lequel ont survécu quelques humains et quelques chiens "cochonisés" intelligents génétiquement modifiés. La première moitié du récit est assez jubilatoire. La cohabitation, au sein d'une expédition scientifique, des hommes et des chiens, le tout servi par des dialogues savoureux, mène à des situations cocasses. La deuxième partie du récit m'a nettement moins enthousiasmé. Un déballage de peintures et d'oeuvres d'art vivantes servent de prétexte et de témoins à une explication apocalyptique très conventionnelle. La fin et la morale qui s'en dégage nous propose une vision de la toute puissance artistique et plus particulièrement des oeuvres du Musée du Louvre. L'empreinte laissée par celui-ci sur cet album prend à mon avis une importance trop grande et gache un peu l'histoire qui aurait pu en découler.
Le Cabinet Chinois
C'est parce que je suis sous le charme du style et du dessin de Nancy Peña que j'ai acheté cette BD sans savoir quel en serait le scénario. Et pour la beauté de l'album, j'ai été servi. Il reste probable qu'il faille aimer le style de cette illustratrice car il est très personnel. Mais j'adore cette originalité, cette âme si particulière, la beauté de ces images, de ces décors et de ces personnages. Le noir et blanc fonctionne en outre particulièrement bien. Bref, c'est une très belle BD à mes yeux. Quant à l'histoire, n'en sachant rien au départ, j'avoue que je craignais un récit un peu hermétique. Mais la narration et les dialogues sont bons et ont su rapidement me faire entrer dans le récit et me faire m'attacher aux personnages. Le scénario est légèrement fantastique et mystérieux. Et j'ai apprécié de le voir s'écouler sur un grand nombre de pages (96). Hélas, plus la fin de l'histoire approchait, plus je craignais de la voir finir en queue de poisson car le récit est relativement lent et rien n'est encore dévoilé. La fin apporte finalement un certain dénouement, mais pas les explications et le final que j'espérais. Bref, je suis resté sur ma faim avec cette conclusion qui pour moi n'en est hélas pas complètement une. Elle garde une petite part de poésie et de beauté qui me fait garder une vraie affection pour cette BD, mais ça aurait pu faire une vraiment grande BD pour moi si le dénouement avait été plus à mon goût. Nancy Peña est cependant à mes yeux une vraie illustratrice de talent qui sera sûrement un jour vraiment connue dans le monde de la BD ou de l'illustration : un talent à suivre.
JLA - Extinction
Note approximative : 2.5/5 Petit pavé de près de 150 pages, j'attendais un scénario assez construit de cette BD. Au lieu de cela, c'est plutôt de la BD d'action grand-spectacle mais sans profondeur. Cet album Semic se compose de 4 chapitres, formant l'histoire "Final Night" et ayant pour héros la Justice League of America dans son ensemble, auquel s'ajoute un chapitre des Green Lantern "Parallax : Emerald Night" qui vient s'intercaler entre le 3e et le 4e chapitre des JLA pour permettre au lecteur de bien comprendre une partie de l'histoire complète. "Parallax : Emerald Night" est joliment dessiné, bénéficiant d'une bonne narration, mais son histoire est assez courte et représente surtout une sorte d'aboutissement de l'histoire du Green Lantern Hal Jordan, aboutissement qui le fait réfléchir sur ses actes et lui fait rencontrer de nombreux anciens amis avec qui il va discuter de choses que quelqu'un comme moi qui ne connait pas l'histoire de Green Lantern ne comprend qu'à moitié. Autour de cette histoire là se situe "Final Night", qui est moins bien dessinée et qui dispose par moments d'une narration franchement ratée à mes yeux (ellipses, dialogues et texte narratifs tronqués, etc...). A cause de ces défauts, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire qui, en outre, se révèle basique et manquant d'intelligence. Un gros phénomène/entité cosmique arrive dans le système solaire pour "manger le soleil". Il l'absorbe, plongeant la Terre dans la nuit, et force l'ensemble de la JLA à s'allier contre lui, sans succès. Quand je dis l'ensemble de la JLA, ce sont les héros les plus connus mais aussi une ribambelle incroyable de héros dont je n'avais jamais entendu parler et que seuls ceux qui suivent régulièrement les publications DC doivent être à même de connaître. Nous voyons ces héros de manière superficielle, sans jamais pouvoir s'attacher à l'un ou à l'autre, d'autant plus qu'ils dégainent des super-pouvoirs incroyables dont on ne comprend pas grand chose. Bref, j'aurais nettement préféré ne voir que la JLA réduite à ses protagonistes principaux entrer en action sans tomber dans cette accumulation de personnages nouveaux et assez peu réussis. Outre le "combat" contre le Mange-Soleil, la moitié du récit s'attarde sur la façon dont les héros rendent la justice et ramènent un semblant d'espoir sur la Terre plongée dans la nuit. Cette partie est inintéressante et naïve. Là où le récit commence à devenir un peu plus intéressant, c'est justement quand on en arrive au passage avec les Green Lantern et Parallax. L'histoire prend enfin un peu de recul et un semblant de profondeur. Quant au dénouement du super-danger que représente le "Mange-soleil", il est de nouveau naïf et surtout expéditif. Bref, "Final Night" n'est qu'une histoire basique à grand spectacle, une occasion de sortir du tiroir tous les héros masqués de la JLA pour une histoire sans interêt ni originalité. Seul le chapitre intégré au milieu qu'est "Emerald Night" a un peu d'interêt. Reste au final une BD qui se laisse lire, qui fait passer le temps, mais qui ne présente rien qui m'en fasse conseiller l'achat.
L'Elite à la portée de tous
Ayant apprécié Le Cycle, ayant été impressionné par Cercle vicieux, c'est aussi vite que j'ai pu que je me suis acheté ce nouvel album de Lecroart. On y retrouve toujours le même dessin, pas fantastique mais pas désagréable du tout à lire, les mêmes personnages du professeur Fignoteau et de ses assistants Anne et Robert, toujours le même côté un peu exhubérant des dialogues, bref on est en territoire connu. Le récit se lance rapidement avec le constat alarmé du Professeur : si leur BD n'atteint pas le succès, ils vont disparaitre dans l'oubli. S'ensuivent alors le premier moyen d'atteindre le succès selon lui : voler le style graphique et de narration d'autres BDs à succès : BD d'aventure ultra-classique, BD érotique, etc... ces passages sont assez amusants car les dialogues, quoiqu'un peu lourds, sont en parfait décalage avec les images. Lecroart joue la carte de l'humour, et j'ai véritablement ri. J'ai particulièrement adoré la double narration destinée à représenter la façon dont le lecteur doit ressentir l'histoire : "Allons bon ! Vas-y fous-lui la patée !". Mais pour le moment, dans cette moitié de l'album, je n'ai pas tant été charmé que cela car même si je rigolais souvent, le résultat n'avait pas le côté impressionnant de travail sur le support BD et original des oeuvres précédentes de Lecroart... Jusqu'à ce passage avec le maître Japonais, le maître du manga... J'ai bien sûr du attendre la fin de ce passage pour comprendre ce qu'il en était exactement, ce qui me semblait bizarre dans les dialogues en première lecture... Et quand j'ai compris, quand j'ai vu ce que c'était... Je dis formidable ! Franchement, j'ai trouvé ce passage encore plus réussi que le Cercle vicieux ! Puis viennent ensuite encore d'autre trouvailles sur le support BD, et surtout beaucoup d'humour : j'ai vraiment été à la fois éclaté de rire et impressionné par les idées de Lecroart et leur réussite technique. Sincèrement, même si le début de cette Bd m'a un peu lassé, je crois bien que c'est là le meilleur album d'Etienne Lecroart.
Tabou
Pour le dessin, Pellejero est égal à lui-même, cette fois en noir et blanc. J’aime beaucoup son style généreux et sensuel, et je trouve qu’il donne très bien aussi en noir et blanc. Mon seul reproche sera pour les visages féminins que je trouve souvent un peu trop semblables l’un par rapport à l’autre. Côté scénario, on a affaire à un mélange de scènes qui n’ont apparemment aucun rapport entre elles, et dont on va découvrir toutes les interactions. Cette enquête policière est prenante et la BD se lit d’un coup. Malheureusement, la fin m’a déçue; je la trouve facile et sans originalité. En fin de compte, j’ai beaucoup apprécié la BD à la lecture, mais après je reste un peu sur ma fin, et j’ai tendance à me dire: "tout ça pour ça". Dommage. Je ne conseille donc pas cette BD à l'achat. Mais si vous avez l'occasion de la lire, sa construction particulière reste très intéressante et sa lecture prenante. :)
Prestige de l'uniforme
Cette BD ne m’intéressait pas vraiment... Ce sont surtout les dessins qui me rebutaient, sombres et un peu trop "bruts" à mon goût. Et puis Pierig m’a dit que ça valait la peine, alors je l’ai lu... et j’ai été agréablement surprise! L’histoire est vraiment prenante. Une fois qu’on a commencé, on ne lache pas la BD! On se laisse entraîner aux côtés de Paul et on est touché par ce qu’il ressent: ses désirs, ses doutes, ses regrets... Il y a d’une part la vie de famille, avec les difficultés causées par l’absence; d’autre part celle de super-héros, avec la confrontation de la vie privée et de la vie publique, et surtout la difficulté de voir sa vie comme son corps échapper à toute maîtrise. De plus, à la lecture, le dessin repoussant au départ m’a semblé pas si mal que ça, plutôt bien fait même si ce n’est pas un style que j’apprécie. Bref, je ne peux que vous en conseiller la lecture! (Et pour ça je me remets à poster pour la première fois depuis des mois!) Ce serait dommage de passer à côté de cette BD.