La tendresse des crocodiles est une BD d'aventure qui contient les meilleurs éléments du genre: Voyage lointain, dangers multiples, grands espaces africains...
Jeanne, l'héroïne, est un personnage des plus plaisants, la jeune fille riche et gâtée qui n'hésite pas une seconde à affronter tous les dangers de la brousse pour retrouver son professeur de père aura bien des déconvenues...
Son voyage pénible l'aidera à s'émanciper, lui permettra de découvrir qui elle est vraiment et ce qu'elle veut être... Et c'est un plaisir de voyager avec elle.
Une histoire passionnante offrant aussi bien des moments tragiques, des passages pleins d'humour et des scènes pleines de sensualité.
Les dialogues aussi sont bons, les personnages principaux Jeanne et Eugène s'affrontent constamment à coup de piques pleines de subtilité et d'intelligence, un régal!
Le deuxième tome L'ivresse du poulpe, est un autre voyage pour Jeanne, cette fois elle est une baroudeuse confirmée au caractère bien trempé et elle part à la recherche de son amant.
Il y a la même recette et les mêmes éléments que dans le premier tome, c'est toujours aussi bon même si cela peut sembler un peu moins frais...
Les dessins sont en noir et blanc, tout simples, les aventures de Jeanne Picquigny sont distrayantes, une lecture sympa, j'aime...
JJJ
Les histoires écrites par Jeph Loeb sont souvent passionnantes, on y trouve toujours une pléiade de personnages célèbres, ce qui fait plaisir. Jeph Loeb s'amuse à réécrire et redéfinir ces personnages, vu que c'est fait avec talent respect et brio, c'est un plaisir supplémentaire.
Quant aux dessins de Tim Sale, comment ne pas les aimer? Même s’il est vrai qu'au premier coup d’œil son style peut paraître étrange. Tant mieux ! Un peu de personnalité ne nuit pas...
Pour cette aventure mettant en scène Batman, c'est réussi une fois de plus. Intrigue passionnante, enquête délicate, pistes multiples, personnages torturés, alliances improbables... Un vrai plaisir qui ne cesse de passionner le long des quatre tomes pour déboucher sur une fin magnifique.
Le seul point noir est que la série Batman - Un long Halloween, l'histoire qui précède Dark Victory, n'a jamais eu l'honneur d'être éditée en album, il est difficile de lui mettre la main dessus...
J'ai lu les deux et il me semble difficile d'apprécier totalement Dark Victory sans être passé par la case Un long Halloween.
Mais l'essentiel est là, à savoir que Dark Victory est une très bonne aventure de Batman, j'en conseille la lecture même si je lui trouve Un long Halloween supérieur d'une courte tête.
JJJ
Comment souhaiter « bonne santé » à ses patients quand on est médecin dans un service de cancérologie et qu’on fait sa tournée le jour du nouvel an ? Charles Masson présente dans son dernier album six histoires de chirurgiens racontant leurs mensonges, leurs échecs, leur impuissance et leur désarroi face à la mort, ainsi que la manière dont ils se servent d’un humour potache et cynique pour se créer une carapace face au désespoir et à la misère humaine. C’est noir. Très noir. Même la dernière histoire, censée finir bien, ne le fait qu’à moitié. C’est très poignant également. Je ne connais pas d’autre album de BD ayant parlé de la mort avec autant de force. Le seul aspect qui m’a un peu gêné à la lecture est le décalage entre le monologue du médecin et les images, qui se focalisent souvent sur le médecin en train de raconter plutôt que sur les événements de l’histoire qu’il raconte. Ce décalage est sans doute voulu et contribue à éviter le misérabilisme de situations dramatiques, mais l’effet n’est malheureusement pas toujours des plus réussi. On sent que l’auteur est à la recherche de la bonne formule mais que sa quête n’a pas encore abouti – le choix de la BD comme medium pour raconter ces histoires n’est pas encore vraiment convainquant. Cela reste néanmoins un très bon album, rempli d’émotions, et qui fait réfléchir sur des divers sujets comme les relations humaines avec les patients, la médecine comme vocation, la douleur consécutive à la perte d’un être cher, l’accompagnement des mourants et l’euthanasie.
Mouaif... je vois pas trop l'intérêt de l'exercice... Soit on connaît les chansons, et bon, les voir illustrées c'est sympa, mais sans plus... soit on ne connaît pas les chansons, et bon, du coup on connaît pas l'air, et du coup c'est assez moyen. Et puis bon, bref, je vois pas trop à quoi ça sert... Autant acheter un bon chansonnier estudiantin (vive les Fleurs du Mâle !).
C'est par XIII que j'ai commencé à lire de la BD moderne. Je ne peux donc qu'attribuer la note maximale. Le scénario tellement inattendu et surprenant de Van Hamme en fait une série culte sur plusieurs générations à venir. C'est peut être la bd qui a lancé tout le processus que l'on connaît.
Gotham Central est une bonne série policière, pour certains des ses aspects c'est une série que l'on peut même qualifier de remarquable.
L'univers est l'immense ville de Gotham, un lieu ou il ne fait pas tellement bon vivre quand on est simple flic, parmi la foule de criminel sévissant dans la cité se trouvent des psychopathes comme le Joker, Mr Freeze ou encore Pile et Face... Pour les policiers il n'est pas toujours évident ni possible de demander de l'aide au Batman, le légendaire justicier/croquemitaine. Une situation difficile pour ces hommes et femmes qui essaient tant bien que mal de résoudre les enquêtes en cours, faire face aux nouveaux crimes, s'opposer à des forces politiques corrompues et garder la vie sauve.
Les intrigues ne sont pas de la plus grande complexité, mais leur déroulement est bien construit, cela ne manque pas de suspense, pour faire simple c'est très correct.
Les nombreux personnages ont tous un comportement différent, leurs liens ou rivalités, leur cohabitation parfois difficile, leurs rapports qui évoluent et l'épaisseur donnée à chacun d'entre eux, sont autant d'éléments qui leur donnent profondeur et sensibilité. Le tout est traité avec subtilité et sur autant de personnages, cela n'en est que plus remarquable.
Un des points fort de la série.
Enfin l'ambiance est très bien rendue, on a l'impression d'être au cœur des meilleures séries policières, et bien que cela se passe dans un univers totalement fictif l'effet de réalisme est saisissant.
Peut-être que la noirceur se fait parfois un peu trop écrasante, mais le style de la série est ainsi.
Les dessins collent parfaitement à l'ambiance, personnellement j'apprécie le style de Larks, affaire de goût...
Après lecture des trois premiers tomes, je suis (vous l'aurez compris!) globalement très satisfait par cette série, mon préféré étant le deuxième et celui que j'apprécie le moins le premier.
Si Gotham Central vous tente, et même s’il est vrai que la lecture des épisodes (un ou deux par tome) se laisse apprécier indépendamment, je vous conseille d'en lire la totalité pour en apprécier pleinement la profondeur.
JJJ
Côté dessin, c'est assez moyen. Ca ressemble à une petite bande dessinée franco-belge de base. On sent que l'importance n'a pas été placée au niveau des dessins... C'est dommage.
L'histoire est sympa, mais elle met peut être un peu trop de temps à vraiment démarrer. S'il y avait eu une suite, cette bande dessinée serait bien plus intéressante que la première car l'histoire devient vraiment prenante lors des 5 dernières pages. Néanmoins, c'est plaisant à lire. Par contre, dire que je vais le relire... C'est bien moins certain...
Cet avis porte sur le tome 3:
Retour fracassant de notre Magnum de la Riviera. Les dialogues sont toujours aussi bien ciselés. Nous quittons ici le cadre français et c’est au Belize (pays imaginaire d’Amérique du Sud) que se déroule la majeure partie de l’enquête. Les personnages secondaires hauts en couleurs (Ah !! le rasta et ses cousins ! ou encore Madgid) apportent une touche d’humour qui tranche avec le cynisme de Tony Corso. C’est rapide, ça flingue à tout va, mais qu’est ce que c’est bien. En outre, Berlion distille dans cet opus quelques éléments sur le passé, assez mystérieux de Tony Corso. Avec ce troisième volume, Berlion nous offre une aventure encore meilleure que les deux autres. J’en conseille la lecture, d’ailleurs très rafraîchissante A lire sur une chaise longue, sous le soleil qui daigne enfin se montrer.
Je l'ai découvert récemment aux urgences pédiatriques alors que ma fille de 2 ans a été enfermée à double tour dans un lit à barreaux derrières une porte avec juste une petite fenêtre pour la regarder alors qu'elle venait d'ingurgiter de l'alcool à 60° et qu'elle en eut fait profiter tout le service jusqu'a suffisamment tard dans la nuit pour que cela s'inscrive dans les archives du bêtisier de l'hôpital.
Cette découverte en fut effectivement une :) J'ai eu le plaisir de découvrir ce duo de choc, ces investigateurs de première classe dont le sérieux est à l'image de leurs chefs.
A travers leurs aventures on voyage de mission impossible à James Bond en passant par l'inspecteur gadget avec une dose de malchance et un pouvoir destructeur très lagaffesque sans avoir recours à divers talents de musicien, physicien ou de chimiste. Ce duo est une calamité, l'un ne rattrape pas l'autre mais les 2 rattrapent à grands pas les 5 étoiles du culte pour l'exception que la série représente dans le monde de la BD et pour l'humour présent à toutes les pages.
“Passage afghan” est une mine d’information sur la situation en Afghanistan, sur l’histoire de ce pays, sur les guerres pétrolières de l’administration Bush, et propose une vision vraiment cynique et sans partage de la situation actuelle. Ted Rall est clairement anti-Bush, mais contrairement à d’autres auteurs, on n’a pas l’impression que c’est pour être dans le vent, ou pour vendre ses BDs. Non, son analyse est documentée, réfléchie, et j’ai appris une quantité de chose incroyable en lisant ce recueil.
Au niveau du format, la partie BD est assez courte comparée à la partie textuelle, qui constitue finalement le plus gros du bouquin. A vous de voir si ce genre d’œuvre vous tente donc (un peu de BD et beaucoup de pages de texte pur, et un temps de lecture assez long).
Un documentaire immanquable, du niveau des meilleurs œuvres de Joe Sacco, et selon moi bien meilleur que Le Photographe, auquel je reprochais justement de se contenter de montrer la situation en Afghanistan sans vraiment l’expliquer.
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Une Aventure de Jeanne Picquigny
La tendresse des crocodiles est une BD d'aventure qui contient les meilleurs éléments du genre: Voyage lointain, dangers multiples, grands espaces africains... Jeanne, l'héroïne, est un personnage des plus plaisants, la jeune fille riche et gâtée qui n'hésite pas une seconde à affronter tous les dangers de la brousse pour retrouver son professeur de père aura bien des déconvenues... Son voyage pénible l'aidera à s'émanciper, lui permettra de découvrir qui elle est vraiment et ce qu'elle veut être... Et c'est un plaisir de voyager avec elle. Une histoire passionnante offrant aussi bien des moments tragiques, des passages pleins d'humour et des scènes pleines de sensualité. Les dialogues aussi sont bons, les personnages principaux Jeanne et Eugène s'affrontent constamment à coup de piques pleines de subtilité et d'intelligence, un régal! Le deuxième tome L'ivresse du poulpe, est un autre voyage pour Jeanne, cette fois elle est une baroudeuse confirmée au caractère bien trempé et elle part à la recherche de son amant. Il y a la même recette et les mêmes éléments que dans le premier tome, c'est toujours aussi bon même si cela peut sembler un peu moins frais... Les dessins sont en noir et blanc, tout simples, les aventures de Jeanne Picquigny sont distrayantes, une lecture sympa, j'aime... JJJ
Batman - Amère victoire (Dark Victory)
Les histoires écrites par Jeph Loeb sont souvent passionnantes, on y trouve toujours une pléiade de personnages célèbres, ce qui fait plaisir. Jeph Loeb s'amuse à réécrire et redéfinir ces personnages, vu que c'est fait avec talent respect et brio, c'est un plaisir supplémentaire. Quant aux dessins de Tim Sale, comment ne pas les aimer? Même s’il est vrai qu'au premier coup d’œil son style peut paraître étrange. Tant mieux ! Un peu de personnalité ne nuit pas... Pour cette aventure mettant en scène Batman, c'est réussi une fois de plus. Intrigue passionnante, enquête délicate, pistes multiples, personnages torturés, alliances improbables... Un vrai plaisir qui ne cesse de passionner le long des quatre tomes pour déboucher sur une fin magnifique. Le seul point noir est que la série Batman - Un long Halloween, l'histoire qui précède Dark Victory, n'a jamais eu l'honneur d'être éditée en album, il est difficile de lui mettre la main dessus... J'ai lu les deux et il me semble difficile d'apprécier totalement Dark Victory sans être passé par la case Un long Halloween. Mais l'essentiel est là, à savoir que Dark Victory est une très bonne aventure de Batman, j'en conseille la lecture même si je lui trouve Un long Halloween supérieur d'une courte tête. JJJ
Bonne santé
Comment souhaiter « bonne santé » à ses patients quand on est médecin dans un service de cancérologie et qu’on fait sa tournée le jour du nouvel an ? Charles Masson présente dans son dernier album six histoires de chirurgiens racontant leurs mensonges, leurs échecs, leur impuissance et leur désarroi face à la mort, ainsi que la manière dont ils se servent d’un humour potache et cynique pour se créer une carapace face au désespoir et à la misère humaine. C’est noir. Très noir. Même la dernière histoire, censée finir bien, ne le fait qu’à moitié. C’est très poignant également. Je ne connais pas d’autre album de BD ayant parlé de la mort avec autant de force. Le seul aspect qui m’a un peu gêné à la lecture est le décalage entre le monologue du médecin et les images, qui se focalisent souvent sur le médecin en train de raconter plutôt que sur les événements de l’histoire qu’il raconte. Ce décalage est sans doute voulu et contribue à éviter le misérabilisme de situations dramatiques, mais l’effet n’est malheureusement pas toujours des plus réussi. On sent que l’auteur est à la recherche de la bonne formule mais que sa quête n’a pas encore abouti – le choix de la BD comme medium pour raconter ces histoires n’est pas encore vraiment convainquant. Cela reste néanmoins un très bon album, rempli d’émotions, et qui fait réfléchir sur des divers sujets comme les relations humaines avec les patients, la médecine comme vocation, la douleur consécutive à la perte d’un être cher, l’accompagnement des mourants et l’euthanasie.
Chansons cochonnes
Mouaif... je vois pas trop l'intérêt de l'exercice... Soit on connaît les chansons, et bon, les voir illustrées c'est sympa, mais sans plus... soit on ne connaît pas les chansons, et bon, du coup on connaît pas l'air, et du coup c'est assez moyen. Et puis bon, bref, je vois pas trop à quoi ça sert... Autant acheter un bon chansonnier estudiantin (vive les Fleurs du Mâle !).
XIII
C'est par XIII que j'ai commencé à lire de la BD moderne. Je ne peux donc qu'attribuer la note maximale. Le scénario tellement inattendu et surprenant de Van Hamme en fait une série culte sur plusieurs générations à venir. C'est peut être la bd qui a lancé tout le processus que l'on connaît.
Gotham Central
Gotham Central est une bonne série policière, pour certains des ses aspects c'est une série que l'on peut même qualifier de remarquable. L'univers est l'immense ville de Gotham, un lieu ou il ne fait pas tellement bon vivre quand on est simple flic, parmi la foule de criminel sévissant dans la cité se trouvent des psychopathes comme le Joker, Mr Freeze ou encore Pile et Face... Pour les policiers il n'est pas toujours évident ni possible de demander de l'aide au Batman, le légendaire justicier/croquemitaine. Une situation difficile pour ces hommes et femmes qui essaient tant bien que mal de résoudre les enquêtes en cours, faire face aux nouveaux crimes, s'opposer à des forces politiques corrompues et garder la vie sauve. Les intrigues ne sont pas de la plus grande complexité, mais leur déroulement est bien construit, cela ne manque pas de suspense, pour faire simple c'est très correct. Les nombreux personnages ont tous un comportement différent, leurs liens ou rivalités, leur cohabitation parfois difficile, leurs rapports qui évoluent et l'épaisseur donnée à chacun d'entre eux, sont autant d'éléments qui leur donnent profondeur et sensibilité. Le tout est traité avec subtilité et sur autant de personnages, cela n'en est que plus remarquable. Un des points fort de la série. Enfin l'ambiance est très bien rendue, on a l'impression d'être au cœur des meilleures séries policières, et bien que cela se passe dans un univers totalement fictif l'effet de réalisme est saisissant. Peut-être que la noirceur se fait parfois un peu trop écrasante, mais le style de la série est ainsi. Les dessins collent parfaitement à l'ambiance, personnellement j'apprécie le style de Larks, affaire de goût... Après lecture des trois premiers tomes, je suis (vous l'aurez compris!) globalement très satisfait par cette série, mon préféré étant le deuxième et celui que j'apprécie le moins le premier. Si Gotham Central vous tente, et même s’il est vrai que la lecture des épisodes (un ou deux par tome) se laisse apprécier indépendamment, je vous conseille d'en lire la totalité pour en apprécier pleinement la profondeur. JJJ
Zombies
Côté dessin, c'est assez moyen. Ca ressemble à une petite bande dessinée franco-belge de base. On sent que l'importance n'a pas été placée au niveau des dessins... C'est dommage. L'histoire est sympa, mais elle met peut être un peu trop de temps à vraiment démarrer. S'il y avait eu une suite, cette bande dessinée serait bien plus intéressante que la première car l'histoire devient vraiment prenante lors des 5 dernières pages. Néanmoins, c'est plaisant à lire. Par contre, dire que je vais le relire... C'est bien moins certain...
Tony Corso
Cet avis porte sur le tome 3: Retour fracassant de notre Magnum de la Riviera. Les dialogues sont toujours aussi bien ciselés. Nous quittons ici le cadre français et c’est au Belize (pays imaginaire d’Amérique du Sud) que se déroule la majeure partie de l’enquête. Les personnages secondaires hauts en couleurs (Ah !! le rasta et ses cousins ! ou encore Madgid) apportent une touche d’humour qui tranche avec le cynisme de Tony Corso. C’est rapide, ça flingue à tout va, mais qu’est ce que c’est bien. En outre, Berlion distille dans cet opus quelques éléments sur le passé, assez mystérieux de Tony Corso. Avec ce troisième volume, Berlion nous offre une aventure encore meilleure que les deux autres. J’en conseille la lecture, d’ailleurs très rafraîchissante A lire sur une chaise longue, sous le soleil qui daigne enfin se montrer.
Mortadel et Filemon
Je l'ai découvert récemment aux urgences pédiatriques alors que ma fille de 2 ans a été enfermée à double tour dans un lit à barreaux derrières une porte avec juste une petite fenêtre pour la regarder alors qu'elle venait d'ingurgiter de l'alcool à 60° et qu'elle en eut fait profiter tout le service jusqu'a suffisamment tard dans la nuit pour que cela s'inscrive dans les archives du bêtisier de l'hôpital. Cette découverte en fut effectivement une :) J'ai eu le plaisir de découvrir ce duo de choc, ces investigateurs de première classe dont le sérieux est à l'image de leurs chefs. A travers leurs aventures on voyage de mission impossible à James Bond en passant par l'inspecteur gadget avec une dose de malchance et un pouvoir destructeur très lagaffesque sans avoir recours à divers talents de musicien, physicien ou de chimiste. Ce duo est une calamité, l'un ne rattrape pas l'autre mais les 2 rattrapent à grands pas les 5 étoiles du culte pour l'exception que la série représente dans le monde de la BD et pour l'humour présent à toutes les pages.
Passage Afghan
“Passage afghan” est une mine d’information sur la situation en Afghanistan, sur l’histoire de ce pays, sur les guerres pétrolières de l’administration Bush, et propose une vision vraiment cynique et sans partage de la situation actuelle. Ted Rall est clairement anti-Bush, mais contrairement à d’autres auteurs, on n’a pas l’impression que c’est pour être dans le vent, ou pour vendre ses BDs. Non, son analyse est documentée, réfléchie, et j’ai appris une quantité de chose incroyable en lisant ce recueil. Au niveau du format, la partie BD est assez courte comparée à la partie textuelle, qui constitue finalement le plus gros du bouquin. A vous de voir si ce genre d’œuvre vous tente donc (un peu de BD et beaucoup de pages de texte pur, et un temps de lecture assez long). Un documentaire immanquable, du niveau des meilleurs œuvres de Joe Sacco, et selon moi bien meilleur que Le Photographe, auquel je reprochais justement de se contenter de montrer la situation en Afghanistan sans vraiment l’expliquer.