Je ne connaissais pas mais il semble que Galactik Football soit un dessin animé français récent, surfant sur la vague de la Coupe du Monde de Football, avec peut-être même l'ambition d'un jeu de cartes à collectionner histoire d'aller vraiment à fond dans le marketing. Et cette BD est l'adaptation toute simple de ces dessins animés.
Je ne connaissais pas mais maintenant je sais que c'est nul.
Le dessin est très médiocre. Seuls les décors, aux couleurs et flous fortement assistés par ordinateur, sont potables quoique souvent vides. Mais les personnages sont dessinés de manière véritablement amateure.
Quant au scénario, pour peu qu'on puisse en juger par ce premier tome, il parait indigent. Sur une planète glacée où les ados cools se balladent en surf, une bande de djeunz passionnés de (galactik) football va s'introduire dans un stade abandonné tellement inaccessible qu'il suffit d'un enfant "p'tit génie" pour créer une clé electronique en une nuit pour y pénétrer. Et là, ils vont affronter dans un super match de foot (qui dure sur deux planches avec un but par case) l'autre bande de djeunz méchants footballeurs. Et ça s'arrête là mais on sent trop fort la super progression à venir, la bande de gentils djeunz va révolutionner le Galactik Football, gagner la coupe de l'univers et sauver leur monde, trop trop cool...
C'est mal raconté, bourrés de facilités ou de raccourcis scénaristiques, absolument pas prenant.
Mauvaise adaptation de ce qui est peut-être un mauvais dessin animé trop commercial.
Graphiquement, on se croirait en plein dessin animé moderne américain. Je trouve ça sympa et frais. J'aime bien, mais sans en faire une passion.
Côté histoire, c'est aussi moderne et très dynamique. C'est une histoire fantastique avec voyage dans le temps, créatures de légende, action et magie : bref, tout pour plaire à un lectorat de jeunes adolescents. Ca se lit bien même si on peut reprocher une certaine confusion et une trop grande rapidité des faits par moment : le héros se glisse un peu trop vite dans son rôle de petit magicien ayant voyagé dans le temps pour être réaliste. Mais le but est à l'action-aventure jeunesse, pas à la réflexion adulte et au réalisme, donc pas de vrai reproche ici. C'est donc sympa même si j'aurais apprécié un petit peu plus d'humour.
On ne peut pas dire qu'il s'agisse là de la meilleure BD de l'auteur, et on peut même trouver qu'il se répète un peu, entre le Manuel du puceau, Laura et Patrick et cette série animalière, puisqu'on y retrouve à chaque fois le même genre de personnages et de situations. Néanmoins, ça reste une petite série drôle et sans prétention, avec des personnages amusants et/ou sympathiques, qui se lit avec plaisir. Du fait que Pipit et ses copains sont des oiseaux et vivent, parallèlement à leur vie de collégiens, des vies d'oiseaux (avec prédateurs, migration, etc.), ces deux tomes offrent quand même un minimum d'originalité par rapport aux autres productions similaires de l'auteur, le héros étant amené à vivre des aventures qui le sortent un peu du cadre école/maison/boum : il se perd lors d'une migration en Afrique, fait face à des araignées géantes, lutte contre des serpents...
Au final, c'est quand même plutôt une série destinée aux pré-ados/jeunes ados (disons 10-14 ans), une façon rigolote et pas cucul d'aborder les problèmes qu'ils rencontreront eux-mêmes dans leur vraie vie. Pour les adultes en revanche, il est clair que si vous n'êtes pas un inconditionnel de Sattouf, l'achat ne s'impose pas forcément, mais c'est quand même une lecture agréable.
Ah tiens, j'ai bien aimé ce sympathique petit album, premier de la série. Il retrace, au travers d'une rencontre de quartier comme beaucoup d'entre nous ont pu en faire, la fameuse rencontre de 1982. Je suis trop jeune pour me souvenir du match, mais il a marqué pas mal de mémoires.
Et les auteurs, à leur manière, rendent hommage à ce grand moment de sport, en nous montrant l'essence du foot, dans ce qu'il a de plus convivial, de plus simple, de plus basique. Le dessin de Percelay est sympathique, sans fioritures, et il plaira à tous les amateurs de ballon rond (mais aussi aux autres)
Autant je peux adorer David B. quand il dessine ses propres histoires, autant je reste dubitatif vis-à-vis de ses collaborations avec d'autres. "Leonora", dessiné par Pauline Martin (dont j'avais apprécié "La meilleure du monde") ne fait pas exception à cette règle. On retrouve l'univers ésotérique de David B. sur fond de quête du Graal et de quête de soi, avec moult géants, nains, fantômes, lettres animées, sorcières, chevaliers et symboles; on retrouve même certaines cases à la David B. dessinées comme des enluminures. Mais ça ne colle pas. Malgré quelques passages plus ou moins réussis, le tout reste assez superficiel et n'est pas convainquant. Je ne crois d'ailleurs pas que cela aurait été mieux si David B. avait tenu le pinceau (les 4 savants et les incidents de la nuit ne m'enthousiasment pas beaucoup plus). Ca ne vaut pas ses 20 euros.
Un "club des 5" mixte (trois garçons, deux filles, de couleurs de peau et d'âges différents), un grand mystère (tous les habitants de la ville disparaissent du jour au lendemain): les ingrédients sont réunis pour faire quelque chose qui accrochera les jeunes lecteurs en quête d'aventures, de frissons, d'émotions et de reconnaissance sociale. J'aurais sans doute adoré découvrir cet album dans ma jeunesse, mais il ne fait malheureusement pas partie de ceux dont la lecture procure autant de plaisir aux grands qu'aux petits.
Ils sont frères. L’un est fort, l’autre est faible. L’un a tout mais n’est pas comblé pour autant, l’autre n’a rien car le premier lui a tout pris. Et pourtant, malgré la jalousie et la haine accumulées, le second va sauver le premier, et se sauver lui-même par la même occasion. « Le vagabond » se déroule dans un cadre urbain contemporain, mais possède néanmoins tous les ingrédients d’une tragédie antique: amour et haire, vengeance et rédemption, libre-arbitre et destin, relations de parenté à la fois simples et compliquées. Il flotte par conséquent un parfum d’atemporalité qui donne au récit une ambiance unique. Quant aux dessins, ils sont proches de ceux de Mattotti: très expressionnistes, à la fois dans les traits et les couleurs, et absolument fabuleux. Cet album est une réussite totale.
Capucine raconte sa grossesse de semaine en semaine, avec les joies, les angoisses, les fausses alertes, les tests, les nouveaux vêtements à acheter, les échographies, les mouvements du bébé, et finalement l'accouchement. La BD autobiographique se décline désormais au féminin, pour le plus grand plaisir des lecteurs des deux sexes. C'est souvent drôle, mais c'est surtout très beau.
Vous voulez rire ? Alors pas d’hésitation, cette bd est pour vous.
On y trouve vraiment de tout. De l’aventure avec les voyages dans le temps, de l’action avec des transformations physiques, du suspens avec la question fatidique : quelle arme utilise Henriette pour détruire la terre, de l’amour avec la rencontre de magnifiques créatures du passé.
Mais aussi cette histoire, qui est bien écrit cela dit en passant, me semble avoir de nombreuses similitudes avec la formidable série qu’est Valérian du talentueux Mézières.
Alors oser comparer ces deux séries qui n’ont, c’est vrai, absolument rien à voir au niveau du dessin, peut paraître grotesque à première vue, mais c’est bien cela qu’il s’agit, il ne faut pas s’arrêter à la première lecture, il faut être attentif aux détails, et là, vous verrez tout comme moi, que vous avez entre les mains un véritable petit chef-d’œuvre qui ne demande qu’à prendre de la bouteille.
Pour finir, l’éditeur qui ne paraît pas être radin, offre en fin d’album un cahier de dessins de 25 pages contenant des croquis, des dessins inédits et un entretien avec l’auteur Michel Achard.
Plus qu’un coup de coeur, c’est un must du rire.
Alors là, j'ai vraiment été séduit!
Cette BD a certes certains (petits défauts) de jeunesse, notamment, comme l'a mentionné Ro, un trait parfois approximatif dans le traitement des visages.
Mais, pour moi, ces légers travers ne sont rien à côté du talent de l'auteur, que je trouve remarquable et très prometteur. Enfin une BD de combat aérien pleine de vie, traitée avec une vision très cinématographique dans sa mise en cases, servies par des couleurs riches et innovantes. J'ai également énormément apprécié le fait que l'auteur, visiblement un grand connaisseur des vieux coucous, ne fasse pas de son oeuvre un traité d'expertise, et que la connaissance reste toujours au second plan par rapport à l'action.
Même si cela reste encore embryonnaire ici, il y a également, me semble-t-il, un bon rendement des émotions (je suis resté scotché plusieurs minutes sur le regard plein de tristesse/mélancolie que lance l'as allemand à l'Américain qui vient de l'abattre) et le scénario est somme toute bien conçu, avec un beau tour de force en bouclant la boucle sur la dernière historiette.
J'espère que l'auteur produira d'autres bijoux du même acabit, et sur des thèmes similaires. Buck Danny et sa poussière viennent de prendre une grosse, grosse baffe !
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Galactik Football
Je ne connaissais pas mais il semble que Galactik Football soit un dessin animé français récent, surfant sur la vague de la Coupe du Monde de Football, avec peut-être même l'ambition d'un jeu de cartes à collectionner histoire d'aller vraiment à fond dans le marketing. Et cette BD est l'adaptation toute simple de ces dessins animés. Je ne connaissais pas mais maintenant je sais que c'est nul. Le dessin est très médiocre. Seuls les décors, aux couleurs et flous fortement assistés par ordinateur, sont potables quoique souvent vides. Mais les personnages sont dessinés de manière véritablement amateure. Quant au scénario, pour peu qu'on puisse en juger par ce premier tome, il parait indigent. Sur une planète glacée où les ados cools se balladent en surf, une bande de djeunz passionnés de (galactik) football va s'introduire dans un stade abandonné tellement inaccessible qu'il suffit d'un enfant "p'tit génie" pour créer une clé electronique en une nuit pour y pénétrer. Et là, ils vont affronter dans un super match de foot (qui dure sur deux planches avec un but par case) l'autre bande de djeunz méchants footballeurs. Et ça s'arrête là mais on sent trop fort la super progression à venir, la bande de gentils djeunz va révolutionner le Galactik Football, gagner la coupe de l'univers et sauver leur monde, trop trop cool... C'est mal raconté, bourrés de facilités ou de raccourcis scénaristiques, absolument pas prenant. Mauvaise adaptation de ce qui est peut-être un mauvais dessin animé trop commercial.
Gargouilles
Graphiquement, on se croirait en plein dessin animé moderne américain. Je trouve ça sympa et frais. J'aime bien, mais sans en faire une passion. Côté histoire, c'est aussi moderne et très dynamique. C'est une histoire fantastique avec voyage dans le temps, créatures de légende, action et magie : bref, tout pour plaire à un lectorat de jeunes adolescents. Ca se lit bien même si on peut reprocher une certaine confusion et une trop grande rapidité des faits par moment : le héros se glisse un peu trop vite dans son rôle de petit magicien ayant voyagé dans le temps pour être réaliste. Mais le but est à l'action-aventure jeunesse, pas à la réflexion adulte et au réalisme, donc pas de vrai reproche ici. C'est donc sympa même si j'aurais apprécié un petit peu plus d'humour.
Pipit Farlouse
On ne peut pas dire qu'il s'agisse là de la meilleure BD de l'auteur, et on peut même trouver qu'il se répète un peu, entre le Manuel du puceau, Laura et Patrick et cette série animalière, puisqu'on y retrouve à chaque fois le même genre de personnages et de situations. Néanmoins, ça reste une petite série drôle et sans prétention, avec des personnages amusants et/ou sympathiques, qui se lit avec plaisir. Du fait que Pipit et ses copains sont des oiseaux et vivent, parallèlement à leur vie de collégiens, des vies d'oiseaux (avec prédateurs, migration, etc.), ces deux tomes offrent quand même un minimum d'originalité par rapport aux autres productions similaires de l'auteur, le héros étant amené à vivre des aventures qui le sortent un peu du cadre école/maison/boum : il se perd lors d'une migration en Afrique, fait face à des araignées géantes, lutte contre des serpents... Au final, c'est quand même plutôt une série destinée aux pré-ados/jeunes ados (disons 10-14 ans), une façon rigolote et pas cucul d'aborder les problèmes qu'ils rencontreront eux-mêmes dans leur vraie vie. Pour les adultes en revanche, il est clair que si vous n'êtes pas un inconditionnel de Sattouf, l'achat ne s'impose pas forcément, mais c'est quand même une lecture agréable.
Mundial - France/Allemagne '82
Ah tiens, j'ai bien aimé ce sympathique petit album, premier de la série. Il retrace, au travers d'une rencontre de quartier comme beaucoup d'entre nous ont pu en faire, la fameuse rencontre de 1982. Je suis trop jeune pour me souvenir du match, mais il a marqué pas mal de mémoires. Et les auteurs, à leur manière, rendent hommage à ce grand moment de sport, en nous montrant l'essence du foot, dans ce qu'il a de plus convivial, de plus simple, de plus basique. Le dessin de Percelay est sympathique, sans fioritures, et il plaira à tous les amateurs de ballon rond (mais aussi aux autres)
Leonora
Autant je peux adorer David B. quand il dessine ses propres histoires, autant je reste dubitatif vis-à-vis de ses collaborations avec d'autres. "Leonora", dessiné par Pauline Martin (dont j'avais apprécié "La meilleure du monde") ne fait pas exception à cette règle. On retrouve l'univers ésotérique de David B. sur fond de quête du Graal et de quête de soi, avec moult géants, nains, fantômes, lettres animées, sorcières, chevaliers et symboles; on retrouve même certaines cases à la David B. dessinées comme des enluminures. Mais ça ne colle pas. Malgré quelques passages plus ou moins réussis, le tout reste assez superficiel et n'est pas convainquant. Je ne crois d'ailleurs pas que cela aurait été mieux si David B. avait tenu le pinceau (les 4 savants et les incidents de la nuit ne m'enthousiasment pas beaucoup plus). Ca ne vaut pas ses 20 euros.
Seuls
Un "club des 5" mixte (trois garçons, deux filles, de couleurs de peau et d'âges différents), un grand mystère (tous les habitants de la ville disparaissent du jour au lendemain): les ingrédients sont réunis pour faire quelque chose qui accrochera les jeunes lecteurs en quête d'aventures, de frissons, d'émotions et de reconnaissance sociale. J'aurais sans doute adoré découvrir cet album dans ma jeunesse, mais il ne fait malheureusement pas partie de ceux dont la lecture procure autant de plaisir aux grands qu'aux petits.
Le Vagabond
Ils sont frères. L’un est fort, l’autre est faible. L’un a tout mais n’est pas comblé pour autant, l’autre n’a rien car le premier lui a tout pris. Et pourtant, malgré la jalousie et la haine accumulées, le second va sauver le premier, et se sauver lui-même par la même occasion. « Le vagabond » se déroule dans un cadre urbain contemporain, mais possède néanmoins tous les ingrédients d’une tragédie antique: amour et haire, vengeance et rédemption, libre-arbitre et destin, relations de parenté à la fois simples et compliquées. Il flotte par conséquent un parfum d’atemporalité qui donne au récit une ambiance unique. Quant aux dessins, ils sont proches de ceux de Mattotti: très expressionnistes, à la fois dans les traits et les couleurs, et absolument fabuleux. Cet album est une réussite totale.
Corps de Rêves
Capucine raconte sa grossesse de semaine en semaine, avec les joies, les angoisses, les fausses alertes, les tests, les nouveaux vêtements à acheter, les échographies, les mouvements du bébé, et finalement l'accouchement. La BD autobiographique se décline désormais au féminin, pour le plus grand plaisir des lecteurs des deux sexes. C'est souvent drôle, mais c'est surtout très beau.
Les Z'aventures du Prince Nunki
Vous voulez rire ? Alors pas d’hésitation, cette bd est pour vous. On y trouve vraiment de tout. De l’aventure avec les voyages dans le temps, de l’action avec des transformations physiques, du suspens avec la question fatidique : quelle arme utilise Henriette pour détruire la terre, de l’amour avec la rencontre de magnifiques créatures du passé. Mais aussi cette histoire, qui est bien écrit cela dit en passant, me semble avoir de nombreuses similitudes avec la formidable série qu’est Valérian du talentueux Mézières. Alors oser comparer ces deux séries qui n’ont, c’est vrai, absolument rien à voir au niveau du dessin, peut paraître grotesque à première vue, mais c’est bien cela qu’il s’agit, il ne faut pas s’arrêter à la première lecture, il faut être attentif aux détails, et là, vous verrez tout comme moi, que vous avez entre les mains un véritable petit chef-d’œuvre qui ne demande qu’à prendre de la bouteille. Pour finir, l’éditeur qui ne paraît pas être radin, offre en fin d’album un cahier de dessins de 25 pages contenant des croquis, des dessins inédits et un entretien avec l’auteur Michel Achard. Plus qu’un coup de coeur, c’est un must du rire.
Le Dernier Envol
Alors là, j'ai vraiment été séduit! Cette BD a certes certains (petits défauts) de jeunesse, notamment, comme l'a mentionné Ro, un trait parfois approximatif dans le traitement des visages. Mais, pour moi, ces légers travers ne sont rien à côté du talent de l'auteur, que je trouve remarquable et très prometteur. Enfin une BD de combat aérien pleine de vie, traitée avec une vision très cinématographique dans sa mise en cases, servies par des couleurs riches et innovantes. J'ai également énormément apprécié le fait que l'auteur, visiblement un grand connaisseur des vieux coucous, ne fasse pas de son oeuvre un traité d'expertise, et que la connaissance reste toujours au second plan par rapport à l'action. Même si cela reste encore embryonnaire ici, il y a également, me semble-t-il, un bon rendement des émotions (je suis resté scotché plusieurs minutes sur le regard plein de tristesse/mélancolie que lance l'as allemand à l'Américain qui vient de l'abattre) et le scénario est somme toute bien conçu, avec un beau tour de force en bouclant la boucle sur la dernière historiette. J'espère que l'auteur produira d'autres bijoux du même acabit, et sur des thèmes similaires. Buck Danny et sa poussière viennent de prendre une grosse, grosse baffe !