Bon, ben, "Les phalanges de l'ordre noir", je l'ai lu en trois fois, c'est pour dire... J'ai eu beaucoup de mal à la finir, mais je me suis forcé, parce que je me suis dit qu'il y aurait peut-être un sursaut vers la fin comme dans Partie de chasse. Il y en a un, mais ça ne m'a plu autant que ça...
2/5 quand même pour le dessin, qui est vraiment soigné et très réussi...
Moi qui prenait cette bd pour une aventure classique (je n'avais pas vu le nom de l'auteur), j'ai été vraiment agréablement surpris, si bien que je n'ai pas pu décoller mon nez de ces bds avant d'avoir fini de les lire toutes.
En premier, hommage au dessin de Tardi, qui est magnifique, bien détaillé, et sympa en plus de ça. Le lettrage est bizarre aussi, mais c'est comme ça avec Tardi, il faut s'habituer...
Le scénario est génial et délirant, les méchants m'ont fait bien marrer: ces petits sacripants, croyant qu'Adèle était à bord du Titanic, l'ont coulé à l'aide d'un faux iceberg armé de canons sous-marins!
Les dialogues sont vraiment marrants, et les petites notes que l'auteur ajoute sont absolument géniales... Authentique (tome 3, page 17, case 9) : "Silencieusement, il rentre dans la chambre à coucher de notre héroïne, puis il décharge en direction du lit où elle repose son revolver d'ordonnance calibre 8 mm à percussion centrale, canon rayé, barillet mobile à double cran d'arrêt démontable à le main". Arf arf arf!!!
Et que dire des personnages... à commencer par leur nom ridicule (Blanc-Sec, Flageolet, Dieuleveult, etc...), ils sont vraiment cultes. Mon préféré: Thomas Rove (personnage très secondaire qu'on ne voit que dans un tome), le tueur névrosé qui tire sur tous les chats qui passent (ce qui causera sa perte!).
Bon, en un mot, génial, et pour moi le meilleur Tardi!
Mon avis rejoint en grande partie celui de steamboy13, sauf qu'en plus, moi je n'aime pas non plus le dessin.
Ca démarre bien, puis ça retombe. Le mystère du début ne nous laisse pas longtemps dans le doute et on bascule vite dans une histoire assez classique de règlement de comptes entre truands, dans laquelle le personnage supposé être sympathique est un menteur, un assassin et un voleur dont on doit admettre qu'il est, au fond, un bon gars, simplement parce qu'il a une femme, des gosses et a donné des sous à sa mémé.
L'outrance de certaines scènes ne colle pas avec le caractère pseudo-réaliste du reste. Les personnages n'ont, pour la plupart, aucune épaisseur. Ainsi la famille de Tom n'a aucune consistance, ce ne sont pas de vrais personnages, juste des prétextes, ils sont là pour servir d'otages ou de preuves que le héros de l'histoire est devenu un brave type rangé ; à part ça, on n'y croit pas. Difficile de gober que sa femme accepte sans trop sourciller le fait que
1) son mari lui ment depuis le début de leur relation
2) alors même qu'elle est en train de comprendre la vérité, il s'obstine à nier l'évidence encore et encore, alors que cela met en danger sa famille (la scène suivante se répète environ 117 fois dans la première partie de la BD : "Tom, ces gens de la Mafia ont l'air de te connaître et d'avoir fait le déplacement depuis New York jusqu'ici dans le but de tous nous tuer, tu es bien sûr que tu ne les connais pas ?" -Oui oui, chérie, c'est sûr." "Vraiment, tu ne t'appelles pas Joey comme ils le prétendent et tu n'es pas cet ex-truand que ces gens de la Mafia veulent abattre, ainsi que toute sa famille, dans les heures qui viennent, malgré tes dénégations répétées ?" -Non vraiment chérie, je t'assure, je ne comprends pas, c'est une méprise. Ils vont s'en apercevoir et tout va s'arranger." "Bon, d'accord chéri, je te crois.")
3) son mari a tué plein de gens pour du pognon
4) en cas de danger, son mari tue sans sourciller
Alors, parfois je chipote pour un détail du scénario que je trouve peu crédible et on peut penser que c'est du pinaillage facile : là, c'est quand même la crédibilité d'un des personnages principaux qui est en cause et c'est assez agaçant.
Ca finit assez platement comme un téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6, sans qu'on sache trop si l'auteur voulait faire passer un message sur la rédemption, la violence, le mensonge, l'instinct de survie, ou simplement raconter une histoire de gangsters dont la moralité serait que, si c'est pour le bien de sa famille, le meurtre est excusable. Sans être foncièrement nul, ce n'est quand même pas très bon et, comme Alix, je me demande si Delcourt se serait donné la peine de publier ce bouquin très dispensable s'il n'avait pas été adapté au cinéma.
J'ai une affection particulière pour cette BD car c'est une des premières que j'ai lues. Bien sûr, les gags ne sont pas terribles, un peu enfantins et souvent répétitifs et passé l'âge de 12 ans on a du mal à accrocher à ce style d'histoire.
Mais Boule et Bill garde pour moi un charme très particulier. D'ailleurs, je trouve que la série n'a pas beaucoup vieilli. Roba a su décrire les prémices de la société de consommation caractéristique des années 60-70. Il suffit de voir le pavillon des parents de Boule qui dispose de tout le confort moderne.
Bien sûr, je ne conseille pas l'achat de toute la série, mais juste de quelques tomes. Roba est quand même un des grands noms du journal Spirou, au même titre que Franquin, Peyo, Tilleux ou Morris.
Je n'ai jamais lu la reprise par Verron et ne peut donc donner un avis sur celle-ci.
Pour les amateurs de Roba, cette série est supérieure à Boule et Bill.
Alors, certes c'est de la BD pour enfants avec une bande de jeunes dans le style de Les 4 as, mais c'est vraiment très sympa.
Dans l'album qui se passe en Ecosse, Roba a su parfaitement rendre sur le papier les paysages écossais.
Autre particularité de la série, la Ribambelle incluait des jeunes de toutes nationalités. J'aimais beaucoup les jumeaux Atchi et Atcha.
A découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.
Je n'ai pas totalement été conquis par ce polar violent qui fait la part belle aux références comme Pulp Fiction. Ca flingue à tout va, sur fond de classe politique pourrie et on retrouve encore des dialogues décalés par rapport à la situation (exemple sur les chaussures sur le premier volume, et sur Kim Basinger dans le 3e et dernier tome).
Matz m'avait habitué à mieux.
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage.
"Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques.
Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume.
Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema .
Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche.
Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
Cette nouvelle bande dessinée signée Bartoll(s) et Legrain (vous ne pouvez pas manquer le nom du scénariste, un stick l'annonce fièrement, par une formule à présent très rodée, je cite « par le scénariste d'Insiders ») souffre des mêmes défauts que le tome 1 de sa série phare, à savoir la multiplicité des personnages, des pays et là, en outre, de nombreux rappels historiques.
Les pages sont ponctuées de « au même moment à Venise - page 17 », ou encore « au même moment, London City Airport -page 37- », mais aussi de « deux jours plus tard, dans les environs de Londres- page 32- », et encore page 34 , d’un « le soir même à Paris ». Honnêtement, c’est un GPS qu’il nous faut pour suivre cette aventure. A force de multiplier lieux et personnages, cela finit par nous donner le tournis… voire le mal de mer ou plutôt le mal de l’air, puisque l’ensemble de ces sympathiques personnages n’utilisent que l’avion (ou l’hélicoptère) comme moyen de déplacement. Non, je suis mauvaise langue, la BMW et le cheval servent parfois à nos fortunés héros. D’ailleurs certaines pages me font sérieusement songer à l’univers de Largo Winch.
Sinon, on peut rapprocher cette aventure d'un épisode de « mission impossible » (la vieille série TV, hein, pas la daube de ciné que l’on nous sert depuis quelques temps). Une aventure truffée de gadgets, de coups tordus et d'action. Pour une fois, je trouve que le thème abordé, celui du trafic d'objet d'art, nous change un peu des mafias des pays de l'Est et autres trafics de drogue tant prisés dans les bandes dessinées actuelles.
Plaisant mais sans plus.
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance.
Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique.
Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges.
Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre.
Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires.
Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs.
Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
J'ai dans les mains le troisième tome des Démons d'Alexia.
Les critiques précédentes ne portaient que sur le premier tome (sauf une) et restaient un peu sur leurs réserves. Maintenant que l'histoire s'est développée, je peux franchement dire que c'est une grande série !
Le dessin est nickel, du Dupuis propre et clair, au trait nerveux (en effet ça fait penser à du Mic Mac Adam).
Le point fort, c'est le scenario ! Intrigué au premier tome, gravement accroché au second tome, définitivement perdu au troisième. C'est pour moi une BD culte, et j'achèterai les suivants sans réfléchir. L'intrigue est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait et elle est distillée avec maestria !
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Les Phalanges de l'ordre noir
Bon, ben, "Les phalanges de l'ordre noir", je l'ai lu en trois fois, c'est pour dire... J'ai eu beaucoup de mal à la finir, mais je me suis forcé, parce que je me suis dit qu'il y aurait peut-être un sursaut vers la fin comme dans Partie de chasse. Il y en a un, mais ça ne m'a plu autant que ça... 2/5 quand même pour le dessin, qui est vraiment soigné et très réussi...
Adèle Blanc-Sec
Moi qui prenait cette bd pour une aventure classique (je n'avais pas vu le nom de l'auteur), j'ai été vraiment agréablement surpris, si bien que je n'ai pas pu décoller mon nez de ces bds avant d'avoir fini de les lire toutes. En premier, hommage au dessin de Tardi, qui est magnifique, bien détaillé, et sympa en plus de ça. Le lettrage est bizarre aussi, mais c'est comme ça avec Tardi, il faut s'habituer... Le scénario est génial et délirant, les méchants m'ont fait bien marrer: ces petits sacripants, croyant qu'Adèle était à bord du Titanic, l'ont coulé à l'aide d'un faux iceberg armé de canons sous-marins! Les dialogues sont vraiment marrants, et les petites notes que l'auteur ajoute sont absolument géniales... Authentique (tome 3, page 17, case 9) : "Silencieusement, il rentre dans la chambre à coucher de notre héroïne, puis il décharge en direction du lit où elle repose son revolver d'ordonnance calibre 8 mm à percussion centrale, canon rayé, barillet mobile à double cran d'arrêt démontable à le main". Arf arf arf!!! Et que dire des personnages... à commencer par leur nom ridicule (Blanc-Sec, Flageolet, Dieuleveult, etc...), ils sont vraiment cultes. Mon préféré: Thomas Rove (personnage très secondaire qu'on ne voit que dans un tome), le tueur névrosé qui tire sur tous les chats qui passent (ce qui causera sa perte!). Bon, en un mot, génial, et pour moi le meilleur Tardi!
A History of Violence
Mon avis rejoint en grande partie celui de steamboy13, sauf qu'en plus, moi je n'aime pas non plus le dessin. Ca démarre bien, puis ça retombe. Le mystère du début ne nous laisse pas longtemps dans le doute et on bascule vite dans une histoire assez classique de règlement de comptes entre truands, dans laquelle le personnage supposé être sympathique est un menteur, un assassin et un voleur dont on doit admettre qu'il est, au fond, un bon gars, simplement parce qu'il a une femme, des gosses et a donné des sous à sa mémé. L'outrance de certaines scènes ne colle pas avec le caractère pseudo-réaliste du reste. Les personnages n'ont, pour la plupart, aucune épaisseur. Ainsi la famille de Tom n'a aucune consistance, ce ne sont pas de vrais personnages, juste des prétextes, ils sont là pour servir d'otages ou de preuves que le héros de l'histoire est devenu un brave type rangé ; à part ça, on n'y croit pas. Difficile de gober que sa femme accepte sans trop sourciller le fait que 1) son mari lui ment depuis le début de leur relation 2) alors même qu'elle est en train de comprendre la vérité, il s'obstine à nier l'évidence encore et encore, alors que cela met en danger sa famille (la scène suivante se répète environ 117 fois dans la première partie de la BD : "Tom, ces gens de la Mafia ont l'air de te connaître et d'avoir fait le déplacement depuis New York jusqu'ici dans le but de tous nous tuer, tu es bien sûr que tu ne les connais pas ?" -Oui oui, chérie, c'est sûr." "Vraiment, tu ne t'appelles pas Joey comme ils le prétendent et tu n'es pas cet ex-truand que ces gens de la Mafia veulent abattre, ainsi que toute sa famille, dans les heures qui viennent, malgré tes dénégations répétées ?" -Non vraiment chérie, je t'assure, je ne comprends pas, c'est une méprise. Ils vont s'en apercevoir et tout va s'arranger." "Bon, d'accord chéri, je te crois.") 3) son mari a tué plein de gens pour du pognon 4) en cas de danger, son mari tue sans sourciller Alors, parfois je chipote pour un détail du scénario que je trouve peu crédible et on peut penser que c'est du pinaillage facile : là, c'est quand même la crédibilité d'un des personnages principaux qui est en cause et c'est assez agaçant. Ca finit assez platement comme un téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6, sans qu'on sache trop si l'auteur voulait faire passer un message sur la rédemption, la violence, le mensonge, l'instinct de survie, ou simplement raconter une histoire de gangsters dont la moralité serait que, si c'est pour le bien de sa famille, le meurtre est excusable. Sans être foncièrement nul, ce n'est quand même pas très bon et, comme Alix, je me demande si Delcourt se serait donné la peine de publier ce bouquin très dispensable s'il n'avait pas été adapté au cinéma.
Boule & Bill
J'ai une affection particulière pour cette BD car c'est une des premières que j'ai lues. Bien sûr, les gags ne sont pas terribles, un peu enfantins et souvent répétitifs et passé l'âge de 12 ans on a du mal à accrocher à ce style d'histoire. Mais Boule et Bill garde pour moi un charme très particulier. D'ailleurs, je trouve que la série n'a pas beaucoup vieilli. Roba a su décrire les prémices de la société de consommation caractéristique des années 60-70. Il suffit de voir le pavillon des parents de Boule qui dispose de tout le confort moderne. Bien sûr, je ne conseille pas l'achat de toute la série, mais juste de quelques tomes. Roba est quand même un des grands noms du journal Spirou, au même titre que Franquin, Peyo, Tilleux ou Morris. Je n'ai jamais lu la reprise par Verron et ne peut donc donner un avis sur celle-ci.
La Ribambelle
Pour les amateurs de Roba, cette série est supérieure à Boule et Bill. Alors, certes c'est de la BD pour enfants avec une bande de jeunes dans le style de Les 4 as, mais c'est vraiment très sympa. Dans l'album qui se passe en Ecosse, Roba a su parfaitement rendre sur le papier les paysages écossais. Autre particularité de la série, la Ribambelle incluait des jeunes de toutes nationalités. J'aimais beaucoup les jumeaux Atchi et Atcha. A découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.
Du plomb dans la tête
Je n'ai pas totalement été conquis par ce polar violent qui fait la part belle aux références comme Pulp Fiction. Ca flingue à tout va, sur fond de classe politique pourrie et on retrouve encore des dialogues décalés par rapport à la situation (exemple sur les chaussures sur le premier volume, et sur Kim Basinger dans le 3e et dernier tome). Matz m'avait habitué à mieux.
La Fiancée du Queyras (Le Bal des Chimères)
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage. "Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques. Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume. Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema . Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche. Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
L'Agence
Cette nouvelle bande dessinée signée Bartoll(s) et Legrain (vous ne pouvez pas manquer le nom du scénariste, un stick l'annonce fièrement, par une formule à présent très rodée, je cite « par le scénariste d'Insiders ») souffre des mêmes défauts que le tome 1 de sa série phare, à savoir la multiplicité des personnages, des pays et là, en outre, de nombreux rappels historiques. Les pages sont ponctuées de « au même moment à Venise - page 17 », ou encore « au même moment, London City Airport -page 37- », mais aussi de « deux jours plus tard, dans les environs de Londres- page 32- », et encore page 34 , d’un « le soir même à Paris ». Honnêtement, c’est un GPS qu’il nous faut pour suivre cette aventure. A force de multiplier lieux et personnages, cela finit par nous donner le tournis… voire le mal de mer ou plutôt le mal de l’air, puisque l’ensemble de ces sympathiques personnages n’utilisent que l’avion (ou l’hélicoptère) comme moyen de déplacement. Non, je suis mauvaise langue, la BMW et le cheval servent parfois à nos fortunés héros. D’ailleurs certaines pages me font sérieusement songer à l’univers de Largo Winch. Sinon, on peut rapprocher cette aventure d'un épisode de « mission impossible » (la vieille série TV, hein, pas la daube de ciné que l’on nous sert depuis quelques temps). Une aventure truffée de gadgets, de coups tordus et d'action. Pour une fois, je trouve que le thème abordé, celui du trafic d'objet d'art, nous change un peu des mafias des pays de l'Est et autres trafics de drogue tant prisés dans les bandes dessinées actuelles. Plaisant mais sans plus.
Philémon
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance. Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique. Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges. Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre. Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires. Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs. Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
Les Démons d'Alexia
J'ai dans les mains le troisième tome des Démons d'Alexia. Les critiques précédentes ne portaient que sur le premier tome (sauf une) et restaient un peu sur leurs réserves. Maintenant que l'histoire s'est développée, je peux franchement dire que c'est une grande série ! Le dessin est nickel, du Dupuis propre et clair, au trait nerveux (en effet ça fait penser à du Mic Mac Adam). Le point fort, c'est le scenario ! Intrigué au premier tome, gravement accroché au second tome, définitivement perdu au troisième. C'est pour moi une BD culte, et j'achèterai les suivants sans réfléchir. L'intrigue est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait et elle est distillée avec maestria ! N'hésitez pas !