Les derniers avis (114347 avis)

Par Dakhan
Note: 3/5
Couverture de la série Zhong Guo
Zhong Guo

Puisqu'il faut critiquer, allons-y. Sur le dessin, difficile ; mais on pourrait remarquer que les personnages ont toujours les bonnes vieilles têtes incontournables chez d'Hermann ; et puis avec la couleur directe, son dessin a tendance à s'éclaircir fortement et souvent donner l'impression d'un soleil de plomb. Mais ça c'est vraiment pour dire quelque chose. Le scénario est lui plus discutable. Le fiston a voulu nous pondre un scénario complexe (ça c'est réussi), un peu tiré par les cheveux, et mêlant plusieurs thèmes d'actualité (la Chine, le clonage, la collusion de la politique et des affaires, la société de consommation) un peu survolés. C'est pas mauvais, mais c'est pas pour autant très bon. Pas mal est vraiment l'appréciation qui convient, ça ne vaut ni plus, ni moins.

22/04/2006 (modifier)
Par lowola
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Astérix
Astérix

J'ai tout simplement dévoré les BDs d'Astérix. Je ne les ai pas encore toutes lues, mais j'en ai lu assez pour me faire un avis (le devin, le combat des chefs, Astérix chez les Belges, chez Rhazade, la galère d'Obélix, Astérix gladiateur, la grande traversée... et bien d'autres) Je trouve que les BDS sont bien dessinées (et cela va en s'améliorant), que le scénario est très bon, plein de clins d’œil, de rires et de caricatures et l'humour est au rendez-vous a chaque page Je n'ai pas encore lu le dernier tome, mais l'avis circule qu'il est moins bien que les autres, mais je ne vais pas baser mes lectures sur des rumeurs!! Je n'ai que 12 ans, mais je conseille vivement à tous de se lancer dans cette série!

22/04/2006 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Cycle
Le Cycle

Se plonger dans un album d'Etienne Lécroart est toujours un plaisir. Drôlerie, inventivité et originalité sont immanquablement au rendez-vous. Peu d'auteurs savent comme lui manipuler, triturer le média bédéesque avec autant d'intelligence et d'humour. Bien sûr, il n'est pas le seul à faire de l'expérimentation autour de la BD, mais chez lui, les jeux OuBaPiens n'ont pas qu'un intérêt purement formel, ce sont de nouvelles façons, ludiques et surprenantes, de raconter des histoires (même s'il utilise des intrigues plutôt simples comme bases), pas de l'expérimentation gratuite. Des exercices de style rigolos à la Queneau, dont le plus gros défaut est malheureusement qu'ils perdent un peu de leur saveur après la première lecture... mais après tout, combien d'albums peuvent être relus 2, 3 ou 4 fois sans se lasser ? Cerise sur le gâteau, "Le Cycle" est, comme les autres petits bouquins de Lécroart, à un prix abordable. Ca change agréablement d'autres BDs OuBaPiennes comme Quimby the Mouse ou Va & Vient. Bref, jetez-vous dessus !

21/04/2006 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série L'Art selon Madame Goldgruber
L'Art selon Madame Goldgruber

De Mahler, je n'avais lu que "Bad Job" que j'avais trouvé absolument sans intérêt. Néanmoins, intrigué par l'avis dithyrambique de cac sur BDT, j'ai voulu lire cet album par curiosité... et même s'il est plus intéressant que "Bad Job", à vrai dire il n'a réussi qu'à me rendre l'auteur encore plus antipathique. Ainsi donc, Mahler est dessinateur, peut-être un artiste, peut-être pas, il ne sait plus bien mais prétend n'en avoir rien à cirer (ce qui est faux, et typiquement une posture d' "aaaaaaartiiiiiiiste"). En tout cas, ce qu'il sait, c'est que les gens qui disent qu'il ne fait pas de l'art sont des béotiens qui n'y comprennent rien. Et que ceux qui pensent qu'il en fait sont des imbéciles. Au fil de la lecture, on découvre d'ailleurs qu'à peu près tout le monde, aux yeux de Mahler, est un béotien, un imbécile, un imposteur, un demeuré, un sale con. Les amateurs d'art sont des cons, les amateurs de BD sont des cons, tout le monde sont des cons (pour simplifier, hein), et tout le monde a des goûts de chiottes. Quant à lui, il est visiblement plus malin que tout le monde. Bon, après tout, pourquoi pas ? Jouer le misanthrope tout seul sur son rocher n'est pas condamnable en soi (à mes yeux du moins). Mais dans ce cas faut assumer, pas mendier la sympathie de son public avec ce côté "je ne suis qu'un pauvre artiste incompris, regardez ce que je dois subir". De la même façon, le plan "le pékin moyen ne comprend rien à l'art et ne sait dire que des conneries de café du commerce sur le sujet", ok, mais quand quelques pages plus tard, il se permet de dénigrer un confrère à l'aide d'un argument aussi fort et intelligent que "c'est moche et en plus tous mes copains pensent pareil que moi", on a plutôt envie de lui rire au nez que de rire avec lui, au père Mahler... Bref, hormis quelques passages qui contiennent des anecdotes un peu marrantes (ce qui fait que je ne mets pas la note minimum) dans l'ensemble cet album et son auteur m'ont été particulièrement désagréables.

21/04/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Plus jamais ça
Plus jamais ça

Morvan entame son récit banalement par une attaque de diligence qui tourne mal pour les gangsters sous les ordres d’une certaine Kubilay. Il singularise déjà son récit avec des personnages au passé peu conventionnel : Kubilay, l’indienne originaire de Mongolie, Lynch, le cow boy solitaire au passé lourd et mystérieux, et Papou Auguste Lalentairne, patriarche exilé de France qui règne en maître sur une grande famille dont il est le seul géniteur (il est à la fois le père grand père et oncle de tous ses enfants). Malgré ces singularités, la trame de ce Western reste classique, voire un peu cliché dans ce premier tome. Le deuxième opus prend une tournure totalement inattendue avec un final poignant qui donne à lui seul toute sa dimension à cette série! Je comparerais volontiers cette série à Reality Show du même scénariste (pour la construction du récit, cela va sans dire). Que dire de plus si ce n’est que le dessin de Vervisch est bien sympa et est encore meilleur dans le tome deux ! Bref, ce très bon diptyque bénéficie de tout le savoir-faire de Morvan.

21/04/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Les Colocataires
Les Colocataires

Les bds racontant la vie quotidienne de monsieur tout-le-monde semblent avoir la cote. Cette fois ci, c'est dans la vie trépidante de colocataires que Runberg nous propose de plonger. Ainsi, on suit leurs amours, leurs études, leurs premiers pas dans le monde sans pitié du travail, bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur se sente davantage concerné par les propos. Mais voilà, à l'image de mes prédécesseurs, j’ai trouvé l’album trop arrangé avec des coïncidences nombreuses et un final complètement irréaliste. Le style graphique est dans la veine des Dupuy & Berberian sans en atteindre le même niveau. Bref, une bd au sujet facile et opportuniste, sans réelle saveur.

21/04/2006 (modifier)
Par Nawm
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

J'en reste bouche bée. Je retarde peut-être d'une guerre vu que le tome un est sorti voilà plus de cinq ans, mais il n'est jamais trop tard pour découvrir des chefs d'oeuvre. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Je me demande comment j'ai pu vivre sans connaître cette BD! De premier abord, les dessins et les couleurs me paraissaient fort simples, les tons pastels et les traits des personnages ne m'ont pas impressionné dans les premières pages. C'est au fil de la lecture que j'ai pu constater l'harmonie entre les couleurs, le dessin, le texte et le scénario. Tout est linéaire, en progression constante telle la quête de nos héros. Et finalement, les couleurs ont beaucoup de charme ainsi que les personnages (surtout quand ils redeviennent enfants!). J'ai adoré les petites cases réservées aux bestioles et autres plantes extraordinaires. Cela ajoute encore un peu plus de piment à l'imaginaire, un zeste de plaisir supplémentaire. Le scénario est construit à la perfection. Rien ne laisse présager de ce qu'il peut arriver aux héros, au détour d'une page, la surprise peut être totale, du début jusqu'à la dernière case. C'est palpitant. La petite parenthèse avec l'histoire des "dieux" est également bien à point, elle permet une perception différente des personnages, de la réalité et des enjeux. Côté personnages, leur psychologie est bien construite, mais leur évolution au fil de la quête est perceptible et réellement intéressante et attachante. Et je fais ici allusion non seulement aux trois héros, mais également aux "divinités". Bref, cette Bd sera chérie à sa juste valeur, placée au sommet de ma petite bibliothèque. Merci aussi à bdthèque d'avoir détourné mon regard vers cette Bd. Thx

21/04/2006 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Orbital
Orbital

J’ai été agréablement surpris par cette nouvelle série de science-fiction : Le dessin est magnifique et le scénario est assez captivant. A ma connaissance, « Orbital » est la première série de Pellé. Son trait est étonnamment mature. Les personnages sont très expressifs, les cadrages sont recherchés et s’associent bien avec cette mise en page dynamique. L’architecture des vaisseaux et des villes est très travaillée, les extra-terrestres ont des morphologies très différentes des unes des autres. « Orbital » respire décidément le bon space-opéra ! La mise en couleurs aux tons assez sombres de Pellé dessert parfaitement cette histoire de science-fiction. C’est magnifique ! Mon seul reproche envers cette BD concerne le fait que j’ai eu, par moments, quelques difficultés à bien saisir le bon sens de lecture. « Orbital » est la deuxième série de Sylvain Runberg, celui-ci scénarise « Les colocataires » qui m’avait moyennement convaincu. Personnellement, je trouve qu’il est apparemment plus à l’aise dans le registre de la science-fiction que dans le roman graphique. Le scénariste semble avoir créé avec cette nouvelle série un univers riche et parfaitement cohérent. Le thème de « Orbital » est assez similaire à la série « Sillage » de Buchet et Morvan. Les deux héros sont des agents d’une sorte d’ONU futuriste chargés de désamorcer les conflits prêts à s’écarter dans l’univers, Caleb et Mézoké forment un duo qui m’est apparu finalement assez attachant. Là où chaque tome de « Sillage » est une histoire complète, « Orbital » prend apparemment le parti-pris d’utiliser 2 tomes par histoire. J’espère de tout cœur que les auteurs feront le nécessaire pour que le délai de parution entre chaque album (du moins pour une histoire complète) soit correct (= un an et demi au maximum). Finalement, par son dessin magnifique, par son scénario captivant, par ses personnages attachants, par son univers très diversifié, « Orbital » possède beaucoup d’atouts pour être une excellente série !

21/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5
Couverture de la série Une épaisse couche de sentiments
Une épaisse couche de sentiments

«Une épaisse couche de sentiments» revient sur le thème du «monde inhumain des ressources humaines», un sujet que les auteurs avaient brillamment abordé dans un autre album qui m’avait enthousiasmé (Vider la corbeille). Je suis cependant beaucoup moins convaincu par le présent album que je trouve un peu lourd, beaucoup moins drôle, et surtout moins crédible. Mais le sujet reste des plus intéressants, très peu exploité en BD, et traité avec un cynisme caustique jubilatoire.

20/04/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Vider la corbeille
Vider la corbeille

« Vider la corbeille » traite des relations sociales et des rapports de pouvoirs au sein d’une entreprise. Le sort des employés ne tient qu’à un fil, entre l’irresponsabilité cynique du patron, le dévouement intéressé de la secrétaire de direction, et la naïveté du jeune cadre. Le ton est caustique, cynique, drôle et dramatique à la fois - il fait mouche et on se prend une grande claque. Une excellente BD, à lire pour réfléchir et rire/pleurer sur ce qu’on vit parfois sur notre lieu de travail.

20/04/2006 (modifier)