Comme le souligne Ro, ce petit album jeunesse illustre à merveille le vieil adage "qu’à trop crier au loup . . ." avec, en filigrane, une morale implicite. Le dessin, tout en rondeur, a un petit côté cartoon. Les couleurs accentuent cet effet cartoonesque et c’est ma foi bien sympathique. Ceci dit, l’intérêt de cette bd muette pour l’adulte que nous sommes est fort limité. A réserver pour ses rejetons . . . ;)
Deuxième BD de Moynot que je lis dans cette collection (après Monsieur Khol) et même décor de la France de la fin 19e siècle, même scénario entre le conte social et le fantastique, même dessin/peinture lumineux et plaisant, et même lecture agréable et fluide. J'ai trouvé les personnages très bien dessinés, mais les décors un peu plus plats, un peu plus factices. Ceci dit, ça reste bien joli. Quant à l'histoire, elle se base sur la quête de maturité et de soi d'un jeune dessinateur timide dont la personnalité artistique prend la forme à part entière d'un homme déterminé avec lequel il discute et se dispute comme un vrai schizophrène. Et bien sûr, ensemble, ils vont s'entendre, faire des projets, se séparer, et le jeune héros passera finalement un cap initiatique.
Un récit plaisant et joli même s'il ne marquera pas plus que ça son lecteur.
Après un chef d’œuvre tel que Le Tueur, le duo Matz-Jacamon était attendu au tournant. Et pas que par moi.
D'ou peut-être la déception après la lecture de ce premier tome.
Si graphiquement, le style unique de Jacamon est toujours là (ouf!), c'est au niveau de l'histoire que j'ai sérieusement tiqué. Plus particulièrement sur le personnage central, jamais crédible, plutôt risible tant les incohérences autour de lui sont énormes. Si tout le monde en parle dans les avis précédents, c'est qu'il y a une raison! Je suis plutôt bon public généralement, mais à ce niveau, ça frise le foutage de gueule. Les ficelles scénaristiques sont énormes : en fait, j'ai l'impression de suivre les aventures d'un héros de téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6 ou TF1 (au choix).
Dommage, car l'idée, le contexte, la mise en place sont intéressants. Il y a de la matière!
Une grosse, grosse, déception pour le moment donc ; espérons mieux pour la suite!
Je ne suis pas un fan d'héroïc fantasy, encore moins des éditions Soleil.
J'aurais dû détester cette BD. Or, c'est le contraire qui s'est produit. Comme l'ont dit d'autres posteurs, cette série est beaucoup plus adulte que le reste de la production Soleil.
Les dessins sont magnifiques, renforcés par l'omniprésence d'une teinte jaunâtre ; je dois dire avoir rarement vu une telle qualité dans le graphisme.
L'histoire est intéressante, complexe, les enjeux au sein de la cour, les manipulations, tout y passe.
Souvent, les premiers tomes chez Soleil servent à mettre en place la situation. Ici, ce n'est pas le cas. Les informations fournies sont denses. Les personnages sont déjà bien traités.
Espérons que l'histoire tienne la distance sur la longueur (ma note pourra évoluer).
Donc je conseille fortement l'achat.
Voilà une BD qui me rappelle certaines mauvaises BDs de série B telles qu'il peut en paraitre dans une revue comme l'Echo des Savanes. Entendez par là un dessin que je trouve très moyen et un scénario à base d'action, de violence et d'un peu de fantastique.
Je n'aime pas le dessin de Formosa. Il parait correct vu de loin, mais je n'aime pas du tout les visages grimaçants de ses personnages, ses rares décors et ses couleurs.
Quant au scénario, il ne me plait pas non plus : question de goût ? Cela raconte l'histoire d'un enfant dôté d'une affreuse difformité : il a deux mains gauches. Ce handicap va bien sûr lui valoir bien des souffrances dans sa jeunesse, et attiser sa haine et sa recherche du pouvoir. A force de violences, de magouilles et surtout du pouvoir magique que lui offre sa difformité, il va alors gravir les échelons tout en avilissant son âme. D'une part, je n'aime pas la brutalité gratuite de certaines scènes. D'autre part, je trouve certains moments du récit plus ridicules qu'autre chose (je pense par exemple à la mort des parents du personnage principal parce qu'une énorme araignée leur a bondi dessus). C'est un scénario que je trouve grossier et parfois franchement médiocre.
Je n'estime pas cette BD définitivement à jeter car l'histoire présente quand même quelques originalités et le dessin, même s'il me déplait, n'est pas si moche, mais je n'en conseille pas la lecture.
Nero est un polar plutôt classique en BD. D'origine Italienne, il bénéficie d'un décor Italien assez sympathique.
Le dessin de Mutti est de très bonne qualité, notamment au niveau des couleurs. Certaines cases sont très belles. Décors et personnages sont soignés. Par contre, je lui reprocherais un manque flagrant de profondeur par moment, en particulier du fait de perspectives ratées ou applaties.
Le scénario est celui, très classique, de l'enquête d'un détective privé. Ca commence comme n'importe quel polar noir où un client vient chercher un détective, ex-flic un peu blasé. Cela se poursuit ensuite par la recherche d'un serial-killer. Le tout est plutôt basique et raconté sans fioritures. Mais l'intrigue est rondement menée et la progression de l'enquête prenante et plaisante. Seules quelques facilités scénaristiques sont à déplorer (coincidences chanceuses, erreurs idiotes de l'assassin, etc...). Mais, pour quelqu'un qui n'apprécie que très peu les polars, j'ai lu cette BD avec plaisir et interêt.
Et pourtant, il n'y a vraiment rien de marquant et d'original dans cette histoire... juste une lecture plaisante.
Je me pose un peu la question de l'interêt de ne pas s'être arrêté à un seul tome puisque l'enquête semble résolue à la fin de ce tome 1 mais que ça se termine tout de même sur un "à suivre..." dont je doute pour le moment de l'interêt. Mais attendons de voir...
Outre l’histoire, ce sont tout d’abord la couverture et les dessins de cet album qui m’ont incité à le découvrir. Paul Marcel, que je ne connaissais pas, nous gratifie d’un travail graphique assez spectaculaire. De prime abord, je dirais que sa source d’inspiration est grandement basée sur les réalisations de Marc Moreno (Le Régulateur). Le trait est soigné et très détaillé aussi bien pour les décors que pour les personnages. La mise en couleur n’est pas en reste car elle conforte au mieux l’ambiance ténébreuse et mystérieuse élaborée par Corbeyran au scénario. Mes deux seuls bémols seraient peut-être un ensemble légèrement trop sombre et des personnages pas assez expressifs à certains moments. Néanmoins, je l’avoue, il s’agit là de chipotage.
Côté histoire, disons d'emblée que le scénario élaboré par Corbeyran est bien mené. Les différentes étapes du récit s'enchaînent sans temps morts même si au final tout cela reste conventionnel et sert surtout à mettre en place cette série prévue en trois tomes. Un astucieux rebondissement à la fin du tome devrait donner aux lecteurs l'envie de découvrir la suite ...
Quand un bon scénariste rencontre un bon dessinateur, ça peut donner quelque chose de géant… Ma foi, j’ai été ébloui par cette BD ! Serait-ce parce que :
- l’histoire m’a fortement rappelé la catastrophe écologique qu’est en train de vivre la mer d’Aral en Russie ? Ce grand lac, qui faisait le double en superficie d’aujourd’hui, est victime depuis des dizaines d’années d’une politique visant à irriguer massivement des terrains agricoles en détournant les rivières qui alimentent cette mer. Actuellement, ce projet est catastrophique pour la population locale qui vivait de la pêche et écologique car de nombreuses espèces marines et fauniques (en bordure de mer) ont disparu. De plus, le retrait des eaux a entraîné des zones desséchées qui sont actuellement inexploitables. Étant passionné par la géographie, je fus donc facilement fasciné par le contexte de cette histoire.
- les personnages sont très attachants et leurs destins inspirent de la curiosité ? « Le désespoir du singe » possède tous les ingrédients pour que les lecteurs soient fascinés par les aventures de Joliette, Josef, Edith et Vesperine : amours sur fond de dictature avec une révolution que l’on sent proche et qui pourrait changer complètement le destin de ces personnages et de tout un peuple.
- le magnifique dessin d’Alfred ? L’auteur passe avec bonheur d’un style doux à un trait nerveux suivant les séquences sans que cela crée une impression de cassure graphique : du grand art ! Les décors sont admirables, les expressions des personnages sont bien travaillées, la mise en couleurs est parfaite. La mise en page et le découpage sont exempts de défauts. Notons également que j’ai été impressionné par le rendu « flou » voire « élastique » qu’Alfred glisse par moments dans son dessin.
Finalement, ce n’est pas qu’une réponse mais bien ces trois arguments qui m’ont permis d’apprécier pleinement ce premier tome du « désespoir du singe » : vivement la suite !
Lorsque j'ai commandé cette bd, je n'étais pas venu lire les commentaires sur le site. J'aurais dû.
Je ne m'attendais pas à avoir une bd érotique (voire plus) entre les mains, mais un chef d’œuvre de dessin.
A ce niveau là, j'ai été servi, il est clair que Loisel est un Maître, tout est beau, sans exception. Les tableaux sont particulièrement réussis, j'en voudrais dans mon salon.
Mais voilà, je suis déçu car il n'y a pas d'histoire, je n'y vois aucun sens, j'ai l'impression que c'est juste (dit vulgairement) du cul pour du cul. Sans recherche, sans plaisir autre qu'une grosse érection!
Bref, si je trouve des planches en grand format, j'en achèterais une, mais cette bd là, je vais la revendre.
J'avais beaucoup apprécié Sanctuaire pour son ambiance excellente. C'est donc avec un bon à-priori que j'ai entamé ma lecture de Zero Absolu dont le thème semblait proche. Mais Zero Absolu exacerbe les défauts que j'avais déjà reprochés à Sanctuaire et cela rend la lecture pénible par moment.
Le dessin parait bon quand on regarde une unique planche. Hélas, en cours de lecture, on réalise que les visages des personnages sont très changeants, souvent méconnaissables. Et le tout est rendu encore plus confus et incompréhensible par l'abus d'effets de styles et d'utilisations d'images de références tirées des médias ou d'autres oeuvres (Disney, Spiegelman, Jijé...). D'une case à la suivante, on observe une scène en vision normale, puis en infra-rouge, puis en vision nocturne, puis transposée dans un monde de cowboys à cheval, sans que cela présente un quelconque interêt vis-à-vis de la narration et de l'histoire. C'est comme si le dessinateur cherchait sciemment à masquer le fait qu'il est incapable de représenter ses personnages de manière ressemblante d'une case à la suivante.
Quant au scénario, il s'entame comme une copie conforme d'Alien 2, presque à la scène près : sortie d'hibernation des marines, préparation et discussion autour d'un repas dans le vaisseau, chargement de leur barge d'aterrissage, etc... Tout est strictement identique au film jusqu'aux premiers... effets de la visite dans la base scientifique abandonnée. Et après, ça devient très confus, encore plus confus. J'avoue avoir eu beaucoup de mal à comprendre certaines scènes, une bonne partie de l'intrigue. Et dans l'ensemble, je n'ai pas ressenti du tout l'ambiance stressante, je n'ai ressenti que de la frustration du fait de l'incompréhension et de ma bataille pour réussir à saisir ce qu'il se passait par moment.
Dommage car quelques originalités narratives et un décor action/SF/Suspense comme je les aime d'habitude aurait pu faire de cette BD quelque chose de bien sympa.
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Le Cochon qui crie au loup
Comme le souligne Ro, ce petit album jeunesse illustre à merveille le vieil adage "qu’à trop crier au loup . . ." avec, en filigrane, une morale implicite. Le dessin, tout en rondeur, a un petit côté cartoon. Les couleurs accentuent cet effet cartoonesque et c’est ma foi bien sympathique. Ceci dit, l’intérêt de cette bd muette pour l’adulte que nous sommes est fort limité. A réserver pour ses rejetons . . . ;)
Oscar & Monsieur O
Deuxième BD de Moynot que je lis dans cette collection (après Monsieur Khol) et même décor de la France de la fin 19e siècle, même scénario entre le conte social et le fantastique, même dessin/peinture lumineux et plaisant, et même lecture agréable et fluide. J'ai trouvé les personnages très bien dessinés, mais les décors un peu plus plats, un peu plus factices. Ceci dit, ça reste bien joli. Quant à l'histoire, elle se base sur la quête de maturité et de soi d'un jeune dessinateur timide dont la personnalité artistique prend la forme à part entière d'un homme déterminé avec lequel il discute et se dispute comme un vrai schizophrène. Et bien sûr, ensemble, ils vont s'entendre, faire des projets, se séparer, et le jeune héros passera finalement un cap initiatique. Un récit plaisant et joli même s'il ne marquera pas plus que ça son lecteur.
Cyclopes
Après un chef d’œuvre tel que Le Tueur, le duo Matz-Jacamon était attendu au tournant. Et pas que par moi. D'ou peut-être la déception après la lecture de ce premier tome. Si graphiquement, le style unique de Jacamon est toujours là (ouf!), c'est au niveau de l'histoire que j'ai sérieusement tiqué. Plus particulièrement sur le personnage central, jamais crédible, plutôt risible tant les incohérences autour de lui sont énormes. Si tout le monde en parle dans les avis précédents, c'est qu'il y a une raison! Je suis plutôt bon public généralement, mais à ce niveau, ça frise le foutage de gueule. Les ficelles scénaristiques sont énormes : en fait, j'ai l'impression de suivre les aventures d'un héros de téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6 ou TF1 (au choix). Dommage, car l'idée, le contexte, la mise en place sont intéressants. Il y a de la matière! Une grosse, grosse, déception pour le moment donc ; espérons mieux pour la suite!
Servitude
Je ne suis pas un fan d'héroïc fantasy, encore moins des éditions Soleil. J'aurais dû détester cette BD. Or, c'est le contraire qui s'est produit. Comme l'ont dit d'autres posteurs, cette série est beaucoup plus adulte que le reste de la production Soleil. Les dessins sont magnifiques, renforcés par l'omniprésence d'une teinte jaunâtre ; je dois dire avoir rarement vu une telle qualité dans le graphisme. L'histoire est intéressante, complexe, les enjeux au sein de la cour, les manipulations, tout y passe. Souvent, les premiers tomes chez Soleil servent à mettre en place la situation. Ici, ce n'est pas le cas. Les informations fournies sont denses. Les personnages sont déjà bien traités. Espérons que l'histoire tienne la distance sur la longueur (ma note pourra évoluer). Donc je conseille fortement l'achat.
Double gauche
Voilà une BD qui me rappelle certaines mauvaises BDs de série B telles qu'il peut en paraitre dans une revue comme l'Echo des Savanes. Entendez par là un dessin que je trouve très moyen et un scénario à base d'action, de violence et d'un peu de fantastique. Je n'aime pas le dessin de Formosa. Il parait correct vu de loin, mais je n'aime pas du tout les visages grimaçants de ses personnages, ses rares décors et ses couleurs. Quant au scénario, il ne me plait pas non plus : question de goût ? Cela raconte l'histoire d'un enfant dôté d'une affreuse difformité : il a deux mains gauches. Ce handicap va bien sûr lui valoir bien des souffrances dans sa jeunesse, et attiser sa haine et sa recherche du pouvoir. A force de violences, de magouilles et surtout du pouvoir magique que lui offre sa difformité, il va alors gravir les échelons tout en avilissant son âme. D'une part, je n'aime pas la brutalité gratuite de certaines scènes. D'autre part, je trouve certains moments du récit plus ridicules qu'autre chose (je pense par exemple à la mort des parents du personnage principal parce qu'une énorme araignée leur a bondi dessus). C'est un scénario que je trouve grossier et parfois franchement médiocre. Je n'estime pas cette BD définitivement à jeter car l'histoire présente quand même quelques originalités et le dessin, même s'il me déplait, n'est pas si moche, mais je n'en conseille pas la lecture.
Nero
Nero est un polar plutôt classique en BD. D'origine Italienne, il bénéficie d'un décor Italien assez sympathique. Le dessin de Mutti est de très bonne qualité, notamment au niveau des couleurs. Certaines cases sont très belles. Décors et personnages sont soignés. Par contre, je lui reprocherais un manque flagrant de profondeur par moment, en particulier du fait de perspectives ratées ou applaties. Le scénario est celui, très classique, de l'enquête d'un détective privé. Ca commence comme n'importe quel polar noir où un client vient chercher un détective, ex-flic un peu blasé. Cela se poursuit ensuite par la recherche d'un serial-killer. Le tout est plutôt basique et raconté sans fioritures. Mais l'intrigue est rondement menée et la progression de l'enquête prenante et plaisante. Seules quelques facilités scénaristiques sont à déplorer (coincidences chanceuses, erreurs idiotes de l'assassin, etc...). Mais, pour quelqu'un qui n'apprécie que très peu les polars, j'ai lu cette BD avec plaisir et interêt. Et pourtant, il n'y a vraiment rien de marquant et d'original dans cette histoire... juste une lecture plaisante. Je me pose un peu la question de l'interêt de ne pas s'être arrêté à un seul tome puisque l'enquête semble résolue à la fin de ce tome 1 mais que ça se termine tout de même sur un "à suivre..." dont je doute pour le moment de l'interêt. Mais attendons de voir...
Le Malvoulant
Outre l’histoire, ce sont tout d’abord la couverture et les dessins de cet album qui m’ont incité à le découvrir. Paul Marcel, que je ne connaissais pas, nous gratifie d’un travail graphique assez spectaculaire. De prime abord, je dirais que sa source d’inspiration est grandement basée sur les réalisations de Marc Moreno (Le Régulateur). Le trait est soigné et très détaillé aussi bien pour les décors que pour les personnages. La mise en couleur n’est pas en reste car elle conforte au mieux l’ambiance ténébreuse et mystérieuse élaborée par Corbeyran au scénario. Mes deux seuls bémols seraient peut-être un ensemble légèrement trop sombre et des personnages pas assez expressifs à certains moments. Néanmoins, je l’avoue, il s’agit là de chipotage. Côté histoire, disons d'emblée que le scénario élaboré par Corbeyran est bien mené. Les différentes étapes du récit s'enchaînent sans temps morts même si au final tout cela reste conventionnel et sert surtout à mettre en place cette série prévue en trois tomes. Un astucieux rebondissement à la fin du tome devrait donner aux lecteurs l'envie de découvrir la suite ...
Le Désespoir du Singe
Quand un bon scénariste rencontre un bon dessinateur, ça peut donner quelque chose de géant… Ma foi, j’ai été ébloui par cette BD ! Serait-ce parce que : - l’histoire m’a fortement rappelé la catastrophe écologique qu’est en train de vivre la mer d’Aral en Russie ? Ce grand lac, qui faisait le double en superficie d’aujourd’hui, est victime depuis des dizaines d’années d’une politique visant à irriguer massivement des terrains agricoles en détournant les rivières qui alimentent cette mer. Actuellement, ce projet est catastrophique pour la population locale qui vivait de la pêche et écologique car de nombreuses espèces marines et fauniques (en bordure de mer) ont disparu. De plus, le retrait des eaux a entraîné des zones desséchées qui sont actuellement inexploitables. Étant passionné par la géographie, je fus donc facilement fasciné par le contexte de cette histoire. - les personnages sont très attachants et leurs destins inspirent de la curiosité ? « Le désespoir du singe » possède tous les ingrédients pour que les lecteurs soient fascinés par les aventures de Joliette, Josef, Edith et Vesperine : amours sur fond de dictature avec une révolution que l’on sent proche et qui pourrait changer complètement le destin de ces personnages et de tout un peuple. - le magnifique dessin d’Alfred ? L’auteur passe avec bonheur d’un style doux à un trait nerveux suivant les séquences sans que cela crée une impression de cassure graphique : du grand art ! Les décors sont admirables, les expressions des personnages sont bien travaillées, la mise en couleurs est parfaite. La mise en page et le découpage sont exempts de défauts. Notons également que j’ai été impressionné par le rendu « flou » voire « élastique » qu’Alfred glisse par moments dans son dessin. Finalement, ce n’est pas qu’une réponse mais bien ces trois arguments qui m’ont permis d’apprécier pleinement ce premier tome du « désespoir du singe » : vivement la suite !
Troubles fêtes
Lorsque j'ai commandé cette bd, je n'étais pas venu lire les commentaires sur le site. J'aurais dû. Je ne m'attendais pas à avoir une bd érotique (voire plus) entre les mains, mais un chef d’œuvre de dessin. A ce niveau là, j'ai été servi, il est clair que Loisel est un Maître, tout est beau, sans exception. Les tableaux sont particulièrement réussis, j'en voudrais dans mon salon. Mais voilà, je suis déçu car il n'y a pas d'histoire, je n'y vois aucun sens, j'ai l'impression que c'est juste (dit vulgairement) du cul pour du cul. Sans recherche, sans plaisir autre qu'une grosse érection! Bref, si je trouve des planches en grand format, j'en achèterais une, mais cette bd là, je vais la revendre.
Zéro absolu
J'avais beaucoup apprécié Sanctuaire pour son ambiance excellente. C'est donc avec un bon à-priori que j'ai entamé ma lecture de Zero Absolu dont le thème semblait proche. Mais Zero Absolu exacerbe les défauts que j'avais déjà reprochés à Sanctuaire et cela rend la lecture pénible par moment. Le dessin parait bon quand on regarde une unique planche. Hélas, en cours de lecture, on réalise que les visages des personnages sont très changeants, souvent méconnaissables. Et le tout est rendu encore plus confus et incompréhensible par l'abus d'effets de styles et d'utilisations d'images de références tirées des médias ou d'autres oeuvres (Disney, Spiegelman, Jijé...). D'une case à la suivante, on observe une scène en vision normale, puis en infra-rouge, puis en vision nocturne, puis transposée dans un monde de cowboys à cheval, sans que cela présente un quelconque interêt vis-à-vis de la narration et de l'histoire. C'est comme si le dessinateur cherchait sciemment à masquer le fait qu'il est incapable de représenter ses personnages de manière ressemblante d'une case à la suivante. Quant au scénario, il s'entame comme une copie conforme d'Alien 2, presque à la scène près : sortie d'hibernation des marines, préparation et discussion autour d'un repas dans le vaisseau, chargement de leur barge d'aterrissage, etc... Tout est strictement identique au film jusqu'aux premiers... effets de la visite dans la base scientifique abandonnée. Et après, ça devient très confus, encore plus confus. J'avoue avoir eu beaucoup de mal à comprendre certaines scènes, une bonne partie de l'intrigue. Et dans l'ensemble, je n'ai pas ressenti du tout l'ambiance stressante, je n'ai ressenti que de la frustration du fait de l'incompréhension et de ma bataille pour réussir à saisir ce qu'il se passait par moment. Dommage car quelques originalités narratives et un décor action/SF/Suspense comme je les aime d'habitude aurait pu faire de cette BD quelque chose de bien sympa.