Je suis espagnol mais j'ai la chance d'avoir la double culture, et si je peux vous conseiller cette bd c'est en espagnol les yeux fermés, par contre en français, vous risquez de la trouver moyenne.
Cette série est une des plus populaires en Espagne. Elle a d'ailleurs eu droit à son film. L'auteur a tenté quelque chose en France dans les années 80, mais le rendu en français est tout simplement médiocre.
L'humour populaire de la culture espagnole est difficilement retranscriptible à travers le mot à mot français car le ton employé en espagnol est beaucoup plus fort. Et les références aux habitudes, et aux attitudes populaires des espagnols sont très marquées.
Donc 5/5 si vous la cherchez en Espagnol.
Mais 1/5 si vous souhaitez l'acquérir en français.
Un recueil d'histoires courtes porno sans grande originalité mais relativement efficaces.
Le dessin est très correct au niveau du trait lui-même. Par contre, les couleurs sont franchement moches. Ca reste lisible mais ça donne un aspect assez médiocre au tout.
Le scénario de ces histoires est souvent simple et assez répétitif : l'homme trompe la femme, la femme trompe l'homme, etc. Ils fonctionnent pour beaucoup sur une chute qui se veut un peu surprenante ou drôle même si elle est quasiment toujours prévisible ou tout simplement plate. Au niveau interêt du scénario et des histoires, c'est donc objectivement très moyen. Mais au niveau purement érotique, c'est relativement efficace pour un lecteur mâle. Et comme après tout, c'est ce qu'on demande à ce genre de BD...
Loin d'être le meilleur Cosey que j'ai lu jusqu'à présent, mais les histoires courtes de cet album se lisent sans déplaisir.
On dirait que le dessin a été fait un peu rapidement. Les décors sont un peu simples, comme vite esquissés. De même, les traits des visages sont un peu anguleux et également donnent une impression de dessin rapide. De même, les couleurs ne sont pas très harmonieuses. Ce n'est pas moche mais loin de la beauté épurée dont font preuve d'autres albums de Cosey.
Quant aux scénarios de ces histoires courtes, ils sont simples mais pas dénués d'une certaine originalité même s'ils marqueront moins, une fois de plus, que d'autres idées de récit de Cosey. Je leur reprocherais tout de même une narration emplie de silences convenus et des dialogues pas toujours faciles à suivre. On se laisse porter par l'histoire mais on ne peut s'empêcher de froncer les sourcils par moment car on a le sentiment d'être un peu exclus de la compréhension de certains échanges entre les personnages.
Note approximative : 2.5/5
Une BD de fantasy qui n'est pas dépourvue d'un certain charme et de quelques originalités mais qui fait preuve d'un manque de maturité évident.
Le dessin est plutôt bon dans l'ensemble. Il manque encore un peu de technique, les poses sont légèrement figées, les décors un peu vides mais pas désagréables, les perspectives pas toujours parfaites. Mais le plus important, les personnages, est réussi.
Les couleurs, directes, sont également assez marquantes. Leur application est maîtrisée et on ne peut donc pas leur faire de reproche technique évident. Mais elles ne s'accordent pas toujours très harmonieusement, l'orange et le violet étant un peu trop présents et difficiles à marier aux autres couleurs. Elles sont en outre un petit peu envahissantes, ne laissant pas suffisamment le dessin lui-même s'exprimer.
Passé le dessin, je dois admettre avoir un avis mitigé concernant le scénario. Il présente certaines originalités intéressantes, ne serait-ce que par son décor légèrement africain. Mais son déroulement, sa narration et ses dialogues font preuve d'un cruel manque de maturité à bien des moments. Le sujet traité parait assez grave et adulte (femmes violées, enfants désireux de se venger, guerre, etc.) mais les textes narratifs et les dialogues ont un côté trop simple et naïf qui semble parfois adresser l'ouvrage à un lectorat trop jeune. Certains dialogues sont presque ridicules par moment. De même, à l'exemple de la fin abrupte de ce premier tome, le scénario est empli de petites facilités et de clichés qui donnent une impression de puérilité à une histoire qui, traitée différemment et de manière plus posée, aurait pu ne pas être mauvaise.
Une lecture pas si désagréable d'où ressort un certain potentiel tant au niveau du dessin que des idées, mais dont le résultat n'est pas encore suffisamment abouti.
Série un peu plus noire que ce que fait Sfar d'habitude. Mais la narration y est très bien maîtrisée, on ne s'ennuie pas un instant. A signaler cependant que le dessin du dernier album (le tome 5) est largement moins travaillé que les autres, je ne critique pas le dessinateur Tanquerelle qui est au top dans le 4eme opus mais on sent qu'il y a passé moins de temps : les traits sont plus grossiers, il y a moins de détails, des décors et design de personnages moins riches et fournis qu'avant. En espérant que ça revienne dans le droit chemin par la suite... cependant il reste très lisible et intéressant.
Voila un très agréable petit album noir et blanc. A strange day nous raconte la rencontre de deux adolescents qui sèchent les cours pour aller s'acheter le dernier album de leur groupe favoris : les cure. Cet album se résume donc à la rencontre de ces deux jeunes gens qui vont se confier et se trouver pas mal de points communs. Le dessin, très simple, colle bien au propos du livre. Le récit se déroule avec les textes des Cure en fil rouge, et donne envie de réécouter des tubes comme Just like a dream ou Boys don't cry.
Les intentions de l'auteur sont clairement définies en début d'ouvrages, ce titre est destiné à tout ceux qui veulent se rappeler de leur adolescence, quand on encore fragile et ou chaque mot pouvait nous briser.
J'ai trouvé cela plutôt sympathique et décrit sans doute le rythme de vie d’un ado nord américain (on a une voiture mais on ne peut pas boire d’alcool, on prend le petit-déj dans une cafet etc. ).
J’ai passé un agréable moment avec A Strange Day, tout comme Alix, j’ai préféré acheter cette ouvrage en VO pour un peu plus de 3 euros plutôt que de prendre l’édition traduite qui coûte 4 fois plus cher. Un petit album sympa qui mérite que l’on s’y penche un peu, mais ce n'est pas un immanquable non plus.
Dur de mettre la note minimum à une BD de Trondheim... mais force est de reconnaître que je n'ai ressenti aucun plaisir de lecture avec ce petit livre. Pourtant, comme le fait remarquer Ro, ces dessins abstraits ne sont quand même pas si difficiles que ça à interpréter, mais ça ne rend pas cette expérimentation graphique particulièrement intéressante pour autant. Des formes géométriques pour représenter des bites, des trous de balle, des foufounes, ok, oui, bon, et après ? Certains bars et restaurants font le même genre de chose pour les pancartes de leurs toilettes hommes/femmes, ça ne transforme pas leurs chiottes en oeuvres d'art à mes yeux...
Faire de la BD expérimentale, pourquoi pas, mais comme pour Quimby the Mouse, l'expérimentation pure et dure, ça me paraît un peu vain et pas forcément nécessaire de la publier en album.
"Astérix" c'est la bd qu'on lit quand on est enfant et qu'on relit quand on est plus grand.
A la première lecture, on rigole de l'histoire. A la deuxième, on remarque plein de détails hilarants, de personnages caricaturés.
En clair, Goscinny tu nous manques.
Ne vous fiez pas à la couverture du « Dérisoire » qui est à mon avis ratée et jetez un coup d’œil sur les pages intérieures : à moins d’être allergique à la couleur, vous en prendrez plein la vue dans le sens le plus positif du thème !
Le « Dérisoire » est une BD pleine de poésies. C’est aussi un conte qui reste d’actualité, celle de l’individu qui privilégie son travail à sa vie familiale. C’est l’histoire d’un capitaine solitaire d’un vieux cargo qui découvre peu à peu qu’il existe une vie en dehors de son métier, il rencontre une femme qui l’invite à sortir de son « moule » et à l’occasion l’amour.
O. Supiot, habitué à dessiner des BD pour enfants, nous surprend agréablement avec « le dérisoire ». Il nous montre la pleine mesure de son talent de coloriste en réalisant cet album, les planches d’ensemble comme celles des pages 7 et 26 font franchement magnifiques ! Les ambiances changent selon que l’on trouve à l’intérieur du cargo avec les teintes rouilles, dans la forêt à dominante verte et j’en passe… C’est tout simplement de l’art ! Difficile en effet d’imaginer une version noire et blanche car la transition entre le monde maritime et celui extérieur aurait été, à mon avis, ratée dès la page 18.
Le livre est publié dans un format inhabituel pour les amateurs de BD mais il est parfaitement adapté à l’histoire et au trait d’O. Supiot
Cependant, je regrette dans cet album la qualité inégale de certaines planches comme celle de la page 41 où les décors sont absents et les couleurs un peu trop « flashy » à mon goût.
« Le dérisoire » est une BD que tous les bédéphiles se doivent de découvrir ! Si la couleur était une diplomatie, O. Supiot serait certainement un de ses meilleurs ambassadeurs ! Au fait, si vous avez aimé « Le dérisoire », n’hésitez pas à feuilleter Féroce des mêmes auteurs.
Cet album est composé de plusieurs histoires courtes aux thèmes assez similaires. Il semble bien qu'il n'y ait qu'un seul dessinateur aux commandes, pourtant les styles de dessin sont assez différents entre chaque histoire. Parfois en couleurs, parfois noir et blanc, parfois médiocre sur les décors parfois tout à fait correct, parfois comique parfois réaliste. Dans l'ensemble, hormis quelques décors tracés à la règle, je trouve que le dessin est bon, voire intéressant car mêlant une touche légèrement comique à des scènes purement porno.
Avec un tel dessin, j'étais donc motivé à apprécier ces histoires qui ne sont pourtant que des histoires de cul. Mais j'ai très vite buté sur la narration qui est plus que confuse par moment. Certaines histoires, notamment la première, sont quasiment incompréhensibles, ou du moins suffisamment compréhensibles pour se rendre compte qu'elles sont racontées n'importe comment. C'est chiant à lire car il n'y a pas moyen de rentrer dans la majorité des histoires. Quant à l'aspect érotique, il est correct à la base mais complètement annéanti par moment du fait de cette mauvaise narration.
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Mortadel et Filemon
Je suis espagnol mais j'ai la chance d'avoir la double culture, et si je peux vous conseiller cette bd c'est en espagnol les yeux fermés, par contre en français, vous risquez de la trouver moyenne. Cette série est une des plus populaires en Espagne. Elle a d'ailleurs eu droit à son film. L'auteur a tenté quelque chose en France dans les années 80, mais le rendu en français est tout simplement médiocre. L'humour populaire de la culture espagnole est difficilement retranscriptible à travers le mot à mot français car le ton employé en espagnol est beaucoup plus fort. Et les références aux habitudes, et aux attitudes populaires des espagnols sont très marquées. Donc 5/5 si vous la cherchez en Espagnol. Mais 1/5 si vous souhaitez l'acquérir en français.
Docile adorée
Un recueil d'histoires courtes porno sans grande originalité mais relativement efficaces. Le dessin est très correct au niveau du trait lui-même. Par contre, les couleurs sont franchement moches. Ca reste lisible mais ça donne un aspect assez médiocre au tout. Le scénario de ces histoires est souvent simple et assez répétitif : l'homme trompe la femme, la femme trompe l'homme, etc. Ils fonctionnent pour beaucoup sur une chute qui se veut un peu surprenante ou drôle même si elle est quasiment toujours prévisible ou tout simplement plate. Au niveau interêt du scénario et des histoires, c'est donc objectivement très moyen. Mais au niveau purement érotique, c'est relativement efficace pour un lecteur mâle. Et comme après tout, c'est ce qu'on demande à ce genre de BD...
Une maison de Frank L. Wright
Loin d'être le meilleur Cosey que j'ai lu jusqu'à présent, mais les histoires courtes de cet album se lisent sans déplaisir. On dirait que le dessin a été fait un peu rapidement. Les décors sont un peu simples, comme vite esquissés. De même, les traits des visages sont un peu anguleux et également donnent une impression de dessin rapide. De même, les couleurs ne sont pas très harmonieuses. Ce n'est pas moche mais loin de la beauté épurée dont font preuve d'autres albums de Cosey. Quant aux scénarios de ces histoires courtes, ils sont simples mais pas dénués d'une certaine originalité même s'ils marqueront moins, une fois de plus, que d'autres idées de récit de Cosey. Je leur reprocherais tout de même une narration emplie de silences convenus et des dialogues pas toujours faciles à suivre. On se laisse porter par l'histoire mais on ne peut s'empêcher de froncer les sourcils par moment car on a le sentiment d'être un peu exclus de la compréhension de certains échanges entre les personnages.
Ishum
Note approximative : 2.5/5 Une BD de fantasy qui n'est pas dépourvue d'un certain charme et de quelques originalités mais qui fait preuve d'un manque de maturité évident. Le dessin est plutôt bon dans l'ensemble. Il manque encore un peu de technique, les poses sont légèrement figées, les décors un peu vides mais pas désagréables, les perspectives pas toujours parfaites. Mais le plus important, les personnages, est réussi. Les couleurs, directes, sont également assez marquantes. Leur application est maîtrisée et on ne peut donc pas leur faire de reproche technique évident. Mais elles ne s'accordent pas toujours très harmonieusement, l'orange et le violet étant un peu trop présents et difficiles à marier aux autres couleurs. Elles sont en outre un petit peu envahissantes, ne laissant pas suffisamment le dessin lui-même s'exprimer. Passé le dessin, je dois admettre avoir un avis mitigé concernant le scénario. Il présente certaines originalités intéressantes, ne serait-ce que par son décor légèrement africain. Mais son déroulement, sa narration et ses dialogues font preuve d'un cruel manque de maturité à bien des moments. Le sujet traité parait assez grave et adulte (femmes violées, enfants désireux de se venger, guerre, etc.) mais les textes narratifs et les dialogues ont un côté trop simple et naïf qui semble parfois adresser l'ouvrage à un lectorat trop jeune. Certains dialogues sont presque ridicules par moment. De même, à l'exemple de la fin abrupte de ce premier tome, le scénario est empli de petites facilités et de clichés qui donnent une impression de puérilité à une histoire qui, traitée différemment et de manière plus posée, aurait pu ne pas être mauvaise. Une lecture pas si désagréable d'où ressort un certain potentiel tant au niveau du dessin que des idées, mais dont le résultat n'est pas encore suffisamment abouti.
Professeur Bell
Série un peu plus noire que ce que fait Sfar d'habitude. Mais la narration y est très bien maîtrisée, on ne s'ennuie pas un instant. A signaler cependant que le dessin du dernier album (le tome 5) est largement moins travaillé que les autres, je ne critique pas le dessinateur Tanquerelle qui est au top dans le 4eme opus mais on sent qu'il y a passé moins de temps : les traits sont plus grossiers, il y a moins de détails, des décors et design de personnages moins riches et fournis qu'avant. En espérant que ça revienne dans le droit chemin par la suite... cependant il reste très lisible et intéressant.
A Strange Day
Voila un très agréable petit album noir et blanc. A strange day nous raconte la rencontre de deux adolescents qui sèchent les cours pour aller s'acheter le dernier album de leur groupe favoris : les cure. Cet album se résume donc à la rencontre de ces deux jeunes gens qui vont se confier et se trouver pas mal de points communs. Le dessin, très simple, colle bien au propos du livre. Le récit se déroule avec les textes des Cure en fil rouge, et donne envie de réécouter des tubes comme Just like a dream ou Boys don't cry. Les intentions de l'auteur sont clairement définies en début d'ouvrages, ce titre est destiné à tout ceux qui veulent se rappeler de leur adolescence, quand on encore fragile et ou chaque mot pouvait nous briser. J'ai trouvé cela plutôt sympathique et décrit sans doute le rythme de vie d’un ado nord américain (on a une voiture mais on ne peut pas boire d’alcool, on prend le petit-déj dans une cafet etc. ). J’ai passé un agréable moment avec A Strange Day, tout comme Alix, j’ai préféré acheter cette ouvrage en VO pour un peu plus de 3 euros plutôt que de prendre l’édition traduite qui coûte 4 fois plus cher. Un petit album sympa qui mérite que l’on s’y penche un peu, mais ce n'est pas un immanquable non plus.
La nouvelle pornographie
Dur de mettre la note minimum à une BD de Trondheim... mais force est de reconnaître que je n'ai ressenti aucun plaisir de lecture avec ce petit livre. Pourtant, comme le fait remarquer Ro, ces dessins abstraits ne sont quand même pas si difficiles que ça à interpréter, mais ça ne rend pas cette expérimentation graphique particulièrement intéressante pour autant. Des formes géométriques pour représenter des bites, des trous de balle, des foufounes, ok, oui, bon, et après ? Certains bars et restaurants font le même genre de chose pour les pancartes de leurs toilettes hommes/femmes, ça ne transforme pas leurs chiottes en oeuvres d'art à mes yeux... Faire de la BD expérimentale, pourquoi pas, mais comme pour Quimby the Mouse, l'expérimentation pure et dure, ça me paraît un peu vain et pas forcément nécessaire de la publier en album.
Astérix
"Astérix" c'est la bd qu'on lit quand on est enfant et qu'on relit quand on est plus grand. A la première lecture, on rigole de l'histoire. A la deuxième, on remarque plein de détails hilarants, de personnages caricaturés. En clair, Goscinny tu nous manques.
Le dérisoire
Ne vous fiez pas à la couverture du « Dérisoire » qui est à mon avis ratée et jetez un coup d’œil sur les pages intérieures : à moins d’être allergique à la couleur, vous en prendrez plein la vue dans le sens le plus positif du thème ! Le « Dérisoire » est une BD pleine de poésies. C’est aussi un conte qui reste d’actualité, celle de l’individu qui privilégie son travail à sa vie familiale. C’est l’histoire d’un capitaine solitaire d’un vieux cargo qui découvre peu à peu qu’il existe une vie en dehors de son métier, il rencontre une femme qui l’invite à sortir de son « moule » et à l’occasion l’amour. O. Supiot, habitué à dessiner des BD pour enfants, nous surprend agréablement avec « le dérisoire ». Il nous montre la pleine mesure de son talent de coloriste en réalisant cet album, les planches d’ensemble comme celles des pages 7 et 26 font franchement magnifiques ! Les ambiances changent selon que l’on trouve à l’intérieur du cargo avec les teintes rouilles, dans la forêt à dominante verte et j’en passe… C’est tout simplement de l’art ! Difficile en effet d’imaginer une version noire et blanche car la transition entre le monde maritime et celui extérieur aurait été, à mon avis, ratée dès la page 18. Le livre est publié dans un format inhabituel pour les amateurs de BD mais il est parfaitement adapté à l’histoire et au trait d’O. Supiot Cependant, je regrette dans cet album la qualité inégale de certaines planches comme celle de la page 41 où les décors sont absents et les couleurs un peu trop « flashy » à mon goût. « Le dérisoire » est une BD que tous les bédéphiles se doivent de découvrir ! Si la couleur était une diplomatie, O. Supiot serait certainement un de ses meilleurs ambassadeurs ! Au fait, si vous avez aimé « Le dérisoire », n’hésitez pas à feuilleter Féroce des mêmes auteurs.
Sur le bout de la langue
Cet album est composé de plusieurs histoires courtes aux thèmes assez similaires. Il semble bien qu'il n'y ait qu'un seul dessinateur aux commandes, pourtant les styles de dessin sont assez différents entre chaque histoire. Parfois en couleurs, parfois noir et blanc, parfois médiocre sur les décors parfois tout à fait correct, parfois comique parfois réaliste. Dans l'ensemble, hormis quelques décors tracés à la règle, je trouve que le dessin est bon, voire intéressant car mêlant une touche légèrement comique à des scènes purement porno. Avec un tel dessin, j'étais donc motivé à apprécier ces histoires qui ne sont pourtant que des histoires de cul. Mais j'ai très vite buté sur la narration qui est plus que confuse par moment. Certaines histoires, notamment la première, sont quasiment incompréhensibles, ou du moins suffisamment compréhensibles pour se rendre compte qu'elles sont racontées n'importe comment. C'est chiant à lire car il n'y a pas moyen de rentrer dans la majorité des histoires. Quant à l'aspect érotique, il est correct à la base mais complètement annéanti par moment du fait de cette mauvaise narration.