Voilà une bd qui m'a causé pas mal de soucis. A maintes reprises, je l'ai eue en mains, je l'ai feuilletée puis je l'ai reposée dans sa pile en me disant que j'avais d'autres achats plus urgents. Et puis à force de tourner au tour du pot, je me suis enfin décidé. Et là, j'ai pu constater que j'étais vraiment idiot de ne pas avoir acheter cet album plutôt car celui-ci est vraiment bien écrit.
Paul Jenkins nous propose un scénario tout à fait réussi. Un meurtre au Vatican, un détective de Scotland Yard qui mène l'enquête et nous voilà plongé dans un récit plein de suspense et de rebondissements. Et de ce côté là, on n'a pas à se plaindre, dès les premières pages, on est absorbé par l'histoire, il faut dire que le rythme narratif ne vous laisse aucun répit. De ce fait, on ne s'ennuie pas un seul instant et c'est avec beaucoup de frustration que l'on referme ce premier tome.
Le tome 2 n'est pas encore sorti ? Ah bon, dommage (rires).
De plus, certaines répliques sont vraiment succulentes. Morceau choisi : Concernant les rapports de police : "Mes demandes répétées ont autant servi qu'un pénis à un mariage de lesbiennes". Arfff !!!! Il y en a d'autres mais je ne voudrais surtout pas gâcher votre plaisir.
Le dessin de Humberto Ramos est assez singulier. De ce fait, il faut un certain temps pour s'habituer à son coup de crayon.
Dans son trait, on retrouve un subtil mélange de manga, comics et de bd européenne qui donne un résultat plutôt convaincant. Personnellement, j'ai trouvé que son travail donnait beaucoup de punch au scénario de Jenkins.
Vous aurez compris qu'à mes yeux, Révélations n'est pas à négliger. Cet album est une réussite indéniable.
A conseiller, à suivre, à lire, à posséder !
Je ne sais pas si c'est dû à l'expérience ou à un sixième sens que j'ai développé au fil du temps mais Magasin Général est le genre de bd que j'achète sans hésiter, en sachant très bien que la qualité sera au rendez-vous. Et comme de juste, cette bd est un régal !
Ce qui m'a le plus marqué dans cette histoire, ce sont les personnages. Oui, chacun d'eux est vraiment attachant et en fermant l'album, je me suis vite rendu compte que j'avais gardé une certaine affection pour eux. Il faut dire que le récit est conçu de manière à mettre en avant le caractère des personnages. On découvre, ainsi, les bonheurs et les malheurs qui agrémentent leur quotidien et c'est avec une certaine pudeur, qu'on apprend à vivre en leur compagnie.
Pourtant l'histoire en elle-même est assez simple : on nous raconte, ici, la vie d'une communauté québécoise dans les années 20. Malgré cela, on plonge très vite au cœur du récit en se laissant bercer page après page, au rythme des saisons.
Au niveau du dessin, on peut dire que nous avons droit, ici, à un exercice de style. Oui, Loisel et Tripp ont travaillé en commun sur cet album, ce qui donne un graphisme original et tout à fait agréable à regarder.
En résumé, Magasin Général respire la douceur et la finesse. C'est du condensé de bonheur.
Et donc, forcément, c'est à suivre, sans hésiter !
Décidément le très prolixe Giroud a encore frappé.
J'ai du mal à me prononcer sur ce premier volume. D'une part, le dessin me rebute un peu (je trouve que Stalnert ne respecte pas les proportions et a un mal fou à dessiner les mains).
D'autre part, le scénario reste confus : ça va trop vite et le héros, Iannis, n'est pas trop attachant.
Espérons que ce "maillon perdu" (titre de ce volume) ne soit pas le maillon faible de la série mais seulement l'introduction d'une future aventure palpitante.
Pour l'instant, album dispensable.
Je ne connais pas le style d’Yslaire en général, mais j’ai apprécié son dessin dans cet album. Les traits sont travaillés, le style des personnages me plait. C’est beau.
Là où je n’ai pas accroché, c’est sur l’histoire. Je l’ai trouvée creuse. Traiter d’un sujet d’actualité pour le moins sensible sur la guerre en Irak, les extrémistes musulmans et les conflits juifs/musulmans ne suffit pas à donner de la profondeur à un scénario.
Les motivations/convictions de Fadya ne sont pas très palpables, vu la facilité avec lesquels Jules les brise, ou en tout cas les ébranle.
En fait on est très proche des clichés de base sur les juifs, les musulmans.
Le concept est intéressant mais il ne se passe rien pendant tout l’album. Peut-être est-ce une forme de « bed in » du scénario auquel Yslaire fait allusion dans son récit ?
Cette bd peut être potentiellement intéressante si elle gagne en fond dans les tomes suivant.
A suivre…
Je ne connais pas encore la série golden city. J'ai donc emprunté les 2 tomes de golden cup parce que le dessin m'avait pas mal plu en le feuilletant à la bibliothèque. Le trait est précis et les planches sont joliment colorées. Un style moderne qui colle très bien a cette BD futuriste.
On suit en parallèle le héros, Daytona, qui essaye de devenir pilote de course et une histoire d'enlèvement de la fille d'un riche personnage en vue de golden city. Les 2 histoires ont leur intérêt même si elles tardent un peu à se recouper.
Rien d'extraordinaire au niveau suspens mais cette BD se lit très bien quand même. Ca m'a donné envie d'aller découvrir Golden City.
Comme dit plus bas, Omaha ce n'est pas que de la BD érotique. La série mélange en effet un polar noir assez superficiel, des histoires de couples et donc de l'érotisme, voire du porno soft.
Le dessin animalier est assez sympathique au niveau des visages des personnages. Omaha est très mignonne mais elle n'est pas la seule : les personnages dans leur ensemble sont assez réussis. Par contre, pour l'aspect érotique, des scènes porno dessinées façon cartoon, ça ne m'a vraiment jamais intéressé.
Ceci dit, outre le dessin dont le trait n'est pas mauvais, il faut quand même dire que l'encrage fait parfois assez cheap, surtout en début d'album. On voit que la série paraissait initialement en comics bon marché.
Concernant l'histoire ensuite, elle a le petit défaut d'être assez bavarde. Qualité de ce défaut, les dialogues sont assez réalistes, les personnages relativement fouillés et Omaha elle-même a de la personnalité, ce qui est un plus indéniable dans une BD érotique : ce n'est pas une suite de scènes de cul avec des femmes objets, ce sont au contraire des scènes réalistes, souvent émoustillantes justement parce que le tout est crédible et les personnages pas mauvais. Par contre, ça reste bavard aussi pendant les scènes érotiques, et ça casse pas mal l'ambiance, hélas.
Concernant la trame de fond sur base de polar, elle est basique et pas fantastique. Omaha et son petit copain, Chuck Katt, sont embringués dans une histoire entre truands et politiciens verreux et ils doivent fuir et subir la loi de ces méchants qui semblent tout manipuler avec vice. Encore une fois, cette trame policière est trop bavarde et pas très prenante.
Ce qui fait que l'ensemble du récit d'Omaha ne m'a guère passionné si ce n'est le personnage d'Omaha elle-même et quelques discussions entre elle et son copain ou ses copines.
Pas indispensable...
Je ne vais pas m’attarder sur le dessin qui est dans un style "Disney pur jus" mais sans aucune saveur particulière. Malheureusement l’histoire n’est en rien bien transcendante. Le récit donne l’impression d’être inutilement alambiqué. Les relations sont volontairement confuses pour laisser un peu de suspense pour la suite. J’y ai moyennement accroché. Pour finir, je trouve le papier d’impression de faible qualité.
Bref, un ouvrage tape à l’oeil qui ne renouvelle en rien le genre.
Tout comme Ro, j’ai lu cette bd en prépub intégrale sur le site de l’éditeur.
L’histoire est assez dure, à en avoir des nausées tellement tout parait si réel. Le trait de Noé y est pour beaucoup dans ce ressenti. Cette fiction est ouvertement inspirée de l’Histoire de l’Amérique latine du 17e siècle avec un affrontement entre peuples indigènes et conquistadors. Le récit de Morvan, co-scénarisé par Dragan, reprend les éléments clés de cette période, à savoir : les sacrifices rituels des indigènes, les maladies apportées par les colons espagnols et les massacres causés par ces derniers.
Bref, un premier tome qui fait déjà parler de lui avant sa sortie et révèle un auteur argentin à suivre de près : Ignacio Noé.
Je n’avais pas trop accroché au premier album d’Alexis Robin… Il était ambitieux mais trop peu abouti à mes yeux. Avec Nathaniel, Robin débute une série en format 48 pages couleurs. Ce qui lui permettra sans doute de toucher un plus vaste public. Et c’est tant mieux parce que ce premier album, bien que plus « formaté », se révèle plus réussi que son précédent. Il tient bien les rênes de son intrigue et de ses personnages. Dieu sait que sur un sujet pareil, avec un postulat de série b qu’il faut accepter dès le départ, y’a moyen de tomber dans un ridicule fini. Mais ici, tout passe à la lecture. Le rythme est bon, l’atmosphère est angoissante. Seul regret : ces couleurs un peu fades avec cette dominante de vert… beurk… des couleurs plus vives auraient pu donner un bon contraste avec la noirceur de l’intrigue. Là, ça fait un peu ton sur ton…
Avec cette énième déclinaison des contes celtiques, Istin (et ses amis) nous livrent une série qui se lit avec un petit air de déjà vu. Une trame de fond un peu bidon sert de prétexte à se remémorer des contes, ces derniers se révélant bien peu passionnant finalement. Les contes sont trop serrés dans un carcan narratif qui donne l’impression de les expédier vite fait sans prendre le temps de les exposer.
Dispensable donc . . .
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Révélations
Voilà une bd qui m'a causé pas mal de soucis. A maintes reprises, je l'ai eue en mains, je l'ai feuilletée puis je l'ai reposée dans sa pile en me disant que j'avais d'autres achats plus urgents. Et puis à force de tourner au tour du pot, je me suis enfin décidé. Et là, j'ai pu constater que j'étais vraiment idiot de ne pas avoir acheter cet album plutôt car celui-ci est vraiment bien écrit. Paul Jenkins nous propose un scénario tout à fait réussi. Un meurtre au Vatican, un détective de Scotland Yard qui mène l'enquête et nous voilà plongé dans un récit plein de suspense et de rebondissements. Et de ce côté là, on n'a pas à se plaindre, dès les premières pages, on est absorbé par l'histoire, il faut dire que le rythme narratif ne vous laisse aucun répit. De ce fait, on ne s'ennuie pas un seul instant et c'est avec beaucoup de frustration que l'on referme ce premier tome. Le tome 2 n'est pas encore sorti ? Ah bon, dommage (rires). De plus, certaines répliques sont vraiment succulentes. Morceau choisi : Concernant les rapports de police : "Mes demandes répétées ont autant servi qu'un pénis à un mariage de lesbiennes". Arfff !!!! Il y en a d'autres mais je ne voudrais surtout pas gâcher votre plaisir. Le dessin de Humberto Ramos est assez singulier. De ce fait, il faut un certain temps pour s'habituer à son coup de crayon. Dans son trait, on retrouve un subtil mélange de manga, comics et de bd européenne qui donne un résultat plutôt convaincant. Personnellement, j'ai trouvé que son travail donnait beaucoup de punch au scénario de Jenkins. Vous aurez compris qu'à mes yeux, Révélations n'est pas à négliger. Cet album est une réussite indéniable. A conseiller, à suivre, à lire, à posséder !
Magasin général
Je ne sais pas si c'est dû à l'expérience ou à un sixième sens que j'ai développé au fil du temps mais Magasin Général est le genre de bd que j'achète sans hésiter, en sachant très bien que la qualité sera au rendez-vous. Et comme de juste, cette bd est un régal ! Ce qui m'a le plus marqué dans cette histoire, ce sont les personnages. Oui, chacun d'eux est vraiment attachant et en fermant l'album, je me suis vite rendu compte que j'avais gardé une certaine affection pour eux. Il faut dire que le récit est conçu de manière à mettre en avant le caractère des personnages. On découvre, ainsi, les bonheurs et les malheurs qui agrémentent leur quotidien et c'est avec une certaine pudeur, qu'on apprend à vivre en leur compagnie. Pourtant l'histoire en elle-même est assez simple : on nous raconte, ici, la vie d'une communauté québécoise dans les années 20. Malgré cela, on plonge très vite au cœur du récit en se laissant bercer page après page, au rythme des saisons. Au niveau du dessin, on peut dire que nous avons droit, ici, à un exercice de style. Oui, Loisel et Tripp ont travaillé en commun sur cet album, ce qui donne un graphisme original et tout à fait agréable à regarder. En résumé, Magasin Général respire la douceur et la finesse. C'est du condensé de bonheur. Et donc, forcément, c'est à suivre, sans hésiter !
Le Cercle de Minsk
Décidément le très prolixe Giroud a encore frappé. J'ai du mal à me prononcer sur ce premier volume. D'une part, le dessin me rebute un peu (je trouve que Stalnert ne respecte pas les proportions et a un mal fou à dessiner les mains). D'autre part, le scénario reste confus : ça va trop vite et le héros, Iannis, n'est pas trop attachant. Espérons que ce "maillon perdu" (titre de ce volume) ne soit pas le maillon faible de la série mais seulement l'introduction d'une future aventure palpitante. Pour l'instant, album dispensable.
Le ciel au-dessus de Bruxelles
Je ne connais pas le style d’Yslaire en général, mais j’ai apprécié son dessin dans cet album. Les traits sont travaillés, le style des personnages me plait. C’est beau. Là où je n’ai pas accroché, c’est sur l’histoire. Je l’ai trouvée creuse. Traiter d’un sujet d’actualité pour le moins sensible sur la guerre en Irak, les extrémistes musulmans et les conflits juifs/musulmans ne suffit pas à donner de la profondeur à un scénario. Les motivations/convictions de Fadya ne sont pas très palpables, vu la facilité avec lesquels Jules les brise, ou en tout cas les ébranle. En fait on est très proche des clichés de base sur les juifs, les musulmans. Le concept est intéressant mais il ne se passe rien pendant tout l’album. Peut-être est-ce une forme de « bed in » du scénario auquel Yslaire fait allusion dans son récit ? Cette bd peut être potentiellement intéressante si elle gagne en fond dans les tomes suivant. A suivre…
Golden Cup
Je ne connais pas encore la série golden city. J'ai donc emprunté les 2 tomes de golden cup parce que le dessin m'avait pas mal plu en le feuilletant à la bibliothèque. Le trait est précis et les planches sont joliment colorées. Un style moderne qui colle très bien a cette BD futuriste. On suit en parallèle le héros, Daytona, qui essaye de devenir pilote de course et une histoire d'enlèvement de la fille d'un riche personnage en vue de golden city. Les 2 histoires ont leur intérêt même si elles tardent un peu à se recouper. Rien d'extraordinaire au niveau suspens mais cette BD se lit très bien quand même. Ca m'a donné envie d'aller découvrir Golden City.
Omaha - Danseuse féline
Comme dit plus bas, Omaha ce n'est pas que de la BD érotique. La série mélange en effet un polar noir assez superficiel, des histoires de couples et donc de l'érotisme, voire du porno soft. Le dessin animalier est assez sympathique au niveau des visages des personnages. Omaha est très mignonne mais elle n'est pas la seule : les personnages dans leur ensemble sont assez réussis. Par contre, pour l'aspect érotique, des scènes porno dessinées façon cartoon, ça ne m'a vraiment jamais intéressé. Ceci dit, outre le dessin dont le trait n'est pas mauvais, il faut quand même dire que l'encrage fait parfois assez cheap, surtout en début d'album. On voit que la série paraissait initialement en comics bon marché. Concernant l'histoire ensuite, elle a le petit défaut d'être assez bavarde. Qualité de ce défaut, les dialogues sont assez réalistes, les personnages relativement fouillés et Omaha elle-même a de la personnalité, ce qui est un plus indéniable dans une BD érotique : ce n'est pas une suite de scènes de cul avec des femmes objets, ce sont au contraire des scènes réalistes, souvent émoustillantes justement parce que le tout est crédible et les personnages pas mauvais. Par contre, ça reste bavard aussi pendant les scènes érotiques, et ça casse pas mal l'ambiance, hélas. Concernant la trame de fond sur base de polar, elle est basique et pas fantastique. Omaha et son petit copain, Chuck Katt, sont embringués dans une histoire entre truands et politiciens verreux et ils doivent fuir et subir la loi de ces méchants qui semblent tout manipuler avec vice. Encore une fois, cette trame policière est trop bavarde et pas très prenante. Ce qui fait que l'ensemble du récit d'Omaha ne m'a guère passionné si ce n'est le personnage d'Omaha elle-même et quelques discussions entre elle et son copain ou ses copines. Pas indispensable...
La Guilde
Je ne vais pas m’attarder sur le dessin qui est dans un style "Disney pur jus" mais sans aucune saveur particulière. Malheureusement l’histoire n’est en rien bien transcendante. Le récit donne l’impression d’être inutilement alambiqué. Les relations sont volontairement confuses pour laisser un peu de suspense pour la suite. J’y ai moyennement accroché. Pour finir, je trouve le papier d’impression de faible qualité. Bref, un ouvrage tape à l’oeil qui ne renouvelle en rien le genre.
Helldorado
Tout comme Ro, j’ai lu cette bd en prépub intégrale sur le site de l’éditeur. L’histoire est assez dure, à en avoir des nausées tellement tout parait si réel. Le trait de Noé y est pour beaucoup dans ce ressenti. Cette fiction est ouvertement inspirée de l’Histoire de l’Amérique latine du 17e siècle avec un affrontement entre peuples indigènes et conquistadors. Le récit de Morvan, co-scénarisé par Dragan, reprend les éléments clés de cette période, à savoir : les sacrifices rituels des indigènes, les maladies apportées par les colons espagnols et les massacres causés par ces derniers. Bref, un premier tome qui fait déjà parler de lui avant sa sortie et révèle un auteur argentin à suivre de près : Ignacio Noé.
Nathaniel
Je n’avais pas trop accroché au premier album d’Alexis Robin… Il était ambitieux mais trop peu abouti à mes yeux. Avec Nathaniel, Robin débute une série en format 48 pages couleurs. Ce qui lui permettra sans doute de toucher un plus vaste public. Et c’est tant mieux parce que ce premier album, bien que plus « formaté », se révèle plus réussi que son précédent. Il tient bien les rênes de son intrigue et de ses personnages. Dieu sait que sur un sujet pareil, avec un postulat de série b qu’il faut accepter dès le départ, y’a moyen de tomber dans un ridicule fini. Mais ici, tout passe à la lecture. Le rythme est bon, l’atmosphère est angoissante. Seul regret : ces couleurs un peu fades avec cette dominante de vert… beurk… des couleurs plus vives auraient pu donner un bon contraste avec la noirceur de l’intrigue. Là, ça fait un peu ton sur ton…
Les contes de Brocéliande
Avec cette énième déclinaison des contes celtiques, Istin (et ses amis) nous livrent une série qui se lit avec un petit air de déjà vu. Une trame de fond un peu bidon sert de prétexte à se remémorer des contes, ces derniers se révélant bien peu passionnant finalement. Les contes sont trop serrés dans un carcan narratif qui donne l’impression de les expédier vite fait sans prendre le temps de les exposer. Dispensable donc . . .