Assurément, mon coup de cœur du moment… Je n’aurais jamais imaginé qu’une bd me décrive avec cette minutie et ce sens de l’anecdote la vie d’un village. Y’avait bien Astérix et Obélix mais ça se réduisait souvent à des bagarres assez répétitives. Ici, Loisel et Tripp prennent leur temps, leur album fait quand même 80 pages. Ils n’hésitent pas à s’attarder sur les détails pittoresques, les nombreux personnages secondaires, les arrière-plans, les animaux… On rentre dans ce premier tome comme dans un monde à part… Ce qui est curieux avec cet album, c’est qu’on accroche vraiment à l’histoire, alors même qu’il n’y a pas de fil narratif fort. C’est une mosaïque constituée d’une multitude de petites choses décrites avec minutie. Les dernières pages de l’album frustrent un peu… la suite, vite !!!
Quand j’avais vu les avant-premières de cet album, j’étais un peu circonspect sur cette collaboration entre deux dessinateurs. Le résultat ressemblait à du Loisel sans vraiment en être… Cela créait chez moi un sentiment mélangé de familiarité et d’étrangeté… A la lecture, ça passe très bien, il est splendide ce dessin ! Il est non seulement juste, mais beau. La lecture de making-off "L'arrière boutique du magasin général" est assez soufflante. Quel travail!
Complètement inintéressant, mais c'est de la super bd, c'est Lewis Trondheim qui l'a fait (Monsieur Angoulême 2006 rappelons le, d'ailleurs si on l'avait oublié un petit bandeau apposé sur le bouquin fait sa pub).
Donc 24 pages de Patte de mouche et encore heureux que ce ne soit pas plus de 3 euros pour cette suite de cases avec une forme arrondie qu'on sait pas ce que c'est. Voilà. Pas de texte, pas de message ou alors j'ai mal vu, pas génial. Ca se "lit" en 18 secondes, record battu pour cette collection, le précédent record devait être de 26 secondes.
Alors apparemment il y a un truc à comprendre, c'est peut-être pornographique mais conceptuel alors hein...
C’est drôle, c’est frais, c’est léger. Ca l’est même un peu trop à mon goût – je n’ai jamais vraiment aimé le vaudeville. Malgré tout, la vie à Yopougon telle qu’elle est décrite dans cette BD est loin de l’image de l’Afrique que l’on voit sur nos écrans de télévision et rien que pour ça, cela vaut déjà le détour. Un premier album très réussi et légitimement récompensé à Angoulême.
Après « Les Coulisses du Pouvoirs » et ses affaires de corruption au niveau européen, Jean Yves Delitte s'attaque en solo aux turpitudes touchant l'ex-bloc de l'Est.
Avec « Les Nouveaux Tsars », l'auteur nous livre une histoire prenante et crédible car inspirée en majorité de faits d'actualité. Ce tome installe comme il se doit l'intrigue et les personnages. On se rend très vite compte de la densité du scénario politico-économique concocté par Delitte. Pensez donc personnages politiques russes de premier plan corrompus, faisant collusion avec des militaires désabusés en quête d'argent, le tout en tractations avec la rébellion tchétchène. Si l'on ajoute à cela une enquête menée par des membres du FSB (ex-KGB) sur les exactions présumées, les prochains tomes s'annoncent passionnants.
Au niveau graphique, Jean-Yves Delitte nous gratifie d'un dessin classique comme je les aime. Le trait est sobre et la mise en couleur fait ressortir l'atmosphère grise et froide de l'hiver russe. Seul bémol, mineur cependant, les personnages sont assez similaires d'une série à l'autre.
En bref, une bonne série pour amoureux du genre.
C'est un peu niais comme bédé, mais les références et le parcours initiatique des héros feront marrer ou rêver ceux qui ont déjà eu un micro dans la gorge ou une guitare dans la main.
Les persos sont assez attachants (Maho, Ryusukké, Chiba...) mais sombrent parfois dans la caricature un peu trop mignonnette. Le héros est par exemple d'une niaiserie assez affligeante dont je me serais bien passé.
Cela dit, la volonté de ne pas s'attacher aux histoires sentimentales et de toujours vouloir faire avancer le schmilblick sans avoir quoi que se soit de formidable à dévoiler, fait que l'auteur nous pond une manga agréable à lire. C'est le plus étonnant.
Le dessin est assez agréable même si certaines manies pour les bouches énormes pourront refroidir quelques têtes.
Les guitares défilent et sont toutes plus belles et plus légendaires les unes que les autres et on s'amusera à reconnaître les pochettes/photo/endroit parodiés.
Bref, une manga sympathique à lire, qui gagnerait à être publiée en intégrales de quelques tomes, car le scénario ne paraît pas suffisamment intéressant pour légitimer de trop nombreux volumes (25 en ce moment au japon, il me semble...).
Et bien, contrairement à mes camarades, j'ai beaucoup aimé cette bédé.
Il est vrai que la mise en couleur et le dessin sont très particuliers, mais participent à une ambiance. Le retour du psychédélique et du glauque. Un univers dur, où les supers héros se déchirent et jouent le sort de la terre dans des couleurs discos dont l'agressivité me renvoie assez bien celle du gotham de Miller.
C'est l'exacte opposé du premier tome, ou les personnages, fort en couleurs, s'émouvaient dans un monde désespérément sombre.
Pour les personnages, le Batman usé jusqu'à la corde est suffisamment antipathique et fou pour nous rappeler son vieil ennemi. Jusqu'au bout, on a du mal à se positionner au côté de son combat. Il est vrai que cette volonté de nuancer le manichéisme habituel est bien moins réussie que chez ses collègues Watchmen.
Reste une bonne bédé à la mise en page étrange mais intéressante et une histoire très sympa ou les grands super héros DC sortent de leur catalogue pour nous montrer des faces pas forcément connues des amateurs. Et les non initiés n'auront aucun mal à s'y attacher, puisqu'ils les faits principaux sont rappelés brièvement et assez finement pour chacun des persos. Et quel plaisir de voir Superman en prendre plein sa tronche ;)
Mais il faut avouer qu'elle n'a aucune chance de devenir aussi culte que sa grande soeur qui avait vraiment redoré (?) le blason du chevalier noir.
Ma première lecture remontant à la sortie de l'album avait été plaisante mais sans plus. J'ai rouvert l'album d'Herenguel et là, comme par enchantement, je suis tombé sous le charme. 60 de plaisir. Un shérif drôle, un politicard soumis à ses concitoyens, une jeune femme mystérieuse le tout servit par un dessin remarquable. Sous le charme vous dis-je ! Désormais j'accroche au style d'Herenguel, je trouve son dessin intelligent tant et si bien que j'ai l'impression d'évoluer parmi les habitants de providence.
La part de fantastique est bien dosée bien que l'intrigue en elle même me laisse dubitatif. Je sais pas comment il aurait pu tourner son histoire différemment mais le chemin qu'il prend est dans un sens original dans l'autre peu réaliste. J'attends avec impatience la suite et fin de ce diptyque pour voir comment il va conclure bien que dans ma tête les esprits vengeurs étaient plus des émulations de la forêt qu'issue de cette porte mystique... Je n'en dis pas plus.
J'aviserai à nouveau après avoir lu la fin en attendant je conseille largement la lecture, un petit bijou que cet album ! Enjoy !
14/20
Chouette bd sur la guerre d’Espagne. Même si question réalisme historique et graphique, Andréas n’en fait pas beaucoup. Son Espagne est un peu abstraite et ressemble à un grand désert. J’ai la sensation qu’il a voulu justement éviter de faire du « Vécu » à la Glénat et qu’il a préféré tout miser sur les personnages et leurs relations. J’aime bien la fin peu mystérieuse et totalement désespérée, elle est comme une annonciation, annonciation du carnage à venir, celui de la seconde guerre mondiale.
Yslaire est culotté. Alors que l’affaire des caricatures a montré a quel point les points de litiges entre monde occidental et le monde musulman et/ou islamiste tournaient autour de question du statut de l’image, lui, il nous sort cette bd. Même résumer cette bd est un exercice d’équilibriste qui flirte avec le politiquement incorrect. L’histoire commence dans les camps de la mort nazis. On assiste à la mort d’une de leur victime. On retrouve ce juif (sous la forme d’un ange ?) en plein Bruxelles en 2003, au plus fort des manifestations pacifistes contre la guerre en Irak. Là, il aborde une jeune femme voilée avec un pull « no war » qui cache, il le sait, une ceinture d’explosifs. L’homme entraîne la candidate kamikaze dans une chambre d’hôtel, il la dépucelle, non sans lui avoir quelque peu forcé la main… Oui, vous avez bien lu, un juif ôte la « pureté » de la kamikaze… ce qui l’empêchera de commettre son acte ? Wait and see… Assez jubilatoire, non ?
Voilà, ça n’a l’air de rien, mais je rappelle tout de même que le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh a terminé sa vie dans le caniveau une balle en pleine tête pour le même type de provocation. Evidemment, une bd, ça fait toujours moins de bruit qu’un film ou un roman. Il n’y aura sans doute pas d’affaire Yslaire… Mais quand même, je serais curieux de voir si ça fera du bruit ou non…
Y’aura peut-être juste quelques pères-la-morale qui vont tenter d’expliquer à Yslaire qu’il ne faut pas faire de provocation facile et de lui montrer comment baisser son froc devant les islamistes. A l’instar de Jacques Chirac faisant la morale à Charlie hebdo, là où on attendait tout de même d’un chef de l’état qu’il défende d’abord un principe aussi central que celui de la liberté d’expression…
Difficile de voir où cette bd va nous mener, ce n’est qu’un début et c’est plutôt court. On frôle le politiquement incorrect et ça fait du bien. Marre de ces pincettes médiatiques permanentes genre « Halala vous ne pouvez pas dire du mal de l’Islam… »… Yslaire lui, nous rappelle que le Coran contient quelques lignes bien guerrières…
Sanctuaire me fait peur. L'histoire est angoissante et ça monte en puissance pendant les 3 tomes. Au début, c'est relativement calme et la tension monte de plus en plus jusqu'au dénouement à tel point qu'on ne discerne plus les saints d'esprit et les fous... Peut-être ont-ils tous sombré dans la folie. C'est cette folie qui fait peur d'un instant à l'autre tout peu basculer.
J'aime presque tout dans cette Bd, j'aime ce qu'elle crée à la lecture, j'aime l'histoire, j'adore le non-dits : c'est terrifiant. Mon seul reproche c'est la difficulté qu'on a à reconnaître les personnages car tout est très sombre (normal me direz vous : ça se passe dans un sous marin et dans un puits) ça gène quand même la lecture et c'est pour ça que je ne mets pas un 5/5.
En dehors de son aspect sombre, j'aime beaucoup le dessins. La créature est bien foutue d'une parce qu'elle est, le plus souvent, suggérée et de deux, quand on l'a voit, elle n'est pas grotesque. Faut dire aussi que le tombeau construit par les Ougarits est effrayant et ça renforce l'image de la créature. Une réussite. La couverture d'USS NEBRASKA est incroyablement belle, les autres me plaisent un peu moins mais restent magnifique.
A la relecture je me suis rendu compte que ça pourrait être adapté au cinéma ça s'y prête bien et ça s'est déjà vu dans un style similaire. (je pense à Abyss)
En deux mots, une Bd qui m'a marqué et que je relis avec plaisir. Si je n'avais qu'un conseil à donner (après la lecture) c'est de lire ces 3 tomes le soir (avec une bonne lampe pour les dessins) pour au moins essayer de se faire un peu peur. ^^
Remarque : dans le même genre il y a U-29 mais c'est beaucoup moins bon.
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Magasin général
Assurément, mon coup de cœur du moment… Je n’aurais jamais imaginé qu’une bd me décrive avec cette minutie et ce sens de l’anecdote la vie d’un village. Y’avait bien Astérix et Obélix mais ça se réduisait souvent à des bagarres assez répétitives. Ici, Loisel et Tripp prennent leur temps, leur album fait quand même 80 pages. Ils n’hésitent pas à s’attarder sur les détails pittoresques, les nombreux personnages secondaires, les arrière-plans, les animaux… On rentre dans ce premier tome comme dans un monde à part… Ce qui est curieux avec cet album, c’est qu’on accroche vraiment à l’histoire, alors même qu’il n’y a pas de fil narratif fort. C’est une mosaïque constituée d’une multitude de petites choses décrites avec minutie. Les dernières pages de l’album frustrent un peu… la suite, vite !!! Quand j’avais vu les avant-premières de cet album, j’étais un peu circonspect sur cette collaboration entre deux dessinateurs. Le résultat ressemblait à du Loisel sans vraiment en être… Cela créait chez moi un sentiment mélangé de familiarité et d’étrangeté… A la lecture, ça passe très bien, il est splendide ce dessin ! Il est non seulement juste, mais beau. La lecture de making-off "L'arrière boutique du magasin général" est assez soufflante. Quel travail!
La nouvelle pornographie
Complètement inintéressant, mais c'est de la super bd, c'est Lewis Trondheim qui l'a fait (Monsieur Angoulême 2006 rappelons le, d'ailleurs si on l'avait oublié un petit bandeau apposé sur le bouquin fait sa pub). Donc 24 pages de Patte de mouche et encore heureux que ce ne soit pas plus de 3 euros pour cette suite de cases avec une forme arrondie qu'on sait pas ce que c'est. Voilà. Pas de texte, pas de message ou alors j'ai mal vu, pas génial. Ca se "lit" en 18 secondes, record battu pour cette collection, le précédent record devait être de 26 secondes. Alors apparemment il y a un truc à comprendre, c'est peut-être pornographique mais conceptuel alors hein...
Aya de Yopougon
C’est drôle, c’est frais, c’est léger. Ca l’est même un peu trop à mon goût – je n’ai jamais vraiment aimé le vaudeville. Malgré tout, la vie à Yopougon telle qu’elle est décrite dans cette BD est loin de l’image de l’Afrique que l’on voit sur nos écrans de télévision et rien que pour ça, cela vaut déjà le détour. Un premier album très réussi et légitimement récompensé à Angoulême.
Les Nouveaux Tsars
Après « Les Coulisses du Pouvoirs » et ses affaires de corruption au niveau européen, Jean Yves Delitte s'attaque en solo aux turpitudes touchant l'ex-bloc de l'Est. Avec « Les Nouveaux Tsars », l'auteur nous livre une histoire prenante et crédible car inspirée en majorité de faits d'actualité. Ce tome installe comme il se doit l'intrigue et les personnages. On se rend très vite compte de la densité du scénario politico-économique concocté par Delitte. Pensez donc personnages politiques russes de premier plan corrompus, faisant collusion avec des militaires désabusés en quête d'argent, le tout en tractations avec la rébellion tchétchène. Si l'on ajoute à cela une enquête menée par des membres du FSB (ex-KGB) sur les exactions présumées, les prochains tomes s'annoncent passionnants. Au niveau graphique, Jean-Yves Delitte nous gratifie d'un dessin classique comme je les aime. Le trait est sobre et la mise en couleur fait ressortir l'atmosphère grise et froide de l'hiver russe. Seul bémol, mineur cependant, les personnages sont assez similaires d'une série à l'autre. En bref, une bonne série pour amoureux du genre.
Beck
C'est un peu niais comme bédé, mais les références et le parcours initiatique des héros feront marrer ou rêver ceux qui ont déjà eu un micro dans la gorge ou une guitare dans la main. Les persos sont assez attachants (Maho, Ryusukké, Chiba...) mais sombrent parfois dans la caricature un peu trop mignonnette. Le héros est par exemple d'une niaiserie assez affligeante dont je me serais bien passé. Cela dit, la volonté de ne pas s'attacher aux histoires sentimentales et de toujours vouloir faire avancer le schmilblick sans avoir quoi que se soit de formidable à dévoiler, fait que l'auteur nous pond une manga agréable à lire. C'est le plus étonnant. Le dessin est assez agréable même si certaines manies pour les bouches énormes pourront refroidir quelques têtes. Les guitares défilent et sont toutes plus belles et plus légendaires les unes que les autres et on s'amusera à reconnaître les pochettes/photo/endroit parodiés. Bref, une manga sympathique à lire, qui gagnerait à être publiée en intégrales de quelques tomes, car le scénario ne paraît pas suffisamment intéressant pour légitimer de trop nombreux volumes (25 en ce moment au japon, il me semble...).
Batman - The Dark Knight strikes again (La Relève)
Et bien, contrairement à mes camarades, j'ai beaucoup aimé cette bédé. Il est vrai que la mise en couleur et le dessin sont très particuliers, mais participent à une ambiance. Le retour du psychédélique et du glauque. Un univers dur, où les supers héros se déchirent et jouent le sort de la terre dans des couleurs discos dont l'agressivité me renvoie assez bien celle du gotham de Miller. C'est l'exacte opposé du premier tome, ou les personnages, fort en couleurs, s'émouvaient dans un monde désespérément sombre. Pour les personnages, le Batman usé jusqu'à la corde est suffisamment antipathique et fou pour nous rappeler son vieil ennemi. Jusqu'au bout, on a du mal à se positionner au côté de son combat. Il est vrai que cette volonté de nuancer le manichéisme habituel est bien moins réussie que chez ses collègues Watchmen. Reste une bonne bédé à la mise en page étrange mais intéressante et une histoire très sympa ou les grands super héros DC sortent de leur catalogue pour nous montrer des faces pas forcément connues des amateurs. Et les non initiés n'auront aucun mal à s'y attacher, puisqu'ils les faits principaux sont rappelés brièvement et assez finement pour chacun des persos. Et quel plaisir de voir Superman en prendre plein sa tronche ;) Mais il faut avouer qu'elle n'a aucune chance de devenir aussi culte que sa grande soeur qui avait vraiment redoré (?) le blason du chevalier noir.
Lune d'argent sur Providence
Ma première lecture remontant à la sortie de l'album avait été plaisante mais sans plus. J'ai rouvert l'album d'Herenguel et là, comme par enchantement, je suis tombé sous le charme. 60 de plaisir. Un shérif drôle, un politicard soumis à ses concitoyens, une jeune femme mystérieuse le tout servit par un dessin remarquable. Sous le charme vous dis-je ! Désormais j'accroche au style d'Herenguel, je trouve son dessin intelligent tant et si bien que j'ai l'impression d'évoluer parmi les habitants de providence. La part de fantastique est bien dosée bien que l'intrigue en elle même me laisse dubitatif. Je sais pas comment il aurait pu tourner son histoire différemment mais le chemin qu'il prend est dans un sens original dans l'autre peu réaliste. J'attends avec impatience la suite et fin de ce diptyque pour voir comment il va conclure bien que dans ma tête les esprits vengeurs étaient plus des émulations de la forêt qu'issue de cette porte mystique... Je n'en dis pas plus. J'aviserai à nouveau après avoir lu la fin en attendant je conseille largement la lecture, un petit bijou que cet album ! Enjoy !
Quintos
14/20 Chouette bd sur la guerre d’Espagne. Même si question réalisme historique et graphique, Andréas n’en fait pas beaucoup. Son Espagne est un peu abstraite et ressemble à un grand désert. J’ai la sensation qu’il a voulu justement éviter de faire du « Vécu » à la Glénat et qu’il a préféré tout miser sur les personnages et leurs relations. J’aime bien la fin peu mystérieuse et totalement désespérée, elle est comme une annonciation, annonciation du carnage à venir, celui de la seconde guerre mondiale.
Le ciel au-dessus de Bruxelles
Yslaire est culotté. Alors que l’affaire des caricatures a montré a quel point les points de litiges entre monde occidental et le monde musulman et/ou islamiste tournaient autour de question du statut de l’image, lui, il nous sort cette bd. Même résumer cette bd est un exercice d’équilibriste qui flirte avec le politiquement incorrect. L’histoire commence dans les camps de la mort nazis. On assiste à la mort d’une de leur victime. On retrouve ce juif (sous la forme d’un ange ?) en plein Bruxelles en 2003, au plus fort des manifestations pacifistes contre la guerre en Irak. Là, il aborde une jeune femme voilée avec un pull « no war » qui cache, il le sait, une ceinture d’explosifs. L’homme entraîne la candidate kamikaze dans une chambre d’hôtel, il la dépucelle, non sans lui avoir quelque peu forcé la main… Oui, vous avez bien lu, un juif ôte la « pureté » de la kamikaze… ce qui l’empêchera de commettre son acte ? Wait and see… Assez jubilatoire, non ? Voilà, ça n’a l’air de rien, mais je rappelle tout de même que le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh a terminé sa vie dans le caniveau une balle en pleine tête pour le même type de provocation. Evidemment, une bd, ça fait toujours moins de bruit qu’un film ou un roman. Il n’y aura sans doute pas d’affaire Yslaire… Mais quand même, je serais curieux de voir si ça fera du bruit ou non… Y’aura peut-être juste quelques pères-la-morale qui vont tenter d’expliquer à Yslaire qu’il ne faut pas faire de provocation facile et de lui montrer comment baisser son froc devant les islamistes. A l’instar de Jacques Chirac faisant la morale à Charlie hebdo, là où on attendait tout de même d’un chef de l’état qu’il défende d’abord un principe aussi central que celui de la liberté d’expression… Difficile de voir où cette bd va nous mener, ce n’est qu’un début et c’est plutôt court. On frôle le politiquement incorrect et ça fait du bien. Marre de ces pincettes médiatiques permanentes genre « Halala vous ne pouvez pas dire du mal de l’Islam… »… Yslaire lui, nous rappelle que le Coran contient quelques lignes bien guerrières…
Sanctuaire
Sanctuaire me fait peur. L'histoire est angoissante et ça monte en puissance pendant les 3 tomes. Au début, c'est relativement calme et la tension monte de plus en plus jusqu'au dénouement à tel point qu'on ne discerne plus les saints d'esprit et les fous... Peut-être ont-ils tous sombré dans la folie. C'est cette folie qui fait peur d'un instant à l'autre tout peu basculer. J'aime presque tout dans cette Bd, j'aime ce qu'elle crée à la lecture, j'aime l'histoire, j'adore le non-dits : c'est terrifiant. Mon seul reproche c'est la difficulté qu'on a à reconnaître les personnages car tout est très sombre (normal me direz vous : ça se passe dans un sous marin et dans un puits) ça gène quand même la lecture et c'est pour ça que je ne mets pas un 5/5. En dehors de son aspect sombre, j'aime beaucoup le dessins. La créature est bien foutue d'une parce qu'elle est, le plus souvent, suggérée et de deux, quand on l'a voit, elle n'est pas grotesque. Faut dire aussi que le tombeau construit par les Ougarits est effrayant et ça renforce l'image de la créature. Une réussite. La couverture d'USS NEBRASKA est incroyablement belle, les autres me plaisent un peu moins mais restent magnifique. A la relecture je me suis rendu compte que ça pourrait être adapté au cinéma ça s'y prête bien et ça s'est déjà vu dans un style similaire. (je pense à Abyss) En deux mots, une Bd qui m'a marqué et que je relis avec plaisir. Si je n'avais qu'un conseil à donner (après la lecture) c'est de lire ces 3 tomes le soir (avec une bonne lampe pour les dessins) pour au moins essayer de se faire un peu peur. ^^ Remarque : dans le même genre il y a U-29 mais c'est beaucoup moins bon.