La terre en l’an 3075 n’a plus rien de comparable avec ce que l’on connaît dans notre bon jeune XXIème siècle.
Les nations, les frontières et les pays n’existent plus. Ils ont laissé leur place à ce qui ressemble à des sectes, qui unissent les peuples non plus sur leur sang ou lieux de naissance, mais sur leur manière de penser et leur opinion.
En haut de cela existe l’Alliance, qui a comme but d’essayer de donner une même direction à tous ces groupes. L’Alliance a comme représentante une femme qui est considérée comme une Reine intemporelle. Seulement il paraît vite évident que ce n’est pas la reine qui dirige, mais les Rémanents qui sont les gardiens des traditions dont lesquelles la reine doit obéir sous peine de mort.
Des révoltes des colonies sur les planètes mars et saturne. Pour y remettre de l’ordre, une armée qui suit les règles des Spartes de la Rome antique y est envoyée.
Nous sommes en pleine science fiction, mais pas n’importe laquelle, c’est de la très bonne science fiction.
Tout est présent, la représentante d’un peuple sans pouvoir, une armée qui peut sauver la terre, des méchants, des décors sublimes, des batailles dans l’espace. Et un scénario plus que construit, complet ou tout est expliqué et rien n’est laissé au hasard.
Plus qu’une BD c’est un véritable opéra cosmique.
Charge est ce que l’on peut nommer un livre-cd qui ouvre la nouvelle collection Morceau qui a pour but de réunir des auteurs de mondes différents et de les laisser créer une bande dessinée et une œuvre musicale complètement originale.
Les auteurs, Baladi au dessin et le musicien Ghostape, inaugurent cette collection de la manière la plus étrange qui soit.
Côté musique on rentre dans un univers de sons à la limite de l’angoissant. Ce qui semble être des gouttes d’eau tombe sous un fond sonore de machine d’un autre siècle. Des petits bruits de ce qui pourrait être des bêtes curieuses, rampent et se font entendre par intermittence.
Cela peut, dans une certaine mesure, être comparé à du Jean-Michel Jarre.
Côté dessin, pour le dessin c’est une autre histoire.
Si vous avez le malheur d’ouvrir l’album sans écouter au même moment la musique, vous n’allez rien comprendre.
Mais si, durant les 37 minutes que durent le cd, vous parcourez tranquillement l’album en cherchant quand il faut tourner les pages pour faire correspondre les sons avec les images, alors à ce moment là vous allez décoller de votre fauteuil et vous retrouver dans une autre dimension.
C’est de l’irréel, du « pas courant », l’éditeur La Cafetière ose sortir des chemins et se moquer du « qu’en dira-t-on ».
C’est une complète réussite qui devrait plaire à ceux qui aiment vivre en avance sur leur époque.
Note approximative : 2.5/5
Un roman graphique sur une adolescente qui se pose des questions sur elle-même, qui est fascinée par une délinquante à peine plus âgée qu'elle mais tellement cool et libre et qui se fait quelques films en imaginant parfois le pire sur ce dont est vraiment capable cette fille. L'ambiance "puberté et questionnements" est assez bien rendue. Le récit se lit assez bien et même s'il ne s'y passe pas grand chose, on ne s'y ennuie pas trop car le rythme est plutôt bien.
Mais hormis cela, sincèrement, il n'y a pas grand chose qui ressort de ce récit. L'héroïne n'est pas franchement attachante et la fille qui la fascine a l'air d'une vraie paumée qui se la joue.
Le dessin pour sa part est assez stylisé, légèrement épuré et au trait très anguleux. On y sent un certain manque de maîtrise technique mais cela passe assez bien et ce n'est pas désagréable à lire.
Bref, même si je ne suis pas adepte des histoires d'adolescentes qui se cherchent (je n'avais pas aimé Ghost World sur le même thème), ça se laisse lire.
Après lecture des 5 premiers tomes, c’est un sentiment agréable qui se dégage dans son ensemble pour cette série de science fiction dont le scénario un peu complexe (ce qui n’est pas pour me déplaire) est très bien construit et présente de nombreux rebondissements.
La psychologie des personnages principaux est très bien travaillée et évolue tout au long de la série. Les dessins et les ambiances sombres sont tout à fait en accord avec le scénario.
J’attends donc avec impatience le dernier volume en espérant que celui-ci soit à la hauteur de cette formidable aventure et pourquoi pas hisser celle-ci parmi mes séries cultes.
Aprés la sortie du dernier volume et lecture de l'ensemble de la série, je pense que nous tenons là une des meilleures séries de science fiction produites en BD.
Les ambiances et le suspens sont au rendez-vous, l'histoire est trés bien réfléchie et ficelée.
J'ai apprécié le petit cahier récapitulatif à la fin du tome 6 tant il est vrai que la trame de l'histoire est difficile à suivre et devrait donc réserver quelques surprises lors des prochaines relectures.
Une belle réussite
Eh oui, on le dit peu, mais avant d'être révéré comme un formidable artiste pour Où le regard ne porte pas..., Olivier Pont a signé sur commande "Arthur et les pirates", adaptation de l'émission de radio éponyme. Alors qui sait si les auteurs de ces BDs que nous aimons tous ne seront pas les stars de demain, hein ?
Bref, comme le dit watchoom, on ne peut pas dire que les gags soient ni très fins ni très drôles. En plus, c'est un peu de la "private joke" pour les fans de l'émission alors forcément, 10 ou 12 ans après, ça risque de ne plus amuser grand'monde. Reste que je ne trouve pas le dessin si pourri que ça : à défaut d'être super beau, ça ne sent pas le truc bâclé par un type qui fait juste ça pour bouffer. Si on compare à des produits équivalents d'aujourd'hui, c'est quand même moins moche qu'un truc comme Joséphine ange gardien, je trouve.
Bref, voilà, on va dire que c'est une curiosité pour les fans d'Où le regard ne porte pas..., mais pas vraiment le truc à rechercher avec ferveur chez les bouquinistes pour les autres.
Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
Apres lecture des 4 premiers tomes de la série, je dois dire que pour le moment, Les chroniques de Magon rassemblent à peu prés tout ce que je peux attendre d’une série fantastique avec un scénario original mêlant quête et action dans un monde hostile laissant la porte ouverte à de possibles et peut être nombreux rebondissements pour ce récit tenant encore le lecteur en haleine après 4 volumes (même si le 4ème ressemble un peu à un tome de transition).
A côté de cela, ce qui ne gâche rien bien au contraire, un dessin soigné retransmettant bien les émotions des personnages et leur mise en mouvements, les couleurs elles, sont superbes.
L’ensemble est pour moi une réelle réussite. Vivement la suite !
J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre.
Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là.
Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté.
Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence).
Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens).
Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys)
Cet album formidable est un hymne à la vie.
Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir.
Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album.
A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Comme première Bd postée sur Bdthèque, j'ai choisi de ne pas m'attaquer à un monument, et de taper sur une cible facile : l'animateur Arthur (je sais c'est mesquin). Ici, niveau gag on ne fait pas dans la finesse, et cela fait tout de même sourire. Au menu, blagues souvent misogynes, quiproquos faciles etc. On apprécie quand même de voir, que même étant jeune, Arthur avait déjà un goût très prononcé pour le narcissisme.
Bref c'est médiocre, le dessin est crade et les couleurs hors d’âge. Mais le plaisir de lire cette Bd est quand même réel, donc 2/5, pour un titre très "Bof".
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot...
Donc foncez et vive les Nains... ^^
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La terre en l’an 3075 n’a plus rien de comparable avec ce que l’on connaît dans notre bon jeune XXIème siècle. Les nations, les frontières et les pays n’existent plus. Ils ont laissé leur place à ce qui ressemble à des sectes, qui unissent les peuples non plus sur leur sang ou lieux de naissance, mais sur leur manière de penser et leur opinion. En haut de cela existe l’Alliance, qui a comme but d’essayer de donner une même direction à tous ces groupes. L’Alliance a comme représentante une femme qui est considérée comme une Reine intemporelle. Seulement il paraît vite évident que ce n’est pas la reine qui dirige, mais les Rémanents qui sont les gardiens des traditions dont lesquelles la reine doit obéir sous peine de mort. Des révoltes des colonies sur les planètes mars et saturne. Pour y remettre de l’ordre, une armée qui suit les règles des Spartes de la Rome antique y est envoyée. Nous sommes en pleine science fiction, mais pas n’importe laquelle, c’est de la très bonne science fiction. Tout est présent, la représentante d’un peuple sans pouvoir, une armée qui peut sauver la terre, des méchants, des décors sublimes, des batailles dans l’espace. Et un scénario plus que construit, complet ou tout est expliqué et rien n’est laissé au hasard. Plus qu’une BD c’est un véritable opéra cosmique.
Charge
Charge est ce que l’on peut nommer un livre-cd qui ouvre la nouvelle collection Morceau qui a pour but de réunir des auteurs de mondes différents et de les laisser créer une bande dessinée et une œuvre musicale complètement originale. Les auteurs, Baladi au dessin et le musicien Ghostape, inaugurent cette collection de la manière la plus étrange qui soit. Côté musique on rentre dans un univers de sons à la limite de l’angoissant. Ce qui semble être des gouttes d’eau tombe sous un fond sonore de machine d’un autre siècle. Des petits bruits de ce qui pourrait être des bêtes curieuses, rampent et se font entendre par intermittence. Cela peut, dans une certaine mesure, être comparé à du Jean-Michel Jarre. Côté dessin, pour le dessin c’est une autre histoire. Si vous avez le malheur d’ouvrir l’album sans écouter au même moment la musique, vous n’allez rien comprendre. Mais si, durant les 37 minutes que durent le cd, vous parcourez tranquillement l’album en cherchant quand il faut tourner les pages pour faire correspondre les sons avec les images, alors à ce moment là vous allez décoller de votre fauteuil et vous retrouver dans une autre dimension. C’est de l’irréel, du « pas courant », l’éditeur La Cafetière ose sortir des chemins et se moquer du « qu’en dira-t-on ». C’est une complète réussite qui devrait plaire à ceux qui aiment vivre en avance sur leur époque.
Fille perdue
Note approximative : 2.5/5 Un roman graphique sur une adolescente qui se pose des questions sur elle-même, qui est fascinée par une délinquante à peine plus âgée qu'elle mais tellement cool et libre et qui se fait quelques films en imaginant parfois le pire sur ce dont est vraiment capable cette fille. L'ambiance "puberté et questionnements" est assez bien rendue. Le récit se lit assez bien et même s'il ne s'y passe pas grand chose, on ne s'y ennuie pas trop car le rythme est plutôt bien. Mais hormis cela, sincèrement, il n'y a pas grand chose qui ressort de ce récit. L'héroïne n'est pas franchement attachante et la fille qui la fascine a l'air d'une vraie paumée qui se la joue. Le dessin pour sa part est assez stylisé, légèrement épuré et au trait très anguleux. On y sent un certain manque de maîtrise technique mais cela passe assez bien et ce n'est pas désagréable à lire. Bref, même si je ne suis pas adepte des histoires d'adolescentes qui se cherchent (je n'avais pas aimé Ghost World sur le même thème), ça se laisse lire.
Universal War One
Après lecture des 5 premiers tomes, c’est un sentiment agréable qui se dégage dans son ensemble pour cette série de science fiction dont le scénario un peu complexe (ce qui n’est pas pour me déplaire) est très bien construit et présente de nombreux rebondissements. La psychologie des personnages principaux est très bien travaillée et évolue tout au long de la série. Les dessins et les ambiances sombres sont tout à fait en accord avec le scénario. J’attends donc avec impatience le dernier volume en espérant que celui-ci soit à la hauteur de cette formidable aventure et pourquoi pas hisser celle-ci parmi mes séries cultes. Aprés la sortie du dernier volume et lecture de l'ensemble de la série, je pense que nous tenons là une des meilleures séries de science fiction produites en BD. Les ambiances et le suspens sont au rendez-vous, l'histoire est trés bien réfléchie et ficelée. J'ai apprécié le petit cahier récapitulatif à la fin du tome 6 tant il est vrai que la trame de l'histoire est difficile à suivre et devrait donc réserver quelques surprises lors des prochaines relectures. Une belle réussite
Arthur et les pirates
Eh oui, on le dit peu, mais avant d'être révéré comme un formidable artiste pour Où le regard ne porte pas..., Olivier Pont a signé sur commande "Arthur et les pirates", adaptation de l'émission de radio éponyme. Alors qui sait si les auteurs de ces BDs que nous aimons tous ne seront pas les stars de demain, hein ? Bref, comme le dit watchoom, on ne peut pas dire que les gags soient ni très fins ni très drôles. En plus, c'est un peu de la "private joke" pour les fans de l'émission alors forcément, 10 ou 12 ans après, ça risque de ne plus amuser grand'monde. Reste que je ne trouve pas le dessin si pourri que ça : à défaut d'être super beau, ça ne sent pas le truc bâclé par un type qui fait juste ça pour bouffer. Si on compare à des produits équivalents d'aujourd'hui, c'est quand même moins moche qu'un truc comme Joséphine ange gardien, je trouve. Bref, voilà, on va dire que c'est une curiosité pour les fans d'Où le regard ne porte pas..., mais pas vraiment le truc à rechercher avec ferveur chez les bouquinistes pour les autres.
Manu
Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
Les Chroniques de Magon
Apres lecture des 4 premiers tomes de la série, je dois dire que pour le moment, Les chroniques de Magon rassemblent à peu prés tout ce que je peux attendre d’une série fantastique avec un scénario original mêlant quête et action dans un monde hostile laissant la porte ouverte à de possibles et peut être nombreux rebondissements pour ce récit tenant encore le lecteur en haleine après 4 volumes (même si le 4ème ressemble un peu à un tome de transition). A côté de cela, ce qui ne gâche rien bien au contraire, un dessin soigné retransmettant bien les émotions des personnages et leur mise en mouvements, les couleurs elles, sont superbes. L’ensemble est pour moi une réelle réussite. Vivement la suite !
Les Petits Ruisseaux
J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre. Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là. Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté. Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence). Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens). Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys) Cet album formidable est un hymne à la vie. Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir. Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album. A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Arthur et les pirates
Comme première Bd postée sur Bdthèque, j'ai choisi de ne pas m'attaquer à un monument, et de taper sur une cible facile : l'animateur Arthur (je sais c'est mesquin). Ici, niveau gag on ne fait pas dans la finesse, et cela fait tout de même sourire. Au menu, blagues souvent misogynes, quiproquos faciles etc. On apprécie quand même de voir, que même étant jeune, Arthur avait déjà un goût très prononcé pour le narcissisme. Bref c'est médiocre, le dessin est crade et les couleurs hors d’âge. Mais le plaisir de lire cette Bd est quand même réel, donc 2/5, pour un titre très "Bof".
Le Donjon de Naheulbeuk
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot... Donc foncez et vive les Nains... ^^