Petites news de ces historiettes glauques : ce manga a trouvé son lectorat au Japon par le simple fait que l'auteur dessine ce que fantasment les Japonais en silence (ou peu s'en faut), à tel point qu'il va être adapté au cinéma ! Par qui ? Quand ? J'en sais peu, j'avoue.
En définitive ce manga est dérangeant par le simple fait que cela peut nous arriver (en-dehors des histoires comme "la vie en rose" T3), mais cette vision est altérée par notre différence de culture ; de ce fait la phrase accrocheuse (: et si c'était vous ?) perd de sa valeur en nos contrées occidentales. Imaginez donc qu'un japonais s'excuse d'abord quand on le bouscule, qu'il part en vacances avec ses collègues de bureau et non sa famille... Replacé dans son contexte culturel, ce manga est vraiment très percutant.
J'avoue que toutes les histoires ne sont pas formidables mais j'ai quand même ri à 2 histoires sur 3 ; et puis tous ses visages expressifs à l'extrême ne sont pas sans rappeler ces masques et maquillages que l'on retrouve au théâtre No... J'adore.
Hola, que de critiques sanglantes!... Bon, d'accord le scénario est un labyrinthe sans sortie et la lecture du second tome renforce cet avis. Mais n'est-ce pas le but recherché de l'auteur? A la manière d'un petit "et si?" que l'on jette à la mer en espérant qu'il arrive à bon port ; oui mais quel port?
En ce qui me concerne, cette histoire a touché mon esprit noueux et la qualité du dessin et de la mise en page n'y sont pas pour rien. Avis partagé en somme ; on aime où on déteste. Le principe même d'un auteur qui jette ses idées sur papier et les donne aux fauves (nous lecteurs), et on verras bien qui en fait une indigestion et qui le digère... A lire avant d'acheter.
Ces deux là se sont trouvés. Tout est dit... Ils entretiennent une belle complicité et prouvent avec cette publication impromptue de certains de leurs échanges de fax qu'ils ont l'humour dans le sang, qu'ils s'amusent au quotidien... Avant d’aborder cet album, je pense qu'il est tout de même nécessaire de connaître un peu les deux auteurs, et surtout leur œuvre commune : Le retour à la terre, qui est déjà devenu un classique de l'humour.
Si vous êtes déjà fan, cette belle curiosité est un must…
J'ai un peu l'impression d'être passé à côté de cet album... Partout je lis et j'entends de commentaires élogieux à son propos. Moi, j'ai la sensation d'avoir lu un album bien sympathique, mais rien de très extraordinaire pour l'instant... Le dessin d'Alfred est très chouette, bien sûr, rien à redire à ce niveau-là, mais pour ce qui est du scénario, il est encore difficile de se faire un avis précis sur ce seul premier tome.
La future BD culte des fans de roman graphique latino et de BD politique : un cocktail représentatif de la bande dessinée underground argentine ! Quelques morceaux de bravoure sur la crise en argentine, l'inflation, les émeutes, la répression, la solidarité ...et la vie qui continue. Une très bonne surprise !
Arq est une série très riche sur laquelle il y a beaucoup à dire. L’histoire est vraiment étonnante, quelle imagination débordante ! Chaque tome rebondit sur le précédent et relance l’intrigue dans une direction différente, si bien qu’on n’est jamais certain de savoir ce qui se trame : Qu’est donc Arq ? Un rêve collectif, un monde parallèle, un monde virtuel ?
Quoi qu’il en soit, ce monde est vraiment bien décrit, et surtout très cohérent. Il faut aussi noter que malgré le coté tarabiscoté de l’histoire, le tout reste agréable à lire, et chaque tome débute par une page d’introduction qui résume les épisodes précédents. Idée simple mais très efficace !
Reste quand même que l’histoire avance assez lentement, et que les différents albums sont peu denses et assez vite lus. 18 tomes sont prévus, ce qui me paraît quand même beaucoup.
Malgré cela Arq reste quand même une valeur sure, ne passez pas à coté si vous êtes fan de science-fiction.
Au cours de mes multiples lectures, je me suis souvent posé cette question: quel est le facteur déterminant qui peut, presque à lui seul, faire d’une bande dessinée sinon un chef-d’œuvre, tout au moins une excellente série ? Le dessin ? Le scénario ? Certes, ils y contribuent. Mais, à mon goût, ce qui compte vraiment dans la Bande Dessinée, c’est la Narration ! Et qui dit Andréas dit virtuose du récit ! Ce raconteur de génie exploite à merveille toutes les ressources et les spécificités de son Art.
Arq n’échappe pas à la règle. Depuis le contenu de la case, en passant par l’architecture de la planche jusqu’à l’articulation de la série, le maestro s’appuie sur ses qualités de conteur pour nous inviter dans son imaginaire, certes, pas toujours facile d’accès. Cependant, c’est toujours par cette grande inventivité narrative qu’il s’assure, malgré la complexité du scénario, notre coopération attentive. Et c’est là la récompense, le fruit du plaisir pour le lecteur. Dénouer les fils, déchiffrer les indices, honoré que l’auteur fasse appel à son intelligence. Ravi de pouvoir échafauder moult histoires virtuelles, qui viendront mourir au détour d’une page, au détour d’une case ou à la faveur d’un détail et donner naissance à dix mille autres (j’exagère là !).
Graphiquement, j’ai toujours apprécié le style géométrique du trait et les belles couleurs d’Andréas. On retrouve tout cela dans Arq avec un superbe passage en couleurs directes à partir du tome 7. Cerise sur le déjà succulent gâteau, il devrait passer en N&B pour les 6 derniers volumes. Rappelez-vous le sublimissime Cromwell Stone. Je m’en lèche déjà les babines !
Merci Monsieur Andreas.
Bien lointaines, sont les riantes aventures d'Esteban, Tao et les mystérieuses cités d'Or. Dans Helldorado, la rigolade n'est pas vraiment au rendez-vous. De génocides, en sacrifices, de guerres de civilisations en pandémies, la mort est quasiment le lot de tous. Quelques planches salvatrices et verdoyantes offrent de temps à autre une bouffée d'oxygène au lecteur. La nature humaine n'est ici pas déclinée sur son meilleur profil. Bien qu'opposées, les civilisations indigènes et hispaniques rivalisent d'ingéniosité pour décimer leurs prochains.
Bien que représentant probablement une certaine authenticité historique, cette accumulation de violence me semble gratuite et excessive. Et les dialogues, clairsemés, ne développent qu'assez peu la psychologie et les motivations des différents personnages.
Reste un dessin accrocheur qui frappe par l'aspect inachevé, volontaire probablement, mais inachevé quand même, de certains arrières plans. Tout laisse à penser que le dessinateur a oublié de gommer ses traits de crayon. Pour autant, je ne peux pas dire que je n'aime pas le style.
Pour le moment je ne conseille pas, à voir au tome 2 si le scénario prend de l'ampleur.
Nancy Pena nous livre là un album à l'univers incroyablement riche et cohérent. Outre son dessin magnifique que nous connaissions déjà depuis Le cabinet chinois, l'histoire est bien menée et très captivante. Le travail sur le langage et les mythologies est excellent et surpasse bon nombre de bande dessinées d'aventure du même acabit. Coup de coeur!
Une très bonne bd qui porte sur la partie la plus noire de l'histoire de l'Ex-Urss. Le sujet est traité façon roman graphique, et toute l'horreur de la situation y est très bien décrite au travers des sentiments des héros: incompréhension, colère, peur, honte, détresse...
Ce que l'on pourrait regretter, c'est que l'album est très vite lu et finalement, l'émotion retombe un peu trop vite à mon goût. Mais bon l'ensemble reste de très bonne facture, comme souvent dans cette collection. Au final, un bon 3/5.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Imbéciles heureux !
Petites news de ces historiettes glauques : ce manga a trouvé son lectorat au Japon par le simple fait que l'auteur dessine ce que fantasment les Japonais en silence (ou peu s'en faut), à tel point qu'il va être adapté au cinéma ! Par qui ? Quand ? J'en sais peu, j'avoue. En définitive ce manga est dérangeant par le simple fait que cela peut nous arriver (en-dehors des histoires comme "la vie en rose" T3), mais cette vision est altérée par notre différence de culture ; de ce fait la phrase accrocheuse (: et si c'était vous ?) perd de sa valeur en nos contrées occidentales. Imaginez donc qu'un japonais s'excuse d'abord quand on le bouscule, qu'il part en vacances avec ses collègues de bureau et non sa famille... Replacé dans son contexte culturel, ce manga est vraiment très percutant. J'avoue que toutes les histoires ne sont pas formidables mais j'ai quand même ri à 2 histoires sur 3 ; et puis tous ses visages expressifs à l'extrême ne sont pas sans rappeler ces masques et maquillages que l'on retrouve au théâtre No... J'adore.
Bienvenue au Gamurakan
Hola, que de critiques sanglantes!... Bon, d'accord le scénario est un labyrinthe sans sortie et la lecture du second tome renforce cet avis. Mais n'est-ce pas le but recherché de l'auteur? A la manière d'un petit "et si?" que l'on jette à la mer en espérant qu'il arrive à bon port ; oui mais quel port? En ce qui me concerne, cette histoire a touché mon esprit noueux et la qualité du dessin et de la mise en page n'y sont pas pour rien. Avis partagé en somme ; on aime où on déteste. Le principe même d'un auteur qui jette ses idées sur papier et les donne aux fauves (nous lecteurs), et on verras bien qui en fait une indigestion et qui le digère... A lire avant d'acheter.
Correspondances (Ferri - Larcenet)
Ces deux là se sont trouvés. Tout est dit... Ils entretiennent une belle complicité et prouvent avec cette publication impromptue de certains de leurs échanges de fax qu'ils ont l'humour dans le sang, qu'ils s'amusent au quotidien... Avant d’aborder cet album, je pense qu'il est tout de même nécessaire de connaître un peu les deux auteurs, et surtout leur œuvre commune : Le retour à la terre, qui est déjà devenu un classique de l'humour. Si vous êtes déjà fan, cette belle curiosité est un must…
Le Désespoir du Singe
J'ai un peu l'impression d'être passé à côté de cet album... Partout je lis et j'entends de commentaires élogieux à son propos. Moi, j'ai la sensation d'avoir lu un album bien sympathique, mais rien de très extraordinaire pour l'instant... Le dessin d'Alfred est très chouette, bien sûr, rien à redire à ce niveau-là, mais pour ce qui est du scénario, il est encore difficile de se faire un avis précis sur ce seul premier tome.
Carne Argentina
La future BD culte des fans de roman graphique latino et de BD politique : un cocktail représentatif de la bande dessinée underground argentine ! Quelques morceaux de bravoure sur la crise en argentine, l'inflation, les émeutes, la répression, la solidarité ...et la vie qui continue. Une très bonne surprise !
Arq
Arq est une série très riche sur laquelle il y a beaucoup à dire. L’histoire est vraiment étonnante, quelle imagination débordante ! Chaque tome rebondit sur le précédent et relance l’intrigue dans une direction différente, si bien qu’on n’est jamais certain de savoir ce qui se trame : Qu’est donc Arq ? Un rêve collectif, un monde parallèle, un monde virtuel ? Quoi qu’il en soit, ce monde est vraiment bien décrit, et surtout très cohérent. Il faut aussi noter que malgré le coté tarabiscoté de l’histoire, le tout reste agréable à lire, et chaque tome débute par une page d’introduction qui résume les épisodes précédents. Idée simple mais très efficace ! Reste quand même que l’histoire avance assez lentement, et que les différents albums sont peu denses et assez vite lus. 18 tomes sont prévus, ce qui me paraît quand même beaucoup. Malgré cela Arq reste quand même une valeur sure, ne passez pas à coté si vous êtes fan de science-fiction.
Arq
Au cours de mes multiples lectures, je me suis souvent posé cette question: quel est le facteur déterminant qui peut, presque à lui seul, faire d’une bande dessinée sinon un chef-d’œuvre, tout au moins une excellente série ? Le dessin ? Le scénario ? Certes, ils y contribuent. Mais, à mon goût, ce qui compte vraiment dans la Bande Dessinée, c’est la Narration ! Et qui dit Andréas dit virtuose du récit ! Ce raconteur de génie exploite à merveille toutes les ressources et les spécificités de son Art. Arq n’échappe pas à la règle. Depuis le contenu de la case, en passant par l’architecture de la planche jusqu’à l’articulation de la série, le maestro s’appuie sur ses qualités de conteur pour nous inviter dans son imaginaire, certes, pas toujours facile d’accès. Cependant, c’est toujours par cette grande inventivité narrative qu’il s’assure, malgré la complexité du scénario, notre coopération attentive. Et c’est là la récompense, le fruit du plaisir pour le lecteur. Dénouer les fils, déchiffrer les indices, honoré que l’auteur fasse appel à son intelligence. Ravi de pouvoir échafauder moult histoires virtuelles, qui viendront mourir au détour d’une page, au détour d’une case ou à la faveur d’un détail et donner naissance à dix mille autres (j’exagère là !). Graphiquement, j’ai toujours apprécié le style géométrique du trait et les belles couleurs d’Andréas. On retrouve tout cela dans Arq avec un superbe passage en couleurs directes à partir du tome 7. Cerise sur le déjà succulent gâteau, il devrait passer en N&B pour les 6 derniers volumes. Rappelez-vous le sublimissime Cromwell Stone. Je m’en lèche déjà les babines ! Merci Monsieur Andreas.
Helldorado
Bien lointaines, sont les riantes aventures d'Esteban, Tao et les mystérieuses cités d'Or. Dans Helldorado, la rigolade n'est pas vraiment au rendez-vous. De génocides, en sacrifices, de guerres de civilisations en pandémies, la mort est quasiment le lot de tous. Quelques planches salvatrices et verdoyantes offrent de temps à autre une bouffée d'oxygène au lecteur. La nature humaine n'est ici pas déclinée sur son meilleur profil. Bien qu'opposées, les civilisations indigènes et hispaniques rivalisent d'ingéniosité pour décimer leurs prochains. Bien que représentant probablement une certaine authenticité historique, cette accumulation de violence me semble gratuite et excessive. Et les dialogues, clairsemés, ne développent qu'assez peu la psychologie et les motivations des différents personnages. Reste un dessin accrocheur qui frappe par l'aspect inachevé, volontaire probablement, mais inachevé quand même, de certains arrières plans. Tout laisse à penser que le dessinateur a oublié de gommer ses traits de crayon. Pour autant, je ne peux pas dire que je n'aime pas le style. Pour le moment je ne conseille pas, à voir au tome 2 si le scénario prend de l'ampleur.
La Guilde de la mer
Nancy Pena nous livre là un album à l'univers incroyablement riche et cohérent. Outre son dessin magnifique que nous connaissions déjà depuis Le cabinet chinois, l'histoire est bien menée et très captivante. Le travail sur le langage et les mythologies est excellent et surpasse bon nombre de bande dessinées d'aventure du même acabit. Coup de coeur!
Le Tour de Valse
Une très bonne bd qui porte sur la partie la plus noire de l'histoire de l'Ex-Urss. Le sujet est traité façon roman graphique, et toute l'horreur de la situation y est très bien décrite au travers des sentiments des héros: incompréhension, colère, peur, honte, détresse... Ce que l'on pourrait regretter, c'est que l'album est très vite lu et finalement, l'émotion retombe un peu trop vite à mon goût. Mais bon l'ensemble reste de très bonne facture, comme souvent dans cette collection. Au final, un bon 3/5.