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Par narvik
Note: 5/5
Couverture de la série Donjon Crépuscule
Donjon Crépuscule

Dans toute la série des Donjon, "Donjon Crépuscule" n'échappe pas à mon 5/5. Même si je le trouve inférieur à Donjon Zénith surtout à cause des tomes 3 et 4 qui ne sont pas terribles, l'excellence des deux premiers tomes m'a poussé à mettre la note maximale. Le premier tome "Le cimetière des dragons" est pour moi un des meilleurs albums de tout Donjon devant les deux premiers albums de Donjon Zenith. D'abord, le dessin de Sfar est différent de ce qu'on voit d'habitude et contrairement à beaucoup d'avis sous celui-ci, il me plait car il a beaucoup de charme et il se distingue encore plus par son lettrage inhabituel. De plus, la scène de la rencontre entre Marvin et Marvin Rouge est très réussie. Enfin, la dernière page de cet album est un chef-d’oeuvre à elle-même avec ses trois cases en longueur représentant les trois personnages principaux: Marvin Rouge marchant dans la forêt, le grand Khan sur son tas de cadavres et Marvin le roi Poussière dans le cimetière des dragons. Dans le deuxième tome, c'est encore un magnifique album que signent Sfar et Trondheim, marquant la renaissance de Marvin peu à peu même s'il perd ses deux bras à la fin de l'album. Le passage dans le château des Vaucanson est réussi, et apporte même quelques touches d'humour dans cette série à laquelle on reproche de manquer. Le troisième tome n'est pas au niveau des deux premiers, mais reste quand même un bon album. Il raconte la dislocation de la planète sous l'angle de Marvin, accompagné de Gilberto, personnage qui demeure pour moi un abus des auteurs et dont je ne vois pas quelle est la place dans l'univers Donjon. Pour le quatrième tome "Le dojo du lagon", je suis beaucoup plus critique: le scénario ne fait en rien avancer l'histoire et ces histoires d'enfants et de petits-enfants de Marvin ne me bottent pas vraiment. De plus, sur la fin, j'ai vraiment l'impression que les auteurs élargissent les cases pour arriver à faire rentrer leur scénario en 46 pages. D'abord, les pages sont divisées en six pour des scènes d'entraînement de Marvin Rouge sans intérêt. Puis, sur la fin, au moment où Baal et Marvin Rouge se battent, on a carrément deux cases consécutives de pages pleines pour montrer des choses qui passeraient très bien dans des cases de format normal. Mais bon, étant donné la réussite totale des premiers tomes, je préfère ignorer le pâle quatrième album et mettre un beau 5/5 à cette série. A propos du 5ème tome "Les nouveux centurions": Bonne nouvelle, le niveau de la série remonte après le calamiteux tome 104. On reprend l'histoire laissée à la fin du Donjon Monsters 4. Le scénario va à cent à l'heure, mais l'histoire est bien menée, donc ça passe bien. Le dessin de Kerascoët rend mieux, car il est dans de toutes petites cases. En fait, cet album passerait bien en tant que fin des Donjon, si il n'y avait pas quelques soucis dans l'histoire...

16/07/2006 (modifier)
Par Da Rocha
Note: 3/5
Couverture de la série Secrets bancaires
Secrets bancaires

Après avoir lu récemment Les coulisses du pouvoir, cette nouvelle série était l'occasion de découvrir le travail récent du talentueux scénariste Philippe Richelle. Premier tome d'un diptyque, "Les Associés" aborde le thème de la corruption et du blanchiment d’argent. Pour le moment, ce polar-économique ne révolutionne pas le genre et les mécanismes qui nous sont exposés relèvent plus de la magouille artisanale que de la haute finance internationale. Néanmoins, la narration est très bien construite. Les faits relatés sont très crédibles et intéressants, même s'il faut attendre les deux tiers de l'album pour que l'intrigue se fasse véritablement jour. Comme souvent le premier album sert de prologue à d'autres rebondissements que Philippe Richelle devraient développer lors dans les prochains volumes. On notera aussi un personnage principal attachant dans sa naïveté et dans la volonté qui est la sienne d'aspirer à des jours meilleurs pour lui et sa famille. Coté dessins, la mission a été confiée à Pierre Wachs lequel avait déjà œuvré sur les séries Le Triangle Secret et I.N.R.I. Au niveau des décors, le rendu est des plus agréables. Le style réaliste de Pierre Wachs lui permet d'agrémenter ses cases de nombreux détails. Cette impression est d'ailleurs renforcée par un gros travail fourni sur le cadrage et le découpage des planches. En revanche, les personnages ne sont pas fameux. Ces derniers paraissent figés, même lors des rares scènes d'action du récit. De même, leurs visages sont un peu disgracieux. Pour finir, je saluerais la mise en page très réussie de la couverture, laquelle incite à se plonger dans cet album. Une série à suivre, programmée en huit albums...

16/07/2006 (modifier)
Couverture de la série Nicolas Eymerich Inquisiteur
Nicolas Eymerich Inquisiteur

Bon, je savais déjà que mes goûts en matière de dessin étaient assez... personnels disons ;) mais là, ça se confirme ! Il est magnifique ce dessin, certaines planches s'apparentent même davantage à la peinture qu'à la bande dessinée, raison sans doute de mon enthousiasme, et je ne le trouve pas du tout illisible ou trop sombre, il est tout simplement sublime, d'un grand lyrisme (les danses des femmes en transe m'évoquent les préraphaélites) et restitue parfaitement l'atmosphère pesante de ce siècle en proie à deux fléaux majeurs : la peste et l'inquisition. Pourquoi seulement 2 étoiles, alors ? Parce que, sans ce dessin, je n'aurais certainement jamais eu envie de lire cette histoire, et que, de fait, je n'ai retiré aucun plaisir autre que visuel, de ma lecture des 2 premiers tomes. Le contexte historique dans lequel elle s'inscrit n'est pas ma tasse de thé, et si, j'ai trouvé le scénario plutôt intelligent dans sa construction, je déplore le traitement réservé à la partie qui se déroule en 2194, bâclé à mon avis. En outre, je trouve franchement douteux, de faire d'un inquisiteur le héros d'une série, quand on connaît les crimes commis par cette juridiction d'exception, mais peut-être que la suite et fin de l'histoire lui réservent le sort qu'il mérite ; je n'en sais rien n'ayant pas lu le roman d'Evangelisti, ceci dit, je n'ai aucune intention de connaître la suite.

16/07/2006 (modifier)
Couverture de la série Ronces
Ronces

Alors tout d'abord, un coup de chapeau à Jean-David Morvan, décidément sur tous les fronts ces temps-ci ( y a concours entre lui, Sfar et Corbeyran ? ;) ) et qui plus est, dans un registre que je ne lui connaissais pas encore : la S-F steam-punk. Ceci dit, cette histoire ne me passionne guère, elle est très centrée sur le personnage de ce grand dadais qui sème la mort sur son passage et ne semble pas voir la même chose que les gens qui l'entourent. Je ne trouve pas le scénario d'une originalité étourdissante, et j'ai tourné les pages jusqu'à la dernière sans la moindre émotion. Passons au dessin maintenant, il parait que ça se passe à Lyon ? ... Ouich ... effectivement, j'ai peut-être identifié la façade de verre de la Halle Tony Garnier, mais alors c'est bien tout, autant dire que c'est complètement anecdotique, et franchement, si c'était pour faire ça, Nesmo aurait pu choisir une autre ville, merci !

16/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série JLA - Justice
JLA - Justice

Un grand album cartonné, Alex Ross au dessin, la JLA de l'age d'argent (Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Aquaman, etc.) : devant cet album et ce qu'il proposait, même si je n'avais aucune idée de son scénario, j'ai assez peu hésité, ne serait-ce que par curiosité. C'est bien Alex Ross qui est aux commandes du dessin. Et pourtant, en réalité, il n'a fait ici que les couleurs. Mais il s'est tellement approprié le dessin initial de D. Braithwaite qu'on se croirait exactement dans une BD totalement dessinée par Ross. Cela implique donc un photo-réalisme et des images impressionnantes de talent. Si ce n'est quelques visages un peu trop similaires rendant difficiles la différenciation de personnages quand ils n'ont pas leur costume approprié, ce sont là de très belles planches. Bien sûr, il faut aimer ce style presque photographique mais même ceux qui n'aiment pas ne peuvent que constater la prouesse graphique d'Alex Ross. Hormis des postures un peu trop dramatiques de ses personnages, on a l'impression d'être véritablement plongé dans un film aux superbes effets spéciaux : on s'y croirait. Qu'en est-il maintenant du scénario ? Eh bien, il faut admettre que ce seul premier tome laisse assez le lecteur sur sa faim. L'intrigue est très confuse, sautant d'un personnage à un autre, d'un lieu à un autre. Les scénettes se suivent sans que leur liant apparaisse clairement. A la manière d'un Kingdom Come, l'histoire met en scène une foule de super-héros et super-vilains, jouant la carte de la grande dramaturgie où tous les peuples du monde sont affectés et où les super-gentils craignent de voir leur ère disparaitre sous l'effet de visions d'un cataclysme à venir. A la fin du premier tome, on est guère avancé. Des héros sont emprisonnés par des vilains, d'autres vilains agissent soudainement pour le bien de l'humanité, d'autres héros agissent soudainement bizarrement, s'auto-détruisant par exemple... mais on ne comprend pas encore ni pourquoi ni par qui ces évènements interviennent. Et on en ressort avec l'impression d'avoir survolé une suite de scènes d'actions ou tragiques sans s'être attaché à l'intrigue elle-même. Et arrivé au bout de la série dans son entier, j'en ressors avec une certaine impression de vacuité. Le scénario est tout sauf marquant. Les évènements s'enchainent, les personnages se succèdent comme une grande galerie de personnages, mais le tout manque de struccture, d'accroche et finalement d'intérêt. Il en ressort donc une belle panopile de jolies planches mais une lecture plus ou moins dispensable.

16/07/2006 (modifier)
Par Amateur
Note: 2/5
Couverture de la série Gorn
Gorn

Le sujet de départ avait tout pour faire une bonne série : un héros chevalier, tué alors qu'il fuit la bataille, est condamné à être un fantôme le reste de sa vie. Il s'aperçoit vite que sa mort a été provoquée par ceux qui voulaient lui voler son trône. Bref, ça devait donner quelque chose de bon... Mais l'histoire est repensée en cours de route avec l'apparition d'un enfant. Et puis je n'aime pas du tout certains personnages comme Dame Gorge... Bref, je regrette d'avoir acheté les 8 tomes. Une série pour jeunes ado, loin d'être inoubliable !

16/07/2006 (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Le Tueur
Le Tueur

"Le tueur", une profession comme une autre… J’ai toujours lu pas mal d’éloge sur cette série, mais graphiquement, c’est typiquement le genre d’albums que je n’aurais pas débuté sans un petit coup de pousse. Et avec la récente opération Le meilleur de la BD qui permet d’acheter le tome 1 à 5€ c'était l’occasion ou jamais. Et oui, car Jacamon, nous livre des dessins et des couleurs pas forcément très facile à aborder. Au départ, je trouvais le trait très grossier et le visage du personnage principal franchement pas terrible, et puis au fil des pages je m’y suis fait et j’ai même fini par l’apprécier sans pour autant être un inconditionnel. Et puis ça a le mérite de sortir des sentiers battus. Côté scénario Matz, signe une histoire pas très politiquement correcte. Son héros est un tueur à gage sans état d’âme qui a une philosophie de la vie très cynique. Ses pensées et ça façon d’interpréter le monde qui l’entoure sont assez dérangeante, et pire encore, convaincante. Il y a très peu de dialogues, l’essentiel des bulles retournent les pensées du tueur, il y a beaucoup de flash back, et tout ça est très bien écrit, l’intrigue n’est pas vraiment très haletante mais très prenante. J’ai particulièrement apprécié de lire ces 5 albums et ça me cause un petit problème car je ne cautionne pas les raisonnements amoraux du tueur. PS : Cette série a l’avantage d’être achevée en 5 tomes, et la pagination de ces albums est toujours supérieure ou égale à 56 pages.

16/07/2006 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Du Rififi chez les clébards
Du Rififi chez les clébards

Un polar tout ce qu’il y a de plus standard, dont la seule originalité est de mettre en scène des animaux… L’intrigue n’est pas mauvaise, loin de là, mais n’innove pas d’un iota. Un coupable innocent, un politicien véreux, un journaliste qui aide le héros… bref, toute la galerie « polaresque » est à l’appel. Le dessin est sympa, et la lecture quand même agréable… mais ne vous attendez pas à un scénario transcendant, sinon vous risquez d’être déçu. A lire à l’occasion…

15/07/2006 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Une Âme à l'amer
Une Âme à l'amer

Cette BD me rappelle beaucoup Mémoires d'un incapable, par son coté désespérant et son héros pitoyable, contre qui le sort s’acharne. C’est noir, c’est triste, et je dois avouer que ça m’a plu et touché. Bon maintenant c’est sûr qu’il faut être friand de ce genre d’histoire un peu sombre pour apprécier pleinement. En plus comme la réalisation suit (dessin sympa, découpage original, couverture superbe…), je suis bien content de ma lecture, et je lirai la suite sans hésiter. Une belle découverte.

15/07/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5
Couverture de la série Le Pouvoir des innocents
Le Pouvoir des innocents

Je vais faire baisser le concert de louanges avec ma note. Mais, je n'ai pas réussi à accrocher à cette série. Pourtant l'intrigue est assez intéressante se concentrant sur cette lutte de pouvoir entre hommes et femmes politiques new-yorkais, sur fond de violence urbaine. Chaque groupe utilise des moyens plus ou moins discutables. Au milieu de tout ça erre une sorte de paumé Joshua qui a perdu son fils et qui est une victime de ces manipulations. Malgré ce bon scénario de départ, cette histoire n'évite pas certains clichés ; j'ai trouvé le message un peu gros (difficile d'y croire) et trop caricatural. De même, au dessin Hirn ne m'a guère convaincu. Je mets quand même trois étoiles car je n'ai pas passé un mauvais moment en lisant ces bds.

15/07/2006 (modifier)