Petite plongée dans la collection Sakka de Casterman avec « Forget me not ».
Cette BD m’a un peu dérouté par le côté un peu débridé de la narration, mais finalement? on vit au rythme de cette charmante enquêtrice. Sur le fond? l’intrigue est simple ; une jeune presque héritière doit enquêter pour retrouver un tableau volé à son grand-père et ainsi hériter de sa fortune.
Cela semble si simple que finalement le livre porte très peu sur cette enquête qui, si elle est un but, ne semble presque pas une priorité pour Mariel.
Au contraire on découvre une vision cachée de Venise loin de son faste et de ses touristes. Pour conclure j’ai refermé ce livre avec une impression agréable et j’attends la suite.
Cela faisait un petit moment que j’attendais un album d’Algésiras… Allais-je être déçu ? Allais-je aimer ? Et enfin ce soir le premier des deux albums à sortir cette année était chez mon libraire.
« Les guerriers du silence » je n’avais pas lu cette saga de Pierre Bordage, comment cette découverte allait-elle se passer ? Je craignais un peu car on m’avait longuement expliqué que cette oeuvre était dense et très dure à adapter.
Enfin je commençais… Au début j’étais un peu perdu dans toutes ces peuplades, mais vite je m’habituais. Je me laissais subjuguer par l’histoire de cette jeune femme et je dévorais cet ouvrage.
J’avais été un peu déçu par d’autres adaptations de roman et là je sens que c’est très bien parti. Il y a du rythme dans la narration.
Philippe Ogaki… que dire… pour un premier album c’est très très fort !!!
10 histoires, 10 tranches de vie que chacun d’entre nous a pu ou aurait pu vivre…
Jean-Philippe Peyraud a un talent hors du commun, celui de nous impliquer dans ses histoires. On se met à la place de ses personnages, on se sent vivre en même temps qu’eux.
Dans la première histoire, une femme est assise dans le métro, elle lit une lettre, se met à pleurer… on est à la place de ce personnage qui, debout, la regarde. On a comme lui envie d’engager la conversation pour l’aider, mais on a la même timidité que lui et on n’ose pas. On a envie d’avoir ce mouchoir qui va la délivrer et on regrette de la voir quitter la rame sans avoir pu l’aider.
Tout cet album est dans cette simplicité, les émotions vont et viennent et une fois tournée la dernière page on a envie de recommencer pour voir si on aurait pu changer quelque chose, une parole, un acte, une vie. Merci Jean-Philippe Peyraud.
Cette BD a tout de la classique BD de pirates : un pirate qui semble méchant à souhait, un trésor à retrouver grâce à une énigmatique carte dont pour le moment l’encre est intangible, etc… Mais mais ce n’est pas tout à fait comme cela que le voyait les auteurs…
Tout d’abord regardez bien la collection où figure cette série… « Soleil Celtique » (collection de Soleil qui regroupe un ensemble de séries axées sur les légendes bretonnes et celtes), ce qui finalement n’a rien d’étonnant quand on regarde qui sont les auteurs : Istin et Michel.
Donc ce qui ressemblait à une banale histoire de pirate n’en est finalement pas une…
Connaissez-vous la légende de la forêt de forêt de Scissy ? Non ? Alors vous allez découvrir un nouveau lieu conté dans les légendes bretonnes. ;)
Le pirate Meriadec s’est lancé à la recherche d’un fabuleux trésor dont la carte est localisée dans cette forêt légendaire située entre le Mont Saint Michel et les îles Chausey (plateau rocheux situés au large de Saint Malo pour les ceux qui ne sont pas habitués d’un séjour prolongé sur la coteau d’émeraude). Il va y rencontrer des elfes, et tout un tas de petites bestioles dignes des légendes bretonnes…
Donc pour ceux qui aime les mélanges et qui ne sont pas rebutés par les histoires de Korrigans, vous apprécierez certainement cette BD… Pour les autres, elle vous tentera nettement moins.
Là j’ai un souci… J’en avais entendu parler via un article (dans Canal BD) et le sujet me tentait énormément. Le sujet : une britannique adhère aux idées du parti nazi et rejoint l’Allemagne avant la seconde guerre mondiale… On le retrouve à la fin de la guerre, prisonnier des alliés et racontant son histoire.
Comme je m’y attendais le scénario est passionnant mais... car il y a un gros mais, je n’ai pas du tout adhéré au rythme et au système narratif.
Je trouve que Tarek nous perd en détail (surtout au début de l’album) qui ne sont pas forcément nécessaires. Et j’ai aussi trouvé que le style des phrases ne collait pas vraiment avec l’époque de la série et était beaucoup trop contemporain.
Sur le scénario en tant que tel, je suis quand même impatient de lire la suite car je trouve le sujet vraiment passionnant à narrer. Comment Tarek va-t-il nous présenter l’histoire de Benton qui ne renie rien de son mode de pensée au cours de ce premier album ? Comment allons nous suivre l’évolution de ce personnage ? Allons nous le haïr ?
Concernant le dessin, le style est parfaitement adapté et aussi sombre que le personnage…
Je m’attendais au pire avec cet album et finalement j’ai été très agréablement surpris. Le scénario tout d’abord, on s’y croirait ! Tout respire le vécu de la part des auteurs, on angoisse comme quelqu’un d’avachi devant son poste à découvrir les exploits de passer entre des serpents agressifs ou des araignées venimeuses. On stresse à l’idée de plonger dans le vide de la cour soutenu par un élastique. On est en sueur à l’idée de ne pas répondre correctement aux réponses du père Fourras. A la fin tout est bien qui finit bien une fois de plus nos héros ramèneront le graal rempli de boyard après un très agréable moment que nous aurons passé en leur compagnie.
Le dessin ? A l’image de cette superbe couverture nous sommes dans la plus pure tradition de la ligne claire, le dessin est superbement maîtrisé et fait jeu égal avec les maîtres du genre. On pense immédiatement aux plus grand titres du genre tels les Star’Ac, Koh Lantha and co et une nouvelle fois les éditions jungle nous gratifient de leur plus belle chartre graphique.
Je remercie encore Casterman de m’avoir une nouvelle fois diverti grâce à son nouveau label Jungle. Je vous conseille de découvrir le superbe site réalisé pour l’occasion : http://www.b-oyar-d.com
Vous devez penser que je suis fou ? en découvrant les sorties de la semaine j’ai eu envie de vous écrire une petite chronique sur ce superbe objet qui n’arrivera malheureusement jamais jusqu’à ma bibliothèque.
78 pages qu'on ne voit pas passer ... une histoire très belle sur la recherche du meurtrier de Big Bill.
Deux frères se retrouvent au pied d'un arbre... Leur frère Bill est là pendu devant eux... Le shérif est déjà passé mais leur a demandé de ne pas le dépendre... Qu'a-t-il bien pu se passer ?
Dans ces Etats Unis post-crise de 29, nous assistons à la superbe histoire de noirs soumis à la rudesse de la vie et au racisme. Les auteurs nous présentent une situation assez sombre de cette époque et des abus qu'elle a pu entraîner.
Est-il possible de bâtir un phare ?
Surtout si vous êtes un jeune ingénieur à peine sorti de l’école ?
Surtout si vous un parisien confronté à des marins bretons ?
Surtout si vous devez construire un phare sur un rocher que la mer découvre une vingtaine de jours par an ?
Surtout si au premier accostage le maçon perd la vie ?
Surtout si à la première tempête tout le travail est réduit à néant ?
Comme je vous l’ai écrit rien ne sera simple pour cet ingénieur.
Que dire de plus ? L’atmosphère de ce port de pèche breton avant la première guerre mondiale est merveilleusement retranscrite, et l’évolution du personnage de l’ingénieur très bien décrite. J’ai passé un très agréable moment à lire cette histoire, pour un deuxième album Bruno Le Floch fait un véritable coup de maître. ^__^
Que dire de plus que ce qui est déjà dit ??? C'est un échec total !
La promo : Cargo a essayé d'intervenir sur tous les forums et a fait l'unanimité contre cette technique.
Le dessin : problèmes de perspectives, de proportions, de qualité du trait, personnages déformés, visages non reconnaissables d'une case à l'autre, changement de styles d’une planches à l’autre, etc …
Le style : cases au format 16/9eme, dessin réaliste « relâché », crayonnés encore apparents, bref c’est hybride et indéfinissable
La couleur : munissez-vous de vos lunettes de soleil pour ne pas être éblouis … et n’oubliez pas votre crème solaire pour éviter les coups de pinceaux ;)
Le scénario : à cheval entre le réalisme et l’humour, le découpage est mal fait et l’histoire bancale.
En conclusion, heureusement que Glénat a eu la décence de ne pas nous proposer le deuxième tome.
Quand un brillant scénariste rencontre un brillant dessinateur, cela ne peut donner qu’un tome 1 qui aiguise mon appétit. Côté technique, le rendu des couleurs est parfaitement adapté au côté sombre du scénario et le dessin d’Alfred est toujours aussi maîtrisé et splendide.
Sur fond de dictature et de problèmes écologiques, Jean-Philippe Peyraud (auteur de très bons albums chez Treize Etrange) nous raconte les péripéties de Josef, presque marié mais qui succombe au charme d’une charmante révolutionnaire. Avec maestria il nous monte une société qui pourrait presque ressembler à la notre et dénonce l’exploitation outrancière que nous faisons de notre planète. Il mêle à cette histoire une couche romantique et nous plonge dans une histoire d’amour impossible et qui ne peut durer.
Un très bon album dont j’attends la suite avec impatience !
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Forget Me Not
Petite plongée dans la collection Sakka de Casterman avec « Forget me not ». Cette BD m’a un peu dérouté par le côté un peu débridé de la narration, mais finalement? on vit au rythme de cette charmante enquêtrice. Sur le fond? l’intrigue est simple ; une jeune presque héritière doit enquêter pour retrouver un tableau volé à son grand-père et ainsi hériter de sa fortune. Cela semble si simple que finalement le livre porte très peu sur cette enquête qui, si elle est un but, ne semble presque pas une priorité pour Mariel. Au contraire on découvre une vision cachée de Venise loin de son faste et de ses touristes. Pour conclure j’ai refermé ce livre avec une impression agréable et j’attends la suite.
Les Guerriers du Silence
Cela faisait un petit moment que j’attendais un album d’Algésiras… Allais-je être déçu ? Allais-je aimer ? Et enfin ce soir le premier des deux albums à sortir cette année était chez mon libraire. « Les guerriers du silence » je n’avais pas lu cette saga de Pierre Bordage, comment cette découverte allait-elle se passer ? Je craignais un peu car on m’avait longuement expliqué que cette oeuvre était dense et très dure à adapter. Enfin je commençais… Au début j’étais un peu perdu dans toutes ces peuplades, mais vite je m’habituais. Je me laissais subjuguer par l’histoire de cette jeune femme et je dévorais cet ouvrage. J’avais été un peu déçu par d’autres adaptations de roman et là je sens que c’est très bien parti. Il y a du rythme dans la narration. Philippe Ogaki… que dire… pour un premier album c’est très très fort !!!
La bouche sèche
10 histoires, 10 tranches de vie que chacun d’entre nous a pu ou aurait pu vivre… Jean-Philippe Peyraud a un talent hors du commun, celui de nous impliquer dans ses histoires. On se met à la place de ses personnages, on se sent vivre en même temps qu’eux. Dans la première histoire, une femme est assise dans le métro, elle lit une lettre, se met à pleurer… on est à la place de ce personnage qui, debout, la regarde. On a comme lui envie d’engager la conversation pour l’aider, mais on a la même timidité que lui et on n’ose pas. On a envie d’avoir ce mouchoir qui va la délivrer et on regrette de la voir quitter la rame sans avoir pu l’aider. Tout cet album est dans cette simplicité, les émotions vont et viennent et une fois tournée la dernière page on a envie de recommencer pour voir si on aurait pu changer quelque chose, une parole, un acte, une vie. Merci Jean-Philippe Peyraud.
Le Sang du Dragon
Cette BD a tout de la classique BD de pirates : un pirate qui semble méchant à souhait, un trésor à retrouver grâce à une énigmatique carte dont pour le moment l’encre est intangible, etc… Mais mais ce n’est pas tout à fait comme cela que le voyait les auteurs… Tout d’abord regardez bien la collection où figure cette série… « Soleil Celtique » (collection de Soleil qui regroupe un ensemble de séries axées sur les légendes bretonnes et celtes), ce qui finalement n’a rien d’étonnant quand on regarde qui sont les auteurs : Istin et Michel. Donc ce qui ressemblait à une banale histoire de pirate n’en est finalement pas une… Connaissez-vous la légende de la forêt de forêt de Scissy ? Non ? Alors vous allez découvrir un nouveau lieu conté dans les légendes bretonnes. ;) Le pirate Meriadec s’est lancé à la recherche d’un fabuleux trésor dont la carte est localisée dans cette forêt légendaire située entre le Mont Saint Michel et les îles Chausey (plateau rocheux situés au large de Saint Malo pour les ceux qui ne sont pas habitués d’un séjour prolongé sur la coteau d’émeraude). Il va y rencontrer des elfes, et tout un tas de petites bestioles dignes des légendes bretonnes… Donc pour ceux qui aime les mélanges et qui ne sont pas rebutés par les histoires de Korrigans, vous apprécierez certainement cette BD… Pour les autres, elle vous tentera nettement moins.
Sir Arthur Benton
Là j’ai un souci… J’en avais entendu parler via un article (dans Canal BD) et le sujet me tentait énormément. Le sujet : une britannique adhère aux idées du parti nazi et rejoint l’Allemagne avant la seconde guerre mondiale… On le retrouve à la fin de la guerre, prisonnier des alliés et racontant son histoire. Comme je m’y attendais le scénario est passionnant mais... car il y a un gros mais, je n’ai pas du tout adhéré au rythme et au système narratif. Je trouve que Tarek nous perd en détail (surtout au début de l’album) qui ne sont pas forcément nécessaires. Et j’ai aussi trouvé que le style des phrases ne collait pas vraiment avec l’époque de la série et était beaucoup trop contemporain. Sur le scénario en tant que tel, je suis quand même impatient de lire la suite car je trouve le sujet vraiment passionnant à narrer. Comment Tarek va-t-il nous présenter l’histoire de Benton qui ne renie rien de son mode de pensée au cours de ce premier album ? Comment allons nous suivre l’évolution de ce personnage ? Allons nous le haïr ? Concernant le dessin, le style est parfaitement adapté et aussi sombre que le personnage…
Les Aventuriers de Fort Boyard
Je m’attendais au pire avec cet album et finalement j’ai été très agréablement surpris. Le scénario tout d’abord, on s’y croirait ! Tout respire le vécu de la part des auteurs, on angoisse comme quelqu’un d’avachi devant son poste à découvrir les exploits de passer entre des serpents agressifs ou des araignées venimeuses. On stresse à l’idée de plonger dans le vide de la cour soutenu par un élastique. On est en sueur à l’idée de ne pas répondre correctement aux réponses du père Fourras. A la fin tout est bien qui finit bien une fois de plus nos héros ramèneront le graal rempli de boyard après un très agréable moment que nous aurons passé en leur compagnie. Le dessin ? A l’image de cette superbe couverture nous sommes dans la plus pure tradition de la ligne claire, le dessin est superbement maîtrisé et fait jeu égal avec les maîtres du genre. On pense immédiatement aux plus grand titres du genre tels les Star’Ac, Koh Lantha and co et une nouvelle fois les éditions jungle nous gratifient de leur plus belle chartre graphique. Je remercie encore Casterman de m’avoir une nouvelle fois diverti grâce à son nouveau label Jungle. Je vous conseille de découvrir le superbe site réalisé pour l’occasion : http://www.b-oyar-d.com Vous devez penser que je suis fou ? en découvrant les sorties de la semaine j’ai eu envie de vous écrire une petite chronique sur ce superbe objet qui n’arrivera malheureusement jamais jusqu’à ma bibliothèque.
Big Bill est mort
78 pages qu'on ne voit pas passer ... une histoire très belle sur la recherche du meurtrier de Big Bill. Deux frères se retrouvent au pied d'un arbre... Leur frère Bill est là pendu devant eux... Le shérif est déjà passé mais leur a demandé de ne pas le dépendre... Qu'a-t-il bien pu se passer ? Dans ces Etats Unis post-crise de 29, nous assistons à la superbe histoire de noirs soumis à la rudesse de la vie et au racisme. Les auteurs nous présentent une situation assez sombre de cette époque et des abus qu'elle a pu entraîner.
Trois éclats blancs
Est-il possible de bâtir un phare ? Surtout si vous êtes un jeune ingénieur à peine sorti de l’école ? Surtout si vous un parisien confronté à des marins bretons ? Surtout si vous devez construire un phare sur un rocher que la mer découvre une vingtaine de jours par an ? Surtout si au premier accostage le maçon perd la vie ? Surtout si à la première tempête tout le travail est réduit à néant ? Comme je vous l’ai écrit rien ne sera simple pour cet ingénieur. Que dire de plus ? L’atmosphère de ce port de pèche breton avant la première guerre mondiale est merveilleusement retranscrite, et l’évolution du personnage de l’ingénieur très bien décrite. J’ai passé un très agréable moment à lire cette histoire, pour un deuxième album Bruno Le Floch fait un véritable coup de maître. ^__^
L'Affaire du siècle
Que dire de plus que ce qui est déjà dit ??? C'est un échec total ! La promo : Cargo a essayé d'intervenir sur tous les forums et a fait l'unanimité contre cette technique. Le dessin : problèmes de perspectives, de proportions, de qualité du trait, personnages déformés, visages non reconnaissables d'une case à l'autre, changement de styles d’une planches à l’autre, etc … Le style : cases au format 16/9eme, dessin réaliste « relâché », crayonnés encore apparents, bref c’est hybride et indéfinissable La couleur : munissez-vous de vos lunettes de soleil pour ne pas être éblouis … et n’oubliez pas votre crème solaire pour éviter les coups de pinceaux ;) Le scénario : à cheval entre le réalisme et l’humour, le découpage est mal fait et l’histoire bancale. En conclusion, heureusement que Glénat a eu la décence de ne pas nous proposer le deuxième tome.
Le Désespoir du Singe
Quand un brillant scénariste rencontre un brillant dessinateur, cela ne peut donner qu’un tome 1 qui aiguise mon appétit. Côté technique, le rendu des couleurs est parfaitement adapté au côté sombre du scénario et le dessin d’Alfred est toujours aussi maîtrisé et splendide. Sur fond de dictature et de problèmes écologiques, Jean-Philippe Peyraud (auteur de très bons albums chez Treize Etrange) nous raconte les péripéties de Josef, presque marié mais qui succombe au charme d’une charmante révolutionnaire. Avec maestria il nous monte une société qui pourrait presque ressembler à la notre et dénonce l’exploitation outrancière que nous faisons de notre planète. Il mêle à cette histoire une couche romantique et nous plonge dans une histoire d’amour impossible et qui ne peut durer. Un très bon album dont j’attends la suite avec impatience !