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Les derniers avis (93355 avis)

Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui tua Chris Kyle
L'Homme qui tua Chris Kyle

Après la lecture de cet ouvrage, le moins que je puisse dire est que je suis plutôt dubitatif. En fait quel est l'intérêt de la chose, nous sommes dans le documentaire pur et dur sur la trajectoire de vie et de mort d'un individu bien particulier. Un individu (sniper dans l'armée) encensé dans son pays pour le fait d'avoir en temps de guerre tué environ 160 personnes. Soit. Nous suivons de manière linéaire les évènements avec un côté appuyé sur l'après mort de Chris Kyle. Pour ma part j'ai bien aimé la façon de montrer sa veuve, femme de caractère et à mon sens assez ignoble, mais finalement très bien insérée dans cette société américaine qui sait faire fructifier ses affaires en s'appuyant sur la notoriété de son défunt mari, l'ancien vétéran qui utilise une sombre histoire de bagarre dans un bar pour lui aussi se faire un joli pécule. Accompagné de son complice Brûno, Fabien Nury nous concocte un récit au cordeau et avec le trait si particulier de son dessinateur. Un trait sans rondeur avec des cadrages très cinématographiques, j'aurais presque envie de dire que cette BD possède un aspect chirurgical jusque dans la manière dont les auteurs nous montrent l' Amérique; celle de Trump, Fox News, la NRA qui encense ses héros de manière fort étonnante pour nous autres vivant de ce côté de l'Atlantique. Album ô combien nécessaire après l'hagiographie qu'est le film de Clint Eastwood, républicain patenté, non vraiment chapeau bas à messieurs Nury et Brûno qui nous montrent si le besoin s'en faisait sentir que les choses ne sont ni noires ni blanches.

17/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Brelan de Dames
Brelan de Dames

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et lire cette petite série de sept opus datant des années 80. En fait il existe un tome 8 " Les louves de Han" paru en 2018 difficile à trouver (et cher). C'est touchant de découvrir une œuvre de jeunesse du dessinateur Renaud qui laisse deviner son attachement à l'action et aux jolies filles sexy bien décidées à prendre leur destin en mains sans tutelle masculine. C'est aussi l'occasion de rendre un hommage de lecteur à feu J.L Vernal décédé en 2017. Journaliste de politique étrangère on retrouve cette orientation dans les scenarii de notre très sensuel trio. La pollution des océans (marée noire), des groupes terroristes avec drapeau noir, l'Amazonie qui part en fumée et ses habitants liquidés loin des regards, une exfiltration en avion d'Afghanistan, le fanatisme religieux ou les manipulations génétiques sont les thèmes abordés. Je les trouve très modernes voire prophétiques. Bien sûr ces thèmes sont traités d'une façon un peu naïve à la mode de l'Occident sauveur du monde et redresseur de torts, une Américaine, une Anglaise et une Parisienne Eurasienne c 'est un peu cliché . Mais bon c'était le temps de la bipolarité du monde libre contre l'étoile du Mig ou du Sukhoi de la couverture du T4. Le bon temps ?

17/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Jizo
Jizo

Je me suis rendu compte en rentrant la fiche que les auteurs sont français. Je n'avais pas réalisé en lisant ce manga que ce n'était pas japonais, chapeau les auteurs ! En fait, la nationalité des auteurs fait en sorte que le principal reproche que j'avais me semble encore plus justifié. Il y a plusieurs références culturelles typiquement japonaises (surtout religieuses et folkloriques) et j'aurais aimé un dossier en fin d'album qui explique un peu ces références, mais il y a en a pas. Je pensais que c'était parce que c'était des japonais qui écrivaient en premier pour le public japonais qui n'a donc pas besoin d'explications, mais ce n'est pas le cas. Bon, cela n'affecte pas trop la compréhension du récit sauf pour le sort final de la méchante sorcière (j'ai pas trop compris comment les héros ont réussi à la vaincre). Le récit est plaisant à lire sans être extraordinaire. Il y a des mystères au début et tout est bien expliqué. Le dessin est pas mal. Le gros problème que j'ai au niveau du scénario c'est que les scènes touchantes m'ont paru un peu trop larmoyantes. J'avais l'impression que les auteurs voulaient absolument que je pleure et cela a eu pour effet que ses scènes m'ont plus gonflé qu'autre chose.

16/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Inio Asano Anthology
Inio Asano Anthology

C'est la troisième fois que je lis ce mangaka et c'est la troisième fois que je n'accroche pas. Parmi les histoires de ce recueil il n'y en a que trois que j'ai un peu aimé : la première (qui m'a d'ailleurs donné envie d'emprunter l'album), celle intitulé 'D' uniquement parce que la fin est la seule chose dans cet album qui m'a touché émotionnellement et je pense que pour l'apprécier il faut connaitre la référence culturelle qu'on voit sur la dernière page parce que sinon on est largué et aussi le récit de science-fiction où l'auteur imagine un Japon qui se débarrasse des personnes âgées devenues trop nombreuses donc très couteuses et c'est bien pensé sauf vers la fin où je trouve que cela tombe un peu dans le n'importe quoi (il faudrait qu'on m'explique comment des vieux réussissent à survivre dehors nus sans mourir de froid après une seule nuit). Donc le reste m'a franchement ennuyé. La plupart des histoires montrent des personnages qui ont des problèmes émotionnels qui m'ont laissé indifférent. On tombe aussi souvent dans des moments où c'était tellement absurde que je ne comprenais pas les intentions de l'auteur. Ah oui j'ai une mention spéciale pour le récit qui a droit à trois versions différentes, trois versions bien chiantes à lire. Pour les fans de l'auteur.

16/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Atchoum !
Atchoum !

Je me reconnais dans l'avis de Ro. Je trouve moi aussi que les récits centrés sur la musique ne sont pas bons du tout. Il faut dire aussi que l'auteur s'intéresse à un style de musique qui me laisse indifférent. Je n'ai pas trop compris ce qu'il voulait exprimer avec le récit 'It's a beautiful day'. Sinon, le reste est pas mal sans être exceptionnel. Ce sont des histoires courtes qui ont de bonnes idées et j'ai particulièrement aimé la deuxième histoire. Si j'ai un reproche pour ces récits-là, c'est que l'humour m'a fait sourire, mais que je n'ai pas particulièrement ri. Je trouve aussi que la dernière histoire est bonne, mais un peu courte. Donc voilà c'est pas un indispensable, mais c'est à lire si on est fan du mangaka.

16/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Cinq branches de coton noir
Cinq branches de coton noir

J'eus aimé mettre cinq étoiles comme les cinq branches de coton noir mais pour mon deuxième avis je ne puis transgresser immédiatement l'article 1 de la constitution bdthèque, mais c'est à contrecœur ! C'est peut-être grâce à la documentation sur le Mayflower (XIII) et l'histoire des premières années des USA que Y. Sente nous offre un scénario engagé aussi original que bien ficelé à mon goût. Quand on y ajoute les excellents dessins de S. Cuzor et les très belles couleurs de M. Versaevel, on obtient un ouvrage de première qualité. D'autant plus que par sa présentation luxueuse cet œuvre ne déparera aucune bonne (et moins bonne) bibliothèque. En 1944, deux jeunes afro-américains, Johanna, par ses études, et son frère Lincoln, au front, rêvent comme beaucoup dans leur communauté de rétablir leur juste place, passée et présente, dans l'histoire des USA. Un document familial datant de la guerre d'Indépendance en 1776 va leur en donner l'occasion. Lincoln, Tom(portrait craché de Samy Davis Jr) et Aaron sont considérés comme soldats de deuxième catégorie puisque la ségrégation existe encore en 1944 au sein de l'armée US. C'est en 1948 que le Président Truman l'abolira en signant l'Executive order 9981. C'est aussi le premier Corps fédéral à le faire, les autres suivront petit à petit. Cela explique pourquoi nos trois soldats ne peuvent pas assister au show des girls venues distraire la troupe. Ils n'en ont pas encore le droit !!!! Mais le sang noir ressemble au sang blanc au pire moment de l'action. Catapultés dans les Ardennes Belges, nos Boys vont prendre en pleine face la contre-offensive allemande face à un ennemi remonté comme une pendule, très supérieur en nombre et bien décidé à reprendre le port d'Anvers et de refaire le coup de 1940 pour négocier une paix séparée avec les américains. On comprend pourquoi Schlupf n'a nulle envie de reculer ou de laisser partir des américains qu'il doit anéantir. D'autant plus que le drapeau envié est une pièce de très grande valeur qui pourrait être bien utile comme monnaie d'échange en cas de coup dur. Pour moi dans cette œuvre, il n'y a aucune fausse note.... ni blanche ni noire ( sauf la mienne).

16/09/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

Voilà un bel et bon documentaire historique ! C'est le récit d'une expédition maritime militaire dans la première moitié du 18e siècle. La première moitié de son trajet rappellera celle du Beagle de Charles Darwin, ou encore celle du navire du film Master & Commander, à savoir partir de l'Atlantique Nord et contourner le Cap Horn pour rejoindre la côté Pacifique de l'Amérique et ses îles. Mais un siècle sépare ces deux là du voyage du Commodore Anson et cela change beaucoup de choses. Car au début du 18e siècle, on ne savait pas encore calculer parfaitement la longitude d'un bateau, on ne savait pas comme lutter contre le scorbut, et quand à cela s'ajoute un contexte militaire dangereux, une flotte ennemie à votre poursuite et d'innombrables soucis logistiques, cela donne à cette expédition au bout du monde des allures de projet irréalisable. D'autant plus quand la consigne est, une fois arrivés sur place, d'attaquer militairement des navires et ports ennemis. J'ai beaucoup aimé la manière dont tout cela est raconté. C'est fait d'une part de manière très pragmatique, comme un véritable organisation de projet, et d'autre part de manière très humaine et assez moderne, en affichant clairement les pensées et états d'âme des personnages et notamment du Commodore. Cela permet de se sentir proche de lui dès les premières pages et évite de faire de lui un objet documentaire froid et distant. Moi qui suis un peu marin, j'ai été captivé par la difficile organisation précédent le départ, puis les contraintes de navigation qui sont clairement mises en scène et qui diffèrent tant de la voile moderne. L'histoire est très longue, et l'album est dense et épais. Je l'ai lu d'une traite et ça a bien dû me prendre un peu plus de deux heures. Il y a certes eu quelques passages où le rythme retombait un peu et où je suis légèrement sorti du récit, mais globalement, j'ai été très pris par l'aventure et fortement intéressé par son contenu. Le graphisme est également très plaisant. Il ne me convainc pas toujours totalement, car je trouve son encrage parfois un peu brouillon et pas parfaitement lisible, mais j'aime l'âme et les couleurs qui s'en dégagent, et je note aussi quelques très belles planches, comme notamment la double page du sloop pris en pleine tempête. Mon seul véritable regret vient du lettrage. Cela ressemble à un courrier manuscrit, peu soigné, et souvent difficile à déchiffrer. Cela m'a plusieurs fois gêné et cela a impacté la fluidité de ma lecture. Face à la qualité d'un tel ouvrage, j'aurais nettement préféré un lettrage plus lisible quitte à ce qu'il soit moins original.

16/09/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série La Bête
La Bête

Pas spécialement convaincu par Zoé, carrément sur le cul avec Pleine lune, me voilà entre les deux avec La Bête. En fait, c'est juste dommage que la fin soit autant inattendue. Elle contrecarre beaucoup trop l'intrigue développée depuis le début. La montée en puissance faisait effet sur moi et c'est quand la vérité éclate que je suis un peu frustré. Par contre, Chabouté arrive encore et toujours à offrir une dernière planche poétique qui donne un sens à plein de choses. Pour la troisième fois, c'est encore un coup de maître quand il s'agit de démarrer une histoire et de conclure sur la dernière case. Et puis l'ambiance est folle. Le genre thriller nourrit par les déchiquetages d'une bestiole mystérieuse m'a beaucoup, beaucoup attiré. Le casting est assez classique mais les personnages sont intéressants et assurent leur rôle. On suit essentiellement l'inspecteur, désabusé au possible au début et qui évoluera parallèlement à l'intrigue. Et puis l'ambiance vient évidement de ce coup de crayon somptueux, c'est un noir et blanc magnifique. Les premières planches, comme toujours avec cet auteur, me scotche direct ! C'est magique de réussir à faire plonger le lecteur dans l'ambiance comme ça, pouf, dès la première planche. Pas de phylactère, une scène muette qui prend plusieurs pages... Ce genre d'introduction avec ce genre d'ambiance, pour moi c'est le pied ! A lire ou à posséder, c'est clair. Avec Riff Reb's, Chabouté est la plus belle découverte de cette année. Merci !

16/09/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Toutou Détective
Toutou Détective

Le livre dont on est le héros n'est pas mort ! Ca existe même en bande dessinée, comme l'ont prouvé plusieurs éditeurs par le passé. Ynnis Editions, spécialisées dans les publications geeks, se lancent à leur tour dans l'aventure, en proposant une BD-jeu venue d'Italie. Nous suivons, ou plutôt nous orientons les aventures de Lucy, petite croisée de quatre ans, qui un beau matin, au détour de sa promenade (ou plutôt sa fugue, puisqu'elle sort du jardin de son maître par une porte dérobée, va se retrouver dans une drôle d'aventure... Ou plutôt plusieurs aventures potentielles, puisque le scénariste a prévu quatre histoires aux fins distinctes, qui permettent aux jeunes lectrices et lecteurs de passer de (très) bons moments de lecture, dans des décors champêtres ou sylvains ma foi plutôt agréables à l'oeil. Des histoires avec plein d'animaux, de créatures mystérieuses, qui constituent une belle entrée en matière dans le livre-jeu pour de jeunes lectrices et lecteurs. Je recommande.

16/09/2021 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Amore
Amore

C'est le dessin qui m'a attiré vers cette bande dessinée, comme souvent. A peine ouvert la chose, l'atmosphère m'a immédiatement séduit. Que ce soit la mise en couleur, avec ses grands aplats vifs, comme inondés de soleil, contrastant avec les cases plus obscures abritant des scènes passionnées, ou son dessin ligne claire aux contours parfois absents que seul l'emploi de la couleur vient délimiter. C'est splendide, ça m'a happé tel un film d'Antonioni. Ca a l'air de rien, mais il y a des détails soignés (quelle est belle cette petite Lancia cabriolet bordel !!!). C'est toute une époque que Merveille est parvenu a capté. Graphiquement, c'est tout à fait charmant, et même plus que ça, et c'est donc sur cette seule foi que j'ai acquis Amore. Je m'attendais à plonger dans une histoire complète, or quelle ne fut pas ma déception quand, après quelques pages, je réalise qu'il s'agit en réalité d'une succession de nouvelles. Déception cruelle ! Je n'ai en effet pas le souvenir d'une BD de nouvelles graphiques qui ait retenu mon attention. Si l'exercice peut s'avérer réellement fructueux en littérature, il reste (je trouve) profondément frustrant sous la forme BD. Je l'ai néanmoins terminé d'une traite (ça se lit trop vite les nouvelles !!!!). Si les histoires sont certes bien troussées, elles manquent un peu de profondeur. Ca m'a rappelé le film Le Grand Bleu de Luc Besson. J'avais adoré l'intro du film, tournée en noir et blanc, avec une image splendide, et dont l'Italie du Sud était le théâtre. C'est pour moi le seul intérêt du film. Avouez que c'est plutôt maigrelet pour faire de ce film une histoire. Ainsi en va-t-il des nouvelles qui constituent cet ouvrage. Des bouts d'histoire, certes bien rendues (et au dessin superbe), mais sans souffle. On reste largement sur sa fin une fois Amore refermé. De plus, certains systématismes agacent un peu, aussi, au niveau du texte cette fois. Plusieurs nouvelles utilisent en effet le même ressort, commençant par une phrase, répétée avec quelques variations. Toutefois, le charme opère malgré tout et rattrape en parti ce sentiment de vacuité (on a lu/vu ces histoires mille fois). Je suis curieusement ressorti de ma lecture avec la furieuse envie de lire une énorme BD illustrée par Merveille (qui reste donc à faire, ha ha). Je crois que son dessin m'a vraiment séduit sur ce coup-là. Mais une vraie histoire, sur deux ou trois cents pages, genre !

16/09/2021 (modifier)