Les derniers avis (39441 avis)

Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Search and destroy
Search and destroy

Sans être un inconditionnel de Tezuka, j'ai appris à aimer son œuvre en rentrant petit à petit dedans par le biais de séries plus ciblées pour les adultes comme Barbara, Ayako ou encore L'Histoire des 3 Adolf. Pour autant je n'ai pas eu l'occasion de lire Dororo dont Atsushi Kaneko fait ici l'adaptation, mais après lecture de ce premier tome, j'ai très très envie de le lire pour comparer ! Car là, wow ! j'ai pris une belle claque comme il y avait bien longtemps avec un manga ! Fi de la version traditionnelle de Tezuka se déroulant dans un Japon médiéval, Atsushi Kaneko resitue l'intrigue dans un futur non daté, après une guerre civile dans la ville de Hachisuka. Les robots qui ont servi de chair à canon pullulent et hantent les bas fonds de la ville, devenus inutiles. Les problèmes avec la population locale se font de plus en plus nombreux et la tension monte. C'est dans ces bas fonds que Doro, jeune voleur de rue, se fait attraper en tentant de cambrioler un yakuza. Mauvaise pioche... C'est à ce moment que surgit une créature étonnante qui taille tout le monde en pièce... Atsushi Kaneko s'était déjà fait remarquer en France avec sa série Soil (un thriller fantastique), sélectionnée à 2 reprise au Festival d'Angoulême et primée en 2012 par le Grand Prix de l'imaginaire. Il a su imposé son style en travaillant seul (et non pas avec moult assistants comme le veut la "tradition" de production de manga au Japon) et en s'inspirant de la BD indépendante américaine et japonaise et des affiches de concert de la scène punk. Il en résulte un graphisme tranché aux lignes puissantes et au noir et blanc très contrasté. Pour la narration, on sent également l'influence du cinéma et des influences de Lynch et de Tarantino (je suis comblé !). Bref, avec un tel curriculum vitae, je m'étonne d'être passé à côté de cette curiosité avant la sortie de cet album ! En tout cas, il nous gâte ici avec un manga nerveux et sans concession qui m'a scotché dès le premier chapitre ! J'ai trouvé certaines planches magnifiques (ce qui est quand même rare pour moi en manga) et la narration maîtrisée a fait que j'ai avalé ce premier tome de bout en bout. Je n'attends maintenant qu'une chose : la suite !!! Avec cette adaptation de Tezuka, Atsushi Kaneko signe ici le meilleur manga que j'ai lu depuis bien longtemps ! *** Tome 2 *** Après un premier tome tonitruant, j'avais hâte de découvrir la suite des aventures de notre étrange héroïne. Atsushi Kaneko garde le rythme soutenu du premier tome, et Hyaku continue de rechercher les personnalités qui lui ont dérobé des parties de son corps. Chaque partie donne lieu à des scènes d'action épique face à des personnages assez hallucinants ! Atsushi Kaneko a le don pour trouver des personnages originaux et aux particularités singulières ! Au delà de ce côté jouissif des scènes d'action qu'il propose, son propos n'en reste pas moins critique sur les travers de nos sociétés et plus particulièrement des "puissants". S'ajoute à cela toute sa réflexion sur la déshumanisation et la quête d'humanité qu'incarne Hyaku, et vous obtenez un savant mélange détonnant. Côté graphisme, ce coup de patte si spécifique qui fait sa marque de fabrique reste toujours aussi efficace, d'autant que Atsushi Kaneko s'amuse par le biais des pouvoirs de ses personnages qui lui permettent de mettre en scène des décors et des situations grandioses où son noir et blanc très puissant sont véritablement bien exploités et mis en valeur. Cette adaptation de TEzuka est donc pour l'instant une très grande réussite à mes yeux et je me languis de lire la suite !

26/02/2021 (MAJ le 11/06/2021) (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Tentation (Dynamite)
La Tentation (Dynamite)

J'ai découvert Axel avec Une femme fidèle parue très récemment. A la lecture de ce dernier, j'ai eu envie de connaitre les autres livres d'Axel, un auteur assez surprenant. Certains m'ont conseillé La Tentation, et j'avoue de pas avoir été déçu par ce choix judicieux. On a pour habitude d'associer la bd porno à des pochades (comme le tout récent "Clémentine à la plage" d'Igor et Boccère), ou encore à des histoires courtes humoristiques ( la série des "Giovanna"), voire des adaptions de romans ou nouvelles (La Pharmacienne d'Igor & Boccère, ou Les 110 Pilules de Magnus), mais là, Axel arrive à nous livrer une histoire plausible, avec des personnages qui sont très éloignés des bimbos ou des Apollons . C'est ce côté réaliste qui donne à cette histoire le rang d'une véritable scène de la vie conjugale. Les personnages sont crédibles, on ressent même une certaine empathie avec ce couple de cinquantenaire, qui part à la dérive suite à des jeux érotiques dangereux. Outre les scènes de sexe très crues et très explicites, mais nullement gratuites, Axel a un véritable don pour camper une atmosphère. On sent le soleil, la mer et la chaleur à travers les pages. Son dessin est vraiment lumineux sur cet opus. J'ai lu ces 64 pages avec délectation, regrettant juste que la fin de l'album n'appelle pas un tome 2, tant le lecteur est plongé dans la vie de ce couple, Gérard et Françoise. Une bande dessinée de cul émouvante, touchante, ce qui n'est pas donné à tous les livres du genre dite pour adultes. Une des meilleures bd porno que j'ai lu depuis pas mal de temps

10/06/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série X-Men - Genèse Mutante
X-Men - Genèse Mutante

Le début de l'ère Jim Lee qui a énormément dépoussiéré les X-Men et a contribué à en faire les héros les plus populaires de leur époque. La transition s'effectue en douceur car Claremont est au scénario des 3 premiers numéros (qui traitent de Magneto et de son retour du côté des "méchants" en quelque sorte). Certains passages sont un peu compliqués à suivre car dépendant d'autres séries (les X-Men s'étant scindés en 2 équipes distinctes (et séries) par souci de lisibilité). Toutefois, l'ensemble tient bien la route et c'est du X-Men pur jus, classique, des années 90. Et ça a contribué à amener certains grands actes de la saga des mutants (Onslaught notamment). Au dessin, si Jim Lee a un style qui est parfois un peu trop uniforme, ici il y a tout de même de très belles planches et le design des personnages est très réussi... tout est bien lisible et c'est agréable à parcourir. Bref, du tout bon, je valide!

10/06/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Homicide - Une année dans les rues de Baltimore
Homicide - Une année dans les rues de Baltimore

Disons-le tout de suite : je n'aime pas le trait de Squarzoni. Son style correspond très bien au genre du documentaire, mais il est facilement possible de confondre les têtes de ses personnages, et l'ensemble est souvent assez froid et distant. C'est un genre qui arrive très bien à fonctionner pour le documentaire, mais qui est parfois lourd dans sa mise en place. Notamment ici avec quelques pages qui se lisent comme une seule page, les cases formant un tout continu entre la page de gauche et celle de droite, mais pas tout le temps. C'est perturbant, surtout dans les premiers volumes, mais on finit par s'y faire. Si je souligne cela, c'est que c'est pratiquement le seul point de reproches que je peux faire à cette BD. Je ne connaissais ni le roman d'origine ni la série qui en a découlé, mais Squarzoni transporte très bien l'histoire sur papier. A travers les yeux de la police criminelle, c'est toute une ville de pauvreté, de misère et de drogues qui se déroule devant nous. Le tableau est saisissant, entrecoupés de nombreux moments d'explications sur la façon dont travail la police criminelle ainsi que tout les outils qu'elle a à sa disposition. Un constat accablant, entre manque de moyens humains et techniques, manque de temps, manque de preuves. C'est aussi un constat d'échec des pouvoirs publics sur une ville rongé par la drogue et la misère humaine. De nombreux moments font ressortir toute la noirceur que cette misère engendre, et plusieurs fois c'est pathétique sur le plan humain. Parce que oui, il faut s'accrocher sur la lecture de cette BD. Déjà parce qu'il y a du texte, beaucoup de textes, et une flopée de personnages. Mais aussi parce que ça parle de crimes, et que c'est réellement dur parfois. L'humanité peut aller loin dans la connerie. C'est une série réellement bien faite, que je recommanderais à la lecture. J'attends de découvrir le dernier volume avec impatience, mais je peux déjà dire que j'ai apprécié ce point de vue plus réaliste sur la conduite de la police criminelle. A ne pas lire n'importe quand, mais conseillée quand même !

10/06/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Birdy Melody
Birdy Melody

Ce nouvel album de David Périmony fait écho à Billy symphony (également paru chez les Editions de la Gouttière) mais se lit indépendamment. On retrouve le même genre d’aventure poétique teintée d’amour pour la musique. L’histoire peut être lue par les adultes, mais s’adresse surtout aux enfants : la narration est muette et linéaire, les déboires de notre oiseau aventurier sont relativement simples mais permettent cependant d’aborder des thèmes intéressants avec les plus jeunes (bienveillance, intolérance). Et puis la mise en image est absolument somptueuse. Le trait tout en rondeur rappelle bien entendu les premier Disney, la colorisation (au fusain ?) est magnifique, et les pleines pages sont un délice pour les yeux. Certaines trouvailles graphiques (la chute de l’oiseau dans l’eau, la construction du nid) sont vraiment réussies. Une véritable bouffée d’air frais, et un album que je vous invite à découvrir.

10/06/2021 (modifier)
Par montane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Banquier du Reich
Le Banquier du Reich

J'avais déjà lu Kersten, médecin d'Himmler chez Glénat, qui racontait déjà l'histoire d'un homme de l'ombre de la seconde guerre mondial. Un personnage qui a gravité dans l'entourage du 3e Reich, sans être lui-même accusé d'avoir collaboré avec le régime Nazi. Il en va de même avec cette remarquable histoire en 2 tomes parus chez Glénat qui n'avait pas fait l'objet de critiques jusqu'à ce jour. Après la première guerre mondiale, l'Allemagne est à genoux économiquement. Le traité de Versailles lui impose en effet de payer aux alliés des dommages de guerre conséquents, qui empêchent tout redémarrage économique. Le régime Nazi, dont on connait aujourd'hui les funestes projets, souhaite desserrer ce carcan économique, sans trop alerter les puissances alliées sur son funeste projet. Pour ce faire, il va alors solliciter un de ses plus brillants économistes, Président de la Deutsche Bank, pour négocier avec les puissances alliées un allégement de ces contraintes. C'est ce qu'il parviendra à faire, sans éveiller les soupçons grâce à ses talents d'économistes et de négociateur. De ce fait ce sympathisant du régime Nazi resté dans l'ombre va contribuer bien malgré lui au financement de l'effort de guerre Nazi, et donc à la mise en place de la "solution finale". Certes il ne cautionnera jamais les atrocités du régime et s'en écartera progressivement jusqu'à être démis de ses fonctions de grand argentier du Reich. Il n'en demeure pas moins qu'il sera malgré tout jugé et acquitté à Nuremberg. Dans 2 tomes de plus de 100 pages, les auteurs nous retracent dans un récit de style très classique cette passionnante histoire qui ravira les amateurs du genre. Le dessin, très classique lui aussi, renvoie à un style très en vogue dans la BD Franco-Belge des années 50/60. Le trait est précis, mais un peu figé comme pouvait l'être celui d'un Jacques Martin ou d'un Gilles Chaillet. Néanmoins, cela ne lui en rien au plaisir de la lecture de cette ouvre qui reste une vraie réussite.

10/06/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Spy x Family
Spy x Family

Voilà une série qui change effectivement de l'ordinaire et qui allie un dessin de qualité à un scénario original. L'histoire se déroule dans un cadre qui fait furieusement penser à l'ex RDA et RFA ; c'est dans ce contexte de "Guerre Froide" entre l'Ostania et Westalis que le meilleur espion de Westalis est chargé de se créer une nouvelle identité pour approcher Donovan Desmond, un politicien extrémiste de l'Ostania qui risque de conduire les deux pays à la guerre. Pour se faire, ce solitaire endurci va devoir se "fabriquer" une famille et ainsi pouvoir inscrire leur enfant à la prestigieuse école Eden que le fils de Desmond fréquente. Les péripéties pour trouver les membres de cette famille fictive sont déjà drôles, mais quand on découvre que la parfaite jeune épouse qu'il s'est trouvée est en fait une tueuse à gage et qu'Anya, la petite fille modèle qu'ils ont adoptée est elle capable de lire les pensées des gens, on se dit que ça sent bon l'épique et l'humoristique. Voilà donc déjà un trio atypique, mais le plus drôle dans l'histoire c'est que chacun pense avoir gardé ses petits secrets et ses missions pour lui. Sauf que bien sûr avec une petite fille capable de lire dans les pensées, ça se complique... Mais malgré ces "parents" un peu spéciaux, Anya compte bien vivre dans une famille "normale", même si elle sait très bien que sa mère est une tueuse et son père un espion. Les situations cocasses ne manquent pas, l'action non plus, et le dessin efficace de Tatsuya Endo nous assure une lecture des plus agréables. Après 3 tomes engloutis rapidement, j'ai pris un réel plaisir à découvrir ces personnages originaux et j'attends la suite avec impatience !

10/06/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Axolot
Axolot

J'ai commencé à l'envers par lire le hors série 'Le Bestiaire extraordinaire', un album au format à l'italienne. Avant cela je ne savais pas qu'il y avait une série principale et ne connaissais pas non plus la chaine YouTube. On découvre de petites histoires insolites sur différents animaux et notamment leurs façons de s'accoupler parfois extrêmes qui conduisent bien souvent les mâles à mourir une fois l'acte effectué. Il en va ainsi de la baudroie des abysses qui vit dans l'obscurité des profondeurs, du faux bourdon et d'autres. L'histoire sur la fourmi qui se fait coloniser le système nerveux par un champignon qui vient la téléguider est trop drôle. Globalement tout l'album est plein d'humour, le dessin de Salch est également de bon niveau. Bref on apprend des choses et on se marre bien. J'ai poursuivi avec le premier tome de la série. Cette fois c'est un collectif d'auteurs et pas des moindres qui s'emparent tour à tour d'histoires extraordinaires et pas seulement orienté sur les animaux comme le hors série. Même s'il y a une histoire sur le poulet sans tête qui vivait encore et devint une attraction de foire, on a d'autres sujets tel que le turc mécanique. Globalement j'ai trouvé cela un peu moins drôle que le hors-série mais l'humour est bien présent, par exemple sur celle illustrée par Marion Montaigne. Enrichissant et agréable à lire.

09/06/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série L'Accident de chasse
L'Accident de chasse

J'ai la chance de pouvoir lire plus de bandes-dessinées récemment, depuis que ma copine a découvert qu'elle pouvait piller la bibliothèque de sa faculté à foison et sans limite de temps (vive les thésards !). Dans cette manne de BD bienvenue, j'ai découvert celle-ci, qui m'intriguait par les prix reçus et son faible taux de lecture sur mon site préféré. Et la critique de doumé donnait envie de découvrir un peu plus, je me suis donc lancé dans la lecture. Sans aucun a priori, et en me méprenant complètement sur l'histoire que je découvrirais dans cette BD, je me suis plongé dans la lecture, et j'ai été cueilli. La BD commence en douceur, oscillant entre histoire familiale et histoire d'une ville de pègre où les miséreux se tournent bien vite vers la petite criminalité. Puis, vient l'évènement déclencheur et l'histoire commence réellement. Car même si nous avons plusieurs chapitres d'introduction, c'est l'histoire racontée par le père qui sera le centre de l'intrigue. Et celle-ci est dense, intense et prenante. L'intrigue se concentre autour de plusieurs thématiques, notamment la littérature et son pouvoir rédempteur, mais aussi l'amitié, le sens de la vie ou l'art. D'autre part, la BD est parsemée de petites touches de réflexions, sur les rapports père-fils, notamment, ou la vie des bas-quartiers. C'est bourré de petits détails, de réflexions et de pages qui méritent une relecture. A ce titre, je pense que la BD mérite une relecture, ne serait-ce que pour laisser décanter le sujet et replonger ensuite dedans. C'est dense, comme dit, et reprendre l'histoire à nouveau semblerait une bonne chose pour tout bien intégrer et tout bien assimiler. Le dessin est sublime, n'ayons pas peur des mots, avec un trait charbonneux hachuré, mais qui colle parfaitement à l'ambiance générale et sait nous retransmettre aussi bien la cécité de notre protagoniste que ses ressentis, les ambiances et les lieux. Entre les allégories, les représentations de l'enfer de Dante, la prison, les cases représentant la découverte de la cécité ... C'est une magnifique mise en images, qui nous plonge rapidement dans les méandres de cette vie assez peu commune. Si je dois noter un défaut, ça serait les longs passages de textes narrant le récit que le protagoniste a écrit. C'est très long, ampoulé et dans un style littéraire qui fait certes référence à Dante (du moins, en ai-je l'impression), mais qui alourdit le rythme de lecture. Un presque sans faute, pour ce récit qui mérite grandement qu'on s'attarde dessus. C'est dense, prenant et entrainant, donnant envie de lire chaque page qui s'ensuit. D'autre part l'histoire a de nombreux côtés touchants, et j'ai réellement apprécié la lire. Un personnage terriblement humain, une rédemption par la littérature et un dessin magnifiant le tout, je ne peux qu'être preneur. Lecture vivement conseillée !

08/06/2021 (modifier)
Couverture de la série La Patrie des frères Werner
La Patrie des frères Werner

La Patrie des frères Werner est une fiction qui s’enchâsse dans le fil de l’Histoire avec une telle plausibilité que je me suis longuement demandé où s’arrêtaient les faits véridiques et où commençaient les faits inventés. Le match au centre du récit a bien entendu eu lieu et, dans le dossier fouillé offert en fin d’album, plusieurs faits évoqués sont reprécisés (dont une malle qui devait permettre de rapatrier en toute discrétion tout Est-Allemand candidat à la fuite vers l’Ouest vers sa mère patrie). Par contre, ces frères et leur destin sont pures fictions. Et découvrir ce fait m’a finalement quelque peu frustré tant j’ai aimé leur histoire. Ceci dit ! Ceci dit, j’ai adoré ma lecture. L’aspect historique et le contexte politique et sportif, déjà, font partie des sujets qui naturellement m’attirent. Ensuite vient la relation entre ces deux frères, l’endoctrinement, les convictions, les aspirations –soit ce qui doucement va les séparer- les épreuves traversées ensemble, la solidarité, le soutien fraternel –soit ce qui les lie par-dessus tout- sont autant d’éléments qui nourrissent ce récit, rendant cette relation forte et poignante. Et comme j’ai bien aimé le dessin (personnages bien typés, décors riches et soignés, lisibilité jamais prise en défaut) et sa colorisation monochrome (qui simplifie encore la lisibilité de l’album), je ressors de ma lecture ravi. Il s’agit donc à mes yeux d’un très bon récit où les sentiments fraternels qui unissent les frères Werner s’opposent à leurs convictions idéologiques, reflet de ces deux Allemagnes de 1974, frères ennemis d’une coupe du monde historique.

08/06/2021 (modifier)