Parti ramasser des champignons afin de nourrir sa pauvre famille, Grenoye s'égare et se retrouve perdu dans les marais. Il est attaqué par une superbe femme nue accompagnée de serpents. Croyant sa dernière heure venue, il se réveille peu de temps après au bord de la forêt. Comme ensorcelé par cette créature il n'aura de cesse de la retrouver. Quelques années plus tard alors qu'il est devenu père, Grenoye et la créature vont être à nouveau réuni par le destin qui va alors bouleverser son existence.
Jeremy est connu comme dessinateur sur des séries comme Barracuda, Moriganes et Les Chevaliers d'Héliopolis. Ici il passe au scénario et nous propose une nouvelle version de la légende de la Vouivre. Nous retrouvons les ressorts classiques du conte, le mal, le bien, les sorcières, la malédiction, le mort et la vengeance.Tout cela s'agence parfaitement pour nous donner une histoire classique dans sa forme mais ô combien efficace. Au dessin Mike fait plus que son job en proposant des cases tantôt pleines de puissances en accord parfait avec le ton du récit.
Un bel album de fantasy qui se dévore du début à la fin, tout en crescendo jusqu'au final en apothéose.
3.5
Un documentaire d'actualité qui montre comment le néolibéralisme a triomphé en France et en Europe avec toutes les conséquences que cela a produit, notamment les trahisons à répétitions de la gauche social-démocrate qui ont fait qu'une bonne partie de leurs électorales se jettent maintenant dans les bras de l'extrême-droite.
Si on est passionné de politique et d'histoire, il y a plusieurs informations que l'on sait déjà présent dans l'album. Cet ouvrage est une bonne source d'informations si on veut comprendre les choix politiques face à l'économie sans avoir à lire des dizaines de livres. Les auteurs font une bonne synthèse des événements qui ont permis au néolibéralisme de dominer le monde sans partage. Ils se concentrent surtout sur les années Mitterrand qui a vu la gauche faire le choix de la rigueur et la construction de l'union européenne tels que voulu par des hommes comme Jean Monnet ou Jacques Delors. Disons que certains propos font froid dans le dos, notamment tout ce qui concerne 'le despote éclairé' qui est savoir ce qui est le mieux pour le peuple sans le consulter. J'ai bien aimé comment les auteurs ont interrogés des gens venant de milieux différents (hauts-fonctionnaires, hommes politiques, sociologues, etc). Même s'ils ont clairement une orientation politique, les auteurs ont laissé s'exprimer certaines personnalités qui trouvent que la politique de Mitterrand était la meilleur.
Je note toutefois que plusieurs concept économiques ne sont pas facile à comprendre, mais cela doit être parce que j'ai toujours eu des problèmes avec les maths. J'ai bien aimé le dessin qui change de styles selon les scènes (les interviews sont dessinés de manière réaliste alors que d'autres scènes sont dessiné dans un style plus humoristique). Une brique à lire les après-midi où on a rien à faire.
J’ai lu d’une traite ce gros pavé. Album passionnant, polar bien écrit, fluide et aux rebonds qui captent l’attention du lecteur jusqu’à la résolution de l’intrigue. Le trio Batman, Jim Gordon et Harvey Dent, le procureur, se sont lancés à la poursuite d’un tueur en série qui attend chaque fête du calendrier pour commettre ses crimes. Pistes et fausses pistes se croisent, et le trio patine face à l’impossibilité d’arrêter l’assassin. Le personnage de Batman traverse lui aussi des moments de doute et d’impuissance. Confronté à une mafia « à l’italienne », Batman doit affronter le système tentaculaire du grand banditisme, mais il est rattrapé par les doutes au sein de sa propre équipe d’enquêteurs. Chaque personnage a sa part d’ombre et le camp des bons et celui des méchants ne sont pas aussi étanches qu’il y paraît au premier abord. Même la solution de l’intrigue a sa part d’ombre qui nous laisse un goût d’inachevé. Est-ce le bon coupable ? Le tout est d’une grande maîtrise !
Le dessin tout en ombre et en lumière, au découpage impeccable, est splendide. Rien à dire, c’est vraiment un album majeur.
Amateur de thrillers politico-financiers, je peux dire que cette série m'a vraiment plu. La référence au Comte de Monte Cristo est intelligente et donne immédiatement au récit une profondeur intéressante et un angle original. Assez classique sous d'autres aspects (la finance internationale, les magouilles, la bourse et ses prises de risques...), elle n'est pas non plus exempte de défauts de scénario (des raccourcis un peu faciles, des problèmes qui se résolvent un peu facilement et surtout un copier-coller du paysage politique des années 2000 trop évident ...) mais l'ensemble tient en haleine jusqu'au bout du premier cycle de six albums. Les suivants sont pour moi moins intéressants. J'ai beaucoup aimé l'entrée en matière du tome 1 avec un flash back immédiat qui nous plonge au coeur de l'histoire. Ensuite, les auteurs déroulent l'histoire en ménageant le suspense avec beaucoup de maîtrise. Le dessin n'est pas du tout exceptionnel. Les personnages ont des postures souvent maladroites, un peu gauches, les visages manquent de constance dans leurs traits si bien qu'on les confond de temps en temps et il y a aussi de cases trop statiques (inévitables, quand les protagonistes discutent affaires). Malgré ces quelques défauts, j'ai passé un super moment de lecture...
Avec Sylvain Vallée je savais déjà que visuellement j’allais être conquis par cette série. Si vous rajoutez un scénario vigoureux pleins de rebondissements dans un Congo dans les années 60 ravagé par la guerre civile, vous obtenez une série haute en couleur. Les mercenaires sont nombreux et ils nous rappellent la difficile période post colonisation, souvent traumatisante pour la population avec les nombreux coups d’états. Les crimes de guerre sont dénoncés. Idem pour l’esclavage des noirs par les blancs, l’inefficacité de l’ONU à gérer les situations tendues ou encore l’avidité des européens pour les richesses de l’Afrique.
Des sujets sérieux sont abordés mais cela n’empêche pas une lecture prenante et captivante. Le découpage est rythmé, un peu en mode cinématographique. C’est remarquable. Et les personnages ont des tronches incroyables. Du grand art.
Au final une série caniculaire bien ficelée. Vous finirez la lecture la gorge sèche mais vous aurez désormais une idée précise de ce que sont les diamants de sang. Je recommande vivement.
Je suis sûr que vous êtes tous pareils. Quand vous êtes dans une librairie, chez un bouquiniste ou à la médiathèque, vous êtes en quête d’un album qui va aiguiller vos sens. Vous cherchez la perle à 4 ou 5 étoiles. Pour vous aider il y a mieux que farfouiller ou fureter. Il a les conseils d’un pro et me concernant ce sont ceux de Paco qui m'ont aidé à trouver une série admirable ! C’est magnifique d’avoir un poteau qui travaille au sein d’une médiathèque et d’être accompagné.
« Tu as déjà lu cette série ?
Ben non.
Prend cela va te plaire »
C’est rapide, directif et diablement efficace. J’ai dévoré les albums les uns après les autres. Il me connait bien le bougre. C’est ma came cette série. J’adore.
J’ai l’impression de retrouver le frère de Léon, le tueur à gages de Luc Besson. Il refroidi les cibles désignées sans trop se poser de questions existentielles. C’est pour lui un boulot comme un autre même si l’hémoglobine est souvent présente. Il est seul et sans ami. Il n’y a que le pognon qui l’intéresse. Notre héros est froid mais je l’avoue attachant au final. Pas au point quand même de le trouver sympathique. C’est toute l’ambivalence de cette série. C’est parfait.
Cette série est un bijou terrible. Pas de temps mort. Il y a du rythme. Les rebondissements sont nombreux qui font que tu ne peux pas lâcher cette lecture palpitante. Les flashbacks sont nombreux mais cela ne va pas casser la cadence de lecture. Juste une petite pause pour reprendre son souffle avant de repartir de l’avant.
Le graphisme n’est pas magique. C’est simple mais terriblement efficace. Peut-être un trait peu trop saccadé. Le découpage par contre est très étudié avec un cadrage comme au cinéma. Très efficace.
Paco encore un grand merci de m’avoir fait découvrir cette série. J’étais passé complétement à côté. A découvrir ou à re découvrir.
4 étoiles bien sur.
Le premier mot qui me vient après ma lecture : waouh.
J'aime les bd historiques et plus particulièrement celles qui racontent la "petite histoire" avec ses conséquences sur la "grande histoire".
Ce diptyque raconte la vie de Hjalmar Schacht de 1923 à sa mort en 1970.
Personnage énigmatique, Schacht était un banquier et un économiste de renom, qui après la défaite de l'Allemagne en 1918 et le traité de Versailles, va essayer de remettre son pays sur le devant de l'échiquier mondial. Pour cela il ira jusqu'à être le ministre des finances d'Adolf Hitler.
Quelle maestria dans la narration, Boisserie et Guillaume ont la merveilleuse idée de nous conter cette histoire sous la forme d'un interrogatoire entre Schacht et un agent du mossad, ce qui permet de faire cogiter nos méninges. L'agent du mossad, dont l'identité nous sera dévoilée à la fin du tome deux, fait contre poids au dire du banquier.
Chacun aura sa propre opinion sur cet économiste.
Deux couvertures austères qui mettent dans l'ambiance. Le dessin rétro nous transporte de suite dans ces années d'entre deux guerres. Ce n'est pas mon style, mais il est tout à fait en harmonie avec le récit.
Une petite merveille que je conseille vivement.
Je fais partie du public cible de cette BD : j’ai grandi aux pieds de la Chartreuse, et je m’intéresse un peu à l’Histoire locale. J’ai d’ailleurs acheté cette BD dans la boutique de l’Abbaye Notre-Dame-de-Chalais… A ce titre je ressors ravi de ma lecture.
Laurent Bidot (qui a également réalisé Le Secret de la Chartreuse) nous livre un album certes très académique au niveau de la narration et du dessin, mais très instructif et intéressant. Tous les événements historiques importants y sont racontés (incendies, persécutions, évictions) et même l’athée que je suis ressent beaucoup d’admiration pour ces individus extraordinaires. Le dessin permet par ailleurs de reconnaître et visiter des sommets bien connus du massif de la Chartreuse. Mon seul reproche sera le format même de la BD : 48 pages, c’est bien peu pour résumer plus de 900 ans d’histoire, et on survole forcément les événements.
Un album académique, mais qui intéressera sans doute les férus d’Histoire du Dauphiné.
Parti pour découvrir un monument de la bd , un symbole de la bd engagée contre les régimes totalitaires, je suis à la fin de ma lecture enchanté par les premiers tomes et déçu par le dernier tome de la série. Un sentiment final mitigé mais Perramus est globalement une bd à lire absolument.
Ce réquisitoire contre toutes les juntes militaires d’Amérique du Sud mises en place pour combattre le communisme dénoncent les dérives des pays dirigés par des militaires. Les auteurs prennent comme exemple leur propre pays, l'Argentine victime d'un dictature de 1976 à 1983, ils témoignent de l'impact sur la population.
Ce récit nous fait vivre et comprendre la peur des habitants traqués. Un héros qui décide d'oublier pour survivre dans cette société.
Le dessin orignal en noir et blanc est tellement réussi qu'il donne encore plus de force au message envoyé par l'auteur. Les visages, les décors sont comme le scénario aux frontières du réel et de l'irréel pour dénoncer les crimes de la junte au pouvoir.
La complémentarité entre le scénariste et le dessinateur nous transporte dans une ambiance oppressante, dans un monde déshumanisé où les événements nous paraissent irréels et les auteurs exploitent avec talent ces situations pour faire évoluer leurs personnages aux frontières du réel.
Merci à Futuropolis pour la réédition en intégrale de la série.
A l'Est, rien de nouveau? Mais si !! Des jeunes créateurs nés en RDA comme Mawil font souffler un vent de fraicheur sur la bd occidentale. Une œuvre autobiographique où il n'y a ni action, ni sexe, ni violence, ni couleur, ni décor et un dessin que certains diront simpliste. Alors quoi ? C'est que justement ces ados ont vécu une expérience pacifique unique au monde. En une nuit, le 9 novembre 1989, ils ont changé de passeport, ce qui était interdit est devenu officiellement permis ( notamment dans la culture). Sans un coup de feu. Incroyable pour toute une génération
Une chose n a pas changé quand on a treize, seize ou vingt ans , c'est la tendre découverte de l'autre sexe. Le mystère des filles quand on est un ado plutôt timide. Il faut trouver des lieux où se rencontrer et puisque Jésus était banni par la STASI pourquoi ne pas aller écouter son message. Surtout pour les fêtes du patronage avec de la nouvelle musique, où les camps en vélo sur la mer Baltique. On transgresse avec du vin français mais pour aller plus loin, une occasion manquée...
On finit dans un squat international, une vraie tour de Babel Mais concrétiser n'est pas si facile!!!!
Je trouve ce petit album tendre et drôle. Il me rappelle un monde où autour d'un feu, nous pouvions passer une soirée à nous regarder en riant sans avoir le nez vers un écran.
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Layla - Conte des Marais Ecarlates
Parti ramasser des champignons afin de nourrir sa pauvre famille, Grenoye s'égare et se retrouve perdu dans les marais. Il est attaqué par une superbe femme nue accompagnée de serpents. Croyant sa dernière heure venue, il se réveille peu de temps après au bord de la forêt. Comme ensorcelé par cette créature il n'aura de cesse de la retrouver. Quelques années plus tard alors qu'il est devenu père, Grenoye et la créature vont être à nouveau réuni par le destin qui va alors bouleverser son existence. Jeremy est connu comme dessinateur sur des séries comme Barracuda, Moriganes et Les Chevaliers d'Héliopolis. Ici il passe au scénario et nous propose une nouvelle version de la légende de la Vouivre. Nous retrouvons les ressorts classiques du conte, le mal, le bien, les sorcières, la malédiction, le mort et la vengeance.Tout cela s'agence parfaitement pour nous donner une histoire classique dans sa forme mais ô combien efficace. Au dessin Mike fait plus que son job en proposant des cases tantôt pleines de puissances en accord parfait avec le ton du récit. Un bel album de fantasy qui se dévore du début à la fin, tout en crescendo jusqu'au final en apothéose.
Le Choix du chômage
3.5 Un documentaire d'actualité qui montre comment le néolibéralisme a triomphé en France et en Europe avec toutes les conséquences que cela a produit, notamment les trahisons à répétitions de la gauche social-démocrate qui ont fait qu'une bonne partie de leurs électorales se jettent maintenant dans les bras de l'extrême-droite. Si on est passionné de politique et d'histoire, il y a plusieurs informations que l'on sait déjà présent dans l'album. Cet ouvrage est une bonne source d'informations si on veut comprendre les choix politiques face à l'économie sans avoir à lire des dizaines de livres. Les auteurs font une bonne synthèse des événements qui ont permis au néolibéralisme de dominer le monde sans partage. Ils se concentrent surtout sur les années Mitterrand qui a vu la gauche faire le choix de la rigueur et la construction de l'union européenne tels que voulu par des hommes comme Jean Monnet ou Jacques Delors. Disons que certains propos font froid dans le dos, notamment tout ce qui concerne 'le despote éclairé' qui est savoir ce qui est le mieux pour le peuple sans le consulter. J'ai bien aimé comment les auteurs ont interrogés des gens venant de milieux différents (hauts-fonctionnaires, hommes politiques, sociologues, etc). Même s'ils ont clairement une orientation politique, les auteurs ont laissé s'exprimer certaines personnalités qui trouvent que la politique de Mitterrand était la meilleur. Je note toutefois que plusieurs concept économiques ne sont pas facile à comprendre, mais cela doit être parce que j'ai toujours eu des problèmes avec les maths. J'ai bien aimé le dessin qui change de styles selon les scènes (les interviews sont dessinés de manière réaliste alors que d'autres scènes sont dessiné dans un style plus humoristique). Une brique à lire les après-midi où on a rien à faire.
Batman - Un long Halloween
J’ai lu d’une traite ce gros pavé. Album passionnant, polar bien écrit, fluide et aux rebonds qui captent l’attention du lecteur jusqu’à la résolution de l’intrigue. Le trio Batman, Jim Gordon et Harvey Dent, le procureur, se sont lancés à la poursuite d’un tueur en série qui attend chaque fête du calendrier pour commettre ses crimes. Pistes et fausses pistes se croisent, et le trio patine face à l’impossibilité d’arrêter l’assassin. Le personnage de Batman traverse lui aussi des moments de doute et d’impuissance. Confronté à une mafia « à l’italienne », Batman doit affronter le système tentaculaire du grand banditisme, mais il est rattrapé par les doutes au sein de sa propre équipe d’enquêteurs. Chaque personnage a sa part d’ombre et le camp des bons et celui des méchants ne sont pas aussi étanches qu’il y paraît au premier abord. Même la solution de l’intrigue a sa part d’ombre qui nous laisse un goût d’inachevé. Est-ce le bon coupable ? Le tout est d’une grande maîtrise ! Le dessin tout en ombre et en lumière, au découpage impeccable, est splendide. Rien à dire, c’est vraiment un album majeur.
Dantès
Amateur de thrillers politico-financiers, je peux dire que cette série m'a vraiment plu. La référence au Comte de Monte Cristo est intelligente et donne immédiatement au récit une profondeur intéressante et un angle original. Assez classique sous d'autres aspects (la finance internationale, les magouilles, la bourse et ses prises de risques...), elle n'est pas non plus exempte de défauts de scénario (des raccourcis un peu faciles, des problèmes qui se résolvent un peu facilement et surtout un copier-coller du paysage politique des années 2000 trop évident ...) mais l'ensemble tient en haleine jusqu'au bout du premier cycle de six albums. Les suivants sont pour moi moins intéressants. J'ai beaucoup aimé l'entrée en matière du tome 1 avec un flash back immédiat qui nous plonge au coeur de l'histoire. Ensuite, les auteurs déroulent l'histoire en ménageant le suspense avec beaucoup de maîtrise. Le dessin n'est pas du tout exceptionnel. Les personnages ont des postures souvent maladroites, un peu gauches, les visages manquent de constance dans leurs traits si bien qu'on les confond de temps en temps et il y a aussi de cases trop statiques (inévitables, quand les protagonistes discutent affaires). Malgré ces quelques défauts, j'ai passé un super moment de lecture...
Katanga
Avec Sylvain Vallée je savais déjà que visuellement j’allais être conquis par cette série. Si vous rajoutez un scénario vigoureux pleins de rebondissements dans un Congo dans les années 60 ravagé par la guerre civile, vous obtenez une série haute en couleur. Les mercenaires sont nombreux et ils nous rappellent la difficile période post colonisation, souvent traumatisante pour la population avec les nombreux coups d’états. Les crimes de guerre sont dénoncés. Idem pour l’esclavage des noirs par les blancs, l’inefficacité de l’ONU à gérer les situations tendues ou encore l’avidité des européens pour les richesses de l’Afrique. Des sujets sérieux sont abordés mais cela n’empêche pas une lecture prenante et captivante. Le découpage est rythmé, un peu en mode cinématographique. C’est remarquable. Et les personnages ont des tronches incroyables. Du grand art. Au final une série caniculaire bien ficelée. Vous finirez la lecture la gorge sèche mais vous aurez désormais une idée précise de ce que sont les diamants de sang. Je recommande vivement.
Le Tueur
Je suis sûr que vous êtes tous pareils. Quand vous êtes dans une librairie, chez un bouquiniste ou à la médiathèque, vous êtes en quête d’un album qui va aiguiller vos sens. Vous cherchez la perle à 4 ou 5 étoiles. Pour vous aider il y a mieux que farfouiller ou fureter. Il a les conseils d’un pro et me concernant ce sont ceux de Paco qui m'ont aidé à trouver une série admirable ! C’est magnifique d’avoir un poteau qui travaille au sein d’une médiathèque et d’être accompagné. « Tu as déjà lu cette série ? Ben non. Prend cela va te plaire » C’est rapide, directif et diablement efficace. J’ai dévoré les albums les uns après les autres. Il me connait bien le bougre. C’est ma came cette série. J’adore. J’ai l’impression de retrouver le frère de Léon, le tueur à gages de Luc Besson. Il refroidi les cibles désignées sans trop se poser de questions existentielles. C’est pour lui un boulot comme un autre même si l’hémoglobine est souvent présente. Il est seul et sans ami. Il n’y a que le pognon qui l’intéresse. Notre héros est froid mais je l’avoue attachant au final. Pas au point quand même de le trouver sympathique. C’est toute l’ambivalence de cette série. C’est parfait. Cette série est un bijou terrible. Pas de temps mort. Il y a du rythme. Les rebondissements sont nombreux qui font que tu ne peux pas lâcher cette lecture palpitante. Les flashbacks sont nombreux mais cela ne va pas casser la cadence de lecture. Juste une petite pause pour reprendre son souffle avant de repartir de l’avant. Le graphisme n’est pas magique. C’est simple mais terriblement efficace. Peut-être un trait peu trop saccadé. Le découpage par contre est très étudié avec un cadrage comme au cinéma. Très efficace. Paco encore un grand merci de m’avoir fait découvrir cette série. J’étais passé complétement à côté. A découvrir ou à re découvrir. 4 étoiles bien sur.
Le Banquier du Reich
Le premier mot qui me vient après ma lecture : waouh. J'aime les bd historiques et plus particulièrement celles qui racontent la "petite histoire" avec ses conséquences sur la "grande histoire". Ce diptyque raconte la vie de Hjalmar Schacht de 1923 à sa mort en 1970. Personnage énigmatique, Schacht était un banquier et un économiste de renom, qui après la défaite de l'Allemagne en 1918 et le traité de Versailles, va essayer de remettre son pays sur le devant de l'échiquier mondial. Pour cela il ira jusqu'à être le ministre des finances d'Adolf Hitler. Quelle maestria dans la narration, Boisserie et Guillaume ont la merveilleuse idée de nous conter cette histoire sous la forme d'un interrogatoire entre Schacht et un agent du mossad, ce qui permet de faire cogiter nos méninges. L'agent du mossad, dont l'identité nous sera dévoilée à la fin du tome deux, fait contre poids au dire du banquier. Chacun aura sa propre opinion sur cet économiste. Deux couvertures austères qui mettent dans l'ambiance. Le dessin rétro nous transporte de suite dans ces années d'entre deux guerres. Ce n'est pas mon style, mais il est tout à fait en harmonie avec le récit. Une petite merveille que je conseille vivement.
Histoire de la Grande Chartreuse en BD
Je fais partie du public cible de cette BD : j’ai grandi aux pieds de la Chartreuse, et je m’intéresse un peu à l’Histoire locale. J’ai d’ailleurs acheté cette BD dans la boutique de l’Abbaye Notre-Dame-de-Chalais… A ce titre je ressors ravi de ma lecture. Laurent Bidot (qui a également réalisé Le Secret de la Chartreuse) nous livre un album certes très académique au niveau de la narration et du dessin, mais très instructif et intéressant. Tous les événements historiques importants y sont racontés (incendies, persécutions, évictions) et même l’athée que je suis ressent beaucoup d’admiration pour ces individus extraordinaires. Le dessin permet par ailleurs de reconnaître et visiter des sommets bien connus du massif de la Chartreuse. Mon seul reproche sera le format même de la BD : 48 pages, c’est bien peu pour résumer plus de 900 ans d’histoire, et on survole forcément les événements. Un album académique, mais qui intéressera sans doute les férus d’Histoire du Dauphiné.
Perramus
Parti pour découvrir un monument de la bd , un symbole de la bd engagée contre les régimes totalitaires, je suis à la fin de ma lecture enchanté par les premiers tomes et déçu par le dernier tome de la série. Un sentiment final mitigé mais Perramus est globalement une bd à lire absolument. Ce réquisitoire contre toutes les juntes militaires d’Amérique du Sud mises en place pour combattre le communisme dénoncent les dérives des pays dirigés par des militaires. Les auteurs prennent comme exemple leur propre pays, l'Argentine victime d'un dictature de 1976 à 1983, ils témoignent de l'impact sur la population. Ce récit nous fait vivre et comprendre la peur des habitants traqués. Un héros qui décide d'oublier pour survivre dans cette société. Le dessin orignal en noir et blanc est tellement réussi qu'il donne encore plus de force au message envoyé par l'auteur. Les visages, les décors sont comme le scénario aux frontières du réel et de l'irréel pour dénoncer les crimes de la junte au pouvoir. La complémentarité entre le scénariste et le dessinateur nous transporte dans une ambiance oppressante, dans un monde déshumanisé où les événements nous paraissent irréels et les auteurs exploitent avec talent ces situations pour faire évoluer leurs personnages aux frontières du réel. Merci à Futuropolis pour la réédition en intégrale de la série.
On peut toujours rester amis
A l'Est, rien de nouveau? Mais si !! Des jeunes créateurs nés en RDA comme Mawil font souffler un vent de fraicheur sur la bd occidentale. Une œuvre autobiographique où il n'y a ni action, ni sexe, ni violence, ni couleur, ni décor et un dessin que certains diront simpliste. Alors quoi ? C'est que justement ces ados ont vécu une expérience pacifique unique au monde. En une nuit, le 9 novembre 1989, ils ont changé de passeport, ce qui était interdit est devenu officiellement permis ( notamment dans la culture). Sans un coup de feu. Incroyable pour toute une génération Une chose n a pas changé quand on a treize, seize ou vingt ans , c'est la tendre découverte de l'autre sexe. Le mystère des filles quand on est un ado plutôt timide. Il faut trouver des lieux où se rencontrer et puisque Jésus était banni par la STASI pourquoi ne pas aller écouter son message. Surtout pour les fêtes du patronage avec de la nouvelle musique, où les camps en vélo sur la mer Baltique. On transgresse avec du vin français mais pour aller plus loin, une occasion manquée... On finit dans un squat international, une vraie tour de Babel Mais concrétiser n'est pas si facile!!!! Je trouve ce petit album tendre et drôle. Il me rappelle un monde où autour d'un feu, nous pouvions passer une soirée à nous regarder en riant sans avoir le nez vers un écran. Dans ce monde de brutes, ça fait du bien.