Les derniers avis (39979 avis)

Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Lapinot et les Carottes de Patagonie
Lapinot et les Carottes de Patagonie

Comme ça, de but en blanc, j'ai envie de dire "Lapinot et les carottes de Patagonie, c'est vachement bien, dis donc !". Mais je vais développer un p'tit peu. Alors, pourquoi c'est si bien ? Tout d'abord parce qu'on a affaire ici aux tout débuts de Trondheim dans la BD, un Trondheim persuadé qu'il ne sait pas dessiner, mais qui veut faire une BD pour rigoler, alors, quitte à rigoler, autant le faire pendant 500 planches. Et quand on connaît l'extraordinaire série "Les formidables aventures de Lapinot" (et qu'on l'apprécie, bien sûr), ben, obligé, on ne peut qu'être admiratif devant ce pavé qui verra la naissance des différents protagonistes de la série, et qui développera les thèmes chers à l'auteur, que nous retrouverons dans bon nombre de ses albums. Partir dans la réalisation d'une BD de 500 planches sans story-board, c'est un pari. Et un sacré pari, que Trondheim relève haut la main. Certes, y'a des temps morts, parfois, des séquences un peu longues. Lewis part dans des délires complètement éclatés, tout en imposant son style et son humour si particulier, sujet à temps de polémiques. Les uns trouveront ça débile, les autres, génial. Je fais parti de la seconde catégorie. Certains parlent d'un exercice de style ? Que nenni ! Trondheim se fait plaisir, c'est tout, n'allez donc pas chercher plus loin. L'intérêt : c'est un joyeux bordel. L'inconvénient : c'est un joyeux bordel ! A vous de voir. Reste que dans ce chaos scénaristique et graphique, on trouve vite ses repères, tellement tout coule de source. Le dessin va très vite évoluer, pour ressembler en fin de tome au Lapinot actuel que nous connaissons, couleur en moins. Les premières pages sont à mourir de rire : c'est léger, enfantin, et le dessin est assez catastrophique ("nan nan je sais pas dessiner je veux même pas essayer-euh !"), mais on sent vite que Trondheim prend son pied, et fait évoluer son style (que j'adore, personnellement). L'évolution graphique se fait donc vite sentir : après un début au trait gras permettant de cacher les imperfections, chacun de ses personnages prend de la densité, du caractère, tout ce petit monde s'anime. C'est assez génial. La fin est... surprenante. Et tellement logique ! Des chutes comme ça, j'en veux par milliers dans mes petits souliers. Tout fan de Trondheim se doit d'avoir lu les carottes de Patagonie ! Question de culture générale peut être ?

05/05/2003 (modifier)
Par Perle
Note: 4/5
Couverture de la série Giacomo C.
Giacomo C.

A la base, une idée assez bateau : les aventures d'un séducteur libertin (librement inspiré de Giacomo Casanova) dans la Venise de la Renaissance. Au final, une série proprement géniale ! Dufaux réussit tour à tour à nous émouvoir et à nous faire mourir de rire. Ses personnages, à mille lieux des héros stéréotypés pétris de qualités, sont des gens normaux, crédibles, souvent faibles mais parfois héroïques, un brin cyniques mais jamais désespérés, traînant leur lot de drames personnels mais sachant jouir de la vie... Le ton est souvent léger mais parfois d'une poésie sombre. Autre point fort : les recherches historiques très poussées, graphiquement et scénaristiquement. Bref, une série formidable, qui mériterait le 5/5 si un ou deux albums n'étaient pas un peu répétitifs. A découvrir de toute urgence !

05/05/2003 (modifier)
Par cassandre
Note: 4/5
Couverture de la série Angus Powderhill
Angus Powderhill

J'ai découvert Angus powderhill en même temps que "Le Pouvoir des innocents". Et bien, je dois avouer que je trouve "Angus" plus original, malgré sa facture classique, que le "Pouvoir", trop démonstratif à mon goût. L'héroïne est très attachante, le graphisme rappelle La quête de l'oiseau du temps, et si l'intrigue monte en puissance dans le tome 2, cette série méritera un 5/5.

05/05/2003 (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5
Couverture de la série Submerman
Submerman

Gros coup de coeur pour cette série totalement épuisée depuis des lustres. Décidément Jacques Lob, trop tôt diparu, était un génie. Quel humour, quelle légereté, quelle imagination! C'est d'une très grande originalité et d'une très grande poésie. Ce peuple des mers est très attachant, on découvre leur vie merveilleuse et leurs moeurs pour le moins particulières avec une réelle fascination. Je n'ai pu lire qu'un seul tome :(( le tout premier, le n°0, intitulé "Les mémoires de Submerman". De grâce si vous voyez les deux autres tomes faits par Lob et Pichard dans une bouquinerie (attention, pas la reprise de Legall qui est récente), prévenez-moi! (Arzakmoebius@hotmail.com), peu importe où vous habitez, je prendrai tous les frais en charge (postaux y compris) , il me les faut! (P.S. : ne le lisez pas où vous le garderez pour vous!:) )

05/05/2003 (modifier)
Par Joco
Note: 5/5
Couverture de la série Sillage
Sillage

Je "suis" Sillage depuis le premier tome. C'est tout simplement ce que j'ai lu de mieux jusqu'à ce jour. J'adore Navis et son univers qui nous dépayse à chaque tome, tout en gardant le même fond. Chaque histoire se tient et apporte quelque chose de nouveau dans l'évolution de l'héroïne qui a encore beaucoup de chose à (nous) apprendre. La cohérence de l'univers créé par Morvan force le respect. Le dessin de Buchet colle parfaitement à l'ambiance de Sillage avec son design particulier tout en rondeur. Vivement le numéro 6 pour août 2003.

04/05/2003 (modifier)
Couverture de la série I
I"s

Au départ, avant de lire ce manga, j'étais un peu réticent parce que les mangas ne sont pas trop ma tasse de thé. Mais j'ai été impressionné par le très bon scénario comique que nous propose le scénariste. J'ai aussi beaucoup apprécié le dessin qui est très bon, d'une qualité comparable à celui de 'Ah! my goddess'. Les couleurs... euh... il n'y en a pas (j'suis vraiment très bête dans mes avis des fois :)). Et enfin, comme dans les mangas que j'ai lu auparavant, j'ai beaucoup apprécié les personnages (en particulier Séto). A lire !!

04/05/2003 (modifier)
Par Fubuki
Note: 4/5
Couverture de la série Ring Circus
Ring Circus

Tome 1 : les Pantres Et ben moi z'aime bien "Ring Circus" ! Et ce fut une agréable surprise de découvrir cette série assez hors du commun. Et c'est d'ailleurs ça que j'aime en "Ring Circus", j'aime le fait qu'elle ne ressemble à aucune autre série, j'aime son côté à part, original. Donc, "Ring Circus", c'est Chauvel au scénario, le roi du polar et Pedrosa au dessin, qui signe là son premier album. Et ces deux allumés ont du style. Nous sommes embarqués au sein d'une troupe de cirque avec nos deux héros, Jérold et Anthonin. On découvre alors une histoire haute en couleur, et sensible. Jérold y découvre l'amour entre deux tracas sur la route vers la Ruskovie. Ce qui est incroyable c'est la façon dont Chauvel nous fait rentrer dans cet univers. On ne peut pas dire que l'histoire avance énormément, mais on est littéralement transporté par l'atmosphère agréable de la série. Tout est d'une grande légèreté. Le scénario est adapté au dessin, très stylé et humoristique. Une fois de plus ("Arthur") Chauvel privilégie la narration, nous lisons en fait le carnet de bord d'Anthonin. Bref, je suis tombé amoureux de l'ambiance, des personnages ! Pedrosa ! Ah ! Qu'est que j'adore ses dessins ! (Soupir) Pour moi ce fût encore un coup de coeur. C'est rare de nos temps de voir un dessinateur qui sort du lot, qui a un style bien à part. Cyril Pedrosa, lui, fait partie de ceux qui aiment ne pas rentrer dans la ronde. On pourrait comparer ses dessins à ceux de Lebeault ("Horologiom"). Moi, dès que c'est original, j'adhère ! Pedrosa a passé quelques années à dessiner pour des dessins animés, ce qui lui a permis de se forger un style assez cartoon. Petit reproche : les couleurs qui sont trop sombres et qui ne collent pas pleinement à l'ambiance. Sinon que du bonheur ! Tome 2 : Les Innocents "Ring Circus" c'est un mini coup de coeur pour moi. J'ai du mal à décrire pourquoi je suis envoûté par cette série, parce que quand on y réfléchit bien l'histoire n'est pas des plus palpitantes, y'a pas énormément d'action, le déroulement est assez lent. Mais je ne vois même pas ces défauts, tout ce que je vois dans "Ring Circus" c'est le côté sympathique, c'est l'ambiance agréable qui vous transporte au milieu des caravanes, c'est aussi les histoires d'amours, c'est le côté énigmatique, c'est dans un certain sens le déroulement lent qui vous permet de voyages, c'est la part de rêve qui se glisse en moi...Voilà pourquoi j'aime "Ring Circus". Dans ce deuxième tome une part de fantastique (minime) fait son apparition. Il y a toujours une part de secret aussi, qui nous intrigue, et nous captive. "Ring Circus" est véritablement à part, et je dis bravo à Chauvel pour réussir à provoquer cela en moi... Ainsi qu'à Pédrosa, qui y est pour beaucoup aussi. Ses dessins restent ancrés dans un style assez spécial, humoristique, sympathique, proche des dessins animés. Il fait preuve, avec seulement deux tomes, déjà d'une grande maturité dans le trait : il a trouvé son style et le maîtrise. Il y a encore le problème des couleurs trop sombres, mais selon Pédrosa lui-même, normalement sur les planches originales il arrive à mettre de la luminosité avec beaucoup de travail, mais tout cela est gâché par l'impression ensuite...Ce qui lui vaut d'ailleurs des belles prises de tête, un côté de mécontentement. Mais cela n'empêche pas que j'adore !

04/05/2003 (modifier)
Par brunelle
Note: 5/5
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

Je croyais ne mettre que 4 étoiles au "combat ordinaire". Mais en fait, non. Je le lis, puis le relis, puis le re-re-re-relis et ainsi de suite, et je l'achète, et voilà que je le relis encore plus. Y'a pas à dire, c'est génial. Le dessin c'est du très bon. Original's, j'adore tout, des persos aux paysages naturels, aux pages d'introspection, ce mec a un style hallucinant, expressif, efficace, sensible, ça arrache la pelouse et ça déchire la grand-mère. L'histoire, mine de rien, m'est rentrée dans la tête... J'aime pas trop quand les auteurs affichent et publient leur tranche de vie comme d'autres exhibent des cicatrices.... Là Larcenet* évite tous les clichés pénibles du grattage de nombril, c'est une des meilleurs autobiographie déguisée que j'aie jamais lue. Et puis c'est super marrant, le "Geooorges" est déjà passé dans le langage courant. La fin... C'est bien simple, elle me bouleversifie, elle me retournationne, c'est touchant, c'est …Argh ! "Tout... Tout est mieux avec toi que sans." p***** ! Le jour où un mec me sort ça je l'épouse dans la demi-heure suivante !

04/05/2003 (modifier)
Par huracan
Note: 4/5
Couverture de la série Sanctuaire
Sanctuaire

J'ai adoré cette série, et ce qui est sûr, c'est que si le 3e et dernier tome est aussi bon que les deux précédents, ce sera pour moi une série culte;)! La première chose qui m'a attiré dans cette série, ce sont les couvertures : magnifiques. Au début, j'ai été un peu surpris par le dessin des personnages, mais je ne saurais pas dire pourquoi... Peut être un aspect un peu photo comme dit EXjulien. Il y a également le fait que par moments les personnages sont difficiles à reconnaître. Mais bon, je m'y suis fait. Quant aux décors, ils sont grandioses. Sinon niveau scénar c'est de la bombe!!! Les claustrophobes n'ont qu'à bien se tenir;)! On pénètre dans le livre et on se retrouve à plus de 1200 mètres sous la mer avec la sensation de ne plus pouvoir remonter prendre une bonne bouffée d'air. Le suspens est omni-présent et ce dès les premières pages. A posséder absolument!

04/05/2003 (modifier)
Par Zeitgeist
Note: 4/5
Couverture de la série Fantastic Four - 1234
Fantastic Four - 1234

Grant Morisson (voir "Batman-les fous d'Arkham") est un scénariste qui ne laisse jamais indifférent, et qui même lorsqu'il évolue un cran au-dessous de son standard habituel, comme c'est le cas ici, émaille son histoire de scènes géniales. Parce que soyons franc cette histoire de "à manipulateur, manipulateur et demi" est le thème récurrent de ses comics, et il le fait bien mieux ailleurs... Mais il reste des trouvailles fabuleuses : comme la scène du dîner entre Alicia Masters qui est aveugle et Jane Richards qui évolue sous sa forme invisible, comme Red Richards qui rend élastique son cerveau pour mieux échafauder un plan pour contrer Fatalis, comme cette manière de montrer une Jane Richards déchirée entre l'attirance qu'elle éprouve pour Namor et sa fidélité envers son mari... Et puis il y a le dessin de Jae Lee très nerveux et sensuel, magnifié par les couleurs humides et poisseuses d'un José Villarubia au sommet de son art, illustrant parfaitement cette caniculaire et moite atmosphère new-yorkaise. Bref somme toute une bonne intro aux Fantastic Four, même s'il manque un peu ce côté "explorateurs de l'inconnu" qui est une de leurs caractéristiques principales...

04/05/2003 (modifier)