TOME 1 :
Ce premier tome d'une série autobiographique qui devrait comporter 6 tomes couvre la période 1964-1969. C'est ici et maintenant que David B. plante le décor de sa série la plus personnelle avec en prime une édition splendide chez l'Association, dans la collection Eperluette. La couverture souple en couleur jaune et noire est superbe, résumant à la perfection, en une seule image, en un seul méandre de personnages et de formes au second plan, la puissance évocatrice de cette série.
David B. nous offre un récit construit sur un mode narratif peu habituel, alternant les points de vue du présent, de l'auteur de BD, et les points de vue de l'enfant qu'il était entre 1964 et 1969. Son dessin tout en contrastes de noir et de blanc, est à la fois simple et terriblement efficace. Il ne s'embarrasse pas de considérations fumeuses pour aller là où il le veut : à l'essentiel.
Ce 1er tome se révèle en peu de pages comme une drogue dure, on ne la lâche plus, on est absorbé par cette histoire, et pour peu qu'on se retrouve à un moment ou à un autre dans l'histoire de cette famille qui lutte contre une terrible maladie, on se sent impliqué.
Un autre point à souligner concerne la densité extraordinaire de ce 1er tome… On apprend beaucoup de choses, on retrouve des parallèles avec le Cheval Blême (autre album de l'auteur à l'Association) et le puzzle David B. se met à s'animer dans la tête du lecteur. A travers quelques anecdotes, quelques réflexions éparses, on met les pièces les unes avec les autres et on se rend compte de l'ampleur de l'œuvre de cet auteur.
Mais le plus gros point fort de ce 1er tome est le ton adopté. Sans complaisance, en toute simplicité, David B. parvient à faire passer son émotion, parvient à poser les jalons de cette série qui s'annonce déjà comme un monument de la BD.
Dès que j'ai eus terminé ce 1er tome, malgré l'heure avancée de la nuit, j'ai sauté sur le tome 2 que j'ai dévoré avec une faim de vérité et de sensibilité identique.
TOME 2 :
Ce deuxième tome s'attarde sur le monde de la macrobiotique, et présente un univers inconnu pour la majorité du lecteur, avec une vision et un ton très justes. La destinée des ancêtres peut paraître parfois longue, d'ailleurs une planche représente la mère et l'auteur, au présent, s'interrogent sur l'intérêt de ces histoires pour le lecteur. Mais David B. nous explique l'intérêt de ces scènes familiales, et c'est peut être le seul défaut que je peux trouver à ce 2° album : cette explication n'était peut être pas nécessaire, le lecteur aurait certainement trouvé la clé sans.
Car rien n'est présenté ici par volonté de s'afficher, mais tout est simplement destiné à faire passer le message de l'auteur, tout va dans un seul sens, qui ne fait que bâtir une explication aux univers de David B. l'auteur de BD.
Néanmoins ce 2ème tome est tellement bien écrit, si bien raconté (dans la veine du 1er donc) que son auteur dépasse les intérêts du lecteur pour l'épilepsie de son frère ou son éclosion personnelle d'artiste.
Jamais une BD ne m'avait autant touché que cette Ascension du haut mal, et ce 2ème tome me pousse à vouloir continuer la série, c'est une évidence. Parce que David B. fait preuve d'une maestria peu commune et m'a vraiment émerveillé, ému, étonné, bref conquis. Parce que dans ce tome 2 on retrouve son attirance pour le Japon et ses légendes (et son autre BD "Le tengû carré" toujours à l'Association résonne différemment, éclairée par la lecture du présent ouvrage). Parce que cette série s'appuie sur des visions oniriques qui subliment l'imaginaire de son auteur, et ne peuvent que refléter les préoccupations imaginaires de chacun.
Parce qu'enfin cette œuvre sonne juste, vraie, et qu'elle rend honneur à l'art dans ce qu'il a de plus beau : nous faire vaciller, nous faire réfléchir, nous transporter au-delà de notre simple condition de spectateur.
TOME 3 :
Ce troisième tome semble un peu moins axée sur la maladie de Jean-Christophe que les 2 premiers albums. En réalité l'épilepsie du frère aîné est toujours au centre de l'histoire, mais si elle reste aussi pesante, aussi présente aussi, elle est un peu éclipsée par l'émergence des relations frères / sœur ainsi que par le chemin que suit le narrateur.
De plus à travers les visites chez les gourous, les rebouteux plus ou moins honnêtes, c'est toute la société des années 70 qui est abordée ici, bref, un décor bien plus ample et ouvert qu'on pourrait le penser sans avoir lue cette BD.
On voit le narrateur à 12 ans, passionné d'histoires et d'Histoire, se réfugiant dans un monde qui ferait peur à bien d'autres enfants, pour échapper au destin de son frère.
A travers ses réactions d'enfant, David B. pose des questions délicates par le biais de planches très fortes, chargées d'émotion, qui ne peuvent qu'interroger le lecteur sur une réelle problématique. La scène où le petit frère s'interroge sur le destin de son frère épileptique, se demandant s'il ne vaudrait pas mieux le voir mourir pour le bien de tous, est particulièrement forte.
Mais là où David B. est vraiment très fort, c'est qu'il ne laisse jamais le lecteur rester sur une impression trop longtemps. Il varie les scènes, et les situations; démontrant ainsi un talent certain pour raconter une histoire, quelle qu'elle soit.
Deuxième aspect intéressant, particulièrement visible sur cette scène "interrogation sur la mort du grand frère", c'est la justesse du ton choisi. Il ne cherche pas à s'apitoyer, à se faire plaindre, ne donne jamais l'impression d'en faire trop, et il se contente d'être vrai. Le dessin supporte toujours magnifiquement cette histoire hors norme, même s'il n'est vraiment épatant que lorsque David B. représente la maladie sous la forme de serpents, d'hydres, ou qu'il jette les images de son imaginaire d'alors, celui qui lui servait d'échappatoire, de défouloir.
Un tout petit peu en dessous des 2 premiers tomes, ce 3ème album reste toutefois dans la même veine et s'achève sur une situation déchirante, qui fait avancer l'histoire en même temps que l'attachement du lecteur à ces destins terribles.
TOME 4 :
Le tome 4 se veut un prolongement du tome 3, avec un accent moindre sur la maladie de Tito, qui est parti se faire suivre dans un centre pour handicapés loin de sa famille. Le récit se concentre donc sur le narrateur et les parents qui se donnent sans compter dans la recherche d'un moyen de guérison pour leur fils aîné.
Ce tome 4 est très intéressant car il positionne l'imaginaire du narrateur qui va devenir celui de l'auteur que nous connaissons aujourd'hui. Par quelques planches au ton adapté, il évoque la question juive lorsqu'il décide de s'appeler dorénavant David.
De plus c'est à partir de ce moment là que le narrateur commence à noter ses rêves. Et lorsqu'on connaît l'univers de David B, et qu'on a aimé la lecture de son "Cheval blême", des "incidents de la nuit", de "la lecture des ruines", il est fascinant de découvrir les prémices de cette imagination débridée dans la lecture de ce tome 4. L'importance des livres est également montrée, et on devine à quel point cet univers littéraire a été primordial pour aider le petit frère à appréhender et à vaincre la maladie de son frère. Les planches qui montrent David en train d'exciter la réaction de Tito sont très fortes. Sans chercher à s'apitoyer ni à verser dans le nombrilisme, David B parvient à faire ressentir les choses, à faire passer les sentiments qui l'animaient alors.
A côté de cette justesse de ton et de cette sensibilité jamais calculée car très naturelle, le dessin est toujours aussi bon. Il soutient l'histoire, et la bichromie se mue en un dégradé d'ombres qui annonce l'apogée que représentera la suite de la série.
TOME 5 :
L'avant dernier tome de la série (mais le dernier paru à ce jour) est un sommet de cette saga autobiographique que l'on peut qualifier de culte à tous points de vue.
Le dessin est plus que jamais maîtrisé, et pour dépeindre l'aggravation de la maladie et des crises de Tito, David B utilise des ombres et des dégradés très étudiés, franchement réussis.
Ce tome 5 fait ressurgir sur le devant de la scène Tito, qui a alors 18 ans et le BEPC en poche, ses crises l'empêchant depuis un moment de suivre une scolarité normale. Pis, après une bagarre dans le centre pour handicapés, il retourne chez lui. Son comportement se modifie et devient carrément violent. Les scènes de dispute et d'agression envers les siens sont vraiment poignantes. Emouvantes mais sans gratuité, ces planches soutenues par ce dessin si juste sont vraiment très réussies, et comptent parmi les meilleures de toute la série. Par leur force évocatrice, elles captivent le lecteur sans lui faire ressentir le moindre voyeurisme. David B prouve une fois de plus qu'il est un conteur hors pair, et continue de captiver ses lecteurs avec le tome peut être le plus noir des 5.
La visite dans le centre pour enfants atteints d'handicap moteur est également très touchante : les réactions à retardement de Tito et son isolement face aux dessins que David réalise pour les enfants sont une parfaite illustration de leurs différences nées de la maladie.
En parallèle à ces événements, le narrateur se montre plus que jamais attaché à sa passion pour le dessin. La scène où il se remet en cause, où il se demande à quel point sa productivité incroyable pour le dessin n'a pas déstabilisé son frère est vraiment belle. Pour une fois, une connotation négative est attribué à l'art, alors que jusqu'à maintenant, ces dessins et ces livres isolaient le narrateur certes mais le rendaient plus fort pour affronter la situation, et donc pouvaient être perçues comme uniquement positives.
Un tome 5 grandiose qui ne présente qu'un seul défaut : le tome 6 (le dernier) se fait cruellement attendre!
TOME 6 :
Oui! Il est là, il est là ! :)
Ca a été long mais on ne le regrette pas. Car ce sixième et dernier tome est une formidable réussite. David B. nous offre un album lourd, en poids comme en place dans son oeuvre. Dans ce sixième opus, il recentre l'histoire sur lui, sur on ascension d'auteur de bande dessinée, et replace l'expérience terrible de la maladie de son frère dans un contexte plus personnel. C'est véritablement grandiose la façon dont David B. relie cet album à toute sa production, en donnant des clés de lecture partout pour une oeuvre qu'on ne peut pas aborder en dilettante.
De plus le graphisme déjà excellent des tomes précédents atteint une maîtrise encore plus terrible. Mise en page modifiée, dessins encore améliorés et histoire terriblement juste, avec ce dernier volet de sa saga, David B. nous offre un monument de la bande-dessinée.
INDISPENSABLE.
Voià comment raconter sa vie en passionnant le lecteur. Et pourtant le sujet est assez casse-gueule. Oui mais l'auteur arrive toujours a nous surprendre graphiquement et a nous émouvoir. C'est difficile de décrire cette série au dessins noirs et torturés, dessins qui collent parfaitement a l'ambiance de l'histoire...la magie du talent sans doute.
Une très bonne surprise... J'ai vraiment bien aimé cette histoire très originale et hors du commun. Le mélange des deux époques et des deux genres ne me gène pas du tout au contraire, en séparant ces deux moitiés le résultat aurait été, à mon sens, beaucoup moins intéressant. C'est vrai que le passage un peu abrupt d'une période à l'autre est un peu perturbant, mais tout est perturbant dans cette BD et c'est justement ce qui me plait. Les dessins sont très sombres, très noirs, presque malsains parfois (la scène de l'interrogatoire de l'aubergiste est atroce, eurk, le coup de la langue, il fallait oser quand meme...). Mais ils créent admirablement une ambiance oppressante et étouffante qui correspond tout à fait au personnage d'Eymerich, inquisiteur jeune et quelque peu arriviste ainsi qu'à l'année 1352 où tout est sale, ravagé par la peste noire, où de maléfiques découvertes viennent boulverser la communauté... Que sont ces images dans le ciel, et qui sont ces femmes qui pratiquent un culte étrange aux conséquences "diaboliques" ? Le style graphique est aussi bien adapté à la période futuriste, très froid, comme le métal du grand vaisseau qui lui aussi dissimule son lot de mystères et d'horreurs, conduisant un équipage entier dans un voyage dans le temps, à la recherche de quoi exactement ? Ou plutôt de qui ?
Vraiment, un moment de lecture très agréable, des pages magnifiques mais dans un style si particulier que cela ne plaira pas à tout le monde, pour ma part, j'ai hate de lire la suite...
Excellentissime dans le dérisoire et l'illogique, cette série, tout simplement !
Mandryka nous offre ici l'oeuvre la plus tordue de l'ensemble de sa biographie, dans un contexte post-soixante-huitard qui est clairement ressenti durant l'intégralité de la lecture de cette série. (un peu l'atmosphère que l'on retrouve parfois à la lecture du génie des alpages, par exemple... mais la comparaison s'arrete là : ici, tout est déjanté et baigne dans une logique flou, pour notre plus grand bonheur !).
Mandryka is my hero. C'est surement à cause de son petit cucurbitacé que je m'exprime n'importe comment, que je sors des "atoutaleur", "bonapéti" et compagnie... parceque c'est la marque de cette série, clairement.
Etonné, donc, que ce monument ne soit toujours pas sur BDTEK ! mais c'est maintenant chose faite :)
Attention, pour apprécier cette série à son juste titre, il ne faut pas craindre l'absurde, vous l'aurez compris ! On est bien loin de l'humour "classique" de l'époque, justement, et la finesse des jeux de mot rend la lecture vraiment agréable. On comprendra pourquoi Mandryka a travaillé avec Gotlib ! Même style... mais coup de patte très personnel tout de même.
Le dessin, très basique, rempli bien son office. De toute façon, ce n'est pas sur ce genre de critère qu'une série comme Le concombre masqué s'apprécie et se considère. Les couleurs sur certains albums ont vraiment mal vieillies, par contre... dommage !
Une grande série, donc, que vous pourrez peut être encore trouver en broc', en occaze... uniquement, hélas.
Cette série possède tout le charme et l'innocence d'un conte et toute la pureté d'un poème... L'histoire est remplie d'une sensibilité étonnante malgré son agréable simplicité. C'est une histoire d'amour qui n'a rien d'ordinaire celle de Jam, un automate raté, qui ne possède pas l'Oeil-Fée, comme tous les autres robots et automates humanoïdes conçus par Mister Sir Crumpett's. L'inventeur consacre sa vie à chercher cette lueur qui fait renaitre le merveilleux dans une époque troublée d'où il a completement disparu de la vie des hommes. C'est Jam qui rencontrera l'Oeil-Fée, le reconnaissant dès la première seconde où ses yeux se posent sur Elle, une fée inachevée, remisée au milieu de tant d'autres et pourtant tellement différente...différente ? oui, elle est unique et par elle l'oublié va renaitre, simplement parce que Jam l'a redécouverte et ramené à la vie d'un simple regard...
Malheureusement, encore une fois, les hommes vont modifier le cours de leur histoire, inconscients des troubles qu'ils vont causer, de la souffrance qu'ils vont répendre dans le lieu magique et hors du temps qui constituait le refuge du dernier souffle de la poésie... "Tranche le fil de ma vie..." c'est le cri de tous ces automates à leur créateur qui, sachant qu'ils vont "mourir" ne veulent pas que ce soit par la folie humaine...
Les automates sont immortels et Jam pendant près d'un siècle voit le monde changer et s'enfoncer dans la noirceur, alors qu'il ne pense qu'à retrouver sa fée, celle qu'il n'a jamais oublié, celle qui est tout pour lui... Dans ce monde qui n'est pas le sien, encore une fois les hommes vont se dresser contre lui, cherchant eux-aussi La Fée pour ses vertus miraculeuses....
C'est un récit d'une grande beauté et qui entraine la pensée du lecteur sur de nombreux chemins...l'amour, la haine, le genre humain, le merveilleux, illustré divinement. Les illustrations sont magnifiques, que ce soit dans les mises en scènes des automates, dans l'évocation troublante d'un amour si étrange ou encore dans la violence ou le quotidien des hommes et des femmes (trop) ordinaires... Un vrai régal à tous points de vue, une quête commencée depuis la nuit des temps qui n'a jamais trouvé d'aboutissement, pourquoi avons nous besoin du merveilleux dans nos vies ? Peut-être parce qu'il est la source de tous les plus beaux rêves...
(un petit bémol...le changement de dessinateur pour le troisième tome nuit un peu à la cohérence de l'ensemble, et le travail de Béatrice Tillier reste inégalable, à mon avis)
Franchement j'adore les persos sont geniaux, super attachants tout mignons tout gentils, les histoires sont un peu simples mais c'est normal pour une BD jeunesse
Les dessins et les couleurs sont superbes rien à dire, sauf vivement la suite et le Donjon T6 :):):)
Dilbert, à petite dose (difficile de s'enfiler un seul album en entier, c'est très monothématique), c'est assez hilarant. C'est une belle satire du monde du travail, sans complaisance, ni facilité. En lisant ces albums, on sent toute la différence qu'il existe entre cette série et la série télé "Camera-café", alors que la série télé se contente d'utiliser le monde du travail comme simple toile de fond pour faire rire (avec une certaine réussite, par ailleurs) Dilbert va beaucoup plus loin, certains gags, très mordants sont le signe d'un véritable esprit critique. A sa manière Adams met en scène la cruauté ordinaire : l'arrivisme, la méchanceté, le gaspillage, l'abus de pouvoir, la fatuité, la passivité, la complaisance... Qui a dit que le vie de bureau n'était pas gaie?
J'avais lu le tome 1 à sa sortie et j'attendais avec impatiente la sortie du tome 2 pour me les offrir.
Si j'ai préféré le tome 1 au 2, il n'en reste pas moi que ces 2 albums sont magnifiques. Le tome 1 notamment avec l'utilisation continuelle de la voix-off comme dans les polars est une vrai oeuvre cinématographique. Les découpages sont réussis et les cadrages vraiment magnifiques.
Bref avec Blacksad, on lit un film !
Après Spirale, j'avais bien encore envie de goûter au fantastique à la japonaise. Ce Parasite vient à point pour combler mon appétit. Malgré un dessin quelconque et pas particulièrement attirant, le récit intéresse de bout en bout (en tout cas sur les deux premiers tomes). Pourtant tout cela pourrait être banal : un parasite extra-terrestre qui s'introduit dans le corps humain pour... avec une idée aussi bateau, y'a des sous-studios américains qui vous feraient une bonne dizaine de films de série b et 3 séries télés tout aussi nazes les uns que les autres. Ici, bizarrement, étrangement, ça tient la route. On s'amuse, le suspense fonctionne et on s'identifie facilement au personnage principal. A suivre!
Ajout après lecture du quatrième tome :
Et bien c'est toujours aussi bien, le rythme est là, l'invention permanente de nouvelle situation aussi. On sent clairement que dans ce volume, la série passe à la vitesse supérieure : les parasistes ne passent plus inaperçus et c'est une société entière qui va bientôt se sentir menaçée...
Une histoire géniale qui combine de manière astucieuse le moyen âge et le monde futuriste...
Des évènements extraordinaires se produisent vers 1356 et semblent avoir une relation avec une autre époque où un vaisseau spatial effectue des sauts temporels...
Nicolas Eymerich, l'inquisiteur, s'occupe d'une affaire qui semble dépasser le temps et les époques...
Des apparitions et des êtres étranges sont retrouvés dans une vieille citerne...Frissons garantis!
L'ambiance de ce livre plonge le lecteur dans une histoire très captivante où le mystère est bien gardé...
Amateurs de science-fiction, de fantastique, ne passez pas à côté de ce chef-d'oeuvre!
Certainement un des meilleurs titres que j'ai lu depuis longtemps...
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L'Ascension du Haut Mal
TOME 1 :
Ce premier tome d'une série autobiographique qui devrait comporter 6 tomes couvre la période 1964-1969. C'est ici et maintenant que David B. plante le décor de sa série la plus personnelle avec en prime une édition splendide chez l'Association, dans la collection Eperluette. La couverture souple en couleur jaune et noire est superbe, résumant à la perfection, en une seule image, en un seul méandre de personnages et de formes au second plan, la puissance évocatrice de cette série.
David B. nous offre un récit construit sur un mode narratif peu habituel, alternant les points de vue du présent, de l'auteur de BD, et les points de vue de l'enfant qu'il était entre 1964 et 1969. Son dessin tout en contrastes de noir et de blanc, est à la fois simple et terriblement efficace. Il ne s'embarrasse pas de considérations fumeuses pour aller là où il le veut : à l'essentiel.
Ce 1er tome se révèle en peu de pages comme une drogue dure, on ne la lâche plus, on est absorbé par cette histoire, et pour peu qu'on se retrouve à un moment ou à un autre dans l'histoire de cette famille qui lutte contre une terrible maladie, on se sent impliqué.
Un autre point à souligner concerne la densité extraordinaire de ce 1er tome… On apprend beaucoup de choses, on retrouve des parallèles avec le Cheval Blême (autre album de l'auteur à l'Association) et le puzzle David B. se met à s'animer dans la tête du lecteur. A travers quelques anecdotes, quelques réflexions éparses, on met les pièces les unes avec les autres et on se rend compte de l'ampleur de l'œuvre de cet auteur.
Mais le plus gros point fort de ce 1er tome est le ton adopté. Sans complaisance, en toute simplicité, David B. parvient à faire passer son émotion, parvient à poser les jalons de cette série qui s'annonce déjà comme un monument de la BD.
Dès que j'ai eus terminé ce 1er tome, malgré l'heure avancée de la nuit, j'ai sauté sur le tome 2 que j'ai dévoré avec une faim de vérité et de sensibilité identique.
TOME 2 :
Ce deuxième tome s'attarde sur le monde de la macrobiotique, et présente un univers inconnu pour la majorité du lecteur, avec une vision et un ton très justes. La destinée des ancêtres peut paraître parfois longue, d'ailleurs une planche représente la mère et l'auteur, au présent, s'interrogent sur l'intérêt de ces histoires pour le lecteur. Mais David B. nous explique l'intérêt de ces scènes familiales, et c'est peut être le seul défaut que je peux trouver à ce 2° album : cette explication n'était peut être pas nécessaire, le lecteur aurait certainement trouvé la clé sans.
Car rien n'est présenté ici par volonté de s'afficher, mais tout est simplement destiné à faire passer le message de l'auteur, tout va dans un seul sens, qui ne fait que bâtir une explication aux univers de David B. l'auteur de BD.
Néanmoins ce 2ème tome est tellement bien écrit, si bien raconté (dans la veine du 1er donc) que son auteur dépasse les intérêts du lecteur pour l'épilepsie de son frère ou son éclosion personnelle d'artiste.
Jamais une BD ne m'avait autant touché que cette Ascension du haut mal, et ce 2ème tome me pousse à vouloir continuer la série, c'est une évidence. Parce que David B. fait preuve d'une maestria peu commune et m'a vraiment émerveillé, ému, étonné, bref conquis. Parce que dans ce tome 2 on retrouve son attirance pour le Japon et ses légendes (et son autre BD "Le tengû carré" toujours à l'Association résonne différemment, éclairée par la lecture du présent ouvrage). Parce que cette série s'appuie sur des visions oniriques qui subliment l'imaginaire de son auteur, et ne peuvent que refléter les préoccupations imaginaires de chacun.
Parce qu'enfin cette œuvre sonne juste, vraie, et qu'elle rend honneur à l'art dans ce qu'il a de plus beau : nous faire vaciller, nous faire réfléchir, nous transporter au-delà de notre simple condition de spectateur.
TOME 3 :
Ce troisième tome semble un peu moins axée sur la maladie de Jean-Christophe que les 2 premiers albums. En réalité l'épilepsie du frère aîné est toujours au centre de l'histoire, mais si elle reste aussi pesante, aussi présente aussi, elle est un peu éclipsée par l'émergence des relations frères / sœur ainsi que par le chemin que suit le narrateur.
De plus à travers les visites chez les gourous, les rebouteux plus ou moins honnêtes, c'est toute la société des années 70 qui est abordée ici, bref, un décor bien plus ample et ouvert qu'on pourrait le penser sans avoir lue cette BD.
On voit le narrateur à 12 ans, passionné d'histoires et d'Histoire, se réfugiant dans un monde qui ferait peur à bien d'autres enfants, pour échapper au destin de son frère.
A travers ses réactions d'enfant, David B. pose des questions délicates par le biais de planches très fortes, chargées d'émotion, qui ne peuvent qu'interroger le lecteur sur une réelle problématique. La scène où le petit frère s'interroge sur le destin de son frère épileptique, se demandant s'il ne vaudrait pas mieux le voir mourir pour le bien de tous, est particulièrement forte.
Mais là où David B. est vraiment très fort, c'est qu'il ne laisse jamais le lecteur rester sur une impression trop longtemps. Il varie les scènes, et les situations; démontrant ainsi un talent certain pour raconter une histoire, quelle qu'elle soit.
Deuxième aspect intéressant, particulièrement visible sur cette scène "interrogation sur la mort du grand frère", c'est la justesse du ton choisi. Il ne cherche pas à s'apitoyer, à se faire plaindre, ne donne jamais l'impression d'en faire trop, et il se contente d'être vrai. Le dessin supporte toujours magnifiquement cette histoire hors norme, même s'il n'est vraiment épatant que lorsque David B. représente la maladie sous la forme de serpents, d'hydres, ou qu'il jette les images de son imaginaire d'alors, celui qui lui servait d'échappatoire, de défouloir.
Un tout petit peu en dessous des 2 premiers tomes, ce 3ème album reste toutefois dans la même veine et s'achève sur une situation déchirante, qui fait avancer l'histoire en même temps que l'attachement du lecteur à ces destins terribles.
TOME 4 :
Le tome 4 se veut un prolongement du tome 3, avec un accent moindre sur la maladie de Tito, qui est parti se faire suivre dans un centre pour handicapés loin de sa famille. Le récit se concentre donc sur le narrateur et les parents qui se donnent sans compter dans la recherche d'un moyen de guérison pour leur fils aîné.
Ce tome 4 est très intéressant car il positionne l'imaginaire du narrateur qui va devenir celui de l'auteur que nous connaissons aujourd'hui. Par quelques planches au ton adapté, il évoque la question juive lorsqu'il décide de s'appeler dorénavant David.
De plus c'est à partir de ce moment là que le narrateur commence à noter ses rêves. Et lorsqu'on connaît l'univers de David B, et qu'on a aimé la lecture de son "Cheval blême", des "incidents de la nuit", de "la lecture des ruines", il est fascinant de découvrir les prémices de cette imagination débridée dans la lecture de ce tome 4. L'importance des livres est également montrée, et on devine à quel point cet univers littéraire a été primordial pour aider le petit frère à appréhender et à vaincre la maladie de son frère. Les planches qui montrent David en train d'exciter la réaction de Tito sont très fortes. Sans chercher à s'apitoyer ni à verser dans le nombrilisme, David B parvient à faire ressentir les choses, à faire passer les sentiments qui l'animaient alors.
A côté de cette justesse de ton et de cette sensibilité jamais calculée car très naturelle, le dessin est toujours aussi bon. Il soutient l'histoire, et la bichromie se mue en un dégradé d'ombres qui annonce l'apogée que représentera la suite de la série.
TOME 5 :
L'avant dernier tome de la série (mais le dernier paru à ce jour) est un sommet de cette saga autobiographique que l'on peut qualifier de culte à tous points de vue.
Le dessin est plus que jamais maîtrisé, et pour dépeindre l'aggravation de la maladie et des crises de Tito, David B utilise des ombres et des dégradés très étudiés, franchement réussis.
Ce tome 5 fait ressurgir sur le devant de la scène Tito, qui a alors 18 ans et le BEPC en poche, ses crises l'empêchant depuis un moment de suivre une scolarité normale. Pis, après une bagarre dans le centre pour handicapés, il retourne chez lui. Son comportement se modifie et devient carrément violent. Les scènes de dispute et d'agression envers les siens sont vraiment poignantes. Emouvantes mais sans gratuité, ces planches soutenues par ce dessin si juste sont vraiment très réussies, et comptent parmi les meilleures de toute la série. Par leur force évocatrice, elles captivent le lecteur sans lui faire ressentir le moindre voyeurisme. David B prouve une fois de plus qu'il est un conteur hors pair, et continue de captiver ses lecteurs avec le tome peut être le plus noir des 5.
La visite dans le centre pour enfants atteints d'handicap moteur est également très touchante : les réactions à retardement de Tito et son isolement face aux dessins que David réalise pour les enfants sont une parfaite illustration de leurs différences nées de la maladie.
En parallèle à ces événements, le narrateur se montre plus que jamais attaché à sa passion pour le dessin. La scène où il se remet en cause, où il se demande à quel point sa productivité incroyable pour le dessin n'a pas déstabilisé son frère est vraiment belle. Pour une fois, une connotation négative est attribué à l'art, alors que jusqu'à maintenant, ces dessins et ces livres isolaient le narrateur certes mais le rendaient plus fort pour affronter la situation, et donc pouvaient être perçues comme uniquement positives.
Un tome 5 grandiose qui ne présente qu'un seul défaut : le tome 6 (le dernier) se fait cruellement attendre!
TOME 6 :
Oui! Il est là, il est là ! :)
Ca a été long mais on ne le regrette pas. Car ce sixième et dernier tome est une formidable réussite. David B. nous offre un album lourd, en poids comme en place dans son oeuvre. Dans ce sixième opus, il recentre l'histoire sur lui, sur on ascension d'auteur de bande dessinée, et replace l'expérience terrible de la maladie de son frère dans un contexte plus personnel. C'est véritablement grandiose la façon dont David B. relie cet album à toute sa production, en donnant des clés de lecture partout pour une oeuvre qu'on ne peut pas aborder en dilettante.
De plus le graphisme déjà excellent des tomes précédents atteint une maîtrise encore plus terrible. Mise en page modifiée, dessins encore améliorés et histoire terriblement juste, avec ce dernier volet de sa saga, David B. nous offre un monument de la bande-dessinée.
INDISPENSABLE.
L'Ascension du Haut Mal
Voià comment raconter sa vie en passionnant le lecteur. Et pourtant le sujet est assez casse-gueule. Oui mais l'auteur arrive toujours a nous surprendre graphiquement et a nous émouvoir. C'est difficile de décrire cette série au dessins noirs et torturés, dessins qui collent parfaitement a l'ambiance de l'histoire...la magie du talent sans doute.
Nicolas Eymerich Inquisiteur
Une très bonne surprise... J'ai vraiment bien aimé cette histoire très originale et hors du commun. Le mélange des deux époques et des deux genres ne me gène pas du tout au contraire, en séparant ces deux moitiés le résultat aurait été, à mon sens, beaucoup moins intéressant. C'est vrai que le passage un peu abrupt d'une période à l'autre est un peu perturbant, mais tout est perturbant dans cette BD et c'est justement ce qui me plait. Les dessins sont très sombres, très noirs, presque malsains parfois (la scène de l'interrogatoire de l'aubergiste est atroce, eurk, le coup de la langue, il fallait oser quand meme...). Mais ils créent admirablement une ambiance oppressante et étouffante qui correspond tout à fait au personnage d'Eymerich, inquisiteur jeune et quelque peu arriviste ainsi qu'à l'année 1352 où tout est sale, ravagé par la peste noire, où de maléfiques découvertes viennent boulverser la communauté... Que sont ces images dans le ciel, et qui sont ces femmes qui pratiquent un culte étrange aux conséquences "diaboliques" ? Le style graphique est aussi bien adapté à la période futuriste, très froid, comme le métal du grand vaisseau qui lui aussi dissimule son lot de mystères et d'horreurs, conduisant un équipage entier dans un voyage dans le temps, à la recherche de quoi exactement ? Ou plutôt de qui ? Vraiment, un moment de lecture très agréable, des pages magnifiques mais dans un style si particulier que cela ne plaira pas à tout le monde, pour ma part, j'ai hate de lire la suite...
Le Concombre Masqué
Excellentissime dans le dérisoire et l'illogique, cette série, tout simplement ! Mandryka nous offre ici l'oeuvre la plus tordue de l'ensemble de sa biographie, dans un contexte post-soixante-huitard qui est clairement ressenti durant l'intégralité de la lecture de cette série. (un peu l'atmosphère que l'on retrouve parfois à la lecture du génie des alpages, par exemple... mais la comparaison s'arrete là : ici, tout est déjanté et baigne dans une logique flou, pour notre plus grand bonheur !). Mandryka is my hero. C'est surement à cause de son petit cucurbitacé que je m'exprime n'importe comment, que je sors des "atoutaleur", "bonapéti" et compagnie... parceque c'est la marque de cette série, clairement. Etonné, donc, que ce monument ne soit toujours pas sur BDTEK ! mais c'est maintenant chose faite :) Attention, pour apprécier cette série à son juste titre, il ne faut pas craindre l'absurde, vous l'aurez compris ! On est bien loin de l'humour "classique" de l'époque, justement, et la finesse des jeux de mot rend la lecture vraiment agréable. On comprendra pourquoi Mandryka a travaillé avec Gotlib ! Même style... mais coup de patte très personnel tout de même. Le dessin, très basique, rempli bien son office. De toute façon, ce n'est pas sur ce genre de critère qu'une série comme Le concombre masqué s'apprécie et se considère. Les couleurs sur certains albums ont vraiment mal vieillies, par contre... dommage ! Une grande série, donc, que vous pourrez peut être encore trouver en broc', en occaze... uniquement, hélas.
Fée et tendres Automates
Cette série possède tout le charme et l'innocence d'un conte et toute la pureté d'un poème... L'histoire est remplie d'une sensibilité étonnante malgré son agréable simplicité. C'est une histoire d'amour qui n'a rien d'ordinaire celle de Jam, un automate raté, qui ne possède pas l'Oeil-Fée, comme tous les autres robots et automates humanoïdes conçus par Mister Sir Crumpett's. L'inventeur consacre sa vie à chercher cette lueur qui fait renaitre le merveilleux dans une époque troublée d'où il a completement disparu de la vie des hommes. C'est Jam qui rencontrera l'Oeil-Fée, le reconnaissant dès la première seconde où ses yeux se posent sur Elle, une fée inachevée, remisée au milieu de tant d'autres et pourtant tellement différente...différente ? oui, elle est unique et par elle l'oublié va renaitre, simplement parce que Jam l'a redécouverte et ramené à la vie d'un simple regard... Malheureusement, encore une fois, les hommes vont modifier le cours de leur histoire, inconscients des troubles qu'ils vont causer, de la souffrance qu'ils vont répendre dans le lieu magique et hors du temps qui constituait le refuge du dernier souffle de la poésie... "Tranche le fil de ma vie..." c'est le cri de tous ces automates à leur créateur qui, sachant qu'ils vont "mourir" ne veulent pas que ce soit par la folie humaine... Les automates sont immortels et Jam pendant près d'un siècle voit le monde changer et s'enfoncer dans la noirceur, alors qu'il ne pense qu'à retrouver sa fée, celle qu'il n'a jamais oublié, celle qui est tout pour lui... Dans ce monde qui n'est pas le sien, encore une fois les hommes vont se dresser contre lui, cherchant eux-aussi La Fée pour ses vertus miraculeuses.... C'est un récit d'une grande beauté et qui entraine la pensée du lecteur sur de nombreux chemins...l'amour, la haine, le genre humain, le merveilleux, illustré divinement. Les illustrations sont magnifiques, que ce soit dans les mises en scènes des automates, dans l'évocation troublante d'un amour si étrange ou encore dans la violence ou le quotidien des hommes et des femmes (trop) ordinaires... Un vrai régal à tous points de vue, une quête commencée depuis la nuit des temps qui n'a jamais trouvé d'aboutissement, pourquoi avons nous besoin du merveilleux dans nos vies ? Peut-être parce qu'il est la source de tous les plus beaux rêves... (un petit bémol...le changement de dessinateur pour le troisième tome nuit un peu à la cohérence de l'ensemble, et le travail de Béatrice Tillier reste inégalable, à mon avis)
Toto l'ornithorynque
Franchement j'adore les persos sont geniaux, super attachants tout mignons tout gentils, les histoires sont un peu simples mais c'est normal pour une BD jeunesse Les dessins et les couleurs sont superbes rien à dire, sauf vivement la suite et le Donjon T6 :):):)
Dilbert
Dilbert, à petite dose (difficile de s'enfiler un seul album en entier, c'est très monothématique), c'est assez hilarant. C'est une belle satire du monde du travail, sans complaisance, ni facilité. En lisant ces albums, on sent toute la différence qu'il existe entre cette série et la série télé "Camera-café", alors que la série télé se contente d'utiliser le monde du travail comme simple toile de fond pour faire rire (avec une certaine réussite, par ailleurs) Dilbert va beaucoup plus loin, certains gags, très mordants sont le signe d'un véritable esprit critique. A sa manière Adams met en scène la cruauté ordinaire : l'arrivisme, la méchanceté, le gaspillage, l'abus de pouvoir, la fatuité, la passivité, la complaisance... Qui a dit que le vie de bureau n'était pas gaie?
Blacksad
J'avais lu le tome 1 à sa sortie et j'attendais avec impatiente la sortie du tome 2 pour me les offrir. Si j'ai préféré le tome 1 au 2, il n'en reste pas moi que ces 2 albums sont magnifiques. Le tome 1 notamment avec l'utilisation continuelle de la voix-off comme dans les polars est une vrai oeuvre cinématographique. Les découpages sont réussis et les cadrages vraiment magnifiques. Bref avec Blacksad, on lit un film !
Parasite
Après Spirale, j'avais bien encore envie de goûter au fantastique à la japonaise. Ce Parasite vient à point pour combler mon appétit. Malgré un dessin quelconque et pas particulièrement attirant, le récit intéresse de bout en bout (en tout cas sur les deux premiers tomes). Pourtant tout cela pourrait être banal : un parasite extra-terrestre qui s'introduit dans le corps humain pour... avec une idée aussi bateau, y'a des sous-studios américains qui vous feraient une bonne dizaine de films de série b et 3 séries télés tout aussi nazes les uns que les autres. Ici, bizarrement, étrangement, ça tient la route. On s'amuse, le suspense fonctionne et on s'identifie facilement au personnage principal. A suivre! Ajout après lecture du quatrième tome : Et bien c'est toujours aussi bien, le rythme est là, l'invention permanente de nouvelle situation aussi. On sent clairement que dans ce volume, la série passe à la vitesse supérieure : les parasistes ne passent plus inaperçus et c'est une société entière qui va bientôt se sentir menaçée...
Nicolas Eymerich Inquisiteur
Une histoire géniale qui combine de manière astucieuse le moyen âge et le monde futuriste... Des évènements extraordinaires se produisent vers 1356 et semblent avoir une relation avec une autre époque où un vaisseau spatial effectue des sauts temporels... Nicolas Eymerich, l'inquisiteur, s'occupe d'une affaire qui semble dépasser le temps et les époques... Des apparitions et des êtres étranges sont retrouvés dans une vieille citerne...Frissons garantis! L'ambiance de ce livre plonge le lecteur dans une histoire très captivante où le mystère est bien gardé... Amateurs de science-fiction, de fantastique, ne passez pas à côté de ce chef-d'oeuvre! Certainement un des meilleurs titres que j'ai lu depuis longtemps...