Les derniers avis (39498 avis)

Par A.bomba
Note: 5/5
Couverture de la série Pilules bleues
Pilules bleues

Quelle émotion ! Je vous avoue en toute sincérité que cette histoire a provoqué des larmes d'émoi au sens propre du terme… des larmes de compassion, cette compassion que l’auteur aborde et décortique. C’est beau, une histoire d’amour comme je n’en avais pas lu depuis longtemps. La détresse et l’euphorie s’emmêlent transportant le lecteur dans un univers si réel, si proche et si douloureux que l’on ne peut rester insensible. Au-delà de nous faire réfléchir sur nous même, ce livre nous apprend également ce qu’est la maladie en réalité et nous la fait découvrir sous un angle abominable… quand elle touche au plus profond du cœur, à l’amour ultime que l‘on peut avoir dans sa vie. Malgré tout, l’auteur réussi à convaincre d’un espoir au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. On sait aisément la leçon que l’on retire quand on referme la dernière page, nous avons un don magnifique, capable de surpasser tous les malheurs, celui d’aimer et d’agir au nom de cet amour, sans peur nous pouvons alors outrepasser nos souffrances et nos doutes. Le graphisme qui au début paraît bâclé se met rapidement à évoluer sous les yeux et devient partie inséparable du personnage principal. C’est sa vision de la vie et de ce qui l’entoure, nos vivons à travers lui jusqu’au bout. c'est simple mais tellement efficace. Je reconnais que je suis encore sous l'emprise de ce que je viens de lire, mon avis est que l’on doit absolument lire « pilules bleues » si l’on a besoin d’aide ou tout simplement si l’on ne se pose pas de questions….

12/02/2003 (modifier)
Par boris
Note: 4/5
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Voila une excellente BD au scenario solide et au dessin excellent. D’habitude les trucs qui se passent dans l'espace ce n’est vraiment pas ma tasse de thé mais là, impossible de refermer la BD avant de savoir la suite! Les personnages sont assez caricaturaux (le pilote beau gosse/casse cou et son fidele mécanicien..... :) ) mais on oublie vite tout ça, pour se plonger dans l'histoire. C’est la première fois que je me régale avec une BD dont je trouve le héros insupportable. La résolution du paradoxe temporel c'est quand même quelque chose ! Ça mérite presque un 5/5 mais 4/5 pour Balty :)

12/02/2003 (modifier)
Par miya
Note: 4/5
Couverture de la série Le moine fou
Le moine fou

La lecture du "Moine Fou" a été une belle surprise. Une très bonne série, de magnifiques dessins, une bonne histoire... Une série que je relis ou feuillette avec beaucoup de plaisir régulièrement.

12/02/2003 (modifier)
Par fourmi
Note: 4/5
Couverture de la série Lupus
Lupus

Premier tome de la série, je dois dire assez étrange. Peeters se met à la science-fiction, mais finalement reprend un thème cher : la description de relations humaines. Un huis-clos à trois se met en place petit à petit. Lupus, le gars qui a les pieds sur "terre", Tony, le gars impulsif et parfois violent, et l'enigmatique Saana, la fille un peu paumée. Une atmosphère assez étrange s'installe, et finalement, les contextes SF s'estompent rapidement . J'attends de voir la suite, mais cette BD ne m'a pas laissé indifférente, car particulière dans son histoire. L'illustration, c'est de Frederik Peeters, rien à redire, je suis assez fan de son trait et de sa façon très minimaliste de rendre compte des émotions de ses personnages, un peu à la Pillule Bleue, mais dans un registre complètement différent. A lire donc, mais peut-être attendre la suite pour l'acheter, je pense qu'elle ne plaira pas à tout le monde ...

12/02/2003 (modifier)
Par fourmi
Note: 4/5
Couverture de la série Torso
Torso

Une très très bonne BD ! Une façon de raconter vraiment géniale. L'illustration magistrale, on sent que l'illustrateur (pourtant scénariste d'oridnaire) est issu du cinéma. Il maitrise parfaitement la répétition des images, qui augmente l'atmosphère lourde, glauque ... L'histoire avance avec un rythme soutenu. Le mélange de photos d'époque et de dessins s'adapte parfaitement à l'histoire : Un vrai régal cette BD ! L'ambiance des Etats-Unis des années 30 est parfaitement rendu : la corruption, la misère, le contexte politique et ... Eliot Ness dans tout ca ! Vraiment je la conseille, un pur regal (bis)

12/02/2003 (modifier)
Par Ilghorg
Note: 4/5
Couverture de la série Lincoln
Lincoln

Je trouve cette BD géniale !! J'ai vraiment été agréablement surpris ! Le scénario est débile, je me demande où ils l'ont trouvé mais c'est super ! Franchement j'attends le 2 avec impatience , cet album m'a donné envie de lire les autres series de ces auteurs.

12/02/2003 (modifier)
Par Ilghorg
Note: 4/5
Couverture de la série Krän
Krän

Kran est vraiment un personnage génial, carricaturant Conan et les autres et accompagné du petit moustachu Kunu, c' est a mourir de rire. Le scenario est comme qui dirait ... on s' en balance en fait du scénar ! Les dialogues sont géniaux, remplis de jeux de mot et de vannes bien machos, cette serie est faite pour ce qui veulent rigoler un bon coup et pas pour les collectionneurs !

12/02/2003 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5
Couverture de la série Garduno, en temps de paix
Garduno, en temps de paix

Voilà une BD difficile à juger... Le propos est difficilement attaquable, l'auteur a l'air sincère, honnête... et en même temps, il y a pas mal de défauts, de trucs gênants... Le premier a déjà été signalé par mon estimé confrère : dans le fond, cette BD ne touchera qu'un public a priori déjà acquis à la cause qu'elle défend. C'est pas Jean-Marie Messier, les gars du MEDEF ou l'électorat d'Alain Madelin qui va lire "Garduno", et ce n'est même pas parce qu'ils n'en ont pas envie, mais tout simplement parce qu'ils ignorent totalement son existence. La BD n'est pas forcément le médium le mieux choisi pour diffuser largement un message, et en plus Les Requins Marteaux sont une petite maison d'édition, aux tirages limite confidentiels... C'est sûr que publier ce livre chez un indépendant plutôt que chez Delcourt ou Casterman est cohérent avec le propos (et il est probable qu'une grosse boîte aurait refusé le bouquin de toutes façons), mais en même temps, ça limite considérablement sa portée, forcément. Le choix de la BD comme moyen d'expression me paraît d'autant plus discutable que, contrairement à mon prédécesseur, je ne trouve pas le dessin extraordinaire, bien au contraire... Graphiquement, c'est très très moyen... Mais le propos du bouquin est intelligent, lucide ; l'auteur ne se contente pas de nous balancer des messages simplistes genre "la mondialisation, c'est mal" : il étaie ses dires avec des chiffres, des infos... Alors pourquoi une BD et pas un essai, hein ? Je reconnais que des essais sur le sujet, il y en a déjà un paquet, mais bon... je reste sceptique. Avec une BD, il touche les jeunes plus facilement, c'est vrai ; mais comme je viens de le dire, avec Les Requins Marteaux il n'en touche pas tellement, et puis les jeunes qui lisent de la BD indépendante ne sont pas forcément les plus mal informés sur les méfaits de l'ultralibéralisme et les plus durs à convaincre quant à la nécessité de réagir contre la mondialisation. À part ça, l'auteur martèle avec conviction qu'il faut se réveiller, résister face à la situation actuelle... mais lui, là-dedans, il fait quoi ? Juste une BD ? Faire un bouquin qui va lui apporter, même en quantité limitée, prestige et droits d'auteurs, et qui ne prêchera quasiment que des convertis, c'est ça sa façon de lutter contre ce qu'il dénonce ? C'est déjà ça, c'est sûr, et il vaut mieux faire un tout petit peu que ne rien faire du tout, mais en même temps, ben... c'est quand même pas grand'chose. Ça me rappelle d'ailleurs un passage de la BD, où il parle de ce que l'on appelle le "commerce équitable", où il montre une pub pour une marque de café "équitable" qui dit "le café pour dormir tranquille". Le slogan résume ce qui me gêne dans tout ça : oui, le commerce équitable, c'est bien ; oui, il vaudrait mieux acheter son café à ces boîtes-là plutôt que filer encore plus de pognon aux groupes Nestlé ou Danone, et en même temps, s'il suffit à l'Occidental aisé de faire ce geste dérisoire pour pouvoir ensuite "dormir tranquille", comme le dit la pub, et oublier la misère dans laquelle vivent les pays du sud, ça montre quand même clairement à quel point, quoiqu'on en dise, quoiqu'on puisse sincèrement croire, la misère du monde, on s'en branle tous quand même suffisamment (je me mets dans le lot, hein, je ne me considère pas meilleur que n'importe qui) pour pouvoir "dormir tranquilles" après avoir fait une minuscule aumône à la cause... Pour continuer sur les défauts, Squarzoni a un peu tendance à sauter du coq-à-l'âne. Certes, il veut nous montrer que, grosso modo, tous les malheurs du monde sont liés (je simplifie, hein ; dit comme ça, ça a l'air c**, mais l'auteur explique ça de façon plus intelligente que moi), et c'est pour ça qu'il ballade son récit du Chiapas à la Croatie en passant par la guerre du Golfe, mais je trouve que ça dessert son propos en donnant un côté décousu, brouillon à sa BD. Ajoutons aussi l'abus d'effets visuels faciles, des raccourcis assez discutables sur certains sujets (il a, par exemple, une façon limite douteuse de comparer le génocide des Indiens d'Amérique du Sud à la Shoah...)... Vous aurez compris que, pour moi, cette BD est loin d'être un chef-d'oeuvre, une grande réussite... Néanmoins... C'est quand même un bouquin assez fort ; il vous secoue dans votre fauteuil et, après l'avoir lu, on se sent honteux (parce qu'on accepte ce monde de m**** sans trop réagir) et déprimé (parce qu'il montre involontairement les limites de l'anti/alter-mondialisation : on peut agir et il faut agir, oui, mais la vraie révolution qui fera péter tout ce système, elle n'aura pas lieu, on ne peut faire que de toutes petites choses pour résister) MAIS un peu moins c**.

11/02/2003 (modifier)
Couverture de la série Vincent et Van Gogh
Vincent et Van Gogh

Pas du tout attiré par cet album, c'est du bout des doigts et juste avant de quitter le magasin que je l'ai ouvert... et qu'après avoir lu deux pages je suis reparti avec (sous le bras) et un gros sourire béat et un peu bête (sur la figure). En effet, les toutes premières cases -- comme le reste de l'album, d'ailleurs -- sont somptueusement belles : de véritables tableaux à elles seules. Et quand je dis tableau, c'est parfois littéralement vrai, tant l'auteur a pris plaisir à "faire vivre" dans cette BD des éléments de grands chef d'oeuvre, voire le tableau entier. Ainsi les tournesols de Van Gogh, certains de ses paysages provençaux (la scène où le train traverse le champ de blés est... superbe !), les vahinés de Gauguin n'en sont que qelques exemples. La deuxième chose qui frappe, c'est que sous cet académisme apparent, le dessin est extrêmement ironique ! Ainsi le personnage de Van Gogh, tout bien dessiné qu'il soit, a quelque chose de vraiment comique, de ridicule et de dérisoire. Je ne saurais dire exactement à quoi cela est dû, mais Smudja fait une caricature magistrale grâce à d'infimes détails (une pose à peine marquée, un visage étonné qui se démarque du contexte...). Le résultat est un décalage complet entre la forme apparemment très classique, et... ces petits détails que je ne saurais nommer qui font le côté caricatural... Le propos ensuite est quant à lui complètement farfelu. On le constate dès le tout début, avec non seulement la narration mais également les propos de Van Gogh... Le pauvre adore la peinture mais n'est vraiment, vraiment pas doué. C'est sur cette base que se construit l'histoire, originale à souhait, plaisante, distrayante, et prenante. Le petit reproche que je ferai tout de même est qu'il y a parfois un peu de confusion, mais ça reste léger. Enfin, humour et ironie se poursuivent jusque dans les deux dernières pages, regroupant et résumant les différents protagonistes de l'histoire, pour se finir -- toujours avec humour et dérision -- sur la dernière case qui à elle seule vaut le détour. Bref, excellente surprise ! J'aurais presque envie de comparer "Vincent & Van Gogh" au meilleur des "Rubriques à brac" ou "Cinémastock" pour le ton employé. Sans compter le dessin, qui est splendide. Alors voilà, ça m'arrive très rarement, mais là aucune hésitation : culte ! :)

11/02/2003 (modifier)
Par Don Lope
Note: 5/5
Couverture de la série Sambre
Sambre

Sambre, c'est une oeuvre graphique exceptionnelle. Des tons monochromes desquels se détachent le rouge des yeux de Julie, le rouge de son drapeau, le rouge de son sang. Elle est belle et effrayante, mystérieuse et envoutante. C'est sans aucune contestation possible un des personnages féminins les plus développés et marquants de la bande dessinée, une de ces héroines qui comme Magrit dans les Maîtres de l'orge ou Cueille-la-mort dans Neige écrase l'histoire de leur charisme. Sambre c'est une oeuvre noire mais d'une poésie infinie qui n'est pas sans rappeler les poètes et les écrivains de ce début de siècle (Lamartine, Baudelaire, Stendhal, Hugo, Chateaubriand). Chaque fois que le lis les tomes qui composent cette série je suis envouté par la magie de l'histoire, par l'amour insensé et si fort de Bernard et Julie. Les tomes 3 et 4 sont à mon avis, sur ce plan, encore plus fort que les deux premiers. J'ai l'estomac noué chaque fois que je vois Julie agonisante dans les bras de Bernard, son drapeau rouge en guise de futur linceul. Un des défauts que je vois dans Sambre, c'est le relatif manque de clarté quand à l'histoire familiale, leurs liens avec le Vicaire et le mystère entourant cette "guerre des yeux". A trop pencher dans le poétique et le mystère, Yslaire en vient à parfois manquer de liant et de fluidité dans son intrigue. J'ai également été un peu déçu par le tome 5: l'absence de Bernard casse le duo magique et les planches très sombres de ce tome ne sont pas du meilleur effet (de même que les copier/coller avec aggrandissement de la case précédente). Pas suffisant toutefois pour gacher mon plaisir et l'envie de me plonger et me replonger dans la noirceur de cet amour maudit.

11/02/2003 (modifier)