Les derniers avis (39871 avis)

Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série Derniers rappels
Derniers rappels

Alex Robinson utilise ici le même procédé constructif que celui de De mal en pis pour mettre en scène cette histoire. Loin de tomber dans la redondance, l'auteur explore de nouveaux thèmes et les expose cette fois de manière différente. Contrairement à ceux que l'on a pu voir dans De mal en pis, les personnages principaux de Derniers rappels, ne sont pas composés majoritairement par une bande de trentenaires se connaissant plus ou moins tous. Les personnages ici viennent d'univers variés, ils y en a de tous ages, ils ne se connaissent pas. Les plus intéressants sont ceux, un peu plus mûrs, qui arrivent à l'heure du premier bilan de leur parcours, le moment intermédiaire d'une vie, où l'on se dit, qui suis-je? Qu'ai-je accompli jusqu'à aujourd'hui? J'aime cette idée, une forme de préoccupation existentielle qui change de celles que l'on a l'habitude de voir. L'histoire, morcelée, peut-être un peu moins linéaire que celle de De mal en pis, révèle des surprises. Un groupe de gens, sans rapports les uns avec les autres suivent des routes bien différentes, ils se rencontreront ou pas, des rencontres parfois fortes qui ressembleront à des chocs. Alex Robinson fait partie de ces auteurs qui arrivent à créer des personnages marquants, au delà des histoires qu'il raconte, c'est ses personnages qui sont fascinants. Des gens à priori ordinaires, décrits avec tant de justesse que cela renforce énormément la crédibilité, ça sonne très juste. Une nouvelle fois, cette oeuvre se révèle profonde et intelligente. J'ai aimé cet album chargé d'émotions, j'ai aimé la construction chaotique de l'histoire, les éléments qui partent en tous sens au fil du récit et se mettent brusquement en place. Une cohérence soudaine entre les évènements que l'on ne discerne pas tout de suite. Le final est splendide. Derniers rappels est à lire, une oeuvre réjouissante et réussie qui comblera les amateurs du genre et devrait plaire sans problèmes à ceux qui ont aimés De mal en pis. A noter qu'Alex Robinson s'attribue un petit rôle dans l'histoire, il y apparaît sur environ deux pages, un petit clin d'oeil de l'auteur que j'ai trouvé sympathique. JJJ

09/12/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série De mal en pis
De mal en pis

De mal en pis, un livre dense, dense et foisonnant, loin de n'être qu'un roman graphique se contentant de narrer le quotidien d'une bande d'amis. De mal en pis se révèle plus profond que cela. Au delà de la représentation de tranches de vie qui forment les aventures journalières que tout un chacun peut vivre, l'auteur donne sa réflexion sur des thèmes plus recherchés. A travers le parcours d'un vieil auteur aigri et malicieux, Alex Robinson nous donne sa vision du monde dans lequel il vit, la BD. Un univers sans pitié, ou les artistes sont en proie aux exigences de requins de la finance. Bien sur personne n'a attendu Robinson pour découvrir cet aspect peu reluisant de ce qui est bel et bien une industrie du divertissement, mais la crédibilité avec laquelle il dépeint cet état des choses est remarquable. Cette facette importante de l'histoire est habilement disséminée dans un récit mettant en scène de multiples personnages aux aspirations différentes. Des personnages, plus ou moins liés qui se croisent et vivent selon leurs différents destins. Des gens décrits avec justesse, parfois avec extravagance, des gens qui sont souvent passionnés. Comment ne pas être touché par Sherman, un jeune homme frustré qui se sent doué mais manquant cruellement de courage et d'ambition? Mon personnage favori dans cette aventure est Stephen, Stephen qui nous donne ses visions des choses avec détachement et beaucoup de recul mais qui nous fait ressentir énormément d'émotions. La séquence de Stephen en père noël est magnifique. Beaucoup de membres de cette communauté que forme De mal en pis sont réellement intéressants, c'est ce qui donne son ampleur à cette BD et la fait largement sortir du simple cadre de la vie quotidienne. Le traitement d'Alex Robinson est intelligent, cette BD malgré ses nombreuses pages n'est jamais ennuyeuse, l'aspect dramatique fonctionne bien sans chuter dans la tragédie. Mais à mes yeux c'est l'humour qui est le mieux développé dans cette histoire, De mal en pis est une comédie, toute simple, pas forcément grinçante mais très touchante. Entre les chapitres, Alex Robinson pose parfois des questions à ses personnages, représentés sur fond noir face aux lecteurs, ils y répondent chacun à leur manière. En plus d'être amusant, l'exercice ajoute une couche de profondeur supplémentaire aux diverses personnalités. De mal en pis est une bonne BD, si parfois elle souffre de petites imperfections, elles sont assez discrètes, les dessins s'améliorent sensiblement au fil des pages, graphiquement cette oeuvre est appréciable et plus travaillée qu'elle n'y parait au premier coup d'oeil. De mal en pis est un album à lire. Un petit mot au sujet des quelques pages supplémentaires contenues dans l'album Bonus! Ce gros pavé avait-il besoin de ce petit plus? Et bien oui et non. J'ai envie de dire non, non car cela n'apporte rien à l'histoire, non car cela ne bouleverse aucun fondement, ne livre pas de secrets supplémentaires. Ce ne sont que quelques scènes de plus... J'ai aussi envie de dire oui, oui car il est bon de retrouver des personnages attachants, car les petites aventures sont bien fendardes. Une histoire met en scène Stephen, Jane et l'un des amours de jeunesse de Stephen. Dans une autre on voit Ed, plus jeune dans une convention de fans de comics. Une des histoires tourne autour d'un délire SF... Des petites choses comme ça, des histoires légèrement fantasmées, dans lesquelles Alex Robinson se lache un peu avec ses personnages, sans nuire à son oeuvre originale. La toute dernière histoire, Terre Plate, de vingt quatre pages réalisées en vingt quatre heures (un concept de Scott Mc Cloud: 24 heures de la bande dessinées), met en scène un nouveau personnage, Caprice... Caprice? ne serait-ce pas par hasard cette fille que l'on retrouve dans Derniers rappels, un autre album d'Alex Robinson? JJJ

09/12/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Enchaînés
Enchaînés

Après avoir relu les 4 épisodes de cette série, je trouve cette histoire tout à fait passionnante, même si la fin est un peu décevante. On pourra reprocher à cette œuvre de ressembler un peu trop à 100 bullets d’Azzarello, mais je crois qu’il faut plutôt voir dans cette BD un hommage appuyé à son aîné. D’ailleurs, les auteurs font de nombreux clins d’œil à l’univers du comics (on y voit même un Wolverine au hasard d’une page). Cette histoire de meurtres en chaîne est plutôt bien construite et à aucun moment on ne s’ennuie. L’histoire est construite comme un puzzle qui ne donne son sens qu’au dernier tome. Cependant, la fin est bonne, mais pas exceptionnelle. Au final, une série qui a quelques défauts, mais surnage largement par rapport au reste de la production BD actuelle.

08/12/2006 (modifier)
Par Lafayette
Note: 5/5
Couverture de la série Louis la Lune
Louis la Lune

Franchement génial !!! Des dessins plus que magnifiques, poétiques et steampunks à souhait, du grand Art. Une histoire romantique et scientifique d'après une idée aussi originale que farfelue : Jules aurait réellement été sur la Lune... Tout part de cette idée. Des machines steampunks mécaniques incroyables, des Sélénites extraterrestres, des écoliers en uniformes, un monde très vernien et en même temps une ambiance à la Tim Burton dans le graphisme. De plus, cet album est un beau livre, avec des pages épaisses imitant le vieux papier parchemin des premières éditions Hetzel, 72 pages, ce qui est plutôt pas mal. Un ouvrage somptueux que l'on ne se lassera pas de feuilleter encore et encore les longues soirées d'hiver.

08/12/2006 (modifier)
Par bab
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ex Abrupto
Ex Abrupto

Un format et un découpage original pour une œuvre que j’ai pris de plein fouet. Rares sont les bd qui (me) remuent à ce point, un vrai choc, dans le sens positif. C’est beau, graphiquement et scénaristiquement, le dessin torturé, sombre, parfois brut, amène une vraie ambiance qui vous pose là, dans le récit. Pas de dialogue, 2 cases par planches, juste des expressions, des mouvements, des paysages et le trait de Larcenet. J’avais peur d’être dérouté et de ne pas réussir à m’immerger dans cette bd, j’étais dedans au bout de 3 planches. L’histoire est magnifique et les thèmes abordés chers à Larcenet le sont habilement. On frôle parfois le cliché mais le contexte, le dessin, l’ambiance créée nous y mettent aux antipodes. C’est parfois sombre (très sombre) mais les passages d’espoir et de bonheur n’en sont que plus communicatifs et exacerbés. C’est parfois chimérique, ça n'en rend que plus percutant les passages qui nous ramènent au « réel ». Comme Hervé, j’y ai rattaché des références ciné tel que Chaplin ou Capra par leurs approches angoissé de tout ce qui fait une vie... tout en la sublimant. A mon avis, on est hermétique à cette bd ou on y plonge sans retenue, mais il faut essayer. Car elle est extraordinaire.

08/12/2006 (modifier)
Par watchoom
Note: 4/5
Couverture de la série Péchés mignons
Péchés mignons

Pas de doute Arthur de Pins a un style bien à lui ! Au menu, Pin-up cartoon au charme fou, couleurs pastels magiques et humour débridé. La palette graphique d'Arthur fait ici des merveilles et distille un graphisme léché tout en courbes. La lecture est ici très agréable et les gags font souvent mouche, même s’ils tournent toujours autour du même pot, je ne me suis pas ennuyé du tout ! Le produit est de très bonne facture et atteint son objectif : nous faire sourire. Ce titre ne révolutionnera peut être pas la BD, mais le plaisir énorme que j'ai eu à le lire me force à mettre 4/5.

08/12/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Le Jour des Magiciens
Le Jour des Magiciens

J’ai passé un bon moment après la lecture des 2 premiers tomes cette série. Les dessins (et les couleurs), sans être exceptionnels, sont agréables et l’univers imaginé mêlant le réel et le magique est assez cohérent. J’ai un bon a priori sur le scénario même si il est difficile à juger à ce stade puisque beaucoup d’incertitudes persistent. Pour l’instant, sans être génial, c’est très agréable et je donne un 4/5 généreux en espérant être à la fois conforté et surpris par la suite de cette histoire sur laquelle je garderais un œil attentif.

08/12/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

C’est LA Bd de Manu Larcenet que je préfère parmi celles que j’ai pu découvrir de cet auteur. Sans vouloir paraphraser sur ce qui a déjà été écrit, c’est une œuvre riche sur la vie dans laquelle se côtoient beaucoup d’émotions, de rires, de tendresse, de drame…, le ton est toujours et pour l’instant juste et approprié. Déjà 3 tomes et le plaisir de lecture est toujours au moins aussi grand au fil des parutions. Le CD sorti à l’occasion d’une édition spéciale du tome 3 est d’ailleurs très instructif sur la construction de ce volume avec les craintes et exigences de l’auteur. La suite est donc toujours attendue avec grande impatience.

08/12/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série India Dreams
India Dreams

India Dreams est un beau prétexte à voyager et traverser de part en part la péninsule Indienne. Je l'ai pris ainsi, comme une invitation au voyage, comme un recueil de beaux moments et de paysages superbes. Le dessin de J-F Charles est excellent. Ce sont de belles aquarelles, des cartes postales superbes, des décors envoûtants, des couleurs chatoyantes et douces. Chaque planche m'a vraiment transporté. Seuls les personnages sont un peu moins réussis, seulement un peu moins car ce n'est que leurs visages un peu figés que je regrette. Dans l'ensemble, ne serait-ce que pour la beauté de ses pages, je suis heureux d'avoir acheté cette BD. Au long des quatre tomes de la série, nous voyagerons du Rajasthan à l'Himalaya, en passant dans l'ordre par Khalapour, Jaipur, Jaisalmer, Srinagar, les contreforts Himalayens, Benares, Bombay, Goa, Mandaipour, le Népal avec Patan et Katmandou, et enfin Darjeeling. C'est un vrai voyage touristique dont le but à demi-avoué est de dépayser le lecteur et de lui faire découvrir les beautés de l'Inde de 1920 à 1965. Pour ce voyage, quel meilleur prétexte qu'un mystère familial mettant en scène de grands amours difficiles et un complot politique et mystérieux. Ce scénario, même s'il est assez léger dans sa trame, a suffi à me bercer et à me faire suivre avec le plus grand plaisir le périple de ces trois générations de femmes, Amelia, Emily puis Kamala. Il est vrai qu'on peut lui faire quelques reproches, une fin de premier tome très abrupte, un ensemble assez décousu, voire confus pour qui ne plonge pas totalement dans le récit, quelques facilités scénaristiques (je rigole encore en repensant au deus-ex-machina du serviteur du prince qui retrouve Emily et Jarawal à Bombay, à plus de mille kilomètres de là où il les a perdus, et qui répond à leur grande surprise de le retrouver là par un "je vous raconterai mon histoire plus tard", et bien sûr nous n'aurons jamais l'explication). On peut aussi reprocher que l'explication finale du complot mystérieux, même si elle est assez plausible, explique assez mal l'acharnement des "méchants" contre Amelia et ses descendantes et encore moins l'aide mystique de ce vieil homme au singe. Mais je suis passé outre car je n'ai pas lu cette BD dans l'optique de suivre une intrigue complexe et se tenant de bout en bout. Je me suis davantage laissé porter par le charme du voyage, des paysages, l'exotisme, la beauté de cette Inde que je ne croyais pas pouvoir aimer à ce point, n'étant jusqu'à présent vraiment pas très attiré par ce pays. Très beau voyage, guidé par des romances à travers les ans et une intrigue qui, même si elle pêche dans les détails, suffit à former un récit de qualité à mes yeux. Une belle, très belle, manière de découvrir l'Inde.

08/12/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Halloween
Halloween

Mon avis suit la lecture de l’édition parue chez "Le Cycliste". Contrairement à ce qu’annonce ThePatrick, il ne me semble pas que cet album ait fait l’objet d’une parution dans la collection "comix" du même éditeur que je commence à bien connaître. Boiscommun n’a réalisé que "Joe" et "Béa" dans cette collection au format comics (publiés par la suite en grand format chez les Humanos). Cette petite précision apportée, venons-en à mon sentiment sur cette bd . . . Eh bien, c’est pas si mal. Certes, Boiscommun n’est pas scénariste et ça se sent. Mais on ne lit pas non plus du Boiscommun pour ses talents narratifs mais bien pour ses superbes planches ! Admirez le travail dans la galerie, ça se passe de tout commentaire ! Toutefois, si ça se lit vite, je trouve l’histoire plus intéressante et davantage "travaillée" que dans "l’histoire de Joe". On y retrouve toujours Joe et Béa (mais un bref instant) et des décors gothiques avec un passage sur les toits (ce qui semble être une marque de fabrique des albums solo de l’auteur). C’est court mais pas inintéressant ! Bref, on se trouve devant un récit plus riche que ses précédents avec des clins d’oeils en sus ! A lire . . .

08/12/2006 (modifier)