Les derniers avis (39883 avis)

Couverture de la série Homunculus
Homunculus

J'ai été agréablement surpris à la lecture du premier tome de cette série. Il est vrai que mis à part la trépanation du néo-SDF, il ne se passe pas grand chose durant les 3 premiers quarts, mais tout est dans l'atmosphère qui règne. Malheureusement les dernières pages m'ont un peu refroidi et je demande à voir la direction que prendra le deuxième tome. A conseiller aux fans de 20th Century Boys et peut être aussi à ceux qui ont aimé Parasite pour la fin... Coté dessin, rien à dire c'est du bon et il y a beaucoup de planches avec peu de cases, ce qui met d'autant plus en valeur les visages et les expressions des personnages. J'raconte pas plus ma vie...

10/03/2007 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Black Hole
Black Hole

Charles Burns fait parti de la nouvelle génération de la bande dessinée américaine underground et rejoint des auteurs majeurs comme Craig Thompson et surtout Daniel Clowes. Black Hole est une œuvre d’une noirceur totale, où règne un profond désespoir. Ce désespoir est partagé par l’ensemble des adolescents de son livre. Burns maîtrise parfaitement son dessin constitué d’aplats noirs. D’ailleurs, ces dessins sont particulièrement terrifiants et inquiétants. Ces thèmes sont proches de ceux des livres de Daniel Clowes ; mais chez celui-ci, les personnages peuvent parfois espérer une forme de rédemption. Point de salut chez Burns, ses héros sont marginalisés, exclus de la société, voire bannis. Tous ces jeunes adolescents se droguent, boivent, sans très bien comprendre le mal qui les affecte. Les relations sexuelles engendrent chez eux de terribles malformations physiques. Cet ouvrage évoque donc les thèmes de l’exclusion, de l’absence de normalité qui entraînent la déchéance. Burns montre des transformations physiques écœurantes et le rejet qu’elles provoquent de la part de la communauté ; la scène du fast-food en est un parfait exemple. Ce qui nous frappe aussi, c’est l’absence d’horizon : peu d’échappatoire pour cette jeunesse désabusée et désespérée, où le rêve se transforme toujours en cauchemar. Un ouvrage sombre, mais fondamental et incontournable, qui fait parti des essentiels du festival d’Angoulême 2007…

10/03/2007 (modifier)
Par turt
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monsieur le Chien
Monsieur le Chien

J'ai suivi le parcours depuis en bon moment de ce "monsieur le chien" en le découvrant via un autre blog, et j'adore : Il faut reconnaître que si son style de dessin est "relativement" classique et agréable à lire, son humour et ses références peuvent en choquer plus d'un... surtout dans les planches de son blog. Je trouve que la bd est un peu moins réussie que sur son site car il y a comme un effet de (auto ?)censure dans "Paris est une mélopée", peut-être dû à l'éditeur. Ses planches ne forment plus l'ensemble à la fois homogène et hétérogène du grand foutoir qui compose son univers, ses réflexions vaines et sans fondement d'un contribuable moyen. Du MLC un peu édulcoré en somme. En bref, je conseille : - d'aller faire un tour sur le blog de MLC ( http://www.monsieur-le-chien.fr ) et de lire toutes les planches depuis le début (courage, il n'y en a "que" 215 à ce jour...), cela permet de voir le travail sur le trait, la mise en page et la mise en place des personnages d'un dessineux (comme il se définit lui-même ) au jour le jour... - éventuellement de réfléchir un peu sur le bien fondé du port du maillot de foot brésilien ou la conquête du monde par la Chine via les baguettes... - d'acheter la bd ; ça pourrait servir comme circonstances atténuantes si vous êtes jugé comme serial-killer... Bon courage et bonne lecture, PS : MLC décline toute responsabilité en cas de dommages cérébraux suite à la lecture de son site ou de son album... turt

10/03/2007 (modifier)
Par Estel
Note: 4/5
Couverture de la série Oumpah-Pah
Oumpah-Pah

C'est en voyant cette BD dans les avis que je m'en suis souvenue et si je l'ai lue dans les Spirou quand j'étais ado, j'en garde des traces assez fraîches parce que je m'étais régalée (et que de temps en temps quand je suis chez mes parents je farfouille dans les vieux Spirou). Les histoires sont hilarantes, de la même veine qu'Astérix comme tout le monde le dit mais quand même avec sa propre vie puisque les lieux et l'époque n'ont rien à voir. Dans les personnages, on retrouve les mêmes caractéristiques qui font gags mais ils ont une autre interaction que dans Astérix ; J'ai vu qu'il y avait peu de tomes, je vais tâcher de me les trouver (ou l'intégrale) et je pense que même ceux qui ne sont pas fans d'Astérix devraient l'essayer !

10/03/2007 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série Pom et Teddy
Pom et Teddy

Ah, "Pom et Teddy" ! Un pur produit de la ligne claire et du moralisme bon enfant à la "Tintin". Mais pour l'enfant que j'étais, l'histoire est palpitante et les héros très attachants : Teddy, l'orphelin courageux qui n'a que son âne Pom, Tarass Boulba, le bon géant du cirque, Maggy, la courageuse écuyère. Il faut bien toute cette bande pour résister aux manigances de l'Impossible, régisseur du cirque et sosie d'Adolf Hitler ! Teddy passera par bien des affres, fugue, prison, procès, avant de sauver son âne et retrouver sa place au cirque. Pom frôlera la mort. Mais les gentils triomphent à la fin, les méchants sont ridicules et l'Impossible disparaît. Ouf ! Un bonheur de lecteur pour des gamins.

09/03/2007 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série Oumpah-Pah
Oumpah-Pah

Une oeuvre de jeunesse méconnue du duo Goscinny-Uderzo, qui allait accoucher peu après du phénomène Astérix. En choisissant de placer leur histoire au moment de la colonisation française de l'Amérique, au milieu du XVIIIe siècle, Goscinny et Uderzo renouvellent singulièrement le genre du Western. Car l'occidental qui débarque ici dans l'ouest sauvage est un jeune noble français à perruque -ce qui lui vaudra son surnom de Double-Scalp !-. Le regard naïf de Double-Scalp sur le monde indien puis celui, plus lucide mais non moins neuf de son désormais ami Oumpah-Pah sur la France de Louis XV sont prétextes aux quiproquos les plus réjouissants. La galerie de personnages savoureux qui a fait le succès d'Astérix est déjà là : sorcier maladroit, responsable des signaux de fumée totalement dyslexique, pirate cruel et fier de l'être, espion veule... Le talent graphique d'Uderzo les rend souvent irrésistibles. Chaque case contient un gag et les histoires des cinq albums de la série témoignent du souci de Goscinny de construire ses scénarios avec la rigueur horlogère des meilleures comédies de théâtre ou de cinéma. Je recommande d'ailleurs l'intégrale en un volume, compte tenu du faible nombre d'épisodes et du fait que les histoires s'enchaînent pour n'en former finalement qu'une seule.

09/03/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Ce n'est qu'en fermant le livre que j'ai remarqué que "Là où vont nos pères" était publié dans la collection "long courrier" de Dargaud, tant cette bande dessinée tranche avec la production actuelle (et le style Dargaud). Ce type d'ouvrage se rapproche au niveau graphique plus de la collection Mirages de Delcourt, à l'image d'un Fritz Haber de David Vandermeulen que d'une série de Dargaud. En effet, il s'agit ici d'une bande dessinée muette, mais qui, de par son étonnante palette de vignettes peut se passer de dialogue. "Là où vont nos pères" aurait pu être un portrait triste et poignant de l'immigration, mais non. L'auteur, Shaun Tan, a choisi une toute autre voie, qui oscille sans cesse entre Chaplin (Modern times, ou encore L'émigrant) et un monde à la Kafka, où tout nous est inconnu : alphabet, animaux, transports, langage etc. Si j'ai été, dans un premier temps, assez désorienté par le scénario, j'avoue qu'il faut une seconde lecture pour bien appréhender la richesse de l'histoire. Mais c'est vrai que le scénario est peut-être étouffé par la beauté des illustrations, d'ailleurs, je n'ai eu de cesse de contempler les superbes pages à plusieurs reprises depuis que j'ai acheté cette bande dessinée. Ce livre est une fable, fable sur l'émigration, fable universelle et magnifiquement illustrée, et surtout qui ne sombre pas dans le misérabilisme mais au contraire dans l'optimisme et la joie de vivre. C'est beau, souvent sombre et angoissant, mais résolument tourné vers l'avenir, vers l'espoir (comme le montre la dernière page). Cette bd c'est le rêve américain sans le Crack de 29. Un petit ovni vient de débarquer ce mois-ci chez votre libraire... achetez-le.

09/03/2007 (modifier)
Par carlito
Note: 5/5
Couverture de la série Je suis un vampire
Je suis un vampire

J'ai mis trois ans à compléter la série. Elle est ultra difficile à trouver et apparemment aucune réédition n'est envisagée. Cette BD est sublime. Le dessin d'abord d'un noir et blanc très élégant. C'est un choix esthétique qui colle parfaitement à une histoire de Vampires (sans age donc). Le choix des cadrages est souvent très inspiré et je trouve les séquences d'action très réussies. L'histoire est ensuite très cohérente et moderne. On ne retombe pas dans les sempiternels clichés sur les Vampires et du coup on ne voit pas les 4 tomes passer. Globalement c’est très bien rythmé. La série en elle-même est violente elle m’a fait penser par la forme et le matériau à du Sin City par moments –il y a pire comme référence-.

09/03/2007 (modifier)
Par Chéreau
Note: 5/5
Couverture de la série Blueberry
Blueberry

Que rajouter aux autres avis ? Charlier est un dieu du scénario : cohérence, suspense, rebondissements, personnages... tout est là. Ce stakhanoviste sévissait à l'époque sur plusieurs séries phares en même temps : Barberouge, Buck Danny, Blueberry, avec quelques tics d'écriture, mais toujours la même imagination et la même capacité à maintenir le lecteur en haleine. Situation récurrente chez Charlier : le héros n'a pratiquement aucune chance de s'en sortir. Il est dans une mouise noire. Sa seule chance : monter un stratagème aussi astucieux qu'audacieux. "Je crois que j'ai peut-être une solution. Ca n'a sans doute qu'une chance sur cent de marcher, mais il faut la tenter." LA phrase qui signe Charlier. Rassurez-vous, ça marche à chaque fois. De toutes ses séries, Blueberry, dessinée par le non moins génial Gir-Moebius, est la plus réussie. Du tome 3 au 'Bout de la piste', tous les albums sont réussis. Pro-indiens, dessinant un ouest crado et violent, Charlier et Moebius sont plus proches de Sergio Leone ou John Ford que du western des années 50. Blueberry, avec sa gueule de Belmondo en stetson et ses braves branquignols de potes, est devenu une icône de la BD.

09/03/2007 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série Nic
Nic

On pense à Little Nemo... Nic se retrouve en rêve, nuit après nuit, dans une étrange île où débarqueront bientôt des animaux naufragés. Une histoire très attachante, accessible aux préados. Et c'est signé Hermann, un des très grands de la BD des années 80-90...

09/03/2007 (modifier)