Une des meilleures bandes dessinées de son époque tant au niveau du scénario, de l'originalité et du dessin.
De plus le quatrième et dernier volume devrait paraître courant 2007, les scénaristes ayant choisi un nouveau dessinateur pour terminer la série.
A découvrir absolument.
Note approximative : 3.5/5
"Le roi des ronces", c’est un bon manga en couleurs. Le scénario est bien, original, mais ce n’est pas le meilleur du genre. Et, pour un 3ème tome, l’histoire patine un peu et les énigmes sont loin d’être résolues.
Le dessin est assez beau, les couleurs sont bien choisies.
Le tome 1 est un peu lent : on rentre dans l’histoire.
Le tome 2 est un bon tome mais on n’avance pas trop.
Le tome 3 est très bon, il y a de l’action, des révélations, du suspense, mais il est un peu trop gore.
C’est dommage que ça se lise trop vite. Et puis quand j’ai commencé le 3ème tome je ne me souvenais plus du 2ème, ça m'est revenu peu à peu, donc l’histoire n’est pas très marquante.
Un très bon manga coup de cœur pour moi. En 3 tomes je conseille l’achat : oui, mais pas pour tout le monde car l’histoire est un peu trop légère.
J’attends le tome 4 avec impatience.
Un bon 3,5/5 qui mérite d’être arrondi à 4.
C’est ma seconde visite du donjon après la lecture de la série des Zénith que j’avais bien aimée. Et là aussi, j’ai passé un bon moment.
Dans l’ensemble les aventures de Marvin et Herbert sont bien rigolotes. J’aime beaucoup ces deux personnages. Ils ont un côté un peu simple, naïf, qui les rend vraiment sympathiques et qui contribue pleinement à l’humour décalé de la série.
Je n’ai pas toujours été mort de rire, ça dépend des tomes. Mais j’ai vraiment beaucoup apprécié le 3ème, quand Herbert croise la route du vampire qui a perdu ses lunettes. Certaines situations qui résultent de cette improbable rencontre sont hilarantes.
Côté dessin, ça colle parfaitement à l’esprit de la série, même si ça reste très simple. Ce n’est pas toujours un style que j’affectionne, mais là j’ai vraiment aimé, notamment la mise en couleur très réussie.
C’est dur de noter cette série car, à mes yeux, la qualité et l'intérêt des histoires chutent assez nettement quelque part entre le 10ème et le 14ème album.
Donc ma note et mon conseil d'achat valent surtout pour la 1ere période, qui est limite culte.
Comme moi, il faut aimer la BD "classique" et savoir lire toutes ces anciennes séries en se remettant dans le contexte de l'époque. Surtout ne pas les comparer à des séries traitant des mêmes sujets mais apparues bien plus tard, et qui, si elles peuvent paraître meilleures (car d'un style plus actuel) se sont certainement nourries des apports de ces vieilles séries qui aujourd'hui, en font peut-être sourire certains.
Donc, les premiers albums d'Alix sont excellents : de la grande aventure dans un contexte historique assez fidèle à la réalité ( Je me suis amusé à vérifier la chronologie des 1ers albums avec les vrais évènements historique et ça se tient!). Du dépaysement historique et géographique, et l'enseignement de l'antiquité aux jeunes lecteurs sans en avoir l'air.
Après, ça se dégrade; Justement la volonté de faire découvrir l'antiquité parait trop flagrante et prend le dessus sur l'aventure. Et la ça devient limite rasoir.
Alix devient un prétexte à nous faire visiter des villes ou des cultures antiques comme un tour opérator. Les aventures ne sont plus sur le même registre frais et mouvementé des 1ers albums.
Voilà donc une série dont j'ai interrompu la collection. Je vais même me débarrasser des derniers albums bien que je ne sache pas encore vraiment quel sera le dernier album à conserver.
Dernière remarque : C'est énervant la façon qu'a J.Martin de dessiner les visages qui finissent par tous se ressembler. Mais c'est un défaut commun à d'autres dessinateurs.
Mais après ces dernières remarques négatives, je persiste sur le fait que les 1ers albums ont leur place dans une bonne BDthèque.
Je suis espagnole, mais j'ai eu la chance de lire cette fabuleuse bande dessinée.
C'est amusant, j'ai bien rigolé et en plus le dessin est fantastique ! Je recommande de l'acheter. Vous ne le regretterez pas. Indispensable.
Grosse claque graphique !!!
La dernière fois que j'ai ressenti ça c'était pour Sin City de Monsieur Miller c'est pour dire !
Superbe maîtrise du noir et blanc et un sens de la mise en scène et du cadrage à faire pâlir Mr Hermann ou Mr Boucq .
L'âme de Sergio Leone plane sur cette bd.
Que de superlatifs pour qualifier le travail de ce jeune auteur de 32 ans, Lyonnais de surcroît, je pense sincèrement que c'est mérité, il fera parler de lui à coup sûr.
Et le scénario dans tout cela, eh bien il n'est pas en reste car bien qu'étant assez classique dans son déroulement, la narration est efficace et les dialogues sonnent juste.
Alors si vous aimez la bande dessinée, foncez, vous ne le regretterez pas !
yaya
Passionnant. C’est un gros pavé, d’aspect assez ingrat, de prime abord, mais ça se lit étonnamment bien. Il faut dire que le sujet s’y prête. Assez peu de choses filtrent de ce pays, parmi les plus fermés du monde, aussi, j’étais assez avide d’informations sur la Corée du nord et le quotidien de ses habitants.
Et pour une fois, j’ai fait totalement abstraction du dessin, assez quelconque, il faut bien le dire.
J’ai aimé découvrir un peu ce pays, les aberrations de son système politique, l’ampleur du désastre humain, pour le peu qu’on en perçoit.
Par contre, le regard assez détaché et souvent même, un peu goguenard, que pose sur lui Delisle, m’a gênée. Je conçois que devant le grotesque et l’absurde de certaines situations, le mieux soit d’en rire, mais quand même, ce dont lui semble parfois s’amuser, genre “on va jamais me croire, quand je vais raconter ça, au retour ...” constitue le quotidien terrifiant de millions de personnes, dont la vie est quasiment confisquée. J’ai l’impression de l’avoir plus ressenti que lui, ce qui est un comble.
Ceci dit, je le remercie pour son témoignage, et même si j’en perçois les limites, pas uniquement dues à son regard particulier d’ailleurs, mais aussi au terrifiant contrôle social dont les Nord-Coréens sont à la fois les victimes et les acteurs, j’ai dévoré goulûment ce gros one-shot :).
Merci Alix de me l'avoir conseillé :*
Très chouette histoire, lumineuse, sensible, et pleine de chaleur humaine. Ce sujet, plutôt inhabituel, est traité avec beaucoup de finesse et de pudeur. Les personnages sont tous attachants, vraisemblables et vivants.
Le dessin n’est pas vraiment ce que j’aime, mais il y a une grande justesse dans les expressions, une impression de vie, qui m’évoque un peu le trait de Davodeau, que j’aurais d’ailleurs bien vu aborder un tel sujet, et le traiter avec un tel talent.
C’est une vision peut-être un peu optimiste de la vieillesse. En effet, le papi invité à tirer sur un joint, et surtout, rejoint dans son lit par une superbe jeune femme, j’ai un peu de mal à y croire. Rabaté était-il obligé d’aller jusque-là pour nous dire qu’il n’y a pas d’âge pour savoir profiter des bonheurs de l’existence, je ne pense pas. Mais bon, j’ai passé un agréable moment de lecture, alors je ne vais pas pinailler pour si peu :) .
Une trop grande différence de qualité => scénar en chute libre et dessins quasi-divins qui sont sans cesse de mieux en mieux... mais si l'histoire ne suit pas...
Alors d'abord, je suis vraiment fan de ce que fait Olivier Ledroit (Xoco, Sha, "Requiem", La Porte Ecarlate). Je suis tombé sur le premier tome de Requiem il y a trois ans de ça, j'ai alors clairement halluciné, c'était vraiment très bon. Ensuite j'ai fait l'acquisition du coffret, acheté le tome 4 et ai attendu le Tome 5, 6 et 7. C'est là que cela se complique. Franchement ce que j'aime vraiment dans Requiem, c'est la façon dont on renaît sur Résurrection : tout d'abord on rajeunit au lieu d'y vieillir, toutes les époques s'y confondent, et plus on fut vil sur terre mieux on y sera placé dans la hiérarchie de l'enfer en quelque sorte. Les Fanatiques religieux deviennent loup-garou, les femmes odieuses et perverses des goules, les savants fous deviennent... j'ai oublié comment ça s'appelle, les gens qui avaient peur durant leur vie, qui étaient petits et mesquins des zombies, et les tueurs de sang-froid qui furent absolument pourris et odieux toute leur existence en l'assumant deviennent vampire, la plus haute caste. Néron est le bras droit de Dracula (mdr là). Attila y est aussi, Robespierre tient la banque du sang, bref excellent.
Mais bon le tome 6 m'avait moins accroché que les autres mais ça restait assez correct. Mais le tome 7... heu, le tome 7, bin franchement c'est pas terrible du tout. Graphiquement, c'est toujours aussi beau mais alors côté scénario, ça part vraiment en "couilles". C'est presque au niveau de Claudia, surtout quand je pense à la scène où Thurim/Requiem est prêt à sodomiser une bonne soeur du couvent du sang. Ou même quand Néron, Attila et Dracula trépignent pour récupérer leur opium... Je trouve aussi à plusieurs égards que ce tome 7 est "grossier", enfin grossier d'une manière lourde comme dans Claudia.
Bon. Requiem, c'est génial, le scénar tient (tenait ?) la route mais, sur le dernier tome, il part plus qu'en vrille... Espérons que cela s'arrange par la suite et que Mills ne fasse tourner Requiem, qui est un chef-d'oeuvre, à une mauvaise BD comme Claudia.
Si je suis tant déçu comme ça par le tome 7, c'est que Requiem a toujours été ma BD préférée, j'attends toujours la dernière sortie avec impatience et je m'indigne du tome 7.
Bon la critique est facile l'art est difficile, c'est vrai et c'est pour ça que je pense que la faute incombe à Mills, dessins grandioses et scénar en perte de vitesse qui se fatigue. Parce que visuellement, Ledroit est toujours aussi bon, plus que bon même. Et espérons aussi qu'il ne délaisse pas la série comme il l'a fait avec les Chroniques de la lune noire.
Si j'ai mis 4/5, c'est à cause de la tournure que prend le scénario sinon j'y aurais mis un 6/5 si cela avait été possible rien que pour les dessins. Et si j'ai mis un coup de coeur c'est parce que c'est une des bd qui m'a le plus marqué même si elle commence à me déplaire.
Peut-être qu'ils auraient dû stopper la série d'une habile façon quand Requiem retrouve Rebecca au lieu de l'essouffler de la sorte.
Pour conclure, Requiem c'est grandiose, mais le tome 7 est vraiment pas bon côté scénar, mais comme d'hab avec Ledroit ça vaut le détour, donc foncez et je suis sûr qu'il sauront se rattraper sur l'histoire.
Quand le talent de Charlier rencontre le dessin magique de Giraud, cela nous offre une vision d'anthologie du Far West. Cette série me rappelle immanquablement les meilleurs westerns que je regardais le mardi soir à la télé lorsqu'il n'y avait pas d'école le lendemain.
Dès mes premières lectures de cette série j'ai été impressionné par le talent de Charlier qui est capable en quelques pages de nous raconter une histoire très dense aux multiples rebondissements. Je pense que peu d'auteurs d'aujourd'hui sont capables de créer de tels scénarios. Mais écrire de belles histoires ne suffit pas et Giraud parvient à les illustrer, que dis-je, à les faire vivre, de main de maître.
Dans cette série je retiendrai tout particulièrement "L'homme à l'étoile d'argent" et les 2 tomes qui se suivent "La mine de l'Allemand perdu" et "Le spectre aux balles d'or" même si je n'ai pas lu tous les albums.
C'est vrai qu'avec le grand nombre d'albums et de séries annexes (La Jeunesse de Blueberry n'égale pas l'original mais on y apprend quelques détails intéressants sur la vie de notre héros), on peut finir par se lasser des grosses ficelles souvent employées dans les différentes histoires mais cela reste malgré tout pour moi la référence du western en bande dessinée et donc une série CULTE.
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Thanéros
Une des meilleures bandes dessinées de son époque tant au niveau du scénario, de l'originalité et du dessin. De plus le quatrième et dernier volume devrait paraître courant 2007, les scénaristes ayant choisi un nouveau dessinateur pour terminer la série. A découvrir absolument.
Le Roi des Ronces
Note approximative : 3.5/5 "Le roi des ronces", c’est un bon manga en couleurs. Le scénario est bien, original, mais ce n’est pas le meilleur du genre. Et, pour un 3ème tome, l’histoire patine un peu et les énigmes sont loin d’être résolues. Le dessin est assez beau, les couleurs sont bien choisies. Le tome 1 est un peu lent : on rentre dans l’histoire. Le tome 2 est un bon tome mais on n’avance pas trop. Le tome 3 est très bon, il y a de l’action, des révélations, du suspense, mais il est un peu trop gore. C’est dommage que ça se lise trop vite. Et puis quand j’ai commencé le 3ème tome je ne me souvenais plus du 2ème, ça m'est revenu peu à peu, donc l’histoire n’est pas très marquante. Un très bon manga coup de cœur pour moi. En 3 tomes je conseille l’achat : oui, mais pas pour tout le monde car l’histoire est un peu trop légère. J’attends le tome 4 avec impatience.
Donjon Parade
Un bon 3,5/5 qui mérite d’être arrondi à 4. C’est ma seconde visite du donjon après la lecture de la série des Zénith que j’avais bien aimée. Et là aussi, j’ai passé un bon moment. Dans l’ensemble les aventures de Marvin et Herbert sont bien rigolotes. J’aime beaucoup ces deux personnages. Ils ont un côté un peu simple, naïf, qui les rend vraiment sympathiques et qui contribue pleinement à l’humour décalé de la série. Je n’ai pas toujours été mort de rire, ça dépend des tomes. Mais j’ai vraiment beaucoup apprécié le 3ème, quand Herbert croise la route du vampire qui a perdu ses lunettes. Certaines situations qui résultent de cette improbable rencontre sont hilarantes. Côté dessin, ça colle parfaitement à l’esprit de la série, même si ça reste très simple. Ce n’est pas toujours un style que j’affectionne, mais là j’ai vraiment aimé, notamment la mise en couleur très réussie.
Alix
C’est dur de noter cette série car, à mes yeux, la qualité et l'intérêt des histoires chutent assez nettement quelque part entre le 10ème et le 14ème album. Donc ma note et mon conseil d'achat valent surtout pour la 1ere période, qui est limite culte. Comme moi, il faut aimer la BD "classique" et savoir lire toutes ces anciennes séries en se remettant dans le contexte de l'époque. Surtout ne pas les comparer à des séries traitant des mêmes sujets mais apparues bien plus tard, et qui, si elles peuvent paraître meilleures (car d'un style plus actuel) se sont certainement nourries des apports de ces vieilles séries qui aujourd'hui, en font peut-être sourire certains. Donc, les premiers albums d'Alix sont excellents : de la grande aventure dans un contexte historique assez fidèle à la réalité ( Je me suis amusé à vérifier la chronologie des 1ers albums avec les vrais évènements historique et ça se tient!). Du dépaysement historique et géographique, et l'enseignement de l'antiquité aux jeunes lecteurs sans en avoir l'air. Après, ça se dégrade; Justement la volonté de faire découvrir l'antiquité parait trop flagrante et prend le dessus sur l'aventure. Et la ça devient limite rasoir. Alix devient un prétexte à nous faire visiter des villes ou des cultures antiques comme un tour opérator. Les aventures ne sont plus sur le même registre frais et mouvementé des 1ers albums. Voilà donc une série dont j'ai interrompu la collection. Je vais même me débarrasser des derniers albums bien que je ne sache pas encore vraiment quel sera le dernier album à conserver. Dernière remarque : C'est énervant la façon qu'a J.Martin de dessiner les visages qui finissent par tous se ressembler. Mais c'est un défaut commun à d'autres dessinateurs. Mais après ces dernières remarques négatives, je persiste sur le fait que les 1ers albums ont leur place dans une bonne BDthèque.
Matilda Clarck
Je suis espagnole, mais j'ai eu la chance de lire cette fabuleuse bande dessinée. C'est amusant, j'ai bien rigolé et en plus le dessin est fantastique ! Je recommande de l'acheter. Vous ne le regretterez pas. Indispensable.
Billy Wild
Grosse claque graphique !!! La dernière fois que j'ai ressenti ça c'était pour Sin City de Monsieur Miller c'est pour dire ! Superbe maîtrise du noir et blanc et un sens de la mise en scène et du cadrage à faire pâlir Mr Hermann ou Mr Boucq . L'âme de Sergio Leone plane sur cette bd. Que de superlatifs pour qualifier le travail de ce jeune auteur de 32 ans, Lyonnais de surcroît, je pense sincèrement que c'est mérité, il fera parler de lui à coup sûr. Et le scénario dans tout cela, eh bien il n'est pas en reste car bien qu'étant assez classique dans son déroulement, la narration est efficace et les dialogues sonnent juste. Alors si vous aimez la bande dessinée, foncez, vous ne le regretterez pas ! yaya
Pyongyang
Passionnant. C’est un gros pavé, d’aspect assez ingrat, de prime abord, mais ça se lit étonnamment bien. Il faut dire que le sujet s’y prête. Assez peu de choses filtrent de ce pays, parmi les plus fermés du monde, aussi, j’étais assez avide d’informations sur la Corée du nord et le quotidien de ses habitants. Et pour une fois, j’ai fait totalement abstraction du dessin, assez quelconque, il faut bien le dire. J’ai aimé découvrir un peu ce pays, les aberrations de son système politique, l’ampleur du désastre humain, pour le peu qu’on en perçoit. Par contre, le regard assez détaché et souvent même, un peu goguenard, que pose sur lui Delisle, m’a gênée. Je conçois que devant le grotesque et l’absurde de certaines situations, le mieux soit d’en rire, mais quand même, ce dont lui semble parfois s’amuser, genre “on va jamais me croire, quand je vais raconter ça, au retour ...” constitue le quotidien terrifiant de millions de personnes, dont la vie est quasiment confisquée. J’ai l’impression de l’avoir plus ressenti que lui, ce qui est un comble. Ceci dit, je le remercie pour son témoignage, et même si j’en perçois les limites, pas uniquement dues à son regard particulier d’ailleurs, mais aussi au terrifiant contrôle social dont les Nord-Coréens sont à la fois les victimes et les acteurs, j’ai dévoré goulûment ce gros one-shot :). Merci Alix de me l'avoir conseillé :*
Les Petits Ruisseaux
Très chouette histoire, lumineuse, sensible, et pleine de chaleur humaine. Ce sujet, plutôt inhabituel, est traité avec beaucoup de finesse et de pudeur. Les personnages sont tous attachants, vraisemblables et vivants. Le dessin n’est pas vraiment ce que j’aime, mais il y a une grande justesse dans les expressions, une impression de vie, qui m’évoque un peu le trait de Davodeau, que j’aurais d’ailleurs bien vu aborder un tel sujet, et le traiter avec un tel talent. C’est une vision peut-être un peu optimiste de la vieillesse. En effet, le papi invité à tirer sur un joint, et surtout, rejoint dans son lit par une superbe jeune femme, j’ai un peu de mal à y croire. Rabaté était-il obligé d’aller jusque-là pour nous dire qu’il n’y a pas d’âge pour savoir profiter des bonheurs de l’existence, je ne pense pas. Mais bon, j’ai passé un agréable moment de lecture, alors je ne vais pas pinailler pour si peu :) .
Requiem - Chevalier Vampire
Une trop grande différence de qualité => scénar en chute libre et dessins quasi-divins qui sont sans cesse de mieux en mieux... mais si l'histoire ne suit pas... Alors d'abord, je suis vraiment fan de ce que fait Olivier Ledroit (Xoco, Sha, "Requiem", La Porte Ecarlate). Je suis tombé sur le premier tome de Requiem il y a trois ans de ça, j'ai alors clairement halluciné, c'était vraiment très bon. Ensuite j'ai fait l'acquisition du coffret, acheté le tome 4 et ai attendu le Tome 5, 6 et 7. C'est là que cela se complique. Franchement ce que j'aime vraiment dans Requiem, c'est la façon dont on renaît sur Résurrection : tout d'abord on rajeunit au lieu d'y vieillir, toutes les époques s'y confondent, et plus on fut vil sur terre mieux on y sera placé dans la hiérarchie de l'enfer en quelque sorte. Les Fanatiques religieux deviennent loup-garou, les femmes odieuses et perverses des goules, les savants fous deviennent... j'ai oublié comment ça s'appelle, les gens qui avaient peur durant leur vie, qui étaient petits et mesquins des zombies, et les tueurs de sang-froid qui furent absolument pourris et odieux toute leur existence en l'assumant deviennent vampire, la plus haute caste. Néron est le bras droit de Dracula (mdr là). Attila y est aussi, Robespierre tient la banque du sang, bref excellent. Mais bon le tome 6 m'avait moins accroché que les autres mais ça restait assez correct. Mais le tome 7... heu, le tome 7, bin franchement c'est pas terrible du tout. Graphiquement, c'est toujours aussi beau mais alors côté scénario, ça part vraiment en "couilles". C'est presque au niveau de Claudia, surtout quand je pense à la scène où Thurim/Requiem est prêt à sodomiser une bonne soeur du couvent du sang. Ou même quand Néron, Attila et Dracula trépignent pour récupérer leur opium... Je trouve aussi à plusieurs égards que ce tome 7 est "grossier", enfin grossier d'une manière lourde comme dans Claudia. Bon. Requiem, c'est génial, le scénar tient (tenait ?) la route mais, sur le dernier tome, il part plus qu'en vrille... Espérons que cela s'arrange par la suite et que Mills ne fasse tourner Requiem, qui est un chef-d'oeuvre, à une mauvaise BD comme Claudia. Si je suis tant déçu comme ça par le tome 7, c'est que Requiem a toujours été ma BD préférée, j'attends toujours la dernière sortie avec impatience et je m'indigne du tome 7. Bon la critique est facile l'art est difficile, c'est vrai et c'est pour ça que je pense que la faute incombe à Mills, dessins grandioses et scénar en perte de vitesse qui se fatigue. Parce que visuellement, Ledroit est toujours aussi bon, plus que bon même. Et espérons aussi qu'il ne délaisse pas la série comme il l'a fait avec les Chroniques de la lune noire. Si j'ai mis 4/5, c'est à cause de la tournure que prend le scénario sinon j'y aurais mis un 6/5 si cela avait été possible rien que pour les dessins. Et si j'ai mis un coup de coeur c'est parce que c'est une des bd qui m'a le plus marqué même si elle commence à me déplaire. Peut-être qu'ils auraient dû stopper la série d'une habile façon quand Requiem retrouve Rebecca au lieu de l'essouffler de la sorte. Pour conclure, Requiem c'est grandiose, mais le tome 7 est vraiment pas bon côté scénar, mais comme d'hab avec Ledroit ça vaut le détour, donc foncez et je suis sûr qu'il sauront se rattraper sur l'histoire.
Blueberry
Quand le talent de Charlier rencontre le dessin magique de Giraud, cela nous offre une vision d'anthologie du Far West. Cette série me rappelle immanquablement les meilleurs westerns que je regardais le mardi soir à la télé lorsqu'il n'y avait pas d'école le lendemain. Dès mes premières lectures de cette série j'ai été impressionné par le talent de Charlier qui est capable en quelques pages de nous raconter une histoire très dense aux multiples rebondissements. Je pense que peu d'auteurs d'aujourd'hui sont capables de créer de tels scénarios. Mais écrire de belles histoires ne suffit pas et Giraud parvient à les illustrer, que dis-je, à les faire vivre, de main de maître. Dans cette série je retiendrai tout particulièrement "L'homme à l'étoile d'argent" et les 2 tomes qui se suivent "La mine de l'Allemand perdu" et "Le spectre aux balles d'or" même si je n'ai pas lu tous les albums. C'est vrai qu'avec le grand nombre d'albums et de séries annexes (La Jeunesse de Blueberry n'égale pas l'original mais on y apprend quelques détails intéressants sur la vie de notre héros), on peut finir par se lasser des grosses ficelles souvent employées dans les différentes histoires mais cela reste malgré tout pour moi la référence du western en bande dessinée et donc une série CULTE.