Ce manga n'est plus édité donc très difficile à dégoter mais, avec du temps, j'ai réussi à me procurer tous les tomes pour "seulement" 50 euros, comme quoi ça reste possible.
Première remarque, un gros macaron annonce clairement que ce manga est réservé aux adultes, deuxième remarque, l'éditeur a fait de gros efforts dans la traduction pour ne pas choquer le public occidental (malgré les uniformes indiquant clairement que les héros sont des lycéens, le traducteur parle d'étudiants et d'universités par exemple). Dernière remarque, les scènes de sexe, bien que nombreuses et explicites, ne sont pas spécialement vulgaires, dégradantes ou immorales. Alors comment peut-on, dans ces conditions, invoquer une ambiguïté sur la cible de cette oeuvre pour justifier une mesure de protectionnisme économique ??? Bravo à l'éditeur pour ne pas avoir baissé les bras (vu le nombre de séries abandonnées en ce moment sans ces mesures, c'était inespéré).
Graphiquement, on est loin de Le journal intime de Sakura du même U-jin. C'est assez décevant, tout juste moyen.
L'histoire de cette série est maigre et assez décousue, il s'agit surtout de chapitres indépendants, de problèmes de lycéens résolus par le sexe.
Pourquoi 4 étoiles alors ? Parce que ce manga remplit parfaitement son rôle d'oeuvre pornographique avec des scènes coquines sympa et excitantes et un humour omniprésent qui m'a bien plu malgré une légère vulgarité verbale.
J’hésite, j’hésite… ne donner que trois étoiles à cette bd masquerait le fait qu’elle est une des nouvelles séries les plus prometteuses de la rentrée. Faisons le pari de sa qualité car cet album, bien que souffrant de certains défauts habituels aux premiers tomes, donne véritablement l’eau à la bouche. Le dessin du très prolifique Igor Kordey tout d’abord… Il n’avait, jusque là, pas spécialement retenu mon attention, que cela soit dans L'Histoire Secrète ou Empire, mais ici, pardon, il est d’une rare finesse, dans tous ses détails et sa mise en scène, en parfaite adéquation avec le découpage de Morvan. Ces deux là se sont bien trouvés, certaines idées de mise en page sont excellentes.
Le scénario ne fait ici que poser les bases d’une intrigue qu’il est encore un peu trop tôt pour juger. Mais la tournure allégorique que semblent prendre les évènements me plait d’emblée. L’aventure historique pure ne me passionnant pas spécialement, j’aime les narrateurs qui savent transcender le genre en construisant des figures narratives synthétiques, des personnages emblématiques, presque allégoriques qui permettent d’échapper à ce qui fait pour moi le défaut majeur du genre historique : sa trop grande fidélité à la grande histoire et son caractère pédagogique façon prof de lycée.
La belle surprise que voilà ! Miss Endicott est une héroïne fraîche et pétillante dont les aventures, placée dans un Londres de fantaisie, s’annoncent passionnantes. Pour vous situer la chose, on pourrait qualifier Miss Endicott de Mic Mac Adam au féminin. Le dessin est un pur délice, la narration un plaisir sans cesse renouvelé.
Que demander de plus, si ce n’est un second et dernier tome à la hauteur du premier ? Celui-ci arrivera rapidement puisqu’il est annoncé pour octobre. Calcul de l’éditeur pour frapper un gros coup avant les fêtes ?
En tout cas, beau prototype pour relancer la collection Signé...
Aude Picault est une dessinatrice absolument géniale. Le moindre de ses traits, la moindre de ses mises en scène fait preuve d'une intelligence et d'une sensibilité rares. Elle le montre presque quotidiennement à travers ses planches de Chicou-chicou, où elle incarne une Claude trash, drôlatique et blasée.
Bref, je l'adore.
Avant Chicou-chicou, il y avait ce "Papa", dont le sujet, très dur, étonne, de la part d'une auteur plutôt habituée à l'humour. Elle traite ici d'un sujet intime (trop ?), et sait le transmettre avec beaucoup d'émotion, contenue tant dans les textes que dans les images...
Son style graphique n'est pas encore aussi mûr qu'il l'est maintenant, mais l'intelligence du trait est déjà là.
Un très beau livre, donc, très émouvant, mais malheureusement assez cher.
Kenshin est l'un de mes mangas de samourai. Un habile mélange d'humour, de combat, d'histoire et de romances ! J'aurais toutefois préféré que Tomoe soit l'héroïne et non Kaoru mais ce n'est qu'un détail. Les personnages sont attachants, surtout les personnages féminins (Tsubame, Tomoe, Megumi). Les dessins vont bien avec le récit qui fait preuve parfois d'une certaine noirceur (Notamment le passé de Kenshin).
J'ai été tout de suite séduit par la qualité du scénario. Un manga que je conseille à tous !
Un monument de la BD française qui -doucement- va sur ses... 120 ANS !...
Non mais, vous vous rendez compte ?...
C'est en effet en 1889 que débutent -dans "Le Journal illustré"- les sympathiques aventures de cette famille "bien mise".
Bon, c'est vrai que si un auteur passait maintenant chez un éditeur avec ce type de BD, il se ferait éjecter dans la minute.
Mais à l'époque, c'était une véritable découverte. Nos aïeux s'esbaudissaient de bon coeur à la lecture des pitreries d'Agénor et de sa famille.
Et avec Christophe, on découvre déjà un style proche de "notre" BD actuelle.
Des cases avec un texte explicatif qui décrit l'action en cours, une vraie mise en scène des intervenants, des plongées, contre-plongées, une profondeur de champ, une mise en page assez élaborée (bien que très sage) forment un attrait de lecture certain.
Le trait graphique est simple, semble parfois hésitant, mais l'ensemble est de belle facture ; Christophe créant une sorte de "nouveau langage", celui d'une histoire dessinée où le lecteur rencontre l'imaginaire d'un auteur et participe avec lui à un art nouveau que l'on appellera plus tard le "neuvième".
Même si la couverture est sympathique d'aspect, j'ai pris en main cette BD sans grande conviction. Mais j'ai pourtant apprécié dès la première planche. Cette BD est en principe destinée à la jeunesse mais je trouve les dialogues très adultes, et d'un humour souvent fin et percutant.
Le dessin est très simple. Couleurs, traits, tout est fait dans la simplicité et la sobriété. Ce n'est pas vraiment le graphisme qui fait la force de cette BD mais il est plaisant et efficace.
Et tout le reste m'a vraiment plu. Les personnages sont originaux et attachants. Les situations sont pleines de réalisme tout en étant amusantes et touchantes. Et surtout, comme dit plus haut, les dialogues sont vraiment bons. La petite Ysoline est pleine de remarques judicieuses, de répliques percutantes. A vrai dire, son discours est sans doute un peu trop adulte pour la petite de 13 ans qu'elle est sensée être, mais cela n'a aucune importance tant ses paroles attirent le sourire, le rire ou l'émotion juste.
Très plaisant à lire, je vous le conseille : c'est drôle et touchant sans se prendre la tête.
Pfouhhh !... ça, c'est costaud !...
J'ai ici suivi la vie du Baron von Richthofen (ici "baptisé Hans von Hammer"), le plus grand as que l'aviation allemande ait connu au cours de la Première Guerre.
Son nom d'ailleurs est encore dans de nombreuses mémoires.
Le "Baron rouge" ?... il n'avait pas son pareil pour piloter son triplan de couleur rouge sang, affrontant ennemis et périls avec un mépris total du danger.
C'est dans le "petit format" intitulé "Brûlant" que je l'avais découvert dans les années 70 ; dit "Brûlant" où passaient aussi les histoires de Sgt. Rock des mêmes auteurs.
Ce "Baron rouge" est vraiment prenant, dû en grande partie au formidable graphisme en noir et blanc de Kubert, un véritable virtuose qui n'a pas son pareil pour mettre en scène personnages et combats aériens qui fleurissent tout au long de cette "brique" de 128 pages.
De l'action ?... c'est quand vous voulez, dans une mise en page éclatée qui pourrait servir de story-board à un film.
Mais aussi des passages "calmes" où l'on a plaisir de retrouver un homme, et non pas une machine, et de découvrir ses joies, ses peines, ses questions quant à ce qu'il est pour lui... et pour les autres.
Un grand album, vraiment bien orchestré par deux auteurs qui se connaissent très bien (Sgt. Rock) et qui -à mes yeux- ont pris un véritable plaisir à offrir au lecteur un réel moment de cette guerre.
Je dois faire un aveu, je préfère les albums solos de Tabary à ceux scénarisé par Goscinny. Je trouve que le format de 44 pages est mieux que des petites histoires. Cela ne veut pas dire pour autant que je n'aime pas les récits de Goscinny. Ils sont imaginatifs avec plein de jeux de mots idiots comme je l'aime.
Le dessin de Tabary est très bien pour la série. Les situations absurdes qu'il crée sont très rigolotes et font rire. Je m'amuse vraiment de tous ces quiproquos et des malheurs d'Iznogoud.
Je commence à découvrir Chabouté et j'aime vraiment ses BD.
Son dessin noir et blanc est sublime, le seul défaut trouvé concerne les yeux des personnages parfois étranges.
J'ai dévoré les pages, captivé par une narration fluide et étonné par une telle aventure.
Quelle inventivité de Chabouté pour fournir une hypothèse sur les faits reprochés à Landru !!!
A lire absolument, cette fiction va au delà de la réalité.
A noter : quelques sublimes planches avec des décors d'époque.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Angel
Ce manga n'est plus édité donc très difficile à dégoter mais, avec du temps, j'ai réussi à me procurer tous les tomes pour "seulement" 50 euros, comme quoi ça reste possible. Première remarque, un gros macaron annonce clairement que ce manga est réservé aux adultes, deuxième remarque, l'éditeur a fait de gros efforts dans la traduction pour ne pas choquer le public occidental (malgré les uniformes indiquant clairement que les héros sont des lycéens, le traducteur parle d'étudiants et d'universités par exemple). Dernière remarque, les scènes de sexe, bien que nombreuses et explicites, ne sont pas spécialement vulgaires, dégradantes ou immorales. Alors comment peut-on, dans ces conditions, invoquer une ambiguïté sur la cible de cette oeuvre pour justifier une mesure de protectionnisme économique ??? Bravo à l'éditeur pour ne pas avoir baissé les bras (vu le nombre de séries abandonnées en ce moment sans ces mesures, c'était inespéré). Graphiquement, on est loin de Le journal intime de Sakura du même U-jin. C'est assez décevant, tout juste moyen. L'histoire de cette série est maigre et assez décousue, il s'agit surtout de chapitres indépendants, de problèmes de lycéens résolus par le sexe. Pourquoi 4 étoiles alors ? Parce que ce manga remplit parfaitement son rôle d'oeuvre pornographique avec des scènes coquines sympa et excitantes et un humour omniprésent qui m'a bien plu malgré une légère vulgarité verbale.
Le Coeur des Batailles
J’hésite, j’hésite… ne donner que trois étoiles à cette bd masquerait le fait qu’elle est une des nouvelles séries les plus prometteuses de la rentrée. Faisons le pari de sa qualité car cet album, bien que souffrant de certains défauts habituels aux premiers tomes, donne véritablement l’eau à la bouche. Le dessin du très prolifique Igor Kordey tout d’abord… Il n’avait, jusque là, pas spécialement retenu mon attention, que cela soit dans L'Histoire Secrète ou Empire, mais ici, pardon, il est d’une rare finesse, dans tous ses détails et sa mise en scène, en parfaite adéquation avec le découpage de Morvan. Ces deux là se sont bien trouvés, certaines idées de mise en page sont excellentes. Le scénario ne fait ici que poser les bases d’une intrigue qu’il est encore un peu trop tôt pour juger. Mais la tournure allégorique que semblent prendre les évènements me plait d’emblée. L’aventure historique pure ne me passionnant pas spécialement, j’aime les narrateurs qui savent transcender le genre en construisant des figures narratives synthétiques, des personnages emblématiques, presque allégoriques qui permettent d’échapper à ce qui fait pour moi le défaut majeur du genre historique : sa trop grande fidélité à la grande histoire et son caractère pédagogique façon prof de lycée.
Miss Endicott
La belle surprise que voilà ! Miss Endicott est une héroïne fraîche et pétillante dont les aventures, placée dans un Londres de fantaisie, s’annoncent passionnantes. Pour vous situer la chose, on pourrait qualifier Miss Endicott de Mic Mac Adam au féminin. Le dessin est un pur délice, la narration un plaisir sans cesse renouvelé. Que demander de plus, si ce n’est un second et dernier tome à la hauteur du premier ? Celui-ci arrivera rapidement puisqu’il est annoncé pour octobre. Calcul de l’éditeur pour frapper un gros coup avant les fêtes ? En tout cas, beau prototype pour relancer la collection Signé...
Papa
Aude Picault est une dessinatrice absolument géniale. Le moindre de ses traits, la moindre de ses mises en scène fait preuve d'une intelligence et d'une sensibilité rares. Elle le montre presque quotidiennement à travers ses planches de Chicou-chicou, où elle incarne une Claude trash, drôlatique et blasée. Bref, je l'adore. Avant Chicou-chicou, il y avait ce "Papa", dont le sujet, très dur, étonne, de la part d'une auteur plutôt habituée à l'humour. Elle traite ici d'un sujet intime (trop ?), et sait le transmettre avec beaucoup d'émotion, contenue tant dans les textes que dans les images... Son style graphique n'est pas encore aussi mûr qu'il l'est maintenant, mais l'intelligence du trait est déjà là. Un très beau livre, donc, très émouvant, mais malheureusement assez cher.
Kenshin le Vagabond
Kenshin est l'un de mes mangas de samourai. Un habile mélange d'humour, de combat, d'histoire et de romances ! J'aurais toutefois préféré que Tomoe soit l'héroïne et non Kaoru mais ce n'est qu'un détail. Les personnages sont attachants, surtout les personnages féminins (Tsubame, Tomoe, Megumi). Les dessins vont bien avec le récit qui fait preuve parfois d'une certaine noirceur (Notamment le passé de Kenshin). J'ai été tout de suite séduit par la qualité du scénario. Un manga que je conseille à tous !
La Famille Fenouillard
Un monument de la BD française qui -doucement- va sur ses... 120 ANS !... Non mais, vous vous rendez compte ?... C'est en effet en 1889 que débutent -dans "Le Journal illustré"- les sympathiques aventures de cette famille "bien mise". Bon, c'est vrai que si un auteur passait maintenant chez un éditeur avec ce type de BD, il se ferait éjecter dans la minute. Mais à l'époque, c'était une véritable découverte. Nos aïeux s'esbaudissaient de bon coeur à la lecture des pitreries d'Agénor et de sa famille. Et avec Christophe, on découvre déjà un style proche de "notre" BD actuelle. Des cases avec un texte explicatif qui décrit l'action en cours, une vraie mise en scène des intervenants, des plongées, contre-plongées, une profondeur de champ, une mise en page assez élaborée (bien que très sage) forment un attrait de lecture certain. Le trait graphique est simple, semble parfois hésitant, mais l'ensemble est de belle facture ; Christophe créant une sorte de "nouveau langage", celui d'une histoire dessinée où le lecteur rencontre l'imaginaire d'un auteur et participe avec lui à un art nouveau que l'on appellera plus tard le "neuvième".
Ysoline
Même si la couverture est sympathique d'aspect, j'ai pris en main cette BD sans grande conviction. Mais j'ai pourtant apprécié dès la première planche. Cette BD est en principe destinée à la jeunesse mais je trouve les dialogues très adultes, et d'un humour souvent fin et percutant. Le dessin est très simple. Couleurs, traits, tout est fait dans la simplicité et la sobriété. Ce n'est pas vraiment le graphisme qui fait la force de cette BD mais il est plaisant et efficace. Et tout le reste m'a vraiment plu. Les personnages sont originaux et attachants. Les situations sont pleines de réalisme tout en étant amusantes et touchantes. Et surtout, comme dit plus haut, les dialogues sont vraiment bons. La petite Ysoline est pleine de remarques judicieuses, de répliques percutantes. A vrai dire, son discours est sans doute un peu trop adulte pour la petite de 13 ans qu'elle est sensée être, mais cela n'a aucune importance tant ses paroles attirent le sourire, le rire ou l'émotion juste. Très plaisant à lire, je vous le conseille : c'est drôle et touchant sans se prendre la tête.
Le Baron Rouge
Pfouhhh !... ça, c'est costaud !... J'ai ici suivi la vie du Baron von Richthofen (ici "baptisé Hans von Hammer"), le plus grand as que l'aviation allemande ait connu au cours de la Première Guerre. Son nom d'ailleurs est encore dans de nombreuses mémoires. Le "Baron rouge" ?... il n'avait pas son pareil pour piloter son triplan de couleur rouge sang, affrontant ennemis et périls avec un mépris total du danger. C'est dans le "petit format" intitulé "Brûlant" que je l'avais découvert dans les années 70 ; dit "Brûlant" où passaient aussi les histoires de Sgt. Rock des mêmes auteurs. Ce "Baron rouge" est vraiment prenant, dû en grande partie au formidable graphisme en noir et blanc de Kubert, un véritable virtuose qui n'a pas son pareil pour mettre en scène personnages et combats aériens qui fleurissent tout au long de cette "brique" de 128 pages. De l'action ?... c'est quand vous voulez, dans une mise en page éclatée qui pourrait servir de story-board à un film. Mais aussi des passages "calmes" où l'on a plaisir de retrouver un homme, et non pas une machine, et de découvrir ses joies, ses peines, ses questions quant à ce qu'il est pour lui... et pour les autres. Un grand album, vraiment bien orchestré par deux auteurs qui se connaissent très bien (Sgt. Rock) et qui -à mes yeux- ont pris un véritable plaisir à offrir au lecteur un réel moment de cette guerre.
Iznogoud
Je dois faire un aveu, je préfère les albums solos de Tabary à ceux scénarisé par Goscinny. Je trouve que le format de 44 pages est mieux que des petites histoires. Cela ne veut pas dire pour autant que je n'aime pas les récits de Goscinny. Ils sont imaginatifs avec plein de jeux de mots idiots comme je l'aime. Le dessin de Tabary est très bien pour la série. Les situations absurdes qu'il crée sont très rigolotes et font rire. Je m'amuse vraiment de tous ces quiproquos et des malheurs d'Iznogoud.
Henri Désiré Landru
Je commence à découvrir Chabouté et j'aime vraiment ses BD. Son dessin noir et blanc est sublime, le seul défaut trouvé concerne les yeux des personnages parfois étranges. J'ai dévoré les pages, captivé par une narration fluide et étonné par une telle aventure. Quelle inventivité de Chabouté pour fournir une hypothèse sur les faits reprochés à Landru !!! A lire absolument, cette fiction va au delà de la réalité. A noter : quelques sublimes planches avec des décors d'époque.