Alors là, sincèrement, je me suis déjà posé pas mal de questions.
Petit historique d'abord :
Cette série a été prépubliée dans l'hebdo "Coq Hardi" de 1946 à 1948. On retrouve la première histoire publiée dans "Samedi-Jeunesse" dans le n° 18 de 1959.
A la tête de cette série : Marijac et Liquois, deux "très grands" de la BD française des années 30 à 50.
Le problème ?... pour autant qu'il y en ait un :
C'est le parallélisme flagrant entre cette série et (l'immense) Blake et Mortimer.
Le postulat ?...
Pour ainsi dire le même : ici, les Japonais (et les Martiens) partent ensemble à la conquête de la Terre. Les deux premiers albums EGALEMENT de Blake et Mortimer (Le secret de l'espadon) traitent de la même chose : une grande nation d'Orient veut SA suprématie sur terre.
La création :
Cette "Guerre à la Terre" et Blake et Mortimer paraissent quasi ensemble la même année : en 1946 (Le secret de l'espadon le 26 Septembre 1946 dans l'hebdo Tintin).
Le scénario :
Je ne dis pas qu'il est commun, mais chacune de ces histoire relate une troisième guerre mondiale avec des Jaunes qui veulent devenir maîtres de la planète.
Les héros ?...
Un "soldat" et un professeur anglais pour Blake et Mortimer ; un capitaine français pour ce "Guerre à la Terre".
Les albums ?...
Une longue histoire traitée en chacun deux volumes.
Les "méchants" ?...
Vous remplacez les Martiens par Olrik, le pire ennemi de Blake et Mortimer, et vous obtenez une réelle dualité dans les scénarios et développements des histoires.
Les auteurs ?...
Une véritable "pointure" pour Blake et Mortimer : Edgar-Pierre Jacobs.
Deux grosses pointures également pour "Guerre à la Terre" : Marijac et Auguste Liquois, deux incontournables des années 30 à 50.
Alors ?...
Ces auteurs se sont-ils éventuellement rencontrés un jour ?... Ont-ils éventuellement discuté à bâtons rompus de cette histoire ?... L'un ou l'autre ont-ils utilisé des éléments de discussion pour construire chacun leur histoire ?...
Je ne sais... et je pense qu'on ne le saura jamais.
"Guerre à la Terre" ?... Une vraiment curieuse série, au graphisme réaliste et vraiment expressionniste car Liquois n'avait pas son pareil pour dessiner de grands mouvements de foules.
A noter que le second opus a été dessiné par Dut qui fait montre d'un très beau trait réaliste également.
"In fine" : une vraiment bien belle série aux intrigues très bien construites, aux graphismes et à la mise en pages séduisants et qui -tout comme pour les deux premiers Blake et Mortimer- joue du fort ressentiment qu'avaient à l'époque les européens pour les "méchants jaunes".
Bon, c'est très rare à trouver. Mais si vous avez cette chance, plongez d'un vrai bon coeur dans cette "Guerre à la Terre". Elle mérite votre détour !
Je n'ai lu que le premier cycle (6 premiers tomes), j'attend la fin du second pour lire les tomes suivant.
Il n'y a pas grand chose à rajouter aux multiples avis déjà postés.
Personnellement, j'ai pris vraiment du plaisir à la lecture de cette série.
Le "plus" venant incontestablement du scénario bien mené.
Le dessin sans être exceptionnel le seconde bien et peut être considéré comme "efficace".
A posséder.
Série intéressante graphiquement et scénaristiquement.
Le dessin est superbe et bien mis en valeur par la colorisation.
La galerie en montre quelques planches pourtant pas les plus belles mais elles permettent de se faire une idée.
Le scénario n'est pas en reste, le tome étant assez dur à digérer, mais ensuite cela demande beaucoup moins d'efforts.
Le tout est parfaitement dosé, frais, d'un certain côté original.
Autre avantage, la série est finie ;-)
A consommer sans modération.
Un Batman de plus ? Oui, mais un Batman de Matt Wagner !
Matt Wagner en plus d'être un artiste talentueux, est un grand admirateur de batman. Il suffit de lire la BD Les Mystérieuses enquêtes de Sandman du même Matt Wagner pour s'en rendre compte, tant le héros, Wesley Dodds, ressemble à Batman sous la plume de Wagner.
Batman et les Monstres, est un peu différent des Batmans que l'on à l'habitude de lire ces derniers temps. Batman y apparaît en grande forme, beaucoup plus physique que cynique et pas encore totalement désabusé.
Il est le protecteur de Gotham, mettant toute son énergie au service du combat contre le crime, commettant même quelques erreurs par manque d'expérience, mais se battant comme un lion pour protéger sa ville.
Cette aventure est un hommage clair au Batman des débuts. Amateurs de noirceur Gothamique rassurez vous, car si une certaine innocence se fait clairement sentir dans les pages, cette BD n'est pas dénué d'évènements sombres.
L'histoire est passionnante, construite de façon à faire sentir un certain suspense, tout en développant l'intrigue par différentes voies. Les scènes de carnages, insérées ça et là avec parcimonie à des moments clés, font leur petit effet, on croirait parfois lire une BD d'horreur. Et enfin l'utilisation d'un ennemi de Batman assez rare et réinventé pour l'occasion est une idée fameuse.
Les dessins de Matt Wagner ont une identité forte, il y a de la vie dans les cases ! C'est très différent de ce que l'on peut voir en matière de comics mainstream. Batman est représenté façon armoire à glace, les monstres sont impressionnants, les "gueules" que Wagner donne à ses personnages sont vivantes, cassées, ou expressives... en aucun cas figées. La représentation architecturale est très 1950's, un vrai plaisir tant cela rappelle une époque picturalement propice aux ambiances de série noire.
Un régal graphique sur toute la ligne!
J'ai beaucoup aimé Batman & les Monstres, un Batman incontournable et différent à mes yeux.
Et si vous aussi, j'ai une bonne nouvelle... Matt Wagner travaille actuellement sur une fausse suite de cette série : Batman et le Moine Fou... à suivre avec attention donc...
JJJ
Construire un Feu, un titre marquant, une très belle couverture, un très bon Chabouté.
Au fil des pages on va savourer ces magnifiques dessins en couleurs, on va aimer se laisser aller d'une scène contemplative à une autre...
L'histoire est simple, celle d'un homme accompagné de son chien, marchant dans le Klondike enneigé, cherchant à atteindre son but. Un homme fort, autour de lui une nature hostile, face à lui la morsure du froid.
Une histoire dure, à l'image du personnage principal. Un affrontement entre un homme et les éléments, entre une volonté farouche et une puissance implacable.
Il n'y a aucun dialogue dans cette BD. Aucun bruit n'est émis non plus, ni souffle de vent, ni cri humain ou animal, ni craquement de branche, comme si l'immensité blanche environnante avait aspiré le moindre son... l'univers n'en est que plus angoissant, l'ambiance est pesante.
Il y a des textes, pas trop de textes car cela aurait été superflu, il y en a juste assez pour exprimer certains points narratifs, certains points de vue.
Construire un Feu est une BD qui s'apprécie, qui se déguste plus qu'elle ne se lit. Si l'on se contente d'associer l'intérêt d'une BD au nombre de ses lettres la magie ne fonctionnera pas. En revanche les amoureux d'ambiance forte et de terres sauvages apprécieront énormément. Amateurs de BD à textes, osez le voyage en ces paysages, cela ne vous décevra pas.
J'ai adoré cet album...
JJJ
Petit avis vite fait sur le tome 1
Au niveau dessin et couleur, je trouve ça super : la tête des personnages, les différents lieux, tout est vraiment dans un style que j'aime. Au niveau des couleurs, j'adore le "non-flashy" et le "non-ressenti informatique" (s'il y en a qui comprennent ce que je veux dire).
Au niveau du scénario, j'ai bien aimé aussi. Il est assez classique et reprend différents "clichés" (les deux comparses, petit garçon curieux, double vie de l'héroïne...). Mais le tout se marie bien et la sauce prend. J'ai vraiment bien aimé cette lecture.
Vivement la suite !
Je crois que vue la renommée de cette série, on peut la noter "culte". Je suis à priori pro franco-belge et le manga ne m'attire pas plus que ça. Mais je dois reconnaître que lorsque j'ai commencé à lire Dragon ball, je n'ai plus pu m'arrêter.
Les personnages sont vraiment marrants, surtout dans les 1ers tomes où la naïveté de Sangoku et les vices de Tortue Géniale font merveille.
Et il faut reconnaître que le dessin est d'une précision surprenante et le scénario très inventif.
La couverture de ce one-shot ne peut pas laisser indifférent. Je l'ai réellement trouvée superbe, et elle remplie parfaitement son rôle : nous donner envie de lire l'album.
Bézian nous offre un polar qui se déroule en huis clos dans la maison d'un couple, Boris et Alice Lentz, éditeur de romans à succès. Cette demeure qui est présente sur la couverture, est parfaitement isolée entre un lac et une forêt et d'après l'inspecteur Fix elle représente le lieu parfait pour le prochain crime du tueur en série surnommé "Boone". En effet, ce dernier en mal de médiatisation, s'amuse à envoyer des indices aux enquêteurs. De plus, Alice correspond parfaitement au profil des précédentes victimes retrouvées à travers toute l'Europe.
Un des points forts de ce récit est l'ambiance, extrêmement lourde, qui pèse dans la maison dès l'apparition de l'inspecteur Fix. Les caractères différents de chaque personnage entraînent des réactions très réalistes de chacun. On est plongé dans l'atmosphère renfermée et recluse de cette demeure loin de tout. Un petit reproche quand même sur le fait que le déroulement des évènements est assez prévisible.
L'autre point fort est le dessin parfaitement maîtrisé avec un encrage très réussi. La mise en couleur très particulière varie selon les émotions que l'auteur a souhaité transmettre. Un gros travail a également été fait (par le frère de l'auteur) sur la conception de la maison.
Un excellent one-shot à lire et à relire.
J'ai été pris de passion pour cette lecture.
Cette véritable histoire par Florence Cestac raconte comment est née une maison d'édition que l'on peut qualifier de différente.
Une vision pleine de nostalgie et de tendresse qui décrit avec une foule de détails minutieux le fonctionnement de cette petite entreprise indépendante devenue grande boîte en vingt ans. Vingt années racontées avec assez d'émotion pour que l'on ne s'ennuie pas à la lecture. Cette BD relate avant tout une aventure humaine extraordinaire, l'histoire d'une bande de copains passionnés, allumés et joyeux qui ont réussis à établir leur marque en affichant leur indépendance.
En lisant ce livre on sent bien que la touche de naïveté, la douce folie ambiante, et l'esprit collégial qui régnait dans ce groupe, sont autant d'éléments qui ont donné une identité à Futuropolis.
Superbe à lire, cette histoire compte nombre de bons moments, et si Florence Cestac ne s'attarde pas trop sur les galères, on peut néanmoins profiter de certaines anecdotes croustillantes et rigolotes.
Ce livre qui pétille, illustré par une artiste au style ne manquant pas de personnalité, est à lire.
Des gens de tous horizons y fourmillent, foules d'auteurs célèbres y sont cités. Au travers de ce récit à l'âme forte, presque un petit pan d'histoire nous est livré, car une certaine époque, paraissant plus belle car tout y semblait plus facile, y est parfaitement représentée.
Une oeuvre fort originale, à savourer.
JJJ
C'est terrible !
Oui, terrible de tomber presque par hasard sur une BD d'un excellent niveau, alors qu'elle n'est franchement pas soignée par l'éditeur. Regardez-moi cette couverture ! C'est rouge, c'est orange ? Et le bonhomme, là, il n'a pas l'air un peu coincé, quelque part ? Et puis c'est quoi cette BD de 100 pages en format souple ? Ca sort d'où ?
Et puis vous lisez l'avis de Ro, ça vous titille un peu derrière l'oreille (ou sous les aisselles, chacun son style). Vous avez l'occasion de lire l'album et là ! Gros coup de poing !
Je dois avouer que je n'ai pas forcément compris de quoi parlait la BD. Le gars est une espèce d'effaceur-exorciste-dératiseur, dont la vie est probablement menacée par des entités pas très ragoûtantes. Mais je m'en foutais de l'histoire.
Tout ce qui m'intéressait, c'est le dessin. Fantastique, un peu dans le style de Frederik Peeters, mais en plus dynamique, en plus dérangé aussi. Dérangé le style de dessin, surtout quand Hiti se met à faire des paysages cyclopéens, marmoréens, monumentaux. C'est quelque chose ces vues de cités, non ? Et ces vues en plongée, en contre-plongée (et même depuis l'intérieur d'un sac, à un moment, ça m'a soufflé !), c'est pas la classe, ça ?
Alors bien sûr, une deuxième lecture est nécessaire. On essuie sa bouche pleine de bave, et on reprend, avec les neurones cette fois-ci, en regardant moins les dessins que les étranges petits symboles qui se pressent dans les bulles... Ca devient un peu plus clair, et l'on se rend compte que cette série est très ambitieuse, plutôt complexe, et qu'elle fera bientôt partie de votre best-of personnel si elle continue comme ça.
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Guerre à la Terre
Alors là, sincèrement, je me suis déjà posé pas mal de questions. Petit historique d'abord : Cette série a été prépubliée dans l'hebdo "Coq Hardi" de 1946 à 1948. On retrouve la première histoire publiée dans "Samedi-Jeunesse" dans le n° 18 de 1959. A la tête de cette série : Marijac et Liquois, deux "très grands" de la BD française des années 30 à 50. Le problème ?... pour autant qu'il y en ait un : C'est le parallélisme flagrant entre cette série et (l'immense) Blake et Mortimer. Le postulat ?... Pour ainsi dire le même : ici, les Japonais (et les Martiens) partent ensemble à la conquête de la Terre. Les deux premiers albums EGALEMENT de Blake et Mortimer (Le secret de l'espadon) traitent de la même chose : une grande nation d'Orient veut SA suprématie sur terre. La création : Cette "Guerre à la Terre" et Blake et Mortimer paraissent quasi ensemble la même année : en 1946 (Le secret de l'espadon le 26 Septembre 1946 dans l'hebdo Tintin). Le scénario : Je ne dis pas qu'il est commun, mais chacune de ces histoire relate une troisième guerre mondiale avec des Jaunes qui veulent devenir maîtres de la planète. Les héros ?... Un "soldat" et un professeur anglais pour Blake et Mortimer ; un capitaine français pour ce "Guerre à la Terre". Les albums ?... Une longue histoire traitée en chacun deux volumes. Les "méchants" ?... Vous remplacez les Martiens par Olrik, le pire ennemi de Blake et Mortimer, et vous obtenez une réelle dualité dans les scénarios et développements des histoires. Les auteurs ?... Une véritable "pointure" pour Blake et Mortimer : Edgar-Pierre Jacobs. Deux grosses pointures également pour "Guerre à la Terre" : Marijac et Auguste Liquois, deux incontournables des années 30 à 50. Alors ?... Ces auteurs se sont-ils éventuellement rencontrés un jour ?... Ont-ils éventuellement discuté à bâtons rompus de cette histoire ?... L'un ou l'autre ont-ils utilisé des éléments de discussion pour construire chacun leur histoire ?... Je ne sais... et je pense qu'on ne le saura jamais. "Guerre à la Terre" ?... Une vraiment curieuse série, au graphisme réaliste et vraiment expressionniste car Liquois n'avait pas son pareil pour dessiner de grands mouvements de foules. A noter que le second opus a été dessiné par Dut qui fait montre d'un très beau trait réaliste également. "In fine" : une vraiment bien belle série aux intrigues très bien construites, aux graphismes et à la mise en pages séduisants et qui -tout comme pour les deux premiers Blake et Mortimer- joue du fort ressentiment qu'avaient à l'époque les européens pour les "méchants jaunes". Bon, c'est très rare à trouver. Mais si vous avez cette chance, plongez d'un vrai bon coeur dans cette "Guerre à la Terre". Elle mérite votre détour !
Le Chant des Stryges
Je n'ai lu que le premier cycle (6 premiers tomes), j'attend la fin du second pour lire les tomes suivant. Il n'y a pas grand chose à rajouter aux multiples avis déjà postés. Personnellement, j'ai pris vraiment du plaisir à la lecture de cette série. Le "plus" venant incontestablement du scénario bien mené. Le dessin sans être exceptionnel le seconde bien et peut être considéré comme "efficace". A posséder.
Morgana
Série intéressante graphiquement et scénaristiquement. Le dessin est superbe et bien mis en valeur par la colorisation. La galerie en montre quelques planches pourtant pas les plus belles mais elles permettent de se faire une idée. Le scénario n'est pas en reste, le tome étant assez dur à digérer, mais ensuite cela demande beaucoup moins d'efforts. Le tout est parfaitement dosé, frais, d'un certain côté original. Autre avantage, la série est finie ;-) A consommer sans modération.
Batman et les Monstres
Un Batman de plus ? Oui, mais un Batman de Matt Wagner ! Matt Wagner en plus d'être un artiste talentueux, est un grand admirateur de batman. Il suffit de lire la BD Les Mystérieuses enquêtes de Sandman du même Matt Wagner pour s'en rendre compte, tant le héros, Wesley Dodds, ressemble à Batman sous la plume de Wagner. Batman et les Monstres, est un peu différent des Batmans que l'on à l'habitude de lire ces derniers temps. Batman y apparaît en grande forme, beaucoup plus physique que cynique et pas encore totalement désabusé. Il est le protecteur de Gotham, mettant toute son énergie au service du combat contre le crime, commettant même quelques erreurs par manque d'expérience, mais se battant comme un lion pour protéger sa ville. Cette aventure est un hommage clair au Batman des débuts. Amateurs de noirceur Gothamique rassurez vous, car si une certaine innocence se fait clairement sentir dans les pages, cette BD n'est pas dénué d'évènements sombres. L'histoire est passionnante, construite de façon à faire sentir un certain suspense, tout en développant l'intrigue par différentes voies. Les scènes de carnages, insérées ça et là avec parcimonie à des moments clés, font leur petit effet, on croirait parfois lire une BD d'horreur. Et enfin l'utilisation d'un ennemi de Batman assez rare et réinventé pour l'occasion est une idée fameuse. Les dessins de Matt Wagner ont une identité forte, il y a de la vie dans les cases ! C'est très différent de ce que l'on peut voir en matière de comics mainstream. Batman est représenté façon armoire à glace, les monstres sont impressionnants, les "gueules" que Wagner donne à ses personnages sont vivantes, cassées, ou expressives... en aucun cas figées. La représentation architecturale est très 1950's, un vrai plaisir tant cela rappelle une époque picturalement propice aux ambiances de série noire. Un régal graphique sur toute la ligne! J'ai beaucoup aimé Batman & les Monstres, un Batman incontournable et différent à mes yeux. Et si vous aussi, j'ai une bonne nouvelle... Matt Wagner travaille actuellement sur une fausse suite de cette série : Batman et le Moine Fou... à suivre avec attention donc... JJJ
Construire un feu
Construire un Feu, un titre marquant, une très belle couverture, un très bon Chabouté. Au fil des pages on va savourer ces magnifiques dessins en couleurs, on va aimer se laisser aller d'une scène contemplative à une autre... L'histoire est simple, celle d'un homme accompagné de son chien, marchant dans le Klondike enneigé, cherchant à atteindre son but. Un homme fort, autour de lui une nature hostile, face à lui la morsure du froid. Une histoire dure, à l'image du personnage principal. Un affrontement entre un homme et les éléments, entre une volonté farouche et une puissance implacable. Il n'y a aucun dialogue dans cette BD. Aucun bruit n'est émis non plus, ni souffle de vent, ni cri humain ou animal, ni craquement de branche, comme si l'immensité blanche environnante avait aspiré le moindre son... l'univers n'en est que plus angoissant, l'ambiance est pesante. Il y a des textes, pas trop de textes car cela aurait été superflu, il y en a juste assez pour exprimer certains points narratifs, certains points de vue. Construire un Feu est une BD qui s'apprécie, qui se déguste plus qu'elle ne se lit. Si l'on se contente d'associer l'intérêt d'une BD au nombre de ses lettres la magie ne fonctionnera pas. En revanche les amoureux d'ambiance forte et de terres sauvages apprécieront énormément. Amateurs de BD à textes, osez le voyage en ces paysages, cela ne vous décevra pas. J'ai adoré cet album... JJJ
Miss Endicott
Petit avis vite fait sur le tome 1 Au niveau dessin et couleur, je trouve ça super : la tête des personnages, les différents lieux, tout est vraiment dans un style que j'aime. Au niveau des couleurs, j'adore le "non-flashy" et le "non-ressenti informatique" (s'il y en a qui comprennent ce que je veux dire). Au niveau du scénario, j'ai bien aimé aussi. Il est assez classique et reprend différents "clichés" (les deux comparses, petit garçon curieux, double vie de l'héroïne...). Mais le tout se marie bien et la sauce prend. J'ai vraiment bien aimé cette lecture. Vivement la suite !
Dragon Ball
Je crois que vue la renommée de cette série, on peut la noter "culte". Je suis à priori pro franco-belge et le manga ne m'attire pas plus que ça. Mais je dois reconnaître que lorsque j'ai commencé à lire Dragon ball, je n'ai plus pu m'arrêter. Les personnages sont vraiment marrants, surtout dans les 1ers tomes où la naïveté de Sangoku et les vices de Tortue Géniale font merveille. Et il faut reconnaître que le dessin est d'une précision surprenante et le scénario très inventif.
Les Garde-Fous
La couverture de ce one-shot ne peut pas laisser indifférent. Je l'ai réellement trouvée superbe, et elle remplie parfaitement son rôle : nous donner envie de lire l'album. Bézian nous offre un polar qui se déroule en huis clos dans la maison d'un couple, Boris et Alice Lentz, éditeur de romans à succès. Cette demeure qui est présente sur la couverture, est parfaitement isolée entre un lac et une forêt et d'après l'inspecteur Fix elle représente le lieu parfait pour le prochain crime du tueur en série surnommé "Boone". En effet, ce dernier en mal de médiatisation, s'amuse à envoyer des indices aux enquêteurs. De plus, Alice correspond parfaitement au profil des précédentes victimes retrouvées à travers toute l'Europe. Un des points forts de ce récit est l'ambiance, extrêmement lourde, qui pèse dans la maison dès l'apparition de l'inspecteur Fix. Les caractères différents de chaque personnage entraînent des réactions très réalistes de chacun. On est plongé dans l'atmosphère renfermée et recluse de cette demeure loin de tout. Un petit reproche quand même sur le fait que le déroulement des évènements est assez prévisible. L'autre point fort est le dessin parfaitement maîtrisé avec un encrage très réussi. La mise en couleur très particulière varie selon les émotions que l'auteur a souhaité transmettre. Un gros travail a également été fait (par le frère de l'auteur) sur la conception de la maison. Un excellent one-shot à lire et à relire.
La Véritable Histoire de Futuropolis
J'ai été pris de passion pour cette lecture. Cette véritable histoire par Florence Cestac raconte comment est née une maison d'édition que l'on peut qualifier de différente. Une vision pleine de nostalgie et de tendresse qui décrit avec une foule de détails minutieux le fonctionnement de cette petite entreprise indépendante devenue grande boîte en vingt ans. Vingt années racontées avec assez d'émotion pour que l'on ne s'ennuie pas à la lecture. Cette BD relate avant tout une aventure humaine extraordinaire, l'histoire d'une bande de copains passionnés, allumés et joyeux qui ont réussis à établir leur marque en affichant leur indépendance. En lisant ce livre on sent bien que la touche de naïveté, la douce folie ambiante, et l'esprit collégial qui régnait dans ce groupe, sont autant d'éléments qui ont donné une identité à Futuropolis. Superbe à lire, cette histoire compte nombre de bons moments, et si Florence Cestac ne s'attarde pas trop sur les galères, on peut néanmoins profiter de certaines anecdotes croustillantes et rigolotes. Ce livre qui pétille, illustré par une artiste au style ne manquant pas de personnalité, est à lire. Des gens de tous horizons y fourmillent, foules d'auteurs célèbres y sont cités. Au travers de ce récit à l'âme forte, presque un petit pan d'histoire nous est livré, car une certaine époque, paraissant plus belle car tout y semblait plus facile, y est parfaitement représentée. Une oeuvre fort originale, à savourer. JJJ
La Fin des Temps
C'est terrible ! Oui, terrible de tomber presque par hasard sur une BD d'un excellent niveau, alors qu'elle n'est franchement pas soignée par l'éditeur. Regardez-moi cette couverture ! C'est rouge, c'est orange ? Et le bonhomme, là, il n'a pas l'air un peu coincé, quelque part ? Et puis c'est quoi cette BD de 100 pages en format souple ? Ca sort d'où ? Et puis vous lisez l'avis de Ro, ça vous titille un peu derrière l'oreille (ou sous les aisselles, chacun son style). Vous avez l'occasion de lire l'album et là ! Gros coup de poing ! Je dois avouer que je n'ai pas forcément compris de quoi parlait la BD. Le gars est une espèce d'effaceur-exorciste-dératiseur, dont la vie est probablement menacée par des entités pas très ragoûtantes. Mais je m'en foutais de l'histoire. Tout ce qui m'intéressait, c'est le dessin. Fantastique, un peu dans le style de Frederik Peeters, mais en plus dynamique, en plus dérangé aussi. Dérangé le style de dessin, surtout quand Hiti se met à faire des paysages cyclopéens, marmoréens, monumentaux. C'est quelque chose ces vues de cités, non ? Et ces vues en plongée, en contre-plongée (et même depuis l'intérieur d'un sac, à un moment, ça m'a soufflé !), c'est pas la classe, ça ? Alors bien sûr, une deuxième lecture est nécessaire. On essuie sa bouche pleine de bave, et on reprend, avec les neurones cette fois-ci, en regardant moins les dessins que les étranges petits symboles qui se pressent dans les bulles... Ca devient un peu plus clair, et l'on se rend compte que cette série est très ambitieuse, plutôt complexe, et qu'elle fera bientôt partie de votre best-of personnel si elle continue comme ça.