Le cancer de maman rejoint pour moins le club très fermé des œuvres autobiographiques traitant de la maladie avec justesse, sans verser dans le larmoyant (dans le genre on peut aussi citer Pilules bleues et L'Ascension du Haut Mal).
L’histoire avait d’abord été publiée sur le blog de l’auteur, et a gagné le 1er Eisner Award de la nouvelle catégorie « BD numérique », en 2005. Et c’est selon moi mérité…
C’est touchant sans trop en faire, instructif et intéressant sans verser dans le voyeurisme, et surtout, c’est d’un optimisme inébranlable, même dans les moments les plus difficiles… Il y a même quelques touches d’humour aussi inattendues que bienvenues…
A lire si le sujet vous intéresse.
Oh la la, trop forte cette BD… Quelle histoire, incroyable, Bajram est un génie ! Je pense qu’on peut difficilement faire mieux dans le genre. Combats spatiaux, exploration, paradoxes temporels, tout y est, les amoureux de SF seront aux anges.
Je trouve le dessin superbe, et parfaitement adapté au genre. Les vaisseaux et vues de l’espace notamment sont vraiment magnifiques.
Alors oui les personnages sont un peu caricaturaux, et certains passages un peu clichés… Mais ces petits soucis ne ternissent en rien l’histoire. La fin est bien faite, et le dernier tome comporte un petit diagramme temporel expliquant les différents liens temporels du scénario… essentiel pour en saisir toutes les subtilités.
A lire, bien évidemment ! :)
C’est marrant les opinions extrêmes engendrées par cette série. Beaucoup de gens la trouvent culte, ce que je trouve quand même exagéré, et encore plus de gens la trouvent complètement nulle, ce qui me paraît encore plus exagéré.
Non, Olivier Milhiet n’a pas la prétention de réaliser la BD culte du siècle. Il a crée un univers foutrement original (si, si) et déjanté, rempli de monstres hideux, de villages aux architectures improbables et d’humains peut-être plus hideux que les monstres.
Le scénario est prenant, et le dessin classe, même si la couleur directe peut parfois sembler brouillonne pour les néophytes dans mon genre (surtout dans le tome 2). Mais bon, je ne peux que saluer le travail d’un auteur qui écrit son scénario, dessine et met ses dessins en couleur lui-même !
A noter que l’humour, les gags d’arrière plan et les détails idiots sont moins présents dans les tomes 2 et 3. Moi je trouve ça un peu dommage, vu que c’était selon moi LE point fort du tome 1, mais bon c’est vrai qu’il faut bien que l’histoire avance hein ! Quant à ceux qui trouvent l’humour idiot, ben oui, il est idiot, mais vu que l’auteur est idiot, que je suis moi-même idiot et que les lecteurs de Spoogue sont idiots… ça va, ça colle. Pardonnez-nous notre faiblesse, et laissez nous ricaner bêtement en paix. :)
Moi, Spoogue, j’adore, ça me fait marrer, et ça me divertit. Un « must » dans le genre « gros délire bourrin ».
Cette BD a été pour moi une bonne surprise. En effet, ça avait mal commencé : le dessin n'est franchement pas top au premier abord, car beaucoup trop "numérisé", ça se voit trop que ça a été colorisé sur ordinateur. Mais ce détail s'efface rapidement au profit du reste !
L'histoire, elle, est vraiment très prenante ! L’exploration tourne rapidement à la catastrophe, tout s’enchaîne mal, et on ressent vraiment la claustrophobie propre à ce genre d'histoire de sous-marin coincé au fond de la mer. Un petit coté surnaturel fait rapidement son apparition, genre sauce X-Files. Le 3ème tome conclut brillamment l’histoire.
En conclusion, si vous aimez tout ce qui est histoire militaire, et tout ce qui touche au surnaturel, cette BD est faite pour vous!
Alors là, pas de doute, si vous voulez vous mettre aux mangas, Quartier Lointain est la BD qu’il vous faut!
C’est d’une sensibilité sans pareil. Le mélange d’ « intrigue » (pourquoi le père décide de partir ?) et de vie quotidienne m’a vraiment tenu en haleine du début jusqu’à la fin. Revivre son enfance avec une conscience d’adulte, c’est une trouvaille. J’ai souvent interrompu ma lecture pour rêver, et me demander ce que je pourrais faire différemment si je pouvais moi-même revivre mon enfance. Une BD pour rêveurs ? En tout cas pas une BD pour les fans d’action, vous voilà prévenus !
Le dénouement est très bien, sans être renversant. J’ai quand même le sentiment qu’en partant de la même idée, il y aurait moyen d’écrire un scénario encore plus délirant ! Mais ne nous plaignons pas, c’est déjà très sympa, et puis faire compliqué n’était visiblement pas le but de l’auteur.
Voilà, des raisons pour NE PAS lire cette BD, il n’y en a pas vraiment. Je vous conseille Quartier Lointain, même si vous êtes allergique aux mangas. A part quelques traces de naïveté propre aux œuvres japonaises (les mauvaises langues diront niaiserie), et les désormais classiques bruitages rigolos (genre "splich sploch" quand le héros se lave les mains), on a plus affaire à une œuvre « à l’européenne », prouvant, si besoin en est, que les Japonais ont une culture BD bien à eux, et qu’ils peuvent en être fiers !
En fait je ne connaissais que vaguement l'histoire de Peter Pan avant de lire cette BD. Oui j'ai honte. Donc il m'est impossible de comparer cette BD au roman original de Barrie ou même au dessin animé de Walt Disney.
Toutefois, en la prenant comme une oeuvre à part, je trouve que l'histoire très réussie. Elle nous fait rêver, nous dépayse beaucoup, nous attriste, nous fait rire, bref, on ne s'ennuie pas. Le début de l’histoire, à Londres, est terriblement sombre et triste. Quelle misère ! Mais dés la fin du premier tome, quand Peter arrive dans le monde imaginaire, ça devient bien plus joyeux, et on se prend à rigoler à haute voix !
Le dessin est magnifique, rien à signaler de ce coté, M. Loisel s’est surpassé. La mise en texte est bonne. Le coté adulte est bien présent, avec quelques passages qui je pense n'étaient pas dans l’œuvre originale, avec notamment beaucoup de connotations sexuelles assez crues et quelques jurons très malpolis.
Une petite remarque sur le 6e et dernier tome, qui selon moi clôture la série en beauté. Ce tome a fait couler beaucoup d’entre virtuelle, beaucoup de gens ont été déçus. A vous de vous faire votre opinion … tout simplement en lisant la série ! A noter que M. Loisel en personne est passé sur le forum de BDThèque pour expliquer pourquoi il a choisi de terminer l’histoire de cette façon. C’est très intéressant, filez dans le sujet Peter Pan de Loisel et lisez le message du 01/12/2004 à 00:05:40.
Bon, pour moi Peter Pan est un incontournable de la BD, à lire, tout simplement. Bravo Régis !
J’avais un a priori plutôt négatif en commençant cette BD.
D’abord parce que la couverture de la VO est absolument épouvantable (voir ici) dans le genre affiche publicitaire pour une émission télé-réalité américaine. Pouah. Heureusement que les éditions « Cà et là » ne l’ont pas conservé pour la version française.
Ensuite parce que justement, la BD parle d’une émission de télé-réalité américaine, « The real world », diffusée sur MTV, sur le principe bien connu : une poignée de gens plus ou moins célèbres aménagent tous ensemble dans une maison, et sont filmés 24h/24. Et franchement je ne supporte pas ces nouvelles pseudo stars qui envahissent les plateaux de télévision ou sortent un bouquin « ma vie après The Real World » ou « Comment je suis devenu un star alors que je n’ai aucun talent ».
Voila, impression négative avant lecture donc. Mais j’ai finalement beaucoup aimé, et si le ton est définitivement plus larmoyant et moralisateur que dans une BD comme Pilules bleues par exemple, l’histoire est quand même un témoignage touchant, instructif et cruel sur l’ignorance, la séropositivité, l’homosexualité et l’amitié.
En conclusion, une BD très américaine, très médiatisée, qui ne plaira pas à tout le monde, mais touchante et intéressante, et qui je l’espère trouvera son public dans nos contrées où « The real World » et « Pedro » sont aussi connus que les règles du baseball. Peut-être le meilleur titre du catalogue de Cà et Là à ce jour…
Excellent !
Le mélange SF + roman graphique fonctionne à merveille. Le coté SF nous fait découvrir une diversité d’environnements incroyable (villes surpeuplées, mer acide, planète recouverte d’arbres…). Un beau dessin en couleur aurait peut-être été plus adapté pour les représenter, mais le noir et blanc est quand même très joli.
L’histoire est pleine de tendresse. Ca commence en insistant bien sur le coté drogue, et j’avais peur que l’histoire ne tourne qu’autour de ça, mais non, ça parle de doute, d’amour, de jalousie, d’amitié… La fin est très belle.
En fait je dirais que « Lupus » est une version plus adulte de Aldébaran de Léo. Ces deux œuvres ont en commun qu’elles se concentrent sur de chouettes environnements et sur les sentiments des personnages. Mais alors qu’Aldébaran traite ça de façon très « ado » (ce n’est pas un reproche hein, j’aime beaucoup les BDs de Léo), « Lupus » est beaucoup plus mûr, plus adulte, plus posé.
Une chouette série, pas de doute.
Un chef-d’oeuvre, tout simplement !
L’histoire est envoûtante au possible, nous prend par la main et nous fait faire le tour du monde à la recherche du chat échappé du kimono. On a affaire à un conte dans la plus pure tradition, avec ses légendes et ses passages oniriques, entre rêve et réalité.
Ce qui est fort, c’est que le début de la BD propose plusieurs histoires sans lien apparent… mais plus on avance, plus les histoires deviennent imbriquées, jusqu'à n’en former plus qu’une pour un final où les péripéties des différents personnages se recoupent de manière ingénieuse… j’adore !
Et que dire du dessin ? Nancy s’est surpassée, et si vous aviez apprécié ses œuvres précédentes, vous allez être ravis. La BD mélange pages traditionnelles, et pages pleines dessin + texte sur le côté, apportant une certaine variété à l’ensemble.
En conclusion, si vous êtes fan du travail de Nancy Pena, vous ne serez pas déçus par le chat du kimono. Si vous ne connaissez pas encore cette jeune auteure, voici l’occasion idéale de la découvrir !
Genial!
Apres les semi deception de Western et Bouncer, je le tiens mon western culte!
Pourtant ca partait mal... j'ai trouvé le tome 1 assez moyen. Pas mauvais, mais pas genial non plus. Il ne se passe pas grand chose. En fait son role est surtout de mettre l'histoire en place.
Mais tout deviens parfait dans le tome 2! De l'action, des sentiments, de l'intrigue... et le dessin est superbe. Marini est vraiment tres habile avec ses palettes de couleurs!
La fin de l'histoire est elle aussi tres bien. Bref si vous aimez les western, vous pouvez difficilement vous tromper en achetant l'Etoile du Désert! C'est genial!
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Le Cancer de Maman
Le cancer de maman rejoint pour moins le club très fermé des œuvres autobiographiques traitant de la maladie avec justesse, sans verser dans le larmoyant (dans le genre on peut aussi citer Pilules bleues et L'Ascension du Haut Mal). L’histoire avait d’abord été publiée sur le blog de l’auteur, et a gagné le 1er Eisner Award de la nouvelle catégorie « BD numérique », en 2005. Et c’est selon moi mérité… C’est touchant sans trop en faire, instructif et intéressant sans verser dans le voyeurisme, et surtout, c’est d’un optimisme inébranlable, même dans les moments les plus difficiles… Il y a même quelques touches d’humour aussi inattendues que bienvenues… A lire si le sujet vous intéresse.
Universal War One
Oh la la, trop forte cette BD… Quelle histoire, incroyable, Bajram est un génie ! Je pense qu’on peut difficilement faire mieux dans le genre. Combats spatiaux, exploration, paradoxes temporels, tout y est, les amoureux de SF seront aux anges. Je trouve le dessin superbe, et parfaitement adapté au genre. Les vaisseaux et vues de l’espace notamment sont vraiment magnifiques. Alors oui les personnages sont un peu caricaturaux, et certains passages un peu clichés… Mais ces petits soucis ne ternissent en rien l’histoire. La fin est bien faite, et le dernier tome comporte un petit diagramme temporel expliquant les différents liens temporels du scénario… essentiel pour en saisir toutes les subtilités. A lire, bien évidemment ! :)
Spoogue
C’est marrant les opinions extrêmes engendrées par cette série. Beaucoup de gens la trouvent culte, ce que je trouve quand même exagéré, et encore plus de gens la trouvent complètement nulle, ce qui me paraît encore plus exagéré. Non, Olivier Milhiet n’a pas la prétention de réaliser la BD culte du siècle. Il a crée un univers foutrement original (si, si) et déjanté, rempli de monstres hideux, de villages aux architectures improbables et d’humains peut-être plus hideux que les monstres. Le scénario est prenant, et le dessin classe, même si la couleur directe peut parfois sembler brouillonne pour les néophytes dans mon genre (surtout dans le tome 2). Mais bon, je ne peux que saluer le travail d’un auteur qui écrit son scénario, dessine et met ses dessins en couleur lui-même ! A noter que l’humour, les gags d’arrière plan et les détails idiots sont moins présents dans les tomes 2 et 3. Moi je trouve ça un peu dommage, vu que c’était selon moi LE point fort du tome 1, mais bon c’est vrai qu’il faut bien que l’histoire avance hein ! Quant à ceux qui trouvent l’humour idiot, ben oui, il est idiot, mais vu que l’auteur est idiot, que je suis moi-même idiot et que les lecteurs de Spoogue sont idiots… ça va, ça colle. Pardonnez-nous notre faiblesse, et laissez nous ricaner bêtement en paix. :) Moi, Spoogue, j’adore, ça me fait marrer, et ça me divertit. Un « must » dans le genre « gros délire bourrin ».
Sanctuaire
Cette BD a été pour moi une bonne surprise. En effet, ça avait mal commencé : le dessin n'est franchement pas top au premier abord, car beaucoup trop "numérisé", ça se voit trop que ça a été colorisé sur ordinateur. Mais ce détail s'efface rapidement au profit du reste ! L'histoire, elle, est vraiment très prenante ! L’exploration tourne rapidement à la catastrophe, tout s’enchaîne mal, et on ressent vraiment la claustrophobie propre à ce genre d'histoire de sous-marin coincé au fond de la mer. Un petit coté surnaturel fait rapidement son apparition, genre sauce X-Files. Le 3ème tome conclut brillamment l’histoire. En conclusion, si vous aimez tout ce qui est histoire militaire, et tout ce qui touche au surnaturel, cette BD est faite pour vous!
Quartier lointain
Alors là, pas de doute, si vous voulez vous mettre aux mangas, Quartier Lointain est la BD qu’il vous faut! C’est d’une sensibilité sans pareil. Le mélange d’ « intrigue » (pourquoi le père décide de partir ?) et de vie quotidienne m’a vraiment tenu en haleine du début jusqu’à la fin. Revivre son enfance avec une conscience d’adulte, c’est une trouvaille. J’ai souvent interrompu ma lecture pour rêver, et me demander ce que je pourrais faire différemment si je pouvais moi-même revivre mon enfance. Une BD pour rêveurs ? En tout cas pas une BD pour les fans d’action, vous voilà prévenus ! Le dénouement est très bien, sans être renversant. J’ai quand même le sentiment qu’en partant de la même idée, il y aurait moyen d’écrire un scénario encore plus délirant ! Mais ne nous plaignons pas, c’est déjà très sympa, et puis faire compliqué n’était visiblement pas le but de l’auteur. Voilà, des raisons pour NE PAS lire cette BD, il n’y en a pas vraiment. Je vous conseille Quartier Lointain, même si vous êtes allergique aux mangas. A part quelques traces de naïveté propre aux œuvres japonaises (les mauvaises langues diront niaiserie), et les désormais classiques bruitages rigolos (genre "splich sploch" quand le héros se lave les mains), on a plus affaire à une œuvre « à l’européenne », prouvant, si besoin en est, que les Japonais ont une culture BD bien à eux, et qu’ils peuvent en être fiers !
Peter Pan
En fait je ne connaissais que vaguement l'histoire de Peter Pan avant de lire cette BD. Oui j'ai honte. Donc il m'est impossible de comparer cette BD au roman original de Barrie ou même au dessin animé de Walt Disney. Toutefois, en la prenant comme une oeuvre à part, je trouve que l'histoire très réussie. Elle nous fait rêver, nous dépayse beaucoup, nous attriste, nous fait rire, bref, on ne s'ennuie pas. Le début de l’histoire, à Londres, est terriblement sombre et triste. Quelle misère ! Mais dés la fin du premier tome, quand Peter arrive dans le monde imaginaire, ça devient bien plus joyeux, et on se prend à rigoler à haute voix ! Le dessin est magnifique, rien à signaler de ce coté, M. Loisel s’est surpassé. La mise en texte est bonne. Le coté adulte est bien présent, avec quelques passages qui je pense n'étaient pas dans l’œuvre originale, avec notamment beaucoup de connotations sexuelles assez crues et quelques jurons très malpolis. Une petite remarque sur le 6e et dernier tome, qui selon moi clôture la série en beauté. Ce tome a fait couler beaucoup d’entre virtuelle, beaucoup de gens ont été déçus. A vous de vous faire votre opinion … tout simplement en lisant la série ! A noter que M. Loisel en personne est passé sur le forum de BDThèque pour expliquer pourquoi il a choisi de terminer l’histoire de cette façon. C’est très intéressant, filez dans le sujet Peter Pan de Loisel et lisez le message du 01/12/2004 à 00:05:40. Bon, pour moi Peter Pan est un incontournable de la BD, à lire, tout simplement. Bravo Régis !
Pedro et moi
J’avais un a priori plutôt négatif en commençant cette BD. D’abord parce que la couverture de la VO est absolument épouvantable (voir ici) dans le genre affiche publicitaire pour une émission télé-réalité américaine. Pouah. Heureusement que les éditions « Cà et là » ne l’ont pas conservé pour la version française. Ensuite parce que justement, la BD parle d’une émission de télé-réalité américaine, « The real world », diffusée sur MTV, sur le principe bien connu : une poignée de gens plus ou moins célèbres aménagent tous ensemble dans une maison, et sont filmés 24h/24. Et franchement je ne supporte pas ces nouvelles pseudo stars qui envahissent les plateaux de télévision ou sortent un bouquin « ma vie après The Real World » ou « Comment je suis devenu un star alors que je n’ai aucun talent ». Voila, impression négative avant lecture donc. Mais j’ai finalement beaucoup aimé, et si le ton est définitivement plus larmoyant et moralisateur que dans une BD comme Pilules bleues par exemple, l’histoire est quand même un témoignage touchant, instructif et cruel sur l’ignorance, la séropositivité, l’homosexualité et l’amitié. En conclusion, une BD très américaine, très médiatisée, qui ne plaira pas à tout le monde, mais touchante et intéressante, et qui je l’espère trouvera son public dans nos contrées où « The real World » et « Pedro » sont aussi connus que les règles du baseball. Peut-être le meilleur titre du catalogue de Cà et Là à ce jour…
Lupus
Excellent ! Le mélange SF + roman graphique fonctionne à merveille. Le coté SF nous fait découvrir une diversité d’environnements incroyable (villes surpeuplées, mer acide, planète recouverte d’arbres…). Un beau dessin en couleur aurait peut-être été plus adapté pour les représenter, mais le noir et blanc est quand même très joli. L’histoire est pleine de tendresse. Ca commence en insistant bien sur le coté drogue, et j’avais peur que l’histoire ne tourne qu’autour de ça, mais non, ça parle de doute, d’amour, de jalousie, d’amitié… La fin est très belle. En fait je dirais que « Lupus » est une version plus adulte de Aldébaran de Léo. Ces deux œuvres ont en commun qu’elles se concentrent sur de chouettes environnements et sur les sentiments des personnages. Mais alors qu’Aldébaran traite ça de façon très « ado » (ce n’est pas un reproche hein, j’aime beaucoup les BDs de Léo), « Lupus » est beaucoup plus mûr, plus adulte, plus posé. Une chouette série, pas de doute.
Le chat du kimono
Un chef-d’oeuvre, tout simplement ! L’histoire est envoûtante au possible, nous prend par la main et nous fait faire le tour du monde à la recherche du chat échappé du kimono. On a affaire à un conte dans la plus pure tradition, avec ses légendes et ses passages oniriques, entre rêve et réalité. Ce qui est fort, c’est que le début de la BD propose plusieurs histoires sans lien apparent… mais plus on avance, plus les histoires deviennent imbriquées, jusqu'à n’en former plus qu’une pour un final où les péripéties des différents personnages se recoupent de manière ingénieuse… j’adore ! Et que dire du dessin ? Nancy s’est surpassée, et si vous aviez apprécié ses œuvres précédentes, vous allez être ravis. La BD mélange pages traditionnelles, et pages pleines dessin + texte sur le côté, apportant une certaine variété à l’ensemble. En conclusion, si vous êtes fan du travail de Nancy Pena, vous ne serez pas déçus par le chat du kimono. Si vous ne connaissez pas encore cette jeune auteure, voici l’occasion idéale de la découvrir !
l'Etoile du Désert
Genial! Apres les semi deception de Western et Bouncer, je le tiens mon western culte! Pourtant ca partait mal... j'ai trouvé le tome 1 assez moyen. Pas mauvais, mais pas genial non plus. Il ne se passe pas grand chose. En fait son role est surtout de mettre l'histoire en place. Mais tout deviens parfait dans le tome 2! De l'action, des sentiments, de l'intrigue... et le dessin est superbe. Marini est vraiment tres habile avec ses palettes de couleurs! La fin de l'histoire est elle aussi tres bien. Bref si vous aimez les western, vous pouvez difficilement vous tromper en achetant l'Etoile du Désert! C'est genial!