Le Café de la plage

Note: 2/5
(2/5 pour 3 avis)

Des histoires quotidiennes, des personnages très proustiens et des dialogues qui font mouche.


Vacances à la plage

Des histoires quotidiennes, des personnages très proustiens et des dialogues qui font mouche. Publiée en strips quotidiens dans le journal Le Matin de Paris à la fin des années 70, Le Café de la Plage est, avec son rythme très lent envahi de reminescences et de langueurs, une anti-bande quotidienne. Mais la séduction des personnages, du recit et des dessins de Régis Franc était grande... sans compter la construction de récits parallèles ou imbriqués...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1977
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série Le Café de la plage
Les notes (3)
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24/06/2006 | Ro
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L'avatar du posteur Agecanonix

"le Café de la plage" qui débute dans Le Matin de Paris en 1977 fera connaître Régis Franc, mais si j'en reconnais l'originalité, je n'y adhère pas pour autant. Sa baraque de planches servait à tout un microcosme de la société qui se rencontrait, représenté par des animaux qui chacun incarnent un type d'individu (poules, lapins, fouines, blaireaux, cochons, coqs...) aux comportements bien spécifiques. Pourtant, cette bande intellectuelle, très (trop) bavarde, à l'humour sophistiqué et même parfois un peu précieux, où des animaux humanisés devisent de préoccupations diverses sur tout et sur rien, a peut-être égaré le lecteur qui parfois avait du mal à suivre une intrigue à tiroirs, et dont la lecture en album permet de mieux la comprendre. Un climat assez spécial, désenchanté et désillusionné s'est crée, permettant à certains de se retrouver dans ses personnages au langage assez superficiel, qui ont du mal à communiquer. Il ne se passe pratiquement rien, le temps semble comme suspendu aux rêveries et aux regrets de ces personnages. C'est une Bd très représentative de son époque et d'une certaine catégorie socio-culturelle dont je ne fais pas partie ; sans compter que le dessin ne me botte pas vraiment, je n'ai donc aucun regret.

05/12/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5

Fantastique !... Vraiment fabuleux !... Une des plus grandes BD de ces dernières années !... Hé...ho... faudrait voir un peu à se calmer, là !... J'ai eu affaire à quoi ?... ben, à deux lignes. L'une représente l'horizon, l'autre la plage. Et dans un coin de la case, une sorte de baraque qui fait office de café. Le décor est planté. Superbe, non ?.. Ah oui... il y a des personnages : Monroe, Rita, Gérard-Jean ; personnages qui ont des faciès d'animaux. Et que font-ils ?... ils discutent, dans une sorte de huis-clos, de tout et de rien ; ce avec moult arguments... Mais c'est pas fini !!... ah que non !... alors qu'une "action" se déroule à l'avant-plan, ne voilà-t-il pas qu'une intrigue (?) complémentaire vient à meubler l'arrière-plan ?... Ah non di djou, quel suspense !... Faut arrêter de déconner, là ! C'est vrai que la façon de "travailler" cette histoire est différente ; mais tout cela m'apparaît vraiment comme simples futilités et billevesées. Qui plus est, il y en a eu 996 strips journaliers dans le "Matin de Paris", de 1977 à 1980. C'est vrai, j'ai eu affaire à une oeuvre qui "joue" sur de multiples références ; une oeuvre qui se passe dans un univers figé ; MAIS -sincèrement- je n'en ai ressenti aucun plaisir de lecture. L'intégrale de chez Casterman m'avait été prêtée. Je l'ai rendue assez vite...

23/02/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

En début de lecture de cette intégrale de 4 tomes, j'ai été légèrement charmé par le dessin, par l'ambiance, par l'atmosphère langoureuse qui se dégageait de ce café perdu au bout d'une plage déserte, une atmosphère très cinématographique. Je n'appréciais pas plus que cela les dialogues et les histoires de coeur et d'espoirs déçus que se racontaient les personnages mais je les ai lus en me laissant plus ou moins porté par la vague de l'ambiance particulière. Le dessin, sans être exceptionnel, me plaisait bien aussi par ses compositions épurées et esthétiques. Mais avant la fin du premier tome, j'ai commencé à franchement me lasser. Les états d'âme des personnages m'ennuyaient, les péripéties hollywoodiennes de Rita m'ont lassé dès le début, les dialogues emplissant l'ensemble des planches m'ont parus rebutants et l'envie de zapper des pages et de feuilleter de plus en plus vite m'a prise. En outre, le dessin se faisait de moins en moins esthétique au fil des pages pour finir dans un style très moyen. Je reconnais donc un certain charme et une certaine originalité à cette BD, à ses personnages bavards et à leurs dialogues et pensées, mais ce n'est clairement pas le genre de BD qui me passionne plus que quelques pages... Et là, des pages et de l'ennui, il y en a beaucoup trop pour moi.

24/06/2006 (modifier)