Les derniers avis (39944 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série X-Men - L'intégrale
X-Men - L'intégrale

Ainsi débute une longue saga dont l’immense succès verra par la suite une démultiplication des thèmes… X-Men ?… Ils apparaissent dans leur propre fascicule, N° 1 de Septembre 1963. Aux commandes d’alors : Stan Lee (scénario) et Jack Kirby (dessin) deux véritables pointures du comics. Kirby dessinera les 11 premiers épisodes. Le succès ne cesse de grandir et la série passera par le graphisme de dessinateurs réputés dont Alex Toth, Jim Steranko, Neal Adams, George Tuska, etc… Lee, lui, rédigera les 19 premières histoires et cèdera le relais à Roy Thomas, Arnold Drake, Gary Friedrich. Que du beau monde !… Après une éclipse de 1970 à 1975, la série reprend sous l’égide de Dave Cockrum et Chris Claremont aux scénarios. L’idée, la bonne idée, est d’adjoindre de nouveaux personnages au team de base. Arrivent alors Wolverine, Storm, Colossus et autres mutants que Claremont va s’amuser à faire intervenir dans nombre d’histoires. En 1976, Marvel Girl deviendra Phoenix ; touchant ainsi une plus large frange du lectorat féminin. Par la suite, la série de base va littéralement exploser. De nouveaux scénaristes, dessinateurs feront de véritables et nouvelles créations et « X-Men » se démultipliera en de très nombreuses autres séries aux spécifications diverses. Mais ça, ce sont de très nombreuses autres histoires. La présente série ?… une intégrale. Une vraie. Une intégrale qui reprend la genèse des X-Men dès leur création et ses développements années par années. Des opus qui vont de 180 à 320 pages et qui permettent de revivre ces temps des comics du début des années 60 à nos jours. Tout petit bémol quand même : cette intégrale débute par l’année 75 jusqu’en 85, repasse ensuite par les tous débuts des années 60, puis à nouveau 80 etc… Un certain désordre, c’est vrai, mais pour l’amateur il n’est en rien compliqué de remettre les années d’édition dans leur ordre. Une belle série, une bien belle intégrale pour des héros toujours d’actualité. Et ça va faire 45 ans que ça dure…

20/12/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Le Magicien
Le Magicien

Une série marrante. Vraiment. Distribuée par le « Publishers-Hall Syndicate », elle débute le 9 Novembre 1964 dans des quotidiens US et –au vu du succès croissant- sera rapidement éditée dans plus de mille journaux différents. « Wizard of Id » ?… un véritable petit théâtre souvent bourré d’humour féroce. C’est que toute cette saga n’a en effet rien d’héroïque. Les personnages tentent de tirer chacun la couverture à soi, se moquent bien de ce qui peut arriver aux autres. Le roi ?.. c’est le boss : il décide et on obéit. Le « reste » ?… il s’en moque éperdument du moment qu’il puisse être au-dessus du lot. Le problèmes c’est que le « reste » à chaque niveau de grade ou de société, essaie d’en faire autant. Ce qui nous vaut souvent des situations d’un haut burlesque. Vraiment, je me suis souvent marré à la lecture de ces historiettes parues –en ce qui me concerne- dans l’hebdo Pilote. Le dessin ?… un trait minimaliste mais diablement efficace. Parker a l’art de décortiquer graphiquement les états d’âme, faits et gestes de chacun de ses personnages. « Le Magicien » ?… bourré d’humour, de non sens, de situations souvent « hénaurmes » alors que détaillées en quelques case. Du très bon travail. J’aime vraiment beaucoup.

20/12/2007 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Spirit (Vents d'Ouest)
Le Spirit (Vents d'Ouest)

J'ai découvert le Spirit récemment avec cet album et j'ai un coup de coeur pour cette série. S'il n'y avait pas quelques moments un peu plats dans les histoires, j'aurais mis 5/5. En tout cas, je suis très impatient de lire les intégrales. Tout d'abord, ce qui fait de Spirit une merveille, c'est le dessin merveilleux de Will Eisner. Tout comme Gotlib, Franquin ou Tezuka, ses planches sont de vraies oeuvres d'art. Il faut voir à quel point le dessin est dynamique et fluide. Les cases sont biens dessinées et ce dans les moindres détails. Le noir et blanc va parfaitement avec le style de Eisner et je n'ose pas voir ça en couleur. En fait, j'ai vu une histoire en couleur du Spirit dans un vieux Tintin (le magazine, pas la série) et c'était catastrophique ! Quoiqu'il en soit, Eisner est sans aucun doute l'un des grands dans le club des dessinateurs américains. Les scénarios, malgré quelques moments ennuyants, sont très bien, souvent originaux et surprenants. Par contre, je trouve que les histoires devraient être plus longues. Ça permettrait de faire des scénarios plus intéressants selon moi.

20/12/2007 (modifier)
Par pigou
Note: 4/5
Couverture de la série Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)
Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)

Et bien voici une véritable bonne découverte. Acheté un peu au pif car juste attiré par la couverture, cet album de Clod et Frébourg (que je ne connaissais pas du tout) s'avère être de très bonne facture. L'histoire est relativement simple. Georg Weiss apprend la mort de son oncle et afin d'hériter de ses biens, celui-ci se rend dans le village du défunt... Mais plusieurs villageois semblent avoir aperçu le fantôme du Docteur Weiss. Et bientôt le sang coule à flot dans ce petit village à l'ambiance un peu morbide. Afin de bien situer l'ambiance de cet album, on ne peut que se référer à l'histoire de Jack l'éventreur. En effet, on retrouve dans cet album une ambiance empreinte de meurtre et de brouillard. Le scénario n'est donc peut être pas le plus original de l'année (mais surtout je trouve que la fin de l'album ne nous apporte pas assez d'éléments de réponse, ce qui est très rageant). Cependant, j'ai adoré l'ambiance de l'album grâce au talent de Benoit Frébourg (dessinateur ayant jusque là collaboré à la mise en dessin de chansons ou de poèmes célèbres chez le même éditeur). Mais quand je vois cet album, je pense que celui-ci dois d'urgence s'exprimer dans des albums BD avec un bon scénariste (ce serait le carton assuré). Vraiment conquis par le talent de Frébourg, un peu moins par la toute fin de l'album qui nous laisse sur notre faim. A noter que cet album est un one-shot. Mais y aura-t-il une suite à cette série ? Aucune information pour le moment. Wait and see.

19/12/2007 (modifier)
Par pigou
Note: 4/5
Couverture de la série Alex Clément est mort
Alex Clément est mort

J'ai été emballé par la lecture de cet album. Choisit uniquement parce que le dessin de Lepage me faisait énormément penser au style que j'adore de Rabaté dans Ibicus, cet album est aussi une véritable réussite scénaristique. Alex Clément est mort ! Et le hasard va se faire rencontrer 3 personnages (un étudiant en droit, un livreur de pizza et une femme de ménage) dans le cabinet de ce célèbre avocat marseillais désormais dans l'autre monde. Et quand ceux-ci vont découvrir une valise, appartenant au défunt, contenant 2 millions d'euros, les choses vont vite se compliquer... Le récit se décompose en trois chapitres qui se recoupent par moment (j'adore ce procédé, mis en oeuvre notamment dans mon film préféré Pulp Fiction [Euh... oui Raydan ? Ah, ok!... Le BVA me signale que je m'écarte un peu trop du sujet]). Alors je me recentre. Super dessin, très bon scénario (que l'on n'imagine sans peine, adapté au théâtre, dans un registre finalement assez léger et pas dans un style de polar noir). Cet album possède d'indéniables qualités. A découvrir de toute urgence.

19/12/2007 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 4/5
Couverture de la série A la lettre près
A la lettre près

C'est fou comme on peut changer. De nos rêves d'adolescent, il ne reste parfois rien, même pas le souvenir de ces années passées. Quand on est jeune, on pense avoir la vie devant soi, des projets plein la tête, des idées préconçues et puis... le temps passe... on oublie tout ça pour ne garder que le quotidien et les aléas de la vie. Je crois que ce qui fait mouche, c'est qu'on peut regarder dans ce bouquin comme dans un miroir. Autrement dit, que faisons-nous de nos illusions et de nos rêves le temps passant ? Changeons-nous ? Réalisons-nous que nous changeons ? Oublions-nous jusqu'au notre personnalité d'adolescent ? Je n'ai pas de réponse, Cyril Pomès a lui une attitude pessimiste et donne une version plus que décevante de notre évolution au fil de l'âge. Il est vrai que son personnage est particulier, mais un peu de nous-même est visible et comparable. Et puis la construction, surprenante, est vraiment habile. Nous suivons des étapes de la vie de Patrick, rythmées par la lecture des portions de sa lettre à 17 ans. Le dessin est accrocheur et la bichromie ne gêne en rien la lecture. Intéressant et saisissant.

19/12/2007 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Vie secrète des jeunes
La Vie secrète des jeunes

Autant le dire tout de suite, je mets 4/5 en sachant que c'est une note qui ne paraîtra sans doute justifiée qu'aux inconditionnels de Sattouf ; ceux qui n'aiment pas trop ou apprécient mais sans plus cet auteur ne seront vraisemblablement pas plus conquis par ce titre, et ceux qui ne connaissent pas du tout devraient commencer par autre chose. Mais pour un fan comme moi, ben, c'est d'la bonne. Suite de strips sans rapport les uns aux autres et sans "chute", la série aurait pu s'appeler "La Vie secrète des cons" voire "La Vie secrète des gros connards incurables", non seulement parce qu'il n'y a pas que des jeunes dedans, mais aussi parce qu'à 2 ou 3 exceptions près, Sattouf n'a choisi de représenter que les moins reluisants de ses contemporains. Et si vous n'êtes pas particulièrement friand d'humour noir et méchant, vous n'apprécierez pas forcément cet enfilage de situations qui, pour reprendre une citation de John Waters, sont "tragiquement risibles et risiblement tragiques" ; bien qu'ils prêtent involontairement à rire, les personnages dépeints ici sont quand même un échantillon d'humanité assez désespérant et je conçois que certains lecteurs trouveront un peu vain de traquer ainsi les conversations les plus débiles et les individus les plus imbéciles comme si le seul but de l'auteur était de prouver que décidément, les jeunes d'aujourd'hui sont un ramassis de minables dégénérés irrécupérables. On pourra aussi reprocher à Sattouf de continuer un règlement de comptes entamé après avoir quitté la BD "sérieuse", sur le thème "Pour me venger de tous ces connards qui m'ont bien pourri ma scolarité, et de toutes les filles qui n'ont pas voulu coucher avec moi, je vais en mettre plein la gueule des jeunes de cité qui sont tous des barbares tarés et des femmes qui sont toutes des pouffiasses décérébrées", et trouver qu'il se répète un peu, après Pascal Brutal ou Les pauvres aventures de Jérémie. Et aussi que, faute d'une véritable histoire et d'authentiques gags, il est assez difficile de se plonger avec passion dans un album qui de toutes façons, n'a pas été écrit en tant qu'album de bandes dessinées, mais comme une succession de strips hebdomadaires. Oui je sais, ça fait beaucoup tout ça. Mais derrière ce qui peut apparaître comme de la méchanceté gratuite, de la basse vengeance, voire du déballage stérile de platitudes, je trouve personnellement que La Vie secrète des jeunes, que j'avais déjà apprécié en strips dans Charlie et que j'ai été content de retrouver en recueil, est un exercice finalement assez salutaire de dénonciation de la connerie ambiante, d'autant plus réjouissant que la misanthropie de Sattouf n'est pas seulement portée par un évident besoin de revanche, mais par un grand sens de l'observation, un trait simple mais incisif, et surtout un talent certain pour la mise en scène et le dialogue, retranscrit avec une habileté "goossenssienne" dans sa traduction écrite de sons, d'intonations, de tics verbaux, et grâce auquel chaque strip semble plus "vivant", plus vrai que n'importe quelle BD à vocation réaliste voire documentaire (il faut l'honnête crudité d'un gars comme Sattouf pour résister à la tentation de mettre des phrases trop belles pour être vraies dans la bouche de ses anti-héros). Bref, en cette période de Noël, un bien beau cadeau à mettre sous le sapin d'un fan de Sattouf.

19/12/2007 (MAJ le 19/12/2007) (modifier)
Par Den
Note: 4/5
Couverture de la série Dessus-dessous
Dessus-dessous

J'ai découvert cette bande-dessinée étrange et originale dans un ouvrage que l'on m'a offert intitulé "30 héros de toujours, chefs d'oeuvre de la BD 1830-1930" de Claude Moliterni publié en 2005 aux Editions Omnibus. On y découvre 6 histoires de la petite Lovekins et de Muffaroo. Ce livre est certainement plus facile à trouver que celui répertorié ici. Ces petites histoires en 12 cases sont cohérentes et je les trouve sympathiques. Mais qu'on les apprécie ou pas on ne peut que reconnaître que Gustave Verbeek a bien maîtrisé son sujet. En faisant abstraction de la représentation pas toujours convaincante des personnages lorsque l'on retourne le livre (il faut s'habituer aux jambes à l'envers au-dessus des têtes qui ne s'insèrent pas vraiment à leur chevelure ou à leur couvre-chef), j'ai été épaté par l'efficacité du procédé. On peut trouver des illustrations tirées de "The Upside-Downs Little Lady Lovekins and Old Man Muffaroo" sur le site hollandais : http://www.planetperplex.com/nl/gustave_verbeek.html Elles donnent un bon aperçu de la qualité du travail de l'auteur. En tout cas je ne peux que recommander de jeter un oeil curieux sur cette oeuvre qui mériterait d'être davantage connue et reconnue. Je m'étonne que, semble-t-il, personne depuis un siècle n'ait cherché à renouveler ce type d'exercice de style. Il faudrait rendre un hommage à Verbeeck en publiant un recueil de récits regroupant des dessinateurs contemporains invités à exploiter cette technique de l'upside-down.

19/12/2007 (MAJ le 19/12/2007) (modifier)
Par labévue
Note: 5/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

A l'occasion de la sortie de l'intégrale numéro 4 de "SPIROU ET FANTASIO" par FRANQUIN, j'ai pu relire trois des albums qui composent la SAISON 3 " décrite par l'YMAGIER : LE REPAIRE DE LA MURENE, LES PIRATES DU SILENCE, et LE GORILLE A BONNE MINE, plus une histoire courte LA QUICK SUPER. Le constat que je fais en fermant le livre est le suivant : la période FRANQUIN est pour moi la meilleure, et de loin, du cycle des albums SPIROU ET FANTASIO. Pourtant, TOME et`JANRY ont produit également quelques albums sympa... Il y a évidemment le fait que le MARSUPILAMI a été présent uniquement pendant la période FRANQUIN, et l'existence de ce fabuleux petit animal fut un atout important pour la qualité de la série. Mais les textes de FRANQUIN, et de GREG notamment étaient vraiment excellents. J'invite chacun à lire attentivement ces albums, à bien regarder chaque vignette, où le trait extrêmement vivant faisait merveille et "collait" bien aux dialogues. Dans LE GORILLE A BONNE MINE, le ton lui-même est très novateur si l'on considère qu'il a été écrit au milieu des années cinquante. Pas de paternalisme, ni de racisme au premier ou second degré. Non, juste une histoire simple, très lisible, avec plusieurs idées "avant-gardistes", comme la protection des espèces animales, la primauté de l'humain sur le "fric", enfin des idées généreuses, quoi !!! qui semblent faire défaut aujourd'hui. Bien sûr, FRANQUIN ne fut pas le seul à développer ces thèmes, mais en tous cas, il le fit avec beaucoup de talent, d'humour et parfois de poésie !!! Mais si! Mais si ! A lire donc ou relire avec le recul nécessaire et beaucoup d'attention pour le texte et les images. Bien entendu ma note concerne cette fameuse SAISON 3 et entre autres ces trois albums qui composent l'intégrale 4 nouvellement sortie. LABEVUE.

19/12/2007 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Cinéma
Cinéma

Très belle BD, très originale dans son concept, proche du dessin animé. Il y a une certaine poésie qui se dégage de l'ensemble, de ces séquences parfois drôles, parfois contemplatives, parfois purement esthétiques, souvent un mélange de tout cela. Malgré tout, l'auteur tourne parfois un peu en rond, et réutilise à l'envi certaines recettes, comme le fondu-enchaîné par les yeux ou les courbes seins/fesses. Au début, cela donne l'impression de variations sur un même thème, mais à la fin la lassitude pointe...

19/12/2007 (modifier)