J’ai essayé de résumer ce qui ne sait l’être…
Cette série est vieille, très vieille… Elle débute dans les pages du « New York Herald » le 11 Octobre 1903 et s’y termine dans le n° du 15 Janvier 1905.
Le postulat est on ne peut plus simple, linéaire même. Mais la forme graphique utilisée par l’auteur est, elle, assez incroyable.
J’explique : vous prenez une planche, vous la lisez, vous RETOURNEZ la planche et continuez ainsi la suite de la lecture. Deux planches sont ainsi dessinées sur une seule.
Une robe de Lovekins, en tournant la page à plat, devient le chapeau de Muffaroo ; ses longs cheveux deviennent la moustache du vieux monsieur, un nuage devient buisson, un reflet dans l’eau –une fois retourné- devient un village, etc…
Surprenant… vraiment… et créé voici plus de cent ans !…
Vérifié, cela s’appelle de la transsubstantiation (si ! si !…) ; une sorte de réversibilité de miroir (euh… vous suivez ?…).
Je ne connais que deux BD novatrices créées en ces débuts des années 1900 : Little Nemo et la présente série. Mais si Nemo est un voyage dans les rêves, cette présente série est une véritable déraison graphique vraiment expérimentale.
L’auteur ?… ben, il est Belge… et né au Japon en 1867. Installé aux Etats-Unis, sa principale création seront ces personnages interchangeables pour une fantaisie imaginaire au complet non sens.
Unique, je pense.
Qui plus est, l’auteur, dans sa mise en page, utilise la technique dite « du gaufrier » ; à savoir 6 vignettes par planches (un peu comme Jojo et Jimmy) , ce qui rend la lecture de la « seconde » planche assez aisée.
Complètement oublié si Horay n’avait publié un tome en 1978.
Une série étonnante, surréaliste, que l’on peut détester ou aimer. Ce que j’ai fait. Et même beaucoup.
Révision totale de mon avis. J'ai enfin lu la série en entier. :)
Cette histoire de familles est assez intéressante. Jodo nous livre ici un western aux allures violentes et sans aucune pitié. Le scénario, malgré un certain essoufflement dans le tome 3, tient le rail et nous entraine dans une spirale infernale où la cruauté gagne en profondeur, inversement proportionnelle à la montée en puissance de tragédie familliale. Les albums sont parsemés de rebondissements et on ressent chez Jodo une certaine idée de fatalisme dans cette série, notament avec la relation entre Bouncer et le bourrau Antoine. Bien que l'on ait une toute petite trace d'initiation, ce thème n'est pas celui qui tient le rôle principale dans cette saga mais, quand on parle des indiens il est difficile de passer outre surtout quand le scénariste est le sublimissime Jodorowsky.
Cette course aprés la mort est diablement bien dessinée par le maître Boucq qui signe là une série de caractère avec des dessins qui, en plus d'être à l'image de la qualité graphique de celui qui tient le crayon, sont tout aussi agréable à regarder que peuvent l'être les décors naturels de Mesa Verde, Black Canyon et de l'Ouest américain en générale.
Ces 2 hommes, avec le Bouncer, font ce qu'ils savent faire à la perfection : une bande dessinée originale et de qualité.
LA bande dessinée d'héroïc-fantasy incontournable. Tout y est : du scénario, retors à souhait, rebondissements successifs et héros charismatiques au dessin lumineux, beau et clair. Vraiment ne passez pas à coté, la série n'a pas perdue de son charme et n'a pas vieilli. Les albums se lisent d'une traite, on s'immerge aux cotés de Noren, Fïrfin et Morkaï dans leur périple à la recherche d'un roi disparu.
Le monde créé est cohérent, rempli de surprises et surtout il fourmille de petites trouvailles. Mais le lecteur n'est pas perdu, au contraire, beaucoup de références sont facilement compréhensibles et l'on suit avec aisance cette aventure.
Une dernière chose, les 3 tomes pour raconter l'histoire me semble très bien approprié, bien loin de séries fleuves alternant le bon et moins bon. Cela permet de s'attacher à l'histoire sans avoir de mauvaises surprises ou de déceptions. Les auteurs semblent avoir bien imaginé en amont le déroulement de leur scénario et cela se ressent.
Une oeuvre à ne pas manquer !
Vivement le second et dernier tome !!!!
J'ai adoré ce premier volet, c'est dense, bien conté, très structuré. Le dessin m'a plu, si l'on ne se formalise pas sur des détails, il est réussi et qui plus est, approprié à l'histoire.
Ma seule crainte, qui sera dissipée dans un mois, est que le second tome ne soit pas à la hauteur, mais ça semble tellement maîtrisé, que je reste optimiste.
Je n'ai pas vraiment été attiré par la couverture, d'autant que la production en fin d'année était quantitative.
Ca aurait été une erreur de passer à côté de cet ouvrage.
«Commençons par le commencement », disait « je ne sais plus qui », mais qui aurait mieux fait de la fermer un peu tant on nous ressort cette phrase beaucoup trop souvent !
Le 1er tome tout d’abord, complètement envoûtant, poétique et cruel, tant au niveau du scénario que des dessins et couleurs utilisés... Magnifique !
Le 2ème tome ensuite, alors là, une question se pose : « ai-je donc bien acheté le 2ème album de cette série ? ».
La direction prise par le scénariste est totalement imprévue et inédite dans ce qui m’a été donné de lire précédemment. On parle d’autres choses, d’une légère trame fantastique mêlée à cette amitié du 1er tome, d’une histoire triste, violente sans vraiment l’être, d’un amour impossible et de vies parallèles...
En conclusion, je trouve cela splendide car, et les avis précédents ne me démentiront pas, il fallait oser prendre ce pari, cela plaît ou pas, le défi est lancé... Moi, j’ai adoré !
Passer à côté, c’est dommage, vous manqueriez vraiment de contempler quelque chose d’enfin différent!
Voici un sympathique recueil de 4 auteurs très appréciables orientés dans la veine indé. Le thème principal donné par les directeurs de la collection je suppose est "l'argent". Chaque auteur était libre de laisser son imagination batifoler sur ce sujet.
Baudoin choisit l'angle autobiographique en racontant son premier boulot dans sa jeunesse. Thomas Ott avec son habituel superbe dessin "carte à gratter" livre une histoire muette et très cynique comme il sait les faire. Il y a en effet souvent des retournements de situation dans ses albums et son histoire illustre très bien l'adage qui dit que l'argent ne fait pas le bonheur. Je ne connaissais pas Del Barrio l'auteur de la troisième histoire, c'est original sur le plan graphique, mais c'est sans doute l'histoire que j'ai le moins appréciée. Enfin F'murr livre un conte sur la philanthropie mal venue d'un milliardaire inspiré de mythologie grecque.
L'ensemble vaut vraiment le coup d'oeil.
Je suis tombé sous le charme de "Château l'attente" qui mêle contes ainsi qu'éléments d'héroïc fantaisy.
Présenté sous forme assez luxueuse, il faut l'avouer, ce premier volume de plus de 450 pages en noir et blanc se laisse lire avec facilité.
Un univers complètement loufoque où se côtoient des femmes à barbe, des animaux qui parlent, un bébé affreux, et une jeune fille en rupture de ban avec sa famille, bref une galerie de personnages hors du commun mais attachants. On se croirait presque dans le film "Freaks" - mais en plus soft -, d'ailleurs comme dans ce chef d'oeuvre des années 30, le cirque a une grande importance dans cet opus.
Un petit régal qui me fait songer, comme Alix l'a déjà signalé, à l'univers de Bone (c'est dire si la barre est placée haute).
Une série qui débute dans l’hebdo « Femmes d’aujourd’hui » n° 1514 du 8 Mai 1974.
Stoquart au scénario – Vance au dessin. Prometteur. Ca l’est.
Bien aimé cette série basée sur les aventures d’un fils bâtard du roi de Castille. Une bien belle série qui reconstitue avec minutie et moult détails, les us et coutumes de cette Espagne du moyen-âge.
Mais les histoires ne sont pas que didactiques, que du contraire : affrontements, combats, guet-apens, duels ont la part belle dans cette série bondissante, aux développements cruels souvent, mais où la véracité suinte quasi à chaque page.
Le dessin ?… c’est du Vance : un trait précis, nerveux, bien lisible pourtant, qui donne une réelle fougue à un graphisme très dynamique. Belle mise en page, souvent à « effets cinématographiques ».
Une bien chouette saga, bien enlevée, prenante et fort agréable de lecture.
Que dire de plus qui n'est pas déjà été dit ?
Je l'ai lu en version colorisée et je n'ai rien à lui reprocher, à la limite je préfère cette dernière, car j'ai eu l'occasion de feuilleter la version noir et blanc et elle m'a paru un peu confuse.
Ce sont les aventures extraordinaires d'un petit chninkel ... je ne vous en dirai pas plus, courrez plutôt vous procurer cette magistrale BD.
Voici une bd surprenante qui sort complètement des sentiers battus de l'heroïc-fantasy. De prime abord on peut ne pas être attiré par celle-ci car le dessin n'est pas très accrocheur, avec une ambiance assez sombre, des décors et des personnages peu détaillés. Ce graphisme est assez particulier, on pourrait dire qu'il n'est pas très travaillé, mais en même temps il s'en dégage quelque chose d'inexplicablement attirant, chose qui se dévoile tout doucement au fur et à mesure que l'on rentre dans l'histoire.
La surprise vient dès qu'on entame la lecture, immédiatement on est happé dans cet univers sombre et cynique, à la limite du bestial - il n'y a qu'à voir les toutes premières planches qui sont à glacer le sang.
On est propulsé dans un monde sans pitié où seule la survie et le "chacun pour soi" font loi. Le dénouement est tout aussi noir que le reste du récit, jusqu'à la fin les auteurs semblent vouloir tuer tout espoir qui pourrait naître au fil du récit. C'est là toute l'originalité de cette œuvre étonnante.
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J’ai essayé de résumer ce qui ne sait l’être… Cette série est vieille, très vieille… Elle débute dans les pages du « New York Herald » le 11 Octobre 1903 et s’y termine dans le n° du 15 Janvier 1905. Le postulat est on ne peut plus simple, linéaire même. Mais la forme graphique utilisée par l’auteur est, elle, assez incroyable. J’explique : vous prenez une planche, vous la lisez, vous RETOURNEZ la planche et continuez ainsi la suite de la lecture. Deux planches sont ainsi dessinées sur une seule. Une robe de Lovekins, en tournant la page à plat, devient le chapeau de Muffaroo ; ses longs cheveux deviennent la moustache du vieux monsieur, un nuage devient buisson, un reflet dans l’eau –une fois retourné- devient un village, etc… Surprenant… vraiment… et créé voici plus de cent ans !… Vérifié, cela s’appelle de la transsubstantiation (si ! si !…) ; une sorte de réversibilité de miroir (euh… vous suivez ?…). Je ne connais que deux BD novatrices créées en ces débuts des années 1900 : Little Nemo et la présente série. Mais si Nemo est un voyage dans les rêves, cette présente série est une véritable déraison graphique vraiment expérimentale. L’auteur ?… ben, il est Belge… et né au Japon en 1867. Installé aux Etats-Unis, sa principale création seront ces personnages interchangeables pour une fantaisie imaginaire au complet non sens. Unique, je pense. Qui plus est, l’auteur, dans sa mise en page, utilise la technique dite « du gaufrier » ; à savoir 6 vignettes par planches (un peu comme Jojo et Jimmy) , ce qui rend la lecture de la « seconde » planche assez aisée. Complètement oublié si Horay n’avait publié un tome en 1978. Une série étonnante, surréaliste, que l’on peut détester ou aimer. Ce que j’ai fait. Et même beaucoup.
Bouncer
Révision totale de mon avis. J'ai enfin lu la série en entier. :) Cette histoire de familles est assez intéressante. Jodo nous livre ici un western aux allures violentes et sans aucune pitié. Le scénario, malgré un certain essoufflement dans le tome 3, tient le rail et nous entraine dans une spirale infernale où la cruauté gagne en profondeur, inversement proportionnelle à la montée en puissance de tragédie familliale. Les albums sont parsemés de rebondissements et on ressent chez Jodo une certaine idée de fatalisme dans cette série, notament avec la relation entre Bouncer et le bourrau Antoine. Bien que l'on ait une toute petite trace d'initiation, ce thème n'est pas celui qui tient le rôle principale dans cette saga mais, quand on parle des indiens il est difficile de passer outre surtout quand le scénariste est le sublimissime Jodorowsky. Cette course aprés la mort est diablement bien dessinée par le maître Boucq qui signe là une série de caractère avec des dessins qui, en plus d'être à l'image de la qualité graphique de celui qui tient le crayon, sont tout aussi agréable à regarder que peuvent l'être les décors naturels de Mesa Verde, Black Canyon et de l'Ouest américain en générale. Ces 2 hommes, avec le Bouncer, font ce qu'ils savent faire à la perfection : une bande dessinée originale et de qualité.
Légendes des Contrées Oubliées
LA bande dessinée d'héroïc-fantasy incontournable. Tout y est : du scénario, retors à souhait, rebondissements successifs et héros charismatiques au dessin lumineux, beau et clair. Vraiment ne passez pas à coté, la série n'a pas perdue de son charme et n'a pas vieilli. Les albums se lisent d'une traite, on s'immerge aux cotés de Noren, Fïrfin et Morkaï dans leur périple à la recherche d'un roi disparu. Le monde créé est cohérent, rempli de surprises et surtout il fourmille de petites trouvailles. Mais le lecteur n'est pas perdu, au contraire, beaucoup de références sont facilement compréhensibles et l'on suit avec aisance cette aventure. Une dernière chose, les 3 tomes pour raconter l'histoire me semble très bien approprié, bien loin de séries fleuves alternant le bon et moins bon. Cela permet de s'attacher à l'histoire sans avoir de mauvaises surprises ou de déceptions. Les auteurs semblent avoir bien imaginé en amont le déroulement de leur scénario et cela se ressent. Une oeuvre à ne pas manquer !
Tanatos
Vivement le second et dernier tome !!!! J'ai adoré ce premier volet, c'est dense, bien conté, très structuré. Le dessin m'a plu, si l'on ne se formalise pas sur des détails, il est réussi et qui plus est, approprié à l'histoire. Ma seule crainte, qui sera dissipée dans un mois, est que le second tome ne soit pas à la hauteur, mais ça semble tellement maîtrisé, que je reste optimiste. Je n'ai pas vraiment été attiré par la couverture, d'autant que la production en fin d'année était quantitative. Ca aurait été une erreur de passer à côté de cet ouvrage.
Où le regard ne porte pas...
«Commençons par le commencement », disait « je ne sais plus qui », mais qui aurait mieux fait de la fermer un peu tant on nous ressort cette phrase beaucoup trop souvent ! Le 1er tome tout d’abord, complètement envoûtant, poétique et cruel, tant au niveau du scénario que des dessins et couleurs utilisés... Magnifique ! Le 2ème tome ensuite, alors là, une question se pose : « ai-je donc bien acheté le 2ème album de cette série ? ». La direction prise par le scénariste est totalement imprévue et inédite dans ce qui m’a été donné de lire précédemment. On parle d’autres choses, d’une légère trame fantastique mêlée à cette amitié du 1er tome, d’une histoire triste, violente sans vraiment l’être, d’un amour impossible et de vies parallèles... En conclusion, je trouve cela splendide car, et les avis précédents ne me démentiront pas, il fallait oser prendre ce pari, cela plaît ou pas, le défi est lancé... Moi, j’ai adoré ! Passer à côté, c’est dommage, vous manqueriez vraiment de contempler quelque chose d’enfin différent!
L'Argent roi
Voici un sympathique recueil de 4 auteurs très appréciables orientés dans la veine indé. Le thème principal donné par les directeurs de la collection je suppose est "l'argent". Chaque auteur était libre de laisser son imagination batifoler sur ce sujet. Baudoin choisit l'angle autobiographique en racontant son premier boulot dans sa jeunesse. Thomas Ott avec son habituel superbe dessin "carte à gratter" livre une histoire muette et très cynique comme il sait les faire. Il y a en effet souvent des retournements de situation dans ses albums et son histoire illustre très bien l'adage qui dit que l'argent ne fait pas le bonheur. Je ne connaissais pas Del Barrio l'auteur de la troisième histoire, c'est original sur le plan graphique, mais c'est sans doute l'histoire que j'ai le moins appréciée. Enfin F'murr livre un conte sur la philanthropie mal venue d'un milliardaire inspiré de mythologie grecque. L'ensemble vaut vraiment le coup d'oeil.
Château l'Attente
Je suis tombé sous le charme de "Château l'attente" qui mêle contes ainsi qu'éléments d'héroïc fantaisy. Présenté sous forme assez luxueuse, il faut l'avouer, ce premier volume de plus de 450 pages en noir et blanc se laisse lire avec facilité. Un univers complètement loufoque où se côtoient des femmes à barbe, des animaux qui parlent, un bébé affreux, et une jeune fille en rupture de ban avec sa famille, bref une galerie de personnages hors du commun mais attachants. On se croirait presque dans le film "Freaks" - mais en plus soft -, d'ailleurs comme dans ce chef d'oeuvre des années 30, le cirque a une grande importance dans cet opus. Un petit régal qui me fait songer, comme Alix l'a déjà signalé, à l'univers de Bone (c'est dire si la barre est placée haute).
Ramiro
Une série qui débute dans l’hebdo « Femmes d’aujourd’hui » n° 1514 du 8 Mai 1974. Stoquart au scénario – Vance au dessin. Prometteur. Ca l’est. Bien aimé cette série basée sur les aventures d’un fils bâtard du roi de Castille. Une bien belle série qui reconstitue avec minutie et moult détails, les us et coutumes de cette Espagne du moyen-âge. Mais les histoires ne sont pas que didactiques, que du contraire : affrontements, combats, guet-apens, duels ont la part belle dans cette série bondissante, aux développements cruels souvent, mais où la véracité suinte quasi à chaque page. Le dessin ?… c’est du Vance : un trait précis, nerveux, bien lisible pourtant, qui donne une réelle fougue à un graphisme très dynamique. Belle mise en page, souvent à « effets cinématographiques ». Une bien chouette saga, bien enlevée, prenante et fort agréable de lecture.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
Que dire de plus qui n'est pas déjà été dit ? Je l'ai lu en version colorisée et je n'ai rien à lui reprocher, à la limite je préfère cette dernière, car j'ai eu l'occasion de feuilleter la version noir et blanc et elle m'a paru un peu confuse. Ce sont les aventures extraordinaires d'un petit chninkel ... je ne vous en dirai pas plus, courrez plutôt vous procurer cette magistrale BD.
Terres d'Ombre
Voici une bd surprenante qui sort complètement des sentiers battus de l'heroïc-fantasy. De prime abord on peut ne pas être attiré par celle-ci car le dessin n'est pas très accrocheur, avec une ambiance assez sombre, des décors et des personnages peu détaillés. Ce graphisme est assez particulier, on pourrait dire qu'il n'est pas très travaillé, mais en même temps il s'en dégage quelque chose d'inexplicablement attirant, chose qui se dévoile tout doucement au fur et à mesure que l'on rentre dans l'histoire. La surprise vient dès qu'on entame la lecture, immédiatement on est happé dans cet univers sombre et cynique, à la limite du bestial - il n'y a qu'à voir les toutes premières planches qui sont à glacer le sang. On est propulsé dans un monde sans pitié où seule la survie et le "chacun pour soi" font loi. Le dénouement est tout aussi noir que le reste du récit, jusqu'à la fin les auteurs semblent vouloir tuer tout espoir qui pourrait naître au fil du récit. C'est là toute l'originalité de cette œuvre étonnante.