Il est vrai que cette BD mérite sa place au panthéon.
Barbarella parcourt la galaxie à bord de son astronef pour aider les peuples de toutes planètes à lutter contre l'oppresseur.
Cette BD, aujourd'hui tombée dans la désuétude, reste dans les esprits pour tout ce qu'elle a apporté et véhiculé à une époque dans le monde de la BD.
Se baladant au gré de l'espace en des tenues sexy, parfois nue, souvent vêtue de façon à ce que l'on voit ses seins, Barbarella est une héroïne à la sensualité plus qu'évidente. Ses aventures sur des planètes aux noms pas vraiment recherchés, comme Spectra par exemple, sont souvent prétexte à la livrer aux mains d'ennemis avides de déshabiller de jolies femmes pour les torturer. Barbarella est souvent volontairement mise en situation sexuellement explicite, ce qui rend la connotation érotique de cette oeuvre très forte. C'était d'une audace extraordinaire à cette époque, Barbarella était un concept révolutionnaire.
Les lieux visités sont exotiques à souhait, que ce soit des villes à l'architecture futuriste proprète, des paysages arides ou des jungles luxuriantes, tous les styles y passent.
Les véhicules, technologies ou costumes utilisés ont un aspect kitsch, qui même aujourd'hui, les préservent du ridicule, vaisseaux spatiaux et bateaux à voiles se côtoient aisement dans cet univers farfelu, ce n'est pas gênant. N'oublions pas que Barbarella, c'est de la BD SF d'avant 1970.
Le chemin de Barbarella n'a pas été des plus faciles. Toute auréolée de son statut d'oeuvre sulfureuse, cette BD a fait grincer des dents et à sa parution en Album en 1964, chez Le Terrain vague, elle a subi les foudres de la censure. Barbarella a du être "rhabillée" des 1965 pour poursuivre ses aventures, des rajouts de soutien-gorges, culottes, ou même pantalons ont été imposés, ce qui était absurde car c'était même le cas pour les scènes de sexe (qui même non censurées paraissent aujourd'hui bien légères). Cette censure a duré prés de dix ans, même la sortie du film en 1967 n'a rien changé, il aura fallu attendre 1974 pour que Barbarella puisse de nouveau se débarrasser du haut... et du bas. Pourtant pendant ce laps de temps, des BD de genre courant mettant en scène des filles dénudée sont apparues, comme la série "Blanche Epiphanie" dés 1967 par exemple.
En 1974 Barbarella pourra donc se déshabiller à nouveau et en bonus sa poitrine gagnera un peu de volume, le reste appartient à l'histoire.
Barbarella est une BD culte, c'est indéniable, même si elle doit plus ce statut à ce qu'elle aura représentée en son temps, que pour la qualité intrinsèque de ses aventures dessinées.
JJJ
Servi par un dessin superbe et une excellente mise en couleur qui met en valeur toute la beauté de la bd, cette série à déjà de quoi plaire.
Le scénario est habilement travaillé et on se laisse volontiers entraîner dans la quête de survie des protagonistes, ces derniers dont les véritables intentions et caractères sont révélés par petits morceaux (au fil des différents albums). Cela donne un attrait particulier car ils sont définitivement très humains et réalistes.
Ainsi, le genre "film d'horreur" et "île des monstres" est finalement mis au second plan, voire effacé (n'étant pas une fan de ces deux genres, je pense qu'il s'agit d'un point important) par le véritable scénario où les "dinosaures" ne servent que d'éléments déclencheurs pour obliger l'action à démarrer.
Azzash
La BD jeunesse m'intéresse, d'abord parce que comme pas mal de monde je lisais aussi des BD étant jeune et parce que j'ai un fils de huit ans qui en lit et qui aime ça.
Venons-en au fait, Beurk est une série qui traite de l'amitié, des petites querelles d'enfance, des petites jalousie et de l'acceptation de la différence. Ces thèmes ont été maintes fois visités, ils peuvent paraître dépassés et il est évident que Beurk n'est pas un modèle d'originalité..
Cependant c'est une vraie bonne BD jeunesse qui s'adresse réellement aux plus jeunes d'entre nous. L'histoire est facile à comprendre, les messages sont passés avec beaucoup de simplicité et les gags sont réservés aux enfants. Il n'y a pas de niveaux de lecture différents ici, ni de clins d'oeil réservés aux adultes.
C'est très bien ainsi, le public pour lequel cette BD a été faite peut s'y retrouver et l'apprécier pleinement,
Les dessins sont bien faits, très lisibles, des traits gras, de belles couleurs. Les monstres représentés avec des grosses têtes ont une apparence réussie.
Beurk est une BD sympa qui s'adresse sincèrement aux enfants de moins de dix ans sans les prendre pour des naïfs, sans se soucier de ce qu'en pensent les plus grands.
JJJ
Décidément je la trouve vraiment sympa cette collection 32. Au-delà du fait que les prix soient plutôt doux, les séries proposées semblent vraiment vouloir défricher de nouveaux horizons.
La réussite n'est certes pas toujours au rendez-vous, mais dans certains cas on a de bonnes petites surprises.
Pour moi "James Dieu" en est une. Cette histoire est particulière, souvent drôle et parfois corrosive, indéniablement originale.
James Dieu est Elvis en pleine décadence, il vit dans une canette de Coca et pue le whisky, face à lui le monde qu'il a créé, représenté par Juanito et Conception, un couple en difficulté obligé de subir le joug des patrons et de vivre de petites combines.
L'ambiance est décalée et loufoque, j'ai réellement pris plaisir avec ces quelques pages, dommage qu'à peine la mise en place effectuée on doive refermer l'album. Frustrant, vraiment frustrant.
Les dessins sont bons et mis en valeur par une perspective réussie.
Je ne peux pas dire que "James Dieu" est ou sera une vraie bonne BD au seul vu de ce tome qui n'en donne qu'un bref aperçu, mais je suis séduit par le début et c'est déjà pas mal.
JJJ
"Le chat du rabbin" est une belle réflexion sur la religion juive. Toutes les facettes sont passées en revue et traitées en douceur par les personnages. Ce que j'aime dans cette bd, c'est que le ton est toujours léger et l'humour présent sans trop l'être. Toute cette spiritualité à travers les yeux d'un chat est très bien maniée par Joann Sfar, et je dois dire que j'ai été véritablement séduit par cette bd dès que je l'ai lue.
Les dessins de l'auteur ont un certain charme, et je comprends que tout le monde n'aime pas. Personnellement, c'est un style que j'apprécie même si parfois, je trouve qu'un peu d'application ferait du bien. On croit parfois avoir affaire à des dessins d'enfant !
Mais hormis ceci, c'est une bd à ne pas manquer pour tous les fans de Joann Sfar ou pour tous ceux qui cherchent une bd intelligente, tout simplement...
Alors là, on touche à quelque chose qui, pour moi, est une référence de la BD en matière de vampirisme et de noirceur. Le dessin est particulièrement splendide et il recouvre toute la surface des pages (il n'y a presque jamais de bords blancs), l'histoire est prenante quoiqu'un peu complexe.
Moi qui ai des goûts musicaux très métal, je trouve dans cet univers qu'est "Requiem" toute une imagerie à même de me satisfaire et de satisfaire tout metalleux qui se respecte.
Dans un style moins précis (niveau dessin), j'avais aussi aimé les Chroniques de la lune noire, mais alors là, "Requiem" c'est grandiose.
Enfin bref, ruez-vous sur la lecture de cette histoire palpitante aux multiples rebondissements, vous ne serez pas déçus.
C’est... planant. Oui, pendant (seulement) 4 tomes (hélas !) on est en apesanteur, on flotte, confortablement installée dans un scénario qui prend son temps, déroute parfois, et sait nous rendre terriblement attachants les 4 récupérateurs de débris de l’espace dont le quotidien, le passé pour certains, les aspirations, et les doutes, constituent le ressort de cette série.
Autant le dire tout de suite donc, c’est davantage une aventure humaine, qu’un récit de science-fiction, cette dernière servant uniquement de cadre, de contexte, et aussi de prétexte à l’auteur pour illustrer sa vision de l’humanité.
Je ne suis pas certaine d’être très convaincante, là, et pourtant, croyez-moi, "Planètes" saura vous transporter très loin de votre fauteuil, pourvu que vous acceptiez son univers étrange, parfois très poétique, parfois déroutant aussi, son dessin d’une grande finesse, et son rythme apaisant.
J'ai trouvé cette histoire fantastique. Au départ, je me disais "des mangas ? j'aime pas les mangas, c'est trop garçon..." ; mais je ne savais pas que l'on appelait ces mangas-là des shojos, mais passons... C'est "Alice 19th" qui m'a fait commencer à vraiment aimer les mangas. Ce que j'ai particulièrement apprécié c'était le style de dessins, et le côté fantastique de Yuu Watase (un auteur qui a son propre style, il est vrai !).
C'est une histoire que je vous conseillerais franchement. Si vous aimez les sentiments, l'humour et le triangle amoureux, alors vous aimerez "Alice 19th".
Je tiens à préciser, que ce sont mes goûts, et je sais que nous n'avons pas forcément les mêmes, mais beaucoup de gens vous le diront, jetez-y au moins un coup d'oeil, il en vaut vraiment la peine !
J'adore cette BD. Pour moi, c'est un culte.
La première fois que j'ai lu une BD "Garfield", c'était grâce à ma sœur. Elle en avait acheté déjà 3. Maintenant il y en a 34 dans ma chambre !
Les dessins sont assez simples, mais je trouve qu'ils rendent les gags encore plus comiques !
Les couleurs sont très bien adaptées au livre !
Et les gags que je préfère sont ceux avec les souris ou les araignées !
La vie de Garfield se résume en quelques mots : être le plus égoïste possible, manger autant que l'on veut, botter Odie et dormir !
Mais il ne faut pas croire que Garfield est méchant !
Les dessins animés sont moins bien que les BD.
La petite ville de Pennystown est un endroit calme et isolé dans la campagne ou la vie de ses habitants se déroule tranquillement. Un soir après une altercation au bar, un phénomène étrange se produit, c'est le début d'une série d'évènements inexplicables et le début du cauchemar pour les habitants de Pennystown...
J'ai vraiment accroché à ce premier tome, je ne parlerai pas plus que ça du scénario, car les surprises méritent d'être découvertes à la lecture. Ce que je peux dire c'est que l'histoire s'annonce bonne et mystérieuse à souhait, que les habitants de cette petite ville sont tous impliqués par les évènements, même si l'on distingue quelques rôles principaux, un soin particulier a été apporté à tous les personnages, c'est un bonus important pour la crédibilité. Ca fait une sacrée galerie de caractères bien trempés tous plus vrais que nature !
Parmi eux on a les ploucs de service, les Pickett père et fils, le père fait assez vite parler la poudre et le fils est un pervers débile, avec un petit air de banjo en fond, on pourrait croire qu'ils sortent tout droit du film Délivrance, je parle d'eux car c'est ceux qui me paraissent le plus "cliché", mais leur rôle, bien que minime, n'est pas sans importance.
Les dialogues nombreux entre tous les habitants de cette petite communauté, ne manquent pas de piquant ni de justesse, personne ne s'épargne, il y a beaucoup d'esprit, c'est un vrai plaisir. A propos des personnages et des interactions entre eux, c'est vraiment réussi.
Les dessins sont largement assistés par l'informatique et ça se voit, c'est tout à fait voulu, passée la première impression de froideur, ce n'est pas gênant, c'est même carrément bien fait. Les nombreux effets spéciaux dont a besoin l'histoire, sont très réussis. C'est spécial mais c'est bon, ça a le mérite d'être stylé et original.
"Girls" est une série qui démarre vraiment bien avec ce premier tome de cent trente pages, ou l'on a le temps de s'imprégner de l'ambiance, de voir l'histoire se dérouler tout en s'enfonçant dans le mystère, pour s'achever sur une fin superbe qui malmène fort notre patience. Vivement la suite !
Si vous aimez le fantastique, si vous appréciez les bouquins de Stephen King et l'ambiance des films de M. Night Shyamalan, procurez-vous vite cette BD. Je recommande chaudement.
JJJ
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Barbarella
Il est vrai que cette BD mérite sa place au panthéon. Barbarella parcourt la galaxie à bord de son astronef pour aider les peuples de toutes planètes à lutter contre l'oppresseur. Cette BD, aujourd'hui tombée dans la désuétude, reste dans les esprits pour tout ce qu'elle a apporté et véhiculé à une époque dans le monde de la BD. Se baladant au gré de l'espace en des tenues sexy, parfois nue, souvent vêtue de façon à ce que l'on voit ses seins, Barbarella est une héroïne à la sensualité plus qu'évidente. Ses aventures sur des planètes aux noms pas vraiment recherchés, comme Spectra par exemple, sont souvent prétexte à la livrer aux mains d'ennemis avides de déshabiller de jolies femmes pour les torturer. Barbarella est souvent volontairement mise en situation sexuellement explicite, ce qui rend la connotation érotique de cette oeuvre très forte. C'était d'une audace extraordinaire à cette époque, Barbarella était un concept révolutionnaire. Les lieux visités sont exotiques à souhait, que ce soit des villes à l'architecture futuriste proprète, des paysages arides ou des jungles luxuriantes, tous les styles y passent. Les véhicules, technologies ou costumes utilisés ont un aspect kitsch, qui même aujourd'hui, les préservent du ridicule, vaisseaux spatiaux et bateaux à voiles se côtoient aisement dans cet univers farfelu, ce n'est pas gênant. N'oublions pas que Barbarella, c'est de la BD SF d'avant 1970. Le chemin de Barbarella n'a pas été des plus faciles. Toute auréolée de son statut d'oeuvre sulfureuse, cette BD a fait grincer des dents et à sa parution en Album en 1964, chez Le Terrain vague, elle a subi les foudres de la censure. Barbarella a du être "rhabillée" des 1965 pour poursuivre ses aventures, des rajouts de soutien-gorges, culottes, ou même pantalons ont été imposés, ce qui était absurde car c'était même le cas pour les scènes de sexe (qui même non censurées paraissent aujourd'hui bien légères). Cette censure a duré prés de dix ans, même la sortie du film en 1967 n'a rien changé, il aura fallu attendre 1974 pour que Barbarella puisse de nouveau se débarrasser du haut... et du bas. Pourtant pendant ce laps de temps, des BD de genre courant mettant en scène des filles dénudée sont apparues, comme la série "Blanche Epiphanie" dés 1967 par exemple. En 1974 Barbarella pourra donc se déshabiller à nouveau et en bonus sa poitrine gagnera un peu de volume, le reste appartient à l'histoire. Barbarella est une BD culte, c'est indéniable, même si elle doit plus ce statut à ce qu'elle aura représentée en son temps, que pour la qualité intrinsèque de ses aventures dessinées. JJJ
Le Roi des Ronces
Servi par un dessin superbe et une excellente mise en couleur qui met en valeur toute la beauté de la bd, cette série à déjà de quoi plaire. Le scénario est habilement travaillé et on se laisse volontiers entraîner dans la quête de survie des protagonistes, ces derniers dont les véritables intentions et caractères sont révélés par petits morceaux (au fil des différents albums). Cela donne un attrait particulier car ils sont définitivement très humains et réalistes. Ainsi, le genre "film d'horreur" et "île des monstres" est finalement mis au second plan, voire effacé (n'étant pas une fan de ces deux genres, je pense qu'il s'agit d'un point important) par le véritable scénario où les "dinosaures" ne servent que d'éléments déclencheurs pour obliger l'action à démarrer. Azzash
Une aventure d'Hecto, Strappe et Couture - Beurk
La BD jeunesse m'intéresse, d'abord parce que comme pas mal de monde je lisais aussi des BD étant jeune et parce que j'ai un fils de huit ans qui en lit et qui aime ça. Venons-en au fait, Beurk est une série qui traite de l'amitié, des petites querelles d'enfance, des petites jalousie et de l'acceptation de la différence. Ces thèmes ont été maintes fois visités, ils peuvent paraître dépassés et il est évident que Beurk n'est pas un modèle d'originalité.. Cependant c'est une vraie bonne BD jeunesse qui s'adresse réellement aux plus jeunes d'entre nous. L'histoire est facile à comprendre, les messages sont passés avec beaucoup de simplicité et les gags sont réservés aux enfants. Il n'y a pas de niveaux de lecture différents ici, ni de clins d'oeil réservés aux adultes. C'est très bien ainsi, le public pour lequel cette BD a été faite peut s'y retrouver et l'apprécier pleinement, Les dessins sont bien faits, très lisibles, des traits gras, de belles couleurs. Les monstres représentés avec des grosses têtes ont une apparence réussie. Beurk est une BD sympa qui s'adresse sincèrement aux enfants de moins de dix ans sans les prendre pour des naïfs, sans se soucier de ce qu'en pensent les plus grands. JJJ
James Dieu
Décidément je la trouve vraiment sympa cette collection 32. Au-delà du fait que les prix soient plutôt doux, les séries proposées semblent vraiment vouloir défricher de nouveaux horizons. La réussite n'est certes pas toujours au rendez-vous, mais dans certains cas on a de bonnes petites surprises. Pour moi "James Dieu" en est une. Cette histoire est particulière, souvent drôle et parfois corrosive, indéniablement originale. James Dieu est Elvis en pleine décadence, il vit dans une canette de Coca et pue le whisky, face à lui le monde qu'il a créé, représenté par Juanito et Conception, un couple en difficulté obligé de subir le joug des patrons et de vivre de petites combines. L'ambiance est décalée et loufoque, j'ai réellement pris plaisir avec ces quelques pages, dommage qu'à peine la mise en place effectuée on doive refermer l'album. Frustrant, vraiment frustrant. Les dessins sont bons et mis en valeur par une perspective réussie. Je ne peux pas dire que "James Dieu" est ou sera une vraie bonne BD au seul vu de ce tome qui n'en donne qu'un bref aperçu, mais je suis séduit par le début et c'est déjà pas mal. JJJ
Le Chat du Rabbin
"Le chat du rabbin" est une belle réflexion sur la religion juive. Toutes les facettes sont passées en revue et traitées en douceur par les personnages. Ce que j'aime dans cette bd, c'est que le ton est toujours léger et l'humour présent sans trop l'être. Toute cette spiritualité à travers les yeux d'un chat est très bien maniée par Joann Sfar, et je dois dire que j'ai été véritablement séduit par cette bd dès que je l'ai lue. Les dessins de l'auteur ont un certain charme, et je comprends que tout le monde n'aime pas. Personnellement, c'est un style que j'apprécie même si parfois, je trouve qu'un peu d'application ferait du bien. On croit parfois avoir affaire à des dessins d'enfant ! Mais hormis ceci, c'est une bd à ne pas manquer pour tous les fans de Joann Sfar ou pour tous ceux qui cherchent une bd intelligente, tout simplement...
Requiem - Chevalier Vampire
Alors là, on touche à quelque chose qui, pour moi, est une référence de la BD en matière de vampirisme et de noirceur. Le dessin est particulièrement splendide et il recouvre toute la surface des pages (il n'y a presque jamais de bords blancs), l'histoire est prenante quoiqu'un peu complexe. Moi qui ai des goûts musicaux très métal, je trouve dans cet univers qu'est "Requiem" toute une imagerie à même de me satisfaire et de satisfaire tout metalleux qui se respecte. Dans un style moins précis (niveau dessin), j'avais aussi aimé les Chroniques de la lune noire, mais alors là, "Requiem" c'est grandiose. Enfin bref, ruez-vous sur la lecture de cette histoire palpitante aux multiples rebondissements, vous ne serez pas déçus.
Planètes
C’est... planant. Oui, pendant (seulement) 4 tomes (hélas !) on est en apesanteur, on flotte, confortablement installée dans un scénario qui prend son temps, déroute parfois, et sait nous rendre terriblement attachants les 4 récupérateurs de débris de l’espace dont le quotidien, le passé pour certains, les aspirations, et les doutes, constituent le ressort de cette série. Autant le dire tout de suite donc, c’est davantage une aventure humaine, qu’un récit de science-fiction, cette dernière servant uniquement de cadre, de contexte, et aussi de prétexte à l’auteur pour illustrer sa vision de l’humanité. Je ne suis pas certaine d’être très convaincante, là, et pourtant, croyez-moi, "Planètes" saura vous transporter très loin de votre fauteuil, pourvu que vous acceptiez son univers étrange, parfois très poétique, parfois déroutant aussi, son dessin d’une grande finesse, et son rythme apaisant.
Alice 19th
J'ai trouvé cette histoire fantastique. Au départ, je me disais "des mangas ? j'aime pas les mangas, c'est trop garçon..." ; mais je ne savais pas que l'on appelait ces mangas-là des shojos, mais passons... C'est "Alice 19th" qui m'a fait commencer à vraiment aimer les mangas. Ce que j'ai particulièrement apprécié c'était le style de dessins, et le côté fantastique de Yuu Watase (un auteur qui a son propre style, il est vrai !). C'est une histoire que je vous conseillerais franchement. Si vous aimez les sentiments, l'humour et le triangle amoureux, alors vous aimerez "Alice 19th". Je tiens à préciser, que ce sont mes goûts, et je sais que nous n'avons pas forcément les mêmes, mais beaucoup de gens vous le diront, jetez-y au moins un coup d'oeil, il en vaut vraiment la peine !
Garfield
J'adore cette BD. Pour moi, c'est un culte. La première fois que j'ai lu une BD "Garfield", c'était grâce à ma sœur. Elle en avait acheté déjà 3. Maintenant il y en a 34 dans ma chambre ! Les dessins sont assez simples, mais je trouve qu'ils rendent les gags encore plus comiques ! Les couleurs sont très bien adaptées au livre ! Et les gags que je préfère sont ceux avec les souris ou les araignées ! La vie de Garfield se résume en quelques mots : être le plus égoïste possible, manger autant que l'on veut, botter Odie et dormir ! Mais il ne faut pas croire que Garfield est méchant ! Les dessins animés sont moins bien que les BD.
Girls
La petite ville de Pennystown est un endroit calme et isolé dans la campagne ou la vie de ses habitants se déroule tranquillement. Un soir après une altercation au bar, un phénomène étrange se produit, c'est le début d'une série d'évènements inexplicables et le début du cauchemar pour les habitants de Pennystown... J'ai vraiment accroché à ce premier tome, je ne parlerai pas plus que ça du scénario, car les surprises méritent d'être découvertes à la lecture. Ce que je peux dire c'est que l'histoire s'annonce bonne et mystérieuse à souhait, que les habitants de cette petite ville sont tous impliqués par les évènements, même si l'on distingue quelques rôles principaux, un soin particulier a été apporté à tous les personnages, c'est un bonus important pour la crédibilité. Ca fait une sacrée galerie de caractères bien trempés tous plus vrais que nature ! Parmi eux on a les ploucs de service, les Pickett père et fils, le père fait assez vite parler la poudre et le fils est un pervers débile, avec un petit air de banjo en fond, on pourrait croire qu'ils sortent tout droit du film Délivrance, je parle d'eux car c'est ceux qui me paraissent le plus "cliché", mais leur rôle, bien que minime, n'est pas sans importance. Les dialogues nombreux entre tous les habitants de cette petite communauté, ne manquent pas de piquant ni de justesse, personne ne s'épargne, il y a beaucoup d'esprit, c'est un vrai plaisir. A propos des personnages et des interactions entre eux, c'est vraiment réussi. Les dessins sont largement assistés par l'informatique et ça se voit, c'est tout à fait voulu, passée la première impression de froideur, ce n'est pas gênant, c'est même carrément bien fait. Les nombreux effets spéciaux dont a besoin l'histoire, sont très réussis. C'est spécial mais c'est bon, ça a le mérite d'être stylé et original. "Girls" est une série qui démarre vraiment bien avec ce premier tome de cent trente pages, ou l'on a le temps de s'imprégner de l'ambiance, de voir l'histoire se dérouler tout en s'enfonçant dans le mystère, pour s'achever sur une fin superbe qui malmène fort notre patience. Vivement la suite ! Si vous aimez le fantastique, si vous appréciez les bouquins de Stephen King et l'ambiance des films de M. Night Shyamalan, procurez-vous vite cette BD. Je recommande chaudement. JJJ