Ganges

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

Des chapitres de la vie de Glenn qui navigue dans ses rêves


Bichromie Comix Fantagraphics Books Rêves

Premier chapitre consacré au parcours de Glenn pour aller jusqu'à la bibliothèque. En avançant il se remémore ce qu'il a pu faire les années précédentes sur le même parcours. Les pensées et les rêves de Glenn tout au long de sa vie quotidienne. Une réflexion sur la propreté dans la rue par exemple. Dernier chapitre consacré aux rêves de Glenn allongé dans son lit à côté de sa femme.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2006
Statut histoire One shot (suite dans "Malédictions", du même auteur) 1 tome paru
Couverture de la série Ganges
Les notes (3)
Cliquez pour lire les avis

02/03/2006 | alban
Modifier


Par Cassidy
Note: 2/5

Alléché par les articles élogieux lus dans la presse ou sur internet qui présentent Kevin Huizenga comme le nouveau petit génie de la BD indépendante, j'ai bêtement laissé ma curiosité l'emporter sur ma réticence à l'égard du genre "roman graphique intimiste". Hélas ! Je n'ai pas réussi à voir en quoi ses pauvres petites expérimentations graphiques sur le passage du temps (et qui ne représentent qu'une toute petite partie de ce court album de toutes façons) étaient si brillantes, et pour le reste, bah, on est vraiment dans ce que le genre peut nous donner de pire : de plates anecdotes sur un gentil petit couple de lisses tentenaires mous, qui dissertent sur les chansons des Beatles ou se demandent ce qui peut bien se passer dans la tête des autres couples du monde. Bon, y a un public pour ce genre de choses je suppose, mais j'en fais pas partie. Quelques passages ont un minimum de saveur et rappelleraient presque même un Trondheim en petite forme (quand Glenn s'indigne contre le gamin qu'il a cru voir jeter des ordures dans la rue), mais le gros du bouquin est d'une fadeur a faire passer les textes de Vincent Delerm pour du Bukowski. Vraiment, à mes yeux il n'y a pas la moindre trace d'originalité dans le travail de Kevin Huizenga : une énième exploration du quotidien d'un jeune gars vaguement névrosé, comme il y en a des milliards sur le marché de la "BD d'auteur". Au final, c'est pas vraiment consternant, donc je ne mets pas la note minimale, mais c'est quand même une énorme déception par rapport à la réputation qui précède l'auteur en France.

06/05/2006 (modifier)
Par Manu Temj
Note: 3/5

Sentiment mitigé d'assister à l'éclosion d'un auteur doté déjà d'un excellent savoir faire, mais encore sous influence. Derrière Kevin Huizenga j'ai trop retrouvé la marque de Seth, de Joe Matt, de Ware aussi, de McCloud évidemment, et peut être pas assez de personnalité propre. Frédéric Boilet écrit dans l'Apprenti Japonais, qu'un véritable auteur se doit d'être "inclassable" (et fustige au passage ce pléonasme courant). J'ai trouvé K. Huizenga encore un peu trop "classable". Certainement à suivre ceci dit... ou alors je suis passé à côté (ce qui est possible, hein !)

21/03/2006 (modifier)
Par alban
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Un auteur qui joue avec le temps, on peut s’attendre à une œuvre fantastique ou de SF, mais là il n’en est rien. Kevin Huizenga nous propose une ballade sur les traces de Glenn qui se remémore ce qu’il a fait les années précédentes en parcourant un chemin identique dans la rue. L’effet aurait pu vite s’essouffler mais Kevin Huizenga nous surprend avec un jeu sur le maniement des cases et sur le découpage. Il a une façon très personnelle de représenter le temps qui fait mouche. J’ai particulièrement apprécié le chapitre consacré à ces papiers jetés par un cycliste sur la chaussée et la façon dont Glenn interprète les raisons qui ont amené cette personne à agir ainsi. L’originalité de cet album ne s’arrête pas à ces premiers chapitres, les suivants sont enchaînés avec maestria. En décomposant la vie quotidienne, les interrogations et les rêves de Glenn, Kevin Huizenga représente ce que chacun de nous a pu vivre à côté de la personne qu’il aime et le dernier chapitre où Glenn imagine ce que tous les couples peuvent penser une fois couchés est poignant. Graphiquement, c’est une œuvre à ranger dans la catégorie ligne claire avec des couleurs en bichromie bleue. Le dessin sert parfaitement le scénario. Une nouvelle fois Vertige Graphic tape juste dans ses choix éditoriaux ! Je vous conseille la lecture de ce très bon article sur actuabd : http://www.actuabd.com/article.php3?id_article=3332

02/03/2006 (modifier)