"L'Hypnotiseur" est une BD atypique au charme fou.
Le scénario est intelligent et dense. La BD se décompose en 8 chapitres, chacun étant une histoire à part entière, l'ensemble formant un récit complet. Avec cette histoire à tiroirs, c'est comme si on avait une série entière condensée dans un seul volume.
Les chapitres font 8 pages et offrent un petit récit complet. On a le droit à une belle brochette de personnages.
La lecture est des plus plaisantes, les histoires sont subtiles et bien amenées. Pourtant un feuilletage rebuterait plus d'un car le dessin n'est pas des plus beaux. A sa décharge, il apporte une réelle personnalité à cette BD qui semble injustement inconnue.
Je met un coup de coeur car "L'Hypnotiseur" est ma lecture surprise du moment, je ne m'attendais à pas à l'apprécier autant.
J'aime la montagne et j'aime Taniguchi...
Je pratique l'alpinisme depuis quelques années et je rêve d'aller là bas, chez les gros 8000...
Le livre m'y a emmené; j'y étais tout le temps de la lecture... Les dessins des montagnes sont exceptionnels, je me rappelle un dessin de la face nord de l'Everest qui fait preuve d'autant de détails qu'une photographie... On y est !
Toute la BD retranscrit exactement l'ambiance que l'on retrouve en montagne, au niveau des relations avec les autres ou avec les éléments comme au niveau du besoin d'arriver au dessus.
J'ai rêvé pendant 5 tomes (j'ai la chair de poule en écrivant ces lignes).
Un MUST pour les amateurs de montagne.
3.5/5
Dans la même veine que Nini Patalo.
Décidément, l'univers de Lisa Mandel est vraiment loufoque... mais j'aime ça.
Je me souviens qu'à l'époque de "Capsule cosmique", je me jetais en premier sur les gags d'"Eddy Milveux".
Les histoires sont, en général, bonnes. Évidemment c'est assez inégal, ça passe du très médiocre au génial (les gags des poupées parlantes, énorme !). De plus Lisa Mandel réussit à éviter les répétitions en abordant des thèmes souvent différents (et parfois plutôt dur, cela explique qu'il y ait des gags qui ne soient pas parus dans le magasine à l'époque). Moi ça me fait rire.
Le dessin est plutôt simple et fait un petit peu brouillon, moi son style ne me dérange pas mais il faut aimer. Au niveau de la colorisation, Lisa fait les ombres avec (je pense) une encre sombre. J'aime cette technique mais des fois ça bave.
Comme toutes les séries à gags de Lisa Mandel, ces gags passent mieux dans les magasines mais j'apprécie vraiment. Et c'est dommage que les deux albums soient plutôt court !
Cet album, visiblement sensé au départ faire partie d'une série, peut très bien se lire comme un one-shot.
Son récit est étonnant, difficile à cerner.
Cela commence par une scène dans un décor médiéval japonais où un samouraï se débarrasse avec brio d'ennemis moins doués que lui. Puis on saute dans le Montmartre parisien de la fin 19e siècle, avec pour personnage principal Toulouse-Lautrec qu'on voit évoluer entre le Moulin Rouge, les prostituées qu'il côtoie et sa relation avec son père, noble, austère et honteux de la carrière artistique choisie par son fils. Difficile de faire le rapprochement avec l'introduction mais ce sera chose faite en fin d'album.
Le dessin est excellent. A la manière de Smudja pour la série Le Bordel des Muses qui met également en scène Toulouse-Lautrec, Igor Kordey nous offre des planches en couleurs directes dans un style s'inspirant, mais sans les copier, des classiques de l'époque : Toulouse-Lautrec évidemment mais aussi Van Gogh. Sans parler des passages nippons qui sont dans un très beau réalisme d'inspiration asiatique.
C'est un vrai plaisir pour les yeux et rien que pour ça, j'ai eu un coup de coeur pour cette BD.
Son intrigue est cependant un peu trop absconse pour plaire à tout le monde.
Il y a de la poésie dans son contenu mais le scénario laissera sur leur faim les amateurs de récits logiques et terre-à-terre. Pour ma part, même si je me suis longtemps demandé où voulait en venir les auteurs, j'ai été touché par la fin que j'ai trouvé assez belle.
Bien que ce récit puisse se suffire à lui-même, j'aurais aimé une suite pour profiter davantage de ce graphisme, de ces personnages et pour que l'histoire gagne en cohérence en se développant plus à son aise.
Deux ans après « La Fin du monde », Wazem et Tirabosco nous emmènent à nouveau sur les sentiers de l’illusion, de l’étrangeté, de la manipulation également, avec cette BD sur l’identité, les couleurs enfantines et l’aliénation. Le récit, assez vite, semble un peu bizarre, comme si on était dans un rêve, il y a des distorsions, des choses un peu absurdes… Wazem instille ainsi dans l’esprit du lecteur un sentiment de malaise : on sent bien que quelque chose ne va pas, mais quoi ? C’est plutôt bien amené, et l’ambigüité demeure après la « révélation ».
Tom Tirabosco illustre tout cela de fort belle façon, comme à son habitude, avec son trait charbonneux sans défaut, le tout dans une bichromie bleutée du plus bel effet.
Ce n’est peut-être pas le meilleur album des deux auteurs, mais c’est quand même un récit singulier, comme eux seuls savent en confectionner.
Chouette petit album.
Plus je découvre les productions de Thomas Gilbert et plus j'apprécie ce qu'il fait. Je pensais cet album plus ancien mais non, il date d'il y a à peine un an. Le trait est très dynamique, il y a une belle efficacité dans son découpage. C'est clair et très lisible.
Le récit m'a carrément surpris. C'est une épopée à la sauce viking qui fonctionne très bien, on ne s'ennuie jamais, le rythme est savamment dosé. La galerie de personnages est intéressante ; j'ai bien aimé le troll qui est directement intégré à la cellule familiale de Bjorn (qui compte 10 personnes !)
S'il y a une suite, j'en serai !
Tiens c'est marrant, j'avais vaguement entendu parler du voyage de ce Batavia. Mais sans me souvenir de ce que ce voyage avait de particulier. Christophe Dabitch, auteur d'Abdallahi et de La Ligne de fuite nous propose donc de revenir à cette aventure du XVIIème siècle.
Jean-Denis Pendanx, dessinateur, entre autres, de Labyrinthes et Abdallahi, s'attache donc à retranscrire la vie à bord d'un navire de la compagnie hollandaise des Indes. On est très vite embarqués sur ce rafiot, alors fleuron de la flotte de la VOC. Le centre de l'intrigue est bien sûr Jeronimus, apothicaire ruiné et soucieux de se refaire une nouvelle vie. Celui-ci, à 30 ans, pense qu'il peut se construire un nouveau personnage, lui qui découvre ses dons de manipulateur. 341 personnes sur le Batavia, et une catastrophe s'annonce. Jeronimus Cornelisz, apothicaire de son état, fou et futur tyran, fera régner la terreur sur ses compagnons d'infortune.
Dabitch prend le temps pour installer son intrigue, pour décortiquer la suite -dramatique- des évènements. Le tome final est une apothéose baroque, un bain de sang assez hallucinant qui marquera à jamais l'histoire de la marine marchande. L'atmosphère, très inspirée par les peintres de l'époque, y est. Certaines planches sont vraiment magnifiques, Pendanx est un véritable artiste.
Un grand bravo aux deux auteurs.
Excellente BD, comment j'ai pu passé à côté toutes ces années ??
J'ai adoré cette histoire à tiroirs, le récit principal est truffé de récits courts de très bon niveau.
Le concept est excellent et bien exploité.
Cette BD est facile d'accès avec son dessin réaliste simplifié. Graphiquement, c'est agréable, très lisible, presque universel.
Cette BD ne semble pas être faite pour revendiquer des idées mais pour divertir avant tout.
Elle peut quand même faire réfléchir.
J'aurai aimé que sa lecture soit plus longue, je me contenterais de la qualité à défaut de quantité.
Un one-shot vraiment très bien. En lisant les premières pages, je trouvais que l'histoire était simplement sympathique, puis au fil des pages j'ai réellement commencé à apprécier l'œuvre. La raison est que je me suis attaché aux personnages qui sont très réalistes. Je m'imagine très bien les rencontrer au coin de la rue.
L'histoire est simple, c'est la vie quotidienne de Jimmy et son entourage, mais terriblement efficace car l'écriture et le rythme sont très bien maitrisés quoique j'ai un peu l'impression que j'aime cet album parce que moi aussi je suis un étudiant québécois. Je crois que s'est le genre d'ouvrage qu'on aime parce qu'on s'identifie aux situations et ça ne m'étonnerait pas si tous les autres membres du site trouvaient ça nul.
Yesss ! "Zombillénium", ça roxe grave comme disait mon pote fossoyeur !
Et comme mes prédécesseurs, je ne pourrais qu'abonder dans leur sens ! Arthur de Pins nous gratifie d'un premier tome très très réussi. Lui qui avait su m'amadouer à son "coup de patte" infographique par ses Péchés mignons, réussi là à me convaincre pleinement de son talent.
Pour les lecteurs qui ne connaissent pas l'auteur, il est vrai que ses planches reconnaissables entre mille font le grain et la particularité de son travail. Sa griffe dirons-nous, pour cet album ! Car De Pins se fait virtuose derrière son ordinateur pour nous servir des pages très contrastées, toujours dans les tons pastels soudain tranchés par des couleurs vives. Tout comme ses cases, son dessin se veut sans trait, alternant aplats et dégradés, pour composer directement avec la couleur. Ajoutez à cela quelques menus effets distillés avec justesse, et vous obtenez un résultat des plus concluant graphiquement, surtout pour quelqu'un comme moi qui suis généralement très réticent au dessin informatisé !
Du côté de l'histoire, De Pins s'amuse également beaucoup. Son idée de parc d'attraction de l'horreur tenue par une kyrielle de monstres à la langue aussi longue et acérée que les dents de leur vampire de patron est excellente ! Les dialogues sont souvent savoureux et cinglants, et l'humour développé m'a conquis.
Jusque là, c'est donc le sans faute ! Reste à savoir si l'intrigue développée dans ce premier opus ne partira pas à vau-l'eau dans les prochains tomes... Gageons que non !
Et bien, après la lecture du tome 2, l'essai est transformé. De Pins a même su pousser encore un peu plus loin l'humour et les scènes un peu plus violentes, ce qui donne davantage de consistance à sa série. Le dessin reste lui aussi excellent : du bon boulot qui n'appelle qu'une chose : une suite rapide !
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L'Hypnotiseur
"L'Hypnotiseur" est une BD atypique au charme fou. Le scénario est intelligent et dense. La BD se décompose en 8 chapitres, chacun étant une histoire à part entière, l'ensemble formant un récit complet. Avec cette histoire à tiroirs, c'est comme si on avait une série entière condensée dans un seul volume. Les chapitres font 8 pages et offrent un petit récit complet. On a le droit à une belle brochette de personnages. La lecture est des plus plaisantes, les histoires sont subtiles et bien amenées. Pourtant un feuilletage rebuterait plus d'un car le dessin n'est pas des plus beaux. A sa décharge, il apporte une réelle personnalité à cette BD qui semble injustement inconnue. Je met un coup de coeur car "L'Hypnotiseur" est ma lecture surprise du moment, je ne m'attendais à pas à l'apprécier autant.
Le Sommet des dieux
J'aime la montagne et j'aime Taniguchi... Je pratique l'alpinisme depuis quelques années et je rêve d'aller là bas, chez les gros 8000... Le livre m'y a emmené; j'y étais tout le temps de la lecture... Les dessins des montagnes sont exceptionnels, je me rappelle un dessin de la face nord de l'Everest qui fait preuve d'autant de détails qu'une photographie... On y est ! Toute la BD retranscrit exactement l'ambiance que l'on retrouve en montagne, au niveau des relations avec les autres ou avec les éléments comme au niveau du besoin d'arriver au dessus. J'ai rêvé pendant 5 tomes (j'ai la chair de poule en écrivant ces lignes). Un MUST pour les amateurs de montagne.
Eddy Milveux
3.5/5 Dans la même veine que Nini Patalo. Décidément, l'univers de Lisa Mandel est vraiment loufoque... mais j'aime ça. Je me souviens qu'à l'époque de "Capsule cosmique", je me jetais en premier sur les gags d'"Eddy Milveux". Les histoires sont, en général, bonnes. Évidemment c'est assez inégal, ça passe du très médiocre au génial (les gags des poupées parlantes, énorme !). De plus Lisa Mandel réussit à éviter les répétitions en abordant des thèmes souvent différents (et parfois plutôt dur, cela explique qu'il y ait des gags qui ne soient pas parus dans le magasine à l'époque). Moi ça me fait rire. Le dessin est plutôt simple et fait un petit peu brouillon, moi son style ne me dérange pas mais il faut aimer. Au niveau de la colorisation, Lisa fait les ombres avec (je pense) une encre sombre. J'aime cette technique mais des fois ça bave. Comme toutes les séries à gags de Lisa Mandel, ces gags passent mieux dans les magasines mais j'apprécie vraiment. Et c'est dommage que les deux albums soient plutôt court !
Les Cinq saisons - Automne
Cet album, visiblement sensé au départ faire partie d'une série, peut très bien se lire comme un one-shot. Son récit est étonnant, difficile à cerner. Cela commence par une scène dans un décor médiéval japonais où un samouraï se débarrasse avec brio d'ennemis moins doués que lui. Puis on saute dans le Montmartre parisien de la fin 19e siècle, avec pour personnage principal Toulouse-Lautrec qu'on voit évoluer entre le Moulin Rouge, les prostituées qu'il côtoie et sa relation avec son père, noble, austère et honteux de la carrière artistique choisie par son fils. Difficile de faire le rapprochement avec l'introduction mais ce sera chose faite en fin d'album. Le dessin est excellent. A la manière de Smudja pour la série Le Bordel des Muses qui met également en scène Toulouse-Lautrec, Igor Kordey nous offre des planches en couleurs directes dans un style s'inspirant, mais sans les copier, des classiques de l'époque : Toulouse-Lautrec évidemment mais aussi Van Gogh. Sans parler des passages nippons qui sont dans un très beau réalisme d'inspiration asiatique. C'est un vrai plaisir pour les yeux et rien que pour ça, j'ai eu un coup de coeur pour cette BD. Son intrigue est cependant un peu trop absconse pour plaire à tout le monde. Il y a de la poésie dans son contenu mais le scénario laissera sur leur faim les amateurs de récits logiques et terre-à-terre. Pour ma part, même si je me suis longtemps demandé où voulait en venir les auteurs, j'ai été touché par la fin que j'ai trouvé assez belle. Bien que ce récit puisse se suffire à lui-même, j'aurais aimé une suite pour profiter davantage de ce graphisme, de ces personnages et pour que l'histoire gagne en cohérence en se développant plus à son aise.
Sous-sols
Deux ans après « La Fin du monde », Wazem et Tirabosco nous emmènent à nouveau sur les sentiers de l’illusion, de l’étrangeté, de la manipulation également, avec cette BD sur l’identité, les couleurs enfantines et l’aliénation. Le récit, assez vite, semble un peu bizarre, comme si on était dans un rêve, il y a des distorsions, des choses un peu absurdes… Wazem instille ainsi dans l’esprit du lecteur un sentiment de malaise : on sent bien que quelque chose ne va pas, mais quoi ? C’est plutôt bien amené, et l’ambigüité demeure après la « révélation ». Tom Tirabosco illustre tout cela de fort belle façon, comme à son habitude, avec son trait charbonneux sans défaut, le tout dans une bichromie bleutée du plus bel effet. Ce n’est peut-être pas le meilleur album des deux auteurs, mais c’est quand même un récit singulier, comme eux seuls savent en confectionner.
Bjorn le Morphir
Chouette petit album. Plus je découvre les productions de Thomas Gilbert et plus j'apprécie ce qu'il fait. Je pensais cet album plus ancien mais non, il date d'il y a à peine un an. Le trait est très dynamique, il y a une belle efficacité dans son découpage. C'est clair et très lisible. Le récit m'a carrément surpris. C'est une épopée à la sauce viking qui fonctionne très bien, on ne s'ennuie jamais, le rythme est savamment dosé. La galerie de personnages est intéressante ; j'ai bien aimé le troll qui est directement intégré à la cellule familiale de Bjorn (qui compte 10 personnes !) S'il y a une suite, j'en serai !
Jeronimus
Tiens c'est marrant, j'avais vaguement entendu parler du voyage de ce Batavia. Mais sans me souvenir de ce que ce voyage avait de particulier. Christophe Dabitch, auteur d'Abdallahi et de La Ligne de fuite nous propose donc de revenir à cette aventure du XVIIème siècle. Jean-Denis Pendanx, dessinateur, entre autres, de Labyrinthes et Abdallahi, s'attache donc à retranscrire la vie à bord d'un navire de la compagnie hollandaise des Indes. On est très vite embarqués sur ce rafiot, alors fleuron de la flotte de la VOC. Le centre de l'intrigue est bien sûr Jeronimus, apothicaire ruiné et soucieux de se refaire une nouvelle vie. Celui-ci, à 30 ans, pense qu'il peut se construire un nouveau personnage, lui qui découvre ses dons de manipulateur. 341 personnes sur le Batavia, et une catastrophe s'annonce. Jeronimus Cornelisz, apothicaire de son état, fou et futur tyran, fera régner la terreur sur ses compagnons d'infortune. Dabitch prend le temps pour installer son intrigue, pour décortiquer la suite -dramatique- des évènements. Le tome final est une apothéose baroque, un bain de sang assez hallucinant qui marquera à jamais l'histoire de la marine marchande. L'atmosphère, très inspirée par les peintres de l'époque, y est. Certaines planches sont vraiment magnifiques, Pendanx est un véritable artiste. Un grand bravo aux deux auteurs.
Des lendemains sans nuage
Excellente BD, comment j'ai pu passé à côté toutes ces années ?? J'ai adoré cette histoire à tiroirs, le récit principal est truffé de récits courts de très bon niveau. Le concept est excellent et bien exploité. Cette BD est facile d'accès avec son dessin réaliste simplifié. Graphiquement, c'est agréable, très lisible, presque universel. Cette BD ne semble pas être faite pour revendiquer des idées mais pour divertir avant tout. Elle peut quand même faire réfléchir. J'aurai aimé que sa lecture soit plus longue, je me contenterais de la qualité à défaut de quantité.
Jimmy et le Bigfoot
Un one-shot vraiment très bien. En lisant les premières pages, je trouvais que l'histoire était simplement sympathique, puis au fil des pages j'ai réellement commencé à apprécier l'œuvre. La raison est que je me suis attaché aux personnages qui sont très réalistes. Je m'imagine très bien les rencontrer au coin de la rue. L'histoire est simple, c'est la vie quotidienne de Jimmy et son entourage, mais terriblement efficace car l'écriture et le rythme sont très bien maitrisés quoique j'ai un peu l'impression que j'aime cet album parce que moi aussi je suis un étudiant québécois. Je crois que s'est le genre d'ouvrage qu'on aime parce qu'on s'identifie aux situations et ça ne m'étonnerait pas si tous les autres membres du site trouvaient ça nul.
Zombillénium
Yesss ! "Zombillénium", ça roxe grave comme disait mon pote fossoyeur ! Et comme mes prédécesseurs, je ne pourrais qu'abonder dans leur sens ! Arthur de Pins nous gratifie d'un premier tome très très réussi. Lui qui avait su m'amadouer à son "coup de patte" infographique par ses Péchés mignons, réussi là à me convaincre pleinement de son talent. Pour les lecteurs qui ne connaissent pas l'auteur, il est vrai que ses planches reconnaissables entre mille font le grain et la particularité de son travail. Sa griffe dirons-nous, pour cet album ! Car De Pins se fait virtuose derrière son ordinateur pour nous servir des pages très contrastées, toujours dans les tons pastels soudain tranchés par des couleurs vives. Tout comme ses cases, son dessin se veut sans trait, alternant aplats et dégradés, pour composer directement avec la couleur. Ajoutez à cela quelques menus effets distillés avec justesse, et vous obtenez un résultat des plus concluant graphiquement, surtout pour quelqu'un comme moi qui suis généralement très réticent au dessin informatisé ! Du côté de l'histoire, De Pins s'amuse également beaucoup. Son idée de parc d'attraction de l'horreur tenue par une kyrielle de monstres à la langue aussi longue et acérée que les dents de leur vampire de patron est excellente ! Les dialogues sont souvent savoureux et cinglants, et l'humour développé m'a conquis. Jusque là, c'est donc le sans faute ! Reste à savoir si l'intrigue développée dans ce premier opus ne partira pas à vau-l'eau dans les prochains tomes... Gageons que non ! Et bien, après la lecture du tome 2, l'essai est transformé. De Pins a même su pousser encore un peu plus loin l'humour et les scènes un peu plus violentes, ce qui donne davantage de consistance à sa série. Le dessin reste lui aussi excellent : du bon boulot qui n'appelle qu'une chose : une suite rapide !