(Je précise : je n'ai lu que le premier tome).
Coup de coeur pour une BD qui pourtant n'avait rien pour donner envie de la lire ! Un titre qui ne me plaisait pas du tout. Un résumé qui n'incitait pas à la lecture. La couverture pas du tout accrocheuse. La première page où les personnages sont présentés m'a confirmé que je ne lirai pas cette BD (URL Dotcom... Pas très convaincant comme nom...) !
Et pourtant, j'ai laissé le bénéfice du doute à cette série... Et j'ai bien fait !
L'histoire se révèle très amusante et pas si débile que cela (enfin si mais bon).
J'avais peur de trouver une transposition sociale trop caricaturale ou mal faite. Je ne voulais pas lire une BD politisée à souhait, ni avoir entre les mains un remake social trop facile et déplaisant !
Rien de tout cela ! Cette BD fait bel et bien un parallèle avec notre société, mais il est très bien réalisé ! Si bien que par moments on se laisse aller dans la lecture jusqu'à en oublier notre propre société ! Et rien que pour cela CHAPEAU !
L'humour se révèle efficace, lourd mais juste ce qu'il faut, bien pesé et drôle ! J'ai beaucoup ri pendant la lecture ! On se dit à la base "boah... ca va être pénible... Le crocodile qui s'appelle Lacoste... ha...ha... ha" ; mais au final, on s'amuse beaucoup et les blagues, qui à la base pourraient ne pas être drôles, vont être très amusantes par justement ce décalage énorme (mais pas tant que cela) entre préhistoire et aujourd'hui ! (Chapeau pour "quartier de la défense" et "trou de la sécu") !
Le dessin n'a pour but d'être esthétique, il est grossier, épais et colorisé de façon simple ! Mais là encore, cela fait mouche et on s'amuse beaucoup à découvrir cette société préhistorique !
C'est donc une BD que je conseille vraiment ! Drôle, très drôle et pas lourde (comme disait la St Jacques... ha ha ha... Hum ! Désolé !), bien qu'à la fin du tome 1 l'effet humoristique se perd un peu... peut-être par perte de l'effet de surprise ?
On peut évidemment faire un lien avec notre société à chaque page, mais cela reste toujours 'neutre' et ne prend pas la tête !
C'est super drôle (et même tendre aussi). Il n'y a pas d'autre prétention que celle de s'amuser et de le faire partager. Et c'est carrément réussi : ça a beau être un recueil d'histoires de tailles variables, ça reste bien rythmé et ça forme un tout cohérent.
Le principe était posé dès l'origine sur les blogs des deux auteurs. Il faut le prendre comme une chronique marrante de la vie de couple d'Hécate et Belzébuth, encapsulée dans une histoire de début et de fin. C'est bien fait, encore une fois c'est drôle et c'est malin. Il y a plein de degrés de lecture possible.
Quant au dessin, il est méga pêchu (ça rappelle même Reiser parfois). Les gueules des persos sont supers expressives, le dessinateur est doué pour la caricature. On peut se marrer rien que pour ça.
Bref, une super découverte faite sur le stand de Manolosanctis à Angoulême. Je recommande vraiment l'achat de cet album. Il n'y a pas tant que ça en ce moment des bds où on s'amuse vraiment.
Un peu de fraîcheur dans la fantasy !
Alors certe le scenario n'a rien de révolutionnaire : un royaume menacé par une liche fait appel à des mercenaires à la grosse réputation : Les fléaux d'Enharma, ce sont finalement des imposteurs qui prennent leur place (pour notre plus grand plaisir car ils sont beaucoup plus attachants que les vrais qui apparaissent à la fin du tome 2). Des personnages hauts en couleurs, des dessins précis, frais, aux couleurs magnifiquement travaillées, et surtout des visages délicieusement expressifs, bref un bonheur pour les yeux!
A dévorer sans modération donc...
Jolie découverte que j'ai faite ce week end à Angoulême.
C'est le dessin qui m'a d'abord attiré. De très belles couleurs pastelles et des planches absolument magnifiques en aquarelle, contrastant avec la noirceur de l'univers et du propos général.
En ce qui concerne le scénario, on suit dans le premier tome une bande d'enfants des rues livrés à eux mêmes dans les bas-fonds d'une mégalopole fictive d'Amérique du Sud. On est tout de suite pris aux tripes par l'histoire de ces gamins attachants, ce qui rend leur situation d'autant plus tragique. La postface du scénariste donne tout son sens à ces Mèches Courtes.
Seul petit bémol, le prix de l'album qui pourra en dissuader plus d'un. Mais comme à son habitude, Vertige Graphic a fait du super boulot avec un ouvrage d'excellente facture.
Vivement la suite de la trilogie!
Connaissez-vous Moon Knight ??? Pour ma part, je dois avouer que j’ignorais tout de ce personnage jusqu’il y a peu.
Moon Knight est un super-héros de l’univers Marvel. Créé au milieu des années ‘70, le personnage n’a jamais connu qu’un succès très relatif. Je termine de lire quelques comics à son sujet édités par Semic dans les années ‘90 et je dois bien avouer que mon impression est plus que mitigée à leur égard : un héros quasiment dépourvu de charisme, des dialogues basiques, à l’humour parfois très forcé, et des aventures somme toute très classiques.
La série a été reprise en 2006 par Huston & Finch. Si les deux auteurs sont bien entendu repartis de l’histoire officielle du super-héros, ils se sont toutefois admirablement approprié ce dernier, le rendant bien plus sombre et torturé qu’auparavant.
Voici un résumé de la biographie du super-héros. Marc Spector, ancien boxeur et ancien marine (renvoyé pour conduite déshonorante après avoir frappé un officier), meurt lors d’une expédition en Egypte. Il est tué par Bushman, son associé mercenaire. Les deux hommes en étaient venus aux mains car Bushman avait décidé de piller un tombeau antique et de s’en prendre à Marlène, la fille de l’archéologue chargé des fouilles. C’est alors qu’intervient Konshu, le dieu de la lune et de la vengeance, qui ramène Spector à la vie. À partir de cet instant, ce dernier devient Moon Knight, l’instrument du dieu sur terre. Aidé de son fidèle ami Frenchie et de Marlène, devenue entre-temps sa compagne, le super-héros se met à livrer une lutte impitoyable au crime.
Dans cette nouvelle série des aventures de Moon Knight que j’ai le plaisir de vous présenter, l’on retrouve notre héros plus désespéré que jamais. Handicapé, drogué, hanté par le souvenir de Bushman, n’ayant plus le moindre de contact avec ses proches ni avec son dieu, le Chevalier de la lune n’est plus que l’ombre de lui-même. Seule la soif de vengeance pourrait le sortir de son interminable descente aux enfers.
La force de cette série réside incontestablement dans l’incroyable noirceur de son atmosphère, à laquelle participent tant un scénario franchement efficace qu’un dessin magnifique, à la fois sombre et dynamique !
Je salue donc le talent des auteurs qui sont parvenus à transformer un super-héros lisse et complètement has-been en un personnage véritablement marquant.
Bref, à découvrir !
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M.A.J. 23.IX.2010 - après lecture du tome 2
Waouw !!! Cette série est encore meilleure que je ne le pensais de prime abord. Si le premier tome comprenait quelques références qui pouvaient échapper à quiconque n'était pas familier de l'univers du Moon Knight, à la lecture du tome 2, le lecteur, déjà plus habitué au personnage en question, profite par contre parfaitement de l'intrigue !
Et quelle intrigue ! Le retour de Midnight Jr., la rencontre entre Spector et le Profile, la prise de position de Spector face à la guerre civile qui divise tous les super-héros,... Et toujours avec Konshu revêtant l'apparence défigurée de Bushman pour hanter notre héros.
Un vrai régal ! N'hésitez plus : foncez ! :)
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M.A.J. 30.I.2011 - après lecture des tomes 3 et 4
Si les deux premiers tomes de la série méritaient franchement 4/5, les deux derniers tiennent plutôt du 3/5. Malgré cette conclusion relativement décevante, je vais laisser quatre étoiles pour le tout, mais vous êtes prévenus !
C'est avec l'intégrale parue en fin d'année 2010 que j'ai finalement découvert cette série dont j'ai toujours entendu du bien. L'intrigue est simple, mais étonnante : des enfants se réveillent dans leur monde où tous les adultes ont disparus. Ils vont alors apprendre à survivre dans ce monde devenu hostile, seuls.
Au dessin, on retrouve le maestro de Soda, et au scénario l'un des jeunes scénaristes les plus en vogue à l'heure actuelle auprès des éditeurs.
L'histoire est destinée à un public adolescent et/ou adulte (je dirais 10-12 ans minimum) : malgré le fait que les héros soient des enfants de 6-12 ans, c'est parfois violent, très dur, et même quelquefois émouvant. Je ne m'attendais pas à une telle noirceur sur certains passages.
Vivement la suite dans le cycle 2 (parce que si une partie du mystère nous est révélée, il semble que la route soit encore longue pour ces courageux jeunes enfants).
Note : 4,5/5 noté sous la forme 4/5 + coup de cœur.
Une bd qui pour moi doit être lue par toutes les personnes qui ont eu de près ou de loin un rapport avec une histoire d'immigration ou de déportation.
La métaphore est omniprésente et très prenante.
Une qualité de dessin très agréable, ou la recherche du décor arrive à mettre le lecteur en situation vécue ou entendue.
Les bulles auraient été superflue, chacun peut construire l'histoire avec ses propres mots.
J'ai fait lire cette bande dessinée à des personnes âgées ayant vécue une situation similaire, les larmes sont apparue.
Nana Huxe club, complètement fan.
Pour apprécier cet album hors du commun, il faut savoir se laisser prendre par la lecture, se mettre dans une ambiance, pourquoi pas en y écoutant un bon album de musique instrumentale. Si vous voulez lire ça dans le métro au milieu de la foule c'est raté, il faut prendre du temps, prendre le temps, ce qui est souvent gage de qualité.
En tout cas il faut avoir l'habitude d'un certain lâché-prise et ne pas vouloir tout comprendre tout de suite comme c'est souvent le cas dans certaines bd plus classiques. Il faut se laisser porter par l'univers et les images pour pouvoir apprécier la narration.
Pour faire une comparaison, nous sommes plus face a un bon film artistique-expérimental qu'a un gros entertainment vous savez, ce genre d'histoire tout est donné dès le début et où l'on peut prévoir à l'avance la scène suivante.
Ici la surprise est au rendez-vous, la tendresse des personnages dénote parfois avec leur style ultra-fabriqué pour pouvoir survivre dans ce monde. 'Impossible de rester sans blaz' dit Dji. Mais c'est aussi ce qui fait leur charme.
Alors bonne lecture, bien calé dans le canap vous allez vivre un pur moment de bonheur.
Jolie petite découverte que voilà...
Avec une couverture aussi jolie et intrigante, je ne pouvais que m'intéresser à cette nouvelle série. Et ma lecture ne fut pas décevante : une histoire mystérieuse, à plusieurs niveaux (pourquoi les jumeaux boivent-ils du sang ?), un récit savamment dosé (un peu comme pour le mélange chimique nécessaire au bon tirage de clichés photographiques...) et un dessin original mais indéniablement beau m'incitent à apposer un coup de coeur à Chambres noires.
Ma note reste réservée au "pas mal" parce que je suis curieux de voir comment le scénariste va développer son récit, mais pour l'heure, c'est à suivre.
Aha ouais, ce livre m'a vraiment bien plu.
A vrai dire, j'ai quitté le collège il y a un an, et ça me faisait marrer d'y retourner, avec mes souvenir encore frais.
Cependant, et avec l'auteur, il y a deux différences entre nos expériences au collège :
la première et je pense, la plus importante, c'est que, pour moi, mon passage au collège fut quatre années d'épanouissement aussi bien social que culturel, et la seconde, c'est que, dans mon collège (de province), on ne trouvait pas que des fils ou des filles à papa.
Je trouve que malgré sa caricature peut-être trop amplifiée (qui m'avait déjà marqué dans La Vie secrète des jeunes, et qui est, avec les rares leçons de morales de l'auteur, le seul point négatif de l'album), Riad Sattouf arrive à bien retranscrire une partie de l'ambiance d'un collège ; les poufs allumeuses, les mecs copains avec tout le monde, les beaux gosses, la jolie fille mignonne et pas vulgaire, les faux chefs de gangs mais les vraies craignos, les rejetés, les filles "insipides"etc, etc...sur ce coup là, bravo M. Sattouf, vous réussissez bien à décrire les jeunes, dans leurs environnements proches (les cours et les profs ici). Le livre a même réussi à réveiller en moi une certaine émotion qui traîne dans ma tête, un certain mépris pour toutes ces jeunes personnes qui peuvent m'entourer, une impression d'être entouré de cons.
Par contre, il est vrai qu'il y a certains passages où je ne me suis pas vraiment retrouvé.
Le dessin de l'auteur pour ce genre d'ouvrage est assez excellent ; une caricature simple, des têtes (de cons) vraiment drôles et des attitudes bien retranscrites.
Une centaine de pages de pur bonheur pour moi, loin d'être hilarant, mais vraiment bien pensé et réalisé.
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Silex and the city
(Je précise : je n'ai lu que le premier tome). Coup de coeur pour une BD qui pourtant n'avait rien pour donner envie de la lire ! Un titre qui ne me plaisait pas du tout. Un résumé qui n'incitait pas à la lecture. La couverture pas du tout accrocheuse. La première page où les personnages sont présentés m'a confirmé que je ne lirai pas cette BD (URL Dotcom... Pas très convaincant comme nom...) ! Et pourtant, j'ai laissé le bénéfice du doute à cette série... Et j'ai bien fait ! L'histoire se révèle très amusante et pas si débile que cela (enfin si mais bon). J'avais peur de trouver une transposition sociale trop caricaturale ou mal faite. Je ne voulais pas lire une BD politisée à souhait, ni avoir entre les mains un remake social trop facile et déplaisant ! Rien de tout cela ! Cette BD fait bel et bien un parallèle avec notre société, mais il est très bien réalisé ! Si bien que par moments on se laisse aller dans la lecture jusqu'à en oublier notre propre société ! Et rien que pour cela CHAPEAU ! L'humour se révèle efficace, lourd mais juste ce qu'il faut, bien pesé et drôle ! J'ai beaucoup ri pendant la lecture ! On se dit à la base "boah... ca va être pénible... Le crocodile qui s'appelle Lacoste... ha...ha... ha" ; mais au final, on s'amuse beaucoup et les blagues, qui à la base pourraient ne pas être drôles, vont être très amusantes par justement ce décalage énorme (mais pas tant que cela) entre préhistoire et aujourd'hui ! (Chapeau pour "quartier de la défense" et "trou de la sécu") ! Le dessin n'a pour but d'être esthétique, il est grossier, épais et colorisé de façon simple ! Mais là encore, cela fait mouche et on s'amuse beaucoup à découvrir cette société préhistorique ! C'est donc une BD que je conseille vraiment ! Drôle, très drôle et pas lourde (comme disait la St Jacques... ha ha ha... Hum ! Désolé !), bien qu'à la fin du tome 1 l'effet humoristique se perd un peu... peut-être par perte de l'effet de surprise ? On peut évidemment faire un lien avec notre société à chaque page, mais cela reste toujours 'neutre' et ne prend pas la tête !
Hécate & Belzébuth
C'est super drôle (et même tendre aussi). Il n'y a pas d'autre prétention que celle de s'amuser et de le faire partager. Et c'est carrément réussi : ça a beau être un recueil d'histoires de tailles variables, ça reste bien rythmé et ça forme un tout cohérent. Le principe était posé dès l'origine sur les blogs des deux auteurs. Il faut le prendre comme une chronique marrante de la vie de couple d'Hécate et Belzébuth, encapsulée dans une histoire de début et de fin. C'est bien fait, encore une fois c'est drôle et c'est malin. Il y a plein de degrés de lecture possible. Quant au dessin, il est méga pêchu (ça rappelle même Reiser parfois). Les gueules des persos sont supers expressives, le dessinateur est doué pour la caricature. On peut se marrer rien que pour ça. Bref, une super découverte faite sur le stand de Manolosanctis à Angoulême. Je recommande vraiment l'achat de cet album. Il n'y a pas tant que ça en ce moment des bds où on s'amuse vraiment.
Les Fléaux d'Enharma
Un peu de fraîcheur dans la fantasy ! Alors certe le scenario n'a rien de révolutionnaire : un royaume menacé par une liche fait appel à des mercenaires à la grosse réputation : Les fléaux d'Enharma, ce sont finalement des imposteurs qui prennent leur place (pour notre plus grand plaisir car ils sont beaucoup plus attachants que les vrais qui apparaissent à la fin du tome 2). Des personnages hauts en couleurs, des dessins précis, frais, aux couleurs magnifiquement travaillées, et surtout des visages délicieusement expressifs, bref un bonheur pour les yeux! A dévorer sans modération donc...
Trilogie des ventres creux
Jolie découverte que j'ai faite ce week end à Angoulême. C'est le dessin qui m'a d'abord attiré. De très belles couleurs pastelles et des planches absolument magnifiques en aquarelle, contrastant avec la noirceur de l'univers et du propos général. En ce qui concerne le scénario, on suit dans le premier tome une bande d'enfants des rues livrés à eux mêmes dans les bas-fonds d'une mégalopole fictive d'Amérique du Sud. On est tout de suite pris aux tripes par l'histoire de ces gamins attachants, ce qui rend leur situation d'autant plus tragique. La postface du scénariste donne tout son sens à ces Mèches Courtes. Seul petit bémol, le prix de l'album qui pourra en dissuader plus d'un. Mais comme à son habitude, Vertige Graphic a fait du super boulot avec un ouvrage d'excellente facture. Vivement la suite de la trilogie!
Moon Knight
Connaissez-vous Moon Knight ??? Pour ma part, je dois avouer que j’ignorais tout de ce personnage jusqu’il y a peu. Moon Knight est un super-héros de l’univers Marvel. Créé au milieu des années ‘70, le personnage n’a jamais connu qu’un succès très relatif. Je termine de lire quelques comics à son sujet édités par Semic dans les années ‘90 et je dois bien avouer que mon impression est plus que mitigée à leur égard : un héros quasiment dépourvu de charisme, des dialogues basiques, à l’humour parfois très forcé, et des aventures somme toute très classiques. La série a été reprise en 2006 par Huston & Finch. Si les deux auteurs sont bien entendu repartis de l’histoire officielle du super-héros, ils se sont toutefois admirablement approprié ce dernier, le rendant bien plus sombre et torturé qu’auparavant. Voici un résumé de la biographie du super-héros. Marc Spector, ancien boxeur et ancien marine (renvoyé pour conduite déshonorante après avoir frappé un officier), meurt lors d’une expédition en Egypte. Il est tué par Bushman, son associé mercenaire. Les deux hommes en étaient venus aux mains car Bushman avait décidé de piller un tombeau antique et de s’en prendre à Marlène, la fille de l’archéologue chargé des fouilles. C’est alors qu’intervient Konshu, le dieu de la lune et de la vengeance, qui ramène Spector à la vie. À partir de cet instant, ce dernier devient Moon Knight, l’instrument du dieu sur terre. Aidé de son fidèle ami Frenchie et de Marlène, devenue entre-temps sa compagne, le super-héros se met à livrer une lutte impitoyable au crime. Dans cette nouvelle série des aventures de Moon Knight que j’ai le plaisir de vous présenter, l’on retrouve notre héros plus désespéré que jamais. Handicapé, drogué, hanté par le souvenir de Bushman, n’ayant plus le moindre de contact avec ses proches ni avec son dieu, le Chevalier de la lune n’est plus que l’ombre de lui-même. Seule la soif de vengeance pourrait le sortir de son interminable descente aux enfers. La force de cette série réside incontestablement dans l’incroyable noirceur de son atmosphère, à laquelle participent tant un scénario franchement efficace qu’un dessin magnifique, à la fois sombre et dynamique ! Je salue donc le talent des auteurs qui sont parvenus à transformer un super-héros lisse et complètement has-been en un personnage véritablement marquant. Bref, à découvrir ! ------------ M.A.J. 23.IX.2010 - après lecture du tome 2 Waouw !!! Cette série est encore meilleure que je ne le pensais de prime abord. Si le premier tome comprenait quelques références qui pouvaient échapper à quiconque n'était pas familier de l'univers du Moon Knight, à la lecture du tome 2, le lecteur, déjà plus habitué au personnage en question, profite par contre parfaitement de l'intrigue ! Et quelle intrigue ! Le retour de Midnight Jr., la rencontre entre Spector et le Profile, la prise de position de Spector face à la guerre civile qui divise tous les super-héros,... Et toujours avec Konshu revêtant l'apparence défigurée de Bushman pour hanter notre héros. Un vrai régal ! N'hésitez plus : foncez ! :) ------------ M.A.J. 30.I.2011 - après lecture des tomes 3 et 4 Si les deux premiers tomes de la série méritaient franchement 4/5, les deux derniers tiennent plutôt du 3/5. Malgré cette conclusion relativement décevante, je vais laisser quatre étoiles pour le tout, mais vous êtes prévenus !
Seuls
C'est avec l'intégrale parue en fin d'année 2010 que j'ai finalement découvert cette série dont j'ai toujours entendu du bien. L'intrigue est simple, mais étonnante : des enfants se réveillent dans leur monde où tous les adultes ont disparus. Ils vont alors apprendre à survivre dans ce monde devenu hostile, seuls. Au dessin, on retrouve le maestro de Soda, et au scénario l'un des jeunes scénaristes les plus en vogue à l'heure actuelle auprès des éditeurs. L'histoire est destinée à un public adolescent et/ou adulte (je dirais 10-12 ans minimum) : malgré le fait que les héros soient des enfants de 6-12 ans, c'est parfois violent, très dur, et même quelquefois émouvant. Je ne m'attendais pas à une telle noirceur sur certains passages. Vivement la suite dans le cycle 2 (parce que si une partie du mystère nous est révélée, il semble que la route soit encore longue pour ces courageux jeunes enfants). Note : 4,5/5 noté sous la forme 4/5 + coup de cœur.
Là où vont nos pères
Une bd qui pour moi doit être lue par toutes les personnes qui ont eu de près ou de loin un rapport avec une histoire d'immigration ou de déportation. La métaphore est omniprésente et très prenante. Une qualité de dessin très agréable, ou la recherche du décor arrive à mettre le lecteur en situation vécue ou entendue. Les bulles auraient été superflue, chacun peut construire l'histoire avec ses propres mots. J'ai fait lire cette bande dessinée à des personnes âgées ayant vécue une situation similaire, les larmes sont apparue.
Nana Huxe
Nana Huxe club, complètement fan. Pour apprécier cet album hors du commun, il faut savoir se laisser prendre par la lecture, se mettre dans une ambiance, pourquoi pas en y écoutant un bon album de musique instrumentale. Si vous voulez lire ça dans le métro au milieu de la foule c'est raté, il faut prendre du temps, prendre le temps, ce qui est souvent gage de qualité. En tout cas il faut avoir l'habitude d'un certain lâché-prise et ne pas vouloir tout comprendre tout de suite comme c'est souvent le cas dans certaines bd plus classiques. Il faut se laisser porter par l'univers et les images pour pouvoir apprécier la narration. Pour faire une comparaison, nous sommes plus face a un bon film artistique-expérimental qu'a un gros entertainment vous savez, ce genre d'histoire tout est donné dès le début et où l'on peut prévoir à l'avance la scène suivante. Ici la surprise est au rendez-vous, la tendresse des personnages dénote parfois avec leur style ultra-fabriqué pour pouvoir survivre dans ce monde. 'Impossible de rester sans blaz' dit Dji. Mais c'est aussi ce qui fait leur charme. Alors bonne lecture, bien calé dans le canap vous allez vivre un pur moment de bonheur.
Chambres Noires
Jolie petite découverte que voilà... Avec une couverture aussi jolie et intrigante, je ne pouvais que m'intéresser à cette nouvelle série. Et ma lecture ne fut pas décevante : une histoire mystérieuse, à plusieurs niveaux (pourquoi les jumeaux boivent-ils du sang ?), un récit savamment dosé (un peu comme pour le mélange chimique nécessaire au bon tirage de clichés photographiques...) et un dessin original mais indéniablement beau m'incitent à apposer un coup de coeur à Chambres noires. Ma note reste réservée au "pas mal" parce que je suis curieux de voir comment le scénariste va développer son récit, mais pour l'heure, c'est à suivre.
Retour au collège
Aha ouais, ce livre m'a vraiment bien plu. A vrai dire, j'ai quitté le collège il y a un an, et ça me faisait marrer d'y retourner, avec mes souvenir encore frais. Cependant, et avec l'auteur, il y a deux différences entre nos expériences au collège : la première et je pense, la plus importante, c'est que, pour moi, mon passage au collège fut quatre années d'épanouissement aussi bien social que culturel, et la seconde, c'est que, dans mon collège (de province), on ne trouvait pas que des fils ou des filles à papa. Je trouve que malgré sa caricature peut-être trop amplifiée (qui m'avait déjà marqué dans La Vie secrète des jeunes, et qui est, avec les rares leçons de morales de l'auteur, le seul point négatif de l'album), Riad Sattouf arrive à bien retranscrire une partie de l'ambiance d'un collège ; les poufs allumeuses, les mecs copains avec tout le monde, les beaux gosses, la jolie fille mignonne et pas vulgaire, les faux chefs de gangs mais les vraies craignos, les rejetés, les filles "insipides"etc, etc...sur ce coup là, bravo M. Sattouf, vous réussissez bien à décrire les jeunes, dans leurs environnements proches (les cours et les profs ici). Le livre a même réussi à réveiller en moi une certaine émotion qui traîne dans ma tête, un certain mépris pour toutes ces jeunes personnes qui peuvent m'entourer, une impression d'être entouré de cons. Par contre, il est vrai qu'il y a certains passages où je ne me suis pas vraiment retrouvé. Le dessin de l'auteur pour ce genre d'ouvrage est assez excellent ; une caricature simple, des têtes (de cons) vraiment drôles et des attitudes bien retranscrites. Une centaine de pages de pur bonheur pour moi, loin d'être hilarant, mais vraiment bien pensé et réalisé.