Les derniers avis (9623 avis)

Par azerty
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Silex and the city
Silex and the city

A ben en voilà de l'humeur! En voilà une critique politico-sociale! Le scenario de Jul n'est pas des plus originaux quand on le regarde de loin. Mais dans le détail il est parfait! En effet de loin on voit une famille vivant à la préhistoire, dans une société très semblable a la nôtre. Mais voilà, le talent de Jul fait que l'humour est présent tout le temps! Les allusions à notre monde sont plus ou moins fines mais à chaque fois elles sont pensées de telles sortes qu'elles ont un effet comique. On voit les problèmes sociaux et politiques avec les yeux des membres de notre petite famille. Chacun a un point de vue sur le monde et sur la politique. Parlons en de la politique, je n'ai ressenti aucun parti pris (ce qui est dur dans ce genre d'ouvrage). De plus, contrairement à Ro, je n'ai senti aucune analogie possible entre les personnages de la bd et les différents horizons ethniques constituant notre société. Pour les graphismes, basiques sans "chichi". La bd n'en a pas besoin. Les couleurs collent bien, on a un rendu gai et une lecture agréable. A la lecture de la bd, on se demanderait presque si notre société a évolué depuis la préhistoire! Une bd a lire sans modération! Vraiment excellente et qui ne demande qu'à être connue.

05/02/2011 (modifier)
Par Samély
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Locke & Key
Locke & Key

Grande amatrice de l'univers de Lovecraft, j'ai lu hier soir Locke & Key de Joe Hill et Gabriel Rodriguez, aux Editions Milady. La couverture attire l'oeil : un manoir à la "Psychose" et une clé qui porte les symboles de vie et de mort, le tout dans des nuances sombres allant du brun au rouge. On est parfois attiré par une couverture et déçu par le contenu mais là, il faut le reconnaître, elle illustre bien le propos. L'histoire met en scène un drame atroce vécu par une famille, dont les membres sont torturés par la douleur et la culpabilité. Pour reconstruire leur vie, ils vont emménager dans une vieille demeure qui va se révéler très particulière puisque les clés de la maison ouvrent bien plus que les portes. Je ne vous en dirai pas plus car la découverte des tenants et des aboutissants du drame et de la demeure constituent le coeur de l'histoire. Le scénariste, Joe Hill, fils ô combien talentueux de Stephen King, manie avec brio les effets de flash back et les utilise pour entraîner le lecteur dans le cauchemar familial. Les premiers retours dans le passé sont angoissants car on passe d'un présent où la famille se reconstruit à des révélations sur l'horreur qu'ils ont vécu. Et puis le récit avance et un nouveau drame, peut-être pire que le précédent, s'installe ; les flash back deviennent révélation. Loin de l'ambiance feutrée lovecraftienne, Joe Hill nous jette à la figure des scène dures, crues, sans être gratuite. Elles sont vraies tout simplement. Les personnages campés par Joe Hill sont attachants depuis le fils ainé torturé jusqu'au fils cadet séduit par la mort, un innocent petit bonhomme qui devient le jouet de forces qui le dépassent. On est rapidement conquis par ce gamin qui nous rappelle que notre capacité à nous émerveiller est aussi une force. Le dessinateur, Gabriel Rodriguez, a un net penchant pour l'illustration. Très à l'aise dans les pleines pages et les grandes cases, il nous propose un graphisme qui sert totalement le récit. Les couleurs sont sobres, peu lumineuses, accentuant l'ambiance de tristesse. J'aime sa gestion des mouvements, sa façon de poser ses personnages et la beauté qui se dégage des scènes fantomatiques. J'ai été un peu dérangée, au début du récit par les visages des personnages, avec leurs grands yeux façon manga et leur ressemblance que seuls quelques traits nuançaient et puis l'impression s'estompe. Certes Rodriguez ne cherche pas à faire des visages réalistes complètement différents ; il offre son interprétation des visages et ça me va. Je conclurai en disant que j'ai hâte d'ouvrir d'autres portes avec Joe Hill et Gabriel Rodriguez, vraiment hâte et que je ne saurais que vous encourager à en faire autant.

05/02/2011 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Testament du Capitaine Crown
Le Testament du Capitaine Crown

Cet album avait tout pour me rebuter. D'une part, j'évite depuis quelques années les éditions "Soleil", et d'autre part, je pensais qu'après le formidable Long John Silver de Lauffray et Dorison, tout avait été dit sur le monde de la piraterie. (En plus, Corbeyran nous annonce un album "pavillon noir" sur le même thème, bref je croyais le genre définitivement condamné). Quel erreur. Ce premier volume rafaraichit le genre avec cette histoire de famille. Aucun temps mort dans le récit, et les retournements (nombreux) de situation sont bien amenés (j'ai adoré la rencontre avec Jonah), quant à la conclusion de ce premier opus, elle est tout simplement jubilatoire. On s'attache très vite aux personnages, et celui de Red est particulièrement réussi. Le dessin de Patrick Henaff n'est pas en reste avec notamment les superbes planches relatant l'histoire de la Perla de Oro, avec une mise en page qui peut faire songer parfois au style de Lauffray. Cet album est la bonne surprise de ce début d'année.

05/02/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kraa
Kraa

Baaffff !!! Et LA 2e grosse baffe du début d'année ! Après Il était une fois en France qui m'a fait forte impression, c'est ce "Kraa" de Sokal qui m'a littéralement scoctché ! Moi qui n'ai pas pu lire plus de 2 tomes d'Inspecteur Canardo (j'aime pooo les BD avec des perso' aux traits d'animaux... Ah non, y'a Blacksad, c'est vrai ^^), j'y allais vraiment pas inspiré. C'est comme ça qu'on se prend les plus belles claques d'ailleurs. Comme quoi, s'assoir sur ses certitudes, ça a vraiment du bon ! Car là, Sokal nous sort le grand jeu ! Une histoire prenante digne des romans d'aventure à la Jack London, et pose tout ça sur le papier dans un enchaînement de planches toutes plus magiques les unes que les autres. Et on ne boude pas notre plaisir car ce premier tome atteint quasiment les 100 pages ! Composition, coup de crayon, colorisation : je redécouvre Sokal d'un œil nouveau et émerveillé ! Alors en attendant avec une impatience mal contenue la suite de cette magnifique série, je ne peux que vous conseiller que de plonger dans ce premier tome d'une série qui a tout pour finir dans les albums cultes et les "Immanquables".

04/02/2011 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Block 109 - Opération soleil de plomb
Block 109 - Opération soleil de plomb

Après un album "Etoile rouge", un peu décevant, à mon goût (mais la barre était placée très haute avec leur premier album) revoilà nos deux compères Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat qui nous présentent leur nouvel album. Outre mon admiration pour leur rythme de production assez soutenu, j'ai adoré cette uchronie qui est beaucoup plus proche de l'univers de l'excellent Block 109 que ne l'était l'"Etoile rouge". Beaucoup d'allusions renvoient d'ailleurs à l'album fondateur, la plus flagrante étant la présence du sergent Steiner alias Walter Schell (mais j'avoue qu'il m'a fallu la dernière page du livre pour faire le rapprochement, signe peut-être que l'on peut lire les trois albums de cet univers séparement). Si le scénario, comme certains l'ont souligné, évoque avec intelligence des films comme "Platoon" ou encore "Apocalypse Now", je suis resté scotché devant la technique avec laquelle Ronan Toulhoat dessine cette jungle hostile, et ces mercenaires du Nouvel Ordre Teutonique. Un vrai film de guerre se déroule devant nos yeux. Vincent Brugéas n'est pas en reste en nous perdant en fausses pistes dans cette jungle hostile. Le dessin a gagné en maturité, le scénario en densité, bref que dire de plus sinon lisez le !

03/02/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série De Chair et d'Ecume
De Chair et d'Ecume

Voici ma première réelle surprise de ce début d’année : « De Chair et d’Écume », et pourtant… Pourtant la couverture est quasiment invisible, elle n’accroche absolument pas le regard, trop sombre et peu intrigante, est-ce fait exprès pour que l’intérieur nous explose mieux au visage ? Et qui se cache derrière « Wanderer » ? Un auteur qui signe ici sa première production solo, une première et une réussite absolue. Quand je pense à tous ces auteurs avec derrière eux déjà 4 ou 5 bds, qui en sont encore à tâter le siège sous leurs culs avant de s’y poser et qui se cassent allègrement la gueule le ratant une fois de plus ! Monsieur Wanderer arrive d’on ne sait où et pose ses miches sur le trône royal, tout naturellement, il s’y assoie comme un maître, regardant de haut tout un petit monde d’auteurs qui n’ont d’autres choix que de s’incliner devant son immense talent. Ce n’est qu’une image, mais elle est juste, car Wanderer n'a pas à tenir de promesses, il donne déjà tout. Mais quel trésor recèle « De Chair et d’Ecume » ? Un découpage époustouflant, dynamique et original, il n’y a pas deux planches pareilles, c’est un régal, chaque page tournée est une surprise. Le trait est fin, rond et généreux, rehaussé par une couleur informatisée réalisée avec finesse et doigté, aux tons choisis avec soin, afin de mettre en valeur chaque case et chaque élément qui la compose. Les visages sont expressifs et les perspectives parfaites. S’il y a un défaut, qu’on me le signale ! Le récit semble sorti d’un autre monde, mais il prend racine en 1910 en Chine et jongle avec l'Histoire, période que je connais mal, mais peu importe finalement, car on se dirige tout droit dans un récit fantastique, avec pour introduction, un genre de conte à la narration faite de rimes, et tout simplement magnifique. La suite est un mélange d’aventure, de trahisons, de complots, de course au trésor, saupoudré d’une petite pincée de Jules Verne. Ce qui fait aussi son charme c’est que beaucoup de personnages sont tout bonnement odieux et égoïstes, avec une dose de connerie parfois inégalable, ceci fait que l’on s’attache avec ardeur au personnage principal, Francisco de Graaf, loin d’être parfait, mais pour qui on a de la compassion et une grande affection. L’humour est…, comment dire…, fantomatique, jamais direct, il se traîne dans l’histoire sans jamais vraiment faire surface, on le ressent sans jamais le voir. Wanderer serait-il un peu sorcier ? Je ne peux qu’imaginer une suite à la hauteur de ce premier opus, je fais confiance à cet auteur, en espérant juste une plus belle couverture pour le prochain tome et une note culte à la fin de l'histoire.

03/02/2011 (modifier)
Par val62
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sarah
Sarah

Excellente série, en tout cas pour les deux tomes déjà parus, il reste à espérer une bonne conclusion de ce triptyque. J'ai un peu peur que la fin de l'histoire soit un peu trop convenue mais en même temps, on ne voit pas encore forcément le rapport entre certaines facettes de l'histoire, ce qui laisse penser un dénouement assez original. Sarah, jeune femme à la personnalité tourmentée ( je ne peux en dire plus sans gâcher le plaisir de l'histoire) se retrouve dans sa maison d'enfance, dans un petit bled perdu dans la forêt. Elle y va dans le but de se réconcilier avec son passé. Mais apparemment, tout n'est pas rose dans cette ville, les personnes sont étranges, pas forcément très compatissantes, et que dire de ce qui se tapit dans les bois... Beaucoup de mystères donc, et une orientation fantastique pour cette série qui est aussi, n'oublions pas, bien dessinée et coloriée. Encore un très bon coup du duo Bec-Rafaele !! Alors à tous les amateurs de fantastique, de suspense, n'hésitez pas, foncez!

03/02/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Ba voilà, encore une série à côté de laquelle j'ai failli passer à cause de mon aversion récurrente pour tous les trucs du genre estampillés "A lire absolument", que tout le monde vous recommande plus que chaudement et sur lesquels vous tombez à chaque tête de gondole de toute bonne librairie BD qui se respecte... Et puis voilà, un jour l'occasion se présente quand même, vous passez par dessus vos idées reçues et vous tombez dans l'Histoire ! Et ce "H" majuscule ne se rapporte pas uniquement au fond historique de cette saga, mais aussi au réel talent de conteur de Fabien Neury. Il ne suffit pas en effet d'un "Il était un fois..." pour construire et rapporter une histoire qui vous prenne par la main et vous embarque dans les recoins les plus sombres de notre Histoire et de l'âme humaine, tout en sachant garder et montrer cette part d'humanité qui habite chacun de nous, malgré tout. C'est à travers la vie de ce Joseph Joanovici que Neury nous peint notre complexité en jouant sur les faits réels et son imagination pour construire cette fresque cynique et dramatique. Tous les ingrédients sont là et bien maîtrisés, dosés pour notre plus grande jouissance en tant que spectateur... Spectateurs, oui, voilà ce que nous sommes, à essayer de répondre à cette question si simple mais pourtant nécessaire : pourquoi ? Car du sens il en faut pour réussir à trouver attachant cet horrible personnage... Et au delà de cette apparente question banale et des motivations profondes d'êtres tels que "Monsieur Joseph", une autre question transparait : et nous, qu'aurions nous fait ou justement pas fait pendant cette période ? Pour illustrer ce récit d'une grande force, Neury est accompagné de Sylvain Vallée, que je découvre à travers cette série. Un dessin souple, assez réaliste et qui plante parfaitement l'époque et ses protagonistes : "on y est !". Sans être d'une grande originalité, son style colle pleinement au sujet. La narration graphique qu'il compose coule tranquillement, un peu comme un bon p'tit collabo sous l'occupation... Alors, reste un tome pour clore cette remarquable série : espérons qu'elle se terminera d'aussi belle façon qu'elle a été menée jusqu'ici ! De quoi même en faire une BD culte...

03/02/2011 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Noceurs
Les Noceurs

Quel bel album que ces noceurs ! Graphiquement, tout d'abord, car c'est cet aspect qui saute aux yeux : c'est original, innovant, beau et expressif. En quelques coups d'aquarelle qui se mélangent sans s'embrouiller, Brecht Evans déploie un monde qui a un pied dans la réalité et l'autre dans l'onirisme, avec un sens de l'économie du trait et de la couleur qui ne peuvent que laisser admiratif. Mais, paradoxalement, du fait même de cette originalité graphique, l'album peut faire un peu peur au premier abord, aussi me demandais-je en entamant la lecture : y a-t-il une histoire ? Est-elle compréhensible ? Intéressante ? Est-ce que ce graphisme ne rendrait pas confuse la narration ? J'étais un peu dubitative je l'avoue, à tel point que j'ai attendu 1 mois avant de m'y atteler. Eh bien j'avais tort : cet album se dévore, et malgré les apparences est très facile à lire et procure un grand plaisir de lecture. Les personnages sont bien vus et originaux, notamment ce charismatique et insaisissable Robbie qui attise toutes les convoitises... et, bien sûr, l'ambiance est envoutante. Une lecture originale et chaudement recommandée, donc, et qui vient de recevoir un très mérité "prix de l'audace" au dernier festival d'Angoulême, intitulé qui peut surprendre mais qui prend tout son sens à la lecture du livre.

02/02/2011 (modifier)
Par val62
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bunker
Bunker

Alors je donne cet avis après la lecture des 4 premiers tomes. Et je peux déjà dire que de tous les commentaires que j'ai posté, c'est la première fois que je met 5/5 à une série. Pourquoi une si bonne note? Je vais vous l'expliquer. -Commençons par l'univers de la série. Lors du premier tome, on débarque à plus de 6000 mètres d'altitude sur la Demarkacia, une sorte de frontière ultra sécurisée un peu à l'image de ce que l'on peut voir entre la Corée du Nord et du Sud. On suit l'histoire de Aleksi Stassik, un jeune militaire qui se retrouve pour plusieurs mois à cette Demarkacia qui a pour but premier d'empêcher l'invasion des Ieretiks, ennemis qui ne se sont pour l'instant jamais montrés... Mais n'oublions pas qui est aux commandes, Mr Bec! On se doute donc qu'il doit y avoir autre chose de l'autre côté des montagnes... Le premier tome se finit par une révélation qui frustrera sans aucun doute toutes les personnes qui n'ont pas la suite sous la main! -Pour le deuxième tome, changement de décor, on se retrouve transporté au milieu du désert, on commence à en apprendre plus sur les différents régimes en vigueur, sur le personnage principal et autre... -Je n'irai pas plus loin dans la description de l'histoire afin de ne pas gâcher le plaisir mais il y a deux choses à dire : -l'histoire est complexe, il m'a fallu plusieurs fois revenir en arrière et aussi relire les fiches des personnages pour bien comprendre la trame scénaristique ; -la série ne fait que se bonifier au fil du temps, ne vous fiez pas aux personnes qui n'ont lu que le premier tome, il ne faut surtout pas penser que le reste se fera dans sa continuité, de nombreuses surprises vous attendent... -Les dessins maintenant. Le premier tome a été dessiné par Christophe Bec, on retrouve donc un dessin réaliste (qui paraîtra froid pour certains mais c'est assez subjectif). Pour les autres tomes, c'est M Genzianella qui prend le relais. Pas de soucis à se faire, le changement se fait très bien, et on ne peut aucunement regretter ce changement de dessinateur contrairement à certaines séries (Walking Dead par exemple...). Rien à redire sur les couleurs, elles sont efficaces, très bien adaptées. Pour résumer, une révélation! J'avais rarement eu l'occasion de lire une série aussi originale, Christophe Bec nous montre bien que l'on peut faire d'excellents scénarios fantastiques, genre trop souvent sous-estimé ! Foncez NB : juste une petite phrase par rapport au budget. La série comporte 5 tomes, et un spin-off de 2 tomes nommé Bunker Fundations est prévu. Bon à savoir si on a l'intention de se mettre à cette série, à 13,50€ la BD, mieux vaut prévoir...

01/02/2011 (modifier)