Les derniers avis (9623 avis)

Par PAco
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Confrérie du crabe
La Confrérie du crabe

Ouch ! Quel graphisme mes amis ! C'est à coup sûr une des plus belle série que j'ai lu depuis ce début d'année. Jean-Baptiste Andreae que je découvre avec cette Confrérie, risque de rentrer dans les tablettes de mes dessinateurs favoris ! Alors pourquoi un simple 3/5 ? Je dirais plutôt 3.5/5, car je n'ai malheureusement sous le coude que les 2 premiers tomes de cette série... et c'est en refermant la deuxième partie que je découvre qu'il en existe une troisième... Frustration suprême ! Et moi je fais quoi maintenant, hein !!! Bref, ça reste un énorme coup de cœur, mais j'attendrai d'avoir lu le dernier opus pour finaliser ma note. Car cette série qui met en scène un groupe d'enfants plongé dans un cauchemar qui se veut le reflet de leurs angoisses face à la maladie est vraiment bien menée. Quel rythme ! Tant d'ailleurs dans le récit que dans la narration ! Les planches aux compositions recherchées (cette planche encrée en noir juste marquée du découpage des cases !!!) s'enchainent au rythme de cette fuite en avant dont sont victimes nos marmots. Et ce parcours est jalonné de rencontres toutes plus macabres et horribles les unes que les autres. On est presque dans le feuilletage d'un bestiaire fantastique, si l'on voulait être désobligeant. Il me reste juste à découvrir comment ce petit bijou graphique se termine, pour pleinement en apprécier les qualités et m'en faire une opinion juste... Suspens...

09/02/2011 (modifier)
Par domu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Petit Christian
Le Petit Christian

Je viens de finir le volume 2 du petit Christian mais je me rappelle peu du volume 1 que j’ai lu il y a quelques années. Je sais juste que j’avais passé un bon (mais court) moment de lecture et que ce volume 2 me parait plus abouti. Les différentes histoires toutes très drôles nous présentent la vie sentimentale de notre héros tout juste entré au collège. Tous les adultes sont d’ailleurs là pour lui dire que « attention c’est la sixième, finie la rigolade ! ». Il découvre ensuite, au grand désespoir de l’enfant qu’il est encore (représenté par son double déguisé en cow-boy), qu’il est attiré par Catie Borrie, une jolie jeune fille qu’il rencontre en vacances. Il s’enflamme alors pour elle et entame une correspondance platonique, bien qu’il s’imagine vivre une Grande Histoire d’Amour. Son imagination débordante est aussi bien illustrée dans les scènes de films qu’il se fait dans sa tête. On a droit a une savoureuse leçon sur l’amour donnée par Marlon Brando à Christian. ll est un peu geek avant l’heure : Il sait bien qu’il n’est pas très viril ni charismatique mais il se prend souvent pour un héros. Cette période de la vie est bien retranscrite (ça m’a rappelé quelques souvenirs…), tout ça sonne « vrai » au point où je me demande si cette bd est autobiographique. J’ai franchement ri à de nombreuses reprises notamment grâce au dessin : Le visage du petit Christian est très expressif et toujours marrant. J’en conseille l’achat même si la lecture est assez rapide pour 15euros.

08/02/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Singe qui aimait les fleurs
Le Singe qui aimait les fleurs

Qui n’a pas goûté à la solitude ne peut apprécier ni sa douceur ni son amertume. Krassinsky nous la livre ici au cœur d’un récit enrobé d’acidité et d’originalité, entre décalage et poésie sous-jacente, transpirant uniquement au travers des fleurs, qui elles seules ont le pouvoir de combler un vide par leur beauté et leurs senteurs, dans le cœur de notre petit Vernish, original rejeté par sa communauté. A côté de ça l’auteur enfile ses gros sabots et vient comme qui dirait mettre les pieds dans le plat avec ses bouteilles de Coca-Cola, tâche publicitaire dans ce monde vert, comme une aberration de la nature, à l’image de la guerre qui s’y déroule mais dont les petits singes ne semblent pas conscients, sinon lorsque le ciel se déchire sous le bruit des bombes, transformant l’horizon en fruit géant éclatant et lâchant son jus mortel sur la vie alentour… Ces humains, toujours là où ils ne devraient pas ! Dans un immense cadavre métallique posé au milieu de nulle part, demeure une autre vie solitaire, Koola, aigri, profiteur et égoïste, qui ne trouvera le salut que dans une fin merveilleusement fleurie. Vernish et Koola se rencontrent, Vernish aime Koola, Koola n‘aime personne... Krassinsky n’a pas oublié d’y insérer l’humour, aussi visuel que vache, souvent bête et con mais indiciblement jouissif. Vient parfaire le récit un dessin, fin et doux comme l’haleine chaude de la jungle, éructant souvent de vilaines trognes simiesques aux yeux immenses et aux regards vivants. Que la vie est compliquée pour un amateur de fleurs ! N’en attendez rien d’autre qu’un joli conte, où la morale aurait déserté depuis bien longtemps déjà ces contrées, partie se cacher au fin fond de la chevelure verte de la jungle.

08/02/2011 (modifier)
Couverture de la série Mutafukaz - Métamuta
Mutafukaz - Métamuta

Alors j'ai totalement découvert cet auteur grâce à Mutafukaz dans la mesure où c'est une "suite" du volume 2 sans vraiment en être une. En fait, c'est une sorte de voyage dans la tête de Angelino où Jérémie Labsolu a pu totalement se lâcher et jamais je ne remercierai assez Run (l'auteur de Mutafukaz) de l'avoir mis sur le coup car Labsolu est vraiment un vent de fraîcheur dans l'univers de la BD !!! Ce qu'il fait niveau dessins torturés mélangés parfois à des vraies photographies et niveau scénario labyrinthique est tout simplement incroyable. C'est innovant, déroutant (certes !) mais tellement plaisant !!! Bien sûr, pour apprécier, il faut accepter de se faire malmener par l'auteur, mais surtout, il faut avoir envie de faire un voyage dans le monde de l'illustration. Cette BD est totalement décousue, on retrouve plein de petites choses qui s'entremêlent avec subtilité et pas mal d'humour malgré tout. L'histoire n'est pas bien compliquée, mais elle est sublimée par ce style graphique que je n'avais jamais vu ailleurs !! Et en conclusion, ça devient un petit bijou !!! Non seulement Metamuta est un ovni à côté duquel il ne faut pas passer, mais en plus, il colle parfaitement à l'univers de Mutafukaz et l'aide même à grimper de plusieurs niveaux dans le côté onirique et poétique.

08/02/2011 (modifier)
Par goubet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Julius Corentin Acquefacques
Julius Corentin Acquefacques

La première fois que j'ai eu ce livre en main les dessins m'ont fait reculer tant ils n'avaient rien d'attirant. Puis, je demande à la bibliothécaire jeunesse ce qu'il y a d'intéressant à lire. Là, elle me dit il y a le nouveau Marc Antoine Mathieu qui vient de sortir (La 22 millième dimension). Ne connaissant rien de l'auteur je lui dis oui je vous suis. Horreur ! Elle me ressort l'un des livres de la série vu juste dix minutes avant ! Bon, puisque le destin veut que je le lise je le lirai. Et là je me prends une belle claque, la dernière était celle de mon père en primaire. Je me dis mon Dieu ce type est un génie. Pour moi c'est un dieu ! Ces livres m'ont beaucoup fait réfléchir, et je crois influencent notre psychologie. Je suis fier aujourd'hui d'admirer ses dessins moches. Les gens superficiels passeront à côté de cette merveille, bien fait pour eux. Il y a quelque chose de beau dans la façon de penser de l'artiste. Marc Antoine Mathieu était je crois ce qu'il manquait à la bibliothèque des bandes dessinées. Le seul point faible est qu'après avoir lu ces bds, les ouvrages qui nous surprennent sont devenus encore plus rares.

07/02/2011 (modifier)
Couverture de la série Haunt
Haunt

Voici mon coup de cœur du mois ! :) Le premier tome de ‘Haunt’ est vraiment une réussite. Les auteurs nous livrent une série d’une efficacité impressionnante ! 4/5 sans hésiter ! Daniel et Kurt Kilgore sont frères. Daniel est prêtre et Kurt agent spécial pour une agence gouvernementale. Les deux hommes ne se rencontrent que lorsque Kurt éprouve le besoin de confesser les meurtres et autres actions hautement répréhensibles auxquels son métier le contraint de se livrer. Daniel, soucieux d’épargner aux autres prêtres un tel étalage d’atrocités, se réserve l’exclusivité des confessions de Kurt. Mais c’est bien là tout ce qu’il est dorénavant prêt à faire pour ce frère qu’il déteste. Après la mort de Kurt, dans de mystérieuses circonstances, ce dernier revient hanter Daniel. Et les deux frères se rendent compte que, lorsque la forme ectoplasmique du premier rencontre le corps physique du second, celui-ci se transforme en une sorte de monstre aux membres visqueux et frétillants, une bestiole puissante et hargneuse, qui arrache des têtes à tour de bras, marche au plafond, etc. Le seul hic, c’est qu’il n’est toutefois pas aisé pour les frères Kilgore de se partager un seul et même corps… O.k., c’est gros… C’est même énorme ! Et je comprendrais tout à fait que certains n’arrivent pas à dépasser le postulat résolument fantastique de cette série. Mais franchement, le récit est tellement rythmé et bien amené que personnellement, cela ne m’a pas du tout dérangé. Le dessin est également un modèle d’énergie et de dynamisme, et sert parfaitement des scènes d’actions aussi musclées que sanglantes. Plus qu’une chose à dire : vivement la suite !

07/02/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Album de l'année
L'Album de l'année

Fabcaro est un de mes auteurs préférés, sur le plan de l'humour cependant. Adepte des récits à contrainte, il nous propose ici son journal de l'année 2009, chaque journée étant représentée par une case. Bien sûr sous un angle drôlatique. Aléas domestiques, soucis d'enfants, perte d'inspiration, tout y passe, et moi je me marre bien. On entre dans son quotidien -une fois de plus- mais Fabrice (oui je l'appelle Fabrice) arrive à toujours se renouveler dans ce genre pas si facile qu'est l'autobiographie romancée humoristique. Avec toujours ce dessin semi-réaliste si expressif. J'aime beaucoup, comme à chaque fois que l'auteur se met en scène.

07/02/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Nef des fous
La Nef des fous

J’ai eu la chance de pouvoir lire la série d’une traite et n’ai pas dû attendre 17 longues années avant d’en voir la fin, mais cette attente en vaut largement la peine. Graphiquement on ne frise pas, on est dans la perfection, à tous les niveaux, trait, couleurs, découpage, bulles, pas un seul détail n’a échappé à Turf pour faire un visuel cohérent et jouissif à lire. Côté scénario le récit est très original, bien que par moments j’ai noté quelques petites longueurs, mais le dessin et l’univers crées sont tellement prenants que finalement ce n’est absolument pas gênant. La seule chose que je regrette c’est que l’on ne connaisse pas plus le monde d’en haut qui reste très éludé, j’aurais bien aimé qu’une partie du scénario se focalise dessus ou qu’une petite suite viennent nous en apprendre plus à ce sujet. J’ai beaucoup apprécié le côté un peu absurde de certaines situations qui semblent mener quelque part mais qui n’aboutissent à rien et ce sans apporter de frustration. Le récit semble quelque peu décalé mais ses fondations sont solides et au bout du compte tout se tient, même les éléments apparemment branlants trouvent leur place dans l’histoire. Turf n’a rien laissé au hasard et met fin à chaque partie de son récit, que ce soit avec logique ou de manière plus déjanté, mais ne laisse rien en suspend. L’humour est présent tout au long de la bd, mais ce n’est pas un humour fait pour s’esclaffer mais qui prête plutôt à sourire ou à rire doucement. Voici un auteur peu prolifique mais méticuleux, comme je les aime.

07/02/2011 (modifier)
Couverture de la série Le Fils de l'ours père
Le Fils de l'ours père

Époustouflant ! Le Trait d'abord: tellement difforme mais surtout si déterminé. Car Presl sait exactement où il va. Cet ouvrage est muet mais nous dit énormément. et c'est très vite affolant d'être emmené si loin. Le fils de l'ours père est une BD sensationnelle, et terriblement profonde. Elle est une prise directe avec une des questions les plus existentielles, celle de la paternité, de l'héritage, de l'individu. Plus loin encore elle aborde le malaise de cette condition humaine (qui ici ne l'est pas tout à fait) dans laquelle certains trouvent parfois cette souffrance maladive, ce décalage, ce regard. De l'ours on passe à l'artiste bien sur, lui aussi en marge des hommes, lui aussi presque fou. Mais cette terrible souffrance, cet état de crise, cette folie créatrice n'est heureusement pas une finalité. Et rapidement la douceur le reprend. Comme si Oedipe décidait, pour une fois de prendre un autre chemin. Presl trouve ainsi une issue là où certains n'en sont pas revenu (je pense à Van Gogh entre autres ...) Et le trait laisse parfois place à la peinture: le chemin entre l'âme et le pinceau sont parfois si court, qu'on n'a jamais été si près de la "création". Les images ne racontent plus, elle expriment. On ne lit pas, on ressent. Comment peu on dire autant sans un mot ? dans une langue si personnelle et pourtant si universelle. Le fils de l'ours père est sans doute une des révélation d'angoulème cette année. (même si elle n'est pas primée) Je ne connais pas l'oeuvre de l'auteur, mais ce premier ouvrage porte une énérgie considérable, celle du Talent.

06/02/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Neuf Pieds Sous Terre
Neuf Pieds Sous Terre

Qu'est ce qui est le plus important ? être déçu avec la lecture futile d'une oeuvre inter-minable comme HK ou de passer 5 minutes mémorables avec un petit essai issu de l'Oubapo comme ce Neuf Pieds Sous Terre qui ne mérite surement pas les Neufs euros de son petit recueil ? Et bien moi j'ai choisi ! Rien de tel qu'un peu d'audace dans ce monde aseptisé et il aurait été dommage que cette petite oeuvre reste méconnue du grand comme du petit public :) Alors on est bien d'accord, ça se lit très rapidement et à vrai dire rien de neuf sous les chaumières. Pire : voici une oeuvre qui peut se lire avec autant de plaisir dans son intégralité sur une page net d'un blog quelconque et pourtant difficile d'être déçu dès qu'on a compris les mécanismes et l'originalité de ce petit bouquin. Il faut dire que Tanxxx est une artiste à part spécialisée dans un trait noir gras et précis illustrant affiches de concert de sombres groupes rock qui n'auront jamais les honneurs d'une grande médiatisation. Ce qui n'est pas non plus un mal. Mais voici une artiste singulière qui apporte autant de talent graphique qu'un Charles Burns ou un Mezzo. C'est d'autant plus drôle que les premières pages de Neuf pieds sous terre font peur... Le style est épuré au maximum et les pages reprennent en neuf cases l'avenir d'un chat qui n'a décidément pas beaucoup de chance puisqu'il meurt à chaque fois... Oui mais comme tout le monde le sait les chats ont neuf vies... et celui là dispose d'autant de possibilités de refaire son parcours en repoussant son destin funèbre d'une page à chaque fois.. Et autant de répétitions et de vies qui s'envolent... Et mais attendez ! A chaque fois que l'histoire recommence et s'étaye en autant de nombre de pages que nécessaire, le trait de Tanxxx se veut plus précis, plus joli... bref plus noir et c'est un régal que d'observer les différences entre les dessins... L'histoire se fait plus complète, plus longue à chaque fois pour arriver à une conclusion inévitable, drôle et définitive que je vous laisse découvrir par vous mêmes :) Sur que certains préfèreront investir dans le dernier opus d'une des séries sans fin du productif et vénal Corbeyran mais pour les autres curieux, ce petit bouquin est une curiosité à avoir et à ressortir de temps en temps comme un Va & Vient de Guibert ou un opus luxueux de la collection Patte de Mouche. Et ce chat en slip kangourou a un look définitivement rock'n roll et irrévencieux que je suggère de lire en écoutant Paranoïd Androïd de Radiohead pour être en osmose totale !

06/02/2011 (modifier)