Un petit coup de cœur pour ce one shot qui porte regard un peu désabusé mais pas foncièrement pessimiste sur l’Afrique.
Zidrou continue de nous surprendre et de nous émouvoir après des albums comme Lydie ou encore La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis. Il joue la carte de la sensibilité sur fond de contes africains . . . avec succès ! Le récit est vraiment touchant, dur par moment, avec des dialogues qui sonnent juste. Le final, qui voit fable et réalité se rencontrer, est plutôt bien vu. Bref, j’apprécie les scénarii de Zidrou que je trouve assez proches de ceux de Vehlmann. Zidrou a aussi l’art de dénicher de jeunes dessineux vraiment talentueux. Raphaël Beuchot a un bon coup de crayon, à la fois expressif et posé. Seules les couleurs paraissent un peu vives de prime abord mais elles s’accordent finalement plutôt bien avec le récit.
"Il était une fois" est à découvrir impérativement !
Épatante cette lecture !
Voilà du pur divertissement de grande qualité qui ne va pas révolutionner la machine puisqu'on est par les moult influences en terrain connu et conquis mais les différents éléments et clins d’œil contribuent à faire passer au lecteur un excellent moment !
Imaginez une époque où Napoléon aurait tout déboulonné en Europe afin d'ériger un Empire unique et flamboyant, une époque où la révolution industrielle aurait prodigué machines volantes à vapeur et automates destinés à effectuer les tâches ingrates des humains.
Humains ? Pas vraiment ici car Talbot emprunte de Blacksad la particularité des personnages animaliers, les hommes ou ce qu'il en reste constituent la "pate à pain" et sont prétextes à servir la cause animale, on peut y reconnaître pas mal de personnages célèbres dans ces deux tomes qui peuvent se lire complètement indépendamment l'un de l'autre tout en se complétant.
Les histoires mettent en scène l'inspecteur LeBrock, un blaireau bâti comme un gorille et malin comme son prédécesseur de Baker Street. Pourtant ses méthodes ressemblent plus à celles de l'inspecteur Harry car il n'hésite pas à faire preuve de violence pour arriver à ses fins.
Les enquêtes sont passionnantes car elles tournent toutes autour du pouvoir, de politique et d’événements contemporains comme le terrorisme. On a droit de façon très ludique également à toutes les fausses pistes, trahisons et retournements de circonstance... Un véritable petit régal d'autant plus jouissif que l'auteur n'a pas son pareil pour découper parfaitement les différentes scènes et ambiances.
Le monde ainsi créé et pivotant autour de Grandville (Paris) en devient des plus cohérents pour notre James Bond et la qualité des dessins est impressionnante même si on est encore loin de la maestria de ceux d'un Blacksad.
La colorisation informatique n'est pas du meilleur goût mais n'a rien de choquant en comparaison à ce que j'en lisais ici-même et s'améliore au fil des deux tomes. Certains éclairages sont même tout à fait appropriés et contribuent à donner un style et une ambiance toute particulière à certaines scènes....
Notez également le soin particulier apporté à l'édition de ces deux beaux bouquins dont le premier tome comporte également un cahier explicatif des plus convaincants...
Bref du très bon boulot, Grandville aspire à devenir une série culte au fur et à mesure de sa progression et ce n'est pas le plaisir ressenti à chaque page qui me fera en dire le contraire.
Très vivement recommandé et recommandable !
Je suis de ceux qui ont aimé le dessin de cette série. J'aime particulièrement la gueule que le dessinateur fait à ses personnages. C'est un vrai délice visuel !
Le scénario reprend la plupart des situations éculées du western (les voleurs de banques, la guerre de sécession, la ruée vers l'or) et y ajoute un humour totalement délirant. J'aime surtout la mère morte qui revient hanter le héros. Plusieurs passages sont très drôles et la seule chose que je regrette est que la série devient un peu moins passionnante dès que le héros retrouve son père. Et puis il manque un peu de charisme. Il est plus un spectateur qu'un vrai protagoniste de l'histoire.
Malgré ça, cela reste un des meilleurs western que j'ai lu même si ce n'est pas tout à fait un vrai western. C'est plus une comédie qui flirte entre l'hommage et la parodie.
La sortie de cet album est un petit événement. Voilà pourquoi je me suis décidé à l’acheter. Cette série est une œuvre de jeunesse d’Urasawa ( « Monster », « 21st Century Boys », « 20th Century Boys », « Pluto »), et elle vaut son pesant d’or. Panini a décidé de sortir tout de suite l’édition de luxe, et je les remercie de cette décision, car cela donne un bel album de 300 pages, avec des planches en couleurs. Le papier est un peu fin mais cela ne m’a pas gêné.
Parlons de l’histoire, maintenant. Naoki Urasawa est une sorte de touche à tout, il a exploré la science fiction, l’horreur, mais c’est la première fois qu’il nous livre une telle série. En effet, c’est un manga sportif, qui parle de tennis, mais c’est aussi un drame. En effet, le frère de Miyuki Umino, l’héroïne de ce manga, a cumulé des dettes. Deux Yakusas se rendent chez Miyuki pour lui demander de rentrer dans un bordel pour gagner de l’argent facilement, afin de rembourser. Miyuki décide de devenir une tenniswoman professionnelle. Mais le parcours sera semé d’embûches.
Nous avons ici un premier tome rafraîchissant, drôle et captivant. Les deux petits frères et la petite sœur de Miyuki ajoutent une touche d’humour que l’on ne trouve qu’ici. Les situations sont un peu exagérées, mais en même temps, c’est fait exprès. Le dessin est fluide, un peu moins beau que dans « Pluto », mais les scènes d’action sont très bien rendues.
Alors, un conseil, les réfractaires aux mangas sportifs, lisez tout de même ce « Happy ! », car c’est plus qu’un manga sportif, c’est une tranche de vie en manga (en effet, il n’y a qu’un match de tennis dans ce tome !). Je ne vous dévoile pas tout de cet album, car il y a tant à découvrir, tant de situations drôles, tristes, joyeuses, que je pourrais en écrire un roman !
Bref, ce tome 1, une fois dévoré, me donne vraiment envie de connaître la suite !
Edit après achat et lecture du tome 2 (18 juin 2010):
Le tome 2 continue sur sa lancée, avec une plongée dans le milieu du tennis (sponsors, rivalités entre joueuses....) bref, du tout bon encore, et on est toujours suspendu à cette série.
La suite! viiiiiite!
Edit après l'achat et lecture des tomes 3,4,5,6 et 7:
J'ajoute une étoile. Plus on avance dans l'histoire plus on s'attache aux personnages, l'auteur maîtrise bien son récit, on est scotché de la première à la dernière page. Exemple, j'ai lu les tome 5 et 6 en une seule fois alors qu'il sont longs de plus de 300 pages!Le dessin, même s'il s'améliore dans les prochaines séries de l'auteur, est tout de même très bien maîtrisé. Par contre bémol, plus de pages couleurs à partir du tome 5.
Quel merveille! Drôle, bouleversant, captivant... de la grande comédie dramatique!
It's magic!!
(par contre, il y a des défauts sur la couv du tome 7/ le personnage de la couverture du tome 8 apparait sur le dos et la quatrième de couverture du tome 7, je me demande q'il n'y aurait pas doublon du personnage sur le dos avec le tome 8, mais ce n'est que de l'esthétique, tout ça... ;) )
Voici la nouvelle série de Akimine Kamijyo, après Samurai deeper kyo et kurogame no karasu. On quitte ici les samourais pour une intrigue moderne ou une jeune fille, en rentrant chez elle, voit un garçon de sa classe de seconde en train de brûler des gens dans un étrange feu bleu. Elle va essayer par tous les moyens de connaître l'origine de cet étrange feu, et apprendra bien vite que ce garçon, Rei Ogami, n'est autre qu'un "code breaker", celui qui n'existe pas, chargé de "nettoyer" le monde des criminels en liberté.
Bien entendu, il y a quelques similitudes entre Code: Breaker et Samuraï Deeper Kyo, notamment le côté mystérieux de Rei et le fait qu'il soit accompagné d'une fille (ah, la douce Yuya s'est réincarnée !). Comparez par exemple la page 64-65 de ce tome 1 avec n'importe quel tome de Samurai Deeper Kyo où l'on a un gros plan de Kyo.
On a affaire ici à un rafraichissant mélange entre action, humour, suspens, et avec une pointe de shojo (les scènes au lycée de Sakura Sakurakoji (nom de l'héroïne), par exemple). Le fait que le personnage principal soit une fille (soit dit en passant une amoureuse des sports de combat) ajoute de la fraîcheur dans ce shonen intriguant dont le premier volume laisse présager une suite jouissive. Attention ! Un personnage meurt dans ce tome 1, sa mort est assez triste. Mais son "descendant" fait surface juste après et sera un personnage récurrent ! ;)
Pour l'instant, l'action se limite en un jeu dangereux entre Sakura et Rei, avec des "consumations" de malfrats, mais nul doute que la suite saura se montrer encore plus distrayante que dans ce premier volume. Une très bonne surprise.
Oeil pour oeil, dent pour dent, mal pour mal...
Note: 3,5/5
Après lecture du second volume (avril 2011):
On plonge de plus en plus profondément dans l'intrigue, avec l'apparition de nouveaux Code: Breakers, et le fait qu'Ogami ait une quête à remplir. L'humour est toujours aussi présent, et nous n'avons que peu d'indices pour l'instant, ce qui rend l'attente du prochain volume interminable !
Après lecture Du troisième volume (juin 2011):
Nous nous intéressons ici au passé de Sakura, mais l'intrigue n'avance pas. Le tout est toujours agréable, de nouveaux Code: Breakers apparaissent, mais j'ai un peu peur pour la suite... Je baisse ma note d'un point (0,5 car la note était en fait de 3,5/5).
Voilà, j'ose: 5/5 pour cette BD que j'ai trouvé "énormissime" !
Le dessin est superbe : le nez exorbitant de Gus, les mimiques des personnages chargées d’émotions, les mouvements des corps qui sont rendus à merveille... Blain est décidément un des meilleurs dessinateurs du moment.
Comme ça a déjà été dit, les couleurs sont elles aussi vraiment bien : très tranchées, de grands ensembles unis... original et bien trouvé.
L'histoire est elle aussi super originale, je trouve : trois "outlaws" qui pillent les banques mais qui ont leurs faiblesses, avec les femmes principalement. Ce sont de grands romantiques, et c'est un contraste vraiment marrant avec l'image mythique du hors-la-loi.
Tous les trois sont attachants, et on suit tantôt l'histoire de l'un, tantôt l'histoire de l'autre.
Je relis les tomes 1 et 2 de Gus très souvent et toujours avec plaisir. J'adore cette BD !
C'est sur les conseils d'une connaissance que j'ai fait l'acquisition de cet album, et je suis loin de le regretter !
Première bonne surprise : bel objet ! En effet, un format à l'italienne original, une couverture attrayante, un papier de qualité et au premier feuilletage, le graphisme de cette BD me plait. Tout s'annonce pour le mieux, reste à découvrir la bête en profondeur.
Et l'essai est plus que transformé pour ce qui me concerne. Graphiquement tout d'abord, ce premier album d'Aurélien Maury est impressionnant de qualité. Son trait simple, tout en ligne claire, rehaussé par une palette de couleurs magnifiques m'a conquis rapidement. Ajoutez à ce coup de patte un véritable travail de composition et des pages audacieuses (pleine page, pleine double page, page noire, triptyque de vignettes sur une page...) et vous sortez de votre lecture impressionné par le talent de cet auteur.
Le récit est aussi intéressant. Maury traite de ce difficile moment de transition entre l'âge adulte et l'enfance. Avancer dans la vie se fait au prix de sacrifices et/ou de renoncements qui nous permettent de construire d'autres choses.
Larry en fait ici la difficile expérience, surtout que ce n'est pas la moitié d'un empoté. C'est par ailleurs peut-être une des seules choses qui m'ait un peu déplu dans cette BD. On a envie de lui foutre des coups de pied au cul au Larry tellement il est con-con avec sa Alice.
La narration qu'impose Maury de par le format et la composition de ses planches est parfaite. On se laisse porter par cette tranche de vie et ces personnages pourtant banals. Je note l'originalité du nounours à la clope de Larry, qui lui fait office de conscience : j'ai adoré !
Au final, cette BD m'a vraiment emballé, surtout par la qualité de son travail graphique. L'histoire est sympa, le thème abordé intéressant et bien traité, même si certaines allégories sont parfois un peu grosses et le personnage de Larry un brin énervant.
Un premier album TRES réussi et qui espérons-le n'est que le premier d'une longue série.
Alors histoire de faire court, j'ai lu Walking Dead il y a peu de temps et je trouve très étrange qu'une comparaison puisse être faite entre les deux.... Toutes les histoires de zombies se ressemblent et ces deux-la pas plus que deux autres...
Passons maintenant à la bd en elle-même:
Graphismes inconstants... On a parfois des très beaux dessins (notamment la double page) et parfois une absence de travail notamment dans les visages de personnages en second plan... Bon ça ne perturbe pas la lecture mais c'est tout de même dommage...
Au niveau de la colorisation, c'est bien joué. Sombre tout en laissant des cases lumineuses par moment. Ce petit jeu de couleurs permet de bien mettre en relief les sensations de notre personnage et ainsi comprendre ce qu'il ressent.
Cela permet par ailleurs un travail intéressant sur le ressenti des personnages et leur psychologie. Ce n'est pas seulement une histoire gore de zombies, c'est aussi une analyse du comportement humain lors de situations de crise. Ici, l'aspect psychologique est bien transmis et permet une fluidité parfaite de l'histoire laissant place à des transitions bien jouées et des ellipses bien calculées. Cela nous rend un récit épuré, clair et surtout efficace. On n'a pas le temps de s'ennuyer!
Cette bd est un bijou pour les amateurs d'histoires de zombies (comme moi !!). A avoir absolument car elle gagnerait à être aussi connue que son homologue en comics!
C’est en postant « les campeurs » que je me suis souvenu de cette série que j’ai, déjà, oubliée…C’est vrai que camping = pétanque dans de nombreux cas.
Pourtant, c’est une bonne petite série, agréable de lecture et au graphisme plaisant. Les personnages sont bien typés et représentent une fameuse palette de gugusses qui sont quand même des gens que l’on pourrait croiser ou connaître « en vrai ».
Ces « pétanqueurs », c’est une sorte de dictionnaire visuel d’une certaine faune, embelli avec des expressions du Sud. Les auteurs ont bien étudiés ces « fadas » et nous les rendent ici dans des séquences qui, si elle ne font pas s’esclaffer, prêtent souvent à sourire.
Cocasse par moments, ce tome propose de bons petits scénarios ainsi qu’une brochette « d’acteurs » pas piquée des vers.
Divertissant.
A vrai dire, vu la qualité du recueil perçue dans La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis, je n'en attendais pas moins de "Lydie" avec toujours un Zidrou aussi doué pour piquer et éclairer le quotidien des gens que l'on côtoie ainsi que des qualités esthétiques évidentes de Jordi Lafèvre qui explose et expose enfin ici...
L’œuvre commence par des mots touchants de Zidrou à l'intention de son défunt père... ça n'a l'air de rien comme ça mais ça a le mérite d'annoncer la couleur, oui ce récit est sensible et touchant sans être larmoyant grâce aux grands talents des auteurs qui forment une parfaite association.
Car le parti pris est de croquer des petits détails de la vie et de son quotidien par petites touches de personnages secondaires...
Le père Tchou-Tchou et ses voisins de l'impasse du bébé à moustaches vont s'associer à la peine de Camille, jeune fille mère un peu simplette, qui a perdu son unique enfant mort-née Lydie en considérant qu'elle revient du ciel et est toujours présente....
Alors forcément c'est un peu tiré par les cheveux et on peut s'étonner ou rire de cette présence invisible (toutes les étapes de la vie d'un enfant sont là du berceau à l'école sauf qu'il n'y a personne) mais c'est aussi la solidarité et la gentillesse de cette population qui rend le récit si attachant.
Personne n'est dupe mais la mise en scène est si jolie que le lecteur s'imagine presque le dessin de cette petite Lydie d'autant plus que certaines petites touches laissent à supposer que........ l'on passe un merveilleux moment en la compagnie de ce bouquin qui croque et sublime chacun de ses personnages comme si tout un chacun avait le rôle principal. La beauté du trait de Jordi Lafèvre et l'humour léger tendent à maintenir agréablement cette situation de flottement dans lequel on se trouve...
Car c'est un sujet malgré tout dur et limite tabou dont on parle ici avec le décès d'un proche et le combat de l'amour plus fort que la mort. Écrit tel quel cela prête surement à rire mais les auteurs ont su trouver le ton juste pour donner une belle leçon de vie bien plus qu'une leçon de morale et j'ai beaucoup apprécié ce fil du rasoir.
"La foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit" parait-il...
Avec "La vieille dame..." et "Lydie", Zidrou nous montre le contraire... :)
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Un petit coup de cœur pour ce one shot qui porte regard un peu désabusé mais pas foncièrement pessimiste sur l’Afrique. Zidrou continue de nous surprendre et de nous émouvoir après des albums comme Lydie ou encore La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis. Il joue la carte de la sensibilité sur fond de contes africains . . . avec succès ! Le récit est vraiment touchant, dur par moment, avec des dialogues qui sonnent juste. Le final, qui voit fable et réalité se rencontrer, est plutôt bien vu. Bref, j’apprécie les scénarii de Zidrou que je trouve assez proches de ceux de Vehlmann. Zidrou a aussi l’art de dénicher de jeunes dessineux vraiment talentueux. Raphaël Beuchot a un bon coup de crayon, à la fois expressif et posé. Seules les couleurs paraissent un peu vives de prime abord mais elles s’accordent finalement plutôt bien avec le récit. "Il était une fois" est à découvrir impérativement !
Grandville
Épatante cette lecture ! Voilà du pur divertissement de grande qualité qui ne va pas révolutionner la machine puisqu'on est par les moult influences en terrain connu et conquis mais les différents éléments et clins d’œil contribuent à faire passer au lecteur un excellent moment ! Imaginez une époque où Napoléon aurait tout déboulonné en Europe afin d'ériger un Empire unique et flamboyant, une époque où la révolution industrielle aurait prodigué machines volantes à vapeur et automates destinés à effectuer les tâches ingrates des humains. Humains ? Pas vraiment ici car Talbot emprunte de Blacksad la particularité des personnages animaliers, les hommes ou ce qu'il en reste constituent la "pate à pain" et sont prétextes à servir la cause animale, on peut y reconnaître pas mal de personnages célèbres dans ces deux tomes qui peuvent se lire complètement indépendamment l'un de l'autre tout en se complétant. Les histoires mettent en scène l'inspecteur LeBrock, un blaireau bâti comme un gorille et malin comme son prédécesseur de Baker Street. Pourtant ses méthodes ressemblent plus à celles de l'inspecteur Harry car il n'hésite pas à faire preuve de violence pour arriver à ses fins. Les enquêtes sont passionnantes car elles tournent toutes autour du pouvoir, de politique et d’événements contemporains comme le terrorisme. On a droit de façon très ludique également à toutes les fausses pistes, trahisons et retournements de circonstance... Un véritable petit régal d'autant plus jouissif que l'auteur n'a pas son pareil pour découper parfaitement les différentes scènes et ambiances. Le monde ainsi créé et pivotant autour de Grandville (Paris) en devient des plus cohérents pour notre James Bond et la qualité des dessins est impressionnante même si on est encore loin de la maestria de ceux d'un Blacksad. La colorisation informatique n'est pas du meilleur goût mais n'a rien de choquant en comparaison à ce que j'en lisais ici-même et s'améliore au fil des deux tomes. Certains éclairages sont même tout à fait appropriés et contribuent à donner un style et une ambiance toute particulière à certaines scènes.... Notez également le soin particulier apporté à l'édition de ces deux beaux bouquins dont le premier tome comporte également un cahier explicatif des plus convaincants... Bref du très bon boulot, Grandville aspire à devenir une série culte au fur et à mesure de sa progression et ce n'est pas le plaisir ressenti à chaque page qui me fera en dire le contraire. Très vivement recommandé et recommandable !
Outlaw
Je suis de ceux qui ont aimé le dessin de cette série. J'aime particulièrement la gueule que le dessinateur fait à ses personnages. C'est un vrai délice visuel ! Le scénario reprend la plupart des situations éculées du western (les voleurs de banques, la guerre de sécession, la ruée vers l'or) et y ajoute un humour totalement délirant. J'aime surtout la mère morte qui revient hanter le héros. Plusieurs passages sont très drôles et la seule chose que je regrette est que la série devient un peu moins passionnante dès que le héros retrouve son père. Et puis il manque un peu de charisme. Il est plus un spectateur qu'un vrai protagoniste de l'histoire. Malgré ça, cela reste un des meilleurs western que j'ai lu même si ce n'est pas tout à fait un vrai western. C'est plus une comédie qui flirte entre l'hommage et la parodie.
Happy!
La sortie de cet album est un petit événement. Voilà pourquoi je me suis décidé à l’acheter. Cette série est une œuvre de jeunesse d’Urasawa ( « Monster », « 21st Century Boys », « 20th Century Boys », « Pluto »), et elle vaut son pesant d’or. Panini a décidé de sortir tout de suite l’édition de luxe, et je les remercie de cette décision, car cela donne un bel album de 300 pages, avec des planches en couleurs. Le papier est un peu fin mais cela ne m’a pas gêné. Parlons de l’histoire, maintenant. Naoki Urasawa est une sorte de touche à tout, il a exploré la science fiction, l’horreur, mais c’est la première fois qu’il nous livre une telle série. En effet, c’est un manga sportif, qui parle de tennis, mais c’est aussi un drame. En effet, le frère de Miyuki Umino, l’héroïne de ce manga, a cumulé des dettes. Deux Yakusas se rendent chez Miyuki pour lui demander de rentrer dans un bordel pour gagner de l’argent facilement, afin de rembourser. Miyuki décide de devenir une tenniswoman professionnelle. Mais le parcours sera semé d’embûches. Nous avons ici un premier tome rafraîchissant, drôle et captivant. Les deux petits frères et la petite sœur de Miyuki ajoutent une touche d’humour que l’on ne trouve qu’ici. Les situations sont un peu exagérées, mais en même temps, c’est fait exprès. Le dessin est fluide, un peu moins beau que dans « Pluto », mais les scènes d’action sont très bien rendues. Alors, un conseil, les réfractaires aux mangas sportifs, lisez tout de même ce « Happy ! », car c’est plus qu’un manga sportif, c’est une tranche de vie en manga (en effet, il n’y a qu’un match de tennis dans ce tome !). Je ne vous dévoile pas tout de cet album, car il y a tant à découvrir, tant de situations drôles, tristes, joyeuses, que je pourrais en écrire un roman ! Bref, ce tome 1, une fois dévoré, me donne vraiment envie de connaître la suite ! Edit après achat et lecture du tome 2 (18 juin 2010): Le tome 2 continue sur sa lancée, avec une plongée dans le milieu du tennis (sponsors, rivalités entre joueuses....) bref, du tout bon encore, et on est toujours suspendu à cette série. La suite! viiiiiite! Edit après l'achat et lecture des tomes 3,4,5,6 et 7: J'ajoute une étoile. Plus on avance dans l'histoire plus on s'attache aux personnages, l'auteur maîtrise bien son récit, on est scotché de la première à la dernière page. Exemple, j'ai lu les tome 5 et 6 en une seule fois alors qu'il sont longs de plus de 300 pages!Le dessin, même s'il s'améliore dans les prochaines séries de l'auteur, est tout de même très bien maîtrisé. Par contre bémol, plus de pages couleurs à partir du tome 5. Quel merveille! Drôle, bouleversant, captivant... de la grande comédie dramatique! It's magic!! (par contre, il y a des défauts sur la couv du tome 7/ le personnage de la couverture du tome 8 apparait sur le dos et la quatrième de couverture du tome 7, je me demande q'il n'y aurait pas doublon du personnage sur le dos avec le tome 8, mais ce n'est que de l'esthétique, tout ça... ;) )
Code: Breaker
Voici la nouvelle série de Akimine Kamijyo, après Samurai deeper kyo et kurogame no karasu. On quitte ici les samourais pour une intrigue moderne ou une jeune fille, en rentrant chez elle, voit un garçon de sa classe de seconde en train de brûler des gens dans un étrange feu bleu. Elle va essayer par tous les moyens de connaître l'origine de cet étrange feu, et apprendra bien vite que ce garçon, Rei Ogami, n'est autre qu'un "code breaker", celui qui n'existe pas, chargé de "nettoyer" le monde des criminels en liberté. Bien entendu, il y a quelques similitudes entre Code: Breaker et Samuraï Deeper Kyo, notamment le côté mystérieux de Rei et le fait qu'il soit accompagné d'une fille (ah, la douce Yuya s'est réincarnée !). Comparez par exemple la page 64-65 de ce tome 1 avec n'importe quel tome de Samurai Deeper Kyo où l'on a un gros plan de Kyo. On a affaire ici à un rafraichissant mélange entre action, humour, suspens, et avec une pointe de shojo (les scènes au lycée de Sakura Sakurakoji (nom de l'héroïne), par exemple). Le fait que le personnage principal soit une fille (soit dit en passant une amoureuse des sports de combat) ajoute de la fraîcheur dans ce shonen intriguant dont le premier volume laisse présager une suite jouissive. Attention ! Un personnage meurt dans ce tome 1, sa mort est assez triste. Mais son "descendant" fait surface juste après et sera un personnage récurrent ! ;) Pour l'instant, l'action se limite en un jeu dangereux entre Sakura et Rei, avec des "consumations" de malfrats, mais nul doute que la suite saura se montrer encore plus distrayante que dans ce premier volume. Une très bonne surprise. Oeil pour oeil, dent pour dent, mal pour mal... Note: 3,5/5 Après lecture du second volume (avril 2011): On plonge de plus en plus profondément dans l'intrigue, avec l'apparition de nouveaux Code: Breakers, et le fait qu'Ogami ait une quête à remplir. L'humour est toujours aussi présent, et nous n'avons que peu d'indices pour l'instant, ce qui rend l'attente du prochain volume interminable ! Après lecture Du troisième volume (juin 2011): Nous nous intéressons ici au passé de Sakura, mais l'intrigue n'avance pas. Le tout est toujours agréable, de nouveaux Code: Breakers apparaissent, mais j'ai un peu peur pour la suite... Je baisse ma note d'un point (0,5 car la note était en fait de 3,5/5).
Gus
Voilà, j'ose: 5/5 pour cette BD que j'ai trouvé "énormissime" ! Le dessin est superbe : le nez exorbitant de Gus, les mimiques des personnages chargées d’émotions, les mouvements des corps qui sont rendus à merveille... Blain est décidément un des meilleurs dessinateurs du moment. Comme ça a déjà été dit, les couleurs sont elles aussi vraiment bien : très tranchées, de grands ensembles unis... original et bien trouvé. L'histoire est elle aussi super originale, je trouve : trois "outlaws" qui pillent les banques mais qui ont leurs faiblesses, avec les femmes principalement. Ce sont de grands romantiques, et c'est un contraste vraiment marrant avec l'image mythique du hors-la-loi. Tous les trois sont attachants, et on suit tantôt l'histoire de l'un, tantôt l'histoire de l'autre. Je relis les tomes 1 et 2 de Gus très souvent et toujours avec plaisir. J'adore cette BD !
Le Dernier Cosmonaute
C'est sur les conseils d'une connaissance que j'ai fait l'acquisition de cet album, et je suis loin de le regretter ! Première bonne surprise : bel objet ! En effet, un format à l'italienne original, une couverture attrayante, un papier de qualité et au premier feuilletage, le graphisme de cette BD me plait. Tout s'annonce pour le mieux, reste à découvrir la bête en profondeur. Et l'essai est plus que transformé pour ce qui me concerne. Graphiquement tout d'abord, ce premier album d'Aurélien Maury est impressionnant de qualité. Son trait simple, tout en ligne claire, rehaussé par une palette de couleurs magnifiques m'a conquis rapidement. Ajoutez à ce coup de patte un véritable travail de composition et des pages audacieuses (pleine page, pleine double page, page noire, triptyque de vignettes sur une page...) et vous sortez de votre lecture impressionné par le talent de cet auteur. Le récit est aussi intéressant. Maury traite de ce difficile moment de transition entre l'âge adulte et l'enfance. Avancer dans la vie se fait au prix de sacrifices et/ou de renoncements qui nous permettent de construire d'autres choses. Larry en fait ici la difficile expérience, surtout que ce n'est pas la moitié d'un empoté. C'est par ailleurs peut-être une des seules choses qui m'ait un peu déplu dans cette BD. On a envie de lui foutre des coups de pied au cul au Larry tellement il est con-con avec sa Alice. La narration qu'impose Maury de par le format et la composition de ses planches est parfaite. On se laisse porter par cette tranche de vie et ces personnages pourtant banals. Je note l'originalité du nounours à la clope de Larry, qui lui fait office de conscience : j'ai adoré ! Au final, cette BD m'a vraiment emballé, surtout par la qualité de son travail graphique. L'histoire est sympa, le thème abordé intéressant et bien traité, même si certaines allégories sont parfois un peu grosses et le personnage de Larry un brin énervant. Un premier album TRES réussi et qui espérons-le n'est que le premier d'une longue série.
Zombies (Soleil)
Alors histoire de faire court, j'ai lu Walking Dead il y a peu de temps et je trouve très étrange qu'une comparaison puisse être faite entre les deux.... Toutes les histoires de zombies se ressemblent et ces deux-la pas plus que deux autres... Passons maintenant à la bd en elle-même: Graphismes inconstants... On a parfois des très beaux dessins (notamment la double page) et parfois une absence de travail notamment dans les visages de personnages en second plan... Bon ça ne perturbe pas la lecture mais c'est tout de même dommage... Au niveau de la colorisation, c'est bien joué. Sombre tout en laissant des cases lumineuses par moment. Ce petit jeu de couleurs permet de bien mettre en relief les sensations de notre personnage et ainsi comprendre ce qu'il ressent. Cela permet par ailleurs un travail intéressant sur le ressenti des personnages et leur psychologie. Ce n'est pas seulement une histoire gore de zombies, c'est aussi une analyse du comportement humain lors de situations de crise. Ici, l'aspect psychologique est bien transmis et permet une fluidité parfaite de l'histoire laissant place à des transitions bien jouées et des ellipses bien calculées. Cela nous rend un récit épuré, clair et surtout efficace. On n'a pas le temps de s'ennuyer! Cette bd est un bijou pour les amateurs d'histoires de zombies (comme moi !!). A avoir absolument car elle gagnerait à être aussi connue que son homologue en comics!
Les Pétanqueurs
C’est en postant « les campeurs » que je me suis souvenu de cette série que j’ai, déjà, oubliée…C’est vrai que camping = pétanque dans de nombreux cas. Pourtant, c’est une bonne petite série, agréable de lecture et au graphisme plaisant. Les personnages sont bien typés et représentent une fameuse palette de gugusses qui sont quand même des gens que l’on pourrait croiser ou connaître « en vrai ». Ces « pétanqueurs », c’est une sorte de dictionnaire visuel d’une certaine faune, embelli avec des expressions du Sud. Les auteurs ont bien étudiés ces « fadas » et nous les rendent ici dans des séquences qui, si elle ne font pas s’esclaffer, prêtent souvent à sourire. Cocasse par moments, ce tome propose de bons petits scénarios ainsi qu’une brochette « d’acteurs » pas piquée des vers. Divertissant.
Lydie
A vrai dire, vu la qualité du recueil perçue dans La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis, je n'en attendais pas moins de "Lydie" avec toujours un Zidrou aussi doué pour piquer et éclairer le quotidien des gens que l'on côtoie ainsi que des qualités esthétiques évidentes de Jordi Lafèvre qui explose et expose enfin ici... L’œuvre commence par des mots touchants de Zidrou à l'intention de son défunt père... ça n'a l'air de rien comme ça mais ça a le mérite d'annoncer la couleur, oui ce récit est sensible et touchant sans être larmoyant grâce aux grands talents des auteurs qui forment une parfaite association. Car le parti pris est de croquer des petits détails de la vie et de son quotidien par petites touches de personnages secondaires... Le père Tchou-Tchou et ses voisins de l'impasse du bébé à moustaches vont s'associer à la peine de Camille, jeune fille mère un peu simplette, qui a perdu son unique enfant mort-née Lydie en considérant qu'elle revient du ciel et est toujours présente.... Alors forcément c'est un peu tiré par les cheveux et on peut s'étonner ou rire de cette présence invisible (toutes les étapes de la vie d'un enfant sont là du berceau à l'école sauf qu'il n'y a personne) mais c'est aussi la solidarité et la gentillesse de cette population qui rend le récit si attachant. Personne n'est dupe mais la mise en scène est si jolie que le lecteur s'imagine presque le dessin de cette petite Lydie d'autant plus que certaines petites touches laissent à supposer que........ l'on passe un merveilleux moment en la compagnie de ce bouquin qui croque et sublime chacun de ses personnages comme si tout un chacun avait le rôle principal. La beauté du trait de Jordi Lafèvre et l'humour léger tendent à maintenir agréablement cette situation de flottement dans lequel on se trouve... Car c'est un sujet malgré tout dur et limite tabou dont on parle ici avec le décès d'un proche et le combat de l'amour plus fort que la mort. Écrit tel quel cela prête surement à rire mais les auteurs ont su trouver le ton juste pour donner une belle leçon de vie bien plus qu'une leçon de morale et j'ai beaucoup apprécié ce fil du rasoir. "La foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit" parait-il... Avec "La vieille dame..." et "Lydie", Zidrou nous montre le contraire... :)