Les derniers avis (9626 avis)

Par Snip
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Idées noires ?! On n'a pas fait grand chose de mieux sur le thème de l'humour noir. Le trait de Franquin est toujours aussi reconnaissable mais là, c'est l'autre côté de son humour, celui qui ne passe pas de façon aussi claire dans Gaston Lagaffe. Le choix du noir/blanc sans compromis met en valeur la qualité du trait et le sens du portrait. Immanquable, culte, grinçant et insupportable mais tellement vrai !

04/07/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Wally Doyle et le Passe-Mémoire
Wally Doyle et le Passe-Mémoire

Voici un petit bouquin fort étonnant et distrayant ! Comme déjà écrit ici, son format manga risque de le rendre inaperçu pour le commun des mortels qui n'y verra qu'un bouquin de plus. C'est pourtant de ce coté-ci de l'Occident que cette histoire complète a été conçue et réalisée et il serait fort dommage de passer à coté. Wally Doyle est un jeune garçon blond et à l'épi immédiatement reconnaissable. Son père a quitté le foyer familial pour une autre femme et sa mère s’apprête à se marier avec le riche duc de la région qui rejette notre candide héros vivant chez ses grand parents. Mais sa rencontre avec Renarde, une habitante espiègle et dégourdie de la forêt va lever le voile sur ces mystères familiaux et créer une nouvelle complicité entre ces deux nouveaux amis. L'histoire est plantée et les auteurs s'en sortent à merveille avec un conte malin, rythmé faisant la part belle à l'humour et aux rencontres improbables avec des habitants de la forêt tantôt stupides, méchants, effrayants ou attachants mais ce récit est une pure merveille du 9ème art dont certains thèmes comme le rejet de parents pour les enfants, thème déjà abordé maintes et maintes fois comme dans le classique Petit Poucet font merveille par la modernité et l'ingéniosité des propos. Le dessin de Patrick Le Sourd n'est pas en reste et colle tout à fait aux propos par son style léger et talentueux. La petite Renarde est un personnage aussi mignon que charismatique ! Ce qui est dommage c'est effectivement le format trop réduit de la bd. Il y a certes beaucoup à lire mais la qualité est telle qu'on pourrait se mettre à rêver d'une réédition rendant enfin justice au talent des auteurs. Le bon coté des choses en ce début de l'été, c'est que voici l'oeuvre idéale à emporter dans toutes les valises de départs en vacances par son faible encombrement sans oublier qu'il s'agira d'une lecture idéale pour parents et enfants ce qui n'est pas si courant. Wally Doyle et le Passe-Mémoire est un petit chef d'oeuvre de poésie qui peut faire également réfléchir et dont la phrase de conclusion va vous amener le sourire... Evitez de perdre également la mémoire et courez vite le lire ! Un gros merci à Miranda pour ce précieux cadeau et cette belle découverte !

04/07/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Salvatore
Salvatore

3.5 Une série bien délirante. J'aime quand je suis totalement incapable de prévoir ce que je vais lire. Le scénario est rempli d'imagination et chaque tome est rempli de bonnes trouvailles. J'aime beaucoup la truie et la chatte qui a adopté un des petits de la truie. Il y a quelque chose de poétique dans leurs histoires, spécialement avec la truie victime d'un monde cruel et froid. En revanche, j'avoue avoir un peu de mal avec le héros lui-même. Son histoire est pas mal et j'aime ses interactions avec son 'humain', mais son histoire d'amour ne me séduit guère et je me suis un peu emmerdé durant le dernier tome à cause de ça. J'espère que la suite va le rendre plus intéressant. Hormis se défaut, j'ai vraiment pris du plaisir durant ma lecture. Je pense que je vais regarder de plus près les autres œuvres de Crécy.

03/07/2011 (modifier)
Couverture de la série Aspic Détectives de l'étrange
Aspic Détectives de l'étrange

J'ai beaucoup aimé. Le dessin est rond, pas trop réaliste, les couleurs un peu sombres, mais le Paris du XIX est bien rendu. Le scénario mélange agréablement tout les poncifs et clichés de l'époque et on retrouve avec plaisir le chevalier Dupin et une agréable héroïne ... ainsi qu'un sympathique "jeune" homme. Ça me fais penser au "Arcanes du midi-minuit" ... en mieux ! Certes, le second tome est un poil condensé et l'histoire aurait pu se conter sur 3 tomes, mais c'est en général le défaut inverse que je reproche aux série ... interminables .... Un franc succès, j'attends la suite avec impatience.

02/07/2011 (modifier)
Couverture de la série Freaks' Squeele
Freaks' Squeele

Cela faisait longtemps qu'une BD de pur divertissement ne m'avait autant enthousiasmé. Et pourtant, j'avais quelques doutes au départ. Style emprunté aux mangas (dessin et dynamique), école de super-héros/sorciers/etc..., rythme trépidant, arts martiaux, bestiaire classique du fantastique, gothisme "burtonien", références cinématographiques en pagaille et surtout pour le cinéma-bis... Bref, je m'étais dit que ce Florent Maudoux, malin (dans le sens péjoratif d' "opportuniste"), avait mis dans sa marmite à peu près tout ce qui a bien marché ces dernières années pour en faire une ratatouille peu digeste. Et effectivement, ce n'est pas faux, dans un sens. Sauf que... elle se révèle non seulement très digeste, cette ratatouille, mais même succulente... comme une Succube Pizza. Et ce n'est pas la moindre des qualités de Maudoux d'avoir su créer une série aussi bourrative sans que le lecteur se sente balloné. Au contraire, tout au long de quatre tomes bien épais et mouvementés, la qualité ne faiblit pas et on ne ressent aucune lassitude. Il n'est pas nécessaire de se lancer dans une longue analyse mais seulement constater que la sauce prend, à la fois par ses ingrédients déjà cités et admirablement introduits mais aussi et surtout par cette "Maudoux touch" dans l'art de les accomoder : le second degré, la loufoquerie et même la déconne permanente n'empêche pas ses histoires de rester très cohérentes et bien équilibrées. Et puis, chaque tome est un feu d'artifice d'inventivité, les scènes anthologiques ne manquant pas (la scène des paréos à la piscine, les hommes-biscuits en pleine insurrection, la course-poursuite en pédalo, etc...). Quant aux personnages, ils crèvent les pages de leur forte présence. Avec le trio de tête bien sûr (Ombre, l'homme-loup discret dont émane une force tranquille, Chance la démonette pétillante et malicieuse et Xiong-Mao la charismatique et gracieuse adepte d'un art martial inédit d'une belle élégance : le Flamendo) formant une équipe gagnante de choc et de charme, quel que soit l'ordre dans lequel on les place. Mais aussi certains seconds rôles tels que Sablon, Scipio, Amanite ou l'impressionnant Funérailles, tous également mémorables. En fait, chaque personnage est intéressant, quel que soit son importance. J'ajoute que, malgré l'intention de l'auteur de faire passer un bon moment au lecteur sans se prendre la tête, Maudoux glisse aussi, au milieu de cette mêlée dantesque jubilatoire, une petite critique des institutions bien pensantes et ne se gêne pas pour montrer, goguenard, tout le dédain qu'il voue aux petits saints trop propres sur eux et, à l'inverse, son amour pour les freaks, les marginaux, les cancres, les losers, les habitués du dernier rang mais qui possèdent en eux bien des ressources. Ce que sont ces personnages principaux tellement attachants. Bref, je pensais avoir toutes les raisons de me méfier et j'ai été emballé. A dévorer.

01/07/2011 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Savane - La Saga des Munroe (Les Munroe)
Savane - La Saga des Munroe (Les Munroe)

Les Munroe s'inscrit dans la tradition des grandes sagas familiales et ce premier tome met l'eau à la bouche. L'entrée en matière est prenante dès les premières pages. Superbes paysages au coeur de la savane, puis plongée dans l'exploitation de café familiale et découverte assez directe des protagonistes. Les relations familiales sont loin d'être au beau fixe, entre le père avide de pouvoir qui prépare son remariage et les enfants pas franchement unis non plus. L'un deux vient de s'évader de prison, la police est à ses trousses... Ah la jolie entrée en matière que voilà ! Le scénario est efficace et rondement mené. On arrive déjà à sentir que certains personnages sont troubles, le mystère entourant la cupalbilité du fils est bien prenant, pareil pour ce qui entoure le mariage du père qui ressemble tellement plus à une union de raison que de passion. Alors oui l'histoire de famille qui mélange affaires, pouvoir et trahison, ce n'est pas très novateur. Mais les amateurs de récits d'aventures ne seront pas déçu. Le cadre est bien choisi, l'Afrique nous dépayse un peu et ce début d'intrigue laisse espérer une suite de qualité. Il y a là pas mal d'éléments qui donnent envie de suivre cette série avec grand intrêt. Tome 2 Suite de ces belles aventures avec un second tome tout aussi prenant que le premier. Le dessin est vraiment agréable. Le trait met tout autant en valeur les personnages que les paysages africains. On continue à profiter de l'ambiance mise en place. L'intrigue continue à se dérouler de manière linéaire. Pas de gros rebondissement ou de péripéties à couper le souffle. Non, tout est plus en nuances, plus subtile et c'est cette fluidité de l'histoire qui est plaisante. On en apprend un peu plus sur les déboires judiciaires du fils, sur la vie amoureuse du père, sur les intentions de certains autres protagonistes. Nul doute qu'il faudra quand même juger la série sur son intégralité, voir si ce rythme posé tient la route jusqu'au bout, mais pour le moment ça se lit avec grand plaisir.

29/06/2010 (MAJ le 30/06/2011) (modifier)
Par Everlast
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sergent-Major Bowen
Sergent-Major Bowen

J'ai accroché tout se suite à cette histoire de ces deux "Têtes brulées", pilotes d'essai d'une mystérieuse agence militaire américaine ultra secrète dans les années 50. Fan et quelque peu connaisseur des mystères de la fameuse Zone 51, je me suis dit que je n'allais pas découvrir grand chose avec cet album. Erreur ! J'ai été agréablement surpris de voir que l'auteur Gil Formosa a complétement revisité les thèmes chers à cette zone 51 pour nous livrer une histoire dense pleine de rebondissements, d'aventure et d'actions. Pourtant, le plus intéressant à mon avis, c'est la relation amicale entre les deux pilotes qui ont l'air d'avoir un lourd passé ensemble, d'où une relation pour le moins conflictuelle qui n'est pas due seulement à leurs taux de testostérones élevés. Un autre thème qu'aborde l'auteur c'est le thème de l'identité : qui est ce Bowen ? Pourquoi fait-il ce qu'il fait ? Comment se fait-il qu'il porte comme un fardeau un passé truffé de trous de mémoire épisodiques ? D'autant plus que les autres personnages ne sont pas aussi stéréotypés qu'on pourrait le croire au premier abord. Finalement, tout est bien plus subtil qu'il n'y paraît. Plein de mystères, de manipulations, de complots, de non-dits, le tout dessiné avec force et dynamisme dans un découpage parfaitement maîtrisé, utilisant des angles de vue impressionnants surtout dans les scènes d'espace, ce qui ne m'a complétement emballé. Bref, mission accomplie pour ce tome 1 : me faire rêver. J'attends donc la suite avec impatience pour voir si l'auteur confirme cet essai réussi.

29/06/2011 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Complot
Le Complot

Une BD parlant d'un document ayant une importance capitale dans l'histoire du XXème siècle (même si j'en avais jamais entendu parler avant) par le grand Will Eisner ne pouvait que m'intéresser. Le travail de recherche d'Eisner est impressionnant, et il nous offre une enquête et un documentaire romancé très dense, très complet (avec des extraits des protocoles et de l'ouvrage copié), assez intéressant. Il m'est arrivé de décrocher à certains passages du livre, mais dans l'ensemble, ce "Complot" possède un scénario en béton (j'aime aussi beaucoup la partie contemporaine de l'histoire). Et le dessin d'Eisner (dont c'est le premier album que je lis) est, comme on peut s'y attendre génial. Il utilise un style semi-réaliste, avec de beaux décors, de personnages avec de bonnes têtes drôles. Eisner joue aussi pas mal avec les ombres avec son magnifique lavis. Un must qui doit être lu pour enfin tirer un trait sur cette supercherie.

27/06/2011 (modifier)
Couverture de la série Mojo
Mojo

Une légende, LA légende : celle du blues. De sa naissance dans les années 20 à sa reconnaissance planétaire dans les années 80. Une image d’Epinal : celle du gratteux noir américain issu du Delta et parti à l’aventure en quête d’une gloire aléatoire. Un récit prenant : Mojo. Magnifique, vraiment. D’une part, il y a ce personnage principal, ce Slim Whitemoon, tellement crédible qu’il m’est difficile d’admettre qu’il n’a pas existé ! Son histoire s’incruste dans l’Histoire tel un rubis dans une couronne : c’est du travail d’orfèvre. Et par ce biais, grâce à cette porte d’accès, ce sont milles et unes histoires légendaires et souvent véridiques du blues qui défilent tout au long de ce récit. Et ne vous attendez pas à un récit à l’eau de rose. Ce Slim a bien des côtés détestables mais il est, par ailleurs, tellement attachant que je n’ai pu que l’aimer. Entre les galères, les rencontres marquantes et une reconnaissance éphémère, son parcours, tellement semblable à celui des bluesmen de cette époque, interpelle, touche, amuse, séduit… On songe à John Lee Hooker, à Muddy Waters, mais aussi et surtout à tous ces inconnus qui écumèrent les bars ou la rue en rêvant d’un jour pouvoir enregistrer un 45T. Et tout cela sans tomber dans le mélo, car notre heureux bluesman reste d’une désinvolture face au succès et aux échecs telle que rien ne semble dramatique. C’est parfois triste, c’aurait pu, à l’occasion, être franchement traumatisant, mais toujours, la passion du blues reprend le dessus. Et ce récit se transforme alors en une leçon de vie. Les auteurs semblent nous crier : il a vécu… avec des galères mais avec passion… IL A VECU ! Car cela ne fait aucun doute : les auteurs aiment le blues et sa légende. Cela se sent et se ressent. Ce récit vibre telle une corde de guitare. Et que dire du trait de Georges Van Linthout, sinon qu’il est parfait pour ce genre de récit ! Un noir et blanc très lisible et tout en émotion. Son style clair a vraiment gagné en profondeur depuis qu’il est passé à la technique du lavis. Il a une âme mais n’a rien perdu de son expressivité. Une âme… c’est le mot juste… celle du blues, de la passion qui va au-delà de la reconnaissance et des douleurs… Quel album !!!!

27/06/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Neige Fondation
Neige Fondation

Etonnant que ce prequel d'une série très populaire ait aussi peu d'avis... Peut-être du fait qu'elle s'en détache quand même pas mal, surtout sur le plan du graphisme. Poli et Hostache ont un style très différent de celui de Christian Gine, mais sans en avoir encore la maturité ils n'en ont pas les tics. C'est un style réaliste, qui a besoin d'encore pas mal de progression, mais il est assez efficace. Les ambiances me semblent bien posées, les looks des personnages, en particulier les Croque-mitaines, sont intéressants aussi. Bref, j'aime bien, et suis curieux de voir leur progression. Sur le plan du scénario, c'est Eric Adam qui hérite de l'univers de Convard. Sa construction est intéressante, mais ce premier tome me semble un peu "sage", ça manque de véritables rebondissements malgré l'inévitable cliffhanger de fin de tome. La suite arrive vite, le tome 2 sortira au mois d'août. Je reste encore réservé quant à ma note, mais mon petit doigt me dit qu'avec le patronage de Convard ce prequel peut être vraiment intéressant.

25/06/2011 (modifier)