Les derniers avis (9626 avis)

Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kirouek
Kirouek

Un drôle de conte… Une parabole sur le livre, et sa disparition progressive, rendant la vie morne et grise, littéralement. Au milieu de la morosité ambiante, un homme, Barnabé, qui résiste encore et toujours, préservant le dernier arbre, et par là même le dernier livre, le dernier espoir. L’arbre est déjà en lui-même une allégorie de la connaissance, et le lien (au-delà de celui, évident, constitué par le bois) avec le livre est tout trouvé. A partir de là, Nicolas Poupon va construire un conte plutôt bien fichu, assez facile à comprendre même pour les plus jeunes (disons à partir de 8 ans), emmenant le lecteur à réfléchir sur la place du livre dans la société. On pourra arguer que l’histoire est un tantinet longue pour son propos, mais l’idée de départ et l’argument sont vraiment intéressants. Le trait de Nicolas Poupon a forcément évolué, gagné en maturité depuis que Kirouek est sorti, mais sa patte est tout de même reconnaissable, malgré quelques menus tics de jeunesse. La mise en scène et les cadrages me semblent vraiment bons, et le travail sur la couleur –indissociable du propos- tout à fait approprié. Il faut savoir que l’auteur en a retouché et redessiné une partie pour la réédition de 2011, augmentant bien sûr le niveau d’ensemble Un conte incontournable.

24/06/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Désespoir du Singe
Le Désespoir du Singe

Nous découvrons une histoire d’amour dramatique dans une ville située au bord d’une mer intérieure qui se meurt dans un contexte politique répressif. C’est une immersion dans un univers particulier que souligne un dessin très raffiné d’Alfred avec un trait surprenant (voir les silhouettes difformes représentant les forces de l’ordre) et des couleurs plutôt froides. J'ai franchement aimé cette audace graphique. Nous avons également là des personnages charismatiques très attachants ainsi que des sujets abordés assez intéressants comme l’agriculture intensive qui assèche une mer intérieure, le terrorisme de grande ampleur comme forme de révolution, la lutte contre l’oppression. Il y aura également de la poésie et du lyrisme ainsi que des scènes romantiques. Bref, beaucoup d’ingrédients réunis pour une brillante saga sur fond révolutionnaire. Le second tome est encore plus oppressant, plus sombre et plus tragique que le premier. C’est tout à fait le genre de choses qui me plaisent. L'histoire se scinde en deux pour suivre la destinée tragiques de deux couples en pleine tourmente politique dans un climat de répression aveugle. Ce récit politique et romantique me subjugue littéralement au point de devenir culte. C'est assez rare pour le souligner quand l’alchimie de la symbiose parfaite se produit. Le troisième tome marque l'apothéose du drame qui se joue. J'ai été littéralement abasourdi par ce récit romanesque. On pourra certes objecter que le trio amoureux est assez classique dans la littérature. Cependant, la démonstration est parfaite dans sa virtuosité. On remarquera que les personnages dits secondaires ont tous un très grand rôle à jouer. Ils évoluent en ayant une véritable psychologie propre. Et puis, il y a ce contexte de révolution réprimée dans le sang qui rappelle incontestablement l'actualité de ce qui peut se passer à toute époque dans un endroit du globe. Les régimes totalitaires sont malheureusement légions ! Il y a réellement un équilibre parfait entre le récit individuel et l'histoire de ce peuple. Je reprocherai juste à ce dernier tome une action assez longue sur l'épisode ferroviaire. Pour le reste, j'ai été plus que comblé. C'est de la grande bd qui va malheureusement passée inaperçue dans le flot des productions actuelles. Si vous avez la chance de découvrir cette trilogie, n'hésitez pas ! Je maintiens fermement ma note culte. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 24/06/2011) (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sept Missionnaires
Sept Missionnaires

A parcourir les différents avis ici même je dois être l’un des rares à apprécier la série Sept de Delcourt sur son ensemble. En effet j’apprécie les petits paris comme celui là permettant de mettre en scène à chaque fois sur un récit complet 7 personnages avec des contextes et personnalités dissociables. Du pur divertissement en somme à l’instar d’une série télé comme la quatrième dimension avec ses histoires individuelles autour d’un même thème. Il y a donc des hauts et des bas comme dans toute série et ici on touche le haut du panier… C’est donc avec grand plaisir que j’ai relu ce Sept Missionnaires, un des rares titres à faire l’unanimité et survendu par le scénariste de De Capes et De Crocs. Peut être moins à l’aise dans l’exercice du One Shot donc attendu au tournant, Ayroles contourne la principale difficulté de la série, à savoir la présentation des personnages en un tour de main par un procédé bien malin : chacun des missionnaires représente en fait un des sept péchés capitaux !!! Inutile donc de perdre la moitié du récit à nous en faire les origines, ces pittoresques moines sont amenés dans une introduction réussie qui déride et donne le ton directement à cette histoire de conversion catholique ! En effet nos bons moines (dont un sacré petit lutin lubrique dont on se demande clairement ce qu’il fiche dans les ordres) ont pour mission de convertir de sanguinaires vikings vers le catholicisme en des temps obscurs où les têtes tombent plus facilement que les pièces d’argent dans le bénitier ! Forcément tout ne va pas exactement se dérouler comme prévu et si on perd l’absurde de Garulfo et les alexandrins de DCEDC, Ayroles n’a rien perdu de son talent à nous raconter une bonne histoire aussi divertissante que drôle. Quand en plus ses lignes sont desservies par un dessinateur talentueux comme Critone que je ne connaissais pas et des couleurs pastel de toute beauté, on ne peut qu’être enchantés de la balade zygomatique de ces sept farfelus en robe de bure ! La dernière page renvoie directement à la première par une inversion de certains rôles démontrant au passage tout le bien fondé des auteurs pour les religions et c’est très très fort !!! Avec 7 Psychopathes et 7 Yakusas, cette relecture bon enfant du film Mission avec Robert de Niro mérite amplement sa place sur podium et j’espère vivement revoir cette fine équipe sur un autre projet d’aussi bonne envergure :)

24/06/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 1/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cartigan
Cartigan

Pas grand chose à rajouter, tout ayant été dit. Un graphisme à la fois surprenant et magnifique qui sert une histoire de qualité. Le scénario, la profondeur des personnage, tout semble annoncer une série de très très grand qualité. Je ne connaissais pas les auteurs mais un grand coup de chapeau. Du très bon. Le scénario nous entraine pour une fois dans ce type de récit dans qqchose qui ne respire pas le déjà vu. Une suite/fin de cette qualité me ferait même remonter ma note.... Edit : vu que c'est abandonné, pour un diptyque, ben 1*

23/06/2011 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Cinq Conteurs de Bagdad
Les Cinq Conteurs de Bagdad

Fabien Vehlmann et Frantz Duchazeau n'ont plus rien à me prouver. En effet, j'ai apprécié La Nuit de l'Inca et lorsque je lisais la revue 'Capsule Cosmique', Dieu qui pue, Dieu qui pète faisait partie de mes séries préférées. Alors évidemment, je partais sur un bon a priori en ouvrant cette BD, a priori qui s'est confirmé. Je ne me souviens moins de Dieu qui pue, Dieu qui pète, mais j'ai bien l'impression que ces "Cinq conteurs de Bagdad" est le récit le plus intelligent, dense et fort que j'ai pu lire de ce duo d'auteurs. Le scénario est juste génial (et dans le même esprit que "Dieu qui pue, dieu qui pète !") ! Il est très beau et très poétique, mêlant aventure, exotisme, rêve, mythologie, action, etc... La construction du récit est très intelligente, et, Vehlmann en annonçant le déroulement de l'album dès le début, arrive quand même à nous surprendre. J'ai aussi aimé les contes ingénieux, poétiques et touchants que j'ai pu lire (bien loin de nos fades "Cendrillon" ou autres standards occidentaux). Et le dessin de Duchazeau est un régal pour mes yeux (et me parait meilleur que lorsque j'ai lu La Nuit de l'Inca): hachuré, torturé, fait en alternance au pinceau et à la plume (ce qui lui donne du dynamisme). Il alterne les cases très chargées et d'autres plus épurées. Le seul reproche que je peux lui faire, ce sont ses visages que je ne trouve pas toujours beaux ni trop expressifs. On est pas loin du 5/5 là, je suis époustouflé.

21/06/2011 (modifier)
Par Xavier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bruce J. Hawker
Bruce J. Hawker

Achat conseillé à condition de s'arrêter aux 5 premiers tomes. Une excellente série de marine avec des dessins superbes et extrêmement dynamiques. Par contre, ne pas commencer la 2eme saison. Entre le tome 6 (promettant une nouvelle histoire passionnante) et le tome 7, il s'est écoulé plusieurs années comme si Vance avait abandonné le personnage. Il termine cette saison avec un seul tome (le 7) en donnant l'impression qu'il fallait terminer l'histoire à tout prix et le résultat est totalement bâclé et indigne. Quel dommage et quel gâchis !

20/06/2011 (modifier)
Couverture de la série L'Autre Monde - Cycle 2
L'Autre Monde - Cycle 2

Voilà fort longtemps que je n'avais pas laissé un petit commentaire, c'est sans me mouiller que je dépose volontier mes agréables pensées concernant le deuxième cycle de la série l'Autre Monde. Tout comme le précédent commentaire de Miranda, je me suis pincé lorsque j'ai eu connaissance d'un deuxième cycle, tant la fin du dyptique précédent ne laissait présager une suite. C'est complètement par hasard que l'intégrale du cycle 1 est arrivée dans ma bdthèque. Je ne connaissais pas le travail de Florence Magnin, j'étais seulement rassuré par le scénariste, Rodolphe, à qui l'on doit entre autre, Kenya et Trent. Bref j'ai été plongé dans cette aventure incroyable dès les premières pages, le dessin est somptueux et est en parfaite symbiose avec le scénario, qui est de l'ordre du conte ou de la légende. Dans cette univers les bébés sont livrés par des cygognes, le père Noël existe, lorsque votre heure arrive, c'est bien la faucheuse qui vient vous récupérer... Cet autre monde où "décrocher la Lune" n'est pas qu'une expression, relève du rêve et de la fantaisie, mais en étant imaginé, à contrario, d'une manière réaliste. Donc l'appréhension est palpable à la sortie d'un cycle 2: sera - t - il à la hauteur du 1er? Ou est - ce qu'une nouvelle fois on va se dire: "Ils auraient du s'arrêter à la fin du cycle1..." J'avoue que ces questions ne m'ont pas arrêté et je me suis empressé d'ouvrir la porte de mon libraire... L'occasion de poursuivre une si belle aventure, j'allais pas faire la fine bouche! Dès le début de la lecture de ce nouveau tome, les sensations réaparaissent, la magie reprend forme. Même si le premier volet volet de ce second cycle est beaucoup plus "fantaisy" et nous plonge dans un monde étrangement plus sombre, nous présentant en réalité les enfers et les côtés obscurs de cet autre monde.

18/06/2011 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Conquête de Mars
La Conquête de Mars

J'avais bien aimé Petite histoire du grand Texas, et avant de le relire, j'ai décidé de lire les autres œuvres de Grégory von Jarry et de Otto T. Autant le dire tout de suite, on reste dans le même esprit, dans la même ambiance et dans le même type d'humour. Tout d'abord, les albums se présentent sous la même forme : format à l'italienne, couvertures souples mais les livres sont épais. A l'intérieur, ça se présente comme dans Petite histoire des colonies françaises et Petite histoire du grand Texas, c'est à dire qu'il y a le texte en haut, souvent assez court, et en bas, une suite de dessin (souvent en bichromie, pour aller avec le graphisme simple), pour l'illustrer. Par contre, même si le dessin est quand même très simpliste (sans fioriture ni détail), il est quand même plus "évolué" et détaillé que dans Petite histoire du grand Texas. Bon c'est sûr que c'est pas une BD de Sergio Toppi, mais ça reste une bonne évolution, de plus le style en rondeur et humoristique me plaît et est très lisible. Le scénario est vraiment très intelligemment écrit. Depuis le tome 1 (tome qui ne révélait pas vraiment la force de cette série), chaque chapitre raconte l'histoire de plusieurs personnages (présidents des U.S.A., notables et scientifiques nazis ou candidats à des jeux télévisés) dont les histoires se coupent et s'entremêlent sur une centaine d'années pour former une frise d'anticipation magistrale dont on ne comprendra les tenants et aboutissants que lors du dernier chapitre (du grand art). On a droit à une histoire dense, très drôle (j'ai régulièrement pouffé) et fantaisiste. Mais si vous n'avez pas trop apprécié le tome 1, je vous conseille de lire quand même le dernier tome car il donne toute sa force à l'introduction peut-être plus anecdotique. Seule une représentation "sympathique" d'Hitler et de nazis m'a dérouté, mais finalement, c'est bien dans le ton de la série. Cette BD se classe dans les meilleures BDs d'humour que j'ai pu lire (et j'en ai lues).

18/06/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kirouek
Kirouek

Je n’aime pas les séries « jeunesse », souvent niaises à mes yeux d’adulte, or ici ce n’est pas du tout le cas. Évidemment, le fait de citer des livres portant des noms de contes comme « Le petit chaperon rouge » ou « Blanche Neige », cela donne tout de suite une connotation très jeune à l’ensemble. Si l’auteur avait cité « Les misérables » ou « L’homme révolté », ça aurait logiquement ciblé un lectorat plus âgé, mais Nicolas Poupon préfère s’adresser au plus grand nombre en citant des contes connus de tous et de toutes les générations. Alors si vous évitez cette lecture pensant qu’elle n’est que pour les petits, vous vous privez d’une très belle histoire, originale, amusante, aux personnages attachants ou méprisables, à la trame souvent angoissante et au final joyeux et libérateur. D’autant qu’elle véhicule un débat essentiel, peut-on vivre sans livres, sans histoires, sans rêves et sans connaissance ? « La rabougrite » est une maladie triste et grise, celle de la misère intellectuelle, qui rend les gens stupides et hargneux. La narration faite de rimes, lui donne ce petit air propre aux contes, mais est à mille lieux d’être naïve ou même purement enfantine. Pour toutes ces raisons et parce qu'elle est visuellement en accord parfait avec le texte, cette B.D. est pour moi non seulement un énorme coup de cœur, mais je la classe aussi dans mes lectures indispensables.

16/06/2011 (modifier)
Par billiraf
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Amour, passion et CX diesel
Amour, passion et CX diesel

Cela fait quelque mois que je n'avais pas pris le temps de rediger un avis sur mes lectures recentes. Mais cette série m'a donné envie d'en dire que du bien. Une BD bien drôle ! Pas facile de trouver une bande dessinée qui fait vraiment rire, et non juste sourire... Ici j'ai pris quelques bons fous rires ! L'histoire est complètement absurde, une parodie des séries "à l'eau de rose", ici l'enjeu est de savoir qui va hériter de la CX diesel de papa, une fois celui-ci décédé ! On fait la connaissance de toute la famille, de leur relation affichée et... cachée... Attention aux révélations ! Le dessin est correct, il porte bien les vannes. Il n'est pas sublime, normal, il s'agit ici de faire place à l'humour ! Si vous voulez rire, en partageant le délire des auteurs, lancez-vous, je ne l'ai pas regretté moi !

15/06/2011 (modifier)